La lyre, 1 janvier 1924, no 19
PUBLICATION M E N S U ELLE Vol.Il — No 19 Montréal.Mai 1924 25c Ce Numéro contient MUSIQUE PIANO Silhouette H.Miro Sous l'Azur Etoile Philie Prélude Romantique Roy CHANT Tota Pulchra Es Miro TEXTE Le Théâtre, par Fabrio Nouvelles Mondiales Les Concerts, etc.A lire: Introduction à la Vie Musicale (suite) de Paul Lacômc; Le concert de la Symphonie de Boston el Pour l'Amour de l'Art, par Alfred Laliberté: Musique française et musique allemande, par Paul de Stoecklin; Le Conservatoire Royal; Boston Symphony, etc. Raoul Paquignon Toujours et même plus que par le passé! Afin d'assurer un meilleur service et moins de confusion pour ses clients, la Maison Bouvier Limitée, a décidé de garder le contrôle absolu du rayon de musique en feuilles.M.CAMILLE DUQUETTE, si avantageusement connu du monde musical, aura la gérance de ce département.C'est donc dire que la clientèle aura SERVICE et COURTOISIE.452 est, rue Ste-Catherine (en face de Dupuis Frères) Tél.Est 1752 "ENCOURAGEONS LES NOTRES".AMATEURS INSTRUMENTISTES PROFESSIONNELS Trouvent tout chez J.E.TURCOT 3 RUE STE-CATHERINE EST (Près St-Laurent).Montréal Ifi tit M mu (13b! O O BANJO-MANDOLINES $10.00 et plus BANJO-UKULELES $5.00 et plus Importateur direct des instruments ou fournitures des maisons françaises ci-après: 103 St-François Xavier, MONTREAL Phone: Main 5616 Buffet Crampon & Cie, Paris Saxophones et Clarinettes Vandoren, Paris L.Paquet & Cie, Beanmont V.Fétique, Paris Gustave Bernardel, Paris Anches "Perfecta" et "Supérieure" pour Clarinettes et Saxophones.Métronomes Maelzel Paquet et Mentonnières.Archets artistiques signés montés or ou argent pour Vioion ou Violoncelle.Colophane en boites carton ou métal.N.B.—Viennent d'arriver, pour la première fois en Canada, le dernier cri de la perfection en ANCHES de SAXOPHONES, ALTO Eb, TENOR C MELODY et TENOR Bb."PERFECTA" VANDOREN.Tous les articles ci-dessus sont généralement tenus en stock à Montréal.GROS SEULEMENT Toute Musique à moitié prix pendant l'installation Salor) Musical 207, rue Saint-Denis, Montréal Près Sainte-Catherine (Nouvel édifice) Ouverture permanente 1er Juin PRIX D'ABONNEMENT rîlx molo .Un an.Deux ans .L'unité.Numéros des mois écoulés $1.50 $2.50 $4.50 Primes et récompenses sont dunihV.s puur abonnements ou plus.La manière la plus sûre de recevoir r-'^u-lièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, il voua faut nous envoyer voire nom et vntre adresae.avec le montant de l'abonnement en timbres, , :a chèque au pair ou mandat poste.-?= Revue Musicale et Théa truie Rédigée en Collaboration Publiée par "lia Cie de Publication Tji Lyre" Adressez toute communication à :— l.A Cl>\ UK PUIÏLICATION "LA I.VUE" 207, rue St-Denis, Montréal.I\Q.Tél.: Est S64D mm ECHEANCES :— Etant donné le caractère éducationnel de "La Lyre", un bon nombre de nos iecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après l'échéance de la période payée, à moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE : — Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.MANUSCRITS :— Les manuscrits doivent être adressés à."La Lyre" et écrits sur un seul côté des feuilles.2e année, No 19 Tous droits réservés.Copyright 1924 by "La Cie de Pub."La Lyre".Montréal, mai 1924 Çi NOS LECTEURS OS abonnés gui sont avec nous depuis notre début, ceux gui nous ont connus un peu plus tard et qui suivent notre marche progressive vers un succès réel qui ne fait aucun ttouxc tl personne, doivent forcément reconnaître les efforts constants que nous n'avons pas cessé de faire pour l'amélioration de notre reçue.C'est dans ce but, qu'un de nos directeurs, M.Henri Miro, joignant les intérêts de "La Lyre" avec les siens, a entrepris un voyage en Europe qui le renseignera sur le mouvement musical européen.M.Miro, durant le long séjour qu'il fera en France, en Espagne et en Italie, se tiendra en contact régulier avec notre rédaction et nous fera parvenir, outre ses compositions qui sont si appréciées, ses impressions de voyage sur ce qu'il aura entendu et sur les personnalités musicales qu'il sera appelé èi rencontrer.Dans un tout autre ordre d'idées, mais qui n'en sera pas moins profitable financièrement pour notre revue est la décision gui a été prise le mois dernier, de déménager nos bureaux de S, rue Craig est à 201, rue St-Denis coin Ste-Catherine, où nous serons plus dans le centre d'affaires gui nous convient.Nos bureaux se trouveront en arrière du "Salon Musical" et nous invitons très cordialement tous nos lecteurs, tant étrangers que Montréalais, èi veniv voir notre installation dès la première semaine de juin où, nous serons alors en mesure de pouvoir les recevoir dignement.Enfin, pour clore la série de, bonnes nouvelles que nous avons ri apprendre ri nos lecteurs, nous leur dirons que nous leur donnerons ri l'avenir des nouvelles détaillées sur tout le mouvement musical daris le monde entier.Ils trouveront donc dans ce numéro-ci tout ce gui s'est passé d'important en fait de musique aux Etats-Unis, en France.en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Belgique, en Hollande, etc., etc.Est-il besoin de dire que le Canada et la Nouvelle-Angleterre où nous avons tant d'abonnés, conserveront toujours une place privilégiée.