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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 51
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

La lyre, 1927, Collections de BAnQ.

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$1.50 $2.50 $4.50 .25 .35 PRIX D'ABONNEMENT Six mois .„ ~ .Un an ._._ .Deux ans ._ .„ ._ .L'unité.~ Numéros des mois écoulés .- - Frimes et récompenses sont données pour 5 abonnements ou plus, La manière la plus sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, il vous faut nous envoyer votre nom et votre adresse, avec le montant de l'abonnement en timbres, chèque au pair ou mandat poste.Adressez toute communication à : LA COMPAGNIE DE PUBLICATION "LA LYRE", Limitée 7 STE-CATHERINE EST Bureau No 5 - Au Sous-Sol MONTREAL, Que.J.E.TURCOT Président et Gérant Général EXPIRATION: — Etant donné le caractère éducationnel de "La Lyre", un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après expiration de la période payée, à moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le L5 du mois, accompagné de l'ancienne -idi-esse.5e année — No 51 Montréal, Avril 1927 La S emaine M usicale S'il faut en juger par les comptes rendus de nos grands quotidiens, la Semaine Musicale, à Montréal et aux Etats-Unis, a obtenu un éclatant succès.Tout semble indiquer que l'esprit qui a présidé à ces jours de réveil artistique était, comme on devait s'y attendre, dans la note.Chacun comprend que l'établissement d'un événement de ce genre, de même que sa signification et les bénéfices qu'il comporte, ne peuvent arriver au triomphe du premier coup.Il faut du temps, — beaucoup de temps, — en outre d'efforts inlassables pour capter l'intérêt de la collectivité en ces sortes de choses.Mais il n'en reste pas moins vrai que, un peu partout, on a donné raison à la devise qui est à la base de ce mouvement, devise qui pourrait se résumer comme suit: "Pensez davantage à la musique" ! N'est-ce pas Thomas Caiiyle qui s'écriait: "Qu'on nous donne celui qui chante à son travail! Voilà l'homme qui, à temps égal, accomplira davantage.Voilà celui qui fera mieux sa besogne et aura meilleure persévérance !" De plus en plus on veut que la musique occupe la place à laquelle elle a droit dans notre vie nationale.Mais la musique n'entrera réellement dans ses prérogatives que le jour où elle sera mêlée au travail quotidien comme, jusqu'ici, elle a pu faire partie de nos heures récréatives.En d'autres termes, s'il faut que l'on chante au salon, il faut surtout que l'on chante à l'atelier, aux champs, au travail.On s'est efforcé de mieux faire connaître la musique et les interprètes.On a cherché à fournir au public l'occasion d'aller entendre gratuitement de la musique excellente et de cultiver, pour la musique, un goût latent mais d'une existence réelle.C'est ainsi, qu'au Canada et aux Etats-Unis, nous verrons se répandre, à droite et à gauche, le bon évangile de la musique.Notre Retard Nous prions nos lecteurs et annonceurs de bien vouloir excuser le retard de cette livraison, causé par l'organisation de notre nouvelle imprimerie située maintenant dans le même édifice que nos bureaux.A nos Lectrices "La Lyre" a le plaisir d'annoncer à ses abonnées qu'elle inaugurera avec la livraison de mai sa "Page Féminine" comprenant, comme toutes celles de ce genre, courrier, chronique, correspondance, graphologie, etc.Prix d'abonnement Six mois .$1.50 Un an.2.50 Deux ans .4.50 Le numéro .25 Anciens numéros .35 f§ L'abonnement peut commen-H cer avec n'importe quel mois.COUPON D'ABONNEMENT "LA LYRE", Studio 5, 7, Ste-Catherine Est, Date.Montréal.Ci-inclus la somme de $.pour un abonnement de.à "La Lyre", commençant avec le mois de.(indiquez le mois, s.v.p.) Nom.-.Adresse.-.—.Ville.-.-.h.: LA LYRE — AVRIL 1927 LETTRE OUVERTE A UN ABONNE L'intérêt avec lequel vous avez suivi la marche, et le progrès de "La Lyre" nous fait un devoir de vous entretenir, — d'une façon à la fois intime et sincère, — de cette publication.Répondant à un besoin réel, créée dans un but déterminé, "La Lyre" a reçu, dès son apparition, les témoignages les plus flatteurs et les encouragements les plus chaleureux.Bientôt, chacun l'admettra, notre revue a conquis une place prépondérante dans la presse artistique et chansonnière.Par son caractère instructif et amusant, par son orientation logique et saine, par sa présentation luxueuse, par son prix modique, par la variété des oeuvres publiées, par sa tenue morale impeccable, "La Lyre" mérite que vous continuiez de lui faire confiance.En effet, qu'est-ce que la modique somme de deux dollars, comparée à la collection de pièces de musique et de chansons que vous fournit "La Lyre"?Au seul point de vue documentaire, "La Lyre", ne vaut-elle pas vingt fois le prix qu'elle coûte ?Mais si elle a bien mérité dans le passé, pouvez-vous demeurer indifférent à ce que notre revue promet pour l'avenir ?Un seul coup d'oeil jeté sur les innovations que la nouvelle administration se propose d'établir, suffira pour ranimer chez vous l'intérêt personnel que vous devez prendre à une revue musicale canadienne-française qui ne cherche que les meilleurs moyens de vous être utile et agréable Comme vous l'avez vu dans notre numéro de mars, "La Lyre" et "Le Carillon" ne feront désormais qu'un tout homogène.C'est dire qu'avec la présente livraison Charles Marchand, notre eminent chanteur folkloriste, mettra à la disposition de "La Lyre" son talent et son expérience.Chansons, monologues, poésies, etc., qui paraissaient mensuellement dans "Le Carillon", feront maintenant partie de "La Lyre".Maurice Morisset, notre poète-chansonnier, sera également des nôtres.En outre, les nouvelles musicales seront rédigées d'après les appréciations des journaux et revues de première importance.De plus, tout ce qui touche aux disques, au répertoire des chanteurs, à l'émission et à l'enregistrement sera expliqué par des écrivains avertis et renseignés sur ce sujet.Chaque propriétaire de phonographe se trouvera ainsi au courant des plus récentes et des meilleures découvertes.Son goût sera guidé.Enfin, la musique et les chansons comprendront les succès du jour, grâce à certaines ententes préalables avec les plus importants éditeurs mondiaux.Nous pourrions citer ici la "Grande Polka de Concert" de Bartlett pour piano, "Les Cloches de Corneville", pot-pourri pour piano, "Bergère légère", de Wekerlin, pour chant, des extraits de "Carmen" pour piano et chant, des pièces de Rack-maninoff, de Gabriel Fauré, de Théodore Dubois, de Francis Thomé, en outre des meilleurs oeuvres de nos compositeurs canadiens.Et tout cela sans parler de l'imprévu, des surprises qui vous attendent de notre part! Par exemple, ce mois-ci, nous inaugurons une TRIBUNE LIBRE qui sera de nature, — nous n'en doutons pas, — à satisfaire les plus exigeants.Dire librement sa pensée et trouver un médium de choix pour l'exprimer: voilà ce qui manquait à notre monde musical."La Lyre" ouvre gratuitement ses colonnes à qui veut en faire son profit.En outre, votre renouvellement vous apporte une prime de §1.00 en musique ou en articles divers, d'après liste fournie.L'escompte dont vous bénéficiez sur la musique de nos catalogues vous rembourse, pour ainsi dire, du prix de votre abonnement.Avec toutes ces bonnes choses, qui pourra se passer de "La Lyre" et de son service?Seuls ceux qui ne la connaissent pas.A l'avance nous vous disons merci.Cordialement à vous et pour vous, LA DIRECTION.L'EDITION BELGO-CANADIENNE Recommande la Méthode, la Technique et les Maîtres du Violon par Mathieu Crickboom, professeur de la Classe Supérieure de Violon au Conservatoire Royal de Bruxelles, et le Solfège de Paul Gilaon, inspecteur général de l'enseignement musical en Belgique.12, rue BISHOP Tél.PLateau 2143 Tél.: UPtown 1315 MONTREAL 7^ PHOTOGRAPHES 375 Sainte-Catherine Ouest O.MICHAUD Pianos — Phonographes Radios Spécialité: Pianos remis à neuf 518 RACHEL EST BElair 0366 Demetrius Baril :: Avocat :: Chambre 702, EDIFICE VERSAILLES 90 RUE ST-JACQUES Tél.MAIN 32G* MONTREAL LA LYRE — AVRIL 1927 La Cie d'Opéra de Rochester, composée exclusivement de jeunes artistes nés au Canada ou aux Etats-Unis, doit donner une semaine de représentations à New York sous les auspices du Theater Guild.Le comte Chigi a découvert à Vienne la partition originale du Stabat Mater de Scarlatti, perdue depuis longtemps.On prétend que c'est la seule copie existante.Le "Beau Danube Bleu", de Johann Strauss, mis à l'écran, est actuellement représenté dans les cinémas de Londres.Franz Schalk, considéré comme le meilleur interprète des oeuvres de Mozart, dirigera, au Grand Opéra de Paris, une série des opéras de ce maître qui y seront représentés."La Garde Républicaine", la fameuse fanfare française, l'une des plus belles et des plus anciennes organisations militaires du monde entier, viendrait au Canada l'été prochain sous les auspices de l'association Western Canada Fairs.Les négociations sont actuellement en cours à ce sujet.Leur premier concert aurait lieu à Brandon, Manitoba, à l'occasion de l'ouverture de l'exposition de la Western Fairs.Nous formons des souhaits pour que ces musiciens nous visitent et viennent dans cette partie du pays."La Finta Giardiniera", de Mozart, qui fut représentée pour la première fois en Europe le 13 avril 1775, à Munich, a été jouée le 18 janvier dernier à New York, au théâtre Mayfair, par la troupe d'opéra Intimate.C'était la première représentation de cette oeuvre en Amérique.La fameuse collection d'instruments de musique Heyer, comprenant 2,600 specimens a été achetée par le gouvernement anglais et sera transportée de Cologne.Elle fera maintenant partie du musée ethnologique de l'Université de Leipsig.La principale caractéristique de ce musée consiste en ce que ses instruments ont été conservés dans toute leur originalité.Parmi eux se trouve un grand piano construit par Bartolomeo Cristofori, l'inventeur de cet instrument.A.J.BOUCHER -ENRG.- 16 est, rue Notre-Dame Montréal Téléphone: Main 1850 Nous invitons lout spécialement MM.les processeurs, directeurs et directrices de musique des maisons d'enseignement à venir à notre magasin faire leur choix de cantates, saynettes, etc., appropriées fiux séances de fin d'année et distribution de prix.Nous avons un assortiment varié de toutes les plus nouvelles et les plus jolies pièces.Un piano est toujours ïv la disposition de l'acheteur pour essayer la musique.Une souscription est ouverte pour l'érection d'un monument, à Vienne, de Gustav Mahler, celui qui a été surnommé "le dernier de l'héroïque famille des Schubert, des Brahms, des Bruchner, des Beethoven"."Le Mariage de Figaro", de Mozart, qui a été joué à Berlin l'hiver dernier, a été, selon les commentaires de la presse allemande, l'un des plus grands succès de la saison.• Alfred Piccaver, ténor américain, a été créé membre honoraire de l'Opéra de Vienne par le gouvernement autrichien.C'est la première fois que pareil honneur est décerné à un étranger."Fidelio", de Beethoven, qui a été joué au Metropolitan Opera House au mois de janvier dernier, n'avait pas été joué depuis une dizaine d'années.C'est le seul opéra de Beethoven.On ne pourrait se faire une idée, même très faible, de ce qu'il en coûte à une compagnie d'opéra pour voyager.Ainsi, lorsque dernièrement la compagnie Chicago Civic Opera partit pour une tournée de neuf semaines, il lui fallut emporter 1,750 valises, lesquelles occupèrent 29 wagons.Les décors, les toilettes et autres accessoires emportés furent évalués à trois millions de dollars.Les frais de transport des artistes seuls s'élevèrent à $117,000, tandis que l'excès de bagage, les correspondances et travaux qu'il fallut faire exécuter ajoutèrent la somme de $172,000 aux dépenses de voyage.Le professeur allemand Carl Reich est parvenu à organiser un choeur de 15 oiseaux, à Berlin, où leur chant fut enregistré pour le gramophone.Le grand orgue du Trocadéro restauré, a été inauguré récemment en petit comité.On ne peut comparer cet orgue qu'à une véritable cité dont les fameux tuyaux de 32 pieds, gigantesques flûtes de métal, seraient des remparts étincelants.Et, lorsqu'on pénètre dans le ventre même de l'orgue, où les soufflets se lèvent et s'abaissent, où chaque organe jette une clameur, à moins qu'il ne murmure un cantique, on a l'impression d'avoir découvert le temple de la musique.Le roi Georges, de son palais de Westminster, mettra en branle, le 1er juillet, fête de la Confédération, le carillon de 53 cloches du parlement fédéral à Ottawa.Ce carillon pèse 53 tonnes.Mattia Battistini, baryton, demeurant actuellement à Stuttgart, Allemagne, a fêté récemment son 70ème anniversaire.Il a décidé d'entrer dans un monastère et a fait ses adieux au monde dans un grand concert donné à Stuttgart le 2 mai.On ne connaît Battistini, en Amérique, que par les disques de gramophone: la peur du mal de mer l'a toujours empêché de traverser l'océan.En septembre prochain aura lieu, à la basilique de Québec, l'inauguration de nouvelles orgues à soixante-neuf jeux et quatre claviers parlants; le buffet, artistiquement ornementé, sera de style corinthien-français, tout en harmonie avec celui du temple.Les facteurs de ces orgues sont MM.Casavant Frères.Il se fait actuellement un "grand nettoyage" du jazz à New York, où se trouvent les principaux chefs d'orchestres jazz; ces messieurs ont décidé de ne plus accompagner aucune chanson suggestive ou indécente.Une femme-ténor a été découverte récemment à Vienne, où elle étudie le chant dans le but de jouer à l'opéra.Sa voix ressemble, comme qualité, à celle de Caruso; ce phénomène, prétendent les médecins, est dû à une opération de la gorge que cette personne subit dans son enfance et qui eut pour effet le raccourcissement de ses cordes vocales.James Bryan, de Waverley, Illinois, joua dernièrement à un poste de radio, sur un violon qui appartint jadis à Daniel Boone et à Lincoln.Silas Brown, le grand'père de Bryan, accompagna Boone de la Caroline du Sud au Kentucky en 1777.Le violon en question fut transporté dans l'Illinois en 1820, et l'on prétend que Lincoln l'aimait et s'en servait souvent.Des concours d'harmonica (musique à bouche) existent très nombreux en Russie.Leur popularité est due en grande partie à l'encouragement donné à la musique dans les clubs ouvriers par le gouvernement Soviet.Le l,000ème concert de musique de chambre de "The South Place" a été célébré à Londres en février dernier.Ce fut un événement unique dans l'histoire de la musique.Une brillante phalange d'artistes avait offert ses services pour la circonstance qui fut une soirée de gala.Les bénéfices de ce concert seront employés à l'érection d'une nouvelle salle pour la société.J.G.YON L.J.Doucet, prop.416S, rue St-Denis.Montréal.Tél.Belair 7570 Endroit par excellence où l'on peut se procurer le plus beau choix de musique classique, piano solo, chant, violon, violoncelle, musique religieuse, chants canadiens, traités d'hnrmonie.littérature musicale, et toute la musique demandée par les différents.Conservatoires, y compris les éditions Durand, Schîrmer, Wood, à des prix défiant toute compétition.Nouveau rayon de phonographes et disques Starr-Gennett.Remises spéciales aux Communautés Religieuses et aux Processeurs.Service courtois.Une visite à notre magasin vous convaincra du choix de musique varié que nous sommes en mesure de vous offrir. 