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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 14
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

La lyre, 1923, Collections de BAnQ.

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La Lyre REVUE MUSICALE ET THÉÂTRALE / Décembre 1928 Sanatorium Sainte=Euphrasie POOR DAMES 34 est, rue Sherbrooke .Moutrénl TEl.^FST 818Ï Ktabliêicment tenu par LES RELIGIEUSES DIT BON PASTEUR et autorisé par la Législature provinciale TRAITEMENT DE TOUTES LES MALADIES NERVEUSES el de* iiiluxlrulloiitt : alcoolisme.¦ ¦¦••'i".manie, etc., etc.Troit choses sont assurées aux malades: Discrétion, Sympathie, Soin» dévoués L'on prend un soin tout particulier des cas névrosés qui se présentent, sachant que chacun d'eux requiert une attention spéciale.Il en est de même pour les Intoxication! L'usage immodéré des excitants et des narcotiques étant une maladie de l'Urne autant qu'une maladie physique, nous avons en vue cette double gutrison, et tous les moyens employes convergent vers ce but.Les chères patientes parfois si souffrantes moralement et physiquement, trouvent ici la paix, le calme, une douce et bienfaisante atmosphere, ainsi que tout le bien-ft-' qu'elles ont le droit d'attendre: chambres où sont réunis le luxe et le confort, salon de musique, bibliothtque choisie, salles de bain, etc., gardes-malades compétentes, médecins expérimentés.MEDECISS DE L'INBTITOTION Dr L.F.FOKTIFlt.Professeur à l'Université de Montreal Dr M.II.I.KHKL.Médecin de l'Hotel-Dieu Dr J.A.GAGNON'.Médecin de l'Hôpital Notre-Dame.Messieurs les Médecins qui nous confient leurs clientes peuvent les traiter eux-mêmes, s'ils le préfèrent.Les prix varient avec l'état des malades et selon les chambres choisies DEBUT A MONTREAL dans i.v GIRA>T>E HALLE di: haï.ni: L'HOTEL MO\T-|{OYAI.JEUDI SOI» 1T JANVIER 1984 (Troisième grand concert «lu Mont-Royal) I.a plus grande rlolonlste femme de loan 1rs temps.ERIKA MORINI "Elle est probablement la pins remarquable violoniste femme que le momie ail jamais connue."—Ne« York Aineriran."Elle n'est surpassée par aucun violoniste parce qu'elle est la perfection même." Chicago Journal."Jamais le public américain n'a entendu une plus grande violoniste.U serait même surprenant île penser qu'il existe tant chez les violonistes hommes que femmes, quelqu'un qui puisse l'égaler."—l'iltsluirgh Dispatch."Elle possède tout, ce qu'on peut exiger." New Vork EvenlOS Mail.Les billets seront en vente chez Willis fi t'ie et Archambault.le et après le 14 janvier 1924.Direction: EVELYN BOYCÈ LTD.L'Eminent Pianiste Français EDOUARD RISLER Un géant parmi les plus grands pianistes du jour DéliiiD-ra à Montréal le dimanche 19 décembre au Théâtre Orpheum.Après son récital à Xew-Yurk le '2\ iléceinlire.M.Klsler partira en tournée île concerts au v Etals-Unis, 11 reste quelques liâtes «le libre en jam 1er.Pour renseignements s'adresser à BERNARD LABERGE 10, St-Jacques.Montreal. Décembre 1923 PRIX D'ABONNEMENT Six mois.Un an.Deux ans .L'unité.Numéros des mois écoulés $1.50 $2.50 $4.50 .25 .35 Primes et récompenses soijt données pour 5 abonnements ou plus.La manière la plus sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, il vous faut nous envoyer votre nom et votre adresse, avec le montant de l'abonnement en timbres, chèque au pair ou mandat poste.Revue r.Iusïcale et Théâtrale Rédigée en Collaboration Publiée par "La Cîe de Publication La L-jre" AdreHHez toute communication u :— LA CIE DE PUBLICATION "LA LYRE".3 Rue Craig Est, Montréal, P.Q.Tél.: Est 96-49 ECHEANCES :— Etant donné le caractère éducationnel de "La Lyre", un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après l'échéance de la période payée, à.moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE : — Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.MANUSCRITS :— Les manuscrits doivent être adressés à "La Lyre" et écrits sur un seul côté des feuilles.2e année, No 14 Editeurs-Propriétaires : J.E.Turcot, Henri Miro, Léo LeSieur Un cadeau qui fera t année "La Lyre", un magazine rempli d'idées, d'inspiration, d'initiative.Vous devez avoir quelques amis qui portent un intérêt sérieux, à la musique, visant à atteindre un but éloigné, votre professeur, vos parents qui sont intéressés aux progrès musicaux de leurs enfants, un dilettante qui apprécie la meilleure musique.A ces gens vous ne sauriez présenter un cadeau de Noël ou du Jour de l'An plus convenable et plus approprié qu'un abonnement à "La Lyre".Comme cadeau, "La Lyre" fera, chaque mois, revivre votre souvenir.Elle apportera des nouvelles musicales et théâtrales, des articles didactiques faisant autorité, des idées et des suggestions utiles, en un mot, elle prêtera secours et inspiration à tous les amateurs de musique.Abonner vos amis à "La Lyre", c'est leur faire un cadeau qui en vaut la peine.Veuillez vous servir du coupon ci-dessous.Il "La Lyre", 3 rue Craig Est, Montréal, Que.\\ U Messieurs: Ci-inclus $2.50, prix d'un abonne-|| ment à "La Lyre" pour un an.III ill Veuillez adresser "La Lyre" durant un an corn- n S'il |j mençant avec le mois de.(et ]\ une carte "Cadeau de Noël" du donateur) à: e'5 j;;ê Il Abonné.;:; j| Rue .}| fil! | Ville .W !| Cadeau de M.:.Ë [i Adresse .{:;( I; i„I [I; Si vous désirez plus d'un abonnement, rem-11 plissez d'autres blancs sur feuilles volantes.M Montréal, décembre 1923 Pour votre vue consultez les Ontométristes-Opticiens connus de la Cie J.C.NOURY Ltée La plus vieille maison d'Optique du Canada 2S3 RUE SAINT-DENIS, en face du théâtre St-Denis, Montréal Il n'y a qu'une maison NOURY Ltée TEL E.3377-F Comme cadeau du Joui- de l'An il n'y a rien de tel à donner que votre portrait fait par jCa {Photographie oCaroso 468 ST-DENIS, coin Sherbrooke, MONTREAL GRANGER Le Magasin par Excellence DES BELLES ETRENNES LIVRES, Editions de Luxe, Beaux Arts.OUVRAGES illustrés pour la Jeunesse.LIVRES et Articles Religieux.ARTICLES de Fantaisie, Parfums.JEUX de Société, Jouets, Peintures.GARNITURES de Bureau, Encriers, etc.(en cuivre doré) PLUMES Fontaines, Crayons Or, Argent.BOITES de Papier à Lettre, de Cartes.CARNETS et autres Articles en cuir.ARTICLES pour Décorer, Drapeaux.CARTES de Fêtes, Calendriers Français.GRAINGER FRÈRES libRCviàes, l^petieRS, lmpORtateuRS 43 Notee-D£me,0uest T^oi ikéàl PROFESSEUR DE CHANT ET PIANO Maître de Chapelle chez les PP.du Saint-Sacrement 1399, RUE ST-HUBERT Tél.: St-Louis 3937 St-Lo\iis 9274-TV Mlle ANNETTE MIREAULT PP.OFESSEUR DE THEORIE ET PIANO 2320 ESPLANADE MONTREAL Dantès ST-DENIS E.5749-.J Mme B PARENT PROFESSEUR DE PIANO ET SOLFEGE Apt No 1, 629 RUE ST-ANDRE, Montréal Tél.Est 6445w Tél.: Est 3237-W Mlle ZELLIANNA PESANT PROFESSEUR DE PIANO, SOLFEGE ET THEORIE 220.MAISON'NEUVE, 3ème étage MONTREAL Mlle Marie Antoinette Milot PROFESSEUR DE PIANO Spécialité: Préparation aux eiamens Leçons données à domicile et au Studio 418 I.ETOURNEUX Tél.Lasalle 288C\v MONTREAL CERARD-MAJELLA G AM A OHE PIANISTE — PROFESSEUR Stuilio: 348 ORLEANS Tél.: Las.4737»' ROLAND BELISLE PROFESSEUR DE PIANO 21 SHERBROOKE EST MONTREAL Tél.: Est 4333 J.D.ARCHAMBAULT PROFESSEUR DE PIANO Préparation aux diplômes a tous les degrés Studio chez Bouvier Limitée 4X2, STE-CATHERINE EST Tél.Est 1752 Tél.: Est 3843 STUDIO GARIEPY ECOLE DE CORNET, SOLFEGE ET THEORIE MUSICALE 299a RUE SAINT-DENIS MONTREAL Au-dessus de Chas.Lavallée, marchand de musiqu» RAOUL PAQUET Elève de Abel Decaux, organiste, Marc Delmas, compositeur, et Mme Piltan, pianiste (Paris) 121e, RUE CHRISTOPHE COLOMB Tel: St-Louis U67M Mlle E.REMINGTON Organiste a St-Irénée SOLFEGE, PIANO, ORGUE STUDIO, »8!î ST-DENIS, APT.A Tél.: St-I.ouis-lKOIl-J MARIE-LOUISE LAURIER Organiste à l'église Saint-Pierre de Montréal PROFESSEUR DE PIANO, D'ORGUE, DE PLAIN CHANT, DE THEORIE ET D'HARMONIE Un orgue est à la disposition des élèves a mon studio.L.C.170, RUE VISITATION Tél.: Est 5912 Mme E.HOPE McLEA SPECIALISTE DE LA TECHNIQDE DU PIANO Elève de A.K.Virgil pour la technique Elève de Slglsmond Sto.iowski pour l'interprétation 747 STE-CATHERINF.OUEST (Guy Block) Tél.: Uptown 8803-tr MONTREAL HECTOR Professeur de Piano 45!) ST-ANDRE Tél.: Est.7737m Mari* Thérèse PAQUIN élÔTt U« M.Ii.Mlelilel» Enseignement : Harmonie et Solféfe.1104 Rue Delorlmler St-Louli 529 MONTREAL BERTHE KN 1011 SHBKBROOKB KST .Carde malade diplAm#e da l'HAncial Voira-Pamal Tel.Bal 1(4( Tél.St-I.oul* 8028 PROTEGEZ VOTRE VUE, FAITES EXAMINER VOS YEUX /-> i .,, OPTOMETRISTK et OPTICIEN Liabriel Lavallée sl'KCIAI,')1l?T1l\l'\Ni|:XAMEN 187 DeLaroche (Amherst i coin Mont Royal Est Montréal l.i' Qutnor < oamberlaad qui a (tonné I'' 2fi novembre dernier sa première Ki'-anri- di- musique de ehambre de lu saison el dont le second concert aura lieu le 14 lanvier prochain au Itilz-Curlton avec le concours du planiste Alfred Lalilierlé Le progruiumc suivant est annoncé: 1.Sonate, op.l'i i pian» et violon) U.Oûtolrt 2.Quatuor.Votai t 3.Trio- Fantaisie i pian», violon, violon- celle I .Jomiih Slau Il est bon de ne pas oublier une organisation similaire, le Quatuor Dubois, qui a commencé sa quatorzième année de concerts en donnant le U du mois dernier le Quatuor.No 12 de .Mozart et celui en >¦ d'Ottoiino Itcspighi La Symphonie Nationale de Montréal, re-baptisée la Société Symphonique de Mont real, donnera son quatrième concert le deuxième dimanche du mois de Janvier.M.Hervé Clouticr, organiste au Gésu.don liera un récital d'orgue durant février."SI j'étais roi".d'Adolphe Adam, sera donné vers la fin de janvier avec Mlle Léo-uide LcTourneux.une de nos artistes lyriques les mieux douées, dans le premier rôle LONG" Kill.I.