La lyre, 1 janvier 1924, no 24
™2 L-70 EX.2 MONTREAL, OCTOBRE 1924 ft- Revue Musicale Mensuell Lyre Vol.2 No 24 La grande artiste française qui vient de débarquer à New-York et qui fera une tournée de concerts au Canada et aux Etats-Unis, sous la direction de l'imprésario Bernard Laberge.25c ROSE ARMANDIE Soprano .THEATRE ORPHEUM (Montréal) • Dimanche l.o 12 octobre Voulez-vous entendre gratuitement le Théâtre de la Porte St-Martin A L'ORPHEUM N'importe quel siège.N'importe quel soir Ce privilège est accordé à tout abonné de la revue musicale et théâtrale "La Lyre" Pour renseignements, s'adresser aux bureaux de La Lyre 207 St-Denis Tél.Est 9649 Monument National 26 Novembre Le Carillon de St-Arlon Opérette en 3 actes de Gaston Meynard Messieurs FOURNIER DE BELLEVAL, EMILE LAMARRE, A.LAMARCHE, THOMAS CHAMBERLAND.Mesdames GABRIELLE CHOQUETTE, ELISA GAREAU, L.P.DEMERS,' REGINA DAOUST.Choeur de 40 voix — Orchestre de 30 musiciens Billets chez : Bouvier, 452 Ste-Catherine Est; Raoul Vennal, 462 St-Denis.50c _.75c — $1.00 — $1.25 — $1.50 — Loge, $2.00. Octobre 1924 mix D'ABONNEMENT Six mois.Un an.Deux ans .L'unité.Numéros des mois écoulés J1.50 J2.60 J4.50 .26 .35 Primes et récompenses sont données pour 5 abonnements ou plus.La manière la plus sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être Inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, U vous faut nous envoyer votre nom et votre adresse, avec le montant de l'abonnement en timbres, chèque au pair ou mandat poste.Revue Musicale et Théâtrale Kédlgée en Collaboration oubliée par "La Cie de Publication l.a Lyre" AdrrM>ex toute communication ft :— LA CIH 1)E l'UIïLICATION "LA I.V'EE".207, rue St-Denis, Montréal, P.Q.Tél.: Est 9649 ECHEANCES :— Etant donné le caractère éducatlonnel de "La Lyre", un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après l'échéance de la période payée, à moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE : — Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.MANUSCRITS :— Les manuscrits doivent être adressés a "La Lyre" et écrits sur un seul côté des feuilles.2e année, No 24 Montréal, octobre 1924 A NOS LECTEURS DOUBLE AUBAINE A tonte personne qui nous fera parvenir le montant d'un abonnement nouveau ou renouvelé, nous remettrons une passe donnant droit à un fauteuil d'orchestre, pour l'une ou l'ardre des représentations de comédie française, données actuellement par la troupe de la Porte Saint-Martin, au Théâtre Orpheum.Tout abonné de "La Lyre" qui voudrait assister au concert de Rose Armandie et de Clara Haskill, dimanche après-midi, le 12 octobre, au Théâtre Orpheum, peut obtenir, en se présentant à nos bureaux, une carte lui donnant droit à une diminution de 50 cents sur le prix de son billet.Nos lecteurs comprendront, nous en sommes certains, les sacrifices que nous faisons en cette circonstance ; nous leur demanderons de penser davantage à "La Lyre" et de parler d'elle à leurs amis.A PROPOS DE "RAPPELS" i|£ retour de la saison musicale nous remet en mémoire ce que disait Adolphe Adam, dans ses Souvenirs, au sujet des "rappels": "Le public anglais est le plus exigeant des auditoires et il exprime son désir en employant un mot français, tout comme nous employons nous-mêmes un mot latin." Le mot français auquel il fait allusion est encore et le mot latin bis, qui veut dire deux fois, et dont nous faisons quelquefois le verbe bisser, qui signifie répéter un morceau de musique.La question des rappels intéresse tous les musiciens, et plusieurs diffèrent d'opinion à ce sujet.Wagner ne permettait jamais les rappels durant l'exécution de ses opéras, pour ne pas interrompre l'action dramatique.Des organisations comme la Symphonie de Boston sont complètement opposées aux rappels, parce que l'on considère que la composition d'un programme est en elle-même un travail artistique sérieux, qui ne doit pas être gâté par des répétitions superflues ou des additions de pièces étrangères.Toutefois, dans des auditions musicales comme les opéras comiques, les opérettes ou les concerts, le rappel fait plaisir à l'auditoire et l'artiste peut dire avec un certain orgueil combien de fois il a eu cet honneur.Il faut