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Titre :
La Canadienne : le magazine du Canada français
La Canadienne est un magazine féminin finement illustré (1920-1923) qui se destine à instruire, à amuser et à servir la famille. [...]
Le mensuel La Canadienne est fondé en janvier 1920 et paraît jusqu'en décembre 1923. Sous-titrée « Le magazine du Canada français », la revue est inspirée du périodique canadien Every Woman's World (1919-1921?). Dirigée par le journaliste et écrivain Joseph Léon Kemner Laflamme, elle est publiée à Québec, à Montréal, à Toronto et à Gardenvale (le lieu de l'édition varie selon le volume) par la Compagnie de publication Continentale limitée et, plus tard, par l'une de ses divisions, la Compagnie de publication La Canadienne. L'équipe éditoriale est composée entre autres de Madame Paul-Émile Lamarche et d'Edmond Piché. Dans le premier éditorial de la revue, intitulé « D'un mois à l'autre », les fondateurs de La Canadienne se donnent pour mission « d'instruire, d'amuser [et] de servir la famille ». Dans le sillage des publications destinées à un public féminin, la revue propose des articles qui traitent de culture, de mode, d'éducation des enfants, d'économie et de cinéma. Elle offre aussi à son lectorat une gamme variée de textes littéraires issus de la plume d'écrivains reconnus à l'époque, dont Louis Dantin, Émile Nelligan, Joseph Marmette, Charles Gill et Eudore Évanturel. La Canadienne est également la tribune choisie par certains collaborateurs pour aborder, de manière conventionnelle, des sujets qui trouvent place dans l'actualité de l'époque, comme la politique, le jazz et le féminisme. La renommée de la revue, qui compte au nombre des pionnières dans le domaine du magazine féminin québécois, est sans contredit rehaussée par son iconographie luxueuse : outre sa couverture et ses publicités en couleur, elle comporte de nombreuses illustrations. BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 277. FOURNIER, Marcel, « Portrait de l'édition franco-américaine d'autrefois », À rayons ouverts, no 54, avril-juin 2001, p. 6-7.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de publication Continentale,1920-
Contenu spécifique :
v. 6, no 6
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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La Canadienne : le magazine du Canada français, 1923, Collections de BAnQ.

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riFi^^f'.oe LA COMPAGNIE DE PUBLICATION LA CANADIENNE, LIMITÉE viNGT^NTS utUX DOLLARS Montréal canada toronto unv" 1 ° n m $3 ira ¦9* 4 La Garniture de Maison La Plus Appropriée Le Foyer—cette retraite tranquille, retirée du monde que tous nous aimons tant! Le rendre agréable ne vaut-il pas des mondes de tracas?Et cependant, avec bien peu d'ennui et de dépense vous pouvez avoir le plus charmant des foyers.les parquets de Linoléum Dominion fournissent justement cette base sur laquelle vous pouvez édifier votre plan favori d'installation.Les nuances en sont si belles et si variées.Le Linoléum abrège le ménage et vous donne amplement le temps de jouir de votre foyer.I e Linoléum rend inutile les durs balayages et frottements de parquet; l'usage d'une vadrouille humide de temps en temps renouvelle son éclat.Considérez aussi que le Linoléum Dominion est d'un prix modéré, bien plus bas que celui de la plupart des couvre-planchers.Ses qualités de durée le rendent très économique.Carpettes en Linoléum Dominion Les Carpettes en Linoléum Dominion possèdent tous les avantages du Linoléum Dominion.Plusieurs nouveaux genres attrayants—propres, durables, commodes.Les Carpettes en Linoléum Dominion peuvent s'enlever facilement, car elles reposent à plat sur le plancher sans être clouées.Il y en a de toutes les grandeurs populaires.Consultez votre vendeur; il vous dira avec plaisir ce qu'il vous en coûtera pour couvrir n'importe quelle pièce.Examinez la forte toile en arrière —tous les véritables Linoléums Dominion et Carpettes en Linoléum Dominion la possèdent.Elle vous garantit des années de service.Choisissez le Linoléum Dominion pour tous vos Parquets ' • i DOMINION LINOLEUM La Canadienne, Mars 1923 1 Vol.VI-No.6 La Canadienne Mars, IÇ2J ABONNEMENT.$2 00 par année, payable d'avance, pour le Canada et l'Empire Britannique.Le numéro, 20 cents.États-Unis, $3.00.Autres pays étrangers, $4.00 par année.Les remises peuvent être faites par mandat-poste, lettre recommandée, mandat-express ou chèque auquel on a ajouté le montant de l'échange.ATTENTION.Changement d'adresse.Nous changeons l'adresse d'un abonni à sa demande, inais il faut donner l'ancienne adresse en même temps que la aouvelle pour que le changement puisse être fait.Le Magazine du Canada Français Directeur: J.-L.K.-LAFLAMME Enregistrée au bureau de poste de Toronto.Ont., comme matière de seconde classe.Demande a été faite pour l'enregistrement de LA CANADIENNE comme matière de seconde classe au bureau de poste de Buffalo, N.Y.Marque déposée en 1919 au Ministère du Commerce et de l'Industrie.Ottawa, Ontario.Le magazine est publié le quinze de chaque mois par la Compagnie de Publication La Canadienne Limitée, de Montréal.RENOUVELLEMENTS—Ne pas man uer de remplir le bulletin de renouvellement qui sera dans le numéro qui termine votre abonnement.Ce détail est important pour qu'il n'y ait pas d'interruption dans le service du magazine.Le tirage étant limité au nombre des abonnés, les numéros antérieurs ne sont pas fournis.Ayez bien soin d écrire très lisiblement votre nom et votre adresse en faisant votre remise.Publicité et Abonnements « C.P.R.Telegraph Bldg.4 me de l'Hôpital.Montréal.Tel.Main 7046 SUCCURSALES New-York.225 Fifth Avenue Philadelphie.Metropolitan Building Chicago, People's Gas Building Londres.Angleterre.16 Regent St.S.W.lonsieur Arsène Paquin étudie, dans le Terroir, revue littéraire publiée à Québec, le mouvement de la population dans notre province, et il s'afflige des chiffres que les statisticiens lui mettent sous les yeux.Nous allons voir comme il a raison.Le dernier recensement décennal,celui de 1921, accorde à la Province de Québec une population totale de 2,361,199 habitants comparée à 2,005,776 en 1911, soit une augmentation, au cours ce cette décade, de 355,423 âmes."De prime abord, dit M.Paquin, ces chiffres paraissent satisfaisants, mais ils offrent à ceux qui les étudient attentivement une amère déception." Il cite alors des chiffres effarants: Population d'après le recensement de 1911.2,005.767 Apport de l'immigration depuis dix ans 162,267 Excédent des naissances depuis dix ans 438,520 Total.Recensement de Déficit.1921 2,606,563 2,361,199 245,364 Si à ce dernier nombre on ajoute la différence entre le recensement fédéral de 1921 et la population donnée par les rapports municipaux (1921), soit 177,717 en plus, le déficit réel, en ces dix dernières années, serait de (245,364 plus 177,717) 123,081 âmes.C'est à dire que si nous avions gardé les nôtres, notre population eut été, en 1921, de (2,361,199 plus 423,081) 2,784,280 âmes.La province d'Ontario n'aurait que deux députés de plus que la Province de Québec au lieu de 17 qu'elle possédera après la rédistribution des collèges électoraux basée sur le dernier recensement.Nous avons donc perdu, en dix ans, tous les immigrés et près de 60% de l'excédent des naissances sur les décès.Les