- - Frères de lu Doctrine Chrétienne ont donné au collège, sous la présidence du Hév.J.0.Payette, curé, une séance musicale par Il nr- élèves de la classe d'orchestre et de la fanfare, sous la direction des professeurs Olivier ileaildry.I professeur de violon I et J.Clossey, (directeur de In fanfare).Des soli de violon, de piano, de cornet, de clarinette, des marches, des trios, etc.furent rendus à lu satisfaction du nombreux auditoire Les solistes applaudis fuient MM O.Martel.|" K.McCaughan.H.l-amarrc.L.Mont petit.F.Drouin et L.Bélair Tél.Est 1205 Eng FLEURISTE 478 ST-DENIS (près Sherbrooke) Un seul magasin.Le plus grand dépôt de fleurs de la ville.Une visite vous convaincra."I.e Procureur Huiler»"" par le lb.aire Intime Nos lecteurs connaissent ilé-ja.par la publicité faite en ces colonnes, le groupe connu «ou- le nom île Théâtre Intime" qui sous la direction artistique de Mme Maubourg-Roberval.s'occupe durant ses heures de loisir à faire du théâtre Remarqué | an der-nier dans "La Gamine", dont Mlle Antoinette Glruux apporta k ia reprise une collaboration très précieuse, le "Théâtre Intime", ou du moins quelques-uns de ses membres, ont prêté leur concours cet automne à deux reprises différentes dans "Les Romanesques" et "Monique", leur permettant ainsi de s'affermir davantage pour leur début véritable qui eut lieu cette saison au Monument National, le 2u du mois dernier, sous la présidence d'honneur de l'Honorable Athanase David."Le Procureur Hallers" de MM.Henri de Corsse et Louis Forest fut rendu avec un effort certes très louable et qui dénote de la part de nos amateurs un souci réel de vouloir bien faire.Cependant la pièi e n'est pjis «ans avoir des «cè-ies d'une difficulté réelle et dont on ne vient pas à bout du premier roup.!.- deuxième acte notamment, qui se passe dans un bouge au milieu d'Ivrognes et de filles perdues, en est un vivant exemple.Kn général, grâce à la direction artistique de Mme Maubourg qui a su donner île la vie à une mise en scène soignée, l'impression de l'ensemble est de nature à nous faire espérer des représentations Intéressantes dont le mérite reviendra sûrement à ceux qui travailleront à s'a-méiorer de plus en plus.Mlle Camille Bernard, qui tenait le rôle titre a eu des attitudes parfois très réalistes Nous avons hâte de réentendre cette artiste dans un rôle où sa finesse d'esprit et la distinction de ses manières pourront la faire valoir libre-ment.M Honoré Vaillancourt.visiblement fatigué par un surcroît de travail, n'a pas été ce qu'on est en droit d'attendre de lui.DaÙBa un petit rôle effaré.Mlle Sabine Girard, que nous entendrons avec plaisir dans le rôle titre de "David Copperfield", a au montrer des qualités de naturel fort remarquables.- H M."Le Grillon du Foyer*1 le i» prochain Mme Berthe-Dulude-SImpson.la directrice du "Théâtre Intime", nous prie de communiquer au public que le second spertarle de la saison aura lieu au Monument National le 18 décembre et que ses artistes interpréteront "Le Grillon du Foyer", pièce en S actes, tirée «les contes de Dickens par Franc-mcsnil La distribution des rôles a étC ai rété-e comme suit: Dat.Mines Marguerite Delisle Berttla.I'll.-.Gareau Mme Fiedling .Irène Joly May Fiedling .riaire Gervais PUNDE & BOEHM Coiffeurs pour dames — Parfumeurs i Ondulation permanente Nestle i Transformations pour dames Toupets et Perruques pour Messieurs Articles de Toilette PARFUMS, LOTIONS, CREMES, PEIGNES, BARRETTES 119 Metcalfe l'hune : I pttivtn .".H I ."» 262 Ste-Catherine Est Phone : Esl 6SM John.MM Honoré Vaillancourt Caleb.Henri Letondal Tai-kleton .René Rochon Edouard .Paul-Emile Leblanc Le "Théâtre Intime" prépare pour le 22 janvier une pièce en 3 actes de M.Henri Letondal, "Valse d'Eté", et donnera un peu plus tard avec le concours de la Symphonie de Montréal ' l'Arlésienne" de Bizet.-o- Têleiili.tnra Main • »3» ALBERT LEFORT INSURANCES de loatea tort*» i R«i,r*a«niaitl spéettal »"u" ln,uranle beauté le plut, en voffue A Parut qui remplace la P«u«ïre aanft coller ni tat-her lea vêtement» II n exiate rien «le mieux pour la heauie rie la ftfure el la ¦|ilenn>ur 'lea malna.dea braa el du «ternllete.r>eu\ teinïea lllanche el Ivoire l.e pnl II f\n Tube A aac ; Sir.Rnjrr 4 Bttier.>BI Ht-Dénia, Montreal.COI POM l'I-lnclua I Or Ipaa «le linihreai pour échantillon «le la "Velnul y" el partum "Mon I>e»ir" «le l'aria.Nom.«.Atlreaa« .v III* Mentionne* la teinte, ./J*C~'ni]l|Uu*îiVrr' ji MilSIti Les deu\ concerta de lu Symphonie \ m fMftU concerts H fUs B* fll 1 Lt21" CUAMr DE -ttiRS ¦ W \\\m 1 F'Tél.Main 1927 feW ÏH ¦ ^LW M ""Montreal ISSAUREL SALVATOR TECHNIQUE VOCALE —ART DU CHANT (12e Année d'enseignement à Montréal) 747 STE-CATHERINE OUEST, "Gny Block" ALBERT ROBERVAL Directeur Artistique rROFESSEUK DE CHANT «I» '» rose tie la voix "Société Canadienne d'Opérette" 80 SAINT-DENIS Tél.Est 5407 PAUL DUFAULT Leçons de chant.Pose de la voix- Interprétation.Répertoire.Studio: Collège de Musique de Montréal, 5 ST-MARC, Montréal .Téléphone: Uptown 5679 12 Décembre 1923 INTRODUCTION A LA VIE MUSICALE (PRÉCIS DES ÉLÉMENTS HISTORIQUES ET TECHNIQUES DE LA MUS]QUE)0 Par PAUL LACOME La publication, commencée clans notre dernier numéro cle cette ouvrage, à la fois didactique et attrayant, a tout de suite rencontré auprès de nos lecteurs le plus vif intérêt.Il s'affirme déjà que ce sera le guide indispensable de tous ceux qui veulent savoir la musique dans ses principes fondamentaux et en parler avec compétence et sans pédanterie.Le précédent feuilleton contenait, avec le plan de cet ouvrage et l'indication de sa portée, d'intéressants aperçus sur les origines de l'art musical et sur la musique grecque.____ Si la tonalité (21 ou gamme majeure moderne d'ul ii ni et de mi à mi est la même pour nous, sauf l'armature et le degré d'élévation, accessoires qui ne touchent pas à sa constitution élémentaire, il s'enfautquelesionaii'iés grecques d'iilii ut (lydienne) el de mi à mi (dorienne) soient identiques,pas plus pour nous que pour les Grecs.Ajoutons que les systèmes d'octave étaient considérés comme formés par le groupement de deux systèmes de 4* et de 5" des variétés aussi nombreuses que subtiles pour nous.' Nous devons borjier à ce rapide aperçu ce qui peut s'expliquer, dans ce travail, des systèmes anciens et des différences qui les distinguent du nôtre.Petit système parfait.— Il convient cependant d'ajouter qu'à côté du système parfait on en trouvait un second ditjjetilsyslème-parfait, qui oïlrait la particularité remarquable de l'altération du si .intermédiaire par un bémol Ttm.de Ré mipeor ' dont la position variait suivant les formés dé l'octave Ces dispositions engendraient dans les échelles (1) Voir numéro de la "Lyre" cle novembre.C!) Je .viens d'introduire, un lerme nouveau, la tonalité, qu'il est essentiel de bien comprendre dès le début, car mel-heureusemenl ii se produit Ir'op souvent a son sujet des ô.pnfusioùs qui.ne sont'pas faites pour en éclaircir le ¦ se-ns.Tachons'donc de le préciser.On peut dire d'uhe façon absolue que lo terme tonalité correspond a celui de gnmme (gamme ou tortaïilè majeure ou mineure!, mais à la condition de considérer une gamme au point de vue des diuerses formes mélodiques ou harmoniques >iui peuvent-résulter de su constitution.Jb m:explique : lout musicien doil:comprcndre et surtout sentir'qu'une mélodie mineure avec "es harmonies mineures diffère de la même mélodie joute et harmonisée en majeur.J'applique ceci â l'exemple ei-dessus, el j'écris J'ai du bon tabac en majeur avec une harmonie majeure : Qui ne sent la différence enlre les deux versions d'un air, dont le rythme, le nom des intervalles constitutifs sont ie.s mêmes, mats dont les tonalités diffèrent?Les deux airs sont dans le ton de fa.mais l'un dans fa tonalité de fa majeur, l'autre dans celle de la mineur.Ceci démontre qu'il ne'faul jamais confondre les termes ton et tonalité.Etendez ce procédé d'observation aux gammes du pli.in- ^•'.^Tae «t.U-oriaeae dont les trois tétracordes se succèdent- par conjonction, etoffrent, an pointée vue moderne, suivant une ingénieuse, observation de M.Ge-vaërt, la particularité de renfermer deux:gammes mineures, celle de la mineur et de ré mineur, ce qui constitue une sorte de modulation, ou changement de ton, phénomène étranger aux systèmes antiques.Système immuable.