La lyre, 1 janvier 1929, no 69
.' Jl • /i/o /W * Jnjf -Je tiens TOUT ce que je promets - GEDALGE—Enseignement de la musique par l'Education de l'Oreille.$2.50 — Enseignement du Solfège en 5 volumes, chacun.35 BLANCHE SELVA—Enseignement musical de la Technique du Piano : Livre Préparatoire: Principes primordiaux du travail pianistique.95 Livre Préparatoire: Préparation du Toucher au Piano.2.75 Tome Premier: Principes de la Sonorité au Piano, Livre de l'élève.-55 Tome Premier : Principes de la Sonorité au Piano, Livre du maître.1.S0 Tome Seond: Simultanéité des Sons au Piano.2.50 Tome Troisième, 1ère partie: Doubles notes, trémolos, traits brisés, arpèges.2.50 Tome Troisième, 2ème partie: Gammes, arpèges, traits composés.2.75 La Sonate: Etude sur son évolution en vue de l'interprétation.1.40 MATHIS LUSSY—Traité de l'Expression Musicale.3 25 Pour être au courant de la nouveauté, il faut s'abonner à notre Journal mensuel de Broderie et MUSIQUE Toujours en mains tons les morceaux annoncés dans "La Lyre" Par an: 25 cts A O U I.Y E N N à T -Assortiment — Compétence — Courtoisie — Prix raisonnables .1770-3772 HUE SALNT-DENIS (anciens 642) Tél.Harbour G515-5310 MONTREAL Service- ©us recommandons aux lecteurs de "La Lyre" L'édition de travail des Oeuvres de Chopin et de Czerny qui suivent, par le grand pianiste ALFRED CORTOT.CHOPIN — 12 Etudes, Op.10.?l.lû — — 12 Etudes, Op.25.1.15 — — 24 Préludes.1.15 CHOPIN — Ballades.$1.15 CZERNY — 25 Etudes, Op.74S.1.15 — — Art de délier les doigts, Op.740 .1.75 Principes rationnels de la Technique Pianistique, par Alfred CORTOT.2.75 HAUCHARD, de Paris.— Méthode élémentaire de Violon, en 3 parties, chacune.75 — — — Gammes et Arpèges pour Violon, en 2 cahiers.50 et .90 — — — Pour distraire petit Père, 12 morceaux faciles, violon seul.50 — — — Pour distraire petit Père, 12 morceaux faciles, pour 2 violons.60 — — — Pour distraire petit Père, 12 morceaux faciles, pour violon et piano.1.00 Cécile COUPERIN.— Premières Leçons de Piano, français et anglais.1.00 LE COUPPEY.— Enseignement du Piano.$1.00 GRATIA.— Etude du Piano.$l.u0 MARMONTEL.— Conseils d'un Professeur de Piano .1.00 CELLIER.— L'Orgue moderne.1.25 -— RAOUL VENNAT, 3770 St-Denis, Montréal - LA PREMIERE MAISON D'EDITION AMERICAINE Pour la diversité et l'excellence I'EDITION WOOD est suprême.Sd/f/on Wood Employée exclusivemenl par un grand nombre de professeurs éminents AU DELA DE 1,000 VOLUMES DE CLASSIQUES, D'ETUDES ET DE RECREATIONS Choisis pour l'enseignement musical par les plus importantes maisons d'éducation de l'univers.En plus des œuvres classiques les volumes ci-dessous indiqués sont toujours en demande.METHODE DE PIANO SARTORIO En quatre volumes Chacun $1.00 Pièces arrangées de façon systématique et progressive, désignées pour poser des bases solides aux études musicales.LES ETUDES .PROGRESSIVES DE LA COMPAGNIE WOOD Cinq Volumes Chacun .75 Primaires, Elémentaires, Supérieures, Avancées.La meilleure série d'études variées que l'on puisse désirer.OPERA GEM Trois volumes Chacun .75 Arrangements faciles d'extraits d'opéras les plus connus.Appropriés pour l'étude et comme pièces de genre.D'exécution facile et agréable.88.RUE ST.STEPHEN Jke B.F.Wood MUSIC Où.BOSTON, Massach usetti II Et dans un pays clair où la moisson se dore, L'âme du petit bleu revoit un vieux clocher, Voici la maisonnette où celle qu'il adore Attendant le retour, tient son regard penché.Mais tout à coup douleur! il la voit plus lointaine, Un voile de terreur a couvert ses yeux bleus ! Encor les casques noirs ! l'incendie et la haine ! Les voilà! ce sont eux!.Les voyez-vous Leurs hussards, leurs dragons, leur Garde ?Sombres bijoux Entraînant la vierge hagarde! Le vieux Strasbourg Frémit sous ses cheveux de neige ! Mourez tambours Voici le sanglant cortège ! Bientôt le jour vermeil A l'horizon se lève.On sonne le réveil Et c'est encor le Rêve! Les géants de l'an deux Sont remplacés par d'autres Et ces soldats joyeux, France, ce sont les nôtres.Blondes aimées, il faut sécher vos yeux! Ecoutez ! Regardez ! Vos amis ! Les voici ! Les voyez-vous Les hussards, les dragons, l'Armée?Ils mourront tous Pour la nouvelle épopée! Fiers enfants De la race Sonnez aux champs ! Le Rêve passe ! coma PRIX D'ABONNEMENT Six mois.