-o- Dérrjarches fructueuses i Sri A "Lyre" se fait un agréable devoir de communiquer ri ses lecteurs et amis, l'heureux résultat de démarches entreprises il y a déjà quelque temps.Grâce ri une entente conclue ces jours derniers avec "Le Carillon Canadien" de Charles Marchand.iious avons obtenu l'autorisation de publier les principales chansons qui composent le vaste répertoire de notre grand folkloriste canadien.Comme les demandes pour les oeuvres de Maurice Morisset.et d'Oscar O'Brien nous arrivaient chaque jour plus nombreuses, et comme les sollicitations se faisaient de plus en plus pressantes pour ces chansons de ch»z nous si brillamment interprétées par Charles Marchand, nous avons cru devoir nous rendre à la demande générale et publier successivement plusieurs compositions de Morisset et d'O'Brien.Nul doute que les lecteurs ac "La Lyre" seront enchantés de la décision prise.Après avoir été interprétées devant plus de 2Ô0.000 Canadiens français — tant au Canada qu'aux Etats-Unis; après avoiv retenti dans au moins S2't paroisses franco-canadiennes et franco-américaines, ces chansons — demeurées jusqu'ici inédites — ne manqueront pas d'obtenir, de la part du publie, un accueil aussi chaleureux que favorable.Dans son prochain numéro."La Lyre" publiera comme première de la série — une chanson intitulée "La fermière canadienne".Inutile de rappeler ici que la réputation de Maurice Morisset comme poète-chansonnier est aussi solidement établie que justement méritée.Dans toutes ses chansons.Morisset conserve une originalité et une saveur du terroir qui.depuis longtemps, ont gagné la faveur populaire ri ce bon poète patriote.Quant aux qualités musicales des compositions et des harmonisations d'Oscar O'Brien, les meilleurs de nos critiques s'accordent ri dire quelles possèdent le fonds et la forme qui rendent les oeuvres durables.Somme toute."La Lyre" est fort heureuse de pouvoir, sous son égide, présenter ri ses lecteurs trois artistes de la valeur de Charles Marchand, de Maurice Morisset et d'Oscar O'Brien."La Lyre" continue ainsi sa politique de sain encouragement èi ceux des nôtres qui.par leur talent et leur supériorité, forment la toute première phalange de nos laiaillons artistiques.Iroportaot partir du 1er juin prochain nos lecteurs voudront bien prendre note d'adresser toute correspondance â 201.vue St-Denis: cet avis s'adresse â nos abonnés, ri nos annonceurs.O nos dépositaires comme ri nos collaborateurs.Nous publierons dans notre édition de juin prochain un article de M.Henri Miro."Montréal peut-il avoir un orchestre symphonique?".la vie illustrée du grand compositeur français Rameau et des notes intéressantes sur le "Dominion College of Music".He Congertmtotre Hlopal be jHontrial Les prochains examens du CONSERVATOIRE ROYAL auront lieu à l'école Polytechnique, rue St-Denis, en face de l'église St-Jacques, les 23, 24 et 25 juin.Pour renseignements s'adresser au bureau 936, rue St-Denis.Téléphone Bélair 7570. Mai 1924 Musique allemande et musique française ''Un jour le sentiment rencontra la matière; il la trouva si belle clans sa virginité fruste, qu'il l'aima.De leur étreinte naquit un être miraculeusement beau dont toutes les races du globe s'éprirent.Pour les séduire, il chanta et parce que sa voix était bienfaisante on l'appela: celui qui est utile; ARETE, ou celui qui est puissant, Kunst.Par son charme, les hommes éblouis voyaient leurs désirs se réaliser, leurs larmes s'irriser en perles durables, leurs joies se magnifier en rayons, leurs espérances, leurs rêves se fixer en des formes plus vivantes, plus resplendissantes, plus tristes aussi et plus adorables que la vie."Chaque famille de la race humaine, selon que ses rêveries étaient ardentes, son effort douloureux, son imagination active, reçut les consolations de l'être de splendeur et de bonté.Dans leur ivresse, les familles se mêlaient, se communiquaient ce que chacune d'elles pensait être seule à posséder; les oeuvres que pour chacune d'elles il avait trouvées et, à travers ces oeuvres où palpitait le meilleur d'elles, elles apprirent à se connaître et à s'aimer." L'histoire de l'humanité est tout entière dans ce petit conte.L'art est l'image la p.us vivante, la plus fidèle que l'homme au cours de son développement laisse de lui à l'homme, et la première des internationales qui devrait être le modèle de toutes les internationales, c'est l'internationale de l'art dans laque le chaque nation accentuant son génie propre éclos dans le charme adorable de la nature ambiante, rayonne sur ses voisines, participe à la splendeur de leurs rayonnements, apprend par la révélation de la sensibilité des autres à pénétrer plus au fond de sa sensibilité propre, à voir p.us profondément en soi.11 semble tout d'abord que de tous les arts celui qui revêt le moins un caractère particulier, national, ce soit la musique.La matière en est le monde léger, fluide, incorporel des sons.Il n'en est cependant pas qui ref.ète davantage "la race et le champ qui se sont faits tous deux." La musique, la matière sonore dont est pétrie la musique, varie de pays à pays, de province à province.Elle est la respiration de la terre maternelle.Il y a une musique italienne, une musique allemande, une musique française, comme il y a une langue italienne, une langue allemande, une langue française.Le paysage de France qui modifiait le latin dans la bouche des Gaulois et des colons jusqu'à en l'aire la langue d'oïl ou la langue d'oc a trituré à sa façon les sons qui s'évaporent en guirlandes aériennes de son sol.Entre la chanson du paysan tourangeau et le lied du paysan franconien il y a une différence éclatante.L'un chante français si l'on me pardonne ce barbarisme, l'autre chante allemand comme chantent allemand Bach, Mozart, Beethoven et Schumann.Le dogme de la musique allemande une et indivisible se continuant logiquement de Bach et Haendel à Wagner, à Brahms et à Strauss par Mozart, Haydn, Beethoven, Schubert, Weber, Schumann, Mendelssohn ne repose sur rien.Je l'ai démontré ici même déjà.C'est là une invention de ces pères du pangermanisme que furent les romantiques.Mendelssohn et Schumann définirent le dogme et l'imposèrent.J.S.Bach est le fils des grands italiens du XVIIe siècle.Ses enfants pour suivre la mode s'efforcent d'oublier l'enseignement, austère de leur père et italianisent, Mozart est un ultramontain ; jusqu'à l'année qui précéda sa mort, il ne connaît de J.S.Bach que le clavecin bien tempéré, Beethoven