La lyre, 1 janvier 1923, no 9
2 , Juillet 1923 J.J.DESROCIIERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESROCHERS) 41, Rue Labelle Montréal Mme 'MORIN Planiste-compositeur Soprano dramatique JEANNE LA.BRECQUE Violoniste et ! Soprano léger ECOLE s MORIN-LABRECQUE Flano, violon (du début à lu plus grande virtuosité) Chant, Solfège, Théorie, Harmonie, Composition.251 SHERBROOKE EST MONTREAL Téléphone Est 2467 Tous les mois il y a grand concert donné exclusivement par les élèves de l'Ecole.L'admission a.ces concerts est sur Invitation et présentation d'une carte de l'Ecole Morin-Labrecque.Mme llorin-Ijaurecque est, l'auteur de la fameuse Méthode de piano Morin-Labrecque universellement répandue.BERTHE SAUVE 773, Rue Sliuter Apt.4,.Montréal Plateau 4059w PIANISTE-ACCOMPAGNATRICE LE COLLEGE DE MUSIQUE "DOMINION" Fondé en 1S94 Incorporé en 1895 Le syllabus est envoyé gratuitement aux personnes qui en font la demande G.M.BREWER, F.A.G.O., A.Mus.Secrétaire .444, rue Guy (angle Ste-Catherine), Tél.Up.2403 MONTREAL UN NOUVEAU MOZART Un événement musical sensationnel aura lieu en octobre prochain à Tourcoing.La ville a en effet, obtenu par contrat la première audition en France.du.déjà célèbre oratorio 1'"Enfance de Saint Jean-Baptiste", , dont l'auteur est un enfant de onze ans et demi, Rota Rinaldi, né le 3 décembre .1911.*'.Un journaliste parisien," M.Paul -Beghlri, a rendu visite à Tourcoing à M.Charles Wat-tinne, musicien de talent, lequel lui a Tourni des renseignements sur l'oeuvre .du, jeune.Rota Rinaldi.—Rota Rinaldi est-il vraiment un nouveau Mozart, comme le déclarent vos confrères italiens ?i —Je n'oserai l'affirmer, ' me-dit M.Wat-tinne.Il me parait.trop jeune encore pour qu'on puisse ainsi préjuger de son avenir.En tout cas c'est un enfant de génie, un vrai prodige.Mon attention avait été attirée sur lui par un entretien paru dans les journaux il y a quelques semaines.On y lisait: "Devant une assemblée de musiciens de critiques, cle professeurs vient d'avoir lieu, dans une des salles de l'Institut des aveugler à Milan, l'audition d'un oratorio composé par un enfant de moins de douze ans.Cet oratorio, l"'Enfance cle Saint Jean-Baptiste", est une oeuvre d'une inspiration sublime, traitée selon toutes les règles de la technique." Sans perdre de temps, désirant assurer à Tourcoing la primeur d'une audition sensationnelle, j'écrivis à l'Institut des aveugles de Milan.C'est lâ mère du petit Rota Rinaldi qui me répondit elle-même.Voici la balle lettre que je reçus écrite en français: "Mon garçon n'appartient à aucune institution musicale: il va tout simplement à l'école comme tous les enfants de son âge.L'année passée, il a suivi les cours de haute composition au conservatoire, parmi les jeunes gens au-dessus de vingt ans.Mais comme il apprenait trop et trop vite, soucieuse de le voir grandir en un parfait équir libre d'esprit, je l'ai retiré, de ce milieu musical et renvoyé à l'école.•_ "Cette interruption ne l'a pas einpêché d'achever cet oratorio qu'il avait commencé dans les vacances d'automne (à dix ans et-demi) et de faire sa partition petit à petit dans le cours de l'hiver, tout seul sans aide, ni conseils, sans autre aide que son ingénue et sincère inspiration intérieure.La Société dos concerts d'ici, enchantée de cette-musique, s'est chargée d'en préparer et soigner l'exécution, qui a eu lieu, comme vous le savez,, le 22 avril pour la première fois et qui a été répétée .ensuite avec un succès toujours grandissant."La perspective d'une audition en France, à Tourcoing, me séduit beaucoup, d'autant plus que je vous vois animé des meilleures intentions.Mon enfant pourrait très bien diriger quelque répétitions, (comme il l'a fait ici), ce qui est sa plus grande joie, car il me semble que cela pourrait diminuer le mérite de l'imposition de sa personne, dont le charme, de l'âge forcerait le succès?¦ (A suivre page 23) .':•• .RAOUL PAQUET Elève cle Abel Pecaux, organiste, Marc Delmas, compositeur, et Mme Piltan, pianiste (Paris) 121e, RUE CHRISTOPHE COLOMB ; '¦ • ¦ Tel: St-Louis 14G7M LUCILLE DOMPIERRE "Prix d'Europe 1919" PIANISTE—VIRTUOSE CONCERTS—ENSEIGNEMENT .Studio: 141% rue Crémazie QUEBEC SES» PAQUIN élève de II.L.Mlchlels Enseignement : Harmonie et Solfège.1104 Rue Delorlmler St-Louls 529 MONTREAL Mme E.PARENT PROFESSEUR DE PIANO "i ET SOLFEGE Apt No 1, 629 RUE ST-ANDRE, Montréal Tél.Est 6445w L'INSTITUT MUSICAL est l'institution par excellence pour l'enseignement de la théorie musicale, du solfège, de l'harmonie, du piano, de l'orgue, du chant, du violon, du violoncelle ainsi que pour la formation de classes d'ensemble, par de» profesitur» , reconnus et d'une compétence indiscutable.J.N.CHARBONNEAU, Directeur Dr FRED.PELLETIER, Secrétaire Pour renseignements, s'adresser à ' 364, RUE STE-CATHERINE EST, MONTREAL Edifice Langcller Tel.: Est 2867 H E N-R I MIRO DIRECTEUR-MUSICAL Orchestration, arrangements d'orchestre, notations de musique pour chant et instruments de musique 1436 rue Saint-Denis, Montréal.Tél.Est 6188 Ecole de musique de Montréal L'Institution musicale la plus moderne Enseignement du Piano.Violon, Violoncelle, Chant.Théorie.Harmonie, Ensembles.Classe d'Opéra, Déclamation lyrique, Cours de la Chanson française, etc., par des professeur* d'éducation muslcule européenne.Classe d'or-che.tr.DIPLOMES «t BOURSES Pour renseignementi et syllabus,, s'adresser ; - au Secrétaire RUE ST-MARC Tél.Uptown 5678 MONTREAL ISSAUREL SALVATOR TECHNIQUE VOCALE —ART DU CHANT (12e Année d'enseignement à Montréal) 747 STE-CATHERINE OUEST, "Guy Block" Juillet 1923^.LA LYRE 3 ABONNEMENTS Montréal Canada $2.15 pour un an $2.00 1.10 pour six mois 1.00 .20 l'unité .20 Payable d'avance.: Revue mensuelle : : Musicale et Théâtrale Rédaction Annonces Administration 3, RUE CRAIG EST MONTREAL, Que.Tél.Est 8037 Rédigée en collaboration.Publiée par la Compagnie de Publication "La Lyre" le année, No 9 Montréal, juillet 1923 Les concerts en plein air "Tfos Canadiens d'autrefois" Tous les concerts ne sont pas morts ou sur le point de mourir.Il y en a de fort vivaces.Si vivaces qu'ils semblent destinés à durer quatre mois encore ! Pas dans les salles, rassurez-vous ! Dans les jardins, dehors, en plein air: ce sont les "concerts publics".Né soulignons pas ce que peut contenir d'ironie cette appellation de "concerts publics".Elle semble s'opposer fièrement à cette autre appellation de "concerts privés" dont on fut plus d'une fois tenté, ces jours-ci, de pourvoir certains récitals.Elle-indique la prospérité des manifestations qui n'ont rien à craindre de la canicule.Au contraire ! Elles en vivent ! C'est la fraîcheur ou la pluie ¦qui leur porteraient dommage.Vous voyez à quel point les concerts "d'intérieur" diffèrent des concerts de jardin.Les uns "marchent" l'hiver.Les autres "marchent'' l'été.Ce n'est pas tout: il faut, en effet, amener le public aux premiers.Or, c'est au public qu'on apporte les seconds !.Un public charmant, consentant, passif.Il y a "de la musique'?Il écoute.Il n'y a vas de musique?Il est content tout de même.Car, en vérité, ce n'est pas pour elle qu'il est là ! C'est pour se détendre, ambider, prendre l'air, jouer, rire.Les enfants — il y en a — courent.Les mamans, assises et tricotant, devisent des mérites respectifs de leur progéniture en poussant, de temps en temps, le cri rituel du ralliement.Quelques vieillards méditatifs confient d'une canne experte des paraboles au sable.Et sur chaque banc, les nounous délacées font consciencieusement leur office.Mais le concert public?Il est là-bas, au bout du square, sous le kiosque."La Lyre du dix-septième", ou les "Pupilles de Lutèce" soufflent à qui mieux mieux dans les pistons, les bugles, les trombones et les basses.De loin, on n'entend guère.De près, on entend quoi?Des choses magnifiques ! "Georgette", fox-trot, "La Puce ensorcelée", polka, "Trois Heures du Matin", valse ! Et, comme morceau de résistance, quelque fantaisie s«r "Mignon" ou sur la "Muette de Portici"!.Naturellement, les programmes varient, selon les villes où ces concerts sont donnés.Par exemple, à Chi-, cago, nous avons l'entreprise d'opéra estivale aux destinées de"laquelle préside Louis Eckstein; on nous donne de l'opéra tout l'été, et aux représentations en matinée, il y ci des milliers de sièges gratuits; dans certaines autres villes 'américaines, nous avons des concerts sérieux, classiques ou populaires, en plein air ou dans des salles, donnés par des fanfares ou des orchestres symphoniques dont les dépenses sont payées par les municipalités : nous voulons-parler de villes comme New-York, Boston, Philadelphie; nous ne parlons pas de villes telles que Montréal, ou attires cités de la province de Québec, où les autorités municipales dépensent leur argent avec une parcimonie (A suivre page 27) Sous ce titre, M.Edmond-J.Massicotte, que les lecteurs de "La Lyre" connaissent avantageusement de ¦longue date, a décidé de retenir en un Album de grand luxe les principales de ses compositions illustrant nos coutumes 'nationales et évoquant de façon charmante et très réelle la vie simple et forte de nos ancêtres.Cet Album de 50 pages, format 12 1-2 x>lG 1-2 ponces, sur papier de grand luxe, sera édité par la librairie Granger Frères de Montréal et comportera un texte placé en regard de chaque tableau.Douze écrivains de renom ont été requis de décrire ces compositions.Les amateurs des choses du terroir peuvent dès à présent envoyer leur souscription à la librairie Granger Frères, 43, rue Notre-Ddme Ouest, Montréal.Le prix de cet album de luxe est fixé à &>.