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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 28
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

La lyre, 1925, Collections de BAnQ.

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Vol.Ill _ No 28 PER L-70 EX.2 Montréal, Février 1925 LA LYRE ^ Revue Musicale Mensuelle % 25c MUSIQUE Valse.Op.64, No 1.Chopin Apollo, Marche.J.De vaux CHANT e ma voix implore" (Le Trouvère).Verdi neige" .Abbé Georges Panneton l'Oiseau.H.Villard Verdi TEXTE Les Sons Abbé P.Criassans Biographie illustrée de G.Verdi Pédagogie Ancienne et Moderne Biographie d'Arthur Lavigne Le Violon, Ses origines, Conseils aux jeunes violonistes, par Mlle Jeanne Labrecque J.O.LAUZON 610 Mont-Royal Est, Montréal.PIANOS ET AUTOMATIQUES Nous avons toujours «n m 11 in y un assortiment complet de tous les Instruments do musique.Choix considérable de musique et chaut en feuilU Rouleaux iiour piano» automatique» L'Edition Belgo-Canadienne 12, rue Bishop, Montréal.—publie, de préférence, les oeuvres dos Compositeur» Canadiens — a déjà à la gravure des compositions d'Arthur Lc~ tondal, Alfred Lallberté, J.B.Dubois, Albert Chumberland, Soeur Marie-Thérèse, S.S.A,, et d'autres.__ Dépôt général, pour le Canada et les Etats-Unis, de lo célèbre Méthode do Violon do Mathieu Crlckboon, professeur Tel " ud 1315 QU Conservatoire Royal do Bruxelles, et des oeuvre» de Paul "* Gilson, inspecteur de l'enseignement musical en Belgique.M.HUFNAGEL "LE MARCHAND" de Musique classique 698, rue Saint-Denis, Montréal du Canada GROS DETAIL Nous avons TOUT ce qui est joli en: Musique Classique.Moderne et Populaire — Traités de Solfège et d'Harmonie — Opéras, Opérettes, Oratorios, Saynètes — Libretti ¦— Littérature musicale — Toutes les pièces demandées dans les Académies et Conservatoires.EDITIONS CLASSIQUES DOIGTEES : CRAN'/, SCI1IRMER et WOOD Méthodes et Etudes, en français, pour tous les instruments Musique pour Fanfares, Harmonies et Orchestres Ouvrages célèbres de IIANON, SC'IIMOLL, VAN DE VELDE.Et toute la Musique française Chanson d'Amour, partition chant et piano.Libretti de Chanson d'Amour, Rêve de Valse, Princesse Dollar Célèbre Romance de l'Amour Tzygane, chant et piano.La Valse ensorceleuse de Rêve de 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Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.3e année, No 2S Editeurs-Propriétaires: J.-E.Tarcot, Henri Mïro.Léo LeSieur Montréal, février 1025 A propos d'un Conserx/atoire Nous sommes heureux de faire part à nos lecteurs de la communication suivante que nous recevons de M.Max Panteleeff, le baryton russe établi à Montréal.Nous offrons l'hospitalité de nos colonnes à ceux de nos lecteurs qui seraient tentés de discuter ce projet avec M.Panteleeff.Montréal., le 26 janvier 1925.M.le Directeur, 'La Lyre", Montréal.Cher monsieur, Après avoir étudié avec la plus grande attention, depuis déjà plus d'un an, la vie morale du Canada et particulièrement de Montréal, je me suis, décidé de donner mon opinion sur une question bien importante.Comment se fait-il qu'en présence d'un si grand nombre de sociétés musicales et de tant de personnes qui veulent étudier la musique, le chant et le ballet, nous n'ayons pas encore le Théâtre National, qui doit être la lumière des Arts.Nous n'avons ni Théâtre National, ni Conservatoire avec école de ballet, comme cela existe en Russie et dans les autres pays d'Europe et d'où sont sortis les plus grands musiciens, chanteurs et artistes du ballet.Quelle est la cause de cette lacune ?L'on sait pourtant que c'est la grande nécessité.Nos enfants, la génération grandissante, en ont besoin.L'amour de la musique et de tout ce qui est beau peut aider nos enfants à combattre l'influence terrible des idées et des dispositions nouvelles engendrées par la guerre.Il y a actuellement en Amérique et en Europe beaucoup de professeurs russes, qui ont quitté leur pays à cause de la révolution.Ce serait vraiment un crime de ne pas les employer.Ne serait-il pas plus agréable pour nous d'avoir un théâtre à nous, où nous pourrions entendre notre opéra, notre orchestre symphonique, etc.que d'aller au cinéma e au vaudeville ?A la suite d'une série d'articles et de conférences données dans ma ville natale (19.000 âmes), j'avais réussi à persuader mes concitoyens de créer leur propre théâtre.Pour recueillir la somme nécessaire à cette construction, on avait mis en circulation des séries de billets spéciaux à 1.2.3.5, 10 et 100 roubles' (un rouble valait 50 cts).qui rapportèrent 23.000 roubles.Malheureusement, la révolution nous empêcha de terminer cette construction.Les enfants mêmes achetaient des billets d'un rouble, parce qu'ils savaient que leurs noms seraient inscrits dans le livre d'honneur.On inscrivit sur des planches de marbre, qui furent placées dans le théâtre, les noms de ceux qui souscrivirent pour la somme de 100 roubles et plus.Pourquoi ne serait-il pas possible de créer un semblable théâtre à Montréal, où la-population est beaucoup plus considérable et plus riche ?On pourrait ainsi ajouter quelques pages brillantes à l'histoire du Canada.Je vous ferai connaître dans quelque temps les détails d'un plan de collection que je suis à préparer.Je réserve un montant de $25.00 que je m'empresserai de verser au "Comité d'organisation du Théâtre National", dès qu'il sera organisé.Espérant que l'année 1925 verra la réalisation de ce projet, je vous prie de me croire.M.le directeur.Votre tout dévoué.MAX PANTELEEFF.ESSE LES HIRONDELLES Maison de haut© éducation pour l'instruction des Jeunes nue, COURS PARTICULIERS: 46 ANNEES D'EXPERIENCE Méthode moderne, étude» attrayantes, progrès rapides.ATantag-e des salles dVtude tlil, RUE JTEANNB-MANCE, entre Falrmount et Salnt-Vlatenr Directrice: Mlle LANCTOT, fondatrice des Cours Particuliers Téléphones : Belair 8008, 6096-M.Demander le prospectus.LE REGISTRE DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE Vous fournira en tout temps et en toutes circonstance» d*s Infirmières diplômées, compétentes, avec lesquelles tous l«s soucis Inhérents n la maladie ou à la convalescence ««root atténués dans une large proportion.Mademoiselle F.HA YD EX 10S2 SHERBROOKE EST (Garde-malade diplômée de l'Hôpital Notre-Dame) Tél.Ksi S4-4C jLE REGISTRE DES Gardes-Malades Ville-Marie Vous fournira en tout temps et en toutes circonstances des infirmières diplômées, compétentes, avec lesquelles tous les soucis inhérents à.la maladie ou à la convalescence seront atténués dans une large proportion.Mademoiselle F.HA YD EN 1032 SHERBROOKE EST (Garde malade diplômée de l'Hôpital Notre-Dame) Tél.Est 3-14G Londres Prof.Bernard Médaille d'Or Paris INSTITUT DE BEAUTE Tout ce qui peut vous embellir 5008 AVENUE PU PARC, MONTREAL Près Boulevard Saint-Joseph Tél.Atlantic 5965 MONUMENT NATIONAL LE MARDI 10 ET JEUDI 12 MARS 1925 La Société Canadienne d'Opérette Direction: Honoré Vaillancourt interprétera LA COCARDE DE MÏMI-PINSON La délicieuse opérette de HENRI GOUBLIER, fils DISTRIBUTION : Messieurs Fournier de Belleval, Lucien Quintal, P.-E.Leblanc, Marcel Noël, Théo.Abran, Thomas Chamberland, etc.Mesdames Eliza Gareau, Lucile Turner, L.P.Demers, Fernande Bissonnette, D.Viau, F.Beauchamp, J.Pelletier, H.-M.Tremblay.Choeur de 40 voix Orchestre de 30 musiciens Billets en vente dès maintenant chez BOUVIER LIMITEE, 452 Ste-Cath.E.RAOUL VENNAT, 642 rue Saint-Denis et à PLATEAU 4811 60c, $75c, $1.00, $1.25, $1.50, $1.75 Loge, $2.00 Un temple de la Musique Nous avons eu l'occasion d'annoncer la fondation de l'American Institute of Art.C'est à Stony Point, N.Y., sur l'Hudson, qu'il s'élèvera.Les bâtiments sont en bonne voie de construction et l'on pense qu'ils seront prêts en mai.Ils comprennent un théâtre, une bibliothèque, des ateliers pour tous les arts — décors, costumes, etc.— nécessaires aux représentations lyriques, des salles de répétitions, dortoirs, salles à manger, cuisines, bureaux administratifs, etc., car l'ambition du nouvel institut est de suffire lui-même à tous ses besoins.Il n'aura rien d'un conservatoire; mais il recrutera ses chanteurs, ses instrumentistes et ses danseurs parmi les élèves des conservatoires, des écoles de musique et dss cours particuliers.Une sélection faite à l'Institut éliminera, après un mois d'épreuves, le:; sujets insuffisants et classera les autres dans les emplois lyriques jugés les plus convenables à leur nature comme à leur degré d'instruction.Les artistes ainsi retenus par la Fondation devront être Américains.Des professionnels déjà connus seront aussi recrutés.Un "état-major" également américain entraînera ce personnel qui formera plus tard une troupe dont les membres, engagés pour une saison, recevront un plein traitement.Quelques artistes étrangers, quand leur concours paraîtra nécessaire, pourront être adjoints à la troupe.La pension de ces divers artistes, logement et table, ne dépassera point 50 dollars par mois, à déduire de leur traitement.Cette troupe lyrique, accompagnée d'un orchestre, d'un choeur et d'un corps de ballet, entreprendra, une fois entraînée, une grande tournée dans les Etats qui durera d'octobre à mai.La première année, il n'y aura qu'une troupe.Les années suivantes il y en aura deux ou plus, car il est dans les intentions de l'Institut, non seulement d'élargir le plus possible le cercle de ses tournées, mais encore de fournir aux villes qui le désireront une troupe d'opéra soit permanente, soit installée pour une saison de quelques semaines.Afin d'encourager les compositeurs américains à doter le pays d'ouvrages lyriques, une riche bibliothèque réunira toutes les partitions d'opéras, tous les ouvrages concernant le théâtre musical, des recueils spéciaux du folklore indien, nègre, ou plus particulièrement américain, ainsi que les recueils du folklore étranger.Compositeurs et librettistes auront de la sorte à leur disposition tous les instruments de travail nécessaires.L'honneur d'en avoir eu l'idée première revient à Max Rabinoff.De patriotiques libéralités secondent financièrement cette artistique entreprise.Tél.Est 0008.497S.Le meilleur repas à 40 cts A la Ville de Paris Restaurant Parisien 1M, RUE SA1NT-LAUEENT Cuisine Soignée Service Rapide Bière et Vin F.A.LHOUM1AU, prop.Montré»! HOTEL WINDSOR 4 Q FEV.I O MER.Une des plus grandes cantatrices qui soient Direction : EVELYN BOYCE, Ltd.Billets en vente maintenant chez Willis et Archambault.A.J.BOUCHER EN'RG.28 est, rue Notre-Dame, MONTREAL A l'occasion des fêtes de Pâques, nous offrons une variété de messes, de motets, pour offertoire, de musique appropriée pour Pâques, à des condition exceptionnellement avantageuses.Nous avons toujours en mains un grand choix de musique classique et moderne pour satisfaire tous les goûts.Un piano est à la disposition