en sait à peine davantage; il meurt solitaire sans influence alors qu'à Berlin, Spontini est directeur général de la musique et que Rossini triomphe à Vienne.Mendelssohn par l'autorité de son talent révèle aux Allemands Bach qu'il ressuscite, Beethoven.Mozart dont il joue dans ses concerts historiques les oeuvres symphoniques.Il présente avec infiniment d'habileté et de goût les grandes oeuvres de ses grands compatriotes que semble re.ier un fil chronologique.Schumann continue, achève la tâche commencée et à force d'énergie, d'enthousiasme, il assure en Allemagne le triomphe des Allemands sur les welches et crée la légende de la musique, art national par excellence.Ce qu'ils n'avaient cependant pas vu tous les deux, c'est que si le fil chronologique et historique dont ils prétendaient relier entre eux les maîtres al emands n'existait que dans leur imagination, ces maîtres avaient quelque chose en commun, c'est qu'ils écrivaient en allemand, dans des moules empruntés à d'autres et que l'essentiel c'est l'accent germanique qu'ils avaient inconsciemment donné à la musique.Il y a ainsi une musique allemande.Tous, qu'ils parlent italien comme Bach, Haendel, ou Mozart, français comme Gluck, ou simplement allemand comme Mendelssohn et Schumann, ils ont exprimé en ahemand et ceci est caractéristique surtout de Bach et de Pùozart.Leur source d'inspiration à tous, c'est d'a-.bord l'art populaire.C'est dans les lieder de la Thuringe que J.S.Bach a trouvé la première forme de sa mélodie, c'est par les chansons du pays salzbourgeois, par les romances des bords du Rhin ou du Danube que Mozart et Beethoven ont connu tout d'abord l'émotion musicale, et leurs chants les plus sublimes ont un parfum très accentué de terroir.Un premier caractère commun à tous les grands maîtres allemands, c'est que leur oeuvre plonge ses racines dans le fond de l'âme populaire.L'Allemand est un rêveur et un sentimental.Peu lui importe d'avoir du monde extérieur une vision claire, raisonnable.Il ne se soucie point de s'analyser à propos des émotions que lui procurent les choses.Il mêle au contraire le monde extérieur à ses sensations, il fait participer la nature à son émotion.Il est au centre du monde comme un immense réceptacle, et le monde n'existe pour lui qu'en fonction de sa rêverie et comme complément de cette rêverie.Voilà la raison de la métaphysique allemande, la cause de ce qu'on est convenu d'appeler la profondeur de l'inspiration musicale allemande.Lorsqu'un Allemand s'essaye à être pittoresque, son pittoresque est une recherche puérile d'harmonie imitative ou bien est simplement sentimental.Ce besoin de refléter en soi le monde dans ses manifestations vastes et diverses est un trait typique de l'âme allemande.Une escouade de soldats, qui un soir d'août 1914 venaient de brûler Louvain, l'atroce besogne terminée, se mit à chanter des choses niaises, vagues, où il était question de clair de lune! de ruisseaux, de forêts, de jeunes filles aux yeux violets, de la terre natale, et ils jouissaient placidement du crépucule fugitif en se réfugiant dans leur rêverie collective fade et médiocre.Mais quand l'homme qui a pri« le monde vivant comme confident de sa joie ou de sa peine, de son ardeur ou de sa lassitude, a l'âme vibrante, le tempérament puissant et magnifique d'un Mozart ou d'un Beethoven, d'un Schubert ou d'un Schumann, alors la rêverie prend une intensité, une gravité, une profondeur inouïes, et derrière le coeur allemand chante le coeur splendide du monde.L'art allemand est profondément imprégné de cette métaphysique sentimentale, si l'on me pardonne ce p.éonasme expressif.Le suprême but de nos voisins d'outre-Rhin avait 'été de réaliser l'union intime de la musique et de la parole, l'une complétant l'autre.Les romantiques rêvaient d'une poésie si vague, si fluide, si vaporeuse, que l'idée même qui servait de thème demeurerait imprécise et flottante et que seuls resteraient le rythme, l'harmonie"," les mots et leurs couleurs chargés par leur aspect sensible d'exprimer la collaboration insaisissable et irrésistible de la nature entière aux émotions du poète.D'autre part, tout l'effort de la musique allemande devait aboutir en partant des romances sans paroles de Mendelssohn, des pièces de piano et des lieder de Schumann au drame wagnérien et aux poèmes symphoniques de Strauss.Wagner crut très sincèrement avoir créé l'oeuvre d'art qui n'est ni poésie ni musique, mais participe de l'une et de l'autre, la parole s'atténuant par l'ivresse colorée des sons et les sons s'efforçant vers l'idée, grâce à la charpente du verbe.Et nous arrivons à ceci qui sonne comme un paradoxe, que les Allemands se sont éloignés toujours de la musique pure, et que la musique absolue c'est la nôtre.On songe aussitôt à J.S.Bach, à Mozart, celui des symphonies, des quatuors, des quintettes à deux altos, au Beethoven des symphonies et de la musique de chambre, à tant d'autres.Mais Bach, Beethoven, le divin, le parfait Mozart lui-même ont toujours quelque chose à dire.Ils ont leur coeur qui va vibrer à l'unisson du monde qui l'enveloppe.lis ne connaissent pas, ils n'ont jamais connu l'ivresse de celui qui chante pour chanter, parce que c'est bon, que les sons sont agréables et doux, que le soleil est chaud, parce que la nuit est tutélaire, que le printemps rit, que l'automne est mélancolique, la joie folle de celui qui chante simplement parce que la musique est jolie, la musique qui se suffit à elle-même parce qu'elle est la musique, c'est à-dire un enchantement pour les oreilles, l'adorable et séduisante combinaison de sons harmonieux ou plaisants, de timbres caresseurs, de rythmes graves ou alertes, non cela les Allemands ne l'ont jamais connu, ils ont toujours leur coeur innombrable à étaler avec une insistance qui souvent nous froisse et nous ennuie mais qui nous émeut parfois jusqu'au paroxysme C'est pour cela sans doute qu'en France, nous avons tant de peine à jouir de la musique allemande et c'est pour cela certainement que le génie germanique a sur nous si peu d'emprise, si peu d'influence.Je ne vois guère, en musique, que Mendelssohn dont l'action se soit prolongée et ait laissé des traces profondes chez nous et c'est peut-être parce que Mendelssohn est juif et que sa sensibilité charmante, sa rêverie sont d'un caractère plus léger que le tempérament plus ardent de Gounod s'y est laissé prendre.Combien avons-nous vraiment de wagnériens en France en dehors des poètes et des hommes de lettres?Que reste-t-il vraiment de l'in-(A suivre page 33) 3fal 1924 INTRODUCTION A LA VIE MUSICALE (PRÉCIS DES ÉLÉMENTS HISTORIQUES ET TECHNIQUES DE LA MUSIQUE)^ Par PAUL LACOME TITRE PREMIER, — Des accords.Génération et Classification.SECTION /.