parfois beaucoup de tact et de jugement pour dé-i cider à l'instaflt même si Von doit répéter en entier ou en partie la pièce que l'on vient de donner, ou bien exécuter un autre morceau ou simplement remercier le public.Les professionnels et les organisations musicales décident en même temps que le programme cette question de rappels, et il serait intéressant de regarder la partition d'un chef d'orchestre avant l'ouverture d'un concert ou d'une représentation d'opéra comique.Toutes les répétitions sont indiquées au crayon de couleur pour un premier, un deuxième et même un troisième "rappel".Quelquefois même, pour éviter toute erreur, on intercale une deuxième partition de la partie à répéter.Les amateurs devraient donner une aussi grande attention à la préparation de leurs rappels qu'à celui de leurs programmes.Souvent, une pièce choisie au hasard, sous l'impulsion du moment, ne produit pas toujours l'effet attendu.Si l'on n'a pas de plan bien établi, il vaut mieux répéter le même morceau; s'il est trop long, seulement une partie.Mais il serait plus sage d'avoir toujours dans son répertoire une certaine quantité de petites pièces courtes, destinées à cet usage, et que l'on peut se procurer che^ n'importe quel marchand de musique sous le nom de "pièces de rappels".Généralement parlant, un rappel doit être court et d'un caractère plus léger que le numéro au programme, sans toutefois faire un contraste trop violent.Un morceau un peu piquant et fin, mais distingué, est toujours à sa place.Il n'est pas nécessaire qu'un rappel soit toujours gai, mais ce serait manquer de jugement que de donner, après une pièce lente et triste, un morceau du même genre.On doit toujours être en état d'interpréter le rappel aussi bien, sinon mieux, que la pièce au programme ; c'est-à-dire que si l'on se sent fatigué, comme cela peut arriver à la fin d'un concert ou après l'exécution d'un long morceau, il vaut mieux, dans ce cas, se contenter de saluer.t.J'ai des tète à tête à perla de avec Chopin que j'aime beaucoup, et uni ¦ il écrivit pour Clara VVieck et que celle-ci.du reste, jouait à la perfection.I.a réputation commençait à arriver, cette notoriété du moins qui se change en célébrité lorsqu'on a pris contact avec le pub le.C'est le moment où il pensa h la fameuse Sonate en mil mineur.C'est aussi, hélas ! le moment où il ressentit les premières atteintes du surménage, atteintes que la mort de sa belle-soeur et celle de son frère vinrent encore exagérer.Il profita d'un retour à 'u santé pour fonder une revue musicale, la Xi u Zritxchrift /ile Mustek.C'était là encore un apostolat, une forme de sa vocation II avait des idées à répandre, il avait surtout des Idées à combattre.Sous les pseudonymes les plus différents de Jonathan.île Raro.d'Busèbe et de Klorestan.il engageai; avec lui-même les polémiques les p us mordantes, les plus sarcastïques qu'on put rêver.L'épigraphe de ce journal était un passage du prologue de Ihiiiii VIII de Shakespeare : "Ceux-là seulement qui viennent pour entendre une pièce gaie ou licencieuse et un bruit de boucliers, nu pour voir un bouffon en robe bigarrée bordée de jaune, seront trompés dans leur attente." Schumann voulait lutter contre !e mauvais goût et la médiocrité, li avait horreur des faux talents et II voulait paillr en guerre contre les gloires usurpées.Qui de nous n'a eu dans sa jeunesse l'idées de ceB saintes croisades pour le Beau ?Mais le maître île Zwickau ne transigea pas.il ne craignit pu île se créer des inimitiés, il 'eva courageuse ment l'étendard de l'insurrection contre tout ce qui n'était pas la bonne cause, c'est-à-dire la bonne musique A lui accoururent des esprits de choix.U est facile de mettre des noms sur les pseudonymes cités plus haut.Scluiman:i s'était réservé ceux d'Eusèhtus et de Klorestan; Kusébius était le critique sévère et Klorestan était le critique optimiste.Raro intervenait pour les mettre d'accord; Raro, c'était Frédéric Wierk.le futur beau-père de Schumann C ara Wleck signait Zélia; le musicographe Schunke s'abritait sous le pseudonyme de Jonathan : et le grand Mendelssohn collaborait sous celui de Kélix Méritis.Tous ces écrivains étaient groupés nu