de l'acheteur pour essayer la musique.La maison A.J.Boucher est reconnue pour le service courtois qu'elle donne à, sa clientèle.Téléphone: Main 1850 Est 1866 G.BRENTA Décoration française d'intérieurs Consultez-nous pour la décoration Intérieure de vos appartements, telle que: rideaux, draperies, etc.; également ameublements de première qualité taits à ordre.SATISFACTION GARANTIE 305 ST-DENIS MONTREAL PUNDE & BOEHM Coiffeurs pour dames, Parfumeurs Toupets et Perruques pour Messieurs Transformations pour Damei Ouvrage de première classa, garanti Un pédicure expert de Londres est u la disposition de notre clientèle Une visite à nos magasins «st respectueusement sollicitée 119 Metcalfe 262 Ste-Catk.E.Up.81S1 Bit MM LE MOTS MUSI CAL MONTREAL CONCERTS PASSES Robert Imandt Le concert donné à la Salle Windsor, le 12 janvier dernier, par le jeune violoniste français, Robert Imandt, a été couronné de succès."Rarement, disait le chroniqueur du "Canada", avons-nous eu l'occasion d'entendre un concert aussi bien réussi, tant au point de vue du choix des morceaux qu'à celui de leur parfaite exécution." "La Patrie" disait : "Le jeu de M.Imandt est brillant et large, mais il ne manque pas non plus d'émotion.A ses qualités d'artiste se joint une technique vraiment remarquable et une haute compréhension des auteurs et de.leurs oeuvres." M.Bauman est un excellent accompagnateur.Lundi soir, 26 janvier dans la salle du Ritz, récital de piano par Harold Morris, de New-York.Le chroniqueur du "Star" signale le jeu brillant et ferme — un peu trop ferme parfois — de ce pianiste.L'au-ditoire sembla goûter deux compositions de M.Morris : "Doll's Ballet, jolie pièce dans le genre populaire et "Scherzo" d'une facture plus soignée mais se rapprochant un peu trop de Chopin.Récital Cortot-Casals Comme toujours, Cortot et Casais avaient attiré une foule considérable au théâtre St-Denis, le 4 février.On ne sait plus trouver de termes lorsqu'il s'agit de parler de ces deux artistes, puisque tout a été dit et redit à leur sujet."Cortot et Casais, disait le chroniqueur de "La Patrie", deux artistes chez qui le tempérament et l'émotion sont toujours dominés par le style, font des partenaires admirables dans la musique d'ensemble.Leur accord, moins brillant peut-être que celui de Thi-haud et de Cortot, est plus réel et l'on sent bien que l'exécution est animée d'une même pensée dominante."Le concert Cortot-Casals a été une soirée inoubliable et les milliers d'auditeurs attentifs et vibrants qui ont applaudi les deux artistes ont pleinement rendu justice h l'autorité de Pablo Casals et d'Alfred Cortot, dont les noms seuls évoquent l'idée d'une maîtrise parfaite." "Elie" Le bel oratorio de Mendelssohn, "Elie", a valu un nouveau succès aux Chanteurs de Montréal, jeudi le 29 janvier, au Théâtre St-Denis.Tous les journaux sont unanimes dans leurs félicitations.Voici ce que disait "La Patrie": "L'oeuvre de Mendelssohn fut donnée dans les meilleures conditions artistiques possibles, et les applaudissements ainsi que les rappels d'une salle bien remplie par un public appréciateur récompensa chacun des participants de son effort.Le succès d'hier soir est un autre triomphe pour la cause de l'art, dont il importe de donner le crédit à M.Jean Goulet, l'infatigable directeur des Chanteurs de Montréal, l'apôtre de notre avancement artistique.MM.Rodolphe Pla-mondon et Armand Gauthier ont tenu magistralement les deux premiers rôles, bien secondés par Mmes Cédia Brault, Larlvlôre et Mlle R.Deacarrles." Annette LaSalle Mlle Annette LaSalle, jeune violoniste récemment revenue d'Europe, a donné un récital lundi, le 2 février, dans la grande salle du Ritz, remplie à déborder.On a remarqué chez Mlle LaSalle de grandes qualités artistiques."Les attaques, dit "La Presse", sont d'un caractère positif et sans hésitation, les notes sont pures, les harmoniques sont clairs, les trilles sont soutenus avec régularité, le piqué est souligné avec solidité, le staccato est haché avec la nervosité voulue.L'interprétation, qui révèle une grande personnalité en formation, laisse cependant flotter une certaine langueur générale qui devra se dissiper avec le temps." Mlle Mariette Gauthier Un public nombreux et distingué assistait au récital donné par Mlle Mariette Gauthier, pianiste, le 21 janvier dernier, en la salle du Ritz-Carlton."Programme bien composé pour mettre en valeur des qualités de technique et d'interprétation, dit M.Letondal de "La Patrie"; la jeune pianiste est en possession d'une technique remarquable et le contact plus fréquent du public arrivera sans peine à dompter chez elle toute nervosité." "Princesses Dollar" La Société Canadienne d'Opérette a enregistré, les 13 et 15 janvier derniers, son dix-septième succès avec deux reprësenations de Princesses Dollar, opérette en trois actes de Léo Fall.Du genre comédie-musicale, cette opérette apportait de la diversité au programme ordinaire de la Société et, de ce fait, a dû plaire à.la majorité de ses habitués.D'ailleurs très bien montée cette pièce a été magnifiquement interprétée.Mlle Camille Bernard, faisait sa rentrée dans le rôle d'Alice, qui malheureusement ne semblait pas lui permettre de faire valoir son talent de chanteuse et de comédienne.Toujours consciencieuse, Mlle Bernard a cependant donné une magnifique interprétation de ce rôle.On pourrait toutefois lui demander de soigner davantage sa diction, chose si importante au théâtre.Mme Antoinette Dionne-Ledoux, a très bien interprété le rô'e de Daisy, si différent de celui qu'elle tenait dans Rêve de Valse.Nous avons remarqué chez elle une amélioration considérable au point de vue scenique et vocal.Le fait que Mme Ledoux n'apparaissait sur la scène que pour la deuxième fols ajoute davantage à son succès.Mme Jeanne Maubourg-Roberval.dans le rôle d'Olga, apportait à ses représentations le précieux appoint de son talent et de son expérience.M.Honoré Vaillancourt, malgré ses multiples occupations de directeur artistique, de metteur en scène et d'administrateur, nous a présenté un baron Jean tout à fait dans la note.Son interprétation du duo du 3ème acte, avec Mme Ledoux, a été ni plus ni moins que magnifique.M.Lucien Quintal, dont c'était le début à l'opérette, est une heureuse acquisition pour la Société.Il nous a servi une magnifique composition du rôle de John Couder, le milliardaire américain.M.Paul Valade laisse voir lui aussi un progrès considérable.Nous le reverrons avec plaisir dans d'autres représentations.MM.Emile Lamarre et Marcel Noël ont été, comme toujours, bien intéressants.A signaler la composition du domestique James, de M.L.Fortin.Une grande part'de ce succès revient aux choeurs et à l'orchestre, sous l'habile direction de M.J.-J.Goulet.La Société d'Opérette donnait, les 10 et 12 février, "Chanson d'Amour", d'après la musique de Franz Schubert.Prochains concerts Dimanche après-midi, le 15 février, au Théâtre Orpheum, le grand violoniste et compositeur Ephrem Zimbalist.Dimanche après-midi, le 15 février, au Théâtre His Majesty's, Anna Fitziu, soprano.Mercredi soir, 1S février, Salle Windsor.Mme Frieda Hempel, assistée de M.Coen-raad V.Bos et de M.Louis P.Fritze, flûtiste.PROGRAMME Menuet, mi bémol.Mozart M.Bos a) Oh Had ! Juhal's Lyre.Handel b) Wiengenlied.Mozart c) Should He Upbraid.Bishop Mlle Hempel a) Pauvre Jacques.Rameau b) Guitares et Mandolines .Saient-Saëns c) Fêtes Galantes.Hahn d) La Belle du Roi.Holmes Mlle Hempel a) Song Without Words .Mendelssohn b) Waltz, la bémol.Brahms M.Bos INTERMISSION Grand Aria Di Bravura: Ombra leggiera, Shadow Song from Dinorah .Meyerbeer Mlle Hempel a) Allegretto.Aubert b) Waltz Caprice.Pilzer M.Fritze a) "Veglia dal ciel su lor", prière et barcarolle (composée spécialement pour Jenny Lind).Meyerbeer b) Spinnerliedchen.Old German c) Old Irish Lullaby.d) Joyous Easter Hymn .17th Century Mile Hempel Jeudi, 19 février, Salle St-Sulpice, conférence par M.Henri Bourassa.Programme musical par Mlle Germaine Malépart.Jeudi, le 19 février, Monument National, la Chorale Brassard interprétera l'oratorio de Haydn : "La Création".Mercredi, 25 février, Ritz Carlton, récital de la jeune pianiste montréalaise, Mlle Cécile Locke-Langlois.Mardi et jeudi, 10 et 12 mars, Monument National, "La Cocarde de Mirai Pinson", opérette de Goublier, par la Société Canadienne d'Opérette.Jeudi, 19 mars, concert par MM.Albert Chamberland, violoniste, et Alfred Laliberté, pianiste.Jeudi le 19 mars, Ritz Carlton, récital de chant par M.Victor Brault, professeur au Conservatoire de l'Université de Montréal, avec le concours de Mlle Cédia Brault.Le Mardi Saint, les Chanteurs de Montréal donneront: "Les Mystères Douloureux", de Planchet, et le "Stabat Mater", de M.Fred.Pelletier. 6 FRANCE — Dans sa dernière reunion, le Conseil municipal de Tourcoing, au couru de la discussion du budget, a vole la nuppreunion de la luxe sur lei spectacle*.Voila un excellent exemple.Rappelons qui l'un» non plus n'a pas de taxe municipale.PARIS % Opêm.—Au dirt «!»•* critiques, lu création de .'"Arlequin", comédie lyrique en cinq actes, poème de Jeun Sarment, musique de Mux d'Ollone.a fié un succès : Voici ce qu'en pense If.Louis Vull-lemln, du "Ménestrel"."Nous louerons M Max d'Ollone de ne s'être pus astreint A pourvoir de musique une simple incontinence de bouts-rlmés: et, ayant choisi l"'Arleguin.de n'uvolr pus cédé uux lois dites de "la musique «le théâtre", promptes a populariser cet Arlequin, l'acteur, aussi vite et nussl sûrement que la comédienne "Tosca !" Dignement.noblement, avec une élégance de de manières Intelligentes, avec sincérité, uvec art, MM.Sarment et d'Ollone ont marié, sous le régime de la communauté lu plus entière, lu pnénie et la musique !" Cet opèm a été créé par Mlles Denyu et Lupcj-rette.MM.Vannl-Marcoux.Kiimhaud.Faberl.Horion *1 lu buss.- Huberty.M \R»hll.l.K l.e noilve, opéra île Marseille .1 huv»ti *«¦* porte».Les ilevls de travaux montent à 11 millions de francs, et ce paiement coûtera en réaillé ;m million* «le francs, parce que l'Elut u oblige lu Ville A répartir sur trente ans I'iililOl llwiW'rtlnHl Bêlt* dépense.MuIh.pour cette somme, lu ville de Marseille se trouve dotée .l'un l'péra qui est certullieilieni le plus vaste.|«* plus confortable, le plus luxueux e; le plus artistiquement dét'iiré «le tous les théAtr»-* lyriques île France.l.a salle contient ï.flOO places, toute, assises et numérotées, et de toutes ces pluces, les meilleur marché comme les plus chères, on voit parfait»-* ment la scène Aucune colonne, aucune cloison, aucun tnCOI beiiiem»-nt quelconque de balcons ou de loges ne vient gêner lu vue Tout est solgneu-iwii.-nt comlrlné pour la perfection de la vision.L'acoustique — ce grand uléa des iheAtres neufs — est excellente.