La Canadienne : le magazine du Canada français, 1 janvier 1922, v. 6, no 3
Vol.VI., No.3 Toronto, Décembre 1922 AIMKNNE LE MAGAZINE DU CANADA FRANÇAIS Abonnement DEUX DOLLARS LA COMPAGNIE DE PUBLICATION LA CANADIENNE, LIMITEE MONTREAL CANADA TORONTO Le numéro VINGT CENTS Lorsque vous ne vous êtes pas vus depuis longtemps, vous vous étonnez tous deux, naturellement, des chang mtnts que U temps vous a fait subir.Conservez ce teint d'écolière, et il dira que les années ne vous ont pas cltangée.Toujours—Ce Teint d'Ecolière Cosmétique^ de Cléopâtre Quels que soient les onguents, le rouge et la poudre dont faisait u«age la Reine de la Beauté, un nettoyage aux huiles de Palmier et d'olives était un ri te Quotidien.Quand la beauté doit-elle finir?Jamais, si vous savez comment la conserver.Le charme d'une belle maturité rivalisera avec la beauté de la jeunesse si on n'en laisse pas se faner la belle et attrayante fraîcheur.Une peau ferme et fine, souple et exempte de taches, fait paraître toute femme jeune.Toute femme peut avoir un teint semblable.Le secret est simple, les moyens à la portée de tous.Cléopâtre Conservait Sa Jeunesse Elle avait atteint l'apogée de son renom et de sa beauté, conservant ses charmes et sa fraîcheur de jeunesse, par les simples moyens que nous recommandons, alors que tant de femmes s'imaginent qu'elles doivent se faner et devenir vieilles.Une propreté cosmétique était un rite quotidien, et les produits nettoyeurs employés étaient des huiles de palmier et d'olives qui conservaient son teint frais et sa peau souple en en stimulant le sain fonctionnement.La plupart des enlaidissements du visage sont dûs à des accumulations qui obstruent la peau, remplissent les pores, causant une rugosité, des points noirs et des taches.Lavez-vous le visage chaque jour et ces malaises ne vous affecteront pas.Procédez Doucement Le genre de lavage dont nous parlons est un THE PALMOLIVE COMPANY OF CANADA, LIMITED WINNIPEG - TORONTO - MONTREAL Egalement fabricants de Crème à Raser et de Shampooing Palmolive.lavage lent, assouplissant, qui nettoie par le mélange moderne d'huiles de palmiers et d'olives.Son action est douce, et l'abondance de mousse crémeuse joue le rôle de lotion.Elle laisse la peau merveilleusement souple et fraîche, toute en enlevant toute trace de souillure.Un tel lavage est des plus profitable et prépare la peau pour le coldcream, si vous en avez besoin, et pour la poudre et le rouge dont font usage grand nombre de femmes.Le cou.les bras^aet les épaules, devraient être traités de même car ils sont autant en évidence que le visage et révèlent de la même manière un manque de beauté.Employez le Palmolive pour votre bain, et laissez-le faire à votre corps ce qu'il fait à votre visage.Le prix le permet.Vôtre Pour 10 Cents Cette somme modique est possible, étant donné la production énorme qui tient les usines Palmolive en fonctionnement jour et nuit, et l'importation du mélange de ces huiles douces se lait en quantités considérables.De sorte que le savon pour le visage le plus fin qui soit et qui, s'il était fait par petites quantités, vaudrait au moins 25c, est offert au prix d'un savon ordinaire.Des huiles de Palmier et d'olives—rien autre —donnent au Savon Palmolive sa couleur verte naturelle Volume et efficacité produisent une qualité de 25c.pour Fabriqué au Canada Copyright UB"*The Palmolive Company of Canada, Llmilol La Canadienne, Décembre 1922 1 "Avec les $1,500.9?que j'ai Gagnés à la Maison nous Achetons une Belle Ferme" C'est là le record le plus extraordinaire battu sur la Machine Auto-Knitter par Miss Ella Holtz.Peu de détenteurs de cette machine ont le temps et l'énergie suffisante pour lui faire produire, tel que l'a fait Miss Holtz, le maximum d'argent possible, mais, dans tout le pays dans leur foyer l'Auto-Knitter les aide à amener de précieux dollars d'un bout à l'autre de l'année.N'aimeriez-vous pas recevoir de l'argent en échange de votre temps perdu?Lisez donc l'histoire instructive de Miss Holtz et demandez-nous des détails au sujet de notre "Plan de Salaire garanti".C'est ainsi qu'elle a commencé.Par Miss Ella Holtz Ma mère veuve, mes deux frères, mes deux soeurs et moi, habitions un petit cottage près de la ville.Jusqu'à la déclaration de guerre, nous avions toujours vécu dans le confort.Mais, la cherté de la vie empirant, nous ne pouvions plus subvenir qu'à l'indispensable, et nos revenus étaient très restreints.Etant l'aînée de la famille je dus chercher un moyen d'obtenir de l'argent extra afin d'aider à subvenir aux besoins de la famille.J'étais moi-même devenue grande et désireuse de me procurer les belles choses si chères au coeur d'une jeune fille.Peu importait avec quels efforts j'essayais de me tenir toujours correctement habillée, j'avais conscience de l'infériorité de mes vêtements car je devais faire, défaire et refaire toujours les mêmes robes alors que mes amies en avaient de nouvelles à chacune de leurs sorties dans la société.Plus d'une fois j'en pleurais.Ma mère en devinait la cause sans que j'aie jamais voulu la lui dire.Nous nous som-mes achetés, il y a trois semaines, une nouvelle machine à coudre Un soir, après avoir pleuré jusqu'à n'y plus voir clair, découragée, je saisis un magazine.Sur l'une des pages, je vis une annonce de la Compagnie Auto-Knitter.Je la lus et ce fut une merveilleuse histoire, presque trop belle pour la croire, qu'avait expérimentée une famille dans le même cas que la nôtre.Elle disait comment les heures disponibles étaient devenues pour eux des dollars.J'en fus tellement intéressée que j'écrivis pour demander des informations.l'eu après, je recevais la réponse.le plan de la Compagnie Auto-Knitter était raisonnable J'appris qu'elle signait avec chaque propriétaire d'une Auto Knitter un contrat de salaire fixe pour la confection de Chaussettes conformes à leur modèle.La chose me parut juste et équitable, de sorte qu'en définitive, je commandais une machine.Il y a de cela 14 mois.Je ne connaissais à ce moment pas le premier mot du tricotage mais, lorsque me parvint la machine, je m'en rapportai au Mode de Fonctionnement et chaque explication me parut si claire que je compris le mécanisme de la machine du premier coup.Je passais environ 3 heures pour finir la première paire de chaussettes sans toutefois me décourager, pensant qu'il ne pouvait y avoir de perfection sans pratique, la paire suivante fut plus facile à confectionner.Le jour d'après, j'étais fière et heureuse.Je tricotais quatre douzaines de chaussettes que j'envoyais à la Compagnie, et, quelques jours après, je recevais un chèque, mon premier chèque, et que j avais gagné! Personne ne saurait s'imaginer com-hien j'étais heureuse! Poursuivant mon travail, la curiosité des voisins fut bientôt éveillée, et deux jours ne se passaient pas sans qi e quelqu'un ne vint s'enquérir de mes progrès.Tous trouvaient les chaussettes très belles, et je reçus bien vite qielques ordres à l'exécution desquels je passais tout mon temps.Bientôt, je me trouvais à réaliser un profit de $30.à $35.—par semaine, seulement en vendant à des clients particuliers et à quelques magasins de la localité.Je tricote maintenant outre des chaussettes, des bas de fantaisie pour le patinage, des sous-vêtements et des écharpes.Peu de temps s'écoula avant que fut construite une petite cabane sur l'un des côtés de la maison.On l'installa très confortablement et je l'appelai bientôt mon petit atelier.Je passai là tout mon été à tricoter des chaussettes, consacrant à cet ouvrage chaque minute de la journée, car j'avais passé un Contrat avec les magasins de quelques petites villes, leur garantissant la livraison d'un bon nombre de paires.Toute la laine m'était fournie par eux.A la fin % PUR IL FLOTTE Copyright, C.-.H.I«22.br Th.Ptori.r dt Ci.M« eut-être.pendant le jour, elle avait pu accompagner sa petite mère?Donc toutes les personnes qui connaissent Antoinette et Jeannette les bonnes dames surtout, souhaitent de longs jours à cette dernière: elle occupe une si grande place dans le coeur de sa maîtresse qui consacre à l'éduquer, une partie de son temps si précieux.Quelquefois même, on doit la gronder: elle ne répond pas au premier appel, et il lui arrive souvent de terminer le conte du "Chaperon rouge" à Jeannette alors que la soupe fume dans les assiettes et que le père attend, pour dire le Bénédicité, l'arrivée de tous les convives.L'n jour, hélas! il ne s'est pas effacé de nos mémoires, Antoinette tenait sur ses genoux Jeannette attentive au récit de Poucet lorsque sa maman lu i intima, d'un ton plus im- pératif que d'habitude.\\ de v e nir tout de / suite se mettre à table, qu'autrement, l'on prendrait la peine d'aller au-I devant d'elle, et.I Antoinette partit com- r me un éclair.Comme elle entrait dans la cuisine, "Pitou," puisqu'il faut l'appeler par son nom, se leva tout d'un coup, barra la route à l'enfant qui tomba non sans violence alors que Jeannette alla, la pauvre, donner de la tête sur la "patte" du poêle et se brisa le crâne en miettes.Pauvre Antoinette! elle ne pleura pas sur son mal à elle, mais cachant ses beaux yeux bruns derrière ses petites mains, elle sanglotta au point que les larmes coulaient sur ses bras et que sa poitrine se soulevait.Au lieu de prendre place à table, elle s'étendit sur le sofa et répétait entre deux sanglots: "Jeannette, ma Jeannette, c'est le méchant Pitou qui t'a tuée!" Pauvre petite! rien ne put la décider à dîner.En vain, maman se hâta de faire disparaître les débris de terre cuite de la poupée, de sortir ses plus belles pommes, ses meilleures oranges, sa confiture aux fraises et de ce raisin si bon que Jeannette allait dérober la nuit .Rien n'y fit.La douleur d'Antoinette fut si communicative que (Suite sur la page 21) JO La Canadienne, Décembre J922 Le Serment de Madeleine par Charles Deslys é! voisin dites donc.chacun cher soi Nous voici de retour.! A cette réclamation toute cordiale, l'autre répondit hargneusement: —On se rangera! on se rangera!.Mais faut pas tant faire le fier .parce que tu as eu de la chance! Ce mot, pour maître Jean, fut un premier trait de lumière.De la chance! Mais on le croyait donc coupable! Mais son acquittement n'était donc pas ratifié par l'opinion du pays! VIII W 1CHAUD était encore sous le coup de ce premier affront lorsque arriva Barnabe, suivi du charron, du ton-nellier et de quelques autres camarades appartenant à la confrérie de ceux qui travaillent le bois.Ils venaient serrer la main de maître Jean.—A la bonne heure! s'écria le digne homme, voilà des amis! Et Madeleine apporta le vin blanc.Barnabe porta ce toast: —Au meilleur des patrons! et puissent tous ceux qui ne se réjouissent pas de son retour en crever de dépit ! Maître Jean allait demander l'explication de ces paroles, lorsque parut le maire qui, dès la première heure, l'avait défendu.Sa visite était une nouvelle' marque d'estime.—Patience et courage! lui dit-il, et tous les bons coeurs te reviendront.—Oui oui.tous les bons coeurs! répétèrent les autres.Et l'on se retira.Le moral de maître Jean se trouvait quelque peu remonté.Il déjeuna de bon appétit.On alla cueillir le dessert au jardin.Déjfc Petit-Pierre grimpait dans un cerisier.Les cerises avaient mûri quand même; mais le reste était lamentable à voir.Les mauvaises herbes, des lianes et des ronces, toutes sortes de plantes parasites envahissaient les allées, les plates-bandes.Sous l'action de la pluie et du hâle, le terrain s'était crevassé, boursoufflé; Jeannette s'écria: —On dirait un cimetière! En réalité, c'était l'aspect d'une friche ou d'une lande.On pouvait encore espérer quelques fleurs, mais presque plus de légumes.A moins de s'y mettre sur l'heure, toute la ressource du potager se trouverait perdue.—Il faudra dès aujourd'hui labourer, planter, arroser! proposa fougueusement Petit-Pierre., —Comme tu y vas! répliqua Jean.Songeons d'abord à regarnir la bourse; elle est vide.Qui payerait nos dettes, sinon l'atelier! Femme, donne-moi ma veste des dimanches.Je vais voir les pratiques, et me mettre à leur disposition pour la reprise des travaux commencés.Lors de son arrestation, maître Jean avait plusieurs commandes importantes, entre autres la régaration d'un moulin, grosse affaire, sur les bénéfices de laquelle il comptait.Le meunier demeurait à deux ou trois kilomètres du bourg.C'était celui qui, jadis, avait sollicité la main de Madeleine.Il gardait une certaine rancune contre Michaud.Nonobstant, c'était à lui qu'il s'était adressé, aucun autre menuisier capable n'existant alors à Vittel.—Bien malade était déjà le moulin! pensait maître Jean, ces huit mois de retard doivent l'avoir achevé.Il fut surpris, en approchant, d'entendre un tictac sonore, et bientôt de voir, sous une rigole en bois neuf, tourner la grandi roue, toute neuve également.Sur le pas de la porte, le meunier, blanc de farine, fumait sa pipe au soleil.En reconnaissant le visiteur qui lui arrivait, il fronça le sourcil.Puis, d'un air qui n'avait rien d'aimable.—Ah! fit-il, vous revoilà donc, monsieur Michaud —Tout à votre disposition, répliqua celui-ci.Mais il me semble que vous avez pourvu au plus pressé —A l'intérieur aussi tout est refait, déclara le meunier.Je ne croyais pas vous revoir de si tôt.—Permettez! balbutia maître Jean, j'avais acheté les bois et les fers Oubliez-vous notre engagement?—Mais c'est vous, monsieur Michaud, qui ne l'avez pas exécuté dans les délais.—Par force majeure! —Mouture n'attend pas! conclut le meunier.C'est fait, c'est fait.Nous plaiderons si toutefois vous ne craignez pas de retourner en justice! Le sang monta au visage de Jean.C'était la seconde fois depuis le matin qu'on lui jetait pareille injure.Il se retira, continuant sa tournée.Partout même accueil et même déboire.Ses travaux avaient été repris, terminés par un autre.Mais quel autre?Il n'avait pas osé le demander.Il ne se connaissait pas de concurrent.Ne comptant plus sur lui, on s'était donc adressé à Neufchâteau, à Mirecourt?Plus forte dépense alors, et seulement demi-mal .La clientèle du pays lui reviendrait.Tout en raisonnant ainsi, Michaud, qui venait de contourner le bourg, y rentrait par l'autre extrémité.On le vit s'arrêter tout à coup, avec un cri de douloureuse stupeur.Il avait aperçu l'atelier, l'enseigne d'un nouveau menuisier.Tout s'expliquait, une concurrence.—Ah! nous sommes perdus! pensa le père de famille.t A concurrence, déjà si redoutable dans nos petites villes, prend tout de suite des proportions désastreuses lorsqu'il s'agit d'une modeste bourgade de douze à quinze cents âmes, presque un village.La prospérité n'y existe qu'à la condition d'être le seul de son état.Survient-il un rival, pour l'ancien comme pour le nouveau, c'est la misère, car on se disputera l'ouvrage, et, naturellement, les prix baisseront.Il faudra que l'un des deux cède la place à l'autre.et souvent, dans cette lutte, c'est le plus âgé qui sera vaincu.Il a de la famille.Sa dépense, ses habitudes le rendent moins accommodant.Ses forces diminuent.On ne tardera pas à dire qu'il ne travaille plus au goût du jour.Le mot d'ordre, dans le métier comme dans l'art, est partout le même: place aux jeunes! Jean Michaud comprit cela du premier coup.Sans cet exil de huit mois qu'il avait dû subir, jamais un autre atelier ne se fût établi à côté du sien.Son habileté, son activité, garantissaient la position.Il aurait eu le temps d'amasser une dot pour Jeannette; Petit-Pierre eût été son successeur.Il en est d'un rabot comme d'une couronne; c'en était fait de la dynastie des Michaud.Qui quitte la place la perd.Adieu tous ses rêves d'avenir! A ces considérations générales, ajoutez I la réprobation, l'hostilité dont le pauvre homme se pressentait déjà la victime.Il axait passé aux assises, et c'était en vain que le jury l'avait absolu; Vittel le condamnait.—Allons! se dit-il, je comprends pourquoi M.le maire me recommande la patience et le courage.J'en aurai nous lutterons! Pas de plaintes! La femme et les enfants me verront sourire et.pour renfermer mon chagrin, je vais m'établir là, dans le coeur, comme un compartiment à secret dont ils n'auront pas même le soupçon.La méchanceté publique les respectera, je l'espère, et du moins je serai seul à souffrir?Jean se tint parole et, dès ce premier jour d'épreuves, Madeleine et les enfants ie virent rentrer en fredonnant, comme autrefois, sa chanson.—Rien qui presse au dehors, dit-il, et je n'en suis pas fâché, car il y a du travail dans la maison .Songeons d'abord à la remettre en état sans compter le jardinage n'est-ce pas, Pierrot?Quelques jours se passèrent ainsi.On sortait à peine.Chacun s'employait au logis, qui déjà commençait à reprendre l'aspect d'autrefois.De temps en temps, Barnabe donnait un coup de main.Quelques rares visiteurs se hasardèrent.Des curieux, plutôt que des amis.Gandoin, le porteur de contraintes, apporta la cote des contributions arriérées.—Comment! se récria Jean, faut encore payer ma patente pour des mois de prison, durant lesquels j'ai chômé malgré moi!.Ah! mais non! ça serait par trop fort! Et d'ailleurs, se rappelant le témoignage équivoque de Gandoin, il voulait le jeter à la porte.Madeleine s'interposa.—Il remplit son devoir, dit-elle, et ce n'est* pas sa faute s'il t'avait vu sortir de la maison d'Anselme.—N'est-ce pas?fit timidement Gandoin.J'ai mal parlé, mais à bonne intention.Vous auriez tort de m'en vouloir.je suis de ceux qui vous conservent toute leur amitié.