La lyre, 1 janvier 1929, no 68
-Je tiens TOUT ce que je promets- GEDALGE- $2.-Enseignement de la musique par l'Education de l'Oreille.— Enseignement du Solfège en 5 volumes, chacun.BLANCHE SELVA—Enseignement musical de la Technique du Piano : Livre Préparatoire: Principes primordiaux du travail pianistique.Préparatoire: Préparation du Toucher an Piano.2 Premier: Principes de la Sonorité au Piano, Livre de l'élève.•¦ •¦ •• Premier: Principes de la Sonorité au Piano, Livre du maître.1 Seond: Simultanéité des Sons au Piano.•¦.2 Troisième, 1ère partie: Doubles notes, trémolos, traits brisés, arpèges.2 Tome Troisième, 2ème partie: Gammes, arpèges, traits composés.2 La Sonate: Etude sur son évolution en vue de l'interprétation.1 ALFRED CORTOT—Principes rationnels de la Technique pianistique.2 Livre Tome Tome Tome Tome .50 ,35 ,95 ,75 .55 .80 .50 .50 .75 .40 .75 Pour cire au courant de la nouveauté, il faut s'abonner à notre Journal mensuel de Broderie et MUSIQUE Toujours en mains tous les monceaux annoncés dans "La Lyre" Par an : 25 cts A O U.i.-Assortiment — Y E N N i T Compétence — Courtoisie — Prix raisonnables :î770-y77^ KUE SALNT-DKNIS (anciens 642) Tél.Harbour G515-53I0 MONTREAL Service - Nous recommandons aux Secteurs de "La Lyre" L'Art de dire, par Georges Berr.$0.65 L'Art de chanter une chanson, par Yvette Guilbert .1 00 Conseils d'un professeur de piano, par Marmontel .100 12 Chansons de la Vieille France, harm.Rolland Gingras 1.00 S Nouveaux Cantiques de Arthur Bernier.1.25 Chansonnier Rolland, 200 chansons avec musique.75 "Nn Chant", Reynaldo Hahn.75 Le Citant Théâtral, Isnardon.3.00 L'Art An chant en France, Marcel.S5 Chez les musiciens, Boschot.1.10 La Diction en 15 leçons, Cosseret.-30 Eléments d'esthétique musicale, Closscn.45 Education musicale, Lavignac.-S5 Etude du Piano, de Gratia.100 Extraits des comédies musicales françaises: "Passionnément", "Un bon garçon", «yes" et, autres, chacun.50 Etudes du jeune Violoncelliste, de Feuillard, professeur au Conservatoire de Paris.1-00 Le Guide du chanteur, Marcel.50 La Yoix dans le chant, Rouard, de l'Opéra.70 La Voix recouvrée, Cléricy du Collet.1.00 Manuel de l'accompagnateur duc liant grégorien, Chassang 1 50 La Musique et les Musiciens, Lavignac.1.15 Petite Histoire de la Musique, Van de Velde.45 Précis de l'Art du Chant, Vernaelde.35 Principes et Technique du Chant, Gautier.1.75 Pour chanter ce qu'il faut, savoir, Melchissedec, de l'Opéra 1.00 Vie des musiciens célèbres, chaque volume.65 RAOUL VENNAT, 3770 St-Denis, Montréal LA PREMIERE MAISON D'EDITION AMERICAINE Pour la diversité et l'excellence l'EDITION WOOD esl suprême.ëd/fjon Wood Employée exclusivemenl par un grand nombre de professeurs éminenls AU DELA DE 1,000 VOLUMES DE CLASSIQUES, D'ETUDES ET DE RECREATIONS Choisis pour renseignement musical par les pluis importantes maisons d'éducation de l'univers.En plus des œuvres classiques les volumes ci-dessous indiqués sont toujours en demande.METHODE DE PIANO SARTORIO K ri quatre volumes Chacun $1.00 Pièces arrangées de façon sys-tfmiatique et progressive, désignées pour poser des bases solides aux études musicales.LES ETUDES .PROGRESSIVES DE LA COMPAGNIE WOOD Cinq Volumes Chacun .75 Primaires, Elémentaires, Supérieures, Avancées.La meilleure série d'études variées que l'on puisse désirer.OPERA GEM Trois volumes Chacun .75 Arrangements faciles d'extrait» d'opéras les plus connus.Appropriés pour l'étude et comme pièces de genre.D'exécution facile et agréable.88, RUE ST.STEPHEN The B.F.Wood MUSIC CO.BOSTON, Mauachntetb Prix l'unilc : 25 le mois couiant.PRIX D'ABONNEMENT Pix mois.$1.50 Un an.$2.50 Deux ans.$4.50 L'unité.25 Numéros des mois écoulés .35 Primes et récompenses sont données [jour 5 abonnements ou plus.La manière la plus sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, U vous faut nous envoyer votre, nom et votre adresse, avec le montant de l'abonnement en timbres, chôquo au pair ou mandat poste.Adressez toute communication a "LÀ LYKE" 987 Blvd St-Laurent, Montréal Tél.: LAncastcr 1907 EXPIRATION : — Etant donné caractère éducationnel de "La Lyre", un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après expiration de la période payée, à moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE Tout -avis-de c-hanpcment d'adress** doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.6e année — No 67 Montréal, juillet-août 1929 eux événements Importants pour les musiciens LA SOCIETE CANADIENNE D'OPERETTE La Société Canadienne d'Opérette continue activement sa campagne de souscriptions.Le montant de $20,000.est dépassé.Réjouissons-nous.C'est la première fois qu'au Canada une Société a résisté six ans, sans avoir de subvention gouvernementale.C'est la preuve indubitable de son utilité et de son efficacité.Mettons tous l'épaule à la roue et de quelque partie du Canada que nous soyons, envoyons tous notre obole.La Société accepte tous les dons à partir d'UN DOLLAR.N'oublions pas que c'est une œuvre nationale, éminemment utile et qui vient à son heure.La continuation de la Société d'Opérette, c'est: —L'existence possible pour une symphonie; —La création possible d'une école de Déclamation lyrique complétant l'enseignement de nos professeurs de chant, école où se rencontreraient tous les Canadiens-français de l'Amérique du Nord, du Canada comme de la Nouvelle-Angleterre.—La possibilité pour des centaines de jeunes gens, hommes et femmes, d'aborder avec succès et profit la carrière théâtrale ; —La possibilité d'utiliser les boursiers qui vont à nos frais étudier en Europe et qui y restent, ne trouvant pas ici de théâtre régulier pouvant les utiliser et rémunérer leur talent.C'est jeter l'argent par les fenêtres ue continuer à former une élite musicale au profit des autres pays, et l'on peut entrevoir le jour où une opposition gouvernementale dira avec raison : "Encourageons ies arts au pays, parfait, mais ne gaspillons pas notre argent pour les voisins." Et toutes les subventions seront supprimées pour le plus grand malheur du Canada français.* > \ i ¦ j —Enfin la possibilité pour les compositeurs canadiens d'aujourd'hui et cle demain d'être joués et de vivre de leurs œuvre.Donc, tous la main à la poche, aussi bien Canadiens r,'u Canada nue Canadiens de la Nouvelle-Angleterre, qui pourrez trouver un jour, tout près de chez vous, un foyer artistique de votre langue et de votre mentalité.En aidant la Société Canadienne on aide le Canada et on ar.sure la survie de la civilisation latine en Amérique du Nord.(Concours de ^Al USLQ usicytte Un concours de musique, harmonies et fanfares est ouvert à Montréal-Est.Une quinzaine de sociétés liassent devant le jury constitué par MM.Lapierre, Letourneau et Gagnier.Comme le disait, le 24 juillet, notre ministre des Beaux-Arts, nous avons beaucoup de talents parmi les Canadiens-français.La musique doit en mettre en valeur un grand nombre et créer de l'Harmonie au propre et au figuré.L'Honorable M.Athanase David a offert une coupe si le concours devenait annuel.Notre rédacteur, M.Raoul Vennat, a imité son geste et offert également une coupe, dans l'espoir que beaucoup d'autres donateurs suivront et rendront possible un concours annuel.Souhaitons que l'on joigne aux harmonies et aux fanfares les sociétés de trompes de chasse, qui devraient être à l'honneur dans tous nos districts de montagnes.Chaque club devrait posséder ses sonneurs.Et curtout l'on devrait étendre le concours aux chorales.Nous possédons une réserve intarissable dans nos milliers de chorales d'église.Il ne s'agit pas de formai* des chorales de centaine de membres.A part les grandes villes, ce ne serait pas facile de grouper un grand nombre d'exécutants pour de nombreuses répétitions et de nombreuses exécutions.Mais des groupements de 30 hommes sont faciles à constituer, mais avec toujours en vue la qualité bien avant la quantité.D'ailleurs, les concours, en créant l'émulation si utile, auraient tôt fait de renvoyer dans l'oubli les groupements médiocres et non résolus à un travail opiniâtre.Musiciens, encouragez la Société Canadienne d'Opé-rotte, encouragez la création de corps de musique instrumentale et vocale, pour le plus grand plaisir de tous.Et encouragez "La Lyre" qui sera très heureuse de faire sa part dans tous les bons mouvements.Ne pas oublier que chaque numéro du journal contient plus de DEUX DOLLARS de musique, et ne se vend que 25 cents.unes A cause du ralentissement du mouvement musical pendant la Saison d'été, nous n'avons publié qu'un seul numéro "Juillet-Acût".Mais il est bien entendu que tous les abonnés recevront les 12 numéros auxquels ils ont droit. Montréal, Juillet-Août 1929 Après une année d'efforts Un public nombreux et sympathique se pressait à St-Sulpice le 20 juin dernier pour la première clôture officielle des cours du Conservatoire National.La presse entière avait annoncé l'événement comme constituant une date dans l'histoire de la musique chez-nous.Les critiques musicaux eux-mêmes avaient signalé le dernier cours et assuré le public de la vitalité de l'institution.Le concert de clôture apporta une autre preuve à leur avancé.On a pu se rendre compte ce soir-là que le travail est sérieux qui se poursuit rue Lagauehetière.Et déjà les inscriptions pour l'an prochain attestent