— iJl-JS N A KM t IN" IKS N ATL'fiKU.KS.Accords d*' Irais sons.(feneration'des accords n/ilttrels pur 1rs tiarino-niijiics.Leur classification d'après cell'' tirs harmoniques.Accords niables ou consonants ; instables ou dissonunls [a).— Je- dis que les lois e pour former un accord.e>sl-:'i-ilire une ré union de so us agréables à noire oreille, il lanl au moins trois noies, Irois sons superposés à intervalles île tierces.Le premier el le plus important de ces accords, l'aei-oril ilil jinrfiiit nuiji'jir.appelé' le cn/y>.s sonore, esl aussi celui que fournil a\ nul lont au Ire le cor, que nous prenons pour inlerpréleiles pliénoniéncs de l'acoustique.Premier accord de trois sons : Accord jmrfnil majeur.— En effet, voici 0 'i ô ^ la première succession —/ ' i j II__- de tierces que donne le y ) [iJ j ill o~ cor.oryrtr -tv- N.H.— Voir, aux précédents numéros, la ta-blalueeducor, cl 1/ revenir pom- Ions tes ras analogues.1 // esl bien entendu '/«'0/1 jouera sur le piano la Inblaliire du cor gui serl île base à no/rc demonstration.) Ce groupe, c'est l'accord parl'ail majeur.C( premier accord se trouve, dans la série dos ali-quoles on harmoniques, sur la double octave de la fondamentale, immédiatement après les deux sons premiers : la fonduinenlate (el son oclave dile lanigue)- el ;i , s la rpiinle ou doininanle n " ' ' — (el son oclave («1.-*> Il est le premier que la théorie de l'harmonie, enseigne à connailre 11 est composé d'une licrec majeure et d'une quinle juste.Second accord de trois sons : Accoril /, clientèle qu'elle pourra ¦* procurai*, durant 1« mol* dr mal.un bon rholx de mu*ii|ue* rlaaaiqun a prix n'duit de *fl h 75 pour •«•nt d'escompte Y !»>••¦ n* per-«mne* nul noua unt accordé l«"ur patronage rt aollirltona une Malle d» loua.S'il vous Huit remarquer que députa I* premier mu) noua occupons le locul No 1* cal.tue Noire-Pame.Téléphone Mnln MAO Nous tenons à vous avertir que nous avons reçu les dernières créations de chapeaux de la saison d'été Français et Américains à des prix très bas."PALAIS DES MODES" Mme Déllsle.prop.Tél.EST S3.4 lllll.Str-t alherliie KM MONTREAL punde& boehm Coiffeurs pour dames.Parfumeurs Toupets et Perruques pour Messieurs Transformations pour Dames Ouvrage de première classe, garanti Ondulation permanents système Nestle à prix 1res modérés l"ne visite u nos magasins est respectueusement sollicitée 119 Metcalfe t p.8161 262 Ste-Cath.E.Est 6880 10 M.J.Errjest Philie Auteur de la valse Bout l'Azur étoile.publié dans le présent numéro de La Jbj/re.Organiste de concert et directeur à l'église St-.loseph.Springfield.Mass.Professeur ¦rhniuionic.de piano et de .liant Elève du Boston Conservatory, étudia l'orgue, l'harmonie et la composition sous le oé èbre tîeo.H.Whiting.Né au Canada, démeure aux Etats-Unis depuis ï'.i ans.A occupé les postes de confiance suivants : Ste-Maric de Manchester.N.H., du Précieux Sang.Woon socket.R.I., Ste Anne de Fall Hiver.Mass .définitivement fixé â Springfield depuis bientôt six ans Suis sa direction ont été inangiir'c.H les grandes orgues de Si-Joseph Dirige actuellement l'un des meilleurs Chœurs de la Nouvelle Ang eterre qui, tous les ans.interprète en concert sacré une des oeuvres des grands maîtres de l'école française, ("est ainsi qu'ont été donnés avec succès Le» Sept Parole» Au Ohrltt de Dubois.Mai ie-Mai/ileli ine de Massenet.Ci nr de l.a Tomlielle, etc.Parmi ses nombreuses compositions, nous remarquons /.ex McUhîïih llréaoricnnc» tein-quième mille), recueil de messes, nu.tels, etc.; en plain chant harmonisé, le l'ode Mi ru m ih- loi pantile ( White-Smith, Boston i.une messe en Ml bémol pour quatre voix mixtes, une autre messe o lilortosu I iimniim pour quatre voix d'hommes, la même arrangt'e pour quatre voix mixtes.Plusieurs morceaux re igieux.cantiques, et-.Parmi les chants patriotiques : l.r /'ni/.*, quatre voix mixtes.La Fête Sutioiiali.quatre voix mixtes, une grande Cantate de Ccncert Lri Vois du Puxxi pour soprano, ténor et basse soil et grand choeur avec accompagnement d'orchestre symphonique ; / .//iiu.su/.choeur pour orphéon avec grand orchestre.Soueenlrn ilr la Patrie et Un Ca-iiiiiln n /.'