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Titre :
La Canadienne : le magazine du Canada français
La Canadienne est un magazine féminin finement illustré (1920-1923) qui se destine à instruire, à amuser et à servir la famille. [...]
Le mensuel La Canadienne est fondé en janvier 1920 et paraît jusqu'en décembre 1923. Sous-titrée « Le magazine du Canada français », la revue est inspirée du périodique canadien Every Woman's World (1919-1921?). Dirigée par le journaliste et écrivain Joseph Léon Kemner Laflamme, elle est publiée à Québec, à Montréal, à Toronto et à Gardenvale (le lieu de l'édition varie selon le volume) par la Compagnie de publication Continentale limitée et, plus tard, par l'une de ses divisions, la Compagnie de publication La Canadienne. L'équipe éditoriale est composée entre autres de Madame Paul-Émile Lamarche et d'Edmond Piché. Dans le premier éditorial de la revue, intitulé « D'un mois à l'autre », les fondateurs de La Canadienne se donnent pour mission « d'instruire, d'amuser [et] de servir la famille ». Dans le sillage des publications destinées à un public féminin, la revue propose des articles qui traitent de culture, de mode, d'éducation des enfants, d'économie et de cinéma. Elle offre aussi à son lectorat une gamme variée de textes littéraires issus de la plume d'écrivains reconnus à l'époque, dont Louis Dantin, Émile Nelligan, Joseph Marmette, Charles Gill et Eudore Évanturel. La Canadienne est également la tribune choisie par certains collaborateurs pour aborder, de manière conventionnelle, des sujets qui trouvent place dans l'actualité de l'époque, comme la politique, le jazz et le féminisme. La renommée de la revue, qui compte au nombre des pionnières dans le domaine du magazine féminin québécois, est sans contredit rehaussée par son iconographie luxueuse : outre sa couverture et ses publicités en couleur, elle comporte de nombreuses illustrations. BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 277. FOURNIER, Marcel, « Portrait de l'édition franco-américaine d'autrefois », À rayons ouverts, no 54, avril-juin 2001, p. 6-7.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de publication Continentale,1920-
Contenu spécifique :
v. 6, no 5
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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La Canadienne : le magazine du Canada français, 1923, Collections de BAnQ.

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Vol.VI., No.5 Toronto, Février 1923 TADIENNE LE MAGAZINE DU CANADA FRANÇAIS LA COMPAGNIE DE PUBLICATION LA CANADIENNE, LIMITÉE MONTRÉAL CANADA :: TORONTO Le numéro VINGT CENTS D o mi M I O IN LINOLEUM RUGS La Pièce la Plus Radieuse de la Maison Quel vivoir idéal! Qu'il fait bon y vivre—s'y réjouir—dans cette pièce confortable, jamais en désordre.C'est la gaie, l'artistique Carpette de Linoléum qui rend cette pièce si charmante.Et vous pouvez obtenir des résultats tout aussi satisfaisants en faisant ainsi pour chaque pièce.Le Linoléum est parfaitement propre; favorable à la santé.Vos enfants peuvent gambader sur sa douce surface sans danger ni crainte de venir en contact avec aucun germe de maladie.Auricz-vous un accident, tout se lave sans laisser de tache ni de marque.Les Carpettes de Linoléum sont faites pour durer longtemps.Elles n'exigent qu'un peu de nettoyage.Demandez à votre vendeur de vous montrer son étalage.¦ttÀW 1____»._».1 oute veritable / Important:^, , .Toute véritable Carpette de Linoléum et tout Linoléum Dominion ssurez-vous en quand vous achèterez; c'est l'assura sont sur un fond de so ire d'une longue durée La Canadienne Février, IÇ2J i .t ) r r ) " r r i ^ r î* r f ^ ! - "c ! " i r ! m r^'\v\ r ^ l " p r i ^tvi" I Une femme a gagné $1500.00 en l'espace de quatorze mois.Des milliers d'autres changent leurs heures de loisir en piastres ¦ /1A • Elle Gagne 305 piastres dans la premiere année "Sixmoia après l'achat de ma machine" nous écrit Madame N.F.Turner del'Ontario "Je l'avais payée et j'avais en plus un profit net de si35 150 Piastres mises en banque gigne.es pendant des moment* de loisir M.G.R.Ash-mead de l'Al-berta Doua écrit-'"J'ai 6Jans et ma femme 56.Nous avons mis de côté 150 piastres, envers l'achat d'une maison." Une Ménagère occupée amasse 237 piastres Madame H.O.Stevens de Québec."Depuis 8 moi9 que j'ai mon Auto Knitter, j'ai gagné 238 piastres en plus du prix de la miihiue." ures libres lui apportent 10 piastres par semaine Madame F.Walther de l'On-tario:-"J'ai mon mari et 3 en-fantsdontl'ainé a 4 ans, à m'o-cupex.néanmoins je me fais généralement les 10 piastres par semaine." N'AVEZ-vous pas souvent désiré avoir à votre portée un moyen pratique de gagner de l'argent tout en restant chez vous?Naturellement vous y avez songé, et vous avez eu la certitude qu'il devait exister une) occupation stable qui, tout en vous permettant de rester à la maison, vous pourvoierait non seulement d'argent de poche mais vous apporterait de nombreuses piastres en échange pour vos heures de loisir.Cette occupation est une réalité, et c'est—l'Auto Knitting—(tricot à la machine.) Ecoutez l'histoire remarquable de Mlle Ella Holtz, une des femmes qui, sans quitter leur intérieur, ont pratiqué l'Auto Knitting avec le plus grand succès.L'Histoire de Mademoiselle Holtz.* "Nous vivons, ma mère, mes deux frères, mes deux soeurs et moi dans une petite maison près de la ville"—(écrit Mlle Holtz.) Ma mère est veuve.Avant la guerre nous avions toujours vécu à l'aise, mais lorsque les prix se sont mis à monter, nous avons dû nous restreindre au strict nécessaire et malgré cela notre argent diminuait d'une façon terrible.Etant l'ainée de la famille, je sentis que je devais trouver un moyen de venir en aide à ma mère.Je voulais aussi avoir un peu d'argent pour moi-même, car je n'étais plus une enfant, et j'avais besoin de toutes les jolies choses qui sont chères au coeur des jeunes filles.Je voulais être au-si bien habillée que mes compagnes.Mais malgré tous les soins que je prenais de mes effets je me sentais souvent mal à l'aise, car je devais porter mes robes très longtemps alors que mes amies en avaient de neuves presque chaque fois qu'elles allaient en soirée.J'ai pleuré plus d'une fois à cause de la pauvreté de ma garde-robe.Ma mère s'apercevait de ma mjne triste mais, naturellement, je ne voulais pas lui en donner la raison.Un soir que j'avais pleuré à en perdre les yeux—j'avais le coeur brisé—j ouvris machinalement un journal et en le parcourant je vis une annonce de la compagnie "Auto Knitter" (machine à tricoter.) Je lus cette annonce.C'était l'histoire L'Auto Knitter Merveilleux.Il a gagne 325 piastres en 5 mois M.Arlington Frazer.qui ha-b ite l'Ontario nous écrit ; "J'ai ma machine depuis 5 moia seulement.et j'ai gagné $325-dans mes moments de loisir." Il y a maints avons acheté une nouvelle machined coudre: cette semaine un fourneau —tout ce que nous désirons.d une famille comme la nôtre qui avait changé ses heures de loisir en piastres.C'était presque trop beau pour être vrai! J étais si vivement intéressée que j'écrivis immédiatement pour avoir des informations complémentaires et je les reçus sous peu.Le plan de la Compagnie "Auto Knitter" était raisonnable.J'appris qu'elle s'engagerait par contrat à payer un salaire ,! fixe à toute personne possédant un^^* Auto Knitterqui lui fournirait des chaussettes d'un modèle donné.Tout me paraissait juste et honnête.Je commandais une machine.Il y a maintenant quatorze mois de cela.Je n'avais pas La moindre notion du tricot, mais après l'arrivée de la machine, je me mis àétudierle "Livret d'Instructions." Tout y était si clair que je compris très vite.Il m'a pourtant fallu de près de trois heures pour finir ma première paire de chaussettes, mais je ne me décourageais pas» m^ disant qu'avec de la pratique tout irait bien.La seconde paire fut bien plus facile à faire.J'étais très heureuse et très fière de moi.J'ai ainsi tricoté quatre douzaines de paires de chaussettes que j'ai envoyées à la compagnie.Quelques jours après, j'ai reçu un chèque.Mon premier chèque ! Personne ne peut imaginer combien j'étais contente! Je continuais à envoyer des chaussettes à lacompagnie.et petit à petit, les voisins sont venus voir ce que je faisais.Leur curiosité était piquée, et il en venait deux ou trois chaque jour.La qualité et le prix des chaussettes leurs convenant, j'eus bientôt tant de commandes que je dûs travailler sans perdre une minute.Comment j'ai gagné de l'argent.Je m'aperçus sous peu que je gagnais de $30 à $35 par semaine rien qu'avec une clientèle purement locale à laquelle je vendais des chaussettes, des bas fantaisie pour le patinage des sous-vétements et des écharpes.Je me fis alors construire une petite masure attenant au côté de notre maison.Je m'y installais confortablement et je l'appelais ma petite fabrique.Là j'ai passé tout l'été à faire des chaussettes sans perdre un seul instant, car j'avais fait des contrats avec des boutiques dans diverses petites villes pour tant de paires de chaus-ettes chacune.Mes clients fournissaient la laine pour toutes les chaussettes que je tricotais.A la fin novembre je fis des Dallots de chaussettes prêtes pour la vente.J 'ai tricoté plus de 5000 paires de chaussettes.J'ai tricoté en tout 5000 paires de chaussettes avec un profit de 30 cents par paire-, ce qui s'élève à $1500.Avec ces $1500.que j'ai gagnées sans quitter la maison, nous achetons une belle ferme avec de bons bâtiments.Tout le monde me dit, "Cette machine a été votre bonne fée.Nous sommes maintenant confortablement installés dans notre nouveau logis.Ma mère commence aussi à savoir se Mlle Ella Holtz gagne $100 par mots en plus servir de la machine, et j'ai l'intention de lui en faire venir une.Il y a trois semaj nés nous avons acheté une machine à coudre, cette semaine nous avons acheté un nouveau fourneau Nous pouvons maintenant nous procurer, petit à .petit, tout ce que nous voulons-Je ne puis exprimer tout ce que la machine "Auto Knitter" a fait pour moi.Mlle Ella Holtz.Alberta.Vous pouvez, vous aussi, gagner de l'argent chez vous.Mlle Holtz vous à dit en ses propres termes ce qu'elle a accompli avec l'Auto Knitting.Son cas est exceptionnel, et ses gains au-dessus de la moyenne, U faut admettre, car elle possède une habileté plus qu'ordinaire, et qu'elle peut consacrer de très longues heures à son travail- Tout le monde ne peut avoir autant de succès, bien entendu, mais U y a dana toua les coins du pays des femmes et des hommes qui gagnent, au moyen de "l'Auto1 Knitter." des sommes variant selon leurs capacités et le temps qu'ils peuvent passer à la machine.Voici un exposé bref et clair de notre proposition La Compagnie Auto Knitter Hosiery ( Bonnet-terie Auto Knitter) s'engage à acheter, à un prix fixe et garanti, toutes Tes chaussettes d'un modèle donné que vous tricotez sur l'Auto Knitter, et lui envoyez.Les paiements sont prompts et se font par chèque.La Compagnie fournit la laine qui vous est envoyée après réception de chaque lot de chaussettes.H n'est pas nécessaire de savoir tricoter à la main.Des personnes inexpérimentées peuvent apprendre à tricoter