••«¦ «iul est peul-éire simplement un hasard heureux mais qui parfait un» salle, qui est Ainsi un»- sali»- dfJ spectacle idéale.I*ea dégagements, couloirs, etc.sonl vastes, commodes et élégants Le grand vestibui* «l'entrée, absolument dégagé de toute colonne, voûte ou quoi «|Ue ce soit, forme un hall splcndlde.nû s'amorcent l«*s «rand* escaliers !.«¦ foyer «les premières.Immense salle snrnplueusemeiit décorée, s'uicrundll encore îles sorte* «le galeries qui le surmontent' «les se comtes.A l'entresol, un pei:: foyer contient un buff»'l-bur américain, luxueusement aménagé lui aussi Les pl.ii .m pupuluireM ont aussi leur foyer Quand il nei sur sur sur mon pa-mon pa-mon pa- QUAND IL NEIGE 1.Quand il neige sur mon pays, De gros flocons couvrent les branches, Et les regards sont éblouis Par la clarté des routes blanches.Et dans les champs ensevelis, La terre reprend (le)grand somme (Qu'elle fait)pour mieux nourrir l'homme, Quand il neige sur mon pays.2.Quand il neige sur mon pays, On voit s'ébattre dans les rues Les petits enfants réjouis Par tant de splendeurs reparues.Et ce sont des appels,des cris, Des extases et des délires, Des courses, des jeux et des rires, Quand il neige sur mon pays.3.Quand il neig^e sur mon pays, C'est que tout le oiel se disperse Sur la montagne et les toits gris Qu'il revêt de sa claire averse, Gu qu'une avalanche de lis, De sa pureté nous inonde.C'est le plus beau pays du monde Quand il neige sur mon pays. 26 A mes Filles Hélène et Edmée Villard L'ENFANT ET L'OISEAU Paroles de VICTOR WILLEMS Musique de HENRI VILLARD Andantino Dans u-ne pe-ti-te cham-brèt-te Près du che-vet de sa ma - man U 4 ne blonde et jo - lie fil - let - te Pleurait de son i so le - ment Quand tout à coup par la fe rail.ne-tre Un petit oi-seau pé-né - tra L'en-fant saisit le pe-tit ê - tre Et dou-ce-ment lui mur-mu - ra Jf L i b' ?, H 0 ff W._u_ 1 —»—MM-¦ 1-• - Y) l n y 1 r 1 u ' Cher pe-tit oi seau du Bon Dieu Que viens tu cher - cher sur la ter - fe Toi qui des-cends du haut des cieux Viens - tu sou - la - ger ma re Prê - te moi tes ailes ad lib.et je vo -le Pour al-lervoir le Dieu cle - ment Qui me don-ne - ra 2 L'enfant eut une idé'subite, Avec des larmes dans les yeux, Elle prit une plume et vite Ecrivit une lettre aux deux, Alors attachant son message, A la patte du p'tit oiseau L'enfant reprenant du courage Lui dit: quand tu seras là-haut.REFRAIN .Cher petit oiseau du bon Dieu Puisque tu connais ma misère Tu penseras du haut des cieux Qu'il faut soulager ma bonn' mère Et lâchant l'oiseau qui s'envole La fillett' pensait Dieu clément Donnes lui du pain et l'obole Pour guérir petit' maman.une o bo - le Pour gué-rir pe 3 tite ma man.Le hasard voulut que la lettre Tomba dans les mains d'un docteur Touché, partant vite il pénétre Dans la chambre ou git le malheur Apercevant la blonde tête De l'enfant encor' tout surpris Le docteur dit: voici fillette Une réponse à ton écrit.REFRAIN Le petit oiseau du bon Dieu S'est arrêté sur cette terre Avant de remonter aux cieux Pour dire toute ta missère Et pendant que l'oiseau s'envole Je remplacerai Dieu clement Car voici d'abord mon obole Et j'vais guérir ta maman.Tous droits d'éxecution et de reproduction réservés four tous pays PHILLIPPO Editeur 24 Boul?Poissonnière, Paris La même avec acc.de piano 85$ net partout > Publié avec l'autorisation de l'éditeur 2?^>EËJ^-— INTRODUCTION A LA VIE MUSICALE (PRÉCIS DES ÉLÉMENTS HISTORIQUES ET TECHNIQUES DE LA MUSIQUE)" Par PAUL LACOME Sans les autres feuilletons de cet ouvrage, commencé en novembre f7«.?.?:, ill.Paitï Laconic a «Y'iïi étudie les origines de Vart musical, la musique grecque, les origines de la musique moderne et la naissance du contrepoint.Il y a fait l'exposé des principes naturels qui groupent les sons entre eux; cet article en termine Vétude.Cet article continue Vétude si importante du rythme.Selon Aristoxène, Phrynique et Eschlyle donnèrent les véritables modèles du chant dramatique, et enfin Euripide paraît avoir ¦été le plus pathétique de tous.Ces illustres poètes étaient même chefs d'orchestre à l'occasion, puisque, au dire d'Athénée, Sophocle dirigea lui-même l'exécution de Tamyris, et même accompagna les chanteurs sur la cithare.Du reste, on faisait déjà dans ce temps-là circuler parmi les spectateurs le livret de l'oeuvre représentée, et même le programme (didascalies) avec le nom des acteurs; peut-être y avaii-il aussi les petits bancs.It n'y a donc rien de surprenant qu'on ait comparé le drame antique à l'opéra, bien entendu en tenant compte des différences profondes qui proviennent de nos ressources musicales, comparées à celles des anciens.En dehors du théâtre, tous les genres de poésie s'unissaient à la musique, tous les poètes illustres de ces grandes époques furent aussi des musiciens.Mais la désolante pénurie des documents musicaux, bornés à troia ou quatre fragments plus ou moins authentiques, nous empêche d'établir un jugement sur ce point si intéressant et si obscur.Il faut en effet convenir que, si l'on devait juger la musique de l'antiquité sur l'Hymne à la muse (qui ne manque pas d'une certaine grâce), ou par le Fragment d'une ode de Pindare, ce jugement serait singulièrement déconcertant.Il faut donc nous résigner à ne pas comprendre, par le témoignage des contemporains d'une part, sur les maigres documents que nous possédons, de l'autre, les.effets de.cette musique fermée pour nous, pas plus que les Grecs, s'ils revenaient, ne comprendraient nos symphonies, pas plus d'ail eurs que les Orientaux actuels ne comprennent notre harmonie, ou notre mélodie accompagné (a).Les Romains empruntèrent aux Grecs l'art lyrique, arec le reste, mais en l'amoindrissant.Chez eux, les fonctions de l'auteur dramatique se divisent, et le poète prend un collaborateur musicien."Un certain Marci- (a) " J'ai entendu la musique du Bey de Tunis, dans sa residence princiôre de la llarsa.Cette musique est composée d'une trentaine d'intru-ments de cuivre fabriques en Europe, tels que pistons, cors, trompettes, trombones, ophicléides, enfin tout co qui compose une fanfare militaire.Tous ces instruments jouent a l'unisson sans autre accompagnement que le rythme marqué par une grosse caisse et doux tambours ou caisses roulantes." (Salvador Daniel, "la Musique arabe")."Ajoutons quo le fait de la réunion d'une musique militaire jouant A l'unisson est assez concluant pour que nous puissions affirmer dès il présent que les Arabes ne connaissent pas l'harmonie.Il est bien évident, que s'ils avalent seulement l'idée de deux sons différents formant un ensemble agréable, on pourrait le constater mieux que partout ailleurs dans la musique du Bey de Tunis, par cela seul qu'elle est formée d'instruments européens.Mais, je le répète, l'harmonie, pour les Arabes, n'existe que dans l'accompagnement rythmique des instrument's & percussion." (Ibid).por, esclave d'Oppuis, et mentionné comme collaborateur musical de Plaute; Flaccus, esclave ou affranchi de Claudius, fit les mélodies de toutes les pièces de Térence." (Gevaërt.) En dehors du théâtre, la musique unie aux beaux vers faisait florès dans le monde."Aulu-Gele décrit un festin donné à la campagne par un jeune et riche dilettante natif de l'Asie Mineure; il y avait là un choeur composé de jeunes gens des deux sexes, lequel chanta après le repas, en s'ac-compagnant d'instruments à corde pincîs, des poèmes d'Anacréon et de Sappho, ainsi que des idylles erotiques des poètes modernes." (Ibid.) Les noms de Tibulle, de Catulle et du pus grand de tous, d'Horace, viennent naturellement sous la plume, comme ceux des auteurs favoris du siècle d'Auguste.(1) Voir "Lu Lyre" depuis novembre 1923.' A partir du Ille siècle, les invasions (les Barbares précipitèrent la chute du paganisme, et l'on vit décliner la civilisation.En 330, les Césars sont chrétiens et "Rome n'est plus dans Rome", pendant le Ve siècle, les invasions multiplient les ruines.La musique subit le sort commun, suivant les vicissitudes de la langue elle-même, qui changeait de caractère.La mesure rythmique fille de beaux vers, tomba dans l'oubli."Les peuples ne connaissaient guère d'autre musique que celle de l'Eglise; et comme cette musique n'exigeait pas la régularité du rythme, cette partie fut enfin tout à fait oubliée." Rousseau, qui s'exprime ainsi, ne dit pas que le rythme s'était réfugié dans la musique populaire, d'où il devait surgir au cours des temps avec d'autres éléments pour constituer la musique et la tonalité modernes.Mais il a raison de dire que la notion officielle du rythme disparut dans la musique d'Eglise.Elle disparut même volontairement, et la substitution de la prose an rythme poétique (sauf dans quelques hymnes n'eut pas d'autre but que de faire perdre le caractère profane aux airs empruntés à l'antiquité."Nous ne connaissons la musique chez les Grecs qu'associée la danse.Ce furent des motifs de danse, lesquels constituent le corps de toute la musique antiqtie, qui, attachés originairement au culte païen, et perpétués dans le peuple, furent conservés par les premières communautés chrétiennes, et appliques par elles aux cérémonies du culte nouveau, à mesure qu'il se formait.La gravité de ce culte, lui prescrivant la danse comme chose profane et impie, dut faire disparaître ce que la mélodie antique avait pour caractère essentiel, la vivacité et la variété extrême du rythme, et l'on vit s'y substituer, dans la mélodie, le rythme dépourvu de toute espèce d'accent qui caractérise le choral encore usité de nos jours dans les égises.En perdant la mobilité rythmique, cette mélodie perdait aussi son motif particulier d'expression." (Wagner, Ibid.) Le mouvement réciproque devait s'opérer.Wagner appelle cela un "retour au paganisme".C'est possible, et cela importe peu "Tandis que l'Eglise déclinait, il se développait chez les Italiens un goût vif pour les applications profanes de la musique," on recourut au moyen le plus aisé.Ce fut de rendre à la mélodie sa propriété rythmique particulière, et de l'appliquer au chant, comme on avait fait autrefois à la danse." Tout ce curieux passage de la Lettre sur la musique serait à citer, pour marquer et démontrer le retour et l'influence du rythme transformé dans le développement de la musique polyphonique.Mais cette application du rythme à la polyphonie supposait le secours d'un agent graphique qu'il est impossible de passer sous silence, la Notation.Quelques explications sont nécessaires sur ce point de l'histoire de la musique, si important et si obscur.La notation des Grecs avait pour base les lettres de leur alphabet.Les Romains prirent aux Grecs leurs procédés et leurs caractères.Mais il paraît certain que ceux-ci furent abandonnés vers le milieu du TVe siècle, et qu'on leur substitua, soit les caractères de l'alphabet romain (te s que nous les voyons encore sur la tablature de nos pianos, soit des signes graphiques particuliers, appelés neumes.11 n'est pas de question musicale plus embrouillée et les controverses qu'elle alimente depuis des siècles n'ont aucune raison pour finir.Peut-être est-il raisonnable d'admettre, avec d'aucuns, que ces deux notations ont existé simultanément, l'une (les caractères) plutôt didactique, l'autre, (les neumes) plutôt pratique.Cette opinion moyenne pourrait contenter tout le monde.On appelait neumes des caractères musicaux issus du point et de l'accent, l'aigu, pour marquer l'élévation de la voix (arsisi, le grave, pour marquer l'abaissement (thésis).L'accent circonflexe en fut le complément rationnel.Mais de ces éléments si simples, les didacticiens tirèrent une telle profusion de signes, vraiment hiéroglyphiques, que Coussemaker.l'écrivain qui fait le plus autorité dans les questions de la musique médiévale, déclare que la lecture des neumes présente de telles difficultés et une si grande obscurité "qu'on aura toujours la plus grande peine à les résoudre d'une manière complètement satisfaisante." On comprendra que nous ne nous attardions pas sur ce sujet.Le lecteur qui tiendra à se faire une opinion plus complète en trouvera les excellents éléments dans l'Histoire de l'harmonie au moyen âge de Coussemaker, clans l'Histoire générale de la musique de Fétis, et enfin dans le remarquable ouvrage de MM.Ernest David et Mathis-Lussy : Histoire de la notation musicale.