Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'oiseau bleu /
Première revue destinée à la jeunesse canadienne-française, L'Oiseau bleu a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec. [...]

Le premier numéro de la revue L'Oiseau bleu, sous-titré « revue mensuelle illustrée pour la jeunesse », paraît à Montréal en janvier 1921. Créée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sous la direction d'Arthur Saint-Pierre, fondateur de la publication, L'Oiseau bleu est la première revue destinée exclusivement à la jeunesse canadienne-française. Sa création a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec.

La revue est diffusée dans les écoles et, selon la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle s'adresse aux enfants canadiens de 3 à 18 ans. Certains ouvrages soulignent toutefois que la revue s'adresse davantage aux écoliers de la fin du primaire et du début du secondaire, soit aux jeunes de 10 à 15 ans, car la publication contient beaucoup plus de textes que d'illustrations. La revue est également diffusée auprès des jeunes franco-américains, franco-ontariens et acadiens.

L'Oiseau bleu poursuit le double objectif d'instruire et de divertir les jeunes. La revue a pour mission de renforcer leur sentiment d'appartenance nationale et leurs croyances religieuses. L'enseignement de l'histoire et de la géographie y occupe une place importante; on y trouve des rubriques telles que « Nos plaques historiques », « À travers l'histoire », de même que des récits de voyage comme « Mon voyage autour du monde ».

L'instruction religieuse et morale est présente dans les contes, les fables, les poèmes, les feuilletons et les biographies de saints. La publication comprend également des articles sur les sciences. Pour divertir les jeunes, la revue leur propose des feuilletons, des chansons, des jeux, des illustrations et des concours.

Plusieurs collaborateurs sont invités à participer à la rédaction de la revue, notamment Marie-Claire Daveluy, qui y publie en feuilletons son premier roman, Les aventures de Perrine et de Charlot. Celui-ci est considéré comme une oeuvre fondatrice qui a donné le ton aux oeuvres subséquentes de la littérature québécoise pour la jeunesse.

L'Oiseau bleu, qui a cessé de paraître en juillet 1940, a véritablement été un catalyseur pour la littérature enfantine québécoise.

LEPAGE, Françoise, Histoire de la littérature pour la jeunesse (Québec et francophonies du Canada) - Suivie d'un dictionnaire des auteurs et des illustrateurs, Orléans [Ontario], Éditions David, 2000, p. 113-118.

Éditeur :
  • Montréal :la Société,1921-1940
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