$1.50 Un an.$2.50 Deux ans.$4.50 L'unité.25 Numéros des mois écoulés .35 Prîmes et récompenses sont données pour 5 abonnements ou plus.La manière la plus sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnés.Four cela.(1 vous faut nous envoyer votre nom et votre adresse, avec le montant de l'abonnement en timbres, chèque au pair ou mandat poste.Adressez toute communication à «LA LYRE" 987 Bird St-Laurent, Montréal Tél.: LAncaster J907 EXPIRATION : — Etant donné le caractère éducationnel de "La Lyre", pn bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après expiration de la période payée, à moins d'avis contraire.CHANGEMENTS D'ADRESSE Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.6e année — No 6S Montréal, septembre-octobre 1929 /?es échevins de >y\€ontrêal et la musique Nous avons un corps tl'échevins qui tient pour nul tout ce qui est art, et surtout tout ce qui est musique.Dans toutes les villes d'Europe et d'Amérique, chaque conseil municipal tient à honneur d'avcir un Théâtre municipal, généralement le plus beau monument moderne de la ville.Il subventionne en outre, à part la troupe du théâtre, des sociétés musicales: Symphonies, Orphéons, musique d'harmonies ou fanfares.C'est par centaines qu'en Belgique, en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Espagne, comme en France et aux Etats-Unis, on trouverait des villes de province, non pas seulement les capitales de ces divers pays, qui ont des écoles de musique, véritables Conservatoires affiliés au Conservatoire National de la capitale.Ici, nous continuons à ne rien avoir, nous continuons à voir nos éche-vins négliger la beauté de la ville, aussi bien que son confort, et sa bonne réputation artistique.Chaque année, l'on publie des statistiques donnant les sommes mirifiques dépensées par les touristes, mais que leur donnons-nous à ces touristes ?Quand ils ont pris un de ces nombreux autobus qui en 2 heures leur a fait visiter les points d'intérêt de Montréal et de toute l'île, qui reste-t-il à leur offrir pour les intéresser, les garder pour qu'ils s'amusent, se recréent à Montréal.En y restant plus longtemps, ils augmentent leurs dépenses, d'où augmentation de profit pour les commerçants d'abord et la communauté ensuite.Uns fois qu'ils ont goûté aur diverses richesses de la commission des liqueurs, il ne reste rien, rien à leur offrir.Il y a bien le Dominion Park, le Belmont, les cinémas.Mais est-ce que les Américains n'ont pas de cinémas valant les nôtres, oû passent des filins qui n'ont pas eu l'avantage d'être coupés par notre censure, trop souvent cle façon lamentable ?Est-ce que les Américains qui viennent si nombreux ne possèdent pas parcs d'amusement rivalisant avec les nôtres ?Us ont aussi bien et ceux des grandes villes ont beaucoup mieux.Alors, nous ne faisons rien ayant justement ce caractère spécial latin, français, que certains esprits éveillés, suivant l'impulsion de certains ministres comme l'Honorable Perron, comprennent que c'est cette particularité qu'il ncus faut développer, surtout dans notre province.Il nous faut dans nos hôtels de la cuisine du pays, et dans nos villes de la musique, du théâtre de notre langue, des monuments dignes dignes d'attention.Voici d'ailleurs comment la ville de Baltimore agit.En 19.29, annéa courante, la municipalité distribue ce qui suit: $27,000.00 pour la Symphonie de Baltimore; $20,000.00 pour la Musique municipale; $20,000.00 pour la musique dans les