La lyre, 1 janvier 1926, no 42
PER L-70 EX.2 La Lyre REVUE MUSICALE MENSUELLE Galerie des artistes CaQadieQS DEUX PRIX D'EUROPE 1926 Mlle.(\.SaiQte Marie PIANISTE Elève de M.Arthur Letondal M.Liooel DauQais BARYTON Elève de Mlle C.Marier Vol.IV No 42 25c Montréal.Juillet 1926 SOMMAIRE.— MUSIQUE.— Piano : "Solfegielto".Phil.Em.Bach; Il Fileu.e".Félix Mendel.ohn Barlholdy Chant: "J*- ne veux pai aulre choie".G.Brewer; "Aveu Fleuri".A.Lozeau el T.L.Lalouielle.TEXTE.—De» dilférenle» manière» de concevoir la muiique, Jean Deré.Jugement »ur de» Droila d'auteur: L'action intentée par le Dr H.Thibault contre "La Lyre" e»l renvoyée a» et dépent; La Symphonie Paitorale de Beethoven; La vie de» grandi maitre» : IV.n.par l'abbé P.Chanang: Le profeaieur George Brewer; Nouvelle» mondiale» et locale». Juin 1926 Lauzon Phaneuf LIMITEE ~~~ - Pianos — Radios — Phonographes Instruments et Accessoires 610, Ave Mt-Royal Est.Tél.Belair 5390 Le plus grand choix de MUSIQUE CLASSIQUE au Canada Les meilleures éditions Les meilleurs prix ' Musicale vocale et Instrumentale Spécialité; Musique Française | PROGRAMME MUSICAL POUR LE No DU I j MOIS D'AOUT 1926 ; j | • .' CHANT ~ .• :.I i Ecoutez hïen, romance pour soprano lé- | | ger .: A.:Dessane- r; J l'n l'iinadien errant, arrangement pour trois I j voix égales .R.C."Larivière j' i '.PIANO : .f f A une Eloile, morceau de salon S;-B.Pennington j: =Je tiens TOUT ce que je promets MESSIEURS LES PROFESSEURS DE MUSIQUE ET MUSICIENS Durant les vacances, c'est le moment d'examiner à loisir les ouvrages nouveaux pour la saison scolaire 1926-27: C'est ici la maison de confiance où l'on adresse EN APPROBATION, non seulement TOUTE la musique demandée dans les Académies, Collèges et Conservatoires, mais aussi TOUT ce qui est Nouveau et Joli en Musique Classique, Moderne, ""tant en Musique Religieuse que Musique Profane.• .Spécialité de Musique Française, Littérature Musicale, Saynètes, Opérettes, - ' -• ¦ Opéras, Revues Musicales, Théâtre, Libretti, Oratorios, Cantates, etc., etc.¦¦ ¦ R A.O U.L V E NN A T 3770, RUE ST-DENIS, (ancien 642) Tels.Est 0822-3065 MONTREAL Sous envoyons la musique EN APPROBATION dans tout le Canada.Demander nos prix et conditions.Toujours en mains la musique annonce dans "La Lyre".; ^Assortiment — Compétence — Courtoisie — Prix raisonnables — Service= L'ENTHOUSIASME! 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les Romains, Aristide Quintilien et même Baè'ce et Cassiodor.'., entre autres, s'intéressèrent particulièrement aux monodies populaires, taudis que, parmi les chrétiens primitifs, Saints Ephrem, Ambroise, Léon-le-Grand, Grégoire-le-Grand et Thomas de Célano furent les créateurs de cantilènes religieuses de premier ordre et dont certaines nous charment encore.Les Syriens Bardesane et Jacob conquirent aussi une louable renommée dans le style religiuex.N'oublions pas tout ce que nous devons aux anciennes mélodies des trouvères et troubadours du .Moyen-Age et parmi lesquels on peut citer les Français Thibault de Champagne, Adam de la Halle, Guillaume de Mâchant, Chrestien de Troves et Benoit de Sainte-Maure, le Belge Estienne de Liège et le fameux Anglais Blondel.Che; les musiciens qui ne furent pas des trouvères ou troubadours, il convient aussi de nommer l'Ecossais Costeley.l'Irlandais Tuotilo, les Belges Roland de Lassus et J.osquin Després, les Italiens Palestrina, Montever.de, V.ecchi et Banchieri, l'Allemand Hans Sachs et les Français Couperin et Rameau, dont les vieilles chansons, si belles, font encore les délices de véritables artistes.Les Autrichiens Haydn, Mozart et Schubert subirent parfois l'heureuse influence des vieux airs populaires.Chopin, l'illustre Polonais, puisa abondamment dans le trésor mélodique national.Parmi ceux que le folklore inspira parfois, mentionnons les Allemands Beethoven.Schumann et Wagner, le Hongrois Lis;!, les Russes Glinka, Balakirew, Cui, Borodine, Moussorgsky, Rimsky-Korsakof f, Glaiounow et Tschaïkowski.le Danois Gade, les Bohémiens Smétana et Dvorak, les Norvégiens Nordraak, Kjérulf, Grief et Sveudsen., le Suédois Sjogren, les Français Adam, Bér anger, Saint-Saëns, d'Indy.Bourgault-Ducoudray, Chabrier, Fauré, Chausson, Bordes, Guilmani, Piernê et Dupré, les Espagnols Pedrell, Albeni;, Granados et Grovleç, l'Italien Respighi, les Américains MacDowell, Cadman, Eanvcll, Gilbert et Sonneck, les Anglais Grainger et Scott, le Japonais Itoiv, le Mexciain Carillo, le Juif Akron et l'Indou Dilip Kumar Roy, entre autres.Montréal Juillet 1926 Après avoir ainsi mentionné l'influence incontestable du folklore sur les compositeurs étrangers, pensons un peu à nos propres musiciens.Existe-t-il un folklore canadien f et y a-t-il des folkloristes canadiens f Si ce qu'on est convenu d'appeler le folklore canadien provient, en majeure partie, des diverses provinces françaises d'où vinrent nos ancêtres.— qui nous léguèrent beaucoup de vieilles chansons de "la doulce France", — nous pouvons dire, néanmoins, que nous possédons des folklores purement nationaux, créés par dès Canadiens de naissance, de mœurs et de goûts.Excepté Sabatier, l'auteur du célèbre chant "O Carillon" (et qui était un "Français de France"), nous avons, parmi les "anciens", Lavallée, compositeur de notre hymne national "O Canada", et Labelle, qui, sauf erreur, écrivit la musique du patriotique "O Canada, mon pays, mes amours", — et l'on ne peut dire que ces deux derniers ne sont pas de francs Canadiens.Ernest Gagnon, meilleur écrivain que musicien, nous a laissé un appréciable recueil de "Chants populaires du Canada", où il s'est borné sagement à noter une foule de mélodies qui nous sont chères et auxquelles il ajouta des commentaires d'une réelle valeur historique.Quant à ses transcriptions de vieux Noë's et Cantiques et pour ce qui en est de ses harmonisations plaiu-chantistes, elles sont rudimentaires, quand elles ne sont pas fautives; mais que cela ne nous empêche pas d'apprécier comme il convient la collection de mélodies qu'il a notées et où peuvent puiser nos musiciens contemporains qui sont en état d'en faire d'intéressantes harmonisations modernes.Parmi les artistes-musiciens canadiens actuels qui ont déjà écrit bon nombre d'harmonisations folkloristes.nommons Emi-liano Renaud.Alfred Laliberté, Léo Roy.Amédée Tremblay et Oscar O'Brien, — sans oublier Henri Miro.Espagnol de naissance, mais qui demeure au Canada depuis des années et qui lutte en faveur de l'art canadien.Un peuple musical aime particulièrement ses airs anciens, ses vieilles mélodies.Un quelconque aimera un air quelconque et ne pourra comprendre la beauté mélodique de tel bon chant, comme il ne saura apprécier l'esthétique de telle harmonisation d'ordre supérieure.Certaines mélodies populaires sont belles par elles-mêmes; mais, comme une belle toilette ne messied pai à une dame déjà belle, une belle harmonisation embellit une belle mélodie.D'autres airs populaires sont ordinaires au point de vue mélodique: raison de plus pour les embellir harmoniquement.Voilà la raison d'être des harmonisations artistiques.C'est précisément ce que les directeurs de "La Lyre" ont compris eu décidant de publier une série de Chansons canadiennes, en mettant eu pratique /'aide au folklore national, et ce genre de musique n'est certes pas à dédaigner, puisque le génial Marcel Dupré lui-même a daigné apprécier favorablement certaines "harmonisations charmantes" que lui envoyait votre humble serviteur.LEO ROY.Nos représentants: (New-York) M.Alfred Laliberté, (Paris) M.Henri Letondal. Juillet 1926 ALLEMAGNE — Le théâtre de Dresde vient de représenter pour la première fois "L.e Mariage du Moine", opéra en trois actes de M.Alfred Scha ttmann, livret de M.Artur Ostermann, d'après C P.Meyer.— L'orchestre Philharmonique tie Hambourg va fit i ro une tournée en Scand inn vie.ANGLETERRE A l'Opéra Théâtre du " Royal ' Collège "of Music," représen ta t ions privées: The Shepherds of the delectable Mountain, énisode pastoral de Vaughan Williams t conductor, Adrian B rouit ) ; the Gentleman dancing Master, d'après la comédie de "Wyeherley, présentée sous forme de ballet sur de la musique de Purcell; Coffee and Cupido, opérette d'aDrès la Cantate du Café de Bach.C'est par ses oeuvres chorales que l'Angleterre-connaît Haendel.Elle ignore ses opéras qui, au reste, ne sont guère mieux connus dans les autres pays.Haendel cependant en a composé quarante.— Au festival que l'on célèbre en ce moment sont inscrits des extraits de plusieurs d'entre eux: Rodrigo, Ri nabi o, Tamerlando, Rodelinda, Ad me to, Lot a ri o, Ezio, Sosarrne, Atlanta.Berenice.— Sir Henry Wood vient d'être nommé Doctor of Music de l'Université d'Oxford.— I,u cécité développe la mémoire.En voici un nouvel exemple.Un .ieune compositeur aveugle (10 ans), de Saint-Fngan, près de Cardiff, après une soûle audi ton d'une fugue de Bach.l'a.jouée tout entière au piano sans une faute.(The Musical Mirror.) — A Covervt Garden: Les Noces de Figaro, avec Mmes Lotti Leh.mn.nn.Elisabeth Schumann et Richard Mayer, dans la version allemande ; on eût préféré l'original italien.Bruno AValter dir goait 'avec une maîtrise qui n'a pas fait oublier cependant l'interprétation spirituelle et nuancée de Sir Thomas Beecham.Le Mefistofele de Boito.avec Chaliapine : l'ouvrage fut moins apnrécié que son interprète.Le Barbier de Seville, avec Chaliapine également.Avis divers dans la presse : "Admirable Interprétation, disent les uns, et fidèle au caractère burlesque de Basile"; création remarquable, d't un autre, mais trop saillante pour ne pas détruire l'équilibre de l'ensemble." ' 'Ses ma i ns la rges so n t d'une bea u té t rés pa et f -pu lien1.Ci> n'est pas la beauté des longues mains aux doigts fins et gracieux.Celles-ci appartiennent aux rêveurs, au\ natures nerveuses et sensibles.Casais a les mains fortes du génie créateur, elles produisent les sonorités les plus subtiles et les plus grandioses de façon il nous faire croire au .sort lege."Personne, a va ni Casais, n'a su tirer du violoncelle une sonorité aussi dégagée de toute matière terrestre, et personne après lui ne le saura.Que la critique-professionnelle analyse les avantages de sa technique, il restera même pour elle quelque chose d'insaississabie qui est au-dessus de la technique.C'est ce quelque chose qui fait que cette main qui court sur le manche et qui accomplit la plus lourde tâche, semble caresser l'instrument comme une femme bien-aimée.C'est ce quelque chose encore qui fait que le contact de son archet avec les cordes n'a plus rien de matériel, mais nu'il est comme le baiser de deux êtres unis dont naît la musique.Ce quelque chose donne à.l'espagnol la possibilité de pénétrer le secret de la musique allemande aussi profondément que s'il était de race germanique.Sans doute, ce quelque chose est ce que Goethe appelle le "suprême bonheur îles en fa nts de la terre"."Ce suprême bonheur, il le possédait entièrement dès le commencement.11 est resté ce qu'il était toujours: a chevé.admirable, fabuleusement parfait.Non, il s'est approfondi, il s'est intensifié encore.Et ii est plus que le plus grand violoncelliste, le plus grand instrumentiste du monde: il est le génie, musical parmi les virtuoses.C'est de lil nue vient cette singulière force fascina triée qui réduit au silence toute opposition, et qui donne a.tous un inoubliable bonheur." "Ajoutons qu'à, son retour à Barcelone, Pablo Casals s'est trouvé dans le tamponnement du rapide de Port-Bou et qu'il a miraculeusement écha-Pé il la morf, le wagon dans lequel l) se trouvait ayant compté plusieurs victimes.Heureusement les muses veillaient et nous ont préservé de cette catastrophe." AUTRICHE, VIENNE Pablo Casals à Vienna La rentrée de Pablo Casals à.Vienne a été dans toute l'Autriche un événement sensationnel.Nous n'en trouverons de meilleur témoignage que l'article que lui consacre dans la "Neue Freie Presse" M.Félix Salten.En voici la partie essentielle : "L'ovation qui accueillit Casais, quand il entre sur la scène, ne se compare pas avec les applaudissements ci ue peuvent récolter d'autres favoris du public.Lui, il est plus qu'un favori, il est le prêtre d'un myst'ère, un mage puissant.Aucune Intimité ne peut naître dans ce salut, il n'exprime qu'admiration et" recueillement.C'est ainsi qu'on salue la divinité."Mais lui, semblable à un prophète absorbé par sa mission, il reste étranger aux manifestations de l'auditoire.A regarder le sourire effacé de sa bouche et' son regard plongeant dans le vide, on se sent infiniment séparé de lui."Son apparition produit un miracle.Tous, les naïfs, les exigeants, les conservateurs, les modernistes, les soi-d isant connaisseurs et les laïques, tous se sentent unis devant l'incarnation de la musique liure que représente Pablo Casals."Abandonné à son instrument, il semble ne rien savoir de tout cela.Son visage aux paupières fermées se tourne légèrement vers le haut, avec l'expression d'un aveugle qui écou te le chant de la beauté dans son âme, et qui désire le saisir et le maîtriser.Ainsi il est un vivant symbole de toute création artistique.Pendant qu'il 3oue, ses lèvres remuent, comme un assoiffé qui se désaltère, il semble boire les sons et examiner leur goût avec la langue.Quand finalement son archet se détache des cordes, il serre encore une fois ses lèvres minces, comme pour jouir d'un arrière-goût, et puis i) les ouvre et il respire.Quelle éloquence dans ce tout petit geste! Tl veut dire: fini, et il veut dire: bien."Il a la cor oui en ce trapue qui est propre il tous les gens de génie.Dans ce petit corps se concentrent une volonté, une arne, un esprit d'une intensité formidables.Malgré son calme II révèle sans cesse une irrésistible et puissante activité.BELGIQUE BRUXELLES A Ln Monnaie.Pour la reprise de 1" "Enlèvement au Sérail de Morart.l'orchestre, s^us l'onctueuse direction de M.C.de Thoran.est exhumé de la fosse oil l'avait enfoui Wagner; les tutti, les quatuor dialoguent en un bel énuilibre avec Mmes Clairbert et Talifert.MM.Boyer.Girard et Claudel, Raidïch.Par contre, les "Malheurs d'Orphée" .ne rallient pas tous les suffrages, nonobstant la science scé-nique et orchestrale de son auteur, Darius Mllhaud; La reprise des "Pêcheurs de Perles" de Bizet fut un succès pour les interprètes.Mme Clairbert, MM.Rogatchewsld, Thomas et Raid J eh; le même soir le ballet l-Iopjes de G.Dauweryns était réentendu et revu avec plaisir ; M.Bast in conduisit à souhait l'orchestre.ESPAGNE (Catalogne) BARCELONE L'orchestre Pau Casais a Inauguré les concerts de l"'Assoctacio Obrera de Concerts".Au programme: Wagner, Mendelssohn, Beethoven, Garre-ta et G.Fauré.Le nombreux public ouvrier a démontré le plus vif intérêt a cette manifestation artistique.L'orchestre Pau Casais a, d'autre part, célébré le premier centenaire de ses auditions en faisant entendre la belle "Ouverture" (Suite) en ré de Bach, 1 "Symphonie" de Beethoven et le "2e Symphonie" de Brahms.Exécution impeccable.Le 2e concert nous offrit un beau choix de musique moderne : "L'Ouverture pour un drame" de Korngold, la "Suite sur des thèmes de Couperin" de R.Strauss."I pi ni di Roma" de Rcsplghl, qui ont retrouvé le succès antérieur, et un "Concerto" pour violoncelle de Caspar Cassado, donné en Ire audition et exécuté par l'auteur.Son succès a été triomphal.Le planiste Arthur Rubinstein a dédié un récital aux compositeurs espagnols Albénlz (plus de la moitié d"Tberia"), Granados, Fallu et Mompou.Son Interprétation, si brillante solt-elle.ne suffit pas toujours à traduire fidèlement la couleur et le caractère ibérique; Juan Manen a fait sa réapparition à l'Association de Musique de Chambre.H a exécuté son "Concerto op.A 1t son Caprice No 1, sa Ballade op.A 20, et sa Danse "Turkey In the straw." ainsi que plusieurs transcriptions'île Paganln, Gluck, Sarasaie.Les Amis de la Musique ont présenté le "Trio de la Haye" (l'aul Frenkel, Sam Swaap et Ch.v.Isterdael).Exécution richement nuancée de "Trios-" de Mozart.Schubert et C.Frank.Les artistes ont donné une version spécialement réussie du ''Trio" en mi bémol de Schubert.' Récita) très apprécié de M.R l'en rein Vinès: courtes pièces de Poulenc, Mllhaud; Satie, Villabolos, Sauguet, Benavenle, Allende, "Halffter, des espagnols MM.B lança fort, A.Grau el E.Moni'ïou et des fragments de "L'Enfant et les Sortilèges'' de Ravel.Séance, à l'Institut' Français, dédiée a Gabriel Fauré.Le conférencier M.J.J.A.Bertrand a évoqué la vie du grand maître disparu, et Mlle Alice Çhcsselet a interprété quelques-unes des mé-lod tes les plus représenta lives de l'auteur de "Pénélope".Le v loi on ce 11 is te Gal vex a donné un intéressant récital en collaboration avec M.Frédéric Longas.Au programme du Bach, du Mozart.Grleg, Casais.Granados, Lambert, Dvorak et' Boéllmann.Excellent accueil du public.ETATS-UNIS NEW-YORK — Paderowski a terminé sa tournée.Elle l'a conduit du Pacifique a La Havane.Il a donné 72 récitals, auxquels ont assisté plus de 500.000 personnes.— Fritz Busch, directeur musical rie l'Opéra de Dresde, sera guest conductor du New York Symphony Orchestra, dont 11 dirlgera les concerts, a partir du 7 mars, pendant cinq semaines.Trois conductors se partageront la saison: Walter Damrosch, Otto Kl emperor et Fritz Busch.