L'oiseau bleu /, 1923, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
CoiseauBlEU Maurice KAETERLINS.Revue mensuelle Illustrée pour la Jeonease Publiée par la SOCIETE 8AINT-JEAN-BAPTISTB DE MONTREAL Téléphone : PLATEAU 3768.Abonnement annuel : Canada, 75 aoua - s Union Postule : SI.00 , Rédaction, administration et publicité : > JM.RUE SAINT-LAURENT MONTREAL £ Vol.III — No 6 MONTREAL, JUIN 1923 Le numéro : 5 sous AURICE, nous devions avoir, cette année, de grandes démonstrations à l'occasion de notre fête nationale, mais il a été décidé de renvoyer ces fêtes à l'année prochaine et de favoriser la collecte en favour de l'Hôpital des Incurables, incendié tout récemment.Que penses-tu de tout cela, René? I » _L'OISBA —La Société Saint-Jean-Baptiste de Montreal fait un beau geste en faveur des Incurables, et nous devons l'en féliciter.—Connais-tu, Paul, le nombre de visiteurs qu'on espère attirer à Montréal, 'an prochain, à l'occasion de notre fête nationale?—20,000?—Mieux que cela! un journal disait: 200,000! —Ah! mais enfin, quels moyens em-ploiera-t-on pour populariser la chose' —Le timbre Dollard, les panneaux -réclames, les placards, les journaux, les invitations, etc.—Maurice, j'ad entendu parler dte congrès! que fait-on à un congrès national?—Tout d'abord on se compte, puis ' chacun donne ses idées sur les moyens de conserver, de développer chez les nôtres une mentalité eanadienne'-française, un sain patriotisme et de fortes convictions religieuses.—Très bien ! le programme est vaste ; cela ira bien à une élite, mais pour la foule, il faudrait autre chose.—Tu veux dire, Paul, une fête de jeux, une fête sportive, quoi?—Exactement.—Oh! on y a songé! aussi, y aura-t-il des parties de balle-au-eamp et de crosse, des courses à pied, en motocyclète et en automobile.Des aviateurs feront également des prouesses dans les airs.Des équipes franco américaines seront invitées à se mesurer avec des compatriotes de Montréal ou de la province.—Tiens, René, puisque nous aurons les feux de la Saint-Jean, tu vas nous donner quelques détails sur l'origine de ces feux au Canada, ainsi que les raisons qui ont porté nos ancêtres à choisir le 24 juin comme fête nationale des Canadiens Français.—D'après de vieilles traditions venues de France, notamment de la Normandie, les feux de la Saint-Jean étaient tout ensemble un emblème de foi, un symbole de patriotisme et de ralliement.Ces feux remontent à nos rustiques ancêtres qui, en cette circonstance faisaient brûler des chats sur des bûchers.Dans la suite on fit disparaître les chats, mais on conserva le bûcher.Les feux de la Saint-Jean étaient l'occasion de grandes réjouissances populaires.Ijouis'XIV lui-même, enfant, mit le feu au bûcher avec une torche garnie de deux poignées de velours rouge._U_BI.1W___ Dès l'origine de la Nouvelle-France, les feux de la Saint-Jean furent en honneur.Aussi nous voyons dans "Le Journal des Jésuites" du 23 juin 1646, que le gouverneur, M.de Montmajrny, mit je feu au bûcher vers les huit heures et demie du soir : les Pères Vimont et Lalemant l'accompagnaient.On tira 5 coups de ca non et on fit deux ou trois fois la décharge de mousquets.Le 23 juin 1666, la solennité des feux de la Saint-Jean se fit avec toutes les magnificences possibles.Monseigneur de Laval, revêtu pontificalement et accompagné du clergé en surplis, présidait: il présenta le flambeau de cire blanche à Monsieur de Tracy, vice-roi, qui le lui rendit et l'obligea à mettre le feu.Monsieur Philippe de Gaspé, un vieil écrivain canadien, nous dit que dans les campagnes, Veirs 1760, les Canadiens avaient conservé le feu de joie de la Saint-Jean-Baptiste.On érigeait une pyramide d'une dizaine de pieds de haut en face de la porte principale de l'église.Le curé accompagné de son clergé récitait les prières usitées, bénissait la pyramide et y mettait le feu avec un cierge.La flamme s'élevait au milieu des cris de joie et des coups de fusils; on se dispersait lorsque tout était consumé.Ce fut pour continuer ces traditions que Ludç/er Davevnay, organisa à Montréal, en 1834, la société de Saint-Jean-Baptiste et qu'il choisit le 24 