— Enfin les deux systèmes déjà vus s'.unissaientpour en former un troisième, de dix-huit sons, appelé système immuable Du reste, l'étendue pratique des' sous musicaux employés par les Grecs embrassait urfe échelle beaucoup plus considérable, par le l'ait des instruments.Dea Modes-Ce chapitre pourrait aussi bien être intitulé Des tonalités, car, chez les anciens comme chez nous, le terme mode est à peu près synonyme de tonalité, ainsi que nous l'avons dit.La musique moderne n'admet que deux modes, le majeur et le mineur.Les Grecs-en comptaient autant qu'il y avait de notes pouvant servir de point de départ à une gamme.Il y en avait donc sept : les modes de si, d'ul, de re, et ainsi de suite jusqu'au la.Tous ces modes existent encore dans le chant liturgique de l'Eglise catholique, et se retrouvent dans les vieilles mélodies populaires de l'Europe.Nous lie sommes'plus aptes à juger de leurs effets chant, et vous aurez le vrai sens de 'ce mol tonalité, trop souvent employé du hasard.Le mol mode' esl le synonyme de tonalité.On dit indiffè-remmenl le mode majeur ou la /o/Tn/ln.1 majeure.extraordinaires, rapportés par les auteurs anciens.Nous ne pouvons pas non plus aborder ici leur étude, d'ailleurs bien confuse, car il n'y a aucun point sur lequel les musicographes aient laissé moins de renseignements.Modes authentiques el .plagaux.— 'Il convient cependant de dire que le nombre de.ces-modes fut doublé, et pourquoi.L'usage, basé sur l'étendue ordinaire des' voix, voulait que les chants destinés à être chanlés par le peuple n'excédassent pas l'étendue d'une octave, el finissent sur la note la plus grave de cet te octave, la finale, qui devenait ainsi la note caractéristique du mode., Les exemples suivants sont pris, à'défaut d^airs grecs, parmi les phrases de plain-cliant les plus connues (1).Voici une phrase n'excédant pas l'étendue d'une octave et 'finissant sur la note la plus grave de cette octave : Finale E - - le .i .son Mais il était aussi des chants dont, la forme particulière déplaçait cette finale et.la- mettait au milieu Ex.2 : I.SIHI Le premier effet de la disposition de cette mélodie était de changer de place la.finale, (i) J'ai cru devoir clîoisir.ces exemples, quoiq.ue.relativement modernes, puisqu'ils sont de DuaiontV.organiste du xvn* siècle, (Tabord parce qu'ils sont parrol Ibs'plus gêné-: rolementconnus.el ensuite parce que, étant rigoureusement basés sur la tonalité du plaln-chonl, ils répondent bien ou but que je me propose.CADEAUX — MUSIQUE i i : : : ; : : i ::.::;::: i ; : ; : Une aubaine pour les abonnés à "La Lyre".Prix marqué moins 50£ de remise jusqu'au 15 Janvier.Apres le 15 janvier la remise sera 25% jusqu'à mars.Après le mois de mars les prix seront NETS.(Prière d'ajouter le montant indiqué pour la poste.) AVISi—Pour obtenir les remises cl-conlre il faut ëtro abonné à "La Lyre".Envoyez-nous le montant d'un abonnement en même temps que votre commande et bénéficiez dos prix spéciaux.(Prier, d'ajouter le montant indiqué pour la poste.) LITTERATURE MUSICALE "L'Hygiène du Violon, de l'Alto et du Violoncelle" (Conseils sur l'entretien, le réglage)."I-a M uslque Française Moderne" "Dictionnaire biographique des Musiciens" par les Soeurs de Ste- Anne .OUVRAGES THEORIQUE "T.a Muskjue et les Musiciens" ."Traité pratique d'instrumentation" poste $1.20 .05 51.10 .05 $3.00 .10 $1.75 .10 .08 RECUEILS DE MUSIQUE DE PIANO (Classique et d'enseignement) "Album Leybach", morceaux ."Sonates de Beethoven", vola 1 et 2, edition Durand, ch.$3.00 "Favorite Piano Classics" ."Debussy, Album de 6 morceaux" ."Douze Récréations Faciles" ."Douze Récréations" ( moyenne force) ."Mélodies Canadiennes" (facile) ."Chopin" H Valses."Schumann, Album do la Jeunesse" u 00 .10 $3 00 .15 ?1 00 .10 1 00 .10 ?1 00 .08 U 20 .08 50 .05 n 00 .06 75 .05 RECUEILS DE MUSIQUE POPULAIRE (Contenant valses, fox-trots) "Gem Dance Folio" 1020."Star Dance Folio" No 21 ."Feist Dance Folio" No 4 ."Jacobs Fiano Folio" (Marches) , MUSIQUE VOCALE "Les Berfferettcs", WekerHn, Vol."Aimer c'est forger sa peine" ."Si Je pouvais mourir"."Tes Yeux", 2 tons, Raboy ."BerceuBî", 2 tone, René-Baton .30 .05 .30 .05 .-10 .06 .60 .05 Î1.60 .06 .GO .02 .40 .02 .60 .02 .60 .02 îSiisiiEl J.E.TURCOT, 3 Ste-Catherine Est, Montréal par , j i isôij n un t la -physionomie dit mode: Touted a, il faut le répéter, relève d'un sonliment musical qui n'csl plus le nôlit, ma is qu'il fa ut ad mettre comme un principe nécessaire.Ou imagina donc, pour répondre à cette disposition mélodique, do greller sur chaque mode primitif un mode particidjçr qui en provenait, ayant la mémo finale; mais, comme elle était placée au milieu de la gamme, et non en bas, cette disposition fut considérée comme un mode nouveau que l'on appela ptag'al, tandis que le mode primitif d'où il était „ Authentique Plagal issu prenait, le: notu d'aulheiili-3Sh jjue :' ~v v^ô^.Finnic commune Cette disposition .déplaçant le milieu vocal adopté pour l'authentique, qui représentait l'étendue normale des voix, pourla rendre pratique on prit l'habitude de transposer souvent res nouveaux modes.Et voilà pourquoi le Kyrie n° 2 se chanlc en sol au lieu rie se chanter en diatonique ci-ries-sus d'un demi-ton j*i Télracorde chromatique E - - .Je .i .son Un.- seul auteur ancien, Ptolémée, donne les sept gammes modales sous leur double l'orme authentique et pla'gale, el ces échelles n'offrent pasdedilïérences sensibles avec celles du plain-chânt.- Des Genres.11 y-iavait chez les Grecs trois genres, le dialo-niqueyje chromalique, l'enharmonique'.Notre genre diatonique est à peu près le même que: celui des Grecs.Mais les lermes chromalique et enharmonique n'ont plus chez nous la mémo signification.Diatonique.—Le, genre diatonique ne différait pas du notre dans n Télracorde diaionique ses éléjnents-: Ce télracorde est-composé de tons et de demi-Ions, ce qui rentre dans nolredéfinilion moderne du diatonisme.Chromalique.— Le genre chromalique n'avait aucun rapport avec ce que nous appelons ainsi.Pour fa ire un.tétracorde'chromatique.on baissait le second ton ou l'a seconde corde du tétracorde de la sorte, le sol devenait [ai.Enharmonique.— Le genre enharmonique enfin, admettait des intervalles plus petits quo le demi-ton, appelés diesis.11 procédait du télracorde chromatique que nous venons de voir, dont on baissait encore la-'seconde corde-(ou note) d'Un demi-ton (l'a s, dans l'exemple précédent) etenfin d'un Télracorde enharmonique quart de Ion la no- ' le suivante " .i^r (j'adopte, pour marque!' le diésis, l'écriture de M.Gevaërt).Nous avons perdu, dans l'habitude musicale, lr spnlimenl du quart de ton, et il n'y a pas à 'en dire plus long ici sur ces deux genres.• Il y avait une multiplicité de combinaisons chromatiques ou enharmoniques.M.Gevaêrt fait remarquer, avec raison, que notre gamme mineure est le résultat d'un mélange de genre-dans le sens anlique, à savoir un tétracorde chromatique (de Iroisicmc espèce) réuni par conjonction à un télracorde diatonique : Ce premier télracorde, qu'il appelle néo-chro-mnlique, joue un grand rôle dans la musique orientale.Le.mode qu&.Salxador Daniel appelle Asbeih (la.-fyfusique arabe) se.composerait do deux lêtracordes néo-ebromatiques disjoints : Or,fremarque intéressante, si yous.disposez ces deux lêtracordes par conjonction vous trouvez le mode (ou.la gamme) si élrangc sur lequel Bizet a construit le motif caractéristique de Carmen : 'i^C'est le mode As&e/irqui fait danser malgré idles les femmes possédées du démon », écrivait Salvador Daniel vingt ans avant Carmen.Il est-impossible de suivre 1rs évolutions delà musique durant les troubles de la période gréco-romaine.La prise de Corinlho ( 1-1 fi avant J.-C.) confondit l'histoire de co pays infortuné avec celle de Rome conquéranle.Après le partage de l'empire par Théodose (295 après J.-C), le chrislianisme, protégé par ce grand prinre, prit la musique dans" l'élat où il la li'ouva.Mais les prêtres, en substituant, probablement à dessein, la prose des livres sacrés à la poésie qui communiquait son" rythme à la musique, lui enlevèrent son caractère principal.Le mouvement rythmique fut seulement gardé tant bien que mal dans certaines hymnes romposées pour l'édification des fidèles ou les besoins du culte.La musique liturgique îles psaumes, antiennes et répons, à laquelle la prose communiquait la monotonie vague de ses périodes, reçut le nom de Plain-chanl icnnlus planus).Cet art, amoindri el transformé, n'en resle pas moinsle monument le plus précieux que nous ayons de la musique des anciens.On sait quels lurent les auteurs de, celte révolution musicale.Saint Ambroise, évoque de Milan, prisse pour avoic établi le plain-chanl (vers 3S0) sur les débris de l'art grec, auquel il emprunta les quatre premiers tons, diLs authentiques, de ré.de mi.de fa.de sol (1).Saint Grégoire (5-W-6M y aura it ajouté les quatre Ionsplagaux de ces mêmes modes.Mais sa principale rruvre fut surtout le riche repère, toire qui s'appelle YAn/iphonaire Romani.Tels sont les éléments sur lesquels s'exerça l'activité des Ihéoriciens du moyen âge.Leurs travaux aboutirent d'abord aux essais harmoniques informes de la diaphonie, sorte ri'har-.moniê monstrueuse composée de quartes," de quintes et d'octaves, également connue souslc nom de déchanl, ilis'canl.organum.dont nous allons parler un peu plus loin.Noire sens moderne n'arrive." pas a comprendre qu'on ait pu trouver «ûj'a'gi'ément quelconque à un arl aussi barbare.De ces essais confus devaient cependant sortir-les surprenants artifices du contrepoint.Mais il ne fallut pas moins de sept siècles pour qu'il se dégageât de ses origines, et que, s'em-parant de la tonalité moderne; il devint la base de toute solide éducation musicale.U) Ces tons furent appelésprolus,dénieras, tritas.Ulrardus, • Dans la designation des modes du plûin-chant,:DO>js éviterons soigneusement l'emploi des lermes dorias.phrygfas, ludius.eic-, employés par les théoriciens ecclésiastiques dans un sens complètement erroné.