La lyre, 1 janvier 1924, no 17
MONTREAL, MARS 1924 Revue Musicale Mensuelle Lyre La belle cantatrice viennoise, le soprano le plus en vue actuellement Vol.2 No 17 MARIA JERITZA Soprano THEATRE ST-DENIS (Montréal) Mardi Le 11 mars 'Z'Z'i, rue Srelibrooke Ouest, Montréal Plateau 3422 Dr HENRI LEMIEUX CHIRURGIEN-DENTISTE Des Universités de Montréal et de Harvard.Spécialité : Redressement des dents et Chirurgie de la bouche.Magnifique assortiment d'articles de Toilette Peignes, bandeaux, barrettes, épingles unis ou avec perles.Aussi un grand choix dans les Parfums et Poudres Les meilleures marques sur le marché COTY, HOUBIGANT, GUERTIN, FONTANIS.CARON, FIVER, YAKDLBT, SCHERK.Fameux savons et Colognes Fred Nubiens punde & boehm 119 rue Metcalfe 262 rue Ste-Catherine E Tel.Up.3161-5465 Tel.Est 6320 Tél.EST 3374 'TALAIS DES MODES" Mme Dellsle, prop.Chapeaux—Modes de Paris, New-York.— Hautes nouveautés.Prix modérés.Chapeaux en fourrure, une Spécialité 190, Ste-Catherine Est MONTREAL L'AGENT PRINCIPAL DE NOTRE EXISTENCE Vous n'êtes jamais trop PRUDENT pour votre VUE.Très souvent votre SANTE dépend de vos ÏEUX.L'ORGANE le plus SENSIBLE le plus PRECIEUX.Le PRIX de nos VERRES comprend I/EXAMEN SCIENTIFIQUE de vos VEUX S3.00 ù, $9.00 complet, avec une garantie.TAIT-FA VREAU LIMITEE L.Favreau, Opticien, Optométriste, Spccialisle 197 STE-CATHERINE EST Tél.Est 7377 ORCHESTRES DE DANSE DE JADIS ORCHESTRES DE DANSE D'AUJOURD'HUI De nos jours, il n'est pas aussi facile qu'autrefois d'amuser les siens en les faisant danser.Au temps de nos mères grands, comme on dit dans la fable, il n'est même pas besoin de remonter aussi loin dans le passé, lorsqu'on voulait amuser la jeunesse en la faisant danser, on s'adressait à un musicien ami qui s'en allait à son union et y engageait le nombre de musiciens voulu et les amenait à la salle du bal, sans même se soucier du fait qu'ils n'avaient peut-être jamais joué ensemble.N'importe quel musicien pouvait alors jouer des valses, des menuets, des scottishes, des mazurkas, d3s lanciers ou autres danses en vogue.L'instrumentation de la musique de danse était alors pratiquement toujours la même : piano, violon, violoncelle et batteries, et parfois on augmentait le nombre des cordes ou l'on ajoutait des bois ou des cuivres.Les musiciens commençaient à huit ou neuf " heures le soir et jouaient jusqu'à quatre ou cinq heures le matin, avec juste le repos nécessaire à une légère collation, puis on les cachait derrière des palmiers ou des écrans sans les considérer comme des personnages.Enfin, c'était le bout du monde lorsqu'on les payait en moyenne cinq dollars chacun pour toute une nuit de travail.Les musiciens se lamentaient bien un peu et pestaient contre leur union.mais c'était le bon temps en somme.Aujourd'hui, lorsque madame veut donner une danse pour les siens, elle téléphone à l'hôtel ou au cabaret où elle a entendu un orchestre qui lui plaisait et on lui apprend que chaque musicien coûte $30.00 les soirs ordinaires, mais beaucoup plus cher pendant le temps dss fêtes ou de carnaval.Si elle persiste dans son intention, on lui envoie un contrat qu'elle signe et tout est dit.Le soir fixé, les musiciens arrivent à neuf heures et ils ne jouent que jusqu'à une heure du matin.On doit les recevoir comme des personnages, et si on veut les garder davantage, ils chargent au moins double prix.Les temps sont ma foi bien changés, n'est-ce pas ?MESDAMES — MESSIEURS VENEZ NOUS VOIR A LA VILLE DE PARIS Restaurant Parisien 121, rue Saint-Laurent, Montréal Repas succulent, 50c et à la carte Cuisine exclusivement française Bière et Vin Service rapide WIKER et LHOUMEAU, Props.A PROPOS DE PISTON Un questionnaire Du fin fond de la province nous arrive un questionnaire pas banal auquel nous nous empressons de répondre, sans plus de cérémonies : Q.—J'étudie le piston; dites-moi comment produire un staccato aussi sec qu'un.coup de fusil ?R.—Attachez votre piston à la soupape d'une Ford; place,z-le bas d'abord, puis reculez-le.Q.—Comment parvlendrai-je à donner le Do au-dessus du contre Do ?R.—Arrachez votre dent du centre et sifflez par l'ouverture.Q —Comment réussirai-je des trilles sur le contre Mi et sur le contre Sol ?R.—En vous gargarisant à chaque fois.Q.—Comment parviendrai-je à noyer deux joueurs de piston ordinaire; quelle puissance me faut-il pour cela ?R.—Rien de plus facile.Emmenez-les faire un tour de chaloupe, et jetez-les à l'eau.Il ne faut pas beaucoup de puissance pour cela.Q.—Comment apprendre à retenir ma respiration pendant une minute et demie ?R.—Epousez une femme un peu prompte et essayez de la contredire.Q —Comment apprendrais-je à lire à vue rapidement ?R.—Passez devant un réservoir à gazoline sur lequel se trouve inscrit une affiche portant ces mots : "Défense de fumer".Q.—Je me sers d'un piston Iver Johnson, qu'en pense,z-vous ?R.—C'est un instrument merveilleux, doux comme une harpe éolienne, et chantant comme une tondeuse mécanique.Votre soeur peut utiliser la chaîne de la valve en guise de boucles d'oreille; votre père peut se servir de l'embourchure en La comme porte-cigare; votre petit frère peut faire des bulles de savon avec l'embouchure en Do; votre mère peut utiliser les valves pour laver les bouteilles, et votre fiancée peut transformer la cloche en vase à fleurs.Enfin, vous pouvez accrocher votre instrument à votre fenêtre la nuit, et le matin vous le trouverez rouillé et plein de rosée.Studio des Danses Modernes 103 SHERBROOKE EST 103 Tél.: Est 4713 Principal: PROF.LAÇASSE Spécialité Fox-trot, Valse, Tango dernier genre PROF.MAURICE, l'expert en Tango: Instruction spéciale pour Tango et Danses Enfantines.Pour votre vue consultez les Optomélristes-Opticieiis connus de la Cie J.C.NOURÏ Ltée La