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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 15
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

La lyre, 1924, Collections de BAnQ.

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te LA LYRE 1U.III! «U.y.'J PUBLICATION MENSUELLE Vol.II — No 15 Montréal.Janvier 1924 25c MUSIQUE PIANO Valcik .J.Mokregs Air de ballet, O.Letourneau CHANT Puisque tu reviens, Dion-Miro Romance .J.R.Talbot Tendre aveu, Mme Y.F.Dion TEXTE A propos de concerts, Alfred Laliberlé.pianiste Introduction à la Vie Musicale Paul Lacome Félix Fourdrain, Lucille Dompierre Le premier concert de "La Lyre" Les concerts Le théâtre amateur MrT>e GEORGETTE LEBLANC l'admirable interprète de "Pelléas et Mélisande" ainsi que de "Monna Vanna" de Maeterlinck qui est venue donner un récital de déclamations lyriques à Montréal le 30 décembre dernier. Le premier concert de "LA LYRE" SALLE DE L'HOTEL RITZ-CARLTON 2 1 LUNr]fR J.C.HOULE PIANISTE PAUL G.OUIMET BARYTON Avec le concours de Mme C.E.DELAGE, Mezzo-soprano.Les billets ($1.00) sont en vente aux endroits suivants: Bouvier Ltée (452, Ste-Catherine est), International Music Store (633 Ste-Catherine ouest), C.W.Lindsay (512 Ste-Catherine ouest), J.E.Turcot (3 Ste-Catherine est), R.Vennat (642 St-Denis), ainsi qu'aux bureaux de "La Lyre" (3 Craig est, chambre 6).Détachez ce coupon ci-contre, présentez-vous chez un | COUPON { ) de ces marchands et bénéficiez d'une remise de 25% sur ', 25% le prix de votre billet pour le 1er concert de "La Lyre".j de réduction pour je con£ert du 21 - ^ 1924 Janvier 1924 PRIX D'ABONNEMENT Un an .Deux ane L'unité .2.50 $4.50 .25 Primes et récompenses 5 abonnements ou plus.manière la plus sûre rie n'en voir réduit "La Lyre", c'est d'être inscrit sur d'abonnés.Pour cela, il vous faut nous envoyer votre nom et votre adressa, avec le montant de l'abonnement en timbres, chèque au pair ou mandat poste.Musicale et Rédigée en Col Publiée par "La Pie de Pu Lu Lyre" \\ (ouii' communication à :¦— L.\ PIE I>K PI 'JUDICATION "JLA ïA'Ri 'À Kue Vt\\'k Est, Montréal, P.i\.Tél.: Est 964!) ECHEANCES :— Etant donné le caractère éducationnel de "La Lyre", un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence renvoi est continué après l'échéance de la période payée, à moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE : — Tout avis d*1 changements d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.MANUSCRITS :— Les manuscrits .U.iv.-nt êtn> adn-s.sés :\ "La Lyre" et écrits sur un seul côté des feuilles.2e année, No 15 Editeurs-Propriétaires: J.E.Turcot, Henri Miro, Léo LeSieur Montréal, janvier 1924 Une résolution du nouvel an Pendant l'année 1924, "La Lyre" compte donner un tion, "La Lyre" a marché rapidement dans la voie du meilleur service à ses nombreux lecteurs et leur être d'une plus grande utilité que jamais.Depuis sa fonda-Progrès: elle a accru son influence et élargi le cercle des amis de la musique.Comme le faisait récemment remarquer un eminent musicien: "La Lyre" s'est rapidement développée depuis sa naissance et elle est devenue une des revues musicales les plus influentes du pays." Nous pouvons ajouter que nous avons reçu récemment de nombreuses appréciations de ce genre.Il n'est pas difficile de découvrir les causes de cette rapide et constante marche vers le progrès."La Lyre" s'est toujours appliquée à l'avancement de l'art musical.Elle a fermement maintenu une juste et impartiale attitude dans tout ce qui touchait à l'art divin.Elle a présenté aux gens intéressés à la musique un précieux service.Elle s'efforce d'aider le professeur à devenir