—Ils sont rares ceux-là, reprit Madeleine, et nous leur en devons de la reconnaissance.Tu seras le bienvenu chez nous comme par le passé, mon garçon.Assieds-toi je vais te donner ton argent.Elle avait un air étrange en parlant ainsi.Michaud la regardait, étonné.Avec une certaine hésitation, le porteur de contraintes s'avança jusqu'à l'escabeau qui lui avait été désigné.Madeleine cherchait sa bourse dans la commode.Elle revint s'asseoir en face de Gandoin, de l'autre côté de la table sur laquelle il venait de poser la sommation, et tout en faisant le compte: —Là-bas, dit-elle, au tribunal, on aurait dû te demander si tu n'avais pas entendu quelque bruit.—Où donc ça, dame Madeleine?—Eh! chez ce pauvre Anselme.Gandoin répondit vivement: —Impossible!.car moi aussi je me suis éloigné en courant .vous comprenez .à cause de l'orage.—Ah! fit-elle.Puis, après un temps: —Tiens, voici la somme.Gandoin, tout en l'encaissant, regardait à son tour Mme Michaud.—Pourquoi m'avez-vous adressé cette question?demanda-t-il tout à coup.—Je ne sais pas! répondit-elle ,sur le même ton de l'indifférence.Il y eut un nouveau silence.—Mais moi, je sais! reprit Gandoin, c'est par rapport à l'engagement que vous avez pris là-bas, devant les assises.Elle se taisait; il poursuivit: —Un beau mouvement! Une brave résolution! Trouver et démasquer celui qui a fait le coup! C'est difficultueux .mais pas impossible .surtout si l'on vous aide —Eh! qui m'aiderait?—Moi, tout le premier foi de Gandoin! —Tu soupçonnes donc quelqu'un?s'écria Madeleine.—Non! répliqua-t-il vivement, personne! Je n'y songeais pas Faut réfléchir et chercher.Vous savez, moi, tout en colportant mes contraintes, je fais du chemin .j'entre partout et je n'ai ni mes yeux ni mes oreilles dans ma poche.Bref, disposez de moi comme d'un furet que le chasseur lâche là où ne pourraient pénétrer ni lui ni ses chiens.t A physionomie et les allures de Gan-doin se prêtaient à cette comparaison; il y avait en lui de la fouine.—Je te remercie; ce n'est pas de refus, murmura Madeleine qui l'observait, accoudée sur la table.—Seulement, reprit-il, à vous de me montrer le terrier! S'il y a des lapins dedans, je promets de les faire déguerpir.Mais j'ai la vue basse, et vous avez de bons yeux.Avec cela, beaucoup plus d'intelligence, de malice, et le ferme vouloir d'arriver à votre but.Moi, je n'y ai d'autre intérêt que le désir de rendre service à de braves gens qui m'ont fait du bien.Regardez donc.Cherchez! Sitôt qu'un soupçon vous viendra, faites-m'en confidence Et motus! .car les mauvais payeurs ne me chérissent guère Je ne suis qu'un pauvre diable sans défense et si l'on se doutait de la chose, on me casserait les reins pour sûr! En parlant de la sorte, à voix basse et l'oeil au guet, Gandoin avait ramassé son argent.Il se disposait à partir.—Soit! conclut Madeleine, viens de temps en temps nous demander la soupe et nous causerons.Au revoir! —Au revoir! répéta sur le même ton le porteur de contraintes.Et il disparut.Madeleine n'avait pas bougé de place.Elle se prit le front dans les deux mains, toute songeuse.Son mari, qui était resté le muet témoin de cette scène, se rapprocha d'elle peu à peu, sans bruit et tout à coup, la serrant dans ses bras: —Chère femme! dit-il, mais tu ne te tiens donc pas pour satisfaite .Mais tu y penses donc toujours, à ton serment?—Je n'ai garde de l'oublier! répondit-elle. La Canadienne, Décembre 1922 // Puis, avec douceur, les mains dans les mains de son mari, les yeux dans ses yeux : —C'est en vain que tu t'efforces de me cacher ta peine, mon pauvre Jean! Ne t'inquiète pas, ne t'afflige pas.On te rendra justice, aie confiance IX /"< 'ÉTAIT non-seulement de l'espoir, ^ mais encore une consolation.Jean Michaud savait son chagrin partagé.Les esprits qui se laissent facilement abattre se relèvent de même.Un semblant d'illusion lui revint.Dans la crainte de quelque nouvel affront, il se confina chez lui, travaillant avec une activité fiévreuse à remettre en bon état toutes choses.La fatigue lui procurait le sommeil, et c'était une sorte de béatitude pour ce pauvre homme, qui depuis si longtemps n'avait pas dormi.D'ailleurs, la réprobation ne semblait s'attacher qu'à lui seul.Les enfants étaient retournés à l'école, et paraissaient satisfaits.Madeleine se vantait de recevoir partout bon accueil et, contrairement à ses habitudes d'autrefois, on la voyait sortir tous les jours, entrer et causer rhez les voisins, même s'asseoir devant les portes et travailler de compagnie avec les autres dentellières.C'est là que se débitent les cancans, les potins de la chronique villageoise.Nos reporters parisiens ne sont pas mieux instruits, plus indiscrets, que certaines commères de bourgade.Quel instinct de divination! Quelles langues! Madeleine parlait peu, mais elle écoutait, provoquant parfois d'un regard les plus médisantes.On lui témoignait une sorte de pitié dédaigneuse, dont elle ne paraissait même pas s'apercevoir.Elle feignait l'apathie.On se disait: Pauvre femme! son malheur lui a tapé sur le cerveau; elle ne peut plus se plaire dans son intérieur; tâchons de la distraire c'est de la charité chrétienne! En réalité, elle attendait un mot qui la mit sur la voie.C'est ainsi qu'elle commençait son enquête.Rien encore! Aucun indice! Gandoin était revenu, l'interrogeant des yeux.Par un simple geste, Madeleine avoua son insuccès.—Cherchez toujours, lui dit-il avec son cauteleux sourire, et lancez-moi sur la piste aussitôt que vous en aurez une en tête; j'ai de bonnes jambes! Celles de Barnabe étaient également au service de Madeleine, qui ne pouvait mettre en doute la sincérité de son dévouement.Dès le lendemain de l'assassinat, dès l'afrestation de Michaud, il s'était proposé pour but de découvrir le vrai coupable.Souvent on l'avait vu causer avec les gendarmes et même les guider dans leurs recherches.Lors du retour de Madeleine, il s'était fait un devoir de lui en rendre compte; il lui avait dit: —La justice a vainement battu tout le canton.Ce sera difficile, allez! car elle a de fiers yeux.et ce qui leur échappe est bien caché! —Dieu nous inspirera! fit Madeleine.—Nous, ouil nous deux! répliqua Barnabe.J'en suis aussi, morguenne, et de tout coeur! Il n'y a pas de soir ou je ne m'endorme, il n'y a pas de jour où je ne m'éveille en me disant: Mais qui donc a fait le coup?qui donc?Un dimanche, il passa devant l'atelier, décrivant des zigs-zags et chantant à tue-tête.Madeleine le crut en état d'ivresse et l'arrêta pour lui reprocher sa conduite.Mais, avec un regard d'intelligence et le sourire aux lèvres: —C'est une frime! murmura-t-il, afin qu'on ne se méfie pas de moi dans les cabarets.Tous les buveurs y sont aujourd'hui, jasant comme des pies borgnes.Je les excite, et j'écoute.Comprenez-vous?Mais grondez-moi donc bien haut.Voilà du monde.On nous regarde! Madeleine obéit.Barnabe riposta par quelques excuses incohérentes.Mais dès que les curieux se furent éloignés: —Ce n'est pas tout, reprit-il à voix basse.Vous savez bien le quartier des Masures, où gîtent nos plus mauvais gas.Ce soir, quand la tête n'y sera plus, je les reconduirai vers leurs femmes.Alors bataille, invectives et tout le tremblement! C est à qui se reprochera quelque vilenie.Ah! ah! j'en apprends de drôles, et pourrais tous les envoyer en correctionnelle mais quant aux assises, rien encore! Attendons! Et, d'une marche titubante, le faux ivrogne s'en fut en chantant: Vive le vin, Vive ce jus divin, Je veux jusqu'à la fin, Qu'il égayé ma vie.t A semaine suivante, comme Made-leine cueillait au jardin quelques herbes, elle entendit une voix qui, précautionneusement, l'appelait à travers la haie.Elle y courut, écarta les branches.C'était Barnabe.Il avait un oeil poché, un bras en écharpe.—Eh! mon pauvre garçon, demanda-t-elle, que t'est-il donc arrivé?—Faites pas attention! répondit-il, deux voleurs de poules ont été arrêtés aux Masures On prétend que c'est sur ma dénonciation que je suis de la police Tout le monde s'est mis contre moi Vous devinez le reste! —Mais, se récria-t-elle, il faut que tu aies été dénoncé toi même —Chut! l'interrompit-il, parlons plus bas! M'est avis que des propos se sont tenus aussi sur votre compte On se doute du but que nous poursuivons Croyez-moi, n'allez plus travailler avec les voisines.Et, traînant la jambe, le pauvre éclopé s'esquiva.Son conseil n'étonna pas Madeleine.Déjà quelques allusions aigres-douces l'avaient avertie qu'il était temps de battre en retraite.Elle s'exécuta, sans autre regret que celui d'une campagne infructueuse.Ces commérages ne lui avaient rien appris, ne lui apprendraient rien.De plus, ils la fatiguaient.Elle reprit avec plaisir son ancienne existence casanière.Jean le remarqua, s'en alarma.—Gageons, lui dit-il, qu'on t'aura fait quelque avanie! Et comme elle s'en défendait : —Moi, je supporterais tout, s'écria-t-il, mais si l'on devait s'en prendre à ma femme, à mes enfants.r\EPUIS quelques jours, Jeannette et Petit-Pierre manifestaient une certaine répugnance pour aller à l'école.Vainement leur père les avait interrogés; ils se taisaient, mais c'étaient sans cesse de nouveaux prétextes pour rester à la maison.Petit-Pierre avait perdu toute gaieté.On le rencontrait, lui ¦! turbulent d'ordinaire, immobile et comme tout honteux dans quelque recoin.Des gestes de colère lui échappaient.Plusieurs fois, sa soeur était revenue les yeux rouges.Elle avait donc pleuré! Un soir, à l'heure de la sortie des classes, Jean et Madeleine entendirent un grand bruit.Quoique ce fût assez l'usage, ils regardèrent.L'essaim des écolières et des écoliers tourbillonnait sur la place.Mais ce n'était pas un jeu.Des cris de menace et de douleur se dégageaient de ce tumulte.On ramassait, on jetait des pierres.Tout 1 à coup l'attroupement se rompit, rejeté du centre vers les maisons, et, dans l'intervalle, on aperçut d'abord Barnabe, qui.superbe d'indignation, distribuait çà et là des calottes aux retardataires.Derrière lui se montra l'instituteur, et sa vue seule acheva la déroute.Comparables aux flots de la mer soudainement apaisés par le quos ego de Neptune en courroux, les jeunes émeutiers se calmèrent comme par enchantement.Mieux encore, ils disparurent.Une fillette, un garçon restaient seuls au milieu de la place.Celle-ci, agenouillée, se cachant le vi- sage de ses deux bras, dans l'attitude de l'effroi.Celui-là, protecteur et debout, la tête haute et les poings fermés, dans une pose héroïque.On a déjà reconnu Jeannette et Petit-Pierre.Dès que les ennemis furent en fuite, il se pencha vers sa soeur afin de la rassurer; et, comme elle n'osait pas encore se remettre en chemin, il l'enleva dans ses bras; il se dirigea, chargé de ce cher fardeau, vers la maison.Les parents accouraient à leur rencontre.Ils ne tardèrent pas à voir que les vêtements des deux enfants étaient souillés et déchirés, que leur fils avait une balafre à la joue et que son front saignait, sans doute d'un coup de pierre.Dire avec quelles angoisses, avec quelles caresses ils les entraînèrent, ils les emportèrent chez eux, ce serait impossible.Mais à toutes leurs questions: —Rien! ce n'est rien, ma mère, répondait Jeannette.De son frère, on n'entendait que ces mots d'indignation: —Oh! les lâches! les méchants! Toutes contre elle!.tous contre moi!.-Pauvre petite soeur! Oh! je l'ai défendue! je la défendrai! qu'ils y reviennent! Et le digne garçon se redressait, se hérissait comme un jeune coq.A travers sa blouse arrachée, sa chemise en lambeaux, on voyait palpiter son coeur.Ses yeux étaient étincelants.La colère de Barnabe, qui survint, fut plus explicite.—Bravo, Petit-Pierre! s'écria-t-il, tu es un brave! .Nous sommes deux braves! Mais il était grand temps que je te vienne en aide! Hein! comme je vous les ai giflés ces drôles-là! Vli!! vlan! Il e« pleuvait de mes mains, des mornifles! Que les parents s'en mêlent à leur tour et m'administrent une seconde volée, tant pis! Je ne regretterai pas mes calottes! Cependant, Madeleine et Jean le pressaient de questions.Malgré ses réticences, il devint facile de comprendre que, depuis déjà quelques jours, on humiliait, on tourmentait les deux enfants, dans le but évident de les bannir de l'école.Contre Petit-Pierre, on n'osait trop rien; il avait su se faire craindre.Mais les filles, plus impitoyables encore que les garçons, s'étaient acharnées après Jeannette.Au sortir de la classe, elles l'avaient assaillie.Son frère accourut.Intervention de tous les autres gamins.Bataille! —Mais que peut-on reprocher à mes enfants?répétait le père.Qu'ont-ils donc fait?D'où vient cette animosité?Pourquoi cette haine?A chacune de ses interrogations.Jeannette ou Petit-Pierre se retournaient vers Barnabe, le suppliant des yeux de ne pas répondre.La réponse arriva des écoliers eux-mêmes, qui, s'étant répandus dans la campagne, passaient en ce moment derrière la maison.Parmi leurs clameurs, on distingna ces cris: —A bas le fils de l'assassin! ,A bas la fille du voleur! Jean Michaud porta les deux mains à sa poitrine, comme s'il venait de recevoir un coup terrible en plein coeur.Puis, la pâleur de la mort au visage, il chancela, il tomba sur un siège avec cette exclamation, avec ce sanglot de désespoir: —Eux aussi! Jusqu'à mes enfants1 Mais il fallait donc me couper le cou! Peut-être aurait-on fait grâce à mes enfants! Peut-être en aurait-on pitié! Ils s'étaient jetés dans les bras de leur père.Tous les trois, ils mêlèrent leurs larmes.La mère restait debout, le regard levé vers le ciel et ces mots sur les lèvres: —Dieu juste! mais venez-moi donc en aide! Un indice! une lueur!.une preuve!.L'instituteur et le maire arrivèrent, protestant tour à tour contre cette persécution sauvage, affirmant qu'ils allaient y mettre bon ordre et qu'un pareil scandale ne se renouvellerait plus.Jean Michaud branlait la tête avec une amère incrédulité.Sa dernière illusion était morte.TTNE réaction se fit, cependant, en sa faveur.Le curé, le juge de paix, le percepteur, les conseillers municipaux, ies gendarmes, tous ceux qui avaient quelque élévation dans l'esprit, quelque équité dans le coeur, s'attachèrent à lui témoigner de la considération.Mais la masse ignorante, stupide, hargneuse, s'envenima, s'excita davantage encore.Comme toujours, ceux-là qui a-vaient le plus besoin d'indulgence pour eux-mêmes se montrèrent les moins indulgents.La populace tout entière se déchaîna contre les Michaud.Elle semblait indignée, révoltée de la protection que leur accordaient les honnêtes gens.Des injures, des menaces nécessitèrent une condamnation au tribunal de simple police.On prit peur, on se calma, mais seulement en apparence.L'hostilité devint sourde, implacable.Ce furent des mots, des regards, des sourires, mille coups d'épingle, qui sans cesse ravivaient la blessure dont saignait le coeur de maître Jean Il en vint à regretter la prison.Les symptômes de ce mal, dont il avait failli mourir, reparurent.Plus d'appétit, plus de sommeil, plus de forces.11 avait retrouvé du travail, mais bientôt peut-être il ne pourrait plus travailler.C'était un chagrin de plus.Madeleine sentait bien que ce pauvre homme ne serait guéri, sauvé que par une éclatante réhabilitation.Elle y songeait sans relâche, et, malgré le résultat négatif de ses investigations, elle ne se décourageait pas.Deux mois s'étaient écoulés depuis le retour, dix mois depuis l'assassinat.Où se cachait l'assassin?Un jour, Madeleine alla consulter le maire, et lui demanda si quelqu'un n'avait pas quitté le pays?Personne! Elle se mit l'esprit au martyre pour retrouver la trace de l'argent volé.Pas un habitant du bourg n'avait augmenté sa dépense; aucune acquisition suspecte ne s'était réalisée dans les alentours.