La lyre, 1 janvier 1927, no 52
Sl-50 52.50 S4.50 .25 .35 PRIX D'ABONNEMENT Six mois ._._„ _ _ Un an ._._._ .„ Deux ans ._ ._ L'unité .Numéros 'des mois écoulés „ „ .Frimes et récompenses sont données pour 5 abonnements ou plus.La manière la pluB sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, il vous faut nous envoyer votre nom et votre adresse, avec le montant de l'abonnement en timbre?., chèque au pair ou mandat poste.Adressez toute communication à : LA COMPAGNIE DE PUBLICATION "LA LYRE", Limitée 7 STE-CATHERINE EST Bureau No 5 - - - Au Sous-Sol MONTREAL, Que.J.E.TURCOT Président et Gérant Général EXPIRATION: — Etant donné le caractère éducationnel de "La Lyre", un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après expiration de la période payée, à moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne 5e année — No 52 Montréal.Mai 1927 Importance d'envisager la vérité Nous voici déjà rendus en juin! Qu'est-ce que nous accomplirons durant ies six mois à venir, nous les éditeurs, les lecteurs et tous ceux qui s'intéressent aux choses musicales ?Nous rapprocherons-nous quelque peu de la solution des nombreux problèmes qui nous assaillent?Aurons-nous l'énergie voulue pour tenter de les résoudre ?Le courage de dire franchement ce qu'ils sont ?Il faut du nerf pour dire la vérité.Toutefois, lorsque nous l'exprimons, nous nous rapprochons invariablement de la réalisation de nos idéals.A l'heure actuelle, le problème qui se présente tout d'abord à nos yeux, et qui est aujourd'hui plus aigu que jamais, c'est de savoir ce que nos jeunes chanteurs devront faire de leur talent, une fois que ce talent aura été développé.C'est là le plus formidable problème du jour.Plus de personnes se livrent actuellement à l'étude du chant, — tant au Canada qu'aux Etats-Unis, — qu'à aucune autre époque.Mais les auditoires marchent-ils de pair avec les chanteurs ?Voilà une question grosse d'embarras.Nous croyons sincèrement que le public prend aujourd'hui plus d'intérêt au chant qu'il ne l'a jamais fait dans le passé.Toutefois, il y a une pierre d'achoppement: le radio! Or c'est bien ici qu'il faut posséder la force morale voulue pour dire la vérité! Loin de nous la pensée de vouloir déprécier les merveilles accomplies par Prix d'abonnement Six mois .S1.50 Un an.2.B0 Deux ans .4.50 Le numéro .25 Anciens numéros .35 L'abonnement peut commencer avec n'importe quel mois.le radio, mais, jusqu'à présent du moins, la voix humaine, lorsqu'elle chante, est mille fois moins belle quand elle est irradiée que lorsqu'elle est entendue dans une salle de concert ou à l'opéra.Le radio peut suggérer de la beauté, mais il ne rend pas la beauté réelle des intonations.L'essence première de la musique est la beauté, ou la qualité de l'intonation.Or, jusqu'à l'heure présente, dans l'histoire de l'univers, il faut admettre que rien encore de ce qu'on pourrait appeler la "musique en conserve" n'a approché de ce qu'est la musique elle-même.Encore faut-il rappeler ici qu'il est question des chanteurs et de l'intonation.Le radio est un appareil complexe et terrible.En effet, bien qu'il serve à intéresser au chant un plus grand nombre de personnes, il n'en abaisse pas moins en même temps la norme de l'excellence dans l'interprétation.Les gens qui, confortablement assis au coin de leur foyer, écoutent ce qu'on pourrait désigner comme une simple suggestion de l'exécution d'airs fameux, ne sont pas aujourd'hui portés à se donner la peine de visiter la salle de concert et d'y entendre un artiste en chair et en os interpréter un programme analogue à celui que procure le sans fil.Souhaitons longue vie au radio et espérons qu'il s'améliorera chaque jour davantage.Toutefois, quelque chose demeurera éternellement supérieur au radio, — en Adresse.Ville.COUPON D'ABONNEMENT j "LA LYRE", i Studio 5, ! 7, Ste-Catherine Est, Date.-.j Montréal.Ci-inclus la somme de §.—.} pour un abonnement de.à "La Lyre", co7nmençant avec le mois de._._.