-» (Gevaerl, la Musique de l'antiquité).PREMIÈRE PARTIE, — Deuxième époque.— Les Origines de la musique moderne.11 suffit d'entendre une phrase de plain-chant pour reconnaître quelesystème de l'art ecclésiastique, issu des systèmes grecs,'n'a-aucun rappo/t de tonalité avec notre moderne système et que les impressions que nous procure'hotre'art n'ont rien- de commun avec celles qu'engendré lé-plain-chant.' , 11 y aurait'donc deux musiques, deux arts en présence, dont l'un semble étranger ù l'autre'.' 11 n'ou est ppint ainsi : les éléments premiers de toutes les tonalités, les notes qui constituent.Jes diversesrjamtnes (n'oublions pas que ces deux termes sont synonymes) sont éternels comme la nature/Seulririrnt, ces éléments ont été, selon les temps, plus ou moins connus, et surtout, groupés de façons'diverses, suivant les races et les époques ; de là la diversité des écoles et des genres de musique.La filiation de ces écoles est difficile à-établir; le.point de jonction où tel système s'est fondu avec tel autre pour en former un troisième est ordinairement impossible, à préciser, car ces évolutions ne'.furent jnmais 1 oeuvre d'un seul homme ou' d'un seul jour.Elles lurent toujours l'œuvre anonyme d'une collectivité et d'une longue série d'années.Nous chercherons donc simplement à dé terminer le plus exactement possible les époques et les procédés de ces transformations.Ainsi, pour revenir à notre sujet, nous avons dit que saint Ambroise, el puis saint Grégoire, avaient emprunté à ce qui restait de l'art ancien les éléments qu'ils consacr.èrejit à former le chant ecclésiastique.Ce chant -lui-même reproduisait bien imparfaitement ses modèles.Ses phrases, le plus souvent vagues et sans rythme, se chantaient sans l'accompagnement d aucun instrument, et c'étaient des sortes de monodies-, de mélodies à une seule yoix.-.répélées par les foules à l'unisson.L'accompagnement survint, peu de siècles après, .peub/etre vers l'époque, carlovingieimé; ;a'veiî l'orgue, iuiporté en France sous Pépin le Bref, et qui inspira le plus .vit'enthousiasme.Cet orgue était pourtant -bien—rudlmentaire-(li.La possibilité d'émettre avec les deux mains des sons, simultanés suggéra probablement l'idée'de chanter à plus d'une voix, et c'est vraisemblablement ppur.cela que les premiers "essais dç cet art nouveau-reçurant le nom d'organum (d'orgue) ou de diupliome (chant avee différentes intonations].La première diaphonie" dut se composer du même motif, joue peut-être avec un seul doigt, fiar chaque main, dans deux tons différents, et ces deux' tons' furent nécessairement ceux qu'unissaient plus intimenient les rapports de nature, le ton principal et 510 sà efuinle : -4 e 8e bientôt suivie delà quarte supérieure, donnant l'oc-lave : Ces trois intervalles, ne représentaient-ils pas d'ailleurs la base du système antique'?Le pre-¦mier organum était donc né, et procéda d'abord comme le montre cet exemple : •tu pa.tris.sem.pi aej-.nus es fi.H.us • (illl existe un curieux dessin rppvésenUmli'orçueprimitif dans le qilalrième volume de Vtlistoire générale de la mu-siq.té, de1 Kètis-.Voir la dissertation de ce savant musicographe, paçes 4o5 ù 409 du lome I.V el pages 207 el suivantes du cinquième volume.Le dessin en question, exlrait tl un bas-rolleli de -l'obélisque de Constantinople par le célèbre voyageur archéologue Texier, représeule un' inslru-'jnent répondant bien au principe.de l'orgue pneumatique-, ¦avec sa soufflerie actionnée pnrdeù'xenfants el l'organiste au" clavier.11 en existe deux sur cet obélisque, qui remonte au iv' siècle.On peut donc.d'après co dessin, comprendre ce qu'était.-l'orguo envoyé, "à' Pépin .lu Bref pàr.cç-slàoUn Coprouj-mc.puis ainsi : tu pa.lris,Bcm.pî-ter.nus.es'fi i li.us puis on osa mêler d'autres intervalles, et-ori'en a.rrjvaà composer desensemblesdans le goût de celui-ci : Do.mine mi.sf.re-fi' Gomment l'oreille humaine pouvait-elle trouver plaisir a de pareilles horreurs, et m'èmé'les' Supporter?C'est ce que nous comprenons difficilement.Cependant le fait est prouvé par mille^exemptes; et je ne.saurais mieux terminer cette brève étude sur Yorganum, dont les modèles nolés m'ontélé fournis parFélis, qu'en empruntant à ce maître la conclusion suivante, quj me paraît avoir un singulier pi.quanl d'actualité.« Inexpérience de lous les siècles démontre qu'il ivest pas d'extravagance et de chose si difforme oui ne puisse être admise par l'humanité el devenir un objet de mode .et d'habitude.» [Hist, gén.de la musique, t.IV, "p.507.) Un principe étant posé, il est d'usaee que les théoriciens le développent et en tirenl des consequences de progrès.Sans cela, les théoriciens seraient inutiles.Ceux du moyen age ne faillirent pas à leur mission.La multiplicité' des parties était inventée'; ils imaginèrent d'étendre lernoule primitif du mouvement semblable, et de donner à chaque partie un mouvement indépendant, mais obéissant cependant A certaines lois d'ensemble, dont l'œil fût peut-être aussi bien juge que roreille, ce qui ne devrait jamais ëlro en 'musique.(.-1 sniore.li'. 14 Les Vieux Noëls Chez tous les peuples du monde, il a existé des chants naïfs, fruits de l'instinct et du sentiment de tous.Les Grecs en avaient pour tous les usages et pour toutes les conditions de la vie.Les Romains possédaient aussi ces vieilles chansons que Tite-Live et Virgile écoutaient avec une piété profonde.Ces chants antiques, transmis de siècle en siècle par la bouche des pâtres et des bouviers, ont été recueillis par l'Eglise et sont arrivés jusqu'à nous dans ces belles et graves mélopées qui nous émeuvent encore dans nos temples.C'est ainsi que, dans l'ancienne Gaule, les couplets en l'honneur du Christ se confondirent avec ceux que l'on, bhan-tait "à la guillannée" (au gui l'an neuf), et qu'à leur faveur une étrange fusioii s'établit, dans certaines régions, entre le culte des druides et la religion chrétienne.Peu à peu le mauvais latin en lequel étaient écrites les poésies célébrant le mystère de la Nativité céda la place aux idiomes populaires.La transformation fut lente pourtant.Comme la plupart de ces poésies revêtaient la forme du dialogue, ce fut d'abord aux bergers que les rapsodes firent parler patois, tandis que les anges et la Vierge parlaient encore latin.Peu à peu aussi les auteurs inconnus de ces vieux Noëls abandonnèrent les sévères mélodies du chant grégorien pour les adapter à des, airs de la campagne.i C'est au XVIe et au XVIIe siècle que l'on commence à recueillir les vieux Noëls.Il y en a dans presque toutes les provinces, et des érudits ont pu trouver les Noëls (l'Auvergne, les Noëls bressans, les Noëls poitevins, les Noëls bretons, etc., etc.Une particularité qu'il convient de relever, c'est qu'on les chantait non seulement à l'église, à la messe de minuit, à la messe du jour, à la nouvelle année et à l'êpiphanie, mais AUX MUSICIENS Vous trouverez ici un grand choix de musique appropriée pour les fêtes de Noël et du Jour de l'An.Calendriers avec portraits de musiciens, plaquettes représentant les auteurs classiques et modernes.Une visite est sollicitée A.J.BOUCHER ENEG.Editeur et Importateur de Musique 28 e»t, rue Notre-Dame, MONTREAL Tél.Main 1850 encore en famille, aux fêtes campagnarde, aux veillées d'hiver, voire même au cabaret.La foi robuste de nos pères ne voyait pas malice à cela; elle ne se scandalisait pas d'entendre, au milieu du choc des verres, les louanges du Sauveur, de saint Joseph et de la Vierge.Dans presque tous les vieux Noëls, les humbles habitants de l'étable de Bethléem, l'âne et le boeuf, sont associés aux récits de la Nativité.Deux siècles plus tard, nous retrouvons l'âne et le boeuf veillant le Dieu qui vient de naître, dans le Noël de Théophile Gautier, qui est un des plus délicieux joyaux de ses Emaux et Camées.Nous disions plus haut que les auteurs des Noëls avaient peu à peu abandonné les chants liturgiques pour les adapter sur des motifs villageois.La musique de quelques autres fut empruntée à Lulli, et aussi à des airs de menuet du XVIe siècle.Toutefois ce sont les chansons populaires qui furent mises le plus souvent à contribution.On n'y rencontre presque jamais de modulation; mais la forme mélodique en est parfois fort gracieuse et suffit à racheter la rusticité des couplets.Le Noël d'Adam porta un coup funeste aux vieux Noëls du temps jadis.Il fut cause que l'on en vint à ne plus chanter les vieux Noëls, et ceux qui les entendirent conviendront avec moi que c'est vraiment dommage, car ces humbles compositions décelaient le caractère et la couleur du sol où elles étaient nées.Lorsque nos musiciens dramatiques ou nos symphonistes s'avisent de les utiliser dans leurs oeuvres, on sent passer, en les écoutant, comme une bouffée de ce souffle mélodique qui est, en musique, l'indispensable élément de la vie d'un peuple; on croit entendre l'écho de ces motifs anonymes livrés au veut par les générations.Charles JOLY."Musica".Tient de paraître COURS MODEREE POUR L'INTERPRETA-TION DE LA MUSIQUE POPULAIRE POUR PIANO, par Zez Confrey.Jack Mills, éditeur, New-York.Le nom de Zez Confrey est devenu populaire depuis le grand succès obtenu par la chanson fox-trot "Stumbling" et cette pièce fantaisiste "Kitten on the Keys" dont il est l'auteur.Mais Zez Confrey jouissait déjà d'une grande vogue comme pianiste, surtout pour T'interprétation des chansons populaires à la mode, dont les variations capricieuses et ses fameux "breaks" faisaient l'admiration de ses auditeurs.Zez Confrey, voulant mettre son talent à la disposition de tous ceux qui désirent apprendre l'art d'interpréter les chansons et morceaux populaires, a publié le volume ci-dessus où l'on pourra voir tous les tours d'adresse que ce fameux pianiste emploie dans ses interprétations caractéristiques sur MUSICIENS, PENSEZ A VOS ETRENNES Musique instrumentale et Vocale en beaux volumes brochés et reliés — Partitions d'Opéras, Opérettes, Oratorios — Littérature Musicale — Toute la Musique Classique, Moderne et Populaire.Aussi tous les "HITS" annoncés dans "La Lyre".La Musique Française Vocale et Instrumentale, exécutée au Radio de "La Presse", chaque Mardi de Quinzaine, est vendue.50 c i:t 35 c RAOUL VENMT 642, BUE SAINT-DENIS Tél.Est 822-3065 452 STE-CATHERINE E.