Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 70
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

La lyre, 1930, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Album Uluaiotl be Old Stock Ale pai' Cé ef par la Qualité Rédaction et Administration : 9S7 Boulevard Saint-Laurent Montréal.Tél.LAncaster 1907 ABONNEMENT : Six mois.?1.50 Un an .$2.50 Deux ans.$4.50 L'unité.• .25 Numéros des mois écoulés .35 Rédacteur en chef : Jean-Sébastien Lambert.Secrétaire de Rédaction : Jîodrigrne Leblanc Administrateur-délégué : 3Iarcel Provost.Toute communication doit être adressée à M.le Rédacteur de la "Lyre", publiés ne sont pas retournés.Les manuscrits non 7e année — No 70 Déc.-Jan.1930 Une salle de concerts, s'il vous plait! Le mot d'ordre est lancé.Il nous faut à tout prix une salle de concerts et nous l'aurons, si Dieu veut bien nous prêter vie.La "Lyre" qui reparaît aujourd'hui devant le public canadien, après une absence de quelques mois, et que notre distingué confrère le Docteur Fred.Pelletier croyait morte et enterrée, se charge d'enfoncer ici le "clou" nécessaire, sans ménager les coups de marteau.Une salle de concerts est une chose indispensable à notre vie artistique.Les Américains, esprits pratiques, l'ont compris bien avant nous, ce qui leur permet d'entendre plus souvent que nous (les parents pauvres) les grands concerts symplioniques et les maîtres de la musique.Une ville de l'importance de Montréal n'a aucune excuse de se dérober à son devoir, comme elle le fait, en accueillant les artistes, non pas dans des salles de concerts, mais dans des théâtres, des patinoires, ou des temples religieux.Nous en sommes rendus à utiliser pour les fins d'auditions musicales des salles de foire et d'exposition.Rappelons-nous que Caruso a chanté dans une arena dont le sol avait été recouvert de sciure de bois.comme au cirque; et que l'orchestre du Conservatoire de Paris, sous la direction du regretté Messager, dût attendre la fin des attractions d'un music-hall avant de pouvoir se faire entendre.Toiis ceux qui attendaient onze heures pour pénétrer dans le théâtre ont encore en mémoire la scandaleuse bousculade qui se produisit entre les sortants et les arrivants.Que de toilettes froissées ! Que de souliers et de chapeaux écrasés !._.Les journaux nous ont rapporté les paroles du maître Alfred Cortot, lors de son récent passage à Montréal.La première question que le célèbre pia)iiste posa aïtx journalistes qui l'interviewaient fut: — Avez-vous maintenant une salle de concerts ?Et les journalistes durent avouer que non.¦ Alors, Goriot entreprit de les endoctriné)' sur la grande nécessité d'un endroit convenable pour y donner des auditioïis de musique instrumentale et vocale.— Il faudrait, a dit Cortot, que quelqu'un meure et lègue sa fortune à vue société qui entreprendrait la construction d'une salle de concerts assez vaste pour y recevoir les orchestres symplumiqnes.On a lu.les commentaires variés qui furent faits à ces paroles par les journalistes montréalais.Demander la mort de quelqu'un, c'est assurément pousser les choses un peu loin ! Mais ce que Cortot a surtout voulu souligner c'est le manque d'esprit civique au Canada.Un citoyen qui, en mourant, laisse une grande partie de ses biens au développement artistique de ses compatriotes n'a-t-il pas mérité davantage la reconnaissance de ces derniers que celui qui s'est fait statufier de son vivant et qui préfère léguer sa fortune à des héritiers qui en feront un usage égoïstement spéculatif ?Nous possédons actuellement quelques petites salles de concerts et, dans les principaux hôtels, de vastes appartements qui servent aussi bien au thé-dansant et aux grands bals qu'à des auditions imcsicales.Ce qu'il nous faut, c'est un temple de la musique, une "salle spécialisée", si l'on veut.A Paris même, certains grands orchestres comme Pasdeloup donnent leurs concerts dans un théâtre.Mais c'est l'exception, avec l'Association des Concerts Colonne qui est logée au Châtelet.Les autres orchestres donnent leurs auditions chez Gaveau, à la très belle Salle Pleyel, ou aux Champs-Elysées.Allons, le temps presse ! C'est urgent ! Vite, une salle de concerts, s'il vous plaît ! Jean-Sébastien LAMBERT.^J/ote de la rédaction Nous nous excusons auprès de nos sympathiques lecteurs du retard apporté dans la présente livraison de la "Lyre." Les services désorganisés et des circonstances incontrôlables ont mis notre journal dans l'impossibilité de paraître avant cette date.Aujourd'hui, la "Lyre" reprend son cours régulier, avec l'intention d'accorder la plus large place aux concerts et spectacles canadiens.Des critiques désintéressées, sans acrimonie mais s'efforçant d'être toujours justes, accompagneront les compte-rendus des auditions de musique.Ainsi la "Lyre" renseignera le public sur le mouvement musical canadien.C'est là sa seule ambition.Elle vent, servir et démontrer par là son utilité. 4 Montréal, Dcc.-Jan.1929-30 TRIBUNE LIBRE Ji Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées I; d'une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité \\ de ce qui parait sous cette rubrique.Une mise au point.LE THEATRE FRANÇAIS A MONTREAL Nous recevons de M.Henri Letondal, rédacteur des spectacles à la "Patrie", la lettre suivante relativement à l'appréciation des spectacles français du His Majesty's: M.le Rédacteur, "La Lyre".Mon cher confrère, Il y a des circonstances dans la vie où il est fâcheux d'engager des polémiques avec des gens qui ne vous intéressent pas.Mais étant donné les insinuations perfides dun Parisien égaré chez nous et qui s'est donné pour mission de venir "évangéliser les sauvages", je viens vous demander l'hospitalité de vos colonnes pour la réponse suivante où je veux mettre les choses au point.Il fallait bien que le "fauteuil (Torches-, tre", qui tenait à 1 égard des spectacles français du His Majesty's des propos d'une étrange tenue littéraire, en vint à nous révéler son identité.Il s'appelle Robert Ru-milly.Il est Français'.Il a goûté à l'hospitalité canadienne et à celle d'un journal montréalais.Alors il eu abuse, comme c'est le cas fréquent ! .Sa profession de foi est une chose à encadrer.Il se décerne avec une suffisance admirable des compliments qu'il est heureusement le seul à se faire."Vous connaissez et vous aimez le théâtre français, écrit-il en parlant de lui": ce qui est le comble de la modestie."Nous ne désirons pas, ajoute-t-il, engager de polémique avec les rprésentants de presse, des impresarii '.Cette phrase est de trop.Le "fauteuil d'orchestre", s'il avait eu des mœurs journalistiques différentes, se serait dispensé de l'écrire.Son titre d'étranger, d'autre part, le lui interdisait.Nous ne sommes pas naïfs au pont d ignorer que c'est à nous que ce discours s'a- dresse.Etant absent de Montréal, M.Gau-vin nous a chargé de rédiger pour lui, durant la semaine qui a précédé l'ouverture de la saison française, les communiqués de presse nécessaires à Tannonce des prochains spectacles.C'est une chose toute naturelle, et le fait que nous ' ayons rendu ce service à M.Gauvin ne nous engage aucunement envers lui.Il me semble que nous avons manifesté suffisamment d'indépendance à cet égard peur que nous puissions être dispensés d'insinuations aussi malveillantes.Nous accuser non seulement de partialité mais aussi de vénalité, c'est dépasser les limites de la discussion et du respect professionnel.Nous avons, pour notre part, une autre opinion du rôle d'un journaliste en ce pays et nous n'admettrons pas qu'un étranger vienne entreprendre de nous faire la leçon.A aucun prix ! "Quand un dramaturge célèbre, écrit Robert Rumilly, dont une pièce doit être jouée la semaine prochaine déclare que son interprète est la plus grande artiste de Paris, c'est son affaire.Mais c'est notre affaire à nous, la critique, de signaler que cette exagération ressemble au Jové de Tours." Le "Jové" de Tours est une fameuse coquille qui ressemble étrangement à un pavé! Le pavé n'est pas de Paul Claudel, qui est un dip'omate de carrière et qui n'a pas précisément pour habitude d en laisser tomber.Paul Claudel n'a pas dit que Mme Eve Francis était la plus grande artiste de Paris, mais peut-être l'une des plus grandes: ce qui n'est pas la même chose.Au demeurant, je trouve souverainement ridicule que Ton vienne soulever de pareilles querelles de mots dans la presse montréalaise.Seul un étranger pouvait y prétendre.Veuillez me croire, M.le Rédacteur, Votre tout dévoué, Henri LETONDAL.CARTES PROFESSIONNELLES Tél.York 1416 Docteur PAUL TREPANIER CHIRURGIEN-DENTISTE Heures de bureau: 9-12 a.m.