4 LA LYRE — AVRIL 1927 ALBERT LEFORT SSURANCES De toutes sortes 190 ST-JACQUES.Main 0937 Tél.LAncaster 9790 Le meilleur repas à 50 cts A dUillecle Paris HOTEL-RESTAURANT 1430 McGill College Avenue Cuisine française et italienne Bière et Vin Chambres confortables avec bain, à louer 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d'instruments modernes de toutes sortes, y compris les instruments de musique mécaniques.Il y a à cette occasion une saison d'opéra allemand, des concerts sym-phoniques par l'orchestre Conzertgebouw, d'Amsterdam, direction Mengelberg, et par l'orchestre Augusteo, de Rome, avec Moli-nari au bâton, ainsi que des représentations de l'Opéra Comique de Paris, accompagnées de l'orchestre du Conservatoire.Francesci Cilea, l'auteur de "Adriana Lecouvreur", directeur du conservatoire de Naples, vient, dit-on, de terminer un opéra en trois actes intitulé "La Rosa di Pompei".Gottfried Wagner, petit-fils de Richard Wagner, a fait cette année ses débuts comme pianiste, à Bayreuth.• Frank L.Stanton, l'auteur des paroles de "Mighty Lak' a Rose" et de "Just à Wearyn' For You", mort l'hiver dernier en Géorgie, a reçu, dit-on, comme droit d'auteur, §150,000 pour chacun, de ces deux poèmes.Le festival de Haslemere (Angleterre) aura lieu, cette année, du 22 août au 3 septembre.Il comprendra 12 concerts, dont trois seront consacrés exclusivement à Bach, quatre à la musique anglaise et les autres aux compositeurs français, italiens, espagnols et allemands, y compris Haydn et Mozart.Ce festival est surtout dédié à la musique de chambre des vieux classiques.On annonce que l'Opéra Comique de Paris viendra au Brésil pour une tournée de trois mois.Le modeste accordéon célèbre cette année son centenaire, bien qu'il ne fut pas, à l'époque de son invention, l'instrument perfectionné que produisit Damian, à Vienne, en 1829.Quoique sa vogue soit passée déjà depuis longtemps, il n'est pas sans mérite artistique joué par des mains habiles.On se rappelle que Charles Dickens, lorsqu'il vint en Amérique, emprunta un accordéon du maître d'hôtel du bateau sur lequel il se trouvait et, comme il l'écrivait chez lui, "régala les dames des cabines".La Compagnie Civic Opera, de Chicago, possédera prochainement un immeuble.Le terrain nécessaire a été acheté et les architectes sont actuellement à préparer les plans de' cet édifice, qui sera l'un des plus hauts gratte-ciel; des bureaux y seront loués afin d'aider financièrement à la compagnie.On sait que le Metropolitan Opera Company est à préparer présentement des plans similaires.Voici une suggestion très pratique faite par Mascagni pour aider à répandre et faire connaître les oeuvres des jeunes compositeurs.Il s'agirait d'établir des compagnies d'opéra composées d'amateurs qui joueraient les oeuvres des jeunes compositeurs, chose dont on ne peut s'attendre des grandes compagnies d'opéra.L'Association Nationale des Ecoles de Musique et des Beaux-Arts, à son récent congrès tenu à New York, a proposé l'établissement d'un modèle type d'examens pour, l'obtention dès diplômes, qu'adopteraient les conservatoires et sur lequel se baseraient les professeurs.Felix Weingartner a été choisi comme chef de la Société Générale de Musique de Basel, l'une des plus grandes organisations musicales de Suisse.Il sera aussi directeur du conservatoire local et conduira une série d'opéras au Théâtre City.M.Weingartner est déjà venu en Amérique.En 1905, il était co-directeur de la Société Philarmonique de New York, et en 1912, directeur de la Compagnie d'Opéra de Boston.Le manuscrit original, écrit au crayon, de "Das Rheingold", de Richard Wagner, écrit par le fameux compositeur en 1854, a été vendu pour la somme de §15,400 par la American Art Association, à la Compagnie Rosenbach, collectioneurs de New York.Pendant quelques temps, on crut que ce manuscrit était perdu, mais il fut trouvé par Kurt Lehman il y a quelques années.La musique peut être maintenant enregistrée dans un film au moyen d'un instrument spécial.Ce record, synchronisé simultanément avec le film, est placé sur le rouleau du film et reproduit en même temps que l'on déroule ce dernier.Serge Koussevitzky a signé un contrat pour deux nouvelles années comme chef de l'Orchestre Symphonique de Boston, position qu'il occupe depuis déjà trois ans.Alfred Casella, compositeur italien, chef d'orchestre et pianiste, a été engagé comme chef d'orchestre des concerts d'été "Pop" de la Symphonie de Boston, lesquels commencèrent le 1er mai au Symphony Hall.L'historique théâtre Covent Garden de Londres, considéré depuis longtemps comme "le grand opéra", serait supplanté par un nouveau théâtre des environs de Hyde Park.La maison de Beethoven, à Bonn, sera convertie en musée par l'université de Bonn, de concert avec le gouvernement allemand.Des lettres autographes, des fac-similés des partitions du maître, des articles parus dans les journaux à l'époque où il vivait, y seront exposés.BARYTON Dix années de succès à New York Artiste exclusif des Disques ''BRUNSWICK'1 Studio: 4328 Sherbrooke Ouest Tél.Westmount 4311 LA LYRE — AVRIL 1927 "La Lyre" n'assume aucune responsabilité pour les opinions exprimées par les correspondants.Nous ignorerons totalement les lettres anonymes.Toutefois, si l'auteur le désire, ses initiales ou son pseudonyme seront seuls publiés.Nous accueillerons toujours avec Kratitude les contributions d'intérêt général.Ces correspondances devront être brèves et écrites sur un seul côté de la feuille.Adressez toutes les lettres à "TRIBUNE LIBRE", "La Lyre", Limitée, 7, rue Sainte-Catherine Est, Montréal.P.Q."La Lyre" m'a demandé d'inaugurer sa "Tribune Libre" où chacun pourra "exposer" des idées générales, au bien, à la diffusion, à la compréhension, à l'entendement du style'et du goût dans l'Art de la Musique, "rétorquer", discuter courtoisement, des entendements que l'on peut penser ou croire erronés en offrant le nôtre, non pas par esprit de contradiction, mais à l'appui d'arguments sérieux étayés de nos connaissances, du fruit de notre expérience.N'est-ce pas du choc des idées que se fera la lumièi-e dont profiteront, bénéficieront tous vos lecteurs ?Chacun pourra offrir ses suggestions, demander pourquoi celles qui apparurent les plus raisonnables, les plus logiques, eurent si peu de chance de trouver le jour.En déclarant une fois de plus que la revue "La Lyre" est ouverte à tous, au moins sous cette forme, nous espérons ne plus voir peser par esprit de chapelle, de camaraderie ou pour tout autre intérêt ou but, un silence systématique sur l'oeuvre et le talent de ceux qui, à juste titre, peuvent considérer que leur tâche peut être utile ou féconde à l'Art de la Musique, qu'on ne saurait nationaliser.Fasse que "La Lyre" soit la bonne semeuse et pénètre de plus en plus ses lecteurs que la Musique est un art universel où se cache l'âme essentielle et unique de l'humanité."Le Canada" a fait paraître dernièrement dans son éditorial du 5 mars 1927, un article concernant "La diction chez certains chanteurs" de M.Gustave Comte.L'intention du critique à vouloir à la fois éclairer et mettre en garde les chanteurs sur leurs défauts les plus communs est on ne peut plus louable.Je désire, en présentant les observations à ses arguments, collaborer au même but.C'est donc très courtoisement que j'invite les intéressés, autrement dit, les professeurs de chant, de diction, de déclamation, à épuiser le sujet pour l'édification de ceux qu'ils prétendent instruire.Voici les arguments de M.G.Comte:— "Il y a des chanteurs qui croient que tout le chant se trouve dans la voix et que l'articulation, la diction, et la prononciation ne comptent pour rien.Ils ne comprennent pas qu'il y a des règles de prosodie dans le discours chanté comme il y en a dans le discours parlé, et qu'il est absolument ridicule d'accentuer et mettre en lumière un mot sans importance pour bredouiller et parfois escamoter presque complètement le mot à image, le mot-clef de toute une phrase ou d'un vers.Un professeur de chant compétent devrait être en même temps un professeur de diction et de prononciation et surtout un professeur d'interprétation.J'ai connu un professeur de chant à Montréal qui, au point de vue culture de la voix, ne savait pas grand chose, mais il avait du goût et commençait d'abord par expliquer à l'élève le texte qu'il avait à chanter.Si c'était un opéra, il donnait un court résumé de l'intrigue, expliquait et commentait la scène en détail, puis récitait le poème avec son élève, en le ryth- mant et le scandant bien, sans la note d'abord, et cela à plusieurs reprises, jusqu'à ce que les paroles fussent bien gravées dans la mémoire.Ce n'était qu'après ces préliminaires essentiels, qu'il s'occupait de la note, du son et de sa qualité.Il avait déjà accompli la moitié du travail et l'.élève était le premier à se rendre compte de ses progrès.Il y a des chanteurs qui chantent trop ouvert, d'autres trop fermé, d'autres qui n'articulent pas et qui ont l'air d'avoir des patates chaudes plein la bouche, d'autres qui roulent furieusement les R sous prétexte d'articuler, d'autres qui ne savent que sombrer la voix et chantent les choses les plus gaies d'un air lugubre, d'autres qui ne chantent que sur les dents et prennent des airs folichons pour exprimer la douleur.Et, comme les règles de la phonétique parlée ne sont pas du tout les mêmes que celles qui gouvernent l'émission du son, les élèves qui le peuvent feraient bien de suivre les cours d'un conservatoire de diction, en même temps que leurs leçons de chant.Ils devraient surtout bien se mettre dans la tête que le chant n'est qu'une manière plus parfaite d'exprimer des idées et des sentiments, et tant qu'à se mettre en frais d'exprimer quelque chose, on doit le faire de manière à être compris." Si le phénomène sonore n'est pas indispensable à la compréhension d'un discours, on ne saurait s'en passer pour lui donner de la portée.C'est-à-dire atteindre le dernier spectateur de la plus petite des salles, mais surtout d'une salle moyenne, mettons d'une classe d'élèves.L'inflexion, l'accentuation, aident à la précision, à la spontanéité du sens grammatical, logique et littéraire; la vibration de la voix, l'émotion du souffle transmise dans la voix sonore, les nuances de timbre et d'éclat, en indiquant l'esprit, l'intention, le caractère sentimental.La plupart des auteurs (et des professeurs qui enseignent d'après l'image des mots, d'une méthode) qui se sont occupés de l'articulation, de la prononciation, de la diction, ont disjoint les phénomènes sonores, et leur oeuvre a été peu fertile, car les qualités évidemment précieuses, consistant à bien articuler, à bien prononcer, à bien ponctuer, sont tout à fait insuffisantes pour constituer un talent d'orateur, de comédien, même de conteur, disons même de lecteur intéressant.Quels sont les éléments qui forment la voix, voilà de quoi se soucient peu tous les traités d'élocution, de prononciation, d'articulation, voire même les méthodes de chant qui proposent comme premiers exercices.des vocalises — ce que j'appelle communément proposer à vouloir faire du trapèze volant avant que d'avoir réalisé la plus hygiénique des tractions.La question d'émission est par eux très vite épuisée, sinon évincée.L'émission c'est l'art d'engendrer la matière sonore initiale, le métal à mouler, à graver.Voyons de quoi est constitué le son, qui est, dit J.B.Faure: un cri discipliné.La respiration et la voix sont solidaires l'une de l'autre et ont pour aliment le cri.Le cri ne peut exister sans la respiration, et la voix ne peut avoir lieu sans le cri.Cela ne veut pas dire, que crier est chanter.Pourtant, je n'ai jamais déterminé la véritable voix d'un sujet qu'avant de réussir à le faire crier, en employant des moyens extrêmes comme de lui marcher sur le pied, si la simple menace n'a pas réussi.On peut vivre sans avoir ce qu'on nomme une belle voix, car la voix civilisée n'est qu'une coquetterie des organes respiratoires, mais si l'on peut se passer pour vivre d'une voix agréable, jolie ou belle, il n'en est pas de même du cri primitif, qui est une des conditions les plus péremptoires pour déterminer l'énergie organique d'un être.On n'a qu'à remarquer l'enfant qui crie fort, et l'on verra se contracter tout son système musculaire.Lorsque le cri ne peut avoir lieu dans toute son étendue et dans toute son homogénéité le râle le remplace, et le râle, c'est la voix de la mort.La différence à observer entre le cri et la voix c'est que le premier n'est qu'un son inarticulé et produit sans art.La voix est un son modulé dont le mouvement est réglé par la mesure de manière à satisfaire à la fois le besoin de la respiration, et les exigences du mécanisme vocal pour former les voyelles et les mots.Les parties organiques qui sont soumises à une culture d'assouplissement sont au nombre de cinq: 1.