nos chaussettes de laine, modèle "Olde Tyme" à l'aide de l'Auto Knitter.La machine vous arrive dans un ordre parfait, avec une chaussette commencée et un Livret d'Instructions qui rend tout parfaitement clair.Demandez les Informations gratis.Vous désirez naturellement avoir des détails sur cette merveilleuse petite machine qui a aidé Mlle Ella Holtz et toutes ces autres personnes à réaliser leurs rêves.Demandez immédiatement la brochure envoyée gratis par la Compagnie et lisez les témoignages d'autres possesseurs de l'Auto Knitter.Souvenez-vous que Mlle Holtz a agi sans perdre de temps.Vous êtes aujourd'hui dans la même position qu'elle.Voulez-vous suivre son exemple?Ecrivez votre nom et votre adresse plus bas, et envoyez le coupon à The Auto Knitter Hosiery (Canada) Co.Ltd.Dept.872.1870 Davenport Road, West Toronto.Ontario.19 (bp Mieux que Cnl Mains.Un tour de roue et 60 mailles unies, égales, parfaites, apparaissent! Soixante mailles ou même plus! Quand l'Auto Knitter entre en action c'est comme si vous aviez plusieurs familles de tricoteurs experts travaillant pour vous tous ensemble, machine, sans les accessoires, pèse dans les 20 livres et l'on peut facilement la fixer à n'importe quelle table ordinaire.Vous serez surpris de voir comment il est facile de s'en servir.Il n'est pas nécessaire d'avoir de l'expérience.Nous donnons des instructions complètes.L'Auto Knitter est au tricot ce que la machine à coudre est à la couture à la main, et le nettoyage par le vide à l'antique balai.Jeunes femmes aux idées progressives, demandez notre brochure.i C'est un devoir envers vous même.Auto Knitter Hosiery (Canada) Co., Ltd., i Dept.872, 1870 Davenport Road, West Toronto, Ontario I Pour Recevoir notre offre Libérale Détachez ce coupon tout de suite The Auto Knitter Hosiery (Canada) Co., Ltd.Dept.872, 1870 Davenport Road, West Toronto, Ontario.Veuillez m'envoyer toutes les informations relatives au moyen de gagner de l'argent à la maison avec l'Auto Knitter.Inclus un timbre de 3 cents pour frais de port.Il est bien entendu que cette demande ne m'engage à rien.Nom.Adresse.Ville.Province La Canadienne 2-23- La Canadienne, Février 1923 "Le meilleur traitement du teint est le plus simple Le Voici: La plupart des femmes se sont flattées, et se flattent tout spécialement de posséder une peau normale, différente peut-être de texture et en habilité à résister aux diverses conditions de la vie et de la température, mais normalement saine.Pour une peau comme celle-là, les plus hautes autorités s'accordent à dire que le meilleur traitement possible du teint est le plus simple,—le nettoyage au savon et à l'eau.Ce fait qui n'a rien de neuf, mais qui fait autorité, peut vous éviter maints ennuis et troubles et même la perte de l'excellent teint que vous avez aujourd'hui.Pour des milliers de femmes "la propreté au savon et à l'eau" veut dire "la propreté au savon Ivory et à l'eau".Comme tout bon médecin nous le dira, un savon, quels que soient les mérites qu'on lui attribue, ne peut faire pour votre peau qu'une chose, "la nettoyer sûrement".Ce sont là le devoir, l'avantage et le but du savon Ivory—"nettoyer sûrement".Depuis quarante-quatre ans, il ne prétend pas autre chose.Le savon Ivory doit nettoyer, parce qu'il mousse abondamment et se rince complètement et rapidement.Il doit nettoyer sûrement parce qu'il est fait avec les plus fins de purs ingrédients, mélangés de façon à donner un savon pur, doux, blanc et délicieusement parfumé—un savon qui fiotte.Quand vous achetez Ivory, on ne vous demande de payer que pour un savon pur, qui ne contient pas de mystères, qui ne promet pas d'effets magiques si ce n'est la magie d'une propreté rafraîchissante.PROCTER & GAMBLE.ivory soap FABRIQUE AUX ETABLISSEMENTS er/ PUR IL FLOTTE jYQgyj I PROCTER & (JAM JuHa.modèle des bonnes, est aussi intéressée que si la blouse lui apoirtenait au lieu d'appirtenir à Silly Jollyco.Son crêpe délicat est fané et déchiré.Silly a.'a/^ e"^_rn-ms avec un s ivon le son ch.ïix."Oh, et je l'avais prévenue, M1 Jam; Jollyco, miis ele n'i rien vou u enten Ire"."Je sais, Juii.'J.t vli liait Jollyco."Mlle Silly est uni île ces p;rsomes qui n'ipprenntnt que pir l'etpirieice.Peut-être qut la prochaine fois elle eoi- poiri Ivory.Alors elle n'iura pis à frotter et il ne se produira ni décoloration ni déchirure.L'équippe est renvoyée par 'une triple passe.Le professeur note cette reflexion: "La propreté du corps produit la vivacité des esprits".Eh bien, si Bobby continue à fuir le savon, nous ne savons pas comment il deviendra un fameux "Shortstop" même avec l'aide de son chien fidèle, Ulysses."Mais, Sally Jollyco", s'écrie Mlle Tippit, la nurse de la famille, "que fait ici Jcette dame Prowl?" "Voyons, Tippity, vous allez vous en aile tout de suite", réplique Sally."Madame Prow me dit que ce nouveau savon va me conserve belle." "Oh ma chérie, ma chérie, et après que je vous ai élevée avec tant de soin au savon Ivory, pardessus le marché".Pauvre Silly, elle passe une heure terrible, n'est-ce pas?.mais Mlle Tippit a raison, le savon ne conserve une personne belle qu'en la conservant propre.C'est ce que fait Ivory, et gentiment, aussi.Copyiithl Canada 1922.by Proctt, & C^-ibll Ca .HamtUo La Canadienne, Février IÇ2J J Vol.VI—No.5 La Canadienne Fit ner, ici ABONNEMENT.|2.00 par année, payable d'avance, pour te Canada et l'Empire Britannique.Le numéro, 20 cents.États-Unis.$3.00.Autres pays étrangers, $4.00 par année.Les remises peuvent être faites par mandat* poste, lettre recommandée, mandat-express ou chèque auquel on a ajouté le montant de l'échange.ATTENTION.Changement d'adresse.Nous changeons l'adresse d'un abonni à sa demande, mais il faut donner l'ancienne adresse en même temps que la aouvelle pour que le changement puisse être fait.Le Magazine du Canada Français Directeur: J.-L.K.-LAFLAMME Enregistrée au bureau de poste de Toronto.Ont., comme matière de seconde classe.Demande a été faite pour l'enregistrement de LA CANADIENNE comme matière de seconde classe au bureau de poste de Buffalo.N.Y.Marque déposée en 1919 au Ministère du Commerce et de l'Industrie.Ottawa.Ontario.Le magazine est publié le quinze de chaque mois par la Compagnie de Publication La Canadienne Limitée Montréal.de RENOUVELLEMENTS—Ne pas man uer de remplir le bulletin de renouvellement qui sera dans le numéro qui termine votre abonnement.Ce détail est important pour qu'il n'y ait pas d'in-terrjption dans le service du magazine.Le tirage étant limité au nombre des abonnés, les numéros antérieurs ne sont pas fournis.Ayez bien soin d écrire trèsluriblement votre (on et votre adresse en faisant votre remiae.Publicité et Abonnements C.P.R.Telegraph Bldg.4 rue de l'Hôpital.Montréal.Tel.Main 7046 SUCCURSALES New-York, 225 Fifth Avenue Philadelphie.Metropolitan Building Chicago.People's Gas Building Londres.Angleterre.16 Regent St.S.W.?ES amis de la France, dont nous so.imes, I ?passent en ce moment par une rude épreuve.^ 1 * g Nous sommes très loin déjà de cette époque ___?où les nations agissaient d'un commun ac- ?J cord, ostensiblement pour sauver de la destruction la république de Clemenceau mais, au fond, pour sauvegarder leurs propres intérêts et travailler à leur propre conservation.Et au Canada, où l'effort fait pour la défense des intérêts britanniques, proclamés solidaires des nôtres, a dépassé, au dire de plusieurs, les bornes de la prudence, on ne voit pas sans une certaine anxiété comme l'on a oublié vite ce qui a fait le sujet de toute la guerre aussi bien que les services rendus par la nation qui en a pratiquement porté tout le poids et en a certainement subi toutes les horreurs.L'occupation de la vallée de la Ruhr pour forcer l'Allemagne à réparer le tort qu'elle a fait, et qu'elle doit et peut réparer, a provoqué chez les ennemis de la France, et aussi chez ses égoïstes amis ce qui revient bien au même un débordement de critique à faire croire que c'est elle qui a voulu la gueft-e, que c'est elle qui a dévasté l'Allemagne, que c'est elle qui est sortie de la grande catastrophe avec tous les profits."Il est presque fashionnable, aujourd'hui, d'avoir des paroles amères à l'adresse de la France," dit l'ancien gouverneur du Kansas, un patriote américain qui a accompagné la Croix Rouge en France toute la durée du conflit.Cela nous console un peu de l'amertume de certains jugements prononcés dans quelques journaux américains à la suite des brutales déclarations de M.Lloyd George dans les quotidiens de M.Hearst.Mais, à côté de la presse hostile, il y a la pressesympathique.de beaucouP la plus nombreuse et la plus importante qui, avec le solide bon sens qui caractérise nos voisins, s'est de-, mandée ce que les Etats-Unis auraient fait à la place de la France et a répondu: "Nous aurions fait comme elle!" Plusieurs même ne se gênent pas pour attribuer à l'Oncle Sam, à cause de son inaction, la grosse part des responsabilités dans la crise actuelle.Pour nous qui n'entendons surtout que la voix, des idversaires, il ne sera pas sans intérêt de connaître ce qu'ont à dire ceux qui, sympathiques à la France durant la guerre, ne lui ont pas retiré cette sympathie pour le bénéfice de gros intérêts commerciaux ou pour le compte ¦les spéculateurs sur la dépréciation du mark.Hors d'Allemagne, dit le Literary Digest, on est à peu près unanime à concéder que la France n'excède pas les droits que lui a donnés le Traité de Versailles en saisissant des "garanties productives" dans la vallée de la Ruhr du moment que l'Allemagne a délibérément manqué à ses paiements de réparations.Et le Post Express de Rochester ajoute: "Si la France réussit à toucher ce lue l'Allemagne lui doit justement et légalement, les Américains qui croient encore que la justice est un principe fondamental dans l'univers, ne pourront que s'en réjouir." Et un autre, le Wall Street Journal,: "Les Français peuvent se féliciter d'avoir eu raison quand à peu près tout le reste du inonde avait tort," ce qui veut dire qu'en occupant la vallée de la Ruhr "les Français ont tout simplement tranché le noeud Gordien que les Allemands avaient réussi à nouer très savamment depuis qu'ils ont signé le Traité de Versailles." "Il est facile," comme le fait observer la News-Tribune de Duluth, "il est facile de dire que la France menace de plonger l'Europe dans une nouvelle guerre.N'em-Pêche que le citoyen sans opinion préconçue est d'avis REPARATIONS que la République Américaine, placée dans le même cas, ferait la même chose et ne manquerait pas d'argument pour justifier sa conduite " Une revue de faits est invoqée à l'appui de cette thèse."Depuis l'ère chrétienne la France, en moyenne une fois tous les cinquante ans, a été envahie par ses voisins de l'est.Ses frontières ont été franchies par des armées ennemies; son territoire a été ravagé, son peuple massacré; ses villes et ses villages ont été réduits en cendres.L'AMERIQUE HUMIDE La prohibition du vin Et de l'alco ! en Amérique Tente de s'exercer en vain.Elle est purement théorique.C'est ainsi qu'à Tia-Juana, Sur la frontière du Mexique, Moyennant finances, on a Ce qu'il faut pour qu'on s'intoxique.L'Américain aime le bar A présent autant que naguère; Témoin ce fait raconté par Un New-Yorkais pendant la guerre.?