— Otto Kahn, président du Metropolitan de New York, a informé le comm.Gattl Cusazza que son mandat de directeur général était prolongé Jusqu'au 31 mai 1931.BOSTON La saison qui vient de se terminer a ét'é, pour M.KoussevitzUy, l'occasion.d'affirmer une fols de plus ses dons remarquables et son éclectisme.Aux derniers programmes étalent inscrits en tant que nouveautés ou premières auditions a cet orchestre: le "Concerto op.38" de Hlndemlth, .les "Jeux de plein air" de G, Tailleferre, le "Concert" pour violon, piano et quatuor a.cordes de Chausson, la suite de "Padmavatl" d'Alb.Roussel.Puis ce furent le "Grand pardon de Saint-François d'Assise" de Spelman, "Ma Mère L'Oye" de Ravel, lea "Paysages Franciscains" de G.Plerné, les "Trois Poèmes Juifs" de Bloch, "Sept, ils sont Sept" de Prokofieff, "Sarabande" de Roger Ducasse, "Chant de Folie" d'Ibert, la "Nuit" de G.Samazeuilh, les "Gymnopédles" d'Eric Satie.Les solistes, qui se sont faits entendre avec la Boston Symphony au cours de la saison, ont été: M.Ch.Stratton, ténor.— MM.G.Enesco, Szlgetl.J.Thibaud, violonistes.— M.Jean Lefranc, altiste.— M.Pablo Casals, violoncelliste.— MM.Harold Bauer, E.Hutcheson, J.Lhévinne.Serge Prolîofieff, pianistes, et le clarinettiste Edmond Allegra.FRANCE PARIS Concert KouN.sewHzk.v.La fougue rte M.Koussewltzlty.naguère quelque peu effervescente, semble s'être concentrée; sa gesticulation, encore très expressive, est ilevenue plus sobre, son "tempo" moins fantaisiste, moins extravagant; bref, sa direction a gagné en pondération sans perdre en Intensité, et les exécutions de ce premier concert furent vivantes et d'un intérêt constant.Le "Concerto en ré mineur", de Vivaldi, pour orchestre et cordes, est une oeuvre charmante, où s'affirme une parenté Indéniable avec Bach, qui admirait fort le maître vénitien.On ne pouvait rêver repoussoir plus brulnl a la "Musique pour lo théfiiro." de M.Copland, compositeur américain, qui fut donnée immédiatement après.La Ire Suite de "Padmavatl", tirée de l'opêra-ballet de M.Roussel, nous donne l'exemple d'un» musique vraiment hardie, d'une originalité essentielle, sans "chiqué", sans placage hétérogène, et riche de suggestions.Exemple que M.Copland CLAJRINETTE ET SAXOPHONE René-R.Jolicoeur 8982 rue Drolet Tél.Calumet 4808-F Enseignement en anglais ou on français.Préparation à tout Ua diplômes.Théorie et Cours do Solfèio complet.Aussi lsoons à domlclL LUCIEN JOLICOEUR (Membre de l'AcadémI, d* Musique d* Québso) Stndlo; 4089 CABTIEB (près Rachel).TéL Amherst 1986.FLUTE ET PICCOLO Roger-R.Jolicoeur 4089 rue Cartier TéL Amherst 198* Juillet 1926 3 pourra méditer utilement, de mfme que celui fourni par le poème Hymphonique qui s'intitule "Les Pins cle Home", de M.O.Respighi, animé d'un beau .souffle, et dont la progression finale est d'un effet Irrésistible ; un certain chant de rossignol d'un naturalisme trop direct, refusant de s'Incorporer a l'amalgame sonore, fait une petite tache regrettable dans.cette oeuvre de réelle envergure.Lt- programme comportait encore "Till Eulens-plegel, une des productions les plus aimables, les moins emphatiques, de M.Richard Strauss; une oeuvre réussie, et d'une "patte" magistrale, il faut le reconnaître.— On construit un opéra russe permanent a Paris.Plus de quarante artistes de Moscou et de Pétro-grad sont déjà chez nous et se font entendre sjus des pseudonymes.D'autres viendraient encore qui -sont à Londret', Berlin ou Vienne.— I.e corps de ballet de l'Opéra a quitté Paris pendant s'x jours pour la première fois! II s'était rendu à titre officiel en Hollande afin de donner des représentations à Rotterdam et à La Haye.M.Jacques Rouché, d i recteur de l'Opéra, l'accompagnait ainsi que le chef d'orchestre M.Ruhl-mann.Les représentations du ballet de "Faust, La Péri, les Abeilles, Sylvia, les Deux Pigeons, la Nuit Ensorcelée" furent très admirées par leurs ¦ hôtes.M M.Aveline et Léo Staats, Mlles Zam-belli, Spessitzava.Johnson, de Crapponne.Olga Soutzo, Lorcia et les autres étoiles brillèrent de tout leur éclat.— M.André Messager, président de la Société des Auteurs, grand chef d'orchestre bien connu, a été " requ membre de I" Académie des Beaux-Arts en remplacement du musicien Palàdiihe.11 a fait des nombreux opéras, opéras-comiques, opérettes et .ballets.Ses oeuvres les plus célèbres sont': "For-tun to, Véronique, les Deux Pigeons, I so line, la Basoche, l'Amour Masqué, les Petites Michu, Monsieur Beaucaire, Passionnément, Ciboulette".Cette haute distinction lui revenait de droit.Il fut directeur de l'Opéra, chef d'orchestre à l'Opéra-Comique, puis chef d'orchestre des Concerts du Conservatoire où il est encore actuellement.— "L'Invitation à la Valse" a été donnée pour la première fois à l'Opéra-Comlque, à l'occasion du Centenaire de Weber.Des fragments de l'oeuvre furent exécutés par huit danseuses du corps de ballet de la salle Favart.STRASBOURG La Société "Mozart" de Strasbourg vient d'acheter la villa "Bert ra mita" dans un faubourg de Prague que Mozart habita longtemps, pour la transformer en un Musée où seront réunis tous les souvenirs du grand musicien.HOLLANDE L'Association Wagner a donné l'audition, depuis longtemps annoncée, du Don Juan de Mozart, en allemand, avec des artistes allemands et hollandais (en particulier Mme 1 vogiin et M.Schtltzen-dofi sous la direction de M.Karl Muck.On annonce que cette Association va fonder un choeur.— Les concerts d'été du Concertgebouw d'Amsterdam, qu doivent être donnés sous la direction de M.Pierre Monteux, feront entendre, outre des ouvrages symphoquies, des fragments dramatiques de Wagner, Bizet, Délibes et Saint-Saëns.ITALIE "Il Mattlno" de Naples publie un nrtlcle du maestro G.Tebaldini en l'honneur de la commémoration de Verdi.Un parallèle curieux y montre les deux destinées du "pauvre étudiant de Busseto" et de Richard Wagner.L'éclipsé où le second tint si longtemps toute la musique européenne n'a point obscurci la gloire du premier et voici que la palme de la jeunesse semble lui rester définitivement.— Un noveau confrère: "Nuova Dittatica e Pedagogic musicale"" revue trimestrielle do culture, dirigée par le professeur Ermenegildo Paccagnella, parait à Milan.— La presse musicale est heureuse du succès remporté à Paris par "i Fini di Romti", la belle oeuvre de Respighi, que notre ami M.de Lapommeraye loua si vigoureusement après la première audition au Conservatoire, Les concerts Pasdeloup et Kous-sevitzky permirent aux Parisiens de confirmer la justesse de ces éloges.— Trieste a célébré le vingt-cinquième anniversaire de la mort de Giusepp* Rota.• — La même ville a Inauguré le 2-1 mai son monument à Giuseppe Verdi.lia statue, de bronze, est du sculpteur Laforet.— La Scala de Milan a donné, avec le plus grand succès, la représentation de "Turamlot", l'oeuvre posthume restée inachevée de Giacomo Puccini.Les éloges reviennent à M.Arturo Tosoanini, qui en d Irigea l'exécution, puis à Mme Rosa Raïsa, Mme Zamboni et à Michel Fleta, L'assistance cosmopolite était dos plus distinguées.Quand le rideau tomba, au troisième acte, Tos-canini se tourna vers le public, et rappela, avec toute l'émotion du moment, que là s'était arrêté Pu ce lui, la mort inexorable venant l'arracher à son oeuvre.Après une minute de silence, des applaudissements frénétiques retentirent et rappelèrent plusieurs fois le chef d'orchestre et les interprètes.— Le bruit court que M.Tos.anini.en raison de sa santé déclinante, abandonnerait la direction musicale de la S ta la de Milan pour se consacrer au New-York Symphony Orchestra.NORVEGE I/Association Cécile a donné une exécution admirable de la "Alissa Solemn is" de Beethoven, dirigée par Leif Halvorsen et avec le concours d'Elisabeth Munthe-Kaas, Emmi Leissner.Gunnar Graa-rud et Johannes Berg-Hansen.— Deux artistes français nous ont rendu visite: Pierre Monteux et Robert Lortat.Le premier a dirigé plusieurs concerts à la Philharmonie et.parmi les oeuvres les plus connues, nous avons entendu "l'Oiseau de feu" de Stravinsky.— Un choeur d'Islandais de Reykavik, dirigé par P.'etur Ilaldorson.a fait une grande tournée en Norvège, et un choeur de Norvégiens habitant b s Eiats-Unis, dirigé par Rudolph Mol 1er.est ven-j ici pour tendre visite à la vieille patr.e.ROUMANIE Bucarest.— Très gros succès pour Jacques Thi-baud, qui se fit entendre dans deux récitals et qui interpréta superbement la "Symphonie espagnole" de Lalo, avec, l'accompagnement de l'Orchestre Philharmonique.— Même accueil triomphal pour Alfred Cortot, dans le "Concerto" de Schumann et la "Symphonie montagnarde" de V.d'Indy (orchestre sous la direction de Georgesco).Le grand pianiste donne également deux concerts, où il joua magnifiquement la "Sonate en si bémol" de Chopin, les "Préludes" de Debussy, "Les Tableaux d'une Exposition" de Moussorgsky, etc.— Alfred Cortot eut la délicate attention de donner une séance spécialement pour les élèves du Conservatoire.— Jacques Thibaud et Alfred Cortot viennent d'être nommés pax S.M.le Roi, Commandeurs de la Couronne de Roumanie.SUEDE Stockholm.—Les derniers concerLs de cette saison de "Konsertforeningen" furent dirigés par M.Ernst Wendel (de Bremen), qui présenta "Visions", six pièces pour orchestre de Hermann Wetzler.— Au Théâtre-Royal un programme printanier: "La Belle Hélène" d'Offenbach, qui a été donné alternativement avec le "Nerone" de Boito pendant le mois de mai.— Mme Gota Ljungberg, soprano dramatique de qualité, va quitter notre Opéra pour le "Staat-soper" de Berlin; c'est une perte pour notre scène.SUISSE Des artistes de l'Opéra-Comique ont interprété avec un très grand succès, au théâtre de Bâle, "Le Rêve", drame lyrique en quatre actes d'Alfred Bruneau, d'après le roman de Zola.— En attendant qu'une décision soit prise avec les autorités municipales, concernant le Grand-Théâtre de Genève, d'une exploitation dêficïta:re, l'Association des Elèves Beckmann-Denizot vient de donner sur cette scène une série remarquable de représentations de "Guillaume Tell", avec le concours du ténor Talrick et de Ml.Beck mans.— Mme Rasimi a pris possession de la scène du Kursaal avec une revue à grand spectacle, "On en reste bleu", jouée par M.Daxal, Josthau.Tayar-dat, Ainios.Mmes Anna Martens, Rullies.Lona Dilva et Dolcy.A PROPOS DES "MAITRES m CHANTEURS" Les Ifaitres chanteurs rappellent l'époque la plus curieuse, la plus palpitante de la vie de Wagner, celle où le compositeur désespéré fut sauvé de la misère et des plus noirs chagrins par la haute intervention du roi Louis II de Bavière.Le poème des Maîtres chanteurs avait été esquissé en 1S45, après Tannhiiuser.Dans l'idée de Wagner, il devait être la contrepartie satyrique de l'épopée du Vénusberg.Il fut terminé à Paris en 1S62, et c'est de 1562 à 1S67 qu'il fut mis en musique.Or, 1563 est l'année où Wagner parcourut l'Allemagne et la Russie et où il dut abandonner Vienne et sa confortable installation pour une demeure plus modeste à Zurich.Avec 1S63, vinrent les déboires, les heures cruelles, les désespérances, si l'on peut dire qu'un génie aussi vigoureux,' qu'un esprit aussi tenace que ceux de Wagner aient jamais connu le désespoir, mais les premiers mois de 1S64 devaient effacer toutes les amertumes, en supprimant toutes les difficultés matérielles dans l'existence du Maître.Une lettre de Wagner adressée à Mme Willie raconte cette délivrance et cette nouvelle destinée.Elle est'datée de Zurich, le 4 mai 1S64: "Vous savez que le jeune roi da Bavière m'a fait chercher; je lui ai été présenté aujourd'hui.II est malheureusement si beau, si intelligent, si ardent et si grand, que je crains que sa vie ne s'évanouisse dans ce monde vulgaire comme un rêve fugitif et divin."11 m'aime avec l'ardeur et la ferveur du premier amour; il sait et connaît tout ce qui me concerne.Il veut que je reste à jamais près de lui, que je travaille, que je me repose et que je fasse exécuter mes œuvres; il veut me donner tout ce dont j'ai besoin; il veut que je termine les Nibelun-gen, et il les fera exécuter comme je le désire.En tout cela, il l'entend sérieusement et libéralement, comme vous et moi quand nous parlions ensemble.Tout souci pécuniaire doit m'ëtre enlevé; j'aurai tout ce dont j'ai besoin, à la seule condition que je reste auprès de lui."Que dites-vous de cela ?Qu'eu dites-vous ?N'est-ce pas inouï ?Est-ce que cela peut être autre chose qu'un rêve ?"Richard Wagner".Non, ce ne devait pas être un rêve.Dès l'année suivante.les plans du Théâtre Wagner étaient dressés par Gottfried Zempa, l'architecte ami du compositeur; Tristan était joué; la partition des Maîtres chanteurs était achevée, et.en 1S6S, un succès enthousiaste établissait à jamais la gloire du musicien.MUSIQUE rr.ASSIQUE ET POPULAIRE Toutes les éditions PIANOS.VIOLONS, VIOLONCELLES.COKDES.ETC.RADIOS VICTOR NORTHERN ELECTRIC ATWATER KENT.MARCONIPHONE GAUVIN & COURCHESNE 142, SUE SAINT-JEAN QUEBEC HENRI GAGNE LUTHERIE Réparation d'Instruments à cordes.Harpes, etc.40, COTE D'ABRAHAM, QUEBEC Musicien d'expérience ayant au delà de 30 ans de pratique dans la fanfare, connaissant la théorie et l'harmonie, ayant fait one étude apéelale de tous le* Instrumenta de fanfare et d'harmonie (cuivres à 3 et i pistons, clarinettes, saxophones, batteries) et capable de les enseigner, ainsi que la transposition par les différentes clés, accepterait position comme chef de fanfare dans une localité asaex importante, moyennant un salaire raisonnable, aolt connut professeur de musique exclusivement, soit en remplissant toute autre position qui lui serait procurée dans la localité.Pour renseignements complémentaire* et ri:t:crocs, r-rl^r» i'icrire i Casier 26, "La Lyre", 3, rue Sainte-Catherin* eat, Montreal, P.Q.LUCILLE DOMPIERRE "PRIX D'EUROPE 1919" — PIANISTE-VTRTUOSB Klive do Félix Fourdrain et George* d« Uiuuu du Cea»erTstolre de Paris.CeaMrts .t *Tl"!5î"^lnt- Puwo, Solfè»».Haraoal., CoMrajotat Juillet 1926 Des Différentes Manières de Concevoir la Musique Un vent cle folie souffle, sur le monde.Bouleversements politiques, économiques, territoriaux rien n'aura été épargné aux hommes cle notre temps.Les forces sont déchaînées.Dans le désordre universel, on cherche anxieusement des pilotes.On envie les peuples qu'une main ferme dirige vers la terre promise où règne l'Ordre et où les disciplines nécessaires engendrent la véritable Liberté.Comment l'art ne subirait-il pas les contrecoups de cet état de choses?La théorie de la tour d'ivoire est une utopie.L'art n'est-il pas la vie elle-même transposée sur un plan idéal?Il reflétera donc le3 mouvements les plus profonds, et les plus étranges de la pensée humaine.Mais dabord, qu'est-ce que l'art?N'a-t-on pas présenté sous ce vocable des oeuvres amusantes, certes, pour des initiés, mais dont le pouvoir de rayonnement ne dépassait pas une petite chapelle d'adeptes où les sincères sont généralement moins nombreux que les snobs?De même que le langage, l'art a pour but cle rapprocher les hommes et de les communier.Utilitaire au début cle l'humanité, il s'Est élevé vers les plus hauts sommets de la pensée.Une symphonie de Mozart, une page de Pascal, une toile de Léonard de Vinci sont des points lumineux qui nous font entrevoir ce que pourrait être la connaissance suprême.Mais, si ces oeuvres possèdent une telle clarté, ce n'est pas par je ne sais quel miracle qui, brusquement, aurait éclairé l'horizon de leurs auteurs certes, les grands gînies sont des inspirés, mais, ce sont aussi de bons artisans, au sens moyenâgeux du mot, qui savent utiliser tous les matériaux que leur ont légués leurs devanciers et ne s'aventurent pas au hasard dans l'inconnu.U y a en art des lois immuables, lois d'équilibre, de proportions et d'ordre, qui ont été découvertes peu à peu au cours des générations et qu'on ne peut transgresser impunément.Il est dangereux et stérile de faire table rase du passé pour édifier sur les nuées un système entièrement nouveau.Ceci dit, je voudrais chercher à démêler les diverses tendances qui, au point de vue.de l'art en général, et, plus particulièrement, de la musique, font de notre époque une sorte d'écheveau aux laine3 terriblement embrouillées.De toutes les formes de l'art, la musique est certainement la plus complexe, la plus mystérieuse, celle qui pénètre le plus profondément dans le domaine du rêve, qui nous ouvre les plus merveilleux horizons et nous montre qu'au delà de nos pauvres petites habitudes matérielles il y a un ailleurs plus réel que toutes les choses qui nous entourent.Pour beaucoup de gens, la musique est uniquement le résultat obtenu par des groupements de sons, plus ou moins ingénieux, plus ou moins agréables à l'oreille.Mais, derrière ces moyens apparents que le musicien emploie, il y a une idée primordiale qui détermine le mouvement des forces créatrices et la communion ne s'établit vraiment entre la .pensée du musicien et.la réceptivité do l'auditeur que si ce dernier a pu pénétrer, à travers la magie des sons, jusqu'aux arcanes de l'oeuvre qu'il écoute.De nos jours, on s'est attaché surtout au côté extérieur de la musique; c'est ainsi que l'orchestration a acquis une richesse merveilleuse