meilleur professeur, elle pousse l'élève à acquérir un fonds de connaissances utiles, elle fait que l'amateur de musique jouit davantage de la musique.Les douze prochaines livraisons .de "La Lyre" auront une plus haute portée que toutes celles qui ont déjà été publiées.Personne ayant une tournure musicale ne voudra en être privé.Prenez la résolution de lire "La Lyre" chaque mois en 1924."LA LYRE", Magazine d'idées, d'inspiration et d'émulation.ses milliers de lecteurs f^a £ijre' offre ses meilleurs voeux de SonAeur, santé et prospérité pour l année 792U Pour votre vue consultez les Optométristes-Opticiens connus de la C'ie J.C.>"0URY Ltée La plus vieille maison d'Optique du Canada 283 ÎU'E SAI>"T-I)E>rIS, en face du théâtre St-Denis, 3iontréal Il n'y a qu'une maison NOURY Ltée TEL E.3377-F L'endroit des connaisseurs *Ca {Photographie ans un des grands pianiste dt ce temps.11 l'est devenu par l'effor* ïr }3tano gratte et l'opinion de M.Alfred Laliberté.M.Antonio Pratte.Montréal.Il me fait plaisir dans l'intérêt de la musique en général et pour le bénéfice de tous ceux qui en font l'étude de venir rendre un hommage à l'excellent piano PRATTE, dont depuis les nombreuses années que j'en fais usage j "ai pu apprécier les précieuses qualités tant au point de vue du son que de la solidité.Le Piano PRATTE (modèle d'artiste) est à mon avis le meilleur de tous les pianos droits, et pour les études de sonorité surtout il donne d'incomparables résultats, pouvant à la fois rendre les impressions les plus légères, et suffire aux mouvements les plus amples.Le Piano PRATTE est en même temps un instrument d'une solidité remarquable et je le recommande tout spécialement à tous ceux qui font sur le piano un travail régulier et abondant.J'ai chez mot et à mon studio deux petits pianos PRATTE.(modèle d'artiste) et j'en suis enchanté, je ne connais parmi les pianos droits aucun instrument qui réponde aussi bien à toutes les nuances de l'interprétation et qui ont une sonorité aussi souple et docile.Je me fais un plaisir et c'est une justice à rendre à une industrie vraiment canadienne à reconnaître les grands mérites du Piano PRATTE: et à le recommander aux artistes comme aux élèves, assuré qu'il donnera toujours les meilleurs résultats.Alfred Laliberté, Pianiste Virtuose cl Professeur de Piano.MAISON ANTONIO PRATTE 38 Notre-Dame.Ouest Presqu'en face de U librairie Granger.Veuillez m'envoyer votre catalogue de pianos Pratte avec illustrations.Nom .Adresse. 34 m Janvier 1924 PABLO CASALS LE PLUS GRAND VIOLONCELLISTE DU MONDE SE SERT EXCLUSIVEMENT ET RECOMMANDE HAUTEMENT LE "LE PLUS JOLI ET LE PLUS DISPENDIEUX PIANO AU MONDE" Le prix d'un piano Mason & Hamelin est peut-être plus élevé que celui de n'importe quelle autre marque, mais les connaisseurs affirment que sa valeur dépasse de beaucoup le prix demandé.Pablo Casals reconnu de nos jours comme le plus grand artiste maniant un archet dit "qu'il est insurpassable au point de vue artistique"; Dame Melba, la reine de la chanson reconnaît, de son côté, "qu'il représente ce qu'on a fait de mieux jusqu'à présent dans la fabrication du piano," et des centaines d'autres musiciens réputés ont exprimé une opinion semblable.Nous vous invitons à venir essayer et entendre ce piano remarquable.-Limited 550-552 STE-CATHERINE O.(coin de Stanley) Le magasin est ouvert le vendredi soir jusqu'à S heures et le samedi jusqu'à 10 heures.L'autre (^yiregyhazP est une espèce de génie instinctif qui restera incomplet si l'étude ne lui fournit pas le développement de sa riche personnalité.Levitzky est un artiste; Nyiresyhazi est un tempérament.Le Canautn est dans le cas de Nyiregy-hazi.C'est une inférioi ité marquée.Saura-t-il tirer de cette comparaison affligeante la leçon qui s'impose ?1ISLER.