(Suite sur h page 2i) 12 La Canadienne, Décembre 1922 Le Cadeau Que Vous Pouvez Confectionner Vous-même Vue bavette en 1 été de Chtt.inelcuise peur vendait et bijoux, article.' pour la penderie des jupe! el de le tirecrie, uncentre à i un plateau décoré à la cire, puis une boite, elle-même décorée, pour contenir tous ces cadeaux délicats.flacon.L'APPROCHE de l'hiver, alors que les grands passe-temps en plein air sont abandonnés et que le joyeux cercle de famille se fait plus étroit autour de la grande cheminée, la question des cadeaux de Noël naturellement se soulève dans les esprits.C'est dans le but de la résoudre que nous vous communiquons les indications suivantes: Service table en toile, à carreaux /""E service, fait en toile l'nion, comprend: un centre de table oblong de 13 pouces sur 24; 6 dessous d'alsiettes carrés de 12 pouces de côté, 6 dessous de verres de 5 pouces de côté.La toile Union est extrêmement facile à laver et ne se brise pas aussi facilement que la toile pure.Sa couleur est naturelle et celle des carrés bleu moyen, ni très foncé, ni très clair.Il faut 2 verges de tissu en 24 pouces pour le service, plus une verge de toile Cham-bray bleue que vos coupez en biais de 1 pouce de large.Le motif consiste en simples appliques de toile de Chambray sur la toile naturelle.Un carré de 9 petits carreaux est tracé dans chaque angle, et les 4 carreaux des angles du carré, ainsi que le carreau du centre sont recouverts de Chambray.Le Chambray est découpé en carrés de 1 pouce 1/4 pour recouvrir chaque carreau de 1 pouce.Les carreaux d'applique sont préalablement ourlés, puis, cousus par places sur la toile.Le dessous d'assiette est orné d'un de ces carrés de 5 carreaux dans un angle, et d'un carreau unique dans chacun des 3 autres angles.Le dessous d* verre est orné d'un seul motif central à 5 carreaux.Le centre de table oblong comprend un motif de 5 carreaux dans chaque angle.Il est bordé sur tout le pourtour de biais de Chambray, celui-ci étant d'abord cousu à l'endroit puis, retourné et rabattu à l'envers.Le motif entier est bordé d'une soie cordonnet à 6 fils, couleur orange.Le coût de ce service est de 84 cts., mais son effet dépasse de beaucoup le prix et le travail nécessités par ce genre d'ouvrage à l'aiguille.La Combinaison pour dames illustrée ci-contre est taillée en nansouk fin, ajourée à la main, et décorée de 7 médaillons ajourés et d'un point au crochet simple sur tout le pourtour du jour.Les médaillons ne demandent qu'un fil et sont facilement exécutés.Dévidez sur la navette un fil de crochet No.40 et procédez comme suit: Faites 14 picots avec 1 double point entre chaque picot, tirez la maille, nouez fortement, cassez le fil.Faites 5 doubles points, reliez au 1er picot sur le cercle, 5 doubies points et fermez; tournez laissant une longueur de fil de 1/4 de pouce; 5 doubles points, picot, 2 doubles points, picot, 2 doubles points, picot, 2 doubles points, picot, 2 doubles points, picots, irez.Tournez, laissant un fil de 1/4 de pouce; 5 doubles points, joignez au 2ème fil du cercle, 5 doubles points, tirez.Tournez, laissez un fil de 1/4 de pouce; .5 doubles points, joignez au 5ème picot en dehors du cercle; 2 doubles points, picot, 2 doubles points, picot, S doubles points, tirez.Continuez ainsi tout autour jusqu'à la fin du médaillon.f'E modèle est infiniment plus simple que ceux à deux fils.Les médaillons sont faufilés de place en place.Le tissu coupé en dessous et finement ourlé.Le bas de la combinaison est festonné et le haut droit avec une pointe pour chaque pièce d'épaule Le jour est fait avec un fil No.70 afin qu'il ne s'étire-pas.L'ourlet est garni d'un point au crochet simple-fait avec un cordonnet No.60.N'importe quel patron de lingerie peut être fourni- par le "Pattern Service" et la garniture adaptée au patron choisi.Le centre de table de la grax'ure du haut est une combinaison des médaillons ci-dessus.Ils sont faits en cordonnet No 30, couleur toile.Il faut deux pelotons pour compléter le traxail suivant les indications données ci-dessus.Le centre de table est alors confectionné pour s'adapter aux médaillons et le bord est bordé au point de boutonnière avec une soie colorée assortie.La première rangée de médaillons est d'abord cousue à la toile a\'ec un fil lâche et la seconde rangée de médaillons est ensuite confectionnée puis attachée aux picots du dessous au fur et à mesure que s'avance le travail.Les anneaux pour suspendre les jupes sont faits de la manière suix-ante: Procurez-vous un anneau en os dans n'mporte quel grand magasin et une pelote de cordonnet sable.Crochetez 14 mailles glissées au dessus de cet anneau, tournez, 14 doubles crochets dans les 14 précédents, tournez, 14 doubles crochets dans les 14 doubles crochets précédents, tournez, 14 doubles crochets dans les 14 doubles crochets précédents, tournez, 14 doubles crochets dans les 14 double-crochets précédents, tournez.Placez une grosse épingle de sûreté horizontalement, et faites 14 doubles crochets sur le dos de l'épingle.Ces articles sont de longte durée et pratiques; ils se lavent à volonté.Ce sont les articles les plus facilement vendables dans les xentes de charité et peuvent se confectionner dans une veillée.Des modèles plus jolis peuvent se faire en lavande, rose, bleu, etc., en soie ou fil à crochet brillante.Ils constituent de charmants accessoires dans une garde-robe.t ES Epingles de Lingerie sont de délicates roses crochetées en cordonnet lavande et les petits ornements qui leur sont attachés sont garnis de bourre de coton et parsemés ax'ec les roses dans le sachet à parfum.Avec un crochet No.5 et du fil No.50, faites 6 chaines, et joignez.Faites 6 chaines, 1 double crochet dans l'anneau, 2 chaines, 1 double crochet flans l'anneau; 2 chaines, 1 double Chemisette et culotte arec appliques de mull, blouse tricot: puis un magniftq li pour bébé, chemise enveloppe, le tout délicieusement garni.eauté, elle est encore pratique car de telles bourses peuvent être attachées au linge de n'importe qui sans crainte qu'elles ne se perdent ou abiment le linge.Quiconque désirerait un sac à bijoux plus prétentieux pourrait doubler cette bourse de chamois et la garnir de petites (leurs au crochet ou de ruban.I A Corbeille à Papiers illustrée ci-contre est faite en carton d'emballage uni sur ses deux faces, en papier de tapisserie.Le carton est coupé de la forme voulue (n'importe laquelle convient) et l'intérieur recouvert de papier de tapisserie dont les bords sont retournés avant d'être ajustés.La corbeille est ensuite cousue avec un cordon solide, le papier de tapisserie collé sur chaque côté, ses bords nettement coupés.Une bordure est collée sur l'extérieur de la corbeille, le haut de cette bordure étant retourné en dedans afin de lui donner un fini propre et élégant.Nombre de ces articles peuvent être façonnés de cette manière, les formes et les grandeurs variant à l'infini.De très belles corbeilles sont faites en papier et en chintz recouvert de laque qui les met à l'abri de la poussière et de la souillure.Des corbeilles et de petits plateaux à ouvrage peuvent être faits de la même manière, qui constituent d'intéressants objets, utiles en même temps que décoratifs.La Tête de Chat pour Bébé est faite en toile écrue bordée de Chambray bleu et cousue en soie noire et bleue.Les moustaches sont exécutées en noir, de même les boules des yeux et les cils.Le tour des Bandeau trançais, iarr etelles de satin arec ou sans bourse, pantoufles de boudoir en satin, poudrelt ¦ Kewpte, les toujours populaires moue hoir s brodés, puis une penderie originale.yeux, le nez et la ligne de la bouche ainsi que les pattes sont en bleu.Lorsque vous bordez l'ouvrage, cousez d'abord le biais à l'endroit, tournez et rabattez à l'envers.De larges rubans de coton sont cousus aux oreilles pour servir d'attaches.On peut exécuter de semblables physionomies de chiens à sa fantaisie.L'objet est pratique et se lave facilement.Le Manteau de Bébé illustré ci-contre se tricote comme suit: il faut 4 pelotes de fil de laine et de soie et des aiguilles en os No.5.Jetez 60 mailles sur l'aiguille, 3 mailles à l'endroit, 3 à l'envers sur 3 rangées; 3 à l'envers, 3 à l'endroit sur 3 rangées.Répétez ces 6 rangées sur une longueur de 8 pouces, puis, jetez 30 mailles de chaque côté pour les manches.Tricotez 30 rangées.Arrêtez 16 mailles pour le centre de l'encolure.Continuez sur une aiguille pour un devant.Tricotez 6 rangées pour l'épaule, puis, ajoutez une maille à chaque deux rangées 15 fois.Arrêtez 30 mailles pour la manche.Tricotez le devant comme le dos.Arrêtez.Répétez de la même manière pour l'autre devant.Le côté droit de l'ouvrage en avant de vous, ramassez et tricotez à l'endroit une maille dans chaque maille tout autour du devant et de l'encolure du manteau.Tricotez 14 rangées à l'endroit et cassez.Avec des aiguilles plus petites et le côté droit de l'ouvrage en avant de vous, ramassez et tricotez 1 maille dans chaque double rangée en travers du bout de la manche.Tricotez 12 rangées et cassez.Assemblez les coutures très nettement, le côté droit en avant de vous.Un ruban est ajouté sur le devant pour la fermeture.C'est là un gracieux petit manteau, très utile pour l'automne alors que les soirées se font déjà si froides.La Canadienne, Décembre 1922 13 t A Camisole illustrée ci-contre est faite en mous-seline chair avec appliques en losanges de mousseline bleue travaillées en soies rose, verte et noire.Le haut est bordé de mousseline bleue et d'un ruban satin bleu très proprement cousu pour les bandes d'épaules.Les fleurs bleues sont exécutées comme suit: Garnissez un cercle de points de boutonnière réguliers, le bord du point étant vers le centre du cercle.Ceci constitue la fleur.Un point droit est ensuite glissé sur une longueur d'un pouce 1/2 pour former la tige, et les feuilles vertes sont faites au même point sur une longueur d'un pouce 1/4.Ceci est très simple et de bel effet.La camisole elle-même est tirée d'une bande droite de 38 pouces sur 7 pouces, ayant une couture sous le bras, line bande étroite bleue est cousue dans le bas et un élastiqtfe y est glissé.Le bord droit du haut est fini en bleu.Les incrustations bleues sont finement ourlées et cousues par endroit au-dessus de la mousseline chair.Elles sont finies au point glissé noir comme l'est la camisole tout entière.Le point noir est particulièrement à la mode pour les sous-vêtements.La paire de culotte a êtê faite dans le même style et les deux pièces constituent des dessous extrêmement coquets et chic.Tous ces articles peuvent être achetés au Département des Travaux à l'Aiguille à des prix tout à fait raisonnables.A la dernière minute, on se trouve souvent avoir à faire un présent à quelqu'un que l'on a accidentellement oublié.Précisément parce que c'est à la dernière minute, le choix est d'autant plus difficile.Pour un présent fait dans ces conditions, nous vous proposons les articles suivants: Le Bbudoir Cap bandeau qui est fait comme suit: 1/4 de yard de ruban satin Rose du Barry de 5 pouces de large, bordé d'un ruban noir et doré.Des noeuds de ruban sont placés à chaque angle du bandeau pour le serrer, et des roses de satin noir confectionnées comme suit: Coupez un véritable biais court de satin, et roulez le bord très nettement entre le pouce et l'index, de droite à gauche.Froncez de façon serrée le côté opposé au roulé en ayant bien soin de prendre le roulé dans l'aiguille à chaque bout.Faites 5 pétales de cette manière.Pour le centre, froncez un petit morceau de ruban doré et faites en un petit mont.Cousez-le centre des pétales et mettez-les en forme en les tirant avec l'aiguille.De petites éta-mines peuvent être cousues si vous ie désirez, mais si la fleur que vous exécutez est plate, ne vous servez pas d'étamines.Le bandeau est doublé d'un satin fin dans un ton de gris très doux.t ES Pantoufles pour bou-'-' doir sont assorties à la cape.Partagez en deux 1 Verge 1/2 de ruban de 3 Pouces de large.Le ruban noir et doré large de 3/8 de pouce est cousu au bord du ruban large, à 1/2 pouce du bord.Le ruban plus large est alors cousu à l'arrière.On le fronce autour d'une paire de semelles intérieures et à l'envers, laissant presque toute l'ampleur pour le devant et le talon.L'n élastique étroit est glissé dans le bord formé par le ruban étroit.L'n noeud de ruban noir et doré est cousu sur le devant de chaque pantoufle.Pour faire le noeud on prend 3/4 de verge de ruban et on le partage en bandes de 2 pouces de longueur sans le couper.Entre ces longueurs on fait un noeud lâche dans le ruban; on fronce chaque bout en un grand noeud, laissant les bouts noues libres.Ces pantoufles sont très élégantes et très chic et peuvent être appréciées par les jeunes comme par les vieux.Des couleurs plus foncées telles que pourpre, bleu marin, bleu, etc., sont aussi de bel effet, ornées avec un ruban étroit assorti.Le patère pour cravates que représente notre illustration est fait d'une boucle de broderie ovale légèrement bourrée et bordée d'un ruban rouge vif de 1/2 pouce de large.Le bourrage est fait avec de la vieille toile.Lorsque vous placez le ruban, chevauchez-en les deux bords sur un quart de pouce environ.Un ruban de satin de 1 pouce sert pour chaque noeud, une verge étant suffisante pour chacun et une verge pour la bande et la boucle.Le perlé en soie est fait avec une soie rouge foncée assortie au ruban, et comme suit: 18 chaines, 3 doubles crochets dans la Sème chaine; 3 chaines 3 doubles crochets dans la même chaine pour former une coquille; 15 chaines, 3 doubles crochets dans la 3ème chaine à partir de la fin de la première (Suite sur la page 22) 14 La Canadienne, Décembre 1922 Home Pattern 3643—Robe d'une pièce pour daines et demoiselles, avec panneau sur le devant, et s'ouvrant sur le côté gauche; longues manches kimono perforées pour manches plus courtes.Tailles 16 ans, 36 à 40 de buste.Le 36 demande 4 yards 1/8 en 36 ou 44 pouces, ou 2 yards 7/8 en 54, plus 2 yards 3/4 de fourrure de 3 pouces de large pour garniture.Prix 35 cts.Home Pattern 3639—Robe d'une pièce pour dames et demoiselles.S'agrafe en surplis, avec côtés et dos froncés à la taille; avec ou sans bande garniture s'élargissant de l'encolure à la taille et au bas de la jupe pour former panneau sur le côté gauche.Manches longues d'une pièce pincées au dessous du coude et perforées pour manches plus courtes.Taille 16 ans, 36 à 42 de buste Le 36 demande 5 yards 1/8 en 36 de large plus 1 yard de tissu en 33 pouces et 4 yards 1 /2 de fourrure.Prix Home Pattern 3477—Robe pour dame, s agrafant sur le côté gauche; longues manches kimono perforées pour manches plus courtes avec jupe d'une pièce attacher, avec ou sans col; avec ou sans panneaux sur les cotes eu la jupe.Tailles 36 à 46 de buste.Le 36 demande yards 5/8 en 40 pouces de large.La ceinture est plisse?(Suite sur la page 21) Patterns,- envoyez directement votre commande à l'adresse suivante: Home Pattern Co.Ltd., .'IS Scoria St., Toronto, Ont S'il n'y a pas dans votre ville un magasin vendant les "Home La Canadienne, Décembre 1922 l'S AU DETOUR DE LA ROUTE OÈL—le Grand Jour du Foyer porté sur les ailes de l'amour.qui ramène au nid familial les chers éloignés, s'avance rapidement vers la vieille terre Des Visions de Sucreries—dansent déjà dans le petit cerveau des enfants, et des visions de visages épanouis, groupés autour d'une table gaiement illuminée, dansent dans le cerveau de leur maman, interrompues seulement par cette question, vieille comme le monde: "Qu'aurons-nous pour le diner?" Si la maman est sage, elle saura ce que nous sommes, ce que nous mangeons et n'oubliera pas que la santé de toute sa famille dépend de la nature des aliments qu'elle lui présentera.Elle saura que les diners qui sont un sujet de mécontentement pour les convives, peuvent devenir un sujet de mécontentement continuel —des enfants irritables et des adultes nonchalants.Elle saura que la meilleure des nourritures peut être entièrement gâtée par une mauvaise cuisson —que des aliments simples et peu coûteux peuvent faire des mets appétissants et sains s'ils sont soigneusement préparés.tête du foyer est sa famille; chaque affaires du monde, fait sentir dans le La main qui dirige la cuisine dirige le monde— Cette main est maitresse de la santé du monde, maîtresse de son bonheur, maitresse de son pouvoir.Car, on dit que la destinée d'une nation dépend de ses aliments.Une nation n'est rien de plus qu'une immense réunion de foyers.La responsable de la santé et du bonheur de membre de cette famille prenant part aux l'influence exercée par la tête du foyer se monde industriel, commercial et professionnel.Beaucoup de difficultés dans les affaires sont imputables à des troubles d'estomac et beaucoup de maux et de morts attribués à une toute autre cause, ne sont rien de plu; que le résultat d'une nourriture mal préparée.Beaucoup de troubles domestiques trouvent leur origine dans la poêle à frire, et plus d'un écolier, aux derniers rangs de sa classe, doit sa "paresse" et ses "progrès d'écrevisse" à une nourriture malfaisante."La bonne nourriture fait un bon soldat" a dit Napoléon.Il est également vrai que la bonne nourriture fait le bon travailleur, ce soldat qui lutte dans les batailles quotidiennes de la vie, Car l'habileté du travailleur à gagner son pain dépend d'une nourriture bien apprêtée et de digestion facile; l'écolier aura plus d'aptitude pour ses études, de fait, elle contrôle la prospérité et le bonheur de la famille.L'économie d'une bonne cuisine est évidente si l'on considère que la nourriture est un combustible.Elle est consumée dans l'organisme pour produire la chaleur et l'énergie, comme le charbon l'est dans votre fournaise.Une nourriture qui ne se consume pas —qui ne se digère pas—non seulement met la vie en danger, mais constitue un gaspillage comme les scories de votre fournaise sont gaspillage.Une nourriture combustible, c'est-à-dire assimilable, est coûteuse.Pourquoi la gaspiller?Les savants mesu- rent la valeur des aliments comme sources d'énergie en calories, tout comme nous mesurons les distances au mille, et les étoffes de nos costumes à la verge.De sorte qu'avec un livre de cuisine scientifique à sa portée, la ménagère du foyer pourra trouver exactement ce dont tout son petit monde a besoin et elle pourra y découvrir de plus le moyen de conserver aux aliments leur pouvoir générateur de force et de santé.Il n'y aura donc gaspillage ni de santé, ni de nourriture, ni d'argent.Nous mangeons avec nos yeux aussi bien qu'avec nos dents.L'appétence, ce facteur si important à une bonne digestion, est produite par la vue d'un mets tentant et d'un entourage attrayant."La bonne 'entente doit être suprême à table", a dit Gilbert Chesterton, et un médecin eminent a ajouté! "Ne laissez jamais mentionner un sujet désagréable lorsque vous êtes à table".Là au moins, tous devraient être joyeux.Le plus fameux Cordon-Bleu du Monde— Brillât-Savarin, homme d'affaires distingué et juge eminent, a donné au monde la théorie la plus saine du menu d'un diner, toujours suivi d'un léger dessert.Savarin fit de la cuisine une mode parmi la noblesse de France.Le roi Louis XV lui-même, en somptueux habit de velours et de dentelle, passait des heures dans les cuisines de son palais afin d'y découvrir des mets recherchés.C'est maintenant la noblesse du foyer, la reine du logis, qui est devenue la plus parfaite cuisinière et le "comme Maman avait l'habitude de faire" est devenu la formule classique dans les familles.De sorte que, si Maman voulait bien n'inviter que la science dans sa cuisine pour aider à préparer les trois repas réguliers de chaque jour, et suivre les préceptes du grand Savarin en servant moins de desserts trop riches et de plus simples sucreries aux fruits, elle peut être persuadée que ce sera une famille mieux portante et plus heureuse qui se réunira autour de sa table de Noel pour y fêter le "Grand Jour du Foyer." a La cuisine est maintenant reconnue com- du taux des décès de 31.9%.55.000 l'eau dans laquelle ils ont cuit, me une science.Elle est étroitement détenteurs de Polices d'Assurances Comme la saison des Fêtes s'avance, a- liée à la durée de la vie.Par conséquent, de la "Metropolitan", qui ont lors que la pensée dominante de la mère à l'Assurance sur la Vie.payé leurs primes chaque semaine et se de famille est de faire le meilleur diner "The Metropolitan Life Insurance Com- sont assis l'an dernier à la table de Noel avec une dépense minime de temps, de pany" a pendant des années aidé la mait- auraient été absents si le taux des décès travail et d'argent, la Compagnie offre resse du foyer à faire compter les trois avait été le même en 1921 qu'en 1911.