plus vieille maison d'Optique du Canada 2S3 RUE SAINT-DENIS, en face du théâtre St-Denis, Montréal Il n'y a qu'une maison NOURY Ltée TEL E.3377-F L'endroit des connaisseurs c£a ^Photographie oCarose 468 ST-DENIS, coin Sherbrooke, MONTREAL Mars 1924 mix D'ABONNEMENT Six mola.Un an.Deux ans .L'unité.Numéros des mois écoulés $1.50 $2.50 $4.50 .25 .35 Primes et récompenses sont données pour 5 abonnements ou plus.La manière la plus sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, il vous faut nous envoyer votre nom et votre adresse, avec le montant de l'abonnement en timbres, chèque au pair ou mandat poste.Revue Musicale et Théâtrale Jtéûigêe en Collaboration Publiée par "La Cie de Publication La Adressez toute communication à LA CIE DE PUBLICATION "LA LY S Rue Craig Est, Montréal, P.Q, Tél.: Est 9619 Lyre" RE".ECHEANCES :— Etant donné le caractère éducationnel de "La Lyre", un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après l'échéance de la période payée, à moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE : — Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.MANUSCRITS :— Les manuscrits doivent être adressés à "La Lyre" et écrits sur un seul côté des feuilles.2e année, No 17 Tous droits réservés, Copyright 11*24 by "La Cie de Pub."La Lyre" Montréal, mars 1924 Quelle est la meilleure place pour un piano ?Bien que le choix de l'emplacement à donner au piano ne soit pas à proprement parler du ressort du marchand et dépende surtout du goût personnel de l'acheteur, il arrive fréquemment que ce dernier vienne demander conseil à ce sujet.Il importe donc que le marchand n'ignore pas les places les plus favorables qui doivent être occupées par un piano, suivant les dispositions et les dimensions du local et aussi suivant le but auquel l'instrument est destiné.Se préoccupera-ton surtout de faire de la musique ?S'agit-il seulement de se distraire ou l'acheteur ne considère-t-il son piano que comme un meuble de luxe ?A la vérité, le piano est souvent fort difficile à bien placer, mais lorsqu'on y est parvenu, il est certainement l'un des meubles qui produit le meilleur effet décoratif.Il complète fort heureusement un ensemble et donne au visiteur des impressions diverses et des promesses de satisfaction.Le clavier ouvert est un attrait qui séduit et tente le musicien, tandis que la lumière et l'ombre jouent agréablement pour la joie des yeux.On fabrique aujourd'hui des pianos à queue d'un format réduit; ils peuvent donc trouver place dans le plus modeste salon.Ce type d'instrument est de plus en plus répandu et demeure sans prétention.Au point de vue du meuble, abstraction faite de ses qualités musicales, le piano à queue offre beaucoup plus de possibilités décoratives que les autres.Sa forme légèrement courbée est une ligne harmonieuse qui manque aux pianos droits.Il est, d'autre part, assez bas pour ne pas interférer avec l'agencement des murs et des fenêtres et suffisamment grand pour emplir une pièce qui sans lui paraîtrait vide.Dans les appartements où une pièce a été consacrée à la musique, on s'est surtout inquiété de trouver le meilleur emplacement au point de vue acoustique, dans l'intérêt du pianiste et de ses auditeurs.Mais, dans la plupart des cas, le piano est mis dans le salon, où il a sa place dans la vie intime de la famille.Pour satisfaire les lois de l'acoustique, il est généralement préférable de placer le piano près d'un mur, sans cependant qu'il y ait contact avec celui-ci.Le clavier faisant un angle légèrement aigu avec ce mur produit meilleur effet que s'il était rigoureusement perpendiculaire.La face courbe du piano doit être tournée vers l'intérieur de la pièce, il est donc recommandable.de le dégager des autres meubles.La lumière arrivant au-dessus de l'épaule gauche de l'exécutant est préférable, toutefois l'éclairage par derrière et bien au-dessus de sa tête a beaucoup de partisans, surtout quand le clavier se trouve devant une large et haute fenêtre ou au-dessous d'une puissante lumière artificielle.Les goûts et les aptitudes musicales de ceux qui se serviront le plus souvent de l'instrument auront aussi leur importance.Le véritable pianiste éloignera tous sièges, tables, guéridons, étagères même délicatement ornés de bibelots de prix, il ne tolérera même pas non plus ces lourdes tentures qui étouffent les sons.Une simple tapisserie ou une fine dentelle sur laquelle reposera un vase artistique ne trouveront même pas place sur l'instrument auprès des vrais dévots, qui exigeront en outre qu'il repose sur le plancher nu.Ces dispositions justifiées par le souci de faire de la véritable musique donnent à la pièce, pour le profane, au moins, un air d'austérité qu'il convient d'éviter lorsque le piano n'est destiné qu'à distraire ou à orner.On s'efforcera alors surtout d'harmoniser le (suite page Bureau soir: Cal.+48 Tél.Main 5117 2521 St-Hubert (coin Beaubien) E.BOISSONNEAULT NOTAIRE Domicile: 503 St-IInbert.Est 0089-M 83 C'R.VIG Ol'EST, Ch.416 MONTREAL VENTE D'ECOULEMENT DE PIANOS LEGEREMENT USAGES Langelier.$200.00 Craig.200.00 Pratte.400.00 Prarte.450.00 Nous discontinuons la vente des pianos faute d'espace.Conditions : Comptant ou Crédit J.E.TURCOT 3 rue Ste-Catherine est MONTREAL Que.abonnez-vous a "la lyre" LE REGISTRE DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE Yious fournira on tout temps et en toutes circonstances dea Infirmières diplômées, compétentes, avec lesquelles tous les soucis inhérents i\ la maladie ou a la convalescence seront atténués dans une large proportion.Mademoiselle E.H A YD EN 1032 SHERBROOKE EST (Garde-malade diplômée de l'Hôpital Notre-Dame) Tél.Est 3-MO Tél.St-Louls 8028 PROTEGEZ VOTRE VUE, FAITES EXAMINER VOS YEUX OPTOMETRISTE et OPTICIEN gabriel lavallée specia^vvuex^en 187 DeLaroche (Amhergt) coin Mont-Royal Bit Montré»! PIANOS REMIS A NEUF L'ATELIER LE MIEUX OUTILLE ET LE PLUS CONSIDERABLE A MONTREAL MICHAUD & CIE LIMITEE 51S, RUE RACHEL EST TEL.BELAIR 0366 LUCILLE DOMPIERRE "Prix d'Europe 1919" PIANISTE—VIRTUOSE Elève de Félix Fourdrain et Georges de Lausnay du Conservatoire de Paris.CONCERTS—ENSEIGNEMENT Studio: 141% rue Crémazie QUEBEC Tel.2551-J À.