berceaux ont à peine suffi à combler les vides créés par ceux qui ont quitté la patrie; il nous manque 423,081 sujets au simple dressé de notre bilan démographique.Donc, nos gens s'en vont.Mais pourquoi s'en vont-ils?Où vont-ils?"Parce que, dit M.Paquin.un grand nombre d'immigrants, nouveaux venus, ne possèdent pas les qualités nécessaires pour réussir en cette Province.Ils n'ont pas la préparation voulue.Us manquent d'esprit d'initiative.Ils ne parlent Pas notre langue: n'ont pas nos croyances; ils s ennuient, se découragent, retournent dans leur Pays natal ou traversent la frontière.Ils s'en vont parce que nous n'avons pas tenté de les aider, de nous les attacher, de leur faire aimer notre v'e, de telle sorte qu'ils jettent en cette province d,J profondes racines; bref, qu'ils y fondent un foyer qui leur soit cher."S'il n'y avait que les immigrants qui émigre-raient, le mal serait moindre dans ses conséquences Mais, les nôtres aussi» nous quittent.Les statistiques citées le prouvent avec trop d'évidence Pour le nier ni même le mettre en doute.L'immigration nous a apporté 102,267 étrangers en dix ?ns et notre déficit total s'élève à 423,081.C'est ar|ire que nous avons perdu 260,814 des nôtres, au cours d'une décade, soit une moyenne de 26.000 par année.Voilà une preuve tirée des statistiques.OU VONT-ILS ?En veut-on une autre?Je fais, deux fois l'an, le tour des comtés de Joliette et de Berthier.Dans chaque paroisse, les autorités locales se plaignaient, l'automne dernier, de l'exode des nôtres vers les autres provinces ou les Etats-Unis.Telle paroisse, 15 familles de parties, telle autre, 40 familles, et ainsi de suite.En octobre et en novembre, tous les jours les trains emportaient vers l'exil ces malheureuses familles, quittant la province où elles auraient dû vivre heureuses et prospères.Plusieurs de ces familles reviendront peut-être, mais un bon nombre sont perdues à jamais pour nous.Si les pères et mères reviennent, les enfants, eux, ne reviennent presque jamais.Quelques mois de la vie des villes suffit, pour la masse, ou à peu de chose près, à la détourner de la vie paisible des champs.Un bon vieillard d'une de nos paroisses rurales, qui est allé lui aussi, il y a vingt ans, passer un hiver avec ses entants aux Etats-Unis, me disait, en parlant des familles qui nous quittent: "Elles ne savent pas le mal qu'elles commettent.Les vieux voudront revenir, après un certain temps, mais les jeunes, c'est fini.Ils feront comme les miens.Ils resteront là-bas, d'où ils reviendront en passant, mais toujours pour repartir.Vous dire combien nous l'avons regretté, ma femme et moi, ce voyage, c'est impossible! Nous le pleurons depuis vingt ans.Aujourd'hui, nous sommes vieux, rendus à bout de forces, incapables de rien.Eh bien! il faut vendre notre terre à des étrangers.Notre belle terre! Quitter notre chez nous, où nous avons vécu heureux, tranquilles, pour nous en aller mourir loin du pays qui nous est cher; loin de notre église; loin de notre cimetière, en exil, oui, en exil! Pourquoi?Parce que nos enfants y sont, et par notre faute encore." "Qui dira que ce bon vieux Canadien n'a pas raison?Pourquoi, encore une fois, s'en vont-ils, les gens de chez nous?Parce qu'ils veulent trop dépenser, j'entends les jeunes.Bon nombre ont travaillé dans les usines d'obus, durant les années de guerre.Ils y ont gagné beaucoup d'argent et aussi ils ont dépensé à pleines mains.Ils ont pris goût à ce genre de vie,—genre fou.s'il en est,—et ils veulent le continuer.Voilà pourquoi ils partent; ils sont forcés de s'exiler."Ils partent parce que d'autres partent.Il faut le reconnaître, il y a de l'engouement dans ces voyages.L'exemple des autres est là, fascinant, entraînant.On s'étourdit dans le brouhaha de l'encan public.On croit réussir, faire de l'argent comme de l'eau.On reconnaît, un peu tard malheureusement, qu'on a laissé le bonheur pour le mirage."Ils partent parce qu'il faut vivre.Ils ont contracté des dettes qu'ils ne peuvent payer.Les terres, les instruments aratoires, les automobiles, etc., étaient chers, très chers.Ils ont achetés quand même, croyant toujours en de très bonnes années.Deux mauvaise récoltes ont suffi pour arracher le voile des illusions.On ne peut plus joindre les deux bouts et alors on vend et l'on s'en va à l'étranger, l'on émigré."Ils partent parce que avec une nombreuse famille, étant donné le haut prix des terres, dans les vieilles paroisses, un père ayant quatre ou cinq garçons ne peut les établir sur des fermes dans sa paroiss^.On voudrait vivre ensemble.Les liens de famille sont si puissants qu'ils vendent la terre et émigrent en ville pour continuer à vivre sous le même toit.Quelle erreur! Trop tard, hélas! la déception viendra ouvrir les yeux d'un bon nombre de ces parents imprévoyants et présomptueux."Ils partent parce qu'ils sont sur des terres pauvres, improductives, trop loin des centres industriels et commerciaux pour faire de la culture marajehère.Ces terres pauvres les ont fait vivre tant et aussi longtemps que la famille était en bas âge, mais aujourd'hui que les enfants sont grands, capables de gagner, ils font encan, ils émigrent, se dirigent où il y a plus de "gagne"."Ils partent parce que.dans les années de crises comme celles que nous avons traversées récemment, les cultivateurs de routine trouvent que l'agriculture ne paie pas.On vend la ferme, on s'exile, croyant que la république voisine apportera remède à tous leurs maux."Il fait peine de le constater et encore plus de le dire, mais la majorité, la grande majorité de ceux qui quittent notre belle, grande et riche province de Québec, vont, non pas dans les autres provinces de ce pays, si bien pourvues aussi en richesses naturelles de toutes sortes, mais aux Etats-Unis.Ils s'en vont grossir le 1.500,000 des Canadiens-français qui, eux aussi, nous ont quittés à diverses époques de notre histoire.La presque totalité de ceux qui nous quittent n'ont jamais entendu parler de patriotisme; bien au contraire, ils ont, tous les jours, sous les yeux l'exemple de l'égoïsme le plus étroit des classes instruites et dirigeantes.Il n'y a pas à le cacher, trop souvent ces classes manquent à leurs devoirs sociaux, à l'égard du peuple.L'exemple doit venir d'en haut."Quelle influence exercerait en ce Dominion, notre riche province de Québec, si elle avait su garder tout son monde.Le miracle des 60,000 abandonnés de 1760 serait complet.Nous serions aujourd'hui au delà de 4,000,000.Le tableau suivant souligne l'émigration du Canada aux Etats-L^nis, des habitants de langue française, dans la dernière décade, soit un total de 178,719, ou de près de 1S.000 par année.Emigrants de langue française du Canada passées aux Etats-Unis de 1911 à 1920— 1911 .18,132 1912.