(Bouvier Ltée) Tél.Eut 5051 Décembre 1923 les disques "Victor" et dans ses rouleaux pour piano mécanique (Q.R.S.Player Rolls).C'est une aubaine pour les amateurs de musique populaire et syncopée que de se procurer ce volume si intéressant qui est recommandé par des sommités musicales telles que: Lee S.Roberts, Pete Wending, Victor Arden, Max Kortlander et Phil Ohman.NOS MORCEAUX DE MUSIQUE CHANSON D'AMOUR, de Léo LeSieur.Petit morceau facile d'exécution.La mélodie est très agréable et pleine de sentiment.Le doigté est soigneusement indiqué, ce qui aidera l'exécutant pour l'interprétation.JESUS DE NAZARETH, de Chs Gounod.Tous connaissent cette méodie captivante et si pleine cle poésie.Nous n'avons pas à en faire l'éloge et nous croyons être agréable à nos abonnés en leur offrant à l'occasion de la grande fête de Noël, cette chanson qui est à sa place non seulement à l'église mais aussi dans nos salons.SI TU REVIENS, de L.B.Beaudry et Henri Miro.Chanson dans le style de la sérénade espagnole.Mélodie chantante, accompagnement gracieux, paroles s'adaptant bien et d'une jolie inspiration.Cette chanson mérite à tous égards la faveur du public.NOCTURNE, par Henri Miro.Pour obtenir l'effet voulu cle ce Nocturne, il faut une certaine mise en scène, facile à exécuter.En suivant à la lettre les indications données par l'auteur, l'exécutant ou l'exécutante produira un effet très prononcé et s'attirera les bravos de son auditoire.La salle où le piano est installé doit être mi-obscure.Le nocturne doit être joué lentement, avec justesse et beaucoup d'expression.A la deuxième partie (majeur) il faudra qu'une personne de l'assistance prête son concours, car à chaque 1er et 3ème temps de la mesure on devra entendre le son d'un timbre ou cloche.Le nombre de sons est douze, ils sont bien indiqués sur la partition.La 3ème partie, la main gauche jouant la mélodie devra faire ressortir le chant, tandis que la main droite aura soin d'arpéger distinctement les accords.Les reprises devront s'exécuter plus piano et diminuendo jusqu'à la fin.CABISSIMA.Taise par Mme Y.Feuiltault-Dion."Veux-tu savoir", chanson, a été si bien accueillie par nos abonnés que nous nous faisons un plaisir de publier du même auteur, une valse facile et chantante.Nos meilleurs remerciements à Mme Y.F.-Dion.Le bon goût du public saura apprécier à sa juste valeur cette- valse qui, tout en étant un morceau de salon, peut aussi se jouer pour la danse.Jolis calendriers donnés gratuitement par la maison J.G.YON L.J.DOUCET, Prop.830, run 8l-Denl« (Montréal).Tél.B.-Ï-» 7570 EDITEUR «t IMPORTATEUR, de musique et d'instrument! 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(1) Cette cloche indique minuit et doit se jouer en mesure.(l) This Bell indicates midnight and should be played in measure.International Copyright Secured.Copyright MCMXXIII by LaCie de Publication "Lu Lyre*' Tous droits reserves Nocturne Poésie de L'ABBÉ J.CHAMPRE Andante religioso Notre Père 17 Musique de LÉON RINGUET 18 Si Tu Reviens Paroles de L.R.BEAUDRY Musique de HENRI MIRO Allegretto Copyright MCMXXIII by La Cie Publication "La Lyre» International Copyright Secured Tous droits reserves All rights reserved 19 a tempo Si Tu Reviens 3 20 je se- Chant D'Amour Song of Love 21 LEO.LE SIEUR PIAN Copyright MCMXXIII by Cie de Publication "La Lyre" Montreal, Canada International Copyright Secured Tous droits réservés 22 Chant D'Amour 2 Carissima Valse 23 YVONNE FEUILTAULT DION Ma.de in U.S.A.Copyright MCMXXIIT by La Cie de publication "La Lyre» Montreal, Canada International Copyright Secured Tous droits reserve's Canada Carissima 4 25 Carissima 4 Carissima A 28 Décembre 1923 Décembre 1923 29 Page manquante Page manquante l»«-«cmlin- 1 !»•_•:[ LA MUSIQUE AUX YEUX CLOS Le nombreux public qui assista au concert îles aveugles île Nazareth lionne il Montrent en lu suite l.aJontainc le 22 norenibre.n pu se rendre compte de la façon intelligente et musicale ace laquelle chacune des pièces au programme fui interprétée, depuis le superbe oratorio "Job" de Henri Habaud.directeur actuel du Conserrutoii r de Paris jusqu'il l'exquis "Chant des oiseaux" de Cli ment Junncquin, en passant par "Le Mutin de Piiques" de Louis .lubert.de facture modrrm .Sait-il cependant le limait intense, la préparation lente et patiente qu'il a fallu avoir pour arriver à un tel résultat .' L'article que nous donnons ci après répondra il cette question et montrera le trarail admirable qu'accomplissent silencieusement les Soeurs dr la Charité dont V "Institution des Aveugles de Nazareth" est une de leurs oeuvres les plus chères.La musique est le plus beau île tous lea arts: celui qui réserve à ses initiés les juies les plus profondes et les plus rares.Mais ceux qui veulent être parmi les élus doivent s'y préparer par une longue et patiente étude: nul n'ignore qu'il faut au moins dix ans pour acquérir une éducation suffisante de l'oeil, de l'oreille, de la main et pouvoir prétendre au titre de virtuose Que peuvent faire ceux auxquels le plus précieux de nos sens a été refusé et dont les yeux sont fermés à la lumière du Jour ?Comment les aveugles apprennent-ils la musique où ils excellent ?C'est ce qu'il nous a semblé intéressant de rechercher ici.génlosité.le- dévoue.ni d'admirables maître» pour découvrir toutes ces simplicités, tous ces mille moyens d'aider, de secourir, d'instruire ceux qui ne connaissent pas la lumière l'ne inlnssahY charité a tout fait et.merveilleux miracle d'amour, elle a ouvert a ces yeux clos des horizons de beauté où ils 'voient", peut-être, plus profondément que nous mêmes, pauvres clairvoyants Mais la reconnaissance des aveugles va tout par-liciillèreinent à Louis Braille, jeune aveugle de 17 ans.de l'Institution Nationale de Les méthodes d'instruction ne peuvent être les mêmes pour les voyants et pour les non-vayants.t'es derniers lisent avec "leurs doigts", sur de» feuilles spéciales, où des points en relief représentent, pour eux.les lettres et les notes.Ainsi, lorsqu'un aveugle veut apprendre une page de musique pour piano, il met le cahier sur ses genoux et commence à y lire, avec une de ses mains, tandis que l'autre, posée sur le clavier, fait entendre, à mesure, les sons que devine la main lectrice.Au bout de quelque temps de cet exercice, grâce à la contention forcée et au riéve'oppemeiit i|r- la mémoire musicale chez les non-voyants, toute une partie du morceau est su?—mettons toute la main droite.Par le même procédé, la main gauche est enregistrée dans la mémoire et bientôt le jeune pianiste ou le jeune organiste peut mettre les mains ensemble et jouer tout le morceau.C'est, on le voit, un travail d'analyse et de synthèse: il l'a u t.en effet, que chacun des éléments mélodiques, harmoniques et rythmiques, ail pénétré l'esprit pour que la reconstitution soit possible.Il en est de même pour le solfège; seulement, comme Ici il faut que chaque sol-fégiste observe la même mesure, il est nécessaire que le rythme soit marqué par îles mouvements de lu main ?Non, du pied.Les mains "lisent", les voix chantent, et tous les pieds, en cadence, frappent doucement le sol au premier temps.Tout est simple dans l'enseignement îles aveugles et tout est surprenant II a fallu In patience.I'm Photographie de l'Institution îles ji unes meugles, h'rnnie.Les chics lisent avec "une main", elles battent In mesure avec le pied.Paris, qui inventa le système en relief "Braille" en 1S22.en usage aujourd'hui chez les aveugles de tous les pays.A la classe rie solfège s'ajoute, même pour les tout petits, une classe chorale, où ils apprennent les premiers éléments riu chant et rie la diction, dans des exercices, rie pel Iles chansons et des cantiques, de très simp es motets, tin peu de chant grégorien.Len classes ri'harmonie puis rie contrepoint suivent les classes de solfège.Toute cette technique musicale est un pain i|uotiillen à Na- gauche n