% itassatfr PROFESSEUR DE CHANT ET PIANO Maître de Chapelle chez les PP.du Saint-Sacrement Directeur de la Chorale Brassard 1er Prix au Festival de Montréal 1923 1309, KUB SX-HUBERT Tél.: St-Loulo 3937 St-Louis 9274-W Mlle ANNETTE MIREAULT PROFESSEUR DE THEORIE ET PIANO 2320 ESPLANADE MONTREAL Mlle Etiennette LEPINE Professeur de piano.Préparation à tous les degrés.Licencié en Musique.193 Parc G.E.Cartier (St-Henri), Tel.YVestmount 7156-W MONTREAL Tél.: Est 32S7-W Mlle ZELLIANNA PESANT PROFESSEUR DE PIANO, SOLFEGE ET THEORIE 220 MAISONNEUVE, Sème étage MONTREAL Mlle Marie Antoinette Milot PROFESSEUR DE PIANO Spécialité: Préparation aux examen* Leçons données à domicile et au Studio 418 LETODRNEUX Tél.Lasalie 2886w MONTREAL GERARD-MAJELLA gamache PIANISTE — PROFESSEUR Studio : 3-18 ORLEANS Tél.: CLairval I737w ROLAND BELISLE PROFESSEUR DE PIANO 21 SHERBROOKE EST MONTREAL Tél.: Est 4333 J.D.ARCHAMBAULT PROFESSEUR DE PIANO Préparation aux diplômes & toua les degrés Studio chez Bouvier Limitée L12, S TTC-CATHERINE EST Tél.Est 1752 J.J.GAGNIER CHEF D'ORCHESTRE Organisateur d'Orchestres pour Oratorios, Opéras, etc.Tel.: St-Loui» 3501 119 VILLENEUVE OUEST, RAOUL PAQUET Elève de Abel Decaux, organiste, Marc Delmas, compositeur, et Mme Piltan, pianiste (PariB) 121e, RUE CHRISTOPHE COLOMB Tel: St-Lonis 1167M__ Mlle E.REMINGTON Organiste à St-Irénée SOLFEGE, PIANO, ORGUE STUDIO, 983 ST-DENIS, APT.A Tél.: St-Luuis-1800-J MARIE-LOUISE LAURIER Organiste a l'église Saint-Pierre de Montréal PROFESSEUR DE PIANO.D'ORGUE, DE PLAIN CHANT, DE THEORIE ET D'HARMONIE Un orgue est à la disposition des élèves à mon studio.170, RUE VISITATION Tél.: Est 5912 Tél.: Est 7815 J.E.SA VARIA PIANISTE mik SlIF.Kl'.ROOKE F.ST MO.NTKEAI HECTOR Professeur de Piano 459 ST-ANDKE Tél.: Est 7737w Tél.Hékiir 1077J HERVE CLOUTIER ORGANISTE DU JESUS Piano — Orgue — Théorie Harmonie 1071 A, RACHEL EST, MONTREAL Mme MONGENAIS-GADOURY SOPRANO DRAMATIQUE Leçons de chant et Concerts 494, rue Marquette, Tél.Belair 7197M BERTHE a « ||lfÉ& 773> Rue Shuter N A II VF ApL 4' M°ntréai V fl U ¥ t Plateau 4059 PIANISTE-ACCOMPAGNATRICE Mars 192d Mlle GRAZIELLA PAQUETTE PROFESSEUR D'ELOCUTION Lauréate (lu Conservatoire Lassallc Leçons et cours généraux Tél.: EST 53(111 HW8 RUE ST-HITRKKT Mlle Aline masse PIANO — CHANT Enseignement du français, anglais, italien, espagnol PRIX MODERE Studio: 35 AVE DU PARC Apt.10 Tél.Plateau 6207 Mme M.B.LIPPENS-RICARD Professeur de piano, violon, mandoline, cuiture, banjo.Préparation aux examens a tous les degrés.151 MANUFACTURE Tél.Victoria 1-1-10 Pointe-Saint-Charles Tél.: Est 1752 — Uptown 38 ANDRE DURIEUX VIOLONISTE Professeur ou Conservatoire McGIII Ancien élève de Otakar Sevellt.Auditeur chez L.Auer 4G2 Ste-Catherine E.— 323 Sherbrooke O.Prof.Jean Goulet VIOLON, THEORIE, SOLFEGE 270, RUE VISITATION Tél.Est 218 ADRIENNE DUSSAULT VIOLONISTE Concert — Enseignement 1111.ST-DENIS.St-Loui», 8513-J.Mlle GABRIELLE D'ARAGON PROFESSEUR DE VIOLON Lauréate de l'Académie de Musique de Québec Concerts et mariages 722 MARIE-ANNE E.St.Loula 3136 J.J.DESROCHERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESR0C1IERS) II, Rue Labelle Montréal Tél.: Est 45I9w P.L.BELLE-ISLE PROFESSEUR DE VIOLON Engagements pour concerts Studio a 1086 RUE CARTIER, Montréal Mlle M.R.MEUNIER, prof, de piano.Lauréate de l'Académie de Musique.Prép.aux diplômes tous degrés.Studio : 681 rue Berri.Tél.Est 7058w.Mlle Alida BERGERON, professeur piano, diplômée Conservatoire National, 2340 rue do Chateaubriand.Mlle Fleurette JONCAS, diplômée Cons.Royal, prof, chant.préparation à tous les degrés, 25 Clément.Tel.Lasalle 8266 f Mlle Alice FONTAINE, diplômée Conservatoire National, professeur de piano, 245 Bourbou-nlère, Maisonneuve.MUe J.COUTURE, piano, solfège, harmonie, prép.aux diplômes, tous degrôs.2094 Ontario Est, coin Davidson.Tel.Las.3081 HENRI DIRECTEUR-MUSICAL Orchestration, arrangements d'orchestre, notations de musique pour chant et instruments de musiqua OLIVIER BEAUDRY du Conservatoire de Boston Studio: 521 rue St-Denis, Montréal Professeur de VIOLON Tél.Est 7437 M.Beaudry est l'auteur de "Caprice Joyeux", morceau pour violon et piano, en vente chez tous les marchands.1436 rue Saint-Denis, Montréal.Tél.St-Loui» 435J Collège de musique de Montréal Sous le distingué patronage de Leurs Excelleucus lo Gouverneur-Général et Lady Bing do Vlmy Ensoigneinent complet de la musique par de» professeurs renommés.Classes d'orchestre DIPLOMES et BOURSES Pour renseignements et syllabus, s'adresser au Secrétaire 5, RUE ST-MARC Tél.Uptown 5679 MONTREAL INSTITUTION Sainte-Rose-de- Viterbe 1103 ouest, avenue Laurier (antf* Querbei) Ensolgnement musical au complet par des profese«urs compétents: piano, violon, violoncelle, harpe, mandoline, guitare, orgue, chant, solfège et «locution; aussi leconi indM-au.ll.» p0ur aduit,, ,t ,nfïnt„ dani| flM >a,lM ,opar.M. ON TRAQUE LES EXPLOITEURS DU TALENT DE TROP NAÏFS AUTEURS Le juge Lindley, de la Cour Fédérale des E-atst-Unis, vient de faire une oeuvre de saine épuration, en condamnant à un an et un jour de prison plus une amende de $2,000., W.L.Needham, gérant de la Musician Self Maker Coy.Au cours du procès de cet accusé, le gouvernement a produit 2,220 exhibits, consistant en des vers adressés à la compagnie par de jeunes poètes et