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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 58
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

La lyre, 1928, Collections de BAnQ.

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LA LYRE REVUF Ill II II ^MV MENSUELLE t M.Brahm SAXI) VIOLONCELLISTE ancien élève du Professeur Jean Belland, et de M.Henri Miro pour l'harmonie, qui a remporté brillamment cette année le Prix d'Europe de l'Académie de Musique de Québec.-OjrV.iio _ U Vol.VI No 58 Sept.1928 25c SOMMAIRE MUSIQUE L'Arrêtée, chanson du terroir, paroles et musique de Gaston de Montigny Romance pour violon ou violoncelle .J.0.Dumas Jadis! disait grand'mère, petite pièce caractéristique pour piano .J.A.Contint Le Secret du Printemps, romance pour soprano ou ténor.Paroles de Ed.Chauvin .musique de Corinne Dupuis-Maillet.TEXTE La Direction changée — Nos projets — L'Album Musical — La Musique à Québec — Le mois théâtral — Le folklore du Canada français — Revue des revues — Euhémérides. 2 Septembre 1928 -Je tiens TOUT ce que je promets- GROS et DETAIL OUVERTURE DES CLASSES MUSICIENS, n'hésitez pas, allez au magasin où vous trouverez TOUTES les pièces demandées GROS dans les Syllabus de tous les Collèges de Musique: Académie de Qu'ébec — Conservatoires National, Bacicot et Royal — Dominion College — Schola.etc., etc.Toute l'Edition Américaine: Ditson — Fischer — Schirmer — Wood.Ouvrages d'Enseignement: Méthodes, Exercices, Théories, Solfèges, Traités d'Harmonie.L'Enseignement du Piano de Blanche Selva au complet.DETAIL Prix spéaiaux aux Institutions Religieuses et aux Professeurs de musique.Musique adressée EN APPROBATION dans TOUT le Canada Pour être au courant de la nouveauté, il faut s'abonner à notre Journal mensuel de Broderie et UV8IÇUK _ Toujours en mains tous les morceaux annoncés dans "La Lyre" Par an: 25 cts RAOUL VENN4T -Assortiment — Compétence — Courtoisie — Prix raisonnables — Service 3770-8772 KVE SAINT-OEXIS (anciens 642) Tél.Harbour 6515-5310 MONTREAL AnQOQcez daQs "La Lyre" Vous serez émerveilles des résultats obtenus LA PREMIERE MAISON D'EDITION AMERICAINE Pour la diversité et l'excellence l'EDITION WOOD est suprême.Sefiffon Wood Employée exclusivement par un grand nombre de professeurs éminents.AU DELA DE 1,CC0 VOLUMES DE CLASSIQUES, D'ETUDES ET DE RECREATIONS Choisis pour l'enseignement musical par les plus importantes maisons d'éducation de l'univers.En plus des œuvres classiques les volumes ci-dessous indiqués sont toujours en demandé.METHODE DE PIANO SARTORIO En quatre volumes Chacun $1.00 Pièces arrangées de façon systématique et progressive, désignées pour poser des bases solides aux études musicales.LES ETUDES .PROGRESSIVES DE LA COMPAGNIE WOOD Cinq Volumes Chacun .75 Primaires, Elémentaires, Supérieures, Avancées.La meilleure série d'études variées que l'on puisse désirer.OPERA GEM Trois volumes Chacun .75 Arrangements faciles d'extraits (l'opéras les plus connus.Approprias pour l'étude et comme pièces do genre.D'exécution facile et agréable.88, RUE ST.STEPHEN TkeB.F.WOOCL MuS%cCO.BOSTON, Massachusetts Un an.Î2.50 Doux tmv.?4.5D L'unité.25 Numéros des mois écoulés .Primes et récompenses sont données pour 5 abonnements ou plus.La manière la plus sure de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnée.Pour cela.Il vous faut nous envoyer votre om et votre adresse, avec le mentant de l'abonnement en timbres, chéQuo au pair ou mandat poste.Adressez toute communication à : LA COMPAGNIE DE PUBLICATION "LA LYTtE", Limitée 987 I5LVD ST-LATTRENT Téléphone : LANCASTER 1907 un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après expiration de la période payée, à moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE Tout avis de thanKcmont d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois.accompagné de l'ancienne ad resse.6e année — No 5S Montréal, septembre 192S /?a £1)erection de J^a f-ïijre est cAancjêe A la dernière réunion des actionnaires de "La Lyre", M.Joseph Menard, l'imprimeur habituel du journal, a été nommé gérant.M.Menard s'est adjoint: M.H.Miro, compositeur, pour le choix de la musique à publier dans le journal; M.Raoul Vennat, comme rédacteur de La Lyre.Tous les abonnés sont assurés de recevoir le journal à dater de septembre jusqu'à complète livraison des 12 numéros qui leur sont dus.La nouvelle direction, en assumant cette charge sans aucune compensation pécuniaire, croit mériter l'encouragement de TOUS les musiciens du Canada et de la Nouvelle-Angleterre.Que tous s'unissent pour faire de la La Lyre l'organe musical officiel de langue française dans l'Amérique du Nor,d.Les Canadiens-français ont le droit de chanter dans leur langue maternelle, et de continuer ses traditions.Nous les y aiderons par la publication de 12 pages de musique dans chaque numéro.Nous faisons un pressant appel à tous les compositeurs canadiens.Qu'ils nous confient leurs œuvres poulies diffuser dans tout le pays.Nous leur donnerons les royautés .d'usage.Donnons-nous tous la main pour le plus grand bien de l'Art musical.Adresser toute correspondance au siège 'du journal : 987, boulevard Saint-Laurent, Montréal.jVos Qro/ets On trouvera dans chaque numéro du journal, sous le titre Revue des Revues, un résumé des articles les plus intéressants parus dans les meilleurs revues musicales étrangères, en mentionnant le numéro de chacune de ces revues, pour le bénéfice des lecteurs intéressés.Nous nous chargerons volontiers ,de procurer ces revues aux meilleures conditions possibles.Sous le titre Tribune libre, nous publierons volontiers tous les articles et communications qu'on voudra bien nous adresser avant le 15 de chaque mois pour insertion dans le numéro du mois suivant; en f.utant, naturellement, que l'espace nous le permettra Nous estimons que toutes les opinions musicales sont respectables, si elles sont exprimées avec courtoisie.Mais la direction de La Lyre ne s'engage pas à faire siennes les diverses opinions de ses correspondants.C'est ainsi que dans une revue française, M.Bazelaire, professeur de violoncelle au Conservatoire national de Paris et au Conservatoire américain de Fontainebleau, et M.Alexanian, professeur, avec Casais, à l'Ecole Normale de musique de Paris, ont discuté très librement sur la valeur de leur enseignement et de leur interprétation.Cela pour le plus grand plaisir des lecteurs et le plus grand avantage de tous les violoncellistes.Pourquoi n'en serait-il pas de même dans La Lure ?Il existe des sujets de grande importance pour le Canada.Il importe de concilier les divisions et les contradictions qui empêchent des réalisations pourtant urgentes.Il est nécessaire d'éclairer la lanterne de notre Secrétaire provincial qui profite des divisions entre les intéressés pour retarder la mise en oeuvre de divers projets' intéressants.La Lyre ouvre donc ses colonnes à tous ceux qui voudront exprimer leur opinion sur le sujet d'actualité suivant : N'y a-t-il pas urgence à fonder le Conservatoire national demandé depuis si longtemps ?Nous avons une Ecole des Beaux-Arts.On y enseigne la peinture, la sculpture, l'architecture.Ces arts sont-ils plus nécessaires, actuellement au Canada, que ne l'est cet-art universel de la Musique ?Combien de personnes visitent, chaque année, les expositions de peinture et de sculpture, comparativement au nombre de personnes suivant les concerts, l'opéra, l'opérette, la comédie ?Alors, si le public va d'abord à la musique et au théâtre, pourquoi le gouvernement de Québec, dispensateur des fonds publics, a-t-il ouvert deux écoles des beaux-arts, à Montréal et à Québec, où l'on n'enseigne pas cet art par excellence: la musique.On dit dans certains milieux que les opinions des musiciens consultés par l'hon.M.David étaient si différentes que le Ministre attend que ces différences s'ajustent poux se décider.Entre temps, il est la Providence des écoles et des hôpitaux.Nous comprenons son embarras, en nous remémorant les critiques acerbes que lui ont values ses nominations à l'Ecole des Beaux-Arts.Pendant ce temps nous marquons le pas et les progrès en musique sont faibles.Nous sommes la seule ville alu monde avec notre chiffre de population sans orchestre symphonique permanent.Les tentatives de cet excellent musicien M.J.J. Gagnier ne permettent pas de croire que cette lacune soit définitivement comblée.¦ Nous n'avons pas de saison régulière d'opéra, d'opérette.Nous manquons d'une salle de concert, comme d'un théâtre, où décemment la musique et la comédie puissent se donner.