—La partie thoracique (poitrine et abdomen).2.—La glotte, le palais, la langue, les lèvres.(Nous examinerons en détail dans le prochain cours chacune des particularités de ces agents).Pour qu'une voix soit véritablement belle, il faut: une constitution normale; un équilibre parfait entre les contractions et les dilatations du mécanisme respiratoire qui doivent s'exécuter (action et réflexe) dans une même limite de temps.(Le plus petit exemple serait autrement suggestif et démonstratif que la plus pécise indication).Selon l'expression de plusieurs professeurs la bouche serait le moule de la voix.Un objet moulé doit sa plus grande valeur au métal qui le constitue.La voyelle aura toute sa valeur quand elle sera le résultat du moulage d'une matière aérienne franchement sonore du moulage d'un son laryngien éclatant.Le geste consonne gravera son empreinte à la surface de cette masse aérienne et fugitive.La bouche n'engendre pas le son.C'est donc une erreur de dénommer voix de bouche, voix du masque, voix de tête, des sons qui ne peuvent être engendrés que par le larynx.Ce son viendra se modifier, n'acquerra que dans la bouche, dans les résonnateurs, son véritable caractère, ses véritables qualités pour eh faire un métal intéressant à couler, à mouler, à graver.Maintenant que nous avons analysé ce que je dénommerais les matériaux du langage, voyons les agents qui le rendent définitivement intéressant.Il ne s'agit pas de mettre dans un texte tout ce qui a trait, dans une circonstance déterminée à nos pensées, à nos sentiments, à nos intentions, il faut que nous emportions l'auditeur par la mimique, par les accents vocaux vibrants, émus, volontaires. 6 LA LYRE — AVRIL 1Ô2?Opinions et Suggestions Ce n'est pas par sa rèthorique seule que Camille Desmoulins provoqua la première journée révolutionnaire, c'est par l'éclat, par les accents de sa voix qu'il entraîna la foule dont la majeure partie suivit de confiance.Euripide n'était certes point compris des 40,000 spectateurs venus pour l'entendre, mais tous pouvaient dire l'avoir entendu interpréter les chefs-d'oeuvre qu'enfantait son génie.Pascal dit justement: "On ne prouve pas qu'on doit être aimé en exposant par ordre les causes de l'amour", cela serait ridicule.Jésus-Christ et St-Paul ont bien servi cet ordre du coeur qui est celui de la charité plus que celui de l'esprit, car leur but principal n'était pas d'instruire, mais d'échauffer.Saint-Augustin de même.Cet ordre consiste principalement à la digression sur chaque point qui à rapport à la fin, pour la montrer toujours.Or, comment pourrait-on échauffer sans la chaleur du discours ! ! ! Je pense qu'après des arguments aussi irréfutables, j'aurais suffisamment démontré ce que d'aucuns appellent la pure émission vocale, c'est-à-dire la faculté de faire du son, encore du son, toujours du son, -ne comporte pas plus d'art que articuler, prononcer.Les moyens d'articulation, d'élocu-tion, de prononciation, de diction forment une toute petite science, peut être indispensable, mais bien étroite, bien sèche pour se transformer peu à peu en un art très varié et très souple.L'étude de l'articulation est indispensable en ce qu'elle est un moyen de servir l'expression, mais l'enseignement de la prononciation correcte est au contraire, sans charmes pour moi.Néanmoins, il faut s'efforcer d'obtenir le plus vite possible la correction du langage.Il faut soigner son articulation, mais il ne faut point pétrir du souffle, sans cela on risque que de n'avoir quo la chaleur de son impuissance.Formez des voyelles, articulez des consonnes sur vos voyelles pour former votre langage.La plus grande énergie est indispensable, mais de même qu'on ne saurait impressionner par la matrice d'un modèle un métal inconsistant qui perdrait l'image la plus nette, même impressionné fortement, de même on ne saurait modeler la voix si son, métal est impur, disons impropre.Et j'en arrive à cette conclusion: les règles de la phonétique sont les mêmes (je me propose de les envisager en détail ultérieurement), pour le lecteur, le diseur, le comédien, le chanteur.Il n'y a qu'un seul conducteur de la pensée: la voix.A rencontre du professeur qui proposait l'articulation, la prononciation au service du texte, je réclame toujours à l'élève de faire passer dans son chant l'image, la couleur, l'esprit, la pensée renfermée dans le texte par le seul canal de la voix d'abord, puis la précision du langage qui doit ajouter et non détruire l'impression vocale.C'est pour moi atteler la charrue devant les boeufs que de proposer le contraire.En chant, du reste, nous n'avons point à nous soucier du mot à clef, ou de valeur qui fait image, ni des voyelles d'appui des mots de valeur.Tout cela c'est l'oeuvre du compositeur qui a établi tous les accents du bien dire, les longues, les brèves, les valeurs, les nuances et il n'y a pas jusqu'au rythme dont la moindre altération peut être une trahison.Il ne s'agit donc point de repenser le "Verbe" à la place de l'auteur qui n'a fait sa musique aussi belle que pour n'être, comme dit Wagner, que sa servante.Bornons-nous à bien servir la Musique d'abord et avant tout.Pénétrons-nous bien d'elle.Sachons saisir et comprendre les battements du coeur de l'auteur, faisons battre le nôtre à l'unisson du sien pour faire battre, à notre tour, celui de nos auditeurs.Plusieurs opinions et suggestions intéressantes ont été émises à l'occasion de la Semaine de Musique à Montréal.Nous en reproduisons quelques-unes."Deux institutions auxquelles sont liés nos progrès musicaux sont la création de l'enseignement du solfège dans les écoles de nos commissions scolaires et la fondation par le gouvernement de Québec, de conservatoires dans les principales villes de la province." (M.Arthur Letondal.) "L'idée de créer une semaine de musique- était excellente.A mon avis, l'admission à ses concerts ne devrait pas être entièrement libre.La recette serait énorme si l'on considère le chiffre fabuleux des personnes qui y assistent.De cette recette, on pourrait créer un fonds de réserve qui servirait à maintenir un orchestre symphoni-que dans notre ville.Ce n'est pas le moindre de nos besoins." (M.Victor Brault.) "La Semaine de Musique doit être une semaine d'éducation sans ennui et sans peine, d'éducation par le piaisir.Ses concerts ne devraient pas être absolument gratuits.Un abonnement de .50 — ou plus ou moins — qui donnerait droit d'entrée à tous les concerts, rapporterait une somme importante.Cette somme pourrait aider à la fondation d'un orchestre symphonique permanent.Le besoin d'un orchestre symphonique et d'une véritable salle de concerts se fait de plus en plus sentir à Montréal." (M.Léo-Pol Morin.) "La musique est devenue une condition essentielle de la vie présente.— Il faut multiplier les occasions où les enfants peuvent cultiver le goût de la musique sérieuse." (M.B.F.Poirier)."Ce que je voudrais voir se réaliser, ce serait une semaine de concerts où tous les artistes donneraient leurs services gratuitement, mais avec un prix d'admission peu élevé, .25 par exemple, établissant avec le produit de ces recettes un fonds pour assurer aux jeunes musiciens de talent et particulièrement doués, une série de leçons d'un professeur compétent." (M.Rex Battle.) "Qui donc dotera Montreal aune classe d'opéra?Je suis pour l'union des arts." (Mlle C.Marier.) "La Semaine de Musique n'aiderait-elle qu'à soulever les discussions, qu'à attirer l'attention sur un art indispensable à la culture d'un peuple, elle ne serait pas vaine.Ce seul motif suffirait à justifier le geste de ceux qui l'ont instituée." (M.Jean No-lin.) Gardons-nous de vouloir recomposer la pièce pour vouloir la mettre à la taille de nos moyens, au 'lieu de_ chercher les indispensables moyens à mettre au service de l'oeuvre.Tant qu'à résumer l'intrigue ou exposer la scène nécessaire indispensable à la compréhension de l'élève sur l'air, l'extrait d'opéra qu'il doit interpréter, si cela vous apparaît extraordinaire, rare, permettez-moi de croire qu'on ne saurait éclairer la lanterne de personne sans jamais avoir allumé la sienne à ce peu là.Hélas! combien enseignent sans jamais encore avoir pensé à acheter leur propre lanterne.JEAN RIDDEZ, de l'Opéra, des Maîtres du chant français.N.B.— Les notes qui ont servi d'arguments le Maître Jean Riddez à l'Institut Péda-.sont extraites des cours professés par gogique de Montréal."Je suis complètement en faveur d'une Semaine de Musique, à condition qu'elle; soit une occasion de faire connaître le beau de la Musique." (M.Roberval.) "Je suis d'avis que tout ce que nous ferons ne rapportera pas grand'chose tant que nous n'aurons pas un conservatoire, une symphonie et l'étude obligatoire du solfège dans les écoles, de même qu'une salle de concerts." (M.J.J.Gagnier.) M.Raoul Vennat, en faisant le bilan de ce qui nous manque pour le progrès dans notre domaine artistique, réclame pour Montréal une salle de concerts, un orchestre symphonique et des saisons artistiques régulières."A quand, dit-il, Montréal centre artistique?" "Il y a trois choses qui nuisent à nos musiciens, déclare M.A.J.Brassard.Ce sont: le radio, l'appui du public et la taxe provinciale de concert.Le radio: l'amateur qui, autrefois, se dérangeait pour aller entendre un concert, restera aujourd'hui chez lui; c'est plus reposant et économique, et écoutera jusqu'à une heure avancée les concerts étrangers.L'encouragement: l'appui que l'artiste local devrait s'attendre à recevoir, disparaît, et celui-ci se trouve en butte non seulement aux difficultés financières, mais morales.La taxe: les associations locales qui travaillent dans un but presque exclusif d'art et d'éducation, doivent non seulement encourir les frais d'organisation, mais payer une forte taxe en plus de celle établie depuis la guerre, que l'on appelle "sou du pauvre".Comment continuer notre oeuvre dans ces conditions ?C'est presque décourageant." M.Jean Goulet définit ainsi notre situation musicale: "A certains points de vue, nous n'allons pas mal; à d'autres, la situation est déplorable.Voici en effet une ville d'un million de population qui n'a pas de salle de concerts, qui n'a pas d'orchestre, qui n'a pas d'opéra.Quoi qu'il en soit, il n'y a pas lieu de désespérer.Il faut d'abord demander de toutes ses forces la construction d'une véritable salle de concerts.Tant que nous n'aurons pas une telle salle, nous resterons dans le marasme.Il faut demander que la musique ne soit plus considérée comme un simple art d'agrément, mais comme la source d'une instruction morale très haute." "Le chant est de toutes les formes de la musique celle qui s'impose par excellence en éducation.Le chant ne doit pas être l'apanage d'une élite.On ne saurait trop préconiser l'enseignement du solfège à l'école." (M.Salvatore Issaurel.) _ "Il est à souhaiter que l'intérêt manifesté pour la musique, au cours de cette semaine mémorable, ait des résultats qui se prolongent.Tous ceux qui se sont occupés d'éducation s'accordent aujourd'hui pour reconnaître à la musique une valeur éducative, valeur au moins égale à celle d'une foule de nos programmes d'enseigpements, et qui serait utile à plus d'un au cours de la vie réelle." (M.J.S.Atkinson.) "H faut que la semaine de musique ait, avant tout, un but éducationnel et relevé, qu'il en reste quelque chose, et surtout qu'elle fasse de nouveaux adeptes par milliers, surtout parmi nos dirigeants et ceux qui pourraient devenir des Mécènes s'ils comprenaient, une fois pour toutes, que le plus grand facteur d'intellectualité et de culture, c'est la musique." (M.Gustave Comte). Le LES PAGES DU CARILLON Directeur: CHARLES MARCHAND FESTlUAL de QUEBEC Par M \l Kll K MOKISSET Le comte Austin de Croze, l'un des grands apôtres de la chanson populaire française, écrivait récemment: "Déclarer que le?chansons populaires de France sont les plus intéressantes, les plus captivantes et, peut-être, les plus belles du monde, cela peut paraître assez outrecuidant de la part d'un Français; pourtant, cela est vrai, exquisement vrai, logiquement vrai, mais cette constatation n'implique nullement que les chants populaires des autres nations n'aient pas un charme, une saveur et un intérêt absolus, ni qu'ils ne puissent rivaliser avec les nôtres; ne sont-ils pas de même essence?Ne sont-ils pas tous faits de l'âme et du coeur des peuples?"Cependant, ceux de France ont quelque chose de plus."Pour quiconque les connaît, les chansons de France forment un tout homogène dont la prépondérance s'impose sur l'ensemble donné par chaque nation.Pourquoi ?Simplement à cause de la quasi miraculeuse diversité non seulement du texte de ces chansons, mais aussi de leurs mélodies, diversité prodigieuse à laquelle nulle autre contrée du globe n'a encore atteint." Ces paroles, qui conviennent si bien au chant populaire français, s'adressent avec autant de vérité à notre folklore franco-canadien.En effet, la source pure et féconde de nos anciennes chansons, nous la découvrons avec un légitime orgueil dans l'une ou l'autre de ces trente-sept provinces qui, avant la Révolution, formaient le territoire de France.Esprit, sincérité, candeur, tristesse ou joie, tout le sang et toute la vie de la vieille chanson française, nous les retrouvons nécessairement dans les chansons de chez nous.Telles