écrivains novices, dans l'espoir qu'ils seraient mis en musique.Plusieurs des auteurs, cités comme témoins, ont déclaré que Needham leur chargeait des montants variant de $2.00 à ?3.00 jusqu'à $35.00, sans jamais donner de ses nouvelles en retour.Indigné, le juge dit en prononçant la sentence : "Effectivement, vous avez été un joli parasite pour la communauté, dépouillant sans scrupule d'honnêtes et souvent pauvres gens : un jeune écolier du High School, une jeune femme avec son enfant dans les bras, une vieille et respectable dame de 63 ans, etc." A Chicago, l'inspecteur des postes, Frank N.Davis, est parvenu à faire pratiquement cesser cette exploitation.C'est lui, qui, avant même l'initiative du gouvernement américain, parvenait à faire condamner W.L.Needham, alors que son neveu, Emerson C.Needham, subira prochaine-mentson procès sur une offense identique.Un autre groupe d'exploiteurs a été paralysé dans ses opérations, encore à Chicago, à la suite d'une fraude postale.Un troisième groupe a subi le même sort aussitôt après l'arrestation et la condamnation à $1,000 par la Cour Fédérale du chef de la bande, qui se servait de la malle pour frauder le public.On considère qu'à New-York seulement, Mme MORIN Planiste-compositeur Sopnn* dramatique JEANNE LABRKCQUE Violoniste et Soprano lecer ECOLE MORIN-LABRECQUE PInno, violon (du début à la plus grande virtuosité) Clinnt, Solfèee, Théorie, Harmonie, Composition.251 SHERBROOKE EST MONTREAL Téléphone Est 2467 Toua les mois il y a grand concert donné exclusivement par lea élèves de l'Ecole.L'admission à ces concerta est sur invitation et présentation d'une carte de l'Ecole Morin-Labrecque.Mme Morin-Labrecque est Vauteur de la fameuse Méthode de piano Morin-Labretque universellement répandue.GHANT 934 RUE ST-DENIS Méthode française CLERICY du COLLET Sllle ALICE RAYMOND Seul professeur autorisée au Canada Tél.: St-Louis 4892J il existe plus que n'importe où ailleurs de ces exploiteurs de chansons, et l'on est parvenu à réunir assez de victimes pour motiver une enquête à fond.New-York et Chicago tiennent le record de ce genre de fraudes, mais il y a aussi d'autres grands centres américains et canadiens où l'on cherche à se servir de la poste pour exploiter les naïfs auteurs et chansonniers qui se croient du génie.Parmi ces centres, on peut citer : Buffalo, N.-Y.; Boston et Water-town, Mass.; Long Branch, N.-J.; Colombus, Ohio; Grand Rapids, Mich.; Hannibal et St.Louis, Mo.; Montréal, P.Q.CA PAIE TOUT DE MEME D'ETRE UN COMPOSITEUR FUTURISTE Comme on parle beaucoup de ce temps-ci de compositions futuristes, il est intéressant de noter le cruel dilemne devant lequel se trouve souvent l'auditeur amateur ou professionnel.Il entend une cacophonie qui lui déchire les oreilles; c'est compris, mais il a bien le droit de se demander si toute cette cacophonie est réellement écrite sur le manuscrit de l'auteur, ou s'il n'est pas victime des erreurs de l'interprète ou des interprètes.Cette question rappelle une histoire racontée récemment dans le ''Sunday Times", de Londres, sous la signature de W.-J.Turner.Il nous parle de l'exécution d'un morceau de musique de chambre dû à un compositeur futuriste, dans lequel, la chose fut découverte plus tard, le viola avait joué tout un long passage entièrement erronné, parce que le copiste avait oublié d'indiquer sur la copie la clef d'Ut au lieu de celle de Sol.Chose plus curieuse, le public ne s'aperçut de rien pas plus que le compositeur.La même chose se produisit l'an dernier à un grand concert de Londres, alors que l'orchestre interprétait une pièce futuriste fort discutée.Le chef d'orchestre s'aperçut que le cor ne jouait pas du tout ce qu'il y avait d'écrit sur sa partition.Le compositeur, qui n'avait d'abord rien remarqué finit par admettre, assez confus, qu'il y avait lieu de reprendre l'exécution de son oeuvre.La conclusion de ces deux anecdotes est simple et logique : pourquoi tant nous troubler au sujet de la musique futuriste, puisque les auteurs eux-mêmes ne s'aperçoivent pas que leur interprètes se trompent.Au fonds pourquoi ne pas encourager la musique futuriste ?Elle semble assez inoffensive au fond, bien que parfois un peu "mêlée".PAMPHILE LANGLOIS Orjruniste îl rimmucule'e-Conceptioii PROFESSEUR DE PIANO ACCOMPAGNATEUR 057 C AVE PATTNEAU Tél.: Bélair JfllG F FABIOLA poirier CONCERTS RECITALS Prof, de chant 1331 S.-Urbain Tél.S.-Ls 3475 LE COLLEGE DE MUSIQUE "DOIVimiQjV" Fondé en 1894 Incorporé en 1895 Le syllabus est enrojé gratuitement aux personnes qui en font la demande O.M.BREWER, F.A.G.O., A.Mu*.Secrétaire 444, r«e Guy (angle Ste-Catherine), Til.Up.2403 MONTREAL CONSERVATOIRE RAGIC0T Enseignement général de la musique Piano, Chant, Violon, Violoncelle, etc., Solfège, Théorie et Harmonie Mlle RACICOT, directrice 761, rue St-Denis Tél.: Est 734W ecole de piano "MONTRÉAL" Leçons, Auditions, Examens, Diplômes de Solfège, Harmonie Mlle CLARA FORTIN est le lundi et jeudi à son studio, 42 rue Cherrier.TELEPHONE EST 1215.Les autres jours, 733, rue Cham-plain.TELEPHONE EST 8326W Enseignement moderne.HERCULE lavoie BARYTON CONCERTS 212 CHAMP DE MARS Tél.Main 1927 Montréal ax panteleieff Grand baryton russe — Studio vocal: 605, rue University, Apt 3.Tél.Uptown 55(50 — Heures des leçons: 10 a.m.à 1 p.m.; 3 p.m.à 6 p.m.albert roberval Directeur Artistique de la "Société Canadienne d'Opérette" PROFESSEUR DE CHANT rose de la voix 80 SAINT-DENIS Tél.Eat 5~»07 dante belleau Piano ; L'art d'interpréter; Enseignement rapide.S ans de Professorat en CuliCornie.D o iv tour du "2 e v o y a s e d'élu d e s a P a r i g Studio : SOI St-Denis Tél.Est o"ï49-.l issaurel SALVATOR TECHNIQUE AOCALE— ART DU CHANT 747 STE-CATHERINE OUEST, "Guy Block" 6 -fr.Uli.«ln—*.