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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 40
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

La lyre, 1926, Collections de BAnQ.

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Mai 1926 MARCHANDS ET EDITEURS DE MUSIQUE Lauzon Phaneuf LIMITEE PIANOS - RADIOS - PHONOGRAPHES INSTRUMENTS et ACCESSOIRES 610, Mont-Royal Est - Montréal Téléphone: Belair 5390 Le plus grand choix de Musique Classique au Canada Les meilleures éditions Les meilleurs prix Musique vocale et Instrumentale Spécialité: Musique Française Programme Musical POUR LE NUMERO DE JUIN 1926 Sarabande.Bach Gavotte en Sol Majeur.Bach Message d'Amour (Duo à 4 mains).Jules Devaux "Le Rêve de Jean" (Extrait du "Roman de Suzon") "Prélude", "Choeur" et "Valse lente".Henri Miro Je tiens TOUT ce que je promets POUR LES EXAMENS DE MUSIQUE DE FIN D'ANNEE Nous avons toutes les pièces demandées dans les Académies, Collèges et Conservatoires de Musique.Aussi les pièces demandées pour les degrés Supérieur, Lauréat, Prix d'Europe.POUR LES DISTRIBUTIONS DE PRIX Choix sans égal de Saynètes et Cantates — Drames, Comédies, Opérettes, Etc.POUR LES FETES DE LA PENTECOTE ET DE LA FETE-DIEU Musique religieuse appropriée: Messes, Cantiques et Motets.Musique spéciale pour Fanfares et Harmonies.Tout ce qui est joli en Musique Classique, Moderne et Popu^ laire nous l'avons.Spécialité de Musique Française Ra T~T T "^7~ XT* "TVT TVT A HP 3770, RUE ST-DENIS, (ancien 642) J\_ iJ I j V ry IX IX J\- A- Téls.EST 0822-3065 MONTREAL Nous envoyons la musique en approbation dans tout le Canada — Demandez nos Catalogues et Conditions.Toujours en mains la musique annoncée dans "La Lyre".ASSORTIMENT - COMPETENCE - COURTOISIE - PRIX RAISONNABLES - SERVICE L'ENTHOUSIASME ! VOILA CE QUI COMPTE lorsque les élèves s'installent pour la pratique.Et c'est dans l'imagination que repose la présence de l'enthousiasme.Si votre enseignement de pièces musicales s'appuie sur l'imagination, et suggère une idée familière ou crée une image mentale bien accusée, vos élèves pratiqueront avec un enthousiasme plus grand et un soin plus suivi.L'enseignement de pièces qui feront les délices de vos élèves Etes-vous en quête de compositions pouvant faire les délices de l'enseignement ?— de pièces qui ont été composées par des professeurs de grande expérience ?Vous trouverez une aide d'une valeur inappréciable dans les listes thématiques des ouvrages publiés par la "B.F.Wood Music Co.", listes que l'on peut se procurer des marchands de musique ou chez les éditeurs.Elles contiennent une immense série de pièces éducationnelles avec thème et une description pratique et précise du but pour lequel chaque pièce a été écrite.LES EDITEURS DE L'EDITION WOOD ©h?JL 3.Hnnfi ittiîsir (Eomtmtur 88, ST.STEPHEN STREET - BOSTON, MASS. Prt* l'ouït* : Zàr le mod courant.P Kl X 1>'A nO VN EM KAT Six mot».11.60 Un an.*2.6« Deux ans.1A.il L'unité.2k Numéros dee mois écoulai .If Primée et récompenses sunt données pour S abonnements ou plus.Nu manière lu plus sùrt de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'fttrt Inscrit uur nos listes d'Hb D'ADKEMSE Tout avio de t-hangemeni d*adre*s« doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.4e année—No 40 Nos représentants: (New-York) M.Alfred Laliberté, (Paris) M.Henri Letondal.Montréal, Mai 1926 Le Grand Succès de notre Concours Il ne se passe pas de jour sans que nous recevions des manuscrits de musiciens qui ont répondu à l'appel de notre revue eu février dernier.Ceci est de bon augure.Nous remercions sincèrement tous ceux qui nous ont fait parvenir des compositions, qui seront jugées à leur juste mérite par un jury composé de quelques-uns de nos meilleurs musiciens de la métropole et dont les noms seront publiés prochainement.Devant le succès de notre initiative."La Lyre" a décidé de prolonger jusqu'à juillet prochain la durée de ce concours et elle invite d'une façon toute particulière ceux de nos musiciens qui n'auraient pas encore répondu à notre appel, de bien vouloir le faire sans tarder.Nous avons au Canada des talents reconnus et il serait fou de prétendre qu'ils ne méritent aucune considération.Au contraire, "La Lyre" estime qu'il y a lieu pour les compositeurs de musique canadiens de se faire valoir, de sortir un peu de l'ombre où ils se plaisent de demeurer, afin que le public musical puisse les connaître et les aimer.Il est certes légitime pour un compositeur de désirer que son œuvre soit exécutée en public; et ceux d'entre eux qui ont eu ce rare plaisir à la soirée des "Œuvres canadiennes" organisée par Mme Jarry en avril dernier doivent cependant prétendre à plus qu'une audition dont le souvenir est si vite effacé.C'est ici que notre revue a sa raison d'être, et notre œuvre obtiendra son véritable sens le jour oit tous les compositeurs canadiens de mérite viendront nous apporter leurs manuscrits pour les faire connaître à nos milliers de lecteurs.C'est pourquoi nous insistons non seulement auprès de ceux-là.mais également auprès de tous ceux qui ont quelque idéal, et qui veulent en faire bénéficier leurs compatriotes, à ne pas oublier le but de noire concours qui n'est pas un but de lucre-— qu'on veuille bien ne pas oublier ce point — mais qui est simplement un besoin de pouvoir offrir à nos lecteurs des compositions qui leur plaisent et qui soient en même temps des choses inédites.Si nous pouvions donner un peu de célébrité et d'éclat à quelque talent méconnu ou volontairement caché, quelle noble cause nous pourrions alors défendre ! Notts n'avons pas à revenir sur les termes de ce concours qui ont été clairement expliqués et déterminés dans notre numéro de février ( No 37).Les musiciens pourront y référer, ou s'ils ne peuvent se le procurer, ils n'auront qu'à nous écrire et nous lions ferons un plaisir de leur donner tous les renseignements dont ils pourront avoir besoin.Un prix de S2Ï.00 i» argent sera donné à la composition qui sera jugée digne d'être publiée d'abord dans notre revue, et nous nous ferons un devoir de justice et de loyauté de publier en feuilles détachées l'œuvre primée et de faire bénéficier l'heureux gagnant aux profits réalisés par la vente du morceau.Nous espérons que noire appel sera compris de tous ceux qui dex'raient être les premiers à donner l'exemple.LA REDACTION.Pourquoi on doit s'abonner à "LA LYRE" 1.PARCE QUE Elle est la seule revue musicale canadienne-française qui existe au Canada.2.PARCE QUE Elle contient 16 pages de musique de choix, piano, chant, violon, etc.en majeure partie d'auteurs canadiens.3.PARCE QUE Elle renseigne le public sur tous les événements artistiques mondiaux et locaux.-I.PARCE QUE Nos abonnés reçoivent dans chaque édition des articles intéressants et bien rtdigés qui développent leur culture artistique.5.PARCE QUE "La Lyre" donne pour le prix minime de $2.50 par an entre 60 et 75 morceaux d'une valeur réelle de $25.00 a $30.00.({.PARCE QUE En s'abonnant à "La Lyre" on tait oeuvre de patriotisme, car elle est rédigée et imprimée au Canada.Tout musicien et amateur de musique devrait s'abonner et faire abonner ses amis.Les abonnements doivent être adressés à la Cie de Publication "La Lyre", Ltêe, 7, Ste-Catherine Est, Montréal, Que. Mai 1ÔÎ6 ALLEMAGNE .Le cinquantenaire du théâtre Wagner, de Bay-reuth U876-192G), sera célébré le 25 juin prochain a Weimar, Bayreuth faisant relâche cette année.¦— Le sixième festival de la Société Brahms aura Heu cette année, du 29 mal au 2 Juin, a Heidelberg1, sous la direction de M.W, Furt-wangler, réminent chef d'orchestre, qui eBt un incomparable "Brahmsdirlgent".comme le public a pu s'en convaincre au festival Brahms de Wiesbaden, en 1921.—'Le Conseil Municipal de Coblence a décidé- la fermeture du théâtre et la dissolution de L'orchestre municipal, dont le déficit total se montait a.la somme de 1.200.000 marks (plus de 7.000.000 de francs).— L'Opéra de Munich vient de représenter pour la première fois "Pelléas et Mélisande", —- L'exposition théâtrale qui devait s'ouvrir sous peu à Magdebourg serait remise à l'année prochaine.— Un congrès d'organistes allemands aura lieu, du 27 au' 29 juin prochain, à Frlbourg-en-Brisgau.ANGLETERRE Une déclaration pessimiste de sir Edward Elgar."L'Angleterre, af firme-t-il.n'est pas et ne sera jamais un peuple musical.Sir Thomas Beecham partage cette conviction.("The Musical Mirror").— On s'occupe très activement, dans tout le Royaume-Uni, de l'éducation musicale des enfants.M.Aylmer Buesst, conductor de la British National Company, a donné, l'autre jour, a Bradford, sous le patronage de cette compagnie, une représentation cle "Hugh the Drover" de Vaughan William, à.laquelle assistaient 1.200 écoliers.Un concert de la Symphony Society, à, Leeds, en a réuni également un grand nombre qui • se sont occasionnellement improvisés choristes.Une Société spéciale s'est formée dernièrement à Leicester.Elle se nomme la Leicester Children's Music Society.Elle se propose aussi d'éduquer le goût musical des enfants.Elle a déjà, ses membres bienfaiteurs qui la garantissent contre tous risques financiers.AUTRICHE "Honorez vos MaitreB", est-Il dit et chanté dans "Ips Maîtres Chanteurs".("est ainsi que la ville de Vienne a naguère fait cadeau a M.Richard Strauss, pour s'y construire une villa, d'un terrain prélevé sur les jardins du Belvédère.La villa vient' d'être achevée; l'Inauguration en a eu lieu récemment.— M.Franz Lehar, qui doit a l'opérette sa fortune et sa célébrité compose actuellement la musique d'un opéra sérieux.Le principal rôle en est destiné i la célèbre cantatrice Maria Jerltza.Le sujet est tiré du mélodrame américain de ShfIdon : "Romance".ESPAGNE Miulrld.—Concert des virtuosos .Taseha Heifetz, violon 1bte, et Pilar Cavero, pianiste.A leurs programmes : Mendelssohn, Liszt, Chopin.Au concert' du 5 mars, le public a vivement applaudi le sincère et profond artiste qu'est Eduardo del Pueyo dans les "Concertos en do mineur" de Beethoven et en "la majeur" de Liszt.Il est difficile de dire "planiste", quand on parle do del Pueyo, tant justement avec lui le moyen se tient au second plan pour laisser la place au seul but : la musique.Heureux ceux qui gardent en eux la fanatique et exclusive adoration de l'Idole.L-es roués, les diplomates a ressorts peuvent avoir un instant Je pas sur eux, mais la durée n'appartient qu'aux vrais croyants.Walter Damrosch a dirigé un concert auquel assistait lo roi d'Espagne.Barcelone.—Le concours national d'opéras du Grand Théâtre du Liceo s'est terminé.Le "gordo" de 5.000 pesetas ($766.00) a été attribué il l,a Espigadora, livret de Pérez Dois, musique de S.Facunclo de la Vlna.ETATS-UNIS Un concours est ouvert par la ville de Philadelphie aux compositeurs de tous les pays.Neuf mille cinq cents dollars de prix seront distribués par la grande cité américaine et répartis comme suit : Pour un opéra, 3.000 dollars.Pour une symphonie ou une oeuvre symphonique, 2.uU0 dollars.„ .„ Pour une oeuvre chorale et orchestrale, i.0U0 dollars._ .* pour un ballet avec orchestre, 2.000 dollarB.Pour un choeur a capella, B00 dollars.— Le Philadelphia Orchestra, dirigé par Sto-howskl, se propose d'"envahir l'Europe" au prin-, temps de 11)27.Cett'e expédition ex.ge un fonds de garantie de $150.000 dont 90.000 sont d'ores et déjà souscrits.— Retour de fortune.— La presse américaine a longtemps fait l'éloge du "jazz".Elle y voyait même le principe Instrumental et rythmique d'où naîtrait quelque jour une forme de musique vraiment américaine.Le vent a tourné.L'Amérique: elle-même se lasse du ja2z; mais elle continue a l'exporter.Un orchestre féminin achève de s'organiser a Chicago.Dès maintenant il a réuni quarante instrumentistes.Une association de garantie est également en formation.Elle secondera financièrement ses débuts prochains.— Une compagnie formée d éléments empruntés au Metropolitan, au Chicago Civic Opera, au Civic de Philadelphie, â.la San Carlo jouera pendant •trois semaines au Teatro Nacional dé La Havane.Parmi les leaders : Elvira de Hidalgo, Gigli.— L'orchestre de la Marine royale suédoise est aux Etals-Unis.11 y commence une tournée qui lé mènera jusqu'à la côte du Pacifique.Le prince héritier Gustave-Adolphe est le "patron" de cette tournée.— L'itinéraire prochain de Chaliaplne : Cleveland (avec la troupe du Metropolitan), New-York, Londres (quatre représentations à Covent Garden), Paris (concert .au bénéfice des musiciens indigents), Australie et Nouvelle-Zélande, San Francisco, New York, où Chaliaplne, dirigera les répétitions de la troupe qu'il a réunie*"et d'où il partira pour tourner avec elle dans les Etats.Une seule pièce a son programme : "Le Barbier de Seville".— Un projet intéressant pour la musique française.— Mme Oscar H:immerstein se propose de recruter une troupe française qui jouerait en Amérique, l'automne prochain, des ouvrages français (opéra-comique et grand opéra).— A l'un des Philarmonic Concerts du Carnegie Hall.Mme Landowska s'est fait entendre comme hii r piste et comme planiste.— Conformément à sa coutume, la Guilmant School de New York a célébré les anniversaires de deux de ses présidents-bienfaiteurs : celui de Guilmant.qui fut le premier en date, et" celui de Joseph Bonnet, son président actuel.— On va biUir a New York un gratte-ciel de 80 étages.Le "Musical Courrier" conseille a Carpenter, dont ic Metropolitan joue en ce moment 'Skyscrapers", d'ajouter a son ballet quelques pages de complément.— Le prix de musique de chambre offert par F.Jefferson Frast (1.000 dollars) vient d'être attribué, pour un quatuor a cordes a M Albert H«v-brechts.