* Et pendant ce temps le cinéma maintient et augmente son emprise sur le public.A Montréal, Québec, Sher-broke, Trois-Rivières, comme dans toutes les villes des autres provinces, des dizaines de mille spectateurs vont chaque semaine s'habituer à un luxe de mise en scène et de costumes qui rendent difficiles les tentatives des organisations locales d'opéra et d'opérette.Sans compter que clans certaines salles de ^cinéma, on trouve des orchestres réduits, c'est vrai, mais bien supérieurs aux orchestres d'amateurs auxquels ont recours nos Sociétés locales pour leurs diverses représentations.Si l'on ajoute à cela les artistes de passage, les troupes de passage, les orchestres de passage, les difficultés à surmonter pour nos organisations locales deviendront de plus en plus .difficiles, pour ne pas dire impossibles.Le public, le seul maître en fin de compte et le seul qui puisse faire vivre les sociétés d'opéras, opérettes et comédies, ainsi éduqué, devient de plus en plus difficile et ira, en fin de compte, encourager seulement les spectacles où il en aura pour son argent.Il n'y a, pour sauver les organisations locales, que la création d'un Conservatoire.Ce sera la pépinière où nous trouverons artistes, comédiens, choristes, musiciens d'orchestre.A ces éléments s'ajouteront les boursiers du gouvernement, les prix d'Europe qui ne reviennent pas au Canada faute d'y pouvoir vivre.Ainsi la province de Québec paie pour le bénéfice des autres pays.Est-ce logique, est-ce juste ?La question de locaux pour loger troupes et orchestres symphoniques passe au second plan.Pour bâtir, il faut six mois.Pour faire des artistes dignes du Canada, dignes d'un théâtre national, dignes de cbncurrencer les artistes étrangers, il faut des années.Mettons donc l'épaule à la roue tout de suite.Assez de parlottes, des actes ! Sur ces sujets d'importance vitale, messieurs les musiciens, donnez-nous vos opinions motivées.Nous vous offrons nos colonnes durant les mois d'octobre, novembre et décembre.Les opinions sincères sont toutes défendables, et la langue française est assez riche pour les exprimer sans blesser personne.Il est temps de dire bien haut à ceux qui ont mission de nous les donner, si nous voulons un Conservatoire florissant, un Orchestre symphonique digne de la métropole du Canada, et enfin un Théâtre où tout ce qui a une vraie valeur viendra se faire applaudir, et donnera à nos compatriotes si riches en talents l'occasion d'apprendre en attendant d'y briller à leur tour.Nous accepterons avec plaisir toutes les suggestions qu'on voudra bien nous faire et nous en ferons notre profit, en autant qu'elles cadreront avec notre politique et nos moyens.Enfin nous répondrons volontiers aux renseignements que l'on voudra bien nous demander.Nous ouvrirons pour cela une rubrique: Correspondance.Les personnes pressées n'auront qu'à joindre un timbre à leur demande et nous répondrons par lettre (immédiatement, sans attendre la publication du journal.Avec un pareil programme nous espérons mériter la> faveur du public.Nous demandons aux musiciens de s'abonner en grand nombre pour nous permettre d'améliorer de plus en plus notre journal.De jolies primes seront données à tous ceux qui nous procureront des abonnés.Septembre 1928 L'album Musical de "La Lyre" La nouvelle administration de "La Lyre" commence avec le numéro de septembre la publication de la partie musicale sous forme d'album.Une couverture artistique contient le sommaire.Les personnes qui désirent détacher la musique du texte pourront déposer l'album sur le piano comme un morceau de musique en feuille.On trouvera dans ce numéro les morceaux suivants : "L'Arrêtée, ou Titur Aubin", chanson du terroir, composition de M.Gaston de Montigsy.Cette oeuvre a eu un succès retentissant car l'édition en est complètement épuisée.— "Le Secret du Printemps", paroles de M.Ed.Chauvin, poète canadien de grand talent, musique de Mme Corinne Dupuis-Maillet, est une valse exquise.— "Romance" pour violon ou violoncelle, dédiée à M.Nap.Dansereau, violoncelliste de l'orchestre de l'hôtel Mont-Royal, plaira par son charme mélodique et sa facilité d'exécution.M.J.0.Dumas, violoniste montréalais, en est l'auteur.— "Jadis disait grand'mère" est une pièse intéressante pour piano de notre compositeur J.A.Contant, organiste à Joliette et fils du regretté Alexis Contant.Toutes ces compositions sont dues au talent de nos compositeurs canadiens-français.Les numéros subséquents contiendront, en plus des chansons du folklore canadien avec des harmonisations nouvelles, des morceaux de violon, violoncelle, piano à deux et à quatre mains; romances, airs d'opérette et opéra, chansons comiques; gigues, reels et quadrilles de chez-nous pour piano et violon.La musique religieuse ne sera pas négligée: la direction possède plusieurs manuscrits pour orgue et chant d'égiïse.En feuilletant la correspondance de nos lecteurs, nous avons constaté que tous n'ont pas le même tempérament artistique.D'aucuns demandent des compositions classiques et religieuses et d'autres écrivent en sens inverse.Comme il est impossible de satisfaire tout le monde, "La Lyre" s'est tracé une ligne de condlite, qui, nous l'espérons, conviendra à la majorité de nos abonnés.LA DIRECTION.Les CATALOGUES de G.SGHIRMER, NEW-YORK INC.répondent à tous les besoins de l'enseignement musical, depuis le début au Jardin de l'enfance jusqu'au Professorat.LIBRAIRIE DÈ MUSIQUE CLASSIQUE lit*s chefs-d'oeuvre de la musique, renommée dans le inonde entier.Les Id 15 volumes déjà, parus couvrent complètement l'Enseignement de la musique Vocale et Instrumenlaie.SERIE "SCHOLASTIC" Nouvelle série d'Etudes nouvelles copyrighiûes peur Chant et Musique Inslrumentale, du grade le plus facile a la plus grande difficulté.Elle est' composée par les Professeurs les plus renommés.OEUVRES CHORALES POUR LES ECOLES Série nouvelle de 200 Choeurs pour Etudiants, exactement ce qui convient dans les diverses Eêios scolaires et les Clubs, depuis les écoles enfantines jusoue dans les Ecoles avancées et les Universités.Choisis, revisés et édités par RALPH L.BALDWIN.CHANT SOLOS POUR TOUS LES INSTRUMENTS METHODES LIVRES DE THEORIE MATERIEL D'ORCHESTRE de la Classe enfantine aux Sociétés Symphoniques L'Edition Scbirmer se trouve chei les principaux marchands de musique.Nous' donnerons volontiers leurs noms-.- • ¦ - G.SCIIIRMER, INC.3 East 43rd.St„ New York Animato appassionato Romance 4 Septembre 1928 La Musique à Québec DEUXIEME FESTIVAL DE LA CHANSON ET DES METIERS DU TERROIR, A QUEBEC L'an dernier, la Cie du Canadien Pacifique donnait à Québec, un Festival de la Chanson et des Métiers du Terroir qui eut assez de succès pour motiver la réalisation d'un deuxième Festival, qui eut lieu cette année, en mai dernier.MM.Marius Barûeau, directeur du Musée National du Canada, à Ottawa, et J.Murray Gibbon, chef publiciste du Canadien Pacifique à Montréal, furent les organisateurs de ce Festival, et M.Harold Eustace Key, de Montréal, en fut nommé le directeur musical.Ce deuxième Festival eut lieu du 24 au 23 mai inclusivement, et les auditions furent données tantôt à l'Auditorium et tantôt dans la Salle de concerts du Château Frontenac.Cette année, l'intérêt avait grandi, car on avait déjà annoncé un coucours à la fin duquel les meilleures compositions folkloristes soumises à un jury spécialement choisi pour les juger, seraient primées durant ce Festival.En effet, Mr B.W.Beatty, président du Canadien Pacifique, avait généreusement offert de donner aux heureux candidats gagnants, la jolie somme de $3 000.et, de plus, il ajouta à ce montant $300.donnés en prix additionnels.Tout cela fit du bruit et attira dit-on, nombre de concurrents de France, d'Angleterre, de Hongrie, du Danemark et des Etats-Unis, à part ceux du Canada.A l'exception de deux prix additionnels, accordés à une anglaise et à un français demeurant au Canada, tcus les autres prix furent décernés à des Canadiens, dont un seulement d'origine française.Le jury était composé de Paul Vidal, de Paris; de Sir Hugh Allan et de Vaughan Williams, de Londres; de Eric de Lamarter, de Chicago, et de Achille Fortier de Montréal.On s'est plaint du fait que presque tous les prix ont été accordés à des anglo-canadiens; mais, d'un autre côté, on a dit que très peu de compositeurs canadiens-français ont consenti à concourir.D'autres prétendent que des partitions soumises au jury ont été renvoyées sans avoir été examinées.On a même demandé où et quand les membres du jury se sont rencontrés afin de juger les pièces de concours.Quoiqu'il en scit, les prix ont été accordés comme suit: $1,000.pour une Suite d'orchestre, à Arthur Clelanc! Lloyd, de Vancouver; $1 000.pour une Cantate, à Claude Adonai Champagne, de Montréal; ce prix ayant été accordé à la dernière heure, la Cantate de M.Champagne n'a pu être exécutés au Festival); $500.pour un quatuor à cordes, à Georges Bowies, de Winnipeg; $2b0.pour un arrangement pour voix d'hommes, à Ernest MacMiihin.de Toronto; $250.pour des arrangements pour veix mixtes, divisés entre Alfred Whitehead et Irvin Cooper, de Montréal.Trois prix additionnels de i?100.chacun furent donnés ainsi : pour une Suite d'orchestre, à Georges How'es, de Winnipeg; pour un quatuor à cordes, à Mlle Wyatt Pargeter, de Bournemouth, (Angleterre) ; pour quatre chants arrangés pour voix d'hommes, à Pierre Gauthier, d'Ottawa.Les prix ont été distributes publiquement par S.E.Lord Wellingdon, gouverneur général du Canada.Sept auditions folkloristes furent données en cinq jours, le tout couronné par un bal historique et du terreir.Préférant garder une impartiale neutralité, nous nous bornons à donner ici un bref aperçu des programmes exécutés et de leur valeur