nombre îles Daviilsbumllcr.autrement dit In Ligue des llaviillstes Les Davidistes étaient ceux qui luttaient contre les Philistins de la musique, contre les rétrogrades, contre les routiniers.Ah ! le noble but ' Comme les fervents de l'art doivent être reconnaissants à Schumann de cette lielle ardeur, de ce désintéressement ! Schumann lui-même y trouva un profit moral Car.comme musicien, il fut encore plus difficile pour lui-même qu'il ne l'était pour les autres; ii fut pour ses propres productions le critique le plus sévère qu'on pût rêver.Et il composait sans cesse; sa série d'oeuvres pour le piano, les Novelette*, les Humonsi/ni s.les .Scene* il'i iifniiln.le Cnr-;ii7ru/, etc.le désignaient à l'attention du monde musical; l'échec même de sa première Symphonie qu'il avait jouée à Zwickau — nul n'est prophète en son pays — le fortifiait dans sa volonté d'écrire pour l'orchestre.Il Robert ci < tara Schumann était soutenu dans ses découragements — miel est l'artiste qui n'a ses moments de désespoir ?— par des amitiés de femme ; On a essayé de convertir ces amitiés en amourettes; n'est-il pas plus simple de croire que Schumann, pour se surexciter l'imagination,pour se forger un idea', adressait de respectueux hommages à Mlle Ernestine de Kricken.qu'il avait demandée en mariage; mais il n'eut pas de peine à reconnaître qu'il s'était mépris sur lui-même.Son coeur était ailleurs.C'était Clara Wleck qu'il aimait; il lui adressait des lettres d'une tendresse on ne peut plus expansive.Il demanda la main de C ara à son Maison natale de Schumann, n Znicl.au.Octobre 1984 père Frédéric Wleck Celui-ci refusa tout net.Sur ces entrefaites, la mère de Schumann mourut, et Schumann put dire que cette année 1826 était la plus triste de sa vie.Mais II était de ceux que lu difficulté stimule.Il traduisit en musique son chagrin, ses espoirs Il le disait lui-même : "Iles luttes que me coûte Clara beaucoup de musique est née et a été conçue." ("est en effet de cette époque que datent les Concertos, les Sonates, les multiples pièces pour piano.Toutes les difficultés s'aplanirent avec le lemps.et.le 12 septembre 1840, Schumann put épouser la femme qu'il aimait et qui l'aimait.Ce fut le bonheur, ce fut la joie féconde dans la production.Schumann épancha son line ravie dans les luilei qu'il ¦-mi.La voix ne suffisant plus à exprimer son inspiration, il écrivit pour l'orchestre la Symphonie en «i bémol, il jeta les esquisses de la Symphonie en n mineur, il se livra i l.i composition de la musique de Chambrai c'est en 1842 qu'il écrivit son admirabl-Quintette.De l'orchestre il s'élève aux oeuvres lyriques, le l'nrmlis et lu Pin, cette grisaille orientale, puis II songe au Faust, Clara Wleck était la bonne Ce qui présidai! ce foyer; elle était aussi la virtuose lui donnait la vie aux oeuvres de son mari Malheureusement, en 1S44 la san(é de Schumann s'altéra gravement.Tout travail lui fut interdit.Schumann restait dei heures •litières sans prononce! un mot la tension de l'esprit avait provoqué cher, ce grand génie une incurable neurasthénie.Ses unis le reci naissaient à pelas, tant il ivait changé A Dresde, qu'il vint habiter avec sa femme et ses huit enfants, il put se soigner ot revenir à la composition musicale Clara donnait des concerts qui ussuraient l'existence matérielle du ménage.Mais l'état nerveux du malade s'aggravait Comment empêcher un musicien de penser en musique î Les oeuvres qu'il écrivit à ce moment se ressentaient de l'affaiblissement de von cerveau.Les déboires qu'il éprouva lorsqu'il écrivit des oeuvres de théâtre comme "Ocneviève".qui n'eut aucun retentissement, son insuccès à Dusseld irf où il voulut se révéler comme chef d'orchestre, aggravèrent son irritabilité., ses crises nerveuses, son hypocondrie II composa pour tant encore des sonates pour piano, le Mnnfiiil, la fameuse Siimiih'inlr rhénane, le liai lirnlHiifs pour ses fll'es.La folie hallucinatoire s'empara de lui.Una note persistante sonnait à ses oreilles et le poursuivait sans relâche il demandait aux tables tournantes de lui Indiquer les mouvements de la Symphonie en Ut mineur de Beethoven II dut entrer dnns une maison de santé à Kndenlch.près