* Une statut© de Méiiul.A Givet, où naquit Méhul, sera' Inauguré le 30 mai une statue du compositeur de ' "Joseph", Elle remplacera celle que les Allemands enlevèrent durant leur occupation du département des Ardennes au temps de la guerre.A cette occasion aura lieu une grande manifestation a, laquelle les plus importantes sociétés musicales françaises participeront.A l'Opéra.La "Na'ila" écrite par M.Philippe Gaubert sur un livret de M.Maurice Léna ne passera paa avant le prochain mois d'octobre — Les études d"'Orphée" de M.Roger-Ducasae sont commencées.L'animatrice de ce mlmodrame sera Mme Ida Rubinstein.FRANCE PARIS A l'Opéra-Comique.— Mme Mary Garden donnera, a partir du 22 mal.six représentations de Pelléas et Mélisande.A l'Opéra.Le ballet de M.I.Stravinsky, "les Abeilles", qui n'a pas roparu depuis sa création en 1917, va être incessamment repris.On prépare également ie nouveau ballet de M.Paul Ladmirault, "la Prêtresse de Korydwent", dont la création est prochaine, et VOrphée" de M.Roger-Ducasae.— M.Maurice Ravel, qui ne veut point de ruban rouge, a reçu la croix de chevalier de l'ordre de Leopold.— Par arrêté royal, en date du 29 janvier, le Roi do Belgique a conféré a.M.Jacques Thlbaud la croix de Chevalier de l'Ordre de Leopold.— M.Alfred Cortot est nommé officier de l'Ordre de la Couronne de Belgique et M.Ricardo Vines, chevalier de l'Ordre de Leopold.— A la porte des Concerts-Touche est placardée une affiche mélancoliquement ainsi connue ; M.Francis Touche remercie bien vivement ses fidèles auditeurs qui.pendant vingt années, ont collaboré à son oeuvre artistique.11 lea Informe que, fatigué, et craignant do ne pouvoir soutenir encore son labeur journalier, U terminera ses concerts quotidiens du boulevard de Strasbourg le 15 avril prochain".Quel crôve-coeur.HOLLANDE Avant son départ1 pour les Indes, M.José Iturbl a donné son dernier récital à.Amsterdam.— Les abonnés du Concertgebouw ont reçu un "bulletin de vote" avec prière d'y noter le titre de leur oeuvre symphonique préférée : le programme résultant de cette "élection" originale sera exécutée au cours d'un concert spécial que dirigera M.Mengelberg.M.Mengelberg dirigera, au Théâtre Municipal d'Amsterdam, la première exécution en Hollande de "El Retablo de maese Pedro" de M.Manuel de Falla.Solistes : Mme Vera Janacopulo?, MM.H.Dufranne, et É.Thomas Sallgnac.ITALIE La vieille tour de Torre del Lago recevrait le cercueil de Puccini et deviendrait en quelque sorte son tombeau national.Mussolini aurait accordé ce privilège au fils du défunt en prononçant ces paroles : "Petit hommage â la mémoire d'un Grand." — A l'Augusteo, deux grandes oeuvres modernes: le "San Francesco" de Maliplero et "le Roi David" d'Honegger.— Une nouvelle salle de concerts à Rome, la Sala Capizucchi, a été Inaugurée par la célèbre "Polifonlca Romana", sous la direction de Mon-slgnor Casimir!.:—Parmi les plus importants de cette dernière saison, Turin compte les concerts dirigés par Rhene-Baton avec le concours de Mme Montjovet et d'Alfred Cortot.Plusieurs journaux démentent que Pletro Jtas-cagni ait été pressenti pour la direction artistique du Costanzl.Emma Carelli, que son contrat lie pour huit années encore, ne songerait pas à quitter son poste.— Statistique (du "Qlornale degll Artlstl").En 1925, 50 opéras furent représentés fl, Milan, dont 38 Italiens (76% environ) sur 618 représentations, 445 consacrées â ceB opéras nationaux (86%).Le3 oeuvres du répertoire sont toujours celles qui attirent le plus de public.Le tableau suivant est significatif : "Travlata" (Verdi).42 représentations "Lucla dl Lammermoor" .(Donizetti).36 — "Barbiere di Slvlglia" (Rosslnl) .36 — "Cavallerla Rusticana" (Mascagni).36 — "Trovatore" (Verdi).32 — "Pagliaccl" (Leoncavallo) .30 — ' Bohème" (Puccini).25 — "Rigoletto" (Verdi) .22 — "Aïda" (Verdi).19 — "Ernanl" (Verdi).19 — Vient ensuite le "Faust" de Gounod avec le chiffre 15.— Walter Mocchi, l'Imprésario italien de l'Amérique du Sud, a remis a Mussolini, une photographie de Carlo de Campos, président de l'Etat de Sao Paolo, portant cett'e dédlcae : "Con grande devozlone al grande Présidente".Mocchi souhaite une fusion des intérêts artistiques du Brésil et de 1 Argentine, ce qui permettrait de former une seule troupe Italienne qui rayonnerait dans les deux Etals, NECROLOGIE Franz .Knelsel vient do mourir.C'était l'une des figures les plus connues dans lo monde musical do New York.Originaire de Bucarest, 11 avait fondé, quand 11 vint aux Etats-Unis, le Knelsol Quartet, où lui-même tonalt la partie de premier violon, et qui fut la première association de ce genre en Amérique.CLARINETTE ET SAXOPHONE René-R.Jolicoeur 8932 rue Drolet Tél.Calnmet 4903-F s h domlclL*.Enseignement en anglais ou en franco!» Prénar diplômes.Théorie et Cour» de Solfère oompi.t Au»i LUCIEN ffilJCOEUR FLUTE ET PICCOLO Roger-R.Jolicoeur 4089 rue Cartier TéL Amherst 1985 Mai 1926.par Fabrio La fin de la saison théâtrale à Montréal.— Sir John Martin Harvey au Théâtre His Majesty's.— George Arliss au Théâtre Princess.— M.J.A.Gauvin est décoré par la France.La saison tbëâtrale expire.Il faudra attendre près de 15 semaines avant de pou voir assister à une représentation qui en vaille la peine.Du côté des théâtres canadiens-français, les derniers spectacles ont été très pauvres bien que je doive mentionner "Les Deux Orphelines" au Théâtre St-Denis qui a tenu l'affiche durant deux semaines pour un public toujours avide d'entendre du drame.Du côté des théâtres anglais, la saison s'est terminée en beauté, d'une part, au Théâtre His Majesty's qui présentait pour la 3ième fois cette saison à Montréal, l'éminent artiste anglais Sir John Martin Harvey, et, d'autre part, au Théâtre Princess qui offrait la pièce en 3 actes "Old English" de John Galsworthy, superbement rendue par le non moins célèbre acteur anglais George Arliss.II faut se rendre à.l'évidence que les spectacles qui nous sont offerts dans ces deux théâtres sont toujours montés avec un soin méticuleux.Je laisse de côté, pour aujourd'hui, les comédies musicales américaines pour ne m'en tenir qu'aux troupes qui nous viennent d'Angleterre nous donner du Shakespeare ou tel ou tel auteur anglais renommé.Il est difficile d'atteindre à un plus haut degré de perfection scénique que celui de Martin Harvey.Très sobre de gestes, il peut avec des moyens d'une très grande simplicité parvenir à, une intensité dramatique extrêmement forte.Dans "The Only Way" qui nous montre un jeune lord anglais pendant la révolution française se sacrifiant pour une femme qu'il aime et prenant la place d'un noble français condamné à la guillotine, il faut voir avec quel art Martin Harvey peut arriver à créer une sensation de froid et d'épouvante, à la fois, en ne faisant aucun geste, en concentrant tous ses moyens d'action et d'expression dans ses yeux qui nous dépeignent toute la gamme des sensations d'une âme en détresse.Sir John Martin Harvey était entouré d'excellents acteurs consciencieux et qui le secondent à merveille.Ses décors sont à noter spécialement la grande toile du dernier tableau de "The Only Way" qui représente une aurore trouble et sanglante, tranchée par une guillotine qui s'élève au premier plan.Il en est de même du décor du 2ième acte de "The Corsican Brothers' à la scène du duel dans la forêt de Fontainebleau pendant que la neige tombe.Quel réalisme achevé dans ce décor qui créé toute une sensation! J'ai rarement vu un décor aussi naturel.Le souvenir de la venue du grand tragédien anglais Martin Harvey au Majesty's durant la semaine du 3 mai durant laquelle il a joué avec la même perfection "Richard III" de Shakespeare et "David Garrick" de T.W.Robertson est inoubliable.Au "Princess", durant la semaine du 10 mai, M.George Arliss a fait, lui aussi, courir des foules qui ont admiré un jeu souple, fouillé, sincère et d'un naturel presqu'insur-passable.Entouré de comédiens de réelle valeur, George Arliss m'a convaincu d'une chose, c'est qu'il est un des seuls acteurs à me faire complètement oublier la fiction théâtrale.Aussi, pour en arriver à cela, faut-il nécessairement que les moindres détails soient d'une précision irréprochable.Le jeu des lumières, la tombée du jour, l'arrivée des bruits du dehors, tout cela e;t fait à la perfection.Est-il quelque chose de plus naturel que cette scène où Mr Keythorp, après une violente sortie contre un avocat qui déjoue ses plans, demande à son domestique de l'amener près de la fenêtre pour lui faire respirer l'air frais.La vue de la nuit bleutée au travers la fenêtre ouverte, le petit air mélancolique que joue un orgue de barbarie sous la croisée, la fenêtre que l'on referme et la même mélodie qu'on entend tout aussitôt en sourdine, tous ces riens accompagnent admirablement bien le calme qui se fait peu â peu daus l'âme du vieux Keythorp.Pour créer une sensation de vie au théâtre, les Anglais peuvent nous en montrer, et il y a lâ une excellente leçon que les Canadiens, amateurs de belle chose, ont eu l'avantage d'apprécier.Puissent-ils en avoir profité ! Le public a sans doute appris, par les journaux que M.J.A.Gauvin, le directeur du Théâtre Orphéum, a été décoré des Palmes Académiques par le Gouvernement Français.Téléphone* Plateau 6347 DOCTEUR PREVOST Des hôpitaux de Paris, Londres, New-York SPECIALISTE Traitement des maladies chroniques 34, rue Hutchison (près Sherbrooke) MONTREAL Qu'il me soit permis de féliciter ici M.Gauvin pour l'honneur qu'il vient de recevoir de la France en récompense de ses services pour la cause du théâtre français au Canada.Que cet honneur l'incite à être, dans l'avenir, plus respectueux envers son public en étant plus sévère et dans le choix de ses pièces et dans le choix de ses acteurs et puisse également ce même public témoigner sa reconnaissance envers M.Gauvin, qui défend une noble cause ici, en devenant plus curieux pour tout ce qui regarde le Théâtre Français.FABRIO.MARIA LAPORTE PROFESSEUR LICENCIE KM .MUSIQUE J'IANO.THEORIE, HAH.MUN1E tténiilence: 577 l'I.ESSIS.MO>TKKAL Tél.: Eut 820G-F Ondulation Permanente $15.00 Réduction durant les mois dlilvtr Le célèbre système "Nestle" PUNDE&BOEHM 119 Metcalfe Up.3161 262 Ste-Cath.E.Est 6320 Ondulation permanente Nestlé Tél.l'pt 0801 Le meilleur repas n .">0 cts A la Ville de Paris Hôtel-Restaurant 22 McGill College Avenue Cuisine française et ilalienne Bière et Vin f'h.imlires confortables avec bain à louer F.A.LIIOt'MEAU.prop.Montréal Consultez-nous pour la décoration intérieure de vos appartements.Voici bientôt la belle saison, ne tardez pas à enjoliver votre "home".Une visite vous convaincra de notre spécialité dans les rideaux, drnperies et la bourrure.G.BRENTA 1629 Saint-Denis.Tél.: Est 1866 Ma.1926 Comment on Fabrique un Violon % de 50,000 Francs Depuis l'article que nous avons consacré à Stradivarius et qui a obtenu un si gros succès de curiosité grace au mystère dont l'art perdu de l'antique lutherie de Crémone est entouré et peut-être uussl a cause du regain d'intérêt que lui donnent les grands niulircB modernes de l'archet, tels que Kulie-llk.dont la virtuosité e.-t arrivée à un degré qu'elle n'avait Jamais atteint auparavant, exception faite de Pagarlnl.un événement s'est produit dont les conséquences nu point de vue de l'art musical sont peut-être Incalculables.On entendit d'abord dire à droite et à gauche que tous ces mystères étalent édulr-cls et que deux chere'ieurs avaient élncldl la question sous le double rapport de l'acoustique et du vernis.Puis un grand Journal de Berlin (lea étrangers savent souvent mieux que nous-mêmes ce qui se passe dans notre pays) le "Borsen Courier" publia un article long et documenté sur cette découverte, d'autres Journaux en parlèrent, et un beau jour le grand violoncelliste Pablo t'usais, dans un concert de la Société Philharmonique, exéeuta son programme entier sur une basse neuve.Aujourd'hui, déjà, plusieurs virtuoses se produisent en public sur ces instruments modernes qu'ils considèrent comme équivalents à ceux de la meilleure lutherie Italienne ancienne.Voici ce que Jean-Bernard, dans sa "Lettre parisienne", dit à ce sujet : "A côié des grandes Initiatives philosophiques, disons un mot d'une découverte artistique fort Intéressante."Il n'est en ci moment question dana Immonde musical que de la découverte de M .M Lucien Greilsamer et Léon Fischesser, Français tous les deux, relativement aux vernis et aux lois de l'acoustique des viciions Italiens dits de Crémone."Chacun salt que depute plus d'un siècle la lutherie avait complètement perdu les traditions de ce fameux vernis et les lois qui régissent la construction des Instruments à cordes telles que les Magglul, les Amutl.les Stradivari et les (iiiurneri les avaient pratiquées."L'académicien Savart avait consacré toute sa vie à l'étude de ces questions propos desquelles 11 fournit un rapport l'Académie des Sciences en 1819.Mais celt tentative n'ayant donné uucun résultat, il esl advenu qu'à l'i poque ml nous vivons les virtuoses qui se font entendre dans les cinq parties du monde possèdent des instruments anciens fort rares que le temps achève de détruire et on se demande comment, dans un délai très proche, les artistes auraient pu fournir une exécution égale à leur talent."Les travaux des inventeurs sont déjà couronné* de succès, puisque nos plus grands virtuoses produisent leurs Instruments dans les concerts de parité avec leurs Stradivari."Malheurciis.iiient.et c'est ce qui les différencie des productions de la lutherie moderne, ces violons, altos et violoncelles sont d'une production très restreinte : Mb sont chose d'art cl non d'Industrie.MM.Greilsamer et Flscli.