(A suivre) 28 Causerie sur le Violon, sur ses Origines et Conseils aux Jeunes Violonistes Le violon, l'alto i't le violoncelle sont les seuls instruments capables de rivaliser avec la voix humaine.• Le violon est le type le plus aimé, le plus parfait de cette famille d'instruments : "chanteur par excellence, il possède une sonorité chaude et vibrante; ses moyens d'expression d'une si grande richesse lui permettent de passer du grave au tendre, du badin au sévère, d'être tour à tour noble et spirituel, de faire pleurer ou rire selon son gré".Un violoniste de talent révèle malgré lui son caractère; c'est là ce qui met en évidence la puissance d'expression du roi des instruments.Si le violon, âgé de plus de 300 ans, n'a pas changé dans sa forme, il a considérablement gagné en sonorité et en ressources techniques.Où est né le violon?En Italie?.En France?.Le premier type constitué comme nous le connaissons ne remonte pas au début du XVIe siècle.On en attribue la paternité à Keiilno ou à Duiffoprugcart, mais ce n'est qu'une hypothèse, car on ne possède aucun document pouvant corroborer cette opinion.Ne cherchons pas non plus qui fut le premier violoniste; ou le dit Allemand.Il est probable qu'à côté, il s'en trouvait de bien plus capable; car à cette époque, toute réputation qui n'était pas consacrée par une Cour était vouée à une obscurité complète.(Cet état de choses existe encore de nos jours, et l'artiste qui ne va pas faire consacrer son talent à l'étranger s'expose assez souvent à rester dans l'ombre).Ce qui est certain, c'est que les premiers violonistes devaient être île bien pauvres exécutants comparativement à ceux que nous entendons aujourd'hui.Les prédécesseurs du violon ont été le Croutb.la Vièle et la Viole à archet qui est considérée l'ancêtre du violon.Le Croulh est un des plus anciens instruments à archet connus en Europe; c'est le premier ancêtre du violon.Le Crouth était connu des Bretons au Vie siècle.Sa plus ancienne figure date du Xle siècle.Il est demeuré eu usage en Angleterre jusqu'au XVIIle siècle, presque dans son état primitif.Tous les musicographes qui se sont occupés de la description du Crouth sont à peu près unnnime-i à admettre que le dessus du chevalet était rectillgne.Par conséquent.!e frottement de l'archet devait produire des accords ou sons simultanés.Les Bardes étalent accompagnés par le Crouth.La Vièle: c'est un nom qui servait au moyen âge à désigner une série d'instruments possédant les mêmes proportions que l'alto moderne.L'histoire de la Vièle était étroitement liée à celle de l'Art.On la voit entre les mains des Trouvères.Troubadours, Jongleurs.Ménestrels, partout où se chantaient des Ballades et Lais d'amour (simple chanson primitive i.A partir du XVe siècle, le mot Viole ne fut employé qu'à désigner la Vièle à Roue qui.jusque là s'appelait: symphonie, chiffonie, cifonie.Beaucoup de vièllstes étaient de haute lignée et très considérés; Tannhauser, Hans-Sachs, héros des drames lyriques de Wagner étaient des vièllstes.La rue Itambuteau.à Pnris, s'appelait en 1225: la rue aux Joueurs do Vièle; en 1482.elle devint la rue des Ménestrels; plus tard, la rue des Jongleurs./,'/ Noie est le dernier des Instrumenta qui par suite des transformations devint le violon vers le XVIe siècle.En France, les Violes étaient perfectionnées et en usage au XVIlle siècle: on les appelait, Basse (violoncelle).Taille ( violoncellin I.instrument intermédiaire entre l'alto et le violoncelle.Haut-contre (alto), Dessus et Pardesssus de viole (violon).Ce n'est que depuis un siècle environ que l'on s'occupe de l'histoire du violon; il est un dérivé du Purdesssus de viole.Les transformations successives qui aboutirent au violon commencèrent vers la fin du XVe siècle.L'amélioration de la viole est due aux luthiers français.U n'y a pas eu de spécimen Indiscutable entièrement constitué comme le violon moderne avnnt le XVIe siècle, époque des Gasparo.da Salo.Amati, Magglni.Stradivarius apporta les derniers perfectionnements au violon; il commence par nmalincr.c'est-à-dire copier Amati, un des plus cé'èbres luthiers de Crémone (ville italienne où vécurent Amati, Stradivarius.Cuarncrius I, ses premiers modèles.La Février 1925 grande époque de Stradivarius commence vers 1689.Les violons de ce maître, ainsi que tous ceux de ce temps, étalent construits pour un diapason d'un ton en dessous du diapason normal et n'étaient pas faits pour une forte sonorité.De nos jours, on a surtout recherché l'ampleur du son afin de pouvoir lutter avec les puissants orchestres et les grands pianos de concert.L'Italie fut le berceau du dernier perfectionnement de l'Instrument; elle fut également celui du progrès dans l'art de Jouer du violon.Ce progrès fut réalisé dans le courant des XVIIe et XVIIIe siècles.C'est à Corelll que l'on doit la vraie position de la main gauche ainsi qu'une modification de l'archet qui donne de la grace, de la légèreté à cette belle école du XVIIIe siècle.La littérature du violon est extrêmement riche Les progrès rapides de l'instrumentiste ont ouvert un vaste champ au compositeur.Germiniani (1680-1762) fut l'auteur de la première méthode de violon qui soit connue.Violons tlu Roi : la grande Bande des 24 Violons du Roi se forma sous Louis XIII.époque de l'apparition du violon à la Cour.Ils étaient chargés de faire de la musique en diverses circonstances et de figurer comme acteurs dans les ballets en jouant de leur instrument.En France, les 24 Violons du Roi étaient renommés pour être les plus habiles de leur temps En 1655.Louis XIV créa 8pécla'ement |>our Lulli le groupe des petits violons et lui en confia la direction.Ce groupe, trié sur le volet, qui ne comptait que seize exécutants au début, en eut bientôt 21.Les petits violons, se joignant à la grande Bande des 24.à certaines cérémonies.Ils furent appelés, plus tard, violons du cabinet et suivaient le Roy dans tous se* voyages.Les petits violons furent supprimés au début du règne de Louis XIV.et la grande Bande, en 1761.Archet.L'archet s'appelait primitivement arçon.On suppose que l'origine de l'archet, en France, ne remonte pas au-delà du Ve siècle.Jusqu'au XVIe siècle, U subit peu de changement: Il devint plus léger dans le courant du XVIIe siècle.Les premiers archets étalent formés d'un bambou percé d'un trou au talon dans lequel on introduisait la mèche arrêtée par un noeud.On attribue à Lupot l'invention de la hausse pour écarter les crins de la baguette.Fétis.musicographe belge, prétend avoir possédé antérieurement un archet semblable fait à Bagdad; la hausse nous viendrait donc de Mésopotamie.On ajouta ensuite une crémaillère pour tendre les crins (1650).Ce n'est que vers le commencement du XVIIIe siècle que le bouton à écrou apparut.Corelll fit disposer la tête de l'archet de manière à ce que la mèche fût plate.Tarllni allongea la baguette et la mit droite.Enfin, Vu.in aida Tourte de ses conseils pour donner à l'archet le dernier perfectionnement, c'est-à-dire la cambrure Intérieure, et les proportions actuelles.La cambrure est le principal progrès réalisé dans l'évolution de l'archet.La tension des crins était très faible dans l'ancienne baguette courbée à la manière de l'arbalète; tandis que par la cambrure actuelle le centre de gravité est établi sur le contre-fil du bols, ce qui donne une force de résistance considérable.Eu résumé, les auteurs, suivant l'ordre et la claie des transformations successives de l'archet: Mercenne (1620), Kircher (1640), Castrovlllnrl (1660), Bassani (1680), Corelll (1700), Tartlnl ( 1740).Cramer (1770), père du célèbre pianiste.Premier mouvement de l'archet moderne: Vlotti-Tourte (1790).Viottl a dit: "le violon, c'est l'archet".(A suivre) 29 NECROLOGIE MADAME SYLVIA MI (Il A I'D Une i .nu.'m distinguer iti- |i.T:ni Madame Sylrio .Mlchaud.musicienne bien connue à Québec et à Montréal, est décédéf-, à sa résidence de la rue Cherrier.le 30 janvier dernier.Née Antonia Dessane, Mme Michaud appartenait à une famille de musiciens.Son père, Antonin Dessane, qui fut un des pionniers du mouvement musical à Québec, avail été élève de Chérubin! et possédait un premier prix de violoncelle et d'orgue du Conservatoire de Paris.Sa mère.Mlle Irma Trunel de la Crolx-Maurel.était un premier prix de chant du Conservatoire de Metz.Mme Michaud commença ses études musicales avec son père et sa mère et les compléta .1 New-York sous la direction de I.«'-o-pold Damrosch.De 1877 à 1S84, eue prit part à tous les concerts importants qui se donnèrent dans la vieille capitale.Elle se fit également entendre dans l'opéra-comique et fit valoir ses talents dans: "Un mariage d'autrefois" de O.Douai; "La laitière de Trianon" de Wekerlin; "La Princesse Myosotis" île Marie David; "Le Farfadet" "L'Avalanche" de Everaerts; "Assaut de Soubrettes" de Luigi Bordèse; "Les Absents" de l'oise: "l.e Moulin des Oiseaux" de Bordèse; "Les Noces de Jeannette" de Victor Massé.Elle possédait une voix de soprano léger vrnimeut remarquable.Elle s'était retirée de la scène depuis son mariage, en 1884, avec M.Sylvlo Michaud.g'-raiit ili." la "New York Insurance t'o." Sa dernière apparition en public eut lieu en 1904.au Club Musical des Dames, à Québec.Elle était la soeur do la mère Ste-Thérè3e de Jésus, qui fut.pendant plus de 40 ans.directrice des études musicales au couvent de Sillcry.Elle était aussi la soeur de M.Léon Dessane.professeur de musique à Québec et directeur de l'Académie de Musique, et la mère do M.Henry Michaud, notre gérant de publicité.