à titre gracieux et avec le plus grand repas du jour dans la balance de la santé Après le Livre de Prières, le plus impor plaisir le Livre de Cuisine de la "Metro- et du bonheur.tant dans un foyer, c'est un livre pratique politan." Grâce à un enseignement d'économie de Cuisine qui doit y prendre place, a dit Sur réception d'une carte postale donnant domestique dans les écoles, et à une cam- un ecclésiastique eminent, précédemment vos noms et adresse, nous vous adresse-pagne d'éducation entreprise par les Ma- médecin.Ceci est exact tant au point de rons ce livre scientifique mais non tech-gazines et les Journaux, une amélioration vue santé qu'au point de vue économie, nique qui vous aidera à résoudre le progénérale s'est produite dans la cuisine.La valeur nutritive des aliments est très blême des trois bons repas nourrissants Le résultat de ces efforts exercés en com- souvent détruite par une cuisson im- de chaque jour, du commencement à la mun au cours des dix dernières années propre; les jus de viande souvent perdus, fin de l'année, pour améliorer les conditions géné- et les sels minéraux des légumes plus raies de la vie, est une diminution d'une fois s'en vont dans l'évier avec HALEY FISKE, Président J — vàc.f- - / \ h 'f • I 5 (mi m* Publié par la METROPOLITAN LIFE INSURANCE COMPANY — NEW YORK 16 La Canadienne, Décembre 1922 jdtt— Lorsque se fanent les dernières fleurs de nos jardins et que tombe le glorieux feuillage d'automne, nous cherchons sur la blanche table de nos foyers la note de couleur qui égayé notre regard et nous rende plus doux le nid familial durant les longues soirées d'hiver.Une coupe de brillantes pommes, quelques oranges, quelque* bananes, des chandelles nues et basses qui diffusent un doux éclat, puis, dans des vases peu profonds encerclés de papier crêpe vert feuillage, une succession de tubercules de jacinthe et de narcisse, voilà le ton charmant d'une table aux approches de Noél autour de laquelle vont se grouper tant de visages épanouis.Quelques Recettes Spéciales Pour les Fêtes de Noël et du Nouvel An "La poêle à frire A l'air de rire Sans nul souci Rions aussi".ES Fêti - d'Actions de '.races se sont enfuies.Noël s'approche à grands coups d'ailes de LV la vieille Terre suivi bientôt de sa fidèle I compagne: la Nouvelle Année.C'est à l'occasion de ces fêtes, chéries de ^t&CÛtJ nos petits et de nos grands, que nous offrons cette série de recettes.Nous n'avons pas cherché à les grouper en menus pour dîners ou pour soupers, mais vous pourrez, si vous le voulez, en choisir une ou deux que vous combinerez à vos vieux plats favoris.Délicieuse Soupe aux Tomates ¦pN VOICI une dont la recette nous a été donnée par une de ces fameuses cuisinières du Sud—une bonne mère toute noire.1 oignon.4 cuillerées de table de beurre.2 tasses d'eau.1 feuille de laurier.2 clous entiers.4 tasses de tomates filtrées.\i de cuillerée de table de muscade moulue.2 cuillerées de table de farine.2 tasses de lait.Coupez l'oignon en tranches et faites-le frire dans 4 cuillerées de table de beurre jusqu'à ce qu'il soit bien roux.Ajoutez l'eau (de préférence une eau dans laquelle ont bouilli des asperges ou des oignons, ces derniers légumes communiquent une saveur spéciale à la soupe).Ajoutez aussi la feuille de laurier, les épices, les tomates, et faites bouillir pendant une heure.Humectez la farine et, graduellement, versez les deux tasses entières de iait.3 minutes avant de servir versez le mélange de lait et de farine dans le mélange aux tomates.Filtrez la soupe dans une soupière chaude ou dans des assiettes à soupe et servez avec de minuscules cubes de pain frits.Moule de Poisson AVEC une fourchette en argent, ramassez tous les morceaux de poisson cuit que vous pouvez avoir.Enlevez les arêtes et la peau, puis, coupez finement ou hachez le poisson.Ajoutez une tasse de miettes de pain précédemment trempées pendant 15 minutes dans de l'eau bouillante, W cuillerée à thé de sel, un peu de paprika, 1 cuillerée de table de persil haché, 2 cuillerées de table de beurre fondu et 2 oeufs bien battus.Beurrez bien le moule, versez-y le mélange, faites cuire pendant 45 minutes à l'eau bouillante, puis ôtez du moule et renversez sur un plat chaud et servez ensuite avec une bonne.sauce aux tomates.Poulet Rôti de luxe Cl l'on veut rendre toute justice au poulet rôti, c'est avec le plus grand soin que la farce et la sauce doivent être apprêtées.Quant au poulet lui-même, il doit être troussé et cuit pour en faire un délice.Que la farce doive ou non contenir une herbe forte telle que de la sauge, est chose discutable.A proprement parler, les assaisonnements forts doivent être plutôt réservés à l'oie et au canard, et les assaisonnements plus doux de persil, de paprika et de sel, sont plus appropriés au poulet et à la dinde.La farce suivante peut se faire avec ou sans sauge, suivant le goût personnel des convives: 1 tasse de miettes de "crackers".1/3 de tasse de beurre fondu ou de graisse de baron.1/3 de tasse d'eau bouillante.Sel.Poivre.1 cuillerée de table de persil haché.Videz et flambez le poulet, mettant de côté dans de l'eau froide et pour les faire cuire, le cou, le coeur et le gésier.Le bouillon fera de la sauce, et les abatis pourront lui être ajoutés.Garnissez et troussez la volaille, puis, frottez-la avec 3 cuillerées de table de beurre et 2 cuillerées de table de farine que vous aurez préalablement bien mélangées.Arrosez régulièrement la volaille.La graisse de bacon lui communiquera une saveur exquise.Rôti Suisse \/OICT un plat particulièrement savoureux et susceptible de tirer le meilleur parti possible du morceau de boeuf le plus maigre.Choisissez un steak rond de 2 pouces d'épaisseur et de 2 livres environ.Faites chauffer un peu de beurre dans la poêle à frire et, lorsque le beurre est très chaud, placez-y le steak que vous ferez cuire de chaque côté pendant 5 minutes.Ajoutez 2 tasses de tomates en conserves, 2 oignons finement découpés et un petit poivre vert également finement découpé.Couvrez la poêle et faites cuire à l'étouffée pendant 2 heures lentement.La viande sera alors très tendre et le mets des plus savoureux."Dumpling" aux Pommes de terre /"•ETTE recette est la spécialité d'un chef fameux.Elle demande: 8 pommes de terre.1 tasse de farine.2 oeufs.1 2 cuillerée à thé de sel.un peu de noix de muscade.*2 tasse d'oignons découpés.x/l tasse de miettes de pain râpées.3 cuillerées de table de beurre ou de graisse de bacon.1 tasse de raisins sans pépins.Epluchez les pommes de terre et faites-les bouillir.Lorsqu'elles sont tendres, passez-les bien à fond.Réduisez-les en purée.Ajoutez la farine et, lorsque les deux ingrédients sont bien mélangés, ajoutez les oeufs, le sel et la noix de muscade.Mélangez bien de nouveau, et retournez sur une planche enfarinée.Roulez en une pâte d'environ J2 pouce d'épaisseur.Entre temps, les oignons découpés et les miettes de pain devront être roussis dans du beurre, filtrés, mélangés aux raisins et semés sur la pâte.Roulez comme filtrez.Mettez le bouillon de côté pour vous en servir par la suite.Ecrasez les carottes à travers une passoire.Faites fondre le beurre ou son substitut.Mélangez la farine et assaisonnez de poivre et de sel.Ajoutez le lait et le bouillon de carottes puis faites cuire jusqu'à ce que le mélange épaississe (tournez constamment avec une cuillère en bois).Versez les carottes dans cette sauce et versez dans un plat au four graissé.Recouvrez de miettes de pain et faites cuire jusqu'à ce que le mets soit d'un beau doré.Nouveau plat aux Epinards LjMLTREZ une boite de 2 chopines d'épinards en conserve.Battez 3 oeufs jusqu'à ce qu'ils soient très légers; assaisonnez bien de poivre et de sel; ajoutez 3 cuillerées de table de beurre fondu et renversez les épinards dans un plat peu profond.Faites cuire au four pendant 15 minutes à une température assez élevée.Coupes de "Cake" aux Raisins Yl tasse de beurre.1 tasse de sucre.2 oeufs.2/3 de tasse de lait.1 tasse '2 de farine.2 tasses }-£ de poudre à pâte.2/3 de tasses de raisins dénoyautés et découpés.1 cuillerée de table de cannelle moulue./"•REMEZ le beurre et le sucre bien à fond et ajoutez les oeufs bien battus ainsi que le lait.Tamisez la farine, la cannelle et la poudre à pâte et, en dernier, ajoutez les raisins.Versez dans de petits plats à muffins et faites cuire au four environ 25 minutes.Crème d'Orange Moulée 1 2 once de gélatine, eau froide.1 2 tasse de jus d'orange.un gâteau de gelée, coupez en morceaux de 3 pouces et approchez de l'eau bouillante légèrement salée.Faites ensuite bouillir pendant 15 minutes dans un récipient couvert.Retirez avec précaution et servez avec une sauce au beurre.Carottes découpées 10 petites carottes.2 cuillerées de table de beurre ou substitut.2 cuillerées de table de farine.sel.Poivre.1 tasse (ou moins) de lait, miettes de pain./"•HOISISSEZ de petites carottes.Râclez-leset faites-les cuire à l'eau jusqu'à ce qu'elles soient tendres; écorce râpée d'une orange.2 jaunes d'oeufs.3 4 de tasse de sucre.1 tasse de crème à fouetter.pAITES tremper la gélatine pendant une demi-heure, dans suffisamment d'eau froide pour la recouvrir, puis, placez-la dans de l'eau bouillante jusqu'à ce qu'elle soit dissoute.Entre temps, faites tremper l'écorre râpée d'une orange dans le jus d'orange.Lorsque la gélatine est dissoute, ajoutez-les ainsi que les jaunes d'oeufs bien battus, le sucre et la crème fortement battue.Versez dans un moule préalablement passe à l'eau froide et faites "prendre." (Suile sur la page 31) La Canadienne, Décembre 1922 17 COMMUNITY PLATE _i———_ /S La Canadienne, Décembre 1922 PIECES NOUVELLES TRES MOUVEMENTEES Et quelques-uns de leurs populaires interprètes La Canadienne, Décembre 1922 NINETTE va chez l'Épicier Lettre de Ninette à son Epicier Cher Monsieur Jean: Maman n'a pas pu venir aujourd'hui, ALORS ELLE m'a envoyée à sa place.Comme elle ne se fie à ma mémoire QU'A DEMI ELLE M'A FAIT ECRIRE dans cette lettre le nom des douze articles d'épicerie qu'elle désire.Elle m'a dit: "Porte cette lettre à Monsieur Jean, ET QUAND IL L'OUVRIRA DIS-LIT QUE les mots en majuscules contiennent le nom d'un article d'épicerie.C'est pour vous faire UNE SURPRISE A TOI ET A GEORGES, et comme ça tu ne sauras pas ce que j'achète.J'aurais b;en envoyé ton frère, mais C'EST UN PETIT BLONDIN DE 4 ANS QUI NE SAIT PAS encore faire les commissions, et d'ailleurs il s'amuse dans le JARDIN AVEC SA NOUVELLE BALLE EN CAOUTCHOUC.Dis à M.Jean qu'il n'aura aucune difficulté à trouver les douze noms qui sont CACHES DANS LA LETTRE QUE JE LUI ENVOIE.Explique-lui qu'à la première phrase, dans les mots ALORS ELLE, il trouvera le mot SEL.Comme tela, s'il a un peu de difficulté, du MOINS IL N'EN AURA PAS TROP AINSI.Il trouvera vite la plupart des mots, et quand il en 7VURA TROUVE HUIT OU NEUF, EVE, SA FILLETTE, l'aidera à trouver les autres.Rapporte-moi une bouteille d'Eau de Javelle, et fais attention de ne PAS EN BOIRE, PARCE QUE C'EST DU POISON." Et maintenant, M.Jean, j'espère que vous ne vous tromperez pas en remplissant la commande de maman.C'est pour le dîner de Noël, un bon dîner comme celui de l'année dernière dont tout le MONDE SE RAPPELAIT ENCORE UN MOIS APRES.Georges et moi, nous voudrions bien pouvoir vous aider, ma:s puisque maman ne le veut pas, NOUS NOUS JOIGNONS DU MOINS A VOS EFFORTS par la apensée et nous vous souhaitons bonne chance.Ninette Il s'agit de trouver le nom de 12 articles en vente dans les épiceries Lisez soigneusement la lettre de Ninette et vous n'aurez aucune difficulté à trouver les douze noms.Il y en a qui sont au singulier et d'autres au pluriel.Faites-bien attention de les écrire exactement de la manière que vous les trouverez dans la devinette.Quand vous les aurez tous trouvés, envoyez immédiatement votre réponse à l'adresse ci-dessous et participez au GRAND CONCOURS DE "LA CANADIENNE" 100 prix LE CONCOURS EST OUVERT A TOUT LE MONDE Vous n'avez rien à payer—rien à acheter LE CONCOURS Les prix seront adjugés par 3 personnes bien connue; qui seront chiuies comme juges.Ces juges, dont les noms seront annoncés prochaine Tient, examineront chaque réponse avec la plus grande impartialité, et les concurrents devront se soumettre d'avance à leurs décisions.En envoyant votre solution, écrivez sur un seul côté du papier et mettez votre nom et votre adresse dans le coin de gauche en haut.Faites précéder votre nom de Monsieur, Madame ou Mademoiselle selon lî cas.Si vous avez quelque chose à nous demander, servez-vous d'une autre feuille de papier.La réponse qui aura obtenu 240 points gagnera le premier prix.Le mot "SEL" est donné.Vous obtiendrez 110 points si vous trouvez exactement les 11 mots qui restent.10 points par mot; 10 points pour l'écriture, et 20 points pour la propreté de la lettre, l'orthographe et la ponctuation.Vous obtiendrez les autres 100 points pour remplir une condition très simple qui ne vous prendra que quelques minutes.Elle consiste à nous aider dans notre grande campagne de publicité en montrant un numéro de La Canadienne (que nous vous enverrons immédiatement par la poste et gratuitement) à 4 de vos amis ou de vos voisins qui s'intéressent à cet excellent magazine du Canada Français, et qui ne demanderont pas mieux que de le recevoir tous les mois.Le Concours commence immédiatement et sera terminé le 31 Mars à 6 heures du soir.Dès qu'il sera terminé, les juges classeront les réponses et donneront les prix.NE PERDEZ PAS UNE MINL'TE.-Envoyez immédiatement votre réponse.Il peut se faire que cette annonce ne paraisse plus.Adressez votre lettre au: Directeur du Concours LA CANADIENNE 4 Rue de l'Hôpital Montréal DEVINETTE LES PRIX PREMIER PRIX—$500.00 DEUXIEME PRIX—$300.00 3 ème Prix— -S200.00 12 ème Prix— S5.00 4 ème Prix— 100.00 13 ème Prix— 4.00 5 ème Prix— 50.00 14 ème Prix- 4.00 6 ème Prix— 25.00 15 ème Prix— 4.00 7 ème Prix— 15.00 16 ème Prix— 3.00 8 ème Prix— 10.00 17 ème Prix— 3.00 9 ème Prix— 8.00 18 ème Prix— 3.00 10 ème Prix- - 7.00 19 ème Prix— 3.00 11 ème Prix- - 5.00 20 ème Prix— 3.00 Et 25 Prix @ $2.00 chacun Et 55 Prix (a $1.00 chacun 20 La Canadienne, Décembre 1922 Table talks Quels sont les Moments les plus Heureux de Noel?T A joie de Noël.Les présents, l'arbre, le ~ Dîner et les Bonbons.Tous nos efforts sont dirigés vers un brin d'originalité qui fasse de cet événement la féte la plus mémorable pour les petits comme pour les grands.Le DESSERT du diner et les BONBONS vont naturellement ensemble, de sorte que j'ai réservé une large part à la création de quelque chose de nouveau, de délicieux et de beau pour ces instant -—les plus heureux de l'année.Tout d'abord, un "plum pudding" réellement merveilleux et si facile à faire."plum PUDDING" AU CHOCOLAT 1 Env.de Knox Sparkling Gelatine M de tasse de citron ou d'amandes en tranches *4 de tasse d'eau froide 1 tasse de sucre li cuillerée à thé de vanille 1 tasse de raisins dénoyautés 1 i tasse de Raisin* de Corintlm 1 carré de chocolat 1 chopine de lait 1 pincée de sel tasse de dattes ou de figues si on le désire Faites tremper la gélatine dans de l'eau froide pendant cinq minutes.Versez le lait dans un bain-marie; ajoutez le chocolat fondu et, lorsque le mélange est chaud, versez le sucre, le sel et la gélatine détrempée.Retirez du feu.puis, lorsque le mélange commence à épaissir, ajoutez la vanille, le fruit et les noix.Renversez dans un grand moule ou des moules individuels de fantaisie préalablement passés à l'eau froide, et faites refroidir.Mettez dans un plat de service et ornez de houx.Servez avec de la crème fouettée ou du lait évaporé fouetté, sucré et aromatisé de vanille.En outre, des Bonbons réellement délicieux qui ont le charme d'être faits à la maison, et si bons que les enfants peuvent en croquer A l'envie sans que maman ne dise: "Arrête." Mettez-les dans de belles boites pour des cadeaux de Noël.FRIANDISES DE MAMAN POUR NOEL 2 Enveloppes de Knox Sparkling Gelatine 4 tasses de sucre granulé 1 tasse d'eau froide l'a tasse d'eau bouillante Faites tremper la gélatine dans de l'eau froide pendant 10 minutes.Ajoutez l'eau bouillante.Lorsqu'elle est dissoute ajoutez le sucre et faites bouillir lentement pendant 15 minutes.Partagez en deux parties égales.Après refroidissement partiel, ajoutez à une moitié 2 cuillerées, de table de jus de citron, une cuillerée à rhé d'essence de citron.A l'autre moitié ajoutez une cuillerée à thé d'extrait de cannetle et de couleur.Versez dans des plats à pain en fer que vous aurez préalablement passés à l'eau froide.Laissez reposer toute la nuit.Lorsque les moules sont prêts à être renversés, introduisez la lame d'un couteau tout autour du moule.Tirez avec tes doigts et découpez en carrés.Roulez dans du sucre en poudre fin ou du sucre granulé et laissez reposer pour faire cristalliser.Varia les arômes, orange, peppermint, etc- et les couleurs, puis ajoutez des noix découpées, des dattes ou des figues.Autres Surprises De Noel—Gratuites Mes livres " Dainty Desserts" et " Food Economy" sont remplis de recettes pour Noël et tous autres jours de l'année.Ils vous seront envoyés par poste à réception de 4c.pour frais d'envoi, et du nom de votre épicier.KNOX SPARKLING GELATINE Dept.E.180 St.Paul Ouest.Montreal "La quality toujours supérieure" La Boite de Pandore (Suite de la page 7) IOX KNOX ¦umiti ^clDULATEr3J| ^LATINE1 ouMSiawuÛnKflbK., ornent celle qui donne un vieux vêtement est plus habile à en tirer partie que la malheureuse qui le reçoit et ce serait doubler la valeur de l'offrande que de lui faire rendre le meilleur usage qu'on en peut tirer.R.