juin, pour la célébration de la fête nationale Au grand banquet donné en cette circonstance, Georges-Etienne Cartier chanta la chanson patriotique qu'il avait composée lui-même : "Comme le dit un vieil adage, Rien n'est si beau que son pays!." A Québec revient l'honneur d'avoir organisé la première procession patriotique au Canada.On choisit comme emblèmes des sociétés de Saint-Jean-Baptiste, le castor entouré d'une guirlande de feuilles d'érable, avec cette épigraphe due à M.Etienne Parent: "Nos Institutions, notre Langue et nos Lois." Enfin, le 25 février 1908, Sa Sainteté le Pape Pie X a permis qu'au point de vue religieux Saint-.Jean-Baptiste soit considéré comme patron spécial des fidèles canadiens-français, tant de ceux qui vivent en Canada que de ceux qui vivent à l'étranger.—Voilà qui est intéressant! mais avec tout cela, nous sommes loin des grands événements qui devaient avoir lieu le 24 L'OISEAU BLEU 1 juin et qui sont remis à l'année prochaine.—C'est vrai ; voici le programme qu'on avait élaboré pour ce jour-là.Le matin, au pied du Mont-Royal, messe en plein air chantée par un choeur puissant.Dans l'après-midi, grand défilé de plus de 400 figu rants, reconstituant les différentes époques de la Nouvelle-France depuis la venue de Jacques Cartier (1534), jusqu'à la conquête par les Anglais (1760).—On dit aussi que des Indiens authentiques, venant de Caughnawaga, du Sault Sainte-Marie, de Lorette, de la Colombie-Anglaise, donneront pendant huit jours, une démonstration de la vie indienne sous tous ses aspects.—Ah! j'aimerais les voir à l'oeuvre.Où se retireront-ils, René?—Mais, dans la bourgade d'Hochela- ga.—Tu as raison : comme je suis distrait.Allons, René, des détails sur cette ancienne bourgade et la visite de Car tier.—La population d'Hochelaga, d'environ 1,000 Indiens, fit à Cartier une réception enthousiaste.Hommes, femmes, enfants, dansèrent en criant et en gesticulant.A l'envie, ils jetèrent du poisson et des galettes de maïs dans les barques des Français.De son côté, Cartier fit des cadeaux nombreux.Toute la nuit les sauvages dansèrent et chantèrent, à la lueur de grands feux qu'ils entretinrent sur la rive.Le lendemain, Cartier, revêtu de son uniforme d'ordonnance, et escorté de gen tilshommes et de matelots, alla visiter la bourgade.Une palissade, haute de vingt pieds, et formée d'un triple rang de pieux entrelacés à la partie supérieure (ce qui lui donnait la forme d'une pyramide) encerclait la bourgade.On n'y entrait que-par une seule porte.Des galeries chargées de rochers et de cailloux, permettaient de se défendre en cas d'attaque.Les habitations consistaient en une cinquantaine de cabanes, longues de 50 pas et larges de 12 à 15, toutes en bois et recouvertes d'écoroes cousues ensemble.Chaque cabane se divisait en plusieurs pièces et comprenait un grenier, où l'on conservait le blé d'Inde.Au centre, un espace libre- permettait d'y allumer des feux, et la fumée s'échappait par un trou ménagé dans le toit.Agouhana, chef de la bourgade, et perclus de ses membres, se fit porter par neuf ou dix hommes sur une peau de cerf pour rendre visite à Cartier.Il avait autour de la tête, en guise de couronne, une lisière rouge faite de poils de hérisson, qu'il mit sur la tète de Cartier.Comme on présentait aux Français des aveugles, des boiteux, des impotents, Cartier se mit à réciter sur eux le commencement de l'Evangile selon Saint-Jean, et la passion de Notre-Seigneur ; puis il distribua des couteaux, des hachettes, des chapelets et autres menus objets de piété.Enfin, le capitaine français fit sonner de la trompette et jouer d'autres instrumenta de musique, ce qui remplit les sauvages d'éton-nement et d'admiration.Accompagné de ses gens et d'un grand nombre de sauvages, Cartier gravit la montagne jusqu'au sommet.Emerveillé des points de vue qu'elle présentait, il la nomma Mont Royal, d'où est venu le nom de Montréal, donné à l'ile.—Parfait, mon cher; mais n'a-t-il pas été question de la croix de Maisonneuve, dans le programme?—N'est-ce pas en ce moment que la croix de Maisonneuve sera illuminée?