qui, indépendamment de son attrait physique, peut avoir l'avantage de cacher une réelle indigence de pensée.Ne nous laissons pas griser par cette variété de timbres, Par JEAN DERE éblouissante comme un mirage d'orient; là n'est pas toute la musique, c'est une parure qui doit pouvoir se retirer en laissant nue la pensée initiale.On dit d'une personne qu'elle aime ou n'aime pas la musique; mais de quelle musique s'agit-il?' Je me sens souvent plus près de quelqu'un qui m'a été signalé comme n'aimant pas la musique que d'un amateur frénétique dont l'unique joie est de souffler dans un instrument ou cle caresser maladroitement l'ivoire d'un clavier.On peut posséder le sens de cette musique intérieure qui est l'apanage des grands poètes sans éprouver le besoin de l'extérioriser; de même qu'on peut être parfait exécutant (au point de vue cle la technique d'un instrument) sans être vraiment artiste.Dans une oeuvre d'art, la beauté peut se concevoir de deux manières: l'oeuvre est belle en soi, elle est objective, ou bien elle nous émeut en ce sens qu'elle traduit exactement les douleurs ou les joies de l'être qui l'a conçue.Dans ce dernier cas.ce qui nous frappe, c'e^t l'état d'âme du créateur qui s'est donné tout entier dans son oeuvre.Lorsque nous écoutons une cantate de Bach, c'est l'oeuvre elle-même qui s'impose à notre admiraton; nous ne cherchons pas à savoir dans quelles dispositions d'esprit était son auteur au moment cle la conception.Il n'en est pas de même pour Tristan qui reflète toute la passion dont Wagner était rempli à l'époque où il exprima ce prodigieux cantique d'amour.Donc, l'oeuvre peut être humaine ou extrahumaine.Actuellement, l'art, dédaignant le lyrisme facile, s'oriente vers la représentation d'un au-delà où nulle passion ne sévit, où le sentiment humain tend à disparaître.Cette conception, très belle et très noble, n'est pas sans danger, car elle suppose une foi — foi religieuse ou loi en un ordre supérieur — sans laquelle l'oeuvre d'art n'exprime plus autre chose que le chaos.Si l'on veut s'élever au-dessus de l'humanité, cela doit être en pleine lumière et dans la perception d'une surnaturelle vérité.M.Camille Mauclair, dans un très bel article de la Revue de France, (1er mars dernier), a montré nettement le danger de ce qu'il appelle l'Idolâtrie de l'Etat pur dans l'Art moderne."Jamais, dit-il, on ne s'est mieux joué, avec une maîtrise plus précoce, des difficultés techniques de l'orchestration; jamais on n'a combiné aussi abondamment, et souvent avec les plus heureux effets de surprise, les rythmes et les timbres; jamais le culte de Sa Majesté la Sonorité n'a été plus habilement servi, et jamais enfin on n'a plus instamment mis le public en demeure d'admettre des harmonies insolites et de raffiner son sens acoustique, sans souci de le fatiguer et de le dérouter.Et cependant, si ardu, si aigu, si étrange qu'on rende son plaisir, fût-ce à l'aide des plus périlleuses acrobaties, le sentiment obscur d'une déception est perceptible dans la foule malgré sa bonne volonté, et cette déception provient d'une comparaison inconsciente entre la masse de substance apportée par les oeuvres romantiques sentimentales, mêlées d'éléments littéraire?, d'un Beethoven, d'un Chopin, d'un Liszt, d'un Berlioz ou d'un Wagner, et la sorte de vacuité inhumaine cle la musique actuelle où le moyen devient le but lui-même et qui rejoint ainsi les prestiges éblouissants mais stériles de la virtuosité".Comme cela est juste! Le support d'une oeuvre d'art, c'est l'idée ou l'émotion.Sans Idée et sans émotion, l'art n'est que jeu de dilettantes et ne remplit plus la grande mission qui lui est dévolue.Extrêmement rares sont les artistes qui ont pu, dépassant ce que j'appellerai le premier stade de l'art—-peintures des.sentiments humains — s'élever jusqu'à la contemplation sereine de la beauté calme, de l'ordre divin.Le langage musical peut atteindre ce but, et la route qu'a suivie par exemple un Jacques Maritain dans la lumière du thomisme, un musicien pourrait la suivre parallèlement.Certains voient en M.Strawinski ce musicien.Quelle erreur! Le prodigieux virtuose qu'est M.Strawinski ne doit point nourrir cette ambition, si toutefois on peut employer ce mot pour désigner une épuration de l'être qui ne se produit qu'en pleine humilité.En dehors des deux grandes catégories que je viens d'essayer de définir, il existe un genre, très à la mode aujourd'hui et qui doit être signalé car cle très grand3 artistes l'affectionnent, c'est le genre humoristique ou ironique.A mon avis, ce genre est en dehors du domaine propre de l'art.En effet, si l'oeuvre d'art est une manifestation de la beauté, on ne peut considérer comme telle une oeuvre qui est une caricature de la beauté.Ce genre peut être amusant, spirituel, il peut être un divertissement de haut goût pour des cerveaux cultivés, mais il ne doit pas être présenté au public comme la manifestation suprême de l'art d'aujourd'hui ou de l'art de demain.D'ailleurs, ces expressions: art d'aujourd'hui, art de demain ne signifient rien.Il n'y a pas de progrès en art.La beauté est immuable; les moyens de l'exprimer ont une importance secondaire.En disant cela, je ne veux pas insinuer que toutes les recherches sont inutiles et que l'écriture d'aujourd'hui doit être la même que celle de nos ancêtres.Loin de moi cette pensée ridicule! L'artiste, pour atteindre un but qui ne varie pas, doit chercher, au contraire, des moyens nouveaux et certains essais peuvent ouvrir des voies inconnues.Honegger, en écrivant son Pacific, a montré que l'art n'est pas nécessairement l'ennemi de la machine.Il y a des possibilités de beauté dans le rythme d'une locomotive ou dans le bourdonnement sourd d'un dynamo.Mais, ici encore, n'est-ce pas l'ordre ou l'harmonieux équilibre des rouages qui fait naître cette impression d'art?Actuellement, le public est dérouté; il n'a pas reçu une éducation artistique qui lui permette de juger sainement.Il a entendu des choses qu'il a trouvées laides (et il n'avait pas toujours tort! ) on lui a dit: c'est admirable; alors, il a pensé qu'il ne pouvait comprendre la musique moderne et 11 a fui systématiquement toutes les oeuvres nouvelles, quelles que soient leurs tendances.' Une mise au point est nécessaire et c'e^t le rôle de la critique de contribuer à l'éducation du public en lui montrant, sans idées préconçues, ce qui, dans une oeuvre nouvelle, doit attirer son attention, quelle est la technique de l'auteur, quels sont les buts qu'il poursuit.Tâche difficile, mais dont l'utilité est incontestable.Pour cela il faut prendre des points de repère.Dans le domaine de l'art, les chemins sont innombrables mais il y a des carrefours où des tendances diverses se rencontrent; ce sont des centres d'approvisionnement (si je puis m'exprimer ainsi) où viennent s'alimenter ces transformateurs d'énergie que sont lea artistes.Ces points de repère sont utiles, mais à la condition qu'ils n'établissent pas de dénmrca- Juillet 1926 tions trop nettes entre les différents états de la musique.Une phrase musicale peut exprimer des sentiments humains, tout en se rapprochant de l'ordre supérieur dont je parlais plu3 haut.Par exemple: l'admirable le't-motiv de la Cène dans Parsifal est d'une essence supra-humaine en sa forme primitive mais il dégage tout l'infini de la tristesse humaine dans la transformation en mineur qu'il subit dès le prélude.Wagner ne pouvait mieux montrer la double personne du Christ.U y aurait des études bien intéressantes à faire sur le langage de la musique.L'art des sons est un et multiple comme la vie elle-même et nous n'en connaissons qu'imparfaitement la profonde signification.Je me borne ici à ces quelques réflexions dont je tirerai les conclusions suivantes: 1° Un artiste doit être d'abord un bon artisan, il doit posséder un métier lui permettant d'exprimer les multiples nuances d?sa pensée ou de ses sentiments sans être gêné par aucune difficulté technique; 2° U ne produira que s'il sent en lui le besoin irrésistible de s'extérioriser.Ce don de soi est le grand privilège de l'artiste, par là.ii éprouve les plus pures joies mais aussi l'atroce souffrance de l'isolement lorsqu'au-cune âme ne vibre à l'unisson de la sienne; 3° L'oeuvre d'art exprime les mouvements du coeur humain, elle peut aussi atteindre un but plus élevé et être le reflet d'un ordre supérieur; elle ne doit jamais tomber au rang des pas?e-temp3 plus ou moins puérils tels que jeux de cartes, billard, mots croisés, etc.qui n'ont rien de commun avec la grande mission de l'artiste; 4° Le désordre n'engendrera jamais une oeuvre viable.Le plus bel épanouissement de la pensée est dans l'ordre.Trop de dons ont été noyés dans le désordre, trop d'intelligence dépensée en pure perte.Il est temps de se ressaisir et de retrouver une conception plus saine de la beauté.Des moyens nouveaux nous sont offerts, ne les confondons pas avec le but à atteindre.Jean DERE.(Le Courrier Musical) -o- MUSIQUE RELIGIEUSE Le Jazz vient d'être sacré par un bon pasteur de Los-Angeles.Ce disciple austère superficiellement seulement et pratique à la fois estime que la musique du Jazz élève l'esprit, tandis que la musique dite religieuse le déprime et éloigne les fidèles ! Quelques exhibitions de nus attiraient peut-être fidèles et oboles.J.G.YON L.J.Do u cet, prop.936, roe S.-Denle, Montréal TéL Belalr 7BT« Endroit par excellence où l'on peut se pro-ourer le plus beau choix de musique classique, piano solo, chant, violon, violoncelle, musique religieuse, chants canadiens, traité» d'harmonie, littérature musicale, et toute la musique demandé© par les différents Conservatoires, y compris les éditions Durand, Schlrmor, Wood, à des prix défiant toute compétition.Nouveau rayon de phonographes et disques Starr-Gennett.Remises spéciales aux Communautés Religieuses et mix Professeurs.Service courtois.Une visite a notre magasin vous convaincra du choix de musique varié que nous sommes en mesure de voua offrir.NO, NO, NANETTE Comment un cé'èbie critique parisien, Ch.Tenroc, a jugé ce "grand chef-d'oenvre" du théâtre américain Trépidante, ô combien ! très piteuse aussi.Ça, une opérette ?Cette alliance anglo-américaine devrait avoir au moins la pudeur de ne pas polluer une étiquette française Opérette ?ce ramassis d'épluchures de fox-trot sur quoi glissent et gesticulent sans aucune signification plausible des convul-sionnaires à l'assaut de notre sens latin.Dancing play_ peut-être.Pas même l'embryon d'un sujet de comédie, voire d'une farce, que l'on rencontrait dans Country Girl ou La Belle de New-York.Pas même la velléité d'une musique organisée à laquelle Ivan Caryll, Lionel Monckton, Jones, Arthur Sullivan donnaient une forme avec quelque saveur.Un galvanisme incohérent de bamboulas forcenés, brutal, sans raffinement.Ni invention ni sensibilité ni fantaisie.Business, sport, epilepsy for ever ! Avions-nous besoin de cette contagion chicagoesque pour enrayer la maladie de nerfs qui nous disloque ?"Un goût maladif, disait Tolstoï, a besoin de moutarde." U ne nous manquait plus que les mustard-makers ! J'ai vu des gens qui riaient.Ma voisine se déclarait infiniment émoustillée et donnait des signes non équivoques d'irritation lombaire.Alors une anecdote me revenait.Un patron jovial se plaisait, aux instants cle repos, à raconter à ses employés des histoires plutôt niaises, repêchées dans certains almanachs de Louis-Philippe.Pour se montrer déférent, le personnel riait à gorges salariées.Seul, un auditeur ne partageait pas l'hilarité générale.— Eh quoi, mon ami ! s'étonnait le patron jovial.Etes-vous souffrant ?Ne trouvez-vous pas cela drôle ?— Ma foi, patron, j'aime mieux vous dire que je m'en vais à la fin du mois." Ceux qui ne s'en allaient point avant la fin de No, no voulaient, j'imaginei défendre leur argent ou rendre 'une politesse à leurs hôtes.La pièce ?Très peu.Jimmy ne sait que faire de ses millions.Il arrose sa femme économe, distribue des mensualités platoniques à Simone (du Havre), à Winnie (de Londres), à Flora (de Marseille).Puis un jour vient où il charge son ami Billy de supprimer les subventions extra-conjugales.De sorte que tous ces mannequins se trouvent réunis à Paris-Plage.Bon.Et Nanette ?Nanette est une jeune fille adoptée à laquelle Jimmy veut du bien.Mais voici qui est palpitant: Nanette n'est pas heureuse.A chacun de ses désirs mondains Jimmy répond gâteusement: "No, no." Son fiancé lui-même n'est pas plus affirmatif.L'effet est irrésistible.Si bien que Nanette s'enfuit avec Jimmy, que tous deux sont compromis, encore que l'un demeure fidèle et l'autre pure — la seule idée élégante de la machine.Bref.Nanette épousera son fiancé guéri du no, no, Mme Jimmy dépensera de l'argent, chacune des trois demoiselles régionales touchera un honnête dédommagement.Et cette aventure a pu to be the delight of Chicago et dure quatre heures o'clock.La musique ?Elle est caractéristique du vacarme extra-musical.Sa formule consiste à abandonner toute personnalité.Il s'agit de choisir quatre mesures d'un fox-trot ayant fait le tour du monde.Plus le motif aura obsédé, intoxiqué les cervelles populaires, plus la sauce rythmique aura chance d'affrioler les impressions.Ce motif sera malaxé, découpé, étiré, syncopé, ressassé; il circulera de bas en haut et de long en large; il servira de thème indifféremment à tous les lyrics, topics et autres tics.C'est le clou qu'enfonce dans le crâne le marteau impitoyable.Musique pour fakirs.Ici, deux sujets familiers suffisent à habiller de leurs saccades ce qui tient lieu de partition, ils ont traîné dans les universels dancings: Pour être heureux et le Thé pour deux.Sur cette matière (prenez le mot dans le sens que vous voudrez) pèsera une orchestration, ou mieux une instrumentation déséquilibrée dont la richesse consistera â noyer le quatuor et l'harmonie sous les pétarades tromboniques, les acrobaties du saxophone, les tapotements de la batterie.Tumulte innocent, candeur et fébrilité.Ce mécanisme automatique suppléera à l'invention, il déclanchera les impulsions de l'instinct d'agitation qui précède l'affolement — je remue, donc je vis.Il résoudra le problème du mouvement perpétuel.Une chansonnette intervient-elle ?C'est le prétexte aux contorsions auxquelles viendront se joindre celles du groupe de The London Palace girls and boys, dont le rôle est de communiquer le mal de mer.En résumé, une musique de parlementarisme, dont le bruit et le rythme n'ont rien de commun avec la nouveauté d'un art léger et qui confinent à la barbarie.Le chef d'orchestre, M.Mackey, est un spécialiste, puisqu'il nous est venu de Londres tout exprès pour traduire ces effervescences spéciales.Et certes, il ne manque pas de prendre son rôle au sérieux: il le joue des épaules, de la tête et des bras, ainsi qu'un as de la culture physique.Il n'est pas le moins amusant des interprètes parmi lesquels, après le chœur moderne des girls et des boys, je n'ai guère remarqué que la lively and delightful miss Loulou Hegoburu.Quoi qu'il en soit, je présume que la fortune de Nanette est faite.Depuis le décès de Dada, depuis la vieillesse de Dédé, il nous fallait quelque jeune Nono agréable à regarder.Ainsi vogue fièrement notre galère vers Gaga.Réjouissons-nous du sauvetage de la vieille gaîté française par l'importation, le rag-time, le jazz, le topic, le banjo.