que le public est convaincu et persuadé.Quelles conclusions tirer de cette année d'efforts disciplinés ?Comment les 300 élèves du conservatoire se sont-ils comportés cette année ?Enfin que psiiton augurer pour l'avancement cle la musique chez nous de cette première expérience ?Les conclusions sont simples et absolues: un conservatoire régulier est possible ou plutôt il est déjà réalisé.On doutait de pouvoir réunir le personnel et d'entretenir en son sein l'harmonie indispensable au succès de l'œuvre, surtout de fairs taire certaines susceptibilités inévitables qui ont toujours tout gâté.Ces craintes, il est prouvé qu'elles étaient vaines.Il n'y a pas de toute l'année dernière un seul petit nuage dans le ciel de la bonne entente au Conservatoire.Bien plus.Tous les professeurs de l'institution ont accepté avec un désintéressement exemplaire de contribuer avec bonne grâce à la sécurité et à la stabilité de la maison.Le public de St-Sulpice a eu là-dessus des précisions touchantes auxquelles la presse a fait écho.Les élève?, de leur côté se sont comportés comme s'ils avaient déjà la routine des conservatoires.Il y a peut-être là un phénomène curieux d'un atavisme lointain qui se manifeste.Et le travail a été acharné chez la plupart.Avec quelques années d'un tel régime, le niveau des études musicales montera chez nous dans une mesure qu'il est impossible d'apprécier d'avance.On petit en toute évidence augurer infiniment de ces premiers résultats.Les d'recteurs, par leurs projets d'avenir, exposés dans le prospectus de l'an prochain, laissent entrevoir qu'ils ont pu saisir déjà des particularités spéciales h notre race pour la con- arusiQUE A.J.BOUCHER Enrg.20 est, nie Notre-Dame, MONTREAL Nous avons toujours en mains des mé-thod«s cle piano, de chant, de musique Instrumentale, des exeroicos, des traités de solfège et d'iiarmonie, etc., hautement recommandés par nos meilleurs conscrvatolrejs, nos Ecoles de Musique et nos Maison d'Education.La Maison est connue pour remplir le» commandes avec une promptitude qui vous donnera entière satisfaction.Téléphone: Lancaster 8001 duite de la discipline pédagogique.Les vieux pays, ne l'oublions pas ont des méthodes trop avancées parfois pour notre degré d'évolution.On le sait au Conservatoire.La décision est prise d'y regarder à deux fois avant d'appliquer ici des méthodes et des programmes en faveur là-bas.Ce que l'on veut c'est une école nationale tenant compte de la nature du terrain, de ses possibilités et de ses déficiences.Qui sait si de ce sol nouveau ne sortira point du nouveau ?Nul ne peut l'affirmer, mais nul ne peut le nier, non plus.On gagne toujours à être: soi au lieu de faire des mauvaises copies des autres ! C'est donc avec conviction que nous répétons ici ce que nous avons déclaré l'autre soir à un auditoire approbateur : ''Le Conservatoire National se souviendra plus encore l'an prochain du programme magnifique contenu dans son nom.Il tâche de formuler une doctrine à lui et déjà elle se précise après seulement une année de cours.Solides fondements théoriques où l'on trouve une spécialité nouvelle, l'étude de la monodie de même que celle de l'improvisation de la Fugue, nouveauté en Amérique.U y aura l'an prochain une chorale de plus de 150 voix choisies soigneusement parmi les élèves.Chez nous, où tout le monde chante, il est plus national de débuter par une chorale que par un orchestre, l'organisation d'un ensemble de Conservatoire.A Paris, M, le Consul, ce serait l'inverse.En Hollande, c'est tout à fait la même situation: l'art choral a aussi le pas.Autre nouveauté: l'introduction des méthodes Gédalge dans l'enseignement du solfège.Enfin un examen prémusieal tout à fait nouveau genre dont l'opinion ne manquera pas de noter l'utilité.A toutes ces innovations cle notre programme pour l'an prochain, croyez, mesdames et messieurs, que le personnel du Conservatoire appoitera la même somme d'énergie qu'il a fournie cette année à assurer la stabilité de son existence.Nous ne demandons qu'une chose: rue vous nous fassiez conf:ance l'an prochain comme cette année.Le public a confié, l'an dernier 300 élèves au Conservatoire.Nous lui demandons cle nous les rendre tous en septembre et nous l'invitons tort de suite à venir dans cette même salle en juin prochain juger lui-même cle ce que nous en aurons fait".F.-Eugène LAPIERRE Directeur du.Conservatoire.P.S.Le Secrétaire du Conservatoire.M.A.Daragon envoie sur demande le prospectus de l'institution pour l'année universitaire 1929-30.Adresser: M.A.Daragon Conservatoire National de Musique, 441, rue Lagauehetière est.SUCCESSEUR A MESSAGER Au 4iônie tour de scrutin, l'Académie des Eeaux-Arts a élu comme successeur à André Messager M.Alfred Bache'.et, l'éminent dircteur du Conservatoire de Nancy, auteur cle Scémo, Quand la cloche sonnera.Un référendum a été ouvert par le Directeur de l'Opéra parmi ses Abonnés, afin cle savoir quelles œuvres ils réentendraient avec le plus de plaisir.Le.s premiers résultats donnent la préférence à Guillaume Tell, Hérodiade, Thaïs, Samson et Dalila.UNE OPINION DE LAZARE-LEVY Professeur de piano au Conservatoire de Paris L'enseignement pianistique n'est aisé que pour ceux (trop nombreux hélas), qui ne faisant appel à aucun contrôle se contentent de transmettre à leurs élèves les conseils qu'ils ont reçus de leurs maîtres.Pour respectable et touchante que soit cette fidélité, elle est insuffisante à servir de base à ooute pédagogie sérieuse car celle ci exige un ensemble de qualités qui ne se rencontre pas fréquemment.Ces qualités sont: une culture musicale approfondie, l'expérience personnelle des difficultés cle tous genres, enfin et surtout un sens psychologique qui permet cle développer en un minimum de temps et d'efforts les dons que la nature accorde plus ou moins généreusement.L'enseignement doit être à la fois souple et précis, imposer le respect d'un texte musical sans entraver l'élan naturel de l'élève, sans jamais nuire à son individualité.A MAJORQUE EN L'HONNEUR DE CHOPIN Dans la célèbre chartreuse de Valldemosa, à Majorque, M.Edouard Gauche est parvenu à identifier la cellule habitée par Chopin, grâce à un dessin de Maurice Sand.Afin cle rappeler le séjour que fit le maître pianiste dans l'île, M.Gauche fera apposer, avec le concours cle diverses personnalités espagnoles, une plaque commemorative en marbre, à l'entrée cle la Chartreuse.Egalement, sera installé par ses soins un musée Chopin.L'une et l'autre cérémonie ont eu lieu le 30 juin, le dernier jour des fêtes solennelles organisées à Palma de Maloria à cette occasion et qui ont eu lieu les 2S, 29 et 30 juin, sous le haut patronage cle S.M.le roi d'Espagne, en présence d'un Infant et cle M.Perlouski, Ministre de Pologne à Madrid.Des séances musicales furent données avec le concours de la cantatrice Mlle Carmen Andujar, de MM.Pablé Casais et Arthur Rubinstein.Studio: 248 Sherbrooke Est près St-Denls Tous les mercredis Tél.Lancaster 4303 M™ M.B.LIPPENS- RICARD Elève du Maître Paul Gilson, Inspecteur général de renseignement musical de Belgique PROFESSEUR DE PIANO, THEORIE, SOLFEGE, HARMONIE, CONTREPOINT Préparation aux examens ù.tous les degrés Residence: 202 Kopery Tous les Jours Pointe St-Charles de 9 hres i, midi.TOI.Wlllmnk .1025 Mme EDMOND TRUDEL Enseignement du Chant Concert M.EDMOND TRUDEL Enseignement du Piano Concert, Musique de chambre, Accompagnement 1551, me St-Marc Tél.Uptown 5820 Montréal, Juillet-Août 1929 E PAR L'ABBÉ P.CHASSANG Les trois dernières années de sa vie, une grave ophtalmie s'abattit sur le grand Cantor et finit par lui enlever la vue.IJ ne cessa point pour cela de travailler, dictant ses compositions à ses fils ou à son gendre.Tandis qu'il composait un choral sur le cantique "Quand nous sommes dans les périls''.il comprit que sa fin était proche.— Il ordonna alors d'en changer le titre et de mettre à sa place: "Je comparais devant ton trône".De longues méditations l'avaient depuis longtemps préparé à cette idée.Sa mort ne lui apparaissait que comme une délivrance.Esprit sincèrement religieux, Bach a tou jours chanté la mort comme un grand bonheur pour un cœur pur et croyant.U n'est guère d'œuvre vocale de lui, où cette maxime ne reparaisse.Jusque dans ses compositions profanes parfois, la grande image de la mort nécessaire, de la mort radieuse, de la mort désirée apparaît.Faut-il citer le texte des "Pensées édifiantes d'un fumeur" avec sa conclusion ?i ' Lorsque je prends ma vieille pipe Pleine d'un bon tabac doré, Tout en fumant d'un air tranquille, J'ai des pensers amers et doux, Car cette pipe dit fort bien Que mon destin ressemble au sien."Ma pipe est faite d'humble argile, Et Dieu d'argile a fait mon corps.Comme ma pipe doit s'éteindre, Brûle et s'éteint la vie en moi; Un peu de cendre reste alors.Soit de la pipe, soit du corps."Mais de la pipe qui s'allume L'on voit monter dans l'air léger Un fin nuage au doux arôme, Comme un encens qui vole au ciel, Telle mon âme doit, un jour, Prendre vers Dieu son vol d'amour." Et clans ses cantiques Bach aussi chanté la mort avec un intense ferveur.Ecoutez ce passage."O sombre nuit, quand donc viendra ton lerme, quand donc luira mon seul sale'.l ?