____18,352 1913 .20.653 1914 ____18,166 1915 .12.636 1916 .19,518 1917 .24,405 1918 .6.840 1919 ____12,598 1920 .27.390 Total .17S.719 Ces chiffres sont officieux, donne sûrement à réfléchir.Ce qui précède La Canadienne, Mars 1923 Beauté de la peau— Résultat d'un simple nettoyage Un teint normal possède à la fois la beauté et de remarquables forces de résistance—si on en prend un soin convenable.Mais le soin convenable est affaire très simple.Ne vous fiez pas au Savon pour des fins purement médicales.Employez le savon pour nettoyer la peau—nettoyer est le seul rôle du savon, et la propreté est le seul résultat que l'on puisse attendre de son usage.En fournissant le Savon Ivory pour le nettoyage délicat de la peau, nous avons l'approbation, non seulement du corps médical, mais encore celle que donnent 44 années d'expérience dans la fabrication de ce savon pur et doux qui a été le savon de beauté sûr pour des millions de femmes.Le Savon Ivory n'a qu'un but — nettoyer sûrement.Il ne promet rien de magique si ce n'est la féerie d'une propreté saine et rafraîchissante.Et quel que soit son prix, le savon ne peut donner rien de plus désirable.PROCTER & GAMBLE ivory soap 99 «/ or PUR IL FLOTTE Dans ses courses aventureuses avec Ulysses, Bobby découvrit un pain de Savon Ivory tout juste sous le dernier paragraphe du texte ci-dessus.Sachant que sa mère employait Ivory pour tout, il se procura une échelle.Puis, Ulysses eut la fantaisie de se gratter le dos sur l'échelle, avec le fâcheux résultat qui est dépeint ici.Nous ne pouvons pas attendre pour voir comment Bobby s'y prit pour descendre, mais il est bien certain qu'il a gardé le Savon Ivory.les "Vous n'auriez pas appliqué ce sivon sur votre visage, n'est-ce pas?" demanda Mme Jollyco.Allons, quelle question! Mme Jollyco sait très bien que Mme Folderol n'aurait pis employé pour son visage un savon qui aruinêson magnifique corsage de soie.Attendez! —Mme Jollyco a peut-être un but! 9 "Non.sans doute!" répond Mme F.avec indignation."Il est trop fort p;>ur celât" "Eh bien" réplique Mme Jollyco, "une soie aussi délicate que celle-ci m'a paru aussi sensible au savon que ma peau.Je ne songerais pas, ma chère, à employer pour un corsage comme celui-ci, autre chose que '-' Flocons Ivory, parce que j'emploie Ivory pour i visage depuis des années, et que les Flocons Ivory ne •ont pas autre chose que le Savon Ivory—floconné." vns dit, il y a quelq7je™Te^npsTquTTΗ Jollyco se proposait de discuter avec sa fille Sally, ce qu'il appelle "son savon d'opéra comique"—Ce savon somptueux qu'elle s'obstine à employer.(Notre gravure nous le fait voir dans la discussion.) "Papa, mon chéri," dit Sally, "S'il vous plaît ne vous fâchez pas! Il faut que je sois belle!" "Sally," va répondre M Jollyco aussitôt qu'il en aura la chance, "je ne suis pas fâché contre toi,—j'espérais seulement que ma petite fille aurait assez de bon sens pour ne pas croire que la couleur et le parfum aident un savon à la rendre belle.J'ai eu une douce amie qui était plus jolie—oui, même plus jolie que toi, Sally.Elle employait le Savon Ivory, parce qu'elle le savait pur.Je U vois encore employer Ivory tous les jours, et elle est encore belle." Comme nous aurions voulu que Mme Jollyco fût aux écoutes! Copyright Cansds 1922, by Tht Procttr U Gamble Co. La Canadienne, Mars 1923 3 Elle notait la finesse extrême du portrait que éfléduissait la grace L'EPREUVE par Marie-Ruth Loti ///.par T.V.McCarthy D'un extrême ETAIT l'heure violette et tiède du crépuscule, où l'on sent avec plus de griserie la douceur de vivre.Assise devant la glace de sa table de toilette, dans l'exquis boudoir crème tendu de mauve et d'or de son home non moins exquis, Mireille St.Aubert songeait.regard satisfait, elle notait la finesse du portrait que réfléchissait la glace, i oval délicat du visage rosé, si frais, autour duquel moussait une soyeuse chevelure dorée; elle lissa doucement les sourcils légèrement arqués, d'un doigt long et mince d'artiste et prit une pose négligée, étudiée avec art, et qui lui seyait à ravir.Un léger bruit à l'étage inférieur la fit revenir brusquement à des pensées grises qui l'obsédaient depuis quelques jours et s'assurant d'un regard Que le verrou de la porte de son petit sanctuaire «ait bien tiré, elle plongea avidement son joli visage dans le refuge de ses deux bras recourbés en avant et essaya de nouveau à éclaircir cet énigme qui la hantait obstinément.Depuis un moisr, elle était la femme du financier bien connu, André St.Aubert.Depuis un mois eje vivait dans un rêve des "mille et une nuits" Elle n'avait qu'à désirer pour être aussitôt servie t-a griserie de la nouveauté passée, elle constata avec surprise la chevaleresque conduite de son mari, 'aquelle frisait de très près une froideur incompréhensible—Pauvre, très fine et très jolie, elle avait secrétaire de l'ami intime de St.Aubert avant de devenir Madame St.Aubert.Un jour, le financier ayant termina une conversation d'affaires avec son ami.lui demanda d'être Présenté à Mireille Brizeux.Quelques semaines P'us tard, lors d'une réprésentation où ils assistaient ensemble, André St.Aubert avait demandé ' la jeune fille "l'honneur de vous avoir comme le plus exquis ornement de mon home".Elle avait accepté sans hésitation.-^u cours de leur brève intimité, elle avait sû discerner sous le masque froid du financier, un Coeur sincèrement bon et une délicatesse rare et avant mt'me qu'il lui eût parlé, elle s'y était "tachée inconsciemment.JURANT le premier mois de leur union, son » affection pour lui s'était accrue d'une reconnaissance attendrie pour les délicates attentions qu'il -ait d'avoir pour elle; jamais elle aurait Vu Qu'il fût possible d'être tant gâtée—Mais "'Puis quelques jours, elle sentait au fond Uson coeur un vide étrange que ne parvenait pas à combler tout le luxe qui l'entourait.—Elle réalisa brusquement qu'elle n'était pas aimé et devant l'attitude froidement polie de son mari, elle garda un masque indifférent, malgré cette tendresse profonde toute prête à souffrir—Pourquoi donc l'avait-il épousée?Elle était jolie, c'est vrai; mais il y en avait d'autres femmes aussi jolies qu'elle et qui n'auraient pas hésité à devenir Madame St.Aubert.Enigme!.C'était à tout cela que Mireille songeait lorsqu'un coup discret frappé à sa porte lui fit redresser la tête—Elle demanda tout de suite inquiète:— —' ' Qui est-ce?" Une voix calme et ferme répondit — —"C'est moi, puis-je entrer?Elle eut une hésitation en reconnaissant la voix de son mari, mais se composant vivement un visage indifférent, elle se leva lentement et alla tirer le verrou—André St.Aubert entra—Il devait avoir quarante ans sonnés, il en paraissait beaucoup moins.L'air hautain de sa physionomie était racheté par ses yeux gris, étrangement profonds et caressants; il était châtain, grand et mince.Sa toilette révélait un goût inné d'élégance.Il imposait malgré soi et la fermeté du menton, indiquait chez lui l'habitude de se dominer en tout et partout.Il embrassa d'un regard admirateur la gracieuse créature qu'était sa femme et prononça laconiquement ces mots approbateurs: —' ' Vous-êtes belle, ce soir' '— Elle se contraignit à sourire quoique ces mots lui fissent froid au coeur.—"Vous vous asseyez un instant, André?fit-elle en indiquant une causeuse pour deux."J'ai encore un quart d'heure de flânerie avant de m'habiller pour le souper"—Il prit le siège qu'elle lui proposait, et remarqua d'un air satisfait: "—J'aime votre coin intime, et surtout j'aime à vous y voir comme ce soir, dans une toilette d'intérieur comme celle-ci: vous ne demandez pas pourquoi?dit-il narquois, pendant que la jeune femme allait reprendre son poste devant la glace de la table de toilette.Docile elle questionna : —"Pourquoi, André?" Il reprit, toujours taquin: —"Vous n'êtes pas curieuse.puis, devant le silence indifférent de Mireille, il s'approcha un peu pour expliquer d'une voix un peu changée: "C'est parce que je suis le seul à vous admirer dans ce décor; égoisme, voyez-vous.?Mireille tut sur le point d'eller à lui.et de lui dire tout simplement: "Si vous vouliez, comme je ne serais belle que pour vous seul et pour toujours"!