—Certainement.Tiens, voici le résumé historique de cette croix.Au mois de décembre 1642, le Saint-Laurent déborda tout à coup, menaçant d'engloutir le fort de Ville-Marie.M.de Maison-neuve promit de porter seul, au sommet de la montagne, une croix et de l'y planter, si Dieu préservait l'établissement de l'inondation.Dans la nuit du 25 décembre, les eaux roulaient coup sur coup de grosses vagues, qui eurent bientôt rempli les fossés du fort et paraissaient devoir tout entrainer; mais elles s'arrêtèrent au seuil de la porte, puis se retirèrent.Le 6 janvier 1643, jour de la fête des Rois, tout étant prêt, la croix fut bénite solennellement.La procession se mit en marche; M.de Maisonneuve plaça la lourde croix sur ses épaules, et la porta seul, l'espace d'une lieue.Quand la croix fut plantée, le Père Duperron y célébra la sainte messe et plusieurs personnes communièrent, nommémejit Madame de la Pelletrie.Cette croix, où l'on avait enchâssé de précieuses reliques, devint depuis ce jour l'objet de pieux pèlerinages.En 1651, M.de Maisonneuve fit accompagner Marguerite Bourgeois jusqu'à la croix, par une escorte de trente hommes.Mais on ne la trouva plus; les Iroquois l'avaient détruite quelque temps auparavant.Marguerite qui venait d'arriver dans la colonie pria M.de Maison-(Suite à la page 7) L'OISEAU BLEU (Suite) , / RESUME \ « • l'élit Pierre, âgé de.six ans, eut le fil» de St.Joseph Leblanc, qui cultive avec bonheur une lotie ferme appelée ' l'érablière" située dans mie paroisse bien canadienne-française.Ce brave cultivateur a transmis à son fils un vif amour du sol natal.A la nouvelle de la visite prochaine de' son oncle Antoine, frère, de son père, qui est parti il y a quinze ans pour tenter fortune aux Etats-Uws, petit Pierre s'est rendu en voiture à la gare du milage en compagnie de son père pour souhaiter la bienvenue au visiteur qui amène avec lui etit Pierre qui tient sa tète hors de la portière, il ne peut plus rien distinguer des jolis paysages qui l'on tant charmé tout à l'heure, même les maisons fleuries qui bordaient la voie ferrée.Et le train file, que c'en est vertigineux."Papa! fit le petit, ça va bien vite! je ne vois plus rien,! je crois bien aussi que j'ai mal au coeur!" fait l'enfant, les yeux pleins de larmes.Alors petit Pierre promène son regard dans le train, pour voir s'il n'y verrait pas une figure connue: mais tous l«s voyageurs sommeillent, la tête penchée soil à droite soit à gauche, et semblent secoués par les secousses du train qui file de plus en plus rapide.L'enfant remarque avec frayeur qu'ils ont des visages grimaçants, surtout le vieux monsieur qui rêve les yeux ouverts, dans le banc yis-à-vis et qui le rqgarde fixement.Le pauvre petit pris de peur secoue de ses deux mains le fermier qui dort profondément.Papa! papa! crie l'enfant en pleurant, le train marche toujours! Ça saute effrayant! Parle donc un peu ! lîc-veille-toi, je t'en prie! Pierre a peur! mais le fermier ronfle toujours.Alors le petit se glisse tout au fond de son banc et, la figure cachée dans ses bras repliés, il essaie de ne plus voir les figures inquiétantes des pens qui l'entourent, ni d'entendre le bruit affreux du train dévorant l'espace.Soudain, le train arrête, et le fermier mal éveillé fait signe à Pierre de mettre sa casquette, en indiquant d'un geste qu'on allait bientôt descendre.Et l'enfant poussé, bousculé par un flot de voya- I L'OISEAU BLEU geurs qui arrivent de tous côtés, se voit sur une pJateforme remplie de gens qui, avec de grands gestes, parlent un jargon incompréhensible.Saisi d'une terreur fiévreuse, l'enfant serre de son poing fermé le pan talon de son père, et il se fraye un passage dans la cohue.Descendus sur le quai de la gare, il se trouve dans un jour sombre et pluvieux.Le ciel est gris et les cheminées des manu factures de la ville crachent la fumée, par d'énormes bouches remplissant l'air d'une écœurante odeur de charbon.Les autos passent dru, presqu'à la file, en mugissant, et la sonnette des tramways résonnant sans interruption, achève d'é- papa?se demande petit Pierre, étonné, éperdu.Il se sent poussé vers les marches d'un tramway qui est rempli de gens