(«).Ouverture des Classes Notre rayon de livres classiques et de matériel scolaire est reconnu comme étant le plus complet de-la province et comprend tous les ouvrages ou articles en usage dans les maisons d'éducation française.Cartes géographiques, Globes terrestres.Tableaux muraux d'histoire, de sciences.Musées, Tableaux noirs, Baguettes, Brosses.Craie.Cahiers d'écritures, d'exercices, de dessin.Articles et papier à dessin, Peinture à l'eau.Ardoises.Eponges.Cloches à main, Signaux.Aiguiseurs, Coffrets, Règles, Canifs, Visières.Sacs d'écoles, Valises pour écoliers, Courroies.Crayons, plumes et encres de toutes sortes.Livres spéciaux pour Commissions Scolaires.Catalogues suivants envoyés sur demande : Classiques ca7iadiens.Classiques français.Fournitures de classe.Pièces de théâtre.GRAINGER FRÈRB5 LibR&iRes, l^petieas, lmpoRtateuRs 43 NûlRe-Dc\me,0ttest, "Monk&J La plus importante Librairie et Papeterie Française du Canada 4 LA LYRE if MONTREAL 1 Des nouvelles de Paris nous apprennent que l'admirable violoncelliste Marcel Hubert, viendra au Canada donner une série de concerts et se fera en même temps connaître du public américain.Il sera accompagné de sa soeur, Yvonne Hubert, pianiste, Premier Prix du Conservatoire de Paris.L'histoire de ce tout jeune violoncelliste de 17 ans est très simple.Il est né à.Lille (France) le 9 août 1906.En "1917, il entrait au conservatoire dans la classe de violoncelle de M.André Kecking et deux ans plus tard, à peine âgé de treize ans, il y obtenait un premier prix.Moins haut que son instrument, Marcel Hubert, stupéfia l'assistance par l'aisance de sa technique comparable à celle des virtuoses de carrière, et par le naturel et la simplicité de son goût musical.Dès lors, il n'eut qu'à se présenter pour être acclamé aux concerts Colonne, dans le "Concerto" de Saint-Saëns en novembre 1920; le même mois à son récital Salle Gaveau, à la Société Philharmonique à Nantes, .en janvier, dans le "Concerto" de Lalo; au cercle Philharmonique de Bordeaux, à son récital de Nancy; à Marseilles, dans la tournée des douze villes de Bourgogne où il fut bissé et longuement acclamé.Cet artiste vint au Canada en 1921 et donna, avec sa soeur, son premier récital en Amérique le .19 janvier de cette année au théâtre St-Denis.Il fit une tournée de concerts en la Province et partout il rernporta succès sur succès.Il ne donna non moins de trois récital à Montréal même.Voici un extrait du "Courrier-Musical", de Paris, lors du concours où il fut proclamé Premier Prix de violoncelle, qui en dit sur long cet artiste: "Que dire du Benjamin du concours, le jeune Hubert, dont l'état civil accuse douze ans, qui n'en parait pas plus de huit ou neuf, et dont la compréhention musicale est d'une profondeur, d'une maturité stupéfiantes! D'aspect frêle, avec ses longs cheveux bouclés, son visage pâle où deux grands yeux brûlent d'un feu sombre, ce gosse prodigieux capta l'attention de l'auditoire dès Mesdames ! faites cette expérience : Sur une main mettez de la Velouty de Dixor, de Paris.Sur l'autre, mettez le produit le plus réputé puur ln beauté des mains.Attendez une minute, puis comparez: la beauté de la première vous apparaîtra si merveilleuse, à côté de la seconde, que vous no pourrez plus vous passer de la Velouty de Dixor, î.o pot: $1.25.— En tube pour le sac, 2f,c.Se fait en deux teintes: blanche et ivoire Envoyés franco contre mandat-poste adressé ;1 ROYER & ROYER 753, Saint-Denis MONTREAL, Canada.les premières mesures et fit oublier tous ses prédécesseurs.Virtuosité, souplesse d'archet, sonorité large, d'une couleur merveilleuse, jeu émouvant, varié, étonnamment complet.Voilà, à n'en pas douter, un artiste absolument hors de pair, qui méritait, de loin et sans conteste, la palme suprême".(A.Himonet).M.Marcel Hubert, fera sa tournée aux Etats-Unis et au Canada, sous la direction de l'imprésario montréalais, Bernard.La-berge.M.J.Albert Gauvin, impresario, accompagné de Mme Gauvin est rentré au commencement du mois d'un voyage fait à Paris dans le but de ses affaires.Les plans pour la prochaine saison sont de faire revenir Cécile Sorel et Maurice de Féraudy de la Comédie-Française de Paris qui viendront donner une série de représentations théâtrales au théâtre Orphéum.Ils seront précédés cependant par une autre troupe, qui, sous la direction de M.André Cailmette, ex-pensionnaire du théâtre Odéon et créateur de plusieurs rôles importants en compagnie de la célèbre actrice Réjane, débutera dès le 3 septembre prochain.Les attractions musicales seront Mme Schu-mann-Heink, Clara Butt, contralto, Jean Gérardy, violoncelliste, Anna Pavlowa et son corps de ballet, enfin l'orchestre Philharmonique de Philadelphie qu'il fera venir en février, conjointement et par un arrangement spécial avec le manager Bernard Laberge.M.Jean Goulet, le directeur de l'Association des Chanteurs de Montréal, montera ou fera exécuter l'hiver prochain "La Vision de Dante", drame lyrique de Raoul Brunei; oeuvre couronnée par la ville de Paris.Le fils de M.Jean Goulet, Charles Goulet, s'embarquera au commencement du mois prochain, pour Liège, sa ville natale, où il séjournera pendant deux ans, durant lesquels il suivra des cours de piano et de chant.M.Orpha-F.Deveaux, le secrétaire du Conservatoire National de Musique, et organiste de l'église du Saint-Nom de Jésus de Mai-sonneuve est maintenant à Fall-River (Mass) où il a accepté la position d'organiste chez les Pères Dominicains.Des concerts seront donnés à l'Hôtel Mont-Royal, la saison prochaine, apprenons-nous de la direction de cet hôtel.La liste des artistes n'en est pas encore complète, mais les artistes suivants ont été engagés: Vladimir de Pachmann, dont la tournée en Amérique débutera ici le 18 octobre prochain, Ignaz Friedman, pianistes, Jacques Tbibaud, Erika Morini, violonistes, Marie Jeritza, soprano, et Louis Graveure, baryton.Récital d'élèves et examens de Musique__ Le 6 juin, en la salle Lafontaine, lOôme audition annuelle des élèves du violoniste Eugène Chartier.7 iuin, dans le Ladies' Ordinary, cle ^hotel "Windsor, concert annuel des élèves de -Mme D.-McMillan, professeur de piano Particulièrement remarquées: Mlles Lesage, Marie-Thérèse Paquin, aussi que Marthe Sylvestre, qui exécuta le "Caprice Brillant" de Mendelssohn avec son professeur au second piano.Une "sonate" de Haendel et l'adagio du 4ème "Concerto'' de Vieux-Temps, furent exécutés par le violoniste Roland Poisson, excellemment accompagné par Mlle Marie-Thérèse Paquin 7 juin, dans la salle St-Sulpice, audition des élèves du professeur de chant Lamoureux qui donnèrent un programme d'oeuvres exclusivement canadiennes dont nous avons parlé dans notre numéro de juin.Mlle Cécile Langlois, la toute jeune élèv6 de Max Bohrër, le Directeur du Dominion 'College of Music, a obtenu son diplôme aver grande distinction dans la classe supérieure de piano lors des examens de fin d'année de cette institution musicale en juin dernier.Au Conservatoire National de Musique, sur vingt-deux concurrentes inscrites à l'examen final, la médaille d'or fut donnée à Mlle Muriel Walsh, une fillette de quatorze ans.Société Canadienne d'Opérette Direction artistique.La direction artistique de la Société Canadienne d'Opérette sera composée, cette année, de MM.Honoré Vaillancourt, administrateur général de la Société, qui, tout en étant chargé de l'administration financière, a aussi la direction des spectacles; M.Albert Roberval, directeur artistique et chef d'orchestre.On débutera le 16 octobre avec "Les Brigands" de J.Offenbach.Puis viendront ensuite, le 6 novembre: "La Cocarde Tricolore"; le 4 décembre: "Les Moulins qui Chantent"; le 8 janvier: "Le Bossu"; le 5 février: "Quaker Girls"; le 4 mars: "La Petite Bohème ou Le Secret de Polichinelle", de F.Fourdrain, qui serait une- première en Amérique, mais dont la Société ne peut garantir la représentation à cause des exigences exagérées des éditeurs; le 1er avril: "Hans, le Joueur de Flûte"; le 6 mars: "Le Baron Tzigane".Un directeur d'orchestre d'expérience se chargerait de donner des répétitions à des amateurs de musique dans le but de former «n orchestre de concert.S'adresser à "La Lyre", 3, rue Craig Est, Montréal.Restaurant Français TABLE D'HOTE servie chez 172-184, rue Saint-Denis Lunch 60 cts.— Dîner 76 cts.Vin ou bière compris Aussi à la enrte Vins et Bières de choix LKWIsti» Au theatre Prlscllla, mardi, le 10 juillet courant, Mr.Julien Daoust et sa troupe d'artistes de Montréal ont donné "Le Martyre d'Aurore Gagnon".Les principaux rôles étalent tenus par les artistes suivants: Mlle Simonne Deva-renne.'Aurore); Mr.Julien Daouat, Me cu-rél; Mme Liane Valde.lia marâtre): Mr.Edmond Daoust, Ile père'; Mr.Victor Pla-mondon et Mlle Duval.dans les rôles comiques.Mardi soir, le 10 juillet, au studio Philharmonique d'Auburn.M Josaphat Morin.professeur, nous a présenté un de ses plus brillants élèves: Mr.Napoléon Dufresne.Mr.Wilfrid Tremblay était accompagnateur.Nous pouvons prédire un brillant avenir au Jeune virtuose, qui possède une technique des plus parfaites, dont le Jeu est Impeccable Il nous a donné un programme varié, comprenant de oeuvres de Haendel de Bériot.Musin et Dvorak-Kreisler.qu'il exécuta avec maestria.Nos meilleurs voeux de succès au Jeune et talentueux violoniste.