—Mais levant les yeux devant son mari, elle le vit toujours correct et souriant comme à l'ordinaire et une fois de plus, elle garda le silence.A QUELQUES jours de là .après le départ du dernier invité du bal des St.Aubert, le financier et sa jeune femme étaient assis l'un en face de l'autre dans le grand salon désert du second où flottait encore comme un parfum grisant de toutes les fleurs qui étaient mortes ce soir-là sur le divan soyeux des chevelures, sous la clarté ruisselante des lustres; le silence n'était pas encore tout à fait établi, on entendait encore comme un vague echo des valses de tantôt .Radieuse, dans sa toilette de satin vert-nil qui accentuait l'or roux des cheveux et le velouté des yeux bruns si doux, Mireille n'avait jamais été plus jolie que ce soir-là.Malgré l'heure tardive, son jeune visage gardait un air reposé et content— Par contraste, celui du financier était grave et subitement vieilli.Il s'efforça de prendre un ton gai pour demander à la jeune femme: —"Et l'on est heureux ce soir, Mireille, de ses succès?.On est très content?.—"Tout a si parfaitement réussi, André.les messieurs ont fait de vous les plus flatteuses éloges.ils vous appelaient tous "le code de sûreté de la finance".Je vous assure que vous avez eu votre grande part de succès.Il eut un sourire un peu amer et reprit —"Ces messieurs me faisaient trop d'honneur' .Mais vous, Mireille, étiez-vous parfaitement heureuse dans le cadre d'adulation qui vous seyait à merveille?—"Comment aurais-je pu t"tre malheureuse.André, lorsque tout a été si parfait!1 Tant qu'aux adulations dont vous parlez, comment pourrais-je oublier que c'est votre baguette magique qui les a fait naître sous mes pas?Mon contentement perd alors tout le caractère de fatuité qu'il pourrait avoir, je vous assure.Brusquement, il l'interrompit.—"Pourquoi parler sans cesse de redevance?.Vous allez rendre très lourd et très difficile l'aveu que i ai à vous faire dans une seconde".Follement, elle crût un instant que l'heure du bonheur allait sonner pour elle, qu'André allait lui dire bientôt qu'il l'aimait enfin.La voix brève de son mari, prononçant les mots qui sont le R.I.P.d'une carrière, la rappela à la réalité.(Suite sur la page 23) 4 7» ('amn1ffnnc.^^ars 1921 Une Histoire Epouvantable par GASTON LEROUX vL* Chinois, le Malgache et le Soudanais, explique Dorée, confidentielle, je ne sais pas leurs vrais noms, ni leurs âges, ni lien et personne ne le sait à Toulon.C'est prodigieux de les voir ici.En voilà qui sont du Mourillon.du vrai Mourillon.ce sont des capitaines de la coloniale.Sur quatre années, ils en passent trois dans leur pays de là-bas.en Chine, à Madagas- car et au Soudan, et.la quatrième, ils refont leur foie au bord de la mer, en se chauffant au soleil, dans le jardinet d'une villa.On dit des choses d'eux: "Ils vivent ici.pareils que chez les sauvages.Ils mangent à la sauvage.enfin, tout!.") Claude Farrère yl.es Petites Alliées) Ooooooce capita I t a i ne S II D Michel n'a-§ S vait plus qu' DOOOOOO un br»s- 9*! 0003003 lui servait à fumer sa pipe.C'était un vieux loup de mer dont l'avais fait la connaissance en même temps que celle de quatre autres loups de mer, un soir, à l'apéritif, sur la terrasse d'un café de la Vieille Darse, à Toulon.Et nous axions ainsi pris l'habitude de nous réunir autour des soucoupes, à deux pas de l'eau clapotante et des petites barques dansantes, à l'heure où le soleil descend du cfit; de Tamaris.Les quatre vieux loups de mer s'appelaient Zinzin.Dorât le capitaine Dorât .Bagatelle et Chanheu (ce bouçre de Chanlieui.Ils avaient naturellement navigué sur toutes les mers, avaient connu mille aventures: et, maintenant qu'ils étaient à la retraite, passaient leur temps à se raconter des histoires épouvantables! Seul, le capitaine Michel, ne racontait jamais rien Et comme il ne paraissait nullement étonné de ce qu'il entendait, cette attitude finit par exaspérer les autres, qui lui dirent: Ah' ça capitaine Michel, il ne vous est donc jamais arrivé d'histoires épouvantables' —Si, répondit le capitaine, en ôtant sa pipe de sa bouche, si.il m'en est arrivé une .une seule! —Eh bien! raconter-la.—Non! —Pourquoi' —Parce qu'elle est trop épouvantable.Vous ne pourriez pas l'entendre, j'ai essayé plusieurs fois de la raconter, mais tout le monde s'en allait avant la fin." Les quatre autres vieux loups de mer s'esclaf-f-.rent à qui mieux mieux et déclarèrent que le capitaine Michel cherchait un prétexte pour ne tien leur raconter parce qu'au fond il ne lui était nen arrivé du tout' T 'AUTRE les regarda un instant, puis, se décidant tout à coup, posa sa pipe sur la table, rare était déjà, par lui-mtme effrayant.commença-t-il.je vais vous raconter j'ai perdu mon bras.' "A cette époque—il y a de cela une vingtaine d'années»—je possédais au Mourillon une petite villa qu: m'était venue par héritage, car ma famille a habité longtemps ce pays et moi-même y suis né.Je me plaisais à prendre quelque repos, entre deux voyages au long cours, dans cette bicoque.J'aimais, du reste, ce quartier où je vivais en paix dans le voisinage peu encombrant de gens de mer et de coloniaux qu'on apercevait rarement, occupés qu'ils étaient le plus souvent à fumer bien tran-l'opium avec leurs petites amies, ou encore, à d'autres besognes qui ne me regar-Mais.n'est-ce pas?chacun a ses et.pourvu qu'on ne dérange point les c'est tout ce que je demande, moi.Justement une nuit on dérangea l'habitude que ; avais de dormir Un tumulte singulier de la nature duquel il m'était impossible de me rendre compte me réveilla en sursaut.Ma fen tre, comme toujours, était restée ouverte; j'écoutais, tout hébété, une espèce de prodigieux bruit qui tenait T* milieu entre le roulement du tonnerre et le roulememt du tambour, mais de quel tambour' On eut dit que deux cents enragées baguettes frappaient non point la peau d âne mais un tambour de bois."Et cela venait de la villa d'en face qui était innabité* depuis cinq ans.et sur laquelle, 1a veille encore, j'avai6 remarqué l'écriteau: "A vendre!" ' Dt la ten tre de ma chambre placée au premier étajgt mon regard, passant par-dessus le mur du le* avait vues dant la tourné*, ^seulement, par les interstices des vofct» 4u rez-de-chaussée.l'extrémité du Mourillon, quelle société avait pénétré dans cette propriété abandonnée et pour "L* singulier bruit de tonnerre de tambour de oois ne cessait pas U dura bien un* heure encore et puis, comme l'aurore allait venir, la porte de la villa s'ouvrit et, debout, sur le seuil, apparut la plus radieuse créature que j'aie jamais rencontrée de ma vie.Elle était en toilette de soirée et, avec grâce parfaite, tenait une lampe dont l'éclat faisait rayonner de,s épaules de déesse.Elle avait un bon et tranquille sourire pendant qu'elle disait ces mots, que j entendis parfaitement, dans la nuit sonore: "—Au revoir, cher ami, à l'année prochaine! ."Mais à qui disait-elle cela?Il me fut impossible de le savoir, car je ne vis personne auprès d'elle.Elle resta sur le seuil, avec sa lampe, quelques instants encore, jusqu'au moment où la porte du jardin s'ouvrit toute seule et se referma toute seule.Puis la porte de la villa fut fermée à son tour et je ne vis plus rien."Jt crus que je devenais fou ou que je rêvais, car je me rendais parfaitement compte qu'il était impossible que quelqu'un traversât le jardin sans que je pusse l'apercevoir! »« J'ETAIS encore là, planté devant ma fenêtre, J incapable d'un mouvement ou d'une pensée, quand la porte de la villa s'ouvrit une seconde fois et la même radieuse créature apparut, toujours avec sa lampe, et toujours seule.