mères, telles filles.Or, ce sont ces chansons du peuple qui font actuellement tant parler d'elles.Journaux anglais el fr^nçain.revues, fascicules, plaquettes, tout nous rappelle qu'un grand festival de la Chanson aura lieu à Québec les 20, 21 et 22 mai prochain.Et, comme un logique corollaire à cette glorification de la chanson ancienne, le Musée National du Canada, en coopération avec le Pacifique Canadien, célébrera également les Métiers du Terroir.On veut que le public voit de ses propres yeux, — et l'on a cent fois raison de chercher à établir un tel parallélisme, — quels liens intimes existent entre notre merveilleux folklore et nos vénérables industries domestiques.Pour le moment, nous nous occuperons de la chanson, quitte à parler plus tard de ces admirables travaux accomplis au foyer même des ancêtres.Si tous ceux qui se sont penchés sur notre folklore canadien-français, — disparus et contemporains, — se trouvaient réunis au Château Frontenac durant ces jours mémorables de mai, nous aurions dans les salles de cette vaste et somptueuse hôtellerie un groupe imposant.Sans être légion, la phalange de ceux qui ont étudié et recueilli les chansons locales est plus compacte qu'on ne le croit généralement.Sans doute, dans ce domaine, personne n'est allé aussi loin que Marius Barbeau quant à ce qui concerne la recherche de mélodies distinctes.En effet, Barbeau a recueilli plus de quatre mille mélodies dont les copies sont conservées au Muséc National à Ottawa.Mais s'il fallait nommer quelqu'un pour présider à cette fête de la chanson populaire, et si les absents se trouvaient là, nul doute que notre loyal et sincère Ernest Gagnon, ce pionnier de notre folklore occuperait la place d'honneur.Et ce ne serait que justice.Autour de Gagnon.nom aimerions voir les Tremblay, les Fortier.les Laliberté.le» O'Brien.les Gautier, et combien d'autres que nous devrions citer! Comme Wéckerlin, Tiersot, Bourgault-Ducoudray, Vincent d'Indy, Maurice Ravel, Charles Bordes, Moullé, Grovlez, Vuiller-moz, Gustave Ferrari et Pierné en France; comme Balakirew en Russie; comme Hatton et Cecil Sharp en Angleterre, les musiciens canadiens-français que nous avons nommés ont, — peut-être plus que tous les autres, — fait jaillir de l'ombre toute une lumineuse floraison de ravissantes mélodies.Voilà même que chez nos concitoyens de langue anglaise.Murray Gibbon, l'initiateur, l'âme du prochain festival, lance aux quatre coins du globe un volume où l'on trouve trente chansons populaires admirablement traduites, et au moyen desquelles Gibbon veut mieux faire comprendre le caractère canadien-français par les populations anglophones.Est-ce ici le moment de parler de l'oeuvre du Carillon Canadien ?Depuis combien de temps Charles Marchand donne-t-il le meilleur de son talent, de son enthousiasme, de sa vie à la diffusion de ces vieux airs ?Et puisque je n'ai pas le droit de m'ou-blier moi-même, depuis combien d'années ai-je souhaité que notre folklore ait.enfin, son jour de triomphe! Il semble qu'avec le temps toutes choses arrivent.Avec le président du Pacifique Canadien en tête, M.Beatty.avec Murray Gibbon, avec Marius Barbeau, avec Charles Marchand, la réussite du projet est assurée.Si l'on jette maintenant un coup d'oeil sur les artistes qui.— en dehors de Marchand, — prendront part au festival, des noms de très haute valeur retiennent l'attention.C'est Rodolphe Plamondon.le plus réputé de nos ténors, qui occupe peut-être le premier plan.C'est Madame Jeanne Dusseau, brillante interprète des chansons du folklore.C'est Campbell Mclnnes.un spécialiste de nos couplets du terroir.C'est Mlie Juliette Gaultier, très versée dans tout ce qui touche au folklore musical.C'est le Quatuor de "Hart House", de Toronto, qui interprétera des oeuvres de MacMillan, de Healy Willan et d'Oscar O'Brien.Enfin, ce sera Charles Marchand et ce déjà fameux "Quatuor de Bytown", que nous avons créé l'an dernier et qui comprend Fortunat Champagne, Miville Belleau, Emile Boucher et Marchand lui-même.Ce quatuor présentera vingt-cinq chansons arrangées pour quatre voix par le maître Pierre Gautier, autrefois de France, et demeurant aujourd'hui à Ottawa.pas que les représentants du "Carillon" et de "La Lyre", — je veux dire Marchand et ses collaborateurs, — feront honneur à la grande famille que composent les abonnés de notre revue?Par une bienveillante délicatesse à l'égard de celui qui écrit les présentes lignes, voilà même que le "Quatuor de Bytown" interprétera "Le laboureur", dont Oscar O'Brien a écrit la mélodie et dont j'ai composé les paroles.L'arrangement à quatre voix de cette chanson moderne est également dù à M.Pierre Gautier.Par ce qui vient d'être dit.on se rendra compte que le prochain festival fera époque dans les annales de la musique au Canada.Déjà plusieurs espèrent que cette manifestation artistique se répétera annuellement et donnera au folklore canadien-français un élan et un lustre auxquels les plus optimistes n'avaient même jamais rêvé.Il est à souhaiter que nos musiciens se mettront à l'oeuvre pour fouiller notre folklore et en faire surgir d'abondantes et solides productions.Quelle belle cl noble source d'inspiration! Hâtons-nous d'y puiser.Maurice MORISSET.MADAME DE REPENTKiNY.Krande dame dr Quebec, qni institua au Canada, en 1705.le tis»ace domestique des etoffea.N'est-ce M E.\\ M:\in.president du Pacifique Canadien, qui a donne n*rr enthousiasme son assentiment au Festival de la Chanson et de» Métiers.I.JOHN HURRAY GIBBON, directeur de la publicité pour le Pacifique Canadien qui a conçu l'idée du Festival de la Chanaon et dea Metiera. LÀ LYRE — AVRIL 1927 La Vie Amoureuse de Beethoven par HENRY BORDEAUX de VAcadémie française Beethoven, qui, mieux que la beauté, avait le pouvoir de subjuguer par "la conscience de sa force", vécut toute sa vie sans une faiblesse, et n'aima que d'un amour idéal qui le dispensa de subir le joug d'aucune femme.Car il n'est guère de servitude réelle que de chair; tant que le corps n'est pas engagé, nous commandons à nos amours, dont l'exaltation même n'altère point, mais souvent fortifie notre personnalité.Sans doute, ie génie triomphant exerce sur les femmes plus de prestige que le génie malheureux.Elles ont toujours préféré les vainqueurs et connaissent moins que nous, quoi qu'on en ait dit, la pitié amoureuse.Elles ne trouvent la gloire que toute faite, du moins le plus souvent, car il en est de divines qui se penchent sur la détresse ou pressentent la valeur, et celles-là vont plus loin dans l'amour qu'aucun homme n'ira jamais.Beethoven était pauvre, gêné, embarrassé de toutes manières, d'une famille cupide et peu reluisante, muré dans sa surdité.Mais, enfin, la puissance démesurée de son art renversait toutes les entraves, le désignait à la passion, lui qui prenait les âmes humaines pour les rouler dans un océan où elles ne sentaient plus la misère de vivre, mais seulement l'orgueil, la splendeur, la joie de la vie, ou cette tristesse pathétique faite de la tension de notre désir et du mirage qu'il entrevoit.Si donc il ne réalisa pas ses amours, c'est qu'il ne voulut point les réaliser.La plus grande part de nos passions nous revient, soit dans leur recherche, soit dans leur aboutissement, et la fatalité n'est que l'excuse des faibles.Il se garda tout entier eiî sa vie intérieui'e se gonfla comme un torrent qu'on enchaîne, jusqu'à ce qu'elle se satisfît dans la sérénité que donnent la foi, la domination de soi-même et la perpétuel conception artistique.Trois noms de femmes, inégaux en importance, se relisent dans sa biographie.La première est la gentille Lorchen, Eléonore de Breuning.Il avait alors dix-sept ans et, par l'incapacité de son père, il était déjà chef de famille, chargé de deux frères à élever.Elle avait deux ans de moins que lui.Elle adorait la poésie comme lui la musique, et ils mirent en commun leurs premiers rêves.S'aimèrent-ils ?On ne le sait pas.Elle épousa, quelques années plus tard, le docteur Wegeler, et Beethoven eut, désormais, deux amis qui lui demeurèrent fidèles jusqu'à la mort.Cette idylle ne fut donc, tout au plus, qu'un souvenir d'enfance, délicat et paisible, que débordait son cadre, cette ville de Bonn où il vécut ses meilleures années et que baigne le Rhin aux rives romantiques.A trente ans, il aima une "magique enfant" qui le retira de la solitude où il s'enfonçait.Frappé de son mal terrible, il s'était éloigné des hommes èt il se cachait comme s'il avait honte d'être seul à n'entendre qu'en esprit les harmonies qu'il répandait sur le monde.Elle s'appelait Giulietta Guicciardi.Elle ramena le fugitif et lui rendit l'espérance.A cette jeune fille qui éclaira sa nuit est dédiée la sonate du "Clair de Lune".Ce bonheur fut de courte durée.Tant de préjugés sociaux les séparaient, et tant d'infortune.Le pur sentiment qui l'avait attirée vers lui avec une sj noble spontanéité s'évapora dans l'enfantine vanité de gouverner un génie.Elle fut coquette et personnelle, quand il ne fallait être que simple et dévouée.Mais le dévouement et la simplicité, quelle jeune file s'en accommode?Et Giulietta épousa le comte Gallen-berg.Beethoven connut un désespoir digne du Jardin des Oliviers.Dieu ne l'abandonnait-il pas, qui lui ôtait son rayon de lumière ?Mais les âmes fortes rebondissent de l'abîmes, et dans son coeur ouvert il fit entrer seulement plus de compassion, plus de dignité, cette connaissance profonde de la vie qui ne s'acquiert que dans ces défaites changées en victoires.Quel étonnement n'eût-elle pas éprouvé, la pauvre comtesse Gallenberg, en lisant cette lettre écrite par Beethoven peu après qu'elle l'eut laissé pantelant de sa cruauté: "Ma jeunesse, oui, je le sens, ne fait que commencer.Chaque jour me rapproche du but que j'entrevois sans pouvoir le définir.Je veux saisir le destin à la gorge.Il ne réussira pas à me courber tout à fait.C'est si beau de vivre mille fois la vie!".Les bois coupés reverdissent plus beaux, chantait le vieux Ronsard.Ainsi, elles sont tentées de s'exagérer leurs ravages: il est, chez les vrais génies, des portions de l'âme qu'elles n'atteignent point et qui ne sont pas à la merci d'un désespoir amoureux.L'amour de Thérèse de Brunswick est plus mystérieux, car son dénouement demeure obscur.Elle se fiança a Beethoven en 1806: il avait trente-six ans.Elle-même a raconté les circonstances de ces fiançailles.Elle reçut le musicien à Martonvasar, en Hongrie, où elle résidait avec son frère, le comte François.Là, ils échangèrent leurs aveux, mais elle l'avait dès longtemps devancé, car elle l'aimait depuis que, petite fille, elle prenait avec lui, à Vienne, des leçons de piano."Un soir de dimanche, dit-elle, après dîner, au clair de lune, Beethoven s'assit au piano.D'abord, il promena sa main à plat sur le clavier.François et moi, nous connaissions cela.C'est ainsi qu'il préludait toujours.Puis, il frappa quelques accords sur les notes basses; et lentement, avec une solennité impressionnante, il joua un chant de Sébastien Bach: "Si tu veux me donner ton coeur, que ce soit d'abord en secret; et notre pensée commune, que nul ne la puisse deviner." Ma mère et le curé s'étaient endormis; mon frère regardait devant lui, gravement; et moi, que son chant et son regard pénétraient, je sentis la vie en sa plénitude." M.Romain Rolland, qui, dans sa pieuse "Vie de Beethoven" cite ce témoignage, attribue à Thérèse de Brunswick la destination de l'unique lettre d'amour, non datée, qui figure dans la correspondance du maître.C'est une supposition qui ne repose que sur une preuve psychologique, l'état d'esprit que cette lettre dénote et qui se rapproche sensiblement de l'inspiration ardente dont les compositions datées de cette époque sont toutes secouées."Mon immortelle bien-aimée", appelle-t-il son amie, comme un accord de 1' "Appassionnata", et il lui dit: "Sois paisible", comme dans la "Symphonie Pastorale".Ils'ne s'épousèrent pas, et l'on n'en sait point la raison.Mais jusqu'à sa mort elle aima Beethoven.Et lui, dix ans après ses fiançailles, il écrivait: "En pensant à elle, mon coeur bat aussi fort que le jour où je la vis pour la première fois".Mais, dans ses notes de la même année, il nous donne le secret de sa façon d'aimer, à l'occasion des émotions/, que lui procurait la nature."Mon coeur, dit-il, déborde à l'aspect de cet admirable paysage, et, pourtant, elle n'est pas là, près de moi." Pour sentir la vie dans sa plénitude, il n'avait pas besoin, lui, qu'elle fût là.L'harmonie des lignes et des couleurs et la diversité que la lumière du matin et du soir donne aux choses lui suffisaient, car il projetait sur l'horizon l'ombre de sa grande âme."Personne sur terre ne peut aimer la campagne autant que moi, écrivait-il plus tard.J'aime un arbre plus qu'un homme." Qu'avait-il besoin de l'humanité?Il la portait toute entière dans son coeur déchiré par la douleur et passionnément avide de la joie suprême.Ainsi, l'amour ne fut pour lui qu'une occasion de sentir, et non point une influence, cette empreinte que laisse en nous la domination d'un être étranger.Un visage de fraîcheur et de jeunesse, une main qui répand la douceur, c'étaient des contours précis pour ses désirs qui n'en supportaient point.Sa vraie vie passionnée ne fut qu'intérieure, et quelle richesse en orages, en éclairs, en ouragans et puis en calme apaisé! La solitude fut le laboratoire de sa pensée.Henry BORDEAUX, de l'Académie française. 14 a tempo P F F F J'' h rail.