—Certain blessé, fort mal en point.D'une lente voix qui hésite, Dit : "Le pasteur ne peut il point Bientôt me faire une visite?." Et notre pasteur d'accourir Le soldat, dressé sur sa couche: "Bon vieillard, avant de mourir, Je voudrais que de votre bouche S'échappent les mots abondants Capables de calmer mes fièvres.Ne marmonnez pas dans vos dents; Ne priez pas du bout des lèvresl." Le digne homme, exprimant le suc De l'Evangile et de la B'ble, Cite saint Jean, saint Marc; saint Luc.Le jeune Américain, sensible A ses discouis.répète: "Encor!.Plus près prodiguez vos paroles!.Allez toujours!.Vous parlez d'or! Continuez les paraboles!." "Pour vos vertus, men cher enfant.Souffrez que je vous félicite.Du mal vous seiez triomphant Et vous guérirez au plus vite!." "Oh! ne me félicitez pas, Car j'en aurais l'âme confuse.Proteste le soldat tout bas: Je vous ai fait venir par ruse.Depuis des mois, veici ce qui Me navre: grâce aux morticoles.J'ai perdu l'odeur du whisky, Et j'aime sentir vos paroles!." HUGHES DELORME.m 5 "La dernière invasion n'a été arrêtée qu'au prix des plus terrifiants sacrifices en hommes et en argent.Les envahisseurs lui ont causé des torts qui se chiffrent dans les billions de dollars.Ils ont chargé la France d'une dette qui la ruinera dans cinq ans si on ne lui vient en aide.La France a gagné la guerre et exige que l'Allemagne paie ce que cela coûte pour la restauration de ses villes et de ses villages en ruines.L'Allemagne prétend qu'elle ne peut pas payer.La France riposte qu'elle le peut, et elle insiste, de plus, pour être protégée contre de nouvelles invasions.Elle se serait contentée d'un traité'avec l'Angleterre et les Etats-Unis.Cela lui a été refusé.A la place elle se propose d'occuper assez de territoire allemand pour que si une nouvelle guerre éclate, cette guerre se fasse, cette foie, sur le territoire allemand et non pas sur le sol de France."La France," continue l'écrivain, se trompe peut-être quand elle pense que l'Allemagne peut payer.Elle s'apercevra peut-être, c'est possible, qu'elle ne pourra pas percevoir les sommes qu'elle réclame.Elle verra peut-être aussi que pour dompter et organiser le territoire qu'elle occupe il lui en coûtera plus cher que ce qu'elle pourra en retirer.Il est possible qu'elle ne fasse o,u aggraver ses embarras, et qu'elle rende impossible la solution des problèmes intéressant l'Angleterre et les Etats-Unis, mais ceux qui, aux Etats-L'nis, la dénoncent pour son chauvinisme et son militarisme, seraient les premiers \ adopter la même ligne de conduite si le Minnessota était la France et si le Manitoba était l'Allemagne, et s'ils savaient que, deux fois par siècle, des forces ennemies envahiraient leur territoire pour venir chez eux semer la ruine, la désolation et la mort." "Qu'elle soit dans son droit, ou qu'elle ait tort," a déclaré l'ancien secrétaire Daniels, "la France a été provoquée de toutes les façons, et je doute qu'il existe au monde une autre nation qui, placée dans la même situation, eut patienté plus longtemps.Elle, a attendu quatre ans, taxant son peuple quatre fois plus que le peuple allemand n'a été taxé.Le défaut de l'Allemagne, aux yeux de la France, est voulu et calculé.C'est forte de cette conviction que la France a agi.Et il est bien plus à propos de nous demander: "Pourquoi les Etats-Lfnis n'ont-ils pris aucune mesure pour empêcher un conflit entre ces nations voisines?" Le secrétaire Daniels rappelle ensuite que l'attitude indécise, plutôt faible des Alliés, a porté l'Allemagne à toutes les audaces et lui a fait croire qu'elle pourrait impunément répudier toutes ses obligations envers la France.Cette dernière a tout essayé hormis la force.Elle doit aujourd'hui faire comprendre au peuple allemand où sont les vrais vainqueurs de la grande guerre et que la paLx qui a été signée à Versailles aurait pu tout aussi bien être signée à Berlin.On le voit bien aujourd'hui, la France n'a remporté la victoire que de nom seulement.Economiquement, la guerre l'a laissée aussi dépouillée que l'Allemagne avec, en plus, un vaste territoire dévasté et un grand district industriel pillé de ses machines et de son équipement.Sous ce rapport l'Allemagne n'a pas été touchée.Les observations qui précèdent sont de l'ancien gouverneur Allen qui terminait en disant: "Sans vouloir porter un jugement sur les mérites diplomatiques de son attitude actuelle, je crois qu'il est grand temps po r chacun de se rappeler ce qu'elle a souffert, de se rappeler que l'Allemagne est tenue de remplir tout ce qu'il lui est possible de remplir de ses obligations envers la France.Je crois, en outre, que c'est une belle occasion pour nous de nous souvenir avec gratitude de [a bravoure et du courage avec lesquels la France a défendu la cause de la civilisation qui faisait tout le sujet du conflit." A la liste de ces journaux et de ces hommes distingués nous pourrions ajouter d'autres noms exprimant toujours ce même courant sympathique qui n'a pas cessé de s'affirmer à l'égard de la France.Ceux que nous venons de donner suffiront.Nous devions bien ce dédommagement à ceux qui ont senti le doute les effleurer à la lecture de la seule presse de propagande.Quand à la situation elle-même, nous croyons avec tous les Français et tous ceux qui, de ce côté-ci de l'océan, ont porté les armes dans la guerre, qu'elle se résume à appliquer un mot qui est d'un grand ministre et d'un grand diplomate sous la royauté française: "Ils crient, donc ils paieront!" La Canadienne.Ftvrtir IQ3J !'/>«> tlur.c pelit pire! il m'a appele petit pere ! Des trésors de joie dorment en puissance dans les replis secrets des coeurs d'enfants Traduction d'une nouseUe it Ernest L Tkurtl— ( ///.par Wm.Van Dresser ) dans le People's Home Journal, août Reproduction avec permission des éditeur! 1922, N.Y.Traduction par Adilt Vincent.|UE SANSOME, c'était l'heure du dîner.Les maris des diverses familles, qui étaient rentrés de la ville par le train régulier de cinq heures trente, désertaient les vérandas pour entamer, par dessus les clôtures mitoyennes, des conversations avec les voisins ou pour répondre au son de la cloche ou à l'appel de leur épouse.Les retardataires du train local de six heures et quinze se hâtaient vers le logis.La brise légère leur apportait l'arôme des pâtisseries célèbres de madame Warner, le fumet appétissant du bifteck des Porter, et d'autres parfums tentants.Ces appâts aiguisaient leur faim et leur faisaient allonger le pas.Sur les vérandas, on apercevait seulement quelques femmes.L'une d'elles, en gracieuse et souple toilette d'été, était assise dans le hamac, sous le porche des Roberts.Evidemment, même pour des yeux masculins, elle était en visite.Près d'elle, dans une berceuse d'osier, Edward Roberts causait tranquillement, selon son habitude.Il jouissait parfaitement de la présence de sa belle-soeur, Pauline Andrews; malgré sa retenue, il ne déplaisait pas à celle-ci.Parce qu'elle n'était pas venue les voir depuis longtemps, il était rentré au foyer de bonne heure pour l'accueillir.I.AU BOUT de la rue, un nuage de poussière attira leur attention.En roulant rapidement vers eux, il suggérait l'approche d'un orage subit.Toutefois, il en sortait non du tonnerre, mais des huées, des cris et des défis.Quand il fut proche, les deux spectateurs de la véranda distinguèrent les figures de deux garçons de treize ans à peine; près d'eux, un caniche blanc et tout frisé, un grand chien noir au poil lisse sautaient, se bousculaient et luttaient à la course.Monsieur Roberts observa d'un air sérieux la petite bande qui s'avançait.Pauline sourit tendrement au souvenir de ses propres gamins, si audacieux et si entreprenants.Chez les Martins, à la porte voisine, l'orage éclata.Suivi d'une traînée blanche, Pite Martin sauta d'un bond par dessus la haie.Celle-ci portait d'ailleurs la trace évidente du fait que plusieurs fois déjà il avait dédaigné la barrière toute grande ouverte.D'un ton perçant, "Bonsoir, mon p'tit père!" cria-t-il tout en enjambant la pelouse.Il réussit pleinement à labourer les fleurs du parterre, d'un élan se cramponna à la rampe de la véranda, se haussa, passa par-dessus et tomba sur sa victime.Une lutte vive s'engagea.Les feuilles du journal volèrent aux environs, une chaise s'écroula; puis monsieur Martin se leva victorieux.Echevelé, la cravate de travers, il contempla son "espoir," tapi en sûreté dans le hamac de corde, et lui dit d'un ton rieur: "Voyons! mon fils, veux-tu bien être sage?" Cette comédie se répétait tous les soirs.Monsieur Roberts suivit ce débat animé avec un éton-nement détaché.Pauline Andrews l'étudiait, lui.Les coins de sa bouche prirent un contour drôle.Ensuite, comme d'un mutuel accord, leurs yeux se tournèrent vers la rue.Le centre du tourbillon s'avançait vers la barrière des Roberts comme un nuage qui s'amoindrit.Un chien et un garçon en surgirent, se roulant et se culbutant en une lutte haletante et palpitante pour la possession d'une petite crosse.La contestation se termina au moment où ils se précipitaient sur la barrière, l'ouvrant et la refermant avec un craquement significatif.Kent Roberts bondit, tenant la crosse bien haut dans l'air, la dérobant ainsi aux sauts désespérés de Bob.Mais, à l'instant, les yeux du chien découvrirent les placides occupants de la véranda et d'un jappement subit avertit le garçon.Kent jeta un regard rapide et perspicace et ses façons changèrent.Toute malice disparut de sa figure.Il lança la crosse sur son épaule et monta lentement le sentier, secouant d'une main le gros de la poussière, à la sourdine.Le chien trottait en avant.pENDANT l'instant que son fils prit à parvenir jus-qu'à lui, monsieur Roberts eut le temps d'admirer 'e changement subit qui était survenu dans les manières de son enfant.En un sens, il jouissait de ce qu'à sa seule vue Kent se fût tranquillisé et rangé.Et pourtant, la camaraderie rude et joviale des Martins l'avait étrangement remué.En père soigneux, il se demanda s'il connaissait réellement son fils, s'il comptait vraiment pour cet adolescent.Kent avait atteint les degrés du perron.Reconnaissant la visiteuse, il lui tendit les bras."Bonsoir, tante Pauline!" Il l'étreignit à La hâte, affectueusement, en petit garçon."Que n'avez-vous amené Jos et Albert?Oh! quel plaisir boeuf nous aurions eu!" "Je l'aurais bien désiré, Kent, mon cher." Le bras de la femme l'entoura."Tu sais, ils sont au camp pour l'été." "Chanceux! Mon Dieu, que j'aimerais ça, nager, faire des promenades, aller à la pêche, tout! Je me demande si jamais je pourrai y aller, moi!" S'arrachant, il partit."Eh bien! Kent, m'as-tu oublié?" dit monsieur Roberts gravement."Bonsoir, père!" dit sobrement le gamin, de la porte.Et il disparut.Dans le couloir, on entendit courir; puis ce fut le bruit de salutations cordiales, heureuses: "Bonsoir, chère maman! Le dîner est-il prêt?" Il s'ensuivit un léger bruissement.Pauline Andrews sentait presque l'ardeur de l'étreinte que la mère rendait dans la pénombre du couloir.Le dîner des Roberts suivit à peu près sa marche accoutumée, mais