(indiquez le mois, s.v.p.) Nom._._._._________ la Lyre — mai 1927 tant qu'il s'agisse de musique, — et ce quelque chose cè sera l'artiste vivant.Tout en admettant que le radio puisse porter un plus grand nombre de personnes à s'occuper du chant, comment pourrons-nous encourager ces mêmes personnes à entendre l'artiste lui-même?Voilà qui nous conduit à un second problème.Or, c'est ici qu'il faudrait hautement affirmer, pour imiter une phrase célèbre de Bernard Shaw, "que la médiocrité est un crime".Nous produisons tant de chanteurs, que la médiocrité nous envahit de toutes parts.Voilà la bataille qu'il nous faut livrer d'ici à la fin de l'année, la bataille de diminuer le nombre des incompétences.Si l'on veut encourager le public à assister aux concerts ou à l'opéra où l'on sera à même d'entendre des artistes visibles, il faut à tout prix élever le niveau de la performance publique.Il y a trop de jeunes chanteurs à qui l'on permet d'interpréter "Caro Nome", ou "Ah ! Fors e lui", etc., qui sont sous l'impression qu'ils donnent des interprétations comparables à celles que peuvent exécuter les artistes accomplis, alors qu'en réalité ces néophytes ne font ressortir que le squelette de ces airs célèbres, escamotant des passages entiers et ne nous faisant entendre que de faux trilles.Voilà des paroles qui pourront paraître cruelles, mais nous voulons continuer à dire la vérité.Tôt ou tard vient la désillusion, mais, généralement, elle arrive trop tard.Pour survivre et demeurer l'un des élus, à toutes les phases de l'histoire musicale, mais surtout aujourd'hui où la concurrence est si acerbe, il faut que l'on s'élève au-dessus de la médiocrité.Sans doute, pour atteindre aux cimes, faudra-t-il étudier consciencieusement la technique et tout ce que comportent les éléments d'une grande carrière.A l'étudiant ou au professeur qui liront les présentes lignes, nous voudrions dire qu'un manque d'intégralité dans l'étude et dans le professorat est à la base de tout le malaise.C'est là, en effet, qu'il faut chercher la cause de tant de nullités.On ne peut blâmer le public d'éviter le programme banal ordinaire, exécuté de la façon usée que l'on connaît trop.Il faut que les professeurs aient le courage d'exiger un travail plus parfait de la part de leurs élèves.Il faut en outre que les professeurs soient assez perspicaces pour mettre leurs élèves au courant des faits que le public requiert aujourd'hui, c'est-à-dire faire comprendre aux débutants que seuls les compétences pourront survivre.D'autre part, les élèves devront se rendre compte des conditions auxquelles ils auront à faire face dès le début de leur carrière, et ils devront étudier quels moyens mettre en oeuvre pour être à la hauteur de la situation.Qu'on y réfléchisse bien ! Etiez-vous parfaitement préparé pour exécuter le dernier programme que vous avez entrepris?Avez-vous atteint le niveau requis?Comment se fait-il qu'une grande firme américaine d'im-presarii ait, tout récemment encore, accepté seulement vingt artistes sur les huit cents sujets qui se sont présentés ?Il y a assurément quelque chose qui ne va pas.Mais il existe également un côté plus encourageant dans toute cette situation, et c'est que si nous pouvons découvrir le mal, nous pourrons le juguler et aplanir les difficultés qui entravent notre action.Si l'on veut des engagements, que l'on se tienne prêt à les remplir — que l'on se tienne plus que prêt à les remplir! Que l'on évite le la vérité.Dieu merci, nous ne manquons pas de professeurs honnêtes et compétents ! Surtout, que l'on n'accepte aucun engagement sans avoir la certitude d'être professeur fripon, et que l'on s'adresse à celui qui dira bien préparé à s'en acquitter.Selon que le public sera mieux servi, on pourra davantage compter sur son appui et sur un renouveau de sa confiance.Bien plus, les salles de concerts à demi bondées ou vides deviendront de plus en plus rares et nous assisterons à une renaissance à la fois réconfortante et rémunératrice.La génération de nos jeunes chanteurs se trouve en présence d'une situation précaire.Pour porter remède à cette situation, i] faut remonter à sa source.Or cette source est connue: c'est la médiocrité! Ayons le nerf de nous arc-bouter contre un tel état de choses et le courage d'en triompher.F.W.PROPOS DE L'EDITEUR L'utilité de la critique dans la direction d'une revue Vous êtes-vous jamais arrêté à songer que la critique est l'un des meilleurs guides que nous puissions souhaiter lorsqu'il s'agit de déterminer notre ligne de conduite ?Rien ne souligne mieux une méprise à un éditeur que le courroux d'un abonné qui dit ouvertement le fond de sa pensée.En effet, plus le lecteur exprime son mécontentement et plus il se plaint, plus l'éditeur sera convaincu que l'erreur commise ne devrait plus se répéter.En tout état de cause, c'est là notre conviction, et nous ne désirons rien tant que d'ouvrir large route à la critique.Conséquemment, si vous n'êtes pas satisfait de notre manière d'agir ou de la teneur générale de notre revue, exprimez-nous vos vicissitudes.Nous sommes dans les affaires pour vous donner ce que vous demandez.En outre de nous aider à diriger notre entreprise d'une façon plus efficace, une telle politique nous permettra de nous tenir en contact plus intime avec nos abonnés.C'est dire que nous remercions d'avance tous ceux qui voudront bien nous signaler nos imperfections.Nous tâcherons alors de les amender afin de mériter davantage l'estime et l'appui de nos amis sincères.J.