—Il est bien certain que si tout le monde mettait plus de réelle charité dans la distribution des aumônes, il se trouverait bien des misères atténuées; mais un grand nombre de personnes qui donnent généreusement, semble-t-il, n'auraient pas le courage de s'astreindre à remodeler de vieux vêtements.Décrocher, dans la garde-robe, un manteau démodé, une robe fanée, dont on est fatigué, et les jeter à une pauvresse, cela est une geste machinal, qui comporte fort peu de bonté, mais occuper ses doigts et sa pensée au soulagement des souffrances d'autrui, voilà la vraie charité.Mais, ne vous désespérez point, cette vertu n'a pas déserté la terre: je connais à Montréal, une humble femme de journée, qui après ses rudes labeurs, emploie ses soirées à défaire et remodeler de vieux habits qu'on lui donne, pour en habiller les enfants d'une amie encore plus pauvre qu'elle, et qui serait fort en peine de tirer partie de ces effets; j'ai vu, l'an dernier, une layette confectionnée par une pauvre femme, pour une plus pauvre, et dont tous les morceaux avaient été tirés de vieilleries que lui avaient données quelques voisines.Et que tout ce petit linge était joli et propret.L'habile ouvrière n'avait contribué que son ouvrage dans le don de cette layette, mais c'était bien la part la plus importante.Elle s'était livrée à une dépende d'ingéniosité merveilleuse dans la transformation de ces nippes et je lui en fis sincèrement mes compliments.Elle répondit, simplement, sans se douter que ses paroles étaient admirables: "A quoi cela aurait-il servi de lui envoyer ces effets sans les arranger, car elle ne sait pas coudre, la pauvre femme, et j'aurais eu peur de l'insulter en lui envoyant ces choses là, qui n'avaient l'air que de guenilles avant d'être transformées.Elle me montra, plus tard, la lettre de reconnaissance, qui était venue des lointaines régions du Lac Saint-Jean, et je pus juger du grand bonheur que la modeste petite layette avait apporté à la future jeune mère.Je souhaite.Philanthrope, que votre appel soit entendu et que toutes celles qui ont quelques loisirs les emploient non plus à confectionner de jolies inutilités, mais de chauds vêtements pour les pauvres.DILEMME—Que pensez-vous d'un jeune homme qui courtise deux jeunes filles et qui prétend les aimer toutes les deux également à tel point que le pauvre garçon ne sait pas laquelle choisir.Et pourtant, il veut se marier bientôt.R.—Le PAUVRE garçon me semble bien à plaindre, mais celle des deux qu'il choisira l'est certainement encore bien davantage.Si le monsieur affligé d'un coeur sérail voulait suivre un bon conseil, il attendrait d'avoir l'âge de raison pour songer au mariage, et il irait, loin des deux objets de sa double flamme, interroger ses sentiments.Un coeur qui s'émiette ainsi facilement n'est pas une conquête fort désirable pour celle qui sortira de son choix de pile ou face.Elle a quatrevingt-dix neuf chances sur cent, qu'à la premiere contrariété dans le ménage, le coeur hésitant de son époux regrette l'AUTRE.TUTEUR—Je serais bien curieuse, madame, de savoir ce que vous pensez d'un mari qui emmène sa femme dans une fête publique, disons un eucherou autre affaire de ce genre, et qui ne s'occupe plus d'elle, aussitôt qu'elle y est entrée.Il prétend que ce n'est pas convenable qu'un homme reste auprès de sa femme dans ces circonstances-là.Est-ce aussi votre opinion?R.—Il est certain qu'un homme ne doit pas exclusivement s'occuper de sa femme, dans les circonstances comme celles dont vous parlez, mais de là à la délaisser complètement, il y a une grande différence.Ce mari compte sans doute sur la complaisance de ses amis pour tirer sa femme de son coin.Le jeu est, cependant, assez dangereux, car la révolte fait mousser d'étranges idées dans la tête de certaines personnes, et puis, il est des amis si charitables, qu'ils finissent presque toujours par dépasser la limite des services qu'un mari peut en attendre.Mais dans tous les cas, le mari qui abandonne ainsi sa femme dans une place publique fait étalage de sa mauvaise éducation.LA SENSITIVE—Madame, c'est la première fois que je vous écris, et j'espère bien que vous ne refuserez pas de me donner votre avis sur la question que voici.Mon mari gagne cent piastres par mois.Quel montant de loyer peut-on avec un tel salaire convenablement payer?Nous avons un logement de vingt-cinq piastres par mois et mon mari prétend que c'est trop cher.Je veux bien faire toutes les économies possible, mais où et comment peut-on à Montréal se loger convenablement à moins de vingt-cinq piastres par mois?C'est un problème qui intéressera beaucoup de gens, j'en suis certaine et si vous pouviez me donner sur ce sujet un conseil pratique, je le suivrais avec empressement.R.—Vous avez raison d'appeler cette question du logement un problème; c'est même un problème inquiétant dont la solution semble encore lointaine.Le bon vouloir du locataire, qui se laisse tondre aussi volontiers que la plus docile des brebis, permettra longtemps au pro-prio de gonfler ses rentes à chaque année.Mais dans certains cas, le snobisme du locataire est responsable du malaise causé dans la famille par l'extravagance du logement.On ne se contente pas du confort, on veut le luxe, en apparence du moins, et pour paraître bien logé, on s'astreint à d'autres privations qui ont de désastreux effets.Dans votre cas, je ne saurais porter un jugement équitable sans connaître votre position sociale et les autres dépenses que le mari doit payer avec ce salaire de vingt-cinq piastres par semaine.Dans l'occurrence, je crois qu'il est encore le meilleur juge.Un quart du revenu consacré au logement, c'est certainement exorbitant, c'est même ridicule, mais c'est ce qu'à Montréal, les propriétaires exigent du locataire.Cela prouve que les propriétaires ont, chez nous, un vaste appétit et les locataires une âme bénévole.SEIZE ANS—Que pensez-vous de jeunes filles de quinze ou seize ans, et même plus vieille, qui s'amusent à jouer à la balle?Trouvez-vous, madame, que cela a l'air demoiselle.Pour ma part, je trouve que ces jeunes personnes feraient bien mieux de rester chez elles, à aider leurs mères, qui souvent, sont surchargées de besogne.R.—Certes, il est très bien de votre part, de songer ainsi aux mères besogneuses, mais, rien ne prouve que ces jeunes filles qui s'amusent ainsi innocemment à jouer à la balle, n'ont pas, avant de commencer leurs parties, essuyé la vaisselle ou rendu tous les petits services qu'on est en droit d'attendre d'elles.Il n'y a rien de déplacé dans cet amusement, tout exercice en plein air est recom-mandable pour les jeunes filles de cet âge, et puisque vous me demandez mon opinion, je vais aussi vous donner un conseil.Mêlez-vous aux jeux de ces demoiselles, au lieu de les regarder d'un oeil sévère et ^nalveillant, le grand air et l'action élargiront votre proitrine et vos idées.C'est une mauvaise habitude à prendre, au début de la vie, que de chercher la petite bête noire chez autrui; si vous voulez être aimable et aimée, raisonnez beaucoup plus sur vos propres actions que sur celles des autres, et gardez toute votre sévérité pour vous-même.JEUNE MARIEE—Madame, c'est une novice qui vient aujourd'hui, demander à ses aînées de l'aider de leurs conseils.Je suis une jeune mariée, et je n'ai aucune expérience dans la tenue d'une maison.J'ai cent-vingt-cinq dollars par mois à dépenser pour la nourriture, l'entretien de la maison et le vêtement.Au prix que coûtent toutes les choses, je ne puis pas arriver à couvrir la dépense avec ce montant.Cependant, mon mari me dit qu'il le faut absolument, si nous ne voulons point faire de dettes.Quelques personnes d'expérience ne voudrait-elle pas me donner un avis dans la répartition de l'argent pour la dépense de chaque semaine?Cela me rendrait un immense service et à d'autres aussi, je suis sûre, car, par les temps durs que nous traversons, chacun a besoin de faire durer un dollar aussi longtemps qu'il le peut.(Suite sur la page 27) On reconnaîtra votre charme au soin que vous aure: apporté dans le choix d'un parfum.Faites l'essai de TOMTEIA AZUREA F L O R A M Y E MISMELIS SAFRANOR GERBERA TREFLE INCARNAT Choisissc2-en un, et procurer le vous dans la série complètedes Produits Piver PARFUMS, EAUX DE TOILETTE.LOTIONS POUDRES.TALCS.SACHETS, ROUGE, CREMES, SAVONS, Etc.Dans tout Its Etablissements de premier ordre.A.Giroux, représentant exclusif pour le Canada 46 Rue St.Alexandre, Montréal.Pour votre propre protection, apprenez à reconnaître le Vrai LINOLEUM Troi, preuves: 1.Tout Vrai Linoléum est en liège pilé et Huile de Lrn oxydée, presse» sur le dos d'un burlap fort et flexible.Le Burlap donne au Linoléum sa force et sa durée, ainsi que plusieurs années «le service.2.Le Vrai Linoléum est flexible et difficile à déchirer, 1 cause de ton dos en Burlap résistant.3 Quand vous achetez du Linoléum imprime.assurez-vous d'avoir le véritable article.Assurez-vous que le BORD est BRUN.Jute I ndustnes I imite< DUNDEE ECOSSE Demandes au marchand de tmms montrer le dos lissé en BURLAP l^a Canadienne, Décembre 1922 21 Les Poupées d'Antoinette (Suite de la page 9 ) papa et maman se mouillèrent les yeux et que l'on serait immédiatement allé acheter Une autre Jeannette si Antoinette n'eût prétendu que rien ne pourrait lui faire oublier la défunte et qu'il fallait la ressusciter à tout prix.La chose était vraiment difficile.C'est à peine si Monsieur le Curé serait venu à bout d'un semblable miracle.Alors, on prit la résolution de temporiser, et, pendant .ce temps, Antoinette mena une vie fort triste.Un jour, on lui expliqua que seul l'Enfant Jésus pourrait faire le prodige demandé: elle se jeta à la dévotion.Maintes fois elle se rendait à la salle où un petit Jésus couvert de langes dormait toujours dans un minuscule berceau de plâtre doré.Antoinette lui récitait des bouts de pater, des moitiés d'avé, elle lui donnait son coeur à tout moment et terminait chacune de ses prières par une invocation attendrissante en faveur de Jeannette.Puis elle allait regarder dans son berceau pour constater si le miracle était accompli.Antoinette fit tant de "voyages blancs" au berceau toujours vide qu'elle commença à croire que le petit Jésus était trop jeune pour se laisser toucher par des prières.Elle pensa que des contes lui plairaient davantage.Elle lui fit, à sa manière, le récit du Chaperon rouge, de Poucet ; elle lui mit une jolie dentelle autour du cou Peine perdue.Il fallut à Antoinette tout son esprit chrétien pour conserver sa patience.De guerre lasse, elle raconta au petit Jésus une histoire de son invention dans laquelle il était question d'un autre petit Jésus à qui une cer- taine fillette avait longtemps fait de la façon pour en obtenir un miracle.Ce petit Jésus s'était fait si longtemps "tirer l'oreille" que la petite fille s'était mise à le bouder et l'avait laissé tout seul, tout seul.au froid,.qu'elle lui avait même enlevé son ruban autour du cou .COÏNCIDENCE singulière, l'héroïne de notre récit condamna son petit Jésus à la solitude et le remords qu'elle ressentit dans son entêtement fut une nouvelle cause de chagrin.Elle ne montait plus sur son poulin de bois qui paraissait s'ennuyer dans son coin et dont le hennissement figé commençait à sembler ridicule.Elle dardait sur Pitou des regards non imprégnés de pardon: elle regardait passer les hommes en traîneaux sans donner son opinion sur l'aspect des "poneys" ou la moustache plus ou moins longue des messieurs.Elle ne disait plus si les petits garçons d'école avaient l'air fin, et quand elle voyait les gros flocons de neige tomber en s'entremêlant, s'entre-choquant avec délicatesse, hésiter avant de se coucher pour toujours, on eut dit une petite vieille tant elle paraissait rêveuse.Un jour que son papa parla de Messe de minuit, d'Enfant Jésus dans la crèche, Antoinette s'approcha de sa maman et lui confessa qu'elle reverrait volontiers son petit Jésus s'il ne lui refusait pas une Jeannette à l'occasion de Noël.Et la mère, comme guidée par une inspiration, assura que l'Enfant Jésus ne saurait tar-( Suite sur la page 22) Les Modes {Suite de la page 14) à la taille et nouée sur le côté (pas de patron de ceinture).Prix 35 cts.Home Pattern 2966—Robe d'une pièce pour dames.Se glisse par dessus les épaules; avec plastron; avec ou sans col.Manches longues d'une pièce, avec ou sans poignets, et perforées pour manches plus courtes.Tailles 16 et 18 ans, 36 à 42 de buste.Le 36 demande 3 yards 5/8 en 36 de large, plus 3/4 de yard en 36 de tissu blanc et 3 yards 3/4 de galon.Prix 35 cts.Home Pattern 3005 Kobe pour dames et demoiselles s'agrafant dans le dos, avec taille blousante et longues manches d'une pièce perforées pout manches courtes; manches rapportées; col raide avec volant froncé ou encolure en V.Jupe froncée droite d'une pièce allant juste à la taille, ou jupe perforée pour une longueur moindre, avec tunique froncée sur chaque côté.Tailles 16 ans, 36 à 42 de buste.Le 36 demande 5 yards en 36 pouces, 4 yards 7/8 en 40 pouces ou 3 yards 1/4 en 54, plus 1 yard 3/4 de bordure.Prix 35 cts.Transfert 14918.30 cts.Home Pattern 3081—Robe d'une pièce Pour dames et demoiselles; se glisse par dessus les épaules; deux styles d'ouvertures sur le devant; avec ou sans col; dos détendant par-dessus l'épaule et rattaché aux devants froncés; manches longues d'une pièce perforées pour manches courtes.Jupe froncée légèrement oas à la taille; avec ou sans poches dé-Coupées et ceinture.Taille 16 ans, 36 à 42 de buste.Le 36 demande 4 yards 1/8 en 32 pouces, 3 yards 7/8 en 36 pouces, 3 yards 3/4 en 40 pouces ou 2 yards 5/8 en 54 plus 1/4 de yard de tissu en 23 pouces ou plus de large pour le col et les revers.Prix 35 cts.Transfert 15055, 30 cts.Home Pattern 3616—Robe légèrement longue pour dames; se glisse par dessus les épaules.Encolure ovale ou en V.Manches courtes d'une pièce avec sections dans le bas formant manches longues; avec ou sans bandes garniture vers l'emmanchure.Jupe droite et d'une pièce, légèrement froncée, avec ou sans étroits panneaux flottants, attachés au corsage plus haut que la taille sur le côté droit, et tombant en cascade sur le côté gauche.Tailles, 36 à 42 de buste.Le 36 demande 3 yards 1/4 de tissu en 40 de large, plus 1 yard 1/8 en 36 de tissu faisant contraste.Prix 35 cts.Home Pattern 3564—Robe pour dames et demoiselles; se glisse par dessus les épaules; manches courtes, d'une pièce avec le devant et le dos; allongées par des manches bouffantes; encolure finie par une bande garniture ou une bordure; jupe d'une pièce froncée avec bas droit ou festonné, avec ou sans panneaux sur les côtés.Les coutures des manches courtes du haut peuvent être ouvertes, si on le désire, laissant le bras à découvert, ou encore, les manches longues peuvent être fendues dans le même but.La jupe est rattachée au corsage légèrement bas à la taille et montée sur un élastique.Taille 16 ans, 36 à 46 de buste.Le 36 demande 4 yards 1 11 en 36 de large, avec 1/2 yard de tissu faisant contraste pour les manches bouffantes et 7 8 de yard de bordure pour l'encolure.Prix 35c.Quelques Recettes Spéciales (Suite de la page IS) Pouding aux Macarons 0 gros macarons.» oeufs.i 1 tasse de lait.-cuillerées de table de sucre.i.ut' les macarons et mettez- le menez au point d'ébullition et versez "nés d'oeufs qui ont été bien battus avec le sucre.Faites cuire comme une "custard," en remuant constamment jusqu'à ce que le mélange épaississe et s'accole à la cuillère.Retirez du feu.ajoutez les blancs d'oeufs qui ont été fortement battus et versez dans un plat au four beurré que vous placerez sur un récipient d'eau, faites alors cuire pendant 20 minutes.Ornez de crème fouettée.Beaucoup d'hommes sont venus dans sa vie puis s'en sont allés TjLLE fascinait chacun pour un instant seulement.Rien ne s'en suivait.Pourtant, elle était attrayante—plus que dans les limites de l'ordinaire.Ses manières étaient charmantes, sa chevelure belle, son teint clair, ses dents exquises et son sourire plein d'intrigue.Mais, il y a-vait quelque chose en elle qui faisait que les hommes ne lui témoignaient qu'un intérêt passager.Souvent, elle fut demoiselle d'honneur, sans jamais être devenue la mariée.Et, le côté le plus tragique de la chose, c'est qu'elle en ignorait entièrement la cause.Celles de ses amis qui la connaissaient n'avaient pas le coeur de le lui dire.C'était cette chose trompeuse, l'halitosis (le terme médical qui désigne une mauvaise haleine.) Vous, vous-même, très rarement savez que vous en êtes atteinte.Et même vos meilleures amies ne vous le diront pas.Quelquefois, évidemment l'ha- litosis a son origine dans quelque tnguble organique profond qui demande une attention toute professionnelle.Mais ordinairement—et heureusement—l'halitosis est seulement une condition locale qui demande pour être rectifiée i'emploi régulier de la Listerine comme désinfectant de la bouche et gargarisme.Il arrête la fermentation des aliments dans la bouche laisse l'haleine douce, fraîche et propre.De sorte que l'emploi systématique de la Listerine vous rassure et vous rend sociable.Vous savez que votre haleine est con-vejiable.Les personnes délicates partout en font une partie de leur routine de toilette quotidienne.Votre pharmacien vous procurera de la Listerine.Il en vend des masses.Elle a une douzaine d'emplois différents comme antiseptique certain et a forcé la confiance pendant un demi siècle.Lisez la brochure intéressante qui est jointe à chaque bouteille.