ça! ça! ça! Qu'il la trou - vait donc Je crois lire en votre Pour faire un bon mé fine, Il le di âme, Qu'on i - rait nage, Il faut s'ai sait comm' ben comm' mer comm' ça! ça! ça! a tempo Qu'il la Je crois Pour faire trou - vait donc lire en votre un bon mé fine, âme.nage.Qu'il Je Pour F F F F la trou - vait donc crois lire en votre faire un bon mé fine, âme, nage, F F F F- rail.Qu'il la trou-vait donc Je crois lire en votre Pour faire un bon mé I fine, Il le di âme, Qu'on i - rait nage, Il faut s'ai sait comm' ben comm' mer comm' rail.Comm Ca 4 -P ça! ça! ça! rrv LES PAGES DU CARILLON Directeur: CHARLES MARCHAND 25 LES BOIS DE MON PAYS I par ALPHONSE DES I LETS j A Albert Ferland, au poète forestier.Les bois de mon pays sont tout un monde intime Où les arbres sont doux, religieux et grands; Et la brise qui passe, en inclinant leurs cimes Donne à leur multitude un charme pénétrant.On y respire à pleins poumons le tiède arôme De l'humus receleur de feuillages défunts.Oh! lorsque le sapin et le mélèze embaument, La salubre vertu des sylvestres parfums! Oh ! le plaisir exquis de marcher dans les brousses Qui vous battent la hanche, et celui de s'asseoir Sur les cailloux vétu3 de lichen et de mousse Et que dore un dernier rayonnement du soir! Le vent détache des ormeaux de larges feuilles Où l'on écrit des vers de tendresse enflammés.Sur les bouleaux soyeux, dont l'écorce s'endeuille Les amoureux inscrivent des noms bien-aimés.Et des rêveurs s'en vont, sans nul itinéraire, Par les sentiers obscurs, sous l'ombre séculaire Des chênes ayant l'air de se ressouvenir Et de vouloir parler aux hommes à venir.Les chênes sont pleins de choses mystérieuses Qui hantent leur mémoire fidèle au passé.Car, naguère, combien de luttes ténébreuses Ont jeté de l'effroi dans leurs coeurs offensés! Aujourd'hui que la paix, aux claires oriflammes, Flotte sur la patrie et que d'humaines voix Raniment leurs échos, seule la, douce flamme Des midis printaniers fait tressaillir les bois.Ils rêvent tout le jour, assis au bord des plaines; Ils écoutent chanter et les sources prochaines, Et le grillon furtif, et le clair rossignol.Et voici que leurs coeurs de placides ancêtres S'émeuvent au réveil des grands travaux champêtres.Les fermes sont tout près où s'essore le sol Les boeufs vont au labour sitôt que l'aube argenté Le faîte des coteaux et rentrent vers le soir, Alors qu'autour du feu l'on voit les vieux s'asseoir Et que la lune monte au fond de la brûnante.Chaque saison déroule à leurs yeux éblouis Sa trame besogneuse.Et ce sont les semailles Et puis la fenaison, et la coupe des pailles Et le tabac qu'on roule et le lin qu'on rouit.Cependant que les femmes en jupes de toile Portent aux moissonneurs des branches à lier, Les oiseaux migrateurs s'abattent par milliers Sur le chaume où du grain dort à la belle étoile L'existence des bois s'écoule toute ainsi.Or, quand l'hiver s'annonce et que le vent se presse D'effeuiller leurs rameaux, une immense tristesse Les enveloppe alors et leur front se noircit.Ils pleurent sous la pluie et par les nuits ils geignent.Mais, bien que la mort passe et que leur grand front saigne Les arbres n'ont jamais maudit les durs hivers.Car, ils savent qu'après avoir longtemps souffert, En un jour glorieux, dans une aube pascale, Ils se dépouilleront des robes sépulchrales Et que leurs coeurs émus réentendront chanter Le cantique immortel du Blé ressuscité ! Cette pièce est publiée avec l'autorisation de l'auteur et extraite du volume "Dans la brise du Terroir" en vente chez tous les libraires.RONDE POUR LES SUCRES par ECHO D'AIR | — 1 — Les érables de la savane Autour de la vieille cabane Sont maintenant tous "entaillés"; Chantons en choeur, gais "sucriers" ! — Refrain — Chantons, dansons en rond, Tout autour du chaudron! _ 2 — Dans la grande salle enfumée Où monte une odeur parfumée On fait "bouillir à gros bouillons" "L'eau sucrée" au fond des chaudrons! — 3 — En face du feu qui pétille, Amusons-nous, garçons et filles, Et sauçons notre bon pain bis Dans la "trempette" ou le "réduit" ! — 4 — Tout en nous lançant des oeillades, Faisons-nous cuire des "grillades", Et, pour compléter le "fricot" Mangeons du sucre et du sirop ! — 5 — C'est le temps de chanter, de rire, Car on dit toujours que la tire Est meilleure à manger au son D'un joyeux refrain de chanson ! — 6 — Puisqu'au milieu de cette fête L'amour vient nous tourner la tête, Offrons à nos "blondes" qui rient Nos coeurs.en sucre du pays! 26 Le Vieux Cheval de Manège Par EMILE CODERRE ; En souvenir du vieux cheval qui actionnait le carrousel du Parc Sohmer.Au milieu du tapage et des éclats de voix Auxquels un orgue faux vient mêler sa musique, Fais tourner les enfants sur les chevaux de bois, Fais-les tourner, tourner, O vieux cheval étique! Sans plainte, sans révolte, impassible et courbé Sous le fouet dont les coups te lacèrent l'échiné, Tête basse, jarrets tendus, poitrail bombé, Fais-les tourner, tourner sur ta lourde machine! Puis, ce soir, quand le parc sera désert et clos Et que la foule aura regagné ses demeures, Repose-toi.Demain, tu reprendras ton lot, Le même, chaque jour, jusqu'à ce que tu meures! Et ce lot, n'est-ce pas celui de tant d'humains Qui, gagnant avec peine une maigre pitance, Sans espérer jamais de meilleurs lendemains, Tournent toujours en rond dans la même existence.Les Saintes Femmes Par ALPHONSE DESILETS Le soleil rajeunit cette aurore pascale Où le printemps en fleurs étale ses apprêts.Par l'austère chemin qu'ombragent des cyprès Trois femmes ont marché dans la paix matinale.Pour avoir comprimé, dans les pleurs et l'effroi, Leurs coeurs respectueux et lourds de sympathie Elles ont ainsi que Joseph d'Arimathie, Voulu revoir le Maître au fond du cercueil froid.Et c'est pourquoi, les mains d'aromates chargées, Craintives, à pas lents, dès l'aube du sabbat Elles ont traversé le torrent qui s'ébat Des sources du Cédron au bourg de Bethphagée.Tout le long du chemin l'une disait, brûlant De voir luire au soleil les lances de la Garde: "Qui donc enlèvera la pierre qui le garde?" Et son doigt se posait sur sa bouche en tremblant.Mais lorsque le Sépulcre apparut, large ouvert, Et qu'au seuil resplendit la beauté surhumaine Du bel adolescent, Marie et Madeleine Ne se souvinrent plus d'avoir longtemps souffert.Salomé, demanda, de sa voix désolée, Ce qu'était advenu du Maître enseveli Et l'Ange dit alors, en leur montrant le lit: "Resurrexit! Il vous précède en Galilée." Sous le soleil dorant cette aurore pascale, Où le printemps en fleurs étale ses apprêts, Par l'austère chemin ombragé de cyprès Trois femmes revenaient dans la paix matinale.LES PAGES DU CARILLON Directeur: CHARLES MARCHAND En Regardant la Lune Par JEAN NARRACHE A soir j'ai l'coeur tout plein d'tristesse: C'est drôle j'me sens tout à l'envers! J'ai soif d'amour et pis d'tendresse Quasiment comme un faiseux d'vers.J'vois la lune au d'sus des bâtisses ; A r'luit comme un "trenf sous" tout neux; Ma foi d'gueu, c'est ell' qui m'rend triste, Pis qui m'met des larm's dans les yeux.Ah! quand j'ia r'gard', des fois, j'me d'mande Si y a des gens qui viv'nt la-d'sus, Qu'ont faim parc' qu'la misère est grande, Qu'ont frett parc' qu'y ont pas d'pardessus.C'est-i pareil comm' su' la terre?Ya-ti des chagrins pi des pleurs.Des pauvr's yâb's, des rich's, des guerres, Des rois, des princ's, pis des voleurs ?Ya-ti des gens qui pâtissent, Qui sav'nt pas c'qui mang'ront l'iend'main.Tandis que ben d'autr's s'enréchissent Dans l'trust d'ia viande et pis du pain ?Ya-ti ben des enfants qui meurent Faut' d'avoir quoi pour n'avoir soin, Et pis des pauvr's mèr's qui pleurent En r'gardant l'ber qu'est vid' dans l'coin ?Ya-ti des pauvr's gueux qui rêvent D'êtr' heureux pis qui l'sont jamais?Qu'attend'nt toujours et pis qui crèvent Sans rien avoir de c'qui z'aimaient?i Humour Anglais WILLY — Qu'y a-t-il dans ton esprit?TILLY — Des pensées.WILLY — Traite-les bienveillamment puisqu'elles sont à l'étranger.Grains de Vérité De nos jours bien des gens préféreraient avoir comme épitaphe "Ce fût un bon joueur de golf" au lieu de "Ce fût un brave citoyen".Vous qui attachez tant d'importance à votre petite personne, rappelez-vous ceci: Les tombes d'un grand nombre d'hommes célèbres il y a un siècle sont aujourd'hui couvertes de mauvaises herbes.Pas Nécessaire CLIENT — Voyez tailleur, "vous n'avez pas fait de poches à mes pantalons.TAILLEUR — Je l'sais.A juger par votre compte ici, j'ai pensé que vous n'aviez rien à mettre dedans. LA LYRE — AVRIL 1927 27 LA NOUVELLE METHODE Cette illustration représente de quelle façon un record est fait par le nouveau procédé électrique dans le laboratoire Brunswick.Le chanteur et les musiciens aussi confortablement installés qu'ils le seraient pour un concert, interprètent le morceau dont tous les sons sont fidèlement enregistrés.L'ANCIENNE METHODE L'enregistrement, tel qu'il se faisait d'après l'ancienne méthode mécanique, alors que les musiciens devaient se "déranger" afin de produire le meilleur effet possible; la chanteuse était tenue de se mettre tout près du cornet enregistreur.La qualité et l'étendue des sons enregistrés se trouvaient par là même limitées."La Lyre" a le plaisir d'inaugurer aujourd'hui sa nouvelle rubrique "Le Phonographe".Cet instrument y sera étudié sous tous ses aspects: art, industrie, enregistrement, nouvelles productions, etc.Ces pages serviront d'intermédiaire: c'est par leur entremise que tous, amateurs comme professionnels, connaîtront ses développements, grâce à des articles écrits par des experts en la matière, présentés de façon simple, claire et attrayante.Histoire, biographie, étude, tous les sujets généraux se rapportant au phonographe et aux disques y seront traités.Et, si les intéressés veulent bien nous faire part à ce propos de leurs observations personnelles, nous ouvrirons au besoin différentes colonnes: Correspondance, Questions et Réponses, Notes Personnelles, etc.Notre double but est de renseigner et d'intéresser nos lecteurs.Nous ferons tout en notre pouvoir pour atteindre cet idéal.Comment les sons sont enregistrés dans votre record par le nouveau procédé électrique (Par des experts de la Western Electric Company) Les jolies fées vivent dans la forêt et si quelqu'un connaissait l'endroit où elles dansent leurs rondes gracieuses et savait les mot» magiques de leur langage, au son de sa voix il pourrait les faire accourir, vives comme l'éclair.Cachés entre le versant et la côte des petites rainures d'un record de phonographe se trouvent des sons, et celui qui possède des records et un phonographe magique peut, quand il le veut, faire sortir ces sons de leur retraite.Lorsqu'il s'agit des fées, personne ne peut dire comment il se fait qu'elles peuplent la forêt, mais pour ce qui est des records, tous savent que c'est la science qui y a introduit les sons.De fait, rien ne semble impossible ù la science, et l'enregistrement électrique des ondes sonores est l'une de ses dernières et plus belles découvertes.Hais la plupart des amateurs de phonographe ne sont aptes qu'à apprécier les qualités qu'ils peuvent voir et entendre, — la beauté et le fini du cabinet, la douceur de l'uiguillc glissant doucement sur le record, l'audition de leur chanteur ou pianiste favori, le grondement d'un mouvement Wagnerien, le rythme d'un jazz sautillant — et oublient complètement ou ignorent les merveilles de l'enregistrement qui leur ont procuré de telles jouissances.Parmi les améliorations apportées dans la fabrication du phonographe et de ses accessoires, il y en a de très importantes effectuées pour le développement et le perfetionnement des moyens électriques pour l'enregistrement de la musique et des paroles, qui ont plus ou moins révolutionné l'art phonographique tout entier.Ce travail fait dans les laboratoires de la Cie Bell Telephone pour la Cie Western Electric, a été mis à la portée du public grâce à l'intermédiaire des plus puissantes compagnies de phonographes.Le dicton, "Le chemin le plus long; est souvent le plus court" semble s'appliquer à ce nouveau système d'enregistrement électrique des sons, contrairement à la première forme mécanique d'enregistrement.Bien que théoriquement l'enregistrement électrique nécessite le changement de l'énergie mécanique (ondes sonores) en énergie électrique, et alors transfère de nouveau cette énergie électrique en unites mécaniques — ce procédé n'est pus du tout compliqué si l'on considère l'ancienne méthode qui consistait à employer directement la force des ondes sonores pour faire les ramures sur le record de cire, lequel constituait le disque maitre.Si le procédé électrique de l'enregistrement semble moins directe que le procédé mécanique, il atteint néanmoins sa destination, et rend possible une reproduction presque parfaite de l'interprétation originale, ce qu'aucune autre méthode n'a jamais pu taire.De plus, ce procédé d'enregistrement exige un travail moins ardu de la part des musiciens.Autrefois, les membres d'un orchestre devaient, pour l'enregistrement des morceaux qu'ils jouaient, ré-arranger certains instruments de façon à leur assurer une proéminence suffisante; il leur fallait aussi se grouper pour ainsi dire péle-mèle devant le cornet récepteur, afin de pouvoir enregistrer la plus grande quantité possible d'ondes sonores.Ainsi, les plus petits instruments étaient en grand danger d'être submergés.Pour renforcer l'intensité des vagues mises en mouvement par les violons, les violonistes devaient employer les instruments "Stroh", lesquels sont des violons avec cornets posés de façon à ce que le chevalet fasse vibrer un diaphragme attaché au cornet lorsque l'archet est tiré sur les cordes.Dans de telles conditions, l'enthousiasme nécessaire à une belle exécution ne peut exister dans toute sa plénitude et le musicien ne donne pas toute sa valeur, ce qui est cause de la moins bonne exécution des pièces.Maintenant, les musiciens sont assis à l'aise et peuvent se servir des instruments qu'ils ont l'habitude d'employer.Le chef d'orchestre groupe les cordes, cuivres, instruments à vent, de la manière la plus conforme, selon son opinion, à former le plus bel alliage de sons.Celui-la, par exemple, placera les cornets du côté de la scène, tandis que celui-ci