fut égayé un peu par la présence de l'hôte joyeuse et bienvenue.Monsieur Roberts parla un peu plus que d'habitude peut-être et Hermine, sa femme, le taquina gentiment, une teinte rare à ses joues.Il n'oublia pas de poser, comme d'habitude, une question ou deux à son fils, au sujet de ses occupations de la journée.Et, comme toujours, Kent répondit avec courtoisie et franchise, mais n'ajouta rien de son chef.T E DESSERT était servi.Par la fenêtre ouverte résonna le tapage d'une porte-moustiquaire, puis une descente précipitée des marches vers la pelouse.Ensuite, retentft le défi strident de Pite Martin: "Viens, vieux p'tit père! Je vais te battre au tennis.Viens-t'en! J'aiderai au sarclage quand je t'aurai battu." "Voilà où je t'y prends, mon fils.Tu ne me battra» pas!" La voix de Martin, père, s'approchait."Va chercher ma raquette et ces balles neuves que j'ai apportées ce soir, et je te le prouverai.Je vous prends à parti tous deux, toi et Kent aussi." Un sifflet pénétrant se fit entendre."Whoopee! Kent! Kent! Sors! Il faut battre petit père.Arrive donc!" Kent, embarrassé, tourna son regard suppliant vers sa mère.Il avala son verre de lait.Ensuite, avec une retenue héroïque, il continua de grignoter son gâteau.Il savait par expérience la sévérité du règlement de la maison; personne ne devait quitter la table avant que tous eussent terminé le repas.L'esprit encore appliqué à résoudre l'énigme qui s'obscurcissait, monsieur Roberts, pensif, regarda son fils; puis, comme pour s'excuser à demi, sa femme.Il s'étonna lui-même de s'entendre dire: "Je pense, Kent, si ta mère le veut bien, que nous te donnerons ton congé aussitôt que tu auras fini." #Le ciel était-il tombé?Le garçon fut abasourdi, mais seulement un instant.Ce que le destin accorde, il faut le prendre sans tarder.Un joyeux coup d'oeil d'intelligence à sa mère témoigna qu'il prenait pour acquis son consentement.Le reste du gâteau disparut en une bouchée.Dieu sait comment.Sans oublier sa formule rituelle "Excusez-moi, s'il vous plaît," il glissa de sa chaise et gagna tranquillement la porte.Puis il se retourna; "Merci, père" dit-il.Une fois dans le couloir, il partit à la course.On entendit cinq coups, et déjà il avait grimpé l'escalier.Il y eut une allée et venue au deuxième étage; puis, en quatre enjambées, il redescendit.Un instant après, la porte de la cuisine se ferma rudement et le seau d'eau dégringola du perron."Ya-ho-ou-ou-ou! Je m'en viens, Pite! Nous allons vous rosser, monsieur Martin." La bataille avait déjà commencé.TTN PEU plus tard, pendant que monsieur Roberts travaillait des mains le long des rangées de fèves dans son jardin, son esprit et ses yeux, faisant l'école buis-sonnière, suivaient la partie par delà la pelouse.C'était du sport de bon aloi, où le jeu de part et d'autre débordait de piquant, comme les reparties.Il suivit du regard, entre les manches, les trois joueurs réunis sur un banc, discutant et se taquinant, l'homme entourant de ses bras les épaules des deux jeunes.Méditatif, >' fit une longue promenade.Puis, sans avoir trouvé a son problème une solution satisfaisante pour son esprlt méthodique et réfléchi, il rentra, s'installa dans le salon et y demeura dans l'obscurité.Et là, sans le vouloir, il suivit une conversation.Kent et tante Paule étaient ensemble dans le hania* sur la véranda.Le garçon parlait." Pu'S, tante Paule, nous avons eu une partie de balle san» pareille Toute notre bande régulière c quelques-uns des hommes qui «ont arrives de bonne heure aujourd'hui y ont pris part.Ils sont amusants, vous savez, quand ils viennent jouer avec nous! Le p'tit père de Benjamin Pierre a essayé de lancer, mais il ne pouvait pas atteindre un pan de maison; après avoir permis au frappeur de prendre trois buts de suite par de mauvais lancers, il s'en alla au champ.Mais, bondance! Je t'assure qu'il frappa la balle pour de bon, quand il se mit à la batte.Et son père" à Peewee (ça, c'est monsieur Norris), c'était un cirque en raccourci.On mourait presque de rire! Et même le père de Billy Ware est venu servir d'arbitre.Oh.je." Tante Paule l'interrompit."Voyons!" dit-elle en riant, "qu'est-ce que tout cela que "petits pères," "son père" et père?Pourquoi ne pas tous les appeler du même nom?" "Ah! Vous savez bien, pourtant! Ces mots, ils n'ont pas tous le même sens." Le garçon parlait en hésitant."Allons! Allons! Je ne suis qu'une mère, moi.Dis-moi la différence." "Je ne." hésitant, "vous savez, un père?C'est un.eh bien! il n'est que père.Il a soin de vous et d'habitude vous faites ce qu'il dit.Il est bon, parfois, ou.ou de mauvaise humeur.Parfois vous ne pouvez pas lui parler.Vous., vous ne lui confiez pas les choses, vous savez.Et il ne s'arrange pas avec la marmaille."— "Son père?" Eh bien! il est d'arrangement et de plaisir; on l'admet dans la bande et on badine avec lui, mais.mais on ne le considère pas tout à fait autant."Ensuite, il y a petit père1." La voix du petit homme s'échauffa et s'affermit."C'est un père, vous savez, et il fait tout pour vous; mais c'est un vrai copain.Vous jouez avec lui et vous faites le fou avec lui; vous aimez sa compagnie.Vous lui racontez tout ce que vous dites à n'importe qui, et il comprend.Et vous êtes content de faire ce qu'il veut, et vous aspirez à lui ressembler en grandissant." r A-DESSUS, monsieur Roberts battit en une retraite silencieuse.C'était là la réponse à la question qui s'était posée comme si importante à son esprit.Maintenant, que ferait-il?Une ligne de conduite se traçait devant lui.Or, cjuand il s'était ouvert un sillon, c'était dans son caractère de le suivre jusqu'au bout.Si, les jours suivants, Kent constata chez son père un changement, ce ne fut que vaguement et par degrés.Peut-être le changement lui-même ne s'effectua que peu à peu.Mais, quelque temps après, le garçonnet s'aperçut qu'il se sentait plus à l'aise en la société de son père.Il se rendit compte qu'il lui parlait plus librement de ses faits et gestes et qu'il en recevait des manifestations H'intérêt réel, une sympathie vraiment amicale.Puis, il remarqua qu'on l'appelait souvent "fiston," en donnant à cette appellation une allure de camaraderie qui le réchauffait en quelque sorte.Il sentit grandir lentement les pousses de son affection pour cet homme réservé; mais, en vrai garçonnet, il avait honte de le laisser voir.Son père se mit à revenir à la maison deux soirs par semaine, par le train, que rarement il prenait, de six heures quarante-cinq.Il excusait son retard en plaidant des affaires urgentes.De plus, il rentrait en chaleurs et fatigué, bien que son apparence générale fût meilleure que d'habitude.Naturellement, son tardif retour dérangeait l'heure habituelle du souper et bouleversait la routine de la maison.Par instants, cette conduite surprenait sa femme.La surprise devint de l'étonnement quand son mari éluda habilement, sans y répondre, les remarques d'un voisin.Celui-ci s'arrêta un soir par affaires, disant qu'il le fallait bien, parce que monsieur Roberts quittait si souvent [e riureau de bonne heure! Mais, quand madame Morton, venue en visite, mentionna qu'elle avait vu monsieur Roberts descendre du train de quatre heures trente à Morris-ville, et cela à plusieurs reprises, l'étonnement se changea en une véritable curiosité.Hermine avait en son mari foi et grande confiance; mais, .parfois on veut savoir.Néanmoins, ses tentatives indirectes échouaient délicatement.Elle comprit qu'elle saurait tout, mais seulement quand le temps serai venu.Elle n'avait pas vécu avec son mari quinze ^ns pour rien.pI.USIEURS semaines après, Edward Roberts suivit son fils au terrain de lennis et, debout près des lignes latérales, regarda monsieur Martin jouer avec les jeunesses."Dommage que vous ne jouiez pas, Roberts!" lui dit son voisin, en s'arrêtant pour s'essuyer la tête."C'est d'excellent sPort, quand on ne l'exagère pas." "Je me demande si je ne pourrais pas risquer une manche.Quel effort il venait de faire pour rendre cette réponse dubitative! "Je.je pense que j'ai une raquette là-haut, quelque part." "Comment?J'ignorais M.Martin le toisa avec un véritable étonnement.Les deux gar-Ç'iis se regardèrent, comme s'il leur était venu tout à coup à l'esprit que le temps des.miracles n'était pas Pissé."Magnifique! Approchez! Vous et moi entreprendrons les jeunes." "J'y suis à l'instant," dit-il en se retournant et se hâtant vers l'intérieur de sa maison.Un instant après, sa " mnie l'aborda, pendant qu'il peinait à revêtir son ac-' "utrement."Je pense que je vais essayer un peu de ten-lui dit-il la figure un peu honteuse."Mais, Edward, tu n'es pas en état de te livrer à un 'rcice aussi violent." Tout ira bien, ma chère.J'ai pratiqué dernièrement." 'ndant qu'il parlait ainsi, madame Roberts se rappela, comme dans un éclair lumineux, que Morrisville est un centre favori pour le jeu de tennis et les amusements athlétiques.Elle le baisa et descendit l'escalier, en fredonnant une chansonnette.11 serait difficile d'exprimer exactement ce que les garçons pensèrent de l'aventure qui suivit.Roberts père joua en véritable artiste.A partir du premier instant, personne n'en pouvait douter.Et les autres ne jouèrent pas comme il faut, tant ils s'appliquaient à étudier le nouveau concurrent.Les farces, les échanges de taquineries badines, les critiques franches et enfantines des autres joueurs se turent immédiatement.La joute était tout pour eux.Puis, quand les deux pères eurent gagné, monsieur Martin regarda son partenaire avec un respect tout nouveau."Le croiriez-vous?Votre père en est un joueur, Kent! Pourquoi avoir gardé ce secret dans sa manche si longtemps?" dit Pite avec la franchise d'un camarade d'enfance."Oh! oh! Nous pouvons t'en montrer, je t'assure," répondit Kent avec fierté.Monsieur Roberts, entendant ce dialogue, sourit légèrement.Il sentit un bonheur intime à inscrire en secret sa première victoire dans son carnet mental.Après cela, il joua régulièrement.Il est vrai que ses efforts réels pour devenir libre et dégagé ne percèrent pas complètement la croûte de sa réserve; les interpellations vives recommencèrent bientôt.Mais elles n'atteignaient que ses voisins; rarement servit-il de cible aux flèches barbelées.Pendant ce temps, lentement il se rapprocha de son propre fils et de celui de son voisin.A U MOIS d'août, il créa une autre surprise.La chose frappa d'abord madame Roberts."Mine," commença-t-il un matin, "je songe que j'aimerais à passer environ une semaine dans un vrai bois.Je n'ai pas fait une seule excursion de pêche et de canotage depuis seize ans.Je pourrais bien amener Kent, aussi.Il soupire après une telle promenade, depuis longtemps." Sa femme n'était peut-être pas entièrement aveugle sur ce qui s'était passé dans l'esprit de son mari durant ces dernières semaines.Cependant, cela lui fit —elle n'osait se l'avouer—un peu mal, lui fit éprouver une vague sensation de malaise; jamais, auparavant, son mari n'avait suggéré de partir pour un voyage de repos sans elle.Elle avala donc une fois ou deux, avant de répondre gaiement: "Ce serait parfait pour vous deux.Kent sera enchanté." .Malgré cette assertion, le petit homme n'eut guère la sensation d'un enchantement.Son impression est difficile à décrire.Il sentit d'abord une joie débordante, folle.Puis, il sut que sa mère n'irait pas.Après cette découverte, ses émotions furent plutôt confuses, brouillées.Il désirait vivement cette aventure, mais—et c'était un gros mais—sa mère était son vrai camarade.Son père tenait encore pour lui, en une certaine mesure, d'un étranger.La crainte eut sans doute une part dans les préoccupations que lui causaient les semaines suivantes à passer avec ce père.