— Lambert Phar-macal Co.Toronto, Canada LE MAGASIN par EXCELLENCE DES BELLES ETRENNES LIVRES, EDITIONS DE LUXE, BEAUX ARTS.OUVRAGES ILLUSTRES POUR LA JEUNESSE.LIVRES ET ARTICLES RELIGIEUX.ARTICLES DE FANTAISIE, PARFUMS.JEUX DE SOCIETE, JOUETS, PEINTURES.GARNITURES DE BUREAU, ENCRIERS, ETC.(en cuivre doré) PLUMES FONTAINES, CRAYONS OR, ARGENT.BOITES DE PAPIER A LETTRE, DE CARTES.CARNETS ET AUTRES ARTICLES EN CUIR.ARTICLES POUR DECORER, DRAPEAUX.CARTES DE FETES, CALENDRIERS FRANÇAIS.GRAINGER FRÈRES Ubn&iRes, P^petieRs.lmpoRtaîeuRs 4> Notoe-Danefluest MontRéoJ 22 La Canadienne, Décembre 1922 Le plus approprié des cadeaux de Noël ou du Jour de l'An.Cette plume qui ne fait jamais défaut est par sa qualité supérieure et sa beauté un souvenir constant de votre souci de plaire et de votre bon jugement t Modèle régulier, de sûreté, à remplissage automatique $2.50 à $25.00 No.Empaquetage spécial des Fêtes Choix d'assortiment et d'essai dans tous les meilleurs magasins 179 rue St.Jacques.Montréal New York San Francisco Boston London 1 hic m- ¦ Paris maoc in cahaoa LA MALLE GARDE-ROBE' A PIGNON Demandez la marque "Alligator'' C'est votre garantie Pour ceux qui recherchent la malle la plus moderne, voilà qui leur donnera satisfaction comme commodité et comme style.Nous vous adresserons avec plaisir plus de détails.LAMONTAGNE LIMITEE 3S8 RUE NOTRE DAME OUEST.( BLOC BALMORAL, MONTREAL WINNIPEG, MAN.& QUEBEC Une lecture instructive Il n'est pas une page de "La Canadienne"qui n'intéresse à quelque degré l'un ou l'autre des membres de la famille.Si vous n'êtes pas abonne fprofitez du passage de nos agents pour le devenir.Ou bien, adressez-vous directement, en personne ou par lettre, à nos bureaux.4 rue Hôpital.Montréal Le Cadeau que vous pouvez Confectionner Vous-même (Suit! de la page /.">'> chaine; 3 chaines, double crochet sur les 3 chaines; 3 chaines, 3 doubles crochets sur les 3 mêmes chaines; 15 chaînes, coquille dans coquille (3 doubles crochets sur les 3 chaines; 3 chaines; 3 doubles crochets sur les 3 mêmes chaines), 3 chaines; coquille dans coquille; 8 chaineset glissez chaine au centre des 15 chaines; 8 chaines, coquille dans coquille; 3 chaines et répétez sur la longueur voulue.Chaque côté est alors fini avec un bord comme suit: 3 doubles crochets dans la 3ème chaine; 3 chaines, 3 doubles crochets dans la même 3ème chaine; 5 chaines, simple crochet dans le milieu de la 1ère coquille; 5 chaines, 3 doubles crochets dans la 3ème chaine suivante; 3 chaines, 3 doubles crochets dans la même maille; ô chaines; simple crochet dans la 2ème coquille.Continuez cette bordure tout au long.Une petite boucle est crochetée dans le haut pour s'adapter à un crochet; 25 chaines et joignez.Recouvrez avec 30 doubles crochets et serrez.Finissez les bouts nettement et pressez.TJN Patère pour Sweater peut être fait de la même manière, seulement en employant une boucle ovale plus grande.Le sweater est passé à travers la boucle et il conserve ainsi sa forme beaucoup mieux que s'il était accroché à un porte-manteau.Voici deux styles de Jarretières, l'un d'eux étant plus prétentieux car il joue en même temps le rôle de coffret à bijoux.On le trouvera très utile pendant un long voyage.La jarretière simple est faite de deux morceaux de ruban de satin pourpre de 1 pouce de large, cousus ensemble à une distance de 1/4 de pouce des bords, et entre lesquels on passe un élastique noir.3 verges de ruban sont amplement suffisantes pour la paire.La bourse est faite dans 1/3 de verge de ruban satin de 3 pouces 1/2 de large.Six pouces de ce ruban sont recouverts d'une peau de chamois fine et souple, les côtés retournés et cousus pour faire une bourse.Les autres six pouces sont cousus ensemble et attachés à une partie de l'une des jarretières finies.Le bout du ruban pourpre est bien terminé sur le chamois, et une agrafe cousue sur la fermeture pour le revers.Le présent est des plus acceptable en même temps qu'un accessoire de toi-lette très coquet.Pour la paire de jarretières à deux tons on procède ainsi: Une verge 1/2 de ruban satin orange de 2 pouces de large et 1 verge 1/2 de satin noir de 1 pouce 1/4 de large cousu exactement au milieu du ruban le plus large.Partagez en deux.Passez un élastique large de 3/4 de pouces et long de 3/8 de yard, puis, fermez les jarretières très nettement.Faites les mêmes Heurs de ruban que pour le boudoir cap et placez-les sur les coutures.Cet ouvrage est très attrayant et demande peu de temps pour son exécution.Le Ressort de Soulier est peint ainsi que les deux bouts en doré.Lorsque la peinture est sèche, le ressort est bordé d'une verge 1/2 de ruban de satin bleu d'un demi pouce de large et fortement attaché.On fait un noeud noué comme celui des pantoufles et l'on finit avec un coeur de rose Les centres sont en petits morceaux de satin rose roulés ensemble pour faire une étamine.Des couleurs foncées peuvent convenir.Rien ne fait un plus joli petit cadeau qu'une paire de ces articles coquets et indispensables.TJN écrivain a dit que la coquetterie de la vie d'une femme se résume dans son effort à conserver le brillant de ses ongles et à chasser celui de son nez.Voici un petit coussin de bonne fortune confectionné comme suit: On choisit un coussin de velours de 3 pouces de diamètre, 1/4 de verge de dentelle Valenciennes crème de 1/2 pouce de large que l'on coud très soigneusement sur 1/4 de verge de ruban satin brocard rose de 1 pouce 1/3 de large.Le centre est fermement froncé et un charmant cupidon en celluloid attaché au coussin avec un noeud de satin bleu de 1/4 de pouce de large.Ces cupidons porte-bonheur ser vent d'élégantes poignées au coussin.Les Poupées d'Antoinette (Suite de la der à envoyer une Jeannette nouvelle.La joie d'Antoinette fut au comble.Elle embrassa sa maman et ensemble l'on suspendit au-dessus du vieux "ber" un grand bas de papa.Afin que le petit Jésus ne fut pas gêné de venir apporter une Jeannette devant Antoinette, vu qu'il y avait eu du froid entre les deux, il fut décidé que la fillette irait se promener chez mère grand .A son retour au logis paternel, l'enfant 1 n'eut rien de plus pressé que de courir au T berceau.Grand Dieu! qu'y avait-il là?Une petite Jeannette blanche, avec de beaux yeux bleus, qui pleurait ou semblait sourire sans qu'on eût besoin de toucher à des ressorts; qui mangeait de la bouillie sans la moindre gêne, offrait des joues chaudes aux baisers, mais une Jeannette, en somme, aussi parfaite qu'Antoinette, presque.Antoinette, vaincue par un si grand bienfait, s'en vint présenter ses excuses au petit Jésus de la [salle.Elle comprenait qu'il avait fallu beaucoup de temps à un si petit Jésus pour faire un aussi gros miracle.Elle le remercia avec effusion, embrassa bien fort ses joues froides, ses yeux, ses pieds mignons, lui remit son ruban autour du cou, lui promit des avé et surtout beaucoup de contes lorsque ses nombreux travaux lui laisseraient un page 21) peu de répit.Car, voyez-vous, quand on a une poupée comme la nouvelle Jeannette, on n'est pas maître de ses mouvements Il faut bercer, bercer, répéter des milliers de "titi," dire "chut! chut!" à ceux qui entrent; il faut embrasser les petites joues, les petites mains des centaines de fois par jour et il faut conter "des choses, surtout, quand ça pleure dans le "ber.Aussi, quand vous verrez Antoinette pensive à côté du berceau, ne croyez pas qu'elle soit triste, elle ne songe qu'à de-mander à sa maman si elle n'est pas asseï grande aujourd'hui pour prendre Jeannette.Hier, elle était trop petite, elle le sait bien, mais aujourd'hui.Quand vous la verrez avec une aiguille et un' petite pièce de linge, soyez sûrs qu'ellf prépare une surprise à Jeannette.Lof* qu'elle regardera les gros flocons de neif tomber ou le croissant luire par uo< soirée limpide, sachez qu'Antoinette s'ennuie pas, elle consulte simplement If temps pour savoir s'il ne permettrait pa* le lendemain, une sortie avec Jeannette Si vous l'apercevez, à genoux, devant so" petit Jésus rentré en grâce, ne vous imJ ginez pas qu'elle demande une faveur elle ne sait plus que remercier.A.M.D.G.Louis Philippe Lamarche, pt1"1' Petit Séminaire de Joliette < La Ci.; adier.ne, Décembre 1922 23 Le Serment de Madeleine [Suitt de U page lh Vainement elle interrogeait Gandoin.Larnabé, ses moindres impressions, ses L|US lointains souvenirs.E.le allait à ious les marchés de l'arrondissement, sur les places, dans les auberges, rutait du regard chaque vidage, prêtait ^nc oreille avide à toutes les conversation5- _ .• .c , , Rien! Toujours rien! Sa santé salera.Toute idée fixe donne des hallucinations; elle eut peur de devenir folle.)n le disait, et par moquerie, souvent on j lança sur quelque fausse piste.Elle ussi, elle avait perdu le sommeil,et,quand |on mari, par hasard, y succombait, lors-iue la nuit était noire, elle se relevait en ilence, jetait un vêtement quelconque kir ses épaules et rôdait par les rues, au-|our des fermes, sondant des yeux les grailles et se disant; —C'est là peut-être! Si c'était là! L'ne chapelle, une croix se rencontrait-le en son chemin, elle s'agenouillait, elle écriait : —Sainte Vierge! doux Jésus! mais pre-lez-nous donc en pitié' Eclairez-moi, kiidez-moi.Je sens que mon pauvre lean se meurt! Hélas! sa voix se perdait dans les ténè-[res, et rien ne lui répondait, sinon quelques chiens errant comme elle.Michaud avait conscience de cette situa-m.Une nuit qu'il s'était réveillé en pn absence, il lui dit au retour: —Pauvre femme! mais ne te tourmente lonc pas ainsi Ne cherche plus, nous bmmes condamnés, va! Puis, songeant à son fils aîné, dont le :giment se trouvait aux colonies, et qui :ut-être ignorait tout encore: —Heureusement que Justin ne revient Es! murmura-t-il.Lui.du moins, il reste empt de notre malheur.Quelques jours plus tard, le lieutenant ichaud arriva.BARNABE nous l'a dit, c'était tout une histoire.On se rappelle la longue maladie de Ile à qui Justin devait le jour, et cornent Madeleine, de par la volonté même v la mourante, se trouva devenir sa secon-mère.(était un enfant d'une rare intelligence d'un caractère aventureux, résolu, n'avait pas douze ans que déjà le choix sa carrière était irrévocable.Je serai Udat! disait-il.Un vieil officier en retraite, dont la lodeste demeure s'élevait à quelques irtées de fusil de Vittel, encouragea cette Dcation.Jacques Lambert, fils d'un forestier des f»ges, avait conquis tous ses grades à pointe de la baïonnette, puis de l'épée, t les champs de bataille.Mis à la imi-solde après Waterloo, il ne reprit du '«ice qu'après la révolution de 1830.os premières campagnes d'Afrique I valurent l'épaulette de capitaine, s déjà l'âge arrivait, ce fut son bâton maréchal.JJe retour au pays, le capitaine Lam-p épousa la veuve d'un ancien cama-A quelques années de distance, filles naquirent de cette union.La fa ssance de la seconde avait coûté la sa mère.Pien de touchant comme l'intérieur ¦ vieil officier.Sa pension de retraite, son, quelques arpents de terre corn-'ent à peu près toutes ses ressources.'?|la rude école de la guerre et de l'ad-n'avait pas été perdue pour lui.e rapport de l'ordre et de l'écon-aucunc ménagère ne l'égalait.Ce capitaine lui-même qui enseigna la e à ses filles.n peu plus, il leur eût appris l'exercice, malheur, ce n'étaient pas des garçons, tm se rencontra tout à point pour 'jmr cette lacune.narlet, dans une de ses immortelles les, représente le grognard du vil-ssant en revue des gamins travestis ¦oldats.Ainsi se fit la connaissance.*'n Michaud était le chef accepté r Conteste par les jeunes Vitelliens.Nduisait sa troupe vers la maison du jitaine, qui bientôt, attiré par des cris "queux, venait s'asseoir à l'ombre des as.sur le banc de pierre.On man-ut sous ses yeux.Il se souvenait lr,ait, tout en caressant sa longue ache blanche.Parfois même il " un conseil ou faisait entendre un tndement, que les jeunes volon-fepetaient avec enthousiasme.En avant, arche!.Vive la vieille garde.Il va sans dire que les deux capitaines étaient une paire d'amis.Plus tard, comme les demoiselles Lambert recevaient des leçons de l'instituteur et que Justin était son élève favori, un sujet tout à fait exceptionnel, il obtint ses grandes entrées dans la maison.Les trois enfants travaillaient ensemble.Souvent même, le soir, on retenaient à souper le fils de Jean Michaud.Au dessert, Jacques Lambert racontait quelque bataille.Plus âge de trois ans que la cadette des deux soeurs, qui se nommait Delphine, plus jeune de trois ans que l'aînée, qui se nommait Louise, Justin s'éprit pour celle-ci d'une sorte de vénération enfantine, pour celle-là d'une vive et tendre amitié.Il l'appelait Fifine; l'autre, la grande, c'était Mlle Louise.• Un mot de Mlle Louise suffisait pour qu'il lui obéît en toutes choses.Un regard, un désir de Fifine, et le voilà parti, courant, bondissant, grimpant, au risque de se rompre le cou.Il se serait jeté dans le feu pour elles; pour'elle il eût voulut dénicher la lune ou cueillir des étoiles.Cependant, vers la douzième année.Louise s'en fut achever ses études à Saint-Denis.Fifine resta seule à la maison.Son intimité devint plus étroite encore avec l'ami Justin.Lorsqu'il perdit sa mère, Delphine n'était qu'une enfant encore; mais, avec l'instinct du coeur, elle sut compatir à son chagrin et l'en consoler.Arriva le mariage de Jean et de Madeleine.Elle y avait mis pour condition qu'on ne toucherait pas à la dot de la première femme, environ 10,000 francs, et que la rente en serait consacrée tout entière à l'éducation du fils qu'elle avait laissé.C'était le patrimoine de Justin.Il fut mis au collège de Mirecourt, puis au lycée de Nancy.Là, nouveaux succès.Delphine était entrée à Saint-Denis à son tour.Louise tenait la maison paternelle.On ne se revoyait plus maintenant qu'aux vacances.Mais les souvenirs d'enfance ne s'effaçaient pas.JUSTIN venait d'atteindre ses dix-huit ans.Il était grand, fort, instruit.Son admission à Saint-Cyr ne faisait nul doute, lorsqu'éclata la guerre de Crimée.Il accourut, suppliant son père de le laisser s'engager, de le laisser partir.—On va se battre! disait-il, et je veux en être! Michaud résistait.Le capitaine Lambert intervint: —Laissez-le profiter de l'occasion! dit-il.N'est-il pas convenu qu'il sera soldat?Un peu plus tard, un peu plus tôt qu'importe! U a flairé l'odeur de la poudre! —Mais si on allait nous le tuer! se récria Madeleine.—Bah! fit gaiement Justin, je revivrais dans Petit-Pierre! Madeleine le portait en ce moment dans ses bras.Jeannette était encore à naître.—Mais ne craignez donc rien pour moi, poursuivit Justin.Quelque chose me dit là que je reviendrai.Lin instinct, un espoir qui doit me porter bonheur! Il avait regardé Delphine, qui, gracieuse et sourainte, assistait avec sa soeur et son père à cette scène.Déjà l'enfant faisait place à la jeune fille; Fifine venait d'avoir ses quinze ans.Justin partit pour Sébastopol.Il en revint sergent-major et décoré de la médaille militaire.t Ol'ISE allait se marier.Son fiancé était un jeune notaire des environs, re même Labarthe, qui, plus tard, dans l'affaire Michaud, devait être le chef du jury.Pour aller à la mairie, à l'église, ce l'ut le sergent Justin qui donna le bras à la jeune soeur.Le soir, au bal, ils dansèrent presque constamment ensemble, et les invités remarquèrent quel couple charmant c'était que celui-là, quelle radieuse auréole ils avaient au Iront l'un et l'autre Le capitaine Lambert était enchanté de son gendre, qui.contrairement aux tradit'ons du notariat, venait d'épouser Louise presque sans dot.Un vrai mariage d'amour.Cependant il arriva que l'heureux père, (Suite sur la page 24) OblonU Hiscuit (Y Cookie Baker or Shallow Utility Dish La Perfection dans la Cuisson du Biscuit 'N brun DORE dessus et dessous, l'intérieur aussi léger qu'un nuage floconneux.Peu importe quel que soit votre plat favori, il sera amélioré si vous le faites cuire dans un des nouveaux plats à Biscuit Pyrex, scientifiquement construits pour répartir uniformément toute la chaleur du four.Juste un autre des 50 nouveaux modèles.PYREX L'original d'Ustensiles tranparents pour cuisson au four Assure une cuisson uniforme Il y a plus de 100 modèles de Pyrex et chacun a plus d'un emploi dans la perfection d'une cuisson au four de chaque repas et le raffinement du service de la table.Les aliments cuits dans un Pyrex n'ont jamais un goût métallique.Pyrex ne se cassera pas à la chaleur Cinq des plats essentiels Pyrex (illustrés ci-dessous) comprenant un Plat à Pâtés, un Plat pour les Restes, un Plat à Pain, une Casserole et un Plat à Poudings sont le choix de milliers de femmes pour le juste début de leur approvisionnement en ustensiles Pyrex,—utiles à chaque repas, chaque jour.Un don royal en toutes occasions et ren toutes saisons. La Canadienne,, Décembre 1922 Ensemble danb un étui doubr de relouas, l'E\ " ERSHARP el ta WAHL PEN constituent un présent matnt-tique.LE DON! qui Convient à Chaque Membre de la famille Que voulez-vous pour Noël ?Que veulent-ils ?Quelque chose d'utile.Quelque chose de joli et de bon usage, évidemment! 