La lyre, 1 janvier 1924, no 16
Février 1924 PABLO CASALS I /•¦m i IK-n « violoncelliste espagnol Au lendemain >Iii dernier concert que M.Pablo Casais donnait a Paris le 13 novembre rlernier.Mlle Yvonne Lefebure écrivait «luns "Le Momie Musical": ".Comment ne pas •'¦prouver à chaque manifestation nouvelle île ce talent unique le même sentiment d'émerveillement, de voir réunies en lui.en même temps que cette royuuté incontestée de l'instrument cette souveraine possession de la musique, de toute la musique, qu'elle soit ancienne, classique, romantique ou moderne, car Casais jouant Bach.Beethoven, Schumann ou Fa tiré se fait l'incarnation vivante de l'inspiration de ces grands musiciens." Kn effet, cet artiste génial ne peut aborder une oeuvre sans nous en montrer des beautés jusqu'alors insoupçonnées.Qu'il exécute une oeuvre de Bach, pour lequel il a un véritable culte, qu'il nous donne une sonate ou un concerto d'un compositeur du XVlie siècle ou qu'il nous fasse admirer son éblouissante technique dans du l'opper.du Kauré ou du Saint-Saens.une impression nette, juste et parfaite doit Invariablement se faire à l'esprit de l'auditeur atteutif.Sans vouloir parler de sa technique qui est eu somme la perfection même, mais en nous en tenant simplement au musicien, a l'artiste, comme, en effet, tout ce qu'il touche revêt une grandeur, une majesté insurpas-sable ! Est-il quelque chose qui puisse être comparé a l'exécution magistrale de la "Sonate en ré majeur" de Bach, lors de son récital du 14 janvier ù la salle Windsor?Comment ne pas être remué profondément (à PABLO CASALS gauche) lorsqu'il était professeur au Conservatoire Barcelone: (à droite) sa plus récente photographie.de en écoutant cette pièce macnifique de Fnuré "Après un rêve"?Casais est l'essence même de la musique, et tout ce qui a été écrit sur cet artiste incomparable rend ù peu près superflue toute critique nouvelle.A son récital du 14 du mois dernier, il donna, à part les deux pièces plus haut mentionnées, la "Suite en sol" de Bach, pour violoncelle seul, le "Concerto" de Tartini."La Fileuse" de Fauré."Intermezzo de "Goyescas" de Cranados."Tarantelle" de Popper, secondé admirablement par M.Edouard Gendron.pianiste de tout premier ordre.Bean Midland.CHANSONS avec PAROLES FRANÇAISES Pour votre Piano automatique Toute la Musique Populaire ou Classique avec ou sans paroles Le seul rouleau-chanson avec interprétation TV MUSIC CO., Inc.cincinnati OH.DISTRIBUTEURS POUR LE GROS MONTREAL MUSIC SUPPLLY CO.3 Est Rue Sainte-Catherine Montréal.Que.Vient de Paraître Teacher's Book of Samples No.6 (Livre d'échantillons du Professeur.No H) LE dernier supplément à cette excellente série tie catalogues thématiques.Il contient les thèmes «le plus île eenl morceaux de piano, d'enseignement el tie récréation dans les trois premiers degrés «le difficulté, comprenant plusieurs oeuvres nouvelles de A.Tcllier.M.A.Krb.Lamelle Gardner, A.M.Brown, A.P.Risher, M.Richards, A.1.Thompson, .Iules Devaux, P.Conte, (1.Carpenter, Boris Stevenson, Caroline Crawford el plusieurs autres compositeurs des plus connus.Avez-vous votre copie ?Sinon, procure/.-vous-la do votre marchand nu écrivez directenieui aux éditeurs.êltr B- îf- iUoiîu- Mnsxc (Lu.i Ktlilcnrv de l'r.ttilimi fYood) 88 St.Stephen St.Uoston 17, Mass.l.Cs plu- unis edllelll- de musique iacile d'ciisciuiicmcnl.an monde Adj.Menard.Imprimeur.133 Boulevard Saint-Laurent. 2 Février itti'i PAUL DUFAULT, SOLISTE Al SECOND CONCERT DE "LA LYRE 8SS m m Wl Paul I > 111:11111 Le célèbre ténor canadien qu'on entendra au RitZ-Carltpn jeudi le 2S de ce mois au second foncer! de "La Lyre".Il chantera à Montréal le 28 février prochain.Second concert de "La Lyre", avec le concours «le cet eminent artiste et île 1 orchestre du College Musique de Montréal, au Ritz-Carlton.Tous nos lecteurs sont invités a aller entendre le second concert de notre levue ù un prix de faveur Que tous en profitent ! Nos lecteurs iront sans doute agréablement surpi i.d'apprendre que nous avons pU obtenir le précieux concours du célèbre ténor canadien Paul Imfuult pour notre Second i oncerl, M.Dufaull est trop connu à Montreal pour que nous ayons besoin de le présenter ici.Acclamé dans tout l'univers, et ce qui est encore plus Important, dans son propre pays comme aucun chanteur ne l'a été encore, c'est ù l'heure actuelle l'un des artistes Ioh plus aimés que nous connaissions.Aussi l'annonce que ce brillant ténor chantera à la fin du m-iis au Ritz-Carlton procurera à tous nos lecteurs qui désirent l'entendre l'avantage de pouvoir le faire à des conditions exceptionnellement avantageuses et de bénéficier de notre prix de faveur dont on trouvera des détails précis un peu plus loin.Paul Imfuult Chantera plusieurs romances absolument nouvelles et saura charmer par sa diction Incomparable, Il sera accompagné de M.Alfred Carrier.L'orchestre entier du Collège de Musique de Montréal prendra aussi part au concert et ce sera nue autre agréable surprise que uns lecteurs apprécieront sans aucun doute.Cet orchestre sera dirigé par M J.J.Ga-giiler.directeur des Grenadiers Guards, dont la compétence musicale est indiscutable.Tous les instruments il vent de cet orchestre sont les meilleurs éléments de lu fanfare des Orenadiers Cuards qui depuis septembre dernier préparent un magnifique programme .1.1.Iiagiiler L'excellent chef d'orchestre, directeur des Grenadiers Guards, qui dirigera l'orchestre du Collège de Musique de Montréal, à notre second concert le 28 de ce mois."Les Petits" par le Thcâlrc Intime Les vaillants artistes du "Théâtre Intime" i niitinuent leur marche en avant et leur prochaine séance dramatique promet de surpasser encore, s'il est possible, tous les succès obtenus jusqu'Ici.On aura le plaisir d'assister au véritable début d'une jeune artiste très bien douée en la personne de Mlle Sabine tiirard qui tiendra le premier rôle.Très remarquée dans des rôles plutôt effacés aux précédentes représentât Ions, elle aura tout l'avantage voulu de faire valoir le naturel extraordinaire dont elle a déjà lait preuve On aura l'occasion de l'applaudir dans une comédie en trois actes île Lucien Nepoty Intitulée "Les Petits" a côté de Mmes Marguerite Dellsle, Fernande Itis-sonnette, Vcrteilil, Lucienne tlauthier, Marguerite LeTourneux.MM.Honoré Vaillan-iiiurt.Paiil-Kmile Leblanc, Honoré Lufcbvrc et Lucien Quintal."Les Petits" sera donné Il mercredi 28 février au Monument National sous la direction artistique de Mme Jeanne Maulioiirit-Rohcrval.Pour votre vue consultez les OpIiiiiiilrisles.Opllcleiis connus de la t le .1.(.NOI'KY Idée La plus vieille maison d'Optique du Canada •>:i CI 1 sWVl'.IU'.MS.en i.i.•• du théâtre St-Denis.Monlréal Il n'y a qu'une maison NOl'RY Ltée TEL E.3377-F foui bénéficier d'un prix de faveur.,^-à-dire d'une réduction de 25% j«r U prix actuel du billet pour ce concert, il suffit de découper et de présenter le coupon qu'on trouvera au bas de la troisième page du présent numéro de 'La lyre", tel qu'indiqué.le prix résilier du billet al de >/.'»/ Mine It.MacMillan Directrice du College de Musique de Montreal, une musicienne distinguée, qui met à la disposition de notre revue pour notre second concert le 2S de ce mois l'orchestre de son Conservatoire ut le concours du ténor Paul l.li Sanatorium Ste-Euphrasie pour dames M esi.m, Sherbrooke Montreal Tél.Ksi B1M Truiteiiient de toutes les maladies nerveuses et des intoxications Alcoolisme.Morphinomanle.Etc.Xa Photographie jÇx 468 ST-DENIS, coin Sherbrooke, L'endroit des connaisseurs i arose MONTREAL Février 1924 3 MUX «'ABONNEMENT La manière la plus sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être Inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, 11 vous faut nous envoyer votre nom et votre avec le montant de 1' chèque au pair ou mandat poste.f"f Adressez toute communication a :— -"- I.A C'IK DE PUBLICATION "LA LYRE".;i Rue Craie Est, Montréal, P.Q.i,i .s nue rniip r.sr, .uonurei \û Tél.: Est 9G49 P 2 i^ox-rsjîîm-sa : ECHEANCES :— Ktanl donné le caractère édueationnel de "La Lyre", un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numé- après l'échéance de la période payée, a moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE : — Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de 2e année, No 16 Editeurs-Propriétaires: J.E.Turcot, Henri Miro, Léo LeSieur Montréal, février 1924 Un brin de propagande Etes-vous un lecteur assidu de "La Lyre" ?La parcourez-vous en entier chaque mois ?Nous sommes convaincus que si vous lisez 'La Lyre" attentivement chaque-mois, vous conviendrez avec nous que son prix d'abonnement, soit $2.50 par année, est merveilleusement bas.Nous sommes de ceux qui croient qu'un bon office doit se rendre par un autre et nous nous permettons de vous prier d'intéresser vos