— 2-5 p.m.152 Répna, VERDUN Successions Assurances Incorporation! Expertises Liquidations LE BUREAU COMPTABLE LADISLAS JOUBERT C.G.A.-C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE 34 RUE ST-JACQUES OUEST, MONTREAL Tél.HArbour 1300 Tél.Harbour 9387 A.BLANCHETTE LUTHIER Spécialité.ARCHET ET VIOLON FAIT SUR COMMANDE 2006 BLEUItY, coin Ontario, MONTREAL Tél.Lancaster.3452 J.E.LEMIEUX Réparations de tout Instrument de musique 1554 ST-DENI9, MONTREAL BAYEUR FRERES LUTHIERS Violon primé au concours de Paris, 1921 Hautement recommandé par le célèbre violoniste Alfred DeSèves 1853 AMHERST — Tél.FJRontcnnc 4282— Montréal Lunettes Elégantes Prompte Livraison Prix modérés A.L.PHANEUF OPTOMÉTRISTE 1767 ST-DENIS, près Ontario Tél.HArbour 5544 DEMETRIUS BARIL -:- Avocat AVOCAT Chambre fi02, EDIFICE VERSAILLES ,•_ «0 RUE SAINT-JACQUES e> Tél.HARBOUR 0751 MONTREAL Montréal, Déc.-Jan.1929-30 Un résumé des activités.— Les grands concerts.— Le jeu d'Alfred Cortot.— L'art de Kreisler.— Comment Gigli s'est conduit à Montréal.Le mois musical ?Que nous a-t-il réservé ?Un peu moins que l'avenir, évidemment.Mais il faut avouer que nous sommes peu favorisés actuellement.Autrefois, mon Dieu, nous vivions notre bonne petite vie artistique, sans demander autre chose que le plaisir d'entendre de bons exécutants.Mais voilà que le progrès a tout gâté : il a tout gâté en ce sens qu'il nous a rendus plus difficile.Il serait trop long de faire une rétrospective des activités musicales qui se sont manifestées depuis le commencement de la saison.Raconter par le menu ce que Mlle X, Monsieur Y et Mme Z ont accomplis de prouesses vocales et instrumentales, cela prendrait.toute la Lyre.Et nous voulons épargner à nos lecteurs des détails trop comp'ets.Est-ce à dire que les concerts ont été si nombreux qu'il nous est impossible de les mentionner tous ?N'exagérons rien.Les grands concerts se sont bornés à des auditions de gala par des artistes de réputation internationale : Cortot, Thibaud, Kreisler, Gigli, pour ne nommer que ceux-là.A chacun de ces concerts, le Théâtre Saint-Denis a débordé d'un nombreux public.Est-ce à dire que nous pouvons compter maintenant sur un public régulier, attentionné et généreux ?Là encore, il ne faut pas exagérer.Des artistes du calibre de Cortot, Thibaud, Kreisler, et Gigli attirent toujours un certain auditoire par curiosité et par le fait que l'on écrit beaucoup sur eux dans les journaux.Alfred Cortot, au cours des deux récitals qu'il a donnés ici n'a pas été compris et admiré de tout le monde, eu dépit de l'ovation qu'il a reçue, chaque fois.La critique s'est partagée en.ce qui concerne l'interprétation : Pour les uns, Cortot est un interprète de Chopin "ad libitum" .sa compréhension du compositeur diffère de la tradition généralement répandue.Pour les autres, il n est point de pianiste qui joue mieux les oeuvres de Chopin.Avouons tout simplement que Cortot donne à Chopin son caractère.Il détruit la légende du compositeur famélique, obscur et tourmenté.Il lui restitue un peu de sa civilité.Cependant Cortot n'est point admissible en tout ce qu'il fait Bien souvent, il se permet de sacrifier au goût de la foule, il fait du trucage, comme dans certaines pièces dites de virtuosité.Il demeure malgré tout un grand poète de la forme et du son.Il est clair, net.et précis, toujours élégant, chatoyant, et charmeur.Malgré tout, il n'est pas maniéré et corrige au piano ce que sen attitude peut laisser entrevoir de préciosité.Thibaud, lui, est un violoniste qui fait le beau.Il se cabre, se grandit, fait un peu de mise en scène.Sa sonorité est délicate, parfois trop discrète.Emporté par sa fougue, il oublie de cultiver le son.' Mais son sentiment musical est très poussé et son interprétation a toujours infiniment d'attrait." ~- Il faut avoir entendu Thibaud et Cortot jouer la "Sonate de Debussy" pour comprendre toute la subtilité et la finesse de ces deux grands artistes.Le violoniste Kreisler a remporté son triomphe habituel, au Saint-Denis.Quel bel artiste, sensible, humain ! C'est le violoniste le plus complet qui se puisse rencontrer.Il joue Bach divinement.Sa technique surmonte tout les obstacles et c'est un enchantement de l'écouter.Kreisler, à chacune de ses auditions, doit toujours céder aux instances des spectateurs qui lui réclament ses disques.C'est le revers de la gloire.Trop de personnes ont été charmées par le "Tambourin Chinois"' ou le "Caprice"; elles veulent les réentendre par celui qui a composé ces oeuvres.Kreisler réussit ce miracle d'être populaire sans vulgarité.Que l'on considère ses compositions les plus connues, il y a malgré tout un cachet d'originalité, une' écriture soignée et l'inspiration directe.C'est la clef de son succès.Il est assez rare de voir un violoniste comme Kreisler qui ait 1 estime des vrais musicens et qui soit eu même temps adoré de la foule.Cela s'expliquerait par le fait que I art d'un Kreisler est avant tout un art humain.Et cet art touche le coeur et l'esprit de ceux qui l'entendent.Gigli, le ténor du Metropolitan, n'a pas bonne presse à Montréal où l'on goûte peu ses pitreries.Il s'est présenté dans un programme que nous qualifierons d'indécent.Il s'est amusé à nous chanter des airs d'epéras italien, puis des petites choses sans importance, extraites de je ne sais quel album populaire pour terminer par "0 Sole Mio" et "La donna mobile".Gigli a eu l'audace peu commune d'agrémenter le "Rêve de Manon" de petites notes accessoires et de terminer cette page célèbre par des sanglots de mauvais goût.Commect se fait-il que le public lui ait pardonné cela ?Il y a de ces réactions que l'on attend et qui ne se produisent pas.Gigii a connu 'es applaudissements au lieu des sifflets.Etrange, étrange, comme on disait dans certain mélodrame ! Certains confrères ont cru spirituel d'établir des comparaisons entre Gigli et Caruso.Quelle détestable manie ! Leb deux chanteurs n'ont aucun point de comparaison.Gigli a une voix dune exceptionnelle qualité, mais ce n'est pas la voix d or de Caruso.Et puis Gigli n'est pas un a2tiste : c'est un chanteur qui a de la voix, qui peut filer un son indéfiniment et qui se eomplait dans les teintes les plus minces pour ne donner du volume que dans les sanglots.Le cabaret du "Matou Botté" a entrepris depuis quelques semaines de nous donner des concerts hebdomadaires au cours desquels nous seront révélés de jeune artistes canadiens.M.Louis Chattier a inauguré la série, suivi par Mlle Camil'e Bernard.La salle des Chateaux de la Maison Kerhulu cù perche M.Roméo Poirier se transforme en une salle de concerts fort respectable.C'est là que M.Louis Char-tier s est fait entendre pour l'agrémeut d'un public de choix.M.Chartier est doué d'une voix particulièrement riche et bien étoffée qu'il manie avec adresse.vLa plus grande et la plus ancienne maison du genre au Canada : Ed.Archambault, Enrg.S'agit-il d'un Panatrope, d'un Radio, de musique en feuille ou d'un piano: Entrez chez -{Oii-iOS nie Sainte.Catherine est, Montréal. 6 Montréal, Déc.