générale, nous basant sur les jugements émis par des artistes étrangers et canadiens dons la réputation, la compétence et la sincérité sont hautement considérées.L'ouverture officielle du Festival a été faite par M.Charles Marchand et ses "Troubadours de Bytown", qui ont exécuté un groupe de chansons canadiennes, dont deux arrangements (primés) de M.Pierre Gauthier, musicien français résidant à Ottawa, à qui les experts du métier s'accordent à reconnaître une louable valeur et un mérite peu commun.Du quatuor à cordes (primé) de M.Georges Bowles, on a dit qu'il est assez bien fait, mais qu'il manque d originalité: plutôt scolastique que novateur, il tait songer souvent à Haydn, Mozart, et Beethoven, et parfois à Mendelssohn et à Schumann.Le Quatuor Hart House de To-ionto l'a joué d'une façon artistique.Dans "Madame de Repentigny et sa manufacture", Mme Jeanne Dusseau, la sympathique cantatrice de Toronto, a brillé d'un vif éclat.Un arrangement pour voix d'hommes (primé) par le Dr Ernest MacMillan de Toronto, a démontië une fois de plus que ce jeune musicien a du goût et du métier et qu'il sait écrire hors de l'ordinaire poulies voix.Ecrit sur des textes français, cet arrangement a été l'une des meilleures pièces exécutées au cours du Festival.Malgré la consciencieuse direction de M.Robert Talbot, il y eut quelque accidentel désarroi chez les Chanteurs de Saint Dominique, et la composition de MacMillan en a quelque peu souffert.La comédie musicale intitulée "Le jeu de Robin et Marion" a causé un désappointement général, comme valeur musicale.Le texte en avait été arrangé par Paul Mcrin, poète montréalais de valeur hors de l'ordinaire.Les harmonisa-tiens en étaient d'un M.Jean Beck, des Etats-Unis, et M.Wilfrid Pelletier, jeune et capable chef d'orchestre de New-York, a bien voulu en corriger l'orchestration et diriger l'oeuvre entière.Mme Cédia Brault ot MM.Rodolphe Plamcndon, Ralph Er-rolle, Pierre Pelletier et Ulysse Paquin.chanteurs, et M.Carlo Sodero, harpiste, eurent la tâche d'interpréter cette comédie musicale.Y eut-il manque de préparation?et la responsabilité en échouait-elle aux artistes- étrangers qui y prirent part?Certains le disent.Pourtant, M.Wilfrid Pelletier connaît son métier et ne fait rien à la légère; mais malgré toutes les bonnes volontés, une pièce ingrate ue peut devenir extraordinaire, croit-on.Mlle Camille Bernard a joliment interprété plusieurs chansons du terroir de France et du Canada.Costumée avec goût, elle fut discrètement accompagnée au piano par Mme Chamberland-Paquin.Des chants du terroir, bien harmonisés par MM.Laliberté, MacMillan, So-merwell et Barbeau, ont été chantés avec succès par M.Pierre Pelletier, MM.Alfred La'iberté et Wilfrid Pelletier y figurèrent au piano, à titre d'excellents accompagnateurs.Mme Jeanne Dusseau interpréta, avec son goût habituel, plusieurs chansons, dont le distingué "Rondel de Thibault de Champagne" de M.Henri Gagnon, organiste québécois.M.Campbell Mclnnes, de To- ronto, dent la voix semble fatiguée, a exécuté divers chants du terroir de France.Une "Danse Canadienne" pour violon et piano, par M.Hector Gratton, fut jouée brillamment par MM.Harry Adaskin et Alfred Laliberté.Cette pièce n'a, pas été écrite sur un thème de folklore, mais elle eu a le genre.Le jeune talent, la personnalité naissante et la fougue de M.Grattcn lui ont conquis de beaux témoignages mérités.La suite d'orchestre (primée) de Mr A.C.Lioyd a été jouée par l'orchestre du 22e régini"nt de Québec — augmenté pour la cil constance — sous la direction de lur Harold Eustace Key, de Montréal.Celle-ci n'est pas une suite selon la forme, mais un assemolage d'airs harmonisés et orchestres: travail un peu juvénile, manquant ci originalité et de metier.Les "Aubades et Nocturnes" de M.LéoPol Morin ont été exécutés par Mme Cédia Brault et M.Victor Brault.M.Morin les accompagnant.Ces pièces d'une louable valeur ont surtout brillé grâce à l'accompagnateur distingué, dit-on, car on.s'est plaint que même de près, on n'entendait presque pas les chanteurs.La mauvaise température avait-elle voilé leurs vo.x?Les "Chansons de rossignol" pour viole, flûte et piano, par Alfred Laliberté, si bien chantées par Mme Jeanne Dusseau et si bien accompagnées par MM.Blackstone.Garzia et Laliberté, ont mérité leur extraordinaire succès, comme travail et exécution."L'Ordre du bon temps", dont le livret a pourtant été fait par Louvigny de Montigny.ci Ottawa, et la musique écrite par Healy Willan.de Toronto, a malheureusement désappointé les gens.Cette pièce a été chantée par Léon Rothier.Rodolphe Plamondon et Ulysse Paquin.en plus de douze choristes et des "Troubadours de Bs'town''.On a aussi reproché à un des solistes de ne pas savoir son rôle, et celui-ci a répliqué qu'il •watt dû s'occuper de la mise en scène, qu'un autre était sensé connaître et faire.M.Willan ayant déjà si bien réussi dans l'arrangement de plusieurs de nos folklores, on croit que la monotonie générale de la pièce a fatalement influé sur la mise en musique.Mme Ariel et M.Duprat ont tous deux exécuté des chansons de leur pays de France, choses assez faiblement harmonisées.M.Rolland Gingras était au piano d'accompagnement.Quant aux autres chansons exécutées par le même counle et bien accompagnées par le Quatuor Hart House de Toronto, elles aussi auraient pu être de meilleure qualité et beaucoup mieux arrangées: et puis, il y avait uu grand nombre de couplets clans chaque chanson, et l'accompagnement, monotone, ne.changeait pas.Le quatuor à cordes (primé.) de Mlle Wyatt Fargeter est suffisamment bien fait, plus fantaisiste qu'accadémique et ne manquant pas d'une certaine originalité.Les rondes et chansons enfantines ont plu, comme action naturelle, habilement préparées et dirigées par Jeanne Duquet, de Québec; mais on a reproché aux arrangements musicaux de Oscar O'Brien d'être trop sobres, et à ceux de Georges Brewer d'être très médiocres et communs, peut-être moins que ceux de A.d'Aragon.Mlle Juliette Gaultier a chanté plusieurs chansons folkloristes avec accompagnements médiocrement faits pour la viole par Marion Bauer.Dans les chansons du terroir canadien, bien arrangées par Alfred Laliberté, Achille Fcrtier et quelques autres, M.Léon Rothier, de New-York, eut beaucoup 5' 6 Septembre 1928 de succès, ainsi que son accompagnateur, Laliberté.Les "Chanteuses Canadiennes de Toronto" ont plu dans les gracieuses "Ber-gerettes" pour harpe ou piano, hautbois et viole, par Ernest MacMillan, de Toronto, eL sous la bonne direction - de M.Campbell Mclnnes.Leur interprétation de motet du XVe siècle et leur rendition «des chansons du terroir canadien, arrangées par Mme Wood-Hill, ont maintenu leur succès, comme celui de leur excellente pianiste-accompagnatrice, Mme C.Hamilton, et aussi celui de leur directeur.Dans les chansons du terroir (version anglaise) par Alfred Whitehead et Irvin Cooper (tous deux primés), ces chanteuses, dirigées par M.Whitehead, augmentèrent leurs succès précédents.M.Ulysse Paquin, soliste, assisté des '•Troubadours de Bytown", et d'un choeur sous la direction de M.Charles Marchand, a chanté avec succès dans les "Forestiers et Voyageurs"."Blanche comme la neige", folklore artistement arrangé par Ernesr MacMillan et chanté par MM.P.Valade, Ch.Dupuis,, C.Goulet, G.Monte et L.Fortin, de Montréal, a jeté le lustre sur le nom du compositeur et sur ses intelligents interprètes.Mme Jeanne Dusseau, de Toronto, et M.Ralph Errolle, de Nem-York, ont été chaleureusement appréciés lorsqu'ils chantèrent "Le cœur de m'amie", excellent arrangement magnifiquement accompagné au piano par 1 artiste- harmonisateur lui-même.Deux chansons du terroir (primées), bien arrangées pour voix d'hommes, par M.Pierre Gauthier, furent exécutées par les "Troubadours de Bytown" et un groupe de choristes Les chanteurs populaires de Mme Mildred .Atkinson interprétèrent "La Guignolée''.Les chansons du terroir canadien, arrangements de A.Laliberté, H.Willan et M.Barbeau, méritent de grands succès.Plusieurs chanteux, danseux et violoneux parurent sur la scène, a.diverses reprises, et amusèrent les étrangers.Pour clore les concerts du Festival, les "Troubadours de Bytown" exécutèrent plusieurs folklores du pays canadien.Le bal historique et du terroir a terminé la fête.On dit que les arrangements musicaux ordinaires de M.Harold Eustace Key et autres y furent exécutés avec entrain.De tout cela, il ressort clairement qu'on a donné, au second Festival à Québec, quelques productions" "Artistiques", (comme celles de MM.Laliberté, MacMillan, Morin, Gauthier, Somerwell, Barbeau, Willan, Gratton, H.Gagnon, Fortier, Whitehead, Cooper et Mlle Pargeter), plusieurs compositions ordinaires et quantité de pièces mé-diccres.nous a-t-on fait remarquer.Quelques critiques de réputation ont déjà traité de ce Fsetival, et cela d'une manier'.' assez détaillée: par exemple, M.Léo-Pol Morin ("Au Festival de Québec", La Patrie, Montréal, le 2 juin 1928, et "Quelques oeuvres primées au concours E.W.Beatty", Ibid, le 9 juin), M.Robert Choquette )"Lc Festival de la Chanson", La Revue Moderne.Montréal, juin 1928) et autres, en plus