amis, amants de la musique, à notre publication.Nous avons formé le projet de doubler notre circulant durant le cours des prochains six mois, et nous comptons sur votre concotcrs pour atteindre ce but.Rappelez-vous que plus "La Lyre" aura de vogue, plus elle comptera d'abonnés, plus aussi elle sera en mesure de donner un meilleur service.Nous savons que vous désirez voir cette publication déjà si intéressante se développer davantage, mais peut-être ne vous êtes-vous jamais rendu pleinement compte de l'aide que vous pourriez nous procurer pour doubler notre circulation.Commencez saws plus tarder une oeuvre de propagande en disant à vos amis de tirer avantage du taux de l'abonnement très peu élevé de $2.50.Faites-leur connaître que le prix de souscription peut être entièrement rembotcrsés par les remises consenties aux abonnés sur les achats de musique dont une nouvelle liste est fournie tous les quatre mois.Il ne manque pas de musiciens dans les villes et dans les villages pour qui un magazine musical mensuel serait d'un grand avantage.Il n'existe aucune autre publication musicale d'aussi grande valeur que "La Lyre".C'est une assertion qui peut paraître téméraire, mais si vous vous donnez la peine d'examiner notre dernière livraison, nous sommes convaincus que vous serez de notre avis.Nous votdons que l'année 192A fasse époque dans la vie de "La Lyre", et pour cela nous comptons sur votre concours.Si chaque abonné de "La Lyre" faisait entrer dans la liste de nos souscripteurs un de ses amis, il aurait noblejnent fait sa part pour 7ious aider à atteindre notre but — doubler notre circidation.Ne remettons pas à demain ce que nous pouvons faire aujourd'hui, agissons alors que cette pensée est encore fraîche à notre mémoire.Donnez-nous un nouvel abonné pendant février.COUPON Bon pour 25% d'escompte sur prix du billet Découpez et présentez ce coupon chez Turcot, Archambault ou Vennat et vous obtiendrez l'escompte de 25% sur le prix du billet pour le second concert de "La Lyre", le 2S février, salle du Ritz-Carlton.Paul Dufault — Soc.Symphonique de Montréal.THEATRE ORPHEUM 1£ MARS O DIM.3 P.M.MARCEL GRANDJANY HARPISTE Soliste des Concerts Colonne et Lanionreux de Paris.Direction exclusive : Bernard Laberge.FEV.MARDI THEATRE SAINT-DENIS j Q LE GRAND EVENEMENT DE LA SAISON ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE PHILADELPHIE (107 MUSICIENS) Sous la direction de Leopold Stokowskv Administration: BERNARD LABERGE 70.rue Siiint-Jucqiies Tél.Main 2042 On peut se procurer une carte au lieu de découper ce coupon en s'adressant ou téléphonant à "La Lyre", Est 9649.THEATRE ORPHEUM MARS DIM.3 P.M.VERA JANACAPULOS SOPRANO Dans un récital unique de mélodies grecques et françaises Administration: BERNARD LABERGE 70, rue Saint-Jacques Tél.Main 2042 LUCILLE DOMPIERRE "Prix d'Europe 131s" PIANISTE—VIRTUOSE Elevé de Félix Fourdrain et Georges de Lausnay du Conservatoire de Paris.CONCERTS—ENSEIGNEMENT Studio: 141% rue Crémaiie QUEBEC Tel.3551-J PROFESSEUR DE CHANT ET PIANO Maître de Chapelle chez les PP.du Saint-Sacrement 130U, Rl'E ST-HIBERT Tél.: St-Loui» 3937 St-l-nuis 92-7 4-W Mlle ANNETTE MIREAULT PROFESSEUR DE THEORIE ET PIANO 2320 ESPLANADE MONTREAL Mlle Etiennette LEPINE Professeur de piano.Préparation a tous les degrés.Licencié en Musique.193 l'arc 'ORCIIESTRE Organisateur d'Orchestres pour Oratorios.Opéras, etc.11» VILLENEUVE OUEST, Tel.: St-Louis 3ô07 RAOUL PAQUET Elève de Abel Decaux, organiste, Marc Delmas, compositeur, et Mme Piltan, pianiste (Paris) 121e, RUE CHRISTOPHE COLOMB Tel: St-Louis 1467M Mlle E.REMINGTON Organiste a St-Irénée SOLFICOK, PIANO, OIKil'E STUDIO, 9S!t ST-DK.NIS, APT.A Tél.: St-l.uuis-lSOU-J MARIE-LOUISE LAURIER Organiste à l'église Saint-Pierre de Montréal PROFESSEUR DE PIANO.D'ORGUE.DE PLAIN CHANT, DE THEORIE ET D'HARMONIE Un orgue est à la disposition des élèves à mon studio.170, RUE VISITATION Tél.: Est 5912 Tél.: Est 7815 J.E.SA VARIA PIAN'ISTE 790 SIIKRIiKOOKK KST MONTREAI HECTOR Professeur de Piano 459 ST-ANDRE Tél.: Est 7737iv MARIE-ANNE ASSELIN Mozzo-Soprani)—Con ce ris—lîn.^ei finement du chant ( Ecole Lu Palme-lssaurel) Professeur de théorie musicale J»!), RUE SAIXT-DKX1S Tél.Est 81G8 Mme MONGENAIS-GADOURY SOPRANO DRAMATIQUE Leçons de chant et Concerts 19-1, nie Marquelie, Tél.Belnir 7197M BERTKE 773, Rue Shuter Apt.4, Montréal Plateau 4059 PIANISTE-ACCOMPAGNATRICE SAUVE L.C.Février CHANT ET PIANO 20 DeLAN.ve-D1ERIC Tél.S.-U3.>ih,| MASSE Allie Aline _ PIANO — CHANT Eiiseignemenl du I'l'iineuis, ungluis, idilien.espagnol PRIX MODERE Studio: 35 AYE DU PARC Apt.10 Tél.l'Intenn «Ï07 Mme M.B.LIPPENS-RICARD Pro lessen r de piano, violon, mandoline, iruilare.banjo.Pivparation ;iu\ nu-us fi tuus les degrés.!.->! MAMIACTVUE Tél.Victoria 1-140 Pointe-Saint-Churles Tél.: Est Wâi — Uptown 38 ANDRE DURIEUX VIOLONISTE Professeur au Conservatoire McGill Ancien élève de Otakar Seveilc.Auditeur chez L.Auer 452 Ste-Ciitlierine E.— 323 Sherbrooke O.Prof.Jean Goulet VIOLON, THEORIE, SOLFEGE ¦270, UUE VISITATION Tél.Est 218 ADRIENNE DUSSAULT VIOLONISTE Concert — Enseignement Mil, ST-DENIS.St-Louis, 3513-J.Mlle GABRIELLE D'ARAGON PROFESSEUR DE VIOLON r.auréate de l'Académie de Musique de Québec Concerts et mariages 722 MAKIE-ANNE E.St.Louis SIS6 J.J.DESROCIIERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESROCHERS) ¦11, Rue Labelle Montréal Tél.: Est 4549w P.L.BELLE-ISLE PROFESSEUR DE VIOLON Engagements pour concerts Studio à 1086 RUE CARTIER, Monlrénl Mlle M.R.MEUNIER, prof, de préparation à tous les degrés piano.Lauréate de l'Académie de Musique.Prép.aux diplômes tous degrés.Studio : 681 rue Berri.Tél.Est 7058w.Mlle Allda BERGERON, professeur piano, diplômée Conservatoire National, 2340 rue de Chateaubriand.Mlle Fleurette JONCAS, diplômée Cons.Royal, prof, chant, 25 Clément.Tel.Lasalle" 3266 f Mlle Alice FONTAINE, diplômée Conservatoire National, professeur de piano, 245 Bourbon-nlère, Maisonneuve.Mlle J.COUTURE, piano, solfège, harmonie, prép.' aux diplômes, tous degrés.2094 Ontario Est, coin Davidson.Tel.Las.30S1 HENRI DIRECTEUR-MUSICAL ifl I R| Orchestration, arrangements d'orchestre, I Wm notations de musique pour chant gggfjm^ et instruments de musique 1436 rue Saint-Denis, Montréal.Tél.St-Louit 435J OLIVIER BEADDRY du Conservatoire de Boston Professeur de VIOLON Studio: 521 rue St-Denis, Montréal Tél.Est 7437 M.Beaudry est l'auteur rte "Caprice Joyeux", morceau pour violon et piano, en vente chez tous les marchands.Collège de musique de Montréal Sous le distingué patronage de Leurs Excolleucaa le Gouverneur-Général et Lady Ring do Vim.v Knseignementi complet lie lu niusM|iiu pur den professeurs renommés.Classes d'orchestre p -— DIPLOMES et.BOURSES Pour renseignements et syllabus, s'adresser au Secrétaire 5, RUE ST-MÂRC Tél.Uptown 5679 MONTREAL 8 Février 1924 LES CONCOURS Dans "L'Echos drs Concours", revue musicale que nous recevons (le France, nous lisons quo de nombreux concours entre corps de musique ont lieu dans le cours de l'année avec les plus heureux résultats.En lisant ces compte-rendus qui ne manquent pas d'intérêt, nous nous sommes demandés si la chose ne pourrait pas se faire entre les différentes régions de Québec comme cela se pratiquait il y a quelque vingt-cinq ans.Nous croyons que tous les corps de musique y trouveraient leur profit et que l'art musical en recevrait une grande impulsion.A titre de curiosité, de renseignements, nous reproduisons ci-dessous le compte-rendu du concours qui eut lieu en juillet dernier à Clermont-Ferrand : Les 7 et S juillet a eu lieu à Clermont le 1er Concours Fédéral des Sociétés de Musique de la Fédération musicale du Centre.Longuement préparé par MM.le docteur Berger, Laporte, Commissaire général; Du-cousso, Directeur général; Chaussière, Secrétaire général; Durognon, Trésorier général, cette manifestation artistique qui groupait plus de 40 Sociétés a eu un plein et éclatant succès.Pour la première fois, et fidèle en cela aux décisions prises par la F.M.C, aucune prime en espèce n'a été distribuée au Concours d'Honneur.Toute la subvention qui atteignait 20,000 francs a été distribuée en primes kilométriques.Cette innovation a recueilli l'unanimité des suffrages et l'an prochain, le Concours aura lieu avec les même règlements.Une autre nouveauté était au programme : l'audition de l'Harmonie Fédérale, groupement unique composé de 250 exécutants, sélectionnés parmi les solistes des 100 Sociétés Fédérées.La mise au point d'un orchestre ainsi composé n'est pas chose facile.Il fallut toute la ferme autorité d'un Directeur comme M.Bouvbié pour atteindre à un ensemble parfait.Une seule répétition a suffi pour faire de l'Harmonie Fédérale un organisme musical à la fois souple, discipliné et puissant.Le dimanche, dès S heures du matin, les sociétés