—Le succès que remporta M.Risler, le dimanche 16 décembre dernier, fut, j'en ai peur, plutôt d'ordre patriotique que strictement musical.Je crois qu'il est temps de faire comprendre à notre public que les véritables artistes ne tiennent pas à être applaudis pour des raisons indépendantes de l'art.C'est comme artistes qu'ils se présentent à nous et nous devons les apprécier comme tels.Hélas ! pour l'élément français de Montréal, les artistes qui viennent de France ne sont que des délégués chargés de faire de la propagande patriotique à travers le monde.Sont-ils plus patriotes qu'artistes ?Doit-on juger leur art d'après leur patriotisme ?Doit-on au contraire séparer les deux idées?La grandeur d'un artiste ne provient-elle pas en grande partie de son caractère d'uni-versabilité et de son détachement des égoïs-mes nationaux ?Notre public — pourtant chatouilleux sur le sujet patriotique — en ne voulant applaudir que des traits propres à sa race est inconsciemment conduit à s'enthousiasmer pour des qualités et des défauts essentiellement germaniques.C'est ce qui se dégage du Concert de M.Risler.Ira-t-on jusqu'à prétendre qu'un défaut allemand se transforme en une qualité française parce que l'individu qui le pratiqua est porteur d'un nom sympathique 1 Faut-il mépriser une qualité française parce qu'un étranger comme Rachmaninoff l'a assimilée et magnifiquement développée ?L'ordre et la clarté ont-ils jamais été l'exclusif apanage d'un peuple déterminé ?A Montréal aussi bien qu'à New-York, le concert de M.Risler a causé une déception.Il entre dans cette déception beaucoup de sympathie attristée.M.Risler ne s'est pas montré à la hauteur de la grande réputation qu'il a acquise en Europe, et particulièrement en France.M.Risler est incontestablement un artiste sincère, désintéressé, disposé à bien servir les maîtres.Son attitude au piano est celle d'un musicien sérieux possédant des moyens d'exécutions archaïques.Il a de grandes qualités mais il a aussi des défauts difficiles à expliquer chez un artiste de son âge et de son expérience.Sa technique souvent brillante est celle d'un bon pianiste, mais non d'un virtuose complet.Son jeu de pédales (est-ce la faute de son instrument ?) lui fait un tort énorme en l'empêchant trop fréquemment de réaliser sa conception parfois grandiose des chefs-d'oeuvres.C'est dans Mozart et dans Beethoven que l'abus des pédales fut flagrant.Dans les oeuvres de ces deux maîtres, comme dans celles de presque tous les grands auteurs du siècle dernier, l'emploi de la pédale doit être extrêmement discret.Il convient de se demander si M.Risler ne "Beethovenise" pas un peu trop Mozart.Mozart s'est montré dans ses fantaisies le véritable précurseur de Beethoven, mais il ne possédait pas la sensibilité romantique du gigantesque auteur des Symphonies.U est indéniable que M.Risler est plus à l'aise clans Beethoven que dans Mozart.Sa vigueur, j'allais dire sa lourdeur, qui coupa les ailes de la gracieuse fantaisie de Mozart lui permit, dans l'Appassionata de Beethoven, de créer une forte impression de solidité.La tourmente intérieure de cette magnifique composition ne parut que mieux encadrée par des lignes sévères et rigides.L'Adagio fut l'occasion d'un regretable abus de pédale.La pensée de Beethoven qui plongt dans le mystère n'est jamais nébuleuse et vague.M.Risler tenta de nous faire voir dans le sublime mouvement lent une pensée confuse et incertaine.Bien au contraire, il semble que Beethoven ait voulu cette fois-là