du critique d'art du Soleil ("Après la fête", le 31 mai 192S, Québec).Mais la tâche est ardue d'organiser et clc-réaliser plusieurs concerts de folklores, et si la perfection n'est pas de ce monde, si l'art est difficile et, par comparaison, la critique plutôt facile, on peut croire raisonnablement qu'avec de la bonne volonti et e nfaisant un choix à.la fois judicieux et équitable, il sera possible de réaliser des auditions folkloristes d'ordre tout à fait supérieur.RATIO."La Lyre" est un excellente médium de publicité.Annoncer dans "La Lyre", c'est s'assurer des résultats excellents à tous points de vue.Profitez-en ! UNE PREMIERE AUDITION D'OEUVRES CANADIENNES A QUEBEC Le 23 avril dernier,, devant un auditoire nombreux et enthousiaste qui avait envahi la Salle Colomb à Québec, eut lieu une première audition d'oeuvres canadiennes, sous le distingué patronage de l'honorable premier ministre Alexandre Taschereau et de Madame Taschereau, et sous la direction de M.Maurice Rousseau, qui avait fait appel à quantité de nos compositeurs à New-York, Toronto, Montréal'et Québec.Cette remarquable tentative a été couronnée dun grand succès artistique et financier, et la critique et le public lui a été des plus favorables.On y a joué des pièces pour doux pianos, piano solo, violoncelle et piano, et chanté plusieurs chansons du genre.Mme Berthe Roy, jouant avec Mlle Cécile Bédard et Mlle Cécile Kirouac, la Canadienne et la Sérénade de Léo Roy, partagea avec celles-ci un succès retentissant, et Mlle Gilberte Bélanger et M.Arthur Bernier jouèrent aussi avec succès "Les petits Capiens" ue M.Conrad Bernier." Deux Préludes et une Danse Sauvage de Léo Roy furent interpre-tfh avec goût par Mlle Cécile Bédard, et Mlle Cécile Kirouac joua artistement du même compositeur, deux beaux Préludes, et une brillante valse espagnole de Emi-liaco Renaud.Des élèves de Mme Berthe Rcy, Mlles Anne-Marie Plamondon, Jeanne Doté, Marguerite Beaudry et Marthe Lapointe, chantèrent avec goût les "Romance", "Avec le vent", "L'oiseau bleu", et "la Sainte Vierge" de Robert Talbot, "Loin de l'amant'', "Feuilles mortes", "Madrigal", "Les papillons", et "La vie est vaine" de Orner Lé-tourneaù, "Les larmes" et "Les moutons blancs" de Arthur Bernier, et un "Rondeau d'amour" (Le Fétiche) et une "Romance" (Le Lauréat) de Joseph Védna.M.Paul Larose, violoncelliste, accompagné au piano par M.Arthur Bernier, exécuta un Souvenir" de G.E.Tanguay et une "Cantilône" de Arthur Bernier.Le succès de cette audition a prouvé à.nos musiciens créateurs et à leurs dignes interprètes que les oeuvres des nôtres peuvent être et sont appréciés de notre intelligent pub'.ic amateur.MUSICUS.__^ -o- WINNIPEG REUNIT TOUTES LES RACES DANS UN FESTIVAL CANADIEN Toutes les classes de la Société, musiciens professionnels et amateurs, religieux, médecins, avocats, industriels, fermiers, etc., se sont joints aux organisateurs du Festival de folklore canadien, pour en faire un grand succès.La série de concerts qui eut lieu du 19 au 23 juin dernier a laissé une impression inoubliable chez ceux qui ont eu l'avantage de jouir de ces auditions.Le foyer de l'hôtel Royal Alexandra où étaient les quartiers généraux du Festival, offrait un coup d'oeil réjouissant par le spectacle des costumes multicolores de la Hongrie, de l'Islande, de l'Ukraine, da la Pologne, de 1 Italie et autres des quinze groupes de l'Europe Continentale d'où venaient les 400 participants à ces fêtes.Les mélodies d'un violon Hardanger faisaient vibrer les échos des longs corridors et se mêlaient avec ceux d'un accordéon entre les mains habiles d'un expert suédois, ou d'un balalaïka pincé par les doigts agiles d'un cosaque; et dans la la salle de bal, il y eut chaque après-midi un programme de chansons et de danses qui étaient données d'une manière plus élabo- rés, dans les concerts de gala du soir, au théâtre Walker.Ce Festival, le premier de ce genre tenu à Winnipeg, fut une mise en pratique de l'idée qui a motivé les exhibitions canadiennes-françaises à Québec; il fut sous la direction et les auspices conjointes de la Cie du Canadien Pacifique et du Canadian Handicraft Guild.Le succès a été tellement éclatant qu'il portera probablement des fruits, sous la forme d'un musée de folklore permanent dans la capitale du Manitoba.Des projets pour sa réalisation sont actuellement étudiés par des citoyens entreprenants et actifs en collaboration avec les autorités municipales.L'exhibition imposante de travaux artistiques et manuels, et les programmes de musique et de dance — encore plus remarquables — furent exécutés par des colons d'Islande, de Norvège, de Suède, du Danemark, d'Allemagne, d'Ukraine, de Russie, de Roumanie, de Pologne, de la Yougo-Slavie, de la Tchéco-Slovacie, d'Italie, de Finlande et de Hollande.Paul Bai, baryton danois, actuellement ¦nombre de la faculté du Conservatoire de Musique de Toronto, apparut plusieurs fois comme artiste asssistant; son agréable personnalité et sa manière charmante de chauler un groupe de chants du terroir danois, ont été l'une des principales attractions du Festival.Mlle Patricia MacDonald de New-York, spécialiste dans les représentations costumées de la musique traditionnelle de l'Europe Centrale, fut aussi très appréciée par le grand nombre de personnes présentes, qui reconnurent la parfaite reproduc tion des oeuvres qu'elle présenta au public.Parmi les quelques musiciens professionnels de Winnipeg présents au Festival, M.Fred M.Gee et Mlle Freda Sinionson, pianistes, Mlles Carrie Wahalek et Wimona Lightcap, soprano, et le quintette à cordes hongrois figurèrent honorablement, tous ayant droit au titre d'artistes.M.Harold Eustace Key fut le directeur musical de ce Festival, et M.Y.Murray Gibbon, publicists du C.P.R., en fut la tête dirigeante officielle.Les promoteurs et organisateurs s'étaient proposé d'atteindre plusieurs buts différents.De ce nombre, le plus important est le désir de présenter la vie de l'immigrant de l'ouest canadien sous le jour le plus favorable et démontrer le fait que les groupes de différentes races accoutumées en Europe à un antagonisme immémorial, vivent dans la paix et la bonne "harmonie avec leurs voisins du Nouveau Monde.Ainsi, un détachement de vigoureux cosaques chantèrent leurs chants nationaux et firent étin-celer leurs armes dans les danses du sabre, devant un auditoire complaisant qui comprenait de récents ennemis comme les Polonais, les Allemands et les Roumains.Ces ferniers firent valoir leurs arts manuels- et leurs prouesses musicales en opposition amicale aux pionniers Hongrois qui, quelque poient leurs sentiments personnels, ne firent que montrer une franche amitié.De sombres Mennonites allemands laissèrent leurs champs et se rendirent à la vilie uour contribuer, sous la direction d'un patriarche barbu, aux programmes de sévères chcrals commençants par Ein Feste Burg, et restèrent pour observer un corps de danseurs polonais richement costumés tourbillonnant dans une impétueuse Mazurka.Un choeur recruté parmi la nombreuse colonie Islandaise, figurait avec importance dans ces démonstrations, sans se rappeler que le groupe de Danois gaîment vôtus, appartenait au pays dont l'Islande a demandé au Danemak d'être détaché et libéré.D'autres festivals sont projetés pour un avenir prochain, dans diverses parties du pays; nous tiendrons nos lecteurs au courant, Septembre 1928 7 LA SOCIETE D'OPERA FRANÇAIS L'une des initiatives artistiques les plus intéressantes que l'on ait encore vues à Montréal sera inaugurée, le 7 octobre prochain, au Saint-Denis.C'est ce soir là, qu'aura lieu la première représentation de la Société d'Opéra Français de Montréal.Cette société, qui vient d'être fondée au cours du printemps dernier, poursuit uu double objet, celui de former des artistes canadiens pour l'opéra, l'opôra-comique et l'opérette, celui aussi de faire entendre au public montréalais les meilleurs artistes c-uropéens.L'ECOLE PREPARATOIRE Afin de former ses jeunes artistes, la Société d'Opéra Français, qui est scus la présidence active de M.A.J.Brassard, a institué, au numéro 41S Est de la rue Sainte Catherine, une éao?e de préparation à l'opéra français.Cette école a été confiée à la direction de professeurs dévoués qui ont pour mission de donner à leurs élèves tout l'enseignement nécessaire à celui qui veut aborder le répertoire lyrique: chant, mise en scène, dicticn, expression vocale, etc.Pour que les cours aient vraiment une portée utile, cet enseignement se donne d'une façon nouvelle et pratique.On a fait installer dans l'une des salles de cours une scène en miniature où les choses se passent tout comme sur un plus vaste plateau, avec une mise en scène et des mouvements identiques.Déjà commencés depuis le début de l'été, ces cours, qui sont suivis par un groupement d'élèves très nombreux et qui s'accroit chaque jour, ont produit des résultats inespérés.Des ouvrages entiers sont sus et possédés à merveille.Et demain, les choeurs, les ensembles et les petits emplois formés de cette façon débuteront sur le plateau du Saint-Denis, ils y seront comme chez eux.pas le meins du monde dépaysés.LA