adhérentes étaient réunies dans leurs différents locaux, pour subir les épreuves de lecture à vue et d'exécution.Ces épreuves de détail purent révéler aux membres du jury la valeur remarquable et les progrès constants des sociétés de musique affiliées à la Fédération.Le palmarès a révélé que dans la région, Mme MORIN Planiste-compositeur Snpri.no dramatique JEANNE I.ABRECQUB Violoniste et Soprano léffer ECOLE MORIN-LABRECQUE rlnao, violon (du début A I» plus prand© virtuosité) Chnnl, Solfège, Théorie, Harmonie, Composition.251 SHERBROOKE EST MONTItEAI, Téléphone Kst 2467 Tous les mois il y a grand concert donne exclusivement par les élevés de l'Ecole, r/aciminiilon L ces concerta est sur invitation et présentation d'une carte île l'Ecole Morin-Labrecque.Mme Morin-Labrecque est l'auteur de la fameuse Méthode de piano Morin-Labretque universellement répandue.l'instruction musicale suivait une marche ascendante.A 1 heure et demie, toutes les sociétés étaient réunies place d'Espagne et le défilé commença suivi d'une foule immense acclamant au passage les sociétés et leurs bannières.A 2 heures précises, les 120 musiciens étaient confortablement assis place Gam-betta, face à l'immense estrade édifiée poulie couronnement de la Muse du maître Gustave Charpentier.M.Ducousso gravit les marches pour diriger son oeuvre, le morceau d'ensemble .\urcrr/nc.allegro de concert écrit pour la circonstance.Ensemble parfait, sonorité éclatante, succès considérable et bien mérité.Le programme appelait ensuite l'exécution de la Marseillaise; notre hymne national toujours si beau fut dirigé par le Docteur Berger qui prit la baguette que lui tendait son ami et collaborateur Ducousso, au milieu des bravos nourris de tous ses camarades, heureux de l'applaudir et de lui manifester ainsi leur confiance et leur sympathie.La lecture du Palmarès et la remise des Médailles fédérales furent présidées par M.Acher assisté de son fidèle trésorier M.Mousset.Cette cérémonie intime eut tout le succès qu'elle méritait.L'exécution magistrale du concert qui suivit, justifia tous les espoirs qu'avait pu laisser la répétition de la veille.Avec une cohésion parfaite, en tenant compte des plus subtiles nuances, l'Harmonie Fédérale détailla successivement l'ouverture A'Egmont Messidor, de Bruneau: le charmant ballet de Coppélia, de Léo Delibes, le majestueux chant ¦d'.-LHOfJtro.tr de Charpentier, et la dif-ficultueuse fantaisie de Sigurd.Une formidable ovation fut faite aux musiciens par l'immense assistance qui, déjà s'étendait jusqu'aux extrémités de la place (25,000 auditeurs au moins).Cette sanction donnée par une foule enthousiaste au concours de musique et à l'Harmonie Fédérale, est la juste récompense de M.le Docteur Berger, Vice-President de la Fédération du Centre, le véritable animateur de cette fête; M.Berger s'était dépensé sans compter pour que le concours eût un plein succès : il doit être satisfait car ce fut un beau, un grand succès.L'Harmonie Fédérale, laborieusement élaborée, a donné, hier, une démonstration de sa valeur; souhaitons que nous ayons d'autres fois l'occasion d'applaudir cet unique groupement musical et félicitons chaleureusement son eminent directeur M.Bourbié et tous les artistes de l'Harmonie Fédérale, du tour de force qu'ils ont accompli.La cause est jugée.Les Harmonies Fédérales doivent se multiplier en France pour arriver enfin à la réalisation de la Fête Fédérale Nationale que nous attendons tous depuis si longtemps.Cette fête si réussie en tous points se termina par la remise traditionnelle de la Bannière Fédérale détenue depuis un an par l'Union Chorale de Montluçon, à l'Harmonie Municipale de Clermont-Ferrand.Au concert des "Chanteurs Romains".(Propos authentique.) A l'audition de la voix de "musicos".une dame engage la conversation avec un gros monsieur, son voisin: — Mais, c'est une voix de femme qu'on entend ?— Non, Madame, c'est une voix d'eunuque.— Un eunuque ?.Qu'est-ce que c'est ça ?— Un ministre sans portefeuille, Madame.LE COLLEGE DE MUSIQUE "DOMINION" Fondé en 1891 Incorporé en 1895 Le syllabus est enroyé gratuitement anx personnes qui en font la demande O.M.BREWER, F.A.G.O., A.Mus.Secrétaire 444, rue Guy (angle Ste-Catherine).Tél.Up.2403 MONTREAL CONSERVATOIRE RACIC0T Enseignement général de la musique Piano, Chant, Violon, Violoncelle, etc.Solfège, Théorie et Harmonie Mlle RACICOT, directrice 761, rue Si-Denis Tél.: Est 734W ecole de piano "MONTRÉAL" Leçons, Auditions, Examens, Diplômes de Solfège, Harmonie Mlle CLARA FORTIN est le lundi et jeudi à son studio, 42 me Cherrier.TELEPHONE EST 1215.Les autres jours, 733, rue Cham-plain.TELEPHONE EST 8326W Enseignement moderne.En vente à l'INSTITUTION 95 me Ste-Catherine Ouest Montréal Arthur Lnliherté : "Viens dans les Champs Fleuris" "Votre Sourire" "La Messagère" Pierre Vê/.înii: "Bonheur Rêvé", valse "Sérénade à Lisou" "Soirées Maria Chapdelaine": "L'Orage" "Les Bluets" "Les mille ave" "Le défricheur" "Le laboureur" "La boîte à pain" "La fenaison" "L'enfant de choeur" Jacques Thibaud L'illustre violoniste s'adonne à l'art pictural avec une adresse remarquable.facques Thibaud est un des virtuoses du violon les plus justement réputés de l'heure présente.Il s'est mérité, tant en Amérique ru'en Europe, l'estime et les acclamations du monde musical A l'occasion de son concert à l'Hôtel M ont-Royal.Montréal, le 21 février, l'article suivant relatant la carrière extraordinairennnt glorieuse de ce gand musicien, ne manque pas d'actualité et d'intérêt.Portrait de Jacques Thibaud fait chez lui.Je me rappelle comme si c'était aujourd'hui la première fois que j'entendis Jacques Thibaud C'était au Conservatoire en 189S : Jmques Thibaud venait de jouer le 18e Con-eerto en mi mineur de Kreutzer.Il obtint un premier accessit en compagnie de Forest, de Séchiari et de .Mlle Gillart.J'avais été frappé de la grâce et du charme qui se dégageaient du jeu de ce petit violoniste de quinze ans; et dans une critique que j'avais faite sur lui j'ai retrouvé son horoscope : "Déjà un vrai artiste, l'n premier prix certain pour l'an prochain." L'émotion, l'âme que Jacques Thibaud mettait dans ce qu'il interprétait m'avaient frappé.Et l'année suivante, en juillet 1896, Jacques remporta aux applaudissements de la salle entière le premier prix.Il partageait cette récompense avec Séchiari.Monteux et Soudant.On volt que le jury du Conservatoire a quelque bon sens et quelque compétence dans ses verdicts, puisque les quatre artistes en question ont fait carrière dans le monde, si difficile à conquérir, de 'a musique.Jacques Thibaud avait exécuté à ce concours le 24e Concerto en si mineur de Viotti.Le jeune élève de Marsiek avait trouvé le moyen de mettre, dans l'interprétation de cette page ardue de la littérature musicale, plus que ce que son professeur lui avait appris : il avait fait passer lâ-dedans non seulement le style de son eminent maître, mais quelque chose de personnel, rie l'hantant; son violon avait une voix qui se distinguait rie la voix ries autres violons.Je vois encore Jacques Thibaud tremblant, courbé de peur devant le public et devant ses juges, n'osant lever les yeux avant d'avoir attaqué les premières notes de son morceau.Kl lieu à peu, au fur et à mesure qu'il exécutait, il se redressait, il semblait grandir avec son instrument; il donnait cette stupéfiante Salle St-Sulpice 28 FEV FEU.RECITAL DE PIANO PAR Mlle GERMAINE GELINAS Avec le concours de M.Edouard Montpetit, Professeur à l'Université de Montréal, et M.Emile Gour, ténor Billets eu vente chez Ed.Archambault sensation d'indifférence apparente en se jouant avec une facilité inouïe des difficultés dont était hérissé le morceau de concours Et parmi l'atmosphère tiède, amollissante, de ces terribles journées de Jul let dans la petite salle de la rue Bergère, il avait dissipé le nuage d'indolence et la disposition comateuse dans laquelle se trouve un auditoire après la quinzième ou la vingtième audition successive du même concerto II nous avait eléCtrisés, il avait électrisé ses juges, et pour un peu on lui aurait crié bis.Ce sont à ries impressions qui sont inoubliables pour qui les a ressenties.Le petit lauréat du Conservatoire avait de qui tenir.A Bordeaux, sa ville natale.Il avait reçu les premières leçons de musique -L c Bélanger M .1 n Itélanger.dont nous publions en ce numéro la jolie valse "La Jongleuse", occupe le poste important d'organiste à l'église Sainte-Marie, de Lewiston.Me., depuis 16 ans.Il est l'auteur de nombreuses compositions pour le piano, l'orgue, chants religieux, etc Nous remarquons entre antres : "Grande Fantaisie de Concert", "Marche des Séminaristes"."Valse Caprice en ré bémol", une messe en l'honneur de la Sainte Vierge.M.J.O.Mélanger est licencié en musique.Il étudia l'orgue avec Mlle