- o - Q1 BBBC ARTHUR LAVIGNE Musicien distingué décédé le 11 Janvier à l'âge de 79 ans.— Une grande perte pour le monde musical Si carrière M.Arthur I«ivlgne, musicien bien connu à Québec et à Montréal, est décédé, hier à l'âge de 79 ans et 11 mois à la suite d'une maladie de plusieurs mois.M.Arthur Lavigne est né il Montréal, le S février 1845.II fit ses études classiques complètes nu séminaire de Ste-Thérèse, où il montra à souventes reprises un rare don pour la musique.On se rappe le encore l'enthousiasme suscité à une distribution de prix par la brillante exécution d'un concerto de Bériot II s'affirmait déjà violoniste de premier ordre.Mais son esprit mathématique qui l'avait fait réussir au collège avec tant d'éclat dan?les sciences exactes, semblait le porter vers l'architecture.Heureusement pour l'art musical il n'étudia qu'un an et le 15 mai 1868 oa vit apparaître à Québec le premier magasin de musique.la maison Boucher et Lavlgne.C'est là que se rencontraient les musiciens les plus cé èbres du temps.les Prume, les i .a vallée, les Gagnon.et tant d'autres encore.C'est là que Théodore Ro-bitallle, alors lieutenant-gouverneur de la province, entendit pour la première toi» notre chant national.M.Lavigne a • rare mérite d'avoir, le premier, fait venir à Québec des artistes étrangers.C'est grâce à lui que nous avons eu le bonheur d'entendre Musin.Isaye.Marteau.Godowsky.Rothier.etc.Mais c'est surtout comme violoniste que fut connu avec le plus d'avantage M.Lavlgne.Son talent de lecteur joint à sa prodigieuse facilité d'exécution en faisait un partenaire Idéal dans la musique d'ensemble.Aussi fut-Il pendant longtemps premier violon so o du Septuor Haydn et.plus tard, premier violon de la Société Symphonique de Québec.Esprit cultivé, M.Lavigne laisse une quantité considérable de chroniques musicales, remarquables par la sûreté des jugements et l'ardeur du patriotisme.Lors de la création de l'Ecole de Musique à l'Université.M.Lavigne en fut nommé professeur titulaire et docteur en Musique Ex-président et membre de l'Académie de Musique de Québec.M.Lavlgne a été l'un de nos musiciens les plus sincères et l'un de ceux qui ont contribué le plus efficacement au développement de l'art musical au pays.M.Arthnr LnvL-ne NOUVEAU VIOLON Un luthier français.M.J.-C.-J.Letellier.vient de prendre un brevet pour la fabrication d'un "violon à sons graves" L'Invention a pour objet un violon différant des Instruments connus jusqu'à ce jour par le rapport de ses divers éléments entre eux ainsi que par la forme de ses parties.Ces différences de proportion et de formes ont pour résultat de faire résonner l'instrument d'une manière différente.Ces formes et ces proportions ont été toutefois combinées de manière à permettre à toute personne ayant l'habitude de jouer sur un violon de proportions ordinaires de jouer avec facilité sur ce nouvel Instrument de musique.Grâce à l'ensemble de ces dispositions nouvelles, on obtient un instrument aussi maniable qu'un violon ordinaire, se tenant et se jouant d'une manière analogue, mais donnant des sons d'une gravité et d'une beauté remarquables se rapprochant de ceux du violoncelle.L'accord de cet instrument se fait à une octave inférieure à celle du violon, correspondant aux harmoniques propres de sa caisse de résonance.- o - FERNAND FRANCELL M Fernand Francell a donné deux récitals de chant à Montréa .au théâtre OrphCum.les 25 janvier et 8 février.L'heureuse ordonnance de ses programmes prouve que ce chanteur a un certain goût pour la musique, c'est indéniable.Il est un habile diseur et il plait pour cette unique qualité.Visiblement, il s'attache essentiellement à mettre en valeur le texte littéraire des mélodies qu'il chante, sans se préoccuper nullement de la partie musicale.Il devrait faire de cet ensemble un mariage indissoluble.Un charme certain dans des morceaux de Lulll et de Martini, une passion réelle dans "La vie est un rêve" de Haydn et une douce langueur dans "Lente et frôleuse" de Frescobaldi; cependant, il lui faudrait une sonorité vocale mieux organisée pour chanter Gluck et Bach au plein des belles phrases liées.Son émission demanderait quelques soins pour pouvoir donner à ces morceaux de chant leur parfaite équilibre Je ne parlerai point des mélodies russes' qu'il a chantées, auxquelles il n'a point donné leur véritable caractère.La voix de M.Francell se loge assez heureusement dans le piano mais n'est pas à son aise dans des mé odles largement brossées comme "La Vie Antérieure" de Duparc Il chanta cependant avec une rîelle adresse et avec de délicates intentions des mélodies de Chausson.Raynaldo Hahn et de Déodat de Sévérac.Et dire que cette poupée s'est endormie '.Les mélodies de Fauré m'ont paru bien ternes dans la voix de M.Francell.Son timbre uniforme, où la sonorité est rarement étudiée en vue de faire ressortir les beautés de la ligne musicale, est en outre, d'une âpreté que d'ai leurs.Il n'essaie pas de cacher au moyen d'un bon style.Une respiration insuffisante le prive de phraser comme il convient.Toutefois, il a joliment chanté "Adieu".Par ailleurs, il lui fut itu-pcsslhle de traduire la pensée fuyante de Del ussy et la fine sensibilité de Ravel, car l'nterprète ne s'en était point assimile l'esprit.L'expression et l'intelligence de la diction sont pour M Francell des titres précieux.Il sut les conquérir dans des chansons populaires françaises du ISe siècle.Il me paraît odieux que l'on fasse des lomparnisons entre le chanteur Francell et certains artistes français de juste réputation qui sont venus au Canada.Il faudrait à ces conteurs le sens des proportions.Monsieur Francell n'est point véritablement un interprète de la musique classique; il en outre les effets et il est desservi par une voix et une façon de chanter qui ne se prête point à ce genre de musique.Il aurait sa place ai'leurs.et II y triompherait Madame FrancellFernet a joué le "rôle d'accompagnatrice à ces deux récitals.R.VICTOR BRAULT Tél.: E«t ;s«s J.E.SAVARIA PIANISTE Orgnnlste cher les PP du S»lnt-S«cr«m»nt :(M1 SU FUR ROOK F FST MONTRE.»!, Réflexions sur le Rythn)e du Plain-cfyant et du Jazz-Band et leur orfgine commune Par M.Jean-Eustache Scbencke La musique de jazz-band que nous entendons dans les établissements destinés à la danse, renferme un élément qui n'est pas aussi négligeable que d'aucuns veulent le croire.Des musiciens sérieux de la jeune école ont compris l'importance de cette restitution du rythme et l'orientation nouvelle qui peut.en résulter pour la musique de demain.Le jazz-band est originaire des Etats-Unis, né de chansons populaires nègres, accompagnées par des basses rythmiques.Ce fut, en 1620, qu'un vaisseau hollandais débarqua pour la première fois vingt nègres à Jamestown, en Virgine.Depuis plus d'un siècle déjà, l'esclavage existait dans les colonies espagnoles des Antilles.Ces esclaves noirs furent tous les fils de races congolaises ou littorales de la côte ouest africaine.Formant, dès leur transplantation dans les Etats du Sud, une population importante, cette race s'adapta vite à son nouveau milieu, par esprit d'imitation, sans jamais détacher sa psycho ogie de sa physiologie.Elle conserve donc au travers du temps, ses mélopées, le sens très développé du - rythme, manifestations ataviques, qui ne s'atténuèrent point au contact de la civilisation.Le jazz-band est l'aboutissant classique de tout un art antérieur du rythme.Cette forme étroitement liée aux "Blues", fut cependant adaptée à des compositions pour la danse, très souvent dues à des auteurs de race blanche; mais le jazz-band n'acquiert pas là sa valeur intrinsèque.C'est seulement lorsqu'il demeure d'inspiration nègre, qu'il révèle son originalité.Les "Blues" sont des mélopées au contour mé'odique restreint, ¦ monodies construites souvent sur la répétition d'une même note, sorte de récitatif où les paroles n'ont quelquefois aucune signification, aucun sens.Seul, le rythme est le but de ces chants, son ornement, son architecture, conception identique à toute musique orientale.Cette formule diffère de toute autre musique, du fait que ses basses d'accompagnement, ne doivent rien aux combinaisons harmoniques, mais vivent du rythme intégral.Ici, les Instruments qui accompagnent la mélodie, qu'i's soient à percussion, à cordes, même à vent, ne recherchent aucunement l'architecture sonore, mais les formes nées du mouvement.Cette manière d'art coïncide en Occident, avec les origines de notre art musical.Le XVIe siècle, sous l'influence de la musique de danse, produisit une réaction contre le système de rythme, alors en usage avant cette époque et nous sommes encore tributaires de ce changement.Ce que la danse avait détruit, la danse nous le restitue.U serait prudent, employant, au cours de cet essai le mot rythme, d'en définir le sens exact, afin d'éviter toute équivoque.Qu'est-ce que le rythme ?Serait-il une sensation contrariée ?L'équivalent, en harmonie, de la dissonance ?Helmoltz donnant une explication sur le caractère désagréable, d'après son opinion, de la dissonance écrivait : Vibrations simultanées dont les courbes ne coïncident pas et qui produit des alternances de force et de faiblesse appelées battements.Le rythme, de même que la dissonance, seraient des sensations contrariées.En ce qui concerne "le caractère désagréable" nous différons de l'avis d'Helmo'tz, sachant qu'il est, au contraire, des sensations fort agréables, du fait qu'elles sont contrariées.De toutes les définitions du rythme, celle de Platon qui prenait le temps pour une privation d'éternité, est la plus exacte.Le rythme est l'ordonnance du mouvement et saint Augustin l'applique à la musique elle-même : "Musica est ars bene movendi".De nos jours, ayant perdu depuis longtemps le sens du rythme, on confond ce dernier, avec mesure.I p rythme est une synthèse et pour qu'il y ait rythme, il faut qu'un certain nombre de mouvements, qui constitue le son, soient unis, de manière à former un tout.Une série de sons, ayant exactement la même valeur de durée, ne constitue pas un rythme.Seule, la sensation d'un léger repos alterné, devient déjà un commencement de rythme.Il suffit donc, d'un simple prolongement, pour que nous ayons aussitôt la sensation de commencement et de-fin et que nous sentions un principe animé, qui alternativement prend son élan et se repose.Le rythme est le résultat d'élans et de repos.L'élan, représentant le premier temps, s'appelle en grec Arsis, élévation, le temps de repos s'appelle touohement, surtout quand il est bref, ou Thesis, mot grec qui signifie repos.On lui donne plus généra'ement le nom d'Ictus ou frappé.La mesure est d'une conception toute différente, et porte sur des longueurs; c'est une perception visuelle d'un morcelage, que nous faisons d'une étendue graphique et découpée par nous, dans la continuité de l'étendue.Cette fragmentation ne peut être le rythme.La mesure est une manifestation extérieure, au contraire du rythme, étroitement lié à l'expression de la mélodie, dont il scande et jalonne le cours et lui donne la vie.Lorsqu'une mesure coïncide avec le rythme, celui à deux temps, par exemple, la mesure acquiert la même durée, sans que ces deux faits n'aient rien de commun.Ils se rejoignent en une expérience unique, se déroulent dans une même durée, mais demeurent différents.La mesure ou dimension n'est pas un absolu, il y a seulement des rapports entre dimensions "Le rythme".Introduit par le jazz-band en Occident n'aurait-il jamais existé antérieurement ?Si, le rythme exista ici, dans sa forme la plus libre, la plus épanouie, mais il faudra remonter à la source même de notre musique, au P.anus-Cantus.Le Plain-chant grégorien a de sérieuses attaches avec les Blues des nègres américains, aussi paradoxal que cela puisse paraître de prime abord.Cependant, il ne faudrait pas oublier que ces deux manifestations de la musique ont leurs racines dans la civilisation des peuples de l'antiquité.Le Plain-chant grégorien est une récitation modulée, dont les notes ont une valeur indéterminée et dont le rythme essentiellement libre, est celui du discours.L'origine de ses mélodies remonte à L'Orient d'avant J.