¦ ¦ • i n'ont pas magasin et ne tiennent pas boutique; sans cela, du reste.Je ne vous en parlerais pas." Toujours à l'affût de l'actualité, noua sommas alios visiter les Inventeur- et grâce Vérification de IVInstirlié de lu table de résonnance, dite aussi : d'harmonie it la photographie ainsi qu'à notre diplomatie, si nous pouvons ainsi dire, nous avons réussi à obtenir quelques aperçu» sur les raisons matérielles qui ont donné Jusqu'à ce Jour la supériorité aux violons de Crémone.Nous prévenons d'avance nos lecteurs qre lea Inventeurs ne noua ont donné ni les formules géométriques ni même la recette lin vernis II est évidemment difficile de dire eu quelques lignes comment on construit un violon et à plus forte raison un de ces Stradivarius dont le prix passe parfois la somme de fiO.UUlt francs.Ce que l'on peut succinctement expliquer, c'est comment Stradivarius faisait un violon.Avant toute chose une connaissance approfondie des bois présidait au choix des diverses pièces destinées à la construction d'un instrument.Ici.il faut détruire une légende : ce n'est pas dans la vieillesse des matériaux qu'il cherchait lu qualité, mala bien dans leurs propriétés acoustiques.En effet, si les bols uvaient déjà été vieux, Jamais les Instruments n'auraient résisté à l'usage prolongé qui en a été fait.Ce choix arrêté, le maître luthier de Crémone savait que telle qualité d'érable pour le fond demande, pour s'harmoniser avec elle, telle qualité de sapin pour la tuble.La vérité de cet enseignement avait élé prouvée aux contemporains de Stradivarius par plusieurs siècles de tradition, et leur propre expérience, aidée par de réels calculs de géoinétrlc-ucoustlquc.leur permettait, suivant la densité des matériaux, de conformer les voûtes des tables et les fonds d'après des principes et non pur pur empirisme, comme on serait tenté de le croire de nos Jours.Ces voiltes obtenues pur la "gouge" et le* "rabots" offrent à l'oeil du connaisseur des lignes et des courbes oil la main de l'artiste se révèle d'un?façon Incontestable et toujours harmonieuse Les épaisseurs générales des tables de résonnance étalent terminées avec un soin et une précision Infinis et et variaient suivant les qualités des bols Idenslté.élasticité).La place des / /, leur forme, leur coupe enfin, travail du canif dont chaque coup révèle l'habileté de la main qui le conduit, le gnflt artistique du cerveau qui conduit cette main, tout cela, en un mot, porte l'empreinte personnelle de l'auteur.Il en est de même de la volute qui a toujours été sculptée en Italie, pendant la bonne époque, par l'auteur même de l'instrument, k rencontre de ce qui se paaae de nos Jours où la plupart des volutes d'instruments à cordes sont fabriquées pat des spécialistes "fabricants de manches" dana les centres Industriels comme Mire-court, etc.Chez les anciens maîtres italiens et particulièrement chez Stradivarius, lu volute, véritable oeuvre de sculpture, porte en sol la signature de celui qui l'a créée Quant au fameux vernis, Il contribue, pour une bonne part, à l'excellence de la sonorité, et sa composition possède le maximum de qualités pour l'acoustique par sa souplesse, pour l'esthétique par son coloris.Pour corriger un peu l'aridité technique de cet article, voici maintenant à titre de curiosité les noms deB artistes célèbres qui possèdent ou ont possédé des Stradivarius, avec la date de la naissance de ces Instruments.Cela est généralement Ignoré.Violons : Kubellk : 1687.Leopold Auer 1691 Tivadar Nachez : 1701.VlotU .1709.Ernst : 1709 et 1726.Joachim : trois violons 1715.Surasate : 1713 et 1724.Kreutzer : 1720.Wllhelmy : 1725.Heer mann : 1731.Y save : 1731.Lamoureux 1735.White : 1737 ("le chant du cygne"! fubrlqué par Stradivarius à l'ftge de 93 ans.Violoncelles : Gervaia : 1701.Duport 1711 Bat ta : 1714.Plattl : 1720.Loeb : 1717.Hugo Becker : 1719.Hausmann 1724.Romberg : 1711.Davldoff : 1712 Chevlllard : 1726.Et pour terminer quelques prix de vein, à travers les temps : "Le Rode" acheté par le duc d'Alhreuae à Rode en 1836.puis vendu à M.Norèa 4 000 fr en 1839, revendu par ce dernier à MM Gaud et Bernardel, en 1873.6 000 francs Acheté à ces derniers par Lamoureux 6.000 fr.Acheté par la maison Hlll en 1890 '1200 (30 000 fr.)."Le Toscan" acheté en 1794 à Florence par Zecchlnl (1.000 fr.), vendu en 1876 '250.Acheté par la maison Hlll en 1888 '1.000 • 26.000 fr). Les éphémerides musicales du dernier trimestre i OCTOBRE Le 7.mort de l'éditeur de musique Paul de Choudens; le 15.MM.Louis Masson et Georges Rlcou prennent la direction de l'Opéra-Comique; le SI, Centième représentation de "Sylvia" à l'Académie Nationale de Musique.NOVEMBRE Le 5.mort h Nice d?la cantatrice Carolina Dory, le 7.cérémonie commemorative à l'Opéra de Paris, en 1 honneur de Charles Garnler.architecte du monument; le 11.exécution aux Invalides du "Requiem" de Berllox.en souvenir des 61 officiers généraux morts pour la France au cours de la Grande Guerre le M, Inauguration uu cimetière Montmartre d'un médaillon a.la mémoire du compositeur Claude Terrasse, le 18.concert symphonique à la Salle Gaveau.à l'occasion du 60e anniversaire du compositeur Gla-zounow; le 19, trois créations à l'Opéra: "Brocéllande".prélude féerique, musique de A BlOCk; "L'Ile Désenchantée", drame musical de Henry Février; "Les Rencontres", ballet de Jacques Ibert; le 25.mort du ténor Murius Verdier, un des meilleurs Interprètes français de Wagner.DECEMBRE Le 7.mort du grand organiste Eugène Gigout, profisseur au Conservatoire; le 8.mort a Paris de George Ondet.éditeur de musique.l-i", OCTOBRE Le 9.naissance à.Glen d'Adolphe Nibelle.compositeur, élève d'Halévy; le 17.mort à Munich de Pierre de Winter, violoniste et compositeur; le 23 naissance à Varsovie d'Apolllnary de Kontskl.violoniste virtuose; le 25.naissance à Vienne de Johann Strauss fils, célèbre compositeur de valses et d'opérettes.NOVEMBRE Le 4.première au Théâtre Feydeau du "Projet de Pièce, opéra de Blanginl; le 14.naissance à Frankesteln d'Auguste Relss-mann.compositeur et musicographe; le 17.première à l'Odéon de "Preclosa".opéra de Weber.remanié au goût français du Jour par le musicien Crémont: le 19.mort à Vienne de Jean Worzlscheck.organiste de la Cour Impériale; le 29.naissance à Paris du contrebassiste Victor Verrlmst; le 29.première représentation à New-York du "Barbier de Seville", avec la Malibran et Manuel Garcia.DECEMBRE Le 8.première représentation à Paris de la "Sémlramis", de Rossini; le 10 création à l'Opéra-Comique de la "Dame Blanche", de Boieldleu; le 25.première représentation à Berlin de l'"Euryanthe".de Weber.LE SECRETAIRE DES PAHQIKS Il a été constaté que l'ancienne méthode, ou plutôt l'absence de méthode, ne donnait à l'élève la vélocité d'exécution qu'après une longue pratique, et le rendait en même temps d'une nervosité fort regrettable.On pratique d'abord un morceau avec la mesure requise, puis on l'apprend par cœur: tout va bien pendant quelque temps; mais malheureusement on se fatigue, ft le morceau appris devient une corvée au dessus des force» de l'exécutant.Au commencement, l'on suivait le procédé mental en grande partie, mais bientôt l'ascendant du travail mécanique se fait sentir et l'esprit est laissé de côté.Les doigts s'en remettent à l'oreille, organe trop délicat pour un travail de cette nature D'où le résultat fatal que j'ai signalé.J'ai bien peur de m'étre insuffisamment exprimé sur cet important sujet, que l'on M comprend bien qu'après avoir bien délimité sol-même la part respective de chacun des divers organes.On va peut être se dire que le vieux professeur radote, et peut être aura-t-on raison.Je tâcherai d'être plus clair une autre fois En attendant.Je conseille fort à tous mes lecteurs de réfléchir sur ce point • -• nti.! et obscur de l'éducation musicale.l o\MII •» l>l \ VIM \ II!"! I SM I H Il est étonnant de voir combien peu d'étudiant pianistes comprennent que tout succès digne de mention doit être obtenu par le procédé théorique, en suivant les lois abstraites auxquelles se sont conformés les maîtres de l'art.La plupart trouvent plus naturel de se répéter tranquillement: "C'est la pratique qui donne la perfection." et attendant tout leur succè3 de leur travail de mécanisme Ainsi nombre d'étudiants travaillent des mois et des années, pour s'apercevoir un jour, avec un désappointement cruel, du peu de distance qu'Us unt parcouru De ce désappointement qui suit l'épreuve on peut tirer l'une des conclusions suivantes: ou l'élève manque d'aptitudes musicales, ou Il manque de méthode.C'est cette dernière qui est la plus probable, dix-neuf fois sur vingt IGNACE XAVIER JOSEPH LEYBACH.auteur du Nocturne que nous publions dans le présent numéro né à Gambsheim ( Alsace l le 17 juillet 1817.mort a Toulouse le 23 mai 1891.fit ses études à Strasbourg puis à Paris sous la direction de Pixis de Kalkbrenner et de Chopin, et fut appelé, en 1S44.au poste d'organiste de la Cathédrale de Toulouse Ley-bach était pianiste de talent II a publié un très grand nombre «le morceaux de salon et de fantaisie pour piano dont la vogue fut considérable, puis une Méthode d'harmonium, des morceaux de concert pour harmonium, "L'Organiste pratique" (recueil gradué en 3 volumes de 130.120 et 100 morceaux d'orgue i quelqnrs recueils de mélodies et des motets avec orgue.l Extrait du Dictionnaire de la Musique de Hugo Riemann > "Le Belts", acheté par M Arthur Betts en 1825 pour « 500.Acheté par Vulllaume en 1859 pour t 200.Vendu par ce dernier à M.Wllmotte d'Anvers en 1861 pour 7.000 fr.En 1873, M.C.G.Mêler l'acheta pour « 600.En 1878.M Hart l'acheta pour < 800 et.en 1886.Il le vendit au duc de Campoxelice i 1.200 (30.000 fr.)."Le Chant du Cygne" acheté, avant 1870.pour 4.500 fr.fut revendu au violoniste White, en 1886.20.000 francs La t.milbasse dont Batta avait refusé de son vivant 60.000 fr.avait été achetée par lui vers I860 11.000 francs (11.(I) !.rl* nont omprunlci» rn pnrllr Il l'ouvriig.1.' M M lllll.en partit.» «lui île M Conslnnt Plrrr» Et depuis quelques années la valeur des Stradivarius a encore considérablement augmenté.Comme nous quittons ces Intéressants urllsans.l'un d'eux nous retient pour nous confier : "Pour compléter ce que Je vous ai dit plus haut touchant les bols à employer, notez que des expériences probantes ont démontré que les bols très anciens ne donnent pas de meilleurs résultats que des bois datant de 10 à 20 ans.de bonne nature, coupés à la bonne époque : l'hiver, et dont on a choisi la partie qui a poussé du côté du soleil.Surtout que lorsqu'on use de bols très anciens, on ignore s'ils remplissent les conditions nécessaires ci-dessus indiquées".Nous prenons acte.La conséquence des labeurs de MM Greil-tamer et Flschesser sera, si le développement commercial leur est jamais donné, de procurer, aux virtuoses et amateurs, à des prix relativement bon marché, des instruments égaux aux rarissimes Stradivarius dont le prix est si considérable.Nous y perdrons sans doute les charmes de la légende qui s'attache au maître de Crémone Stradivarius et à tous les artisans qui.de son temps, furent plus ou moins ses émules; mais une très utile réalité «n sera la compensation.Georges LEFEVRE "Musicn" Travail des coiitre-éirllsses Géométrie et acoustique l ii.un lie de la volute Montage de l'Instrument DccoupiiKe des /' uu canlï Essai de l'Instrument terminé 8 mai 1926 Théorie pratique de cette science, de l'accompagnement de la BASSE CHIFFREE et de la PARTITION.Soui la direction de M.HENRI MIRO TREIZIÈME LEÇON EXEMPLE.ACCORD DE SEI'TIKME SENSIBLE Cet Accord provient d'une substitution du 6ème degré à la Dominante, dans le 1er Renversement de l'Accord de SEPTIEME DOMINANTE.~cP "n" I H Nota.— Quelques maîtres le considèrent comme un g—zzézzzzz^zz\ accord de 9ème MAJEURE, dont on retranche la note u ^ fondamentale.L'Accord de SEPTIEME SENSIBLE s'accompagne de Tierce mineure, Quinte diminuée et Septième mineure.Il se chiffre par 5 et 7, et se place sur la note sensible du Ton majeur, ou sur le second degré de son Ton mineur relatif; car ainsi que l'accord de Quinte diminuée, il est susceptible de ces deux diverses Résolutions.Dans ce dernier cas, il se nomme SEPTIEME DE SECONDE du mode mineur.On retranche ordinairement la Tierce lorsque cet accord fait sa résolution clans le mode majeur, et on ne peut en doubler la note grave.Dans le mode mineur, ces exceptions n'ont point lieu.Cet Accord et ses trois'Renversements sont fréquemment suivis des Accords de SEPTIEME DOMINANTE qui leur correspondent.) OPDTiiVi.ir — - • 1- —.¦ —.i .¦ —«i EXEMPLES.Intervalles d'accompagnement.Basse chiffrée.Emploi de l'Accord de SEPTIEME SENSIBLE et ses trois Renversements 3 (1) C'est de cette même substitution que lea Accords de SEPTIEME DTMiisiTTB-r., on le verra plus tard DIMINUEE et de NEUVIEME DOMINANTE tirent leur origine, comme (2) Dans l'emploi du 1er et du 2ème Renversement de SEPTIEME spmcttit ™ ¦ ' • compagnement telles qu'elles le sont aux deux exemples surmontés d^une astérie, /«Utl ^ans le mode majeur, disposer des parties d'Au-devant l'Accord de Quarte et Sixte, dans la cadence parfaite, on peut en dl£ser fea l^T^nt- lors*u'°» êmploL le Ir Renversement les notes d accompagnement comme on' veut,/ Mai 1926 9 1er Renversement de SEPTIEME SENSIBLE.Accord de QUINTE et SIXTE.Il se place sur le second degré du Ton majeur, ou sur le quatrième degré de son Ton mineur relatif, et s'accompagne de Tierce mineure, Quinte juste et Sixte majeure.Il se chiffre par 6.A trois parties on en retranche la Tierce.Dans le mode majeure, il ne faut pas en doubler la Sixte.5 2e Renversement de SEPTIEME SENSIBLE.Accord de TIERCE et QUARTE augmentée.Il se place sur le quatrième degré du Ton majeur, ou sur le sixième de son Ton mineur relatif, et s'accompagne de Tierce majeure, Quarte augmenté et Sixte majeure.Il sechifre par -j-4 A trois parties, on en retranche la Sixte.Dans le mode majeur, il ne faut pas en doubler la Quarte, et il faut en disposer les Intervalles, de manière à ce que la Tierce soit toujours sa note supérieure.3ème Renversement de SEPTIEME SENSIBLE Accord de SECONDE et SIXTE mineure.Il se place sur le 6ème degré du mode majeur, ou sur la Tonique de son Ton relatif mineur, et s'accompagne de Seconde majeure, Quarte juste et Sixte mineure.Il se chiffre par 2.A trois parties, on en supprime la Quarte.Ce 3eme Renversement ne s'emploie pas sans préparation, c'est-à-dire qu'il faut que sa note grave soit entendue commt Easse de l'Accord précédent.NOTE.