F.Wells, l'harmonie et la composition avec M.Alfred Wooler.de Ituffalo, N.Y.OTT A \\ \ Huilai île Mlle lilica ( liiirlriiud Mademoiselle Hliéa Cbartrand.contralto, élève de M.Bugène Leduc, donnait le 5 février.SU Monument National, un récital.Mlle Chartrand est une artiste canadienne-française qui mérite tous les éloges.Bile était secondée par M.Alfred Tassé, violoncelliste bien connu.Mlle Irène Thibault accompagnait au pli.Février 1924 OTTAW \ le concert de Mlle lia l.aiilbier Le 2.'t Janvier dernier.Mlle Kva Caulhier.de retour de l'Australie, a servi au nombreux auditoire qui a eu le plaisir de l'entendre un programme admirablement fait pour mettre en valeur son talent si varié.Mlle Cauthier est universellement connue Kilo lit ses débuts artistiques il Londres, avec Mme Alliant, après avoir fait quatre .mines d'étude a Paris, sous lltibule et Itouhy.Puis tour à tour elle visita l'Italie, où elle continua ses études, le Canada qu'elle enchanta.In France, la Belgique, les pays Scandinaves.l'Kspagne et l'Orient, où elle établit sa renommée.Klle :i su charmer ses compatriotes et leur prouver qu'au Canada elle est bien ¦ liez sol.entourée de In meilleure et de la plus sincère sympathie I es ( bailleurs Ituilliiilis pliiudir a nouveau les Chanteurs Romains, sous la direction de Mgr Ilella.en mutinée et en soirée.Soirée! de famille Au Monument National, chaque dimanche, les soirées de famille ont repris leur cours avec des programmes artistiques très Intéressants.Les promoteurs île ces fêtes ne négligent rien rie ce qui peut plaire à leur auditoire canadien-français s M.Orner Lcliniriieau Auteur île "Tnls-toi mon coeur", publié dans le présent numéro de "La Lyre".DETAIL GROS Nous avons TOUTE LA MUSIQUE : DETAIL Classique, Moderne, Populaire.GROS Aussi Joute la musique annoncée dans "LA LYRE".I.a Musique Française Vocale et Instrumentale, exécutée au Radio de "La Presse", chaque Mardi de Quinzaine, est vendue.50c • 35c DERNIBRBS NOUVEAUTES PARUES : La Maison rie Molière.Histoire de la Comédie Française.Mon âme avait révé."T.ils Demain nail le printemps .Les Roses de Saurii.SF> cls Les miroirs ne mentent jamais Ne me dis pus.3î> cts A mon Plauo.$1.60 35 cts 36 cts sr.cts RAOULVENNAT SI* BIMIIM I 11 - 1 T«.Ksi s-.-: MMKI i-\T.M.'ii;i I-: KNVOYK srtt i-kmanui-: • n i \ ru Kit ink ?.lltaiiTiar i i" Tel i -' MSI MUSIQUE A.J.BOUCHER F.NRG.28 est, rue Notre-Dame, MONTREAL «if|rt> on VOlUt *f,ut un 8tm*k pofl lie In tessiture Vocale exigée ].,-» ii «ne», enfant* également, n'y étaient pas inn puissamment timbré* pour lenlr lête nu f«»rtls-fimo ilea li ¦¦••¦¦¦¦ ¦ el.'.ni* l'aide «lu "fnl»etto".Ma eussent Al/- parfois enterré» vlfa.!*• i-uneert n été |e sucêa Impatiemment ni tendu.Ilevant de telle* [ u,,.- vocale» pincée» pur un maestro sou» le Joug d'une unité parfaite «l'Interprétation, on peut A Junto titre écrire avec SI Frédéric Pelletier: "C'est IA plua qu'un** Joulnsunce «l'art, c'eut un** (••«.•«n inoulilinhle d'art religieux." lit ln»l»ter nrraM diminuer par de» lernie* MÛreinenl impropres la valeur transcen- • l.intale de cette tiiuat«|Ue e\l raordlnalrr qui compte sur lea seule* ¦•-uret - de la voix humaine pour ntte|n«lro toua lea effet* artistique*.Ce qu'il y a île m le u "4 A faire, c'eut de «'Instruire, innt par lu perfection île l'ensemhb .u- par le* i.• ¦ i t .t :¦ ¦ 11 - provoque telle nu telle inter- pretation.I.u perfertion a'eat imposée A la mauve mu point quo l'émlaaion «l'un seul «loute sur un point «iue|con«iue rlaquera de provo.juer quelque |'l(innniin! Pourtant, rien en cela de scandalisant En matière d'art comme en tout.notre nature excède nu défaille Aucun homme do sens n'a, la prétention do -carder toujours le Juste milieu, et "nul artlate ne «aurait se flatter d'embrasser A lui seul l'art tout entier" (C.Salnt-Saênsi, ni même la perfection Intégrale d'une portion de son art.Rechercher l'excès ou le défaut n'eat • l«inc point déniirrer, mala s'Instruire, et ajouter aux lecoua du modèle artistique celles que aou-lèvent les contingences de toute Interprétation un voudra bien se le rappeler: Je ne parle pas.dans cette étude, de la formation vocale, ni du fondu des voix, toua deux hors de pair, mais Uniquement île l'Interprétation des pièces ••! de la composition du progrumme Mon droit, comme mon unique but : faire bénéficier complètement noire Jeune (feneration d'ar-tlsles des superbes modèles qu'elle a vu le bonheur intense de contempler Pour très courte entrée en matière, distinguons trots parla dans lea pièces entendues A Quebec: la "musique palestrlenne" (a cappella classique), la "musique cècllienne" tu cappella moderne), et la "mélodie grégorienne".I.— I.'Interprétation de lu cappella moderne.«Vont Illustrée au concert un "Oremus pro Pon-tlflco nostro".de Capoccl, et del oeuvres nombreuses de Don Lorenso Perosi: le "Qui operntu* •••M", un "Alleluia" en double-choeur, un "Bene-dlctus qui venll".un "O snlutarls hostla" pour vnlx d'hommes, son "Cantate Dmnlno", enfin le "Domine.Jesu Ohrlste" et le "Ides Irae." de sa Messe de Kcphomc MnuliT- sii*i n-it lmv«i m view au> fais, tin nlnKini; ivhi-n writliiK their multi-voiced «cores: ni lier-wIsh» tliej would hn\e placed thi-ir tieble parti* on n higher plane It would have been easier ltide.it for llieiit to do no m lire it unutd have given the other purl* more freedom of tnoveim-nt ' (Mi Voici par centre un rxriuple ndmiruble de respect ile In tradition pnlewirirnne Non partition» "a luppeliu" Mint coulur**ea sic net.• I»- nuance».uK**al>|iii «'| ilynniniiiueit 1'elu enl-ll ciinforioe | In vérité «le l'histoire * I***" tente* originaux n'en marquent iiuiun uu A peu pré» Charles llordrs, ¦(in en ii instauré In prnthiue, a en eHu rrmlu un i n ¦ ¦ ¦ i.' - marnai» m|ul prend d'aasaut une Malaknlf Aucune brutalité dnn» l'attaque, même de* staccato» énerglqura mal* ¦erres de prés, aucune coloration S la moderna il,m» les intensité», mais seuh-im-nt dan* le scintillement de mieux en mieux accentué de» jeux ¦le mutation Realisation merveilleuse du prln-rlpe classique: "Il faut que l'orgnnlsle ail un maintien noble .t TIIANqt-11.I.B.et que l'on sente «|Ue la le.hnlque e»t nu service d'une pensée très haute II «b.lt tuer en lui.SuL'S l'KIN'K l>K HKI'IIKAM'K.le désir de PARAITRE." la-a souligné» sum de l'auteur même de In phrase, m.Charles Tourn.mlre 1171 Je aula heureux de rapprocher de ce texte concernant l'interprélatbin elns»|i|Ue A l'orgue ni nuire sur l'orcheltre rlaa-sique Notre illsllngué rédacteur musical au "Ile-voir".M.r'red.Pelletier, y dit on ne peut plus clairement la même pennée sur l'interprétation de lle.lhei.n donnée par le (Jualuor Klonxaley: "Ja-miils Je n'en ai tant ndmlrê la belle ordonnan«-e, le* développement* elalra.et l'élégance.Tout facile «iu il parais»,- auprès des oeuvres modernes.Il est nu fond plus difficile A louer, parre qu'on ne peUI rien passer A l'exé.utlon de Ce «|UI semble chex les outres un moyen voulu de dérouter l'oreille, même si ce n'e»t qu'une erreur dans lo Jeu.On ne pardonne A personne de ln.%1 Jouer Ileetho- ven.non paa parce qu'il ne garderait paa aa beauté, mais pane qu'il ne souffre Jamala la mé.liecut.'.lia, ordonnance, clarté, élégance: la trlnlté de l'expression classique, tant pour la tiiUNiiiue v«««-ale que pour l'instrumentale, et plue encore pour In musique pnlestrlnl.-nne, tierce que plus Immédiate ment destinée nu culte liturgique.La connaissance «lu lutin exigible du maître de chapelle le enduira A l'oheervatlon Intelligente de I' "accent tonique".Bette "Impulalon êlaaflque" Il.I.111,11.Il, "buse sur laquelle lepose loul l'édlfl.lu chant" II»), celle source "d'unité elVIMta al animée" (U), dont le» "Chnnleura Romaine" nous ool donné l'Illustration absolument pnrrnite Ule le mener* A réaliser I'"at-ient logique".«|Ui n'es! autre que lu proportion de* accellls Ionique», .lolll encore le modèle nous a été donné en perfection.Klle exigera enfin un certain "nccenl pathétique" que recèle la ptlllinc elle-même loi., nu douleur.Mala Ici i p.,,, melll-e le danger de» interpret al Ions erronées, ou bien, outréea C'eat Ici qu'il faut se garder des "sétlucllons de l'artillerie inmlerne", comme i|H plalssnimcnl M Chtirle» TournernlHe dana I ouvras., dej.1 cité (M), lu i.V «.lie r.'gb.formulée cl-devnnt pur le Ch R.Molssenet et M M Rmmanuel: "Appliquer, selon des altcriinnces suggérées par le texte verbal, les p el les f A de» périodes nette*, sana eh«'\.iui lienienl do l'une sur l'autre, sans dégradation de l'uni, vers l'autre.lad de la "dynamique pab-sirinieiinr" He IA aussi celle règle de I' "agnglque paleatrl-lii.mie".l.es in.ulKli allons du tempo A l'Intérieur d'une pièce.I.l.ii plus rares eu.ore «me le* ehun-gemeliln .le |.i o, respon.lenl A un .h.iliï.ment complet du sens, et sont le plus souvent rêiélêe* pur dea pointa d'orgue, par dea cadence*, oû toulea les voix s'arrêtent simultanément un un ¦.'