droite: (1 lista ve La bel le Les peti/csscurs t'amille Couture [violon!.Ai munit Petlerin ( harmonie |, ( violoncelle ), Homuin Pelletier l contrepoint ).zareth.Nous donnons le groupe ries professeurs actuels de l'Institution ries aveugles ( Nazareth.:>;".SteCatherine ouest i.M Arthur Letondal en est le plus ancien (depuis 1IIU0I.Quoique n'ayant sous sa direction Immédiate qu'un nombre choisi d'élèves, son heureuse influence s'exerce à travers tout l'enseignement et les autres professeurs et répétiteurs aveugles de l'Institution ont été formés à son école.I«es aveugles subissent tous les ans de sérieux examens en présence du corps professoral et d'un délégué de ri'niversité t L'Ecole de musique ayant été affiliée en 19171.Le programme d'études est fait avec ordre et bon sens, et poursuivi à la lettre.Les élèves se présentent pour leurs diplômes quand Ils sont compétents; aucune raison rie finance ou rie favoritisme s'exerce de part et d'autre.L'Ecole de musique de Nazareth a riébiité modestement Aux quatre ou cinq premiers aveugles rie l'Institution, le bon père Barbarln.p.s.s., venait montrer par coeur des cantiques.Soeur Devins, de petits morceaux.Le Père Rousselot.p.8.8.in -1.11 .i ii i toujours rie l'Institution nationale ries jeunes aveugles rie Paris, alla y demander "un dévouement".Mademoiselle Kiivrarri, jeune fille de 1S ans.s'offrit et vint passer S ans à Nazareth, y apportant son autorité compétente.El'e fut admirablement secondée par M Paul Letondal.alors établi Montreal.Depuis, plusieurs excellents musiciens sont sortis rie Nazareth.M.Kdoiiard Clarke, le brillant pianiste et organiste M.Télesphore Urbain, l'artiste bien connu qui louche l'orgue chez les K H.PP.Dominicains à St-Hyacinthe depuis 30 ans.MM.Franck O'Brien et Paul Durasse, professeurs aux Klats l'nls; M Etien ne (Juillet, l'excellent organiste rie St Jean d'Ihci-villc;M.Alfred I-iimonri-ii x , professeur rie chant depuis nombre d'années à Nazareth et dans les différentes commu milites rie Montréal, bien connu dans le monde artistique ainsi que M.Arthur Pruneaii.le baryton ri.I église St-Enfant Jésus; M.Pierre Vé-zina, organiste au Pont St Maurice, i 'up rie la Madeleine, ilnns les plus jeunes: M.Sylvlo St Louis, professeur et chan tre à Hull; M.Adé- Ile gauche a droite: If.Arthur l.etondal.professeur ifnrgur rt ilr piano, la classe d'instruments à corde, rl M Arthur Lamoureux.professeur île chant.Xox lecteurs apprendront.sans iloiitc are, un tris vif plaisir que dînant l'année 1924 nous aurons l'occasion de publier des articles de Jf.Letondal sur des questions se rapportant à renseignement musical.lard .Morency.organiste à Slc-TIte des Caps; M Armand Pellerin.professeur et organiste à Nazareth et à l'église SteCathe rlne III est le premier de l'Institution fait bachelier en musique i; M.Paul Doyon.organiste a Notre-Dame de Grâces, etc.Chez les filles: M.Eugénie Tessler.chanteuse connue du public montréalais, aujourd'hui à Cohoes.Mlles Amelia Wilscam et Albertlne Roussel, qui ont fondé à elles deux une excellente école de musique rue St-Denis.M Elizabeth Vallée, professeur k Beauport ; M.Hélolse Préfontaine, organiste à St-Cons-tant; M.Basllire Préfontaine, professeur à Longueuil ; M Amanda Perron, organiste à St-Damase; M.Clara Lam-tAt.professeur a Hull; etc.A Nazaretl: il est resté de» femmes de mérite et de dévouement.Mlles liossi.Ha illy.Pruneau, etc.; d'autres qui font une besogne plus obscure mais bien méritoire — celle de la copie Braille pour l'Institution même ou pour les élèves du dehors qui puisent largement à la grande bibliothèque de l'Institution.D'excellentes compositions musicales sont sorties de Nazareth; cantates, romances, beaucoup de musique religieuse en grand honneur dans l'Institution, affectueux hnui-mage à ceux qui.fl's de la maison, ont ac quls quelque talent ou quelque renommée.Mentionnons comme poètes: MM Alfred La-moureux.Arthur Lalibertê.Mlle Clara Lam tôt, Madame Yvonne Feulltauit Dion, etc.t'ne école d'accordage modèle complète l'Ecole de musique.M.Phlléas Mercier en est le professeur actuel.A certaines heures de la journée, on pourrait, à Nazareth, se croire transporté dans la I»etite cour du Conservatoire de Paris où l'air est traversé de tant de sonorités différentes.et parfois de rencontres peu agréables: les soprani s'exercent à l'aigu; les basses gémissent au grave, l'orgue gronde, les violons brodt-nt sur le tout, chacun dans une gamme différente.De même, en longeant les couloirs de l'Institution, vous entendez de tous côtés, pendant des heures: trilles, gammes et arpèges s'égrener avec une virtuosité parfois surprenante.Chacun de ces élèves, sans souci de son voisin, travaille consciencieusement.Ainsi d'heureuses minutes s'écoulent.des minutes où l'on oublie la vie___ Les Soeurs Grises dirigent l'Institution des aveugles avec dévouement et suivent avec la plus grande sollicitude leur chers élèves non seulement durant leurs jeune* années, mais surtout au moment où les exigences de la vie les obligent â quitter l'hospitalière maison.Elles cherchent et leur dérouvrent des situations comme professeurs, organistes, chanteurs ou accordeurs En France, les jeunes filles musiciennes sont aussi placées comme professeurs dans un grand nombre de maisons d'éducation.II est regrettable qu'on ne puisse en dire au- tant de notre province de Québec.Comme notions supplémentaires à ce court exposé, disons que les élèves de Nazareth font de solides études françaises complétées par beaucoup de lecture.Outre celle qu'on leur fait et qui les met au courant des nouvelles mondiales et des questions sociales.l'Institution possède une bibliothèque circulante de centaines de volumes Des jeunes filles et des dames qui ont des loisirs sont les bienvenues pour dicter soit de la musique, soit de la littérature.Enfin, attenant à l'Institution, il y a l'atelier des aveugles où l'on fabrique balais, vadrouilles, paniers, cabarets, etc.Les visiteurs, et ils sont toujours les bienvenus, trouvent à Nazareth avec le plus cordial accueil, une atmosphère de gaieté et de sérénité là où ils ne s'attendaient qu'à trouver tristesse et ennui La lumière du regard, éteinte, aggrave de mélancolie toutes ces tètes, mais l'impression se dément au sourire des lèvres, à la joie bruyante un peu des récréations, à la facilité de circulation pour chacun dans la maison, le "chez nous".CN VISITECR.BAYEUR FRERES UITHIIU Violon primé au concourt de Paris 1921 B(i9 AMHERST MONTREAL En vente à TINSTITITION 95 rue Ste-( atlitrine Ouest M ont nul trlliur l.nlll.crli•: "Viens dans les Champs Fleuris" "Votre Sourire" "La Messagère" Pierre VétJna i "Honneur Rêvé", valse ' Sérénade à Lison" "Soirées Maria Chapdclalne": "L'Orage" ' Les Bluets" "Les mille uve" "Le défricheur" "Le laboureur" "La botte à pain" "La fenaison" "L'enfant de choeur" ACCORDAGE DE PIANOS Koltei réparer et accorder TOtre piano par on expert reconnu OSWALD MICHAUD 1026 CARTIER TEL.EST 1190-J Examinateur pour lea court d'accor-dag» pour l'Unlvertlte d* Montréal Suggestions de cadeaux de fêtes chez T.0.DIONNE iR FORGET, propriétaire) Violons, violoncelles, archets, étuis à violons.Occasions exceptionnelles dans les violons de toute grandeur.Nous faisons une spécialité de petits violons pour enfants.H'THIER DC CONSERVATOIRE McGILL (Montréal) 582, BUI BLEIRY 1 h.No 1-5-6 Tél.Plateau .VI 36 Décembre 1923 Le phonographe et l'enseignement de la musique BISQUES "J,A VOIX DE SON MAITRE" 19156—"Just a Girl That Men Forget" et "Steal a Little Kiss While Dancing" (Valses).190SS—"Mahina Mala Mala" et "Hnwaian Nights Waltz" (Valses).19147—"Easy Melody" et "In a Covered Wagon with You" (Fox Trots).2164-13'—"Fist, Last and Always" et "Dimples" (Fox Trots).21643S—"I Never Thought You'd Care" (Valse) et "The French Minuet".19M5—"What Do You Do Sunday, Mary" et "Chansonnette" (Fox Trots) 19163—"Nobody but' You" et "Love, My Heart is Calling You" (Fox Trots).19155—"Sittin' in the Corner" et "Oh you Little Sun-uv-er-gun, {Fox Trots).1914S—"Tell All the Folks in Kentucky" et "Midnight Rose" (Fox Trots).19151—"I Love You" et "The Life of a Rose" (Fox Trots).19162—"Little Butterfly" (Fox Trot) et "So This is Love" (Valse).19149—"Turkey in the Straw" et "Ragtime Annie".Musique Instrumentale 19120—"Italians in Algiers" (1ère et 2ième partie) par l'orchestre symphonique Victor.64 24—"Adagio", "German Dance", "Gavotte", Mischa Elman, violoniste.Chant 9 5S—"Tu,, ca nun chiagne" et Enrico Caruso, ténor.959—"A Kiss in the Dark" et ' "Noche Gelix" Kiss me Again" Ame 11 ta Galli-Curci, soprano.960—"Le Veau d'Or*' (Brtrait "Serenade", (Extrait de Chaliapine, basse.2fï3164—"Noel" et "Jésus de Nazareth", José Delaquerrière, ténor.263166—"Oui, des bananes on en ton chagrin", Hector Pellerin 263165.