— Pourrai-je un jour, ayant payé mes fautes, Jésus, ne.vivre plus qu'en toi ?Quand donc naîtra le jour béni qui doit combler mou soul désir ?Quand donc verrai je, plein d'ivresse, Seigneur, briller ta face auguste ?' O douce mort, ô mort, espoir suprême, quand donc vas-tu venir vers moi?Effleuro-moi, et donne après la lutte, la palme du cœur fidèle et fort,— Le noir péché sera vaincu; Jésus combat alors pour mol—Quand son éclat luira sans voiles, bien loin fuira la nuit funèbre." Il l'appelait de tous ses yeux, cette mort qu'il envisageait d'un cœur si confiant.11 aspirait de toute sa belle âme vers les clartés.Elle vint enfin, cette mort tant souhaitée, cette mort libératrice.Le 2S juillet 1750, le grand Jean Sébastien Bach n'était plus.— L'Art musical perdait et pleurait un génie qui faisait sa gloire et ne devait plus être égalé.— P.C.LA PROFESSION DE FOI CHRETIENNE DE RICHARD WAGNER Le célèbre écrivain Villiers de l'Ile-Adam, dans un article intitulé "Souvenir", raconte une causerie qu'il eut avec le grand compositeur Wagner:."Je demandai, sans vains préambules, si c'était, pour ainsi dire, artificiellement (à force de .puissance intellectuelle et de science) qu'il était parvenu à pénétrer son œuvre"."et de Parsifal il songeait déjà— de cette si haute impression de mysticité qui en émanait, bref, si en dehors de toute croyance personnelle, il s'était trouvé assez libre penseur, assez indépendant de cou-science, pour n'être chrétien qu'autant que; les sujets de drames lyriques le nécessitaient ; s'il .regardait le christianisme du même regard que ces mythes Scandinaves dont il avait si magnifiquement fait revivre le symbolisme en son Anneau du Xibelung.Une chose, en effet, qui légitimait cette question, m'avait frappé dans une de ses œuvres les plus magistrales, Tristan et Yseult ! c'est que, dans cette œuvre enivrante où l'amour le plus intense n'est dédaigneusement dû qu'à l'aveuglement d'un philtre, le nom de Dieu n'était pas prononcé une seule fois.Je me souviendrai toujours du regard que, du profond de ses extraordinaires yeux bleus, Wagner fixa sur moi."Mais", me répond-il en souriant, "si je ne ressentais en mon ênne la lumière et l'amour vivant de cette-foi chrétienne, mes oeuvres qui, toutes en témoignent où j'incorpore mon esprit ainsi que le temps de ma vie, seraient celles d'un menteur, d'un singe ?Comment aurais je l'enfantillage de m'exalter à froid pour ce qui me semblerait n'être, au fond, qu'une imposture ?3Ion art.c'est ma- prière .' nul véritable artiste ne chante que ce qu'il croit.ne pai-le que de ce qu'il aime, n'écrit que ce qu'il pense: car ceur.U'i qui mentent se tra.hissent en leur ancre dès lors stérile et de peu de valeur, nul ne pouvant accomplir œuvre d'art véritable sans désintéressement.¦sans sincérité.Oui.celui-là qui—en vue de tels bas intérêts de succès ou d'argent- -essaie de grimacer, en un prétendu ouvrage d'art, une foi fictive, se trahit lui-même et m produit qu'une œuvre morte.Le nom de Dieu prononcé par ce traître, non seulement ne signifie pour personne ce qu'il semble énoncer, mais, comme c'est un mot.c'est à-dire un être, même ainsi usurpé, il porte, en sa.profanation suprême, le simple mensonge de celui qui le proféra.Personne d'humain ne peut s'y laisser prendre, en sorte que l'auteur ne peut être estimé que de ceux-là mêmes, ses congénères, qui reconnaissent, en son mensonge celui qu'ils sont eux-mêmes.Une foi brûlante, sacrée, précise, inaltérable, est le sifirtie premier qui marque le réel artiste: car en toute production d'Art digne d'un homme, la valeur artistique et la valeur vivante se confondent : c'est la dualité du corps et de l'âme.'L'œuvre d'un individu sans foi ne sera jamais l'ouvre d'un artiste, puisqu'elle manquera toujours de cette flamme vive qui enthousiasme, élève, grandit, réchauffe et fortifie ; cela sentira toujours le cadavre que galvanise un métier fritole", "si d'une part, la seule science peut, produire que d'habiles amateurs,—grands détrousseur.; de "procédés", de mouvements et d'cj-prcssion —consommés, plus ou moins, dan» la facture de leurs mosaïques, et, aussi, 6'éh on tés démargueurs.s'assimilant.pour donner le change, ces milliers de disparates étincelles qui.au ressortir du néant éela'ré de ces esprits, n'apparaissent plus qu'éteintes, — d'autre part, la Foi ne peut produire et proférer que des cris sublimes qui, faute da se concevoir eux-mêmes, ne sembleront au vulgaire, hslas ! que d'incohérentes clamaurs: —il faut donc à l'Artiste-vé-ritable.à celui qui crée, unit et transfigure, ces deux indis.solubles dons: La science et la Foi."."Sachez qu'ciranf tout, je suis chrétien et que les accents qui vous impressionnent, en mon iruvre.ne sont inspirés et créés, en principe, qne de cela seul seul." Quiconque voudra bien se renseigner consciencieusement pourra facilement constater que le génial titan Wagner fut de l'avis de ses prédécesseurs et contemporains de génie, tels que Bach, Haydn, Mozart.Beethoven, Schubert, Chopin, Schumann, Berlioz.Liszt, Franck et autres.Cela ne s'accorde guère avec les données uniquement matérielles prônée, par exemple, par Ed.Hanslick, dans son "essai de réforme de l'esthétique musical : du beau dans la musique", dont la néfaste influence sur tant de musiciens allemands et autres a produit tant d'inexpressifs mathématiciens sonores ayant exclu de leurs productions stériles et vaines, l'idée et le sentiment inspirateurs.Durant ce temps, les Russes et les Slaves, des Scandinaves et des Espagnols et certains Français surent profiter de la science technique allemande, mais cela sans devenir des idolâtres de la "lettre seule qui tue" et tout en demeurant de fidèles apôtres cle "l'Esprit qui vivifie".Voilà pourquoi il y a eu des Tschaïkowsky, des Moussorgski.des Rim-sky-Korsakoff, des Paderewsky.des Godow-sky et des Stravinsky, des Smetana et des Grieg, des Albeniz et des Grauados.des Fauré et des Debussy, des d'Indy, des Vierne et des Dupré.L.R.DOCUMENTS MUSICAUX D'après le Sunday Express, on vient de découvrir à Londres, dans un coffre où ils paraissent avoir séjourné une trentaine d'années, des papiers et manuscrits de Richard Q.Wagner.Ces documents fout la lumière sur une grande partie de la vie du musicien. 6 Montréal, Juillet-Août 1929 FAUT-IL SIFFLER ?Faut-il siffler ?Pourquoi pas, quand le sifflet est l'exercice d'un droit légitime de désapprobation ?Grave question qui, après avoir divisé auteurs, orateurs, acteurs et politiciens de l'antiquité, divise actuellement M.Antoine et M.Clément Vautrel.Sous les régimes dits autocratiques, de Néron à Louis XIV, alors que la "claque" à gaffes n'était pas inventée, l'a liberté du sifflet, voire même des pommes cuites, était octroyée.Boileau la consacrait en une déclaration poétique bien connue.Il serait bizarre que cette liberté, si peu fondamentale d'ailleurs, fût enlevée à des citoyens républicains.Au surplus, nos tribunaux l'ont sanctionnée, peur peu qu'ell'e ne trouble point le spectacle.Vu l'abandon de la pomme cuite devenue objet de luxe, le sifflet constitue le contre-poids du battoir.Leurs avantages et leurs inconvénients participent à la relativité de toute institution humaine.L'applaudissement est l"une des inévitables démonstrations de l'enthousiasme; il élève la température collective et stimule les interprètes.Il offre l'inconvénient de n'être pas toujours l'expression d'une sincérité inébranlable, de' créer des lauriers frelatés, de gêner les voisins immédiats.L'industrie de la claque officielle exploité; par des personnages salariés, dénommés "Romains" ou "Chevaliers du lustre" en raison de ce qu'ils étaient jadis exposés à recevoir des gouttes de suif tombant du lustre à chandelles, est abolie dans nos théâtres subventionnés.Le chef de claque, s'il avait du tact, réalisait de beaux bénéfices.On citait parmi les plus utiles, Auguste qui écrivait en ces termes à son directeur, à propos des lingue, nots : "Je suis très content de cet opéra.C'est un plaisir de travailler pour cle tels ouvrages.On peut faire tous les airs et presque tous les duos.Jq m'engage à.couronner cle trois salves celui du 4e acte.Pour le trio du 5e, je compte crier." Ses cartes fle visite étaient ainsi libellées: AUGUSTE Entrepreneur d'enthousiasme.II fut un temps où .l'OpSra disposait de quarante-cinq fauteuils de parterre pour les "Romains".Le sifflet est également l'une des expressions du mécontentement individuel.Il a ses inconvénients dont le principal est l'erreur.Corneille, Racine, Voltaire, Beaumarchais, cle même que Rachel, Frédéric Lemaître, Déjazet furent siffles.Le sifflet peut dégénérer en cabale préméditée.Je me rappelle avoir assisté en 1904, aux concerts Colonne à une manifesta-lion déplorable où Beethoven et Padarewskl furent siffles.L'illustre pianiste jouait un J.G.YO L.J.Doucet, prop.4108, rue St-Denls, Montréal.Tél.lielnir 7570 Endroit par excellence où l'on peut ko procurer le plua beau choix cle musique classique, piano solo, chant, violon, violoncelle, musique rellpieuae, chant* c:in;ul'i.'iis, trallés d'harmonie, littérature musicale, et toute la musique demandée par les ditl'érents Conservatoires, y compris les éditions Durand.Schlrmer, Wood, â.des prix def.ant toutc compétition.Nouveau rayon do phonographes et disques Starr-Gennctt.Remises spécin l«:s aux Communautés Religieuses et aux endosseurs.Service courtois.Une visite à notre magasin vous convaincra du choix de musique varié que noua sommes en mesure de voua offrir.Concerto de Beethoven.La manifestation était dirigée contre la forme musicale dite Concerto qu'une école intransigeante excommuniait.N'empêche que les deux musiciens se trouvèrent associés dans la grossière et brutale réprobation.Ce furent d'identiques scandales contre quoi protestait Théodore de Banville rappelant les sifflets cle Buy Bias et des Bur-graves.Wagner connut de semblables aceueils.Le public se trompe aussi bien que les critiques.On a pas oublié Weber soutenant à propos de la Symphonie en la que Bc'.'