///m/, deux pots pourris pour quatre voix d'hommes, l'ne vingtaine de pièces faciles pour piano solo et duo publiées par la maison Théo.Presser de Philadelphie, les chants des Forestiers Franco américains, de l'Union St-.lcan-Baptiste d'Amérique, etc.La OaaettC de Fall Hiver.Mass.publiait II H! février l!H4 l'article suivant: -lus voix nr passe" "("est devant une assistance composée de l'élite de la société franco-américaine de Fall Hiver que M .1 Ernest Phllle a donné, hier soir, à la salle Anawan.la première audition de la cantate qu'il a composée sur un poème de L.J.C.Fiset.Les Pote ''« Passé.Dans Lis Voir ihi Passe.M Philie s'est révélé compositeur sérieux, pondéré, possédant à fond les lois de la technique.Son instrumentation est brillante, colorée, riche toujours.Su musique en général tient a la fois des maîtres anciens et modernes.Pur ses mélodies bien chantantes et faciles a retenir, par ses récitatifs, il se rapproche des maîtres d'autrefois; par ses accords plus hardis, on sent qu'il a étudié et cultivé les musiciens modernes, Debussy entr'autres, l'ne qualité que l'on rencontre assez rarement chez es compositeurs américains qui n'ont pas eu l'avantage de se perfectionner au contact des professeurs européens, c'est de savoir orchestrer.Cette qualité, M.Philie la possède.En plaçant au bon endroit tel chant de hautliois, tel accord de trompettes, il a mis en relief certains passages de sa composition qui demandaient à être soulignés RAOUL VENNAT Transportera, '510 rue Ste-Catherine Est, coin Notre-Dame de Lourdes.Tél.Est 5051 Le Département de Musique depuis trots ans chez Bouvier Lire Le Département de Hrodcrics cl Haïrons, de la rue Saint-Denis Un Département de Disques et Hhonographes Starr-Cjcnnctt Prière d'adresser loule la correspondance, comme par le passé, à (112 rue St-Denis.Tél.Est 0S22-30K5 où restera le magasin de Musique, GROS el 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compositeur, un des plus doués de la niétrnpo e.veut nous aider, avec des maniis oils, à fonder une véritable école pour l'instruction du piano.Nous avons publié dans notre numéro de mars !.• Rouet, morceau caractéristique pour l'étudfl de la vélocité de la main droit.-.-morceau a rencontré l'approbation de Mes sieurs le* professeurs.It., i/;.et Papillon, dans le numéro d'avril, a obtenu la faveur du public, et nous osons espérer autant pour Silhouette» (valse caprice I dans le présent numéro de La Line Suivront: Prière lélude pour notes r.-,.-téesl, limine inlernali l morceau caractéristique!.Valse rie COHCeri en He b.F.tudi M forme ri'netares.Scherzo.Prélude fjmpào-nii/ue - O - lu Théâtre Lyrique payant est-Il possible 1 Par quels moyens, se demande le compositeur Isidore de Lara, serait-il possible de fonder en Angleterre un théâtre lyrique populaire et qui "paye".Il faudrait, â son avis : Que ce théâtre eût 1,000 places; que les prix fussent échelonnés de 1 sh.â â sh ; que les acteurs fussent à la fols bons chanteurs et bons comédiens; que les compositeur-dont on jouerait les oeuvres n'aimassent pas seulement la musique, mais aussi le théâtre; que les opéras, afin de réduire les frais, s'abstinssent des choeurs et que.pour la mise en scène, on comptât plutôt sur les effets d'éclairage que sur la richesse coûteuse des décors.J.G.YON I.1 I " U CET l'rop, reste toujours au menu- endroit à tmii.RUE ST-HKMS MONTREAL r.i.st.i,.uis ;.-,;n et est à votre entière disposition pour vous servir de tout ce dont vous avez besoin en fait de musique vocale, musique religieuse, morceaux classiques à différents degrés pour piano, violon, violoncelle el autres instruments, cantates el opérettes pour pensionnats, morceaux d'orchestre, etc.l'ne visite à notre magasin vous convaincra du choix varié que nous sommes en mesure de vous offrir J.E.TURCOT 3 Esl, rue Ste-Catherine, Montréal KlMTloNS DURAND, LEDUC.SCHIHMEH.WOOD.GALLET.MUSIQUE CLASSIQUE ET D'ENSEIGNEMENT Les .images ,-t la musique annoncés dans nrim .«w etioi&nS.ims a,,x.u" DETAIL GROS Silhouette VALSE-CAPRICE 11 All rig-hts reserved Oopyrig-ht MCMXXIV by Henri Miro, Montreal, Que.Canada International Copyrig-ht secured Tous droits réservé Silhouette-6 Silhôuette-6 A Silhouette-6 TOTA PULCHRA ES MARIA a 4 voix égales, avec acci d'Orgue 17 Andantino HENRI MIRO IS 19 20 21 SOUS L'AZUR ETOILE VALSE CAPRICE Sous l'Azur 24 Prélude (Dans le style romantique) 25 Prelude-3 Mal 1921 mm Le Conservatoire Royal de Montréal imus les milieux on l'on ratine d'art, on se plaît à remarquer le rôle prépondérant qui est dévolu ii la musique dans notre vie contemporaine Kn effet, Indépendamment îles théâtres, spectacles, concerts, opéras, où elle exerce sa royauté, el'e rehausse l'éclat îles fêles publiques, civiles ou mondaines, die agrémente presque à elle seule la plupart des réunions intimes -.-.ou simples veillées en fa ml le, elle bénéficie la première des merveilles du radio, elle est largement mise a contribution dans les cér'-monles religieuses où souvent elle fait même partie du culte, et on lui demande encore 'l'exulter l'héroïsme du so'dat sur le champ •le bataille.La musique Incarne ces rôles ¦livers avpc une grande perfection et avec une grande dignité.l'ar ailleurs, on se plaint de la pénurie ¦les artistes de carrière, du peu de develop peinent des personnes bien douées, de l'absence de connaissances artistiques du public en général, par suite, une tendance à ne pas toujours reconnaître la valeur d'une oeuvre artistique ou la compétence des artistes.Il y a 111 en effet, une espèce de contradiction.Et cela existera encore longtemps sans doute.Tant que la Jeunesse ne boira pas â la coupe de l'art, tant que la musique ne sera pas au programme scolaire.Il n'y aura pas d'amélioration sensible dans la masse du public, malgré que l'Initiative privée cherche de plus en plus à combler la lacune de l'enseignement primaire Le Conservatoire Royal de Montréal est une de ces institutions de notre pays qui oriente l'opinion pub Ique vers la cr'ation d'un Conservatoire national C'est un groupement de professeurs ou d'intellectuels qui aiment la musique, qui ont érigé un bureau d'examinateurs et qui décernent des diplômes eu plutôt des brevets de capacité aux candidats qui se présentent à lui.Ces candidats sont préalablement préparés sur un programme qui correspond à la capacité d'un élève a différents stages de ses études Le groupement périodique d'un grand nombre d'élèves a ces concours volontaires, est la cause d'une grande émulation et produit les meilleurs fruits sur l'enseignement, en le rendant plus uniforme et plus progressif.Le résultat de res concours est attendu avec la plus vive attention et est donné sous forme de concert où les meilleurs 5 èves.ou plutôt le» plus heureux parmi les meilleurs, exécutent les principales pièces de leurs examens.Le Jugement du Jury est de la sorte confirmé par les Intéressés, qui forment l'auditoire le p us attentif qui soit.En mime temps, ces concours fournissent des renseignements aux parents sur les aptitudes de leurs enfants.Ils sont auail une manière de récompenser ces derniers pour leur bon travail, et une occasion de mettre en vedette les professeurs dont le dévouement est généralement peu connu Le Conservatoire Royal fut fondé en i'.'l.l par le Dr J.P.Thibault, assisté de quelques autres musiciens de cette vil e.enregistré en 1916 pour la province de Québec.Il s'est développé rapidement et compte un Conseil de musiciens qui lui assure un brillant avenir.M J.