* QUEBEC • LE PRIX D'EUROPE Le Prix d'Kurope a été gagné cette année par un québecquois.Depuis 1919 alors que Mlle Lucille Dompierre décrochait ce prix, notre ville n'avait pas été à l'honneur.Le gagnant de cette année eat un tout jeune organiste de 19 ans.M Conrad Bernier.fils de M.Arthur Bernier.l'organiste de l'église St-Jean-Baptiste.Dès l'âge de cinq ans.Conrad Bernier se mit ft l'étude de la musique, sous la .lirec-tlon de son père et montra tout de suite des qualités sérieuses.Il apprit le piano avec Mlli' Berthe Roy.et étudia aussi sous la direction de M Orner Létourneau.Il compléta enfin ses classes musicales avec son père.A l'Age de onze ans seulement II se faisait connaître comme artiste de concert en prenant part au séminaire, où II faisait ses études classiques qu'il termina l'an dernier, ft une séance musicale.Son interprétation d'une Sonate de Beethoven fut vivement appréciée en cette occasion.Deux ans plus tard, Il inaugurait les grandes orgues de Bienville: et déjà les brillantes qualités qui devaient cette année le faire particulièrement remarquer du Jury furent l'objet, en cette circonstance, d'éloges très flatteuses, de la part de musiciens qui s'étaient rendus à ce concert L'année, suivante—il n'avait alors que quatorze ans—il fut choisi pour faire l'inauguration de l'orgue de la Basilique du T.S.Sacrement et fut nommé en même temps, titulaire des orgues de cette église, poste qu'il occupe encore actuellement simultanément avec celui d'organiste suppléant de l'église de St-Jean-Baptiste L'an dernier, c'est encore le Jeune Conrad Bernier.qui est choisi pour Inaugurer les grandes orgues de l'église St-Françols d'Assise.Il donna plusieurs récItalB d'orgue dont un à Providence.R.I.avec des programmes qui dénotent chez ce Jeune homme un souci d'art très prononcé.Bach.Wldor.Franck et Vlerne semblent être ses auteurs de prédilection.Enfin Conrad Bernier est doué d'une mémoire précieuse qu'il cultive constamment et qui l'aide ft compléter ses improvisations.Il en a faites en style fugué qui mériteraient d'être mises en manuscrit.Il partira en septembre pour Paris où II compte étudier l'orgue sous Vlerne.le piano sous Pbilipp et l'harmonie sous Fourdrain; celui-ci.fut aussi le professeur d'harmonie de son peie.Au sujet du Prix d'Europe.Il s'est élevé récemment une petite discussion entre "La Presse'' et une revue montréalaise.L'une prétendait que la province ne profitait pas de l'enseignement que devaient trouver les lauréats ft leur retour de Paris, tandis que l'autre affirmait que tout au contraire les Prix d'Europe ne faisaient pas autre chose que cela: "l'enseignement étant l'unique moyen de gagner leur vie '." Cette dernière affirmation est en partie vraie pour notre ville car nos trois prix d'Europe font profiter largement leurs concitoyens de leur savoir acquis.Il n'est pas non plus inadmissible que M.Bernier après son séjour A Paris revienne se fixer Ici pour faire de l'enseignement.Mais il n'en est pas de même pour Montréal.Le premier gagnant.Hector Dan-sereau.41914) fait de l'accompagnement à l'étranger, le second Wilfrid Pelletier.11915) est au Métropolitain Opera Mouse of New-York et s'est désisté au bout d'une année, d'étude à Paris de son privilège ft cause des difficultés de vivre à Paris durant la guerre, comme a fait du reste Jean Kaster.11918) un autre lauréat montréalais qui s'est fixé à Cincinnati, où il fait partie de l'orchestre m.i niiriid Bernier Gagnant du Prix d'Europe de cette ville.M.Auguste Descarrles.(J921) le dernier en date des lauréats montréalais, actuellement ft Paris où il poursuit ses études musicales, par ses dispositions naturelles d'accompagnateur devrait, n'est-il pas évident î se spécialiser en cet art et rester à l'étranger! De sorte que.on peut vraiment dire que le Prix d'Europe ne profite guère à l'encouragement musical de Montréal.Et encore ! Le fait d'avoir un des nôtres briller ft l'étranger, n'est-ce pas de nature ft jeter de l'éclat sur les Canadiens en général?Et cette considération ne s'applique-t-elle pas aux trois excellents artistes qui nous font tant d'honneur en Europe: Mlles Gra-zlella Dumaine.(1916); Ruth Pryce 11920).et M.Léo-Pol Morln (1912)?Car avant d'affirmer que le Prix d'Europre n'a plus sa raison d'être, il est bon de se souvenir que depuis sa fondation, il a permis ft de réels talents d'une part, à nous faire connaître à l'étranger, d'autre part ft former d'excellents professeurs.Evidemment rien ne remplace un Conservatoire de Musique mais même en admettant l'existence d'une telle institution musicale, il faudrait de loule nécessité permettre au plus brillant sujet, si non à plusieurs d'entre eux.de s'évader d'Ici, d'élargir leur patrimoine musical, de reipirer largement le soufle intense et pour cela un séjour d'un an et plus en Europe est la seule solution à ce problème.Tant que nous aurons des sujets de la valeur de M Bernier.pour aller dépenser à Paris la bourse du Gouvernement Provincial, disons-nous bien que le Prix d'Europe est plus utile qu'on ne pense et qu'il profitera non seulement à ce jeune artiste, mais aussi ft tout musicien qui.par la suite, viendra en contact avec lui.Voici quelques détail" au sujet des Prix d'Europe pour ceux de nos lecteurs qui en désireraient.Le Prix d'Europe est une bourse de $3.000.qui est donnée chaque année depuis 1911 par le Gouvernement Provincial afin de permettre ft tout sujet canadien Agé de moins de vingt-cinq ans résolus et résidant depuis trois ans dans la Province de Québec-, d'aller parfaire ses études musicales à Paris pendant une durée non inférieure à deux ans.Le but de ce Prix est de stimuler l'ardeur de nos jeunes et véritables talents canadiens pour l'étude de la musique en vue de décrocher ce prix à l'examen annuel qui se donne vers le milieu de juin, tantôt à Québec, tantôt à Montréal, par des professeurs d'une compétence reconnue.Malheureusement, pour des raisons jusqu'ici ft peu près inconnues, les candidats qui s'inscrivent pour l'obtention de ce prix, deviennent chaque année, de moins en moins nombreux Ainsi a-t-on remarqué que trois candidats québec-quois et un seul candidat montréalais c»tte année s'étaient inscrits.Voici la liste au complet dee Boursiers.Prix d'Europe depuis sa fondation: Mlle Clothilde Coulombe (Québec), bourse de 1911 i piano); M.Léo-Pol Morin IMont-magnyl.bourse de 1912 (piano); M.Orner Létourneau (Québec), bourse de 1913 (orgue) : M.Hector Dansereau (Montréal), bourse de 1914 (piano); W.Wilfrid Pelletier 'Montréal', bourse de 1915 l piano); Mlle Graziella Dumaine (Shawinigan-Falls).bourse de 1916 (chant); Mlle Germaine Ma-lépart (Montréal!, bourse de 1917 (piano); M Jean Kaster lMontréal), bourse de 1918 (violoncelle'; Mlle Lucille Dompierre (Québec), bourse de 1919 (piano); Mlle Ruth Pryce (Winnipeg), bourse de 1920 (violon) ; M.Auguste Descarrles (Montréal), bourse de 1921 (piano); Mlle Anna-Marie Messénle (Montmagnyi.1922 (Pianoi; M.Conrad Bernier (Québec), bourse de 1923 (orgue).Je ne puis passer sous silence la fête intime des noces d'or de M.Gustave Gagnon.docteur en musique, et de Mme Gagnon.le 9 Juillet II y avait 50 ans.ce Jour-là que M.Gagnon.alors tout jeune musicien épousait ft Québec où il n'a cessé de demeurer.Mlle Séphora Hamel fille de M.Abraham Hnmel Le mariage fut béni dans la Basilique, où M.Gagnon devait être organiste pendant près de 50 ans.par Mgr Casault.alors curé de la Paroisse Notre-Dame.Cette fête suivait de près celle du 50ème anniversaire de la carrière musicale de M Gagnon.célébrée l'automne dernier.Les jubilaires étalent entourés de leurs quatre enfants: Mme J.L.Côté, épouse de l'hon.J.L.Côté, ancien ministre dans le cabinet de l'Alberta et que l'on désigne comme un futur sénateur; Mme Payment, épouse de feu M.L.E.i) Payment, avocat; M.Paul Gagnon d'Ottawa et M.Henri Gagnon de Québec, organiste de la Basilique.F.X.C.Professeur de pinnn prendrait un certain nombre d'élèves à partir du 1er septembre.S'adresser ft -i a Lyre", :t.me CroJg Est, Montréal.Ou demande dea mnsieiens uni Muniraient M perfectionner dans la nostqnc de dansa.S'adresser à "La lyre".S, rue ( ralg i st, Montréal. 6 LA LYRE DISQUES "LA VOIX DE SON MAITRE" Musique de danse (orchestre) 19058—"Swingin' Down the Lane" et "Beside a Babbling Brook" (fox trots).19063—"Little Rover" et "Runnin' Wild" (fox trots).1906S—"Yes! We Have No Bananas" et "Morning Will Come" (fox trots).19069—"When Will The Sun Shine For Me?" et "Gone" (fox trots).19070—"Louisville Lou"' et '"Beale Street Mamma" (fox trots).19073—"You've Got to See Mamma Ev'ry Night" et "Nuthin' But" (fox trots).19074—"Saw Mill River Road" et "Everything is K.O.in K.Y." (fox trots).19077—"Wild Flower" (fox trot) et "Dreamy Melody-Rocky Mountain Moon" (Valse).19078—"Tut-Ankh-Amen" et "Down by the River" (fox trots).216406—"Meditation" ("Thais") et "Barcarolle" ("Les Contes d'Hoffmann") (fox trots).216407—"Barney Google" et "I'll Be Here When You Come Back (But I'il Be With Somebody Else) (fox trots).216409—"Spanish Love" (Tango fox trot) et "Love Will Come Back" (Valse).216411—"Shufflin' Along" (fox trot) et "Come Back Old Pal" (Valse).216412—"When Will 1 Know" et "Sunkist Rose" (fox trots).73171—"La Golondrina" (Valse) et "Long Distance Telephone".Musique Instrumentale 66149—"Midnight Bells" (Heuberger-Kreis- ler) Fritz Kreisler, Violoniste.74811—'Nocturne" (Chopin) Jascha Heifetz, violoniste.19064—"Under The Double Eagle" et "High School Cadets (Marches) La fanfare Sousa.35725—"Gypsy Love" et "Gypsy Baron-Sweetheart" (valses), Orchestre International.Chant 87581—"Ah! ne fuis pas encore!" (Extrait de "Roméo et Juliette" de Gounod) Lu-crezia Bori, soprano et Boniamino Gigli, ténor.66147—"Voi lo Sapete" (Extrait de "Caval- leria Rusticana" de Mascagni), Marie Je- ritza, soprano.263150—-"Le long du corridor" et "En se pto- menant" Hector Pellerin, Baryton.263151—"Unie nuit de mai" (Marsiais-Tho-mas) et "Chanson de Florian" (Florian- Godard), José Delaquerrière, ténor.DISQUES "COLUMBIA" Musique de danse (orchestre) A-3870—"The World is Waiting for the Sunrise" et "Roses of Picardy" (fox trots).A-3S72—"Railroad Man" et "Bugle Call Rag" (fox trots).A-3S79—"Aunt Hagar's Blues" et "Wet Yo' Thumb" (fox trots).A-3SS3—"South Sea Eyes" et "I'd Love to Have Ya" (fox trots).A-3884—"Honeymoon Time" et "River Shannon Moon" (valses).A-3S69—"Down Among The Sleepy Hills of Tennessee" et "Beside a Babbling Brook" (fox trots).A-3874—"Swingin' Down the Lane" et "Some Little Someone" (fox trots).A-3875—"Underneath the Mellow Moon" (Valse) et "Sahara Moon" (fox trot) Solo d'accordéon.Musique Instrumentale A-3866—"Songs My Mother Taught Me" ((Dvorak) et "Garden Scene" de "Faust" (Gounod-Wieniawski) Sascha Jacobson, violoniste.80815—"Romance" (Rubinstein) Pablo Casals, violoncelliste.A-3885—"Honeymoon Chimes" et "One Little Smile" (Duo de Guitares) Ferera et Fran-chini.Chant E-7940—"Le coeur de ma jolie" et "La neige fait mourir les roses", J.