-thoven était "mûr pour les Petites-Maisons".Schumann écrivait que la musique de Wagner était une "musique d'amateur, vide et déplaisante"; Voiture conseillait à Corneille de brûler Polyencte; Goathe déclarait qua Du Bartas était "un cle nos plus grands poètes".Que n'a-t-on écrit sur Debussy?Le sifflet qui s'adresse à l'acteur en scène est pénible, parfois justifié.U arrive que b siffleur s'attire une riposte Je me souviens d'une scène qui réjouit le public et mit les rieurs du côté de l'artiste.Un comédien impatienté par l'obstination d'un siffleur, descendit à la rampe et solennellement, et respectueusement, lança ces mots: "Mesdames, Messieurs, si quelqu'un a ici perdu son fidèle caniche, je me mets à sa disposition pour le lui ramener!" Qu'importent les contingences?Rivarol n'affirmait-il pas que les abus sont immortels.Mais les erreurs esthétiques revisent d'elles-mêmes, grâce à l'infaillibilité du juge ment collectif et au bon sens populaire_ Malgré ces inconvénients, le sifflet est indispensable.Il maintient la dignité de l'art; il le garantit contre la décadence, la corruption, le mercantilisme.11 est le régulateur du goût.Le supprimer serait détruire un moyen de réaction salutaire et favoriser cette veulerie morne qui est la pire des atonies intellectuelles.Je n'hésite pas à me ranger sous la bannière Antoine, encore que mal entraîné à ce genre de sonorité et convaincu d'ailleurs que certains auteurs préfèrent au silence dédaigneux un bruit susceptible d'exciter la surenchère de leurs partisans et des snobs.Aussi bien, tout en admettant l'efficacité de la rébellion sifflante, je crois qu'il est encore préférable et plus simplement pacifique de céder la place, de quitter la salie en la livrant à ceux qui ne redoutent ni l'ennui ni la sottise — système américain.r; Ch.TENROC.(Le Courrier Musical) I LA REVANCHE DE RACHMANINOFF L'admirable prélude en do diôze mineur a valu à Rachmaninoff une renommée mondiale.Pourtant la popularité a ses ennuis comme le découvrit le grand compositeur.A la suite de la production de cette superbe composition le fameux musicien se vil constamment accablé de questions aussi embarrassantes que futiles.Finalement Rachmaninoff perdit patience et à une dame que l'on venait de lui présenter et qui lui demandait si, en écrivant ce prélude, il avait dans l'esprit un fait ou une scène quelconque de la vie humaine, il dit du ton le plus digne: "Oui, madame, je songeais en composant cette œuvre, à une femme qui, ayant été enterrée vivante, frappait aux parois de son cercueil pour indiquer qu'elle désirait en sortir." M»* FLEURETTE BEAUCHAMP PIANISTE Recitals et Concerts 7730 ST- II CHERT Tél.: Cul.00(11 Tél.: Itelalr 3ÏIG0 PROF.JEAN GOULET Violon—Théorie—Solfego •12.10 SAINT-HUBERT, MONTREAL BÀYEUR FRÈRES LUTHIERS Violon prime au concours de Paris.1 î>21 Hautement recommandé par le célèbre violoniste Alfred BeSèves 1853 AMHEUST — Tél.ETÎontcnnc 1282 — Montréal RAPHAEL KELLERT MICHAEL KELLERT Violoniste Planiste KELLERT BROTHERS Studio do Musique Elèves acceptés a, tous les degrés 2101 rue Université, coin Sherbrooke, MONTREAL Tél.LAnenstcv 9"y Successions Assurances Incorporations Expertises Liquidations LE 1ÏUKEAU COMPTABLE LADISLAS JOUBERT C.G.A.-C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE 34 RUE ST-JACQUES OUEST, MONTREAL Tél.HAruour 13C0 ~PROF.J.J.GOULET Lauréat ilu ConHervntoi.ro Koynl do MubIquo de IAèïre, JSelglouo Professeur au Mont-Salnt-Louia et a l'Académie St-Fatrlce — Chef de Musique "Les Carabiniers Mont-Royal" — Directeur des cours do solfège au Monument National, Conseil des Arts et Manufactures.Tel.UArlioiir 5888 IS.I*.No 31(i, .SUUlon lï 3810 Hi-fi SAINT_I)ENIS, MONTREAL Tri.Harbour 9337 A.BLANCHETTE LUTHIER Spécialité.ARCHET ET VIOLON FAIT SUR COMMANDE 200G BLEUKY, coin Ontario, MONTREAL Tél.York 1416 Docteur PAUL TREPANIER CHIRURGIEN-DENTISTE Heures cle bureau: 9-12 a.m.— 2-5 p.m.152 Régina, VERDUN Tél.Lniicnster.3152 J.E.LEMIEUX Réparations de tout instrument do musique 1S54 ST-DEMS.MONTR KAL OSCAR O'BRIEN COURS D'HARMONIE Traiic R1M31CY-K0RSAK0FF Studio: 1405 McKay — Chambre 8 Tels.Up.4564-J — Cal.8103 MONTREAL Page manquante Page manquante Page manquante Page manquante Montréal, Juillet-Août 1929 11 REVUE DES REVUES ''! 1 " " !'¦ '¦Ji'.'.1 .'.'.'¦ .•!'¦'¦: NOTES SUR LA MUSIQUE POLONAISE A propos des fêtes de Poznan Comme tout ce qui est cle "l'humain" en Pologne, depuis dix années, :a musique de ce grand pays va vers l'affranchissement de toute influence étrangère (j'allais dire: tout joug étranger).Liberté, n'est-ce pas le cri jaillissant de toutes les poitrines, dès qu'on se trouve dans la patrie du Maréchal! Et l'on ne peut que s'en féliciter, quand on songe que jusqu'en 1910 les Polona'-r étaient contraints, pour laisser libre la source de leur enthousiasme artistique, d'ailer reposer leur fatigue et leur angoisse hors de leurs frontières; ils se sentaient mieux à l'aise ainsi, et le chant refoulé au fond de soi, ils pouvaient enfin le laisser entendre, sans réticences.En outre, à cause de.l'occupation même de leur territoire, il n'était pas possible pour eux de prétendre à une cohésion artistique, à une cohésion nationale: trop d'éléments divers se combattaient les uns les autres, s'étouffant, s'empêchant dans des liens.sans lien.Musique autrichienne, musique allemande, musique russe, toutes cos musiques attiraient la Pologne clans des sens contradictoires, divers en tout cas, et ne lui laissaient pas loisir, immense tour de Babel sonore, d'écouter son chant intérieur.Et cela est si vrai, qu'elle ne connaissait mémo plus son prodigieux foiklore, ou si elle ie connaissait encore un peu, elle finissait pas douter de son importance et de son impérissable beauté.Ah! pour ceux qui ont eu la joie, comme moi, d'entendre ces mélopées nostalgiques, ou ces airs à danser., ces romances d'amour et ces chansons ironiques qui s'égrènent dans les montagnes, ou font clans les immenses forêts l'accompagnsmenr.pittoresque du vent parmi les arbres, il serait incroyable de douter de la magie artistique qu'exerce cette musique populaire.De sa richesse.De sa diversité.De l'attrait qu'elle doit avoir sur un artiste des Villes.(Je dirai la même chose pour la sculpture populaire, par exemple, par rapport aux maîtres citadins).Et voici que, grâce au festival de Musique polonaise organisé par l'Exposition Nationale de Pologne ù Poznan, nous savons enfin que la Pologne s'est remise à chanter, selon sa propre inspiration, et pour notre joie la plus certaine.Et voici, en outre, que nous nous plaisons après Glinski, l'un des plus fins critiques de Varsovie, excellent musicien par surcroit, à constater ce fait qui intéressera très spécialement parmi les nôtres, un George Auric, un Poulenc, un Ravel surtout : cette musique polonaise nouvelle se rapproche beaucoup plus cle la F-rance que de l'Allemagne ou tie la Russie, sans qu'on songe une minute à s'en étonner; elle s'en approche de deux manières: d'abord par sa substance musicale elle même, plus fluide, plus transparente; ensuite, par son ardent besoin de retourner aux formes du XVIIc siècle.Auric ne me disait-il pas naguère : "Comme au temps de Couperin.la musique court à son plaisir".Et Poulenc ne me rappelait-il pas ce joli vers : "Musique est une scienqe Qui veut, qu'on chante et rie et danse.Sans doute, par bonheur, est passé le temps ntroce où Paderewski s'écriait: "Notre Nation, notre terre, la Pologne entière, dit, ressent, agit, in tempo rubato"; Elle a droit désormais à la période de détente, tout en ne perdant rien de sa fougue, au contraire, ni de sa sévérité vis-à-vis de soi-même."L'art vit de contrainte et non de liberté", que ce soit Glide chez nous, ou Wilde de l'autre côté du détroit, qui proclament cette rude vérité, on peut dire en variant un peu la formule et sans paradoxe: 'l'Art vit de contrainte, dans la liberté".Si l'on nous demandait de définir la musique polonaise nous répondrions comme le directeur des Beaux-Arts à Varsovie, lorsque nous lui posâmes une question analogue à propos des arts plastiques de son pays : "L'art polonais, c'est ce qui n'est ni l'art allemand, ni l'art russe, ni l'art français, ni.".Il avait grandement raison; et tout autant quand il ajoutait que seul, it fonds populaire est capable de donner à toutes les cordes de la lyre, l'impulsion qui les fera vibrer.Tandis que j'écoutais l'autre soir, dans la Grand'salle des fêtes de Poznan, le vaillant Sliwinski accompagné du prodigieux orchestre de la Philarmonique (de Varsovie), interpréter un Concerto de Chopin, je comprenais mieux encore l'importance de ces remarques, et combien chaque peuple a sa manière à soi d'interpréter "ceux de leur-pays" ; meilleure ou moins bonne, je ne sais, mais en tous cas rigoureusement nationale, et c'est ce qui importe, il me semble: le plus grand pianiste de France devrait bien, dans ce cas, écouter le polonais, gardien strict de la tradition.Charles OULMONT.