de Bonn, à la suite d'un accès de folle pendant lequel II alla se Jeter dans le Rhin.C'était le 2" février 1N54.II fut retiré par des bateliers; sa vie était sauve, mais quel e loque on ramena ! La déchê-inie physique fut encore plus rapide que la déchéance morale.Le médecin dut même Interdire à Clam de venir voir son mari, tant ces visites lui causaient de surexcitation.Le 29 juillet, il mourut da.s une dernière crise.Cette mort terrible, c'est la rançon que la nature impose au ^'nlc.loi is BCHNBIDBR. Octobre 1!)24 INTRODUCTION A LA VIE MUSICALE (PRÉCIS DES ÉLÉMENTS HISTORIQUES ET TECHNIQUES DE LA MUSIQUE)^ Par PAUL LACOME Dans les autres feuilletons de cet ouvrage, commencé en 1933, M.Paid Lacome a déjà étudié les origines de l'art musical, la musique grecque, les origines de la musique moderne et la naissance du contrepoint.Il y a commencé l'exposé des principes naturels qui groupent les sons entre eux; cet article en continue l'étude.Les facilités de modulation que procure cel accord sont infinies (a) (on peut, au moyen d'un seul accord diminué, passer dans les 24 Ions majeurs ou mineurs) ; aussi doivent-elles en restreindre l'emploi.En outre, les accords diminués peuvent se succéder à l'infini, en s'en-chalnantà intervalles de demi-ton inférieur ou supérieur, et ils se prennent sans préparation.Si le lecteur regarde de près les enchaîne- (ûl On peuI, disons-nous, au moyen d'un seut accord de septième diminuée, passer dans les zt, Ions majeurs ou mineurs du système musical.Voici comment: Nous ne tiendrons pas" compte des _a_ différences enharmoniques el X —— écrirons toujours l'accord dimi- l.fy [.^ || t.nué de cette façon : %J i° En prenant chaque note de cel accord lour à tour comme tonique, on passe dans quatre tons majeurs el dons les mêmes mineurs : - Ul tonique Mï Ionique Ton de fa fc.moj.ou min.'l'on de la majeur ou mineu a* En prenant chaque note de cet accord comme septième, on passe dons quatre Ions majeurs ou les mêmes mineurs ¦je Tonique_A yc Tonique Ton de sol.Ton de st j.9» En prenant choque note de cet accord comme quinle.on passe dans quatre tons majeurs ou les mêmes mineurs: ^ 5 ie Ton de fa.On voit que ce seul accord mène dans lous les tons ran-je\ifs-et mineurs, soit viti"l-quatre.Il est évident que, suivant son emploi, son orthographe change, saos que ses sonorités se modificnl, en vertu de l'enharmonie.Ln grande slmplIci 16 de co nioven de modulation doit mcllre en garde contre son eniDloi abusif.meDts et les modulations pratiqués par ces deux accords que nous venons d'étudier, il remarquera que ces enchaînements se font au moyens de notes communes, d'où ce principe général, qui, apparent ou caché {a), semble présider.à toute loi de modulation : roui accord, quel quil soil', peut s'enchaîner avec uii accord quelconque, pourvu que ces accords soient unis par-une ou plusieurs noies communes.Une étude |)lus détaillée de la modulation sortirait des bornes et de l'esprit de ce travail, et ce qui précède suflit largement aux musiciens amateurs à qui ce travail s'adresse.TITRE V.— Notes étrangères aux accords.La premiere partie de l'élude des accords ayant traité des accords consonants, base de tout savoir, la seconde des accords dissonants.la troisième des accords ullérés, ces dernières pages parleront des noies étrangères ù la constitution des accords.Klles sont de plusieurs sortes.Les plus importantes sonl: 1° les notes de passage : 2° les retards; 3° les anticipations; 4° la pédale ; 5° la broderie ; 6° l'appoggiature ; 7° les notes de passage chromatiques (chromalisme;.Section 1.—Noies de passage.— 1" La nolede passage est une ou plusieurs noLes mélodiques qui relient deux accords différents, sans être elles-mêmes notes constitutives d'aucun de ces accords.Les mêmes avec Accords Si" est nete de passage étrangère aux accords.Accords Cette série chromatique rend sensible la règle chromatique qui préside à.l'emploi des notes {a} J'ai dit caché, parce que, dans certaines modulations sfinsnole commune l'accord intermédiaire qui ùLffbirtU.lioi-Ron par hâte*.le dois rappeler que les noies en renvoi, relevant d'une technique plus détaillée, sonl indépendantes du corps tic l'ouvrage el destinées seulement au leclcur qui désire se rendre un compte plus rigoureux de» principes formulés.communes ' est soùs- ENTENDtr.de passage.Elles ne doivent pas être éloignées des notes réelles des accords par un intervalle plus grand que le Ion (a)._ SjECTfON 11.