parcs; $2,000.00 pour achat et réparations d'instruments dans les écoles; et la balance des $35,230.00i contribution totale de la ville à la musique, pour l'achat de musique: opéras, opérettes, musique d'crehestre, de chant dont s'enrichit sa bibliothèque circulante.Que les échevins, si faciles à déplacer pour visiter les incinérateurs, les hôpitaux, les routes, le fonctionnement de la circulation, et bien d'autres sujets fort utiles, certes, mais qui ne sont pas cependant toute la vie, que les échevins demandent aux municipal tés des Etats ce qu'elles font pour les arts, la musique en paiticulier.Ncus ne sommes pas prêts à admettre que les citoyens de la République voisine sont plus artistes que nous, et admettent des dépenses que nous ne supporterions pas.Cela est archifaux.et, au moment des élections, je défie n'importe quel candidat d'émettre cette théorie d'infériorité sans se voir houspiller de bonne manière.Voici ce que l'on peut lire dans un journal américain ces jcurs-ci : 1° Un Sénateur a introduit à la Chambre des Représentants un bill demandant création d'un département d'Education, qui in-cluerait la musique, avec à sa tête un Secrétaire, membre du Cabinet du Président.2° Mr.Breach, Président de la Conférence du sud pour l'Education musicale, demande que la musique soit enseignés sur le même pied que les matbématiques.3° Une dame de Chicago va établir bientôt des leçons de chant par groupes, comme cela a lieu pour le piano, dont les classes d'ensemble contiennent actuel'ement, à Chicago sulement, plus de 25,000 p'anistes en herbe de 5 à 10 ans.4° O Oak Harbor, Washington, 3000 enfants apprennent la musique.: - • : \ 4° A Oak Harbor.Washington, 3000 enfants apprennent la actuellement des leçons de piano.Les autorités scola'res prétendent que beaucoup de juges crtifient que les délinquants qu'ils sont appelés à juger ont rarement un entraînement musical.Pouvons-nous espérer que les musiciens de Montréal et de la province s'occuperont un jour d'élire aux conseils de ville, des gens aux idées assez larges peur comprendre qu'il faut de la gaieté pour la santé morale des populations comme pour leur santé physique.Et la musique c'est la gaieté pour tous.Mlle M.-R.D escarnes Cette gentille soprano est née à Lacliine.Elle avait en elle un véritable sentiment d'artiste, qu'elle tenait de sa mère, excellente musicienne.Elle fit ses premières études d'harmonie et de piano chez les RR.SS.Ste-Anne.Elle étudia ensuite le piano avec M.R.-Octave Pelletier durant trois ans et avec M.Arthur Letondal durant un an et demi.Ses études du chant, elle les fit avec Mme R.MacMillan durant deux ans, et avec M.Salvator Issaurel durant cinq ans.Elle séjourna; à Toronto durant 4 ans, ce qui lui permit de perfectionner son anglais.C'est sous la direction de MM.Honoré Vaillancourt et Albert Roberval et de Mme Jeanne Maubourg qu'elle se familiarisa avec la mise en scène.On l'a applaudie déjà dans "Voyage en Chine", "Les Cloches de Corneville", "Manœuvre d'Automne", "Le Pré-aux-Clercs", "Les Noces de Jeannette", "La Reine Indigo", "Mignon", "M.Dumollet" et "La Fille de Madame Angot".Mademoiselle Descarries compte un grand nombre d'admirateurs et d'admiratrices qui seront heureux de l'entendre le plus souvent possible, cette saison-ci. Ne Grandis pas Trop Vite Chanson Poésie do Madame HENRY DOYLE Musique de d'OMÉR LETOURNEAU VOIX PIANO Lento All rights reserved Copyright MCMXXIX by"La Lyre" Montreal, Canada International Copyright secured Printed In U.S.A.Tous droits reserves Montréal, Septembre-Octobre 1929 Système musical des Chinois Les historiens chinois conviennent unanimement que le principe fondamental sur lequel s'est élevé leur Empire, au-jourd nui le plus grand et le pius peuplé de la terre, a été celui de la Musique.Pan-Kcu, l'un des plus Célèbres d'entre eux, déclare formellement que la doctrine