(Le Courrier Musical) LE BASSON Son origine — Ses transformations — Son histoire Parmi les instruments de l'orchestre moderne, il en est dont le rôle est prépondérant, nécessaire, indispensable même; on ne peut s'en passer sans affaiblir considérablement l'effet de la masse sonore.D'autres, moins dominants que les premiers constituent des éléments utiles, importants, qvii complètent avec bonheur, le grand orchestre et lui donnent, par l'emploi judicieux, qu'en fait le compositeur, la couleur, l'équilibre, la force et parfois aussi l'intérêt passager de l'œuvre.Le basson rentre dans cette dernière catégorie et se prête à rendre des idées d'un caractère très varié.Sa voix, tour à tour puissante, solennelle, vibrante, comique, bizarre même dans le registre grave, devient douce, tendre, expressive, affectueuse dans Je médium, plaintive et pénible dans l'a'gu.Son timbre particulier enrichit la palette orchestrale d'un charme étrange.Aussi sou emploi a-t-il été généralisé et a-t-il rendu de grauds services à la musique symphonique et dramatique moderne 1 Le basson est un instrument à vent et à anche double.Il se compose de quatre parties en bois: le pavillon, la grande branche, la culasse et la petite branche, formant tuyau creux, percé de trous et garni de clefs (envirou vingt a vingt-deux, suivant la facture).A ces qnatre pièces se reliant entre elles pour former la colonne d'air né- cessaire à la vibration des sons, s'adapte un tube en métal, nommé bocal, lequel reçoit l'anche de roseau par laquelle l'instrumentiste introduit l'air.La hauteur moyenne du basson est de 1 m.30.Sa perce étant conique comme celle du hautbois dont il est issu, de même que ce dernier, il octavie, c'est-à-dire qu'il reproduit avec le même doigté des sons à intervalle d'octave.Il est aussi soumis aux lois de vibration des tuyaux ouverts.On arrive ainsi à faire des harmoniques en divisant la colonne d'air en deux, trois, quatre ou cinq segments par la pression des lèvres sur l'anche.Celle-ci, formée de deux roseaux superposés, est plus large que celle du hautbois, étant destinée à produire des sons plus graves.L'étendue du basson est considérable: trois octaves et une quinte: du si b en-dessous de la portée (certains instruments allemands Heckel de Biebrich, commencent même au la) jusqu'au fa, correspondant au fa, 5e ligne en clef de sol-L'écriture emploie la clef de fa pour les sons bas et ceux du médium et la clef d'ut pour le registre aigu.Le nom de basson vient cle ce qu'il donne des sons bas, par opposition au hautbois qui fournit des sons hauts.Dans la famille des instruments à vent et eu bois, il en forme la basse et est à ces derniers ce que le violoncelle est aux cordes.Cette appellation de basson date du XVIe siècle, époque où il prit à peu près sa forme actuelle; eu Italie, il se nommait fagotto; en Allemagne, fagott.à cause cle sa ressemblance avec un fagot de bois; en Angleterre, bassoon: en Espagne, bajoue et ba-joncillo, ce dernier correspondant au fagot-tino.petit basson à l'octave.Au moyen-âge.on désignait le basson par dulciau, à cause de ses sons doux.Auparavant, au lieu d'être relié en faisceaux, il formait un tube droit d'une grande longueur.Certaine basse de hautbois mesurait deux mètres quarante centimètres et certain hautbois contrebasse, trois mètres vingt centimètre.Ces instruments portaient le nom de bombardon ou pommer en allemand, et avaient un son fort et dur.On en distinguait plusieurs espèces suivant leur dimension et qu'on qualifiait de gros bois.L'extrême longueur de ces bombardes amena l'invention du fagot et du contra-fagot (basson et contre-basson) en repliant leur tube sur lui-même pour rendre leur manie ment plus commode.Quant au hautbois, il existait dès l'antiquité et nous le trouvons d'après les documents, chez les Egyptiens et chez les Grecs sous lî nom d'aulos, instrument qui désignait aussi bien un appareil à anche simple et perce cylindrique (ancêtre de la clarinette) qu'un chalumeau à anche double et perce conique (ancêtre du hautbois).Ce hautbois rudi-mentaire n'était qu'un simple tuyau conique garni de trous et muni d'une anche."L'anche double est de tous les systèmes "d'anche le plus simple et fort probablement le plus ancien.Il suffit, en effet, "d'aplatir l'extrémité d'une tige de blé pour "constituer un appareil suffisant à mettre en "vibration par le souffle, la colonne d'air "contenue dans ce tuyau: le hasard est bien "certainement l'inventeur de cette auche."L'appareil d'ébranlement sonore ainsi "trouvé, il était facile de le perfectionner: 12 Montréal, Juillet-Août 1929 "à la tige de blé on substitua un tuyau de "roseau dans l'extrémité duquel on inséra un "autre tuyau de roseau aminci et aplati sur "le bout pour remplacer l'appareil primitif; "puis vinrent les trous latéraux, autre découverte probablement de ce grand inventeur: le hasard.Au tuyau de roseau on "substitua le tuyau de bois en conservant 'l'anche de roseau, et c'est dans cet état, "qu'après avoir rempli un rôle important "parmi les appareils sonores de l'antiquité, "nous retrouvons cet ancêtre du hautbois "jouant un rôle non moins important au "XVIe siècle où il forme les familles si intéressantes des cromornes, des courtauds "et des cervelas.Toutes ces familles ont "disparu des combinaisons instrumentales de "l'Europe".On ne.retrouve pas de traces du hautbois dans nos contrées jusqu'au moyen-âge; mais il est probable qu'à la suite de la conquête de la Gaule par les Romains, ceux-ci, qui profitèrent des bienfaits de la civilisation grecque, introduisirent l'aulos, appelé par eu", tibia, en Europe.D'après Riemann, le chalumeau ou schal-mey (en allemand) mot'qui venait du latin (calamus, tige, tuyau) était un instrument à vent à anche double insérée dans une sorte de bassine, l'ancêtre du hautbois, obtenu par la| simple suppression de la ba~sine et l'obligation de pincer l'anche par les lèvres.C'est à la famille des chalumeaux, appelés aussi ehalemie, chalumée, chalemelle, qu'appartenaient l'aulos de l'antiquité et la bombarde du moyen-âge.Sous le nom de chalumeau, on désignait également un instrument à anche battante, simple et perce cylindrique qui n'a guère attiré l'attention des facteurs avant la fin du XVIIe siècle.Ce fut Dernier (1655-1707) qui le transforma et en fit la clarinette.En 1620, Praetorius (1571-1621), dans sa "Syntagma musicum" en trois parties (1614-1620) établit comme suit la famille du hautbois ou bombardino : La kleine schalmey (hautbois suraigu).La discant schalmey (hautbois soprano).Le pommer alto (bombarde alto).Le pommer ténor (bombarde ténor).Le pommer basse (bombarde basse).Le grand pommer double quinte (grande bombarde).La discant schalmey, ou hautbois soprano, est le type primitif du hautbois actuel; sa longueur était de 0 m.66 et le son le plus grave commençait à ré.Le pommer ba':se ou basse de hautbois devenait le basson et mesurait 1 m.S2; il avail, six trous latéraux et quatre clefs et descendait au do.Le grand pommer double quinte mesurait 2 m.94; ses quatre clefs permettaient de produire les notes si b.la, sol, fa en da.-sou* de la portée.Il en est résulté le contre-basson, donnant l'octave inférieure du basson, tandis que les bombardes (primmer) alto et ténor se transformèrent en fagottimj ou petit basson à l'octave, aujourd'hui disparu.On a prétendu longtemps qu'un chanoine de Pavie ou de Perrare, nommé Afranio aurait été l'auteur de la transformation cle la bombarde en basson.L'instrument d'Afianio.écrit dans un livre imprimé à Pavie en 1539, n'offre aucun rapport direct avec notre basson, quant à ta construction à la façon de faire vibrer la colonne d'air.C'était un assemblage cle quatre tubes creux, deux grands et deux petits, qu''m tenait sur les genoux et qu'on faisait résonner au moyen d'un soufflet placé sous le bras droit qui envoyait le vent dans une placée sous le bras gauche, laquelle à son tour, l'envoyait dans l'instrument.Cet appareil ne pouvait avoir le timbre de celui-ci Une brochure intéressante du comte Val-drighi (1S37-1899) sur le "Phagoto" d'Afra-nio, publiée clans les Mémoires de l'Académie des Sciences de Modène en 1895, et un ouvrage de Wasielewski (1S22-1S96) (Gsschi-chte der Instrumentamusik im XVI Jahr-hndert, 1S7S), qui reproduit le dessin de l'invention d'Afranio, démontrent que notre basson ne dérive pas du phagoto cle ce dernier.Un des premiers types du basson était en ut, possédait 10 trous latéraux et mesurait 0 m.98 du pavillon à la culasse.D'après Praetorius, il existait au XVlo siècle, toute une famille cle bassons: Le quint-fagott, Le quart-fagott, Le chorist-fagott, Le fagott picolo, Le discant-fagott, Le contra-fagott.Le basson décrit par lui n'avait qua deux clefs ouvertes, lesquelles, en se fermant, servaient à produire les sons fa et ré en dessous de la portée.Les documents font défaut pour préciser la date oit le basson se décomposa en différentes pièces en prit la forme sous laquelle nous le