-E.TURCOT.1 JEAN RIDDEZ de l'Opra de P.irsi et des Maîtres du chant Français, Professeur Intérimaire et Membre du Jury au Conservatoire de Paris et au Conservatoire Américain de Fontainebleau, Professeur à l'Institut Pédagogique de Montréal.Seul professeur au Canada pouvant référer de ses titres officiels de France.Premiers Prix du Conservatoire de Paris.CHANT - DECLAMATION LYRIQUE MISE EN SCENE - - OPERA OPERA - COMIQUE OPERETTE 3738, ST-DENIS - - Tél.EST 2350 LA LYRE — MAI 1927 g Nouvelles Mondiales.Des pianos qui appartinrent au dernier tsar Nicolas, et divers instruments de musique provenant des palais royaux de Leningrad, Gatchina et Peterhoff, ont été transportés à Moscou pour être vendus à l'enchère.Parmi ces instruments se trouve le premier instrument produit par une maison allemande et qui fut offert par ses fabricants au tsar.Le carillon de la Tour de la Victoire à Ottawa, qui sera inauguré le 1er juillet à l'occasion des fêtes du soixantenaire de la Confédération Canadienne, comprend en tout 53 cloches sorties des fonderies de Croydon, en Angleterre.Le premier ministre King, qui se trouvait en Angleterre quand le gros bourdon qui pèse à lui seal 10 tonnes a été fondu, a laissé échapper une pièce d'argent de dix sous de la monnaie canadienne dans le bronze qui a servi à cette cloche.Une section de l'exposition internationale de musique tenue à Genève du 28 avril au 22 mai, a été consacrée à la copie musicale et au progrès de l'imprimerie musicale.On a pu y admirer une collection très riche de vieux souvenirs et de reliques de tous les musiciens illustres du passé.L'accordéon n'est plus un instrument qui fait danser les villageois.Dans les dancings les plus parisiens, il y a un accordéon parmi les instruments des jazz-bands.Bri-ve-la-Gaillarde, où l'accordéon est très en faveur, prépax~e des fêtes pour célébrer le centenaire de l'accordéon qui a lieu cette année.-:o:- Antonio Scotti, baryton de la Metropolitan Opera Co.depuis 27 ans, a pris ses "premiers papiers", en proclamant son désir de devenir citoyen américain.D'après la loi, il devra attendre encore deux ans avant d'obtenir ses "derniers papiers".-:o:- Un millionnaire américain vient d'offrir la somme de $10,000 à la municipalité de Pécs, Hongrie, pour une mèche de cheveux de Beethoven pieusement conservée au Musée Municipal.Le conseil municipal a déjà refusé plusieurs propositions en vue de l'achat de cette relique, mais en raison de l'importance de cette offre a décidé de la vendre.Le prix de cette vente sera con- Charles GOULET du Théâtre Royal de Liège (Belgique) Chant, Piano, Solfège, Théorie.Studio: 4239, Rue Saint-Hubert (près Rachel) Tél.: BElair 3969 sacré à la construction d'un Palais de la Musique à Pécs.-:o:- Une organisation musicale unique au monde est celle de Birmingham, Ala., consistant en une fanfare composée de 30 garçonnets âgés de 4 à 7 ans.Ces petits musiciens sont formés par Lide Williford, professeur.Ils ont joué dernièrement à la convention de la Fédération des Clubs de Musique tenue à Birmingham et ont été fort applaudis.Absent de la scène depuis plusieurs saisons, le baryton Pasquale Amato s'est fait applaudir dernièrement dans "La Gioeon-da", représentée le 14 mai par la compagnie de grand opéra Puccini à l'Académie de Musique de Philadelphie.Richard Strauss travaille actuellement à la composition d'un ballet dont la première aura" lieu à l'automne au Théâtre Royal de Budapest.-:o:- Pendant la célébration du centenaire Beethoven, à Vienne, un concerto pour hautbois, jusqu'ici inconnu, de Haydn, a été joué.Toscanini aurait signé un engagement de cinq ans comme directeur de la Société Phi-larmonique de New York.Après sa tournée en Angleterre et un concert donné à Paris, le quatuor Flonza-ley a terminé brillamment sa saison par un récital privé devant Sa Majesté la reine de Belgique.Pendant la saison qui vient de se terminer, l'orchestre de la ville de Kansas, sous la direction de N.DeRubertis, a fait entendre à ses auditeurs 70 oeuvres de compositeurs américains, dont cinq de la ville de Kansas.Treize écoles ont pris part au festival des écoles publiques de Union County, N.J.Un choeur de 3,000 voix et un orchestre composé de 150 exécutants ont été entendus à ce festival.Quoique ne voyageant pas par avion, Marcel Grandjany, harpiste français, a pu, dans l'espace de trois semaines, donner plusieurs récitals à différents endroits des deux continents.Le 3 mars, il était soliste