-Jan.1929-30 Mlle Camille Bernard est revenue de Paris avec d'excellentes intentions.Elle a affiné là-bas un art qui est savoureux et qu'elle met au service de la chanson française.Sa diction est parfaite.D'ailleurs, élève de Mme Yvette Guilbert, elle est bien plus diseuse et comédienne que "chanteuse.La chanson française (et c'est là son but) demande à être animée par celui qui l'interprète.Il faut que la figure, les bras, le corps expriment avec éloquence les idées ou sentiments du texte.Or Mlle Camille Bernard est douée d'une physionomie expressive, elle mime fort bieu tout ce qu'elle chante.Aussi son succès est-il très vif dans le repertoire de Xanrof ou de Satie.Une heureuse innovation a été apportée au Capitol où le directeur, M.Harry-S.Daim, a confié les soins d'une "Musicale" au jeune et actif chef-d'orchestre Maurice Meerte, puis à Signor Agostini.Ainsi nous pouvons entendre, chaque semaine, un concert d'une demi-heure, avec orchestre et solistes.Ce n'est pas beaucoup évidemment, mais c'est toujours quelque chose ! M.Maurice Meerte, tout en conciliant le goût populaire, nous a donné des sélections des grandes symphonies, des pièces de genre, et des poèmes d'auteurs modernes.L'orchestre est bien composé et d'un nombre suffisant.A noter le fini des exécutions.M.Agostini continue cette heureuse tradition.Une troupe parisienne dirigée par M.Gauvin est venue donner des représentations au His Majesty's.Elle a joue "Paganini" de Franz Lehar et "Dédé" de Christine.Nous voulons réserver notre jugement définitif à des spectacles ultérieurs.Ce que nous pouvons dire aujourd'hui, c'est que cette troupe, honnête dans son ensemble, manque un peu d éclectisme.Pour que nous soyions entièrement satisfaits des spectacles français de tournée, il faudrait que le choix des artistes soit plus judicieux.Que M.Gauvin prenne exemple sur les troupes ang"aises et américaines ! Le public montréalais est moins bête qu'un autre et il ne prend pas facilement des vessies pour des lanternes.Il ne saurait admettre que la comédie-musicale parisienne lui soit présentée pauvrement.Alors, où serait la grâce, le charme et l'esprit de Paris ?Et puis, il ne faut pas oublier que le canadien voyage, qu'il connaît bien le spectacle parisien.Cela devient singulièrement difficile de lui faire prendre pour des ve- dettes des artistes au talent discutable ou pour des pièces luxueusement montées des tableaux piteusement encadrés de petites femmes aux costumes décolorés.Nous voulons des spectacles qui ne soient pas boiteux.La formule est simple : tout le monde la crie en.sortant du théâtre : de jo ies chanteuses de talent, de bons chanteurs et comédiens, des décors soignés, des danseuses bien costumées.Cela est-il si difficile à obtenir ?Mlle Germaine Bruyère, soprano, a donné un très intéressant concert, à la Salle des Châteaux, alias le "Matou Botté".Son programme très abondant et varié a soulevé beaucoup d'enthousiasme parmi l'auditoire.Mile Bruyère est une jeune artiste de talent.Sa voix est fraîche, souple et maniable.Elle l'utilise avec adresse et nuance fort bien.Mlle Bruyère n'a pas chanté moins de seize chansons, en comptant les rappels.Pour exécuter un tel programme, il faut non seulement savoir chanter, mais il faut conduire sa voix avec sûreté afin de ne point lui causer de fatigue.Mlle Bruyère a été formée à bonne école.Elle peut ambitionner une brillante carrière.Un concert qui peut compter au nombre des plus importants de la saison est celui qui vient d'être donné, au Théâtre Saint-Denis, par l'Association des Chanteurs de Montréal.M.Jean Goulet qui, depuis 1921, dirige cette importante chorale, a réalisé un bel effort.La vedette au programme était Queena Mario, l'éminente cantatrice du Metropolitan.Le concert n'avait groupé qu'une demi-salle, ce qui est fâcheux.Ce soir-là, évidemment, il y avait diverses attractions, voire même le banquet d'un journaliste nationaliste.Le public s'est partagé et l'Association des Chanteurs de Montréal n'a connu que la moitié d'un succès qui eût mérité d'être complet.Queena Mario est une très belle artiste; elle chante avec goût, avec intelligence Elle a d'abord interprété un groupe de chansons: un air de la "Manon Lescaut" de Puccini, "Mighty Lik' a Rose" et "Printemps" de Wilfrid Pelletier (notre distingué compatriote), "Valse" de Medtner, et l'air de "Louise" de Charpentier.Rappelée d'enthousiasme, Queena Mario chanta une mélodie intitulée "Lazy Song" qui fut très applaudie.M.Jean Goulet avait inscrit à son programme le mystère en trois parties, "Eve" de Massenet.Le rôle-titre était chanté par Queena Mario, celui d'Adam par Charles -Je tiens TOUT ce que je promets- J.G.YON L.J.Doucet, prop.41G8, rue St-Denls, Montreal.Tél.Belalr 7B70 Endroit par excellence où l'on peut se procurer le plus beau choix de musique classique, piano solo, chant, violon, violoncelle, musique religieuse, chants canadiens, traités d'harmonie, littérature musicale, et toute la musique demandée par les différents Conservatoires, y compris les éditions Durand, Schirmer, Wood, a des prix défiant toute compétition.Nouveau rayon de phonographes et disques Starr-Gennett.Remises spéciales aux Communautés Religieuses et aux Professeurs.Service courtois.Une visite à notre magasin vous convaincra du choix de musique varié que nous sommes en mesure de voua offrir.Goulet.M.le docteur Descoteaux se plaça également en vedette comme soliste.L'exécution d' "Eve" fut admirable en tous points, les chœurs étant bien stylés et les interprètes déjà nommés formant un trio de beaux chanteurs.Les chœurs firent aussi de l'excellent travail dans la scène quatrième du deuxième acte de "Tannhauser".L'orchestre que dirigeait M.Goulet fut de bonne qualité, notamment dans l'ouverture de "Tannhauser".La Argentina, danseuse espagnole, est venue donner un récital, au Théâtre Saint-Denis.Elle était accompagnée d'un simple pianiste et il faut admirer la franchise d'un de nos confrères qui n'a pas craint d'affirmer que cela était quelque peu sommaire.La Argentina est une admirable artiste et il est évident qu'elle peut se passer d orchestre, de décors et même d'accessoires.Mais sous prétexte qu'une danseuse n'a pas besoin d'entourage, est-ce une raison pour la présenter seule ?Et puis, n'oublions pas que dix ou quinze danses espagnoles données successivement par la même personne (même de la part d'un génie) dégagent une certaine lassitude.La Argentina a obtenu un magnifique succès au Saint-Denis.Mais ce succès ne se serait-il pas transformé en triomphe si la danseuse s'était présentée avec un orchestre, des décors, un ballet, etc.?Nos impresarii ont la mauvaise habitude de demander des prix exorbitants pour des spectacles certes de haute valeur, mais réduits à leur plus simple expression.Il y a là de leur part un mauvais calcul.Jean-Sébastien LAMBERT.GEDALGE—Enseignement de la musique par l'Education de l'Oreille.$2.50 _ Enseignement du Solfège en 5 volumes, chacun.35 BLANCHE SELVA—Enseignement musical de la Technique du Piano : Livre Préparatoire: Principes primordiaux (lu travail pianistique.95 Livre Préparatoire: Préparation du Toucher au Piano.2.75 Tome Premier: Principes de la Sonorité au Piano, Livre de l'élève.-55 Tome Premier: Principes de la Sonorité au Piano, Livre du maître.l.SO Tome Seond: Simultanéité des Sons au Piano.2.50 Tome Troisième, 1ère partie: Douilles notes, trémolos, traits brisés, arpèges.2.50 Tome Troisième, 2ème partie: Gammes, arpèges, traits composés.2.75 La Sonate: Etude sur son évolution en vue de l'interprétation.1.40 MATHIS LUSSY—Traité de l'Expression Musicale.3.25 Pour être au courant de la nouveauté, il faut s'abonner à notre Journal mensuel de BroderAe et MUSIQUE .Par an: 25 cts Toujours en mains tous les morceaux annoncés dans "La Lyre" RAOUL V E N N 4 T -Assortiment — Compétence — Courtoisie — Prix raisonnables 3770-3772 BUE SAINT-DENIS (anoiens 642) Tél.Harbour 6515-5310 MONTREAL Service- Montréal, Déc.