-u.-m,^.OU- Mars 1024 >t mm., .Un | , mi-'*" i.mfvn.iu-li-ir.»!* Existe-t-il des lois fondamentales W DE L'HARMONIE ?ETUDE SUR LES THEORIES ANCIENNES ET MODERNES Un de mes excellents confrères et amis, en compagnie duquel je venais, dernièrement, ae déshiffrer une très moderne' partition, me faisait réflexion, qu'avec les procédés actuels d'écriture, toute étude d'harmonie lui semblait devenue Inutile.Il est certain que beaucoup de bons esprits parmi nos contemporains s'étonnent de la désinvolture avec laquelle nombre de musiciens de nos jours traitent les règles que l'on nous enseignait jadis sur les bancs de l'école.Je voudrais essayer de montrer ici, qu'un pareil étonnement n"est vraiment pas justifiable au point de vue de l'esthétique, car l'art ne s'est jamais constitué avec des théories, mais bien par la volonté souveraine des artistes créateurs.Je ferai allusion ici à l'harmonie entendue dans un sens large, c'est-à-dire en tant qu'art de disposer un ensemble de parties concertantes; la science qui a pour but la connaissance de ce que l'on a appelé les accords et de leur enchaînement, n'est en effet que l'élément premier de cette science plus vaste, qui constitue ce que l'on nomme communément le contrepoint.La question de savoir comment on a été amené à faire agir plusieurs parties ensemble, et pourquoi l'on a choisi de préférence tels ou tels intervalles entre ces parties est extrêmement complexe, car nous manquons de données bien positives sur les origines de l'harmonie.On a affirmé maintes fois que les Anciens ignoraient l'usage de la polyphonie vocale et instrumentale.Cela ne paraît pas complètement démontré.Il est difficile d'admettre que les joueurs de lyre n'aient point remarqué d'assez bonne heure l'effet agréable produit par deux cordes pincées ensemble.D'autre part, est-il vraiment concevable que les joueurs de flûte double aient constamment exécuté la même partie sur chacun de leurs Instruments - Réparations BAYEUR FRERES LUTHIERS Violon primé au concourt de Paris 1981 509 AMHERST MONTREAL LA MAISON T.0.DIONNE (R.FORGET, propriétaire) a toujours en mains des violons d'occasion ainsi que des violoncelles, archets, étuis à violons.Occasions exceptionnelles dans les violons de toute grandeur.Nous faisons une spécialité de petits violons pour enfants.LUTHIER DU CONSERVATOIRE McGILT, (Montréal) 332, RUE BLEURY Ch.No 4-5-6 Tél.Plateau 68 deux instruments ?En tous cas, il semble évident que l'invention de l'orgue (très répandu, comme on le sait, chez les Romains), favorisa le développemen t de l'harmonie.Les instruments de ces époques primitives étant d'une étendue peu considérable, et ne possédant point l'échelle chromatique au sens où nous l'entendons aujourd'hui, il semble que ce doit être à leur existence que nous devons la formation des modes antiques, et celle, probablement aussi de la tonalité, que ces instruments rendaient d'autant plus nécessaire qu'ils ne possédaient qu'un petit nombre de sons fixes Auparavant, sans doute, la musique vocale n'était-elle assujettie à aucune règle tonale : peut-être même ne différait-elle pas sensiblement de ce que nous appelons aujourd'hui déclamation.Quoi qu'il en soit, dans les premiers essais d'harmonie et au moyen âge, les intervalles de quarte et de quinte et d'unisson (et, par extension, d'octaves), prirent une importance considérable à cause certainement de l'existence des tétracordes, dont l'accord de la lyre avait fourni les premiers types aux Grecs.C'est ainsi que ces intervalles, employés harmoniquement, furent appelés consonances parfaites, et, comme tels, seuls admis comme pouvant former les assises principales de l'harmonie, les intervalles de consonance imparfaites (tierces ou sixtes) ou les dissonances ne pouvant jamais intervenir qu'à titre passager.Les musiciens du moyen-âge admettaient comme très naturelle et recomman-dable la succession de plusieurs consonances parfaites.Voici qui est en singulière contradiction avec les théories enseignées encore de nos jours, dans lesquelles on nous apprend qu'on ne peut faire succéder ni deux quintes, ni deux octaves de suite ! Si depuis ces premiers essais, on suit l'histoire de l'harmonie, on voit que les perfectionnements en ont presque tous été dus aux compositeurs eux-mêmes qui n'ont pas hésité à rompre avec les habitudes de leurs prédécesseurs, au grand scandale des théoriciens, qui, de leur côté, n'ont jamais fait autre chose que d'exiger ces habitudes en principes immuables.Aux XVe et XVIe siècles se généralisa l'usage des cadences parfaites et plagalos dont le moyen âge semble n'avoir point connu l'effet, et qui créant l'attraction des sensibles (si-ut, mi-la), furent un acheminement vers les principes sur lesquels ont été basés tous les ouvrages écrits clans les deux siècles qui ont précédé le nôtre.Mais le système des cadences et de l'attraction des sensibles portait en lui-même ses germes de destruction.D'ingénieux auteurs imaginèrent un effet inattendu : celui bien connu de la cadence rompue ou évitée qui donne une impression neuve, très différente de celle de cadence ordinaire.Puis, avec le tempérament, naquit l'enharmonie qui acheva de saper cet édifice qu'on eût pu croire solide, en détruisant l'attraction des sensibles, ou, plus exactement, en laissant planer une équivoque, puisque ce système permet de faire résoudre une note diésée, par exemple, indifféremment sur l'un des deux demi-degrés supérieurs ou inférieurs.Wagner, en érigeant presque en principe la cadence rompue et l'enharmonie, eut la plus grande influense sur le tour de la musique moderne.C'est chez lui que l'on trouve on germe le système de l'atonalité, auquel se rallient plusieurs musiciens actuels, système auquel s'oppose, bien