\A AIS KENT, heureusement, éprouva une déception."J De camper ensemble impose soudain une intimité étroite.Cette soudaineté rendit la situation un peu difficile au début, mais Kent s'efforça loyalement de rencontrer son père à mi-chemin.Ils avaient leur tente à eux, près d'un campement.Le dîner se prenait avec le groupe des campeurs, dans une salle à manger en L'homme entourait de ses bras les épaules des deux jeunes garçons plein air.Pour les deux autres repas, ils s'approvisionnaient et cuisinaient eux-mêmes, riant de leurs méprises, mais tirant toujours quelque profit de leurs gaucheries.Le soir, ils se joignaient ordinairement aux autres autour d'un grand feu.Le garçon écoutait, les yeux grands, ouverts, les histoires de bûcherons.Une fois, on les invita, avec les autres, à visiter dans le voisinage le camp particulier de Robert Edwards, un riche et célèbre exploiteur de mines.Celui-ci les reçut royalement dans le grand vivoir de sa maison en bois équarri Durant la veillée, alors que tous étaient assis autour de la large cheminée en pierre, son père, à la surprise mais aussi à la joie du fils, raconta à deux reprises des histoires qui lui attirèrent des applaudissements nourris.Seulement, le fils ne pouvait deviner, même à demi, ce La Canadienne, Février IÇ2J 5 que coûtaient ces efforts.Ils tombèrent ensuite tous deux sous l'ensorcellement des bois.Ils parcoururent à pied les sentiers de la forêt.Ils canotèrent avec un guide et dormirent la nuit, enroulés dans des couvertures, à la belle étoile.Le matin, ils se plongeaient dans le lac.Ils entreprirent des excursions de pêche, remontant les cours d'eau, tantôt silencieux, tantôt enthousiastes.Ils se disputaient à propos de la qualité de leurs poissons et mesuraient leurs victimes de la tête à la queue.L'intimité croissante créée par ces amusements en commun commença à rapprocher le père et le fils.De temps en temps, Kent se surprenait en train d'ouvrir la chambre close où se cachaient les aspirations et les sentiments autour desquels un adolescent monte toujours la garde avec tant de jalousie.pUIS, sans avertissement, à la fin d'une journée radi-euse, vint une nuit terrible.Au crépuscule, un messager traversa le lac à l'aviron.Il apportait du Village voisin un télégramme, reçu par téléphone, disait-il, d'une gare de chemin de fer plus éloignée.Kent observa son père, quand celui-ci, dépliant la feuille jaune, la lut d'un coup d'oeil et pâlit subitement.Le garçon sentit son coeur s'affaisser, lorsqu'il vit l'homme se détourner pour parvenir à se maîtriser.Instinctivement, il s'approcha.Son père mit un bras autour de lui et lui parla d'une voix qu'il désespérait de rendre ferme malgré ses efforts."Ta mère n'est pas bien, Kent.Il faut partir immédiatement." " Le garçon tremblota; puis, se redressant, il fit appel à tout son courage."Il n'y a rien de plus grave, père?Dis-le moi." Pour répondre à la voix inquiète de son fils, le père, le tenant serré contre lui, tourna de son côté le télégramme pour rendre visible le contenu "M.Edward Roberts, Au Lac Long, camp de l'est."Revenez immédiatement.Mine très sérieusement blessée.P." A l'instant, il sembla au garçon que la terre s'était engloutie.Il chancela, et le sol parut tourbillonner devant ses yeux."Maman s'est fait bien mal.et mourra peut-être?Non, non! Cela ne se pouvait pas!" "Sois brave, mon fils." Nous devons nous empresser de la rejoindre.Nous veillerons, n'est-ce pas?à ce qu'elle devienne mieux! C'est évidemment ta tante Paule qui a expédié la dépêche; elle doit donc ttre encore là avec ta mère." AYANT télégraphié à Pauline Andrews qu'ils ac-couraient, ils commencèrent à plier bagage, dans un silence de mort.Peu après, ils traversèrent le lac rapidement en chaloupe, pour prendre le train de nuit, en dépit de sa lenteur.Vinrent ensuite des heures de détresse.Ils parlèrent peu.Le garçon, près de l'homme, sommeillait parfois; dans les intervalles, il essuyait les larmes qui perçaient malgré lui.L'homme, assis tout droit, envisagea froidement l'avenir, mais sentait vivement que son coeur et celui de l'enfant qui le frôlait battaient à l'unisson.Une fois, à une bifurcation, il essaya d'établir une communication téléphonique avec le foyer lointain; mais, avant que la ligne fût libre, son train repartit et la course continua.Vers midi, le lendemain, ils descendirent à la gare qui leur était si familière et se hâtèrent, à travers champs, de gagner la maison.Ils montèrent en courant l'allée poussiéreuse et entrèrent par la barrière.La façade de la maison était déserte, mais les fenêtres et les portes ouvertes.Ils commencèrent à escalader les marches du perron.Soudain, sur le seuil, apparut la forme d'une femme.Elle s'écria joyeuse en les apercevant: "Comment?Vous voilà?Mais pourquoi si vite?" C'était maman, en excellente condition, toute rose, qui s'apprêtait à les accueillir.H Tous deux s'élancèrent.Mais, instinctivement, Kent ralentit le pas et laissa son père enlacer le premier la petite femme la plus chère au monde.La voix de celui-ci était trop étouffée pour qu'il prononçât une seule parole.Le garçon, à son tour, la suffoqua presque.Elle, les fixait tous les deux, comme égarée."Comme c'est bon de vous retrouver! Et vous paraissez si contents de me revoir!" Et les deux voix questionnèrent en choeur: "Tu n'es pas blessée?" "Blessée?En ai-je l'air?De ma vie je ne me suis sentie mieux! J'ai goûté un vrai repos," ajouta-t-elle avec un sourire malin."Qu'est-ce qui vous fait penser ainsi?" En silence, Edward Roberts lui remit la dépêche chiffonnée.Elle la lut et la tint un moment, sans lever les yeux.Puis, elle posa sur son mari et sur son fils un long regard avant de laisser tomber sa tête sur l'épaule du mari.Qu'il fait donc bon de vivre, d'aimer et d'être aimé! pLUS tard, après qu'ils eurent considéré tous les aspects divers de la situation, madame Roberts exprima soudain une idée."Edward, il y a certainement un erreur.Ce doit être la femme ou la parente de quelqu'un?Il faut avertir sans délai le bureau de télégraphe.Qui sait ce qu'un retard peut entraîner pour ce quelqu'un?" Quand monsieur Roberts revint du bureau, il apportait un journal du soir.Vers l'heure du souper, lorsque sa femme eut, pour en finir, déclaré positivement qu'il (Suite sur la page ?o) 6 La Canadienne, Février 1923 L'Angleterre Telle Qu'elle Est Notes De Route Par Gustave Lanctot L'Hôpita Sainte Croix à Winchester fonde par le sous le règne d'Henri VI t de Beaufort ^51 jl .se.:-.IERCREDI Des lumières, très loin, dans la nuit, apparaissent: c'est la terre promise à notre espérance depuis six jours.Jeudi Ce matin, déjeuner à la hâte, les hommes, la figure dans les journaux, les femmes, le chapeau sur la tête, dans la fièvre de l'arrivée et le grincement des grues qui montent le bagage du fond de la cale.Liverpool, quais interminables, le long de la Mersey active, affairée, boueuse et sale.Sur Te débarcadère, un policeman, grand, correct, flegmatique, maintient, par sa seule présence, dans l'espace réservé, la foule des curieux et des parents qui attendent sans bruit, sans impatience.Ce petit tableau, c'est toute l'Angleterre, calme, forte et respectueuse de la loi.Le dernier passeport visé, nous touchons terre sur des quais de bois.Visite de la douane, rapide en ce pays du libre échange.Une seule question: alcool ou tabac?L:ne marque à la craie sur nos bagages et à la suite du facteur, nous voici dans le train qui, sous vapeur, attend de l'autre côté des hangars, pour nous conduire A Londres.Locomotive rouge et noire, dont les cuivres resplendissent, toute petite, la moitié des nôtres, elle fera tout de même du 45 milles à l'heure.Le wagon, à l'européenne, est à compartiments avec corridor sur le côté.Chaque compartiment a deux banquettes qui se font face, avec au-dessus des filets pour le bagage à main.Ici l'enregistrement n'existe pas: le facteur colle sur vos malles une étiquette, indiquant la destination, et les place dans le wagon aux bagages et tout est dit.Arrivé au terminus, vous allez vous-même avec les autres voyageurs au milieu de l'entassement des colis et des caisses, sur le quai, repêcher votre propriété.Vous l'indiquez à un facteur qui la porte à votre taxi.Le plus curieux de ce système sans contrôle, c'est qu'il ne se perd presque jamais rien, excepté parfois le temps et la belle humeur des étrangers.Les naturels du pays trouvent ce système parfait.JTiens.le train est parti, comme ça, sans choc, ni secousse.Cela vous change des trains canadiens, qui.moutons mettent des taches blanches au milieu de toute cette verdure.Un peu partout des maisons de pierre et plus souvent de brique, se profilent le long des chemins.Un petit village se groupe autour d'une église ancienne et massive.Toute cette campagne si verte et si verdoyante, fleurie de haies, ombragée d'arbres, est arrangée comme un tableau de Bonnington et agréable comme un jardin à l'anglaise.Ce n'est pas une campagne, vaste et rustique comme la nôtre, c'est une pelouse continuellement fraîche et printa-nière.Notre route longe ou traverse nombre de petites villes, uniformes et symétriques.Les maisons, toutes sont de brique, avec mur de brique entourant le minuscule parterre de devant et mur de brique entourant la petite cour d'arrière.Le parterre, de quelques pieds carrés, tient tout juste.quel-ques fleurs,une bandedegazon et une rangée de buis.Chaque rue allonge d'in-, terminables rangées de maisons absolument semblables de même forme, de même brique, d'une monotonie désespérante.Mais tout est propre méticuleusement: il n'y a pas une saleté dans la rue.Londres Brouhaha, cohue.Voyageurs, heureux parents qui se retrouvent, facteurs qui réclament un passage, appels de taxis, sifflets des agents, et chacun, à La vieille église à Bonchurch dans l'Ile de Wight qui un royaume indépendant Bromley College avec les cloîtres et ton régime étrange date de Charles en route, s'amusent à vous casser les reins par des arrêts et départs aussi brusques que brutaux.Le train anglais rouIe 6ans heurt: on y dort très bien avec les hauts dosser* capitonne*.