-C.Ces chants populaires, modifiés sans doute par les peuples qui se les transmettaient, prêtèrent leurs concours mélodiques aux textes sacrés du christianisme naissant.Cet état de chose dura jusqu'à l'époque de saint Grégoire, à qui l'on attribue la.classification, la compilation de ces oeuvres anciennes.Lors de leur codification, ces mé'odies furent sans doute simplifiées, transformées, peut-être même en y ajouta un certain nombre de pièces nouvelles; malgré ces transformations, c'est en face d'un fond musical, d'oeuvres de l'antiquité que nous nous plaçons, pour en examiner le rythme.Le Plain-chant grégorien, avec son rythme libre, rappelle l'allure souple de la prose vincta.dont Cicéron et Quintilien donnent les règles.Tout dans cette musique paraît anomalie, la tona'ité, le rythme ou plutôt ca qu'on appelle l'absence de rythme, parce qu'on n'y trouve pas le retour régulier du temps fort, qui semble de nos jours, une nécessité.Dans les anciens manuscrits, ces chants accompagnent le texte d'une ponctuation "Les neûmes"; signes qui indiquent l'inflexion, les arrêts, les accents que la voie doit subir.Ce sont là, les premiers signes de notre notation musicale, qui, de transformation en transformation, aboutirent à l'écriture musica'e d'aujourd'hui.Ainsi se confirme la nature rythmique du Plain-chant.Dans les "B'ues" comme dans le "Chant grégorien" de même essence, il ne faudrait pas voir dans la répétition de notes, dans leur manque de proportions, des faits comme devant être contraires à la musique.Avant les retouches sacrilèges du Plain-chant, Don Fernando de Las Yyfanlas, chargé de corrections et modifications, reconnaissant clans cet amas de notes, une grande valeur artistique et musicale, ne put se résoudre à leur mutilation.Désireux de la recherche de basses rythmiques dans le Plain-chant, il sera nécessaire d'utiliser le texte, pour retrouver le rythme conservé par la prosodie.Dans cette manière d'art, comme dans celle du nègre américain, les sons musicaux n'ont d'autre raison d'être qu'eux-mêmes et produisent leur effet par le rythme, indépendamment de tout rapport d'imitation avec un objet quelconque.Qu'importe la signification des.paroles dans un "Blue", la satisfaction d'émettre des sons, de les scander, l'emporte sur le plaisir de la pensée.Ce sont des cris de joie, aussi vieux que l'humanité, instinct primitif de se sentir vivre.Ce besoin presque animal, trouve un équivalent dans les vocalises du muezzin musulman et dans le julrilare des chants liturgiques.Saint Augustin l'avait sans doute entendu souvent, dans les environs d'Hippone, lorsqu'il expliquait les psaumes à son peuple.Je parle de choses que vous savez, leur disait-il, celui qui jubile ne prononce pas de paroles, mais il exprime sa joie par des sons inarticulés.Les Basses rythmiques du jazz-band n'ont pas de règles codifiées comme, par exemple, dans la musique turque, où chaque rythme défini, porte un nom.La tradition, le sens du rythme sont le guide du "drum" nègre._ Les principales règ'es seront notées ici, d'après les usages des meilleurs exécutants; ces battues, en ce qui concerne l'essentiel, ont une grande ana'ogie avec celles de la musique des Melvevis.La main droite marque les temps forts, D., et le Dum des Turcs et la main Gauche, G., les temps faibles, appelés Teck.Une même note peut recevoir tout ensemble le temps fort et le faible, cette battue consiste dans un levé et un frappé simultané des deux mains, D /G, chez les Turcs, c'est le "tahek". Il existe aussi deux battues de forme identique qui comprennent toutes deux un droit et gauche successifs, DG, équivalent du Tekke et Tekkia.Sur ces données fondamentales, que, seules, nous noterons plus loin, toutes autres variations sont permises à l'exécutant.Le rythme se joue ibrement au travers du texte qui accompagne la musique, et le l'gsr appui de la voix du premier temps est loin d'être le temps le plus marqué, l'accent tonique n'apparaissant souvent qu'à la fin de la mesure; constatation qui s'applique aussi au Plain-chant grégorien.La battue successive de deux temps faibles, courante dans la musique turque, est le principe de la syncope dans les basses rythmiques du Blues.Voici, en exemple, un joli rythme du type syncopé, qui ne doit son effet qu'à la répétition ds deux battues sur le temps faib e : fn m j_j_.— d g o g d a o r> nature d U temps Le Plain-chant et les "Blues" rentrant tous deux dans la catégorie de musique purement rythmique, un rapprochement comparatif de ces deux formes s'imposait.Prenant des exemples dans l'antiphonaire, nous en chercherons F "Harmonie rythmique".Voici quelques exemples : Alleluia de [office Ambrosien JJ3J jjj i ïly-nii j j j d j-jj j,jy PGDûDTD CDU ¦DODO PO D DGPPPDG i l i t f '-I i i ft j._ D G D D G:DQD DC G Antienne à quatre membres dont la mélodie rappelle parfois celle des hymnes.^C"*a-lë coe-d-de au - per et pu-bes plu-anî i'T) JSrffjpl—j.; JJJ f>JJJJ?d d g.îq.dg;d g D D G D gIdGGDO 3E * A-pe - r, -a fii-lrr — a ç\ ger.mi-nel ijJ-Vi-lo-rcti Il DGîDOûDJJoSa-DnGDG tUtnnti 4rnerabrndgilli toflodielapptllepAtfmrlltdesbvmns Prenons maintenant un fragment de Blues et appliquons-lui une des bases rythmiques trouvées clans les mélodies ci dessus, nous voyons qu'elles s'adaptent parfaitement.Exemple : Blues.Ambrosien et ÎGI G D : D D G D ûiDGP G D rj :DDG.h C'est le rythme donné par l'a leluia de l'office réparti sur des mesures à quatre temps.Autre exemple ; Blues.p ''O D ood:E G 0 DG commencement de l'antienne a quatre Ce rythme est celui du membres donné plus haut.Ces exemples pourraient se renouveler sans apport de preuves plus convaincantes, les es:ais ci-dessus justifiant l'étroite parenté de ces deux effets, ayant pour cause unique, le rythme.L'art antique eut pour berceau l'Egypte.Etendant ses données vers les peuples sémitiques, il remonta, en se modifiant, au fur et à mesures des étapes, jusqu'à l'Hellade.Le Plain-chant devait fleurir à ce rameau, descendue vers le sud.voyait, ayant franchi la siècles défunts, cireulor une nouve'le sève atrophié.Ce fut ; les Blues et le jazz-band.Une autre tranche mer après bien des de son organisme Un monument égyptien du Ve siècle avant notre ère.nous révèle la composition d'un orchestre au temps des Pharaons.L'on y voit de jeunes femmes dans une procession, jouant de diverts instruments, harpe, double flûte, lyre, d'une sorte de guitare, ancêtre du bandjo, et d'un tympanon, preuve évidende d'orchestre de rythme.Rien n'est nouveau sous le soleil.Aristoxàne de Tarente déclarait déjà ! que la musique du temps de Sophocle et de Platon était en décadence.La musique d'aujourd'hui est aussi en décadence.La spéculation harmonique à son extrême limite, ne trouve plus de chemin sensé pour avancer.Puisse le rythme introduit par le Jazz-band, donner un élan libérateur à l'art musical affaibli et rénover ainsi a tradition antique.(Courrier Musical) Jean-Gustave SCHENCKE.PIANOS REMIS A NEUF L'ATELIER LE MIEUX OUTILLE ET LE PLUS CONSIDERABLE A MONTREAL MICHAUD & CIE LIMITEE CôO MOà'T-ROYAL EST TEL.BELAIR 0366 POURQUOI DEVRIEZ-VOUS NOUS CONSULTER ?Par*e que votre vue exige un soin tout particulier, et que, seule, une maison de confiance peut vous donner un service professionnel et scientifique.L'Examen de Aotre vue est gratuit.Satisfaction garantie.Service courtois.OUVERT LES " VENDREDIS ET SAMEDIS SOIRS TA IT - FAVR EAU -Ltée ,L.FAVREAIL 6peCIAL»S7£ Pour la VUE 0PTiciet* OPTOMÉTRISTe 197 Rue SAINTE:CÂTHERINE Est j COUPON D'ABONNEMENT ( Prix d'abonnement: G meis, $1.50: 1 an, $2.50; 2 ans, $4.50.ï Le numéro.25c — Anciens numéros.35c.| L'abonnement peut commencer avec n'importe quel mois.Date."LA LYRE".S Est.rue Ste-Catherine Montréal.Ci-inclus la somme de ._.pour un abonnement de.'._.à "La Lyre" commençant avec le mois de._ (indiquer le mois.s.v.p.) Nom- Adresse.Ville. 