connaissons aujourd'hui, mais qui est probablement de la fin du XVIIe siècle.Parmi les bassons anciens, semblables aux nôtres on distinguait le courtaud, qui avait ,une étendue d'une quinzième et qui servait de basse dans les concerts cle musette.Une autre espèce, rapportée par le P.Mer-senne (1588 1648) dans son "Harmonie Universelle", chapitre: Du Traité des Instruments, s'appelait le cervelas de musique.Ce dernier n'avait guère plus de 25 à 30 cm.cle haut sur 15 cm.de diamètre.La tuba sonore, en se repliant six fois sur lui-même dans l'intérieur, avait assez de longueur pour donner trois octaves d'étendue.L'idée de raccourcir le basson et de lui prêter cette forme, reviendrait à Dsnner.Cet instrument était pratiqué au temps de Louis XIII et appartint à la maîtrise cle Dijon.Pré- sentant des inconvénients et d'aspect peu gracieux (on eût dit un pot muni d'un tube), il n'est pas resté en usage et a disparu de l'orchestre ainsi que le courtaud.Le cervelas était à perce cylindrique et parfois aussi à perce conique.Dans ce dernier cas, il rentrait dans la famille du basson.Au moyen-âge et jusqu'au XVIIIe siècle, les hautbois, cromornes, chalumeaux, bassons intervinrent dans les réjouissances publiques et les fêtes de villages.La schalmey, ehalemie, devint un des instruments les plus en vogue et les schalmeyers étaient assez nombreux.En 1540, la Lande de musiciens au service de la ville cle Gand était composée ainsi: deux saquebutes (trombones), deux dessus cle schalmey et deux ténors de schalmey.En 1551, cet orchestre fut modifié par l'emploi d'une doub'.e bombarde (grande pommer double quinte), deux bassets au lieu des deux saquebutes et d'un schalmey.Le 25 février 156S, à l'occasion des noces de Guillaume, duc héritier de Bavière et de Renée de Lorraine, Roland de Lattre (1532-1594) dirige à Munich une cle ses compositions à 24 voix où, parmi les violes, cornets, flûtes, douçiaine, cornemuse et trombone, intervient un basson.Phiippe Van Ranst, attaché comme bassoniste à la Cour de Bruxelles en 157S, fut aux Pays-Bas, un des premiers — sinon le premier — qui sut jouer de cet instrument.En 1594, les musiciens qui figurent à l'Oremmegang de Louvain sont au nombre de quatre: un joueur de trompette et trois schalmeyers.Un tableau de Van Alsloot.peint en 1616 et conservé au Musée de Madrid, représente un groupe de six musiciens jouant à une procession de la ville d'Anvers, où, à côté de deux bombardes alto, un dessus de hautbois, un cornet et un trombone, se remarque un basson primitif, l'ancêtre de notre typs actuel.Singismoncl Scheitzer de Nuremberg, avait acquis au XVIe siècle une grande renommée pour la fabrication du basson, mot français qui se substitua à l'ancienne désignation fagot et qui fut aussi adopté en Angleterre (bassoon).Ses instruments s'expéd.'aient au loin.Très peu de temps après que les orchestres cle théâtre et de symphonie fussent organisés à la suite de l'avènement au XVIIe sièsls de la musique dramatique, le hautbois et le basson s'y installèrent et prirent une plac?de plus en plus importante.A cette époque, Fontana, compositeur mort en 1630, écrivit des sonates pour deux v.'olons et basson parues en 1641.L'orchestre était surtout constitué par les violons, flûtes, hautbois et bassons; ces derniers faisaient les ritournelles et les accompagnements.Le basson fit son apparition à l'orchestre de théâtre en même temps que le hautbois. Montréal, Juillet-Août 1929 13 dans la Pomone, opéra de Cambest, en 1671.Il avait alors trois clefs si b, ré, fa.Le si b grave avait nécessité un allongement de l'instrument, ce qui permet de supposer qu'il prit sa forme définitive à peu près à cette époque.La 4e' clef, le sol dièse date de 1751; c'est en cet état que le basson apparaît dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (Paris .1751-17S0).Le nombre des clefs va s'augmentant; au début du XIXe siècle il y en avait huit: si b, ré, ré dièse, fa, fa dièse, sol dièse, plus deux clefs pour faciliter la production des harmoniques aigus.Comme la plupart des instruments à vent, le basson ne reçut ses premières améliorations que vers la fin du XVIIIe siècle et c'cist à ce moment qu'il fut employé en solo à l'orchestre et au concert quand sa justesse fut plus assurée.Mozart écrivit alors à Salzbourg le 4 juin 1774 son admirable concerto en si b majeur, qui nous renseigne ainsi sur la valeur des virtuoses de ce temps.Weber, dont l'écriture était si aisée pour les instruments à vent, composa en 1S11, son magnifique concerto en fa majeur op 75, avec son entrée d'allure martiale, et en 1S13, son "Andante et rondo à la hongroise".Almeuraeder (17S6-1S43), virtuose allemand sur le basson, fabricant d'instruments à vent à Cologne, Savart à Paris, Kuss et Stella continuèrent à le perfectionner.Jan-court y ajouta aussi plusieurs clefs.Des fabricants tels que: Manillon, Aloert, Heckel, Be:Son, Buffet, Puchner, etc.y apportèrent la dernière main au point d'en faire des instruments justes, au mécanisme facile et d'une belle sonorité.Aussi le basson jouet-il un rôle cle premier plan dans l'orchestre moderne, soit pour faire des tenues d'accords avec les clarinettes et les cors, au centre de la masse sonore, soit pour, doubler la basse ou renforcer le chant des cordes et des bois, ou encore pour être traité en soliste.Dans l'orche;tre classique, il y a deux baisons qui marchent souvent de pair et parfois un contrebasson; dans l'orchestre moderne, il n'est pas rare de voir figurer trois bassons et un contrebasson.Grétry, qui ne recherchait que la justesse d'expression, s'en servit avec succès pour imiter le bâillement daps Z&mir et Azor.Meyerbeer a tiré des bassons un effet fantastique dans l'introduction du ballet des nonnes de Robert le Diable, où les tierces et les sixtes, par les notes graves, produisent une impression macabre, bizarre.Beethoven a fait jouer au basson un rôle primordial clans la musique de chambre et la symphonie, ainsi que Saint Saëns, qui écrivit une sonate pour basson et piano (Durand).D'autres suivirent: Barthe, Th.Dubois, Pessard, Pierné, Taffahel, Ibert.etc., ces derniers auteurs de quatuors et quintettes pour instruments à vent.Nombreuses sont les œuvres composées spécialement pour le basson et qui montrent l'importance qu'on lui attache.Nous citerons : Ferd.David: Concerto en si b op 12 (id) ; Bug.Jancourt: Sonates et duos (id) ; G.Venturini: Concerto en ré mineur (Ri-cordi) ; Bourgeault-Ducoudray : Fantaisie en sol mineur (Evette) ; Pierné: Solo cle concert en ré mineur op.35 ; Chapuis: Fantaisie concertante (Durand) ; Tauclou: Morceau cle concours en sol majeur ; Mouquet: Ballade en si mineur, op.34 ; .L.Mawet: Lied en si b (Evette).; Flament: Fantaisie (Lemoine) ; Périlhou: Musette pour 2 hautbois et 2 bassons (Heugel) ; .J.-Th.Radoux: Sonatine pour 2 bassons, 1 rondo ; .Holbrooke J.: Sextuor, op.33 pour piano et Instruments à.vent (Chester) ; " Poulenc F.: Sonate pour clarinette et basson (Chester) et Sonate pour cor, trompette et basson (Chester)' ; et beaucoup d'autres dont ^'enumeration nous conduirait trop loin.Les méthodes et les études les plus répandues sont celles cle: Almenraeder, Ozi, Gambaro fLemoine), Cokken (Leduc), Jancourt (Costallat), Beer (Leduc), Gatti (Rieordi), Weissenborn (Peeters), Bour-deau, Albert Vaulet, etc.Quant aux virtuoses qui ont exercé leur talent sur le basson, mentionnons: Cokken, Jancourt, Neumans, Bâcha, Gebauer, Barizel, Wilelnt, Bourdeau.Armand MASSAIT.(La Revue Musicale Belge) LE MOUVEMENT MUSICAL A L'ETRANGER ALLEMAGNE A l'Opéra municipal de Berlin, première représentation de "Sly", opéra en trois actes de M.Ermanno Wolf-Ferrari.—A Schwerin, création de la "Belle Lau'', opéra légendaire de Mme Julia Kerwej'.—M.Mito Nikisch, le fils du célèbre chef d'orchestre, vient de terminer un opéra intitulé "Carnaval", sur un livret cle M.Rudolf Lcthar.—A Duisbourg.création de "Georges Dandin", opéra de M.Hellmuth Gropp.d'après Molière.ANGLETERRE Nous avons dit comment et pourquoi E.Newman voit, contrairement à l'opinion actuellement en cours, dans l'opéra, le genre musical le plus rebuste.Il donne aujourd'hui dans son feuilleton du "Sunday Times" un nouvel argument en faveur de sa thèse.C'est l'extraordinaire mouvement créé par Sir Thomas Bsecham pour son "Imperial League of Opera".Nous avons rapporté dernièrement le nombre considérable de ses adhérents qui doit en faire prochainement le plus grand club du mende et doter l'Angleterre d'un Opéra permanent.Un tel intérêt a-t-il jamais été marqué, dit Newman, pour la musique symphonique ou pour la musique cle chambre ?—Emmerich Spielman, architecte connu en Autriche, est l'inventeur d'un "superpiano".Les sons ne se produisent pas sous l'effet d'un marteau frappant la corde, mais sous l'action d'un rayon lumineux agissant sur les cellules cle solenium.ES l'A G NE Notre île méditerranéenne devient de jour en jour un excellent asile pour les artistes qui cherchent du calme et du repos dans les suggestions si douces de notre paysage Pablo Casals était l'un de nos plus fidèles visiteurs.Turina est venu aussi, il y a un an, composer sa plus récente œuvre pianistique, la Suite "Mallorca", ou la poésie de Valldemosa.des eaux de nos baies, des grottes fameuses est exprim e avec l'élégance, le "garbo" du musicien andalou.Maintenant, c'est Leopold Godowsky qui est venu écrire ses intéressantes œuvres pianis-tiques pour la main gauche, tandis qu'il se reposait de ses tournées dans l'un des luxueux hôtels de la Côte.Nous, les musiciens, pensons profiter le plus pcssible cle ces visites, dont la première, comme on le sait, nous fut faite, il y a quatre-vingt-dix années,, par cet .artiste merveilleux qui s'appelait Chopin.ITALIE Tito Schipa.le célèbre ténor, a écrit une opérette en trois actes qui a été jouée à Rome en juin.