(~)H! LE joli pays! Elle est ravissante, cette campagne anglaise! Les champs sont verts, d'un vert de pelouse au printemps, agréables à l'oeil comme une caresse de couleur.Pas de raides clôtures de broche, tristes et rectilignes, mais de jolies haies de terre, de pierres gazonnées, ou de petits arbrisseaux, piquées de fleurs sauvages.Et toutes ces haies coupent fa campagne en mille cases multiformes, au vert de mille nuances; un peu partout, des arbres isolés, en groupes, en rangs, ou n'importe comment.A travers le paysage, bordé d'arbres et de haies, courent de belles routes de macadam.Parfois de petites rivière* serpentent sous des saule* étètés; ou de long canaux étalent indéfiniment le ruban étroit de leur* eaux plates et blanche*, où glissent avec lenteur des barques peinturées aux quilles effilées.A de rares intervalles, de» troupeaux de vaches paissent l'herbe grasse des prairie*, mais de nombreux son tour, court vers la ville qui est là.T ONDRES.Ville énorme, im-mense, centre de la finance mondiale, où grouillent et s'agitent sept millions d'hommes.Ce qui nous frappe, au premier abord, c'est le calme de cette fourmilière et la raideur des choses! 11 n'y a, semble-t-il, ni pittoresque, ni beauté.Les maisons sont monotones et grises, avec des façades froides comme les visages qu'on rencontre.Cette ville formidable ne possède pas d'artère, centre de son activité et digne de son importance comme les boulevards de Paris ou le Ringstrasse de Vienne.Le Strand très affairé, cohue en marche, parait étroit et démodé; Bond Street appartient aux clients aristocratiques ou plutocratiques, et Regent Street est trop lion de la "city" des affaires.Cela explique peut-être, avec le flegme national en plus, qu'on ne prend pas contact avec Londres en un jour, comme on fait de Paris ou de New York.Au début la ville indiffère ou déplaît, surtout si on y descend un jour de bon brouillard jaune qui transforme le jour en nuit, ou un jour de pluie, de cette pluie londonnicnne qui tombe à tout propos et surtout à propos de rien.Même ie9 édifices publics manquent du je ne sais quoi qui fait le chef-d oeuvre et arrache subitement notre admiration.Pourtant la cathédrale de St.Paul déploie une grandeur imposante, une belle harmonie de* lignes; l'abbaye de Westminster, rappelle le* cathédrales gothiques; Whitehall profile l'élégance de son style Renaissance; mais est-ce le voisinage de la première, en plein quartier d'affaires; est-ce l'effritement de la pierre, noire de suie, de la seconde; e«t-ce la mauvaise situation de la troisième, je ne saurais dire; mais le touriste ne reçoit d'aucune cette claire impression d'art que vous donnent tant de monuments de l'Europe.Exception à faire pour le Parlement.Ce bel édifice de «tyle gothique, qui groupe tout un peuple de tours, de tourelles, de clocheton*, de toit* pointus et de câble», se dressant face à la Tamise, présente une masse archi- tecturale d'une grandeur remarquable et d'une riche décoration.C'est l'édifice parlementaire le plus imposant que j'aie vu, qui l'emporte sur la Chambre des Députés de Budapest, le Reichstag de Berlin et le Reichs- rath de Vienne.Londres est tout de même une fort belle ville: ce qui lui nuit, c'est qu'elle est trop grande, trop dispersée.Plus qu'ailleurs, il faut du temps pour la visiter, la connaître et se familiariser avec elle.A mesure qu'on la découvre, on vient à l'aimer mieux et à goûter mieux ses beautés, son charme et son confort, car c'est une ville multiple, maritime et terrienne, artistique et financière, savante et frivole, ville babélique et prodigieuse.(p'hisT d'abord la villi des parcs: nulle ville n'en compte autant, ni d'aussi beaux, ni d'aussi vastes.11 faut mentionner le fameux Hyde Park, dont le Rotten Row—symbole ou satire—est le rendez-vous des élégants: cavaliers, le matin, équipages, l'après-midi.11 est immense, ce pire; peuplé d'arbres, avec un petit lac, une prairie dans la ville.Pour le traverser en longueur, ainsi que le Kensington Park, qui lui est contigu, il faut une demi-heure de marche.Et de ces parcs, il y en a plusieurs; le Regent's Park avec Green Park qui ne époque était son jardin zoologique, le fait qu'un avec le M.James' Park.Le Clapham Common, dans la banlieue, est le plus grand de tous.Les plus petits sont trop nombreux pour les nommer.Les monuments intéressants abondent, dispersés aux quatre coins de la métropole.Le plus ancien, le plus riche de souvenirs historiques, c'est la Tour de Londres ou plutôt les tours, car elles sont plusieurs, réunies dans la même enceinte, portant des noms suggestifs: La Tour Blanche, la Tour Sanglante, etc.Avec l'enceinte crénelée qui les entoure, leurs tourelles à machicoulis, ponts-levis, et les gardes, "Beef-Eaters," en costume de l'époque, hauts-de-chausses rouges et pourpoints crevés, elles évoquent et rappellent tout un passé de combats, de force et de férocité.Au-dessus de ses murs, on sent planer le Moyen Age, ardent et aventureux, impitoyable et rude, religieux et fanatique, hardi et violent.Ic1 vécurent des rois bardés de fer, des reines coiffées du hennin; ici furent emprisonnés des évêques relelles et des barons conspirateurs.A cet endroit qu'on vous (Suite sur ta patt 32) ~a petite Nell et sm grn1r>!re quitwrsnt estt traverser une Angleterre qui n est plus lie bou tique La Canadienne, Février 1923 Il y a Deux Siècles par H.A.Dourliac pOODOODL Y a deux siècles, existait 0 x ?a" nul"^ro W de la rue de J ?la Barre, à Lille, une pieuse û A O maison ; "La Sainte et Noble 0 -,nnnn Famille de Lille" qui, sans flDDODD rivaliser avec Saint-Cyr, était conçue dans le même esprit et lui était même antérieure de quelques mois.( était en mars 1686 que "Louis, par la ^râce de Dieu, roi de France et de Savarre," avait octroyé des lettres patentes."A notre chère Amée Marie-Anne de Sepmeries, veuve de Noble homme Charles-Joseph de Bacquehem, seigneur de Baratte, qui, dans la vue d'être agréable 1 Dieu et utile au public, a fait choix ,l'une maison propre et suffisamment spacieuse pour y instruire et élever, parmi les vertus et les bonnes mœurs, une communauté de jeunes orphelines, nobles de père et de mère, déchus de biens." D'après le règlement, assez sévère, on devait en recevoir autant que les ressources y pourraient suffire "pour les élever dans la crainte de Dieu et dans la modeste civilité, à bien lire, escrire, compter, très bien apprendre la dentelle, coudre, re-sarcir, marquer et tout ce qui est propre pour être bonne économe ménagère." La première directrice ou régente fut "Noble demoiselle Marie de Noyelles" et, jusqu'à la Révolution, où la maison lut fermée par ordre des représentants du peuple Levasseur et Bentabole, il y passa 235 élèves dont plusieurs des familles de Noyelles, de Croix, du Chambge et de La Forge (un de leurs petits-neveux devait être le défenseur de Saint-Quentin en 1870).On était aux derniers et plus sombres jours du grand règne; le Roi Soleil, qui avait ébloui le monde avec un habit de douze millions, dans la prospérité, faisait fondre sa vaisselle d'or et d'argent à cette heure de détresse; et noblesse, clergé, magistrature, couvents, bourgeois, arti- sans, chacun suivait l'exemple royal en sacrifiant .superflu et nécessaire.La France était battue, envahie, affamée; on avait vu l'ambassadeur de Louis XIV attendre dans l'antichambre du Grand Pensionnaire de Hollande, le duc de Bourgogne pleurer en plein conseil sur les misères du peuple—Madame de Maintenon manger du pain bis et l'on ne songeait pas à faire de la galette Pourtant, dans la pieuse maison de la rue de la Barre, on tirait les Rois "par ordre." T E PRINCE Eugène était à Lille et, bien que réduite à un nombre restreint de pensionnaires (celles qui avaient encore des parents ayant cherché refuge moins précaire), Madame la Régente avait dû implorer pour son petit troupeau la pitié du vainqueur.Il s'était montré bon prince n'ayant pu oublier tout à fait qu'il était fils du comte de Soissons et petit-neveu de Mazarin.Il avait assuré la "Sainte et Noble Famille de Lille" de la protection impériale et avait même poussé la bienveillance jusqu'à y placer quelques orphelines parentes d'officiers de son armée.Madame la Régente se fût bien passée de cet honneur! mais les prières d'un vainqueur sont des ordres et force lui fut de s'incliner.Mais comment ces intruses allaient-elles être accueillies parla jeunesse, moins prudente et plus combative, et en particulier par les trois sœurs de La Forge dont l'esprit mordant était digne de celui des Mortemart.Filles d'un pauvre chevalier de Saint-Louis qui n'avait laissé à son Ml- que sa croix et son épée, leur part était encore plus mince et elles n'avaient pour tous biens qu'un nom sans tache, un délicieux minois, un cœur très haut.Ce fut à lui que fit appel Madame la Régente en leur représentant les calamités que la moindre épigramme ferait fondre sur la communauté, voire même sur la ville.—La langue des femmes fait souvent plus de mal que les armes des hommes, que chacune y pense et fasse oraison quand elle craindra de succomber à la tentation.Ces demoiselles l'écoutèrent avec componction et promirent de se comporter selon son commandement.'A quoi bon l'impertinence quand on a la politesse?" Elles en accablaient les lourdes Allemandes, incapables de deviner la raillerie cachée sous les formes les plus courtoises et les égards les plus exagérés, toujours précédés de cette formule: —Selon les ordres de Madame la Régente et souvent accompagnés de cette excuse: —Je vous demande la permission de faire oraison.qui faisait la joie des fines mouches et ne compromettait personne.Madame la Régente essayait bien de faire les gros yeux, mais elle était trop bonne Française pour ne pas sourire puis ces pauvres petites—sans nouvelles de leur frère, cornette au régiment de Flandres, depuis Oudenarde et Malpla-quet—étaient bien excusables de donner quelques coups de bec affilé dans l'outre gonflée de vanité teutonne d'autant que cette dernière y trouvait son compte! et la jeune baronne de Hauhenstoffen, elle-même, dont la morgue et l'arrogance dépassaient toute imagination, déclarait du haut de ses quarante quartiers: —Ces Françaises sont vraiment aimables et savent rendre à chacun ce qui lui est dû.Et son frère renchérissait.Propre neveu du gouverneur de la place, il était administrateur des biens de la Communauté et avait établi sa résidenct-dans le voisinage, ce qui lui était fort commode pour venir visiter sa soeur et offrir la collation à ces dames.Ces infractions au règlement dont un article disait: "A partir de douze ans, les jeunes demoiselles allant se divertir dans leurs familles seront accompagnées d'une personne prudente pour les retenir dans la modestie ." étaient loin d'être du goût de Madamr la Régente, mais allez donc opposer "un chiffon de papier" au bon plaisir tudes-que! et elle devait se borner à prier le-Saints Anges de protéger de leurs aile-ses blanches colombes et d'écarter l'esprir satanique des trois petites de La Forg< qui, tout en lui faisant la révérence, s œil inquiet, il remonta jusqu'au bureau restant, puis revint jusqu'au portail, avec les signes évidents d'une vive contrariété.C'était plus que du dépit, de l'effroi.—Que fait-il?murmura Barnabe, n'osant pas se retourner sers la fenêtre.—Il cherche, répondit Madeleine, ce que j'ai U dans ma main.—Preuve que ça peut le compromettre! Ah! jarnigoi! nous le tenons! Au bout de quelques minutes, Gandoin se calma, réfléchit.Dans cette vaste cour, c'est un va-et-vient continuel de piétons et de voitures.Le fer humide d'une roue, la semelle boueus sant avait probablement en velopps- L'adresse se trouve D'ailleurs, qui la lirait?Un un ir avait sion I 11 filets de banque, cette conclu-: oublier le reste.Non-Pas Nettes Ni Belles— Ni Sûres— Ces Dents Recouvertes de Pellicule Cessez d'employer Les mots "Br Les dents .