s'évader de sa misérable vie pour planer dans les hauteurs sereines de la contemplation, du rêve et de l'oubli.Le dernier mouvement fut exécuté avec une modération excessive, imposée peut-être par des moyens techniques limités.Quoi qu'il en soit, M.Risler nous donna de cette sonate une interprétation intéressante qui n'alla pas jusqu'à provoquer l'enthou-siame.Dans les pièces de Schumann "Au soir", "Hallucinations",- M.Risler s'arrêta au seuil de la poésie.La pièce intitulée "Dans la Nuit", jeux d'ombres inquiètes et de rayons légers, devint un véritable ouragan.L'insignifiante danse de Granados, fut, à mon sens, le morceau le mieux exécuté.Pour M.Risler comme pour de Pachmann, il serait opportun d'étudier la Ballade de Chopin avec un métronome battant la mesure à 6/8 et, cela jusqu'au jour où ils auront réappris à compter.C'est alors seulement qu'ils pourront animer cette oeuvre de son rythme propre qui fut clairement et définitivement indiqué par son auteur.Pourquoi faut-il que ce soit presque toujours ce malheureux Chopin qui souffre de ces déformations ?M.Risler est plus musicien que musical.De son jeu souvent intéressant mais dépourvu de versatilité — et de poésie surtout — se dégage une espèce de monotonie qui pourrait facilement nous conduire à l'ennui n'était la beauté de la plupart des oeuvres qu'il a le louable souci de présenter au public.(1) -o- ADEREWSKY.— Devant une salle à peine composée aux deux tiers Paderewsky a donné à Montréal son premier concert depuis son retour à l'art musical.On s'étonne encore que cet artiste ait commis l'erreur de sacrifier sa gloire de pianiste au succès éphémère de la politique.Je ne m'attendais pas à retrouver chez cet homme étonnant les qualités propres à l'exécution d'un programme difficile et varié tel que celui de son concert du 12 décembre dernier.Paderewsky m'a causé une surprise aussi agréable qu'inattendue en se surpassant dans certaines compositions que> je lui entendis jouer naguère avec plus di"enthousiasme que de maîtrise.Sa technique est plus soignée qu'autrefois.On dirait une rééducation.Il y a cependant des faiblesses d ans l'interprétation des pièces de virtuosité pure.Dans ces ennuyeuses variations de Brahms sur un thème de Paganini l'artiste n'est pas impeccable.Mais sa sonorité est incomparable dans la douceur.Dans les passages qui exigent de la force, elle reste dure et métallique avec moins de brutalité.A maintes reprises, la mémoire fait défaut.Cela est excusable chez un sexagénaire.A part ces quelques restrictions, on ne peut adresser à Paderewsky que des éloges.La noblesse de son esprit s'applique à rendre justice aux (1) T.g lendemain, dans l'nprês-midi, le planiste Risler se faisait entendre dans la Salle Académique du Collège Ste-Marlo devant un peu plus de a,000 personnes.Il interpréta le même programme sauf la sonate de Liszt qu'il changea pour les trois pieces suivantes du même auteur : "St-Franr.ols d'Assise prêchant aux oiseaux", "Choeur des fileuses" (du "Vaisseau Fantôme") et "Polonaise en ml majeur".Ce concert avait 6té organise par Mme .T.A.Jarry, musicienne et pianiste, nul, Il y a environ trois ans, donnait un recital de piano au Ritz-Carlton au cours duquel elle exécutait de mémoire l'écrasante Sonate de Paul Dukas.En apprenant la chose, le maître français Risler, en lui offrant ses félicitations, no put s'empêcher do lui avouer que la chose, a sa.connaissance, n'avait pas été tentée oncoro nulle part ailleurs.