—Toute personne désirant obtenir des explications supplémentaires et individuelles, comprenant correction des devoirs, conseils, etc., sous la surveillance personnelle de M.Henri Miro, pourra s'adresser au bureau de "La Lyre", 7, rue Ste-Catherine Est, chambre 5, Montréal.Prix par leçon, 75 sous. 10 Les Exagérés PAR LE PÈRE CHASSANG A un jeune ambitieux.Vos tendances me troublent.Seriez-vous de ces vaniteux qui, fascinés par les dieux du jour, ne craignent pas de marcher en dehors des voies de la sagesse ?Ces voies, nos Pères dans le Grand Art, les ont tracées, ils les ont illuminées par leur enseignement, illustrées par leurs œuvres.En sortir ?Pourquoi ?Pour se mettre à la marge?Drôle de vedette ! .Prenez garde ! Vous vous exposez aux sourires moqueurs, aux haussements d'épaules.On m; vous dira pas peut-être en face le mot qui froisse ou l'aveu franc qui désillusionne, mais dès que vous aurez passé, on se demande quel est ce fou qui bat la caisse comme un forain, au milieu de la houle, avec des aspects de pitre.Mais vous n'étiez donc pas à l'aise dans le rang?Ils avaient probablement la taille trop haute, les voisins, et votre exiguïté ne trouvait pas à se faire jour?.Alors vous étouffiez, et au lieu de vous hausser par d'héroïques efforts, vous avez préféré sortir?.C'est cela.Mauvais calcul! car pour se dégager ainsi résolument et fructueusement de la masse, il fallait être Créateur.Aussi bien vous auriez pu l'être dans le camp des sages.Vous avez préféré l'aie plus libre, le-champ vierge, les sentiers impratiqués.Mais il y a souvent des précipices sur les bords, des abîmes aux issues.Prenez garde ! Vous n'avez pas été Créateur dans la voie abandonnée, vous ne le serez pas dans celle-ci, car je n'appelle pas création, les bizarreries, les lubies, les blasphèmes contre ce qui fut de tous temps honoré, les procédés émanant de cerveaux en délire.De grâce, laissez-vous guider par la saine raison.Vous ne pouvez être qu'un simple soldat ?Ne visez pas aux trois étoiles.Contentez-vous de n'être que ce que vous pouvez être.Vous servirez mieux l'art dans votre humble petit coin que sur le pavoi chancelant des absurdités.Consolidez les bases avant de vouloir grimper sur le faîte et papillonner sur les cîmes.Vous parlez de Debussy, de Gabriel Fauré, de Maurice Ravel.Mais — peut-être l'igno-rez-vous — avant de créer ces façons nouvelles qui sont leur langue propre, ils se sont nourris longuement des œuvres fortes et sainement fécondes des grands fondateurs de la langue musicale, ils ont fait leur nourriture quotidienne de la moelle des lions.Imitez-les dans leur première manière, avant de les singer dans la seconde.Avant d'épouser leur hardiesse, faites-vous des muscles.Allez à l'école du grand Bach, rie Hamdel le Titan, du limpide Haydn, du divin Mozart, du génial Beethoven.En eux réside, dans sa source la plus pure, l'art idéal de bien dire.Méditez l'œuvre de ces ancêtres.Ne croyez pas être un rétrograde, en revenant vers eux.D'autres sujets que vous, qui sont devenus des génies, sont allés à leur école et s'en sont bien trouvés.Suivez leur exemple.Analysez les modèles qu'ils ont laissés.Exprimez-en le suc; injectez-le dana vos veines.Là est la force; là est le secret du beau.Avec eux ne craignez pas d'être un arriéré.Ils jettent encore malgré tout, leurs fulgurantes lumières sur tout l'art musical.Restez docile à leur douce et fortifiante influence.Ne la rejetez pas pour suivre les façons perverses du modernisme.Vous vous singulariseriez au lieu de vous montrer avec avantage.Vous êtes-vous demandé pourquoi ces volte-face de ces révolutionnaires, de ces fuyards dont vous semblez subir l'entraînement ?Parce qu'ils n'ont pas pu se distinguer dans le droit chemin.Se voyant perdus dans le bataillon des nullités, ils ont cherché, parmi les excentriques, à se mettre à la marge.Ils ont passé la frontière et cherché à briller dans le rang des futuristes qui ont renié leur mère.Ne les imitez pas.Je sais bien qu' "en ce temps de matérialisme aveugle où les borgnes sont les rois, — clarté, simplicité, élégance, spiritualité, composent une formule vieillotte qu'il faudrait, d'après les démolisseurs d'idoles, à tout prix éliminer, parce qu'elle constitue une gêne pour ces médiocres, incapables de s'assimiler la somme des connaissances indispensables à tout bon ouvrier d'art.Je sais bien qu'il faut "à l'artiste honnête une forte dose d'héroïsme et de science pour braver cette tendance toute moderne et oser s'engager dans le sillon que les Maîtres ont suivi et creusé." Mais ne croyez pas vous abaisser, en opposant aux feux follets de la.mode la flamme radieuse du passé." (T.Noyon).Vous vous relèverez au contraire en ajoutant votre pierre à l'édifice antique.Restez à l'école et sous la ferme discipline des grands et des forts, jusqu'au jour où vous vous sentirez établi sur des bases solides et inébranlables.Vous pourrez alors sans risques, faire, si bon vous semble, des incursions dans le domaine des nouveautés, aller, en abeille aventureuse, butiner parmi les fleurs aux arômes enivrants.Vous aurez le goût sûr, le sens du beau affiné, et vous ne prendrez de tout ceci que ce qui pourra servir votre esthétique sagesse.Mais avant, non !.Vous resteriez parmi ces plagiaires au cerveau vide qui posent pour l'originalité, mais n'atteignent que la cocasserie.N'oubliez pas cette parole du Dante: "Toutes les choses ont un ordre, et c'est ce qui fait l'univers semblable à Dieu." Si les artistes ne peuvent prétendre à faire quelque chose qui soit semblable à l'Univers, c'est:à-dire à l'Ordre.La vie n'est pas un carnaval d'oripeaux mal cousus.L'ordre se referme comme une tenaille et broie tous les désordres impitoyablement."Les révolutions artistiques qui font table rase de toute tradition, ne sont pas viables." (G.de Lioncourt).Soyez avec ceux qui suivent la vole de l'ordre.Là est le beau, là est le vrai, là est la vie.Méfiez-vous de la mode, déesse souvent mesquine.Ne vous laissez pas griser par les boniments de ceux qui, hissés sur un piédestal, veulent l'imposer au monde.Ne soyez pas de ceux qui ne voient de beau que Mai 1926 ce qui est le fait de tous ces éclaireurs d'avant-garde.Tôt ou tard, ces royautés éphémères descendront de leur piédestal, cédant la place à d'autres divinités.Après ce courant, un autre; le temps passe là-dessus.Que reste-t-il après, de cette course folli-, de ce tourbillon ?Tout ce qui est creux, d'apparence illusoire, sans racines profondes, reste stérile et s'effondre.C'est une poussière vaine que le vent de l'oubli emporte.L'œuvre de génie, la création féconde seule reste.Elle rayonne d'une beauté que le ciron du temps n'arrive pas à détériorer.Bile est douée d'une éternelle jeunesse.P.CHASSANG.Avec leur perpétuel souci d'être "à la page", comme l'on dit crûment, dans le jargon moderne, les auteurs simplement doués de facilité font du simili-nouveau, mais n'atteignent pas plus à la beauté discriminante, qu'ils poursuivent obscurément, dans leurs efforts désespérés pour se montrer personnels, qu'à la beauté invariable, à laquelle ils n'aspirent même pas.Seul le tempérament permet d'atteindre l'une et l'autre; et le tempérament seul, — ce qui n'est pas la même chose, — sans originalité foncière, sans élévation réelle, suffit à en donner brillamment l'illusion." (Jean d'Udine, "Qu'est-ce que la Musique ?") — On annonce qu'un inventeur américain M.J.-H.Hammond, aurait découvert le moyen de prolonger, par de nouveaux organes actionnés par un quatrième pédale, les vibrations des cordes du piano.Il assure que l'instrument pourvu du mécanisme nouveau émet des sons comparables à ceux de l'orgue pour la sonorité prolongée mourant en decrescendo d'une extrême délicatesse de sons.A en croire le "New York Herald", il s'agirait là du plus grand perfectionnement apporté au piano depuis 1770.Boosey & Company Limited Fabricants des instruments "Boosey", pour fanfares et orchestres, célèbres dans le monde entier.qui ont occupé des quartiers temporaires à 7, rue Sainte-Catherine est, en attendant la completion des travaux d'aménagement de leur local permanent DESIRENT ANNONCER qu'ils sont de nouveau installés à leur ancienne adresse 275, RUE CRAIG OUEST Suite 101 Une cordiale invitation est faite aux professionnels et aux amateurs de venir visiter notre assortiment complet d'instruments "Boosey", en étalage permanent.Catalogne gratis sur demande Edited & revised by EDWARD GRAF.Allegretto.J.= so J.LEYBACH, Op.52.Cnpyrischt, -1S96, by The B.F.Wood Music Co.Reproduction autorisée parla B.F.Wood Co.PRINTED IN USA 15 22 DICTION ET ELOCUTION Par G.Montcourtois Derallères Suite (1) Ai-je réusai à vous tromper ?C'est un passage d'une comédie en vers.Nous allons maintenant la lire en rythmant et en lui rendant toute sa musique, et sentez combien il est ainsi plus éloquent.A cette heure elle oublie I^e théâtre et tous les prestiges de Thalle: Mais quand elle entendra, sous ces [feuillages verts, Autour d'elle, éclater la tempête des vers Tragiques, excitant, comme une douce pluie, Les larmes qu'un instant après le rire essuie Follement, alors, comme en écoutant le val Plein du bruit des clairons furieux, un [cheval De guerre tout à coup tressaille, comme [Achille, Frémit sous des habits de vierge, en son [asile, Pour avoir entendu sonner les Javelots; Ainsi Florise, amis, sentira ses yeux clos S'ouvrir.(Nouvelle Florise) Ici, aussi, j'apprends ma méthode détaillée de dire les vers, puis nous avons l'étude du débat, de l'expression, du style, des Inflexions, du mouvement, du volume vocal, de la valeur du sentiment, de l'opposition et nous arrivons a, la méthode des gestes, méthode très importante et qui précède la méthode mimique sur laquelle je vous demanderai de m'arrêter quelques minutes.La plupart des débutants ne savent que faire de leur corps, de leur visage, de leurs bras, de leurs mains, de leurs doigts.Non seulement ils n'osent pas, mais ils ne savent pas s'en servir.Il faut donc récréer un vocabulaire mimique; apprendre tout d'abord à en prononcer les Amots: apprendre ensuite leur signification et enfin, selon les besoins puiser dans le vocabulaire II faut y puiser modérément.Le langage oral rend quantité de gestes inutiles, et tout ce qui est inutile ne vaut rien.Un geste parfois dans notr^ pensée, mimique générale, n'est qu'un élément quelconque de la mimique.Un jeu de physionomie n'est-il pas un geste de visage ?Une attitude n'est-elle pas un geste du corps ?En réalité, il n'y a qu'un langage, tantôt mimique, tanttôt verbal, le plus souvent mimique et verbal à la fois.L'enseignement de la diction doit le moins possible décomposer le langage; dès que l'élève apprend à.exprimer quoi que ce soit au moyen de la parole il doit apprendre à le mimer.Une physionomie, un geste, une attitude aide à trouver l'inflexion juste.Appliquez-vous d'abord à donner plus de netteté, de clarté aux éléments qui vont vous servir à ce langage.Regardez-vous dans une glace, sinon, dans plusieurs, et travaillez saus faire un seul geste.Ouvrez grandement les paupières.Fermez-les plus ou moins.Sans déplacer le visage, dirigez les iris a.droite et à gauche, vers le ciel, vers le sol.Allumez, adoucissez, éteignez les yeux.Froncez les sourcils, creusez la ride unique ou double qui se dessine entre eux.Haussez plus ou moins la bouche, en hauteur, en largeur.Puis les expressions diverses suivantes.Teux de grâce 1 Naturel.-2 Sourire.8 Rire.4 Eclat de rire.5 Douleur.6 Pleurs.7 Méchanceté.8 Colère.9 Sournois.10 Etonnement.il Peur.12 Frayeur.(1) Voir les Noa de Jan.fév\ et avril IBM.13 Le doute.14 L'Ironie.15 Curiosité.16 La réflexion.Et maintenant, les gestes.Elargissez-les, précisez-les.Et il faut surtout que le geste soit précis, qu'il se dirige nettement vers l'objet qu'il désigne ou est censé désigner, qu'il exprime en toute évidence le sentiment qu'il doit exprimer.Tournez la tète à droite, à gauche; levez-la, baissez-la.Tendez le bras droit, le bras gauche, en avant, de côté, en arrière.Ouvrez plus ou moins les bras, croisez-les; levez-les, plus ou moins, laissez-les tomber.Jofgnez les mains, laissez-les pendre.Faites décrire à l'une et à l'autre des courbes horizontales diverses lignes en divers sens.Tendez l'index en tenant plies les trois autres doigts.Fermez le poing; écartez les doigts.Tournez la paume vers vous et contrairement vers le sol.Enfin les attitudes ! Tenez-vous debout.Bombez la poitrine; courbez le dos, — les pieds l'un près de l'autre; les pieds écartés.Marchez.Pas moyens, pas grands.Allure lente, pesante; allure rapide, légère.Asseyez-vous.Puis les scènes suivantes mimer par expression, gestes et pensée sans une parole.Scène de curiosité et de peine puis l'assurance calme et le rire.Scène de sensation brusque de peur.Scène de sensation de joie.Scène de la lettre apportée, et donnant l'étonnement, l'indifférence, la joie, le calme.Ex.