d'2s K.NGS, livres sacrés de la nation, repose tôrïte-entière sur-cette science, repiéventée dans ces livres comme l'expres-sicn et l'image de /union de la terre avec le ciel.Après Tchou Joung-che, Fou-Hi et Hrang-Ti, qui sont évidemment des êtres me: aux et allégoriques ceux que les Chinois regardent comme les auteurs de leur système musical sont Lyn-Lun, Kouei et Pin-Mou-Kia L'époque où parût Lyn-Lun, le plus célèbre des trois, ne saurait être exactement fixée.Il est présuniatl3 qu'elle ne s'éloigne pas beaucoup de celle de la fon-daton même de i'Empire qui remonte, de S000 à S500 ans.Le Ho-King, celui des livres sacrés qui contenaient les lois sur la Musique, n'a point survécu aux violentes commotions religieuses et politiques que la Chine a éprouvées en différents temps.On croit que tous les exemplaires furent livrés aux flammes, par ies ordres de Tsin-Che-Hcang, lorsque ce menarque irrité de l'obstination que les lettrés apportaient à rejoter ses institutions nouvelles, commanda qu'on brûlât tous les anciens livres dont ils s'autorisaient pour lui résister.Cet événement se passa 237 aus avant l'ère chré-tenne.Les fragments qui s'en étaient conserves dans la n.é.no're furent soigneusement recueillis après l'extinction de la dynastie de Ts'n, par core d* Han, qui lui succéda, et qui, mettant sa gloire à rétablir ce que la précédente avait essayé de il truirc, fit de grands efforts pour faire refleurir i'an-cknne musique; mais les troubles et les guerres civi'es qui survinrent ne lui permirent pas d'achever son ouvrage et jetèrent tout dans un nouveau désordre.Ce ne fut que très longtemps après qu'un prince de la dynastie de Ming (la dynastie da Ming commença en 1370 de l'ère vulgaire), nommé Tsai-Gu, enthousiasmé pour cette science, entreprit de lui rendre son lustre antique en la réhabilitant dans l'état où MUSIQUE A.J.BOUCHER Enrg.20 est, rue Notre-Dame, MONTREAL Nous avons toujours en mains des mé-thodos tie piano, de chant, de musique ins-irumentale, des exercices, des traités do sojfepe et d'iiarmonie, etc., hautement recommandés par nos meilleurs conservatoire)*, nos Ecoles de Musique et nos Maison d'Edu-«•a tion.l.a Maison est connue pour remplir lea commandes avec une promptitude qui vou» donnera entière satisfaction.Téléphone: Lancaster 3001 elle était à son origine.Il s'entoura, pour arriver à ce but, de tout ce que la Chine avait d'hommes savants pour la musique théorique et pratique, et fouilla dans tous les monuments nationaux dont son rang lui favorisait l'entrée.Le résultat de son travail fut le système musical que l'on suit encore aujourd'hui dans ce vaste empire, et qui de l'avis même des lettrés, ne diffère pas de ceuii de Ling-Lun, et surtout repose sur le même principe, considéré comme sacré dès l'antiquité la plus reculée, ainsi que le prouvent sans réplique les hymnes religieux chantés de temps immémorial par l'empereur lui-même à la fête des ancêtres.Ce princip3, appelé Koung, c'est-à-dire foyer lumineux, centre où tout aboutit et d'où tout émane, répond au son que nous appelons Fa.Il est, dans 'ordre universel, aselmfé au Kien.c'est-à-dire à la nature masciii'iiie, et dépend de l'Yung ou du nombre parfait, impair, représenté par la ligne entière, en opposition à l'Yng, qui est représenté par la ligne briséî.Le tuyau qui rend ce son fondamental appelé par excellence Hoang-Tchoung, son drininateur suprême, resplendissant, de couleur jaune, porte lui-même le nom générique de Yo, qui désigne la musique dont il est le régulateur; son diamètre fut dès son origine et tei' qu'il l'est encore, de trois grains de gros millet, sa circonférence de 9 et sa capacité entière de 1,200 Chaque grain de ce millet, appelé Chou en chinois, équivaut à ce qu'ils appellent un Feu ou une ligne.Comme ce tuyau, qui sonne le Hong-Tchoung, a toujours servi en Chine , de base à toutes les mesures, tant pour les surfaces que pour les capacités, on sent avec quelle attention le gouvernement a dû veil'er à sa conservation dans la crainte, cependant, que les révolutions n'eussent apporté quelques changements à sa force et à sa grandeur.