—N.D.L.R. oeuvres.La fantaisie et fugue de Bach-Liszt devient sous ses doigts magiques l'expression du pessimisme et de l'optimisme, ce double mouvement de l'âme en face du mystère de la vie.La fantaisie caractérise le tourment de ne pas connaître Dieu, l'incertitude douloureuse en présence du problème des mondes; la fugue, au contraire, heureuse et enjouée déborde de la joie de vivre : elle exprime la confiance, la certitude et la foi.Le dieu Pan lui-même n'aurait pu tirer de sa, syrinx un chant plus agreste que celui dont Bach s'est servi pour triompher des difficultés de la fugue.C'est le reflet magnifique d'une âme religieuse et fraîche.Avec un instinct sûr et un goût parfait, Paûerewsky a compris que la fantaisie devait être interprétée en profondeur tandis que la fugue devait l'être avec une allégresse extérieure, nous invitant ainsi, après le spectacle de la douleur immense, à contempler celui de la joie souriante.La fugue fut jouée dans un mouvement modéré avec une clarté d'exposition thématique et un développement polyphonique extraordinaires; le rythme sobre devint peu à peu entraînant et irrésistible sans jamais cesser d'être le même.Paderewsky nous a montré ensuite le côté charmant et un peu précieux de son talent en jouant avec une exquise perfection "thème et variations" de Haydn, une oeuvre dans laquelle le vieux maître a versé tout ce que son bon coeur paternel avait de pur, d'espiègle et de chantant.Le "Rondo" de Mozart a été gâté par de fréquents écarts de mémoire.Dans la sonate de Beethoven, Paderewsky s'est révélé meilleur poète et meilleur technicien qu'il ne l'était il y a une douzaine d'années.Reconnaissons tout de suite qu'il insuffle à cette oeuvre un sentiment profondément humain, qu'il la rend émouvante de pathétique.L'adagio m'apparut comme un firmament infini où s'allument et se perdent des étoiles, absorbées par l'espace nocturne et bleu.Le rondo final, quoique touchant de simplicité mélancolique, me sembla un peu banal après l'inégalable splendeur des deux premiers mouvements.Il fut joué plus lentement qu'on ne le fait ordinairement et avec une teinte de mélancolie qui laisse intacte l'unité de la pensée beethovenienne.Que dire de la mazurka et du nocturne de Chopin, incomparables de couleur, de style et de sentiment ?L'admirable quatrième ballade, trop peu connue, ne fut pas jouée avec un suffisant respect du texte.Elle prit ainsi un caractère tzigane qui la rapprocha d'une rhapsodie.Comment peut-on excuser Paderewsky de clore un semblable programme en nous imposant la torture d'écouter une oeuvre vide et gonflée telle que l'odieuse paraphrase de Liszt sur les airs de don Juan.L'auteur a déposé là tout le déchet musical de son temps.En entendant Paderewsky exécuter cette abomination prétentieuse, je ne pouvais m'empècher de le comparer à cette chanteuse qui, après un air de Bach, des lieds de Schumann et la transfiguration d'Yseult, termina son concert par la scène de la Folie dans laquelle l'infâme Donizetti concentra toute l'imbécillité de son esprit vulgaire et vénal.Paderewsky ignore-t-il qu'avec son talent il lui est plus facile d'imposer des chefs-doeuvre que de faire applaudir des insanités grotesques, bonnes tout au plus pour un public de vaudeville ou de cirque ?Alfred LALIBERTE.L'AGENT PRINCIPAL DE NOTRE EXISTENCE Vous n'êtes jamais trop PRUDENT ponr votre VUE.Très souvent votre SANTE dépend de vos VEUX.L'ORGANE le plus SENSIBLE le plus PRECIEUX.Le PRIX de nos VERRES comprend L'EX.UIE.V SCIENTIFIQUE (Je vos YEUX S3.00 à S9.00 complet, avec une garantie.TAIT-FA VREAU LIMITEE 197 STE-CATHERINE EST Te'I.Est 7377 BILLETS Lettrés et numérotég Théâtres et Salles de la métropole et de la Province.Un véritable billet irançais de Luxe à prix populaire "Le billet (les connaisseurs", envoyé sur demande IMPRIMERIE E.LeBLASC, nie St-Hubert, 211.Est.STOlw.THEATRE ST-DENIS UN SOIR SEULEMENT Mardi, 12 Février 1924 Vision de Dante Poème symphonique en 3 parties et un prologue.Musique de M.R.BRUNEL Oeuvre primée par la Ville de Paris Dante Alighieri DONNEE PAR L'ASSOCIATION DES CHANTEURS DE MONTREAL Sous la direction du Prof.JEAN GOULET M.Arthur Michaud, DANTE SOLISTES: Dr.L.Verschelden, VIRGILE Mme Blanche Gonthier, LA SIRENE — BEATRIX Mme J.