les reléguera en arrière.La nouvelle méthode d'enregistrement obvie à la nécessité de changer quoi que ce soit aux arrangements du chef.Deux ou trois microphones de haute qualité sont employés à réunir et capter les sons de la même manière qu'au concert ces sons se réuniraient avant d'atteindre l'auditoire.De plus, le temps que met un son à s'éteindre après que le musicien a cessé de jouer peut être réglé, en partie, par le choix des rideaux et autres tentures que l'on suspend afin d'absorber les sons.Toutes ces précautions sont prises afin de réserver à celui qui écoute, l'illusion de la présence des artistes dont on fait jouer le record.En réglant soigneusement la somme des répercussions dans un studio, on évite l'excès d'écho ou d'assourdissement.Si la chambre possède trop d'écho, toute une série de notes se trouve noyée par celles jouées immédiatement avant ou après, et ces notes sont tellement confuses lorsqu'il s'agit d'un grand orchestre, qu'il est impossible de distinguer un instrument d'un autre.Cela donne l'impression que la pièce est complètement vide, et, si le studio est trop sourd, la musique semble jouée en plein air, sans plafond de résonnance au dessus ni plancher en dessous des musiciens de l'orchestre.En obtenant un juste contrôle des propriétés acoustiques de la pièce où se fait l'enregistrement, une grande amélioration s'est accomplie dans l'art de l'enregistrement.Le record fabriqué d'après LA LYRE — AVRIL 1927 Celte 'l'"»! d'un rait mncli'l représente le disque de rire dans lequel les non* seront enregistres, f perfectionne, appareil amplificateur électrique, est employe, aim Pour I i qu'ur rmrnl ëlertrique un mirraphnne de haute qualitr erord mécanique, tel que représente ici.le procédé électrique crée l'illusion, lorsqu'il est joué, que l'orchestre ou le chanteur est dans la chambre voisine de celui qui l'écoute, tandis que dans les anciens disques, l'écho, l'absence d'équilibre dans la sonorité des différents instruments, et les défauts d'enregistrement des sons bas et élevés, ne pouvaient donner, même au plus petit degré, cette agréable illusion.Le parcours des vibrations de son à partir du moment où le microphone les saisit de la pièce où elles sont enregistrées jusqu'à ce qu'elles apparaissent comme une rainure irrégulière sur un record de gramophone, ressemble à une onde électrique transmise par un circuit téléphonique.En effet, le microphone n'étant qu'un transmetteur téléphonique spécial, prend les fluctuations de la pression d'air au moment où elles frappent son diaphragme et les transforme en fluctuations de volts de la même manière que les fluctuations de la voix sont changées en pression électrique en parlant dans un téléphone.Ces fluctuations de volts ainsi mises en mouvement sont trop menues pour tracer le dessin qui coupe le record permanent dans le disque de cire; dès lors, pour obvier à cela, des amplificateurs droits à tube à vide, comme dans le radio, sont introduits dans le circuit, semblables, comme modèle et en principe, à ceux bien connus employés par l'Electric Public Address Systems, avec lesquels on peut faire entendre un discours ou de la musique à un auditoire de plus de 2,000 personnes.C'est en appliquant au phonographe les principes d'amplification de sons employés par le Public Address Systems, que l'enregistrement électrique a été développé.Le courant distribué à l'enregistreur par les amplificateurs varie selon la pression de son donnée au diaphragme du microphone, laquelle pression de son dépend des vibrations émises par les instruments de musique.L'enregistreur est électro-magnétique dans son action, et correspond grossièrement à un receveur téléphonique qui convertit les vibrations électriques en vibrations de son.Dans le cas de l'enregistreur phonographique, les vibrations électriques ne sont pas changées en vibrations de son, mais plutôt en vibrations mécaniques, dont l'effet sera d'activer le stylet qui coupe dans le disque de cire.Et c'est d'après ce disque modèle que les records de phonographe sont fabriqués.En plus de l'enregistreur proprement dit, il y a un indicateur qui sert à mesurer la force distribuée à l'enregistreur, ainsi qu'un système moniteur d'audition (tel qu'employé dans le Public Address Systems), consistant en un amplificateur placé directement à travers l'enregistreur.Cet appareil agit comme moniteur à haut-parleur, et permet à l'opérateur d'écouter le record au moment même où il se fait, et d'obtenir le degré de volume désiré simplement en se servant du système amplificateur.L'enregistreur, à travers un filtre électrique multi-section, absorbe les ondes sonores à mesure qu'elles entrent, les réfléchit et les ramène à leur point de départ de façon à ce que les larges amplitudes qui accompagnent les notes de basse et font passer le stylet d'une rainure à une autre soient évitées.L'enregistrement électrique a ainsi rendu possible la conservation de leur naturel aux notes au-dessous du do moyen, lequel dans l'ancien système était perdu, par le fait que les fondamentales de ces notes basses ne s'enregistraient pas.Les harmoniques des tons au-dessus du milieu de l'octave supérieur du piano sont aussi enregistrées par le nouveau système, celles là mêmes qui, duns l'ancien système, n'étaient reproduites qu'assourdies.L'introduction du procédé électrique dans l'Art a donné une vie nouvelle au phonographe.Par dessus tout, il a apporté le naturel dans la reproduction, en enregistrant avec une égale intensité les sons d'octaves supérieurs ou inférieurs, en éliminant les effets criards de l'ancien système et en ajoutant l'atmosphère qui accompagne l'audition ordinaire de la musique.Et, en donnant aux différents tons et volumes l'étendue requise, permet d'enregistrer fidèlement le chant d'une soprano lyrique tout comme celui de la basse la plus profonde ou le jeu d'un orchestre symphonique complet sans perdre les nuances les plus délicates.Il n'y a pas très longtemps, quelques années seulement, nombre de musiciens étaient sceptiques, parfois même indignés, lorsqu'il leur était dit qu'un jour viendrait où le phonographe ne serait plus le détestable instrument nasillard blessant leurs oreilles par ses refrains stupides, mais bien le serviteur des Muses, leur permettant d'entendre les chefs-d'oeuvre des grands maîtres.Cette prédiction qui semblait alors osée, est maintenant un fait accompli: elle s'est réalisée dans toute sa plénitude.Le Victrola Orthophonie perfectionné peut maintenant jouer 12 records sans qu'il soit nécessaire de toucher à l'appareil.Le changement se fait automatiquement.La machine enlève le record joué, le place dans un compartiment spécial, et immédiatement un autre record se place sur le disque.Une symphonie entière peut être ainsi jouée sans interruption.Cette machine emploie des records de diverse grandeur.Son mécanisme est mû a l'électricité. QUEBEC "Ce fut un beau récital", dit "Le Soleil", en parlant du concert donné par les élèves de l'Ecole de Musique, le vendredi 1er avril."Le public n'a pas été déçu," affirme "Le Soleil", au lendemain du concert donné par M.Emile Larochelle, le 4 avril dernier."M.Larochelle chanta avec le souci de l'exécution soignée qu'on lui connaît." En marge du concert Malépart-Belland, donné au Château Frontenac le 7 avril, le critique musical du "Soleil" écrit: "Mlle Malépart est une des meilleures pianistes que nous ayons au Canada.C'est la plus belle appréciation que nous puissions donner sur son compte.M.Jean Belland est un artiste de tout premier ordre.Il connaît son art à fond." "Le Club Musical des Dames de Québec a donné un concert très bien réussi.Tous les artistes ont remporté un succès qui leur fait honneur." C'est en ces termes que "Le Soleil" apprécie le récital donné par ce club le mercredi 16 mars.Mme Feuilltault-Dion à l'Ace.Commerciale 21 avril 1927."Rendons hommage à Mme Dion qui impressionna l'auditoire précisément d'abord parce qu'elle est privée de la vision des choses terrestres, ce qui ne l'empêche pas d'avoir en elle un sentiment musical, que je dirai, en quelque sorte inné.Ensuite, nous fûmes surpris de constater que sa voix possède encore, malgré les années, la caractéristique fraîcheur de la jeunesse." ("Le Soleil", 22 avril 1927.) Concert à la Basilique "Avec le concours de la Chorale du Grand Séminaire et de la Maîtrise, Notre-Dame, la Symphonie de Québec, sous la direction de M.Robert Talbot, donnait le 19 avril dernier, un superbe concert.Une telle manifestation d'art en ce qu'il a de plus noble, fait le plus grand honneur à cette société et à la ville qui en fournit les éléments.Un programme somptueux, substantiel à déborder, nous fut donné, remarquable tant par la valeur des pièces élues que par la qualité de leur exécution.Les instrumentistes de la Symphonie ont ajouté à leur couronne une opulente branche de laurier.La Maîtrise de Notre-Dame, sous la direction de M.l'abbé Démet, composée de voix d'enfants, sopranos et altos, auxquels on a récemment adjoint deux groupes de voix d'hommes, ténors et basses, était à l'honneur en deux numéros du programme." ("L'Action Catholique", 23 avril 1927.) SHERBROOKE, Que.La Chorale Saint-Michel a donné au théâtre His Majesty's, les 2 et 3 mai, sous la direction du professeur Cartier, "La Fille ,du Tambour Major".Cette représentation a obtenu le plus franc succès.Les 30 et 31 mai, l'Union Musicale fera représenter l'opéra "Roméo et Juliette", de Gounod, au théâtre His Majesty's, sous le patronage de l'honorable sénateur Raoul Dandurant, ex-président de la Société des Nations.On y entendra, pour la première fois en Amérique, le prologue et l'épithala-me de cet opéra chantés par un choeur de 200 voix.La direction de ces représentations a été confiée à M.Léonidas Bachand.LENNOX VILLE, Que."Un concert de musique de chambre organisé par Mme L.-E.Codère, a eu lieu à Lennoxville, samedi, le 2 avril.Les oeuvres les plus importantes au programme furent deux chants, compositions de deux artistes de haute réputation musicale, Mme L.E.Codère et M.Gault Parker.Les artistes ont été applaudis et durent revenir donner des rappels." ("La Tribune de Sherbrooke", 4 avril 1927.) -:o:- JULIETTE, Que."L'Action Populaire" est enthousiasmée de la façon dont a été représenté le "Joli Gilles", mercredi, le 6 avril, sous la direction de M.Charles Goulet: "Les acteurs se sont acquittés de leurs rôles à la satisfaction de tous, dit-elle.Ils ont fait preuve de beaucoup de naturel dans les scènes parlées et de beaucoup de talent dans les scènes chantées.Les professeurs Jean et Charles Goulet, aussi au programme, ont maintenu leur réputation d'artistes.L'orchestre mérite aussi des félicitations." "Les corps de musique du séminaire (Chorales, Harmonie, Orchestre) ont donné le mardi soir, 26 avril, un concert dont le succès au point de vue artistique fut très consolant." (L'Etoile du Nord", 28 avril 1927.) ST.JEAN D'IBÈRVILLE, Que."Lundi soir, le 18 avril, au théâtre Impérial, le Cercle Philarmonique de cette ville donnait son grand concert.Le programme exécuté, le fut avec brio, et nous devons féliciter M.J.G.Marien, directeur, pour avoir fait le choix de pièces si jolies." (Le Canada Français).ST-JEROME, Que."L'Association Chorale de Saint-Jérôme a ajouté un beau succès à la série déjà nombreuse qu'elle a à son acquit.Le Jeudi Saint et le Vendredi Saint, elle a exécuté en notre église, les "Sept Paroles du Christ", de Théodore Dubois.Directeur, M.Joseph Fortier.Accompagnateur: M.Charles-Edouard Marchand.TROIS-RIVIERES, Que.Le concert Paul Dufault, donné le 21 avril à l'Hôtel de Ville, a obtenu un brillant succès.OTTAWA A l'occasion du centenaire de la mort de Beethoven, l'orchestre de concert René Marier a donné un, concert le 26 mars à la salle Murphy-Gamble.L'Orchestre Symphonique d'Ottawa, sous la direction de Donald Heins, a donné, le 29 mars, au théâtre Russell, un grand concert sous le distingué patronage de Leurs Excellences le Vicomte et Lady Willington, avec Gitta Gravoda comme pianiste soliste.-:o:- NEW YORK M.Pierre Pelletier, un jeune baryton canado-américain, a été vivement applaudi au concert qu'il a donné à New York le 12 avril, au Town Hall.Le "Times" le félicite en ces termes: "Sa voix de baryton est riche et flexible.Son jeu de scène est parfait.C'est un chansonnier idéal." "Une soirée canadienne à New York".Sous ce titre, "La Presse" du 20 avril donnait un compte-rendu d'un, concert qui avait eu lieu quelques jours auparavant au Town Hall."La soliste de la soirée, dit-elle, était Mlle Juliette Gaultier, qui a gagné virtuellement son public par son interprétation parfaite des anciens chants canadiens, harmonisés par des auteurs canadiens connus.Mlle Gaultier, dans un costume de circonstance, chanta les vieilles chansons canadiennes.Pour se rendre au désir des spectateurs qui l'acclamaient, elle dut bisser plusieurs numéros." FALL RIVER, Mass.Un des grands événements artistiques de la saison a été la représentation de l'opéra "La Favorite", de Donizetti, donnée dimanche, le 27 mars, par la troupe Ste-Cé-cile, sous la direction du professeur Cham-bord Giguère.L' "Indépendant", dans son compte-rendu du lendemain, félicite les acteurs en ces termes: "Tous les rôles ont été remplis à la perfection, mais on a surtout admiré la portée de la voix de Mlle Ouel-lette, qui a causé une très agréable surprise à ses amis de Fall River, d'où elle vient.Un choeur d'hommes et de femmes très bien entraîné a aussi rempli le programme.L'orchestre, sous la direction du professeur Giguère, a exécuté aussi sa partie, et prêta une aide soutenue aux chanteurs".= UN PRETRE, L'ABBE HAMON (Curé de Vaumoise, J France), possède le moyen radical de guérir: s , DIABETE, ALBUMINE, COEUR* REINS, g FOIE, ESTOMAC, RHUMATISME, BRON- s CHES et toutes les maladies chroniques p réputées incurables.j Aucun Régime — Rien que des Plantes = Brochure explicative et très intéressante, français ou anglais, H : : yrulis et franco sur demande.