(démontrez la dernière).Travail très difficile, c'est possible, mais absolument indispensable et tous les professeurs doivent enseigner le geste avec beaucoup de sévérité s'ils veulent obtenir de leurs élèves la perfection dans la diction, car je le dis hautement; sans expression et sans geste pas de bonne diction.Je viens de soulever un coin de ma méthode des gestes et vous m'excuserez si je ne vais pas plus avant mais elle est très longue et je l'applique différemment selon le caractère de l'élève.Je puis cependant ajouter qu'il y a cinq catégories de gestes qui sont: lo—Le geste de sensation 2o—Le geste d'action 3o—Le geste de sentiment 4o—Le geste d'indication 5o—Le geste d'Imitation.Je les enseigne en décomposant et individuellement, il y a aussi des défauts dans les geBtes; je les indique en détails et voici: lo—Tout ce qui masque l'expression 2o—Tout ce qui dépasse l'expression juste.3o—- Le sans-gêne, la vulgarité, l'incorrèc-tlon- 4o—La grimace.5o—Tout ce qui est disgracieux.6o—La mobilité excessive des yeux, de la tête, des doigts, des mains, des membres, du corps.7o—La répétition excessive.So—L'immobilité.lo—Une des qualités premières de la mimique est la sobriété; sobriété de la mimique générale; sobriété du geste proprement dit, sobriété du jeu de physionomie.2o—U faut que l'harmonie règne entre les expressions des différentes parties du corps.Par exemple, l'attitude qui consiste à projeter le torse en avant, un pied séparé de l'autre par un grand pas, la main fermés s,u bout du bras tendu en avant, ne peut se combiner avec la douceur, le calme, l'insignifiance du visage.3o—Bien que sobre, le geste peut être varié.La variété: autre qualité de la mimique.Après avoir employé le bras droit, faites un peu agir le gauche alors même que le droit pourrait tout aussi convenablement vous servir.Après avoir tourné, penché, branlé la tête, tônez-là immobile, laissant au visage seal la tâche de l'expression.Confiez-la, cette tâche, tantôt k une partie du corps, tantôt à une autre.4o—Qualité très importante aussi: la liberté, l'aisance.Le geste d'un bras suffit bien des fois.Mais souvent aussi, vous pouvez, vous devez recourir au geste des deux bras.Le bras qui gesticule le plus doit être celui du côté duquel on est tourné.C'est le bras droit si l'on fait face â la partie médiane du public, mais, au moindre besoin, n'hésitez pas à vous servir du gauche.J'apprends aussi aux élèves à marcher, s'asseoir, se présenter dans le monde, comment s'habiller à toute heure du jour ou du soir.Et maintenant, si vous le permettez, je terminerai cette causerie peut-être un peu longue en vous disant quelques mots sur la timidité que je m'efforce d'enlever à certains élèVeB car elle peut être un danger dans toute leur vie, intime, commerciale ou artistique.La timidité est une maladie.Elle martyrise ceux qui en sont profondément atteints.Ce qui s'accomplit le plus facilement, ce qui constitue un plaisir devient pour eux une torture.Des hommes que leur intelligence et leur activité destinaient aux plus brillantes carrières ne demeurent dans l'ombre que parce qu'ils ne peuvent s'habituer aux rapports les plus simples de la vie sociale.Des malheureux existent pour qui la sensation d'être regardés par des yeux humains est un supplice.Certains ont des crises de rougeur dont ils souffrent cruellement, que sans trêve Ils redoutent En.quoi donc consiste la timidité ?En deux émotions souvent combinées: une sorte de peur et une sorte de honte.Une peur bien différente de la peur proprement dite.Ce qui caractérise celle du timide, c'est qu'elle n'est causés par aucun danger véritable.Un homme très courageux peut être excessivement timide.Une honte bien différente de la honte proprement dite.Ce qui caractérise celle du timide, c'est qu'elle n'est causée par aucune faute, par quoi que ce soit qui vraiment la justifie.Un homme possédant toute espèce de qualités morales et physiques peut être excessivement timide.Pourtant, quelque chose rapproche la peur et la honte du timide de la peur et de la honte proprement dites: au moins à l'instant où il les éprouve, une raison quelque vague qu'elle soit, les légitime pour lui, quoique souvent il les veuille juger inexcusables.Que risque celui qui n'ose pas entrer dans un café, dont le coeur bat en traversant un salon, qui tremble en sonnant à la porte d'un protecteur ?Rien, absolument rien.Mais si ! un sourire ironique (ou qu'il peut croire Ironique) une réception tant soit peu froide (ou qu'il peut juger telle).L'enfant timide qui rougit dès qu'on le regarde, a-t-il une faute à, se reprocher.Il est honteux sans raison.Qui sait ?Tout au moins peut-il se demander, puisqu'on le regarde, s'il n'a rien à se reprocher.Comment donc nous laisser aller à souffrir vivement de la simple impression défavorable que peut produire notre personne ou l'idée* que nous croyons devoir émettre ?Non, non, aucun danger ne nous menace dans l'accomplissement des devoirs ordinaires de la vie sociale.Du moins, aucun de ceux que redoute le timide ne mérite vraiment le nom de danger.Voilà l'indéniable vérité.Agissez en conséquence.Créez des occasions de combattre le mal qui est en vous.Exercez-vous d'abord devant des inconnus; en wagon, en tramways, soutenez le regard qui se porte sur vous; demandez votre chemin à un passant, à un groupe de passants; n'achetez qu'après avoir marchandé; traversez une salle remplie de monde; etc.Dans les salons, commencez, les premières fois, par prendre part à la conversation générale.Le plus difficile, n'est-ce 28 Mai 1926 pas ?(Faites-le graduellement par la suite) c'est, avant d'aller vous placer, de prolonger un peu l'entretien avec la dame qui reçoit; c'est de se mêler aux groupes féminins, de se tenir debout, isolé au milieu de tous les regards.Y a-t-il un remède contre le trac ?un remède infaillible, radical ?Non, certainement non.Le mal peut du moins s'atiénuer, selon les tempéraments.Encore ceux qu'il atteint le plus ne sont-ils pas toujours les plus faibles.Cependant une santé solide, un bon état du système nerveux est ce qu'il convient d'opposer d'abord à l'envahissement funeste.Aussi doit-on éviter le surmenage, par exemple.Aussi les exercices physiques modérés sont-ils tout indiqués.Ensuite, il faut savoir le mieux possible ce qu'on doit faire et dire devant le public.La conscience que l'on possède à fond son rôle d'acteur ou d'orateur peut être une force considérable.D'ailleurs, le trac peut d'autant moins nuire au jeu et à la parole qu'il peut y avoir plus d'automatisme dans l'un et l'autre.Ce qui, certes, ne veut pas dire qu'il faut s'efforcer de parler machinalement.Bien au contraire, plus on peut s'.absorber dans ce que l'on fait, dans ce que l'on dit, plus on a de chance d'échapper au trac.Mais justement, la vue du public empêche souvent qu'on se recueille et pour moi, le manque de volonté.Ayez une grande volonté et j'affirme que vous combattrez le trac.Et voici les derniers conseils que je donne à tous mes élèves: Vous devez parler assez haut pour que l'on vous entende; assez nettement pour que l'on vous comprenne et assez naturellement pour ne pas causer une impression trop fâcheuse; mais tous les détails concernent la prononciation, l'inflexion, le ton, le mouvement, la ponctuation, le volume, la valeur, tout cela doit vous laisser indifférent.Tout cela si en présence du public, vous songiez à l'appliquer ne pourrait que nuire à votre diction, la rendre moins naturelle.Tout cela, dans la lecture et la récitation gênerait l'expression des sentiments, et, dans le discours plus ou moins improvisé, s'opposerait à l'inspiration.Devant un auditoire, il suffit à.la rigueur, pourvu que.vous vous fassiez comprendre, que vous pensiez au sens de ce que vous dites.C'est aux heures d'étude que vous devez vous occuper de l'interprétation du sens; c'est; à ces heures que vous devez vous efforcer de conformer votre diction aux principes qui vous agréent.Exercez-vous fréquemment, et vous arriverez devant le public, à l'application facile et souvent inconsciente de notions apprises.Si vous ne parvenez pas à vous corriger de quelques défauts plus ou moins graves (je ne parle pas de défauts intolérables), vous auriez tort de vous décourager.Ne vous exagérez pas l'importance de .vos propres défauts.Ils déplaisent d'autant moins que vous aurez plus développé en vous quelques qualités.Ce qu'il faut surtout au public, c'est qu'on l'intéréss'e, qu'on l'émeuve Mais ne vous contentez pas de le satisfaire.Vous devez lui apporter, lui révéler un art toujours plus clair, plus vrai, plus beau.Si vous voulez être un véritable artiste, soyez un éternel étudiant.Plus vous apprendrez, plus vous désirerez apprendre.Je ne saurais mieux terminer que sur cette parole de Léonard de Vinci: "Plus on connaît, plus on aime".FIN SAXOPHONE-CLARINETTE Enseignement pratique par professeur compétent • Leçons individuelles.Conditions faciles, Leqona a domicile aï désiré.S'adresser; P.ROBKRGE -375" Craie Ouest,, " Tél.Lancaster 530-.* Chambre 101 CaJnmc.t 0i70m La Musique d'Orgue et les Organistes Allemands Les- pionniers de l'école allemande de composition et de jeu d'orgue furent Samuel Scheidt, Johann Froberger, et Dietrich Bux-tehude.Froberger appartenait au XVIIe siècle et fut connu aussi bien en Angleterre qu'en Allemagne.Ici se place une anecdote amusante sur son voyage en Angleterre.Sur le chemin de Londres il fut deux fois volé, et arrivant dans cette cité littéralement sans le sou, il fut obligé d'accepter la place de souffleur à l'orgue de Westminster.A la célébration du mariage de Charles II, il fut tellement ébloui par la- pompe de la cérémonie qu'il oublia de souffler.L'organiste en fut si furieux qu'il leva, la main sur Froberger et sortit.de la tribune ; .Froberger voyant la tribune libre, emplit les soufflets et.se.précipitant, sur.; le .banc de l'orgue se mit à.improviser."Son."'jeu fut de suite reconnu par une dame de .la cour, qui avait été une de ses élèves en Allemagne.Elle alla le chercher et le présenta, au roi qui le.reçut fort amicalement.Dès lors sa position s'améliora fortement.La place de Buxtehude parmi, ces promoteurs est.d'une importance capitale non seulement par son travail de compositeur et d'organiste mais aussi et surtout par l'influence marquée qu'il exerça sur Bach.Tout le monde a eu un père; et il y a des pères en musique.Buxtehude fut le père, de ,1a musique de Bach.Son influence sur Bach, fut aussi grande que celle de .Weber -sur < le jeune Wagner.Buxtehude était un danois, mais son travail le plus important — sur lequel s'est basée sa renommée -r- fut-fait en.' Allemagne.Il fut.organiste à l'église Ste-Marié à, Lubeck pendant plusieurs années.C'est là qu'il créa, le genre dit ¦— Abend Musiken -— grandes séances musicales données simultanément, avec les services religieux de VÀvent,' qui furent continuées par ses successeurs jusque dans le XDÇe siècle.On comprendra l'extension de la renommée de Buxtehude et son influence quand on saura que Bach fit, à cette époque^ un long voyage pour.,l'entendre.Buxtehude .étant vieux, était tout disposé à céder sa place; Hœndel se mit sur les rangs;, mais-comme une des conditions de la charge l'obligeait de se- marier avec la fille de son prédécesseur Il déclina, — je ne sais pas si c'est après.ou avant même d'avoir vu la jeune fille.C'est avec Bach que la musique d'orgue arrive à son point culminant.On peut même peut-être dire que lui seul fit de la musique d'orgue.Quoiqu'il en soit, il.est bon de ' savoir que si, depuis l'apparition de- Bach, il y a eu quelques.progrès, c'est à lui qu'on le doit.La musique de Bach est .polyphonique et la polyphonie est la seule vraie musique.C'est, grâce à la.fondation de cette école qu'il, n'y a pas eu de .décadence, en Allemagne., '., .Depuis Bach,, il.ji'y a pas eu de progrès en polyphonie.Ce n'est que clans l'originalité et l'audace de la mélodie qu'il y a eu quelques progrès.La musique de.Wagner peut être appelée "omnitonique", elle est- essentiellement modulante, mais elle est encore polyphonique; c'est pour ¦ cette raison, que c'est-de la vraie musique.- Les anciens compositeurs pour musique d'église écrivaient leurs, morceaux, .dans un.ton et les.modulations ne se faisaient guère que dans un ton relatif, ." ., .Wagner', exprime.4a .passion, l'amour et en somme.toutes les,,émotions, et nous fait passer' par toute.là.gamme du -ton chroma?tique.j ^Ma'i.s.les .vieux, compositeurs allemands .de'.mùâiqu.e'^eligiëuse et Wagner sont polyphoniques,, et ; ce.' déi-nier n'estYqu'une-conséqiien'cè' logique, .'des premiers.-,, '.: Bach -restera toujours, pour la pure musique d'orgue, le plus grand de tous les compositeurs.Malgré tous les perfectionnements-mécaniques modernes qui ont été apportés à l'orgue, ses œuvres sont encore très difficiles, sans doute les plus difficiles des compositions d'orgue.Il a fallu qu'il soit aussi grand organiste que grand compositeur.Ce qu'il aurait pu jouer sur nos orgues modernes aurait été simplement merveilleux! Alex.GUILMANT.CAUSERIE DIDACTIQUE Un des plus grands errements de l'enseignement, c'est bien à coup sûr l'imposition aux élèves de pièces au-dessus de leurs forces.Aussi bien n'existe-t-il pas chez ceux-ci de prétention plus .déraisonnable et plus pernicieuse que celle de vouloir attaquer des œuvres'pour lesquelles ils n'ont pas encore la somme.voulue.de technique et de compréhension artistique.Et le mal est plus fréquent qu'on ne le pense, soit qu'il origine dans l'ambition de l'élève, ou dans le zèle indiscret, du professeur.On.ne saurait trop combattre cette tendance funeste.C'est pourquoi nous voudrions, ici en signaler les désastreux effets.Gardons-nous donc d'appliquer aujourd'hui cette réflexion d'un philosophe: "Si j'avais ma main pleine de vérités, je me garderais de l'ouvrir." .D'abord au point de vue de l'intelligence de la phrase, du rythme et de l'expression, que.pouvons-nous attendre d'un exécutant aux prises avec des'difficultés insurmontables pour, le moment?Infailliblement, la ponctuation et le phrasé, seront nuls, le rythme Indécis, et pour comble, l'œuvre sera entièrement dénaturée par un mouvement inférieur à celui qu'exige le caractère de la composition.Quant,à ce qui concerne la technique, il va sans dire qije de semblables exercices sont loin d'être profitables.Le moindre de ses inconvénients est la roidcur.c'est-à-dire la paralysie' de tous les moyens.C'est bien ,1e.moment de rappeler ici le conseil de Robert Schumann aux jeunes musiciens, "de ne.jamais jouer de pièces dans lesquelles ils ne se sentent parfaitement.;à l'aise.Un professeur eminent disait un jour en notre présence: "On ne devrait jouer que des œuvres dont on se joue soi-même." Il est évident que ceci constitue l'idéal.Mais je vois ici s'élever une objection.Des-' personnes, à, qui je suis loin de donner tort, estiment que le progrès s'effectue par une succession d'efforts, et que c'est l'effort qui doit logiquement conduire à la conquête des moyens.C'est là également notre avis.Seulement Il ne faut pas oublier-que, à part les morceaux, il- existe les Exercices et les Etudes.Or voici comment s'effectue la progression: Les moyens techniques se conquièrent dans les.Exercices, se fortifient dans les Etudes, et, finalement s'épanouissent victorieux dans les Pièces de tout genre.Et ceci me-rappelle la jolie réponse donnée à un correspondant d'un grand journal parisien.La question était celle-ci: "Quelles sont les œuvres de piano les plus difficiles ?"'