(Le Courrier Musical.) A.J.BOUCHER ENRG.16 est, rue Notre-Dame, MONTREAL offre à l'occasion de la fin de l'année scolaire et pour la distribution des prix, des choeurs, des cantates et des say net tes à des prix défiant toute compétition.Nous avons toujours en mains un grand choix de musique classique et moderne pour satisfaire tous les goûts.Un piano est à la disposition de l'acheteur pour essayer la musique.La maison A.J.Boucher est reconnue pour le service courtois qu'elle donne à a* clientèle.Téléphona : Main 1850 INSTITUT LAROCHE CaUece Claulqne Commercial — Brcreta Leçon» etrictement prlTéee — Jour et »olr — Deux eexea Coure spéciaux de Dlctien 988 BOTE 9T- DKNIg, Fa»» THéàtr» SVDwie Juillet 1926 Droits Respectifs des Compositeurs et des Librettistes Nos lecteurs ont sans doute Vu dans nos grands quotidiens le jugement de l'Hon.Juge Coiisineau dans l'action intentée par le Dr H.Thibault contre "La Lyre".Nous publions ci-dessous, en plus du jugement en question, quelques opinions se rapportant à une action semblable qui fut intentée en 1908 au compositeur de l'opéra "Monna Tanna" Henri Février par Maurice Maeterlinck, auteur du libretto.La Revue "Mu-sica" de Paris avait institué une enquête afin de connaître l'opinion de quelques autorités dans la matière.JUGEMENT SUR DES DROITS D'AUTEUR L'intervention a été maintenue et l'action renvoyée avec dépens.Le juge Cousineau renvoie l'action intentée par le Dr Thibault contre "La Lyre".L'honorable juge Coiisineau vient de rendre une décision des plus intéressantes pour les artistes et les compositeurs.Le docteur Honoré Thibault avait poursuivi J.E.Turcot, Henri Miro et Léo Lesieur, propriétaires de la revue musicale "La Lyre".Thibault, qui est l'auteur des paroles d'un opéra comique intitulé "Gisèle", se plaignait que le 25 janvier 1925 la "La Lyre" avait publié sans son consentement des extraits de cet opéra.Il alléguait qu'une pareille publication était une violation de ses droits d'auteur et réclamait $200 de dommages.Il demandait de plus la confiscation de tous les exemplaires contenant cette reproduction et de ceux qui pourraient être publiés plus tard et aussi la suspension de cette reproduction, à défaut de quoi il demandait des dommages additionnels de $200."La Lyre" ne produisit pas de défense à l'action, mais appela en garantie Madame Lavallée-Smith, veuve de l'auteur de la musique de l'opéra comique.Madame Lavallée-Smith intervint à l'action et allégua que Thibault s'était associé à elle pour la publication de cette œuvre musicale et que Thibault avait consenti à ce que les défendeurs vendent des extraits de cet opéra, mais que cette vente n'avait pas rapporté les profits qu'on attendait.Elle disait de plus que le demandeur n'avait pas le droit comme il l'avait fait de faire enregistrer la musique et les paroles, vu qu'il n'était l'auteur que des paroles.Le juge en rendant sa décision dit que le 23 octobre 1924 le demandeur et la veuve Lavallée-Smith s'étaient mis ensemble pour l'aire représenter "Gisèle" au Monument National, le demandeur se réservant le profit de la vente des programmes.Dans le but d'activer la vente, Madame Lavallée-Smith se rendit aux bureaux de "La Lyre" et leur permit de publier sur des feuilles détachées un extrait de l'œuvre.Cet extrait devait être vendu 40 cents la copie.Le juge déclara que cette vente loin de nuire à Thibault lui avait au contraire aidé et qu'il n'ava'it pas établi qu'il eût subi des dommages.Il déclara de plus que l'opéra comique avait été enregistré le S octobre et qu'il portait la date du 1er septembre et qu'il ne pouvait en conséquence s'en prévaloir.La cour a statué qu'il n'y avait pas de raison de suspendre la publication, que Madame Lavallée-Smith et Thibault étaient associés et que les actes de l'un liait l'autre.OPINIONS Le maître incontesté de la musique française contemporaine, Camille Saint-Saens, écrit: .De M.Camille Saint-Saëns "N'ayant jamais eu, mon cher ami, de difficultés avec mes collaborateurs, je n'ai pas d'expérience dans la question que pose Musica."Vous l'avouerai-je ?J'ai peine à comprendre même ces difficultés.Je ne me vois pas faisant représenter un opéra malgré la volonté de mon collaborateur.La collaboration représente pour moi la fusion de deux éléments dont j'imagine mal la séparation; et le dernier mot de la question me paraît Ctre dans le proverbe latin.Summum jus, gumma injuria.„__ "Cela sans prétendre entrer dans le vif de la question présente; car toute règle peut admettre des exceptions, et je n'entends prendre ici parti pour ou contre personne." De M.Gaston Carraud, grand-prix de Rome, et qui signe, à la LiUcrtc, une critique d'un'parfait savoir et d'une admirable indépendance: De M.Gaston Carrmul "Le cas de Monna Vanna, nul n'en ignore, a trait aux passions conjugales plutôt qu'a, la jurisprudence artistique.Cependant, puisque vous me demandez, mon cher ami, mon opinion "sur les droits respectifs des compositeurs et des librettistes", la voici, clans toute sa simplicité."Le compositeur a tons les droits, et le librettiste n'en a aucun."Ce qu'on appelle livret disparaît dans une œuvre nouvelle, dont le musicien est l'unique auteur.Le littérateur n'a fait qu'apporter une matière première, pour laquelle, évidemment, une indemnité pécuniaire lui est due Celle-ci doit être réglée, non point uniformément par une loi, mais par des conventions libres, toutes sortes de considérations personnelles pouvant entrer en ligne de compte.Quant à la législation actuelle, elle est fabuleusement stupide: d'abord parce qu'il n'y a aucune comparaison admissible entre compositeur et librettiste pour la quantité ni pour la qualité du travail; ensuite parce que le littérateur est, comme vous l'indiquez, non seulement étranger et indifférent à, la musique, mais encore hostile: hostile toujours, hostile par définition, et même avec la meilleure volonté de ne point l'être." De M.Vincent d'indu "Je.suis fort embarrassé pour répondre à vos questions au sujet de l'attribution des droits d'auteur aux compositeurs et aux librettistes."Ne pouvant pas comprendre que compositeur et poètes soient, en un drame lyrique, deux personnes séparées, il m'est tout à fait impossible d'apprécier la quotité des droits devant revenir à chacun."Le compositeur doit être, à l'heure actuelle, son poète, ou ne pas faire du théâtre musical, D'un musicien qui est son propre librettiste, de M.Raoul Laparra, l'auteur de cotte étrange et neuve et émouvante Habanera dont le succès fut si grand à l'Opéra-Comique: De M.Raoul Laparra "Le chef de la collaboration, à mon avis, est l'auteur de l'idée."Si l'idée de l'œuvre appartient au librettiste, il est le grand maître.Si, au contraire, le musicien a communiqué au libret tiste un thème de drame que ce dernier a développé, le musicien doit commander."L'important, en somme, est la conception initiale.Le reste est de l'interprétation, du commentaire."Cependant, les deux collaborateurs devraient toujours agir avec le plus large libéralisme.Le point de vue musical de l'interprétation, par exemple, dépend naturellement du jugement du compositeur.Il y a aussi lé point de vue dramatique, je sais, que peut revendiquer le librettiste, niais l'application lyrique de son idée par le compositeur implique un emploi considérable de moyens dépendant de la musique: chant, timbre, rythme, proportion vocale sur proportion orchestrale, etc., etc.Vu cela, je crois, le musicien doit être la première voix en ce qui concerne le choix des interprètes." Un des meilleurs critiques, musicaux, celui de la Revue hebdomadaire, auteur d'un excellent ouvrage sur Beethoven, M.Jeau Chantavoine, écrit: De M.Jean Chantavoine "Dans cette affaire de Monna Vanna, sur laquelle vous voulez bien m'interroger, cher ami, il y a surtout une question d'espèces qui, s'étant déjà posée pour Ariane et Barbe-Bleue, y a été résolue au gré de M.Maeterlinck, de façon à prouver avec une horrible évidence qu'elle doit l'être, cette fois, selon les vœux de M.Février."La question de principe doit se résoudre également dans tous les cas, ce me semble, en faveur du musicien."Le dramaturge, jaloux de conserver à son œuvre sa forme originale, à l'exclusion de tout arrangement musical ou autre, dis pose d'un moyen fort simple, qui est de refuser l'autorisation nécessaire à toute transformation de ce genre, s'il estime que sa dignité d'artiste ne lui permet pas de risquer le sort que les musiciens ont fait à Euripide, Shakespeare, Molière, Gœthe, Beaumarchais, Hugo, et tant d'autres parmi lesquels je me garderais de ranger M.Maeterlinck, si je pensais offenser par là son amour-propre — ou sa modestie." Le distingué compositeur Marc Delmas.dont une œuvre, Lais, vient d'être joué avec succès à Dijon, répond: De M.Marc Delmas "De l'avis des littérateurs eux-mêmes, il ne peut y avoir aucune comparaison entre le travail matériel que demande un livret, et le labeur gigantesque que représentent cinq actes orchestrés.Toutefois, il me paraît impossible d'établir aucune espèce de préséance de l'un des collaborateurs sur l'autre-mes librettistes ont toujours été pour moi les plus affectueux des amis; et l'on, doit travailler en une telle unité de pensée que les musiciens se sentent une âme de poète, et le poète une finie de musicien." Voici maintenant deux réponses retenues parmi les meilleures de celles que nous avons reçues de nos lecteurs, lesquels étaient conviés à répondre à cette enquête: ".Sans doute la partie musicale représente une somme de travail bien plus considérable que la partie littéraire.Mais il ne faut pas perdre de vue que c'est le parolier qui a eu l'idée de la pièce et de sa mise en œuvre.C'est cette idée, et souvent même les paroles, si peu artistiques qu'elles puissent paraître, qui ont provoqué l'inspiration du compositeur et lui ont fourni l'occasion de développer toutes les ressources de son talent ou de son génie.On peut ajouter qu'un livret bien trouvé et bien construit, et par là même très intéressant, doit certainement rendre les auditeurs mieux disposés à goûter les charmes de la musique." Ainsi conclut M.Adolphe Giraud, de Marseille: "Le compositeur est tout et le librettiste rien, ou presque rien.Toutefois il s'agit de s'entendre: le compositeur est tout dans le succès de théâtre.Au point de vue de l'art pur, le livret peut être égal ou même supérieur à la musique, mais ce n'est pas lui qui a fait le succès de l'ouvrage ou qui y a contribué d'une manière appréciable.Ceux qui vont assister à une audition musicale y vont pour la musique, rien que pour la musique, sans se soucier aucunement du poème qui n'est qu'un canevas ou, comme le dit excellemment M.Carraud, une matière première mise en œuvre par le compositeur." On sait que M.Maeterlinck a été débouté de l'action qu'il avait intentée contre la direction de l'Opéra et M.Février, à l'effet d'interdire les représentations de Monna Vanna.Comme nos lecteurs pourront le constater, l'Hon.Juge Cousineau a été du même avis que les autorités dont nous venons de citer les opinions.N.B.—"Pourquoi pleurer", extrait de "Gisèle", est en vente chez tous les marchands de musique et au bureau de "La Lyre" Prix: 40 centins la copie.Piano et chant.La Symphonie Pastorale de Beethoven Entre un père ivrogne et brutal, et une douce mère qu'il perdit trop tôt, l'enfant prodige qu'était Beethoven se révéla virtuose du piano, de l'orgue et du violon; à dix-sept ans il fut remarqué par Mozart.A cet âge, d'ailleurs, il était chef de famille, ayant à s'occuper de ses deux frères.A Vienne, son talent de pianiste lui valut du succès: ce fut un éclair "de bonheur, vite effacé par les plus sévères épreuves.Le compositeur demeura incompris et pauvre, l'homme fut déçu dans ses rêves d'amour, et, à trente ans, la surdité mit le comble à ses maux.Alors, il songea à mourir.Il rédigea son admirable testament: mais ce noble cœur devait se ressaisir et il écrivit à ses frères: "Recommandez à vos enfants la vertu; elle seule peut rendre heureux, non l'argent.Je parle d'expérience.C'est elle qui m'a exalté dans le malheur." Que l'on s'imagine un musicien sourd Et voilà le miracle: ce sourd entendra en lui-même de divines harmonies dont il créera d'immortels chefs-d'œuvre.Son grand cœur se donne dans ses compositions, et c'est pourquoi Beethoven n'est pas seulement l'un des plus grands maîtres de la musique, mais un héros de l'humanité.A trente-huit ans, après avoir enfanté la Symphonie en ut mineur, — expression d'une douleur personnelle qui se hausse jusqu'au sublime pour exprimer le combat de l'âme meurtrie contre le désespoir, — Bee- thoven se replongea dans la nature, qu'il aimait encore plus que les hommes, il s'apaisa et composa sa Sixième Symphonie en fa.devenue populaire sous le nom de Pastorale.C'était en 180S, dans un vallon des environs de Vienne, entre Nussdorf et Heili-genstadt — ce village cher au musicien qui s'y fixa à diverses .époques de sa vie — que Beethoven composa, en marchant, cette œuvre sans pareille.La nature chantait en lui; si bien qu'il a dit: "Les loriots et les coucous ont composé ma Symphonie avec moi.'' Le poème comprend cinq parties: I.Sensations douces en arrivant à la campagne.— Un thème joyeux s'élève célébrant l'enivrement moral et physique qui s'empare de l'homme lorsqu'il se retrouve en contact avec la nature au sortir du tumulte des villes.Tout à coup, la suave mélodie fait surgir devant nos yeux les paysages aimés dont nous retrouvons les couleurs, les parfums et les voix.IL Scènes au bord du ruisseau.— A l'ombre des peupliers et des saules aux feuillages tremblants, le voici, le ruisseau préféré, dont les eaux murmurent sur leur lit de cailloux.Les sveltes "demoiselles" effleurent les roseaux.Et, soudain, l'on prête l'oreille au plus doux des concerts: le timbre d'or du loriot accompagne la plainte divine du rossignol, alternée par l'appel de la caille et du coucou.Vraiment, on se croit au bord de l'eau, reposant sur l'herbe, au pied d'un arbre, et écoutant chanter les oiseaux.III.Joyeuses réunions de villageois.— Mais des accords joyeux nous tirent de notre rêverie: c'est fête au village.Jeunes gens et jeunes filles, parés de leurs plus beaux atours, commencent à danser.La franche gaieté et le robuste entrain des villageois rappellent les kermesses flamandes.IV.Orage.— Cependant, un vent menaçant s'élève, le paysage s'obscurcit.Toute la nature paraît oppressée.Un éclair zèbre l'espace.Lointain, un coup de tonnerre gronde sourdement.Puis, les éclairs se succèdent, la foudre se rapproche.Musiciens et danseurs courent s'abriter, il est temps: ie tonnerre rugit, le vent fait rage, la pluie tombe à torrents et tout gémit.Pauvres paysans si joyeux tout à l'heure ! Us pensent aux ravages possibles., aux récoltes perdues, au labeur stérile.Saisis d'une terreur religieuse, sentant l'humaine faiblesse, ils prient.Mais, peu à peu, l'orage se .tait et la nature reprend sa sérénité.Le ciel est plus pur, les fleurs plus jolies, le feuillage plus frais et une bonne odeur monte des champs et des bois mouillés.V.Chant des Pâtres.Joie et reconnaissance après l'orage.— La fête interrompue reprend de plus belle; le bonheur dilate les cœurs un instant serrés par l'angoisse.Et de toutes parts un hymne de reconnaissance s'élève vers le Tout-Puissant.George Sand a traduit son enthousiasme en ces termes: "Plus exquise et plus vaste que les plus beaux paysages en peinture, la Symphonie Pastorale de Beethoven n'ouvre-t-elle pas à l'imagination des perspectives enchantées, tout un paradis terrestres où l'âme s'envole, laissant la terre derrière elle, et voyant s'ouvrir sans cesse à son approche des horizons sans limite, des tableaux où l'orage gronde, où l'oiseau chante, où la tempête naît, éclate et s'apaise, où le soleil boit la rosée sur les feuilles, où l'alouette secoue ses ailes humides, où le cœur froissé se répand, où la poitrine oppressée se dilate, où l'esprit et le corps se raniment et s'identifient avec la nature, retombent dans un repos délicieux ?" Immense génie, homme malheureux, mais aussi bon que pur, Beethoven est un des plus beaux exemples de courage, le "meilleur ami de ceux qui souffrent et qui luttent." Au milieu des chagrins et des revers accumulés, le Maître continua de travailler et demeura lui-même.Il prouve que l'on peut triompher de toutes les souffrances venues du dehors, quand on porte en soi la paix de l'âme et un grand cœur.Le Surmenage de la Voix Petits Conseils Voici quelques conseils sur l'hygiène de la voix, et certains soins à prendre, indispensable, même quand on n'est pas appelé par métier à faire de son organe vocal un usage continu.Le surmenage de la voix a de très sérieux inconvénients et présente même parfois de rce's dangers, non seulement par les accidents locaux qui peuvent en résulter, inflammations diverses, laryngite:., pharyngites secondaires, mais encore par les troubles d'ordre général qui en sont, en certaines circonstances, le résultat.C'est ainsi, ne l'oublions pas, que l'exercice convenable de la voix, sous forme de chant, de gymnastique respiratoire, est l'un des meilleurs moyens prophylactique contre l'invasion bacillaire et la tuberculose pulmonaire.Assurément, la voix n'est pas rigoureusement indispensable pour cette gymnastique respiratoire; néanmoins, elle en facilite si particulièrement la pratique que, sans, elle, sans le rythme et la méthode du chant, ses effets sont beaucoup moins sûrs.L'appareil vocal se compose de trois parties: le poumon, qui fait l'office de porte-vent, les cordes vocales, qui se comportent comme des anches vibrantes, et enfin la cavité naso-^uco-phoryngée, qui constitue le résonateur donnant à la voix son timbre particulier.L'altération d'une de ces parties constituantes modifie naturellement la voix, mais ce sont évidemment les cordes vocales dont les troubles et les lésions ont le retentissement le plus marqué.Aussi voit-on la voix diminuer, et même s'éteindre, quand ces cordes sont enflammées.Les causes d'irritation et d'inflammation des cordes vocales, du larynx sont très nombreuses: parler dehors par un temps froid et humide, crier trop fort, respirer la fumée de tabac et les vapeurs irritantes, discourir longcemps au milieu du bruit.Parfois, cette irritai ion, cette inflammation est la conséquence d'une propagation d'infection, comme c'est le cas pour les laryngites consécutives à des Coryzas, à des angines, à des pharyngites, à des bronchites, parfois aussi à des maladies plus graves: tuberculose, diphtérie.