- - - Adresse?.: : I Laboratoires Botaniques et Marins § 430, RUE ST-PIERRE — MONTREAL lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllM g 1 Téléphone: PLateau 6347 g | | Dr J.M.E.PROVOST | 1 1 Directeur Médical de 1 1 g L'Institut de Prophylaxie - g Où toutes les maladies nerveuses et chroniques g g _ sont traitées avec succès.g 1 | 34, RUE HUTCHISON MONTREAL | s g (près Sherbrooke) - 30 LA LYRE — AVRIL 1927 Sous la direction du professeur Hugo Giduz, le Fall River Orchestra Club a donné ion quatrième concert le 3 mai.WOONSOCKET, R.I."Nous ne croyons pas exagéré, écrit "La Tribune", dans son édition du 21 mars, de dire que l'exécution de "La Favorite" a été un grand succès.Cet opéra, représenté sous la direction de Chambord Giguère, a été brillamment interprété par la Compagnie d'Opéra Ste-Cécile, au Stadium." BIDDEFORD, Me.Le deuxième concert annuel de l'Association des Musiciens de Biddeford et Saco a eu lieu1 à la salle de l'Opéra, mercredi, le 6 avril.NEW BEDFORD, Mass."L'Alliance Musicale Franco-Américaine a donné le 22 avril, devant un auditoire nombreux et choisi, son concert annuel à l'auditorium de l'Ecole Supérieure.La Chorale mérite de chaleureuses félicitations pour son beau travail cette année.Ce concert a été un succès sous tous rapports." (L'Indépendant).PAWTUCKET, R.I.Mlle Rita Breault, jeune pianiste de Pawtucket, vient de gagner avec digne mention, le concours national des jeunes étudiants pianistes de Chicago.LEWISTON, Me.Le public de Lewiston et des environs était fort aise les 25 et 26 avril d'avoir l'aubaine rare d'assister à l'oeuvre de Charles Lecoq, intitulée "La Fille de Mme Angot".L'opéra-comique présenté par le Club Musical-Littéraire a fait deux salles combles.Ce fut un joli succès lundi soir, un triomphe mardi soir.WORCESTER, Mass."Mlle Eva Brochu, soprano, a donné un récital à la salle Jordan, à Boston, dans le courant du mois de mars, devant un auditoire qui a apprécié son talent et son programme varié." ("L'Opinion Publique", 26 mars.) La soirée musicale de Notre-Dame, donnée à la Salle Mechanics le 28 avril, a remporté le plus brillant succès.Un choeur de plus de 200 voix a exécuté d'une manière irréprochable les numéros sous la direction du Dr A.J.Harpin.HOLYOKE, Mass.Mlle Rose DesRosiers, de l'Opéra San Carlo, est actuellement en vacances dans sa famille.Le concert Cartier-Hammond, donné le 2 mai à la Second Congregational Church, a été très goûté de tous les auditeurs.Charles GOULET du Théâtre Royal de Liège (Belgique) Chant, Piano, Solfège, Théorie.Studio: 4239, Rue Saint-Hubert (près Rachel) Tél.: BElair 3969 Concert Rachmaninoff "Le grand pianiste russe nous est revenu après plusieurs années et a donné un récital au Princess (27 mars).Rachmaninoff semble avoir acquis, depuis quelques années, une poésie et une profondeur dont on prétendait qu'il manquait autrefois." ("Le Devoir", 28 mars 1927.) La Symphonie Chartier au Monument National le 27 mars dernier "L'orchestre bien balancé et complet a joué avec un juste souci des nuances.M.Louis Chartier était au programme.Il a chanté avec une émotion ample et riche en sonorité." ("La Patrie", 28 mars 1927.) Concert Hubert au Windsor Hall, 28 mars."Marcel Hubert a surtout les qualités qui ne sont pas de son âge.Son jeu révèle une culture approfondie, un goût sûr, que seuls les ans ou un instinct musical merveilleux peuvent donner.Mlle Yvonne Hubert a été excellente comme pianiste concertante et comme accompagnatrice." ("La Patrie", 29 mars 1927.) Récital Gisèle Williams, au Ritz Carlton, le 31 mars."Mlle Gisèle Williams a raison d'être fière de son récital.Le public a été satisfait au point de faire un accueil aussi chaleureux à celle dont le tempérament s'est révélé si sincèrement, appuyé par une technique sûre et un jeu franc, limpide, sans truc, sans chiqué." ("Le Canada", 31 mars 1927.) Quatuor à Cordes Dubois "Le Quatuor à cordes Dubois a donné le 7 avril à la salle Windsor le dernier concert de sa saison musicale, l'une des plus brillantes de son histoire." ("La Presse", 8 avril 1927.) Les Chanteurs de Montréal, au Princess, le 4 avril."La Damnation de Faust est l'un des plus beaux succès qu'ait remportés l'Association des Chanteurs de Montréal." (Fred.Pelletier, "Le Devoir", 5 avril 1927.) "Avec La Damnation de Faust de Berlioz, la Chorale des Chanteurs de Montréal a remporté le succès capital de son histoire." ("La Presse", 5 avril 1927.) # "Les choeurs sont bien entraînés et pleins de feu.Ils furent solides à l'attaque et délicats dans les nuances." (Gustave Comte, "Le Canada", 5 avril 1927.) "Les choeurs ont fait un beau travail, d'où il est résulté une sonorité et .un coloris qui mirent en relief les beautés multiples d,e l'oeuvre." ("La Patrie", 5 avril 1927.) M.Louis Vierne, à Westmount, le 12 avril."M.Louis Vierne a joué des pièces classiques et quelques-unes de sa composition.Il a été religieusement écouté et l'auditoire ne lui a pas ménagé ses applaudissements.Mlle Richepin l'accompagnait.Mlle Riche-pin possède une voix agréable de soprano, mais d'une envergure assez restreinte toutefois." ("La Presse", 13 avril 1927.) Concert Taranto, le 8 avril."M.Taranto est de la grande école des maîtres du violon.Il est doué d'une impeccable et brillante technique, dont la possession assurée permet à l'artiste de mettre au premier plan ses qualités d'interprétation et sa profonde musicalité." ("La Patrie", 11 avril 1927.) "La Fiancée du Lieutenant" au Monument National, le 18 avril."Les interprètes chargés de défendre cette oeuvre y sont allés de tout leur coeur et ils ont eu leur large part d'applaudissements." ("Le Canada", 19 avril 1927.) "Nous n'étonnerons personne en disant que "La Fiancée du Lieutenant" est fort bien montée.Les choeurs ont bien chanté le peu qu'ils avaient à chanter." ("La Patrie", 19 avril 1927.) "J'ai revu avec plaisir les artistes de la Société Canadienne d'Opérette, et j'ai constaté ce que j'avais dernièrement noté par ouï-dire: le progrès continu dans l'interprétation." (Fred.Pelletier, "Le Devoir", 19 avril 1927.) L'Audition des Oeuvres Canadiennes, au Ritz, le 20 avril."Nos compositeurs à nous sont-ils capables d'écrire des oeuvres qui peuvent être comparées à celles qu'on applaudit dans les grandes auditions européennes, et qu'on voit aux programmes des concerts d'essence véritablement supérieure ?Sans hésiter, je réponds tout de suite, encore sous l'impression charmante d'une soirée inoubliable: Et, pourquoi pas?" (Gustave Comte, "Le Canada", 21 avril 1927.) "Le troisième concert annuel de musique canadienne donné sous les auspices de la société Pro-Musica a obtenu le plus franc succès.Tous les interprètes ont été à la hauteur de leur réputation, ainsi que l'on dit généralement." (Léo-Pol Morin, "La Patrie", 21 avril 1927.) "L'audition de musique canadienne donnée à l'hôtel Ritz Carlton, sous les auspices de la société Pro-Musica, aura servi à démontrer, encore une fois, combien les talents les plus divers, les plus neufs, comme les plus mûris, fleurissent en terre canadienne." ("La Presse", 21 avril 1927.) Les journalistes de Montréal, par l'entremise du Club des Journalistes, viennent d'entreprendre une grande campagne pour aider au succès artistique des nôtres.Soirée de la Chanson Française le 26 avril."La chanson française a été à l'honneur durant tout un programme de concert au Monument National.Chacun des artistes y apporta sa manière, son style, ce qui ne contribua pas peu à prêter une très grande diversité à l'ensemble." ("La Presse", 27 avril 1927.) I.A LYRE — AVRIL 1927 " i Le ninrerl de l'Orchestre Klcar.au Majesty."L'orchestre Elgar donnait, le 26 avril, son dernier concert pour la saison actuelle.M.Tudor Davies.ténor, sut se montrer à la hauteur des éloges anticipés.Sous la direction de M.B.E.Chadwick.l'orchestre sut rendre justice à toutes les oeuvres et donner à chacune d'elles la pleine mesure de sa valeur." ("La Patrie", 27 avril 1927.) "Chaque fois que l'orchestre de la chorale Elgar de Montréal donne un concert, les habitués de l'art musical sont assurés de passer une agréable soirée.M.Tudor Davies, ténor, était au programme, et l'auditoire a été à même d'apprécier l'ampleur et la chaleur de sa voix." ("La Presse", 27 avril 1927.) "Dans son ensemble, le travail de l'orchestre n'a pas été à la hauteur de l'excellence atteinte au concert de l'automne dernier.M.Tudor Davies possède une de ces voix de ténor qu'on a coutume de trouver plutôt chez les Italiens, et il sait s'en servir." (Fred.Pelletier, "Le Devoir", 28 avril 1927.) L'Audition Brassard, à la salle Windsor, le 26 avril."Le programme fut magnifique et magnifiquement rendu.Il ne comportait que des compositions de Beethoven, les plus belles et les plus intéressantes qui pouvaient s'adapter aux moyens considérables des deux groupes." Cl.a Presse", 27 avril 1927.) "Les voix s'équilibrent mal en voulant être toutes sur le même plan.L'orchestre, d'un moins bon équilibre encore que la chorale, n'a pas toujours été clair ni suffisant.Cependant, style, caractère et interprétation mis à part, il y eut des moments où l'on vit la preuve d'un nombre respectable de répétitions." (Léo-Pol Morin, "La Patrie".27 avril 1927.) Concert du "Montreal String Quartet" le 2 niai."Le quatuor à cordes de l'Elgar Choir a donné une très intéressante séance.L'exécution des oeuvres mérite des éloges pour les progrès constants qu'elle marque dans ce genre si rebel à toute indifférence dans l'interprétation".(Fred.Pelletier, "Le Devoir", 4 mai 1927.) Lundi, le 2 mai, à l'Hôtel Windsor, les élèves de M.Victor Brault ont donné leur concert annuel.LA SEMAINE MUSICALE Cette Semaine s'est terminée samedi, le 9 avril, par le lunch du Delphic Study Club, à la salle Windsor.Le conférencier à ce lunch était l'honorable Juge Surveyer."L'enthousiasme du peuple pour la musique a donné lieu à des succès sans précédent, et à toutes les auditions gratuites on a dû refuser l'entrée des salles au trop grand nombre d'auditeurs qui se présentaient.Il faudrait donc profiter de la leçon qui se dégage, et faire que le lunch de clôture ne soit pas lu fin, mais le commencement d'un événement: celui de doter notre ville d'une salle de concerts.Le Delphic Club, qui a si bien réussi dans l'organisation de la Semaine de Musique, pourrait mener à bien une pareille entreprise." Le jeune Maurice Sancartin, de l'Institution des Aveugles de Nazareth, est sorti bon premier entre 19 concurrents, et a gagné la bourse de $50.00 du Delphic Study Club au concours de chant organisé pour la Semaine de Musique.Le récital des élèves de MM.Léo-Pol Morin et Jean Belland a eu lieu le 22 avril à la salle Prince of Wales, Hôtel Windsor.On annonce pour l'automne prochain le retour de la troupe d'opérette française qui a obtenu un si beau succè ici pendant la saison.Le célèbre compositeur français, M.Maurice Ravel, viendra en Amérique l'an prochain sous les auspices de la Société Pro-Musica.Montréal, par l'entremise de cette société, aura l'honneur et le plaisir de le recevoir, ce dont vont se réjouir les nombreux amateurs de musique française moderne.L'honorable Athanase David a promis récemment de doter notre ville d'un conservatoire qui sera une institution d'Etat.Souhaitons que la promesse du ministre se réalise bientôt.Mme Olivine Lemieux et son mari âgé de 83 ans ont fourni à M.Massicotte plus de 100 textes et airs de nos vieilles chansons du terroir.Le Dr PAUL TREPANIER, ténor bien connu, qui a chanté le grand rôle de Zéphoris.dans "Si j'étais roi", mardi et jeudi, les 10 et 12 mai derniers, au Mont Saint-Louis.A une réunion de mélomanes et de critiques tenue dans son studio le 27 avril dernier, M.Max Pantaleieff, baryton de l'Opéra Russe, a discuté le projet d'un Opera National Canadien, exposant quelques suggestions pour la formation d'une telle organisation.i n MOIS I RE M Ms OBTIENT LE PRIX ( INLEfi \ BRI CELLES (Extrait du journal: "La Dernière Heure".Bruxelles, 5 avril 1927.) "Lundi, avait lieu dans la grande salle des Concerts du Conservatoire de Bruxelles, un concours de virtuosité pour orgue et violon.Un seul récipiendaire se présente pour l'obtention du prix "Canler" pour violon.C'est un sujet canadien, Norman Herschorn.élève de Crickboom, et qui a obtenu au Conservatoire de Bruxelles un premier prix avec grande distinction en 1926.Le jury a choisi également quatre morceaux: la Sonate en Mi.de Bach; l'Adagio et Finale de la "Symphonie Espagnole" de Lalo; la "Romance en Sol", de Beethoven, et "Scherzo-Tarentelle", de Wienewaski.Avec une virtuosité extraordinaire, Monsieur Herschorn exécuta la "Sonate en Mi", de Bach, puis, il enleva I' "Adagio et la Finale" de la "Symphonie Espagnole", de Lalo, avec un brio tel que la salle fut soulevée d'enthousiasme et fit au jeune artiste une longue ovation.Il joua ensuite, avec une émotion communicative la "Romance en Sol", de Beethoven, et termina avec beaucoup d'envolée et un coup d'archet prestigieux, par "Scherzo-Tarentelle" de "Wienewaski.Le jury, aux acclamations, lui accorda le prix Canler." Note de la rédaction.— M.Herschorn était à Montréal l'élève de M.Albert Cha:n-berland.