-F.de Belleval, ténor.E-7941—"Quand la boiteuse" et "Je ne l'avais pas rêvée comme ça", A.Desmarteau, baryton.E-7942—"Carmela" et Serenata' ' Emile Gour, ténor.Récitation E-4946—"Epluchette de Blé-d'Inde" et "Histoire de pêche", Elzéar Hamel.NOUVEAUX DISQUES "PATEE" P-153—Les Huguenots (Meyerbeer) "Choral de Luther" et "Pif-Paf", Aumônier, basse.p_154_La juive (Halevy) "Vous qui du Dieu vivant" et Le Pardon de Ploërmel (Meyerbeer) "Air du chasseur", Aumônier, basse.XP-1S8—La Reine de Saba (Gounod) "Sous les pieds d'une femme", et Roméo et Juliette (Gounod), "Invocation, Aumônier, basse.31S9—Bonjour Suzon (Aubade) (E.Pessard), et "Pour un baiser" (Mélodie) (Paolo Tosti), Campagnola.3163—Chanson de Barbarine (Ch.Soret) et "Serenade Française" (Leoncavallo).Campagnola.0229—Lalla Roukh (F.David) "Ma Maîtresse a quitté la tente", et "la Fanchonnette" (Clapisson) Romance, Capitaine.022S—Le Postillon de Longjuneau (Adam) "Ronde du postillon", et "Romance de la tourterelle", Capitaine.3166—Amadis (Lulli) '"Bois épais redouble ton ombre", et "Le mariage des Roses" Mélodie (César Franck), Clément.0279—La Basoche (André Messager) "A ton amour simple" et "Villanelle" (César Frank), Clément.0119—Lakme (Delibes) "Fantaisies aux ailes d'or Werther" (Massenet), et "Pourquoi me réveiller", César Frank Clément.2022—Lakme (Delibes) "Ah! viens dans la forêt", et "Il est d'étranges soirs" (Mélodie) (A.Roubaud), Clément.2029—La petite Fonctionnaire (Messager) "Que l'homme est donc bête", et "La lettre de faire-part", Defreyn.0164—Messaline (I.De Lara) "Viens aimer" et Le Carillonneur de Bruges • (Grisar) "Sonnez, sonnez", Chasne.Chansonnettes 4974—Ma poupée blonde (Borel Clerc) et "Ton charme me grise" (Rosi) Marcelly.5065—Quand on a trop aimé (Valse chantée) "Le Rico-Garde chasse (Chanson (Borel Clerc), Marcelly.4977—Le Train Fatal (Borel Clerc) et "La Permission" (H.Panella), Marcelly.4992—En revenant de Longchamp (Chanson) (L.Halet) et "Souvenir d'Alsace" (chanson) (Dickson), Marcelly.Ouvertures 8116—Lugdunum (Allier) et "Lohengrin" (Marche des Fiançailles), Orchestre Pathé Frères.6161—Les Cloches de Corneville, 1ère et 2ème partie, (Garde Républicaine) Plan-quette.6160—Le Caïd (Orchestre direction Amalou) A.Thomas.6160—Les Diamants de la Couronne (orchestre .direction Amalou-Auber).DISTRIBUTEURS DES DISQUES de la Cie Générale 30, Boulevard des Italiens, Paris Le répertoire 1923 au complet se trouve à nos salons.TELEPHONEZ-NOUS J.E.Turcot EST 6188 et nous vous enverrons ce que vont désirez dans les disques "VICTOR", "La Voix de son Maître".Nous tenons aussi la musique en feuilles de toutes les marques.J.E.TURCOT 3 Ste-Catherine Est, coin St-Laurent Montréal Juillet 1923^__LIEE_ Fantaisies S061—La Fille de Madame Angot, (Lecocq) et "La Mascotte", choeur, chanson et finale (Audran), Orchestre Pathé Frères.6175—Philemon et Beaucis, "Entr'acte et danse des Bacchantes" et "Choeur des Bacchantes", Orchestre, direction Ruhlman.8245—'La Mascotte" (Audran) et "Rip" (Planquette), Orchestre Pathé Frères.Orchestre Des Concerts Lamoureux 65!)4—"Prélude à l'après-midi d'un faune" (C.Debussy), 1ère et 2ème partie, Orchestre Lamoureux Direction, C.Chevillard.DISQUES "STARR-GENNETT" Musique de danse (orchestre) 9395—"Yes! We Have No Bananas!" et "Bebe" (fox trots).615—"Barney Google" et "I Love Me" (fox trots).S048—"Seduction" (tango) et "0 Sole Mio" (Valse).9382—"March of the Mannikins" et "Who's Sorry Now" (fox trots).9383—"Marchetta" et "La Môme Tango" (fox trots tango).9388—"Louisville Lou" et "Papa Blues" (fox trots).9391—"Trying to Forget" et "Roll Along Missouri" (valses).9392—"That Sweet Somebody of Mine" et "My Old Ramshackle Shack" (fox trots).16029—"Rose of The Rio Grande" et "Pinafore" (fox trots).Musique Instrumentale 621—"Le Coucou" et "Pour un petit chien-Clown" (Solo de Piano) Maurice Jacquet.G22—"Arlequin" (Popper) et "Petite Valse" (Hollman) Solo de Violoncelle, Prof.J.B.Dubois.46S3—"Henry VIII (danses) première et seconde partie, H.M.Scots, Guard Band.Chant 120S6—"Si tu le veux" (Koeschlin) et "Au pays" (Holmes) Placide Morency, ténor.12093—"Si vous l'aviez compris" (Denza) et "Berceuse de Jocelyn" (Godard), Placide Morency, ténor.120S7—"Zea et Villa" et "J'veux garder mon chapeau" (chansons comiques) Gaston St.Jacques, (Cheval).Récitation 12096—"Aglaé au téléphone" et "Aglaé et le médecin" (scènes comiques) Mme Juliette Beliveau et M.Germain.L'EVOLUTION DU JAZZ BAND ET LA MUSIQUE DES NEGRES D'AMERIQUE DU NORD Ce qu'en 'dit Darius Milhaud dans ^"Le Courrier Musical" de Paris.En 191S.le jazz-band arrive de New-York, et ce sont Gaby Deslys et M.Pilcer, au Casino de Paris, qui nous l'amènent.Je ne veux pas rappeler le choc subit, le réveil soudain, cette école de rythme qui nous secoue, ces éléments sonores jusqu'alors jamais groupés et brusquement à notre disposition.L'importance de la syncope dans les rythmes et dans les mélodies, posée sur un fond d'une régularité sourde aussi essentielle que la circulation du sang, que les "battements du coeur ou que les pulsations; la mise au point de la percussion, tous les instruments de batterie, dont la nomenclature figure dans nos traités d'orchestration, simplifiés, groupés et devenant un seul instrument complexe et si complet que lorsque M.Buddy, le "drummer" du Syncopated Orchestra exécute un solo de percussion, nous nous trouvons en face d'un morceau construit, équilibré, rythmiquement et d'une incroyable variété d'expression qui provient des timbres des différents instruments ide batterie dont il joue à la fois; la technique instrumentale nouvelle, le piano ayant la sécheresse et la précision d'un tambour et d'un banjo, la résurrection du saxophone, le trombone dont les glissandos deviennent un des moyens d'expression les plus courants et à qui l'on confie les mélodies les plus douces, ainsi qu'à la trompette, les emplois fréquents pour ces deux instruments de la sourdine, du porte-voix des vibratos de la coulisse ou du piston, des "flatterzunge" ; la clarinette dans l'aigu, avec une violence dans l'attaque, une force dans le son, une technique de glissades et d'oscillations de la note qui déconcerte nos meilleurs instrumentistes; l'apparition du banjo, plus sec, plus nerveux, plus sonore que la harpe ou les pizzicati de quatuor; la technique très spéciale du violon grêle et aigTe.utilisant les vibratos les plus larges, les glissés les moins rapides.La force du jazz vient de la nouveauté de sa technique dans tous les domaines.Au point de vue rythmique, l'étude des possibi lités résultant de l'emploi permanent de la syncope permet l'expression de cette musiqus avec les moyens les plus simples et sans avoir recours à une orchestration riche et variée.En 1920-1921, il suffisait d'entendre, au Bar Gaya, rue Duphot, M.Jean Wiener au piano et M.Vance Lowry au saxophone ou au banjo pour s'assimiler la musique de jazz, présentée d'une manière absolument complète, pure et intacte avec le minimum de moyens employés.Au point de vue de l'orchestration, l'emploi des divers instruments énumérés plus haut à la mise au point de leur technique spéciale ont permis une variété d'expression extraordinaire.Il faut naturellement,, pour en juger, se trouver en présence d'un jazz-band sérieux, formé de musiciens solides, qui travaillent ensemble régulièrement comme le font nos bons quatuors à cordes, et en utilisant des orchestrations d'une valeur indiscutable dans le genre de celles de M.Irving Berlin.Il y a eu, et cela a créé bien des erreurs et des malentendus, des jazz-bands médiocres, chez lesquels le dosage des sonorités était insuffisant, la technique instrumentale pauvre et la percussion confiée à des instrumentistes sans goût qui croyaient l'enrichir en y ajoutant de "faux" éléments, tels que les trompes d'auto, les sirènes, les claksons, etc.et c'est vraiment extraordinaire combien les instruments d'exception sont vite démodés, classés comme une pièce d'archives, même lorsqu'on se trouve en présence du water-whistle par exemple, pourtant d'une joli sonorité, intermédiaire entre le sifflet et la voix humaine.Mais écoutez un jazz-band sérieux comme celui de M.Billy Arnold ou de M.Paul Whiteman.Rien n'est livré au hasai-d ; tout est dosé avec un tact parfait, une mesure et un équilibre qui sont ceux d'un musicien qui connaît merveilleusement les possibilités de chaque instrument.Suivez pendant une soirée les Billy Arnold aux Casinos de Cannes ou de Deau-ville.Tantôt ce sont quatre saxophones, tantôt un violon, une clarinette, une trompette, un trombone, enfin c'est une variété infinie de combinaisons instrumentales qui se mêlent successivement au piano et à la percussion, et qui ont chacune leur sens, leur logique, leur sonorité, leur expression authentiques.