qu'il paraisse en dériver, celui de la polytonalité.Les théories courantes de l'harmonie peuvent encore expliquer et justifier l'écriture de Wagner, et peut-être également, dans une certaine mesure, les faits d'atonalité, mais je n'en connais pas encore qui pourraient s'appliquer à la polytonalité, c'est-à-dire à l'émission simultanée de plusieurs mélodies présentant des caractères tonaux nettement différents.Cependant quelques-uns de ces effets nouveaux ne manquent ni de piquant ni d'agrément et il serait injuste de les condamner en bloc au nom de théories surannées.Dans tous ces avatars de l'harmonie, et en considérant le chemin parcouru depuis le Xlle siècle, et les modes différentes qui se sont succédé, nous sommes bien obligés de convenir qu'il y a une très grande part de convention, de préjugés et d'habitudes.Peut-on dire vraiment qu'il existe des lois formulables dans une science aussi variable jusque dans son essence même ?Si nous passons maintenant en revue les théories, nous remarquons qu'elles furent échauffées d'une part par des musiciens qui avaient une longue pratique de leur art, tels que Rameau, Tartini, etc.Ceux-là se bornèrent à édifier des règles en rapport avec leurs propre conception de la musique, d'autres, savants acousticiens, comme Helm-holtz, ont essayé de baser leurs théories sur les données de la physique expérimentale.Malheureusement, dans la pratique, les sons de la série harmonique émise par un son fondamental déterminé ne sont point perçus par l'oreille de telle sorte que les conséquences qui pourraient en résulter, dans l'association de plusieurs sons entre eux, n'ont pas l'importance qu'on pourrait leur attribuer de prime abord.C'est ici le lieu de faire remarquer qu'art et science sont deux domaines séparés : l'acousticien calcule des rapports, le musicien cherche avant tout l'expression et combine ses sonorités dans ce but, sans se préoccupé d'autre chose que de l'effet à produire.Dans le premier de ces deux cas, la théorie se restreint fatalement h des habitudes innées ou acquises : dans le second, elle pourrait risquer d'aboutir à des résultats qui ne seraient point toujours justifiables pour l'oreille.Remarquons d'ailleurs que, de toute façon, ces théories se présentent toujours comme postérieures aux faits esthétiques qu'elles ne font qu'enregistrer tant bien que mal.Pour cette raison, les lois qu'elles prétendent édicter ne sauraient avoir qu'une valeur temporaire, et nous voyons la marche normale de l'art les renverser les unes après les autres.ETIENNE BOYER.(Le Courrier Musical) (Suite et fin dans le prochain numéro) t. Mars 1924 ANGLETERRE Louis Yierne à Cambridge Première visite de l'éminent organiste français Louis Vierne en Angleterre.Sur l'orgue de Trinity College Chapel, à Cambridge, il a joué trois oeuvres de Bach, trois oeuvres de César Franck, et quelques pages de ses oeuvres personnelles ("Première" et "Troisième Symphonie").Articles chaleureux de la presse locale.Ouverture (le la B.N.0.C.Au Théâtre Covent Garden de Londres, la British National Opera Company a commencé ses représentations régulières avec les Maîtres Chanteurs de Wagner.Excellente interprétation et salle comble.Au pupitre le compositeur Eugène Goossens.Gilbert et Sullivan à l'affiche La D'Oyly Carte Opera Company a, de son côté, commencé sa saison au Prince's Theater en donnant des oeuvres de Gilbert et Sullivan, si populaires en Grande-Bretagne.La saison, qui durera deux semaines encore, a eu comme oeuvre de début "Iolanthe".L'Opéra de Aleime à Londres L'Opéra de Vienne va incessamment donner une série de spectacles à Londres.Cette célèbre Compagnie compte amener son orchestre avec elle : ce qui n'est pas sans provoquer des protestations dans le monde des instrumentistes anglais, voyant, dans cette "importation", une source de bénéfices escomptés se tarir.L'étoile de la troupe sera Maria Jeritza, et au pupitre se succéderont : Weingartner, Richard Strauss et A.Schalk.Cette "saison" commencera en niai et durera dix semaines.Les artistes anglais en Amérique Albert Coates est à Rochester, (Etats-Unis,), où il a dirigé, pour la première fois le Philharmonie Orchestra dans une séance où Forest Lamond était le soliste.Durant trois mois de séjour, Coates dirigera dix concerts de cet orchestre, dont il doit être également le conductor, en avril, dans un concert, au Carnegie Hall de New-York.A l'Eastman School of Music, il est chargé de l'organisation d'une classe où son enseignement formera des chefs d'orchestre.Sir Edward Elgar, qui voyage pour le moment dans l'Amérique du Sud, terminera prochainement un grand oratorio.Il en a déjà composé deux : "The Apostles" et "The Kingdom".Auteur de symphonies, d'autres ouvrages d'orchestre et de concertos, c'est surtout par le succès populaire de ses oratorios qu'Edgar aura conquis sa réputation.La British Empire Exhibition H est probable que pendant la British Empire Exhibition de juin des opéras seront donnés en plein air au stadium de Wembley par la B.N.O.C."Aida" serait l'un des ouvrages dès maintenant choisis.Un festival de musique, à.cette occasion, met au concours seize prix — seize médailles d'or — qui seront attribué aux compositions britanniques jugées les meilleures: oeuvres chorales, orchestrales, vocales, oeuvres d'orgue ou d'autres instruments.Les dominions participent'à ce concours.SUISSE Une tournée fructueuse Le voyage de la Société des Concerts du Conservatoire n'a été qu'un long triomphe.A Genève, à Lausanne, à Vevey, à Fribourg des acclamations nourries accueillirent les artistes français.La maîtrise de Philippe Gaubert fut unanimement proclamée ainsi que l'excellence de la légion dont il est le préfet écouté.Au programme figuraient en majeure partie des oeuvres modernes : le poème sym-phoniques "La Péri", "L'Apprenti sorcier" de Dukas; "La Mer", "Les Nocturnes" de Debussy; "Daphnis et Chloé", "La Valse" de Ravel; "La Procession nocturne" de Ra-baud; "Wallenstein" de Vincent d'Indy; "Le Chasseur Maudit" de Franck; "Le Cimetière" de Doret, et puis "Le Carnaval Romain" de Berlioz et la "Symphonie en ut mineur" de Beethoven.