-:o:- "Après quelques années d'étude en Belgique et en France, lauréat distingué du Conservatoire Royal de Bruxelles, pour le violon et la musique de chambre, M.Rolland Poisson est de retour au Canada, avec l'intention de se fixer parmi nous." ("La Presse", 23 avril 1927.) -:o:- "L'excellent baryton canadien Roy Royal, de retour à Paris d'une tournée de concerts au Canada, s'est fait entendre le 4 avril à la salle des concerts de l'Hôtel Majestic, avenue Kléber.M.Royal a été vivement applaudi dans un groupe de Fauré M.Roy Royal s'est fait remarquer par la belle tenue de son style et par la maîtrise de sa technique vocale." ("La Patrie", 20 avril.) -:o:- Une nouvelle société musicale vient d'être fondée par un groupe de musiciens professionnels sous le titre de "Société des Artistes Musiciens de Montréal".Les officiers qui composent le bureau de direction sont: MM.J.B.Dubois, president; L.Micheals, premier vice-président; Henri Miro, deuxième vice-président; Alex Lau-rendeau, trésorier; R.Pelletier, secrétaire.Le but de cette organisation est de mettre en relations plus étroites les artistes musiciens de Montréal, afin de travailler à l'avancement musical et artistique de la ville de Montréal en particulier et de la province de Québec en général.-:o:- Le récital d'orgue que donnera M.George M.Brewer le 22 mai prochain, à l'église du Messie, sera le 95ième concert donné par cet artiste depuis 1912 sur cet instrument.Dans le courant du mois prochain, cet orgue sera expédié aux ateliers Casavant Frères, où un instrument des plus modernes est actuellement en construction, lequel sera inauguré à l'église du Messie dans le mois d'octobre.Voici une nouvelle intéressante pour tous les organisateurs de parades, pageants, etc., directeurs d'opérettes, théâtres, etc., la "Montreal Costumes" vient d'ouvrir ses portes dans le voisinage de "La Lyre", avec un assortiment complet de costumes, travestis, de toutes les époques, neufs, bien faits et élégants.M.Moncour-tois, le directeur-gérant, est toujours à la disposition de ceux qui ont besoin des services d'un metteur en scène et d'un gri-meur compétent.Chambres 1 et 2, 7 est, rue Sainte-Catherine, sous-sol.-:o:- Le Matinee Musical Club vient d'instituer une nouvelle bourse de piano constituée en une somme de §50.00.Pour obtenir cette bourse, les concurrents ne doivent pas être âgés de plus de 14 ans. 32 OCTAVIEN RenauD Baryton Concerts - Mariages 1617 Maisonneuve Tél.: CHerrier 3244 PETIT CARNET YOrk 1413-F Dr PAUL TREPANIER CHIRURGIEN-DENTISTE Maître de Chapelle à St-Léon de Westmount Ténor — Concerts et Récitals 3806 ST-JOSEPH - VERDUN Tél.: MAin 1927 HERCULE LAVOIE BARYTON Artiste exclusif des disques Starr-Gennett 212 CHAMP DE MARS Montréal Tél.: BElair 5475 FABIOLA POIRIER SOPRANO Professeur de chant Concerts - - - Récitals 4319 ST-URBAIN — Montréal Tél.: AMherst 1985 LUCIEN JOLICOEUR PIANISTE Piano, théorie, solfège, harmonie et diplômes Studio: 4439 DELORIMIER Tél.Est 9311-J DANTES BELLEAU PIANISTE VIRTUOSE Classe de Perfectionnement Récitals et Concerts Studio: 3431 RUE SAINT-DENIS Près Sherbrooke - MONTREAL GERMAINE MALEPART PIANISTE Leçons et Concerts 183, HUTCHISON Tél.: PLateau 300U Mlle Victoria Cartier, l'artiste montréalaise bien connue, s'embarquera le 20 mai prochain pour l'Europe, où elle doit remplir des engagements professionnels en France et en Espagne.Bille Cartier reviendra en octobre.M.Dantes Belleau passera la saison des vacances à Paris et à Biarritz.Il sera de retour en septembre pour reprendre ses cours.* * * M.Léo-Pol Morin doit partir prochainement pour l'Europe.Mlle Céline Marier et ses élèves, ainsi que ceux qui les accompagnent, s'embarqueront le 14 juin pour un voyage de deux mois en Europe.M.Victor Brault s'embarque cette semaine à bord de 1' "Empress of France" pour un voyage de deux mois en Europe.* * * M.le docteur Paul Trépanier fera en juin la croisière à l'Ile du Prince Edouard organisée par l'une de nos associations chorales montréalaises.r- * * "M.Emile Taranto est parti le 6 courant pour se rendre à Saint-Jean, N.B., afin d'assister à un concert donné à l'occasion de l'inauguration de grandes orgues.* * * M.Paul Maugé passera la belle saison dans les Pyrénées et les places d'eau du Midi.Il s'embarquera la semaine prochaine à bord du "De Grasse".MM.Orner Létourneau et Emile Larochelle étaient de passage à nos bureaux la semaine dernière.* * * Mme J.0.Cameron, présidente du Ladies Musical Club de Victoria, B.C., a reçu à l'heure du thé, lundi le 2 mai, en l'honneur de Mme Cédia Brault.* * * La Symphonie du Conservatoire National, sous la direction de M.Eugène Chartier, déploie beaucoup d'activité de ce temps-ci: après avoir donné plusieurs concerts à Montréal, elle doit se rendre bientôt à St-Jérôme et à Joliette pour y donner des récitals.% * * L'opéra Faust de Gounod sera représenté, dit-on, le mois prochain au théâtre Saint-Denis.* * * On annonce pour l'automne prochain la venue à Montréal du ténor américain G.P.Raymond.* * * M.Arnold Becker, baryton, qui vient de terminer une tournée de concerts dans l'Ouest et sur la côte du Pacifique sera à Montréal la semaine prochaine.N.B.— "La Lyre" publiera avec plaisir les nouvelles que lui communiqueront les musiciens du Canada et des Etats-Unis.JEAN BELLAND Professeur de Violoncelle CONCERTS ET RECITALS Violoncelliste solo des concerts spirituels de la Sorbonne et des concerts classiques de Paris, 236 MOUNTAIN STREET :: :: MADAME Vve BELLAND (Officier d'Académie) Professeur de Piano et Solfège :: :: :: Tél.: L'Ptown 4F-18 LA LYRE — AVRIL 1927 271 JEANNE-MANCE PLat.0981 Tél.: LAncastcr 4393 Lundi et Jeudi soir: YOrk 6746 Mme M.B.LIPPENS-RICARD Professeur de Piano, Théorie et Solfèue Préparation aux examens à tous les degrés 248, SHERBROOKE E.- Montréal (près St-Denis) fe^l T*1" LAncaBtor 3452 J.E.LEMIEUX Réparations de tout instrument de musique 1554 ST-DENIS Montréal CYRICE MARTIN LUTHERIE ARTISTIQUE Violon d'artiste d'une grande sonorité Approuvé par plusieurs artistes et luthiers bien connus de New-York 1427, RUE VIMONT MONTREAL CLairval 3609-J BAYEUR FRERES LUTHIERS Violon primé au concours de Paris, 1921 Hautement recommandé par le célèbre violoniste Alfred DeSèves 1853 AMHERST - MONTREAL OLIVIER BEAUDRY PROFESSEUR DE VIOLON du Conservatoire de Boston Studio: 3442 RUE ST-DENIS, MONTREAL Tél.: Lancaster 2995 SBLVrTOR Conservatoire Racicot INSTITUTION MUSICALE DES PLUS MODERNES Piano, théorie et harmonie Chant, violon, violoncelle, instruments à vent, bois et cuivres Solfège et diction Demandes de prospectus et renseignements, s'adresser à Mlle RACICOT, directrice 3846, rue SAINT-DENIS.Tél.: EST 9290 3846, rue SA Abonnez-vous à "LA LYRE" Lancaster 4525 Rie JLaSloôe "LA PHOTOGRAPHIE DE DISTINCTION" 3430 Saint-Denis (près Sherbrooke) Montréal OSCAR O'BRIEN COURS D'HARMONIE Traité RIMSKY-KORSAKOFP Professeur d'Harmon'ic de Lionel Daunais - Prix d'Europe 192G Studio: 7 STE-CATHERINE E.Tels.: LAncastcr 2111 - CAhimet 8103 PROF.JEAN GOULET Violon - Théorie - Solfège 4239 ST-HUBERT BEI.3969 J.J.DESROCHERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESROCHERS) Engagements de concer's 1257.RUE LABELLE - MONTREAL Tél.: Est 0622-6306 Albert CHAMBERLAN D PROFESSEUR DE VIOLON Une Véritable Exposition de Musique UoiL ce que on peut dire du magasin de musique QTURCOT près ST^Laurent Q MAf.iCTMC! T?TM 1 3 MAGASINS EN 1 AU PREMIER — Musique populaire, Disques "Victor" (La Voix de son Maître), Musique d'orchestre et de fanfare.AU SECOND — Tambours, Xylophones, Batteries et tous accessoires.PIANOS RADIOS VICTROJLAS ORTHOPHONIQUES AU SOUS-SOL — Musique pour piano et pour mlSm tous instruments; Chants É-, français et latins.Duos, ; ; trios ; Musique d'enseigne- ment, moderne, classique.Tous les instruments CORNETS TROMPETTES - ALTOS - BASSES - BARYTONS CLARINETTES - SAXOPHONES VIOLONS - - VIOLONCELLES - - VIOLAS - - BASSES - - BANJOS MANDOLINES - GUITARES J.E.Turcot 3 Ste-Catherine E.Montréal, Que.POUR VOS REUNIONS JOYEUSES TELLES QUE Banquets Noces Anniversaires Soirees Mondaines Soirees Paroissiales ASSUREZ-VOUS LE CONCOURS DE Charles Marchand l'emprise qu'il exerce sur ceux qui l'éeontent soutient l'entrain.PROGRAMME BILINGUE SI ON LE DESIRE Chansons de circonstance et d'une parfaite honnêteté.Pour conditions adressez CHARLES MARCHAND 5172, RUE SAINT-DENIS MONTREAL Téléphone: BElair 9870 Montreal Coétumes G.MONCOURTOIS, Directeur-Gérant 7, RUE SAINTE-CATHERINE EST (au Sous-Sol) Tél.: LAncaster 2111 COSTUMES - PERRUQUES - ARMES - CHAUSSURES EN LOCATION pour THEATRES - - - SOCIETES D'AMATEURS MASCARADES - BALS - COLLEGES, ETC.Prix défiant toute concurrence Costumes de toute époque pour Dames, Messieurs et Enfants, provenant directement de Paris.Chaque mois les Costumes et Perruques sont visités par un médecin qui délivre un certificat sanitaire.AUCUNE COMMANDE N'EST REFUSEE Ce qui n'existe pas en magasin est confectionné à neuf.SECURITE - PRIX RAISONNABLES - PROPRETE GRIMAGE PAR DES EXPERTS M.L'Abbé Alpror.33 "j: nivu'JGKI.'.:uo.C.P.R.Festiual de la Chanson et des Métiers du Terroir Au Château Frontenac, 20, 21 et 22 Mai =^==— Demandez la brochurette: "Le Festival de la Chanson et des Métiers du Terroir".Pour renseignements complets s'adresser à LA SOCIETE DES ARTISANS.20 rue St-Denis.Montréal Tél.: Est 0467 ou à F.C.LYDON.Agent Local.Service des Voyageurs 143 rue St-Jacques Tél.: Harbour 4211 aux gares Windsor.Place Viger, Mile End.Westmount et Montréal Ouest et R.G.AMIOT Agent de District, Service des Voyageurs Gare Windsor.Montréal.Viril» s I I.IKTTE I.AI I.TIKK i , dUtinjturr.Le Pacifique Canadien organise pour la circonstance, «ou* les auspices de la SOCIETE DES ARTISANS CANADIENS-FRANÇAIS une excursion ù forfuit qu'il ne faudra pus manquer.Elle se fera par train spécial de luxe.LE PRIX: $39.50—de Montréal (Prix proportionnés des autres endroits) couvre tous les frais de transport, logement et repas au Château Frontenac et admission à cinq concerts spéciaux de folklore.Ce prix global est basé sur l'occupation d'une chambre par deux personnes; il sera nécessairement un peu plus élevé pour une personne seule dans une chambre.Voici le programme de ces.trois jours: VENDREDI, 20 MAI Départ de Montréal, gare Windsor Arrivée à Québec, gare du Palais Siège dans le wagon-salon.Lunch dans le wagon-restaurant.9.15 a.m.2.00 p.m.Duns l'après-midi, visite de l'exposition des produits de nos industries domestiques et chansons de folklore par des artistes.Souper au Château Frontenac.Concert de folklore à 8.30 p.m.au Château Frontenac.Coucher au Château Frontenac.SAMEDI.21 MAI Déjeuner, lunch et souper au Château Frontenac.Grand'messe à la Basilique, à 8.00 a.m.avec chant par la chorale de la Basilique.Visite des produits des métiers du terroir et chansons de folklore durant la journée.Matinee de folklore au Château Frontenac.Concert de folklore à 8.30 p.m.au Château Frontenac.Coucher au Château Frontenac.DIMANCHE.22 MAI Déjeuner, lunch et souper au Château Frontenac.Mutiner de folklore au Château Frontenac.Concert de folklore â 8.30 p.m., au Château Frontenac.Depart de Québec 11.30 p.m.Arrivée â Montréal, u la gare Viger 5.60 a.m." Windsor 6.30 a.m. REVUE TTIETISUELLE tïlOSlCALE ET LITTÉRAIRE ILLUSTRÉE ROUDELLE ^IDmmiSTRATlOn TTIUSIQUE A VOS PIEDS.DIEU D'AMOUR Cantique pour un mariage DREAMING pour piano LITTLE SENORITA (Valse espagnole) pour piano AU CLAIR DE LUNE (Fantaisie-Piano) COMM' ÇA! (Chant comique) Répertoire "Carillon Canadien" R.C.Larivière, C.S.V.V.D.Thompson F.Keats Wilkes Sirois-dWragon CTEXTE Lettre ouverte à un abonné.Le Monde Musical.Tribune Libre, par Jean Kiddez.L'enregistrement électrique des disques de phonographe.Nouvelles de partout.Comptes rendus.La vie amoureuse de Beethoven, par IIenr> Bordeaux. MARCHANDS ET EDITEURS DE MUSIQUE Demandez les GRANDS SUCCES de la bonne chanson canadienne LA GRAND' D'MANDE Maurice Morisset et Oscar O'Brien LES CHaUV'S.SOURIENT Maurice Morisset et Hector Latour LA RADIOMANIE Maurice Morisset et Hector Latour LE PONT D'LONGUEUIL Albéric Bourgeois 35 sous la copie-3 pour $1.00 franco.ENVOYONS D'L'AVANT GAIEMENT.P.Dufargue LE LABOUREUR Maurice Morisset et Oscar O'Brien LA VALSE DES BELL'S MERES Maurice Morisset et Oscar O'Brien COMM' ÇA Lucien Sirois ENVOYONS D'L'AVANT! Harmonisée par Amédée Tremblay YOUPPE! YOUPPE! ou Dans la Concession du p'fit bois d'I'ail - Harmonisée par Oscar O'Brien DANS TOUS LES CANTONS Harmonisée par Oscar O'Brien AU BOIS DU ROSSIGNOLET Harmonisée par R.C.Larivière En dépôt au "CARILLON CANADIEN", 3, Ste-Catherine Est ] -Je tiens TOUT ce que je promets GROS MUSICIENS et GROS Nous avons TOUT ce qui est joli en Musique Classique, Moderne et Populaire, Profane e^ et Religieuse.DETAIL Tous les morceaux demandés dans les Syllabus de TOUTES les Académies, Collèges et DETAIL Conservatoires.Spécialité de musique française-Musique adressée en approbation.PRIERE DE BOSSUET, magnifique mélodie religieuse.$0-40 LA LETTRE, Extrait de Mozart, le Succès mondial d'Yvonne Printemps, à Boston, Londres, Montréal, Paris, New-York $0.60 Toujours en mains les morceaux annoncés dans "LA LYRE".I ABONNEZ-VOUS à notre Journal mensuel de Broderie et Musique.Par an: 25 centsj RAOUL VENNAT Assortiment — Compétence — Courtoisie —¦¦ Prix raisonnables 3770-3772, RUE ST-DENIS, (ancien 642) Tels.Est 0822-3065 - MONTREAL Service _______ LA PREMIERE MAISON D'EDITION AMERICAINE Pour la diversité et l'excellence l'EDITION WOOD est suprême.êe/r/io/i Wood Employée exclusivement par un grand nombre de professeurs éminents.AU DELA DE 1,000 VOLUMES DE CLASSIQUES, D'ETUDES ET DE RECREATIONS Choisis pour l'enseignement musical par les plus importantes maisons d'éducation de l'univers.En plus des oeuvres classiques les volumes ci-dessous indiqués sont toujours en demande.METHODE DE PIANO SARTORIO En quatre volumes Chacun $1.00 Pièces arrangées de façon systématique et progressive, désignées pour poser des bases solides aux études musicales.i, RUE ST.STEPHEN LES ETUDES PROGRESSIVES DE LA COMPAGNIE WOOD Cinq Volumes Chacun .75 Primaires, Elémentaires, Intermédiaires, Supérieures, Avancées.La meilleure série d'études variées que l'on puisse désirer.OPERA GEM Trois volumes Chacun .75 Arrangements faciles d'extraits d'opéras les plus connus.Appropriés pour Tétude et comme pièces de genre.D'exécution facile et agréable.The B.F.Wood Music Co.BOSTON, Massachusetts
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