PROCHAINE SAISON Ce qui constitue l'un des principaux éléments d'intérêt de cette école préparatoire, c'est qu'elle a un but immédiat et que sej élèves ne tarderont pas à avoir l'occasion de se manifester en pub'ic puisqu'ils débuteront le 7 octobre, au Saint-Denis.La troupe réunie par la Société d'Opéra Français comptera, au premier plan, les meilleurs artistes des théâtres de Paris et d'Europe, mais, au second plan, dans les petits rôles et dans les ensembles, les jeunes élèves de l'ècc'e préparatoire pourront profiter de l'exemple de leurs aînés et qui sait?révéler peut-être des talents nouveaux dignes d'attention.Cette innovation ne permettra pas seulement à ces jeunes artistes de terminer sûrement, par la pratique quotidienne do la scène, un enseignement qui ne peut se passer de cette illustration.Elle donnera de plus au public l'assurance de spectacles parfaitement réglés et où rien ne sera laissé au hasard.LES REPETITIONS Il n'est pas exagéré de dire que jamais une troupe venue à Montréal dans le passé n'aura été aussi bien préparée à se présenter au public.Combien de fois les troupes d'opéra en tournée ne nous ont-elles pas présenté des chœurs informes réunis à la dernière minute, des quatre coins de la ville?Avec l'Opéra Français, pareille mésaventure n'est pas à craindre.On répète à l'école préparatoire depuis le début de l'été, nous l'avons dit plus haut Mais ce que nous n'avons pas dit, c'est que les répétitions ont lieu tous les jours depuis ce moment et qu'aujourd'hui, plus d'un mois avant la première, on connaît par coeur toutes les oeuvres du début.De sorte que le public aura la satisfaction rare de voir une chose bien réglée, d'avoir sous les yeux une machine parfaitement huilée.LES VEDETTES Voilà comment seront encadrées les vedettes qui nous viendront d'Europe.C'est dire qu'elles pourront déployer à l'aisd toutes les ressources de leur talent, se sentant bien appuyées par les seconds rôles et par les cheeurs.Cette assurance fait, daus les résultats artistiques, toute la différence du monde.Ces vedettes ont été choisies avec un soin scrupuleux par M.Fernand de Potter, représentant parisien de la Société, et frère de Mme Constance de Potter qui en est la directrice artistique.Tous les plus grands théâtres européens ont été mis à contribution et la liste d'artistes que la Société présentera au public montréalais est imposante.Qu'il suffise de mentionner ici pour mémoire Mlle Maryse Dietz, l'exquise chanteuse légère du Covent Garden de Londres, M Paul Payan, de Covent Garden également, qui est considéré comme la première basse du monde par un grand nombre de connaisseurs sans oublier le ténor Léon Marcel, le comique Chancel et d'autres d'aussi grande envergure.PRIX POPULAIRES Malgré les gros capitaux engagés dans cette entreprise, la Société voulant avant tout que chacun puisse profiter de la beauté de ses spectacles, a décidé de mettre le prix des places à la portée de tous, c'est-à-dire que les loges se vendront deux dollars, l'orchestre, un dollar et demi pou-: la prer.iieère série et un dollar pour la deuxième.Désirant faire encore davantage, la Société a décidé de mettre en vente depuis le début de l'été des séries de vingt billets, fauteuils réservés, au prix de vingt dollars.Ces séries se sont enlevéas avec une remarquable rapidité.Il en reste pourtant uu bon nombre qui donnent les avantages suivants.ABONNEMENTS Une série comprend vingt billets détachables pouvant être échangés au bureau du théâtre pour des sièges d'orchestre de un dollar et demi et ne se vend que vingt dollars, ce qui signifie dix dollars de réduction pour vingt billets.Ces billets peuvent être employés à la volonté de l'acquéreur, c'est-à-dire n'importe quel jour et n'importe quelle quantité à la fois.Une personne ayant un livret peut s'en servir pour amener qui elle veut et le nombre de personnes qu'elle veut à n'importe quelle représentation.Dernier avantage.Les abonnés pourront réserver leurs sièges dans les huit jours précédant la représentation qu'ils auront choisie.UN DERNIER MOT On voit par ce oui précède que la Société d'Opéra Français n'a rien voulu laisser au hasard.Elle veut présenter au public montréalais des spectacles irréprochables au point de vue artistiques et dignes du génie français qu'ils aspirent à représenter.Souhaitons-lui bonne chance.-o- PREMIER SPECTACLE DE LA SOCIETE D'OPERETTE "Beulemans marie sa fille" est joué lundi avec un vif succès.Le succès qu'a remporté lundi soir la Société Canadienne d'Opérette dans son interprétation de "Beulemans marie sa fille", œuvre de Arthur Van Oost, inaugure bien la sixième saison, de cette sympathique compagnie.La comédie de Fonson et Micheler '"Le mariage de Mlle Beulemans" était trop connue pour qu'il fût possible d'en changer quelque chose; aussi M.Van Oost s'est contenté d'écrire d'agréables couplets et de mettre en musique les trois scènes principales de la pièce: le chapeau de Mine Beulemans, ls fiançailles rompues et l'élection de M.Beulemans à la présidence d'honneur des Brasseurs Bruxellois.Cette œuvre sans prétention est une étude fine, moqueuse sans être méchante, des mœurs ds Belges, de leur vocabulaire et de l'accent.La musique de Van Oost est toujours agréable et quelquefois plus qu'agréable, comme dans le duo-valse du deuxième acte, et d'un comique irrésstible sans vulgarité dans la scène du chapeau.Voilà une vraie trouvaille dramatique comme musicale.Mme Beulemans étrenne un chapeau phénoménal dont la famille lui fait compliment, tout en se moquant sous cape.Bientôt, tous les employés de la brasserie accourent admirer et commenter le chapeau de la patronne; cette bouffonnerie bon enfant est accentuée par une musique des plus gaies qui fait du finale du premier acte quelque chose d'inoubliable.Les personnages sont nombreux dans "Beulemans marie sa fille", mais la pièce repose surtout sur Mlle Lucile Turner, MM.Honoré Vaillancourt, Roméo Mousseau et Emile Cartier, Mme Amanda Alarie.Mlle Turner et M.Vaillancourt sont à peu près parfaits dans Beulemans et sa fille; ils ont composé leur rôle avec grand soin et ont apporté dans leurs couplets cet entrain, ce sens juste de l'interprétation qui fait d'eux des interprètes sur qui on peut toujours compter.M.Mousseau ne joue pas mal, mais il plaît surtout par sa voix agréable, la délicatesse do son chant II sait être passionné sans éclat et fait preuve de goût Mme Alarie est amusante et d'intéressantes interprètes comme Mlles Hade et Labelle comme Mme Deniers se font remarquer dani de petits bouts de rôles.Chez les hommes M.Cartier a beaucoup plu dans Séraphin qu'il a bien joué.M.E.Filion-Payoux nous a semblé excellent acteur dans le personnage de Mostinck.Les choristes de la Société n'ont pas démenti leur réputation de sûreté et d'aisance.M.Roberval dirige tout ce monde avec autorité. 8 Septembre 1928 "VOX POPULI" Snlte Canadienne pom orchestre, soli et Chœurs pur Henri M ira M.Henri Mlro, compositeur Ideal, vient de terminer une Suite "Vox l'opuli" pour orchestre, soli et chœurs, basée sur H thèmes populaires canadiens-français.Cette composition, la seule du genre écrite au Canada, exige pour son exécution un eti-itmble imposant de chanteurs et artistes musiciens.i • / "Vox Populi" est divisée en trois parties, t."Fantaisie''.II."Andante avec Variations", et III."Fête Villageoise".La 1ère contient les thèmes populaires : "Hans tous les cantons"."A la claire fontaine"."Via l'bon veut", "Gai Icn la.gai le rosier" et "A St-Malo.beau port de mer".Cette partie symbolise la Fête St-Jean-Bup liste, l'été chère :i tout canadien-français La 2ième partie est basée sur la chanson : "Isabeau s'y promène", une des plus belles du folklore canadien.Le thème qui est harmonisé et chanté à 4 voix mixtes est précédé d'une introductlm symphoniquo.Suivent les Variations Ire, lime.IHine; harmonisées en contre-point fleuri liialll-'-es alternativement pur le ténor, contralto et puis en duo, soprano et contralto.La IVme V'a- M.Henri Min.riaticn est un menuet, le thème est transposé en majeur, chanté par le ténor et ac-COmpagné pur le quintette a cordes.La Vme Variation est une fugue à quatre voix mixtes, accompagnée par les sections des cordes et bols Les Variation)* VIme et VI,111e sont hurtnonisées' en contre-point fleuri, chantées alternativement par le ténor el soprano.La VIlime repose sur une r.éiale et elle est harmonisée à quatre voix mixtes Suit le Final écrit en chant grégorien, harmonisé à cinq voix mixtes et i lueur el ai-compagne île grand orchestre.Comme on peut le voir la 2me partie est l'erite dans un pur style classique.La SUM partie décrit une fête dans un village de notre province, à la sortie de la graud'incsse.on y entend un carillon, des choeurs d'enfants, des violoneux jouant des gigues endiablées, le tout soutenu et embelli par une orchestrât ion brillante et colorée.Les thèmes ecnteniis dans cette dernière partie sont: "Marie-anne s'en va-t-au moulin"."En roulant ma boule"."Alouette"."Au clair de la lune"."Fringue, fringue sur l'aviron"."Bal chez Boulé"."Ah! si mon moine voitlult damer", et "Vive la Canadienne".Il va sans dire que "Vox Pnpull'.n'est pas UD Pot-pourri de chansons canadiennes comme on pourrait penser; tous les thèmes reposent sur une musique originale de l'auteur et constitue une nouveauté musicale, pouvant être Interprété avec chant et orchestre ou avec orchestre seulement.La première audition de cette oeuvre aura lieu le 6 Novembre avec un choeur de 150 voix et un orchestre complet.Prière de suivre les annonces des quotidiens pour plus amples informations.