-o- HOLLANDE Le Dr Karl Muck remplace Meiigelbersr M.le Dr Karl Muck a succédé au pupitre à M.Mengelberg, qui vient de s'embarquer pour l'Amérique.Le Dr Muck a dirigé la suite du "Bourgeois Gentilhomme", la "Burlesque" (au piano, Mme Vera Chapira) "Ainsi parla Zarathoustra", ainsi que la "Cinquième Symphonie" de Bruckner.Le Festival Strauss Le programme du deuxième concert du Festival Strauss comprenait "Guntram", la "Symphonie domestique" et "Taillefer".Au troisième concert, et pour les adieux de Mengelberg, on a joué "Don Juan" la scène d'amour de "Feuersnot" la danse de "Salome" et la "Vie d'un Héros".M.Richard Strauss est arrivé le 1S janvier à Amsterdam.Il dirigera le cinquième et le dernier concert du Festival, prendra part à une soirée de musique de chambre et conduira la représentation de "Ariadne auf Naxos.L'Opérette française L'opérette française est en vogue en Hollande : après "La Mascotte" et "La Fille du Tambour-Major", voici qu'on reprend "La Fille de Madame Angot".Représentation de "Tristan et Isolde" de Wagner, à Anvers, par des artistes de l'Opéra National Hollandais.Triomphe pour le ténor Urlug.FRANCE Le public rouspète à la Comédie-Française Les troubles continuent à la Comédie-Française et la maréchaussée doit intervenir au parterre; des coulisses l'effervescence s'est communiquée à la salle.Récemment, lors de la cérémonie qui accompagne l'anniversaire de la mort de Molière, le public manifesta contre certaines décisions dernières du Comité.On sait qu'en ce soir de commémoration, sociétaires et pensionnaires, apportant des palmes au buste de Molière, viennent tout d'abord saluer le public, qui trouve ainsi l'occasion de distribuer son approbation et sa sympathie.Deux nouvelles sociétaires femmes furent accueillies par des mouvements divers, tandis que M.Hervé, dont la nomination au sociétariat fut ajournée, se vit applaudir frénétiquement.Dernièrement, Mme Segond-Weber, qui jouait "Phèdre", perçut au milieu des applaudissements deux coups de sifflets désapprobateurs : l'un des manifestants qui siégeait au parterre fut expulsé, l'autre qui occupait une loge ne fut point inquiété.Tous deux affirmèrent n'en point vouloir au talent de Mme Segond-Weber, mais à son âge : peur eux, la Phèdre de Racine était une femme de trente ans, ils affirmaient que le physique de Mme Segond-Weber ne répondait plus à cette conception.Place aux jeunes, réclame le public.A l'Opéra On a commencé, à l'Opéra, les études du ballet de M.Georges Hue : "Sïang-Sin".Les protagonistes en seront : Mlle Camille Bos, MM.Léo Staats et Gustave Ricaux.Mlle Fanny Heldy, n'écoutant que son courage, avait voulu, bien que grippée, chanter "Esclarmonde"; elle y remporta d'ailleurs un vrai triomphe.Mais le mal a de tyranniques exigences et.malgré toute sa volonté, il lui faut rester quelque temps loin de la scène.BELGIQUE Stravinsky à Bruxelles L'événement de cette semaine a été le concert donné au Conservatoire par le groupe "Pro Arte" et consacré entièrement aux oeuvres de M.Stravinsky, sous la direction de l'auteur.Celui-ci avait dirigé précédemment à Anvers une séance à peu près semblable; mais le programme de Bruxelles était plus intéressant, car il se composait des oeuvres les plus récentes du compositeur russe : un opéra-bouffe, "Mavra" (1922), un "Octuor" pour instruments à vent (19231, des "Chansons plaisantes," "Trois Petites Pièces" pour quatuor (1924), un "Concertino" pour quatuor (1920) et la "Troisième Suite" pour petit orchestre, d'après Pergolèse.Il est de bon ton de saluer M.Stravinsky comme le génie des temps nouveaux, parce que sa musique affecte de n'avoir rien de ce qu'avait la musique du passé, c'est-à-dire aucune émotion psychologique.Le "souci du rendement maximum de la matière sonore", selon la définition d'un de ses admirateurs, préoccupe avant tout son "cerveau mathématique".L'opéra-bouffe "Mavra".où l'orchestre de cuivres fait un accompagnement volontairement sérieux à la farce que jouent les personnages.l'"Octuor", d'antres compositions encore, ne paraissent être, en effet, que de la matière sonore, où l'on chercherait en vain le développement de quelque dessin expressif.C'est, en somme, du bruit organisé.Aussi, les disciples qui en parlent emploient-ils volontiers les termes de "dynamisme", de "moteurs animiques", d"'organes vitaux", pour l'expliquer.Et.à vrai dire, je crois bien que le principal moteur qui anime ces "chefs-d'oeuvre", c'est la grande connaissance qu'a M.Stravinsky de la mentalité contemporaine, avide d'étrangeté, de formes barbares, voire de scandale un peu, dans tous les domaines de l'art.U n'y a pas que lui qui possède cette science; mais il la possède mieux qu'aucun autre.Sa "Suite", bâtie sur des thèmes de Pergolèse, et qui nous ramène tout à coup, malgré le tripatouillage de l'auteur, aux vieilles règles classiques, est elle-même une des manifestations de cet esprit roublard, décidé à étonner le bon public par tous les moyens, fût-ce eu lui prouvant qu'à l'occasion il est oarfaitetnent capable d'écrire de bonne musique. 