-.Le prince Tsai-Gu ne négligea rien de ce qui pouvait assurer son 'ntégrité primordiale.Ayant trouvé, à force de recherches, que la mesure dont se servait la dynastie H'a devait être la même que celle dont avaient fait usage les fondateurs de l'Empire, il prit pour modèle le pied musical dont il avait lu la description dans les anc'ens fragments de livres et dont il avait vu l'empreinte sur quelques débris de vieux monuments, et il en fit fondre en airain un exemplaire entièrement semblable.Cet exemplaire ayant été revêtu de la sanction impériale devint pour la Chine entière un type métrique universel.C'est sur le son qu'il donne, que se règle encore aujourd'hui le diapason de tous les instruments et de toutes- les voix; c'est d'après sa capacité que l'on détermine toutes les mesures des li-qu'des, et d'après sa longueur qu'on arrête tout ce nui a rapport, aux divisions géométriques des surfaces, aux dimensions des solides, à l'étendue et au, poids.Les copies légales de ce type important, gardées aven soin dans toutes les villes, gravées sur tous les monuments publics, s'offrent partout aux regards du peuple.Celles qui représentent l'exemplaire impérial sont de forme carrée, ayant 4 côtés égaux entre eux.L'in- térieur qui est creux et parfaitement rond, a, comme je l'ai dit, 9 lignes de circonférence.L'un de ses côtés est divisé en 9 pouces de 9 lignes chacun, ce qui fait en tout SI lignes: c'est le pied musical.L'autre côté est divisé en 10 pouces de 10 lignes chacun, ce qui fait en tout 100 lignes: c'est le pied - de compte.Le premier s'appelle Lu-Tchô et le second Tou-Tchë.Le Lu-Tché, disent les savants chinois qui ont travaillé sur cette matière, est le pied dont se servit Houng-Ty; il ne doit être employé qu'au calcul des choses intellectuelles.Le Tou-Tché est le pied dont la grande Yu et la dynastie Plia firent usage; on doit Rappliquer au calcul des choses physiques.Ainsi, c'est du Kcung fondamental ou du principe Fa que tout reçoit, en Chine, tant dans le moral que dans le physique, son nombre, sa mesure et son poids.C'est, à cet unique principe que tout se rapporte, et, chose admirable à penser, c'est en examinant ce principe, dont la forme dans le luya,u qui le produit n'a pas- varié depuis S,000 ans, qu'on peut connaître la pensée des fondateurs de cet Empire, en sentir la connexion avec, les lois qui résissent l'univers et en apprécier même jusqu'à la position exacte qu'ils donnaient à leurs chants sur le diapason musical Ce qui n'est pas moins merveili'eux, peut-être, et qui pourtant résulta d'une telle institution, c'est que.grâce à ce même principe Fa, reconnu comme sacré et dont la forme est irrêsistible-blement fixée, un peuple qui ne se compose pas moins de 400 millions d'âmes, a les mêmes poids, les mêmes mesures et fait usage des mêmes- intonations de voix dans les mëiiiss traits de chants.La ressemblance d ce qui se passe aujourd'hui en Chine avec ce qui se passait en Egypte du temps de Platon, est trop extraordinaire pour être l'effet du hasard; et je ne doute pas qu'un lecteur judicieux, qui en saisira le rapprochement, n'y vc't la preuve convaincante de tout ce que j'ai dit.Fabre d'OLIVET."France Musicale".Studio: 248 Sherbrooke Est Tous les mercredis près St-Denis Tél.Lancaster 4383 M™ M.B.LIPPENS - RICARD Elève du Maître Paul Gilson, Inspecteur général do l'enseignement musical do Belgique PROFESSEUR DE PIANO, THEORIE, SOLFEGE, HARMONIE, CONTREPOINT Préparation aux examens a tous les degrés Késidenco : 202 Kopery Tous les Jours Pointe St-Charles
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