.,, Et les réponses de pleuvoir: les uns citant les transcriptions • les plus scabreuses de Liszt-et-.autres œuvres de-difficulté transcendante; .les autres invoquant les casse-cou d'interprétation que l'on rencontre daùs Chopin, Schumann, Brahms, etc.La néponse qui rallia le plus de suffrage fut celle-ci: "Ce qu'il: y a de plus ' difficile, c'est de bien jouer." Vérité de La Palisse, me diréz-vous » .Sans doute, niais enfin il est bon d'évoquer .de temps en: temps iQ sens commun qui est en définitive le sens rare.DULCTANE. DES PREMIERES METHODES DE VIOLONCELLE « i a «METHODE DU JEUNE VILONCEL-LISTE" DE L.-R.FEUILLARD Depuis les origines du violoncelle, quatre siècles se sont écoulés ! Le violoncelle, instrument à archet, né de la fusion du violon dont 11 empruntait la forme, et de la viola di gamba dont il eut les dimensions, date des premières années du XVIe siècle, vers 1520, en Italie ! Les "gambistes" italiens de cette époque lointaine, curieux de nouveautés, s'y essayèrent, mais en y employant des doigtés de fortune.Le rôle du violoncelle était modeste, on ne lui demandait que de jouer la basse, et ces doigtés, dérivés de ceux de la viole di gambe, étaient insuffisants.Il faut remonter à la fin du XVIIe siècle, faire un bond de 370 ans pour trouver la première méthode écrite de violoncelle (ou du moins la première parvenue jusqu'à nous); c'est celle signée "Galli", violoncelliste italien: elle parut en 1691.En 1761 (70 ans après) paraissait la première en France signée de "Corrette", né à Saint-Ger-main-en-Laye.Chose curieuse, l'auteur de cette méthode n'était pas.violoncelliste!! Il était.organiste, et.comme tel, avait intitulé son ouvrage: "Méthode théorique et pratique pour apprendre le violoncelle.en peu de temps!" Cet.organiste ne doutait de rien ! L'emploi du pouce sur les cordes, longtemps ignoré (plus de 150 ans de tâtonnements ! ) allait révolutionner l'art violoncel-llstique et la sonorité du quatuor à cordes.Franciscello, celliste au nom.prédestiné, et Berteaux, violoncelliste valenciennois, l'utilisèrent en public, le premier, en Italie, vers 1713, et le second vers 1740.Et cela nous mène à la première méthode où il est question de l'emploi du pouce.Elle est signée: Jean Bonaventure Tillière, et a paru à Paris en 1774.La viole de gambe allait être vaincue en France comme elle l'était depuis 1730 en Italie; un an avant la Révolution française qui devait emporter un trône, elle disparaissait, détrônée par le violoncelle ! ! Alors que du début du XVIe siècle à la fin du XVIIIe, tant en France qu'en Allemagne, en Angleterre, en Italie, on compte à peine 10 méthodes de violoncelle (la dernière fut, en France, celle de Duport, et en Angleterre, celle de Gunn John (1793), le XlXe siècle a vu échelonner sur la route déjà longue du professorat plus de soixante méthodes.Nous ne pouvons les énumérer ici, cela nous conduirait trop loin.Fait curieux: c'est en Italie, berceau du violoncelle, qu'il a paru le moins de méthodes (une dizaine), tandis qu'en France (la dernière conquise), il en fut écrit une trentaine.On compte en tout près de quatre-vingts méthodes de violoncelle; la plupart ont vieilli; beaucoup sont oubliées; quelques-uns seules ont résisté au temps (je ne parle pas, bien entendu, des méthodes parues dans ces vingt-cinq dernières années).Sans méconnaître leur valeur et leur utilité, je ne vais, i!™ parler 1ue de la dernière en date: "La Méthode du jeune violoncelliste", lancée en octobre dernier 1925 par l'éditeur Janin, de Lyon, et qui fait son chemin tout doucement, tant en France qu'à l'étranger; elle est 1 œuvre de Louis Feuillard, premier prix du Conservatoire de Paris, le professeur si réputé, connu par ses transcriptions, ses cahiers d'études et sa traduction pour violoncelle du célèbre mécanisme de l'archet du violoniste Sevsik, méthode renfermant quatre mille coups d'archet ! Quand l'œil expérimenté du professeur parcourt une méthode, 11 se rend compte des imperfections ou des qualités de celle-ci et la compare à d'autres.Dans telle, il trouvera des pièces ou exercices très faciles en dernières pages et.de très difficiles dans les premières! L'auteur a mis.la charrue avant les bœufs ! Telle méthode est aride et vous dessécherait le cœur ! Telle autre renferme.quatre pages de gammes chromatiques: c'est trois pages et demie de trop ! L'excès en tout est un défaut ! Deux portées même suffisaient: en effet, ie doigté de la gamme chromatique est le même dans tous les tons.Dans une autre on voit, par exemple, une gamme en sol, un exercice en sol, précédant une mélodie quelconque avec quatre dièzes ! ! Aucun lien donc entre la théorie et la pratique.Dans la méthode Feuillard, rien de tel.Ainsi que l'écrivent Jules Loëb et Paul Bazelaire, les distingués professeurs du Conservatoire cle Paris: "Cette œuvre est intelligemment faite." "Clarté, précision, tout est parfait." M.A.Rehberg, professeur au Conservatoire de Lausanne: "J'ai l'impression que dans la méthode que j'ai sous les yeux, chaque professeur pourra trouver nombre de choses utiles pour illustrer son enseignement." L'auteur, dans sa méthode, va de la Ire à la 4e position: c'est là la raison même ! Au fond, s'il n'était pas paradoxal de le faire, on devrait commencer le doigté du violoncelle par la 4e position ! N'est-elle pas la plus facile ?Et quelle ordonnance parfaite dans la présentation de cette méthode.L'entente a été absolue entre l'auteur et l'éditeur; chaque ton, gamme, exercice, mélodie sont condensés en une seule page; aucune leçon coupée, aucun report à la page suivante; chaque page forme un tout complet; elle se termine généralement par une mélodie qui, bien que d'exécution facile, n'en est pas moins choisie parmi les plus grands noms de la musique.On sent que le but de l'auteur a été de faire aimer le cello par tous les petits et les.grands débutants; -il leur a rendu l'étude du violoncelle vraiment attrayante.André Hekking (le brillant et regretté professeur du Conservatoire de Paris, enlevé si prématurément à l'affection des siens, le 14 décembre dernier), écrivait: "La méthode Feuillard semble dire: Laissez venir à moi.les jeunes violoncellistes !.Et ils viendront nombreux, car.ils ne trouveraient rien de mieux." Jadis, en musique, seuls les termes italiens régnaient en maîtres ! Aujourd'hui, il n'en est plus de même; aussi le texte de la méthode est-il rédigé en trois langues, ce qui, non seulement est nécessaire pour la diffusion d'une méthode, mais doit amener l'élève, par la lecture comparée des trois langues, à se familiariser avec certains mots étrangers d'un usage courant dans les éditions ¦ modernes d'Outre-Rhin et d'Outre-Manche.Que d'erreurs d'interprétations musicales faute de cette connaissance linguistique, même ainsi limitée.Ainsi que l'indique l'auteur lui-même, on peut faire alterner les études de sa méthode avec sa collection de morceaux classiques "Le Jeune Violoncelliste", éditée chez Janin, collection dont le succès est grand.Autrefois, on achetait séparément et fort cher des mélodies pourtant tombées dans le domaine public, comme le Largo de Haëndel.le Chant 'du Soir de Schumann, etc., etc.Ces morceaux et d'autres, bien doigtés, bien coups d'archetôs sont réunis en quatre -cahiers à l'instar des quatre cahiers des classiques Stiicke, de la fameuse édition Peters.Cela manquait en France ! Félicitons donc Feuillard d'employer ses dons didactiques à nous libérer de l'emprise pédagogique allemande qui, bien qu^artis-tique, n'en a pas moins parfois pesé _ sur notre clair enseignement musical français ! Edouard DELHAYE, Violoncelliste de l'Opéra.LE TRAITE D'IMPROVISATION DE MARCEL DUPRE 0) Ecrire un traité d' "improvisation" ?De prime abord la chose devait, à proprement parler, apparaître comme impossible, le facteur essentiel de l'improvisation étant particulièrement mystérieux et insaisissable.Une introspection patiente a sans doute mis Marcel Dupré fur le bon chemin.Re nonçant à explique,- le fait "improvisation", il a dénombré les moyens d'improviser; sans tenter de dire "pourquoi" il a expliqué "comment", et en pédagogue, en psychologue aussi bien qu'en humaniste, il a résolu le problème.Le parti était difficile à prendre, car pour atteindre le but.il fallait avoir l'air de l'oublier.Dans un domaine où la fantaisie, la sensibilité, l'émotion régnent.Marcel Dupré a délibérément installé 1' "ordre".Loin des chimères, il s'est attaché aux faits, aux réalités, et sans s'arrêter à ce qu'il savait être étranger au domaine de la pédagogie: le "don" que l'élève doit porter en lui-même et auquel le maître ne peut rien il a établi une méthode permettant d'acquérir, logiquement, une technique complète.En expliquant les raisons qui motivent l'obéissance et celles qui justifient l'indépendance, il a mis le jeune musicien en mesure de comprendre ces raisons et en état de savoir tour à tour se soumettre ou se libérer.Avec une connaissance extrêmement fine du coeur et de l'esprit humains, Marcel Dupré s'est ingénié à rendre la discipline assez stricte pour, ayant forcé l'élève à s'y soumettre, lui donner le besoin d'y échapper tout en la laissant d'autre part assez souple pour la lui faire aimer.U a su montrer la sécurité q\i'elle apporte, le contrôle qu'elle exerce et la liberté qu'en définitive elle donne.De toutes ces petites phrases concises, sobres, qui ressemblent d'abord à des formules, se dégage une critique du verbiage, des vaines effusions, du manque de conscience, de la sincérité mal comprise, qui va très loin.On ne parle en principe que de métier, on atteint en fait les idées pures et la leçon se généralise assez pour que l'influence agisse sur la formation même de l'esprit — (à supposer qu'ayant entendu tout ce qui leur est dit, les élèves aient assez de curiosité et de courage pour le transposer et l'appliquer).Et, à relire le Traité -de Marcel Dupré, on est de plus en plus frappé par l'habileté avec laquelle il a su, sans pourtant laisser pénétrer l'anarchie, ouvrir toutes les portes et les laisser ouvertes.Donnant une solution là où en réalité il en suggère une multitude, il incite", il invite l'élève à ne pas se contenter de ce qui lui est proposé.Enfin, quel exemple il donne: tout est entraînement, nous savons bien que Marcel Dupré l'a pratiqué, avec une opiniâtreté et une persévérance desquelles on n'a pas tant d'exemples.Il a, tout tranquillement, montré ce qu'est un musicien, quelle culture donne le droit de se considérer comme tel.De tous les exercices qu/ïl propose, et certains représentent de-véritables tours de force, il n'en est aucun qu'il ne puisse réussir.U a le dreit de tout exiger, étant la vivante démonstration de ses principes.Un artiste doit pouvoir disposer de sa technique assez librement pour être à même de l'oublier.Sans doute conviendrait-il d'analyser en détail ce Traité appelé à rendre d'inesti- (1) "Traité d'Improvisation à l'Orgue", par Marcel Dupré (Leduc, éditeur, Paris, 75 fr,). so Mai 1925 mables services, mais comment s'y résoudre après que l'a fait, en un admirable article, rempli d'ailleurs d'idées originales et fécondes, Jean Huré (2).Qu'il me suffise de dire que tous les jeunes musiciens qui ont vraiment le respect d'eux-mêmes et de leur art doivent lire et méditer ce livre qui leur apparaîtra d'abord comme un peu facile, puis un peu trop sévère, et enfin merveilleusement libéral.Une amitié de vingt années, à laquelle tant de chers souvenirs donnent un prix émouvant, n'est pas sans ajouter une joie personnelle à la joie profonde qu'éprouve tout musicien à dire son admiration pour Marcel Dupré.Nadia BOULANGER.