— Retards.— Le relard ou suspension fait enlendre sur un accord nouveau une note appartenant à un accord précédent, et déjà entendue dans cel accord.Enchaînement sans ¦ Le même avec retard : relard : t 9e Le retard, formant dissonance, doit se résoudre.Il est préparé par sa nature même.Ceci est facile à constater sur l'exemple {b-)."S Section Ul.— Anlicipa-lion.— Vanlicipalion fait entendre, par anticipation, sur un accord, une des notes constitutives de l'accord suivant.-4—tï C'est le contraire du relard : ul ^—[—) appartient :'i ta mesure suivante et à l'accord d'ul.Section IV.— Pédale.— La pédale est généralement une note de basse persistante sur laquelle se développent des harmonies auxquelles souvent .+ cette note est étrangère.Ex.La note ul est étrangère aux accords marqués -1=-.Il y a des notes maintenues sous forme de pédale,'dans la partie haute ou les parties intermédiaires, mais plus rarement; il y a aussi des doubles pédales.(u) On emploie les noies de passage dans plusieurs parlies a lo fois.' .Niais, lorsqu'elles marchent chromatiquenient et par mouvement contraire, on ne doit en user qu'avec discernement, car elles produisent tics effets heurtés.Exemple : | Tnstan, p.î^ô.l On voil quelles ressources infinies les notes de passage offrent au compositeur.Les exemples les plus remarquables s'en trouvent aussi bien dans Bach que dans les dernières œuvres de Wagner.{b) Les régies -relatives au relard, multipUs et sévères, sont un reste de l'ancienne théorie dans laquelle le relard engendrait les seules dissonances qui vinssent varier l'emploi des accords consonants.Comme ces retards provenaient de la marche mélodique des parlies, origine du eontrepoinL, il résultait «le ce procédé desrencontres dissonantes fort étranges, qui semblent même aujourd'hui hardies, qui résultaient des hasards des mouvements, et qiie certains théoriciens ont le tort de confondre avec les accords eux-mêmes qui n'existaient pa.s dans ce temps.L'étude des dissonances étail, il n'y a pas bien, longtemps encore, l'unique base des éludes harmoniques.Les accords dissonants, qui demandent une preparation, constituent de vrais retards; mais le retard proprement dit.la susftension, engendre des rapports dissonants en dehors des accords classés.« Elle (la suspension) enrichit considérablement l'harmonie en y introduisant des dissonances, dont le caractère ainsi q"ue les effets sont différents de ceux des dissonances qui résultent de la superposition par tierces daus la constitution des accords.» (Reber, p.\'d!,A 30 ECHOS ET NOUVELLES On annonce, pour le mois de novembre, un deuxième festival d'opéra français, au théâtre Orpheum.Les concerts du mois d'octobre sont annoncés dans l'ordre suivant : A l'Orpheum.le 8.Mme Schumann-Hcink.contralto; — le 12.la grande artiste française.Rose Annan-die.soprano, et C ara Hasklll.pianiste; — le lfi.concert à l'église Saint-Jean-Baptiste, par l'organiste belge Charles M.Courboin; - le 19, lo ténor canadien Rodolphe Plamondon et t'iysse Paquln, basse; — Au St-Denls, le 21.la célèbre basse russe, Feodor Cha-Itapine; — A l'Orpheum, le 26.récital du pianiste français Robert Schmitz M.Charles M.Courboin, le célèbre organiste belge, donnera un concert sur les orgues de l'église St-Jeun-Bapilste, jeudi le 16 octobre, sous la présidence d'honneur de Mgr L.A.Dubuc.P.D.M.Courboin ex-organiste de la cathédrale d'Anvers, sa ville nata e.montra dès son enfance des dispositions remarquables pour la musique.A l'âge de sept ans, il jouait de STUDIO GARIEPY Ecole «If Cornet.Nolfèa-c Théorie Mu-hitle l'rof .le la Méthode Arban'a.SI Jaromea al A Petit da Conacrvmtolre de Mualque de l'aria :::< Kl B \imt\tios.».réni Tél.: E>c sma J.J GAGNIER CHEF Kiiii m-iiir Omanlaaleur d'Orcbeatrea pour Oratorloa.Opéraa, aie.MU VII.I.ENEIVE Ol EST.Tél.