—"Noël d'enfant" et "Les Salvator Tssaurel de l'Opéra C de "Faust" ) et Faust"), Feodor a" et "J'ignorais baryton.; souliers de Noël", Comiques de Paris.LE DERNIER FOLIO POPULAIRE IRV1NÇ BERLIN Iw Prix, 50c Au Canada, 60c CE QUE L'ON PENSE EN FRANCE DU PHONOGRAPHE M.PONTAYNE directeur du Conservatoire de Nîmes, France Enquête de "Musique et Instruments".Je m'excuse de répondre si tard à vos questions touchant l'emploi du phonographe dans l'enseignement de la musique.Je vous avoue que je n'avais jamais songé à cette éventualité; mais en somme, à la réflexion, il me semble que, dans d'assez nombreux cas, le phonographe pourrait, en effet, rendre de réels services.Un de mes amis, violoniste, me disait qu'il avait entendu un disque reproduisant La Pavane et Chanson de Louis XIII, de Couperin, exécutées par Kreissler, et que ce lui avait été une véritable révélation tant le style et les plus délicates nuances du virtuose étaient merveilleusement rendus par l'appareil.Les pianistes peuvent se donner une idée, bien imparfaite, de certaines oeuvres (surtout de virtuosité) avec le Pianola.Les violonistes et violoncellistes des petites villes de province, où les virtuoses passent rarement, auraient, avec le phonographe, un initiateur supérieur au pianola parce que plus fidèle et plus vivant interprète de l'exécutant.Mieux encore, dans les classes de chant, il permettrait aux élèves (et quelquefois aux maîtres) de s'assimiler la bonne diction, le style, et jusqu'aux moindres inflexions vocales des plus grands artistes.Au point de vue solfège, je ne vois guère que la dictée musicale qui pourrait être chantée — ou jouée — par un disque, en l'absence de tout instrument ou de capacité vocale, du professeur.Dans un ordre d'idées plus modeste, le phonographe pourrait aussi servir aux instituteurs non — ou peu — musiciens (il y en a encore beucoup, maheureusement) pour l'étude de chants scolaires ou de pièces faciles classiques.Et ce serait déjà largement suffisant pour justifier les tentatives qui seront faites en faveur du nouveau mode d'enseignement.Je vous envoie donc avec plaisir ces quelques simples réflexions en exprimant le voeu de connaître un jour le résultat général de votre intéressante enquête.(A suivre) a-3904 ' Folks a-3993—' There' a-:; !i8g—' I can' a-39s7—¦ Loves a-3989—' Trots) a-:: 99 2—' Trots) a-hoog—1 "Some a-3098—' a-3995—' Trots) DISQUES "COLUMBIA" Musique de Dnnse (Orchestre) Sittin' in a corner" and "Tell all the in Kentucky" (Fox Trots).'.Mirtnight Rose" et "Not Here.Not ' (Fox Trots).¦Viiu've Simply Got me Cuckoo" et "If t Get the Sweetie I want" (Fox Trots).'Land of Cotton Blues" et "Mamma Papa" (Fox Trots).'I love You" et "Pretty Peggy" (Fox Chasonnettc" et "Easy Melody" (Fox 'Mamma Goes "Where Papa Goes" et body's Wrong" (Fox Trot's).'Poppy" et "Step Easy" (Fox Trots).'Dicty Blues" et "Do Dooble Oom" (Fox "RY TOI I Y" Fox trot chanUi Dl UULL1 Excellent pour danser Solo de Piano ou Orchestre 25c En vento partout ou écrivez Jean McXane 431 W.Third St.-Bethlohem, Pa.DISQUES "PATHE" Opéras 007S—Roméo et .Tuliietto.Bénédiction, M.Baer.Invocation des nonnes.M.Baer.0031—"Yal.se Infernale" et "Los Hugenols, Bénédiction des poignards." "M.Marvini.0041)—"Comme la plume au vent" et "Qu'une belle pour quelques instants", M.Vaguet.0205—"Salut, tombeau" et Sigurd (Reyer) "Esprits gardiens", M.Franz.0135—"Cantabile.Mon cooeur s'ouvre à ta voix" et "Werther.Air des Lettres", Mme Delna.0120—"O ma Lyre immortelle" et "Sigurd.Je sais des secrets merveilleux", Mlle Lapeyrette.0330—"Printemps qui commence" et "Amour, viens aider ma faiblesse", Mme Lyse Charny.Opérettes 2031—Dédé (Christine)."Dans la vie faut pas s'en faire ï" M.Chevalier et Urban (Bouffes Parisiens).Dédé (Christine)."Je m'donne", M.Chevalier.2034—Dédé (Christine), "Tous les chemins", Mlle Oocea et M.Urban, (Bouffes Parisiens).Dédé (Christine).Elle porte un nom charmant, M.-Urban.2512—"La Fille du Tambour-Major", (Offenbach), Duo du petit troupier par Mlle L.Demoulin et M.Berthaud.et "Mam'zelle Nltouche".Duo du paravent, Mlle Léo Demoulin et M.Berthaud.2551)—"La Mascotte" (Audran).Duo des dindons.Mlle B.Favart et M.Ponzio, "François les Bas-Bleus, Fanchon, Ah! c'est toi que je revois" par Mlle E.Favart et M.Ponzio.2511—"La petite Mariée", (Lecocq)."Duo de la lettre", Mlle Jane Marignnn et M.Belhomme."La flûte enchantée", "Ton coeur m'attend", Mlle Jane Marlgnan et M.Belhomme.2557—"Véronique.(Messager).Duetto de l'une", Mlle E.Favart et M.Ponzio, "Véronique (Messager), Duo de l'escarpolette", Mlle E.Favart et M.Ponzio.Chansonnettes 4615—"Ida la rouge", (Terret), et "Votre baiser d'adieu", (Soler), M.Marcelly.5099—"Addio Santiago" (Harold de Bozl), et "T'aimcr".(Jean Daris), M.Marcelly.4025—"La Pluie.Le Vent.La Neige".(Scotto) et "Une petite promenade" (Scotto).M.Marjal.4412—"La Demoiselle du journal", (Christine), et "Mains de Femme", (Berniaux), M.Mayol.Orchestre 0220—"Les Cloches de Cornéville, (Planquette), Air des on-dlt".et "Air du Cidre et des Cloches", Orchestre Pathé Frères.ROOli—"Valse" et "Valse des bas noirs", (Maquis) Orchestre Pathé Frères.OfitlO—"Marches des Femmes" cl "Valse", Orchestre Direction Ollle.DISTRIBUTEURS DES DISQUES de la Cie Générale 30, Boulevard des Italiens, Parii Tous les disques du répertoire 1923 se trouvent à nos salons Nouvelles Mondiales.Ql'EBEC programme.M.Gravel était par Mlle Germaine Lavigne.accompagne La Chorale Massenet La saison automnale n'a pas été particulièrement féconde ici en événements musicaux, et s'il s'est fait beaucoup de belle et bonne musique, elle a été plutôt de nature intime.Plusieurs beaux concerts publics ont cependant été donnés au cours de novembre dernier, et il convient de faire une mention spéciale de celui qu'a exécuté l'Union Musicale à l'église Saint-Jean-Baptiste.On y a rendu avec grand succès "Crux" de La Tombelle.C'est une trilogie sacrée des plus sublimes.Le choeur, formé de voix d'hommes, de femmes et d'enfants, comptait près de 200 voix.Les soli étaient rendus par Mme Angelina Giguère-Blais, soprano, J.A.Sa-vard.ténor, le Dr Jinchereau, baryton, A.Cloutier, basse, A.Drolet, ténor, A.Aubé, basse.Le directeur du concert était M.Henri Dugal, et l'orgue était tenu par Arthur Bernier, organiste cle St-Jean-Baptiste.Une foule très considérable a assisté à ce grand concert sacré.Des personnages éminents y avaient été invités, entre autres Son Excellence le lieutenant - gouverneur et Mme Brodeur, l'honorable premier ministre et Mme Taschereau, Sir Charles et Lady Fitzpatrick, Son Honneur le maire et Mme la mairesse J.-A.Samson, un délégué de Son Eminence le Cardinal Bégin, Mgr le Recteur de l'Université Laval, Mgr Laflamme, curé cle la Basilique, Mgr le principal de l'Ecole Normale, etc.>EW BEDFORD.Mass.M.Rodolphe Godreau.professeur de musique de cette ville, est à organiser un club de musique.Pourront faire partie de la nouvelle organisation, les personnes des deux sexes n'ayant pas dépassé la trentaine.Le but de ce club sera d'inculquer le goût de la belle musique chez la jeune génération.M.Godreau désire que tous les amateurs de musique fassent partie du Club.Les officiers suivants ont été nommés: président, Elmer Cunningham; vice-président, Teresa Haran; secrétaire, Sylvia Jones; trésorier, Wilfrid Vanasse.Les membres suivants composent le comité de recrutement: Fred Perkins.Alberta Campbell, Eleanor Jewett.Laura Emond et Alice Craig.Au cours du mois de novembre dernier, la Chorale Massenet a donné un concert fort goûté à la demeure de Mlle Victoria Ricard.79 rue Holly, sous la direction de M.Oscar L.J.Fontaine, organiste à Saint-Antoine; le fameux pianiste Hans Ebell a été présenté par ce dernier.LEWLSTOX Potins musicaux Le Foyer Musical célébrait., le 26 novembre, le troisième anniversaire de sa fondation.A cette occasion, les membres de cette organisation populaire ont bien rendu deux opérettes aux salles de l'Association St-Do-minique.M.Joséphat Morin.violoniste bien connu à Lewiston, est de retour en cette ville après une absence de trois ans et a ouvert un studio.Le "Club Musical des Dames" donne cle charmantes auditions au cours de la saison actuelle.11 continue ainsi à offrir des distractions très goûtées du public québecquois.Pour son concert d'ouverture qui a eu lieu au Château Frontenac, le 14 novembre, le club avait engagé Mme Eva Stopes, pianiste, le quatuor Chamber-land et.Mme Leopold For-tier, soprano.Ces artistes ont rendu un joli programme.Le 12 novembre, à Char-lesbourg, M.Camille Du-guay, l'excellent baryton canadien français, a donné un joli concert à la salle du collège.lUVlERE-DC-LOUP Le 5 décembre avait lieu un joli concert à la Ri-vière-du-Loup.Mme Berthe Roy, pianiste, et M.Louis Gravel, ténor, ont exécuté avec talent un joli cfe/ait Coiffer r ê si" 326 Ste-Catherine Est Téléphone: Est 52 Le Magasin où toutes les nouveautés de Paris offrent un choix rare pour qui a des cadeaux à faire On acclame un baryton canadien à Londres Lors du voyage du compositeur française Maurice Ravel à Londres, en octobre dernier, celui-ci s'était assuré le concours du baryton canadien Victor Brau't.bien en vue à Paris où il réside, qui obtint un succès considérable selon le rapport de la presse de Londres.Etrange idée Un chanteur américain.Bertram Peacock, qui tient le rôle de Schubert dans une pièce.Lilac Time, en cours de représentations à New-York, offre un prix de 1.000 dollars an compositeur qui terminera d'une façon digne de Schubert la Symphonic inachrrec de ce maître.Mille dollars un nouveau Schubert ! C'est vraiment mal payé.La Bonite Réclame M.Ernest E.Bail, de New-York, a donné un récital de chant dernièrement au Palladium de Londres.M.Bail a chanté ses propres mélodies, et pour que le public, qu'il est sage d'éclairer, n'en ignore pas la valeur.M.Bail a eu grand soin d'ajouter sur les programmes, au titre de chacune, le chiffre du tirage: un chiffre énorme, des millions d'exemplaires.a décidé d'organiser chaque année un festival Mozart. 