- Des précautions sont nécessaires au moment de la mue, de la puberté, chez les filles comme chez les garçons, mais très particulièrement chez ces derniers, parce que.vers 14 ou 16 ans, leur larynx prend rapidement un grand développement et que cette croissance est accompagnée d'un afflux sanguin qui prédispose l'organe aux congestions et aux inflammations.Pourtant, le repos absolu de la voix est, dans ce cas, malgré qu'on en dit, presqu'aussi nuisible qu'uu exagéré.Pour les adultes, d'ailleurs, les précautions seront de même ordre et affecteront exclusivement un caractère hygiénique.On évitera donc le froid humide, les lieux clos dont l'air est saturé de fumée de tabac, de poussières, de vapeurs irritantes, de certains parfums violents, les criailleries inutiles, la colère, la constipation, l'usage des corsets trop serrés et des chaussures trop étroites, qui congestionnent la tête.On évitera de parler trop longtemps, trop vite ou trop' fort, par conséquent, on s'abstiendra de conversations suivies eu voiture, en automobile, au milieu d'une foule bruyante. 13 Juillet 1926 21 La Vie des Grands Maitres Piccinni PAR L'ABBÉ P.CHASSANG Sa jeunesse.Nicolas Piccinni naquit à.Bari, dans le royaume de Naples, le 16 janvier 172S.Son père était musicien, mais agissant d'après l'expérience qu'il avait faite du métier, il préféra pour son fils une existence plus facile et moins précaire.On se garda bien de lui apprendre même à solfier.On ne laissa à sa portée aucun instrument, car on avait déjà remarqué chez lui des tendances qui donnaient des craintes.On résolut de le faire entrer dans les ordres, quand il aurait l'âge voulu, et on déploya tous les moyens possibles pour l'entretenir dans ces idées, écartant, avec une attention constante, tout ce qui aurait pu l'en détourner.Inutiles et vaines précautions.L'art germait d'instinct dans la tête cle l'enfant.La musique restait pour lui l'attrait unique, l'attrait dominateur.A la vue d'un clavecin, tout son être tressaillait; on le sentait, on le voyait palpiter de la tête aux pieds.Entendait-il un air d'opéra, cet air se fixait dans sa mémoire pour n'en plus sortir, et chaque fois qu'il ne se croyait plus surveillé, il n'avait pas de repos qu'il n'eût essayé en cachette de reproduire les mélodies qu'il avait retenues."Presque tous ceux qui se sont fait un nom dans les beaux-arts, a dit Voltaire, les ont cultivés malgré leurs parents, et la nature a toujours été en eux plus forte que l'éducation." Devant les exigences des siens, le jeune Piccinni n'osait se révéler, mais un travail latent se faisait secrètement en lui, qui devait bientôt porter ses fruits.Dans une visite qu'il fit un jour à l'évêque de Bari, le père Piccinni emmena avec lui son fils, et, pendant l'entrevue, le laissa dans une pièce voisine du cabinet du prélat.Il s'y trouvait un clavecin.O tentation! Nicolas s'en approche avec un sourire de convoitise.Le clavecin est splendide.S'il pouvait seulement quelques minutes y laisser errer ses doigts! .Mais il n'ose.Ils sont là à côté; qu'est-ce qu'ils diraient!.11 ne peut, malgré tout, en détacher ses regards.L'aspect de l'instrument l'éblouit.Il se sent attiré vers lui comme l'acier vers l'aimant.Il veut pourtant résister à cette sorte de fascination, mais c'est plus fort que lui.Il ouvre délicatement le clavecin.Toute crainte s'évanouit devant les touches tentatrices, et ses dix doigts s'abattent sur le clavier.O merveille! Il n'a jamais entendu rien de pareil.Il frissonne d'ivresse et de crainte, mais bientôt le plaisir qu'il ressent lui fait tout oublier; il s'en donne à coeur joie tellement qu'il n'aperçoit pas la porte qui s'ouvre, et il ne s'arrête que lorsque derrière lui éclatent les bravos.Il se retourne.A deux pas de lui il aperçoit Monseigneur, les bras en l'air, les traits jubilants, dans la pose de la plus expressive admiration.Le prélat le félicite chaudement, mais il ne s'en tient pas là.Il faut qu'il répète son morceau.Sans trouble, Nicolas se remet au clavier, et, virtuose en herbe, il s'en tire avec une perfection et une bravoure de plus en plus étonnante.Et ceci décida du sort du petit prodige.On parla bien de vocation, mais l'évêque, eu homme sensé, trouva que celle de musicien se manifestait chez l'enfant d'une manière trop éclatante, pour ne pas le diriger d'abord dans cette voie.Il vainquit détermina à mettre, sans tarder, son fils au Conservatoire de Saint-Onuphre que dirigeait alors le célèbre Léo.Il comprenait environ quatre-vingt-dix élèves.Ils portaient l'uniforme blanc.Le les dernières répugnances du père et le jeune protégé de l'évêque de Bari tomba entre les mains d'un maître-assistant, qui, au lieu de favoriser ses dispositions impatientes de compositeur, ne fit que les réprimer.Il devint même pour lui im épouvantail.Mais l'ardeur de produire qui tourmentait déjà Piccinni le fit surmonter tous les obstacles.Il s'enferma, évitant maîtres et camarades, et se mit en cachette à composer, sans arrêt et sans autre direction que son prodigieux instinct, des psaumes, des oratorios, des airs d'opéras, de petites scènes lyriques, puis une messe entière.Il eut sans doute un con-vrit ses espoirs.Quel est l'artiste qui n'a pas le sien?Ce confident fut-il un indiscret?Peut-être.Quoiqu'il en soit, malgré le silence demandé, le mystère s'ébruita.Bientôt parmi les espiègles moqueurs de l'école il ne fut plus question que de la "Messe" de Piccinni.La chose parvint un jour aux oreilles de Léo qui manda l'enfant auprès de lui : "Il paraît que vous avez fait une messe, lui dit-il quelque peu railleur.Montrez-la moi ! " Plus mort que vif, rouge de honte, l'enfant, sans mot dire, sortit et alla chercher sa partition.Léo la prit et l'examina longuement.Impassible, il lisait, et tandis que seul le bruit des feuilles de l'oeuvre troublait le silence cle mort qui les entourait, le pauvre petit Ncolas sentait son sang se glacer et le froid de la peur l'envahir, en attendant le jugement du maître.Quand celui-ci eut terminé sa lecture, il s'approcha de l'enfant, encore partagé entre la crainte et l'espérance, et lui dit, le regard sévère: "Nicolas, je vous pardonne pour cette fois-ci, mais si jamais vous y revenez, je vous châtierai de façon que vous vous en souviendrez longtemps.Quoi! vous avez reçu de la nature des dons merveilleux, et vous en abuser ainsi! Au lieu d'étudier sérieusement les principes de l'art et de méditer les modèles, vous vous livrez, impatient, à toutes les saillies de votre imagination et, lorsque, à force d'idées sans ordre étalées sans règles, vous êtes parvenu à faire ce que vous appelez votre partition, vous croyez avoir fait un chef-d'oeuvre! Encore une fois, que je ne vous y prenne plus!" Devant cette âpre réprimande, le jeune Piccinni éclata en sanglots.A travers ses larmes il raconta tout ce que lui avait fait subir le maître-assistant à qui on l'avait confié, le découragement, la.contrainte qui l'avaient forcé à se livrer en secret, sans retenue comme sans contrôle, à ses propres forces, à son seul instinct.Les pleurs du pauvre enfant et le récit cle son infortune eurent vite fait d'apaiser le courroux au fond peu sincère du directeur.La leçon était donnée.C'était suffisant.Il attira l'enfant dans ses bras, le serra sur son coeur, et lui annonça que désormais il n'aurait pas d'autre maître que lui.Nicolas Piccinni n'avait que quinze ans, quand se passa cette scène au Conservatoire de Saint-Onuphre.Quelques mois après.Léo mourait, laissant Piccinni désolé comme un orphelin.Ce fut Durante qui lui succéda, celui dont J.-J.Rousseau avait: "C'est le plus grand harmoniste de l'Italie.Durante avait trop de pénétration d'esprit et d'expérience pour ne pas distinguer tout d'abord le futur auteur d"'Alys" et de "Didon".Il fut pour lui un maître éclairé, un ami, un protecteur passionné, enthousiaste, et bientôt du jeune Nicolas il put dire: "Les autres sont mes écoliers, mais celui-ci est mon fils." Années de gloire.En 1754, Piccinni sortait du Conservatoire de Naples.Ces douze ans d'études sous les meilleurs maîtres l'avaient armé redoutable-ment pour la lutte.L'heure allait sonner pour lui bientôt d'aborder le théâtre.Sa vie d'artiste allait s'ouvrir.Elle ne devait pas être sans apretés.Dès le début, il a pour soutien un puissant protecteur, le prince de Vintimille, qui le présente ot le fait agréer au directeur des Florentins.Mais alors un maître régnait, qui jouissait d'une popularité éblouissante: c'était Niccolo Logrosimo.Dès qu'il fut question de monter l'ouvrage d'un nouveau venu, une cabale s'organisa parmi les admirateurs aveugles de Niccolo, si vive, si menaçante, que le directeur n'osa pas affronter le public avec l'oeuvre du jeune débutant, à moins que le prince ne voulut, par une avance de fonds, garantir les dépenses qui seraient hasardées.Le prince, connaissant la valeur de son protégé, ne craignit pas d'avancer S000 livres.Ses prévisions ne furent pas déçues.Le "Donne dispestose", malgré la cabale organisée, s'imposa par son charme, et fut salué par d'enthousiastes applaudissements.Là-bas.dans la péninsule italienne, on ne discute pas.L'impression produite par la révélation d'une beauté saisissante, désarme et donne toute liberté d'expansion à la sincérité et à la justice.Sous le levier irrésistible de l'émotion, on laisse les bravos éclater et les mains battre impétueusement.C'est ce qui arriva.Successivement paraissent alors le "Ge-loso — Il Curioso del proprio donno", enfin, au grand théâtre St-Charles, son premier opéra dans le genre sérieux "Zenobia", qui eut un retentissement inespéré.C'est après ce succès que le jeune maître quitta Naples pour se rendre à' Rome.Quiconque n'avait pas affronté l'épreuve souveraine de la Ville artistique par excellence, manquait d'une consécration infaillible dont se targuaient tous les Pontifes du grand Art.Mais "Piccinni n'eut pas besoin de faire des coquetteries à la montagne.Ce fut la montagne qui vint à lui." (Desnoireterres) Il y fait entendre d'abord VAllessaudri neU'India", mais c'est surtout par "La Cecchina" que.deux ans plus tard.Nicolas devint le compositeur le plus populaire de l'Italie.Partout, dans les salons, dans la rue.dans les ateliers, on ne fredonnait que les airs de "La Cecchina".Non seulement les grands, les petits théâtres, mais jusqu'aux comédiens de bois donnèrent cette "bonne fille" (La Cecchina) et virent le monde affluer en masses compactes autour de leurs tréteaux.Tout fut à "La Cecchina" les auberges, les maisons de campagne, la mode, les vêtements, et, le jour de saint Pierre, au feu d'artifice traditionnel, on vit représenter les 22 scènes les plus marquantes de l'opéra en vogue, tandis que la musique en faisait entendre la charmante Ouverture.Et cette "bonne fille" n'avait demandé que dix jours de travail à Piccinni! Jomelli, revenant de Stuttgard, entendit l'oeuvre avec des sentiments plus prévenus que sympathiques; mais, après la représentation, il ne put s'empêcher 5e dire à un groupe d'amateurs qui l'entouraient: "Ecoutez-moi bien: Celui-ci est un inventeur." Premiers dé-boires.Pendant quinze ans, Piccinni ne rencontra dans Rome que des amis et des admirateurs.Pas de rivaux, pas de jalousie! Mais la dure épreuve lui vint un jour d'une source qu'il ne soupçonnait pas.Il avait eu pour élève Pascal Anfossi, qui de simple violoniste qu'il était, voulut devenir compositeur.Le maître non seule-' ment l'avait formé, mais convaincu de ses brillantes qualités l'avait aidé à se faire valoir.Deux échecs l'avaient abattu.Piccinni le releva, et parvint à lui faire affronter une nouvelle bataille.Comme il l'avait espéré, le triompha fut aussi complet qu'inattendu."L'Inconnue persécutée" obtint un succès qui rappela celui de "La Cecchina", et valut à Anfossi de devenir en un clin d'oeil le plus aimé et Is plus popu-aire des compositeurs de l'Italie.On va vite avec les tempéraments de feu des méridionaux.Piccinni fut le premier à s'en réjouir.Bon et naïf, il ne voyait pas la menace qui surgissait dans l'ombre.Des jaloux, parmi lesquels Sacchini lui-même et avec lui ses partisans, formèrent, auprès du roi du jour, tout un clan qui fomenta contre Piccinni une indigne cabale.Sachant qu'il devait faire représenter un nouvel ouvrage, ils eurent l'audace de le siffler, lui l'artiste adoré de la veille, et de le forcer à retirer sa pièce.Ce qui écoeura surtout le maître, ce fut de voir, dans cette infâme levée de boucliers, ceux qui, pendant quinze ans, avaient été ses adulateurs et les artisans les plus emballés de ses triomphes.Ce fut un coup de foudre.Terrassé, il en tomba gravement malade.Son opsra-bouffa, "Les Voyageurs" eut beau par son succès, essayer d'effacer ces douloureux souvenirs, il ne put oublier l'outrage des Judas qui l'avaient crucifié.Entouré de charmants enfants et d'une épouse exquise, excellente cantatrice qui interprétait exclusivement et avec un art incomparable la musique de son mari, il trouva dans son intérieur de quoi reprendre courage; mais le ciel natal lui pesait.Dans la mêlée.Après avoir signé avec le marquis Car-raccioli un engagement de 8 ans, il quitta Naples le 1G novembre 1776 et arriva à Paris le 31 décembre.Il avait alors 48 ans.Petit, maigre, pâle, le visage fatigué, plein de politesse et d'une aménité plutôt timide à laquelle se mêlait une teinte de gravité, chose assez rare chez un Napolitain.II ne savait pas un mot de français.Marmontel qu'un heureux voisinage avait mis en relation avec le compositeur, et qui • venait de lui écrire un "Roland" d'après Quinault, se constitua son professeur pour le besoin de la cause.Chaque matin, il se rendait chez le maître et, après un moment d'attente, car il le trouvait invariablement couché, on se mettait au travail.Sous chaque mot français le poète mettait le mot italien correspondant, indiquant avec un soin méticuleux l'accentuation de chaque syllabe."L'accent de la langue et le nombre frappaient si juste cette excellente oreille, que presque jamais dans sa musique ni l'un ni l'autre n'étaient altérés, II avait, pour saisir les plus déli- cates Inflexions de la voix, une sensibilité si prompte, qu'il exprimait jusqu'aux nuances les plus fines du sentiment.Son harmonie était dans sa tête.Son orchestre et tous les effets qu'il produisait lui étaient présents.Il écrivait son chant d'un trait de plume, et lorsque le dessin en était tracé, il remplissait toutes les parties des instruments, distribuant les traits de mé'.odie ou d'harmonie ainsi qu'un peintre habile aurait distribué sur la toile les couleurs et les ombres pour en composer son tableau.C'est ainsi que fut composés cette musique de "Roland" qui, en dépit de la cabale, eut le plus éclatant succès." (Marmontel).Alors à Paris régnait Gluck, appelé dans la capitale et soutenu par la reine Marie-Antoinette.Cette cabale dont parle Marmontel venait plus des amis qui entouraient les deux maîtres que d'eux-mêmes.Les uns disaient que la musique de Piccinni n'était bonne que pour le concert.Les autres, que calle de Gluck manquait de verve, tandis que calle du maestro napolitain pouvait se comparer à une source qui se répand sans cesse dans la plaine en nouvelles nappes d'argent qui ne s'épuisent jamais.On s'animait, on se piquait, on se surexcitait d'un camp à l'autre.Les épigrammes pleuvaient.La Harpe écrivait: " Quand on aura entendu "Roland", ceux qui ont dit que des airs ne pouvaient pas être dramatiques et que le chant ne pouvait pas s'accorder avec la scène, seront un peu embarrassés de ces étranges assertions." L'Abbé Arnaud, injuste et intolérant sur ce terrain, quoique doux, impartial et poli sur les autres, ripostait: "Marmontel fait mettre en musique par Piccinni son opéra de "Roland"?Eh bien! nous aurons un Orlando et Orlandino." Si Piccinni gémissait dans l'ombre de ces angoissantes querelles, le chevalier Gluck savait au besoin riposter et tenir tête à l'intrigue.Mais il était loin d'exciter ses partisans.On le disait même dans le camp adverse: "Il n'est pas aussi méchant que les diables qu'il fait chanter dans son "Orphée" et dans son "Alceste".A un repas où le Directeur de l'Opéra les avait invités, ne les vit-on pas s'embrasser chaudement, et, pendant tout le repas, causer avec la plus grande cordialité?Enfin "Roland" est terminé.On le prépare.L'orchestre donne beaucoup de mal au compositeur.Habitué à, la manière rude de Gluck, il se trouve fort décontenancé avec les formes souples, élégantes, délicates, plus gracieuses que fortes de la partition italienne.Il y montre même une mauvaise volonté qui désole le pauvre Piccinni."Ah! touttê va mal, toutté!" s'écrie-t-il en levant les bras au ciel.Il sortit de la dernière répétition avec l'assurance qu'il allait à une chute affreuse et avec la résolution de s'éloigner de ce Paris qui le torturait, et de repartir le lendemain pour Naples.Malgré la faiblesse de l'interprétation, "Roland" fut écouté avec respect et salué avec enthousiasme.On fit même à l'auteur une fervente ovation et on le ramena chez lui en triomphe.Si certaines pages ne furent pas appréciées dès l'abord à leur juste valeur, les airs de ballet par leur charme mélodique captiveront et contribuèrent pour une grande part au succès de l'oeuvre.Piccini donne ensuite "Atys", qui, malgré de réelles beautés, ne peut faire oublier "Roland".Il avait déjà suspendu cette oeuvre, pour travailler à son "Iphigénie en Tauride", concurremment avec Gluck.Sa partition devait d'après les promesses du directeur Devismes, passer calle du maître viennois alors absent.Il en a composé deux actes, quand Gluck survient avec son "Iphigénie" achevée.On pousse aux roues.De Juillet 1926 hautes influences s'imposent.Le parti de la reine est le plus fort et l'oeuvre de Gluck passe la première.Son immense succès n'est pas pour encourager le maître napolitain.Il ne perd pas, malgré tout, confiance.Les partis s'échauffent.Il reste froid.Enfin son "Iphigénie" va avoir son tour.Les deux camps sont sous les armes.On se prépare.Voici le jour de l'exécution.On écoute, aux aguets.On observe en silence.Les deux premiers actes sont accueillis avec une certaine impassibilité.Les Gluckistes prévoient déjà un échec.Mais au 3e acte, l'auditoire ne peut maîtriser son enthousiasme.La belle scène de l'amitié de Pylade, son air si impressionnant: "Oreste, au nom de la patrie", soulèvent, dans toute la salle, des transports d'admiration.A la 2ème, on s'attendait â un succès encore plus grand.La salle est bondée; le rideau ss lève.Voici Mlle La Guerre, la prima donna, l'héroïne fêtée de la veille.Mais qu'a-t-elle?Ses traits sont altérés.Quels yeux hagards!.Ses jambes ne peuvent la soutenir! Serait-ce vrai?Bientôt on est obligé d'y croire.Elle est ivre! Encore un coup de traître de l'ennemi! On ricane.De loge en loge on se passe le mot: "Ce n'est pas Iphigénie en Tauride, mais Iphigénie en Champagne." Piccinni rentra chez lui, moitié mort.Enfin, à la 3ème représentation, La Guerre chanta comme un ange, ce qui lui valut sa liberté, car on l'avait mise en prison, et l'opéra alla aux nues.Ce fut ensuite "Didon", qu'on trouva, à la première soirée, faible, sans saveur.Mais l'interprète rêvée, Mlle Saint-Huberti n'était pas là.Elle avait .