écrit un expert fameux.Engagez Les gens à se "nettoyer Les dents ce qui est une chose très différente ' La plupart des gens savent cela.Il» ont toujours brossé Leurs dents deux fois par jour Cependant, ils n'ont souvent n ont pas échappe aux troubles dentaires.Aujourd'hui des milliers de personnes vraiment leurs dents en suivant nouvelle, et Les dents plus l'autre l'enlevé sans frottage Des au ton tés compétentes ont ; l'efficacité de ces méthorim.C'est alors qu'on a inventé une pâte Hmnfnce.typo-nouveau, d' après Les recherches Tlocteme-i.Et l'on y a incorporé ces combattants de La prilinile Cette pâte s appelle Pepsodent.ex les meilleurs dentistes en ivi i imma ncienc l'emploi dans tout l'univers.Et les t ps è vovan es de ^iicquc zBcuante Gonantés, l'emploient mus es ours.sur nous voyons attestent un des résultats obtenus.Ils combattent la pellicule Une prllinilr visqueuse se forme constamment sur vos dents.V ous pouvez La sentir à l'instant- Elle colle aux dents, s insinue dans les m un suces et y demeure.Les vieilles méthodes de brossage étaient impuissantes a La comoattre.Tant il restait de pellicule pour noircir 1 et menacer de L La pellicule absorbe les taches, ce qui brunit les dents.Elle retient des particules d'aliments qui fermentent et for-ment des acides, lassl tient les acides en contact avec les dents ce qui provoque la cane.Les microbes s y développent par millions.Avec le tartre, ils sont la principale de la Pyorrbée.C'est ainsi que la plupart des troubles dentaires sont attribués à la pellicule.Avec les vieilles méthodes, ces troubles n allaient qu en augmentant.Bien peu de gens leur échappaient.On voyait alors moins de belles dentsqu aujourd'hui.Nouvelles Méthodes du jour La science dentaire, après de 'longues recherches, a trouvé les moyens de comoattre cette pellicule.L un coagule la pellicule.Deux Deux autres effets sont presou lu importants.Pepsodent m ni tip lie l alcalinité de La salive.U est Là pour neutraliser Les acides de la bouche cause» de La cane des dents.H multiplie le digestif amidonne de La salive.Il active La digestion des dépots amidonnes faits sur .es dents qui.autrement, lamenteraient : des acides.réduisaient piutôt ces propriétés.Source de Délices Les effets de Pepsodent sont rapide» et n essai de quelqasBS ours d'autres, une ère nouvelle pour le nettoyage des dents.Envoyée le coupon pour un tube de 10 tours.Notez comoten vous vous senrez '.es ienoj nettes après en avoir usé.Remarquez l'absence de La peilicute va.queuse.Voyez comme vos ients blanchissent à mesure que disparaissent les couches de pédicules.Jugez alors d après ce que vous voyez, et sentez combacn vos proches en ont besoin.Découpez e coupon maintenanc tube gratuit de dis jours THE PEPSCDENT COMPAS'' Dept.â9»iv 191 Geurg*.se tqojoco.Ont.VUsaisIssM vSaWssttfat* «s» T«tM 4m P»» 1 ¦ Es»— fmm am mtm 4m mp.o> d une pousnire plut ou moin» gmeifev ce iuufe-reufe.RrvAwiinui-nuc ua.;uefLi.nt p«u e* a^ «uivis dcoCjtte* dans le moovie entier.Un ttui cute par famille 22 La Canadienne, Février iç2j "Les hommes le savaient, mais pas elle" E T ce qui est bien pis, c'est que le sujet était si délicat à aborder que même ses amis les plus intimes n'osaient pas lui en parler.C'était une des choses que les gens, d'ordinaire, évitent dans la conversation bien que, pour la personne mise ainsi à désavantage, c'aurait été un véritable bienfait que d'en être informée.L'Halitosis n'est pas un sujet agréable, peut-être, mais combien, combien de gens, hommes et femmes, en sont atteints et en souffrent dans leurs relations de société ou d'affaires.L'Halitosis est le terme scientifique qui désigne une mauvaise haleine, une affection dont des milliers de personnes sont atteintes et ordinairement sans s'en apercevoir.Ce qu'il y a de trompeur dans l'halito-sis, c'est que rarement vous pouvez savoir par vous-mêmes si votre ha- leine est bonne ou non.Vous ne pouvez pas le découvrir, mais vos amis le peuvent—et très vite.La plupart des cas d'halitosis sont temporaires et se guérissent rapidement par un usage régulier de Listerine comme désinfectant de la bouche et gargarisme.Ce liquide antiseptique bien connu possède des propriétés déodorisantes idéales pour combattre l'Halitosis.La Listerine arrête la fermentation dans la bouche et laisse l'haleine douce, fraîche et propre.Votre pharmacien vous procurera de la Listerine.Il en vend des masses.Elle a une douzaine d'emplois différents comme antiseptique certain et a forcé la confiance pendant un demi-siècle.Lisez la brochure intéressante qui est jointe à chaque bouteille.—Lambert Pharmacol Co., Toronto, Canada.Pour l'Halitosis Faites usage de Listerine WEAR-EVER ALUMINUM TRADEMARK F.bngM M C»n»d« Remplacez Us ustensiles fui t'usent p(f des ustensiles "Wear-Ever" Comme toutes es bonnet ménagères le ea-pour conserver l'arôme de la viande et garantir qu'elle tendre, il est nécesalre de la frire lentement.Une'poêle à frire "Wear-Ever" est meilleure que toute autre—de fait, c'est la poêle idéale—pour obtenir ce résultat.Une fois que U poêle est bien chauffée, on peut diminuer le feu à un minimum qui suffira pour frire lentement et complètement.Une poêle à frire "Wear-Ever" durera toute votre vie.Demande, |a véritable "Wear-Ever".Le Serment de Madeleine (Suite de la page 21) Northern Aluminum Co., Ltd , Wear-Ever" Ceux qui le guettaient le virent donc disparaître, et cette fois sans retour.Lorsqu'il en fut convaincu, Barnabe dit à la veuve de Jean Michaud: —Voici le moment d'agir! .et sans changer mon plan bien au contraire! Allons à la poste restante! Madeleine ne l'avait pas entendu.Immobile et pensive, le regard fixé sur l'adresse de l'enveloppe, elle mururrait: —Il me semble que je connais cette écriture! XXI.JE PLAN de Barnabe était des plus simples, mais des plus ingénieux.Se présenter au guichet de la poste restante, et dire poliment à l'employé: —Vous venez de remettre une lettre chargée à M.Gandoin Apprenez-moi, s'il vous plaît, le nom de la personne qui lui envoie de l'argent.Vous n'avez qu'à regarder sur le livre.Et la chose présentait d'autant moins de difficultés, que, maintenant, on avait l'enveloppe.Il ignorait, ce pauvre Barnabe, que la poste garde les secrets qu'on lui confie, ni plus ni moins que le confessionnal.Ce ne fut pas sans peine qu'on le lui fit comprendre.Il voulut que Madeleine insistât à son tour.Dans sa croyance naïve, est-ce qu'on refuserait un si mince renseignement à la bourgeoise! La réponse, hélas! fut la même: Impossible! Vainement on tenta d'en appeler au directeur général.Il n'en aurait pas le droit, à moins d'un ordre émanant du parquet.Barnabe se retira l'oreille basse.—Eh bien, fit-il, nous voilà bien avancés! Cré guignon! Mais les derniers mots de l'employé n'avaient pas été perdus pour Madeleine.—L'enveloppe porte le timbre de Nancy, dit-elle.Je vais l'envoyer à Me Raynal, et lui tout écrire.Il obtiendra des magistrats l'autorisation nécessaire.La lettre partit le même soir.Le même soir aussi, Madeleine et son fils s'en retournèrent à Mulhouse.Elle avait indiqué au jeune avocat les villes intermédiaires dans lesquelles, en cas d'urgence, il devrait lui répondre, ajoutant que, vers le milieu de la semaine suivante, elle irait savoir de vive voix ce qu'il avait fait, lui donner des explications plus complètes.Aucune réponse n'était encore arrivée lorsque, le soir du huitième jour, Martin fit son entrée troimphale dans le chef-lieu du department des Vosges.La veuve de Jean Michaud courut immédiatement chez Me Raynal.—Je vous attendais, dit-il après un cordial accueil; et, comme vous allez le voir, je n'ai pas perdu mon temps.Voici la fameuse enveloppe vous pouvez la reprendre elle nous est devenue inutile.—Inutile! fit Madeleine; mais on vous a donc refusé aussi?—Non, interrompit-il, la lettre avait été déposée, déclarée par un M.Raimbaut, demeurant rue Saint-Dizier, numéro 97, à Nancy.-—Eh bien?—Pas de Raimbaut dans cette maison.C'était une fausse adresse, un faux nom.Trois personnes à Nancy le portent, et qui sont trop honorables pour être soupçonnées.D ailleurs, le buraliste ne les a pas reconnues.—Il avait donc remarqué l'expéditeur.—Vaguement.Un homme de haute taille, a-t-il dit.C'était le soir et dans un bureau mal éclairé.Le prétendu Raimbaut avait le collet de son paletot relevé, un chapeau à larges bords rabattu sur ses yeux.A peine lui voyait-on le visage.—Mais alors comment le buraliste a-t-il pu déclarer que ce n'était aucun de ceux qu'on lui présentait?—Ils sont petits.Des vieillards.Or, l'inconnu était grand, l'inconnu était jeune.Madeleine eut un geste de découragement.—Encore un espoir avorté! dit elle.—Attendez donc! reprit l'avocat.La justice, autant que nous, veut découvrir la vérité.Tous les bureaux de poste des departments circonvoisins ont reçu pour consigne, dès qu'ils enregistreront une nouvelle lettre chargée à l'adresse de Gandoin, de remarquer l'expéditeur et d'en aviser aussitôt la direction générale A Paris, la lettre sera saisie, le destinataire arrêté.Patiencel Le chiffre du dernier envoi, deux mille francs, se trouvait mentionné sur la su».cription de l'enveloppe aux cinq cachets Madeleine le fit observer à Me Raynal: —Une grosse somme, dit-elle; il en aura peut-être pour longtemps! —Qui sait! répliqua-t-il; c'est un joueui et nous avons déjà de ses nouvelles.Oh ! oh! maintenant l'œil de la police ne le quittera plus.U est à Hambourg, gagnant, perdant.Faites des vœux pour qu'il soit décavé, nous ne tarderons pas à le revoir.A bientôt, Madeleine! Je vous tiendrai au courant.Vous restez quelques jours à Epinal, n'est-ce pas?—Oui, répondit la veuve, mais nous devons d'abord aller à Vittel.C'est après-demain l'anniversaire de mon pauvre Jean! Il compte sur notre visite à tous les trois.J'irai chercher ma fille.—A propos! fit Raynal, Labarthe a quelques communications à vous adresser relativement à sa tutelle sans doute.Il m'a fait demander ce matin où l'on pourrait vous écrire J'allais lui répondre .mais c'est inutile maintenant, puisqu'il vous verra.Embrassez de ma part ma mie Jeannette! —Ah ! soupira la mère, voilà bien longtemps qu'elle nous manque! Et pas possible de partir avant demain matin! ni voiture, ni train de nuit! Elle se retirait.Raynal, avec attendrissement, lui serra la main: —Brave cœur! dit-il, pauvre femme! quelle volonté! que de fatigues! L'épuisement se lit sur vos traits Votre main brûle la fièvre!.Oh! c'est trop! —Bah! conclut-elle avec un sourire, quandnous aurons réussi, jemereposerai! T~\ANS certaines contrées, en dehors des grandes lignes de chemins de fer, les voyages sont plus longs que par le passé.Autrefois, d'Epinal à Vittel, la patache nous conduisait, tant bien que mal, mais directement.Il faut, aujourd'hui, pour franchir ces quinze lieues, prendre le train jusqu'à Charmes; puis deux omnibus: le premier ne va que jusqu'à Mirecourt.Pendant la saison des bains, ce service de correspondances est bien organisé, assez rapide.Mais le reste de l'année, c'est à n en plus finir.Madeleine, partie à huit heures du matin, n'arriva que vers cinq heures du soir.Ce ne fut pas sans quelque surprise qu'elle trouva sa maison ouverte, occupée par un locataire.A LORS seulement, le souvenir lui re-** vint que Labarthe, en sa qualité de tuteur, avait proposé, conseillé cette loca-tion, le jour du dernier adieu de la pauvre mère à sa fille.Puisque le chalet resterait vide, n'était-il pas raisonnable d'en tirer un revenu?Elle avait donné carte blanche au notaire, et sans doute, une occasion s'était présentée.Cette communication, annoncée par Raynal à Madeleine, devait avoir pour but de l'en avertir.R|en de plus simple; mais cependant son cœur se serra.Jean lui-même avait bâti ' maison.C'était là qu'il était mort, u que les enfants avaient grandi, là, qu avant les revers, tant de jours heureui s'étaient écoulés! Un profond soupir s'exhala des lèvre» de la veuve.Des larmes mouillèrent se» yeux.Elle ne voulut pas même savoir qui maintenant habitait sa demeure et, sans faire acte de présence, elle rétrograda vers l'auberge.t Mais, sur le seuil, une voix l'arrêta.