-Jan.1929-30 WEB l.c riiuls d'octobre aura 1«'• dans la vie ite mitre institution un mois fructueux.lYnn ilernior c •'•lull l'ouverture définitive îles cours et rassi'iitiment île M.Joseph Versailles à aliler finniic'èrement la roMalion, Mue l'histoire u enregistré coin:,.un événement d'importance liait» le domaine île la musique clic/, nous i (Vite année • ;i rte les magnifiques fêles île l'Inaugurât.officielle et la promesse ilu gouvernement il ailler le Conservatoire lanlrc date île notre histoire musicale nationale I Ce parallélisme îles deux premières années est on ne peut plus réconfortant II n'y a plus lieu île limiter une le Conservatoire National est fonilé et qu'il est appelé à vivre.l.u chronique musicale a signalé avec éloges la messe grégorienne île l'inauguration n St-.lacques.Mgr Gauthier a bien voulu féliciter les organisateurs île l'exécution "délicieuse" qu'ils ont donnée.Il a souhaité que l'école rayonne et parvienne enfin par la Schola Cantorum a réformer le chaut d'église chez nous.M K.Thibault, p s.s., le confrère de notre directeur il l'Institut grégorien de Paris et a.Solesmes même, ainsi que M.Kugène I.aplerre ont fait les frais de cette audition aidés des scholistes du séminaire de Philosophie et de» petits Maitrisiens de St-Jacques.D'autres auditions du genre seront donnée-, dans le cours de l'année qui commence.Du banquet et du concert où la figure en vedette était M.Marcel Dupré lui-même, nous ne dirons que le strict inédit, c'est-à-dire ce dont les journaux n'ont pas parlé.Ces derniers ont analysé le concert remarquable du maître de l'orgue eu France et appuyé sur la déclaration qu'il a faite sur le choix judicieux qui a présidé à la nomination du corps professoral du Conservatoire, y compris celle du directeur: il a même eu ce mol heureux: "Tu es IVtrus et super liane petram ii'dificabn ." Certains convives du banquet et certaines personnes qui n'ont pu y assister ayant manifesté le désir de lire le texte officiel do discours de notre directeur au banquet du Cercle l'iiiversitaire, nous le donnons tout de suite au complet : Monsieur le Président (M.Jos.Versailles).Monsieur le Secrétaire Provincial.Monseigneur le Recteur, Cher Maître (M Marcel Dupré), Mesdames et Messieurs, Monsieur David vient de demander une collaboration au Conservatoire, ("est bien volontiers que nous l'accorderons car notre ouvre est déjà basée sur une collaboration très large.Chez nous, c'est d'ailleurs les organisations solidaires qui ont réussi plutôt que les hiérarchies soupçonneuses Nous remercions Monsieur le Secrétaire Provincial de ses bonnes paroles II y a des modalités quant à la subvention promise mais sans doute l'entente se fera car tout le momie de par l'univers semble de plus en plus porté .la bonne entente.Vous avez dit Monsieur le Ministre que la radio met les musiciens dans la rue Nous espérions bien que le Gouvernement ne nous y laisse- .l.-ii i.i m LAP! ERRE, Directeur.LES PREMIERS MOIS DE L'ANNEE ralt point après nous avoir aid.;ï embrasser la carrière musicale.1-e pessimisme nous a fuit et nous fait bien du tort à nous |.I Canadlens-frani;ais.! Chez nous, quand une ci livre se fonde, il y a une appréc ab'e proportion de gens qui lancent des décrets définitifs: "Ca marchera pas.Ce» gens-là vent casser leur pipe.Pour lancer une affaire pareille il faut être illuminé»." Je me bornerai à réfuter I illuminlsme.ljilltiuiinisme est une foi téméraire non appuyée de motifs sérieux Je crois devoir vous donner.Mesdame.Messieurs, les raisons qui nous font croire à l'avenir de notre «envre.Nous avons foi d'abord dans les enseignements du Maître qui nous honore ce soir de sa vlaite.Je le dis bien haut en sa présence pour que personne ne puisse en douter: le v rtuose réputé que vous allez entendre tout à l'heure s'est dépensé durant deux ans et demi à la constitution d'un plan logique de conservatoire que nous lui .ivioiis demandé C'est là que la Direction •In «'onservatoire actuel, représentée par ¦.lui qui a l'honneur de vous parler, a puisé h - ¦ use finement-, pédaengiques et administratifs nécessaires au lancement et au main-l'eii de rouvre On est surpris dans le pu-Id •• de.» progn— que nmis faisons.C'est que nous avons i ut Inutilement réussi à appliquer quelques-uns des lumineux principes que M Marcel Dupré nous a donnés là-bas.L'immeuble du Conservatoire National inauguré officiellement et bénit par M.Gauthier, p.s.s., lors de la visite de M.Marcel Dupré. ROMANCE SANS PAROLES POUR VIOLONCELLE avec Accompagnement de Violoncelle, lo Violon, 2o Violon, Violon Alto, Contrebasse et Piano 1° VIOLON HENRI MIRO Con sordino ^3 PP IS Le second motif de notre toi, c'est que nous sommes débarrassé de tout pessimisme.Le pessimisme n'est jamais de mise.Il vaut mieux croire quand même et se taire.Le pessimisme est aussi éloigné de la vrai-prudence que le scrupule maladif l'est de la drote conscience.Le nessimlsme es! une forme de paresse.ne marchera pas" dispense de tout effort.Dans la dernière moitié du l'.'ième siècle, nos écrivains se laissèrent aller au pessimisme sur l'avenir du Fiançais au Canada.Garneau loi-même désespérait que le français fût un jour reconnu.Coinb'en l'attitude d'Etienne Parent nous semble plus logique, lui qui (lisait se faire une "Eloile Polaire" de 1 avènement lointain mais parfaitement réalisable de la réc gnition de no» droits.Nous avons aujourd'hui le timbre bilingue et nous le devons put At à ceux qui ont cru qu'à ceux qui ont douté.Nous croyons le Conservatoire possible, basé sur une large col-l;ilu la'Ion dune trentaine de nos musiciens les plus travailleurs.Ces organisations collectives ont toujours réussi chez nous parce que la fol en l'avenir y passe avant les préoccupations arrivistes.Nous avons vécu, nous vivons et nous vivrons parce que notre Oeuvre en est une d'idéal.Dans le domaine national comme le domaine religieux — nous aimons à le répéter — c'est toujours la foi qui sauve.l'n dernier motif nous invite à regarder l'avenir avec confiance.C'est que nous semblons entrer dans une nouvelle période de notre histoire musicale: la période de ceux qui restent.Jusqu'ici, nos musiciens — à part de louables exceptions représentées par les Pelletier, les Laurendeau.les Charbonneau et les Letondal — ont émigré, sont allé» tenter fortuna à l'étranger et nous sont revenus sur le tard pour essayer de nous vendre ce qui leur reste.Plusieurs parmi nous.Mesdames.Messieurs, ont eu d'alléchantes offres d'aller professer ailleurs pour des salaires plantureux: ils ont refusé pour faire profiter leur Province de l'enseignemeiil que le gouvernement leur a permis d'aller puiser en Kuri pe Ils ont préféré rester chez eux et fonder une maison qui comporte cinquante mille dollars de risques et où ils enseignent en sacrifiant une part de leur minime salaire pour que certains élèves bien doués, mais pauvres, puissent devenir les compétences artistiques dont la race a besoin.Ces) là un esprit nouveau chez nous et qui nous semble symplAmatique d'une ncuve'le orientation générale.Les professeurs du C.iisorva'oire s'identifient :i ce point à l'ii'uvrc entreprise qu'il n'est plus de mise-Monsieur le Min'stre, votre père regretté, l'éeriva'n L.-O.David, a fait des Lettres dans la même difficile situation que nous faisons de renseignement musical pour la culture des nôtres.Ne us ne savions ce que vous répondriez à la demande que nous avons déposée sur votre bureau depu's déjà plusieurs mois.Mais nous savons ce soir que vous avez su répondre en d'gne fils d'un tel père ! L horizon s'est donc considérablement iVali'H depuis 'es dernières semaines Sans doute lu subvention n'a pas été versé, mais la direction travaille activement à remplir les condltons posées à l'obtention des J 111,110(1 prom's.M.Marcel Dupré au Conservatoire.Après le concert de Notre-Dame IX oe'.l, à 10 h .10 p.m., le maître Marcel Dupré.président honoraire du Conservatoire, a tenu à UUUUfUrer l'immeuble de la rue Lagau-chetière < 441 est I En présence d'un grOUpe .1 .iii.i- de ! in • il n1 ii n et (le professeurs il n visité chacune des classes et constaté que tous les locaux "sont admirable- M.Marcel Dupré ment adaptés à l'enseignement de la musique".L'Orgue que la Ma'son Casavant a fait installé à ses frais dans la salle 10 a retenu son attention et 11 a bien voulu L'Inaugurer en jouant avec sa maîtrise habituelle son admirable Prélude et Fogue en Sol m near.Il a félicité avec empresse-le