8 Murs I'iji pro Cet colonne» sont consacrées aux oeuvre» Ipil vkmneyM &;6tn récemment inibliirs ainsi au 1er juin MOI, remplaça son maître O Létourneau aux grandes orgues de St-Sauveur pendant son second voyage en Europe; auteur de nombreux motets et de diverses mélodies dont une DETAIL GROS Nous avons TOUTE LA MUSIQUE : Classique, Moderne, Populaire.Aussi toute la musique annoncée dans "LA LYRE' DETAIL GROS La Musique Française Vocale et Instrumentale, exécutée au Radio de est vendue 'La Presse", chaque Mardi de Quinzaine.50c > 40c DERNIERES NOI'VEAI TES PARTES : Valse de Quaker Oirl.en français.Fleur.tu its avec acc't de piano.50 cU Histoire d'un baiser.40 cts Valse de l'Oiseleur, le grand succès l.a Brume a tissé son manteau 411 cts de l'Opérette.40 cts Le Petit Ramoneur.40'cts Chanson de Barberine.40 cts Ma Blonde.40 cts raoul \ i:\nat t» irK K\l\T-lir'.Mv • \T.\ i.i "'.i i ; BNVOVI IM ST1M ITIIKKINF.K.i Routier lirai BOB l'K.M VNI'K Tri F.al 10.*.I Tel Eal Rt-SOtS Lyre" de ce mois : "A vos amours".La Vieille Pileuse"."Yves lo Pâtre", "Le .Mousse d'Hennebout", "La Grande Gerbe"."Le Puits de Poutkerlo"."Le Long du Jour", "Le Vieux Missel"."La Noce", etc.Organiste à Jacques-Cartier.Québec, en 1921.et actuellement professeur au collège Su-Marie de Beauee.HI I V DIRECTION DES BOt II i i s < n.>r M i v Par !¦ Hajer Ce volume est l'indispensable guide de tout Directeur de Société chorale ou de tout musicien aspirant ii le devenir.Toutes les connaissances qui lui sont nécessaires se trouvent, en effet, minutieusement passées en revue.L'ex-directeur de la Société des "Enfants de Paris", dont le nom fait autorité das le monde des jurys orphéoniques.a coordonné en cet ouvrage les résultats de l'expérience qu'il a acquise au cours de trente années d'enseignement musical et de direction de grands ensembles vocaux.Le prix marqué est.8 tr.PIANO Pièces d'Ulldes Mil les mesures et les tonalité! dites d'exception, par II Woollett.Cet ouvrage, consacré aux mesures et aux tonalités qui ne sont pas d'un emploi constant mais dont la musique moderne est néatnmoins amenée île plus en plus à faire usage, fait un excellent complément de toute bonne éducation musicale.Le prix français est de.16 tr.\>ui» ail m am tteposHalFSS da omi liKirrrim uiiimiin- «lafi,."I.ii l.>rr" .!• C.VON I*.J.DOOCBTf Trop.T*l SI-i-mi u |0T6 !»:.«.Kl K sT-l»KMs MoNTUKAI- Kit IT Kill KT IMI'OHTATKIMt I'K M USItjU K KT I Is ht HUM K NTS vn kaMrtlitM-nl t-onmJérulile oV ihuimiiu** nil (i'UtllcM ' a certains endroits de In salle où le son arrive dénaturé.Cela explique pourquoi les Jugements sur Thibaud et Friedman ont été si iliffé-rents.Le programme était brillant, peut-être un peu trop Thibaud et Friedman sont deux grands virtuoses dont l'union n'est peut-être pas Idéale.L'un.Thibaud, possède un charme sensible qui s'effare rarement devant lu virtuosité pure; l'autre, fried man, cherche plus a nous éhlouir qu'à nous émouvoir.Je ne dis pas qu'il soit déprurvu de délicatesse d'ftme; ses compositions prouvent le contraire Cependant, sa tendance à la prestidigitation lui fait oublier trop souvent le but il atteindre.A ors que Thibaud embellit un menuet de Veracinl en lui enlevant son strict caractère de danse.Friedman exécute une valse de Chopin avec frénésie La technique ilu pianiste brille aux dépens de l'oeuvre, ("est une pratique condamnable Dans la Folia de (Yrclll, M.Thibaud nous laissa entrevoir l'ampleur de son talent sans toutefois atteindre à la sévérité presque tragique île cette belle composition Ce fut le meilleur moment de la soirée.Dans un des plus beaux nocturnes d?Chopin.M Friedman côtoya la perfection.Dans l'étude en tierce .lune extrême difficulté.Il fut remarquable de clarté et même de poésie, en dépit de In célérité vertigineuse de son exécution.L'étude qu'il donna ¦ n rappel fut extraordinaire de brio.Levitsky la jouait d'une façon plus modérée — que je préfère.Pourquoi nous infliger ai souvent la l'a m lia m lia.' C'est une étude lalia'c et vide, un fatras clinquant et détestable.On ne peut assez déplori r que M Krledmnn perde son temps à des Jeux aussi inutiles quand il pourrait approfondir davantage l'ineffable lieaiilé îles ileux mouvement-, qui encadrent le majestueux adagio de la Sonntr de Brahms l.a beauté de cette oeuvre est toute spirituelle.Les deux artistes n'y étaient pas complètement à l'aise.Us nous apportèrent le résultat d'un bon travail et leur interprétation ne dépassa guère la lettre ou plutôt la note du morceau écrit Le jeu de M.Thibaud est délicat, parfois avec recherche; celui de M Friedman est plus mule, mais aussi moins nuancé, avec .les contrastes trop brusques 1ji collaboration de ces deux artistes était susceptible de satisfaire un auditoire d'intellectuels et de musiciens, plutôt qu'un grand public.Ne serait-Il pas temps de fournir au public l'occasion de connaître et d'aimer d'autres sonates de Beethoven que celle dédiée à Kreutzer?Ce n'est certes pas la plus belle quoique la plus brillante.Dans cette sonate, l'effort des deux artistes fut cohérent et plein d'entrain.Il y manquait uéaiinuoins cette haute fantaisie sans quoi l'oeuvre parait entachée de réthorique.La souple maîtrise et le grand lyrisme de Thibaud sont-ils bien faits pour s'adapter au rythme d'une oeuvre comme celui de la Sonate de Brahms?Je conserve un doute.Le public a fêté les artistes beaucoup plus que la musique.Dans ce cas, l'on peut se demander si les artistes ont ntteint leur but.Ne seinblelll pas qu'un artiste digne de .e nom doit sacrifier sa personne à la beauté des oeuvres qu'il interprète?Dans la vulgaire Hanse de Grnnuilos par exemple, i '• il le virtuose qu'on app'aiullt au détriment i|e lu musique absente.N'est-il pas plus noble île sacrifier un succès facile au bénéfice da l'oeuvre d'art, seule raison d'être des interprètes? Han I • mm 21) MUSIQUE ET PEINTURE Musique, pointure, sculpture, poésie, toutes tiennent a la même rainllle.et ont (huit Lut d'éveiller en notre sensibilité, un fris ion
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