(A suivre page 26) LE GRAND SUCCES DE SAM HOWARD I'll Be Here When You Come Back ("QUAND TU REVIENDRAS") Paroles françaises et anglaises — Le fox trot du jour — Existe sur les disques — Rouleaux piano automatique — Feuilles ACHETEZ VOTRE COPIE AUJOURD'HUI.EN VENTE PARTOUT OU IL SE VEND DE LA MUSIQUE, OU ENVOYEZ 35c A THE SAM HOWARD MUSIC PUB.CO.633 Rue Ste-Catherine Ouest, Montréal Disque Victor "La Voix de Son Maître" No 216407. LA LYKE~~~™~~_-_ Juillet 1923 LITTERATURE Volumes en vente partout.Librairie Delagrave, éditeurs, Paris.L'Ecole Française de Violon, de Lully à Viotti, tomes 1 et 2, par Lionel de la Lau-rencie.Deux beaux volumes cle 500 pages sur papier de luxe, enrichis de nombreuses reproductions, citations musicales et gravures.Nous croyons sincèrement que nos professeurs et nos violonistes seront vivement intéressés par la lecture de cet ouvrage qui est des plus documentés.Nous avons eu des essais de ce genre par MM.Vidal, Gril-let, Bachman Schletterer, Wasielewski, Scherin, Studeny, Hart, mais aucun de ces ouvrages ne présente autant d'intérêt que les volumes de M.Lionel de la Laurencie, parce que ces derniers sont documentés à tous les points de vue: art, biographie, esthétique, histoire.Ces volumes nous arrivent au moment où nous avions' réellement besoin d'une telle source — nous devrions dire d'une telle mine — de renseignements, et d'histoire.L'Hygiène du Violon, de l'Alto et du Violoncelle, par Lucien Greilsamer.Conseils pratiques sur l'acquisition, l'entretien, le réglage et la conservation des instruments à archet, avec 50 figures explicatives et'4 planches hors-texte.4ième édition.Indispensable pour les luthiers, et tout amateur de violon.La musique française moderne, par M.André Coeurcy.C'est un volume très intéressant, au point de vue analytique, de la musique française d'aujourd'hui.Cet ouvrage, imprimé sur papier de luxe, contient plusieurs gravures et citations musicales, 12 portraits et 15 autographes.Citons les noms de quelques-uns des Maîtres dont l'auteur fait mention: Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Paul Dukas, Florent Sclimitt, Albert Roussel, Roger D'u-casse, Vincent d'Indy, Henri Duparc, Guy Ropartz, Paul Le Flem, Paul Dupin, Henri Rabaud, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Erik Satie, etc.Les Epoques de la Musique, par Camille Bellaigue.Deux volumes de 300 pages, brochés.Etudes d'un puissant intérêt, formant comme une 'étude de la musique.Les sujets sont variés.En voici quelques-uns: l'Antiquité, le Chant grégorien, la Polyphonie vocale, les Maîtres cle la Renaissance française, l'Opéra Récitatif, la Cantate, l'Oratorio, l'Opéra Symphonique, la Symphonie, l'Opéra Mélodique, l'Opéra Comique, etc.Bref, deux volumes très intéressants.- o - SUITE A "GRIBOUILLES" La Chambre Syndicale des Editeurs de musique français adresse la lettre suivante à tous les directeurs de Conservatoires: "Ainsi que vous l'avez certainement appris, les marchands de musique allemands ont décidé de boycotter nos compositeurs, afin de protester contre la série de gages opérée dans la Ruhr."Nos Chambres syndicales, ne pouvant laisser sans réponse l'offense faite à l'art musical français, ont décidé que, sauf en cë qui concerne les oeuvres de nos auteurs, aucun ouvrage édité en Allemagne ne serait vendu sur le territoire français tant que l'attitude hostile du commerce allemand serait maintenue."Nous ne doutons pas que vous ayez donné votre pleine adhésion à cette mesure, dont les événements soulignent la nécessité.Aussi venons-nous vous prier de ' vouloir bien, dans le choix de vos morceaux de concours, donner la préférence aux oeuvres françaises et, surtout, exclure les ouvrages qui ne peuvent être fournis qu'en édition allemande."Le patrimoine artistique français est, du reste, particulièrement riche, le monde entier vient y puiser.Ni l'art ni l'enseignement ne souffriront donc de la réserve qui s'impose." L.Jacquot, R.Dominance, président et vice-président de la Chambre Syndicale des éditeurs de musique de France.Dernière heure Un armistice musical.(1) — La France et l'Allemagne viennent de s'entendre au sujet du boycottage de toute musique fran- çaise ou allemande qui avait commencé lors de l'entrée des Français dans la Ruhr en janvier dernier.Les deux pays n'ayant trouvé aucun avantage particulier en interdisant l'entrée ou la sortie des éditions musicales, un armistice vient d'être signé, et les affaires ont été reprises comme par le passé.-o- NOS MORCEAUX DE MUSIQUE FANTAISIE No 1 de Mozart.A la demande des professeurs de musique "La Lyre" publie dans le présent numéro, la Fantaisie No 1 de Mozart.Ce morceau de concert est assez connu, et il serait inutile d'en faire l'éloge, la musique de Mozart étant au-dessus de toute critique.Pour plus de facilité, le doigté a été soigneusement indiqué, ce qui aidera les élèves qui veulent persévérer dans l'étude du piano.BADINAGE, par Léo LeSieur.Les compositions de M.Léo LeSieur sont de plus en plus appréciées de nos lecteurs.Badinage appartient au genre léger, et malgré qu'il est écrit sans prétention, il faut admirer chez l'auteur la beauté de la mélodie et la richesse de l'accompagnement.M.Léo LeSieur, est un maître dans l'interprétation de la musique de Cinéma, et il recommande tout spécialement Badinage pour les situations dialoguées.LOLITA, tango argentin, par Henri Miro.Le tango est de nouveau demandé, depuis que le populaire artiste de Cinéma, Rodolphe Valentino l'a mis à la mode.Personne n'oubliera l'élégance et la grâce de cet artiste, quand il danse lè tango dans les "Quatre Chevaliers de l'Apocalypse".MENUET EN SOL, de Beethoven.Nous avions l'intention de publier ce célèbre Menuet dans le No de juin, conjointement avec la vie de Beethoven, mais nos lecteurs ne perdront rien pour attendre.Notre programme musical du No de juillet est sans contredit le meilleur et le plus choisi, depuis la publication de "La.Lyre".C'est une amélioration • que nos abonnés peuvent constater.Les morceaux nrnioncés dans "La Lyre" sont en vente chez RAOUL VENNAT.042 rne St-Denis MONTREAL 452 Ste-Catherlne Est Musique d'ensemble — Fanfare, Harmonie, Orchestra Catalogue envoyé sur demande GROS ET DETAIL J.E.TURCOT MUSIQUE ET INSTRUMENTS 3, STE-CATHERINE EST, COIN ST-LAURENT, MONTREAL Catalognes envoyés sur demande Nous sommes dépositaires de tout morceau annonce dons "I.a Lyre" J.G.YON L.J.DOUCBT, Prop.03C, rue St-l>cnis (Montreal).Tél.S.-I.s '7570 1511 IT EU R et IMVORTATUUIl de musique et d'Instrumenté Nouvelle édition classique "Durand" Stri» d'êcrln musical.L'écrin du clmnt«ur, l'écrin lyrique et rigolade.Catalogue expédié sur demanda Made in IhS.A.Copyright MCMXXIII by La Cie de publication "La Lyre" International Copyright Secured Tous droits reserves 10 11 Badinagei 12 Lolita Tango Argentin HENRI MIRO Moderato Copyrig-ht MCMXXIII by La Cie de Publication "LaLy-r-e" Montreal, Quebec Made in U.S.A.International Copyright Secured ' Tous droits reserves Lolita 14 Lolita Lolita 16 Fantaisie L Andante W.A.MOZART. Minuet en Sol 19 Made in U.S.A.Copyright MCMXXIII by La Cie dé publication'La Lyre International Copyright Secured Tous droits reserve's 20 5 3\a 4- Minuet in G Juillet 1923 LA LYRE 21 LES GRANDS MAITRES DE LA MUSIQUE MO/A RT Médaillon de .Mozart par Artaria Nous continuons aujourd'hui la série des biographies des grands musiciens par celle de Mozart pour laquelle nous avons rassemblé une documenta- Portrnll «If Mo/art par Belliard tion aussi intéressante que précieuse.Sur la fosse commune du cimetière de Saint-Marx, à Vienne, la municipalité de cette ville, impuissante à définir exactement la place où reposait le corps de l'auteur de Don Juan, éleva en 1856 un monument commé-moratif.oeuvre de Hans Gurrer, et inscrivit sur le socle, ce simple mot : Mozart.En 1842.sur la place Saint-Michel â Salzbourg.une statue de quatre mètres, par Schwanthaler, fut dressée.Sur le piédestal, ce seul mot: Mozart.Napoléon et Chateaubriand sont couchés sous des dalles sans nom.Du moins lorsque Lamartine interroge la terre, la terre lui répond-elle.Au nom de Mozart la terre ne répond pas.Et si les hommes ont pris la parole et le ciseau pour évoquer cette grande ombre, ils l'ont fait avec le laconisme qui convient au génie.C'est avec un même sentiment de discrétion pieuct que je voudrais écrire cette notice.Il est quelques hommes privilégiés dont il n'est besoin de rappeler la dénomination sociale pour que, jusqu'au fond des moindres bourgades, un sensible écho soit réveillé.Mozart n'a point le dôme des Invalides ni le rocher de Saint-Malo pour que nous nous souvenions de lui.Partout où pénètre la Muse, son ombre voyage sur ses aih-s et chacun écoute en son coeur des harmonies inoubliables.Et elle n'y évoque que la grâce et la beauté.Sa cendre peut être perdue.Nous e n garderons l'image plus tendrement que si nous la contemplions parmi des trophées.Quand Mozart mourut, il n'avait pas trente - six ans.Grâce au travail du chevalier de Koe-chel, nous jxwsédons un catalogue complet de ses oeuvres.Ce catalogue fut Maison a Balibourg »" habita Mozart l'nrtruil île Mn/arl par Haussant établi sur les originaux mêmes que le conseiller André d'Offenbach avait m .:,„i achetés à la veuve du mai- au piano tre pour mille ducats, et qui se trouvent aujourd'hui pour la plupart à la bibliothèque de Berlin.D'après Koechel, qui compte même les oeuvres perdues, inachevées et douteuses, l'oeuvre de Mozart se décompose ainsi: Vingt ouvrages dramatiques, dont l'Enlèvement au Sérail, la Flûte enchantée, les Noces de Figaro, Don Juan.Deux oratorios: " Un hymne funéraire; Trois cantates, sans oublier la réinstrumentation d'oratorios de Haendel; Vingt-trois canons et quelques lieders; Quarante-huit morceaux d'église; Vingt messes, dont ce Requiem, que l'on voudrait bien encore aujourd'hui lui enlever mais qui porte assez sa marque, sans parler des preuves matérielles, pour que tout esprit sérieux le conserve à sa gloire; Vingt-deux sonates et fantaisies; Dix-sept sonates d'orgue; Seize variations pour clairon et piano; Vingt-trois petites pièces: Onze sonates à quatre mains; Cinquante-six petites pièces pour piano et instruments à cordes ; Vingt-cinq pièces pour instruments à cordes seuls; Quatre pour instruments divers; Cinquante-cinq concertos pour instruments divers; Cent quatre-vingt-douze danses; Un ballet : les Petits riens, découvert il y a quarante ans seulement, à Paris, par Victor Wilder; Soi xante -1 rois morceaux de musique instrumentale, tels que