au concert de la Symphonie de Boston à l'université de Harvard; le 4, il s'embarquait à bord de l'Olympic et arrivait à Paris, gare Saint-Lazare, le 11, où son im-pressario le rencontrait et le dirigeait immédiatement en Espagne; du 13 au 25, il donna huit concerts dans les provinces basques et revint à Paris à temps pour donner, le 31, un récital à la salle Erard.Après une absence de dix ans, le fameux violoniste Kreisler a été reçu triomphalement à Madrid.Le 30 avril 1873, il y a 50 ans, Charles Cros déposait à l'Académie des Sciences le fameux pli cacheté qui contenait sous le nom de paléophone, la merveille décrite, telle qu'elle a depuis lors fait son chemin dans le monde sous le nom de phonographe.M.Gordon V.Thompson a fait éditer à l'occasion des fêtes du Jubilé Canadien, une valse intitulée "At the Canada Jubilee" et une chanson patriotique "Land of Glad To-Morrows", dont la musique et les paroles sont de lui.Pour honorer la mémoire d'Alexander Muir, auteur de la chanson "The Maple Leaf For Ever", on a dévoilé une plaque dans l'école Alexander Muir, à Toronto, où il fut lui-même professeur.L'événement musical le plus important d'avril, à Berlin, a été la première représentation sur la scène allemande de "La forza del destino"."Jules César", l'opéra de Handel, représenté à Londres pour la première fois en 1824 et en Allemagne en 1922, c'est-à-dire près d'un siècle plus tard, a été joué pour la première fois en Amérique dans le courant de mai par les élèves de la faculté de musique du collège Smith, de Northampton, Mass., sous la direction du professeur Werner Josten.Le concert d'inauguration de l'Exposition Internationale de Genève a été donné par l'.Orchestre du Conservatoire de Paris au Victoria Hall, sous la direction de Philippe Gaubert.Comme on le sait, cet orchestre a été fondé en 1828 par Chérubini et Taf-fanel.-:o:- Un dictionnaire musical contenant plus de 500 illustrations vient d'être publié à Stuggart par le professeur Hermann Abart, musicographe allemand.Autrefois de BASTIEN & CARTIER Evaluateur de Propriétés pour Achat ou Vente Administrateur de Propriétés 4 LA LYRE — MAI 1927 ALBERT LEFORT SSURANCES De toutes sortes 190 ST-JACQUES.Main 0937 Tél.LAncaster 9790 Le meilleur repas à 50 cts A aDillecleParis HOTEL-RESTAURANT 1430 McGill College Avenue Cuisine française et italienne HOMARDS - - HUITRES - - CLAMS, ETC.Bière et Vin Chambres confortables avec bain, à louer F.A.LHOUMEAU, prop.Montréal pl!linill[!HIIHI|[!l[[||||||[||||lll!llllllll[lll[||IWIIIW I L'ONDULATION INDEFRISABLE § s La Célèbre Méthode Permanents g | CIRCULINE NESTLE j J no cornait pas d'insuccès.g §j Si vous cléairez la meilleure, allez chez g 1 PUNDE & BOEHM I Lanc.8383 - 8393 119 Metcalf 262 Ste-Cath.E.Est 6320 Il y a quelque temps déjà ia National Broadcasting Co.annonçait qu'elle se proposait de dépenser §3,800,000 en cachets qui seront payés aux irradiateurs.La majeure partie de cette somme ira évidemment aux divers types de musiciens.Cette décision fait entrevoir l'ultime rajustement de la dislocation qui a atteint l'industrie du concert lors de l'apparition du radio.Le résultat précis des conditions cahotiques qui existent aujourd'hui ne peut être prophétisé, même par les observateurs les plus avertis.Une seule chose est certaine: il existera toujours des débouchés lucratifs pour le musicien qui est parfaitement outillé, soit comme interprète, soit comme éducateur.L'exposition internationale de musique qui se tiendra à Francfort du 11 juin au 28 août comprendra six sections: Histoire de la Musique, Etnographie, Pédagogie musicale, Instruments de musique, Instruments mécaniques et T.S.F., Edition musicale.Pendant la durée de l'exposition des oeuvres lyriques et symphoniques de compositeurs de tous les pays seront données en auditions et en concerts.A la cathédrale de Senlis, le 15 mai dernier, a été donné un grand concert spirituel en souvenir des victimes de la guerre et au profit de la réfection de l'église.La Société du Conservatoire, le Choeur Mixte de Paris, ainsi que Mme Jane" Laval, MM.Thill et ïluberty, de l'Opéra, ont prêté leur concours à cette manifestation placée sous le haut patronage du maréchal Foch.AVIS Toute correspondance concernant "La Lyre" devra maintenant être adressée directement à nos bureaux._ Il arrive souvent que des lettres ayant rapport à notre revue sont adressées soit à ses directeurs ou à ses collaborateurs, ce qui cause des retards, ces personnes ne passant pas à nos bureaux tous les jours.Différents festivals auront lieu t-n Europe dans le cours de l'été 1927.En juin, 1-3, Festival Beethoven à Heildelberg, direction Wilhelm