été remplacée par une interprète plus que médiocre.Quelques jours après, l'oeuvre est redonnée avec Mlle Saint-Huberti.Mais quoi?Est-ce bien la même chose?On ne s'y reconnaît plus."Ah! ah! s'écrie-t-on, il a refait son opéra." En quatre jours?Non, messieurs, répond Piccinni, je n'ai rien changé au rôle, mais la première fois, on a joué 'Didon sans Didon'." Dès lors, on proclame "Didon", le chef-d'oeuvre du maître napolitain.Louis XVI même, qui n'était guère mélomane, s'en éprend et s'écrie: "Messieurs, cet opéra me fait l'impression d'une belle tragédie." Les partisans de Gluck eux-mêmes, un peu ironiques, font chorus.Pourquoi?Parce que la Cour a parlé?Non.Ils ont reconnu dans la partition des formes, une manière de procéder qui la rapprochent de l'art de Gluck, et ils vont proclamant que Piccinni s'est fait Gluckiste.Coucher de soleil.Après cela, il écrivit "Diane et Endymion", puis "Pénélope".Certes les oeuvres renfermaient chacune de fort belles pages, mais par la faute de livrets peu intéressants, elles furent loin de marcher de pair avec "Didon".Le maître écrit- encore "Clytemnestre", mais la partition, d'abord réduite par ordre, et malgré de remarquables qualités, est éconduite.Enfin, le 13 juillet 1787, après avoir combattu pendant onze années sans relâche, Piccinni quitte la capitale française 'pour aller redemander au beau ciel de Naples le calme et la paix qui lui étaient si nécessaires.A son passage à Lyon, il apprend que "Didon" y est donnée le soir même.Il s'y rend.On le salue à son entrée dans la salle de spectacle, on le fête, ou l'acclame, on le couronne.A Naples, même enthousiasme.Il compose alors, pour le Carême de 1792, "Jonathas", oratorio en trois parties.Puis c'est un opéra bouffe, "La Serva onerata", et un grand opéra, "Hercule au Thermodon.Pour Venise, il écrit aussi "Griselda" et le "Servo padrone". Juillet 1926 23 A un moment, taxé de révolutionnaire!!!), il est enfermé chez lui et y écrit des "Psaumes".Un engagement qui se présente pour Venise pourrait le libérer de sa réclusion, mais il n'a pas le sou pour s'y rendre.Lachèze, secrétaire de l'ambassade française, qui s'intéresse beaucoup à lui, lui avance alors 50 louis.Puis obligé de quitter l'Italie, et devant son état précaire, il l'invite à revenir tenter la fortune à Paris, où il retourne.Il accepte, et, en compagnie de Lachèze, il arrive de nouveau dans la capitale française le 13 frimaire.On s'intéresse aussitôt à lui.Sarrette, pour le secourir, donne au Conservatoire dont il est le directeur, une fête lyrique, dans laquelle il fit entendre plusieurs oeuvres du maître, entr'autres la scène remarquable du "Songe d'Iphigénie".Il reçoit en outre diverses allocations.Le ministre de l'intérieur, François de Neuf-château, lui commande un "Hymne à l'hymen".Sa famille lui arrive alors d'Italie dans le dênûment le plus complet Tous ces tracas, les ennuis de toutes sortes ne pouvaient avoir que de funestes effets.Une attaque d'apoplexie le terrassa et il ne put s'en relever qu'après plusieurs mois de repos.Les fonds proposés n'arrivaient pas facilement.En ces temps troublés, les promesses restent souvent lettres mortes.Enfin, par l'entremise de Regnault de St-Jean d'Angély, il peut arriver jusqu'au Premier Consul.Celui-ci le reçoit avec une extrême bienveillance.Il l'invita à s'asseoir, mais comme Piccinni résistait: "Asseyez-vous, je vous prie, lui dit Bonaparte; un homme de votre mérite ne doit se tenir debout devant personne." Il conversa cordialement avec lui, lui montrant l'intérêt qu'il portait aux arts, et ne le quitta qu'après l'avoir assuré qu'il appuierait fortement auprès de son frère, ministre de l'intérieur, son entrée au Conservatoire.Il alla même jusqu'à lui demander une "Marche" pour sa garde consulaire.Piccinni ne se fit pas attendre, et la Marche, accueillie avec la plus grande faveur, fut récompensée de vingt-cinq louis que lui apporta l'aide de.camp même de Bonaparte, et de la place d'Inspecteur de l'enseignement au Conservatoire, "a titre de récompense nationale".Peu de temps après, une seconde attaque met de nouveau sa vie en danger.On l'emmène à Passy, où on compte sur l'air pur et salubre de la campagne pour rétablir ses forces, mais tout fut inutile: elles étaient trop épuisé3s.Le 7 mai 1S00, sans agonie, il s'éteignait au milieu des siens qu'il laissait dans la plus grande désolation et la situation la plus critique.Il fut enterré à Passy, et sur le marbre qui recouvrait sa tombe, un ami fit graver: "Ici repose Nicola Piccinni.maître de chapelle napolitain, célèbre en Italie, en France, en Europe, cher aux arts et à l'amitié, né à Bari, dans les Etats de Naples en 172S, mort à Paris le 17 floréal." P.CHASSANG.(Reproduction interdite.) "l'OUKQl'Ol l'I.EURKR".exl'.iit île "OisMe" «lu compositeur cmmriien I.uvnllée-Simtli, est en vente elle/, tous les mnrehuiHls de musique et uu bureau «le "La I.yre".Prix: "fO cent lus In copie — I'inno et Chant.CHARLES E.PETRIN MUSIC SHOP FULL LINE OF MUSIC ROLLS & RECORDS Chansons françaises du Canada Adaptation! françaises des grands succès: américains "La Iorre*\ wm© musicale canadienne, ©n t*ti*s ' lei too* 1m root* 4*B %>.WAtH ST., ÏIOLYOK3C, MASK Notation Tempérament et Universalité Sonore Notre actuel système de notation diatonique, découvert par Aurélien de Réomé (IXe siècle) et perfectionné par Guy d'Arez-zo, correspond-il encore aux besoins expressifs musicaux contemporains, et le "tempérament égal" universellement adopté suivant la théorie de Zarlino suffit-il aux mêmes besoins ?Dès le XVIe siècle, des savants du calibre de Vincent Galilée et François de Salinas prétendirent que la théorie de Zarlino était partiellement fautive, et, depuis, on a pu trouver insuffisante la notation selon Guy d'Arezzo.Quoi qu'il en soit, ces systèmes ont déjà rendu et peuvent rendre encore des services appréciables; aussi, ne soyons pas exclusifs et ne prônons pas uniquement tel ou tel système au détriment de tout autre, mais sachons reconnaître et employer ce qu'il y a de bon dans quelque système que ce soit.Au commencement du XIXe siècle, Fabre d'Olivet, ërudit musicographe Français,, osa écrire: "Voici donc, d'après la théorie de Zarlino, généralement adoptée, quels sont les éléments de notre système moderne: sur sept sons diatoniques (ut.ré, mii fa, sol, la, si) trois sont justes; un (ré) est alternativement juste ou faux, suivant qu'on le considère comme quinte de sol ou sixte de fa; et trois (mi, la, si) sont entièrement faux.Ces sept sons diatoniques donnent douze sons chromatiques, puisqu'ils peuvent tous éprouver l'altération du dièse ou du bémol.Or, ces douze sons chromatiques sont tous faux sans aucune execution.Pour ce qui est des sons enharmoniques, ils n'existent pas." (1).Si l'on en croit la Tradition, les Anciens faisaient usage de tiers et de quarts de tons.et, pour être plus positif, on sait que les Indous — qui se réclament de la plus haute Antiquité — se servent encore de divers intervalles minimes et possèdent une quantité et une variété de gammes dont l'existence amoindrit singulièrement les prétentions Occidentales à la suprématie musicale universelle.Avouons sincèrement que l'Occident a dû se tourner vers l'Orient, dont l'indispensable Lumière intellectuelle lui a fait retrouver la voie qu'il avait perdue; mais avant d'en venir à ce retour à l'Orientalisme évolutif, an lieu d'examiner sagement les données scientifiques de Fabre d'Olivet, Hoené Wronski et autres pionniers européens de la Haute Mathématique Musicale, on s'est borné sottement à les ridiculiser, — suprême argument de ceux qui n'en ont pas, — et cela sans même se donner la peine de vérifier ce qui pouvait être conforme aux simples lois de la physique.Ga-lin et Sudre réalisèrent d'importants travaux en vue de simplifier la notation musicale- habituelle; mais, comme d'Olivet, Wronski et autres, ils ' ne purent que défricher un sol accidenté que des travailleurs de notre époque devaient aplanir et ensemencer plus tard.Vers la fin du siècle dernier, un Français du nom de Frémond inventait un sj'stème de notation musicale simplifiée et qui fut approuvé par des musiciens tels que MM.La-vignac, La Tombelle et autres, système dont la portée ne comprend que trois lignes; les armures et leurs complications conséquentes y sont supprimées et on peut y représenter des quarts et mêmes des huitièmes de tons, (2) Dès 1907, après avoir considéré les audaces harmoniques déjà réalisées par Bach, Schubert, Chopin, Berlioz, Liszt, Wagner, Franck, Grieg, Strauss, Saint-Saëns, d'Indy, Scria- bine, Fauré et surtout Debussy, nous entrevîmes l'apogée transitoire — alors à venir — de l'atonalité et de la politonalité contemporaines et nous avons annoncé la future réalisation d'un tempérament scientifiquement supérieur au "tempérament égal", d'une notation simplifiée, de l'usage des quarts de tons et de l'enharmonie non seulement écrite — et fictive — mais réellement mise en pratique sur des instruments appropriés à cet effet.La notation et le tempérament en usage depuis longtemps seraient-ils incompatibles avec les exigences esthétiques et scientifiques actuelles ?Nous le croyons."Folie", "utopies", "hypothèses", dirent les uns ou les autres, lorsque nous prédisions jadis certaines manifestations qui sont maintenant devenues des réalités d'une incontestable actualité."Faites ce que vous croyez être appelé à faire et ne vous occupez pas des critiques", nous écrivait, il y a quelques années, M.Vincent d'Indy, (3) et nous avons suivi ce précieux conseil venant de la part d'un tel artiste-musicien.Depuis l'apparition du système de notation Frémond, un autre nouveau système a été inventé et mis en pratique d'abord par Julian Carillo, musicien mexicain, et il a déjà servi en Amérique.Carillo est un ancien élève de Jadassohn, de Richter et de Ni-kisch.Son système est 6a.se sur les nombres (a-t-on re-découvert Pythagore ?) et on l'écrit sur une portée d'une ligne seulement; des signes spéciaux y représentent les valeurs de noies, et l'expression des quarts, des huitièmes et même des seizièmes de tons y est réalisable.Les mexicains emploient l'arpaeitera ou harpe-zithare sur laquelle de tels intervalles peuvent être joués, et Refugio Cen-tano a déjà construit des trompettes, des cors français et des trombones à réalisations semblables et qui ont été employés en concert.Chez les américains, Max Meyer fabrique des harmoniums et orgues, et Moritz Stohr et Harold Hansen prétendent pouvoir produire des pianos qui donneront les mêmes effest sonores.Qu'adviendra-t-il de tout cela ?Nous l'ignorons.Mais nous ne pouvons laisser passer de tels faits sans, du moins, les constater et les signaler à l'attention de ceux qui sont susceptibles de s'y intéresser.Léo ROY.1."La Musique exprimée comme Science et comme Art".2.Système noti\ chiffré et sténographié.3.Lettre du 10 mars 1922, adressée à l'auteur de ces lignes.OEKMAINE MALEPART FIANISTH Lhom «t CoiHrtt WS.HUTtIHIBON TS.: Plntasn «m* ALBERT LEFORT SSURANCES T)e tontes sortes 19ft ST-JACQUES.Main 0937 RODOLPHE MATHIEU ECOLE DE COMPOSITION Cours et leçons particulières: Harmonie — Contrepoint — Fugue — Orchestration Stndlo : S12 Est, me Ste-Ctitherin» Tél.Est M 88 Kem)d«nre : ti\ Est, rue Sherbrooke TS1.T-anctwter «OS» 24 Juillet 1926 MONTREAL M.Lionel Daunais, lui r; I on II.Lionel 1 ».: ¦.11 :.11 -.baryton, qui vient de remporter le prix d'Europe, est né à Montréal en 1902.Il a étudié le solfège et le chant avec Mlle C.Marier 11 remporta contre vingt concurrents une inédaille d'or lors du concours organisé par la "Metropolitan Choral Society" au Théâtre St-Denis Encouragé par ce premier succès, cl aidé des conseils précieux de son professeur.Il se décida d'embrasser la carrière théâtrale.On l'a souvent applaudi aux concerts organisés par Mlle Marier et autres notamment à l'Orpheum où il tenait le rôle d'Ourrias dans "Mireille" de Chs Gounod.Tous les journaux furent d'accord à lui reconnaître une voix et une Interprétation vraiment remarquables.En mars dernier, il débutait officiellement comme chanteur professionnel par un récital au Rttz-Carlton.A cette occasion il triompha d'un programme rempli de difficultés, bien choisi et varié, qui fit ressortir toutes ses qualités vocales ainsi que son excellente formation artistique.H suivit les cours d'harmonie du professeur Oscar O'Brien, et enfin, après à peine quatre années d'études, M.Daunals vient d'être récompensé de son travail par une bourse qui lui permettra de continuer ses études en Europe.L'Académie de Musique de Québec doit être félicitée d'avoir su reconnaître le talent de ce jeune chanteur.Comme nous l'avons dit plus haut.M.Daunals doit sa belle formation artistique à Mlle t'.Marier, qui a été aussi le professeur de Mlle Sarah Fisher, actuellement à l'Opéra Comique de Paris.M.Daunais est le fils de M.et Mme P.P.Daunais.de Montréal.I n Prix d'Europe u Mlle \.Suinte-Marie Au concoure tenu samedi, le 19 juin, à l'école polytechnique de Montréal, le jury de l'Académie de Musique de Québec a résolu, à l'unanimité, d'accorder un second prix d'Europe à Mlle Alice Sainte-Marie, élève de M.Arthur Letondal.Mlle Sainte-Marie, fille de M.Henri Sainte-Marie, notaire, de Marievllle.a obtenu un succès tel que le jury n'a pas hésité à accorder une seconde bourse.Mme Luc Ile Angcrs-Delage.soprano montréalaise, a chanté avec grand succès au Lyceum de France dans un concert sous la présidence de Duchesse d'Uzèî.Mme Lucile Angers-Delage est trèi connue à Montréal où elle a beaucoup d'admirateurs.Nous souhaitons à la distinguée artiste tout le succès qu'elle mérite et nous espérons avoir bientôt le plaisir tie l'applaudir chez nous.M.CorBciller, la ténu canadien, ret le ni an pats.Nous apprenons que M.Cornelller, le brillant ténor canadien, sera bientôt de retour au pays.Nous devons au professeur Jean Riddez l'entrée de M.Cornellier nu Conservatoire de Paris où il s'est fait remarquer par sa belle voix ainsi que par ses dispositions naturelles M.Cornelllier n étudié deux ans sous la direction expérimentée de M.Jean Riddez l.'Kdii'fre des Musicien* cs| à tendre L'Edifice de l'Union des Musiciens, coin St-Denis et De Montigny, est en vente depuis quelques jours.D'après les renseignements que nous avons pu obtenir, l'Union des musiciens ne pouvant rencontrer ses obligations, les directeurs ont décidé de se défaire de la bâtisse.L'Union des musiciens de Montréal a connu de très beaux jours.U y a quelques années elle comptait au delà de 800 membres actifs qui avec leurs cotisations soutenaient toutes les charges de l'administration du Local.Aujourd'hui un grand nombre se trouvent sans travail.