-o- IMPORTANTS ENGAGEMENTS DE M.GAUVIN L'inipressarfo J.-A.Gauvln est revenu hier, par I' "Ascanla", du plus important voyage d'engagements artistiques qu'il uit encore fait en Europe.Il a obtenu pour l'Amérique Chantecler" avec tous ses principaux Interprètes, costumes et décors.M Gauvln s'était mis en rapport, dès son arrivée à Paris, avec la famille Rostand et M.Leh-iiiann.directeur de la Porte Saint Martin In accord complet entre les latere s s ne tarda pas il se faire, l'une de» premières condition! de cet accord étant que la création i u Amérique de "l'hantecler" fut confiée à Komuald Jonbé.le seul créateur survivant, puisque Lucien Guitry n'est plus.L'accord comportait aussi que les principaux artistes de |a récente et triomphale re-I rlM de 'Chantecler" à la Portc-Salnt-Mar-tin soient engagés pour seconder M.Joubê.C'est ainsi eue les grandes vedettes Joffre, Iloiirdel.Germaine Rouer, que les comédiens Almctte.Glemat.Clavaud.Erly.Royer.Nl-clos.Malien.Favler.Brnley, Duval.Beard, etc., furent immédiatement enrôlés.Le répertoire Quoique "Chantecler" soit le principal spectacle de cette touillée, il Ile faut pas croire que cette pièce seule sera à l'affiche.I.a troupe apporte douze pièces, nous présentant une véritable anthologie du théâtre français de puis le grand classique Corneille Iiisqii'aux auteurs modernes.C'est ainsi que l'on nous donnera "Le Cld" de Corneille 'Le dépit amoureux" de Molière.'Le monde oil l'on s'ennuie" de Pailleron.une reprise de "Le Bossu" de Féval."Peer Gynt" d'Ilisen avec |a partition musicale de Grieg."Le carnaval d* l'amour" de M.Charles Méré, "Primerose" de Robert de Fiers, etc.Ces spectacles seront donnés au cours d'une saison de quatre semaines qui aura lieu au théâtre His Majesty's.L'opérette mixb-mr Au commencement de janvier.M.Gauvln D0U9 amènera une troupe d'opérette formée des grandes vedettes de* principaux théâtral d'opérette de Paris.Lyon.Bordeaux et Marseille.An sait déjà que les grands artistes Gporges Folx et Servatius doivent faire partie de cette troupe.Le répertoire de cette saison d'Opérette sera formé exclusivement d'oeuvres modernes, viennoises et françaises, dont plusieurs sont des nouveautés pour l'Amérique I>aus les oeuvres déjà connues du public ment lonnons "Rêve île Valse" de Strauss et Chanson d'Amour" ("Blossom Time") de Schubert I>ans les grandes nouveautés viennoises: "Paganlni" de Franz Lehar et "La Tereslna" de Strauss Parmi les grandes nouveautés françaises, "Passionnément" de Messager, "Un Bon Garçon" de Maurice Yvnln.et plusieurs autres.M.Gauvln nous annonce aussi connue clé lltiltlve In visite de la célèbre "Musique des Guides" de Bruxelles, la musique la plus Importante de Belgique, 75 musiciens.M.BRAHM SAND l.e jeune violoncelliste Brnhm Sand, que le public montréalais u déjà pu apprécier dans plusieurs concerts, s'est vu attribuer cette année lu bourse de SIMM) dollars du Prix d'Europe.Bralun Sand, qui n'a guère plus de 18 uns, est une nature richement douée et qui laisse tous espoirs d'une brillante carrière île virtuose.Possédant une technique sûre, une sonorité moelleuse et expressive, Il sait mettre en valeur toutes les ressources de ce noble Instrument qu'est le violoncelle.Elève de Jean Helland depuis deux années.Bi'ahm Sand s'est particulièrement fait apprécier lors d'une audition de la dusse de ce distingué professeur, en jouant avec une musicalité parfaite l'Intermezzo du Concerto de Lalo.M.Jean Belland pendant son séjour à Paris a annoncé la venue prochaine de son jeune élève à Maître Louis Feulllard.Imminent professeur du Conservatoire de Paris, auteur d'ouvrages si précieux pour l'enseignement de l'arl violoncelllstique.Brahni Sand, avant son départ pour la France, donnera un concert d'adieu au Victoria Hall le 11 septembre.Son programmé comprendra des œuvres choisies parmi les plus intéressantes de la littérature du violoncelle.Toccata.t'iiscnlialil-Cassnrlo al Adagio.Hui/ilnBtizrlaire b) Menuet.Hui/tln-Haicluirr cl Allegro con brio .(IwrlniSulmtni a ) Air.Jruu Hun- bi Habanera.It, Ravel ci Pièce.Watta Boulanger dl Pièoe en do iliènie min.\' i péniblement II faut toujours aller au fond des choses L'enseignement "Verbal" du chant a toujours produit des bons résultats lorsqu'il est bien enseigné.Les exemples et les démonstrations nécessaires, se modifient selon les élèves.Malgré tous les traités et toutes les méthodes de chant, on ne trouve pas dans le milieu des chanteurs professionnels ayant fclt carrière, un seul artiste qui doit son talent à la lecture de ses brochures.Toutes le* méthodes formulent des préceptes et des commandements que l'élève ne comprend qu'à demi.Il ne s'émeut pas que ces lois r.ont aussi variables que le nombre des élèves.Et je reste convaincu que les seuls professeurs qui peuvent enseigner la voIa sont ceux qui rnt fait une carrière lyrique et connaissent le secret de la voix.Je ne voudrais pas énoncer sur le chant.Jes choses mêmes dont Je suis sûr.avec un ton de supériorité.Cependant à celui qui s'intéressce à la voix, rien n'est inutile dans le domaine des vibrations car tous les eons renferment un enseignement.Les chanteurs ne devraient Jamais re désintéresser de leurs camarades et ne veir en eux que des concurrents.Pour la plupart d'entre eux.leur art n'est qu'un prétexte de succès; Alors qu'ils devraient s'efforcer de découvrir le recret qui associe étroitement l'élément chanté pour que l'expression devienne la grande loi de notre art.comme le dit si Joliment Kaynaldo Hahn.Mais il faut ressentir srl-mème pour émouvoir les autres.Devant le public il faut donner son coeur et garder sa téte en restant simple et naturel Il ne faut s'aventurer dans l'art du chant qu'avec le profond dérlr de travailler.En matière de chant on n'a jamais fini d'étudier.Pour un artiste de théâtre la voix entre dans un dixième des qualités nécessaires à l'accomplissement de la carrière lyrique Aussi rien n'est plus énervant de voir des chanteurs qui s'imaginent n'avrir plus rien h epprendre parce qu'ils peuvent donner un mntre ut tou un fa grave).Et il ert aussi miNiant de voir un certain public encourager les hurlements vaguement musicaux de Ml malheureux.Voilà pourquoi il est nécessaire de travailler la vo'x mais aussi en travaillant mentalement, sans trêve, et intelligemment, on devient alors un ou une "Artiste".Fernand FRANCELL -O- Le folklore du Canada français >innelle i nlleetiiili de "I.ll I.jre" Ayant parcouru l'oeuvre de M.Ernest Uagnon "Chansons Populaires du Canada", je me suis rendu compte, du reste, comme beaucoup d'autres musiciens de notre province, que le folklore canadien-français méritait et devait être propagé parmi nous, afin de le faire connaître davantage et lui donner la place qu'il lui convient.Quoique l'oeuvre de M.E.Gagnon possède des mérites incontestables, il laisse derrière lui une grande lacune.te veux parler de I baimonlsation qu'il a complètement négligée et que d'autres devront nécessairement compléter Déjà plusieurs de nos musiciens qui s'occupent plus ou moins de composition ont produit des accompagnements d'un réel mérlto."La Lyre" en a édité de M.Alfred Laliberté.de M.Oscar O'Brien, et du Frère R.C.Larivière.Depuis que la Cie du Pacifique Canadien organise le Festival Annuel de la Chans; il Canadienne, nos compositeurs sentent un besoin Irréristlble de consacrer, de temps à autre, quelques heures à ce folklore qui anime nos campagnes et qui réveille le patriotisme de nos enfants Nous posn'dons les mélodies, mais pour en augmenter leur charme il faut qu'elles soient habillées avec une toilette nouvelle et à la dernière mode Ainsi donc je me suis proposé de me ranger du côté de ces folklorlstes afin de confectionner, moi aussi, de nouvelles toilettes.Les accompagnements et les harmonisations que j'ai adoptés, ne ressemblent en rien à ceux déià publiés, je leur ai donné un cachet tout à fait personnel.Les ressources du fclklore sont inépuisables, car il n'y a pas que les harmonisations de ces mélodies qui développent le goût musical d'un peuple; on sait que les thèmes du folklore ont inspiré des grandes (fuvres classiques, surtout chez les Russes et les Espagnols, dont la musique nationale est basée sur le folklore.J'ai voulu faire quelque chose de plus grand que l'harmonisation de quelques chansons, comme on a fait Jusqu'ici, et J'ai pensé que pour rendre hommage à ce folklore, une composition en forme de Suite d'orche3tre, avec soli et chœurs, ouvrirait la voie à d'autres compositeurs, et qui sait, peut-être, un chef-d'oeuvre pourrait naître de la divulgation du folklore canadien.Cela ne veut pas dire que ma Suite Canadienne "Vcx Populi".soit un chef-d'œuvre, j'ai fait