Furtwangler; 21-23, Huitième Festival d'Aberyswyth (Galles); 30 juin -6 juillet, Cinquième Festival International à Francfort; Festival de Musique de Chambre Allemande à Baden-Baden, probablement les 7 et 8 juillet; 19 juillet - 20 août, Festival du Jubilé à Bayreuth; 26 juillet -25 août, Festival de l'Opéra de Munich; 30 juillet - 28 août, Festival de Salzburg; en août, 1-6, Festival National des Gallois, à Holyhead; 1-8, Congrès du Conservatoire Mozart, à Salzburg; 22 août - 3 septembre, Troisième Festival de Musique Ancienne, à Haslemere (Angleterre)."Fleur de Pêcher", le poème lyrique de Mme C.P.Simon, qui a obtenu tant de succès à sa première à Paris, a été représenté et fort applaudi à Canne, Deauville et Biarritz.Serge Koussevitsky, directeur de la Symphonie de Boston, s'est embarqué le 4 mai à bord du "Mauretania" pour la France.Pendant son séjour à Paris Koussevitsky conduira une série de concerts; il se rendra à Francfort au commencement de juillet pour assister au Festival International de Musiuqe Contemporaine qui aura lieu du 30 juin au 6 juillet.L'Opéra et la Comédie Française, de Paris, joignent actuellement leurs efforts pour faire un succès du centenaire du romantisme que l'on célébrera bientôt.M.Jacques Rouché, directeur de l'Opéra, montera les "Troyens" et "La Damnation de Faust" de Berlioz.M.Emile Fabre met à la scène de la Comédie Française "Lauren-zaccio" d'Alfred de Musset.Gin Canadien Melchers Croix d'or LA BOISSON LA PLUS SAINE (( Fabriqué à Berthierville, Que., sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.trois grandeurs de flacons! Gros: 40 onces Moyens: 26 onces Petits: 10 onces Melchers Distillery Co., Limited montreal.SOIXANTE CHANSONS DE FOLKLORE DE FRANCE Pour voix moyennes Editées par Julien Tiersol (COLLECTION "MUSICIANS' LIBRARY") Prix: (Etats-Unis) broché, $2.50; r«Iié, S3.50 (Avec nccompaffp.ement de p'iano) Lo folklore français possède des charmes el des beautés qui lui sont propres.M.Tiersot, qui est une autorité en cette matière, en a fait un choix des ;ilus intéressants.Il en donne un commentaire détaillé dans la préface oui précède cet ouvrage.Table des matières Pernettc Germaine La Belle au Rosier bin ne La Faraoole du mauvais Riche I et'' Soldat de Guerre Le Miracle de Saint-Nicolas Lia Unanson de Renaud Le Retour du Soldat T.a Cnmp.ainte du Déserteur La Mort de la Fiancée Jba luort du Forte-Enseigne Les Marines de Gvoix La Marchande d'Oranges Joli Tambour Les Iroia Princesses Les trois Filles La FiJle et le Chasseur Lied vrois Capitaines La ChE«»?on de Marlbrough II était une Bergère Gardons nos Moutons i^.i Passant par un Echalier Auprès de ma Blonde Mon Père m'envoie-t-à l'herbe La Fille de Parthenay Au Bois Rossignolet Les Noces du Coucou et l'Alouette Nous n'irons plus au Bois A ma Main Droite La FiJle du Coupeur de paille La Ronde de l'Avoine Lu Marion et le Bossu Réveillez-vous, belle Endormie Ce matin me suis levé En revenant des Noces Le D 'pari du Soldat Les Métamorphoses lagali Rossignoulet qui Chante Le Rossignol Messager Sérénade Basque Agueros Moumagnos Le Canïgou Ann hini gouz Sire Halewyn Briolage La Chanson du Bouvier La Vie de la Bergère La Chanson du Reuze Le Mois de Mai Voici le Mois de Mai Voici venir le Mois de Mai Joli Mois de Mai Voici la Saint-Jean Chant de Quête de l'Alsace Quittez, Pasteurs Noël Nouvelet Les deux Bergères La Marche des Rois La Chanson de la Mariée OLIVER DITSON COMPANY, 178-179 Tremont St.Boston 10, Mass.CHAS.H.DITSON & CO.8-10-12 East 31th St., New York, N.Y.En vente chez tous les marchands de musique Demetrius Baril :: Avocat Chnmbre 702, EDIFICE VERSAILLES 90 UUE ST-JACQUES Tél.MAIN 32G4 MONTREAL LA LYRE — MAI 1927 5 «TRIBUNE LIBRE "La Lyre" n'assume aucune responsabilité pour les opinions exprimées par les correspondants.Nous ignorerons totalement les lettres anonymes.Toutefois, si l'auteur le désire, ses initiales ou son pseudonyme seront seuls publiés.Nous accueillerons toujours avec gratitude les contributions d'intérêt général.Ces.correspondances devront être brèves et écrites sur un seul côté de la feuille.Adressez toutes les lettres à "TRIBUNE LIBRE", "La Lyre", Limitée, 7, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, P.Q.A propos de concours entre élèves des différents studios Parmi les projets contenus dans la collection complète du journal "La Lyre" qu'on a bien voulu mettre à ma connaissance, j'en ai rencontré un particulièrement intéressant à retenir, à exalter, susceptible de recevoir les plus sérieux encouragements de tous ceux qui veulent bien s'intéresser à l'avancement de la culture du goût dans le domaine de la Musique.Ce