—"Il gobbo del Califo" (la Bcsse du Calife), le nouvel opéra du jeune maestro Franco Casavola.est favorablement commenté par les périodiques musicaux.—Présentation au San Carlo de Naples de "Don Giovanni, opéra nouveau de Felice Lattuada sur un livret d'Arturo Rossato, tiré d'un drame espagnol de José Zorilla.L'accueil semble excellent et l'interprétation de premier ordre.L'ouvrage avait été primé au concours du Gouvernement.—Une pianiste de sept ans.Maria Curcio.remporte un succès d'enfant prodige à la Sala Sgambati.—La "Propagande Musiccale" nous apprend que la maison natale de Chopin à Wola, village situé à quelque distance de Varsovie, vient d'être achetée sur les fonds d'une souscription publique pour être transformée en un musée qui recevra tous les documents et souvenirs concernant la mémoire du génial musicien.—Umberto Giordano déclare à un journaliste cle Berlin qu'il n'y a pas de musique ancienne ou moderne.Il n'y a que cle la bonne ou de la mauvaise musique.C'est dans l'explication de ce que chacun entend par "bonne" que l'on cesse gér.éraiement d'être d'accord sur une telle vérité de principe.—Une élégante édition de la maison Seleta de Rome présente le discours d'Henri Rebois à l'Académie cle France de Rome sur la Musique française contemporaine.Musique dont le critique allemand Hugo Riemann dit: "L'hégémonie de la musique allemande me semble un peu menacée par la musique étrangère et plus encore par la française que par l'a slave".ETATS-UNIS Avant de s'embarquer pour l'Europe, Gati- Cassazza, le "general manager" du Metropolitan, a fait connaître ses plans pour la saison 1929-30.Sur huit chanteurs nouveaux, l'Opéra de New-Tork comptera quatre Américaines, qui sont: Gladys Swarthout.mezze-soprano.de Kansas City, remarquée au Civic Opera de Chicago et qui a chanté cet.été au Ravinia; Eleanor La Mance.également mezzo, de Jacksonville, dont la carrière s'est faite en Italie, eu Egypte et à Monte-Carlo; Santa Biondo, née en Italie, mais dont l'éducation musicale se fit en Amérique, soprano lyrique applaudi déjà dans mainte villes des Etats-Unis; eufin Edward Ransome, canadien vivant à New-York où il fut ténor sclo à l'église de St-Mary the Virgin.Parmi les étragers engagés, i'e ténor français Antonin Trantoul.Deux nouveaux chefs d'orchestre: Joseph Rosenstock (cle l'Opéra de Wiesbaden) qui succède à Artur Bodanzky et Ernst Lert cle la Scala de Milan.Au répertoire précédemment annoncé s'ajouteront les nouveautés eu revivais suivants: Sadko fen italien! Don Giovani: Louise (en français); the Girl of the Golden West; l'Elizir d'Amore: Fidelio, etc.—Concert d'adieu de John McCormack, dans i'e vieil auditorium de Chicago."II chanta, dit le Musical Courier, avec des admirateurs devant lui.derrière lui, à sa droite, à sa gauche.qui l'entourèrent d'applaudissements sans fin".—l.n Philadelphia Grand Opera Company s'affilie au Curtis Institute of Music dans le but .de" recruter les meilleurs chanteurs et musiciens.("Le Ménestrel") 14 Montréal, Juillet-Août 1929 L'Opéra BORIS GODOUNOW de Moussorski Boris Godounow avait eu l'autorité réelie, d'uu régent pendant le règne du^tsar Féodor,.fils d'Ivan le Terrible; après sa mort, survenue en 1597, il fut proclaminé tsar.En effet, le trône se trouvait en déchéance parce que le second fils d'Ivan, le tsarévitch Dimitri, avait été tué à Ouglitch, quelques années plus tôt, quand il n'était encore qu'un enfant, en des circonstances mystérieuses.On soupçonna Boris d'être l'auteur ou l'instigateur d'un crime qui devait lui profiter.Les historiens modérés sont portés à écarter cette opinion; mais elle fut adoptée par Pouchkline, qui écrivit en 18^5 un drame à la manière de Shakespeare sur cet épisode russe, et par son cotemporain Karamzine en son Histoire de l'Empire Russe- Moussorgsky a commencé son drame lyrique en septembre 1S68 et l'a achevé, après plusieurs remaniements, en 1873.U s'est inspiré du drame de Pouchkine dont il suit le texte dans plusieurs scènes importantes, mais il l'a refondu de manière à éviter les incessants changemnts de lieux, et l'a complété à l'aide de reuseignements empruntés à Karamzine, de telle sorte que le peuple, comme l'indique le sous-titre de l'ouvrage, y ait un rôle important.Le prologue nous fait assister à l'avènement de Boris Godounow, en février 159S.Les quatres actes se passent en l'année 1604, qui fut celle de sa mort.Au premier tableau du prologue, Boris s'est retiré au couvent de Novedievitchi, non loin de Moscou.C'est là que les seigneurs de l'Empire et les dignitaires ecclésiastiques vont l'adjurer d'accepter la couronne pendant que le peuple, réuni dans la cour du couvent, élève sur l'ordre de la police et sans trop savoir de quoi il s'agit, ses voix suppliantes.Le héraut annonce que Boris ne veut rien entendre et le peuple s'agenouille devant des pèlerins qui passent.Mais peu après, Boris a cédé à tant d'insistance, et le deuxième tableau le montre allant à son sacre, parmi les acclamations qui ne peuvent le distraire d'un pressentiment sinistre.Le premier tableau du premier acte nous transporte au couvent du Miracle.Le jeune moine Grigori interroge son compagnon de cellule, le moine chroniqtieur Pimène, sur e sort du Tsarvitch Dimitri et apprend qu'il aurait son âge: ainsi naît dans son esprit l'idée de s'enfuir du couvent et de se faire passer pour Dimitri sauvé de la mort.Au second tableau, Griori est parvenu près de la frontière, en compagnie de deux autres échapés du couvent qui n'ont pas d'aussi hautes ambitions, Varlaam et Mls-saïl.La police est à sa poursuite, mais il réussit à se sauver.Le deuxième acte se passe dans les appartements du tsar, au Kremlin.Sa fille Xénia pleure un fiancé perdu, son fils Feodor étudie la géographie et joue avec la nourrice.Boris survient.Le remords l'obsède.Le prince Chouiski, rusé courtisan, lui annonce qu'un prétendant au trône s'est montré et prend le nom de Dimitri.A ces mots la terreur s'empare de Boris, et le spectre de l'enfant assassiné apparaît.Cependant Gribori, que désormais on appelle Dimitri, est parvenu jusqu'en Pologne où Marine, fille du prince Mnicheck, lui accordé sa foi, non par amour, mais par ambition, pour devenir tsarine.En Russie, la révolte gronde.Des paysans se sont emparés d'un seigneur et l'attachent à un tronc d'arbre dans la clairière d'une forêt.Un innocent passe, poursuivi par des.gamins.Varlaam et Missaïl surviennent, ils excitent le peuple à punir le crime de Boris.Des Jésuites chantent leurs cantiques latins": ils sont partisans de Dimitri, eux aussi, parce que Marina, qui est catholique, a promis d'imposer sa religion à la Russie.La foule irritée se jette sur eux et va les prendre, quand l'arrivée de Dimitri met fin au désordre.Tous le suivent.Seul l'innocent reste en scène et prédit une longue suite de malheurs à la Russie.Dans le palais du tsar, les seigneurs assemblés délibèrent.Choiski leur rapporte le terrible secret qu'il a surpris.Boris fait son entrée toujours poursuivi par le spectre de sa victime.Quand il a repris un peu ses esprits, Chouiski introduit le moine Pimène qui fait le récit d'un miracle accompli sur la tombe de Dimitri.Ce dernier coup achève Boris.Il se meurt et fait appeler son fils pour un dernier adieu, pendant que le clergé prévenu en toute hâte procède aux apprêts funèbres.Nécrologie LILI LEHMANN De plus en plus retirée, depuis quelques années, dans sa villa des faubourgs de Berlin Mine Lilli Lehmann vient de s'y éteindre, dans sa quatre-vingt-unième année: elle était née, à Wurzbourg, le 24 novembre 1848.C'est une des plus grandes figures de l'art lyrique qui vient de disparaître.Nul de ceux qui l'ont entendue à Paris, voici une quinzaine d'années, son beau visage brillant d'enthousiasme sous ses cheveux d'argent, n'a oublié l'expression profonde d'art pur que donnait, dès les premières minutes, cette pdmirable artiste.C'était le goût le plus sûr, avec la technique la plus simple d'apparence, le chant le plus beau avec l'articulation la plus nette et la plus légère.Et quelle jolie prononciation de l'italien et do l'allemand ! Elle a laissé d'innombrables ôlèves, toutes émerveillées de ses leçons comme de son exemple, de sa façon d'expliquer l'art lyrique comme de la techniqut; de sa méthode.Quelles exigences, pourtant, n'établlssait-elle pas en principe, et sur quelle puissance extraordinaire de travail ne les basait elle pas ! Il faut avoir lu son Art du chant, tout de suite célèbre, pour s'en rendre compte.Mais j'en ai trop longuement parlé, ici même, pour y revenir; et j'ouvrirai plutôt son dernier livre, ses propres souvenirs (Mein Weg: ma carrière;, pour parcourir rapidement sa longue carrière.Grande famille d'artistes ! Une cantatrice célèbre, Maria Lœw, et un beau