32 QUEBEC Le 15 Janvier, au Club musical des Dames, magnifique concert par Mme Leopold Kor-tier, chanteuse canadienne-française, et M.Bruce Siiuonds.pianiste américain.Assistance nombreuse et enthousiaste.Le 20 janvier, en la salle de I Université, concert par la Maîtrise Nptre-Dama, avec le concours de M.Emile Barocbelie.ténor, professeur à l'Ecole de Musique de l'Univer-sité Laval.M.Rodolphe Plamondon a donné un troisième concert en notre ville, le 22 janvier dernier, en compagnie de son élève Ulysse Paquln.La salle de Notre-Dame du Cnemln était littéralement remplie d'un auditoire distingué et enthousiaste."M.Plamondon, disait le chroniqueur de I' "Evénement", u montré une fols de plus ce que vaut à un chanteur une diction parfaite.A ce seul point de vue, ses concerts sont d'un prix inestimable.Mais II a montré, aussi, combien il est reposant d'entendre un artiste lyrique en possession d'un organe aussi homogène que le sien." "M.Ulysse Paquin est le digne élève du Maitre, il a révélé une voix de basse remarquable et une belle compréhension musicale." Concert de la S) niplionie.Nom eau directeur.La Société Symphonique de Québec a donné, le 27 dernier, son premier concert de la saison, sous les auspices du Club Musical, et avec le concours le Mme Dela-ney.soprano.L'auditoire nombreux et enthousiaste n'a pas ménagé ses applaudissements.M.Talbot dirigeait l'orchestre pour la première fois et voici ce que disait à ce sujet le chroniqueur musical du "Soleil" : "M Robert Talbot s'est révélé "bon maître".Du chef d'orchestre, il possède la formation technique, la souplesse chatouilleuse de l'Oreille, l'agilité de la "baguette magique".Le jeune directeur de la Symphonie a été à la hauteur de son rôle.L'auditoire lui a prouvé, par un accueil très sympathique, qu'il est vraiment digne de l'estime particulière que tous les artistes de notre ville sont heureux de lui porter.M.Talbot, qui est un vrai musicien, nous fait grandement honneur.En rendant hommage à son talent dont il sait assurer, pur un travail assidu l'heureuse fécondité.Il nous est vraiment agréable de saluer dans la personne du nouveau directeur de la société Symphonique de Québec, l'un des artistes les plus sérieux, l'un des musiciens les mieux qualifiés de la génération qui monte." Les Journaux français nous apprennent les succès que remporte & Paris l'un de nos concitoyens, M.Louis Gravel, baryton, boursier de la Province de Québec.M.Gravel, qui étudie le chant sous la direction de Mme Rousset d'Estainvilie, l'un des professeurs les plus en vue de la ville lumière, s'est fait entendre dernièrement au concert de l'Association des Etudiants Canadiens et à la Chapelle des Etrangers.Mlle Germaine Gêllnu» Mlle Germaine Géllnas, pianiste montréalaise, et M.J.-E.-A.Cloutier, basse, ont donné, le 10 février, en la salle des Chevaliers de Colomb, et sous le distingué patronage de l'hon.Alexandre Taschereau et de Madame Taschereau.un récital conjoint qui a été couronné de succès.Duns l'interprétation de pièces difficiles, Mlle Géllnas a fait montre d'un beau talent artistique.M.Cloutier possède une voix de basse très sympathique.Il a donné une magnifique interprétation de toutes les pièces au programme et l'auditoire ne lui a pas ménagé ses applaudissements.Mlle Thérèse Bernier était au piano d'accompagnement.OTTAWA Prochains concerts Mardi soir.10 février.Monument National, concert du ténor Edgar Malette.d'Ottawa, assisté de Mlle Henriette Bourque, planiste, et de M.Joseph Beaulleu.baryton.Mardi soir.17 février, Chateau Laurier.M Bulla Gour, ténor.Mlle Marie-Rose Des-carrle.soprano, et M.Conrad St-Amand.pianiste, tous de Montréal.Mercredi soir.18 février.Chateau Laurier, sous les auspices du "Morning Music Club" et de l'Alliance Française, Concert par MM.Rodolphe Plamondon et Ulysse Paquln.TROIS.RIVIERES Mardi, le 27 janvier, concert du ténor français.Fernand Francell."M.Francell.dit le chroniqueur du "Bien Public", possède une diction peut-être unique, croyons-nous.Il connait en plus tous les secrets d'un mécanisme parfait.Seulement à notre grand regret, nous devons dire que la voix CLINIQUE PRIVEE DU DR PREVOST Des hôpitaux de Paris — Londres — New-York Voies Génito-Urinaires Maladie* de» rein*, de la levai* el des organes génllaui 460.rue ST-DENLS Maladies vénériennes •t mnladles de la pean Tél.Est 7580 Février 1925 nous a désappointé.Il chanta, cependant, de façon insurpassable un groupe de chansons du XVI le siècle.Il ne faut pas parler d'Edmond Clément à propos de tous les chanteurs français qui viendront Ici.11 n'y a pus en France, a l'heure actuelle, d'autre Edmond dément, et cela nous fait trop de peine d'être déçus lorsqu'on nous dit par exemple que M.Francell est un uutre Clément.Donnons à M.Francell tout le mérite qui lui est dfl et n'enlevons à Edmond Clément aucun rayon de son ancienne gloire qu'il a su réellement mériter." SHERBROOKE Le 26 janvier, grand succès remporté par le ténor Fernand Francell.de l'Opéra Comique de Paris."L'Interprétation de Francell, dit le chroniqueur de "La Tribune", est faite de subtilité et de délicatesse.Il possède à fond l'école.Sa technique lui permet de passer outre à toutes les difficultés.Sa voix est extrêmement souple et avec cette diction claire on ne perd rien de ce qu'il chante." Le Choeur de la Cathédrale est actuellement à préparer une audition de l'opéra biblique de Camille Sl-Saëns : "Samson et Dalila".SHERBROOKE Lundi.23 février.Théâtre Empire, concert de Mme Blanche Bergeron, cantatrice, avec le concours de l'excellent baryton canadien, M.Joseph Saucier, de Montréal.l'ROVIDIM I La ('le d'Opéra Ste-Cêclle Comme nous le disions dans notre dernier numéro, la Cie d'Opéra Ste-Cécile.sous la direction du professeur Chambord Giguère, donnera des représentations de "Lakmé".de Delibes.à Woonsacket, les 1er et 8 février, ainsi que dans d'autres villes de la Nouvelle-Angleterre.Fondée depuis quinze ans.cette organisation est l'oeuvre du professeur Chambord Giguère.qui en est le directeur artistique et musical.Elle commença par donner, au profit d'oeuvres de charité, des opérettes comme : "Les Cloches de Corneville", "La Mascotte", "SI j'étais Roi"."La Muette de Portici"; des opéras : "Carmen", "Faust"."Mignon"."Le Trouvère"."Les Pêcheurs de PerleB", "Roméo et Juliette"."Mireille", etc.Comme une grande partie des solistes et des choristes varie chaque année, on peut dire que cette association est une véritable école de musique.Son influence, qui se fait sentir dans tous les coins de la Nouvelle-Angleterre, aide considérablement au développement du goût musical."Grace à M.Giguère, disait un journal de Woonsocket, notre jeunesse s'instruit et acquiert de précieuses connaissances.Grace à lui.notre ville tout entière est à même de connaître et de goûter quelques-uns des chefs-d'oeuvro de l'art musical.Grace à Iril enfin notre race française continue en Amérique une mission artistique qui lui at-tlrp le respect et l'admiration de l'humanité Intelligente et juste !" M.Chambord Giguère, qui est violoniste, commença ses études musicales à Providence, ensuite au Mont St-Louls, puis a Boston.Après quatre années d'études au Conservatoire royal de Bruxelles, Belgique, LBERT LEFORT S8URANCES CCIDENTS.FEU.VOL UTOMOBILES.ETC.T«.M.MS7 Ch.710.Edlllo* I naiiruii.» I i „u ¦¦ revner 1925 33 il décrocha, avec distinction, au concours de juillet 1901, un premier prix de violon.Après une tournée de concert en Amé-rique; au cours de laquelle il se ne entendre à Montréal le 20 janvier 1910, M.Giguère retourna passer deux ans au Conservatoire de Bruxelles, pour y obtenir un prix de capacité et de virtuosité.C'est au cours de ces dernières années qu'il fit des études spéciales de musique d'opéra et de mise en pièce.C'est depuis ce temps que M.Chambord Giguère, malgré les longues heures de l'enseignement, accomplit le beau travail de propagande artistique dont nous avons parlé plus haut."La Lyre" est heureuse de lui en offrir ses meilleures félicitations.WOONSOCKET Les chansons canadiennes M.l'abbé Forest organise des soirées de folklore qui deviennent de plus en plus populaires.Du train dont vont les choses, la salle pourtant spacieuse du Château va devenir trop petite.Dieu merci notre jeunesse ne s'américanise pas au point de devenir insensible à ce qui rappelle ses origines.Lui donner souvent l'occasion de penser au pays des ancêtres est une oeuvre digne de tous les encouragements.LEWISTOX, Me, Un magnifique concert a été donne le 15 janvier par le Choeur Ste-Marie.On remarquait au programme : Mlles Jeanne Plouffe et Cécile Cloutier, pianistes; Mme Adélard Jacques et Mlle Antoinette Morin, sopranos; MM.Reginald Ouellette, violoniste, Lucien Lefebvre, ténor, Alphonse Théberge, basse H.Carbonneau et Charles Théberge, barytons.— Mlle Juliette Bernard , soprano, a donné un concert, le 18 dernier, devant un auditoire considérable."Mlle BernarG dit le critique du "Messager", possède une voix de soprano d'une richesse naturelle et d'un bon volume, et un diction impeccable.Elle était assistée de Mlle Hélène Benner, pianiste, de Mlle Irma Francis, violoniste, et de Mlle Naïda Brown, violoncelliste.FALL-KITER, Mass.Le S février, au Théâtre Empire, grand concert par le célèbre pianiste australien, Percy Grainger.WORCESTER M.Ernest Lamoureux, baryton bien connu à Worcester, a donné, le 14 janvier, en la salle Jordan de Boston, un magnifique concert.Au dire de M.Philip Haie, critique musical du Boston Herald, "M.Lamoureux possède une belle voix virile et d'une généreuse portée.Il ressent évidemment ce qu'il chante et donne une interprétation vivante à son exécution.L'auditoire ne lui fut pas seulement sympathique, et l'accueillit avec enthousiasme".LEÏVISTON Nouvel Orchestre Dimanche soir, le 25 janvier, premier concert de l'Orchestre Symphonique de Lewis-ton-Auburn.Le succès remporté par cette nouvelle organisation a été considérable.Au cours de la soirée, le maire Brann adressa des paroles de felicitation aux musiciens et demanda aux citoyens de faire des efforts pour soutenir cet orchestre.Il exprima son opinion que le manège soit pourvu d'un orgue et d'un poste de radio."L'orchestre symphonique, dit encore le maire, n'est pas une entreprise financière, mais il a pour but principal de développer le goût de la bonne musique parmi notre population." M.Wilfrid Tremblay, le jeune directeur de cette organisation exécuta quelques solos de piano, qui furent fort goûtés de l'auditoire.Les 9 et 10 février, au Théâtre Empire, représentations de "Roméo et Juliette", de Gounod, par le Choeur de l'Orphéon.BOSTOX, -Mass.Du théâtre français L'Union des Femmes de France de Boston a fait représenter au théâtre Pea'oody, au profits des soldats français qui ont perdu la vue durant la guerre, deux pièces de théâtre français : "Jean-Marie", drame en un acte, de Theuiet et une comédie, "Le Baron de Fourchevif".Durant les entractes, Mlle Gabrielle Decot et M.Henri Besson chantèrent un groupe de chansons françaises.Ces représentations étaient sous la direction de M.de Beauvivier.J.E.LEMIEUX Réparations de tout instrument de musique 268 ST-DENIS MONTREAL CYRICE MARTIN LUTHERIE ARTISTIQUE Violon d'artiste d'an© grande sonorité.Approuvé par plusieurs artistes et luthier bien connus de New-York.8185 RUE STE-CATHEEIKE EST Apt.Ko 7 ClairvaJ 3609-J MONTREAL, BAYEUR FRERES LUTHIERS Violon primé an concourt d« Farli 1081 109 AMHERST MONTREAL Tambours, Xylophone, Marimba Apprenez à jouer ces instruments correctement d'un professeur expérimenté MAURICE MEERTE 2274, rue Saint-Denis.Tél.Cal.2957-J Mlle ALICE LEGER PROFESSEUR DE PIANO, CHANT et VIOLON Lauréat de l'Université de Montréal Legons données à domicile et au studio: 414, MONT-ROYAL EST Tél.: Belair 4561 PROFESSEURS DE VIOLON ADRIENNE DUSSAULT VIOLONISTE Concert — Ennelrnoracnt till.ST-DENIS Tél.BElalr S51S-J Prof.Jean Goulet VIOLON, THEORIE, SOLFEGE 270, RUE VISITATION Tél.Est 21f Mme M.B.LIPPENS-RICARD Professe ut de piano, violon, mandoline, grultart*.banjo.Préparation aux examens â tous les degrés.154 SL VN V FA C TURK tél.YOrU 1440 Pointe-Salnt-Cliarlss JOSEPH GIRARD ENSEIGNEMENT PROFESSEUR DE VIOLON 1833, RUE NOTRE-DAME EST Malsonnenre Toi.Clairval 2710-J J.