projet est susceptible de nourrir les plus légitimes espérances comme la plus noble émulation dans le monde des studios.L'idée répond tellement à tant de projets en état de gestation qu'on la retrouve plus ou moins prête à mûrir à chaque fin d'année scolaire, à chaque bilan de l'année musicale, quand on essaie parfois de discerner si oui ou non elle se solde par un état de stagnation, de recul ou d'avancement de l'art au pays.Elle devrait logiquement devancer même celle de la création d'un orchestre symphonique qui pour vivre et faire vivre ceux qui doivent le composer, si on veut un orchestre qui puisse rivaliser d'intérêt artistique, sinon d'une juste considération avec ses voisins les plus immédiats de Boston, de New York, réclame de son administration un budget trop lourd si celle-ci ne peut suffisamment rémunérer le concours de ses solistes, de ses chefs de pupitre qu'il lui faudrait en grande partie faire venir du dehors et à qui il faudrait peut-être trouver un travail complémentaire.Il semble que ceux qui appellent de leurs voeux cette création oublient tous trop facilement les efforts considérables prodigués par le véritable Mécène que fut le Major Général Meighen quand il soutenait à lui seul plusieurs compagnies d'opéra et les éléments des concerts classiques où le jeune maître français Hasselmans et Jakia, le maître italien, rivalisaient de talent tant dans la composition de leurs programmes que dans l'interprétation artistique des oeuvres qu'ils révélaient.Oui, il y a eu ainsi 18 ans de recul, puisqu'il 3^ a 18 ans que la Musique n'a pas fait un pas de plus.Ce n'est point en oubliant cet effort et en ne payant point le juste tribut de gratitude qu'on suscitera la floraison de zélateurs ou d'émules.Je m'excuse d'avoir ouvert une aussi longue parenthèse à l'exposition du projet que je désire reprendre, non sous sa forme platonique primitive, mais sous la forme d'un projet réalisable que voici: Il s'agit de donner avec le concours de "La Lyre", comme elle le demandait antérieurement, des auditions concurremment offertes des sujets, produits ou fruits des studios de piano, violon, violoncelle ou de tout autre famille d'instruments, comme des studios de chant et de déclamation lyrique, en une exposition permanente qui aurait pour auditeurs payants les abonnés de "La Lyre" et tous ceux qui voudraient également souscrire à la série complète d'abonnements à l'audition de chaque genre ou branche instrumentale qui les intéresserait.Ces auditeurs seraient sollicités de désigner "vox populi" les meilleurs éléments de chaque studio à prendre part à un concours général qui serait fixé en collaboration avec la Semaine de Musique, ce qui ne manquerait pas d'en corser l'intérêt.Avec le produit des recettes, je pense qu'il y aurait lieu d'établir quelques bourses d'encouragement pour les lauréats, soit à l'intérêt de poursuivre leurs études et de les parfaire, soit à aller leur chercher une consécration plus élevée, ou entreprendre une carrière.Ce serait permettre à nombre d'éléments bien doués, dignes d'intérêt, mais peu fortunés, de recevoir cet encouragement national susceptible d'éclairer équitablement sous cette forme humaine beaucoup de sujets sur la légitimité de leurs nobles ambitions, sinon de voir niveler leurs prétentions exagérées à une plus juste considération de ce qu'il leur faudrait posséder ou acquérir pour mériter soit une meilleure place dans une autre épreuve, soit un avertissement salutaire à leurs appréciations exagérées de leurs moyens ou de leurs travaux.On pourrait par extension ouvrir ces concours en ce qui concerne la déclamation lyrique pour des scènes et extraits d'opéra, duos, trios, quatuors, et l'étendre également à la faculté de voir interpréter concurremment par chaque studio, un même ouvrage imposé.Pour ces fins, le cadre et les effectifs de la Société Canadienne d'Opérette pourraient être sollicités pour donner à chaque studio la même collaboration.Cette société ne manquerait pas en l'occurrence, en souscrivant à ce but, de trouver de précieuses recrues pour sa troupe, éléments désignés "vox populi".