marches, divertissements, sérénades, etc.; Quarante-neuf symphonies. Hoaaii Cclébrt slalucl En tout sept cent soixante-dix-neuf (779) ouvrages portant tous la marque inoubliable de son génie.Il est juste de dire que Mozart s'y prit de bonne heure.Wolfgang Mozart naquit à Salzbourg le 27 janvier 1756 à 8 heures du soir.11 semble que nulle ville ne soit plus probante que celle-ci.patrie de Mozart, pour ceux qui ont adopté la théorie de Taine.Au pied des Alpes, au point où commence la grande vallée du Danube, traversée par un fleuve, la Salza, aux façons de torrent, piquée de montagnes contre lesquelles elle s'écrase et qu'elle escalade allègrement, enjolivée de joyeux clochers, perpétuellement balayée d'un vent impétueux, inondée tour à tour de soleil torride et de pluie diluvienne, Salzbourg, à l'air italien, est bien la cité de ce génie impétueux, clair, limpide, intarissable et joyeux.Salzbourg jouit longtemps en Allemagne de la réputation de la Campanie et de la Béotie.au temps des Gracques et de Péri-clés.Elle ne pouvait pas se venger plus glorieusement qu'en nous donnant Mozart.Les musiciens qui ont visité Salzbourg ont certainement pu sentir le lien intime qui rattache le génie de Mozart au spectacle que ses premiers regards contemplèrent.Il était le fils d'un maître de chapelle, musicien intelligent et habile.Dès l'âge de trois ans, il grimpait au piano, non pas pour en essuyer les touches, mais pour y plaquer des tierces.A quatre ans.son père lui apprenait à jouer de petits morceaux.A cinq ans il en composa que son père écrivit sous sa dictée.On raconte aussi que tous ses gestes d'enfant, il les accompagnait en fredonnant, ne passant jamais d'une chambre dans une autre, ses jouets dans les bras, sans composer, pour ce déplacement, une marche de circonstance ! Enfin, Mozart, un beau jour, prit la place du second violon dans un trio et déchiffra sa partie sans avoir jamais appris à tenir cet instrument.Il avait six ans.On comprend de reste que son père, Leopold, songeât à cultiver ses dispositions.On l'a même accusé d'en avoir tiré profit.C'est être bien sévère.Leopold donna à son fils les moyens de répandre le torrent qui débordait de lui, et s'il en retira bénéfice, personne ne peut dire qu'il eut tort de ne pas apprendre à son enfant à gagner son pain : les Mozart étaient pauvres, ils étaient musiciens.Et ce fut en 1762 que Mozart commença son tour du monde musical qui ne devait prendre fin que trente ans après, au cimetière.C'est à Munich que Mozart, accompagné de sa soeur Marianne, excellente claveciniste, fit ses débuts publics.De là, il alla à Passau où l'évèque lui donna onze francs, à Linz.à Ischl, et enfin à Vienne, où l'empereur l'accueillit à bras ouverts, en grand amateur de musique qu'il était.Le séjour à Vienne dura plusieurs mois, mois de triomphes et de profits.Dans les premiers jours de 1763, Leopold rentra à Salzbourg avec ses enfants pour y préparer un nouveau voyage dont Paris et Londres (levaient être les principales étapes.i n nid du-/ Mozart, son pore entant lr de Barnai Peu de temps après exactement le 9 juin 1763.la famille Mozart, père, mère, Marianne et Wolfgang, se mettait en rouir vers Paris.Tout le long de la route, chez l'électeur de Bavière, chez le duc de Wurtemberg, chez l'électeur palatin, à Francfort où il rencontra Goethe, enfant aussi, pour l'unique fois de aa vie.à Mayence.à Bruxelles, partout le jeune prodige reçut un chaleureux accueil.Et il arriva à Paris le 18 novembre.Une recommandation pour Grimm lui ouvrit toutes les portes.Il fut présenté à la cour.Louis XV lui fit fête.Les concerts des petits phénomènes furent très courus.Mozart resta â Paris jusqu'au 10 avril 1764.Ce premier séjour a.pour nous, une certaine importance, puisque c'est à cette date que Mozart publia ses deux premières oeuvres gravées, quatre sonates pour le clavecin.A Londres.Mozart fut accueilli par le fils de Bach qui pressentit son génie et s'amusa à développer ses dons.On peut dire que ce séjour à Londres fut décisif dans la carrière de Mozart.Outre les encouragements que lui donnait un homme qui portait le grand nom de Bach, c'est à Londres qu'il entendit pour la première fois les oratorios de Haendel.qu'il vit représenter des opéras.Et si Haendel échappa à son sens critique, il y rencontra du moins des moyens d'expression inconnus de lui.Manzuoli l'initia à l'art du chant.De Londres enfin.Mozart a daté ses premières symphonies.La famille Mozart revint à Salzbourg par la Haye et Amsterdam — une grave maladie la retint à Lille plusieurs semaine —, la Flandre, la Picardie, Paris de nouveau, mais rapidement, la Suisse, Munich et enfin Salzbourg, où la petite caravane arriva trois ans et demi après l'avoir quittée.Leopold Mozart n'avait plus qu'un rêve: visiter l'Italie, patrie de la musique à cette époque, et où se rendaient alors ceux qui.-aujourd'hui, iraient à Bayreuth.Ce fut au commencement de l'année 1768.que le père et lt fils partirent pour l'Italie.On devine l'accueil qu'il y reçut.On le devinera encore mieux sur cette anecdote: Mozart ayant entendu à la Sixtine le fameux choeur Miserere d'Allegri, dont le pape défendait de donner des copies, l'écrivit de mémoire en sortant de son audition.Tout Rome frémit à cet exploit.Ce séjour à Rome fut des plus féconds, non seulement pour la bourse de Leopold, mais aussi pour le génie de Wolfgang.Il y entendit tous les opéras et tous les auteurs célèbres de l'époque.Son éducation se fortifia, sa confiance s'accrut et.retiré â Bologne, il y écrivit son premier opéra.Mithri-date, représenté à Milan le 26 décembre 1770, avec le plus grand succès.Mozart avait quinze ans.Il revint à Salzbourg, y resta peu.retourna en Italie, où il composa et fit représenter son second opéra: Lucio Silla; et enfin, le 15 mars 1777.il quitta l'Italie pour n'y plus revenir.• f • ¦ Quatre années passèrent.Mozart ne quitta guère Salzbourg où.d'ail-Koiaiî leurs, son ardeur lui rendait la vie, et sa soeur dans cette petite ville prosaïque, tout Juillet 1923 23 à fait insupportable.A bout de patience, il s'évada enfin, en compagnie de sa mère, et partit à la conquête du monde.La première étape fut Munich.Ville prédestinée.Mozart en effet "y conçut le projet de fonder l'Opéra national allemand.Il s'ouvrit de son projet à quelques personnes qui ne le comprirent pas.Il y renonça.Moins de cent ans plus tard, un autre réalisa dans cette même Munich le rêve de Mozart.Mozart reprit sa course, qui le conduisit à Mannheim où il roucoula une charmante idylle avec Aloyse Weber, cousine germaine du grand Weber, et le 23 mars 1778, toujours accompagné de sa mère, il débarquait à Paris pour la seconde fois.Il y rencontra Noverre, maître de ballet de l'Opéra.De cette rencontre sortit: les Petits riens, dont Noverre garda jalousement la paternité et qui demeurèrent enfouis dans les cartons de l'Opéra, jusqu'à ce que Victor Wilder vint les y découvrir.Comme le séjour de Wagner, le séjour de Mozart à Paris fut plein de déconvenues et de tribulations.La mort de sa mère, dans ce Paris déjà si cruel, la dureté de Grimm, qui de protecteur était devenu tyran, chassèrent bientôt Mozart.Il revint à Salzbourg, traînant l'aile, tirant le pied — d'autant plus triste qu'à son passage à Munich, la coquette Aloyse, devenue première chanteuse, le mit à la porte.Dans les bras de son père et de sa soeur, il se consola.L'activité le reprit et il composa, pour le théâtre de Munich, Idoménée, d'où date vraiment sa carrière dramatique.Peu de jours après, à la suite de son maître, l'archevêque de Salzbourg, Mozart arrivait à Vienne où sa vie allait se fixer, son art s'affirmer, sa carrière grandir, la gloire le couronner, et bientôt la mort le terrasser.* * * A Vienne il va travailler pour gagner sa vie et celle de sa femme.Constance' Weber, soeur d'Aloyse — quel curieux chapitre à écrire sur Mo-iart cherchant Aloyse en Constance ! — il va donner des leçons et des concerts, il va compo-d e s o p ér a s Les oreilles de Mozart (L'une d'elles est atrophiée) immortels.mais il va vivre de la vie de lutte, de triomphes ou de déboires, qui est celle de tous les musiciens.Signalons les faits saillants qui marquèrent cette dernière étape: l'amitié de van Swie-ten qui fut pour Mozart l'ami le plus précieux et le protecteur le plus éclairé; l'amitié de Haydn qui dit de lui: 'C'est le plus grand génie de tous les temps" ; l'amitié de Paisiello; la représentation délirante et triomphale des Noces, à Prague, après le succès honorable de Vienne; le mariage fortuné de Marianne, qui vécut jusqu'en 1829 ; la mort du vieux Leopold ; la représentation de Don Juan à Prague, encore plus triomphale que celle des Noces; le retour de Mozart à Vienne où il succède à Gluck dans le poste de compositeur de la chambre impériale; l'insuccès de Don Juan à Vienne; le voyage en Allemagne où Mozart donna une série de concerts; quelques mois d'une misère profonde; le dédain de Vienne pour son grand compatriote, dédain un peu corrigé par le succès de la Flûte enchantée, succès venu trop tard.Mozart, épuisé, vaincu, mourait le 5 décembre 1791, tenant encore dans ses mains, la partition de son admirable Requiem ! L'oeuvre de abondant et pur.Manuscrit-autographe de Mozart Mozart est un éternel sourire, un flot Et pour caractériser son génie, c'est toujours aux claires fontaines murmurantes et limpides qu'il faut revenir.Lorsqu'on entend le chevalier Walther des Maîtres Chanteurs, en qui Wagner a résumé sa théorie de l'art simple, issu de la nature, dont l'inspiration se tire tout entière du coeur et des harmonies éparses dans les bois et les plaines, lorsqu'on lit la légende de Walther de la Vogehvelde, qui fit creuser dans la pierre de sa tombe une petite cuve pour que les oiseaux du ciel vinssent y boire, c'est à Mozart que l'on pense toujours.La fraîcheur innocente"d'E-va et de son amant, n'est-ce point à l'art de Mozart que Wagner pensa, en nous la peignante-André Maurel.UN NOUVEAU MOZART (Suite de la page 2) "En attendant je vous envoie une copie de texte qui est très beau pour que vous vous fassiez un idée; je joins une petite photo de mon nino (petit) et quelques articles des journaux parmi les très nombreux qui ont parlé de l'oratorio."Malheureusement, je suis veuve depuis cet été, veuve du plus parfait homme, et c'est justement dans la profonde tristesse dé notre deuil Que peut-être cet enfant a trouvé les sources les plus tendres.de ses chants.Je suis seule avec ce fils d'exception".Vous ai-je dit que l'oratorio de "Saint Jean-Baptiste" était composé de quatre parties; qu'il comprenait.