•' I longue durée qui rompt pour un Instant.l'enchevêtrement systématique de la polyphonie, l'n nouveau tempo Intervenant duns uno pièce, doll avoir loulour» un«> «lurée sufflsuntu pour qu'il prenne corps et n'apparaisse point connus un parasite ou un accident" (SJi ¦Juatre choeur* attirent acuelleni.nl l'attention «lu monde muslcnl sur bur Interpretation pales-irlnli nue.celui de lu "Mnltrlso do Dijon" que ¦'"•»'• " ibiinolin I:.Mm.i , celui de la "Nchola l'antorum de Parla", sous la direction de l'artiste érudlt «m'est M Amêdée Oaatoué; colul des "l'Iniiileurs de Su lut • llerval»".que conduit M.Leon Suliit-ftrquicr.el «eiul de* "Chanteur* Romains" que nous aVOM entendu Tou* le» quatro ¦ont composés d'srtlste» froment» comme directeur et exécutant» Plusieurs critique» avouent ¦ni.l'un.r|.relation donnée pur les "Chanteur» Romain»" de I' "a cappella palestinien", tout en restant de la plus haute tenue artistique, est (10) l'b René M.ilssenel.loco oit, p.6.(171 01 Uuxtehude.No 1272 do I' "Edition Nn-l i.ii.i.•" Maurice Senarl p VIII n«i "te Devoir", n nov.i»jj.IIS) II.m Minquereau Pal.ogr Mus.III.p.I.1.Pothler.Revu.- «lu ih grêg année XVIII.p 7.CH Voir note p 9s (SJ) La Polychrome Sacrée, p |. Février 1924 moins "religieuse" que celle des trois autres chorale».A Dijon comme à Paris, quoique avec une nuance «Je chaleur en faveur de ce dernier, on ne craint point de ho priver don "pâtisseries modernes", comme disait Clément Besse.Kt les auditoires en go 0 tent plu» facilement Pi l'église "le, calme con ten ternent, l'ascèse spirituelle de la contemplation" ).Une remarque avant de clore ce chapitre.N'est-il pas regrettable que k-s "Chanteurs Romains" se soient can tonnés dans l'interprétât ion de 1* "a cappella Halo-espagnol", comme musique classique.C'est leur a pan age, dira-t-on.Oui et non; c'est aussi bien celui de leurs maîtres "Franco-Belges", et plus encore celui de l'esprit humain.Quiconque laisse une oeuvre d'art après lui n'appartient plus a son pays, ni a.sa confession ; il est dans le sens le plus favorable du mot, un cosmopolite de la Beauté.Buxtehude, un protestant danois, n'est pas un épou van tail pour son admirable interprète M.Joseph Bonnet, ni le luthérien allemand Jean-Sébastien Bach pour le génial Marcel Dupré.A dire franc, il a déplu à.quelques esprits observateurs que la "France a-cappellatique" ait été écartée du programme.Sa présence nous eût tant instruits.Aussi bien, il me paraît souhaitable que les concerts ici prennent la forme que l'on recherche tant en Europe, la "forme historique", parce qu'elle est essentiellement éduca-trlce du goût des masses.Dans l'ordre de I' "a cappella", l'auditoire eût été mené d'une pièce diaphonique à l'oeuvre a-cappellatique moderne la plus prenante, comme de la base au sommet de cette pyramide sonore qu'est la musique pour voix seules.Nous eussions alors vu défiler les primitifs du "Motet" et du "Conduit", contrepoints nés avec Pérotin le Grand dans la Notre-Dame de Paris fraîchement construite (Xllème siècle).XJne pièce de l'Anglais Dunstable nous eût fait connaître l'apport artistique du "Falxbordon", où tierces et sixtes apparaissent pour la première fois.On nous ferait alors pénétrer dans les rangs glorieux de la légion Franco-Belge, qui a fourni à la Chapelle Pontificale ses maîtres-musiciens, pendant plus d'un siècle.Avec eux commencerait le véritable art "a cappella", a quatre voix humaines pour le moins, sans donc les instruments qui auparavant tenaient lieu de l'une ou de plusieurs d'entre elles.Nous entendrons alors les chefs-d'oeuvre de Guillaume Du fay, de Jan de Okeghem, de Josse des Prés, (dit familièrement Josquin).ou de Claude Goudimel.les véritables ordonnateurs de la "Messe polyphonique", les fondateurs de cette "Ecole Romaine" qui devait engendrer Palestrina.De k\ nous entrerons de plain-pied dans l'école "italo-espagnole", où l'écriture vocale se clarifie encore et s'amplifie en des pièces de noble et grande envergure.Trois génies dominent cette période, ceux que les contemporains ont justement surnommés "les princes de la musique" : Giovanni Plerlulgi da Palestrina, italien.Tomaso Ludovico da Vitoria, espagnol, et Orlando do La très (communément : Roland de Lassus), flamand de Mons.On nous mènerait ensuite a.la table "italo-alle-mande", où nous trouverions Gregorio Allegri, italien, et Hein rich Se hilt z, né en Saxe, avec lesquels maîtres nous toucherions les premières manifestations dans 1" "a cappella" de l'expression moderne, introduite sous l'influence de l'Opéra qui était déjà, né.Ces trois écoles auraient fourni la matière de la première partie du concert.Le trait d'union de Schûtz à Pérosi serait tangible.XJne pièce de chaque période aurait suffi pour l'illustration des procédés musicaux.La deuxième partie du concert serait constituée par 1' "a cappella moderne", depuis les pièces qui font abstraction complète des richesses de l'harmonie moderne pour se cantonner dans les ressources nouvelles du contrepoint, c'est-a-dlro depuis les oeuvres de Mgr L.Perruchot et même Gounod qui en a créé des types admirables, jusqu'aux motets de la litur- (23) CI.Bcsse, loco cit.gie orthodoxe, et aux pièces les plus prenantes des Vincent d'Indy et des Perosi.A quand la création des CHANTEURS CANADIENS qui.dans une salle ad hoc, sous la direction d'un maître compétent, inaugureront la voie sacrée ?III.—L'interprétation grégorienne.Nous ne pouvons nous plaindre de la quantité de grégorien qui nous a été servie: les "Chanteurs Romains" nous avaient promis de la "Polyphonie Sacrée".Mais il n'en va pas de même de la qualité des quelques versets du "Dies irae" de Perosi qu'il leur a plu de nous offrir en modèles: perfection douteuse.Il y a en cela quelque chose de regrettable.C" choeur passe pour donner les types de la musique r]'église.Il aurait pu, du moins, produire une interprétation grégorienne parfaite pour le peu qu'il nous en a fait goûter, afin de ne pas nous laisser sous-en tendre que le "Grégorien" est un art inférieur, indigne de notre attention ; afin encore de ne pas étouffer une mélodie simple et tout à la fois grandiose comme le "Dies irae", le chef-d'oeuvre de Jacopone de Todi (réserve faite des derniers versets), sous les trémendueuses harmonies de Perosi.Quelque prétendu musicien en aura conclu, malheureusement, que le "Grégorien n'est pas un art" (Sic, dans une bouche ecclésiastique \\\) et que "mieux vaut la musique à.l'église" (sic, du même ignorant infatué) (24).D'aucuns, je le crains, n'avaient ps besoin de quelque incitation pour en penser ainsi.Cette conduite du choeur romain, qui en a surpris beaucoup, ne doit pourtant étonner qu'à demi.11 y a en effet quelques correctifs à.la surprise.En vérité, la tradition de ces "Chanteurs Romains" ne les a pas préparés a comprendre et à.pratiquer le chant grégorien.Si dur que soit le mot, il doit être dit et connu que Palestrina a été un grand démolisseur du chant officiel de l'Eglise.Les échantillons de plain-chant (l'expression recevait et devrait recevoir encore maintenant un sens péjoratif) qui massacrèrent ses oreilles n'étaient pas faits pour lui en donner l'estime.A son tour il éborgna la malheureuse eantilène sacrée, en mutilant son rythme pour l'assujettir à l'amplification polyphonique de façon maladroite qui ruine et l'accent tonique et l'accent logique parfois: témoin son "Libera.".Rien d'étonnant qu'un dédain latent de la monodie grégorienne se fût érigé en pratique dans la "Chapelle Pontificale", et de la.chez les "Chanteurs Romains".Au fait, ces Chanteurs n'ont pas spécialement étudié le "Grégorien".On serait mal inspiré de chercher les modèles chez eux.A la suite des auditions de Bordeaux, l'an dernier, en septembre.Don Rostagno, substitut de Mgr Casimiri pour la direction du choeur, en confiait l'aveu à, M.J.Dupont, le critique musical estimé de tous: "La France est le berceau de la restauration des mélodies grégoriennes.Ce sont les Bénédictins français (surtout «loin Guéranger, dom Pothier, dom David et dom Moequereaui qui ont su redonner la vie aux admirables mélopées défigurées naguère.Vous chantez le Grégorien en France beaucoup mieux que chez nous en Italie, je ne fais aucune difficulté pour le reconnaître, de même que nous croyons avoir conservé la véritable manière, le secret même pour l'exécution de la Polyphonie palestinienne." (25) Enfin, ces "Chanteurs Romains" sont "de Rome".C'est la plus qu'une vérité de La Palisse, c'est une sérieuse excuse.Rome a subi une dure épreuve grégorienne : les "Editions" prétendues "rythmiques".De cette fièvre, Rome ayant été atteinte (24) Qu'il veuille bien consulter: "Le Chant Grégorien est un art", par dom J.Pothier et "L'Art Grégorien", par dom A.Mocquereau.Chez Desclée Tournay, Belgique.