— 'Chut! dit-elle, taisez-vous tous!.Il ne faut pas réveiller le voisin d'en face.Je vais vous accompagner."Et.silencieuse et solitaire, elle traversa le jardin, s'arrêta à la porte sur laquelle donnait la pleine lumière de la lampe et si bien, que je vis distinctement le bouton de cette porte tourner de lui-mime sans qu'aucune main se jUt poste dessus.Enfin, la porte s'ouvrit une fois encore toute seule devant cette femme qui n'en marqua, du reste, aucun étonnement.Ai-je besoin d'expliquer que j'étais placé de telle sorte que je voyais à la fois, devant et derrière cette porte! C'est-à-dire que je l'apercevais de biais."La "magnifique apparition" eut un charmant signe de tête à l'adresse du vide de la nuit qu'illuminait la clarté éblouissante delà lampe; puis elle sourit et dit encore: "Allons!— au revoir! à l'année prochaine .mon mari est bien content.Pas un de vous ne manquait à l'appel.Adieu, messieurs! "Aussitôt, j'entendis plusieurs voix qui répétaient : "—Adieu, madame! .Adieu, chère madame! .à l'année prochaine ."Et comme la mystérieuse hôtesse se disposait à fermer la porte elle-même, j'entendis encore: "—Je vous en prie, ne vous dérangez pas! "Et la porte se referma encore toute seule."L'air s'emplit un instant d'un bruit singulier; on eut dit le pépiement d'une volée d'oiseaux .cui! .cui!.cui!.et ce fut comme si cette jolie femme venait d'ouvrir leur cage à toute une nichée de moineaux francs."Tranquillement, elle revenait chez elle.Les lumiires du rez-de-chaussée s'étaient alors éteintes, mais j'apercevais maintenant une lueur aux fen'tres du premier étage."En arrivant à la villa, la dame dit: "—Tu es déjà monté, Gérard?"Je n'entendis point la réponse, mais la porte de la villa fut à nouveau refermée .et, quelques instants plus tard, la lueur elle-même du premier étage s'éteignait."J'étais encore là, à huit heures du matin, à ma fenêtre, regardant stupidement ce jardin, cette villa qui m'avait fait voir des choses si étranges dans les ténèbres et qui, maintenant, dans le jour I bloui&sant.se présentaient à moi sous leur aspect accoutumé.Le jardin était désert et la villa paraissait tout aussi abandonnée que la veille."Si bien que lorsque je fis part à ma vieille femme de ménage, qui arrivait sur ces entrefaites, des bizarres événements auxquels j'avais assisté, elle me frappa le front de son index malpropre et déclara que j'avais fumé une pipe de trop.Or, jamais je ne fume d'opium, et cette réponse fut la raison définitive pour laquelle je jetai a la porte cette vieille souillon dont je voulais me débarrasser depuis longtemps et qui venait me salir mon ménage deux heures par j'jur Du reste, je n'avais plu6 besoin de personne puisque j'allais reprendre la mer dès le lendemain."Je n'avais que le temps de faire mon paquet, mes courses, dire adieu à mes amis et prendre lé train pour Le Havre où un nouvel engagement avec la Transatlantique allait me tenir absent de Toulon onze ou douze mois durant.QUAND je revins au Mourillon, je n'avais ^ parlé de mon aventure à personne, mais je n'avais pas cessé, un instant, d'y penser.La vision de la dame à la lampe m'avait poursuivi partout et les demi res paroles qu'elle avait adressées à ses amis invisibles n'avaient cessé de résonner à mes oreilles."Allons! au revoir! à l'année prochaine! "Et je ne songeais qu'à ce rendez-vous là L J'avais résolu, moi aussi, de m'y trouver et dt découvrir coûte que co te la clef d'un mystère qui devait intriguer, jusqu'à la folie, une honnête cervelle comme la mienne, laquelle ne croyait ni aui revenants, ni aux histoires de vaisseaux fantômes "Hélas! je devais bientôt découvrir que le ciel ni l'enfer n'étaient pour rien dans cette histoire épouvantable."Il était six heures du soir quand je pénétrai dans ma villa du Mourillon.C'était l'avant-veillel de l'anniversaire de la fameuse nuit."La première chose que je fis en entrant cheil moi, fut de courir à ma fenêtre du premier étigel et de l'ouvrir.J'aperçus aussitôt (car nousl étions en été et il faisait grand jour) une femme d'une grande beauté qui se promenait tranquille! ment dans le jardin de la villa d'en face, en cueill lant des rieurs.Au bruit que je fis, elle leva yeu\ C'était la dame à la lampe! Je la recon-l naissais; elle était aussi belle le jour que la nuit T Elle avait la peau aussi blanche que les dents d'uni nègre du Congo, des yeux plus bleus que la rade de Tamaris et une chevelure blonde et douce comme la plus fine étoupe! Pourquoi ne l'avouerai-je pas?En apercevant cette femme à laquelle je n'avais fait que rêver depuis un an, j'eus le coeur comme chaviré.Ah! ce n'était pas une illusion de mon imagination malade! Elle était bien là.[ devant moi, en chair et en os! Derrière elle, toutes! les fenêtres de la petite villa étaient ouvertes,! fleuries par ses soins.Il n'y avait dans tout celi| rien de fantastique."PTLLE m'avait donc aperçu et elle en marquai aussitôt du désagrément.Elle avait contir nué de faire quelques pas dans l'allée du milieu! de son jardinet, et puis, haussant les épaules.f comme si elle (tait désappointée, elle dit: "—Rentrons, Gérard! .la fraîcheur du soir| commence à se faire sentir "Je regardai partout dans le jardin.Personne'| .A qui parlait-elle?.à personne! "Alors, elle était toile?.Elle ne le paraissait guère."Je le vis s'acheminer vers sa maison.Elit en franchit le seuil, la porte se referma et toutes les fenêtres furent fermées, par elle, aussitôt."Je ne vis ou n'entendis rien de particulier cette nuit-là.Le lendemain matin, à dix heures, j'aperçus ma voisine qui, en toilette de ville, traversait son jardin, Elle ferma la porte à ciel et elle prit aussitôt le chemin de Toulon.Je descendis à mon tour.Au premier fournisseur tait le fameux soir, anniversaire où il attendait ses amis, l'étais décidé à aller lui serrer la main."Kn rentrant au Mourillon j'aperçus devant raoi, dans le chemin creux qui conduisait à la ,j||a Makoko, la silhouette de ma voisine.Je n'hésitai pas, je hâtai le pas et la saluai: "—Madame, lui dis-je, ai-je l'honneur de parler I Madame la capitaine Gérard Beauvisage?"Elle rougit et voulut passer son chemin sans répondre."—Madame, insistai-je, je suis votre voisin, le tapitainc Michel Alban."—Ah! fit-elle aussitôt, excusez-moi, monsieur .Le capitaine Michel Alban .mon mari m'a beaucoup parlé de vous.'Elle paraissait horriblemnt gênée et, dans ce désarroi, elle était plus belle encore si possible, je continuai, malgré le désir certain qu'elle avait it s'évader.— Madame, comment se fait-il que le capitaine Beauvisage soit revenu en France, à Toulon, jans le faire savoir à son plus vieil ami?Madame, tgvous serais particulièrement obligé de faire savoir à Gérard que j'irai l'embrasser, pas plus tard que ce soir.ta 'Et, voyant qu'elle hâtait le pas, je la saluai, mais, à mes derniers mots, elle se retourna dans une agitation de plus en plus inexplicable.