\m prologue, des intermèdes d'orchestre des choeurs d'anges, d'hommes, cle foule; que le gazouillement des oiseaux, le murmure des arbres y étaient rendus d'admirable façon?Le livret, composé d'après les vers de Sil- vio Pagani, est en ce moment entre les mains d'un traducteur.Nous comptons commencer les répétiUons prochainement.Malgré les conseils de la-mère- du petit Rota Rinaldi.j'ai l'intention.conclut M.Charles Wattinne, de lui laisser la direction de l'audition.Voyez-vous ce petit garçon de onze ans diriger un orchestre de trois cents exécutants ?Est-ce que l'annonce seule de cette manifestation ne constituerait pas un (événement ?Si en outre, l'oeuvre, comme je le crois, tient du génie, Tourcoing aura eji le grand honneur de l'avoir fait connaître en France. 24__~™_~~~~™_~~~~~~ZA LYRE__~_JuilIet 1923 Nouvelles Mondiales.Une étoile de ballet.—Anna Pavlowa, la célèbre danseuse, commencera en octobre une nouvelle tournée dans l'Amérique du Nord.Sa tournée de la saison dernière l'a conduite avec sa compagnie dans les principales villes du Japon, puis à Shangaï, Hong-Kong, Manille, Java, Bombay, Calcutta et au Caire.Six Concerts à Paris par Cortot-Thibaud-Casals.—Le Trio Cortot-Thibaud-Casals, bien connu en Canada où ces trois grands artistes se sont séparément fait entendre ont donné six auditions à Paris, au théâtre des Champs.Elysées, du 12 au 29 juin.Les deux premiers concerts ont été donnés par Cortot et Thibaud et étaient consacrés à la sonate.Le troisième concert fut donné par le violoncelliste Casais, avec l'orchestre Lamoureux, sous la nouvelle direction de Paul Paray, le successeur de Camille Chevillard; le quatrième concert fut consacré aux oeuvres pianistiques et conséquemment donnés par le pianiste Cortot, enfin les deux dernières séances étaient consacrées aux trios exécutés à la perfection par ces trois grands artistes.La presse parisienne est absolument emballée du jeu de ce trio incomparable.Les Canadiens en Europe.—Le jeune chanteur canadien Roy Royal a montré l'excellence de ses moyens vocaux lors du récital qu'il donna en juin avec le concours de Mlle Ruth Pryce, violoniste canadienne qui interpréta brillamment la Sonate de Lekeu."Belle et ronde sonorité sous un archet puissant d'une excellente école" note "Le Courrier Musical" de Paris en parlant de cette artiste.Examen de la vue Lunettes et Lorgnons TéL Est 989 ALPHONSE L.PHANEU Optlcien-Optométrlstc 385, RUE ST-DENIS, près de la rue Ontario, MONTREAL Consultations : 10 A.M.à 10 P.M.MADAME DIANA PALMISTE-CLAIRVOYANTE 128a RUE AMHERST MONTREAL 225, rue Sherbrooke Ouest, Montréal Plateau S422 DR HENRI LEMIEUX CHIRURGIEN-DENTISTE Des Universités de Montréal et de Harvard.Spécialité: Redressement des dents et chirurgie de la bouche.Jean Nolin, lors de sa conférence lue "Au pays de Maria Chapdelaine, chants populaires et Poètes français du Canada'", avait retenu les services de deux de ses compatriotes: MM.Léo-Pol Morin, pianiste, et Victor Brault, baryton, qui interprétèrent des oeuvres de compositeurs canadiens, Rodolphe Mathieu, G.E.Tanguay, et C.A.Champagne.Le baryton Victor Brault, s'est fait connaître du public de Londres en donnant le 30 juin dernier en la salle Wigmore, un récital composé d'oeuvres de Gabriel Fauré.Le successeur de Joseph Bonnet.—M.Abel Decaux, organiste du Sacré-Coeur de Montmartre, est nommé professeur à l'Ecole de Rochester pour y remplacer Joseph Bonnet qui n'a pas l'intention de venir en Amérique la saison prochaine.Comment j'ai conçu "Carmen".—Mme Em.Calvê, qui vient de donner deux récitals de chant qui ont fait courir tout Paris artistique, va faire paraître prochainement dans le "Saturday Evening Post" trois séries d'articles dans lesquelles elle exposera sa conception du rôle de "Carmen", comment elle l'étudiai et comment elle procéda pour développer son interprétation exacte de l'héroïne de Bizet.Un artiste de Lowell (Mass) à l'Opéra Comique de Paris.—William Martin, le jeune ténor franco-américain de Lowell (Mass), qui a été si fort apprécié lors de ses débuts dans "Werther" à l'Opéra-Comique, a été réengagé pour une période de 2 autres années durant laquelle il devra chanter six fois par mois, la première année, et.dix fois par mois la seconde: Il se fera connaître aux Parisiens dans "Manon", "Le Roi d'Ys", Les Contes d'Hoffmann", "La Bohême" et "Werther".Les droits d'auteurs aux Radio-Concerts.—La société des Compositeurs, Auteurs et Editeurs Américains ayant demandé que les postes exécutant des oeuvres non encore tombées dans le domaine pubic payent les droits au même titre que les directeurs de salles de concerts, un certain nombre de Compagnies radio-téléphoniques ont annoncé que celles-ci seraient, à l'avenir, boycottées de leurs programmes, d'autres ont obtempéré au désir cle la Société des Compositeurs; d'autres, enfin, ont décidé de ne pas se soumettre.Le ténor Ansseau en Amérique du Sud__¦ Après avoir satisfait au brillant engagement l'appelant à, Chicago, le ténor Ferland Ansseau fera une tournée de deux mois et demi dans l'Amérique Latine.Une amie du Canada.—Mlle Magdeleine Brard, qui compte de si sincères admirateurs au Canada, a donné récemment à Florence un concert pour la propagande artistique française, en compagnie du flûtiste.W.Fleury; trois mille auditeurs assistaient à cette séance et le succès en fut tel que le conseil lui demanda de récidiver la semaine suivante.Une Nouveauté Française au Métropolitain.—La Habanera de Raoul Laparra sera montée par le Metropolitan Opera House la prochaine saison.L'oeuvre sera dirigée par Louis Hasselmans.Stravinsky en Amérique.—Igor Stravinsky viendrait aux Etats-Unis pour venir entendre les oeuvres exécutées par l'orchestre symphonique de Philadelphie.La Symphonie de Chicago hérite d'un million.—Sur une fortune évaluée à $2.000,000.laissée par M.C.H.Carr, le président de la Chicago Orchestral Association, un million va à la Symphonie de Chicago et sera disponible à la mort de Mme Carr.En outre de cette somme laissée pour la cause musicale le défunt n'a pas oublié non plus le directeur de la Symphonie à qui il a laissé $5,000, et l'Institut des Beaux Arts de Chicago' qui hérite également d'une somme de $500,000.Mary Garden revient en Amérique.—C'est le 19 septembre prochain que ce soprano doit s'embarquer à bord de 1' "Olympia" pour revenir en Amérique où l'attend une série de concerts qu'elle donnera d'un océan à l'autre.Son premier concert est annoncé pour le 30 septembre à Lynn, Mass.Téléphones: Main 937 et 938 ALBERT LEFORT Représentant Spéoinl du Département Français (le la "SUN INSURANCE OFFICE" Fondée en 1710 et Courtier d'Assurances Générale».40, RUE DE L'HOPITAL, 40 (Angle de la rue St-Jean) Montreal HAMILTOr* LONDON WINDSOR Etablie en 1808 Prenez soin de vos YEUX Verres de qualité supérieur* et de cachet distingué.T,os profess ion n ois trouveront il nos ma-r;iain» le ponre de verres qui leur conviennent.e;tr nous en faisons une sue.ci.aUte.OPTICIEN et OPTOMETRISTE A VOTRE SERVICE TAIT-FA VREAU 2ïi annC'c d'expérience, d'une garantie absolue.191 STE-CATHERINE EST Tél.Est 7377 fm VIOLONCELLE (suite) Une dernière particularité du doigté du violoncelle consiste dans l'usage du pouc&.L'adjonction de ce doigt permet à la main gauche d'atteindre des intervalles1 inabordables par le doigté ordinaire, et lui donn« un point d'appui pour démancher.Mala chez les violoncellistes non virtuoses, le pouce n'est guère utilisé que pour les passages écrits à l'extrême aigu, passages que l'on note habituellement en clef d'ut 4e ligne.A.propos de l'usage de la clef de sol dans la musique du violoncelle, faisons remarquer ici que les maîtres classiques, lorsqu'ils se servent de cette clef (et cela est fréquent dans leur musique de chambre), écrivent toutes les notes une octave au-dessus de leur diapason réel.Afin d'éviter tout équivoque on fera bien de n'employer la clef de sol qu'après la clef d'ut, et de noter les sons à leur hauteur effective.L'attaque simultanée de plusieurs cordes est.à l'orchestre, moins fréquente dans les parties de violoncelle que dans les instruments aigus du quatuor.Elle est soumise à quelques restrictions spéciales résultant du doigté de l'instrument.Il nous suffira d'énumérer les combinaisons accessibles à la moyenne des violoncellistes.Les tierces majeures et mineures, les quartes justes et majeures, la quinte mineure, sans présenter de grandes difficultés, exigent une exécution trop soigneuse pour être employées avec succès dans l'ensemble orchestral.Quant aux secondes et aux octaves, elles impliquent l'emploi du pouce et Bont à éviter également, sauf le cas où l'octave en double corde se présente sous forme d'une tenue isolée, préparée par un silence ou par une tenue précédente.Dans la musique de chambre, où l'exécution est confiée à de véritables virtuoses, il n'y a nul inconvénient à employer les diverses espèces de doubles cordes.