(25) Revue du Chant Grégor., sept.1922, p.56.29 des premières se remet avant d'autres.La gué-rison demandera plus de temps que l'instauration pure et simple de la Vaticane de Pie X n'en aurait pris.Le manque de couleur.la rigidité, l'automatisme, tous fruits de l'assassinat de l'accent d'intensité, que provoque chez les ignorants ou les demi-savants ce système sans fondements solides ni dans le droit canonique, ni en logique, ni dans l'art, ni dans la tradition, tout cela n'était pas fait pour guérir les Romains du goût invétéré de la "musïca sol ta".Le règlement de février 1512, anodin en somme, puisqu'il laissait une liberté que l'on voulait expérimenter, a eu cependant pour effet immédia t la déchéance de la restauration à Rome même, dans les églises et les Basiliques.C'est le témoignage que m'en donnent personnellement des notabilités ecclésiastiques résidant à Rome ou que leur position met en contact avec les affaires romaines.Le dégoût du "Grégorien" a eu son corollaire : l'engouement pour la polyphonie, la plus brillante surtout.Explication pour le programme de notre concert.Avis pour notre enseignement grégorien.L'on me demandera en quoi le Grégorien du "Dies irae" a paru "inférieur".Le tout se caractérise à, mes yeux par l'absence du phrasé, ce souffle expressif grégorien.Il y a.eu quelques accents toniques sans doute, mais souvent les prétendus accents métriques ont pris le pas sur les accents toniques ce qui est antinaturel au premier chef si l'on traduit l'accent métrique par une intensité.Et le débit du texte n'en a point fait valoir les divisions.Ces chanteurs qui détaillaient si magnifiquement tous les mots dans la polyphonie, vous les enfilaient sans égard suffisant aux distinctions, aux valeurs proportionnelles.Et puis, le tout a paru si étriqué entre les hautes murailles polyphoniques qui l'emprisonnaient.La monodie et la polyphonie: pygmée et titan ! Disproportion totale entre les deux formes musicales.Qu'il s'agisse de tonalité, de modalité, de modulation, d'agogique ou de dynamique, les deux juraient côte à.côte.Avec cela, exécution polyphonique hors de pair, exécution monodique assez maigre.Juste de quoi accuser l'antipathie.J'en conclus que la polyphonie est mal composée, puisque, prévue par l'alternance, elle ne s'inspire ni de la matière, ni de la forme grégoriennes; et que la pièce monodique parut mal interprétée grâce surtout a.un effet d'hypno-tisation produit par la splendeur opératique de la première."Caput artis decere", c'est un principe primordial.Le directeur choral aurait pu relever la mélodie grégorienne de son abjection, soit en imposant un mouvement plus lent au débit, soit surtout, en en confiant l'interprétation à tout le choeur, ou du moins au groupe vigoureux des voix d'hommes.Je conclus cette étude, en faveur de la Liturgie, par l'affirmation quadruple d'une vérité que je crois absolue: Dans l'ordre de la "Beauté" et dans l'ordre de 1' "Histoire", comme dans l'ordre du "Droit", le chant grégorien Vatican est le premier -des arts musicaux d'église ; Il faut refaire large la place au répertoire "a cappella classique", aux grandes solennités liturgiques seulement, sans disputer sur la nationalité des maîtres, et lui donner l'interprétation convenable, faite de vérité et non de réalisme, de distinction et non de passion; Quant a 1' "a cappella moderne", plutôt romantique, accordons-lui la place congrue avec l'interprétation propre, mais sans nous laisser prendre i une expression outrée ; Enfin, ni entêtement pour le classique ni rigorisme pour le moderne: place à.TOUTE MUSIQUE D'EGLISE, dès qu'elle subordonnera le tout et les parties a.ce principe primordial: "Rien de musical dans l'office sinon en fonction même de l'office liturgique".Académie de Québec, en la fête de sainte Cécile.ce 22 novembre 1923.¦ ¦ M mm mmm Méthode française I 1A1UOI.A CONCERTS I1EKCUIJS BARYTON fl II II 1.1 Tci.ERICr du COLLET ^.BVIBIB, RECITALS ¦ fM ¦ ¦ |M CONCERTS Ullnli I susrru^„aauato^ mis.™».» LlliUICI,aa 9 «34 RUE ST-DENIS Tél.: St-I.ouls 4892J 1 I Tél.S.-Ls 5475 ^ ¦ ¦"Montréal MAX PANTELEIEFF (Jrnnd baryton russe — Studio vocal: ;(>05, rue University, Apt 3.Tél.Uptown 5560 - Heures des leçons: 10 a.m.à 1 p.m.: 3 p.m.;'i 6 p.m.albert roberval Directeur Artistique PROFESSEUR DE CHANT de la l'ose de la voix "Société Canndienne d'Opérette" 80 SAINT-DENIS Tél.E,t 540" DANTE BELLEAU Pimio; L'Art -d'Interpréter; Enseignement rapide.S ans de Professorat en Californie.De retour du 2e voyage d'études à Paris.Studio : SOI St-Denls Tel.Est 5749-J issaurel T TECHNIQUE YOCALE — ART DU CHANT bAlA AlOK 747 gTE.CATHERINE OUEST, «Guy Block" 2 30 PERCY GRAINGER MONTREAL Par M.Alfred Laliberté, pianiste Malgré un surcroît d'ouvrage occasionné par la préparation du concert du quatuor Chamberland auquel M.Alfred Laliberté a jjris une.part très activé"; notre distingué critique musical nous a fait parvenir le rapport du concert Percy Grainger en nous promettant, pour le mois prochain, son concours pour le compte-rendu des concerts Marc Hambourg, Thibaud-Friedman et Edouard Ri-sïer.Nous avons reçu des félicitations de plusieurs de nos lecteurs pour nous être adjoint la précieuse collaboration de M.Laliberté dont les articles déjà parus dans nos précédents numéros constituent une source de renseignements précieux.¦ Devant un auditoire sympathiaue, M.Grainger donna à l'Orphéum le 6 janvier un concert qui fut charmant, mais qui.ne laissa malheureusement aucune impression durable.Cet artiste possède des qualités brillantes de pianiste et de musicien, mais il lui manque quelque chose d'indéfinissable qui l'ait que son jeu ne touche pas.J'ai l'impression que ses doigts n'éveillent les sons de son instrument que pour nous les verser dans les oreilles comme une eau rafraîchissante et pure.mais il faut convenir que la fraîcheur est, hélas! plus voisine de la froideur que de la chaleur; et en musique, c'est la chaleur qui compte.Dans toutes les pièces de son programme, M.Grainger sut se maintenir à la surface' des oeuvres sans jamais atteindre leur profondeur.Chopin manquait de lyrisme sinon de cette espèce de poésie de "plein air" dans laquelle le pianiste semble vouloir baigner toutes les compositions qu'il joue.Je crois que ceci résulte du goût exagéré qu'ont toujours eu les Anglais pour le sport, le voyage et la vie extérieure.Grainger n'a pas à proprement dire de défaut; il est intelligent, cultivé, très musicien et musical même, mais il n'est pas encore rendu à cette phase d'évolution où il comprendra enfin que l'art n'est pas une gymnastique sportive, qui procure du plaisir à celui qui l'exécute tout autant qu'à ceux qui en sont les témoins amusés.Ce qu'il faut à la musique ce n'est pas l'air frais ni de l'eau courante, etc., mais de la vie profonde, exaltée ou sereine et c'est cela qui manque à l'art délicat de ce jeune pianiste charmant., Allégé de sa quatrième partie, le programme n'en aurait été que plus intéressant.Tous ces arrangements arrivèrent comme une véritable douche et ne parvinrent malheureusement qu'à laver l'esprit de tout souvenir agréable possible.MONTREAL On trouvera dans une autre partie de notre revue des détails sur les concerts de l'Orchestre Philharmonique de Philadelphie, Thibaud-Friedman, Marcel Grandjany, le harpiste français, ainsi que le compte-rendu du récital Percy Grainger par M.Alfred Laliberté, pianiste.L'Orchestre de Philadelphie le 10 C'est au théâtre Saint-Denis, mardi le 19 de ce mois, que cette organisation musicale, qui passe pour une de_s_ meilleures au monde, viendra donner son concert sous la direction de Leopold Stokowski.Le programme est le suivant: Shéhérazade.Rimsky-Korsakoff Le"Prélude à l'Après-midi cl'un Faune .Claude Debussy Don Juan (poème symphonique) .Richard Strauss (Première audition à Montréal) (¦Direction: Bernard Laberge) Edouard ltislcr le 17 Le grand pianiste français Edouard Risler donnera un second concert le dimanche 17 février au théâtre Orphéum avec un programme plus léger que celui de son premier concert le 16 décembre dernier.Le voici en entier: 1.—a) Sonate en la bémol op.26, .Beethoven b) Sonate en ut dièze mineur op.27, .Beethoven 2.—a) Les barricades mystérieuses .Coupcin b) Le Rossignol en amour.Couperin c) Tambourin.Rameau d) Le Coucou.Daquin 3.—a) Bourrée pour la main gauche seule, Saint-Saëns b) Valse nonchalante.Saint-Saëns c) Valse de gavotte.Saint-Saëns d) Invitation à la danse.Weber 4.—a) S.François d'Assise prêchant aux oiseaux, Liszt b) Etude en ré btmol.Liszt c) Polonaise en ni.¦.Liszt (Direction Bernard Laberge) Jacques Thibaud et Ignaz Friedman le 21 Ce sera sûrement un régal artistique ,de première valeur que le quatrième concert de l'hôtel Mont-Royal au cours duquel on entendra le merveilleux violoniste français Jacques Thibaud et le réputé pianiste polonais Ignnz Friedman.Ce concert a lieu le jeudi 21 dans la grande salle des banquets et le superbe programme suivant sera exécuté: 1.