—Impossible! fit-elle, impossible, ce soir .vous promets de parler de notre rencontre à Gérard .c est tout ce que je peux faire .Gérard ne veut plus voir personne .personne .il s'isole .nous vivons isolés .nous avions loué cette villa parce qu'on nous avait dit que la villa d'à côté n'était habitée qu'une ou deux fois l'an, pendant quelques jours, par quelqu'un [qu'on ne voyait jamais .CT elle ajouta, sur un ton ^ tout à coup très triste: "—Il faut excuser Gérard, monsieur .nous ne voyons personne .personne .Adieu, monsieur."—Madame, fis-je très énervé, le capitaine Gérard et Madame Gérard reçoivent Quelque-fois des amis Ainsi, ce soir, ils attendent ceux à qui ils ont donné rendez-vous l'année dernière ."Elle devint écarlate."—Ah! fit-elle.ça.c'est exceptionnel! .C'est tout à fait exceptionnel!.Ce sont its amis exceptionnels*."Là-dessus, elle s'entuit.mais elle s'arrêta aussitôt, dans sa fuite, et se retourna vers moi: "—Surtout! supplia-t-elle.surtout ne venez pas ce soir! "Et elle disparut derrière " e rentrai chez moi et me mis à surveiller mes voisins.Ils ne se montrèrent point, et.bien avant la nuit, j'apercevais les volets termes, et, dans leurs interstices, des lumières, des lueurs, comme j'en avais vues lors de la très singulière nuit, un an auparavant.Seulement je n'entendais pas encore If prodigieux bruit de tonnerre de tambour de bois."A sept heures, me rappelant la toilette de soirét de la dame à la lampe, je m'habillai.Les dernières pa roles de Mme Gérard n'avait *'t que m'ancrer dans ma resolution.Beauvisage recevait ce soir des amis: il n'oserait pas me mettre à la porte.Ayant passé mon habit, eus un instant l'idée, avant u a main la destinée, et qui s'allait abîmer dans une vertige de sang.Et Josette balbutia, tandis que montaient les trépignements de l'assistance soulevée.—Pardon, Jean! Pardon! Elle était si fragile et si belle, que le goût de l'amour d'hier revint aux lèvres du justicier d'aujourd'hui.Il gronda: — Tu ne le reverras plus?—Jamais! —Jure-le sur ta vie! —Sur ma vie! C'étaient les derniers moments du drame, le public n'y pouvait plus tenir.Sur un signe du directeur, l'orchestre attaquait la triomphante "Madelon".Perquinaud sentait son coeur fondre à la brûlure des grands yeux noirs qui l'enveloppaient de leur regard enfiévré.Il ouvrit les bras: —Allons, viens! Et, farouche, l'Oiseleur emporta, en une dégringolade infernale, dans le tonnerre des bravos et le fracas des cuivres, l'Oiseau de Paradis pantelant, évanoui.Jean Mauclère.Reproduction autorisée. Il La Canadienne, Mars 1923 VAGABONDAGES A la Façon d'Adam et d'Eve par R.BELMONT le volume de qui s'appelle si2 ANS |prose Les Bêtes à Bon Dieu Ile spirituel Alphonse Karr écrivait les lignes que voici: "Il est des hommes, en assez grand nombre, correctement organisés, je pourrais ajouter "et heureusement," mais je n'en suis pas certain, dont la vie se partage en zones régulières et successives; leur existence a ses saisons avec la précision de celles de l'almanach; le printemps commence le 20 mars à 4 heures 5 minutes du matin et finit le 20 juin, pour faire place à l'été qui commence le 21 juin à 0.23 minutes du matin; l'automne commence le 22 septembre à 3 heures 2 minutes du soir, et l'hiver le 21 décembre à 4 heures 12 minutes du matin.C'est-à-dire que l'homme joue aux billes, à la toupie, à la corde, jusqu'à quatorze ou quinze ans,— de quinze à vingt, il aime les exercices violents, mêlés d'un peu de rêverie, et il fait des vers;— à vingt ans, il fait l'amour jusqu'à trente-cinq;—de trente-cinq à quarante, il s'occupe des affaires, de l'argent, de la fortune; de quarante à cinquante ans.il ajoute à la chasse de l'argent le désir d'être quelque chose: député, sénateur, ministre, membre de n'importe quoi, maire de son village, orateur de club, sans jamais reculer d'un pas, sans s'attarder dans la saison précédente, sans jeter un regard derrière lui, à moins que ce ne soit un regard de dédain, en haussant les épaules ".Le.souvenir de ces considérations me revenait à la mémoire l'autre jour lorsque je lus dans les colonnes d'un journal américain, que deux habitants de la ville de Boston, le mari et la femme, étaient partis dans la for t du Maine pour y mener, dans le costume primitif, la vie d'Adam et d'Eve.Qu'est ce qui a bien pu induire ce couple aux conceptions édénesques, à quitter l'enceinte d'une grande ville américaine pour aller continuer leur existence maritale dans les profondeurs solitaires et sauvages des bois?Serait-ce qu'ils trouvaient par trop automatique et monotone la vie de leurs concitoyens et de leurs contemporains?Ou bien, que l'agitation tumultueuse et hallucinante des grands centres n'agréait pas avec leurs aspirations de vie paisible et silencieuse?Ou encore, étaient-ils tellement dégoûtés des mensonges et des appétits sordides qui rampent sur le pavé des villes comme des larves putrides, qu'ils ont cru que la meilleure façon d'oublier tous les vices et toutes les b tises et tous les crimes des hommes, c'était de s'éloigner d'eux et de se rapprocher des bêtes?Je ne saurais donner la réponse, n'ayant pas eu a bonne fortune de les interviewer le jour de leur départ.Toujours est-il que si l'homme est un "animal raisonnable," ainsi que l'a dit un philosophe, il est souvent aussi un animal fort étrange.Rien de plus intéressant pour l'homme que l'homme.Notre semblable! C'est l'énigme que nous croyons conna tre et qui toujours réserve un coin mystérieux à explorer.Nous nous penchons sur lui pour le pénétrer: sa complexité ondoie sous notre regard sans jamais se révéler enti rement.Qu'il ait vécu dans le passé et ne nous soit accès-' sible que par des documents, ou qu'il soit notre proche, vivant côte à côte avec nous dans le sillon quotidien, il demeure le myst're attirant, le terme dernier de nos recherches et de nos curiosités passionnées.Nous ne "nous lassons pas de le fouiller, de scruter ses rouages, de remonter aux mobiles de 6a conduite: nous cherchons la cha ne de ses actes qui apparaissent, au premier abord, disjoints; le travail de sa mentalité en perp tuelle évolution, nous fascine.de son sort, de ses tout cela constitue un NTE pas ftre satisfait voisins, de son temps sentiment bienJiumain.Nous avons depuis déjà bon nombre d'années, la manie invétérée des interviews et des questionnaires.Le ministre, le député, la danseuse de ballet, l'organisateur de foires, comme sur le "Pont d'Avignon, tout le monde y passe" .Quant au questionnaire, savez-vous ce que c'est?C'est une lettre, conçue en termes extrêmement civils, et par laquelle un rédacteur de journal ou de revue vous demande votre opinion sur n'importe quoi.L'objet de ces petites enquêtes est très varié.Tantôt il s'agit de la politique inter nationale, tantôt de la question des chapeaux; tantôt le libellé de ce questionnaire désire savoir si nous préférons les brunes aux blondes ou encore si nous aimons la cuisine à l'ail.Il y a juste une quinzaine d'années, l'une de ces enquêtes lancées par un grand quotidien dans la circulation parisienne était formulée comme suit: "A quelle époque eussiez-vous préféré vivre"?Un nombre considérable de réponses fut adressé au journal, les unes fort curieuses, les autres des plus intéressantes.Au nombre des solutions envoyées par des gens célèbres dans le monde de la politique et de l'art, quelques-unes méritent d'être rappelées.Le sculpteur Rodin