-A.Perrault, le président actuel, est un gradué du Conservatoire de Boston et enseigne la musique au Mont St-Louis.M Chj-E.-A.Iloude, le 1er vii e président, est pr< Tenseur au Collège St Laurent et organiste à l'ég ise St Jean de la Croix: M.Roland Belleau.le 2ème vire-président, est organiste a l'église d Ont remont : M Alfred Lamoureux.bien connu comme chanteur et professeur, enseigne le piano et l'harmonie Che» les religieuses des SS NN île I- sus de Ste-Crolx et a l'Institution des Aveugles de Nazareth: M.Chs.Bérard est organiste à l'église Ste-Brlgitte; M.J.-C Houe, pianiste et chanteur, est professeur chez les Clercs St-Viateur à Terrebonne et à Berthier.et au Collège de Musique de Montréal: M liantes Belleau est professeur de piano et d'harmonie; M Alphonse Martin est professeur de piano et d'orgue et organiste à l'église Ste-Marle; M.Alfred Migneault e.t professeur et organiste à l'église St Georges Plusieurs autres musiciens qui ne sont pas professeurs sont aussi membres du Conseil M Chs Archainbaiilt.N P.organiste à l'église StStanislas; M J.P Thibault.M.D.organiste it l'église St-Joseph: M Jules Tremblay, homme de lettres; M.P.-E.Ulron.maître de chapelle à l'église 3t-Vincent de Paul.Nu doute qu'avec l'organisation actuelle, le nouveau prospectus-programme qui vient d'être édité, et la notoriété dont il Jouit A-plus en plus, le Conservatoire Royal ne soit appelé à une expansion considérable.Le nombre des élèves qui se présentent aux examens est plus nombreux ehaïue année et l'on estime à deux cents le nombre d'inscriptions pour 924.C'est la signification que les honneurs décernés par .e Conservatoire sont avidement recherchés.Cette institution, nous en sommes certains, fait oeuvre utile en aidant a d'velopp-r le go fit musical et à promouvoir la culture artistique, et réalise pleinement les aspirations de ses fondateurs.-o- Adorons toujours avec la même ferveur et la même passion Gluck.Haydn.Beethoven.Mozart, notre Raphael en musique.On a beau dire tout ce qui n'est pas ces hommes vraiment divins cloche à leurs cotés.On y revient constamment : leurs beautés sont tellement inépuisables qu'on croit toujours les entendre pour la première fois, et la dernière est toujours la plus belle.(Pensées! INCHES.ï.\ THE CLOISTERS" (Dans les Cloîtres) par I.eu Torrance Une nouvelle composition descriptive qui sera bienvenue par les amateurs de "In a Monastery Harden".Publiée pour piano solo, orgue ou violon et piano Prix: jic chaque, franco Demandez-le à votre marchand The Anglo-American Music Co.ni Victoria St.i nroiilo.Ont.BïlWhïteman l,c Conserralblre liujui > .un ii.„„i.I'eiToailll.Belleau.Dr Thibault; De gauche à droite Hère rangée i.MM.Iloude.I Vr*a chez An Icii.-Liii'lt et Willis Prix: |LM, #l.Mi.UM ,.( s.V.tt (Plus In luxe) Administration: Evelyn lioyce Ltd. 28 Mai 1924 A la demande de plusieurs de nos lecteurs, nous donnerons une attention spéciale, a commencer avec ce ¦numéro de mai, à la nouvelle étrangère, tant européenne qu'américaine.C'est notre dcsv de faire en soi le de satisfaire nos nombreux lecteurs qui doivent être renseignés sur le mouvement musical a l étrange,, et ceux-ci, nous en sommes assurés, nous sauront gré de nous voir améliorer, encore une fois, la tenue de notre revue.PARIS A l'Opéra : 21 avril "Samson et Dalila" (Saint-Saëns) et "La Nuit ensorcelée" (Chopin-Aubert) ; avril : "Lohengrin" (Wagner); 23 avril : "Héro-diade, (Massenet): 25 avril: "Parsifal"; 20 avril: "Aida" (Verdi); 27 avril : Matinée: "Faust".Soirée: "Rlgoletto" (Verdi) et "Les Deux Pigeons" (Messager)."Parsifal" a été donné les 25, 2S avril, 2, 7 mai."Parsifal" jouit d'un privilège unique en France.C'est le seul ouvrage pour lequel les directions obligent les spectateurs à se montrer, sinon très musiciens, tout au moins bien Élevés.Les portes sont rigoureusement fermées dés que les premieres notes du Prélude se sont élevées doucement ; elles n'ouvrent' a nouveau qu'à la fin du premier acte, c'est-à-dire près de deux heures après.Quelle est la raison de ce privilège ?Une imita t ion de Bay-reuth ou de Munich.?Dans ces théâtres la consigne était aussi sévère pour tout autre opéra.Est-ce à.cause du caractère religieux de l'oeuvre?alors "Parsifal" serait plus heureux que les messes dominicales où les fidèles n'arrivent qu'après l'évangile, dernier délai rituel.Ou bien cette consigne ne vaudra-t-elle que pendant la semaine sainte ?M.Rouché aurait ainsi mérité quelques indulgences pour avoir obligé nos charmantes compagnes a faire pénitence en arrivant a.l'heure exacte.A rOpéra-Comique : 21 avril, matinée : "Madame Butterfly" (Puccini) et "Le Festin de l'Araignée" (Roussel), soirée : "Werther" (Massenet) et "Ca-valleria Rusticana" (Mascagni); 22 avril: "La Vie de Bohème" (Puccini) et "L'Appel de la Mer" (H.Rabaud); 23 avril: "La Tosca" (Puccini) et "Le Voile du Bonheur" (M.Pons) ; 24 avril, matinée : "Le Barbier de Seville" (Rossini) et "L'Appel de la Mer" (H.Rabaud), soirée : "Polyphène (J.Cras) et "Le Festin de l'Araignée" (A.Roussel) ; 25 avril : "Louise" (Charpentier); 2fi avril : "Les ¦ Contes d'Hoffmann" (Offenbach) ; 27 avril : "La Habanera" (Laparra), "Paillasse" (Leoncavallo) et "Mignon" (Thomas)."La Forest Bleue", le délicieux ouvrage de Louis Aubert sera créé avant la fin de la saison.On annonce aussi les reprises de "Pelléas et Mélisande" de Debussy et "Quand la Cloche Sonnera" de A.Bachelet.Programme des Grands Concerts : Concertu-Colonne (10 avril) avec le concours de Mme Ania Dorfmann, pianiste.Festival Beethoven : "Ouverture" de Coriolan."1er Concerto en ut majeur" pour piano."Symphonie héroïque".Dirigé par M.Gabriel Pierné.Le 2G avril avec le concours de MM.Henri Casadessus et Roger Debonnet : "Reformation Symphonique" (Mendelssohn) ; "Concerto" pour viole d'amour (1ère audition—Asloli).Soliste: M.Casadessus, "2 Noctures" ( Debussy) "Poème" (pour violon et orchestre) (Chausson), soliste : Roger Debonnet; "Danses Polovtsiennes" (Borodine), dirigé par M.Gabriel Pierné.Concert Pasdeloup : 19 et 20 avril, "Le Roi d'Ys" (Ouv.de Lalo), "Concerto en mi bémol" (Beethoven), soliste : Marcel Ci am pi, pianiste ; "L'oiseau de Feu", "Petrouchka".1 er et 4e tableaux (Stravinsky) "Prince Igor" (Borodine), dirigé par Rhené-Baton.Concerts de l'Orchestre du Conservatoire et, do la Chorale mixte de Paris : 29 avril, avec le concours de M.Alfred Cortot, pianiste, et sous la direction de Walter Damrosch.Cycle Beethoven."Symphonie en ut"; "Concerto en do mineur" pour piano; "Symphonie en ré".Concerts KoussewïtzJky à.l'Opéra les S, 15, 22 et 2!> mai avec le concours de Serge Prokof leff, Albert Spalding.Igor Strawinsky et Henri Faubert M.Koussewltzky dirigera un choeur et un orchestre de 250 exécutants et il fera connaître en première audition les oeuvres suivantes ; Corelll : "Concerto" pour orchestre; A.Honegger : "Pacific"; Locatelli: "Symphonie funèbre" ; F.Maliniero : "Impression! dai Vero" (3e suite); S.Prokofieff : "2e Concerto" pour piano et orchestre (nouvelle version) ; S, Prokofieff : "Sept, ils sont sept !" incantation pour ténor solo, choeurs et grand orchestre; O.Respigni : "Concerto" pour violon et orchestre; T.Stravinsky: "Concerto" pour piano et orchestre, et une oeuvre pour choeurs et orchestre; Fl.Schmltt : "Les Mirages", pour orchestre ; A.Tansman : "Légende".En outre il fera exécuter d'autres oeuvres plus connues du public parisien telles que : De Manuel de Pal la : "L'Amor Bru.io"; C.Debussy : "Trois Nocturnes" (3e avec choeurs); Moussorgsky : "Tableaux d'une Exposition", orchestrés par Maurice Rave3^ Scriablne : "Poème de l'Extase"; Stravin- sky : "Le Sacre du Printemps", "L'Oiseau de Feu", "Petrouchka" ; Schubert : "Symphonie tragique", etc.Le Guide du Concert nous apprend que le 22 mars dernier, il s'est donné 16 concerts en tout dans la Ville Lumière.Les plus blasés en fait de musique auraient de quoi se contenter! Le Théâtre des Champs-Elysées a donné les 28 et 30 avril, en soirée, deux représentations de "Tristan et Yseult", avec la troupe de l'Opéra National de La Haye.Ces deux représentations ont été dirigées par M.Albert Van Raalte.Mura tore, de passage a Paris, chantera en mai il l'Opéra-Comique "Carmen" et "Pénélope".Le public parisien aura ainsi l'occasion d'admirer deux aspects très différents, tant au point de vue scénique qu'à celui de l'expression musicale, du talent de ce grand artiste qui donne de l'oeuvre de Bizet nussî bien que de celle de Fauré une interprétation incomparable.La proclamation des Prix de Rome pour la Musique aura lieu le S juillet.Les directeurs de la Salle Favart viennent de recevoir un ballet en un acte dû à la plume de M.Gabriel Grovlez : "lia Princesse au Jardin".L'Amérique du Nord vient d'envoyer à Paris l'un ' de ses plus remarquables barytons de concerts, M.Hubert Hendrie, élève d'Oscar Seagle, de Jean de Resaké et de Camille Decreus.On annonce une entreprise lyrique américaine au Théâtre Sarah-Bernhardt pour le mois de mai.Elle sera dirigée par MM.de Segurola et Lougone.La troupe d'opéra interprétera entre autres oeuvres : "L'Amore dei Treehe" de M.Montemezzï, "Otello", "L'Orn ccolo" et "Natom.i" de Victor Herbert."Manon", "Ernani", "Francesca di Rimini", "André Chénier".On cite parmi les interprètes les noms do M m os Rosa Ponselle, Jeanne Gordon.MM.Mario Charnier», Edward Johnson, Richard Bonelli.La créatrice du beau drame musical "Padma-vati" de M.Albert Roussel, Mlle Ketty Lapeyrette, r.Kt fivatcée vour les concerts du Cycle Beethoven aux Champs-Elysées.Le célèbre chef d'orchestre Walter Damrosch actuellement à Paris dirigera six grands concerts consacrés à Beethoven donnés au bénéfice de la belle association îles Anciens Elèves du Conservatoire.CVst un nouveau beau geste du grand artiste américain dont on connaîL la sympathie pour la France.Du fi au 24 juin, M.Waller Straram dîrigern un cycle Mozart.M.Mengelberg, attendu incessamment à Paris dirigera des concerts avec son orchestre et les choeurs du Tookunsl d'Amsterdam, les 18, 19, 21, 22 et 23 mai.Aux programmes : "Passion selon St-Mathieu" (Bach), "Neuvième Symphonie" (Beethoven) et "Requiem" (Fauré).Le violoniste américain Albert Spalding s'est fait entendre en concert le 27 avril et le 4 mai dernier, a y Ei nt comme accompagna leur André Ben ois t.Au programme : "Sona te en sol" (Porpora) "Sonate en ré mineur, op.I OS" ( Brahms), "Cortège" (LUI Boulanger), "Sonate en sol mineur" (Ta rtinl ), "Concerto en ré" (Mozart), "Chant du Snir" (Schumann), "Burleska" (Suit), "Ritml", "Capitan Fracassa" (Castelnuovo).FRANCE Rennes- — LES BALLETS RUSSES.— Sous la direction de M.W.de Basil, les danseurs russes sont venus au Théâtre Municipal et ce fut un enchantement pour les yeux, un charme exquis pour les oreilles."La Légende des Cygnes*' ballet de Tchaïkowsky, un copieux divertissement et "Isla-mey".ballet oriental, sur de jolis motifs de Masse-net, Delibes, Sa int-Saëns, Rubinstein, César Cui.permirent à toute la salle enthousiasmée d'apprécier la grace et lu souplesse de Mmes Elyse Gluck, Léonidoviïi.GlouUnriowa, Smirnnwa, la force et la beauté plastique de MM.Trlpolitoff et Gretchiklne et la musicalité de l'habile maestro 'Doubiagsky.Soirée d'art pur.Au Conservatoire ù> Lyon.