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Le sergent-major, faisant le salut militaire, demanda: —Quel grade, mon capitaine?—Eh! tu viens de le dire, répliqua Jacques Lambert.On ne se marie pas avec une seule épaulette.Justin se retourna vers la jeune fille, et l'interrogeant d'un regard plein de tendresse: —Ce sera peut-être un peu long .murmura-t-il.En baissant les yeux, elle répondit: —J'attendrai! Le vieux, père souriait: —Approuvé l'écriture ci-dessus! .conclut-il.Et les deux fiancés s'en retournèrent à la danse.Quelques jours plus tard, le sergent Justin partait pour l'Afrique.Par une toute paternelle étreinte, le capitaine Lambert avait ratifié son consentement.Mais, avait-il dit à son futur gendre, tu sais ce qu'exige la loi.J'ai 10,000 francs de ma mère, répondit Justin, et Me Labarthe me les placera de façon à ce qu'ils fassent aussi leur chemin.Nous arriverons en même temps.Le notaire avait même parlé de certaine compagnie d'assurances, une sorte de tontine à fonds perdus.Mais le jeune soldat s'était récrié: Minute! .Et s'il m'arrivait malheur!.Je ne veux pas déshériter Petit-Pierre et Jeannette! Seulement, Delphine serait du partage.Je vous enverrai un testament en conséquence, maître Labarthe, et je compte sur vous au cas échéant.ce qu'à Dieu ne plaise! pour qu'elle soit traitée par eux comme une soeur .et qu'elle accepte ce souvenir de moi comme celui d'un frère! Ces arrangements d'intérêt étaient restés lettre close pour la jeune fille.Au moment de la séparation, un regard où parlait le coeur, un chaste baiser, le serrement de deux mains émues s'échangèrent entre eux.Elle croyait en lui, il croyait en elle.Jean Michaud n'avait qu'un vague soupçon de cet amour.Madeleine seule était dans le secret.Souvent, dans la prison, celui-ci avai' répété: —Pourvu que Justin n'en souffre pas1 il est capable de tout quitter, de compromettre son avenir! Heureusement, la presse départementale s'était montrée discrète, et celle de Paris, voire même la Gazette des Tribunaux, n'avait que reproduit le récit sommaire du Courrier des Vosges.Un simple fait divers, et rien qu'avec des initiales.Durant toute la prévention le nom de Jean Michaud n'avait été imprimé nulle part.Me Raynal, l'avocat, en répondait.Justin n'avait donc rien su, on ne lui avait rien écrit: et plus tard, lorsque ce procès criminel attira l'attention générale, lorsque tous les journeaux publièrent le compte rendu, ce fut pour proclamer en même temps l'innocence de l'accuse.D'ailleurs, la Nouvelle-Calédonie est si loin! A peine arrivaient-ils jusque-là! Il ^e pouvait enfin que le régiment (ût en mer.On avait trouvé à Vittel une lettre tie Justin."Chers parents, écrivait-il, nous allons partir, revenir! C'est à Saint-Nazaire qu'il faut m'adresser de vos nouvelles.J'ai la promesse, presque la certitude, de recevoir mon brevet de capitaine.et ma feuille de route.A bientôt." Dans une longue réponse, Madeleine avait raconté le procès, l'acquittement.Ce qui s'était passé depuis, Justin devait l'ignorer.Cependant, rien qu'à le voir apparaitrt.pâle et triste, sur le seuil, on devina qu'il avait tout appris.XI PfŒS les premières effusions, il silence.On T ROIS années se passèrent ainsi.Le couple Labarthe s'aimait comme au premier jour; la famille Michaud grandissait en prospérité comme en estime; Delphine vivait heureuse auprès de son père et le rendait heureux.Quant à Justin, on ne l'avait pas revu-Un congé ne pouvait-il pas lui faire perdre une occasion d'avancement?Il venait de passer officier, on l'attendait, lorsque la guerre d'Italie l'empêcha, mais à sa grande joie, de montrer à Vittel son épaulette neuve.A Palestro, la croix.A Magenta, autre action d'éclat.A Solférino glorieuse blessure.Enfin il arriva lieutenant.C'était un beau garçon de vingt-cinq ans, à la physionomie martiale, au teint hâlé par le soleil.Dans sa taille, dans son allure, il y avait cette souplesse, cette vivacité, cette fine crânerie qui distinguent l'officier français.Ses traits amaigris, son air de convalescence, le rendaient encore plus intéressant.Line canne lui était nécessaire: cependant il ne posait ni pour le blessé ni pour le vainqueur.Il était simple, doux, et parfois gai comme un enfant: c'est le propre du vrai courage.A peine eut-il embrassé ses parents, qu'il courut chez le capitaine.Quel accueil! quel accolade entre le jeune et le vieil officier! Quel fier sourire sur les lèvres de Delphine, et dans ses yeux, quelles douces larmes! —Mais, embrasse-la donc! s'écria le père; est-ce qu'elle n'est pas ta fiancée?est-ce que bientôt tu ne seras pas mon fils?—Il ne s'en faut plus que d'un grade! répondit le lieutenant.Pour le conquérir sans retard, il sollicita son admission dans l'infanterie de marine, où l'avancement est rapide, et s'embarqua, vers le milieu de l'automne, pour la Cochinchine.Son régiment, après la campagne, fut envoyé à là Nouvelle-Calédonie.C'est là qu'était Justin lors de l'arrestation de son père.regardait.L'amaigrissement, la décoloration mal; dive du visage de Jean Michaud frapp son fils.—Père! s'écria-t-il, oh! mon pauvre] père! comme te voilà changé comme tu | as dû souffrir! Il ne répondit pas; il comptait du rc gard les galons de l'uniforme.—Justin, fit-il.quoi! tu ne nous revien: donc pas capitaine?—Non .pas encore! balbutia le j officier.eunJ Et sur ses traits, douloureusemen contractés, une certaine rougeur monu tout à coup.—Cependant, observa Madeleine, dans ta lettre tu te disais assuré d'obtenir ce | grade.—Que veux-tu, ma mère! un autre It j méritait mieux que moi.répondit-il avec J l'effort d'un sourire.En même temps, il s'était assis, prenant sur son genou Jeannette.—Quel dommage! dit-elle en touchant • lu doigt la manche de son frère, une' troisième tresse d'or c'eût été si gentil U-dessus! —Et là donc! ajouta Petit-Pierre, qui.l grimpant au bâton du dossier de la chaist| avait désigné le képi.—On tâchera de te contenter, mig| nonne! répondit Justin tout en câlinant; soeur.Ce n'est qu'un retard .et l'occal sion de l'abréger se présente.Un camij rade, dont le régiment s'embarque sou>| peu pour le Sénégal, consent à permute avec moi.—Quoi! interrompit avec consternati Madeleine, tu voudrais déjà repartir! —Ah! s'écria le père, soudainenic»1! éclairé par l'instinct du coeur, ah! ce cette maudite affaire qui aura rejailli ju'l que sur mon fils.Toi non plus, pauvre garçon, tu n'en es pas quitte' —Tais-toi! fit la mère, il ne sait pas Justin s'était levé.Les réunissait] tous les deux dans une même étreinte, leur répondit : .—Je sais tout: le serment de Madele'1"! et ses vains efforts pour le tenir, l'inju-T réprobation qui n'épargne pas même' deux pauvres petits .Et quand j'en a"| rais ma part après tout ne suis-je P^l aussi votre enfant! Rien de généreux, rien de touchant cofj me ce chagrin accepté de si bon cotij comme cette espérance immolée pre'1" avec joie sur l'autel de la famille.Lorsque le calme se fut rétabli, leine interrogea Justin.—A Mirecourt, s'expliqua-t-il rencontré Barnabe, qui se trouvait li lRj l'approvisionnement de l'hôtel des banj I Mai La Canadienne, Décembre 1922 25 et devait revenir par la diligence qu1 m'amenait.Je l'ai fait monter avec mo1 dans le coupé.Nous étions seuls.Il m'a tout dit.Ah! c'est un brave garçon qui nous aime! —Mais, reprit Jean, qui se préoccupait avant tout de l'avenir de son fils, mais si ta carrière est perdue, mon Justin?—Ne crains pas cela, répondit-il.J'ai pu être victime d'une fatale influence, mais ce ne sera que l'affaire d'un moment.On est juste dans l'armée française.D'ailleurs, j'ai presque résolu de donner ma démission.—Toi! Justin .Y songes-tu?—Je songe à toi, père .à maman Madeleine., aux enfants!.Quel sera votre sort ici?Que deviendront-ils?Les préjugés des gens de la campagne sont implacables .II est des courants qu'on ne remonte pas.Enfin et surtout tu me semblés malade, mon pauvre père .et j'arrive d'une contrée salubre, d'un beau pays, où des colons intelligents, laborieux, peuvent être assurés d'une prompte fortune.C'est la Nouvelle-Calédonie.Elle offre asile à tous les naufragés du vieux monde.Réunissons nos épaves .Allons là-bas! Nous y serons honorés, libres, heureux .tous ensemble! E lieutenant Michaud était de ces hommes qui, dans le danger, dans le malheur, prennent spontanément une décision héroïque.Il venait de parler gravement, avec une certaine amertume; mais dans cette tristesse même on sentait l'énergie d'un noble coeur qui n'hésite pas à sacrifier au devoir toutes ses ambitions, ses plus chères espérances.11 était prêt à l'exil; il avait su le présenter sous de si attrayantes couleurs que les deux enfants, stimulés du reste par l'impatience de fuir Vittel, applaudirent et s'écrièrent avec enthousiasme: —Oui!.Oui .Emmène-nous, frère!.Partons!.Partons tout de suite! Jean Michaud, lui-même, paraissait séduit par ce projet.Mais sa femme, refusant du geste: —Non! dit-elle, quitter le pays ce serait donner raison aux calomniateurs, ce serait nous reconnaître coupables! Agissez comme bon vous semblera Moi, j'ai pris un engagement.je m'en souviens et je reste! Dans un élan d'admiration, Justin lui sauta au cou.—Bien dit, s'écria-t-il, on ne déserte pas devant l'ennemi!.Le courage le plus grand, c'est le tien, ma mère! Et le père, s'élevant au niveau de ces deux nobles coeurs: —Pardon, femme! conclut-il, toi seule es forte et sage.Non! je ne céderai pas.et quand bien même Jean Michaud devrait succomber à la peine, sa tombe sera là, protestant encore de son innocence! Son fils se retourna vers lui, le serra dans ses bras: —Courage! mon père Dieu ne te laissera pas mourir! .Il te doit une réhabilitation! .Ayons confiance en Madeleine.Et ce fut un nouvel embrassement.Jamais, depuis dix mois, le bonhomme Michaud n'avait eu pareil sourire, pareil regard et la tête aussi haute.—Ah! reprit-il avec un cri d'allégement, voilà qui vaut mieux pour ma santé que toutes les drogues du médecin! Il me semble que je suis déjà guéri! J'ai provision de force et de patience! Puis, les deux mains sur les épaules de son fils, il poursuivit: —L'essentiel, c'est que tu ne sois pas entravé, c'est que nous puissions te voir heureux! Je ne connais qu'à demi ton secret; mais si cette permutation te semble nécessaire, si tu crois devoir nous luitter, fût-ce demain, je ne te retiendrai pas, mon enfant! Va te battre de ton côté.Nous lutterons du nôtre! Il était lancé maintenant.Sa femme dut lui recommander le calme.—Soit! répliqua-t-il, joyeux comme autrefois, nous recauserons de tout cela plus tard.Mais voici un garçon qui vient de faire une longue route .Est-ce qu'on ne soupe pas aujourd'hui?Je crois que t ai faim, morguenne! ^/[ADELEINE pleurait de joie.Il y avait si longtemps que son pauvre Jean ne parlait plus ainsi.Elle courut à la cuisine.C'était le soir.Un dernier rayon de soleil, glissant à travers les treilles agitées ptr la brise, se jouait çà et là dans l'ate" lier.Les enfants allaient et venaient autour du grand frère, qui déjà les avait consolés d'être si vite revenus d'outremer.L'ami Barnabe se montra, déposant à la hâte le bagage du lieutenant.Il ouvrit sa malle pour donnera Jeannette, à Petit-Pierre, les cadeaux qu'il leur rapportait des pays lointains.Puis,—car personne n'était oublié,—ce fut le tour de Jean et de Madeleine.Elle reparut bientôt, annonçant que le souper était servi.On mangea peu, mais on causa beaucoup.Pas une allusion à ce qui tout à l'heure les avait si fortement émus.Un voile, que personne ne souleva, masquait les choses tristes.Justin, sans cesse interrogé, parlait voyages, expéditions, combats.Il en vint à dire: —Ce que c'est que d'être un vieux soldat! me voilà racontant aussi mes campagnes.Il s'arrêta tout à coup.Un nuage avait passé sur son front.—Comme le capitaine Lambert! acheva Madeleine.—Au fait! hasarda Jean, qui devint également inquiet, tu penses sans doute à lui faire visite.—Oh! demain, balbutia le lieutenant.—Pourquoi pas ce soir?demanda sa mère.Elle le regardait, stimulant l'hésitation qui se devinait en lui.—Je t'accompagnerai, proposa-t-elle.Veux-tu?—Oui.s'empressa-t-il de répondre en se levant aussitôt, car il avait grande impatience de se trouver seul avec Madeleine.Ce n'était qu'avec Madeleine qu'il pouvait parler enfin de celle dont il n'avait pas encore osé prononcer le nom.—Nous vous attendrons, dit le père, à la roche aux Saules.C'est une sorte de promontoire qui contourne la rivière.Non loin de là passe le chemin.Déjà Madeleine avait jeté une mante sur ses épaules.Elle prit le bras de Justin.Ils sortirent.Jean avait senti qu'il y aurait indiscrétion peut-être à les suivre de trop près.Pour retenir un instant les enfants, il leur conseilla d'emporter avec eux certains cadeaux du grand frère.Puis, les ayant installés sur la roche, il s'orienta vers la route au tournant de laquelle on apercevait la maison du capitaine.—C'est là, pensait-il, que va se décider le bonheur ou le malheur de Justin! T~\EJA la nuit était venue.Une douce et claire nuit d'été.On voyait, à travers les vieux chênes qui couronnaient un coteau, la lune monter obliquement vers les plaines bleues du ciel.Quelques étoiles s'allumaient çà et là.Un vent frais, ridant la surface de l'eau, courbait les roseaux et les saules.On entendait, pour tout bruit, le chant des grillons et des rainettes.Jusqu'aux dernières maisons du bourg, Madeleine et son fils avaient marché rapidement, en silence.Alors seulement il ralentit le pas, il murmura : —Eh bien, tu ne m'en parles donc pas, ma mère?—Quand nous sommes revenus d'Epi-nal, répondit-elle, le capitaine était chez sa fille aînée.M.Labarthe faisait partie du jury.Pendant les assises.Mlle Delphine avait tenu compagnie à sa soeur.—Mais, demanda-t-il, à leur retour?—Tu sais, lui rappela-t-clle tout d'abord, tu sais, mon enfant, qu'il n'y a jamais eu de rapports suivis entre nous.Bonjour ou bonsoir en passant, pas davantage.—Et maintenant?—Le capitaine s'arrête comme d'habitude au seuil de l'atelier.Il a toujours un mot de politesse pour ton père.On dirait même que, depuis notre malheur, il affecte de nous témoigner plus de sympathie.Une fois même il m'a serré la main et, d'une voix tout émue, il m'a dit: Ne vous découragez pas! bonne chance! Un cri de joie s'échappa des lèvres du lieutenant.—Ah! voilà qui me rassure un peu.dit-il.Mais elle .sa fille .—Je ne l'ai guère rencontrée qu'à l'église, répondit Madeleine.Souviens-toi donc, Justin, que nous ne sommes que (Suite sur la page 26) La Bonne Nouvelle Annoncée par des Millions de Femmes Des millions de femmes, dans le monde entier, ont trouvé un moyen d'avoir de belles dents.Quelques-unes sur recommandation du dentiste, quelques autres par cet essai de dix jours.^ Elles en ont répandu la nouvelle à d'autres.Maintenant, peu importe de quel côté vous tourniez votre regard, vous voyez des dents brillantes, et plus de sourires qui les dévoilent.Nous vous pressons vous-mêmes d'accepter cet essai afin d'avoir pour vous la preuve de ce que savent les autres.Il Faut Combattre la Pellicule De belles dents ne peuvent exister lorsqu'elles sont recouvertes d'une pellicule malpropre, pas plus évidemment que des dents propres et saines.Cette pellicule visqueuse que vous sentez sur vos dents doit être combattue tous les jours.Autrement, elle s'accole, pénètre dans les interstices et y demeure.Elle forme la base de ces couches ternes et la base du tartre.Elle obscurcit le lustre des dents.Elle détient également des particules d'aliments qui fermentent et forment des acides.Elle met les acides en contact avec les dents et cause la carie.Des millions de germes y pullulent.Ils sont, avec le tartre, la cause principale de la pyorrhée.De sorte que la plupart des troubles dentaires trouvent leur origine dans la pellicule, et que très rares sont ceux qui lui échappent.Pourquoi Reste-t-elle La brosse à dents et la pâte dentifrice ordinaire ne peuvent la combattre efficacement.De sorte que presque tout le monde, quelque soigneux soient-ils ont des dents décolorées et cariées.La Science dentaire a, pendant des années, essayé de combattre cette condition.Deux méthodes ont été découvertes.Les autorités compétentes en ont donné les preuves et les grands dentistes en pressent partout l'emploi quotidien.Une nouvelle pâte dentifrice a été créée, que l'on appelle Pepsodent.Elle rectifie certaines anciennes erreurs.Ces deux grands combattants de la pellicule y sont englobés.Pepsodent Fait Davantage Pepsodent fait davantage.Il multiplie le digestif amidonné de la salive, fait pour digérer les dépôts d'amidon qui autrement s'accoleraient aux dents et formeraient des acides.Il multiplie l'alcalinité de la salive dont le rôle est de neutraliser les acides de la bouche—causes de la carie dentaire- 11 est exempt de savon et de craie dont les effets sont peu désirables.De sorte qu'à des millions de homes, dans quarante nations, il a ouvert une ère dentaire nouvelle.Vous le Verrez de Suite Pepsodent amène des résultats rapides.Une semaine vous les rendra évidents.Lorsque vous les verrez et les sentirez, vous ne voudrez jamais vous en dispenser ni laisser vos enfants s'en dispenser.Envoyez le coupon pour un tube de 10 Jours.Remarquez combien vous sentez vos dents propres après usage.Notez l'absence de cette pellicule visqueuse.Voyez combien vos dents blanchissent au fur et à mesure que disparaissent les couches de pellicule visqueuse.Apprenez à connaître les délices de Pepsodent avec la nouvelle beauté et la protection qu'il vous apporte.Faites ceci sans retard.Découpez le coupon maintenant.Ceci est des plus important.Fabriqué au Canada 956 Can.Tube d'Essai Gratuit de dix Jours Le Dentifrice des Jours nouveaux Un combattant scientifique de la pellicule qui blanchit, nettoie et protège les dents sans l'emploi d'une poussière grossière qui les abîme.Maintenant recommandé par les grands dentistes dans le monde entier.The Pepsodent Companv Dept.506, 191 George Sr Toronto.Ont.Veuillez adresser un Tube de Pepsodent pour un essai de 10 Jours à lin seul tube par famille 26 La Canadienne, Décembre 1922 'O U S vous ioffrons nos V o e u x de Joyeux Noël et nus Souhaits de Bonheur et de Prospérité pour la Nouvelle Année.LA BANQUE ROYALE DU CANADA Presqu' incroyable U vous serait impossible d'imaginer le merveilleux changement de votre peau et de votre teint qui vous sera révélé par votre miroir ' après avoir employé la Crème Orientale de Gouraud pour la première fois.Echantillon envoyé franco contre 15 cents FERD.T.HOPKINS & SON Montreal Crème Orientale de Gouraud LE TONIQUE SÛR est celui qui renferme des éléments qui réparent les forces et pourvoient aux besoins du corps par l'alimentation.L'Emulsion Scott est une sorte de tonique-nutritif qui constitue la santé du corps et une abondante vitalité.Ea Tente dans tontes les pharmacies PRIX.S1.30 et 65c Scott & Bowie, Toronto.Ont.20-56 Pour détacher votre Rhume Frottez la poitrine et la gorge avec des ouvriers, et que nous avons toujours eu le bon sens de respecter la distance, hacun sa fierté; c'est la nôtre.Toi seul liais chez eux.Bien que je l'aime de toute mon âme, et qu'elle me le rende peut-être un peu, la bonne demoiselle, jamais nous n'avons échangé de bien longs "iscours.