38 LE STRADIVARIUS du piano QUAND Stradivarius fabriqua ses violons, ni le coût de sa production, ni la quantité de violons à fabriquer ne fut sa principale préoccupation.Son esprit était absorbé à vouloir uniquement produire un chef-d'oeuvre, par lequel il servirait l'art qu'il aimait.Les fabricants du Piano Mason & Hamlin poursuivent ce même idéal.Si d'autres déboursés aidaient au pecfec-tionnement de cet instrument, nous les ferions avec coeur, car le prix est notre dernière considération.Les mots sont impuissants à traduire la tonalité parfaite du Piano Mason & Hamlin.Seule, une audition peut donner une idée de sa beauté.Parmi les musiciens possédant un Piano Mason & Hamlin à Montréal, se trouvent Alfred Laliberté, Prof.Langlois, de T'Eglise de l'Immaculée-Conception, et Prof.Valider Pol, chef d'orchestre du Metropolitan Choral Society.Nous avons à notre salle d'échantillons, plusieurs beaux modèles de ces Pianos, que vous êtes invités à venir voir et à essayer à votre commodité.¦IiIMITEJD Le Principal Magasin de Pianos et Phonographes de Montréal.550-552 rue Ste-Catherine Ouest.(Angle rue Stanley) PIANOS ET INSTRUMENTS DE MUSIQUE DE TOUTE DESCRIPTION Magasin ouvert les vendredi et samedi soirs.Décembre 1923 Théâtre Amateur MONTREAL "LES SOIREES DE FAMILLE" La Société St-Jean-Baptiste avait, au début de la saison, pris l'initiative de rassembler les différents cercles d'amateurs de Montréal, de leur offrir l'hospitalité au théâtre qu'elle possède (le "Monument National") afin de donner au public qui aime le théâtre absolument moral l'occasion de pouvoir en entendre à.son gré.Mais la Société St-Jean-Baptiste, dont il faut reconnaître en l'occurrence le geste désintéressé, s'attendait de la part de ce public tout au moins à un peu de sympathie.Or, devant le désintéressement général, la Société St-Jean-Baptiste n'a pu continuer le beau travail qu'elle avait en perspective et qui devait nécessairement l'amener à triller sur le nombre des différents cercles d'amateurs quelques-uns dont elle se serait assuré les services pour faire du théâtre sur une plus grande échelle.La chose sera-t-elle reprise une autre année ?Il est permis d'en douter bien que rien ne soit impossible à qui sait mater les difficultés.En repassant les différents programmes que nous avons sous les yeux, nous constatons que les "Soirées de Famille" qu'avaient organisé la Société St-Jean-Baptiste débutèrent le 4 octobre avec les "Romanesques", pièce en vers en 3 actes d'Edmond Rostand, interprétée par les artistes du "Théâtre Intime".Le 9 du même mois, le "Cercle Académique Lafontaine" se faisait applaudir dans "Une affaire d'or", comédie-dramatique en 3 actes de Marcel Gerbidon, puis ce fut au tour des "Compagnons de la Petite Scène" à nous donner le 10 "Michel Auclair", pièce en 3 actes de Charles Vildrac.Le lendemain, 11 octobre, on entendait "l'abbé Constantin", comédie en 3 actes de Ludovic Halévy, interprétée par le "Cercle Michel Scott", et ce même cercle, quelques jours plus tard, le 18 exactement, donnait le beau drame historique en 3 actes et 2 tableaux de l'Honorable L.O.David, "Le Drapeau de Carillon" auquel assistait' l'auteur."L'Aventurier" d'Alfred Capus suivait le 23, rendu par le "Cercle Académique Lafontaine" et deux jours plus tard, soit le 25, le "Théâtre Intime" avait l'honneur de recevoir M.Gaillard de Champris de Québec, l'auteur de "Monique", comédie dramatique en 3 actes d'après le roman de Paul Bourget que les excellents artistes du "Théâtre Intime" rendirent.Puis le 30 octobre, ce fut au tour du "Cercle Lapierre" à nous égayer avec la désopilante comédie de Maurice Ordonneau, "La Marraine de Charley".Enfin, avec les deux concerts de la "Symphonie de Montréal" et de la représentation du "Procureur Hallers" par le "Théâtre Intime", dont nos lecteurs trouveront ailleurs un compte-rendu plus détaillé, ceci complète, si nous n'en oublions pas involontairement les représentations du Monument National qui furent données par les artistes suivants: Mmes M.A.Brabant, Madeleine Duval Delcourt, Hélène Val Morin Lefebvre, Marcelle de Cotret, Marguerite Teasdale, J.De Pocas, E.Gareau, Nancy Ethier, Jeanne Rolland, Jeannette Deguire, Albertine Martin, Jeanne Mau-bourg-Roberval, Camille Bernard, L.Gauthier, Jeanne Loyer, G.Deniers, J.Trottier, Sabine Girard; MM.Noël, P.E.Leblanc, G.L.Fortin, C.E.Brodeur, Louis F.Gau-vreau, Arthur Lefebvre, Wilfrid Barrière, Eugène Daigneault, Ch.Ed.Guilbault, André Celmar, Henri Desjardins, Lucien Tourangeau, H.Vaillancourt, C.A.Vallerand, L.Bariteau, Armand Lefebvre, Jean d'Auray Vallerand, Hector Charland, René Lanthier, Gaston St-Jacques, J.Avila Bertrand, Thomas Chamberland, Zêphirin Mornas, Michel Scott, Henri Duval, Emile Fournier, Paul Robert, Chs Simard, R.Rochon, Théo.Abran, W.Gendron, M.Randoin, etc. Décembre 1.923 39 QUELQUES SUGGESTIONS POUR CADEAUX J.E.TURCOT 3 Ste-Catherine E.MONTREAL Près St-Laurent 45r 11ANJO-.MANUOUNK So M>M»> — Cercle nickelé, don blure-bois, 1G crochet-*, tête 10".SU.'ill No "i 10m — Cercle nickelé, rebord acajou, 21 crochets ,.S1.V00 No AÔk—"I,c Cluroplione" illustré ci-dessus, munch c et caisse de résonnance eu bel érable.$19.ûU No 1020s—Cercle érable, has en bois de rose, %" mur-queterie, polis et arrondi-., 20 crochets, Fchu Rofffri vxx.apparence artistique, tête 10".SIÔ.CH) Si;, nu Koml peau llvl "LELES-IÎANJOS No :is—Cercle et manche finU m cajou, nickelé, X crochets, tète peau de veau.7 diamètre No 2 (id—Cerceau cèdre raisse de résonnaitre.métallique pour tenir en place.S7.7.~i No 27d—Comme No 2Gd.avec en plus caisse de résonnanec au tond.SK.sr» N» —"Clarophone".lîel én.ble; fond cuisse .réson-uaiice comme fond ténor-lîrtnjo.No -1 la: illustré ci-contre .$12.00 VKl'LKLKS \o 00>—Bouleau.Fini uni.rond 7".S2,40 l Kl'I.ELKS ( Formes régulières} No .'if; — Hoîs fraiif, kua.No —Konîeau, hord luHoïd .No 1 -1 d—Fini Uao, belle sonorité .5ÎB.2."» SAXOPHONE ALTO fini S.-.00 ANCHES Van Doren : .20 3 pour .50 Coq d'Or: 25c (Pupitre No 1) PUPITRES NICKELES No IG—Ajustable $1.45 N No HD—Très fort.Peut être démonté el le pupitre servir sur table $2.25 N No 44D—Nickelé et po'.i $2.00 N No 47D—"Hamilton" en 3 parties .$3.30 N No 9F—Rockwell, en 3 , parties .$3.50 N Cuivre : $127.00 Argenté : $158.50 GRETSH Cuivre : $108.00 Argenté : $144.00 ETUI (Boits) Kératol (imitation cuir) $14.50 Sifflet Coulisse Jazz Professionnel $2.25 BANJO-TENOR Ko ils No 4Iff "Cluroplione", en bel érable y compris le fond, ou caisse de résonnance.S19.!0I5 No 9Î3S-11" Cerceau nickelé, 16 crochets, manche fini acajou .S11.20N No ÎJÎOs-ll" Peau de veau blanche, cerceau nickelé et cannelé, doublé en bois, 20 crochets, rebord à double broches, manche poli, touche noire, positions nacrées.S24.00X No Î)82s-Tcte 11", même description nue banjo-iuandnline No 1020s avec manche plus Ion?et chevilles brevetées SI8.O0X SAXOPHONE V MELODY (Ut Ténor) ANCHES H IN Cuivre : $134.00 Argenté : $168.75 GRETSCH Cuivre : $114.00 Argenté : $150.00 ETUI (Boîte) Kératol (imitation cuir) $15.00 Longueur 19}jj" sans embouchure Cloche 49s" Cuivre .$27.50 Nickelé .$32.00 Argenté .$40.75 CHANSONS ^CLASSIQUES FRANÇAISES^ CE QUE L'ON CHANTE'EN FRANCE.L'ENTHOUSIASME ! ! VOILA CE QUI COMPTE lorsque les élèves s'installent pour la pratique.Et c'est dans l'imagination que repose la présence cle l'enthousiasme.Si votre enseignement de pièces musicales 's'appuie sur l'imagination, et suggère une idée familière ou crée une image mentale bien accusée, vos élèves pratiqueront avec un enthousiasme plus grand et un soin plus suivi.L'ENSEIGNEMENT DE PIECES QUI FERONT LES DELICES DE VOS ELEVES Etes-vous en quête de compositions pouvant faire les délices de l'enseignement — de pièces qui ont été com-¦ posées par des professeurs de grande expérience — vous trouverez une aide d'une valeur inappréciable dans les listes thématiques des ouvrages publiés par la B.F.Wood Music Co., listes que l'on peut se procurer des marchands de musique ou chez les éditeurs.Elles contiennent une v immense série de pièces éducationnelles avec thème et une description pratique et précise du but pour laquelle chaque pièce a été écrite.Les Editeurs de l'Edition Wood THE B.F.WOOD 88 s.40 I-es Pleurs que nous aillions (Crémieux).45 Je suis bien ;iise de te faire pleurer.40 ] n di a n ola, Fox -1 ro t cha n t é.35 En vente partout on écrivez à EDW.B.MARKS MUSIC CO.223 W.46th St., >Tew York.PROFESSEURS ET ELEVES Demandez à votre marchand LA FAMEUSE MUSIQUE ' Me KINLEY L'édition universellement répandue 1" g |a .I Musique Classique, récréative et d'En-ww copie seignement.Tous degrés de difficulté.ECRIVEZ POUR NOTRE DERNIER CATALOGUE 'V,,- Me KINLEY MUSIC CO.1501-'East 55th St.CHICAGO 1658 Broadway NEW YORK GAVOTT K C H A R M K11 SE solo 1)10 piano Prix : 35 cts partout t^a pr.us i1rllr des oavotttcs
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