- o - M.George Brewer M.George Brewer naquit à London.Ont., en 1889.Il re çut son éducation musicale à Montréal sous la direction du Dr Percival J.Ills-ley, et depuis 1894 demeure à Montréal.Dès sa première nomination comme organiste en 1907 M.Brewer a eu une carrière bien remplie En 1912 il fut nom nié organiste et maître de chapelle de l'Eglise du Messie, coin des rues Sherbrooke et Simpson; depuis 1914 il occupe la même position au Temple Emmanii-EI de West-mount.Durant quatorze ans.M.Brewer a donné plus de cent concerts d'orgue d'une hante valeur musicale.Interprétant les auteurs anciens ( Frescobaldl, Scheldt, Purcell.Blow.Tilelouze et Couperinl et modernes ( Elgar.Widor.Vierne.Karg-Elert.Max Reger.Bonnet.Dupré.Quef et autre*).Il a aussi participé à un grand nombre de concerts de Musique de Chambre, lesquels ont contribué k l'avancement de la musique m.ii notre ville, notamment le "Quatuor Dubois".En compagnie de M.Saul Brant, professeur au Conservatoire McGill, il a interprété presque toutes les sonates classiques et modernes pour violon et piano.Il a aussi fait de la musique d'ensemble avec Mlles Mary Izard, et Florence Hood, violonistes de renom M.Brewer aime beaucoup les voyages, ayant visité des pays très éloignés tels que l'Islande.Scandinavie.Finlande et Russie.En 1921.nous le retrouvons en Espagne, puis à Gibraltar d'où il se rendit à Tanger (Maroc! juste au moment où commençait la rébellion d'Ab d'EI Krim contre les espagnols.M.Brewer possède une bibliothèque musicale de tout pre niier ordre.D'une tendance plutôt moderniste, ayant un penchant pour l'Ecole impressionniste, M.Brewer a une prédilection pour Bai-h.et il en a donné la preuve dans plusieurs récitals dont les programmes étaient exclusivement consacrés aux ouvres du Maître Les compositions de M Brewer se font remarquer par son style moderne, comme nos lecteurs pourront le constater dans "Je ne veux pas autre chose" publié dans le présent numéro.Deux de ses compositions "Night Long" sur un poème de Mu'Tamid.un ancien roi de Seville, et "A song of St Bride", poésie de Fiona MacLeod, furent interprétés pour la première fois par Mlle Jean Grand dans un grand concert qui eut lieu à l'Hôtel Mont-Royal de la Métropole, l'année dernière M Brewer prépare pour l'année 1927 quelques auditions des œuvres de lleetbovi'ii ;i I '¦ "rii s urn (lii centenaire de la mort du grand maître.Aussi II organise un voyage pour ses élèves qui voudront vl siter Ronn (la ville nntale de Beethoven) et Vienne, où auront lieu de grands concerts pour commémorer cet événement.H.MIRO Union Nationale des Employé* de Théâtre Une nouvelle organisation vient de naître sous le nom de "Union Nationale des employs des Théâtre" Tupi- bu aux forment cette Union Nationale Canadienne qui est complètement indépendante des Unions Internationales.Le local No 1 comprend les machinistes île théâtre, le No 2 les électriciens projectionistes.et le No 3 les musiciens L'Union Nationale des Employés de Théâtre est affiliée à la F.C.du T.M.Olivier Beaudry.professeur de violon, passera la plus grande partie de ses vacances à Niagara Falls après un bref séjour dans les principaux des Cantons de l'Est.M Emiliano Renaud, le pianiste montréalais, vient de terminer une opérette américaine, "Djympko".dont on dit beaucoup de bien.M.et Mme Arnold Becker, les artistes lyriques bien connus se sont embarqués à bord du "Minnedosa" pour un voyage de deux mois en France.Sur le même paquebot se rendait également en France M.Salvator Issaurel.professeur de chant, qui sera de retour à son Studio au commencement de septembre.Les examens du "Dominion College of Music" ont donné de meilleurs résultats que les années précédentes, d'après l'avis du président M.\V.S.Ewlng Les directeurs sont très satisfaits.La salle Y.MCA.était remplie et l'assistance s'est beaucoup Intéressée à la distribution des 240 diplômes.Etaient présents: MM.W.S.Ewlng.J E.F.Martin.Septimus Fraser.George M.Brewer.Henry Graves.Max Bohrer et George Cornish.Une troupe d'opérette moderne rlendrall à Montréal La saison de théâtre français devant être relativement courte, à Montréal, l'hiver prochain, l'on songerait à organiser une tournée lyrique avec les meilleurs éléments et les meilleures pièces du répertoire de l'opérette moderne.Plusieurs artistes jouant actuellement sur les principales scènes d'opérette ont été approchés en vue d'une tournée au Canada Nous pouvons citer parmi ceux-ci l'excellent Carpentier.de l'Apollo, et la savoureuse Gei-malne Charkey.SI ce projet réussissait, les Montréalais auraient la bonne fortune d'entendre le» plus récentes de l'opérette moderne interprétées par des artistes réputés.La Coiffure est un Art Qui» van cheveux «oient court* ou Innisi*.VOOI trouverai toujourN A.notre m-lnn tic» prr»nnnra poiiip't r-nt es «m-tin ni iltstiiiKurr I" coiffure convenant tt i Inique cliente.MADAME ASSELIN 8 mon m.Il RE l?B, \\.l.mlrier OllMti i-elil Munie Tél.: lli-lulr Ins.".DEMETRIUS BARIL -:-Avocat-:- ^nOfm MONTREAL Juillet 1926 Retour de Mlle I unfile Bernard Mademoiselle Camille Bernard, artist- de HOBtrtal, est arrivée d'Anvers.Belgique, en compagnie l.Paul Duiault Le récital des élèves de M Paul Dufault a eu lieu récemment à S.-Hyacinthe.Les élèves qui ont pris part au concert sont: Mita Yvonne Proulx.RéJane Moisan et Etienna l-aperrière.ainsi que MM Robert Alexandre et Paul Beauchamp.M Dufault fut fort applaudi dans deux groupes d'n?u-vres françaises et anglaises.Mlle Aldéa Lussier était au piano d'accompagnement.Comme nous l'avons annoncé dans notre numéro de Juin, le concours de chansons pour lequel "La Lyre" accordera 125.00 pour la composition primée, termine aver le pre sent numéro Le Jury sera formé de M Alfreil Lall • ; té, compositeur et pianiste d.-renom.M.Salvator Issaurel.professeur de chant bien connu, et M.Chs P.Rica, compositeur de musique et directeur de "La Lyre".Voici la liste des épigraphes des compositions reçues à notre bureau depuis le commencement de notre contours: 1.—lo OHM "La Lyre".2.—Franz Josef Shubunn 3.—Justus.4.—Maz Nod 5.—Fleur de lis.6.—Vox in dcserlo.7.—Mélodie 8.—Ronia (trois compositions!.9.—Mes premiers essais.10— Pour réussir il fout agir.11.—Maria Virgo.12.—Amudéus.Vu l'absence de MM A.Laliberté.qui est parti de la ville pour ses vacanees.et S Issaurel actuellement en France, la décision du Jury ne sera publite qu'en octobre prochain, en attendant Ici compositeurs qui n'ont pas en le temps de concourir auront encore un délai jusqu'iiu mois de septembre.la ramure des KAnaVM de Juliette Koiidêe par M.J.\.t untnul qui en eat Msd le directeur I HT A VI \ Le 24 juin, en la salle paroissiale de Notre-Dame de Hull, notre excellent ténor Eugène Leduc a donné un concert au cours duquel il a fait admirer la belle sonorité d'une voix bien posée, une diction nette, et ce qui est mieux encore, une interprétation intelligente des différentes pièces au programme.On lui fit une ovation qu'il mérite d'ailleurs à juste titre.COATI.k La Société St-Jean-Baptiste dont M D S.Bachand est le Président, a célébré la féte nationale avec éclat En plus des cérémonies religieuses une grande et imposante l>r->.-•>!-,on -ut li-u La foule .i admiré le* décorations de quelques voitures qui étalent vraiment superbes.Des discours en plein air eurent lieu pendant l'après-midi, mais le clou de la fête fut sans contredit la représentation de l'opérette "Le Roman de Suzon" à l'Opéra House.Mme Jeanne Bachand-Dupuis.qui tenait le rôle de "Suzon" était tout à fait bien et elle s'est fait applaudir dans tous les numéros qu'elle a Interprété à la perfection On a admiré sa belle voix, sa beauté et ses riches toilettes.M.le Dr P.Trépanier et M.H Lavoie se sont fait applaudir à outrance et Ils ont répété le succès qu'ils avaient eu à Montréal l'automne dernier lors de la première représentation du "Roman de Suzon" Les chœurs, sous la conduite de M.le Dr A.Comtois, étaient très justes, et les autres rôles ont obtenu beaucoup de succès.L'orchestre, composé des membres de l'I'nion Musicale de Sherbrooke et complété par quelques éléments de Coaticook.sous la direction de l'auteur M H Miro.a joué avec brio et a rendu à la perfection les belles pages de l'œuvre.SHERBROOKE Le dernier concert de la série organisée par l'orchestre symphonique de Sherbrooke a eu lieu le 10 juin dernier au manège du 53ième Régiment.Des œuvres de Strauss.Denza.Wagner .Popper.Tschaikowsky .Saint-Saéns.Smith et Hirsch ont été données à la satisfaction générale.On a par- THols-RIVlKHrs Aux derniers examens de l'Académie de Musique dans notre ville, les candidats suivants ont subi avec succès leurs examens: classe lauréat.Mlle Irène Corriveau; classe supérieure d'orgue.MM.Georges-Henri Ha-mel et M.Georges-Etienne Desrosiers; classe supérieure de piano.Mlles Claire Parent.Jeannine Pépin.Thérèse Carette et Bruno Beaiiihemin.MIREILLE donnée par l'Union Musicale de Sherbrooke, sous forme d'oratorio, au théâtre Sa Majesté de Sherbrooke, les 17 et 18 mai dernier, sous le patronage de l'Hon Atbnnase David, secrétaire de la Province.Au premier rang: Mme L.E.Codère.présidente de l'Union Musicale; Mlle Emilienne Comtois i Clémence); Mlle Cécile Codère l Vincenetie) ; M.Louis Larue (Vincent!; Mme Jeanne Bachand-Dupuis 'Mireille); M.L P.Bourgoing (Ourrias); Mlle Marie Anne Couture (Taven); Maître Chas-È.Bachand (Ramon).En haut (à droite): M.Armand Caron (Ambrolse); M.Aimé Vanter (Le passeur).Chef d'attaque: Le prof.A.S.Bourgeault.Au piano: Mlle Stella Berard.Au pupitre: Notaire Léonldas Bachand. 26 Juillet.1926 ETATS-UNIS BÏDDEFORD (Me.) "Fra Diavolo", ¦ l'opéra-comique d'Auber, a été rendu avec succès le 15 juin dernier à l'Opéra par les membres du chœur de chant de St-Louis d'Auburn sous l'habile direction de M.Alphonse Côté.Parmi les membres qui prirent part à la distribution des rôles il faut mentionner Mlles Lorette Nadeau, Yvonne Reny.MM.J.-B.Couture, Adêlaivl Roy, Alexandre Lmieux, Fernand Martin, Lucien Lefebvre et Joseph Thibault.Mlle Carmen Côté, pianiste accompagnatrice, de même que l'Orchestre Philharmonique local ont puissamment aidé à la bonne tenue générale de la soirée.jVEW BEDFORD Le concert donné le 3 juin dernier, en la salle des Francs Tireurs, par les orchestres Philharmoniques senior et junior récemment organisés par Mlle Blanche Thuot, a remporté un franc succès.La chorale Massenet, dirigée par M.L.J.Oscar Fontaine était également au programme.Mlle Marie-Rose Angers, élève du professeur Wilfrid Bernard, a donné un joli récital d'orgue le 30 juin dernier à l'Eglise St-An-toine.Des pièces de Patterson, Whitting et Batiste ont été exécutées.FALL RIVER Une de nos compatriotes les plus distinguées de notre ville, Mlle Béatrice Cécile Perron, fille de M.J.O.Perron, a remporté un très grand succès au Conservatoire de Musique de la Nouvelle-Angleterre de Boston en obtenant la bourse Robert Dawson Evans pour l'étude du piano et celle également du violon donnée par Florence E.Brown.HOLYOKE En la salle du High School, le 11 juin dernier, avait lieu le récital annuel des élèves avancés du professeur Télesphore Le-verault.Mentionnons les noms de Mlles Anna Dupuis, Everett Howes, Yvonne Leve-rault, Aurore Ladouceur, Bernadette Bourbonnais, Lillian Maheu, Lillian Weinberg: MM.A.' Wernick, D.Chadwick, Albert d'Amour.— Notre ville a eu le plaisir d'entendre "Les Cloches de Corneville" de Planquette le 9 juin dernier, au Théâtre Casino, rendu par le Cercle Musical de Holyoke, sous la direction de M.Télesphore Bourassa.A mentionner dans la distribution: Mmes Victor Leverault, Télesphore Bourassa: MM.El-phège St-Jean, Eugène Bourbonnais, Arsène Geoffrion, Louis Prévost.LEWISTOiV Le 6 juin dernier, en la salle de l'Hôtel de Ville, a eu lieu le récital d'élèves du professeur Roberto Vanni, professeur de chant.On a remarqué Mlles Ruby Renaud, Elina Pelletier, Cécile Murphy, Irène Lagueux, Madeline Higgins; MM.James Tewhey, Louis Driscqll, Rosario Tremblay, Lionel Bolduc, J.A.Beaudette, Olivier Pelletier.— Mlle Alice Flood, professeur de chant, faisait entendre le 3 du même mois au Philharmonie Studio, l'ensemble vocal de sa classe de chant.Mentionnons: Mlles Eva Malo, Gratienne Beaudry, Juliette Bernard, Marion Chittick, Irène Bélanger, Mary Lessard, Clara Allen, Jennie Morse, Antoinette Pelletier, Yvonne Chassey, Marguerite Walton, Alice Gosselin,, Lydia Hamel, Eksie Flemming, Mary Boisvert, Anna Ellin, Cécile Ouellette, Lorette Huard, Ailette Guer-tin, Helen Adams, Elizabeth Blier, Rosanna Vaillancourt, Alberta Castonguay, Germaine Desjardins, Eloise Jordan, Ralphy Raymond, Marguerite Warren, Florence Drinkwine, Florence Latham; MM.Charles Stetson, Arthur Bouvier, Gilbert Martin, Alfred Bannister.Emile Lessard.Accompagnatrices: Mlles Flood, Adrienne Simard et Pailler.— Mlle Angelina Simard, professeur de violon, donnait son récital d'élèves au Philharmonie Studio d'Auburn.Au programme: Mlles Alton Marin, Marguerite Hallée, Catherine Beets, Ola Gilpatrick, Simonne Turcotte, Marguerite Bilodeau, Lucille Marcotte, Rita Garneau, Juliette Hinse, Bernice Frechette, Gaétane Ladouceur; MM.Roger Lévesque, Robert Marcotte, Paul Langelier, Robert Marcotte, Germain Langelier, Yvon Marcotte, Robert Beaulé, Sylvio Rivard, Hervé Lafontaine.— M.Albert Augé, professeur de piano, a fait entendre en récital une de ses meilleures élèves, Mlle Jeanne Lebrun, à son studio le 29 juin, dernier, dans des œuvres de Scarlati, Mozart, Scharwenka, Gabrilo-witch, Chopin, Moszkowski et une Tarentelle pour 2 pianos de Heller.Mlle Mario Kimball, soprano, prêtait son concours.SALEM Les fêtes de la Paroisse Ste-Anne se sont ouvertes le 20 juin dernier par un concert donné au Théâtre Empire au cours duquel on a eu le plaisir d'entendre deux opérettes, "Le 66" et "La Chanson de Fortunio", brillamment rendues par Mlles Bernadette et Eulalie Beaudry de Lynn, MM.Dr Péladeau, Raoul Drapeau.WOONSOCKET Les élèves du Collège de l'Assomption de Worcester (Mass.) ont donné, le 6 juin dernier, à la salie Harris, un concert des mieux réussis.Mentionnons outre l'orchestre et la chorale du collège, les noms de MM.B.Lamarche, U.Charpentier, R.Goyette, A.Laprade, E.L'Ecuyer, R.Boucher, L.Beau-det, R.Drapeau, L.Braun, R.Gadbois, G.Trudeau.— Dans le sous-sol de l'église du Précieux-Sang, le 22 juin dernier, les élèves de M.SAXOPHONE-CLARINETTE Enseignement pratique par professeur compétent Leçons Individuelles.Condition! faciles.Leçons à domicile si désiré.S'adresser: F.EOBRttGE 275 Craie Ouest, Tél.Lancaster 6849 Chambra 101 Calumet 047tm Alfred T.Plante, professeur de piano, ont donné un récital qui a satisfait l'auditoire.Au programme: Mlles Béatrice Caouetto, Yvonne Ethier, Thelma Ostigny, Yvonne Desjardins, Léontine Houle, Aline Vincent, Marie-Rose Soucy, Jeannette Bessette, Marie Jeanne Ethier, Blanche Fugère, Margaret Shean, Béatrice Duval, Claire Beauchamps, Gertrude Bérard, Rachel Dion, Marie-Ange Benoît, MM.Jean-Paul Guérin, Georges Beaudet.M.Ovide Thibeault, basse, était également au programme.— Mme Caya-Cavedôn, professeur de chant, donnait un récital de chant par ses élèves le 23 juin dernier à la salle Federal.Mentionnons les noms de Mlles Rita Laramêe, Gertrude Belhumeur, Mme Henry Kassidoy, Mlles Alice Flynn, Eva Beaudet, Sybil Le-tendre, Noella Hébert, Margaret Gahan, Leo-la Viviers, Florence Roy, Margaret Gardella, Antoinette Marchetti, Isolina Cola, Suzanne Elmassian, Mmes Edgar Wilkinson, Wallace Thornley, Mlles Wilhelmine Tougas, Gertrude Gardella, Eva Theroux, Mmes Alphonse Barrette, Rose Forceir-Rainville.Au piano: Mme Cavedon.LA MUSIQUE DES SABLES Au milieu du grand silence du désert, un bruit s'élève tout à coup, qui, d'abord indéfinissable, augmente progressivement et s'achève sur une roulement formidable, puis les vibrations sonores vont en s'affaiblissant pour reprendre aussitôt ailleurs avec une nouvelle intensité.Parfois aussi des crépitements se font entendre.Livingstone en a donné l'explication.Sur la rive occidentale du lac Nyassa, les rocs restent si brûlants qu'on peut s'y asseoir longtemps après le coucher du soleil.Vienne un froid ou rayonnement nocturne plus intense qu'à l'ordinaire, ces roches éclatent, ce qui donne aux voyageurs l'illusion de coups de mines faits pour le terroriser quand ils se mêlent à la musique des sables et aux hurlements des fauves C'est ainsi qu'est définie par M.Adrien Mellion cette musique du désert causée par le frottement des molécules du sable emportées dans la traînée lente de la brise ou dans les tourbillons de la tempête qui balayent les dunes nomades.Ce phénomène impressionne vivement le voyageur qui entend pour la première fois cette musique lointaine semblable à un orchestre tantôt plaintif tantôt mugissant.Il est surtout fréquent dans la zone des dunes mouvantes au Sahara.SïSï LES HIRONDELLES .Maison de haute éducation pour l'instruction dos jeunes filles COURS PARTICULIERS : 00 ANNEES D'EXPERIENCE Méthode moderne, études attrayantes, progrès rapides.Avantage des sullen d'étude No 21-11, BITK .IEANNE-MANCIÎ, entre Fulrniount et Suint-Viutcur Directrice : Mlle I.ANCTOT, fondatrice de» Cours Particuliers Téléphones : Belalr 8G08, fiOBfi-M.Demander le prospectus."ILLUSIONS D'OPTIQUE", article de la plus haute valeur littéraire et musicale, dû à la plume de M.l'abbé P.Chassang, sera publié dans "La Lyre" du mois d'Août 1926, No 43.On peut se procurer les grands succès de la Revue "EN ROULANT MA BOULE" en s'adressant à "La Lyre" Mascarade.Grande valse.Paroles de MM.Poirier et Bourgeois Musique de Mme Corinne Dupuls-Muillet.Prix Papillons noirs.Valse lento pour Piano, par Mme Corinne Dupuls-Maillet.Prix-Chant Indien.Paroles de M.Roméo roirler.Musique de Mme Corinne Dupuis-Maillet.Prix Wall ! Wall ! Wall ! ¦ Fox-trot.Paroles de M.Koméo Poirier.Musique de M.Henri Miro.Prix Les '1 morceaux pour ,(>0 ceniliiH LES SUCCES DU SALON Le Itomnn de Suzon.Couplets des moutons (3ieme Acte), Paroles do L.Had.Musique do Henri Miro.Prix Papillons.Musique do M.Orner Letourneau .Prix Kesle petite ! Paroles de Alphonse Déallets.Musique de Orner Letourneau.Prbr ,20c ,20c ,20e 20c ,25o •10c 40o LE COLLEGE DE MUSIQUE DOMINION