—Sonate en sol majeur.Brahms MM.THIBAUD et FRIEDMAN 2.—a) Hymne au Soleil ("Coq d'Or") Rimsky-Korsakow-Kreisler b) Danse espagnole .Granados-Thibaud c) Saltarella.Wieniawski-Thibaud d) Rondo Capriccioso.Saint-Saëns M.THIBAUD 3.—a) Nocturne op.62 .Chopin b) Deux Etudes.Chopin c) Valse.Chopin d) La Campanelle.Liszt M.FRIEDMAN 4.—Sonate à Kreutzer.Beethoven MM.THIBAUD et FRIEDMAN Au piano d'accompagnement pour M.Thibaud: Jésus Sanruma.(Direction Evelyn Boyce Limited) Erika Morini De tous les violonistes entendus ces dernières années à Montréal, de tous ces débuts sensationnels des artistes de l'archet, tels que Mischa Elman, Jascha Heifetz, le professeur Leopold Auër lui-même, la jeune artiste Erika Morini les égale en ce qui regarde le côté purement technique mais les dépasse au point de vue musical.Malgré son programme qui mettait plus en lumière la virtuose que la musicienne, Mlle Morini a incontestablement des qualités qui pourront la mener loin.Evidemment, si l'on entendait cette violoniste à quelques jours d'intervalle des maîtres comme Ysaye, Kreis-ler, Thibaud, il serait difficile, sinon dangereux pour elle, d'établir la moindre comparaison.Mais il est indéniable qu'à côté de sa technique très sûre, on pressent en quelque sorte une musicalité extrêmement intéressante que les années se chargeront de développer.Le programme du récital qu'elle donnait à Montréal en l'hôtel Mont-Royal, le 17 janvier dernier, comportait le "Concerto en Sol mineur" de Max Bruch et des pièces de Tschaikowsky, Brahms-Hoch-stein, Mozart, Rimsky-Korsakow, Elgar, Schumann et se terminait par la "Fantaisie de Moïse" de Paganini.Au piano d'accompagnement, M.Erno Baloch fit preuve d'une rare discrétion.—H.M.Féyrier 1924 Eva Gauthier La dernière fois que nous avons entendu Mme Eva Gauthier, c'était à Lachine il y a environ 3 ans, au concert organisé par l'abbé Prévost en compagnie du ténor Paul Dufault.Devant un auditoire qui lui avait semble hostile,la voix de Mme Gauthier nous avait paru froide et sa diction molle.Toute différente elle se montra pour nous lors du dernier récital qu'elle donnait ici le 20 janvier dernier au théâtre Orpheum dans un programme d'une exceptionnelle valeur artistique.Sa voix plus étoffée portait et une diction franche, nette, aidée d'une respiration très égale lui permit de terminer un programmé assez lourd sans l'apparence de la moindre fatigue.Exception faite du grand air du "Barbier de Seville" de Rossini, le programme consistait surtout en oeuvres de l'école moderne avancée dans laquelle Mme Gauthier s'est fait une spécialité et qui lui vaut tant de succès aux Etats-Unis.Il est regrettable cependant et presque inadmissible qu'elle ait mêlé de la musiquette et chanté un "fox-trot" qui était loin d'être à sa place.A part cette erreur, l'impression de ce récital est que nous avons en Mme Gauthier une interprète fidèle de la romance contemporaine.—K.L.Marcel Grandjany le 16 mars Cet harpiste français dont on fait les plus grands éloges donnera un concert à Montréal le 16 du mois prochain au théâtre Ov-pheum.Son début à New-York a eu lieu le 7 de février.Actuellement, M.Grandjany est en tournée de concerts en Amérique et au Canada et, par une circonstance assez étrange, cet artiste se fera entendre dans la province de Québec clans des centres comme Thetford-Mines, Jonquière et Chicoutimi avant Montréal.Jean Gérardy Après une absence de près de douze ans, le violoncelliste belge Jean Gérardy nous est revenu et donnait au théâtre Orpheum, le 13 janvier dernier, un récital qui fut très apprécié.Cet artiste, bien que n\e possédant pas une sonorité extraordinaire, a cependant de l'école.Sa technique est sûre et son interprétation est intéressante.Il donna les "Variations Symphoniques" de Boëll-mann, une sonate de Boccherini, et de courtes pièces de Marin Marais, Gluck-Gé-rardy, Couperin-Kreisler, Saint-Saëns, Boëll-mann et Popper.Les "Variations Symphoniques" furent données d'une façon indécise, quelconque; mais dans la sonate de Boccherini, Jean Gérardy s'imposa comme un musicien.Cet artiste a le don de charmer son auditoire et clans les courtes pièces à la fin de son programme il montra beaucoup de finesse et de délicatesse d'interprétation qui lui valurent de nombreux rappels.—R.L.La Société SymphonUjtie de Montréal Le quatrième concert de la Société Symphonique de Montréal, dont le professeur J.J.Goulet est le directeur, a eu Heu le 24 janvier dernier au Monument National, avec le concours de Mlle Marie-Anne Asse-lin, mezzo-soprano, MM.Beausoleil, hau-boïte, et Jules Dubois, violoncelliste.Ce concert, donné au profit des Canadiens français de l'Ontario, avait attiré un nombreux public qui apprécia chaleureusement les différents morceaux qui furent exécutés.L'orchestre interpréta la "Marche du Couronnement", extrait du "Prophète" de Meyerbeer, l'ouverture du "Prométhée" de Beethoven, une "Scène hindoue" de Hanson-Letter, "Impromptu hongrois" de Schubert, et enfin des extraits du Ballet de Coppelia.Mlle Asselin fit sortir avec avantage sa voix cultivée dans l'air de l'Infante de Massenet, et M.Dubois, violoncelliste, fit remarquer une bonne sonorité clans "Le Cygne" de Saint-Saëns. Février IftM Iliilllc-Oniinct Malgré "» froid sibérien qui a retenu nombre de porteurs de billets cher eux.la salle du Kltz-C'arlton présentait un joli coup •l'oeil le noir du concert du pianiste J.-C.Houle, du baryton l'aul (i.Ouimet.d'Ottawa, et du mezzo-soprano.Mme 0.K.Pelage.Ce concert, organise par "La Lyre", remporta un franc succès, et les applaudissements prolonges et les rappels prouvèrent que le nombreux public qui s'était rendu le 21 jan-\ier dernier au Kltz-C'arlton fut des plus satisfaits.Si le froid régnait en maître ilebors.il s'était faufil''' jusque dans la salle, enlevant ainsi à l'excellent planiste.M.Houle, l'aisance qu'il lui aurait fallu pour donner son programme d'une très haute tenue.On remarqua et admira sa musicalité et sa technique qui dénotent de la part de cet artiste une formation sérieuse.Beaucoup d'amis et d'anciens camarades de M.l'aul G.Ouimet.alors que celui-ci était baryton soliste à St-Louis-de-France, s'étaient donné rendez-vous pour aller admirer sa diction si nette et si prenante.Enfin.Mme C E.Delage montra les qualités fort belles de sa voix bien posée et reçut plusieurs gerbes de fleurs.Mme R.Mac.Millan au piano d'accompagnement fut aussi très admirée.Le second concert de "La Lyre" est annoncé pour le 28 de ce mois et l'on entendra le célèbre ténor l'aul Putault qui sera soliste au concert d'orchestre du Collège de Musique de Montréal.—C.O.i.- Ni» ^ m k String Quartel Le "Ladies Morning Musical Club" continue toujours de présenter à ses membres, deux fois par année, outre ses séances régulières, des artistes de réputation mondiale.L'an dernier ce club faisait entendre le "London String Quartet" et cette année c'était au tour du "New York String Quartet" â faire les frais de la séance de l'après-midi du jeudi 17 janvier au RJtz-Carlton.Ces quatre artistes se sont fait applaudir dans le "Quatuor en do mineur, op.18.No 4" de Beethoven et celui en "Fa majeur, op.96" de Dvorak, une "Mélodie irlandaise" de Bridge."Intermezzo" extrait du quatuor en Si bémol majeur et "Méditation" de Suk Le quatuor île Dvorak fut rendu avec un très beau souci des nuances et un fini qui dénote de la part de ces instrumentistes l'excellence de leur organisation.Leur sonorité est fort belle: elle est chaude et vibrante.Le violoncelliste notamment est très intéressant.Il est regrettable cependant que ce» séances se donnent durant les heures da travail, empêchant ainsi un grand nombre d'étudiants et de musiciens occupés à leur professorat d'aller écouter ces manifestations artistiques - H.I».It.>l nie HongenaJs-Qadotir] Sous la haute présidence de l'honorable L.A.Taschereau.premier ministre de la Province, Mme Mongenais-Oadoury.soprano-dramatique, donnait le dimanche le 27 janvier dernier au théâtre Orpheum un concert très réussi avec le concours de M.Fmile Oour.ténor, et de M.Pamphile Langlols.pianiste.Sa tentative hardie d'être la première artiste locale à louer ce théâtre pour y donner un concert est un exemple qui pourrait el devrait être suivi par d'autres Lorsqu'il est question d'art, de l'avancement de nos artistes, un effort louable, une hardiesse même téméraire est toujours préférable ft une indécision timorée.Le concert île Mme Mongenais-Gadoury fut donc intéressant parce que la voix de cette artiste constamment en progrès est fort belle.Douée d'une jolie diction elle a chanté des choses ravissantes qui furent écoutées dans le plus grand silence.M.Gour partagea le succès de ce concert excellemment a.coin- pacné par M.Langlols qui exhiba la sûreté de sa technique en jouant la "Ballade en Sol mineur" de Chopin.