ténor, Lehmann, mariés en 1S47, ont été les parents de la grande Lilli et de sa sœur cadette, Marie (née à Hambourg en 1851), qui fit aussi une belle carrière de chanteuse.Et l'on sait qu'elle épousa (en 1886) le ténor Paul Kalish.C'est près de lui que Paris l'entendit d'abord, à cette époque, aux concerts Colonne.Mais il se souviendra surtout de ses apparitions vingt ans plus tard, aux concerts Mozartiens organisés par Rey-naldo Hahu.Je la vois encore, assise près de lui, sans la moindre partition, se levant à son tour, mais le regard si constamment, si absolument dans l'action, dans l'inspiration, clans l'idéal évoqué par fe musicien, qu'on aurait juré qu'elle était en scène.Aucun geste, pourtant, aucun effet visible : tout était dans l'accent, l'expression, le chant.Depuis, des récitals de lietler, des concerts symphoniques, nous ont encore permis d'ap-précer cet art souverain et exquis.Qui pourrait oublier le Roi des Aulnes dit par elle, ou le Ménétrier de Schumann, ou le Ah ! perfido ! de Beethoven qu'elle n'osa chanter (déclara t-elle) que-tout à fait sur le tard ?Il y avait longtemps, que sa carrière théâtrale'était terminée.Mais c'est en en parcourant le répertoire qu'on demeure stupéfait de la.souplesse de son talent comme de l'étendue de sa voix ! Les rôles les plus divers et les plus disparates, les registres les plus distants, sont représentés dans le tableau de ces incarnations lyriques, depuis ses débuts, Prague, en 1865 (sous le nom de Lœw), et de Danzig à Leipzig, de Vienne à Londres, de Bayreuth en Amérique, à Berlin surtout (1S70 18S5) .De l'opérette au drame lyrique, tous genres y figurent : La Dame blanche avec les Huguenots, la Grande Duchesse de Gcrolstein près de Norma, Fidelio et la Vie Parisienne, le Trouvù-e, les Dragons de Villars et l'Africaine.Lilli Lehmann a été Carmen et la Reine cle la Nuit, Lucie de Lammermoor et Rosine, Marguerite et Valentine, Léonore et Aida, Rachel et Agathe, Zerline, Donna Anna et Elvirre, Chérubin, Suzanne et la Comtesse, Blonde et Constance, Philine et Lucrèse Borgia, Mathilde et Gilda.Elle a été Eisa et Ortrude, Elisabeth et Fric-ka, Brùnnhilde et Sieglinde ; elle a été Isolde, enfin, l'une des plus admirables qui se puissent rêver (et qu'elle a étudiée à fond dans un livre des plus intéressants, Richard Wagner avait pour elle une estime singulière, dont témoignent nombre de lettres.C'est à propos de ce Tristan qu'elle notait comme tout naturel, en manière d'exercice, avoir "chanté six fois de suite le premiei acte, avec l'expression et le jeu''.Elle résumait ses principes d'interprète en ces mots : Respect de l'art, respect du public.lQuê) exemple et quelle leçon ! "Comme artiste, le chanteur doit faire découvrir ' au public les formes les plus parfaites de cet art dont la tâche unique et justifiée est d'ennoblir le goût.En matière d'art, l'excellent est seul assez, bon." Henri de CURZON CONSEltYATOIKE HOY AL DE MOM'HEAL Parmi les élèves qui ont subi avec succès leurs examen de Musique au Conservatoire Royal de Montréal durant Tannés finissant le 26 juin dernier, nous remarquons treize élèves du Professeur Chs-E.-A.Houde qui ent obtenu leur Diplôme de Musique dans les classes suivantes : Cours Supérieur (classe de Piano) Mlle Aiirore Gendron, distinction.Mlle Marie-Ange Fortin, distinction.Mlle A.Larose, grande distinction.Mlle Yvette Fournier, grande distinction.M.Jean-Marie Morel, grande distinction.Cours Lauréat (classe de Piano) Mlle Bevthe Hamelin, distinction.M'ie Germaine Paquin, grande distinction.Mlle Antoinette Larose, grande disticiion.Mlle Laurette Faguy, grande distinction.M.Yvon pilon, grande distinction.M.Napoléon Boaulne, grande distinction et Médaille en or.Cours Laurent (classe d'Orgue) Mlle Marie-Rente Mayor: distinction.Cours Licencié (Piano cl Harmonie) M.Charles Lussler, grande distinction.DEMETRIUS BARIL Avocat -:- AVOCAT Chambre 002.EDIFICE VERSAILLES «0 RIE SAINT-JACQUES Tél.IURBOIIK 0751 MONTREAL OLIVIER BEAUDRY PROFESSEUR DE VIOLON du Conservatoire do Boston Studio: - 350 SHERBROOKE Est, Montréal Tél.: LAncnstor 5013 LISEZ BIEN.ET PROFITEZ-EN ! Faites-nous parvenir votre nom et votre adresse et nous vous expédierons gratuitement notre catalogue de musique, contenant en Albums, toute la musique, chant, piano, orgue violon, publiée dans "La Lyre" depuis sa fondation.Ces albums constituent une vraie mine pour les professeurs, les élèves et les amateurs.Chaque album se vend 35 sous.Envoyez-nous 25 sous et nous vous expédierons en retour un album de musique comme échantillon.Vous serez étonnés de la valeur de cet album.Pour être au courant de ce qui est nouveau et joli en BRODERIE ET MUSIQUE Abonnez-vous au journal mensuel bilingue le plus intéressant qui paraisse.par an 25cts Nous envoyons un numéro spécimen, si désiré, sur réception de û cents.Raoul Vennat 3770-3772 rue SAINT-DENIS (ancien 642) Montréal Tél.HArbour 5310-6515 Les CATALOGUES de o.scbltrjvier, inc.NEW-YORK répondent à tous les besoins de Venseignement musical, depuis- le début au Jardin de l'enfance jusqu'au Professorat.LIBRAIRIE DE MUSIQUE CLASSIQUE des chefs-d'oeuvre de la musique, renommée dans le monde entier.Le§ 1616 volumes déjà parus couvrent complètement l'Enseignement de la musiquA Vocale et Instrumentale.SERIE "SCHOLASTIC" Nouvelle série d'Etudes nouvelles copyrightées pour Chant et Musique Insl rumen taie, du grade le plus facile à la plus grande difficulté.Elle est composée par lea Professeurs les plus renommés.OEUVRES CHORALES POUR LES ECOLES Série nouvelle de 200 Choeurs pour Etudiants, exactement ce qui convient dans les diverses Fêtes scolaires et les Clubs, depuis les écoles enfantines jusque dans les Ecoles avancées et les Universités.CholslB, revisés et édités par RALPH L.BALDWIN.CHANT SOLOS POUR TOUS LES INSTRUMENTS METHODES LIVRES DE THEORIE MATERIEL D'ORCHESTRE de la Classe enfantine aux Sociétés Sj'mphooiques L'Edition Scbirmer se trouve cbei les principaux marchands de musique.Nous donnerons volontiers leurs noms.G.SCHIRMER, INC.3 East 43rd St„ New York *8SK^ Ondulation Permanente L'ondulation a entièrement éliminé tous les produits chimiques violents, préjudiciables.Soyez parfaitement ondulée grâce à notre Méthode perfectionnée.Punde & Boehm 1459 rue Metcalfe, Montréal Tél.Lancaster 8383-8393 SaLt/flT0K iSSRilRCLvi COUPON D'ABONNEMENT "LA LYRE".987, boulevard St-Laurent.Montréal.Date.Ci-inclus la somme de $.pour un abonnement de.à "La Lyre", commençant avec le mois de.Indiquez le mois s.v.p.Nom.Adresse.Ville.Prix d'abonnement Six mois: $1.50 — Un an: $2.50 — Deux ans: $4.50 Le numéro: 25c — Anciens numéros: 35 c Montréal, Juillet-Août 1929 UNE AUBAI NE ! Chaque numéro de l'Album Musical contient un beau choix que nous expédierons sur réception de 35 sous par album.Adressez vos commandes à "La Lyre", 987 boulevard Saint-Laurent, Montréal.No 37 Un mot d'amour, piano.L.-J.OSCAR FONTAINE Elévation, orgue ou harmonium.P.CHASSANG Valse Caprice, piano.NORMAN TELLIER Rêves d'enfant, chant.BOTREL-LETOURNEAU At Sunset, piano.PAOLO CONTE No 38 Chant sans paroles, piano .GEORGIA CARPENTER Alla Tarantella, piano.ALFRED J.THOMPSON Chanson de Magali (extrait de "Mireille"') .GOUNOD Prélude, orgue.A.CUSCO No 40 Fifth Nocturne, piano.J.LEYBACH Idylle, violon et piano.CECIL BURLEIGH C'est le Printemps, chant, PAULINE FRECHETTE et CHAS P.RICE Couplets du mousse ("Cloches de Comeville"), PLANQUETTE No 41 Sarabande, piano.J.S.BACH Message d'amour, duo pour piano .JULES DEVAUX Le Roman de Suzon, piano et chant.HENRI MIRO Gavotte in G Major, piano.J.S.BACH No 42 Solfeggietto, piano.PHIL.EM.BACH Spinning Song, piano .MENDELSSOHN Je ne veux pas autre chose, chant .GEO.M.BREWER Aveu fleuri, chant.LOZEAU-LATOURELLE No 43 Ecoutez bien, chant .\ .ANT.BORDET et A.DESSANE A l'Etoile, piano.S.B.PENNINGTON Un Canadien Errant, chant.A.GERIN-LAJOIE No 44 Ave Maria, violon ou mandoline .SCHUBERT Si j'étais l'oiseau, chant.WILDER-CHOPIN Luxor ou la Vallée des Rois—No 1, Profanation, piano, HENRI MIRO Andante in F, piano .L.VAN BEETHOVEN No 45 ! Aria in A Major, piano.R.SCHUMANN j Cantique à Sainte Thérèse, chant.J.A.FOREST | Votre rose, chant.P.FRECHETTE et CHS P.RICE Luxor ou la Vallée des Rois—No 2, Réveil, Danse et Prière des Momies.HENRI MIRO No 46 ! Le Moulin, chant .LEMIEUX-LETOURNEAU ¦j Elévation, orgue.A.CUSCO I Luxor ou la Vallée des Rois—No, 3, Vengeance H.MIRO No 47 La Sainte Famille, chant.P.CHASSANG When the Elder Blooms, duo piano .MAX LENECKE Sur l'Eau, piano .NORMAN TELLIER No 48 Nocturne I, piano.ST.FRANCIS Coquette, valse pour piano .L.J.OSCAR FONTAINE Tendre Aveu, chant.Mme Y.FEUILTAULT-DION Harvest Song, piano .!.R.SCHUMANN No 49 Adagio Cantabile, piano.L.VAN BEETHOVEN The Little Vivandière, piaao.LITA JARRATT Gavotte, piano.(From the Sixth English Suite) Tais-toi, mon coeur, chant, Mme Y.FEUILTAULT-DION et O.LETOURNEAU No 50 Prière, orgue.CONRAD BERNIER Valse, piano.FR.CHOPIN Cupid in Smile and Tears, piano .ART.WELLESLEY La Tentation d'un Ange, chant .LECLAIR-AUSTIN No 51 A vos pieds, Dieu d'amour, chant .R.C.LARIVIERE, c.s.v.Dreaming, piano.VAN DENMAN THOMPSON Little Senorita, piano.FREDERICK KEATS Au clair de la lune, piano.ROBERT W.WILKES Comm' ça ! chant.SIROIS-D'ARAGON Si
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