—Où donc allez-vous, madame Michaud?Ce n'est pas là qu'il vous faut demander un asile.En se retournant, Madeleine avait reconnu Mathurine, l'ancienne servant d'Anselme.C'était une bonne et digne femme.En mainte occasion, elle avait « preuve de sympathes envers la lamn de l'accusé, protestant de son innocenc Elle en était convaincue.—Ne vous souvient-il plus, Pour9ll'*nï> elle, que vous avez ici une autre nwl*V, —Quelle maison?fit la veuve étonn^ —Eh! répliqua Mathurine, celle défunt mon maître Oh! vous avez t>ea (Suite sur la page 24) L'Infirmière Canadienne-Française par Cécile Paradis LnKSyU'éclatât en 1854 la guerre de Crimée, une femme se rendit sur le champ de bataille, et la première se dévoua au service des blessés.Par la beauté de son dévouement durant les nuits d'angoisse, par la force de son exemple, elle créa un service volontaire et international qui devint plus tard la "Croix rouge;" on s'enrôla dans ce nouveau régiment féminin pour combattre la souffrance physique, pour lutter contre notre pire ennemi la maladie.En ce siècle de luxe et de confort le dévouement se fait rare, la pensée se porte vers un but et non plus vers un idéal, elle tient au résultat pratique, au maximun de bénifice pour un minimun d'efforts; l'amicale sollicitude, la sympathie discrète, deviennent choses du passé.L'égoïsme est maître, et c'est le règne du mufle! Mais au milieu de tout cela l'oeuvre de Florence Nightingale se continue; fidèle au leçons reçues, aux devoirs de son ordre m détache l'infirmière immuable et sereine, toujours elle reste "The lady with the lamp." L'infirmière canadienne française, celle de notre pays, celle de notre race, ne faiblit pas à la tâche; c'est une héroïne que n'illustre pas un combat éclatant contre un ennemi connu, non, elle fait une lutte qui n'a pas de retentissement, l'ennemi est caché quoiqu'à deux pas, et il fait une guerre d'embuscades.L'infirmière lui oppose son intelligence, sa présence active, son cou- on proteste, on se plaint, on parle de salaire trop élevé, on l'accuse de parcimonie, d'avarice morale même; et pourtant ce n'est qu'un être humain—cette femme—on l'oublie trop facilement, on manque à son égard de générosité; et combien d'entre nous pourraient remplir sa tâche?car si beaucoup sont appelées dans cet ordre austère bien peu possèdent les formidables qualités requises et font les trois années de noviciat la grande majorité étudie à peine six mois et bien souvent quitte l'hôpital avant ce temps.Deux associations canadiennes françaises se sont formées à Montreal.Les objets de ces associations sont! de créer un corps d'infirmières possédant une formation et une compétence complètes pour soigner les malades; de procurer à celles qui possèdent cette formation et cette compétence, les moyens de se faire connaître du public, ainsi que de favoriser l'efficacité, l'utilité et le bien-être des infirmières en général.Toute personne qui, n'étant pas membre régulièrement de I association, prend ce titre ou s'en sert ou agit délibérément de manière à créer faussement l'impression qu'elle est régulièrement membre de l'association, est passible d'une amende, n'excédant pas la somme de cinquante piastres pour chaque fois qu'elle usurpe ce titre ou agit de la sorte, et recouvrable par l'association et à son profit.Comme nous pouvons le constater tout est bien ordonné.Et ces as- rage et son inlassable dévouement.Elle l'affronte souvent au risque de sa vie, non dans un moment d'exaltation mais pour une lutte quotidienne et obscure, et c'est la plus belle forme de l'héroïsme, elle ne trouve pas sa récompense dans la gloire mais dans la guérison de la souffrance qu'on lui a confiée.Sur ce champs de carnage qu'est la douleur humaine elle se penche avec une profonde pitié; à chaque instant vigilante et fidèle, elle panse les plaies, et quelles plaies! elle console, elle réconforte, elle rassure.Rien ne la rebute, rien ne la répugne, devoirs pénibles, ingratitude des patients, injustice des profanes; car on les attaque avec aigreur et violence, la petite croix rouge qui orne leur coiffe blanche, cet emblème de toutes les charités, a pu être quelques fois à mauvaise enseigne; l'humanité n'est que faiblesse si des oiseaux de passage frivoles et inconscients créèrent par leur présence un moment de désarroi et donnèrent raison à certaines critiques, ce ne fut que momentané et l'homogénéité de cet admirable milieu, son intégrité n'en furent pas amoindries et tout est maintenant rentré dans l'ordre.Nous savons quelle solide formation reîoit l'infirmière avant d'avoir le droit de porter ce titre.Trois ans durant elle est attachée à un hôpital sous la surveillance d'infirmières diplômées, les cours lui sont donnés avec régularité, la pratique est continuelle, les examens sont sévères; après ce stage elle eat prête a remplir la mission qu'on va lui confier, elle a donné ses preuves, son caractère est trempé, ses connaissances sur le métier sont complètes.Et c'est maintenant que la vraie bataille s'engage; on lui demande tout, on lui accorde si peu, heures supplémentaires (car la journée de huit heures ne compte pas pour elle) travail difficile dangereux, dans des conditions pénibles; si elle a une faiblesse, un moment de lassitude, la confiance accordée s'inquiète, sociations se portent garant de notre confiance.En 1914 l'infirmière canadienne partit avec nos régiments et, durant les quatre années qui suivirent, jour et nuit elle resta au chevet de nos soldats; elle fut la mère, elle fut la soeur, elle fut la confidente.Ils lui confièrent leurs grands espoirs malgré la vie qui s'éteignait.Ils moururent pendant qu'elle leur parlait du pays lointain croyant le revoir bientôt.Elle consola de vivre les grands blessés qui n'espéraient plus; et combien furent guéris par ses soins de tous les instants, par sa promptitude à exécuter l'ordre du médecin, par son énergie morale, et ses conseils virils.Il ne faut pas la séparer de la gloire qui rejaillit sur nos héros, comme eux, elle a mérité de la patrie.On ignore trop toutes ces choses dans le grand public, par indifférence d'abord, par malveillance trop souvent, et c'est bien injuste; cet état d'esprit n'a pas sa raison d'être rien ne le motive.Si des détracteurs ignorants et maladroits attaquèrent cette femme admirable c'est qu ils n'ont jamais connu la vraie infirmière, celle qui mérite ce titre et qui le porte si bien.Hélas il y eu souvent fraude et usurpation, mais sachons discerner et sachons rendre justice.Songeons au jour prochain où la maladie viendra.Heureux serons-nous de l'avoir à nos côtés; et c'est alors que nous comprendrons de quelles ridicules gratifications on la rémunère.L'infirmière anglaise demande 6, 7, 8 dollars par jour suivant les cas et ne donne pas plus que douze heures.L'Américaine a la journée de huit heures.La Canadienne obtient avec difficulté 5 dollars pour quinze, seize heures et on les lui accorde avec une malveillance qui est presqu'un reproche.Ca n'est pas à notre honneur et prouve mal en notre faveur.La cherté de la vie, l'achat du costume, qui doit se renouveler souvent, les mois (Suilr sur la page 24) La~ Canadienne, Février IÇ2J 23 "Je ne consentirai jamais aux Cheveux Gris." LES CHEVEUX GRIS ne conviennent qu'à la vieUlease-l Les mèches d'argent de la grand'mère encadrent bien une figure ridée et .mûrie par lea années.Mai?pourquoi une jeune femme permet trait-elle prématurément aux cheveux gris de poser le sceau de vieillesse sur son front.L'opinion moderne justifie la restauration des cheveux gris décolorés ou blanchis dans leur nuance et leur splendeur primitives au moyen de BROWNATONE "La Teinture pour lesCaieTeux qui est Sûre" TOUTE nuance de brun ou de noir peut être rapidement obtenue à la maison.Brownatone.garantie inoffensive, ne s'enlèvera ni ne se lavera.Chez tous les marchands, ou directement, 50 sous et 11.50.Bouteille d'essai envoyée directement pour 10 cents."the kenton pharmacal company" Dept.C • Windsor.Ont.Les années Ecoulées Entre la Première Waltham et la Vôtre IL entre dans l'achat d'une montre Waltham un degré d'assurance qui excède en importance toute prétention au sujet de sa perfection mécanique ou son habileté à vous être fidèle et à tenir le temps.C'est que l'organisation qui est derrière votre Waltham a accumulé près d'un siècle d'expérience et de renom entre le jour où elle a fabriqué la première Waltham et celui où elle a fabriqué la vôtre.N'importe quel bijoutier de réputation pourra vous faire voir une montre Waltham répondant à ce qu'il vous faut.waltham watch company ltd.montreal S42 B-"A" ColtnUl-Ctdrtn ««c chiffres d'or en reiief, bottier «¦•'.Moutement "MAStmus" S265 MoxMmt-nl "RtvtTSids" S17S.WALTHAM LA MONTRE SCIENTIFIQUEMENT CONSTRUITE La Canadienne-, Février 1023 Faites ut\ essai Achetez un paquet de SALADA et voyez si ce n'est pas le thé le plus délicieux, que vous ayez jamais goûté.347f "C'est l'opinion de la plupart des Amateurs de Thé' ' Si Mme O'Leary avait Employé un Eveready le grand incendie de Chicago n'aurait pas eu lieu.Si Eveready avait été inventé plus tôt il y aurait eu beaucoup moins d'incendies dans l'histoire du monde.Ne prenez plus de risque aujourd'hui.Vous pouvez vous procurer un Eveready.Pourquoi ne pas en avoir un et vous en servir?Votre pharmacien, votre quincaillier ou fournisseur d'accessoires électriques, votre marchand d'articles sportifs ou votre garage vous procureront des Projecteurs Eveready répondant à tous les besoins, et des batteries Eveready convenant à tous les projecteurs.CANALHAN NATIONAL CARBON CO., LIMITED Montréal Toronto Winnipeg EVEREADY FLASHLIGHTS & BATTERIES LES ENFANTS sujets au rhumatisme ont souvent une tendance à l'anémie et une nourriture riche est nécessaire.L'Emulsion Scott est une nourriture particulièrement favorable aux enfants et pourrait être prise avec avantage pendant tout l'hiver.Scott ft Borna» Toronto.Oat.2v- -© Gouraud's Oriental Cream * 1- ¦ '•'!» beauté «iu •-'¦» '< >
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