-A.Larivière, FRANCESCA Choeur de 175 Voix.M.R.Millier, PAOLO 50 Musiciens.Les billets seront en vente chez ARCHAMBAULT, 312 Ste-Catherine Est, à pavtiev du 15 janvier.Orchestre et Balcon: $2.00, $1.50 et $1.00. 36 Durant les temps froids, il est indispensable d'avoir des bas chauds.On en trouve à des prix exceptionnellement bas chez Objets d'art Nouveautés Bas, Sous-vêtements 875 St-Denis Près Duluth St-Louis 2058 Tél.: Est 1205 Eng.FLEURISTE 478 ST-DENIS (près Sherbrooke) Un seul magasin.Le plus grand dépôt de fleurs de la ville.Une visite vous convaincra.Studio des Danses Modernes lo:i SHERBROOKE EST 10.1 Tél.: KM i;i:i Principal: PROF.LAÇASSE Spécialité Fox-trot, Valse, Tango dernier genre PROF MAl'RICE.l'expert en Tango: Instruction spéciale pour Tango • i Itanses I mantilles.Merveilleux assortiment de chocolats et bonbons français surfins, boîtes de fantaisie, bonbonnières grand luxe, frivolités d'art.MAGASINS : 172-184.rue Sainl-Dcnis 366-368 ouesl.rue Sainte-Catherine 4901 ouesl, rue Sherbrooke 156.avenue Bernard COMMANDES: Téléphone: Est 2140 Le Théâtre amateur \ PROPOS DE "\ LL8E D'ETE" Comeilie en trois actes île Henri Letondal Les comédiens du Théâtre Intime joueront pour la première fois, mercredi soir, le 16 janvier, au Monument National, une comédie nouvelle de Henri Letondnl "Valse d'Eté".Parmi les jeunes écrivains canadiens-français.Henri Letondal est peut-être le seul qui donne au tbéûtre des oeuvres aussi fréquentes.Il débuta, en 1918.au Monument National idans ce même théâtre où sera jouée "Valse d'Eté"I, par une comédie en un acte: "Un Jeune Homme Nerveux" L'année suivante, il faisait représenter, au Théâtre t'hanteclerc, dirigé par M.A.Godeau, un drame en quatre actes, "L'Etrange Aventure", écrit en collaboration avec M.Oscar Mercier.Quelques mois plus tard, le Théâtre Parisien t direction Félix Barré) jouait de lui "Le Soufflet", comédie en un acte.Lors de la "Soirée des Prosateurs", à la Bibliothèque Saint-Sulpice.en 1922, Henri Letondal interpréta lui-même, avec Mlle Germaine Giroux et M.René du Roure.une pièce d'un genre nouveau intitulée "La Lampe allumée." Entre temps, le Collège Sainte-Marie montait, pour une soirée académique, un petit drame en un acte."L'autre Chemin", dont l'Almiinach de lu Luniiiie Française publiait un long extrait l'an dernier.Pendant la semaine des Auteurs Dramatiques Canadiens, au Théâtre Parisien (février 1923), Henri Letondal fit jouer "Le Coup d'Epingle", une pièce en un acte qui traitait de tous les déboires d'un auteur sans fortune.Juin 1er \\t->\ Interrogé sur la représentation prochaine de cette comédie, l'auteur nous a déclaré ; "Il faut considérer cette pièce plutôt comme une série de tableaux juxtaposés, un ensemble d'observations minutieuses cueillies au hasard de mes pérégrinations dans les hôtels d'été.J'ai peint un monde que J'ai vu vivre et que J'ai entendu converser.Les gestes, les phrases ont été notés et.plus tard.Je me suis plu à faire évoluer les personnages entre les murs d'un décor."Avant de porter le nom de "Valse d'Eté", la pièce a eu plusieurs titres: "Meurtrissure", "l'n Malheur est si vite arrivé", "La Poupée ouverte".Pourquoi J'ai choisi celui de "Valse d'Eté".Vous pourrez vous en convaincre à la première.Il se Joue, au second acte, une valse sentimentale qui change brusquement le coeur de deux personnages.C'est autour de cette musique, jouée en coulisse par un orchestre de bal.que se déroule l'intrigue amoureuse de la pièce."Les comédiens du Théâtre Intime donneront de "Valse d'Eté" une interprétation très intelligente et très consciencieuse.J'ai pu apprécier aux répétitions leur souci de donner au texte sa pleine valeur.On verra Mme Elisa Gareau jouer un rôle dramatique dans lequel cette émouvante actrice sera tré- juste; Mme Léontine Laurendeau, qui aura toute la vivacité nécessaire pour interpréter un personnage de Jeune fille légère et capricieuse: Mlle Marguerite Delisle.dont la gaieté franche donnera aux répliques la légèreté nécessaire; M.Leblanc, dans le rôle d'un amoureux qui n'est pas Jaloux: M.Vail-lancourt, précieux collaborateur par l'entrain qu'il dépensera: enfin tous les excellents Interprètes du Théâtre Intime : Mmes Irène Joly, Marcelle de Cotret, Sabine Girard.MM.Lucien Quintal.Honoré Lefebvre.Lucien Tourangeau.André Chéné, Charles-Emile Brodeur, René Rochon."Les répétitions vont à merveille, grâce aux indications avisées de Mme Jane Maiihourg Roberval." La première de "Valse d'Eté" est sous les auspices de la Section Française des Auteurs Canadiens.—G.M.M.Henri l.eli.mlal Très remarqué dans "Le Grillon du Foyer" donné par le Théâtre Intime et qui Jouera le 16 de ce mois le rôle titre dans sa pièce "Valse d'Eté"."Valse d'Eté" est sa dernière pièce en date.Elle se compose de trois actes légers, inspirés par la vie mondaine en villégiature.Magnifique anorllment d'arllclea de Toiletta rilllW.Imnilriiiiv bOfffttM, «''Iiillh'l''" uni» "u prrlt'h Auaal un Brand choix dana lea Pari'iiins et Poudres t.ea mellleurea marques sur le marché 1-liTÏ HiifllIliANT.dl'ERTIN' KuNTANIS CAnON.P1VER, TARDI.EY.SCHERK Fumeux msvona et -|-¦-K-V^-M-V—- SURVEILLEZ NOTRE PROCHAINE CHANSON 38 Janvier 1924 L'ENTHOUSIASME ! ! VOILA CE QUI COMPTE lorsque les élèves s'installent pour la pratique.Et c'est dans l'imagination que repose la présence de l'enthousiasme.Si votre enseignement de pièces musicales s'appuie sur l'imagination, et suggère une idée familière ou crée une image mentale bien accusée, vos élèves pratiqueront avec un enthousiasme plus grand et un soin plus suivi.L'ENSEIGNEMENT DE PIECES QUI FERONT LES DELICES DE VOS ELEVES Etes-vous en quête de compositions pouvant faire les délices de l'enseignement — de pièces qui ont été composées par des professeurs de grande expérience — vous trouverez une aide d'une valeur inappréciable dans les listes thématiques des ouvrages publiés par la B.F.Wood Music Co., listes que l'on peut se procurer des marchands de musique ou chez les éditeurs.Elles contiennent une immense série de pièces éducationnelles avec thème et une description pratique et précise du but pour laquelle chaque pièce a été écrite.Les Editeurs de l'Edition Wood THE B F WOOD ss st- Stephen St, Boston, Mass.tvittoit1 * crm/tv» \ \rv (Les plus 9ros éditeurs de Mu~ IVlUold l^v/iVlx iVIM I sique d'enseignement.) ATTENTION! Amateurs de musique.Procurez-vous les derniers grands succès de musique en feuilles, de LEO FEIST LTD : Ma petite Fée.Valse chantée sur l'air de "Wonderfule One".Je Pleure en m'cndormant chaque Soir.Grande Nouveauté, sur l'air de "Every Night I Cry MyseU Over You".Quand une Femme.Fox-trot chanté, sur l'air de "Tell Me A Story".Je t'aime, la sensation du joui-, sur l'air de "I Love You", Fox-trot.NOS DERNIERES NOUVEAUTES Sun uver Gun ! 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