mon possible pour garder la note populaire non seulement dans la musique mais aussi dans le texte du chant .Ainsi donc, lors de la première audition qui aura lieu en novembre prochain à Montiéil.le public pourra juger par lui-même de la valeur de l'oeuvre.Rien lie sera négligé pour présenter "Vcx Populi" d'une manière convenable, un grand choeur mixte composé de 150 voix, et six solistes., tn fera l'interprétation, l'accompagnement sera confié à un orchestre de 50 musiciens.Les rrganlrateurs espèrent rendre l'oeuvre i" pul.ii!.et il n'y a pas de doute que dans peu de temps elle pourra se répandre et appartenir au répertoire de nos grandes chorales.Vu les grandes proportions de .'oeuvre elle ne peut pas être publiée dans "La Lyre" et c'ert précisément pour cette laison que j'ai préparé une collection de chansons harmonisées du livre de M.Ernest Gagnon.dont quelques-unes ont été popularisées par M.Ch.Marchand et autres chanteurs canadiens.Je ne prétends pas.avec mes humbles ressources musicales, faire mieux que ce que les experts en la matière ont présenté au dernier Festival de Québec, mais il faut un commencement à tout.Donc, j'ai choisi, pour commencer, la belle chanson "Dans tous les Canti ns" dont les paroles ont été recueillies par M.J.A.Maloin.M.E.Gagnon dit dans son livre: Cette chanson est dans son genre un petit chef-d'oeuvre.La morale en est toute pratique: savoir choisir son "gibier".L'ai-je bien choisi?C'est ce que les aimables lecteurs de "La Lyre'' sauront me dire lorsque "Dans trus les Cantons" paraîtra avec sa nouvelle toilette 192S.dans le numéro d'octobre.Henri MIRO.u:i SltJIK A.J.BOUCHER Enrg.20 est, rue N»trc-I>.iiir.MONTREAL NmiM avons toujour* «»n m* m* dr» mf-itinda* dr plana.dr chant.u> niu«i«iur instrumental*'.•!•*¦ *x*rvlc+*.il»-s tmllAn de-solf*>lïe rt tlharmonir.rte.hrtul'iiient r»-« niuinan.il»» par no* meilleur» ron*«Tvatolrr)t, m'» Ifopltf il** Mu-.mu.i no* Maison d Edu* ont ton I.a M*:«on est connu*' pour remplir l»-a commandes avec une promptitude ie doit savoir un- professeur de chant et de s'assurer qu'il possède les connaissances requises, cela ne doit pas être plus difficile à priori que de définir ce que doit savoir un instituteur d'école primaire, un professeur de lycée, voir même un conducteur d'auto.Le permis de conduire une voix ne pourrait-il s'obtenir qu'après avoir montré une somme de connaissances jugées indispensables.Quelles sont-elles ?Aux chanteurs, aux professeurs, à tous ceux que la question intéresse à le dire.Il semble qu'il y ait lieu d'abord de montrer que l'on est musicien.Le chant, c'est de la musique et un professeur de chant qui ne serait pas musicien ne serait qu'un professeur de voix, Donc, premier point, définir les connaissances musicales qu'un professeur de chant doit posséder.Il doit aussi avoir une excellente oreille, non seulement pour surveiller la justesse de voix de l'élève, mais pour saisir la nature de ses imperfections.Deuxième point : s'assurer du degré de finesse de l'oreille du professeur.Vient ensuite la question de la technique proprement' dite.Elle comporte de nombreux points : respiration, émission, timbre, souplesse, fermeté, agilité, etc.".Le professeur doit-il ou non avoir, des connaissances physiologiq(ues?doit-il ou non connaître le moteur vocal, son fonctionnement, les causes de ses engorgements, de ses pannes et de ses faiblesses?Il ne s'agit pas là de définir une méthode, mais peutl être de les connaître toutes, de dénoncer les mauvaises, de retenir les bonnes et de savoir dans quel cas emp5oyer l'une ou l'autre.Ce serait déjà rendre service à l'enseignement du chant que de dire ce que doit savoir un professeur.Le Monde Musical fait donc appel à tous ceux, amateurs, professionnels, théoriciens, médecins et savants que la question intéresse.^ Si, de son côté, Lyriea veut procéder à la ïrqême enquête, notre action commune arrivera, sans aucun doute, à mettre un peu de clarté dans la pédagogie du chant.A.MANGEOT.Septembre 1928 M"* FLEURETTE BEAUCHAMP PIANISTE Récitals et Concerts 1730 ST- IIU1ÎEKT Tél.: Cal.0001 m"- clara fôrtïn PIANISTE Ouverture des cours îl son STUDIO: 2149, S.AIN'T-AXDKE Tél.: Eut 2!ÏGllw m"- m.r.descarries Concerta et Recitals 43S0 SAINT-DENIS, MONTREAL Tél.Est 630G — Ha.2929 joseph desrochers PROFESSEUR DE VIOLON TRIO DESROCIIERS—Engagements de concerts 1257, RUE LABELLE, MONTREAL Tél.: Belair 3909 prof.jean goulet Violon—Théorie—Solfège •1239 SAINT-HUBERT, MONTREAL bayeur freres LUTHIERS Violon primé au concours de Paris.1921 Hautement recommandé par le célèbre violoniste Alfred DeSèves 1853 AMHERST — Tél.Est 7412 — MONTREAL Tél.BEL AIR 3539\v m»* e.remington Organiste ù l'Eglise St-Irénée SOLFEGE — PIANO — ORGUE Api.A, 4257 St-Deni» Tél.Lancaster.3452 j.e.lemieux Réparations de tout Instrument de musique 1554 ST-DENIS, MONTREAL "La Lyre" est un excellent médium de publicité.Annoncer dans "La Lyre", c'est s'assurer des résultats excellents à tous points de vue.Profitez-en ! L'ONDULATION INDEFRISABLE La Célèbre Méthode Permanente CIRCULINE NESTLE ne connaît pas d'insuccès.Si vous désirez la meilleure, allez chez PUNDE & B0EHM 1459 Metcalf, .MONTREAL Lancaster 8383-8393 Du journal "Le Ménestrel" du 3 août.M.GEORGES RICOU AUX ETATS-UNIS Septembre 1928 19 1927 JANVIER 4.—Mort à Paris du célèbre violoncelliste J.Hollmann.23.—Première à la Po-te-Sain-Martin de Berlioz, pièce en 14 tableaux de Charles Mere , avec intermèdes musicaux tirés des oeuvres de Berlioz et exécutés par l'orchestre Pasdeloup.25.—Mort à Catane du professeur de chant Guiseppe Cavallaro.Il avait découvert Caruso, Galeffi.Cardinali et Tita Ruffo.FEVRIER 2.—Première à la Jetée-Promenade de Nice, de Betsy, opérette en 3 actes de Géo •Charley, musique de Gabriel Bonincostro.4.—Mort à New-York du violoniste tzigane Rigo, qui eut son heure de popularité.7.—La Principauté de Monaco fête le jubilé artistique du célèbre violoniste Henry "Wagemans.S.—Mort de Xavier Privas, "prince" de chansonniers français.9.—Première représentation à l'Opéra du Chevalier à- la Rose, de Richard Strauss.19.—Mort du compositeur Robert Fuchs, professeur à l'Académie dp Vienne.21.—Création à l'Opéra-Comique du Poirier ¦ de Misère, de Marcel De'nnnoy et de Sophie .Arnould.de M.Gabriel Pierné.MARS I 3.—Mort à Marseille du populaire chanteur de café-concert Dalbret.12.—Mort à Paris de Georges Docquoïs.Le monde de la musique lui doit le livret de La Rôtisserie de- 7a Reine Péclauquc.26.—Ouverture des fêtes organisées par le ¦ Gouvernement autrichien, à l'occasion du 100e anniversaire de la mort de Beethoven.1S27 JANVIER 1.—Naissance d'alfred Quentin, musicien •et critique.1.—Naissance du compositeur Emiuauuele • de Roscas.15.—Première au Théâtre Feydeau de L'Artisan de Bellini.21.—Naissance du compositeur Joseph-Auguste Chariot, grand prix de Rome.22 —Création à l'Odéon du Testament.opéra tiré par Lemière de Corvey d'un ouvrage de Rossini resté inconnu.30 —Mort à Leipzig du compositeur Jean-' Philippe Schultz.FEVRIER 1.—Jean-Louis Decourcelle fonde à Paris la société du Gymnase Musical, où devaient débuter Mme Pleyel et le flûtiste Dorus.2.—Fétis publie le premier numéro de sa "Revue Musicale".6.—La célèbre cantatrice Marie Falcon est : admise- au Conservatoire de Paris.— Pre- mière représentation à l'Odéon de La Famille Unisse, opéra de Weigl.S.—Naissance à Bordeaux de Eugénie de Santa Colonna-Sourget, compositeur de musique.17.—Le compositeur Adolphe Hesse débute à Breslau dans un concert dirigé par son maître Berner.25.—Naissance à Hanovre de Ernest Heine-rueyer, flût'ste.27.—Mort à Brieg de Jean Pestalozzi, promoteur de l'enseignement de la musique dans les écoles primaires.MARS 1.—Première au Théâtre des Nouveautés de Paris du Coureur de Veuves, opéra de Blangini 3.—Mort à Munich de la cantatrice Clara Vespermann.5.—Naissance à Saujon de Anne Charton- ¦ Demeure, chanteuse réputée.— Naissance à Paris du compositeur Emile Jonas, élève de Lecoupey et de Carafa.6.—Mort à Lucques du compositeur Jacopo Rustiti.10.—Première représentation à Paris du Loup Garnit, opéra-comique de Scribe, musique de Mlle Bertin.— Naissance à Ostende de J -B.de Coninck, critique musical et compositeur 11.—Prpmière audition à La Pergola de Florence du Voeu de Jephté.oratorio de Ge-nerali.2:6.—Le Moïse en Egypte de Rossini triomphe à l'Onéra de Paris.26.—Mort à Vienne de Beethoven.27.—Création de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris.1927 AVRIL 2S —Première journée de l'Exposition de Musique de Genève.29.—Paris fête le cinquantenaire du phonographe.MAI 1.—Au cours d'une vente aux enchères à New-York, le manuscrit de l'Or du Rhin est vendu 375.000 francs.4.TL'Opéra-Comique fête le jubilé de M.Henri Busser.chef d'orchestre à ce théâtre depuis 25 ans.6 —Leinzig.Première représentation en langue allemande de L'Appel de la Mer.de Henri Rabaud.12.—Répétition générale à l'Opéra du Coq] d'Or, de Rimsky-Korsakof.13.—Première à l'Opéra»Comique de Résurrection-, drame lyrique en 4 épisodes, tiré du roman de Tolstoï, par César Homan, musique de Franco Alfano.14.—Ouverture à Paris du 5e Salon de la Musique.22.