(2) "L'Orgue et les organistes", 2e année, .No 20.MUSIQUE ANCIENNE ELOGE DE LA MUSIQUE En 1621, Etienne Binet publiait, sous le pseudonyme de René François, Prédicateur du Roy.son "Essay des Merveilles de Nature", qui eut pendant quelque dix ans, de nombreuses rééditions.Il était destiné à fournir à "ceux qui font profession d'éloquence" de beaux développements tout préparés, de omni re scibili.Le chapitre LUI consacré à la musique, et tout spécialement le fragment ci-après (paragraphe 29) a le mérite de montrer combien l'art de ce temps — si souvent traité avec le respect glacé qu'on accorde aux pièces de musée — vivait et pouvait, même, affublé de souvenirs grecs et romains, et boursouflé de métaphores, échauffer l'imagination d'un serviteur de Dieu.M.P.Pour désaigrir les amertumes de nostre pauvre vie, Dieu nous a donné les douceurs de la Musique; qui est le refrain et l'écho des chansons harmonieuses du ciel, et un ingénieux amas de toutes les proportions, et p'aisirs que la nature a semez par l'es-tendùe de cet Univers qui ne vit qu'à la cadence,"et au bransle des Cieux.Au reste, quand ceste divine harmonie sort du jubé de Nature, comme si c'étoit la Princesse de tous nos sentiments, habillée de ses accords, et parée de ses fredons, elle manie, et mes-nage nos pensées avec une puissance souveraine.Tout y tressaut de joye, tout y bondit, et rebondit, et dans le bransle qu'elle commande; elle deslie nos langues, les emparlant puissamment, elle afîace tous les ennuis, et bannit aussi tost ces esprits familiers des chagrins qui tyrannisent nostre vie; elle désenfle les' enflures de nos cho-lères qui nous grossissent le coeur, addou-clt nos cruautez, recalme les orages, donne pointe, à nos conceptions, esveille nos courages, ouvre nos appétits, desserre la vivacité endormie de nos beaux esprits, et les resjouit; allume le chaste amour de l'innocence, et par une bien-heureuse pharmacie, par le miel des plaisirs, elle chasse le fiel des passions qui pourrissaient en l'impureté de nostre sang.Quelle estrange puissance de sçavoir si doucement enchanter nos esprits, que sans dire mot elle persuade et nous entraîne, distillant et coulant par l'au-reille ses charmes et ses chansons qui des-robent l'ame à l'ame mesme, et l'arrachant par les aureilles, sans qu'elle se mettre en devoir de se défendre, et riant de sa captivité.Pendant qu'elle parle des doigts, qu'elle fait haranguer une chorde d'un luth, et commande qu'un bois creusé dégoise mille chansons, cette Sirène se rend mais-tresse de nos esprits qui se font ses esclaves.Qui le croiroit que chaque son eut son partage, et sa puissance, et domaine à part.Le Dorique coule dans nos coeurs l'amour de chasteté, et allume les flammes innocentes de la virginité.Le son Phrigien met le coeur au ventre, l'espée au poing, et au vent, fait bouillonner le coeur, ardre les esprits, roidir les bras, et jette tant de sou-phre en nos veines, qu'on ne désire rien plus esperdument que le choc,- et le cha-maillis de la guerre.Là où l'harmonie Aeolienne calme les orages des esprits qui sont en tourmente, y glisse la bonace, abat les vents, et froisse la roideur de leur violence dont ils renversoient Testât de nos ames, endort nos malheurs par la douceur de ses enchantements sacrez.Le son Jas-tien esveille les esprits assopis et assomez, donne pointe à leurs pensées, et sur l'aile de ses harmonies les emporte vers le Ciel, les enlevant de la boiie et de la poussière qu'ils convoient, et d'un beau vol les guindé à l'amour des choses qui ne sentent que le Ciel, et la sainte Divinité.La Musique chantée à la Lydienne, chasse les ennuis qui tenaillent le coeur, coupe ces limes, et rebousche leurs dents dont elles rongent le fil de nostre pauvre vie, jette dans la poitrine le jour et la joye qui trenche les nuages et les nuits des ennuis; dissout les monopoles 'des chagrins qui minutoient nostre ruine.Bon-gré, mal-gré, imprime le ris au visage, la sérénité au front, la gayeté aux yeux, le chant sur la langue, les soupirs donnent air au coeur, et quand on au-roit la mort entre les dents et l'âme fuyante sur le bord des lèvres, si faut-il rire d'aise.Chacun de ces cinq (modes) a trois sortes de chants, le haut, le bas, l'entredeux, de façon qu'on forme comme quinze manières de sons et tons différends.Le Diapason accueillit tout cela, et r'alliant toute la mignardise de ces variétez, amasse un concert de douceur que jettant dans l'ame, il jette l'ame en Paradis, et le Paradis dedans l'âme.Qui s'estonnera doncques que le gentil Orphée ait eu tout pouvoir sur les bestes sauvages, les faisant oublier leur glbbier et leur chasse, pour se repaistre et engraisser de fredons, et manger par l'oreille ces divines viandes.Quand il fai-soit parler sa harpe, fredonner ses doigts, mariant sa voix angélique aux miracles de ses chordes, les peuples de la mer se jet-toient à la rade; les Sirènes dansoient sur l'herbe verte diaprée de fleurettes, les Ours repudioient les forests tant chéries; les lyons à la foule se jettoient en la presse des autres auditeurs, quittant leurs can-nayes et leurs forts, et prenoient tous grand plaisir d'estre aux pieds de leur doux Tyran, se rendant esclaves volontaires de ce tant gracieux voleur.Tous ces naturels farouches, et d'humeurs si contraires, estaient dessauvagez, et défarouchez par le charme de la Musique, et pendant que la chorde parloit, tous se juroient fidélité, et rendoient ensemble l'hommage deu au commandement de la Harpe toute-puissanté.Ostez-nous ces fables, et jettez les yeux et oreilles sur ceste divine Harpe tombée du Ciel en terre entre les mains de David, qui faisant parler ces chordes, et chanter des divins Pseaumes, exorciza Saûl, estran-gla ce follet, lui donnant la chorde par les innrcens fredons de ses doigts virginaux, pinçant saintement ces tant sçavantes chordes.L'harmonie chasse cet esprit noir, la Musique desserra le coeur et le gozier de ce pauvre Roy qui se sentoit mourir, cela souda les playes, feit escouler les fasche-ries, qui estouffoient le coeur royal de ce pauvre possédé.Qui se peut imaginer imaginer comme dans un petit filet bien bandé, ou sur le bout d'une langue musicienne, on peut renfermer toute la mélodie du monde ?Enfiant d'une tirade, le pesant, l'aigu, l'enroué, le fendant, l'argentin, le tonnerre, le sifflet, le chancelant, l'arresté, le volage, les bricoles, les feintes, les fuites, le courroucé, le flatteur, le tremblant, le soupple, l'arrogant, le ton pesle-mesle en cent mille façons.Car tout ainsi qu'on serre la perruque royalle d'un Diadème enfilé de mille pierreries, aussi la nature flatte l'esprit de mille variétez de tons enchâssez tous ensemble.C'est donc un Essay et un avant-goust du Paradis que la Musique, puisque dans le Ciel on ne fait autre exercice que de chanter les grandeurs de Dieu à deux choeurs, les Anges d'un costé et les hommes de l'autre.René FRANÇOIS (Etienne Binet).CONCOURS DE "LA LYRE" Prix de $25.00 pour la meilleure chanson.M.J.A.MARIER, gérant de la circulation de "La Lyre" sera à Ottawa et à Hull durant tout le mois d'avril.M.Marier se mettra en contact avec toutes les organisations musicales de la Capitale, afin de pouvoir renseigner les lecteurs de "La Lyre" sur le mouvement musical éducationnel et artistique.Les compositeurs auront- aussi la visite de M.Marier, et nous espérons qu'ils voudront bien exhumer de leurs cartons les compositions musicales qu'une trop grande, modestie les a empêchés de faire connaître à leurs compatriotes."La Lyre" offre actuellement un prix de $25.00, pour la meilleure composition.Axis aux intéressés.> On peut se procurer les grands succès de la Revue "EN ROULANT MA BOULE" en s'adressant à "La Lyre" Mascarade.Grande valse.Paroles de MM.Poirier et Bourgeois Musique de Mme Corinne Dupuis-Malllet.Prix .20c Papillons noirs.Valse lente pour Piano, par .Mme ' Corinne Dupuis-Malllet.Prix .20o Chnnt Indien, paroles do M.Romeo Poirier.Musique do Mme Corinne Dupuis-Maillet.'.Prix .20ii VTnh ¦' Wnh î Wall ! Fox-trot.Paroles de M.Roméo Poiiior.Musique de M.Henri Miro.Prix .20c Les '1 morceaux pour .00 centius LES SUCCES DU SALON he Roman de Suzon.Goupleta des moutons (Slâme Acte), Paroles do L.Rad.Musique do Henri Miro.Prix «25o Papillons.Musique do M.Orner Letournoau.Prix .40o Reste petite ! paroles do Alphonse Désllots.Muslquo do Orner Létourneau ., .prix .40o Mai 1926 31 Concerts: Léo-Pol Morin — Morin-Labrec-qne — Rotary Club — Festival des Chorales — Dufault-Belland — Quatuor Dubois.— Le premier concert de "Pro-Musica".— La Société Canadienne d'Opérette.— Un conseil de Gabriel Fauré aux compositeurs.De tous les concerts qui se sont donnés depuis ma dernière chronique, il y en a 3 qui m'ont particulièrement intéressé : je veux parler du récital Léo-Pol Morin au "Ladies Ordinary' le 27 avril, l'apparition de Mme Morin- Labrecque qui eut lieu le 29 en la salle Lafontaine, et, en dernier lieu, le concert des quatre artistes de la Metropolitan Opera House de New-York au Forum le 11 de ce mois.> C'est toujours avec un trèi vif plaisir que j'entends le pianiste Léo-Pol Morin.Il est, sans contredit, l'artiste canadien le plus sincère que nous ayons.Il aime ardemment la musique moderne dont il est l'interprète rêvé et il communique à son auditoire tout entier, sa foi, son enthousiasme et le magnétisme prenant de son art.Il faut admettre, ce qu'on oublie trop souvent, que M.Léo-Pol Morin, à côté d'une technique très souple, possède une intelligence qu'on sent vibrer â chaque phrase musicale.Les auteurs dont il se fait l'interprète sont assurés d'une exécution qui rende pleinement justice à leurs oeuvres.De Mme Albertine Morin-Labrecque, j'aurais tout d'abord un reproche à faire : c'est ('e se produire si rarement en public.Très absorbée par un professorat dont elle a fait une carrière, elle se doit, je veux bien en convenir, à ses élèves.Mais lorsqu'on est doué comme Mme Morin, on se doit également au public de concert qui a tout à gagner à l'entendre.Le "Concerto" de Grieg qu'elle rendit avec une très juste expression était accompagné par un orchestre formé a l'école Morin-Labrecque dont elle est lame dirigeante.Mme Morin fit valoir, comme il convenait et en artiste consciencieuse, les moindres détails et le charme subtil de la musique norvégienne.Elle reçut l'hommage et l'ovation qui lui étaient dus.A ce même concert, l'orchestre donna deux symphonies de Svendsen et de Litolff d'une façon satisfaisante quand on considère que les exécutants étaient tous des élèves en formation, et la même remarque s'applique pour Mme Tremblay et M.Gendron qui chantèrent deux extraits d'opéra.Le Rotary Club a bien fait les choses lors de son grand concert au cours duquel il faisait entendre les quatre artistes suivants: Mmes Florence Easton, soprano.Merle Al-cock, contralto, qui remplaçait Jeanne Gordon, MM.Edward Johnston, ténor, Edmund Burke baryton, qui rendirent d'une façon impeccable un substantiel programme composé de tous les extraits d'opéra que ie public aime à "bisser".Aussi ces quatre artistes lyriques remportèrent-ils un succès facile à comprendre.Si ce concert fut une belle manifestation d'art vocal et de diction française — car il est bon de remarquer en passant que ces chanteurs manient notre langue à la perfection — ce fut assez pauvre, au point de vue musical.Je dois souligner, cependant, avec beaucoup de plaisir, le travail très artistique de l'accompagnateur Wilfrid Pelletier qui eut sa large part d'applaudissements, qu'il méritait du reste.PAUL LAFRANCE J'aurais aimé parler plus longuement des deux auditions qui eurent lieu au Forum les 26 et 27 avril par les principales chorales de Montréal qui toutes se firent valoir, chacune dans leur genre, avec avantage.Malheureusement, l'espace me manque, mais je souligne à l'attention de mes lecteurs le choix artistique des pièces au programme de la chorale Brassard, le fondu et l'ensemble des chorales anglaises, la fraîcheur des voix de la chorale des Saints Anges de Lachine, et l'expression remarquable des Chanteurs de Montréal, notamment dans l'extrait de "L'Enfance du Christ" de Berlioz qui m'avait plu à l'au:'ition de l'oratorio en mars dernier.Quand j'aurai mentionné la dernière audition du Quatuor Dubois le 15 avril à la salle "Ladies Ordinary' où un quatuor de Darius Milhaud prit le public un peu par surprise; les deux concerts Paul Dufault.l'un au Monument National le 27 avril, l'autre à la Salle du St-Sacrement de Lachine le 21, avec le concours du si sympathique violoncelliste Jean Belland; l'exécution du "Secret de Polichinelle" de Fourdrain très bien rendu par la Société Canadienne d'Opérette" au Monument National les 20 et 22 avril avec M.Armand Gauthier dans le rôle-titre qu'on revoit toujours avec plaisir, j'aurai donné un aperçu général de l'activité musicale à Montréal.Je n'ai garde d'oublier le premier concert de la Société Pro-Musica de Montréal, société fondée il y a 3 mois dans le but de faire connaître davantage les auteurs modernes.Les salons privés de Mme L.-J.Tarte avaient été mis à la disposition d'un public select qui écouta stoïquement, le 25 avril, les pièces les plus marquantes de la soirée des "Auteurs Canadiens" du 13 avril.De cette soirée des "Auteurs Canadiens", dont le compte-rendu apparaît ailleurs, je voudrais, en terminant cet article, rendre hommage à l'effort de tous les compositeurs et des interprètes au programme sans me soucier si le but proposé à été atteint.Qu'ont-ils vraiment voulu dire à leur public la plupart de nos.auteurs?Ce n'est pas à moi à le deviner, mais il aurait été assez facile au public de le savoir si quelques-uns de nos compositeurs — je ne dis pas tous — avaient mis dans leurs chefs-d'oeuvre ce que Gab:iel Fauré exige de tout compositeur "le goût de la clarté dans la pensée et de la pureté dans la forme".GIL-BLAS.Pianiste-Assistant de ALFRED LAXIBEBTE STUDIO: 592 STE-CATHERINE OC Tél.TJpt.3911 Résidence : Tél.Westmount 5932 J.G.YON L.J.Douoet, prop.930, rue S.-Denl», Montréal Tél.Belalr 7*7» Endroit par excellence où l'on peut ae procurer le plus beau choix de musique classique, pian» solo, chant, violon, violoncelle, musique religieuse, chants canadiens, traités d'harmonie, littérature musicale, et toute 1« musique demandée par les différents Conser-VHioires.y compris les ediihms Durand.Schirmer, "Wood, a des prix défiant tout* compétition.Nouveau rayon de phonographes et dlaques Starr-Gennett.Remises spéciales aux Communautés Religieuses et aux Professeurs.Service courtois.Une visite a notre magasin vous convaincra du choix de musique vu r\* que nous sommes en mesure de vous offrir.Le Conservatoire Royal de Montréal Les prochains examens du CONSERVATOIRE ROYAL auront lieu à l'école Polytechnique, rue St-Denis, en face de l'église St-Jacques.les 21, 22, 23 juin.Pour renseignements, s'adresser au bureau.3 Ste-Catherine Est.Téléphone LAncaster 2111.Los biographies de Bach, Beethoven, Haydn et Mozart sont en vente aux bureaux du Conservatoire et chez les principaux marchands de musique.A.J.BOUCHER ENEG.16 est, rue Notre-Dame, MONTREAL offre A l'occasion de la fin de Vannée scolaire et pour la distribution des prix, des choeurs, des cantates et des saynettes à des prix défiant toute compétition.Nous avons toujours en mains un grand, choix de musique classique et moderne pour satisfaire tous les goûts.Un piano est à la disposition de l'acheteur pour essayer la musique.La maison A.J.Boucher est reconnue pour le service courtois qu'elle donne à sa clientèle.Téléphone : Main 1850 INSTITUT LAROCHE College Classique Commercial — Breveta Leçons itrlot'ement privées — Jour et soir_ Deux ni» Cour» spéciaux de Diction »»» BOTE 8T- DENIS, Faoe Théâtre 8t-Denl» Tiliçhone: Bit 74M MONTREAL A million des oeuvres canadienne* Le 13 avril avait lieu l'audition des oeuvres des compositeurs canadiens organisée par Mme Jeanne Jarry au profit de l'Institut Druchesi.Ce lut un succès financier sans précédent, car le Monument National était comble à craquer, ce qui prouve l'esprit charitable de notre population canadienne-française.Le programme beaucoup trop long contenait de très belles choses, et la belle assistante qui patronnait la soirée a applaudi avec sincérité "Rondel" de Henri Gagnon admirablement chanté par le Dr L.Verschelden."Mazurka" pour piano, du même compositeur québecquois.interprétée avec art par M.L.