—M.Florent Schmltt n vfi it ;¦ ccenié de présider nux" destinées du Conservatoire de Lyon pour une période d'une année seulement.Elle s'est allongée très nu delà des I'm i tes normales, l'auteur de la "_Tragé0.1e ,tle Salomé" ayant été nommé directeur au déclin de 1.0 21, Mais, désireux do se consacrer plus exclusivement h ses devoirs de créateur.Il vient do demander ;\ être libéré de cette charge.Son successeur, selon toute vraisemblance, sera M.Wlt-kowaki, le directeur des Granda-Concei'ts de Lyon, auxquels il a donné un si admirable essor el lr compositeur du "Poème de la Maison" et de "Mon Lac".Au Conservatoire américain.—M.Camille Decreus le nouveau directeur du Conservatoire américain, se propose d'organiser une série de manifestations musicales au profit des jeunes étudiants qui suivent l'enseignement de l'Ecole de Fontainebleau.La presse do New-York ne cache pas la satisfaction que lui cause cette nouvelle et relève avec pla isir parmi les compositeurs français se proposant d'y participer, tes noms de .MM.Roger-Ducasse, Florent Schmitt, G.Grovlez, Albert Roussel et Guy-Ropariz.Entre les 5 février et 5 mars, M.Darius-Milhaud a composé deux ballets dont l'apparition à la scène est proche.L'un, "Salade", ballet avec chant, dont le principal interprète sera le célèbre danseur Mas-sine, doit être monté à la Cigj>le pour les représentations organisées par le Comte de Beaumont, l'autre "Le Train Bleu", opérette chorégraphique, interprêtée par la merveilleuse troupe de M.Serge de Diaghilew verra le jour au Théâtre des Champs-Elysées.ALLEMAGNE Le nouvel opéra de M.Franz Schrcker, "Jrreluhc" vient d'êt ro créé au Théâtre de Cologne.La "Dixième Symphonie" (posthume) de Gustave Mahler sera exécutée pour la première fois le IS mai prochain, jour anniversaire de la mort de Mahler.Le Théâtre de Mannheim vient de représenter pour la première fols deux drames lyriques de M.Egon Wellesz, "Alkeslis" et "Diana".Les choeurs et le corps de ballet de l'Opéra national prussien de Berlin se sont mis en grève.On annonce la faillite de 1'"Opéra allemand" de Charlottenbourg-Berlin, dont M.Léo Blech était le directeur artistique.AUTRICHE Sur les programmes des quatres concerts annoncés à Sal «bourg pour le mois d'août prochain par la Société Internationale de Musique Moderne, nous relevons les oeuvres suivantes de compositeurs français : Erik Satie : "Socrate" ; Francis Poulenc : "Sonate" pour clarinette et basson ; Georges Auric: V" Alphabet" ; Darius Milhaud: "Catalogue de Fleurs".ITALIE I/oratorlo de Perosi "La Resurvezione di Cristo" vient d'être donné avec une ampleur exceptionnelle (orchestre et choeurs.350 exécutants) à.l'Augusteo sous la direction de ma est ro Molinari.Reprise au Costnnzi tV'Yrls".Cet opéra du maître Mascagni, écrit Vuicl plus d'un quart de siècle, a été conduit à r ovation par Erdoardo Vitale, la chanteuse Irma Vigano, le ténor Merli et le baryton Gherartlinl.¦ Le "Pierrot lunaire" de Schonberg a fait sa première apparition en Italie dans la salle de S.Cecilia, à Rome, où le compositeur viennois dirigeait son oeuvre en personne.Première au Costanzl do "La Ghlbelllna", opéra du maestro Kenzo Blanchi sur un livret de Nico-deml.En réaction contre les influences étrangères et les formes nouvelles de la musique, l'auteur est resté volontairement fidèle à la conception lyrique italienne d'il y a vingt-cinq ans.L'accueil du public n'en fut pas moins excellent.Au Rlstori de Vérone présentation d'un opéra-comique, inédit en Italie, de Donizetti: "Rita".Ecrit après le grand succès de "La Favorite" à Paris, cet ouvrage y fut donné avec moins de bonheur.L'échec semble venir du livret à prétention comique et qui n'est qu'ennuyeux.La "Messe solennelle en ré" de Beethoven vient d'être donnée pour la première fois en Italie.L'honneur en revient au maestro Molinari qui monta et dirîgea cette oeuvre formidable à 1'August eo.Ce fut une apothéose.Au deuxième concert dirigé à 1'Augusteum par le maestro Marlnuzzl, l'émlnent chef d'orchestre se fit également applaudir comme compositeur dans une Suite, MI m pression | si ci liane", qu'il écrivit en IMS et nul n'avait pas encore été entendue.Pn nui les meilleurs concerts du mois dernier, à Milan, citons ceux de.la "Socleta del Qunrteto", du Quartet lo Poltronicri qui fit entendre au "Tciiim di'l Pnpolo" des oeuvres nouvelles : la "Sonala quasi fHnta.sfa" pour piano et violoncello d'Antonio Yerctti ; .v "St.nrne.lll .e, ballato" .pour quatuor à cordes de M;i lipiero et la déjà répuléo "Sonate en si mineur" do Pick ManfflaffaUh Mai 1924 29 ESI* A ONE Au Théâtre Llcéo de Barcelone, les concerts sym-lihonlqui'H pour orchestre «o «ont succédés ayant comme directeur Igor Stravinsky, Franz Schalk.I/orchCHlre connu houh le nom d'Orcheslre Pablo rasa 1k eut le meilleur muv l'Espagne possède actuellement.De planiste Bmil Saucr a fa"s PRIX sont de $3.00 à $9.00 complet, comprenant l'Examen FAVREAU-Ltée L.FAVREÂU, Pour la VUE °PTïC\EÏ* OPTOMÉTRlSTE TAIT- 197 Rue SAINTE-CATHERINE E ST 76?220 34 Le quatrième concert de l'Orchestre Symphonique A son quatrième concert qui a eu lieu le 2!> •le ce mois, l'Orchestre Symphonique tie Montréal exécutera le programme suivant: "Symphonie .\o J.Beethoven: Rhapsodie ranadienne.-Mackenzie; Piiiudr iet Valtret Chanteurs, Wagner; Huit vhanti nates.Liadow; et îles "suites" de Debussy.|)nk:is el .l'I:i(ly.LE COLLEGE DE MUSIQUE "DOMINION'' Fondé eu 1*94 Incorporé en ISï.i l.e s)lliilius est eniiijê gmliilteiiiciil nui personne» U-w> du Colli**;.- ltmirget RDITION A : Cnuplrt».>
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