souhaiterait être "contemporain de Péricl s; le poète Jean Richepin eut voulu, lui aussi, naitre en Hellade, au quatrième siècle, ' 'époque de la poésie harmonieuse et parfaite".Le g néral de Galliffet.plus paradoxal, reculait plus loin encore; il remontait même à la source de toutes choses, puisqu'il ne se consolait point de n'avoir pas habité le Paradis terrestre en compagnie d'Adam et d'Eve.Henri Rochefort, le fameux pamphlétaire, avouait détester à ce point la société de son temps, qu'il lui opposait l'époque du Diplodocus."J'aurais eu, disait-il, plus d'agrément à fréquenter parmi ces monstres qu'avec mes contemporains".Gabriel d'Annunzio, lui, avouait sa nostalgie du moyen âge; il enviait la ' 'félicité de Fra Angelico.enluminant des livres d'heures".On ne se fût guère imaginé que l'auteur de tant de pages aussi chaudement vibrantes, et qui quelques années après, devait devenir le politique et homme d'aventures de la fameuse équipée de Fiume, accusa en ce temps, une vocation presque monastique.Si, en somme, l'immense majorité des suffrages recueillis se prononçait en faveur du passé, par contre, quelques-uns, au nombre desquels se retrouvent les noms de M.M.Henri Barboux, Henri Robert, Rosny et Mme Jane Dieulafoy témoignaient dans cette pMite consultation, du courage de ne pas déblatérer contre l'époque actuelle et de proclamer que, à la bien prendre au fond, elle n'est pas si détestable que le prétendent les pessimistes.D'où vient cette nostalgie vers les temps qui ne sont plus?Cela ne tient-il pas, apparemment, à ce que nous n'apercevons, à travers leurs mirages, que les côtés séduisants, que nous ne les voyons qu'à travers beaucoup d'art et de littérature, comme nous sommes portés à ne nous souvenir que des vertus d'un défunt, en oubliant les vices et les défauts dont nous n'avons plus à souffrir?revenons à nos moutons ou plutôt à premiers parents.yankees de l'an MAIS.nos 1922.Pour tout Américain qui se respecte, partir pour.la Syrie ou même pour les jungles désertes des forêts embroussaillées, afin d'y couler avec sa moitié une existence paradisiaque, sans emporter avec lui un porte-plume réservoir dernier modMe, admettez que cela ne saurait se concevoir.Si vous voulez bien, nous-allons commettre une indiscrétion et déchiffrer sur des feuilles de bouleaux trouvées par quelques gamins au cours de leur saison de camping, les premières impressions de ce couple au cours de leur nouvelle ère adamique.Les feuillets écrits par l'époux n'étant pas signés, probablement pour ne pas opère: à la façon des journalistes, je vous les transmets de bonne foi, tout en me défenian: de pouvoir en établir l'authenticité.Premier jour C'est aujourd'hui notre premier jour de pure et douce vie.Nous voilà revenus aux plus beaux temps du monde.Ce matin, nous avons pris nos effets d'habillement et nous les avons mis dans la petite valise que nous avons apportée avec notre nécessaire pharmaceutique,—car la première condition pour vivre la vie de nos premiers parents, c'est de ne pas mourir Du laudanum, de la quinine et de 'aspirine n'emp chent pas le retour à la nature.Nous sommes joyeux, libres, loin des hommes et sans eux.Cette clairière isolée est entourée d'une forêt pleine d'arbres fruitiers et de toutes les essences qui vont nous permettre de ' ' robin- - sonner" à l'aise.Un lac, une rivière, une grotte .Que faut-il davantage?Deuxième jour J'ai assez bien dormi, mais ma femme se plaint des chauve-souris et des araignées.Elle n'a pas fermé l'oeil, dit-elle; ce qui veut dire en langage féminin qu'elle s'est réveillée une ou deux fois Troisième jour Nous avons, à l'aurore, aperçu un serpent au seuil de la grotte.C'était très couleur locale.Nous avons eu à ce propos une querelle.Elle m'a traité de maladroit pour n'avoir pas assommé ce reptile J'ai répliqué, elle a boudé toute la soirée.Quatrième jour Ma femme a repris sa robe dans la valise.Elle prétend qu'elle a froid.Comme je lui reprochais ce manquement à notre programme et lui faisais observer qu'on ne concevait pas Adam et Eve en costume-tailleur: "Mon cher, m'a-t-elle dit, vous ne savez plus votre histoire sainte.Adam et Eve n'avaient pas de vêtements au Paradis: mais, avant même d'être expulsés du jardin d'éden, ils avaient reçu des robes de peau et s'en étaient revêtus.Ce devaient-être de bien belles fourrures .Cette robe n'est que de gabardine."Elle poussa un profond soupir."Je n'avais pas le choix, murmura-t-elle.Bien avant d'être ici.je n'avais déjà aucune toilette convenable à me mettre.'' Cinquième jour Je suis inquiet.Ma femme avait caché dans la valise, sous la bote de pansement, sa bote à poudre et son bâton de rouge.Je l'ai surprise ce matin qui se regardait dans sa glace et se frottait le- nez et les joues comme au restaurant, ai moment de l'addition .Que faire?Sixième jour Que faire?Refaire la valise et ramener ma femme à Boston.Je reviendrai tout seul.C'est toujours la même chose.Il n'y a pas moyen de rester au Paradis avec une temme.Ici, les feuillets deviennent illisibles.Si l'histoire vous intéresse, achetez les journaux américains illustrés du Samedi, vous retrouverez probablement ce couple "paradisiaque" en train d'écouter d'une cacophonie de jazz sur la terrasse uJh grand café à la mode, à moins que vous ne rencontriez Monsieur Adam jouant une partie de bridge à son club et Madame Eve en train de se faire "shampooingner" chez son coiffeur, telle ment il est vrai, comme dit l'aphorisme devenu classique que; "Plus ça change et plus c'est la même chose" . La Canadienne.Man 1923 13 La Mode pour la Rue au Commencement du Printemps 3483—Manteau pour dames ou demoiselles, de 45 ?8 pouces de longueur, avec collet réversible, se termi- Jnt, à volonté, par une bande formant "suivez-moi"; 'anches d'un seul morceau avec larges emmanchures, lec ou sans poignets; tailles 16 ans, 36 à 44 tour de ""rine; pour taille 36, S-S'8 verges d'étoffe en 36 _'uces ou 3-3/4 verges d'étoffe en 54 pouces.Prix 5 cents.3836—Manteau pour dames ou demoiselles, avec devant ouvert ou fermé, avec ou sans pli creux derrière; manches "raglan" d'une seule pièce, avec poignets finis dans l'un ou l'autre des deux styles indiqués; poches rapportées avec bandes garniture au choix; avec ou sans poches incrustées sur le devant; ceinture se terminant en pointe ou en carré; tailles 16 ans, 36 à 44 pouces tour de poitrine.Taille 36, 5-1/8 verges d'étoffe en 36 pouces, ou 3-5/8 verges d'étoffe en 54 pouces.Prix 35 cents.3777—Manteau de coat urne pour dames ou demoiselle> avec col châle ou décojpé.poignets en deux pièces et évasés, perforés pour manches courtes; poches avec ou sans bandes garniture; la longueur du dos est de 29 pouces.Tailles 16 ans.36 à 44 tour de poitrine Taille 36, 1-3 '4 verges d'étoffe en 54 pouces, plus 3/4 verges de tissu de couleur différente.Prix 30 cents.3641 -Manteau de costume pour dames ou demoiselles.