|-.l .3107 MONTRE II Blanche Gonthier (Mme J Séguin), la chanteuse montréalaise bien connue, est partie avec son mari, ces Jours derniers, pour New-York, où ils demeureront d>-finit 1 ventent.Mme Gonthier continuera à y cultiver son art.Mlle Adrienne Dussnull.violoniste, donnera un concert à Brockton.Mass.le 12 octobre Elle sera assistée de Mlle Irène Boucher, soprano franco-américaine.Mlle Boucher, qui étudie en Europe depuis quelques années a passé les vacances dans sa famille et retournera Immédiatement en France pour y remp'.ir des engagements intéressants.Tambours, Xylophone.Marimba Api.renei a Jouer cea >¦,.¦>.,¦.i .,< d'un profeaaeur expérimenté u \i un i: M BEB CE .151.rue Snnitulnei.Tél.: Bal 1114-W PUNDE& BOEHM Coiffeurs pour dames, Parfumeurs Toupets et Perruques pour Messieurs Transformations pour Dames Ouvrage de première classe, garanti Ondulation permanente système >'eslle a prix très modérés line visite à nos magasins est respectueusement sollicitée 119 Metcalfe Dp, SKI 262 Ste-Cath.E.Est CM» M.Charles ( iiurliuin mémoire et sans erreur des concertos de Mozart et des symphonies de Haydn qu'ils venait d'entendre.Le grand compositeur .lan Blockx.alors directeur du Conservatoire d'Anvers, entendit parler de lui et le prit sous sa protection et lui enseigna durant cinq ans le piano, l'harmonie et la compo sition.A dix ans.M.Courboin entra au collège Notre-Dame d'Anvers et deux ans après on lui confiait la charge d'organiste pour toutes les cérémonies religieuses.Alphonse Mai ly.le célèbre organiste de la Cour de Belgique et directeur de la classe d'orgue au Conservatoire de Bruxelles, l'ayant entendu un jour en fut émerveillé et conseilla à ses parents de le laisser venir à Bruxelles.Là, M.Courboin étudia pendant quatre ans sous la direction des meilleurs professeurs d'Eu rope.En 1901.il remporta le prix de piano et d'harmonie et en 1902 ceux de contrepoint, de fugue et de transposition La même année, il remporta un premier prix, contre huit concurrents dans un concours international.C'est à ce moment qu'il fut nommé organiste à la cathédrale d'Anvers, qui renferme l'orgue le plus considérable de Belgique Ses récitals attiraient les foules et sa renommée se répandit à l'étranger.Il se fit entendre à Londres, à Paris, à Rheims et dans plusieurs villes de France, de Belgique et d'Allemagne.En 1904.M.Courboin vint en Amérique et fut nommé organiste à l'église Saint-Paul, d'Oswego.De là.Il passa à Syracuse, à Springfield et, en 1919.fut engagé pour dunner des récitals sur les orgues de la Maison Wanamaker.de Philadelphie.En 1921, de concert avec M.Marcel Dupré.il fit Est 1866 G.BRENTA Décoration française d'intérieurs Consultez-nous pour la décoration Intérieure de vos appartements, telle que: rideaux, draperies, etc.; également ameublements de première, qualité faits à ordre.SATISFACTION GARANTIE SOS ST-I.KMS MP VIIRE \l.Octobre i»2l l'inauguration des grandes orgues de cette même maison, à New-York.M, Courboin possède un répertoire de plus de cinq cents compositions Ot, durant ses récitals, il Joue toujours de mémoire.l.e pianiste canadien, Emiliano Renaud, vient de s'embarquer pour l'Europe.11 donnera une série de concerts en Angleterre, en France et en Allemagne.M l'aul liufault a donné un concert à Ste-llélène de Bagot, le 1er octobre, avec le concours de M.Joseph Saucier, baryton distingué.M.Jean Deslauriers, violoniste et M.Alfred Carrier, pianiste Les Chanteurs de Montréal de Montréal méritent des félicitations pour le geste magnifique qu'ils viennent de faire en organi sanl une réception au grand artiste canadien-français.Rodolphe Plamondon.qui revient au pays donner une série de concerts, avec sen élève Ulysse l'aquin.Ce geste Indique un grand pas dans le domaine artis tique : il signifie que nous commençons à reconnaître nos artistes, que nous les croyons capables de remporter des succès à l'étranger et de faire honneur à notre nationalité.Plus de trois cents personnes s'étaient portées à la gare Viger, dimanche soir le 21.pour faire une ovation à MM.Plamondon et Paquin Dès l'apparition des artistes, les Chanteurs de Montréal, sur uu signal de leur directeur M.Jean Gouiet, entonnèrent le chant national "O Canada".M Ludger Gravel, vice-président de l'Association.Invita ensuite la fon'e à se rendre au Club Canadien où il y eut discours et santés, au cours desquels on rappela les succès remportés par M.Plamondon à l'étranger.Rodolphe Plamondon chante peu l'opéra.Il se consacre aux grandes oeuvres classiques.Il est le soliste attitré des Concerts Co'onne, des Sociétés Bach et Haendel, et dans les principales églises de Paris.On le réclame partout |.r l'exécution îles grands oratorios, où il se montre l'égal des plus grandes vedettes Nous espérons que le public montréalais se portera en foule à son concert du 19 octobre, au théâtre Orpheum.