facteur de l'instrument, M.Samuel Casavant.présent à la fête et que tous les in-v'tés ont applaudi avec enthousiasme.M.Léo-Pol Morin.Tout le personnel du Conservatoire se réjouit présentement de l'heureuse Issue de la malade subite qui a frappé M.Léo-Pol Morin, professeur des classes supérieure» de piano au Conservatoire.L'intervention chirurgicale a parfaitement réussi et notre eminent collègue a pu rentrer dans sa famille là Cap Saint-Ignace), où il jouit d'un repos régénérateur II faut aussi applaud'r de toutes ses forces à la nomination de M.Morln comme critique musical de "La Presse".Ce grand journal rendra ainsi à la musique et aux musiciens des services inappréciables.Renouveau Musical.Il est Incontestable que la musique entre au Canilaa dans une nouvelle période d'es-si r L'observateur n'a plus l'impression que nous piétinons sur place, mais que nous avançons d'un pas ferme.Les concours de fanfares, vieille tradition nationa'e.ont repris nprès des années de cesse.Le récent concours de Montréal-Est a déelanehé d'autres manifestations du genre et qui semblent devrlr être permanentes.Celui de Montré il-Ksi pour sa part se répétera chaque année et l'on commence déjà à organiser la session de l'an prochain.Le Conservatoire veillera comme membre du Jury, a ce que ce concours soit de la plus baille technique.On sa't le résultat de celui de '"an dernier Prein'er prix, classe A (sec-t'iti professionnelle): Grenadier Guards; Premier prix, classe A (section Ainateursi: Carabiniers Mont-ltoyal; Premier prix.¦ lasse I! Fanfare de Lachiue (Académie [•li bel; Deuxième prix, (lasse II: Philharmonique de Montréal K-i Un autre symptôme d'un nouvel essor Montréal, Déc.-Jan.1929-30 musical est lu préoccupation des Corps Pu bl'cs à organiser un peu partout l'enseignement du Solfège On peut trouver que les uiétliodes sont reprébenslbles; mais mi n ¦ peut contester l'admirable effort qui est tenté par le oguvernement et par la Com-¦ 111 - - ¦ • > ii Scolaire de Montréal, de même que par les Sueurs de la Congrégation Notre-Dame qui ont impie é et organisé I étude .lu Solfège dans toutes leurs Maisons avec des résultats admirables.Concert de M.Alexandre D'Aragon.M Alexandre D'Araon, organiste de St-Kt eiine.Secrétaire-Trésorier du Conservatoire, a inauguré le 22 octobre dernier les Grandes Orgues de l'Eglise paroissiale de Pointe-Claire.Le programme de M D'Aragon était très éclectique et permettait la mise en valeur de toutes les ressources de l'instrument à Inaugurer.Il comprenait: al Prélude.Ilaatnn Itclhicr bi Suite Gothique.Bocllmaiin ci Marche Religieuse, op.15 .'.'m'iiin.it dl Cantllène.Jules Gi («un ei Basse de Troni|iette .G if/ex Julien fl Air de la Pentecôte.BBC* gi Offertoire.Lcfïhui c.\v, lu h i Toecate.Iliijout L'artiste s est (ré avec honneur de sa lourde tâche et a donné l'impression d'une remarquable solidité de technique.Récital de IL Eugène l.apierre.M Eugène Laplerre.organiste de St-Jacques et Directeur du Conservatoire, i donné dimanche le S novembre, sur les orgues de la cathédrale de N'colet.un ré-tal d'orgue dont voici le magnifique programme: I i Prélude et Fugue en Si bémol .liai /.2) Choral: "Auprès de toi Je reste" (Passion selon St Mathieu).Bach ?¦) I.udu.i pucrilia (Jeu d'Enfanti Frédéric PeîMier 4) Menuet français.Trcmlilaii 5) Choral 45: "O homme, pleure tes péchés".Bach 61 Adagio de la Sème Sonate .1 Cuilmant 7) • ai./.ii.i i Fugue).Bach Si Aiidantino (Sol mineur/ .Franck !)) Grand Jeu.Uiulum l"l Passacallle et Fugue .Hua.LapltTTt Ce concert a été suivi d'un concert sacr?par le choeur de St-Jacque» sous la direction de M Frédéric Pelletier, professeur au Conservatoire.Nouveaux professeurs.Au Piano: Mlle Germaine Malépart.A la Contrebasse à Cordes: M.0.Delveime.A la classe de Chant (voix d'enfunts): Mlle Aima Rnuth'llier.LES INSCRIPTIONS A DATE Les Inscriptions aux différentes classes du Conservatoire comportent à date 1!5 élèves aux spécialités instrumentales et 100 élèves auditeurs, s.mi '.'J., élèves L'inai i'P-tion se continue.LE TIRAGE DU CONSERVATOIRE Vu la baisse exceptionnelle qui affecte le marché économique, l'auto mi» eu tirage par le Conservatoire et exposée aux En-i h-'les Italllargeon n'a pu être tiré le 7 Janvier tel qu'annoncé D'après les conditions 1.''s par le donateur, le» deux tiers de la râleur doivent avoir été réalisés et ce minimum n'a pas encore été atteint Nous espé-ron» que la somme sera bientôt couverte et que le tirage pourra avoir lieu au plus tard eu mars. Montréal, Déc.-Jan.1929-30 9 28 Les Vingtetun a lis de "ILi.a Cliauve Souris Un anniversaire.— Comment BaJieff débuta dans un peit sous-sol.— La "Théâtre Artistique de Moscou" et la "Chauve-Souris".— Balieff pendant la Révolution.— Pour échapper aux Communistes, il se sauve, grimé et peut traverser la frontière.— Sa réussite à Paris.La "Chauve-Souris" de Moscou, que les Montréalais applaudissaient, il y a un mois, au Théâtre His Majesty's, a eu vingt-et-un ans, cette année.La véridique histoire du célèbre théâtre de Balieff nous est contée avec beaucoup de ta'ent par le chroniqueur parisien Pierre Lazareff, dont l'esprit est toujours de la plus fine qualité.Balieff ! La "Chauve-Souris" ! Nous nous rappelons nous-mêmes, Montréalais, ce que ces deux mots magiques produisirent en nos imaginations lorsque pour la première fois le théâtre de Moscou vint donner son spectacle, au His Majesty's, sous les auspices de l'imprésario Morris Gest."Un soir, au Théâtre Fémiua, nous conte Pierre Lazareff, — c'était le 20 décembre 1920 — la presse fut conviée à entendre un spectacle russe.E le ne s'y rendit pas sans appréhension.Et ce fut la merveilleuse découverte ! Tout un art charmant de mise en scène, tout un esprit nouveau dans la constitution d'un spectacle apparurent.Le décor était, le plus souvent remplacé par 1' "accessoire principal", les costumes étaient originaux, les scènes d'une gaîté ou d'une mélancolie de qualité, le synchronisme des gestes, des paroles, des chants, de la musique et de la mise en scène, parfait.Le tout était présenté par un petit homme grassouillet, qui se servait avec esprit de sa connaissance approximative de notre langue, pour baragouiner d'irrésistibles boniments.La "Chauve-Souris" et Balieff obtint un triomphe.Grâce à elle, le music-hall et le cabaret rénovèrent presque complètement leur genre.Le théâtre s'imprégna aussi fortement des trouvail'es esthétiques de ces baliadins russes.Depuis longtemps, la "Chauve-Souris" qui venait de conquérir Paris, avait conquis Moscou.Un 29 février — date rare et saugrenue, comme il convenait — le 29 février 190S, un artiste du Théâtre Artistique de Moscou proposa à ses camarades de fonder un cercle amical, à, l'instar de ceux qu'avaient consttuês les comédiens des Théâtres impériaux.Cet artiste, nommé Nikita Balieff, avait une réputation théâtrale fort restreinte, car on le confinait dans les rôles muets ! Mais, à la ville, c'était un garçon plein do ressources, d'imagination, de bonne humeur.Aussi, on ne tarda pas à savoir que les pensionnaires du Théâtre Artistique s'amusaient bien dans leur petit sous-sol et donnaient entre eux de savoureuses représentations.Le Cercle, parce qu'il logeait dans un local obscur, prit le nom de Chauve-Souris.Il fallait, pour y entrer, être présenté par cinq parrains.Les difficultés d'admission multiplièrent les candidtures, tant et si bien que le Cercle, un jour, quitta son sous-sol, pour s'installer dans une petite salle de quatre cents p aces et y donner régulièrement des spectacles de cabaret.Et tout de suite, ce fut la fortune ! Tandis qu'au Théâtre Artistique, par exemple, la meilleure place valait cinq roubles, le prix unique du fauteuil, à la Chauve-Souris, était de trente-cinq roubles ! Quand la guerre éclata, Ba'ieff avait gagné — avec ses spectacles — plus d'un million de roubles ! La "Chauve-Souris", pendant la guerre, alla jouer à Petrograd et dajus les autres grandes villes de Russie.A l'occasion de la fête d'un régiment de la garde, la Compagnie Balieff joua même devant le tsar.MK1TA BALIEFF.l'animateur de lu "Chauve-Souris'', La révolution éclata.Balieff, — à qui on reprochait d'avoir fait un théâtre poulies seuls puissants — fut arrêté.et relâché après deux jours de détention.On le laissa continuer à donner des représentations.C'est ainsi qu'à l'cccasion de la fête d'un régiment de la garde, il fut amené à jouer avec sa compagnie devant Trotsky.Quand les bolcheviks prirent le pouvoir, à Moscou, Balieff était en voyage clans une lointaine province.Il trouva plus prudent de tout abandonner aux communistes et, grimé, se sauva à le Caucase, sans aut;>.