-P.Morin, et la "Valse Espagnole" de notre compositeur montréalais Kmilianc Renaud Jouée aussi par M.Morin.Nous devons adresser nos compliments au Dr Fred Pelletier pour sa belle inspiration et parfait arrangement du sonnet d'Albert Lozeau "Musique"; à noter les nuances des interprètes qui méritent nos félicitations.La "Chanson de la Vierge" de M Alfred Laliberté a été bien appréciée du public qui a fuit une ovation a l'interprète, Mlle Lebcl.L'espace nous manque pour parler des autres oeuvres qui composaient le programme.Les grands quotidiens "La Presse"."Le Canada"."La Patrie"."Le Devoir" et le "Star" ont publié des comptes-rendus que le public qui assistait a la soirée a pu juger à sa juste valeur."La Lyre" reproduit dans ces lignes, sans aucune critique, l'impression générale que cette audition a produit sur l'assistance.••I.e Prophète" nu Forum I'ne representation du grand Opera de Meyerbeer "Le Prophète" a été donné le 15 avril dernier, au Forum, d'une façon nsBez satisfaisante par une troupe locale.Un avait, à Cette occasion, donné les deux principaux rôles à deux étoiles du Chicago Grand Opera qui firent une excellente impression sur l'auditoire M.('hurles .Marshall, dans le rôle de Jean de Lcyde.a fait valoir avec avantage une voix puissante et cultivée et Mme Leuska.duns celui de Fidès.a fait preuve de goût et a fait applaudir une voix d'une grande beauté.Les autres rôles tenus par Mme Jeanne Curry.MM N.Massue.Arnold Becker et Ulysse l'uquin et H.Chevalier ont été très satisfaisants.M.Bernard Lalerge du Bureau de Concerts Bogue-Laberge Inc.de New-York s'est embarqué le 12 courant à bord du "De Gr.isse" pour l'Europe où II rencontrera, durant son séjour à Paris, le pianiste Robert Schmitz.Marcel Grandjany, le harpiste français ainsi que le Quatuor Pro-Art de Belgique, dans l'intérêt de son bureau de New-York.M.Laberge se rendra à Londres.Berlin el Madrid où l'attendent d'Importantes affaires et sera de retour à son bureau au milieu île juillet prochain pour remplacer son associée Mlle Bogue qui se rendra à Colarodo Springs prendre la direction des murs annuels d'été du planiste Schmitz depuis le 20 juillet jusqu'à la fin d'août.GEBMAUNB MALEPART PIANISTES Leçons et Concerta hitch iso'.Tél.La Maison Eschlg de Paris a édité un "Recueil de Chansons Populaires du Canada" harmonisées par M.Alfred Laliberté qui contient en outre "Le Soleil et la Montagne" (Schopenhauer).Quinze Chansons d'Eve, paroles de Ch.van Lerberghe."Je voudrais te le dire", "Roses ardentes", "C'est en loi.Bien Aimée!"; Quatre Chansons (Paroles de Jean Lahorl dont "Duo d'Ames"; Trois Chants de la Fatalité (Paroles de Rudhyar); "Ste Marguerite" (Chaut populaire canadien) et "Cantique de la Vierge" (Paroles de Maurice Maeterlinck i.Extrait de "Sœur Beatrix".Ce recueil est en vente chez tous les bons marchands de musique du Canada ou à "La Lyre".M.< hs.(.i bristle Un excellent élève du professeur J.-C.Houle, attaché au Collège de Musique de Montréal qui vient de s'embarquer pour I ' Europe afin d'y poursuivre ses éludes musicales.QUEBEC Nous avons eu quelques concerts Intéressants vers la fin d'avril en notre ville donnés par nos artistes.L'orchestre et l'Harmonie de l'Académie Commerciale s'est fait entendre le 26.on a brillamment exécuté entre autre chose un "Menuet" de M.G.E.Tan-guay, orchestré par M.Edmond Trudel.Nous avons eu aussi le plaisir d'entendre le ténor québecquois Xavier Mercier.Il a obtenu un grand succès dans "France et Canada" dont II est l'auteur.M.Lucien Lortie.un élève de M.Mercier a chanté avec beaucoup de conviction un extrait de "La Fuite en Egypte" de Berlioz intitulé "L'Arrivée à Sais".Le Rév.Frère Haymondien qui dirigeait l'orchestre de l'Académie a droit à toutes nos félicitations pour la manière habile avec laquelle il arrive à donner un ensemble et une précision remarquables à ses artistes.—Les Chanteuses du Rosaire ont donné, le 23.en la jolie salle paroissiale des RR.PP.Dominicains un concert au cours duquel on a eu l'avantage d'entendre quelques unes des élèves de chant de notre distingué professeur Mine Berthe Roy.Mentionnons Mlles Marthe Lapointe.Anne Marie Plamondon.Jtanne Doré, Marguerite Beaudry.On a eu également le plaisir d'entendre MM.Dugal, Morency, Paré et Tremblay.Enfin Mlle Marcelle Marineau, planiste, a joué avec entrain une pièce de Goria.—Le 29 deux auditions musicales, l'une donnée par le studio Moncourtols Devalllères en la salle paroissiale de Limoilou et l'autre en la salle des Conférences de Jacques Cartier par l'excellente pianiste Lucille Dom-pierre avec le concours de Mme J.Angers.Mlle Dompierre fit preuve comme toujours d'une technique Irréprochable el d'une Interprétation qui la classe comme l'une de nos meilleures planistes canadiennes.Elle exécuta notamment la Sonate op.57 de Beethoven qui lui valut une ovation et donna des pièces de Chopin, de Bach, de Four- ALBERT LEFORT SSURANCES De toutes sortes l'.Ml ST-JACQUES.M.: m (IU37 LE COLLEGE DE MUSIQUE DOMINION Fondé en 1394 Incorporé en 1895 Le syllabus est envoyé gratuitement aux personnes qui en font la demande G.M.BREWER.F.A.G.O.A.Mus.Secrétaire 444, rue Guy, (angle Ste-Catherine) Tél.: Uptown 2403 MONTREAL CHARLES E.PETRIN MUSIC SHOP n'I.L 1.1 NE OP MUSIC ROLLS A RECORDS Chaneone (rencaisse du Canada Aâaf.iallona françalaee dee ajranda auccèa américaine "It Ijw", revue musli-nle rsuiadlenne, en veote lei tone lea mole • e* an MAIN ST.lien ini.r M«IU> musique CLASSIQUE ET POI'ULAIRE Tuutea lea édltiona PIANOS, VIOLONS.VIOLONCELLES.CORDES, ETC H amor VICTOR NORTHERN ELECTRIC, ATWATKR KENT.MARCONI Pli ONE GAUVIN & COURCHESNE Ut.KI'K SAINT-JEAN QUEBEC HENRI GAGNE LUTHERIE Réparation d'inelrumenla s cordea.Harpes, etc.«0.COTE D'ABRAHAM, c., I i HI .Musicien d'expérience ¦ jrant • u del* de 30 ana d» pratiqua dana la fanfare, connalaaant la théorie «t l'harmonla.ayant fait une étude epéclale de loua laa Inatrumenta de fanfare et d'harmonie (cul-vrea à 3 et i platona, clarinettes, aaiophonea.batterleat et capable de laa enaelft-ner.ainet que la tranapoaltlon par lea dlfférentee cite, accepterait poeltlon comme chef de fanfare dana une localité aeeei Importante, moyennant un aalalre ralaonnable, aolt comme pr«-feaneur de mualque eirlualvement.aolt en remplleaant toute autre poaltlen qui lui aérait procurée dana la localité Tour reneeljjrnementa complémentalrea et référencée, prière d'écrire à Caaler il, "Un Lyra".3.rue Salnte-Catberlne —• Montréal, r.q LUCILLE DOMPIERRE "PRIX D'EUROPE 1»U" — PIANISTE-VIRTUOSE M"' de Félli Fonrdrmln et Georfae d» ' ——r du < ""»• r, eioirr.de l'aria.Ce.-erts el Enaalrnernent.Piano, Solféae.Harmonie Contrepolat •»«J THBORIB TOT PIANO Sieve de l'Ecole Morin-Labreoque Planlete de l'Oroheetre Labreoque MM ESPLANADE Belalr Hlé-w GERARD GANACHE PIANISTE — PROFESSEUR Studio: 1724 ORLEANS Tél.CL 4737w t.D.PROF.DE PIANO 482, rue Ste-Oatherine Est Tél.Est 1752 fâmtz Àmtot PROFESSEUR DS PIANO Attention spéciale aux élève* commençant* ou arriérés.1ST4, BUS BOUKBONNlKBETél.: Clalrral 1065-J Mlle CLARA FORTIN PIANISTE Leçons de Solfège, Piano, Harmonie.Préparation aux diplômes et à l'enseijrnement du solfège Spécialité: Technique et Interpr-tatlon 2030 rue St-André (nouveau numéro) Tél.Est 3473-J HECTOR Professeur de Piano 46» ST-ANDRE Tél.: Est 7976 ALICE MYETTE LEÇONS DE PIANO Accompagna tri ce-Répétitrice 74S HTE-CATHERLNB OUEST Tél.: Upt.3542 — Est 1733f Mlle E.REMINGTON Organiste à l'Erliee St-Irénéc SOLFEGE — PIANO — ORGUB Apt.A, 4257 St-DenU Tél.BELAIS lMfr-J LA LYRE est en vente dans tous les dépôts de journaux et dans les magasins de musique suivants : ED.ARCHAMBAULT, 312 Ste-Catherine Est BOUVIER, Limitée, 452 Ste-Catherine Est J.E.TURCOT, 3 Ste-Catherine Est RAOUL VENNAT, 3770 St-Denis J.G.YON, 4168 St-Denis DUPUIS FRERES, 417 Ste-Catherine Est LAUZON-PHANEUF, 610 Mont-Royal Est ECHANGE MONT-ROYAL, 718 Mont-Royal Est ^ '^y O.MICHAUD Enrg.518 RACHEL EST Téléphone: Belair 0366 PIANOS REMIS A NEUF Accordage à domicile par M.Michaud lui-même Verres .^J^i Montures Bombés ^D.COIÎipiet à votre choix Ce prix est basé sur un service d'experts, et sur la qualité supérieure du matériel en usage.Tél.: Lancaster C703 TA IT - FAVR EAU -Ltée opriçie»* OSTOMÉI mu 197 Rue SAINTE-CATHERINE Est 213462 Mai 1926 ~ m'-v-' 35 VIOLON VIOLONCELLE DIVERS JEAN BELLAND Concerts et Récitals Premier Prix de Conservatoire Violoncelle solo des Concerts spirituels de la Sorbonne -— des Concerts Classiques de Paris Leçons de Violoncelle Préparation au Conservatoire National de Paris 236, rue de la Montagne (Mountain St.) Tél.: Uptown 4848-W Parlez de "La Lyre" à vos amis rof.A.SALVETTI VIOLONISTE Licencié du Conservatoire G.Verdi, de Turin, Italie Studio: 5576, Avenue du Parc - Montréal Téléphone: ATLANTIC 5368-F ADRIENNE DUSSAULT VIOLONISTE Concert — Enseignement 1111, RUE SAINT-DENIS Tél.BEIair 3513-J Tel.CLairval 2710-J.JOSEPH GIRARD ENSEIGNEMENT PROFESSEUR DE VIOLON 1333 RUE NOTRE-DAME EST - MAISONNEUVE Tel.LAncaster 6749 ROLAND BELISLE PROFESSEUR DE PIANO 21, RUE SHERBROOKE EST MONTREAL Tambours - Xylophone - Marimba Apprenez à jouer ces instruments correctement d'un professeur expérimenté.MAURICE MEERTE 156, RUE ONTARIO EST Tél.LAncaster 4651 Prof.Jean Goulet VIOLON, THEORIE, SOLFEGE 270, RUE VISITATION Tél.EST 0218 Tél.EST 0622-6306 Encasements de Concerts J.J.DESROCHERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESROCHERS) il.RUE LABELLE MONTREAL Tél.CLairval 1416 GEORGES COUTURE PROFESSEUR DE VIOLON (Elève de Alfred DeSève) Studio: 2119, RUE ONTARIO EST - MONTREAL Tél.: LAn.4393 Lundi et Jeudi soir, YOrk 6746 Mme M.B.LIPPENS - RICARD Professeur de Piano, Théorie èt Solfège ' Préparation aux examens à tous les degrés 248, SHERBROOKE E.(près St-Denis), MONTREAL m i Tél.LAncaster 3452 J.E.LEMIEUX Réparations de- tout instrument de musique 1554.RUE ST-DENIS - MONTREAL CYRICE MARTIN LUTHERIE ARTISTIQUE Violon d'artiste d'une grande sonorité Approuvé par plusieurs artistes et lutiers bien connus de New-York.1427, RUE VIMONT CLairval 3609-J MONTREAL BAYEUR FRERES LUTHIERS Violon primé au concours de Paris, 1921 Hautement recommandé par le célèbre violoniste Alfred DeSève 509, RUE AMHERST MONTREAL Téléphone- BEIair 4405-M.VICTORIEN LAVOIE ACCORDEUR MECANICIEN Rcs.: 617 AVE MONT-ROYAL EST MONTREAL PROF.EMILE TARDY VIOLONISTE Enseignement d'après les meilleures méthodes françaises et beiges.Satisfaction garantie ÇTIlnlIK- 54J6- AVENUE DU PARC (près Saint-Viateur) J1UU1U3.iS5i, RUE SAINT-GERMAIN (près Ontario) OLIVIER BEAUDRY PROFESSEUR DE VIOLON du Conservatoire de Boston Studio: 3442.RUE SAINT-DENIS - MONTREAL Téléphone : LAncaster 2995 ECOLES COLLEGES CONSER VA TOIRES Mme MORIN Jeanne LABRECQUE Pianiste-compositeur Violoniste et Soprano dramatique Soprano léger :-: ECOLE :-: MORIN, LABRECQUE Professeurs au Conservatoire National (affilié à l'Université de Montréal) Piano, Violon, (du début à la plus grande virtuosité), Chant, Solfège, Théorie, Harmonie, Composition.251, SHERBROOKE EST, Montréal.Tél.: LAncaster 6487 Tous les mois il y a grand concert donné exclusivement par les élèves de l'Ecole.L'admission à ces concerts est sur invitation et présentation d'une carte de l'Ecole Morin-Labrecque.Madame Morin-Labrecque est l'auteur de la fameuse Méthode de Piano Morin-Labrecque, universellement répandue, de l'Art d'étudier le piano, des Exercices quotidiens du pianiste, du Cours de Dictée et d'Analyse musicales du Conservatoire National, etc.CONSERVATOIRE RACICOT PROGRAMME DES ETUDES DE L'ANNEE 1925-26 Professeurs : Mlle Racicot Mlle A.Bcaudin M.A.Lamoureux M.J.-J.Goulet M.T.Provost Piano Théorie M.Ch.Dclvcnne Violoncelle Violon A.Lamoureux Chant.Harmonie M.Instruments à vent (bois et cuivre) M.O.Arnold Solfège M.J.-J.Goulet M.A.Lamoureux Diction Mlle V.Dclisle Demande de prospectus et renseignements, s'adresser a Mademoiselle RACICOT, directrice .3923.RUE SAINT-DENIS.Tel.EST 0731-W MONTREAL Parlez de "La Lyre" à vos amis Cours de Musique THEORIE MUSICALE Solfège et Dictée Musicale COURS DE PIANO Leçons particulières d'interprétation ENSEIGNEMENT COMPLET DU CHANT (Technique et Déclamation lyrique) PROGRES RAPIDES ET CERTAINS M.PIERRE ALBRECH Directeur de la Cantoria de Montréal lS9a, RUE CHRISTOPHE-COLOMB Près de l'Avenue Mont-Royal TEL.BELAIR 7190 ANNONCEZ DANS "LA LYRE " Collège de Musique de Montréal SUIVEZ LE COURS D'HARMONIE DE (( L A LYRE ENSEIGNEMENT DU CHANT.PIANO.VIOLONCELLE, SOLFEGE, THEORIE.HARMONIE Classe d orchestre par des professeurs de haute réputation.„.-.,-Directrice: Mme R.MacMILLAN 633.STE-CATHERINE OUEST Tél.: UPtown 5672 lido Geor.:-'j 1 hénix.Casier 412 ST-JEAN "5 qJM rentier Quand il s'agit d'arôme le goût.invariablement, se porte vers OLD Stock Aie 111ûrie a point Pendant plus d'un siècle rien ria été négligé pour améliorer la qualité de la bière Dow.Toute idée neuve, tout procédé nouveaiS\ ont fait l'objet d'une épreuve décisive,] pour savoir si la qualité en serait améliorée.Le produit >i loujouri été bon n chaque fou qu'on d puJ le rendre mnllfiir on I'd /ait uns tgdrd du coût ou j III peine Rtiuliji Rirn ne peut cgdlrr Id hire Dour.La meilleure à tout prix REÇU 1 4 JUIL 1975 iliothèque nationale Prime par la Force et par la Qualité
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