à compléter l'intérêt de la distribution de ses spectacles et à couronner ses efforts à prétendre justement établir le théâtre national qu'elle ambitionne devenir.Le patronage et l'encouragement du Gouvernement" et de la Cité à la dotation de ces concours seraient un moyen sûr pour lui de discerner parmi les éducateurs ceux qui peuvent dans l'intérêt supérieur de la formation de ses futurs Conservatoires de Musique, concourir le plus efficacement à former les futurs artistes.Il faudrait espérer que pour les épreuves finales on puisse distraire certaines sommes qui permettent de faire appel à la compétence des juges étrangers de lan- 6 LA LYRE — MAI 1927 gue française, soit professeurs ou artistes, de villes comme New York, Boston ou Chicago.J'ai dit exclusivement de langue française, car il faut bien admettre qu'on ne peut véritablement juger de la valeur d'art d'un sujet de langue française qu'autant qu'on peut équitablement établir qu'il sert l'ëlocution grammaticale et logique comme l'émotivité ou la pensée contenue dans le texte qu'il aura à interpréter.On ne peut concevoir d'être jugé même par de talentueux inaptes à la tâche qu'ils auraient à juger.Je me réjouirais si sous cette forme loyale et équitable, je pouvais avoir suscité ce grand mouvement ému-latif qui écarterait de l'intérêt supérieur à l'avancement de la musique tant d'intérêts particuliers qui dissolvent, retardent, écartent, égarent tant de bonnes volontés, ou de Concours qui sincèrement voudraient servir utilement la Cause de toute une jeunesse qui aspire de tous ses voeux à ne plus voir gaspiller le meilleur de ses dons au service de l'amateurisme quand ils pourraient si utilement, avec quelque constance et persévérance dans l'effort, être mis au meilleur service de l'art qui doit fleurir dans ce pays prospère.L'émulation pourrait utilement gagner tous les groupements de musique et le concours s'étendre à toutes les chorales qui pourraient, elles aussi, briguer le titre de nationale par le concours.Cette épreuve est commune en France et se renouvelle périodiquement, à seule fin de ne pas laisser déchoir un pareil titre entre les mains d'un vainqueur trop sûr de lui et enclin à dormir sur ses lauriers.JEAN RIDDEZ, de l'Opéra, des Maîtres du chant français.Les données de la critique musicale et la fonction de l'entendement Par M.D.CALVOCARESSI.I Parmi les éléments dont le critique subit l'influence, il en est qui sont partie intégrante de la musique qu'il juge; nous les appellerons "données".D'autres sont partie intégrante de sa mentalité ou de sa sensibilité; nous les appellerons "étalons".D'autres enfin ne sont ni dans la musique ni dans l'esprit du critique: telles les indications que fournissent les sources historiques, biographiques, les écrits ou propos de toute sorte émanant du compositeur ou de ses commentateurs; nous les appellerons "données indirectes".Durant les premières années de son apprentissage, l'étudiant fera bien de ne s'occuper que des données que présente la musique même.La musique, ce sont des sonorités et des rythmes dont l'ordre constitue de certains rapports et de certains contrastes, c'est-à-dire un ensemble, une forme.La sensation physique occasionne chez l'auditeur des réactions physiques élémentaires, inconscientes, qui sont suivies de perceptions conscientes.Une opération qui dépend de la sensibilité esthétique fournit de ce qui est ainsi perçu une interprétation définie, mais non moins indéfinissable dans son essentiel que la sensibilité esthétique même.Et d'autres opérations fournissent d'autres interprétations qui peuvent être parallèles (par exemple, lorsque l'intellect découvre les raisons pour lesquelles une oeuvre a été jugée belle ou laide) ou divergente (par exemple lorsque l'instinct nous porte à aimer une oeuvre, mais* l'intellect découvre des raisons de corriger cette impression).II Si vives que soient ses prédispositions, si fermes que soient ses vues, le critique en présence de certaines oeuvres trouve les unes négligeables et les autres ébranlées.Il aimera des oeuvres qui ne correspondent point à ses préférences, et en dédaignera d'autres qui paraissent y correspondre.Ce sera là le résultat en partie du jeu de son intellect et du contrôle que cet intellect exerce sur ses impressions, en partie du jeu de son imagination.C'est à ce point que commence l'opération crtique proprement dite; Pour qu'un critique n'éprouve jamais quelque surprise de ce genre, il faut qu'il soit doué de lumières quasi surnaturelles ou bien qu'il soit entièrement impropre à exercer ses fonctions.Le critique entendant une oeuvre perçoit entre les éléments de cette oeuvre des rapports auxquels il attribue une valeur, ou inversement, ne perçoit rien de tel.C'est là, nous le savons, le principe de tout jugement esthétique.Considérés chacun à part, les éléments sonores ou rythmiques ne produisent que des impressions sensorielles.Mais ces impressions s'accompagnent souvent d'associations.Par exemple, l'imagination et l'intellect interpréteront de façon différente des notes selon qu'elles-seront données par une trompette, un violon ou une timbale; de même des notes aiguës et des