(Suite sur la page J$) il n'y a pas dans votre ville un magasin vendant Us "Home Patterns," envoyez directement votre commande A l'adresse suivanle:Home Pattern Co.Ltd.215 Victoria St.Toronto.Ont. 14 La Canadienne, Mars 1^23 Pour la Villa d'Eté 15041—Modèle de point croisé, approprié pour toile domestique et garniture de robe.Le patron comprend 4 verges de six différentes bordures, 12 répétitions du médaillon et un transfert pour le devant et l'arrière de deux lignes de col.Prix, 50 cents.14928-Napperons sanitas.Le patron donne 6 transferts pour napperon de 9-1,2 pouces de diamètre et six tranferts pour napperon de 5-3/4 pouces de diamètre.Prix, 30 cents.14929—Patron de diamètre.comprenant transfert pour grand napperon de 20 pouces 14880—Motifs d'appliqué.Le patron comprend aussi des motifs pour soutache en sept styles différents.Perlés ou noeuds français peuvent être combinés avec la sou-tache ou simplement les noeuds français avec l'appliqué.Le modèle donne deux transferts du grand motif et deux transferts du petit, et deux transferts de chacun des motifs de sou-tache.Prix, 30 cents.15032 14994 15027 !5050 15032—Modèle rose trémière pour couvre-pied, rideaux et oreillers.Le patron donne quatre transferts de chacune des tiges, ce qui fait 12 transferts en tout, et un transfert que l'on peut utiliser pour cache-oreiller pour le cas où l'on voudrait utiliser le dessin pour un couvre-pied.Prix, 40 cents.15039—Modèle papillon, que l'on peut employer pour dessus d'oreiller et bouts d'écharpes.Le patron donne un dessin pour l'écharpe, 3 transferts du grand papillon, 2 transferts de chacun des petits papillons et un revers en cas de nécessité.Prix, 35 cents.(Suite sur la page 26) 14798 S"ti n'y a pas dans votre villeun magasin tendant les"Home Patterns," envoyez directement votre commande à l'adresse suivante: Home Pattern Co., Ltd.215 Victoria St., Toronto, Ont- La Canadienne, Mars 1923 15 15042 -Modèle d'appliqué, pour robes d'enfants, garni-turederobes, rideauxet autres articles de chambre à coucher Le patron comprend 4 verges de chacune de trois borduies différentes, 6 appliqués à motifs de fleurs de 15 pouces par 9 et 6 revers, aussi 2 petits modèles pour poches.Prix, 60 cents.15059—Modèle pour cache-oreiller et codvre-pied en point croisé.Prix, 50 cents.15032 Modèle rose trémière pour couvre-pied, rideaux et oreillers.Le patron donne quatre transferts de chacune des tiges, ce qui fait 12 transferts en tout, et un transfert que l'on peut utiliser pour cache-oreillers pour le cas où l'on voudrait appliquer le dessin à un couvre-pied.Prix, 40 cents.14991—Modèle pour carpette à brin tiré.Le patron comprend un transfert pour carpette de 30 à 40 pouces.Prix, 30 cents.15066—Modèles pour mouchoirs d'enfants.Un transfert pour chacun des 17 dessins.Prix, 25 cents.15088—Modèle pour peinture décoration de plateaux.Ce patron, qui peut aussi être utilisé pour garniture de robe, comprend trois bordures, deux coins (4 répétitions pour chaque coin) et 16 répétitions pour chacun des deux motifs.Prix, 35 cents.15050 15050—Modèle Paon pour bouts d'écharpe et dessus d'oreillers.Le patron comprend un transfert et un revers du dessin.Prix, 25 cents.14999—Modèle d'appliqué pour vivoir.Le patron comprend 2 transferts de motifs de 13J4 pouces par 9, 1 transfert de grand dessin 13H p°uces carrés, et 4 transferts chacun pour deux petits motifs.Ces dessins sont appropriés pour chemins de table, tabourets et dessus d'oreillers.Prix, 35 cents.15003 —Modèle d'appliqué pour centre de table et de dressoir.Le patron donne 5 transferts de 7 par 11 pouces pour rideaux, 4 transferts de 7 par 10 pouces pour chemin de table et 2 transferts de 18 pouces de largeur pour écharpe.Prix, 35 cents.15063—Modèle d'appliqué.Le patron comprend 1 dessin pour bande de rideaux, 1 dessin pour dos de chaise et 2 dessins pour bords de rideaux (dessin et revers).Prix, 30 cents.14992—Carpette à brin tiré avec carré de centre.Dimension, 30 par 58 pouces.Prix, 30 cents.14978 Modèle pour oreiller et écharpe.L'écharpe qui mesure 15-1/2 par 45 pouces est à point croisé.L'oreiller est à point de satin.Prix, 30 cents.14993—Rideau et oreiller avec dessin de hibou.Un transfert pour chaque dessin.Prix.35 cents.15069— Modèles pour couverture de livre et couverture de livre du téléphone en appliqué.Le patron comprend 2 transferts du dessin pour la couverture de livre, 4 pouces carrés et 2 pour la couverture du livre du téléphone, 8-1/2 par 9-1,2 pouces.Prix, 25 cents.15021 —Modèle pour broderie italienne de toile de maison.Le patron donne 4 verges chaque de bandes larges et étroites, 6 motifs grande et petite dimension et 12 très petits motifs.Prix, 30 cents.14995—Modèle pour peinture sur porcelaine.Le patron comprend 6 transferts pour chaque dessin d'assiette et 12 répétitions du motif employé sur la tasse.Ces dessins peuvent aussi servir à une broderie pour garniture de robes, écharpes, coussins, portières, etc.Prix.50 cents.15005—Modèle pour peinture sur porcelaine.Le patron comprend 12 verges de bandes larges pour assiettes et plats à céréales, 12 verges de bandes étroites pour les soucoupes, beurriers, etc., 12 verges de bandes droites et étroites pour les bordures, 48 transferts de petits motifs pour coquetiers, 32 de grandeur moyenne, pour tasses à café et 16 du plus grand motif pour cafetière, etc.Prix, 30 cents.'3» a pas dans voire ville un magasin vendant les "Home Patterns," envoyez directement votre commande à l'adresse suivante; Home Pattern Co., Ltd.,2ij Victoria St., Toronto, Ont. Im Canadienne.Mars 1^2* C5 n Ni' n ?dip Home Pattern 14494—Motif conventionnel pour corsage.Le modèle comprend des transferts pour le tracé du devant, du col et des revers.Il pe"t se faire en broderie plumetis, au point lancé, sur toile, laine ou marquisette.Prix, 25 cents.Home Pattern 14437-Branches de pâquerettes pour blouses.Ce motif peut servir à l'ornementation d'un corsage d'une pièce ou il peut être disposé pour orner une blouse chemisier, un négligé ou une robe d'enfant.Les fleurs peuvent être brodées en oeillets solides.Prix,»2 5 cents.Home Pattern 14337— Ci-dessous rflModèle pour blouse.Le patron comprend des transferts pour le tracé de la blouse, du col et des revers.*Ce modèle convient fort bien à l'ornementation d'une House d'une pièce avec les manches.Le travail peut être fait en broderie solide ou perlé.Prix, 25 cents, [j 4fe 1 *>f! f (.sHome Pattern 14024—Motif |> mr blouse.Ce'dessin t approprié à l'ornementation 4 Home Pattern 13823—Motif pour corsage.Ce dessin très simple peut s'exécuter en broderie solide (plumetis) ou en oeillets.Prix, 25 cents.Home" Pattern 13441—Motif pour corsage.Ce motif attrayant et approprié à un corsage peut être exécuté en plumetis ou en oeillets sur batiste ou toile.Prix, 2s cents.v * "\$°"m T.ir Home Pattern 14435 -Motif pour cor*l{ motifs séparés.Ce dessin peut être bro.lé sur une blouse d'une pièce ou peut servir à l'ornementation d'un négligé, d'une blouse lingerie ou d'une chemise de nuit.La broderie peut se faire en broderie française et en oeilL-ts.Prix, 25 cents.Home Pattern 14012 -Blouse chemisier.Ce~"motif peut servir à orner une blouse et peut être brodé en plumetis.Le patron comprend les transferts pour|de-vant, col et poignets.Prix, 25 cents.Home Pattern 1 4 9 1 5-C h a r- mant motif pour corsages en oeillets brodés.Le patron comprend l'encolure, les motifs, 2 angles et 2 verges 1/2 de bordure de 2 pouces 1/4 de large.Prix 30 cents.f Home Pattern 14506 Ci-dessous: Motif pour cor-sage.Le patron comprend un transfert pour le devant, le col et les poignets, et 2 motifs pour le dos ou les manches.Ce motif pour corsage peut s'exécuter en oeillt'-, plumetis ou point lancé sur toile ou batiste.Prix, 25 cents.6%* t\ 0 2S4 \ 0 O O o 1 r-"\ o o o ¦HsH .!> a t»as
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