-o- \ M(»l It TZIGANE La Société canadienne d'opérette a inauguré sa deuxième saison de spectacles par deux magnifiques représentations de l'opéra comique de Franz Lehar."Amour Tzigane".La salle du Monument national était remplie d'un public distingué et enthousiaste, qui n'a pas ménagé ses applaudissements.L'oeuvre de Lehar est charmante mnis difficile à Interpréter pour des amateurs, et le succès remporté par les Interprètes prouve bien que les Canadiens, lorsqu'ils veulent travailler, peuvent faire aussi bien.s;non mieux, que dea étrangers.Nous avons entendu au sortir de la deuxième représentation, une personne qui s'y connaît et qui a habité Paris durant plusieurs années, dire : "Je suis allé souvent à la Gaieté Lyrique et Je n'ai jamais entendu mieux".C'est dire que ces deux représentations ont été intéressantes au possible.Le deuxième acte surtout fut magnifiquement Interprété; on se serait cru, k certain moment, au grand opéra.Iluraiiu aolr: Tai.44(1 Î.VJI Si - Il nl.erl (coin Beaubien l Tél.Muni Bill E.BOISSONNEAULT NOTAIRE Domicile nn.1 Si-Hubert.Bat OnSB-M H ( RAIO OI'KST.(Il 4111 MONTREAL LBERT LEFORT n S i r A \ r e s COIDENT8.FTDtJ VOI.UTo.MOBII.ES.ETC, Tél.M.0ilS7 (li.VIS, i.i.r.Eicli." Octobre 1924 Nous devons offrir des félicitations à l'administrateur, M.Vaillancourt, pour sa hardiesse, et des remerciements à M.Rober-val qui fut l'âme dirigeante de cette entreprise.Le public lui a sans doute montré sa satisfaction, mais on ne s'imagine pas combien il lui a fallu de travail et de persévérance pour mettre à point une oeuvre semblable.Les interprètes méritent tous des éloges.Mlle Léonide LeTourneux, dans le rôle de "Zorika", a été tout simplement superbe.Elle est douée d'un soprano étoffé, de métal clair et de timbre chaud.Elle a l'aisance scénique dénotant !e don de théâtre; l'expression est juste, mais un peu exagérée parfois; la ligne est jolie et l'attitude jeune; la nuance s'affinera avec l'accoutumance de l'acoustique.Qu'elle soigne rigoureusement son articulation et se garde de pousser sur l'appui dos notes aiguës.M.Paul Valade, ténor à la voix sympathique, était déjà avantageusement connu comme chanteur de concert.Si son interprétation du rôle de "Joszi" nous a paru, à certain moment, un peu froide, nous ne devons pas oublier que M.Valade débutait dans l'art dramatique.M.Paul Trépanier nous a rendu sympathique le rôle du fiancé "Jonel".Nous avons revu avec plaisir l'excellent comédien qu'est M.Marcel Noël.Son type de "Kaje-tan" nous a fort amusés.Nous devons signaler aussi les débuts de MM.Emile Lamarre et Ovila Legaré.Ce dernier surtout est une heureuse acquisition pour la Société d'Opérette.Les autres rôles féminins étaient tenus par Mme Elisa Gareau, qui fut, comme toujours, très intéressante dans le rôle "d'Arany".Mlle Lucile Turner a été tout à fait gentille dans le rôle si coquet de "Lilia" et Mme P.Deniers a bien interprété le rôle de la nourrice "Julcsa".De l'orchestre, nous n'avons à faire que des éloges.Dès l'ouverture, on eut une impression de solidité qui dura jusqu'à la fin.D'aucuns auraient souhaité un peu moins de force durant l'accompagnement de certains soli, mais nous devons cependant nous rappeler que cet orchestre en était à ses débuts.Les choeurs sont mieux balancés que ceux de l'année dernière et méritent une mention spéciale.Bref, tout le monde est revenu enchanté de sa soirée, en formant des voeux pour le succès des prochaines representations qui auront lieu durant la première semaine de novembre.G.D.