notes graves, des notes émises piano ou forte.Ceci est le résultat de nos expériences passées, dont un autre effet est de nous conduire à attribuer à toute note entendue une place dans une gamme, un ton, un système de coordination — à la considérer, en termes de théorie, comme une tonique, ou une dominante, et ainsi de suite.Même ici l'on voit coopérer toutes les facultés qui interviennent dans la formation du jugement esthétique.Et lorsque nous passons aux sons en combinaison, nous voyons que les rapports créés par les contrastes de hauteur, d'intensité, de durée et de timbre, par les divers éléments constituant la matière et la forme, provoquent une coopération similaire sur une plus vaste échelle.Les sons et les rythmes constituent autant d'éléments accessibles à l'entendement, définis et susceptibles d'être envisagés à un point de vue abstrait.De ce caractère défini et abstrait naît la tentation de considérer en dernier ressort lesdits rapports du seul point de vue de l'entendement.Cette manière de voir paraît' trouver sa justification du fait qu'il existe entre les sons des rapports arithmétiques, qu'il est possible de réduire toutes les formes musicales à des schemes ou diagrammes, est d'avoir recours à toutes sortes de procédés de classification.Même sans l'appoint des mille et une métamoi-phoses inséparables du langage de l'analyse et de la critique, cette tentation resterait grande.(à suivre le mois prochain) LES PAGES DU CARILLON Directeur: CHARLES MARCHAND 7 Après le triomphe .'.mauuceWisset I.e mot n'est certes pas trop fort, si on l'applique au festival de la chanson et des métiers du terroir.En effet, les espoirs les plus optimistes ont été cent fois dépassés.Ceux qui connaissaient les précieuses ressources de Murray Gibbon, savaient par avance que rien ne clocherait.Cependant, personne ne prévoyait de tels applaudissements ni semblable enthousiasme.On aura beau sourire quand passe sur les lèvres ou sous la plume la fameuse epithet* : l'Athènes du Canada, il n'en reste pas moins vrai que Québec possède toujours ce je ne sais quoi que l'on ne trouve nulle part ailleurs lorsque le Patriotisme, l'Art et la Beauté entrent en scène.Berceau de la pensée française en Amérique, Québec demeure le centre incontestable, sinon incontesté, oil s'épanouissent dans leur plus vif éclat les plus hautes vertus de nos origines ethniques.Ailleurs aussi on est patriote et l'on a l'âme ouverte aux fines choses de l'esprit, mais, à notre sens, pas avec la même intensité ni le même désintéressement! que dans la Ville-Mère.Si le festival avait été célèbre à Montréal ou à Ottawa, par exemple, une telle manifestation n'aurait pas eu le même cachet, pour ne rien dire de la réussite.Pourquoi?La réponse est dans les lignes qui précèdent.Sincèrement, qui osera prétendre le contraire?Dans un cadre incomparable, dans une atmosphère unique, nous avons assisté à une féte â la fois grandiose et inoubliable.Pour les absents, ou encore pour quelques sceptiques, nos qualificatifs pourront paraître tant soit peu exaltés.Evidemment, certains chanteurs, pianistes ou musiciens, — que la grande vogue du folklore rejette légèrement dans l'ombre, — ne ressentent et n'expriment qu'une ardeur bien mitigée pour cette forme artistique qu'ils jugent par trop simpliste.Aussi trouvent-ils le folklore exceptionnellement heureux.Alors pourquoi ne pas se réjouir, et sans amertume, d'un tel bonheur?Si seulement cette musique pouvait nous aider à enterrer le jazz quelques années plus tôt, que ne devrions-nous pas tenter pour rendre le folklore populaire?D'ailleurs, qu'on le remarque bien, l'emprise du folklore sur le public ne fnit que commencer.Et ce ne sera pas un feu de paille comme quelques-uns le prétendent, disons le mot, le désirent.Bien au contraire.Après la page qui vient de s'écrire au Château Frontenac, notre folklore entre dans une ère nouvelle.L'an prochain, il faudra s'y prendre un mois d'avance pour être assuré de sa place au spectacle.Plusieurs écrivains et musicographes sérieux affirment même déjà qu'une grande oeuvre nationale a pris naissance.Que s'il est encore trop tôt pour se prononcer sans conteste sur le sort ultime réservé à ce remarquable mouvement, on peut dire en toute certitude que la chanson populaire a reçu ces jours derniers une solennelle et durable consécration.Et ce n'était que justice.Trop longtemps certains esprits superficiels n'ont voulu voir dans le folklore qu'une expression de terre à terre et de trivialité.Ah! sans doute quelques cabotins des planches et de la plume, — avide* il' gro.» -ou.-t «I
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