> fortune qu'une bague de prix, qu'il portait au doigt.Tandis que dans le local qu'il abandonnait à Moscou, son ancien pensionnaire Vol-koff installait le "Théâtre de la Nature" — où il présente encore les essais de la jeune école soviétique — Nikita Balieff arrivait à Paris, où il retrouvait quelques amis.Le rideaux, arec l'effigie de la Chauve-Souris.Tout de suite, il voulut reconstituer son théâtre.Il put rejoindre son ancien décorateur Scudeïkine.auquel il adjoignit les pe'ntres réfugiés Remisoff et Benoist.H retrouva aussi huit anciens artistes de sa troupe — dont la piquante Nikitina.D'autres artistes de Moscou complétèrent les cadres et le 20 décembre 1920, la "Chauve-Sour's" se posait à Paris et reprenait son essor.Depuis, par trois fois, toutes les villes d'Angleterre ont applaudi Balieff et les siens: depuis, en 1921, en 1923, en 1925, au Théâtre Fémina, en 1926 au Théâtre de la Madeleine, les Parisiens renouvelèrent leur confiance au Cabaret moscovite; depuis, quatre voyages en Amérique n'y ont pas épuisé le succès de la "Chauve-Souris", puisqu'à Los Angeles elle a réalisé des recettes de 30,000 dollars par semaine." LA SOCIETE CHORALE NOTRE-DAME DE HULL La Société Chorale Notre-Dame de Hull vient de tenir ses élections annuelles de ses officiers.Voici ceux qui furent élus : MM.A.\V.Mouette, président; W.Sanche.vice-président: W.Sanche.vice-président ; Philias Charron, secrétaire; Emile Caron, trésorier: Oscar Caron.bibliothécaire; Louis Durocher, directeur; Edgar Béland, assistant-directeur: Th.Lanctôt, J.Myre et .Tos.Groulx.membres du comité de régie, avec le président.FABLE LES B0M10>"S DE JEA>">ETTE Jeannette Pour sa fête Reçut un beau bouquet Et, de bonbons, un gros paquet.Elle a 10 ans; on est très gourmand à son [âge.Elle s'en va montrer ses fleurs au voisinage Et croquer, loin des indiscrets Ses bonbons en un coin secret.Or.sa maman ne la vovant plus autour [d'elle Et pressentant l'achèvement trop prompt Des bonbons, Aux environs la recherche et l'appelle.Jeannette sait ce qui l'attend.Vite, elle met les bouchées doubles.Son ardeur à croquer redouble.Elle revient toujours croquant.MORALE La petite vient en mangeant. ROMANCE SANS PAROLES POUR VIOLONCELLE avec Accompagnement de Violoncelle, lo Violon, 2o Violon,-Violon Alto, Contrebasse et Piano VIOLON ALTO 'HENRI MIRO ALLEGRETTO con moto 10 Montréal, Déc.-Jan.1929-30 GABRIEL J^AURE \ propog d'une étude de M.( hartes Koecklln, Le- 12 mai 1845.naissait à Pamlers (France) l'un des compositeurs (|ui honorent le plus lu musique française.Dans la collection des "Maîtres de la Musique", nous trouvons une étude remarquable de M.Charles Koechlin sur la vie, I 0 uvre.et le style musical de Gabriel Kail ré.Retracer les principaux épisodes d une v.ute ca'me, simple et sans heurts, dont la ligne fut droite, est une chose délicate.M Koechlin s'en est tiré admirablement, et tous s'accordent à dire que cette étude vaut par l'analyse pénéîrante du génie français et par la pensée qui l'inspira.C'est à 1 Ecole X edermeyer, qui Jouissait n cette époque d une grande et légitime réputation, que le jeune Gabriel Famé tut envoyé par ses parents, après de nombreuses hésitations Le père de Gabriel Fauré.lut envoyé par ses parents, après de nombreuses hésitations.Le père de Gabriel Fauré, comme tant d'autres, n'entendait rien à la musique et tenait cet art pour un délassement agréable, sans plus.A l'Ecole Nledermeyer.le jeune Gabriel Fauré fut admis gratuitement, le directeur ayant remarqué ses dens exceptionnels."L'Ecole Nledermeyer, écrit M Koechlin, était (comme de nos jours l un internat oil l'enseignement de la musique se complétait d'une instruction générale.L établissement se trouvait situé rue Fonlaine-Sain*-Georges (uiijoiird hui rue Frimeutinl uon loin des "remparts de Clichy ' Le manque de confort de sa petite chambre, chose habituelle à cette époque, ne devait point sembler trop dur au jeune garçon âgé de neuf ans dS.ïtl L'essentiel tenait au sérieux de ces études en commun, à la forte discipline qu'elles exigeaient et.d'autre part, à la pi ssibilité qu'il lui restai*, d isoler son esprit, de savoir rentrer en soi-même sans être absorbé par mille distractions mondaines.Toute sa vie.il garda 'e souvenir reconnaissant de cette culture un peu austère, niais si profitable, ." Sou ami et compagnon Inséparable, c'est Eugène Glgi ut.I,e dimanche, il va gravir Gabriel Fauré, au pupitre de la Madeleine.avec lui la Butte-Montmartre, La vue des monument* de Parti leur inspire des ambition a précises: J'aurai la "Madeleine", disait Faute — Moi, ¦Saint-Augustin", ripostait Gigout Gabriel Fauré.ayutit remporté un premier prix d'orgue, de piano, d'harmonie et de compositien musicale, s'en (ut a Rennes (janvier 1S66) en qualité d'organiste à l'église Saint-Sauveur il n'y resta pas longtemps.M.Kochlin nous raconte qu'après une brouille avec son curé ti l'un interprétait de façon artistique de grands oratorios.Tenons en responsable notre publie trop peu généreux.La faute n'en est pas à nos musiciens.Ils viennent de prouver une fols de plus que l'exécution des grandes œuvres leur serait possible comme naguère.Sans plus tarder analysons le concert.A tout seigneur, tout honneur ! Parlons tout d'abord du royal instrument et du meilleur artiste de la soirée.M.J.A.Dernier, organiste, a joue comme accompagnateur et soliste.Le réputé professeur a brillé dans soliste.Le réputé professeur a brillé d'abord dans : Esquisse en fa mineur, de Schu-ETA soliste.Le réputé professeur a brillé dans l'un et l'autre rôle.Il a exécuté tout d'abord: "Esquisse en fa mineur" de Schumann, puis "Paraphrase sur un ancien Noël" de Charles Quef et "Pièce héroïque" de César Franck.M.Bernler a rendu la pièce de Schumann avec chaleur, celle de Quef avec délicatesse, la troisième avec la majesté et le brio qu'exige Franck l.e brillant titulaire des orgues de Saint-Jean-Bap-tiste épuise rarement la puissance de son instrument: il craint sans doute que l'acoustique ne le trahisse.Sans compter les motets du Salut, les choeurs ont interprété trois morceaux.L'Union Musicale a fait entendre ft ses auditeurs un "Gloria" et un "Credo" fort appréciés.Ces deux extraits de la "Messe impériale" île Haydn sont de fncture assez complexe; Haydn a-t-il un ter t musical qui ne le sait pas ?Les choristes ont excellé surtout dans le "Tombeau et la Résurrection" de Massenet.Traduire les penssée et les sentiments de cet auteur n'est pas toujours facile.L'oratorio "Marie-Magdeleine" n'a pas effraye l'Union Musicale et l'interprétation qu'elle en a donnée mérite compliments.Mme J.B.Lallberlé a Ht la seule soliste feminine de la soirée.Les soli de In messe eussent mieux convenu à, une contralto Madame Lallberlé s'est trouvée plus a l'aise dans l'extrait de "Marie-Magdelelue".Une fois de plus nous avons admiré sa belle volx de soprano qui ne néglige pas la prononciation même au registre aigu.Chaque fois qu'il chante M.J.