—J.d't.i.e Qnatuor « bamberland La deuxième séance de ce quatuor eut lieu le lundi 28 janvier dernier au Ritz-Carlton et l'on entendit un quatuor de Mozart qui fut rendu avec beaucoup de netteté et de clarté.Il est Intéressant de remarquer le souci qu'apporte ce groupe d'instrumentistes à nous donner du très beau travail et a préparer un programme d'une haute valeur artistique.Cette oeuvre classique était précédée de la "Sonate op.15" pour piano et violon de G.Catoire et suivi d'une "Fantaisie" de Joseph Marx pour piano, violon et violoncelle.Le concours très précieux du pianiste Alfred Laliberté aida puissamment â faire de cette soirée une des plus intéressantes qu'on ait entendues.Son interprétation qu'il imposa en quelque sorte pour l'exécution de la "Fantaisie" de Marx notamment atteignit un degré artistique remarquable.Il se dégage de cette oeuvre une profondeur, une poésie qui en font une page musicale extrêmement attachante, line seconde audition nous en ferait connaître davantage toute la pensée.Elle fut rendue avec beaucoup d'art.— Henry Midland.Vera .laiiacupiihe.Soprano très réputée en Europe, qui se fera entendre le 2 mars prochain à l'Orpheuni.I eiicerl de la Sj iiiplimiie de la Y.M.II.V.vein- la direction de M.1.1.t.acnier.Dimanche le I février à 3.30 hrs p.m.avait Heu le concert de l'orchestre sympho-nique île la "Young Men's Hebrew Association", dans son local de la rue Saint-l'rbain.Le programme, quoique un peu surchargé, était fait avec un choix judicieux.L'ouverture "Joseph" de Méhul a été bien enlevée et tous les petits détails et nuances bien observées.La "Fantaisie Kamarinskaja" de Glinka étant donnée pour la première fois, il serait imprudent d'en critiquer l'interprétation, mais M.Gagnier obtiendrait un meilleur résultat en jouant le premier mouvement un peu plus lent, et la danse russe plus vive en augmentant le mouvement jusqu'à la fin.Nous devons faire une mention spéciale pour la belle interprétation de la Suite de Fauré "Masques et Kergamasques".Le quatrième numéro."Gavotte", a été vraiment charmant.Dans la symphonie "Oxford" de Haydn, les cordes et les bois ont fait un beau travail.Le Menuet (No 3) aurait >'lé parfait st les cors avalent joué avec un peu plus de justesse.Le Presto (No 4) doit se jouer très légèrement.M.J.J.Ga-«nier possède de très bons éléments dans son orchestre et nous devons lui donner crédit pour le beau travail qu'il fait.Les solistes AI.A.K.Bornstein.ténor, et AI.Ph.Presner, violoniste, méritent tous nos éloges pour les belles sélections qu'ils ont interprétées.Tous les mardis, à l'hôtel AIont-Royal.le "Alercury Club" réunit ses membres et leur fait entendre une causerie.l°n programme musical termine la réunion.A une de ses dernières séances, le Club a fait connaître Mlle Aline .Massé, professeur de piano el chant, qui Joua en duo avec Aime J.Ewing et qui accompagna cette dernière dans le duo des "Contes d'Hoffmann" en compagnie de AI.Riendeau.I.'niiil Paquet Les artistes canadiens qui donnent des concerts cette saison ne sont pas favorisés sous le rapport de la température.Ainsi le concert J.C.Houle-Paul G.Ouimet.celui de Mme AIongenais-Gadoury comme le récital de l'organiste de l'église Saint-Jean-Baptiste.AI.Raoul Paquet, tombèrent précisément sur les journées les plus inclémentes de la saison.Cela n'empêcha pas cependant plusieurs centaines de personnes de rendre le dimanche soir 27 janvier dernier au récital d'orgue du brillant élève de AI.Abel Decaux et de la sorte lui témoigner toute leur plus sincère admiration pour les qualités exceptionnelles dont ce tout jeune organiste est doué et qui en font, à l'heure .".ctuelle.l'un de nos artistes les plus intéressants qui soient.Ce qui prédomine en AI.Paquet, c'est le goût.Qualité précieuse et dont il sait tirer avantage d'une part par le choix des pièces au programme et d'autre part par le sentiment délicat avec lequel il sait donner la juste mesure d'expression que l'auteur a indiquée, l'ne registration adroite, aidée d'une technique sans faiblesse, sont des qualités que AI.Paquet possède à un très haut degré.AI.Germain Lefebvre.basse, avait prêté le concours de sa voix généreuse.Il chanta un extrait de "Jean le Précurseur" de Guillaume Couture.—C.O."Taise d'Kté- II se passa un fait assez bizarre â la première de "Valse d'Eté", comédie en trois actea de AI.Henri Letondal.représentée le 16 janvier dernier au Monument National par les comédiens du "Théâtre Intime".L'homme préposé à la chute du rideau retarda â la fin du dernier acte de baisser le rideau â la dernière réplique.Peut-être a-t-il pensé, comme plusieurs spectateurs du reste, que la pièce aurait pu se prolonger encore d'une bonne heure.Il est certain qu'elle pourrait facilement se condenser et arriver ainsi â rivaliser avec nombre de très lionnes pièces du répertoire français.11 n'y a pratiquement pas d'intrigue.C'est une suite de croquis pris ici et lâ, à la pige, dans un salon québecquois où l'on papote.Dieu sait comment- En la personne de Alimi.¦ Mlle Jean Deslauriers), AI.Letondal a esquissé le portrait d'une jeune fille moderne vue â travers une lunette d'approche qui en fait ressortir davantage les défauts.Le campagnard tel que dessiné par le jeune auteur canadien était pris sur le vif et tout â fait â la lettre.La distribution comprenait le nom de Aimes Gareau.Deslauriers.Delisle.de Cot ret.Joly.Girard.AlAI.Henri Letondal.Leblanc.Vaillancourt, Quintal.Tourangeau.Caron.Rochon.Lefebvre.Chêne.Brunelle, Bélisle.L'auteur ne manque pus de naturel en jouant et c'est là un don très précieux dont il sait tirer avantage.— II.H. mm Les 10 Disques les plus populaires Février 1924 "Rosita" ïaiig-o, "Kaiï^ety.Ann", «In Love with Love", "Le "Taim-o ihi Kêve", «Premier Oui" Y aise, "Orange Grove I» C'iilifomîji", "Covered AViigon Doys", 'Olammn Loves Papa*, "Le Loim* du Sentier".PISQVKS *XA VOIX DE SOX MAITRE" Musique rte Danse 1 r»0!»3—"Xo.Xo Nora" et "I Cried for Tou" (Fox Trots).lflltiô—"Old Fashion Love" et "Charleston" (Fox-Trots).19169—"An Orange Grove in Calfornia" et "Dancing Honeymoon" (Fox Trots).10172—"Sleep" et "The "West, A Nest and You" ( Valsea).1ÏU7 4—"Broken-Hearted Melody" et "The "Waltz of Long- Ago" (Valses).111178—"Rememb'ring" et "Salt your Sugar" (Fox Trots).] il 17D—"Moonlight Kisses" et "Music of Love" (Fox Trots).1ÎHS2—"Somebody Else Took You Out of My Avms" et ""Walk, Jennie, "Walk" (Fox Trots).101*4—"Bit By Hit You're Breaking My Heart" et "Sunshine ui" nine" (Fox Trots).—"Shake Your Feet" et"Swanee River Blues" (Fox Trots).] 1)1 S7—"In Love with You" et "Raggedy Ann" (Fox Trots).liilfll—"Mamma Loves Fappa" "Ev'ry Night I Cry Myself to Sleep- Over You" (Fox Trots), lil G44S—"Honolulu Nights" et "Dorothy" (Valses).Musique Instrumentale 1 i ïïlJîï—"Entr'acte" et "Au Moulin", Orchestre a cordes Victor.:tr,7 2U—"Ouverture de 1S12" (Première et seconde Parties), Orchestre a cordes Victor.fi374—"Symphonie Pathétique" (Deuxième et Quatrième mouvement), Orchestre Philharmonique de Philadelphie.c>\ 17—"Etude en la mineur" et "Impromptu en la bémol" (Chopin ), Alfred Cortot, pianiste.Chant fiiiS—"Somewhere in the World" et ""Where the Rainbow Ends", John.McCormack, ténor.fi-UC—"Song of The "Wilting Guest" (Extrait de "Sadko" de Rimsky-Kor sakow) et "Song' of the Flea" (Goelhe-Moussorgsky) Féodor Cha-liapine, basse.!N -—"E luvenan le s tel le" et "O do Ici inani (Extraits de "La Toflca" de Puccini) Beniamino Glgli, tenor.îi | S—"La donna é mobile" (Extrait de "Rigoletto" de Verdi) et' "O le o cara, amor talora" (Extrait de "Purilani" de Bellini) Miguel Fie ta.ténor.i;::7:1—"Suicidio" (extrait de "Gioconda" de Pon-chielli) et "Divinités du Styx" (Extrait de "Alceste" de Gluck ) Marie Jeritza, soprano.2ii::iU7—"Ma Chérie" et "Le Long du' Sentier".Hector Peilerin, baryton.2 il.'U fiS—"Bonjour Suzon" et "Pour un baiser".José J >Haanse 9 1 r.ll—"When TC's Night Time in Italy" et "I'm Sitting Pretty in a Pretty I-ittlo City" (Fox Trots).!)4C,7—"RuMiiiin' tn AYyomin "' et "Not Itère, Not There" (Fox Trots).jji;s—"Linger Awhile" et "Take, Oh! Take Those I.ips Away" (Fox Trots).H471—"Covered AYagon Days" et "Sweet Butter" (Fox Trots).ri47:i—"Every Night I Cry Alysolf to Sleep" ct "Cuddle-Uddle-up" (Fox Trots).$i:>s—"If I Can't Get the Sweetie I "Want" et "Sweet Henry" (Fox Trots).SHO—."I've Got a Pons lor Sale" et ".Mamma Loves Papa" (Fox Trots).JII74—"Why Don't My Dreams Come True" et "The Waltz nf Long Abo" (Valses).r^jRX—"You Can Have Him, I Don't AVant Him" et ".sister Kate" (Fox Trots).1i;
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