¦ En ce qui concerne les coups d'archet, le trémolo et les trilles, nous n'avons rien à ajouter à ce qui a été dit plus haut.Le pizzicato est très fréquent dans la partie de violoncelle; les compositeurs modernes s'en servent volontiers pour des accompagnements d'un dessin léger et gracieux.En raison de la longueur des cordes, il n'y a pas d'inconvénient à monter jusqu'aux notes les plus aiguës.On peut confier aux violoncelles tous les traits d'agilité qui cadrent, avec la nature mâle de l'instrument.A l'orchestre les figures en sons liés prédominent.Lorsqu'après avoir démanché l'on descend vers le médium, il faut éviter les sauts fréquents, ceux de quarte particulièrement sont (f) Voir lei numéros précédents.très ingrats pour le violoncelle, en ce qu'ils dépassent la portée de.la main gauche.Les dessins formant progression qui se décomposent en tierces sont les moins difficiles, tant pour monter que pour descendre.(A suivre) - o - L'Évolutiorj du Jazz (Suite de la page 7) Depuis les premiers jazz entendus ici, l'évolution a été considérable.A cette cataracte sonore a succédé une mise en valeur remarquable des éléments mélodiques; c'est la période des "Bleus".La mélodie dépouillée, soutenue par des dessins rythmiques très nets et très sobres, la percussoin à peine sensible, de plus en plus intérieure.Puis cola va des interprétations presque mécaniques, et avec l'éclat de l'acier de M.Paul White-man, au Palais Royal, à New-York, aux sonorités presque imperceptibles, sensibles et impalpables du jazz de l'hôtel Brunswick de Boston.Les Américains du Nord ont vraiment trouvé dans le jazz l'expression d'une forme d'art qui leur est absolument propre et leurs principaux jazz-bands arrivent à une perfection d'exécution qui, devrait leur faire partager la célébrité d'associations symphoni-ques comme nos Concerts du Conservatoire, ou du groupement comme notre Société moderne d'instruments à vent ou le Quatuor Capet, notre quatuor le plus réputé.Les voici à la tête d'éléments sonores et rythmiques absolument nouveaux et bien à eux, mais comment les utiliser ?Ils ne s'en sont servis jusqu'à présent que dans leurs dancings et la musique écrite pour le jazz-band n'est pas encore sortie des rag-times, fox-trots, shimmies, etc.L'erreur a été d'utiliser, en les transcrivant pour l'orchestre de jazz et en se servant de leurs éléments mélodiques comme thèmes de danses, des morceaux célèbres, depuis la1 Prière de la Tosca jusqu'à Peer Gynt en passant par la Berceuse de Gretchaninow.Cette faute de goût est du même ordre que celle qui consistait à mélanger à ces instruments de percussion les trompes d'auto, etc.Il faudrait à ces merveilleux orchestres un répertoire de concerts.M.Jean Wiener, dans son concert du 6 décembre 1921, nous a fait entendre, salle des Agriculteurs, le jazz-band de M.Billy Arnold.Il était juste de faire entendre en "concert" ces admirables musiciens, mais il serait juste qu'ils aient en dehors de leur répertoire de danses des morceaux de musique de chambre écrits pour utiliser les combinaisons le leur orchestre.L'influence de ces danses américaines nous a donné ici le rag-time du Paquebot dans Parade de M.Erik Satie, ou Adieu New-York de M.George Auric.(Suite et fin dans le prochain numéro) Dr J.M.E.PREVOST Spécialiste des hôpitaux de Paris, Londres, New - York.Voies Urinaires : Reins, Vessie, Maladies Véné -riennes et de la Peau.:-: 460 rueSt=Denis (Angle Sherbrooke) Tél.Est 7580 Montréal ATTENTION PROFESSOR MERCURY Chiromancien et Clairvoyant Consultez-le sur votre destinée, votre mariage et vos projets d'avenir.Consultations traduites en français 398, Rue Bleury, Montréal Près du théâtre Impérial MAD.Laure Le Plus Fort Médium d'Europe HYPNOTISME, MAGNETISME Voua dira votre nom, votre âge et les noma et ages des personnes que voua affectionnez, réunit loa séparés, facilite les affaires, ramène les amitiés perdues.Consultations: de 9 a.m.à 9 p.m.225.KUE BERRI Près" Ste-Catherine ACCORDAGE DE PIANOS Faites réparer et accorder rotre piano par un' expert reconnu OSWALD MICHAUD 1026 CARTIER TEL.EST Ï120-J Examinateur pour les cours d'accor-dage pour l'Université de Montréal.Sig.Hugo Mariani Ex-premier-riolon du fameux orchestre lUalto (New-York) Accepterait engagements pour Récitals, Soirées artistiques, etc.226, RUE STANLEY (APT.30) ou à l'orchestre de l'hôtel Mont-Royal Uptown 6936j Si vous voulez savoir.ce que l'avenir vous réserve, consultez Mme Mimie 35 ans d'expérience, élève de Mme Le Normand de Paris.Une visite vous convaincra de son grand talent.86, Blvd St-Laurent (Montréal) Heures de consultation: Tous les jours de 9 hrs a.m.à 9 hrs p.m. Concerts en plein air (Suite de la page 3) vraiment désespérante pour ce qui a trait à l'art musical qui n'est guère encouragé par les subventions municipales comme dans ces autres villes américaines dont nous parlons plus haut.C'est une lacune qu'il faut combler, pour le bon renom de nos villes canadiennes; nous n'avons pas assez de concerts publics chez nous; ces auditions sont toujours, à quelques très rares exceptions près, laissées à l'initiative privée; il est évident que malgré toute leur belle émulation, les imprésarii canadiens ne sont pas assez riches pour défrayer les dépenses énormes qu'entraînerait une entreprise de ce genre; il faut nécessairement que nos conseillers municipaux et nos chefs de gouvernement s'unissent pour subventionner ces initiatives; ces concerts sont véritablement une nécessité dans une grande ville moderne, et le peuple réclame toujours de ces concerts à chaque fois que l'occasion lui en est donnée.Quoi qu'on en dise, la musique est un facteur d'une puissance morale très grande dans l'éducation du peuple, et cet art devrait toujours occuper la place d'honneur parmi les institutions que les gouvernements élèvent aux Arts; d'aucuns prétendent que l'adage populaire qui dit: "La musique adoucit les moeurs" est idiot; au contraire, il est prouvé par les sommités médicales aussi bien que par les philosophes les plus distingués que la musique joue un grand rôle dans la santé de l'âme aussi bien que dans la santé du corps.Espérons que bientôt se lèvera une nouvelle ère de prospérité pour V "Art suprême" dans notre beau Canada, et que bientôt les rives de notre admiro.ble Saint-Laurent porteront de clocher en clocher les échos de mille et un concerts tels qu'on en entend aïix Etats-Unis.Tél.St-Louis 8028 PROTEGEZ VOTRE VUE, FAITES EXAMINER VOS YEUX OPTOMETRISTE et OPTICIEN Gabriel Lavallée spec^eaTue°xamen 187 DeLaroche (Amherst) coin Mont-Royal Est Montréal Abonnez=vous tous à LA LYRE EnroTer-nous des articles, des dessins, do la musique, des photographies d'actualités et des annonces.Un an, $2.00.Six mois, $1.00.Payable d'arance.Montréal: Un an, $2.15 Six mois, $1.10.Coupon d'abonneroent Date.- "La Lyre", 3, rue Craig est, Montréal.Ci-inclus la somme de $.pour._ .d'abonnement à "La Lyre", commençant avec le mois.Nom .Adresse.Ville .- LE REGISTRE DES GARDES-MALADES "VILLE-MARIE Vous fournira en tuut temps et en toutes circonstances des infirmières diplômées, compétentes, avec lesquelles tous les suucis inhérents à la maladie ou à la convalescence seront atténué» dans une large proportion.Mademoiselle F.HAVDKN 38, CARRE ST-LOTJIS (Garde-malade diplômée de l'Hôpital Notre-Dame) Tél.Est 3446 Sanatorium Sainte=Euphrasie POUR DAMES Si est, rue Sherbrooke - - - Montréal TEL.EST 8192 Etablissement tenu par LES RELIGIEUSES DU BOX PASTEUR et autorisé par la Législature provinciale TRAITEMENT DE TOUTES LES MALADIES NERVEUSES et des intoxications : alcoolisme, morphinomanie, etc., etc.Trois choses sont assurées aux malades: Discrétion, Sympathie, Soins déroués L'on prend un soin tout particulier des cas névrosés qui se présentent, sachant que chacun d'eux requiert une attention ^spéciale.Il en est de même pour les intoxications.L'usage immodéré des excitants et des narcotiques étant une maladie de l'âme autant qu'une maladie physique, nous avons en vue cette double guérison, et tous les moyens employés convergent vers ce but.Les chères patientes parfois si souffrantes moralement et physiquement, trouvent ici la paix, le calme, une douce et bienfaisante atmosphère, ainsi que tout le bien-être qu'elles ont le droit d'attendre: chambres où sont réunis le luxe et le confort, salon de musique, bibliothèque choisie, salles de bain, etc., gardes-malades compétentes, médecins expérimentés.MEDECINS DE L'INSTITUTION Dr L.E.FORTIER, Professeur à l'Université de Montréal.Dr M.H.LEBEL, Médecin de l'Hôtel-Dieu.Dr J.A.GAGNON, Médecin de l'Hôpital Notre-Dame.Messieurs les Médecins qui nous confient leurs clientes peuvent les traiter eux-mêmes, s'ils le préfèrent.Les prix varient avec l'état des malades et selon les chambres choisies.MERCI Aux milliers de lecteurs qui ont su apprécier l'effort unique déployé dans la réalïsation^de it CINEMA" 32 PAGES TIRAGE DE LUXE "CINEMA" ne ressemble à aucune publication existant actuellement.C'est le véritable journal de Vues Animées POUR LE PUBLIC.En Tente partout aujourd'hui.PRIX 10 cents le numéro.Tél.Est 6561 BUREAUX : S, rue Craig Est Montréal BATTERIES ET TOUS ACCESSOIRES £Ej | Batterie pour Amateurs, No 120.$30.00 Batterie pour Professionnels, No 60.$75.00 J.E.TUKCOT Quelques Spéciaux durant le mois d'Août GRAND CHOIX DE MUSIQUE D'ORCHESTRE, POPULAIRE ET CLASSIQUE, VOLUMES, RECUEILS, ETC.BANJO-MANDOLINE Cet instrument est joué comme la mandoline et donne la tonalité du banjo.$13.00 et plus BANJO-UKULELES $4.50 UKULELES ORDINAIRES $2.00 et plus SIFFLET A COULISSE Simple, facile à jouer $2.00 TENDEUR POUR CHANTERELLE 25c BANJO-TENOR Ordinaire ou avec caisse de résonnance $15.00 et plus PUPITRE NICKELE No 1 — $1.25 Nous en avons aussi dans d'autres modèles à différents prix.ALTO CUIVRE £3, $100.00 SAXOPHONES Toutes les marques: Conn — Buescher — Gretsch Buffet — Crampon Comptant ou Crédit [TURCOT 3, Ste=Catherine Est Coin 5t=Laurent MONTREAL
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