-A.Aube laisse des regrets, Sa voix est si belle, si ample qu'on se prend à dire: "Quel artiste ce baryton aurait pu devenir !" Mais l'étude ne l'a jamais fatigué.Son exécution, quoique charmante est toujours un peu négligée Comme le manque de culture est souvent involontaire.M.Aubé reste avec le mérite de dons naturels admirables.Nous entendions M.Alphonse St-Ililaire poor la première fols depuis son retour d'Europe.Ses progrès sont en raison directe des difficultés qu'il n eues pour l'obtention de sa bourse ! Cet artiste fait parler son violon de façon impressionnante.11 provoque des sonorités tout à fait veloutées.M.Salnt-Hilaire a joué "Largo ExpresBlvo" de Pignanl et "Andante de la Symphonie Espagnole" de Lalo.Espérons que ce violoniste se fera entendre souvent.M.F.Légaré a chanté la "Vision de Sainte-Cécile" de I-ebano.Cette vision est terrible pour celui qui l'exécute, ("est une pièce bien difficile et ft laquelle on s'attaque ù la légère.M.Légaré n'a pas vaincu toutes les difficultés mais il s'est acquitté de sa tâche avec bonheur pour un amateur.Pendant le Salut, on a rendu "D Saluta-ris" de Yon, "Tota pulchra" de M Monde."Tantum" de M.M.et "Laudate" de la Tombelle.M.l'abbé C.Gagnon.directeur du Grand Séminaire, officiait, assisté de M.l'abbé Roch Rochette.directeur du Petit Séminaire, et M.l'abbé L.-E.Hudon, aumônier ¦lu Bon Pasteur.M.Henri Dugal a fait preuve de bon gout encore cette année.Sa direction est sûre et il possède le magnétisme d'un vrai directeur.Le concert d'h'er est un succès de plus à son actif.En terminant nous lui exprimons le voeu de le revoir fréquemment en tête d'une organisation artistique.Ls-Ph.ROY.BIENVENUE e r James Higgs.F A Sewell et W S lloyle pour l'orgue Kn 1HU4.Il était de retour au Canada et Stall nommé organ ste de la Christ Church Cathedral.Kn 19IS.il devenait organiste de l'Kglise Presbytérienne de New-York, de 1919 â 1920, puis organiste de l'église Holy Communion.New-York.11 a fait en outre des tournées dans tous les pu y s Cette année, il fail une tournée traiiseonti lien talc.L'EFFORT ANGLAIS POUR LES AVEUGLES Le rapport annuel de l'Institut National pour les Aveugles signale que, au «ours de lamié?dernière, l'activité de la section éditoriale a été plus grande que jamais.Le catalogue des livres publia en caractères Braille par les soina de l'Institut forme maintenant un imposant volume où sont représentéae tou-les branches du savoir.On espère pouvoir bientôt, grâce à des dons et des subventions, développer I insla-lalion de presses Braille actuellement "mployées mais d'crcs et déjà ces presses permettent d'imprimer 24.000 feirlles ii l'heure.Il y a Heu de signaler que.durant la dernière année, de nombreux ouvrages ont été imprimés ainsi par des personnes dévouées qui travaillent suiih être rétribuées, heureuses de consacrer leurs loisirs à faciliter aux aveugles l'accès à diverses éludes et même il des professions pour lesquelles I'nil alion par le livre est Indispensable.LA MUSIQUE AU CINEMA Le film sonore stylisé.— Une forme M.i.\\\im»oi> iMtMiVM.qui n humour, tel monciic- orgues de l'église eiilholiqne de l'Ascension de W«ttH.t.Selon l'information européenne qui émane de Moscou, une forme d'art nouvelle aurait été créée : le film sonore stylisé.Voici ce dont II s'agit : Il n'est bruit, en ce moment, dans les milieux cinématographiques, que des nouveaux essais de Pudowkine en matière de tilm sonore stylisé.Délaissant, pour le momet du moins.la manière épique par laquelle II s'est rendu célèbre, ce metteur en scène vien de tourner un film, intitulé "La Vie est lionne", qui u pour objet d'exposer lu crise que traverse un ménage pendant lu guerre civile.Pour < xprimer les états d'âme, les Impressions des personnages.Pudowkine a imaginé de recourir à I emploi du son II est arrivé ainsi à un genre assez singulier qu'on ne saurait désigner sous le nom de film parlé et qui est.plutôt une sorte de film sonore très stylisé où on reproduit non les bruits réels mais des bruits Imaginaires destinés à suggérer, par l'audition, les pensées qui agitent l'esprit des héros.Quelques exemples permettront de Comprendre cette technique nouvelle A un moment donné, une mère pleure la perte de son fils, au Heu de nous faire entendre les sanglots de la malheureuse femme.Pudowkine a imaginé de nous faire entendre la voix d'un euf.int afin de nous suggérer directement que I homme pleuré est toujours, pour la puuvre mère, un "petit".Dans une autre circonstance, une femme se penche à la fenêtre d'un wagon pour dire adieu à son mari, tout â coup elle se sourient qu'elle a oublié de dire à ce dernier quelque chose d'important ; le trouble du départ, l'émotion.I empêchent de se rappeler exactement de quid il s'agit: dans son cerveau, elle a l'impression que les roues du train commencent à tourner, qu'elles tournent de plus en plus vite, que le convoi accélère sa marche pour l'éloigner de son mari avant qu'elle a't pu lui dire cette chose si importante.Kt le spectateur, qui entend le bruit du train qui démarre et prend de la vitesse, se rend bien compte qu'il s'agit là slmplemet d'une crainte de l'héroïne puisque, sur l'écran, il voit le train immobile et la jeune femme toujours penchée a la fenêtre de son compartiment 11 y a là.évidemment, une recherche artistique extrêmement intéressante.On y sent l'influence des radiodrames tout récents, de France et et d'Allemagne, cette forme si curieuse de l'utilisation artistique îles seuls bruits et sons.Pudowkine.dont l'habileté et le talent ont été prouvés déjà en maintes occasions, a cherché, en pur Slave, à styliser des éléments apportés par la radio et le "talkie" Réussira-t-il ?Il faut attendre pour le n'er ou l'affirmer, non seulement la présentation du film "La Vie ist bonne" mais encore une ou deux autres rruvres du même genre car la recherche d'effets semblables peut comporter bien des il< replions.Tout se modernise même Carmen.A la cuite de la troupe américaine qui nous a donné des versions nouvelles de Faust et Carmen, le Théâtre de Konlsberg vient de monter Carmen avec des costumes "CP TO DATK".les Pas-ants sont en culottes et chandails dernier cri et coiffés du chapeau de paille: les soldats sont revêtus de l'uniforme en usage 1ers de In dernière guerre.Qu'en pensent les màn»s de Mérimée et la musique de Ilizet est-elle à sa place dans un pareil milieu ?LYNNWOOD FARNAM Concert tout le haut patronage du rév.curé Wilf.-E.McDonagh 20 Montréal, Déc.-Jan.1929-30 t-.-«In.-3».tl-.I*- A L'OPERETTE A la fin de chaque saison, alors que nous repassons les activités musicales de l'année, c'est toujours un grand plaisir de constater que La Société Canad.enne d'Opérette, organisation essentiellement canadienne-française, née et grandie dans l'abnégation, le travail, le dévouement, le courage et la ténacité de ses membres, a réussi, sans aucun aide du gouvernement, à devenir en six années, le premier théâtre lyrique de la province, et véritablement notre seul théâtre lyrique.La Société Canadienne d'Opérette depuis sa fondation a travaillé sans relâche et dans le cours de sa prochaine saison, elle donnera sa 200ème représentation.Quelle organisation du genre au pays peut se flatter d'un semblable succès et cela en aussi peu de temps ?Connaît-on une autre organisation qui compte un aussi éclatant succès ?Il ne faut pas croire cependant que La Société Canadienne d Opérette en est arrivée au point de se suffire à elle-même et qu'elle peut se dispenser de tout secours.Non, plus que jamais elle a besoin de son public d'élite qui depuis sa fondation ne lui a pas failli un seul instant, de ce public qui pour elle est encore le meilleur juge des spectacles qu'elle donne.La Société Canadienne d'Opérette ne demande point la charité: ce qu'elle veut du public, c'est simplement qu'il assiste à ses représentations et qu'il les juge.Si ses spectacles ne sont pas clignes d'attirer un public nombreux, c'est qu'elle a manqué son but.La Société Canadienne d Opérette n'est pas une œuvre de bienfaisance, mais une œuvre nationale.Elle tente de développer les talents scéniques des nôtres et elle se croit en mesure d'offrir au public montréalais des spectacles égaux à ceux offerts par les troupes étrangères.Lorsqu'elle dit: "Encourageons les Nôtres", elle ne tend pas la main, mais elle nous demande de coopérer avec elle dans le travail si louable et si digne d'admiration qu'elle accompli.Il n'est pas permis, pour une raison d'indifférence, de