—Mais, l'interrompit-il, il y a le regard, t, sans se parler, entre femmes de coeur on se comprend .Dans ses yeux, affirma-t-elle, j'ai ru lire autant d'amitié qu'autrefois, et cette amitié-là ne s'adressait pas qu'à nère! Cependant, je ne veux rien te cacher, mon enfant, l'autre dimanche elle m'a paru triste.Justin s'arrêta, tout oppressé, tout remblant.—C'est qu'on appréhendait mon retour, m urmura-t-il.—Quoi! se récria-t-elle, tu doutes de ta fiancée, tu l'accuses! .Elle! non, répliqua-t-il vivement, mais tu ne connais pas son père! Le Serment de Madeleine (Suite de la page 2S) Il est juste et bon, cent fois tu me l'as répété, Justin.—Oui.un vieux soldat mais l'austérité, la rigidité même! Il ne compose pas avec le devoir, et refuserait d'al-"ier ce nom si pur de Lambert avec un titre pompeux sur lequel planerait l'ombre d'un doute infamant.Juge ce qu'il doit penser de nous! Il est capable de tout sacrifier, même sa fille, à la stricte loi de l'honneur.On n'était plus qu'à quelques pas de la maison du capitaine.Madeleine s'avança.Justin restait en irrière.Elle se retourna vers lui.—Entrons! .dit-elle.—Je n'ose plus!., balbutia-t-il.Attends! Pour toute réponse, Madeleine alla jusqu'à la grille; elle sonna.XII DLLE avait vingt-quatre ans, mais ne les paraissait pas.L'amour chaste it patient conserve les jeunes filles.Fleurs attardées et qui n'ont pas voulu s'épanouir, elles gardent leur fraîcheur, leur parfum.Les jours ne comptent pas pour elles.Une ombre les abrite, et quand le soleil enfin les gagne, quand ce devrait être déjà l'été, c'est encore le printemps.Telle était Delphine.Rien de prin-tanier, rien de virginal, comme son teint pur et rosé, comme le candide regard de >es grands yeux bleus, comme son doux et gracieux sourire.Elle avait des dents éblouissantes de blancheur, une admirable chevelure d'un blond doré.N'allez pas croire que ce fût une beauté académique! Ses traits étaient irréguliers, mais leur expression avait un grand charme.On y lisait l'enjouement, la bonté, beaucoup de franchise et de droiture, le contentement de sa destinée, cet ensemble et cette harmonie de vertus modestes qui constituent l'honnête femme.Nous pourrions même ajouter: l'honnête homme.Delphine avait reçu une éducation virile, militaire.Depuis six ans et plus que sa soeur était mariée, c'était elle qui gouvernait la maison paternelle.Le capitaine l'appelait son lieutenant, ce qui la faisait sourire, car elle pensait alors à Justin.On sait comment ils s'étaient fiancés, sans phrases et sans préliminaires romanesques, sans invocations à la lune et aux étoiles.Il lui avait dit tout simplement: Je reviendrai digne de vous! Elle lui avait répondu: J'attendrai! Il était parti.A peine l'avait-on revu.Mais il se souvenait, il avançait.Combien de temps cela durerait-il encore?Delphine ne s'en inquiétait pas.Elle avait donné sa parole.et son coeur.Cependant, à la traverse de cet avenir certain, l'accusation portée contre Jean Michaud se dressa tout à coup.Jamais, même avant l'acquittement, le capitaine Lambert n'avait cru à la culpabilité du père de Justin.Mais il était de ceux qui pensent que la femme de César ne doit pas même être soupçonnée.Les manifestations hostiles des habitants du bourg ne furent pas sans exercer quelque influence sur son esprit, un peu étroit peut-être à certains égards.Ce vieux soldat avait toutes les bravoures, hormis celle de braver l'opinion publique.Tout en protestant contre l'injustice par quelques marques de sympathie personnelle, il consigna sa fille à la maison, il lui dit: —Fifine, tu sais qu'il y a ajournement.11 faut que cette affaire-là soit tirée au clair.—Je l'ai déjà compris, répondit-elle, et m'y suis résignée.Ce n'est qu'un retard de plus.—Hum! hum! grommela le père, t'en voilà bien convaincue, mon enfant.Qui te le garantit?Sans hésitation la jeune fille avait répondu : —Le regard de Madeleine.et son serment! Oh! Madeleine avait deviné juste.Rien que par le langage des yeux, rien que par l'instinct d'une estime réciproque, la mère et la fiancée s'étaient entendues.—Et si je venais à mourir?reprit le capitaine.—J'attendrais de même, mon père.Il lui prit la main, il la serra dans la sienne, et tout fut dit, comme pour un engagement d'honneur avec un camarade.P)ELPHINE était, en effet, le cama-rade de son père.On se promenait, on chassait, on jardinait ensemble.Absolument la même vie.Pas un secret l'un pour l'autre.Une franche et solide amitié.Les jours de pluie, tric-trac ou piquet.Chaque soir, car le courrier n'arrivait alors à Vittel que le soir, lecture du journal.Depuis quelque temps, la jeune fille le lisait à haute voix.La vue du vieillard commençait à baisser; il allait avoir soixante-dix-huit ans! Mais quelle verdeur encore et quelle majesté! Lorsqu'il marche, dans sa longue capote bleue, la tête haute et le regard droit en avant, pas un pouce de ses six pieds de taille n'est perdu.Jacques Lambert était aux grenadiers de la vieille-garde.Les années, en décharnant son corps, semblent l'avoir grandi.Le bras, la main, ont encore des gestes superbes.Sous de gros sourcils en broussailles, le regard brille.Mais tel n'est pas le cas en ce moment.C'est l'heure du journal, et le vieillard est au repos.Il écoute, assis dans son grand fauteuil et les paupières mi-closes.La lampe éclaire ses traits accentués, son front chauve, sa blanche moustache, et, de l'autre côté de la table, le visage calme et doux de la jeune lectrice.On n'entend dans le salon que le bruit de sa voix, quivas'as-sourdissant, car voici déjà quelques minutes qu'elle suppose son père endormi.C'est, du reste, la troisième pag "Nouvelles maritimes.Saint-Nazaire, 17 septembre.On vient de signaler 1 Neptune, arrivant de la Nouvelle-Calédonie.Il ramène le 2e régiment." Delphine s'arrête.Elle n'a pu retenir un cri de joie.C'est le régiment de Justin.Le vieillard a relevé les yeux; il regarde sa fille, et gravement, sans émotion apparente: —Le 17 septembre, dit-il; nous sommes aujourd'hui le 23.Il va venir.Tu sais ce dont nous sommes convenus, Fifine?—Je n'oublie rien, mon père, et.Un chien de chasse, qui était couché sous le fauteuil du vieillard, se mit à aboyer tout à coup.-^Silence, donc,Marengo! fit son maître.Au dehors, la cloche de la grille retentit.Delphine se dressa vivement, la main sur son coeur.—C'est lui, n'est-ce pas?demanda le vieillard.—Oui! répondit-elle avec non moins d'assurance que si ses yeux avaient pu le voir à travers la muraille.T^ES pas précipités s'entendirent dans le corridor.La porte s'ouvrit, donnant passage tout d'abord à la vieille servante, appelée Toinon.Elle avait vu naître l'amour des deux jeunes gens; elle considérait Justin comme étant déjà l'enfant de la maison.—Mademoiselle! capitaine! criait la bonne femme toute haletante d'émotion, ah! si vous saviez qui nous arrive! —Nous le savons! interrompit Jacques Lambert.Qu'il soit le bienvenu., qu'il entre1 Justin s'avança, poussé du dehors par Madeleine, qui, un instant encore, resta dans l'ombre.En dépit du rigorisme qu'il professait, le vieux capitaine ne maîtrisa pas son premier mouvement.Il alla serrer la main du jeune officier.Delphine lui tendit la sienne.Arrêtez ce rhume de cerveau! 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Je voulais tout d'abord vous remercier de cela.—Eh! fit cordialement le vieillard, je ne m'en dédis pas.Bonne chance et courage! Madeleine s'enhardit.D'une voix plus ferme, mais non moins émue: —Parlons de Justin, reprit-elle, Ce n'est pas l'enfant de mes entrailles, mais je suis sa mère.Je le connais.Il va repartir, il se ferait tuer .s'il emportait en son coeur ce chagrin, ce désespoir.que celle à qu'il a consacré sa vie peut devenir la femme d'un autre! INEMENT son fils s'était efforcé de l'arrêter.Du regard, de la main, le capitaine avait exprimé le voeu qu'elle allât jusqu'au bout.—Mon père, dit alors Delphine, me permettez-vous de répondre?—Va! l'autorisa-t-il, j'aime les situations nettes.La jeune fille se recueillit un instant, la main sur son front, la paupière baissée, comme écoutant une voix qui lui dictait les mots du plus profond de son âme.Puis, rouvrant tout à coup les yeux avec une adorable expression de candeur, de résolution, de loyauté: —Madeleine, dit-elle, vous qui êtes une femme de coeur, ne doutez plus du mien.Rassurez votre fils.Tant qu'il ne me sera pas permis d'accepter son nom, je garderai celui de mon père.Un autre mari, un autre fiancé, jamais! Je lui appartiens .je l'aime! On entendit un sanglot.C'était Justin qui, ne pouvant exprimer autrement la reconnaissance et l'amour que lui inspirait Delphine, venait de tomber à ses pieds.—Hum! hum! fit le capitaine en passant le revers des doigts sur sa moustache où venait de rouler une larme.Madeleine s'était emparée de l'autre main, qu'elle portait à ses lèvres.Spontanément, Justin se releva, se tourna vers le vieillard.La jeune fille avait aussi dompté son émotion.Ils se regardaient tous les deux, soumis, muets et comme au port d'armes.—Bien! conclut-il.Tout est dit.Qu'on n'en reparle plus .jusqu'à nouvel ordre! —Mais, reprit en souriant Justin, je n'en aurais aucun droit, capitaine.Vous le voyez, je ne suis que lieutenant.—Au fait, c'est juste, reconnut Jacques Lambert.On t'aura fait un passe-droit, mon garçon.—Je ne me plains pas, répondit-il.C'est à recommencer, voilà tout.—Tu repars bientôt?—Dans trois jours, capitaine si je veux profiter d'une occasion qui m'est offerte.—Encore dans les colonies?—Au Sénégal.—Si loin! ne pût s'empêcher de murmurer Delphine.—Tout à l'heure, reprit son fiancé, j'hésitais encore Oh! je n'hésite plus maintenant.c'est mon devoir! Devant cette nouvelle preuve de délicatesse, qui, d'ailleurs, le rassurait complètement, le vieux soldat n'y put tenir davantage.Ses traits se déridèrent.L'ne franche joie les épanouit.—Lieutenant, dit-il, qui de trois jours de congé paye deux, reste un.Le premier et le dernier appartiennent à la famille, c'est de droit; mais celui du milieu, nous y comptons.Tu viendras dîner avec nous.Approuvé, n'est-ce pas.Fifine?Un sourire fut sa réponse.Après un remercîment, Justin se retirait.—Milles tonnerres! s'écria le grognard, mais je crois que tu t'en vas sans m'em-brasser, mon enfant! Il bondit dans les bras que le vieillard lui tendait.Jacques Lambert était lancé.Il ajouta: —Après le père, la fille! Si toutefois elle ne s'y refuse pas .Qui ne dit mot consent.Mais va donc! On n'est pas si Croquemi-taine qu'on en a l'air.et Mme Michaud ni moi nous ne regarderons pas.En avant .arche! Il venait d'offrir le bras à Madeleine; il la reconduisit galamment jusqu'à la grille.Lorsqu'elle se fut refermée sur les deux visiteurs: —Ma mère, lui dit Justin, ma bonne-mère.Ah! tu m'avais deviné! tu m'as sauvé! — Pas encore! répondit-elle, mais au moins nous avons gagné du temps.(Suilt au prochain numéro) La Boite de Pandore ( Suite de la page 20 ) R.—Cette question est d'un si grand intérêt par les temps présents, que je la pose à toutes les personnes d'expérience et de bonne volonté, qui voudraient aider de leurs conseils celles qui sont comme vous des débutantes.En-attendant.faites surtout attention de n'acheter que les choses nécessaires, et ne vous laissez point tenter par la réclame ou l'exemple de celles qui sont plus riches que vous.C'est le grand écueil que le vouloir faire toujours comme les autres, sans songer assez aux disproportions des moyens.Aux prix de tous les sacrifices évitez les dettes.CONFIDENTE—Une de mes amies doit se marier prochainement.Elle est tuberculeuse au dernier degré, et sa famille je sait, naturellement, mais le fiancé ignore.Et les parents de la jeune fille 'ont tout en leur pouvoir pour 1 empêcher de découvrir ce néfaste état de choses.I rou vez-vous que cela est bien ?R-—Certe, non cela n'est pas bien.Et les parents en trompant ainsi le pauvre garçon font preuve de fort peu de sagesse et d'honnêteté.Ils devraient loyalement le prévenir de l'état de santé de leur fille.Après cela, si son amour est assez aveugle pour le pousser à contracter une union si imprudente, ils auront au moins la satisfaction d'avoir fait leur devoir.UNE BELLE-MERE PRUDENTE —Le goût de la lecture ne doit pas être découragé chez un enfant, mais il doit être dirigé.Ne permettez pas inconsidérément à un gamin de douze ans de lire tout ce qui peut lui tomber sous la main, surveillez les livres qu'il apporte et.sans brusquerie, éliminez ceux qui ne sont pas convenables à son âge.Mais gardez-vous bien d'éveiller sa curiosité par des airs scandalisés et des remontrances hors de place, dites lui plutôt que ces histoires ne sont pas intéressantes et offrez-lui, à leur place, quelques autres volumes que vous savez inoffensifs.Si vos connaissances trop limités ne vous permettent point de faire vous-même un choix judicieux, il doit se trouver parmi vos amis quelqu'un à qui vous puissiez demander conseil.D es rains Enti ers Tout le Jour La friandise du matin Servez-en en abondancs à 1 enfant qui grandit Un enfant qui grandit a besoin de 16 éléments.Tous sont contenus dans le blé entier.L'enfant a besoin de minéraux—de fer, de chaux, de phosphates—qui abondent dans le blé entier.Alors, pourquoi ne pas rendre les céréales si tentantes que les enfants en fassent un régal?Et les leur servir en abondance tout le jour?Le Charme des Grains Soufflés Le Blé Soufflé et le Riz Soufflé sont des céréales entières soufflées en bulles.Aussi minces que des flocons de neige.Aussi savoureux que des amandes.Ils ont l'apparence de pâtisseries.Ils sont les friandises les plus fines que les enfants puissent obtenir.Il n'y a que bien peu d'enfants qui ne les préfèrent pas à tout ce que vous pouvez leur servir d'autre.Et il n'y a pas un seul autre aliment dont vous les laisseriez plutôt manquer.Cellules alimentaires Explosées Digestion Complète Ces aliments sont préparés suivant le procédé du Prof.Anderson.Plus de 100 millions d'explosions à la vapeur se produisent dans chaque amande.Chaque cellule alimentaire est explosée, de sorte que la digestion est rendue facile et complète.Il n'y a donc pas un surcroit de travail digestif.Ils peuvent par conséquent être servis à n'importe quelle heure et ceux qui les consomment en sont intégralement nourris.A quel autre Aliment Pourrait-on les Comparer?Envisagez ces faits—les délices des grains soufflés, plus leur valeur hygiénique.A quels autres aliments pourrait-on les comparer?Alors, pourquoi ne pas les servir tout le jour, de n'importe quelle manière possible?Tenez ces deux qualités de céréales à votre portée et en abondance Blé Soufflé dan du lait le soir Puffed Rice Puffed Wheat ( Riz Soufflé) fBlé Soufflé) Manières de les servir Avec de la crème et du sucre—-dans des bols de lait—avec du beurre fondu—mélangé avec des fruits—sur de la crème à la glace—dans des "fudge" faits à la maison—dans vos soupes— The Quaker Qats (pmpany PETERBOROUGH, C.n.d» Seuls Fabricants SASKATOON, C.nad» 28 La Canadienne, Décembre 1922 Le Meilleur Thé Vert est sans contredit le SALADA" 349F U est pur, frais et sain et il a la saveur de la véritable feuille verte.Westclox Un Appel Amical LORSQU'IL fait aussi noir à six heures du matin qu'au moment où vous êtes rentré la veille et que votre lit vous semble deux fois plus doux qu'à l'ordinaire, c'est une satisfaction de savoir que vous pouvez compter sur Westclox.Si vous la réglez de façon à ce qu'elle sonne à six heures, vous pouvez compter que c'est à six heures que percera dans .votre sommeil le tintement agréable de sa 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