—1600e à l'Opêra-Comique de Mignon.30 —Première au théâtre de la Foire Saint Germain du Marchand d'Images, scénario de Léo Uhl, musique de Jean Nouguès.JUIN 1.—Répétition générale à l'Opéra du Diable dans le Beffroi, ballet de D.E.Inghel-brecht.4.—Mort à la Frette, du populaire artiste Polin.5.—Le compositeur Paul Lacombe meurt à Carcassonne, à l'âge de 91 ans.11 —L'Exposition Internationale de Musique de Francfort ouvre ses portes.15.—Reprise à l'Opéra des Troyens.de Berlioz.1827 AVRIL 5.—Paganini est fait chevalier le l'Eperon d'Or par le Pape Léon XII.14.—Mort du chanteur espagnol Lopez Remâcha.16.—Première à Milan de l'opéra de Mer-cadante, Il Montanwo.16—Vienne.Mort de Philippe Schindloe-ker.violoncelliste de la Cour impériale d'Autriche.19.—Mort du violoniste Joseph Puppo.20.—Vilsbiburg (Bavière").Naissance du compositeur Georges Krempelsetzer.21.—Création à l'Opéra-Comique de La Lettre Posthume, oeuvre de Kreubé.chef d'orchestre à ce théâtre.23 —Première représentation à Paris de La Bergère O-hâtelaine.de Vaccaj.MAI 4.—Naissance à Saint-Trond de F.Aerts, violoniste et compositeur.9.—Mort du compositeur silésien Frédéric Berner.13.—Le Théâtre Valle.à Rome, donne une sensationnelle création de Le Avventure di una Giornata.oeuvre d'une femme compositeur à ueine âgée de 20 ans.Ursule Asperi.19.—Première à Paris de Sangarido.opéra en un acte de Michel Carafa 25.—Le Théâtre des Nouveautés de Paris monte avec succès un vaudeville de Blangini.Le Jeu de Cache-Cache.JUIN 1.—Naissance à Bottelaere (Belgique) du,, compositeur Coupé.22.—Naissance de François Manent.compositeur espagnol talentueux et fécond.29.-—Mort à Nantes du professeur Georges Scheyermann, condisciple de Meh.nl.29.—Paris.L'Académie Royale donne sansj grand succès la première représentatior d'un opéra de Rouget de l'Isle, dont Te compositeur Chélard écrivit la musique: Macbeth.1927 JUILLET 2'—Le Grand-Prix de Rome de comuosition musicale est décerné à M.Edmond Gaujac. 20 Septembre 1928 13.—Concert annuel donné en la Salle des Concerts du Conservatoire de Paris par les premiers prix de 1927.17.—Mort de M.Frédéric Steinway, directeur de la célèbre fabrique américaine de pianos de ce nom.23.—Inauguration au Bois^ de Vincennes d'un monument à la mémoire de Beethoven, oeuvre du sculpteur José de Charmoy.30— Mort à Vittel de Robert de Fiers.Le spirituel écrivain fut, si l'on Si'en souvient, le librettiste des Claude Terrasse, André Messager, Alfred Bruneau, Pierné et Jean Nou-guès.Il était membre de l'Académie Française et président d'honneur de la Société des Auteurs et compositeurs Dramatiques.AOUT 14.—Concours choral national italien à Udine, richement doté par le Duce.17.—A l'occasion de l'Exposition Internationale de Musique de Francfort, M.Jacques-Dalcroze donne, dans cette ville, une démonstration de sa méthode pédagogique avec le concours de ses élèves.19.—700e représentation de Louise, à l'Opéra-Comique, en présence de l'auteur.2S.—Après avoir reçu plus d'un million de visiteurs, l'Exposition de Francfort ferme ses portes.30.—Création, au Casino de Vichy, de Sa Majesté Polichinelle, fantaisie lyrique de Charles Coda et P.Bastide.SEPTEMBRE i 3.—Paris.— Mort de Max Eschig, éditeur de musique.4.—Inauguration à Pamiers d'un monument à la mémoire de Gabriel Fauré, dû au sculpteur Mévic.14.—La célèbre danseuse Isadora Duncan trouve la mort à Nice dans un accident d'automobile.1S27 JUILLET 8.—Mort de Georges Leopold, écrivain musical.9.—Première a.l'Opéra-Comique des Petits Appartements, de Berton.19.—Naissance à Donaueschingen du compositeur Kallvwoda.AOUT 4.—Naissance du compositeur François Lebeau, à Liège.8.—Lesueur est nommé membre de la Société Philharmonique de Vienne.9.—Mort du chansonnier Désaugiers.20.—Vienne.Naissance du compositeur Joseph Strauss.— Naissance du compositeur Jules Duprato.22.—Première à l'Odéon des i Xeux Figaros, opéra de Leborne et Carafa.: 28.—Naissance à Savigliani.de Thérèse Milanollo, célèbre violoniste.SEPTEMBRE 8.—Naissance à Berlin flu compositeur Emile Na;"uann, qui fut 1 ' ve de Mendelssohn.27.—M Londres du • loniste virtuose Kiesev/r - Naissant i Schkenditz, de Hermai ileihaupt, pj'à liste et compo- siteur 30.- >c< à Napl ), du compositeur Frai' nella.; Becré j.ire des Parques.LES EPHEMERIDES MUSICALES DU TRIMESTRE 192S JANVIER 3.—Mort de la célèbre danseuse Loïe Fuller.13.—Création à l'Opéra de Paris de La Tour de feu, de Sylvio Lazari.29.—Mort à Bellevillesur-Saône du compositeur Francis Popy.FEVRIER 12.—Paris.Mort d'Edouard Nadaud, professeur de violon au Conservatoira 14.—Monte-Carlo.Mort de Léon Jehin, premier chef d'orchestre du Casino de Monte Carlo et compositeur.23.—Mort à Nice du ténor Edmond Clément.29.—Mort à Paris de la cantatrice Lilian Grenville.MARS 10.—A la Bibliothèque Nationale, concert consacré aux chants et hymnes de la Révolution.20 —Le 10e anniversaire de la mort de Claude Debussy est célébré dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, sous la pré- ¦ sidence de M.Herriot, ministre de l'Instruction Publique.24.—Premièère représentation au Grand Théâtre de Genève de Parsifal.26.—La Société des Amis de la Musique de Vienne fête le centenaire du premier concert donné par Schubert dans sa salle par un concert reproduisant le programme exécuté en 1S28 avec le concours du célèbre compositeur de lieder.1828 JANVIER 2.—Pour ses débuts à Paris, la cantatrice Sontag triomphe dans l'Otltello, de Rossini.7.—Mort à Paris du bassoniste Delcambre.8.—Mort à Dresde du musicographe Mortimer.17.—Naissance à Berlin de l'écrivain musical Robert Zimmer.28.—Une commission de l'Institut comprenant Arago, Fournier, Chérubini et Boïel-dieu, approuve l'invention par un certain M.Sudre d'une langue musicale appelée "téléphonie".FEVRIER 1.—Naissance à Madrid du compositeur Ignazio Ovejeroi, 5.—Mort à.Pampelune du compositeur Ci-raico Ugalde.9.—Naissance à Ensival (Belgique) du compositeur Auguste Dupont, et à Dantzig du littérateur Von Dominer, auteur d'un dictionnaire musical estimé.20.—Naissance à Calais d'Edmond Roche, le traducteur de Tannliauser.23.—Première représentation à l'Opéra-Comique du Camp du, Drap d'Or, de Leborne.25;—Naissance à Deventer de la cantatrice Rosa De Vriesi 29.—Première à l'Opéra de La Muette de Portici, de Auber.MARS 4.—L'Opéra-Comique donne la première représentation du Mariage à l'Anglaise, un acte de Kreubé.9.—La Société des Concerts du Conserva-toire donns son premier concert sous la direction d'Habeneck aîné.Au programme: Beethoven, Rossini, Meifred, Rode et Ché- rubini.La séance, considérée comme un gros succèès, rapporte 1.017 francs! 28.—Première à Leipzig du Vampire de Marschner.29.—Vienne.Le premier concert de Pa-ganini déchaîne un immense enthousiasme.1928 AVRIL 13.—Mort du Père Luis Irruarrizaga, compositeur religieux de l'école espagnole.2S.—L'Académie des Beaux-Arts décerne le prix de Musique Chartier à M.Henri Dal-lier.MAI G—Première représentation à L'Opéra-Comique de Sarati le Terrible, quatre actes de J.Vignaud, musique de Francis Bousquet.12.—Ouverture à Cologne de la semaine musicale organisée à l'occasion de l'Exposition de la Presse.16.—Les concurrents pour le Prix de Rome de composition musicale entrent en loge.26.—Ouverture de l'Exposition Internationale de Musique de Scheveninguev 2S.—Mort de M.Henri Heurtel, administrateur de l'Ecole Niedermeyer.JUIN , 4.—La Petite Scène donne .Rose et Métal.ballet de M.Honegger.Pour orchestre, trois dynaphones! 6.—Création à Dresde de ¦ l'Hélène en Egypte, de M.Richard Strausi.11—Paris.Première au Théâtre Académique Juif de Moscou, (Porte Saint-Martin), de "200.000." comédie musicale en ^4 actes, de M.A.Granowsky, musique de M.L.Poulver.1S2S AVRIL 5.—Naissance à Catane du compositeur Pietro Plantania.7—Naissance à Nevers du chanteur Auguste Maillet.S.—Débuts de la Malibran au Théâtre Italien.12.—Mort du professeur de chant François Luge, à Oppeln.24.—Naissance à Paris de Charles Truinet, dit Nuitter, archiviste de l'Opéra et traducteur de Tannliauser.25.—Paris.Mort du critique musical F.Hoffmann, 27.—Mort de Georges Grislinger, ami de Haydn et son historien.MAI 26.—Première exécution à la Salle du Conservatoire des deux ouvertures de Berlioz, Warerley et Les Francs-Juges.2S.—Première au Théâtre Italien de : La Cana nel Bosco, opéra bouffe de Nelder-meyer.31.—Naissance à Paris du compositeur Albert L'Hote.JUIN 3.—Naissance, à Nîmes, du compositeur Ferdinand Poisei.7.—Bayonne.Naissance du compositeur Adrien Barthe, Grand-Prix de Rome, en 1854.9.—Naissance, à Vienne, du compositeur Charles Mayrberger.11.—Première, à l'Opéra-Comique, des Renr contres, de Lemière et Catrufo.24.—Naissance, à Manosque, d'Adolphe Blanc, compositeur de musique. Old Stock Ale Mûrie à Point La Venue des tildius 1534 Lorsque t'.urltvr découvrit le Camilla, en l.i.U.il i initial a a ni- les sauraget .ii.iii ni uni- ri if inluilion des excellente* CAtiM que leur upfiorlail la civilisation—plus lanl lu hiere ÛOW OLD STOCK ALE devint leur m favorite et la demande populaire en a toujours auniiii.nle députa.pari»Force et pan- Qualité/
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