laisser lutter seule une œuvre qui s'est affirmée capable de grandes et belles choses, capable d'aider à développer davantage nos goûts artistiques et intellectuels.La Société Canadienne d'Opérette nous a prouvé combien les nôtres étaient doués et csla à maintes ocea-sicns.Avons-nous jamais pensé que, sans elle, un nombre incalculable de talents seraient restés dans l'ombre ?Et aujourd'hui réalisons-nous que, grâce à elle, ces jeunes peuvent avoir leur place au soleil et y briller avec avantage ?Ne sommes-nous pas heureux de posséder toute une phalange d'artistes canadiens-français qui nous font honneur et dont nous sommes fiers ?Nous nous emballons souvent et à tort pour des troupes étrangères : nous applaudissons quelquefois avec frénésie des artistes médiocres et nous sortons des représentations qu'ils nous donnent avec un enthousiasme sans pareil.Et là, tout près de nous, nous avons les éléments qui forment une troupe homogène, nous avons des chanteurs possédant des voix belles et fraîches, des comédiens de tout premier ordre, tous capables de rivaliser avec ces soi-disant "étoiles" et nous leur resterions indifférents ! La preuve de cela, nous l'avons eue avec "Dernière Valse": que ceux qui ont assisté aux représentations de cette œuvre se rappellent l'enthousiasme des spectateurs et qu on essaie de retrouver un semblable succès remporté par des étrangers.La Société Canadienne d'Opérette a fait ses preuves et aujourd'hui ceux qui ont clouté de son succès et de son utilité doivent s'incliner et la féliciter chaleureusement.Assurons-lui une existence longue et prospère, coopérons avec elle d'une façon tangible et donnons un démenti formel au dicton qui dit: "Que toute entreprise canadienne-française est vouée à l'avance à l'insuccès et à la faillite." Il n'est peut-être pas d'entreprise qui ait été dirigée avec autant de prudence et de sagesse que la Société Canadienne d'Opérette.Ses membres du Conseil d Administration, hommes d'expérience, ont la qualité de ne négliger aucun détail, si petit que soit son importance.Nous devons citer tout particulièrement MM.Arthur Vallée, CH., et Oscar Dufresne, qui en plus d'être pour elle des conseillers émérites, ont prouvé leur dévouement d'une manière tangible.La Société Canadienne d'Opérette espère qu'elle aura longtemps le bonheur d'être dirigée par de tels hommes.Pour la seule saison 192S-29, La Société Canadienne d'Opérette a eu 409 répétitions pour l'opérette, 306 pour l'opéra et 70 pour la comédie, ce qui fait pour les interprètes qui se forment à notre "école nationale", un total de SS5 répétitions ou classes régulières soit une moyenne de plus de 4 répétitions par jour, les trois mois de relâche étant soustraits.Aucune école d art lyrique ne pourrait produire pareils chiffres, qui expliquent à eux seuls la raison du succès de la Société.Grâce au dêvouemet et à l'énergie des membres de son conseil d'administration, grâce au travail de chacun de ses membres, l'encouragement de ses nombreux actionnaires, habitués et annonceurs, La Société Canadienne d'Opérette termine une belle saison et elle est à même d'envisager l'avenir en souriant.Le labeur de nos jeunes donnera des résultats spledides et le temps est venu pour eux de récolter ce qu'il ont semé.Us ont conquis l'entière confiance du public montréalais.Comme spectacles, pour cette année, La Société Canadienne d'Opérette a donné jusqu'ici: "Ces Dames aux Chapeaux Verts", les mardi et jeudi 5 et 7 novembre; la première Soirée Lyrique, le 14 novembre, alors qu'on donna en outre d'une comédie en un acte: "Depuis ce matin", une opérette aussi en un acte: "Le Tiers-Porteur" de Claude Terrasse, et une parti-concert.Enfin, pour les 25, 26 et 27 novembre, La Société avait à l'affiche "François les Bas Bleus", opérette en trois actes, de Bernicat et André Messager.II serait sans doute intéressant pour nos lecteurs de connaître les dates et les interprètes de la journée de création des opérettes interprétées par notre société nationale."François les Bas Bleus", opéra comique en 3 actes de E.Dubreuil, E.Humbert et P.Burani, que nos jeunes art:stes ont interprétés en novembre, a été créé au théâtre des Folies-Dramatiques, le S novembre 1S83.Comme tous ceux qui ont assisté aux représentations de la Société Canadienne d'Opérette ont pu le constater, c'est surtout la musique dans "François les Bas Bleus" qui est admirable.Elle a été commencé par Firmin Bernicat et terminée par André Messager.Voici la liste des personnages avec les noms des créateurs et ceux qui l'ont interprété cette année : Personnages En 1883 A la Société d'Opé- rette en 1929 François MM.Bouvet MM.Chs-E.Brodeur Le Marquis de Pontcornet Monlrouge G.St-Jacques DeKernel Mlle Fabiola Hade (travesti) Bartel MM.P.-E.Leblanc Darman Paul Corbeil Speck Octave Lefebvre Ambroise Emile Cartier Le Chevalier de Lansac Jasmin Kirschwasser Courtalin Gratinet Fanchon Mmes J.Andrée Mmes M.R.Descarries Ctesse de la Savonnière Dharville J.Maubourg Militza Panseron Demers Nicolet Destrees Rolande Labelle Juliette Falsonn Simone Quesnel Manon Muller E.Hamel * * * Au mois de janvier prochain, la Société Canadienne d'Opérette, donnera trois représentations de "Princesse Joujou", opérette en 3 actes de André Monta et Jean Priavet.La musique est due au talent de Frédéric Antiero.Cette opérette a été créée au Casino de Vals-les-Bains, le 11 août 1921, sous la direction de Laurent Bonteau avec une mise-en-scène de Henri Braham.La baguette de Paul Lescat a dirigé les interprètes.Elle fut représentée le 10 novembre 1921, à l'Opéra Municipal d'Avignon et le 11 février 1922, à l'Opéra Municipal de Montpellier.Voici les noms des interprètes lors de la création et ceux des représentations â la Société Canadienne d'Opérettes: Théâtre A La Société d'Opé- Personnges Vals-les-Bains rettes en 1929 Joujou Mmes Benetti Mmes Lucille Turner Madeleine !de Commercy Marsa Flore Blanchard (La Reine Guilmant J.Maubourg Julia Croenen Isaula Payette Une Paysanne X.I.L'Heureux Le Prince Rolland MM.Henrymo MM.E.Richard Pompagas Gaspard G.St-Jacques Le Roi Ayral E.Filion-Payoux Pépin de Château-Tambour Winand H.Vaillancourl Marquis de Châtelguyon X.Emile Juliany Ravioli Lebay Emile Cartier Un Aubergiste Lassale Lanoue Un Soldat Lyet Séguin Cette représentation sera sous la direction de M.Albert Roberval, directeur artistique général, assisté de Mme Jeanne Mau-bourg-Roberval et de M.Jean Goulet, tomme on le voit, cette représentation marque l'entrée d'un jeune premier, en la personne de M.E.Richard.On dit beaucoup de bien de ce jeune ténor canadien-français.Il fera sans doute ses preuves à l'opérette. Montréal, Déc.-Jan.1929-30 21 UNL "BOITE" MONTMARTROISE Depuis longtemps le public réclamait un cabaret français, une bonne petite "'boite", tout simplement où l'on serait assuré île passer une agréable soirée nu milieu «In rire.île la chanson et île la danse."Au Matiui Botte' est une pâle imitai uni part-sienne peut-être, mais une innovation quand même en notre ville, s'appruchant osk«z prèi ¦lu raburet français.Précédée île deux formules celle de André Dahl : "Gaieté, bonne gaieté, loi sans qui In vie n'e-l qu'un sommeil, lu le l.u- rare' et celle .le M Edouard Moiitpetlt : "Le restaurant lu.lté.m Mi- île lllllll choses .1 L' I • .1 II ! •• - ne le tentons-nous ici ?".la "boite" de Poirier ne pouvait avoir qu'un bon succès.Les premières semaines confirment certainement cette prétention.L'aspect p.'iit être le plus intéressant pour les artiste-», c'est que la direction se propose d'encourager surtout les artistes de chez- H.KOMKO POIHIEB, directeur.non.- C-ux qui connaissent Itouu n Poirier savent que les nrt'stes canadiens auront la première pluie.Cue autre initiative du "Maltm lliitti''".l'est la formation d'un Ilureuii Musical °' l'organisation de Concerta.II- ¦ il.il.tous les dimanches après-midi, a partir du 12 janvier.Là encore la première plaie -eia donnée aux ailstes canadiens.l
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.