Fondé en 1894 Incorporé en 1895 Le syllabus est envoyé gratuitement aux personnes qui en font la demande G.M.BREWER, F.A.G.O., A.Mus.Secrétaire 444, me Guy, (angle Ste-Catherine) Tél.: Uptown 2493 MONTREAL Tél.ipt osai Le meilleur repas à 50 cts A la Ville de Paris Hôtel-Restaurant 22 McGill College Avenue Cuisine française et Italienne Bière et Vin Chambres confortables avec bain à louer F.A.LHOUMEAU, prop.Montréal LES CHOEURS DE HANDEL Les auditions des oratorios de Haendel que nous entendons de nos jours sont totalement différentes de celles qu'il entendit, lui-même, au cours de sa vie.Il est fort peu probable que, lorsqu'il écrivit ses superbes choeurs, Hendel ait jamais rêvé qu'ils seraient, un jour, rendus par des groupes formés de centaines de voix accompagnées d'orchestres aussi nombreux.Les seuls choeurs que le grand compositeur ait eu à sa disposition, étaient à peine comparables aux choeurs de nos petites églises.U semble presqu'incroyable, pourtant, c'est un fait, qu'aux auditions du "Messie", de "Israël en Egypte", etc., qu'il dirigea lui-même, les grands effets de ses maîtres-choeurs furent rendus par un groupe d'une vingtaine de voix à peine.C'est un fait historique qu'à la dernière audition du "Messie" qu'Haendel devait diriger lui-même, à Londres, au bénéfice de l'hôpital des enfants trouvés, mais qu'il ne dirigea malheureusement pas, mourant avant la date du concert, le choeur entier, y compris les artistes chargés des solos ne comptait que vingt-trois membres et que trente-trois exécutants seulement constituaient l'orchestre.Il existe en Allemagne une ville typique qui se nomme Marknenkirchen et qu'on pourrait appeler la ville des violons.Toute la population, 15.000 habitants environ, travaille à la fabrication de violons, de violoncelles et de contrebasses.Il se fabrique de trois n quatre mille instruments par jour, et du soir au matin c'est un incessant miaulement de cordes dans les nombreux ateliers.Voilà de quoi divertir les amateurs de dissonances musicales.Ondulation Permanente $15.00 Réduction durant les mola d'hiver Le célèbre système "îfestle" PUNDE & BOEHM 11» Metcalfe Up.3161 262 Ste-Cath.E.Est 6320 Ondulation permanente Nestlé Consultez-nous pour la décoration intérieure de vos appartements.Voici bientôt la belle saison, ne tardez pas à enjoliver votre "home".Une visite vous convaincra de notre spécialité dans les rideaux, draperies et la bourrure.G.BRENTA 1629 Saint-Denis.Tél.: Est 1866 Pourquoi on doit s'abonner à "LA LYRE" PARCE QUE Elle est la seule revue musicale canadienne-française qui existe au Canada.PARCE QUE Elle contient 16 pages de musique de choix, piano, chant, violon, etc., en majeure partie d'auteurs canadiens.PARCE QUE Elle renseigne le public sur tous les événements artistiques mondiaux et locaux.PARCE QUE Nos abonnés reçoivent dans chaque édition des articles intéressants et bien rédigés qui développent leur culture artistique.5.PARCE QUE "La Lyre" donne pour le prix minime de $2.50 par an entre 00 et 75 morceaux d'une valeur réelle de ?25.00 à ?30.00.C.PARCE QUE En s'abonnant à "La Lyre" on fait oeuvre de patriotisme, car elle est rédigée et imprimée au Canada.Tout musicien et amateur de musique devrait s'abonner et faire abonner ses amis.Les abonnements doivent être adressés à la Cie de Publication "La Lyre", Ltée, 7, Ste-Catherine Est, Montréal, Que.Primes offertes aux Lecteurs de "La Lyre" pour renouvellement à 50% PIANO.Album d'or de la jeunesse.?0.G0 Album rose, 1ère série .Allium de concert, 2 volumes, chacun Pesse—Sous les halliers .55 .95 .55 Fourdrain—Pantomime.50 .50 .50 .60 .50 .50 .50 .50 .55 .40 .50 — Bergerette.CHANT.Arnaud—Les miroirs ne mentent jamais Lamothe—Le Billet.Gratton—Mon âme avait rêvé.— Au Clavecin.Fourdrain—L'amour est un fat.Mathé—Fleurs.— Moineau et matou.Roux—Petit coeur de Manon.Ribiollet—Ondée printanière.Severac—Ma Poupée chérie .RS Techar—Histoire d'un baiser.45 — La maison du rêve.45 Tous ces morceaux font partie de la plus belle collection du Canada et aideront nos abonnés à aimer la bonne musique.50 .55 VIOLON.Arnaud—Pour faire plaisir à mes parents, 6 morceaux gradués avec accompagnement de Piano.1.00 Cousin—10 Solos concertants avec Piano, en 1ère position, chacun.50 — 10 Solos concertants avec Piano, en 2ème position, chacun .Capri—Marivaudage avec acct de Piano, moyenne force.Dorson—Romance, assez difficile, avec accompagnement.G5 VIOLONCELLE Feuillard—Méthode du jeune Celliste, en Français et Anglais.1.75 — Le Jeune Violoncelliste, collection de morceaux classiques avec acct de Piano, 2 premiers volumes, chacun.75 les 3ème et 4ènie vol., chac.80 28 Tél.Lancaster 6502 GASTON TETRAULT PIANISTE Professeur du Conservatoire National de Montréal Studio : 347G ST-DENIS, MONTREAL Mlle Etiennette LEPINE Professeur de piano.Préparation à tous les degrés.Licenciée en Musique.193 PARC G.-E.CARTIER (St-Henri) Tél.Westmount 7156-W MONTREAL L.C.CHANT ET PIANC 4240 DeLANAU-DIERE Tél.AMherst 6342 Mlle A.RAYMOND PROFESSEUR DE CHANT Actuellement en Europe et sera de retour en septembre Correspondance : 4261 RUE ST-DENIS, APT A HERCULE LAVOIE BARYTON Artiste exclusif des disques Starr-Gennett 212 CHAMP DE MARS Tél.Main 1927 Mme J.A.LARIVIERE SOPBANO LYRIQUE Concert*-Récitals 127, RUE CHERREER TEL.EST 9270 Mlle Marie-Antoinette Milot PROFESSEUR DE PIANO ET DE CHANT Spécialité: Préparation aux examens Leçons données au Studio 1714 AVE.LETOURNEUX Tél.Clalrval 6042-J SUIVEZ LES COURS D'HARMONIE DE "LA LYRE" SUR VERDI Sait-on quels furent, dans la carrière musicale, les débuts de l'illustre compositeur Verdi; et qu'il s'en allut de bien peu que li'art ne soit à jamais privé d'un pareil talent?Verdi devint, à l'âge de onze ans, organiste de la petite église de Roncole.Son salaire fut d'abord de 36 francs l'an, soit exactement de $7.20.Par la suite ces émoluments atteignirent l'effrayant total cle 40 francs, $8.00.Verdi resta six ans dans ces conditions, et personne ne se remémorait ce précédent lorsque, il y a quelques années, on trouva sur la caisse de l'orgue, gravé à la pointe d'un couteau, le nom du célèbre maestro.L'explication en fût alors donné par Verdi lui-même.En 1814, Verdi avait à peine un an, lorsque les Austro-Russes envahirent Roncole qui fût soumis à.ce que l'on est convenu d'appeler "les horreurs de la guerre".Aucune merci n'était faite.Pas que quartier, tel était le cri des envahisseurs.Tous les habitants du petit village, avaient cherché dans l'église un lieu- de refuge et, avec eux, la mère de celui qui devait devenir une des gloires de l'Italie contemporaine.Après avoir bouleversé et mis à sac les demeures, les Austro-Russes pénétrèrent dans le Lieu Saint et, sans aucune pitié, massacrèrent tous ceux qui sous la garde de Dieu, s'y étaient réfugiés, à l'exception toutefois cle quelques femmes qui, plus avisées ou plus effrayées, s'étaient cachées'sous le maître-autel et, dissimulées par les tentures échappèrent ainsi au massacre.La mère de Verdi était parmi elles.Abonnez-vous a "La Lyre" Juillet 1926 GERARD GANACHE PIANISTE — PROFESSEUR Studio: 1724 ORLEANS Tél.CL 4737w 462, rue Sts-Catherine Est Tél.Est 17S2 tfàxazt ÀmtDt PROFESSEUR DB PIANO Attention spéciale aux élèves conunençuiti ou arriérés.1874.RUE BOTJKBONNIEKE Tél.: Clalrval 106G-J Mlle CLARA FORTIN PIANISTE Leçons de Solfège, Piano, Harmonie.Préparation aux diplômes et à l'enseignement du solfège Spécialité: Technique ef Interprétation Î0">6 rue St-André (nouveau numéro) Tél.Est GI35-I7 HECTOE Profeieeur de Piano 1727 VISITATION Tél.: Est 7976 ALICE MYETTE LEÇONS DE PIANO Accompagnatrice-Répétitrice 745 STE-CATHERINE OUEST Tél.: Upt.3542 — Est 1733f Mlle E.REMINGTON Organiste a l'Eglise St-Irênée SOLFEGE — PIANO — ORGUB Apt.A, 4257 St-Denis Tél.BELAIR 353Dw est en vente dans tous les dépôts de journaux et dans les magasins de musique suivants : ED.ARCHAMBAULT, 312 Ste-Catherine Est A.J.BOUCHER, 16 Notre-Dame Est BOUVIER, Limitée, 452 Ste-Catherine Est i.B.TURCOT, 3 Ste-Catherine Est RAOUL VENNAT, 3770 St-Denis .J.G.YON, 416S St-Denis DUPUIS FRERES, 417 Ste-Catherine Est LAUZON-PHANEUF, 610 Mont-Royal Est ECHANGE MONT-ROYAL, 71S Mont-Royal Est MICHAUD Enrg.518 RACHEL EST Téléphone: Belair 0366 PIANOS REMIS A NEUF Accordage à domicile par M.Michaud lui-même C'EST A .que se trouvent toujours les meilleurs experts pour coupes, coiffures, teintures garanties, ondulations permanentes, massages, traitements du cuir chevelu Prenez vos rendez-vous: EST 0052 326, RUE SAINTE-CATHERINE EST MONTREAL PIANO ET OH ANT J.FOURNIER DE BELLEVAL BARYTON — Répertoire profane et religieux Messes de mariage, Funérailles, Concerts, etc.3476, ST-DENIS Tél.: Cal.2196-W HENRI PRIEUR Chant, TENOR Poie de la voix, Ex-élève d» Jean Klddez, de l'Opéra Interprétation.173 Blvd St-Joteph Oneit, Apt No 3.Tél.: Belalr 8086-W.Mlle HELENE GERMAIN A.R.C.M.— L.R.A.M.PIANISTE Gagnante de la bourse Strathcona en 1920 Elève du Royal College of Music de Londres et de BLANCHE SELVA, Pari» Studio: 421 EST, AVENUE MONT-ROYAL Tél.Belair 885G-J PROFESSEUR DE CHANT HT PIANO Maître de Chapelle chez les PP.du Saint-Sacrement Directeur de la Chorale Brassard 1er Prix au Festival de Montréal 1121 1309, RUE 8T-HUBEBT Tél.: St-Loals 1987 Utile £ Cormier Professeur de chant et piano Formation première garantie—Conditions faTorabie» Studio : 81 DUROCHER, Apt 14 Tél.: Plateau 5919 Montréal Mme Adrienne Labelle-Bourassa PROFESSEUR DE CHANT ECOLE FRANÇAISE Théorie et Solfège Studio : 452, Ste-Catherine Est Tél.Est 1752 GHANT Mlle ALICE RAYMOND Seul professeur aucorlsé su Canada de la Méthode française CLERICT du COLLET 985 RUE ST-DENIS, Appt.A Tél.: BElair 2880-E L.C.CHANT ET PIANO 20 DeLANAU-DIERE Tél.BElair 3Z48J Mme J.A.LARIVIERE SOPRANO LYRIQUE Concerts-Récitals 127, RUE CHEERIER TEL.EST 9078-J Robert-Victor BRAULT Professeur au Conservatoire National de Musique, Université de Montréal Enseignement supérieur du Chant et du Solfège d'après les principes des maîtres Hettich et Gedalge du Conservatoire National de Musique de Paris.Leçons particulières: le mardi et le vendredi de "2 h.à G 11.ATELIEK: 812, rue Ste-CalJierîiie Est.Tél.: Est 4480 Camille Bernard Artiste lyrique de la Société Canadienne d'Opérette Concerts et Enseignement Méthode Issaurel-Lapalme, pose de la voix, respiration, articulation, diction, style, expression en général.Conditions raisonnables Studio: SOD SAINT-DENIS Tél.: Est 0133 Mme CEDIA BRAULT CONCERTS — OPERA Prendrait un nombre limité d'élèves 1009 SHERBROOKE E.Tél.Est 7729-J hjïuili.è.BARYTON CONCERTS Ï12 CHAMP DE MAKH Tél.Main 1927 Montréal GASTON FAVREAU TENOR Soliste à l'église Saint-Enfant-Jéaus CHANT — CONCERTS — RECITALS S978 RUE ST-DENIS Tél.: Calumet Ï350-W Fabiola Poirier SOPRANO Professeur de chant — Concerts ¦— Récitals Stndlo: 312 STE-CATHERINE EST Tél.: Est 4486 Résidence: 1331 ST-URBAIN Belalr 5475 J.J- GAGNIER CHEF D'ORCHESTBE Organisateur d'Orchestres pour Oratorio».Opéras, eto.119 VILLENEUVE OUEST, Tél.BElair S0«7 STUDIO GARIEPY Ecole de Cornet, Solfège et Théorie Musicale Prof, de la Méthode Arban'a, St.Incomes et A.Petit du Conservatoire de Musique de Paris 273 RUE VISITATION, près Sto-Catherine, Montréal Tél.: Est 3843 COLLEGES — ECOLES CONSERVATOIRES Ecole Routhier Enseignement du solfège, de la théorie musicale, du piano et du cornet Studio : 186, BUE BEBEI Tel : EST 6579 Mme MORIN JEANNE LABRECQUK Planiste-compositeur Violoniste et Soprano dramatique Soprano léger ECOLE MORIN - LABRECQUE professeurs au Conservatoire National /affilié à l'Université de Montréal) Piano, Violon (du début à la plus grande virtuosité) Chant, Solfège, Théorie, Harmonie, Com.poHi.tion.251 SIIEKBKOOKL EST, Montréal.Tél.: Eut 2467 Tous les mois ii y a grand concert donné exclusivement par lea élèves de l'Ecole.L'admission â, ces concerts est sur invitation et présentation d'un© carte de l'Ecole Morin-Labrecquc.Mme Itlorin-jjRbrecque est l'auteur de la fameuse Méthode de piano Morln-Labresque universellement répandue, de l'Art d'étudier le piano, de» Exerolee* quotidiens du planiste, du Cours de Dictée et, d'Analyse muNlcales du Conservatoire National, etc LE COLLEGE DE MUSIQUE "DOMINION" Fondé en 1894 Incorporé en 1896 Le syllabus est envoya gratuitement aux personnes qui en font la demande Q.M.BREWER, F.A.Q.O.A.Mu».Secrétaire 444, r«« Car (angle Ste-Catherine).Tél.Up.2493 MONTREAL de Musique de Montréal ENSEIGNEMENT DU CHANT, PIANO, VIOLONCELLE, SOLFEGE.THEORIE, HARMONIE Classe d'orchestre par des professeurs de haute réputation Directrice: Mme R.MncMILLAN 633 STE-CATHERINE OUEST Tél.: Upt.5(179 ;rvatoire racicot Enseignement général de la musique Piano, Chant, Violon, Violoncelle, eto.Solfège, Théorie et Harmonie Mlle RACICOT, directrice 761, rue ST-DENIS.Tél.: Est 734w Page manquante Page manquante Page manquante Page manquante Join 1926 35 VIOLON « VIOLONCELLE » DIVERS JEAN BELLAND Concerts et Récitals Premier Prix de Conservatoire Violoncelle solo des Concerts spirituels de Ja Sorbonno — des Concerts Classiques do Paris ï.ccons de Violoncelle Préparation au Conser* vatolre National de-Pàrls -£36, me de la Montagne (Mountain St.) Tél.: Uptown 4W8 Parlez de "La Lyre53 a vos amis Prof.A.SALVETTI VIOLONISTE Licencié du Conservatoire G.Verdi, de Turin, Italie Studio: 5576 Avenue du Parc, Montréal.Tél.ATLANTIC 5368-F ADRIENNE DUSSAULT •VTOLONIBTB .Cavort — Krxilgnwu—t 4387, ST-DENIS Tél.BEIair 3513-J JOSEPH GIRARD IN8MQNIMINT PROFESSEUR DU VIOLOX IMS, BUS NOTRE-DAME EST MalMBUMTe T»L Clalrval 171*-J Tél.LAncaster 6749 ROLAND BELISLE PROFESSEUR DE PIANO II, RUE SHERBROOKE EST MONTREAL Tambours, Xylophone, Marimba Apprenez a jouer ces Instruments correctement d'un professeur expérimenté MAURICE MEEKTE 156.Ontario Est Tél.Tjanooster 4681 Prof.Jean Goulet VIOLON, THEORIE, SOLFEGE 1308, RLE VISITATION TéL Est 21S J.J.DESRO CHERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESKOCHEKS) Enrarsmont d.oonc.rt.1257, ru» Labelle.Tél.Est 0622-6306 Montréa Tél.: T.An.4393 Lundi et Jeudi soir, YOrk 6746 Mme M.B.LIPPENS-RICARD Professeur de Piano, Théorie et Solfège Préparation aux examens à tous les degrés 248, SHERBROOKE E.(près St-Denis), Montréa Réservez vos annonces d'avance pour le Numéro extraordinaire du mois de septembre.J.E.LE MIEUX Réparation, de tont instrument de musique 1554 ST-DENIS Tél.Lane.S452 MONTREAL CYRICE MARTIN LUTHERIE ARTISTIQUE Violon d'artiste d'un, grande sonorité.Approuvé par plusieurs artistes et luthiers bien connus de New-York-1427, BUE VTMONT, MONTREAL Clalrval 3009-J BAYETJR FRERES LUTHIERS 1 Violon primé au concours de Paris, 1921 Hautement recommandé par le.célèbre violoniste Alfred DeSève.18S3 AilHERST MONTREAL VICTORIEN LAVOIE Amherst 5304 4756 Des Erables, Montréal ACCORDEUR-MECANICIEN" Hautement apprécié par Vladimir de Pachrrtan.Arthur Friedhem, Seharwanka, Kubelik, Mischa Elman.Careno, Xelli Melba.Clara Butt, Etc., Etc.PROF.EMILE TARDY VIOLONISTE Enseignement d'après les meilleures méthodes française et belges.Satisfaction garantie.H48 ATE DC PARC (près Salnt-Vlateur) 1851 SAINT-GERMAIN (près Ontario) STUDIOS: OLIVIER BEAUDRY PROFESSEUR DE VIOLON -du Coaserratolr.d.Boston Studio: 3*42 RUE ST-DENIS, MONTBBAL Tél.: Lancaster 2995 ECOLES - COLLEGES CONSERVATOIRES Mme MORIN JEANNE LABRECQUE Planiste-compositeur Violoniste et Soprano dramatique Soprano léger ECOLE MORIN-LABRECQUE Professeurs au Conservatoire National (affilié à l'Université de Montréal) Piano.Violon (du débnt n la pins grande virtuosité) Chant.Solfège, Théorie, Harmonie.Composition.251, SIIKKIÎROOKE EST, Montréal.Tél.: Lancaster 6487 Tour: les mois 11 y a grand concert donné exclusivement par les élèves de l'Ecole.L'admission à ces concerta est sur Invitation et présentation d'une carte de l'Ecole Morin-Labrecque.Mme Morln-jûabrecque est l'auteur de la famene* Méthode de piano Morin-JLabresqae universellement répandue, de l'Art d'étudier le piano, de* Exercice* quotidiens da planiste, dn Cours de Dicté* et d'Analyse musicales du Conservatoire National, etc.Oc>ELs©irv.a-to±jre Racicot i PROGRAMME DES ETUDES DE L'ANNEE 1925-26 M.A.Lamonreax Maso Théorie Violon Violoncelle Chant, Harmonie Instruments a vent (bols et enivre) Solfèee Professeurs: Mlle Raclcot Mlle A.Beaudln M.A.Lamourenx | M.J.-J.Goulet M.T.Provost M.Ch.Delvenne Demande de prospectus et renseignements .s'adresser à Mlle RACICOT, directrice.MIS, me SAINT-DENIS.Tél.EST 07S4tTV Diction M.O.Arnold M.J.-J.Goulet M.A.Lamonreax Mlle T.Dellsle Parlez de "La Lyre" à .vos amis Cours de Musique Théorie 3fusieale Solfège et Dictée Musicale .Cours de Piano Leçons particulières d'interprétation Enseignement complet du Chant (Technique et Déclamation lyrique) PROGRES RAPIDES ET CERTAINS M.PIERRE ALBRECH Directeur de la Cantoria de Montréal 4465 RUE CHRISTOPHE-COLOMB Près de l'Avenue Mont-Royal Tél.Belair 7190 ANNONCEZ DANS "LA LYRE" Collège de Musique de Montréal ENSEIGNEMENT DU CHANT, PIANO, VIOLONCELLE.SOLFEGE.THEORIE, HARMONIE Class, d'orchestre, par des professeurs de hante rèputatlsa Directrice: Mme R.MacMILLAN US HTE-CATHEKINJC OTJK8T Tel.: Upt.MTs SUIVEZ LE COURS D'HARMONIE DE "LA LYRE"
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