-o- QUEBEC M.Louis Gravel, maître de chapelle à l'église Jacques-Cartier, et boursier du gouvernement, a donné un concert dans la Salle Jacques-Cartier, avant son départ pour l'Europe.II était assisté de Mlle Marie-Paule Larivière, pianiste, de M.P.A.Marchand, violoncelliste, et de Mlle Germaine Lavigne, comme accompagnatrice.On organise sous le nom de "Lundis musicaux", une série de concerts qui seront donnés dans la salle du Château par des artistes de renom te's que : Marguerite D'Alvarez, contralto; Jean Gërardy, violoncelliste; Raoul Vidas, violoniste, etc.TEOIS-EITIEEES Le baryton français, Robert Couzinou, malade au lit, ne pourra pas venir au Canada, cet automne.Le concert qu'il devait donner ici, le 8 octobre, sera remplacé par un récital de harpe, par" Mme Amelou-Jacquet, assistée de M.Maurice Jacquet, pianiste, et de Mlle Lellie Taylor, violoniste.ÏV'OUTELLE-AàGLETEBBE, 1EYFIST0N Un Festival de Musique aura lieu, dans le nouveau manège, du 9 au 10 octobre, sous la direction de la "Central Maine Music Festival", avec l'aide de la Chambre de commerce de Lewiston.Le prix des billets a été fixé assez bas pour que tout le monde puisse en profiter et le programme promet d'être intéressant.On annonce dans l'ordre suivant ; Mlle Joan Ruth et M.Alfredo Gandolfi, du "Metropolitan Opera" de New-York; Mme Margaret Metzanauer, contralto, également du Metropolitan; la Symphonie et la Philhar- Leçons de chant Pose de la Yoix Technique vocale Interprétation Studio: 312, rue Ste-Catherine est Tél.: Est -LtSG Kés.: Est 70S5OV M.Guillaume Dupuis Maître de Chapelle à l'Eglise Notre-Dame de Montréal, Professeur de Chant au Conservatoire National (affilié à l'Université de Montréal) ainsi que dans les meilleures maisons d'éducation de Montréal a fait l'ouverture de ses cours de chant au magnifique studio du Conservatoire National (Maison Ed.Archambault), 312, Ste-Catherine Est.Préparation comme soliste à l'église ou au concert.Enseignement du solfèue.31 monique de New-York, avec le violoniste Benno Rabinoff, comme soliste; Géraldine Calla, soprano; Marcelle Roeseler, de l'opéra allemand; Dévora Nadworney, contralto et le ténor américain, Leonard Snyder.Les membres de l'Orphéon donneront, au cours du mois de février, l'opéra de Gounod, "Roméo et Juliette", au théâtre Empire.FALL-EIYEB La Chorale Franco-Américaine, sous la direction du professeur O.F.De Veaux, interprétera, au cours de l'automme, l'oratorio de Gounod, "La Rédemption".JOLEETTE Les amateurs de musique de notre ville ont eu, jeudi le 26 dernier, la bonne aubaine d'un magnifique concert, donné par des artistes locaux et étrangers.Nous avons remarqué au programme M.Lucien Dugas, notre sympathique baryton; M.Gaston St-Jacques, l'excellent chanteur montréalais; Mlle Camille Bernard, la chanteuse bien connue en notre ville, et M.Roméo Poirier, accompagnateur.On a tout particulièrement applaudi M.St-Jacques et Mlle Bernard dans la très jolie opérette de Dell'Aqua, "Pierrot menteur".OTTAWA La saison des concerts s'ouvrira lundi prochain, le 6, au théâtre Russell, par le concert de Mme Jeanne Gordon, le célèbre contralto du Metropolitan de New-york.On sait que Mme Gordon est une Canadienne d'origine franco-écossaise et l'une des chanteuses les plus en vue de l'heure actuelle.>"EW-BEDFOBD Mme Antoinette Robert-Comeau, notre artiste locale, donnera un grand concert au théâtre New-Bedford, dimanche le 16 novembre prochain.Tout le monde connaît le talent artistique de notre compatriote et le dévouement dont elle a fait preuve en maintes circonstances, et nous ne doutons pas que cet événement musical sera couronné de succès.PIANO officiel des comniu- , nautés religieuses enseignantes, achète par nos familles cultivées et nos meilleurs musiciens, le PIANO PRATTE instrument national des vrais Canadiens est bien le piano artistique et durable par excellence, toujours sans rival au Canada, Si vous avez 1 intention d'acheter un piano, ne manquez pas de m'en demander le Catalogue.PH.ÀNTOIO PRATTE 38 XOTRE-DAJrE O.'ll nies, progrès rapides Avantage .les salles d'etuiie •-•ni.m k iK\\\K-\n\ii, ,.„ir(.Falrm.t et Salnt-Vlateur .les Cours l'arllcullera 11 - ln.Mlle LAM'TlIT, fon.lHlrlei I I L-pliouc: Itelulr Hi:
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