«T.DESROCIIERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESKOCHER3) Engagement de concerta II.ru» libelle.Tél.Eat 062Î-8S06 Montréal Bélaîr 43D9-W J.A.LEBLANC Violoniste—Professeur Concerts — Enseignement 1330 RUE ST-HUBERT MONTREAL P ¦ L.BEL LE-ISLE PROFESSEUR DE VIOLON Engagements pour concerta Studio ù 1086 RUE CARTIER, Montreal Tél.: Est 4549-'W Prof- CESAR UGUAY ^r^ï^r Tel.: York GG40-J Prof.A.S >A LVETTI VIOLONISTE Licencié du Conaervatolro G.V.rdt.do Turin, Italie Studio: 244Sa Esplanade, Montréal.Tél.Belair 2793-J £\ T T \T T U* 1*9 T> "E* A TT ¥^ TTfe PROFESSEUR de VIOLON Il 1.1 V 1 T> K K T.A II II K V du Conaervatoir, d.Bo.ton *¦* * W * **» U l&W •&£ %9 JL^ JLV\ M Studio: *78a BUE ST-DENIS, MONTKBAi Tél.: Est 3347 Prof.J.J.C i O U LET VIOLONISTE Lauréat du Conaervatoir.Royal de Lier» (B.l«;lq.u.) Ki.dlo: S4, JEANNE MA>TO» EMILE TARDY VIOLONISTE Enseignement d'après les meilleures méthodes française^ belges et allemandes.Satisfaction garantie STUDIOS: °iît tuNT GER^APf" S««»t-Tlit™r) -ui sii.M-GERMAR (prts Ontario) J.J.GAGNIER CHEF D'ORCHESTRE Organisateur d'Orchestres pour Oratorio», Opérai, etc.119 VILLENEUVE OUEST, Tél.BElair 3807 ~ STUDIO GARIEPY Ecole de Cornet, Solfège et Théorie Musicale Prof, de la Méthode Arban's.St.Jacomea et A.Petit du Conservatoire de Musique de Paris 273 RUE VISITATION, près Ste-Catherine, Montréal Tél.: Est 3843 COLLEGES — ECOLES CONSERVATOIRES Ecole Routhier Enseignement du solfège, de la théorie musicale, du piano et du cornet Studio : 186, BUE BEBBI Tel : EST 6579 Mme MORIN JEANNE LABRECQUE Pianiste-compositeur Violoniste et Soprano dramatique Soprano léger ECOLE MORIN - LABRECQUE Professeurs au Conservatoire National (affilié à l'Université de Montréal) Piano, Violon (du début à la plus grande virtuosité) Chant, Solfège, Théorie, Harmonie, Composition.251 SHERBKOOKJti EST, Montréal.Tél.: Est 2-167 Tous les mois il y a grand concert donné exclusivement par les élèves de l'Ecole.L'admission à ces concerts est sur invitation et présentation d'une carts ds l'Ecole Morin-Labrecque.Mm© Morin-iiubrecque est l'auteur de la famous* Méthode de piano Morin-Labresque universellement répandue, de l'Art d'étudier le piano, des Exercice* quotidiens du planiste, du Cours de Dictée et d'Analyse musicales du Conservatoire National, eto.LE COLLEGE DE MUSIQUE "DOMINION" Fonda en 1894 Incorporé en 1895 Le syllabus est enroré gratuitement aux personnes qui en (ont U demande Q.M.BREWER, F.A.Q.O., A_ Uui Secretaire 444, rat Giy (angle Ste-Catberiae).Til.Up.24*3 MONTREAL Collège de Musique de Montréal ENSEIGNEMENT DU CHANT, PIANO, VIOLONCELLE, SOLFEGE.THEORIE, HARMONIE Classe d'orchestre par des professeurs de haute réputation Directrice: Mme R.MacMILLAN 633 STE-CATHERINE OUEST Tél.: Upt.507» CONSERVATOIRE RACICOT Enseignement général de la musique Piano, Chant, Violon, Violoncelle, «te.Solfège, Théorie et Harmonie Mlle RACICOT, directrice 761.nie ST-DENI8.Tél.: Est 7Mn PIANO ET CHANT Mlle HELENE GERMAIN A.R.C.M.— L.R.A.M.PLANISTE Gagnante de la bourse Strathcona en 1920 Elève du Roval College of Music de LondreB et de BLANCHE SELVA.Paris Studio: 421 EST, AVENUE MONT-ROYAL Tél.Belair 885G-J À.% ® tassa ru PROFESSEUR DE CHANT ET PIANO Maître de Chapelle chez les PP.du Saint-Sacrement Directeur de la Chorale Brassard 1er Prix au Festival de Montréal 192J 1S99, Kl K ST-llllBEBT Tél.: St-lxi»i.S»S7 Ile E QLûtmiu Professeur de chant et piano Formation première garantie—Condition» favorables Studio : 81 DUROCHER, Apt 14 Montréal Tél.: Plateau 5919 Mme Adrienne Labelle-Bourassa PROFESSEUR DE CHANT ECOLE FRANÇAISE Théorie et Solfège Studio : 452, Ste-Catherine Est Tél.Est 1753 CHANT Mlle ALICE RAYMOND Seul professeur autorisé au Canada de la Méthode française CLERICT du COLLET 985 RUE ST-DENIS, Appt.A Tél.: BElair 2880-F L.C.CHANT ET PIANO 20 DeLANAU-DIERE Tél.BElair 3Z48J Mlle IRENE PICOTTE PROFESSEUR DE PIANO ET CHANT Diplômée du Conservatoire National Préparation aux examens 1-164, me Ste-Catherine est Tel : Clairval 3617-J Robert-Victor BRAULT Professeur au Conservatoire National de Musique, Université de Montréal Enseignement supérieur du Chant et du Solfège d'après les principes des maîtres Hettlch et Gûdalge du Conservatoire National de Musique de Pari».Leçons particulières: Le mardi et le vendredi de 2 h.à 6 h.ATELIER: 312, rue Ste-CatlierineEst.Tél.: Est 4486 Mme J, A.LARIVIERE SOPRANO LYRIQUE Concerts-Récital* 127, RUE CHERRIER TEL.EST 967S-J Camille Bernard Artiste lyrique de la Société Canadienne d'Opérette Concerts et Enseignement Méthode Issaurel-Lapalme, pose de la voix, respiration, articulation, diction, atyls, expression en général.Conditions raisonnables Studio: 809 SAINT-DENIS Tél.: Est 0132 Mme CEDIA BRAULT CONCERTS — OPERA Prendrait un nombre limité d'élèves 1009 SHERBROOKE E.Tél.Est 7729-J UJtKCULJt BARYTON CONCERTS M* CHAMP DE MARS Tél.Hutu 1B27 Montréal GASTON FAVREAU TENOR Soliste à l'érllse Saint-Enfant-Jésus CHANT — CONCERTS — RECITALS 897» KTTE ST-PBNIS_Tél.: Calumet tSBO-Tf Fabiola Poirier SOPRANO Professeur de chant — Concerts — Récitals Studio: 312 STE-CATHERINE EST Résidence: 1S31 ST-URBAIN Tél.: Est 4489 Belair 5476 J.FOURNIER DE BELLEVAL BARYTON — Répertoire profane et religieux Messes de mariage, Funérailles, Concerts, etc.3476, ST-DENIS Tél.: Cal.2196-W HENRI PRIEUR TENOR Ex-élève de Jean Klddez, de l'Opéra Chant, Pote de la voix, Interpretation.173 BIvd St-Joteph Oneit, Apt No 3.Tél.: Belair 808CW. Février 1925 PROFESSEURS DE PIANO ~ PIANISTES - VIRTUOSES ORGUE THEORIE SOLFEGE Mlle CLARA FORTIN Annonce l'ouverture d'an nouveau Studio Hue Sherbrooke Est, No.918, App.3.Enseignement moderne.Préparation aux diplômes SOLFEGE, THEORIE.HARMONIE.PIANO Tel.: Est 3473-.I ROLAND BELISLE PROFESSEUR DE PIANO Il SHERBROOKE EST MONTREAL Tél.: LAncaster 6749 ALPHONSE GRENIER PROFESSEUR DE PIANO Leçons à domicile Tél.EST 2020-W 156 BERRI Mme Théo.A BRAN PROFESSEUR DE PIANO Solfège et Théorie 7t8 ST-ANDRE MONTREAL Mlle Etiennette LEPLNE Professeur de piano.Préparation a tous les degrés.Licencié en Musique, fe» 193 Paro G.E.Cartier (St-Henrl), Tel.Wertmonnt 7156-W MONTREAL Mlle Marie-Marguerite Michon PROFESSEUR DE PIANO Lloenciée en musique.Préparation à tous les degrés Leçons à.domicile et au studio «9 MONT-ROYAL EST Tél.: Belair 554G-VF J.D.PROF.DE PIANO 452, rue Ste-Catherine Est Tél.Est 1752 LUCIEN JOLICOEUR (Membre de l'Académie de Musique de Québec et du Jury CONCERTS — ACCOMPAGNEMENT PIANO : Technique, Interprétation, Solfège, Théorie Préparation a tous les diplômes 1281, RUE CARTIER.Tél.: Belair 6734-W LUCILLE DOMPIERRE "Prii d'Europe 1919" PIANISTES-VIRTUOSE Elève «te Félix FourdraJn et Georges de L»uraay du Conservatoire de Parla.CONCERTS—ENSEIGNEMENT Sradio: 141% me Crémaxie QUEBEC Tel.2651-J HECTOE Professeur de Piano 459' ST-ANDRE Tél.: Est 7976 ALICE MYETTE LEÇONS DE PIANO Accompagnatrice-Répétitrice 745 STE-CATHERINE OUEST Tél.: Upt.3542 — Est 3280 PAMPHILE LANGLOIS Organiste à l'Immaculée-Conception PROFESSEUR DE PIANO ACCOMPAGNATEUR 790A DELORTMTER Tél.: Bélair 7421-M 35 Belair 9274-W Mlle ANNETTE MTREAULT PROFESSEUR DE THEORIE ET PIANO 2320 ESPLANADE MONTREAL RAOUL PAQUET Elève de Abel Decaux, organiste, Marc Delmai, compositeur, et Mme Plltan, planiste (Paris) 1054, EUE ST-DENIS Tél.: BElair 0988-31 Tél.AMherst 1997 HERVE CLOUTIER ORGANISTE DU GESU Piano — Orgue — Théorie Harmonie 1837, MARIE-ANNE EST, MONTREAL ROSARIO MERCIER ORGANISTE PROFESSEUR DE PIANO Leçons données à domicile et au Studio 91, rue Gamier Tel: Belair 0071-W Mme D.McNAMARA ENSEIGNEMENT DU PIANO, THEORIE XT SOLFEGE Studio: 2LA, RUE DROLET Tél.: Est 2601-W Melle E.SIMARD PIANO ET THEORIE — TECHNIQUE PARFAITE Préparation pour diplômes dans tous les grad 315 LAURIER EST, ~ " " ~" 2517 HUTCHISON, près Bernard MONTREAL Belair 1S70W Atlantic îllOw Téléphone : Est 5706 Mlle Antoinette Beauchamp PROFESSEUR de PIANO et SOLFEG» Enseignement technique moderne Enseignement en français et en anglais STUDIO : 1070 EST, BUE SHESBBOOEH PIANO Cours spéciaux de Solfège, de Dictée musicale et de Gymnastique rythmique Mlle E.REMINGTON Organiste à St-Irénée Studio: 9S3, EUE SAINT-DENIS, App.A.Tél.: Belair 1SO0-.T Mlle A.De LAUZON Licenciée en Musique STUDIO: 516 RUE DES SEIGNEURS Tél.: Uptown 8528-J PROFESSEUR DB PIANO ET SOLFEGE Préparation aux diplômes à tous les degrés.Tél.: Calumet 4147 Mlle ZELLIANNA PESANT PROFESSEUR DE PIANO.SOLFEGE ET THEORIE 125 MONTEE ST-MICHEL MONTREAL ANTONIO LETOURNEAU Organiste à St-Louis-de-France Professeur au Conservatoire National ENSEIGNEMENT DU PIANO ET ORGITM Studio: 703 BERRI Tél.: Est 2404 GERARD GAMACHE B.F.POIRIER PIANO — SOLFEGE ALICE MARCIL Mlle Marie Antoinette Mi lot PIANISTE — PROFESSEUR Studio : 348 ORLEANS Tél.: CLaln-al 47S7w Organiste de Notre-Dame et Président du Conservatoire National de MusiqM Affilié à l'Université de Montréal, vient d'ouvrir un nouveau studio an NO 42S, PARC LAFONTAINE et recevra un nombre limité d'élèves pour le PIANO, TORQUE, l'HARMONIll «t le PLAIN-CHANT de SOLESMES.Tel : Bélair IM7.HARMONIE 364 rue Sainte-Catherine Est Mardi et Vendredi P.M.Edifice Langelier: Tél.Bst 04«« J.-N.CHARBONNEAU ____.______uamic YVONNE DUMOUCHEL PROFESSEUR DE PIANO Spécialité: Préparation aux examens Leçons données à domicile et au Studio 1714 AVENUE LETOURXEUX Tél.Clairval 5042J Directeur des Etudes de l'INSTITUT MUSICAL ~ Enseignement du PIANO et de l'HARMONIB Préparation au PROFESSORAT Studio: 364 est rue Ste-Catherine Tél.Est 0460 domicile: 668.rue Mnllin_Tél.: York 0010 PROFESSEUR DE PIANO Studio : 1200 EUE ST-DENIS Tel : Belair 7275-31 MARIA LAPORTE -—-—__^_-— ¦ i^v/inu, jtLfiniuuiNirj ABONNEZ-VOUS A "LA LYRE" 207 ST-DENIS, MONTREAL Résidence: 577 PLESS1S Tél.EstS206-P PROFESSEUR LICENCIE EN MUSIQUE PIANO.THEORIE, HARMONIE Février 1925 ur 7 * y II JLsabean stf promené^ Le long desoajar - din.Le long de son jardin sur le bord de l'i - le.Le long de* son jardin »ur le bord de l'eau sur le tord du vais-seau.2 4 F.lle fit un' rencontre La chanson que tu chantes, De trente matelots.Je voudrais la savoir, De trente matelots.Te voudrais la savoir.Sur le bord de l'île, etc.^ur le bord de l'île, etc.3 5 Le plus jeune des trente, Embarque dans ma barque.Il se mit à chanter.Je te la chanterai.Il se mit à chanter.Je te la chanterai.Sur le bord de l'île, etc.Sur le bord de l'île, etc production musicale autor ,, par Canadian Pacific Railway.Bfc Old Stock Aie Mûrie à Point Prime par la Force et paria Qualité Pour les autres chansons à publier du "BON VIEUX TEMPS." écrivez-nous quelle est votre chanson favorit" 1 h JUii 1975 91IOTHÊQUE NATIONALE
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