pestant l'huile et le goudron.Le fermier se passe la main dans une sorte de lanière de cuir qui pend au plafond, et Pierre s'accroche d'instinct au pantalon de son père, qui ne semble pas s'en occuper le moins du monde.Mon Dieu ! Que c'est fatiguant, que c'est épeurant de voyager, se dit le.bambin.C'est curieux que Freddy ne lui ait pas parlé de ça.Au contraire, il lui avait fait entrevoir tout le plaisir qu'il avait à voir défiler les grosses bâtisses, les jolies maisons, des belles rivières mirant le ciel et les tourdir notre petit voyageur qui ne se sent plus, tant le coeur et la tète lui ont chaviré."Est-ce loin encore, chez mon oncle Antoine?" demande Pierre.Mais, chose curieuse, son père garde le silence, et le pauvre n'y comprenant rien, se met à pleurer à sanglots contenus.Depuis son départ de la Plaine, son père n'a pas soufflé mot ni donné à l'enfant de quoi apaiser sa soif ardente et les tiraillements de son estmoac.Qu'a donc nuages qui changeaient de couleur et prenaient, par endroits, un bleu d'une délicate transparence.puis tous les arrêts aux gares où des Kens toilettés et joyeux le saluaient au passage, en agitant leurs mouchoirs.Et les gâteries dont son père le chargeait dans le train: des noix, des fruits, du chocolat et du crema soda qu'il achetait dans le wagon.MIETTE (à suivre) 1, 'OISEAU BLEU 7 LE COIN DU CURIEUX L'ESPRIT DES OISEAUX L'hirondelle est le maçon par excellence.Son nid est entièrement fait de terre grasse.Elle met huit jours à le bâtir et il ne lui faut pas moins de 500 voyages pour l'édifier .Les deux oiseaux, mâle et femelle, travaillent de concert à l'érection du domicile, et dans certains cas, font appel aux voisins complaisants pour le terminer.Monsieur Berthoud,, parisien enthousiaste et grand ami des oiseaux, raconte le fait suivant, dont il fut témoin.En construisant son nid, une hirondelle se déchira la patte à un morceau de bouteille.Elle voulut continuer à travailler, mais le sang coulant avec abondance, son compagnon l'obligea à entrer dans le nid à demi construit et se prit à pousser des cris perçants.Deux hirondelles arrivèrent; la femelle entra dans le nid.prit de la glaise, la tritura finement avec son bec, et en appliqua une couche autour delà patte de la blessée qui bientôt s'endormit.Puis les deux voisins charitables aidèrent le maître du logis à terminer le nid.Pendant sa maladie, la pauvrette fut nourrie par son gentil compagnon: au sixième jour, elle était guérie.A quelque temps de là, la mère hirondelle avait pondu six oeufs ronds et d'un blanc écailleux.Elle était au troisième jour de sa couvée, lorsque deux moineaux, dont on avait détruit le nid et brisé les oeufs, vinrent attaquer l'hirondelle demeurée seule au logis et la malmenèrent de telle façon qu'elle fut obligée de leur abandonner la place.Les marau deurs entrèrent dans le nid, jetèrent de hors les oeufs et se blottirent de façon à barrer l'étroite entrée du logis violé.L'hirondelle chassée, avait attiré par ses cris une trentaine de ses compagnes; réunies sur le toit de la maison elles tenaient conseil, lorsque le père survint.11 se jeta sur le nid dévasté pour le conquérir par la force, mais il dut retraiter après avoir reçu deux rudes coups de bec.sur le crâne.Il revint à tire-d'aile vers le conciliabule et montra sa tête ensanglan tée.Il y eut longue délibération, puis toutes les hirondelles s'envolèrent chacune de leur côté.Je croyais l'affaire terminée, continue M.Berthoud, lorsque j'entendis comme une explosion de cris d'oiseaux: une centaine d'hirondelles volaient devant le le nid volé, le rasant de leurs ailes et poussant des glapissements de menace et de colère.Les moineaux répondaient en criant plus fort qu'elles et parfois arrachaient quelques plumes aux plus hardies.Tout à coup les hirondelles se turent puis se dispersèrent en tous sens.Cette fois, je tenais les moineaux définitivement vainqueurs.Quel ne fut pas mon éton-nement quand un quart d'heure après, je vis apparaître de nouveau les hirondelles.Chacune portait dans son bec: un morceau de glaise détrempée et le laissait tomber avec adresse sur le nid volé.En vain les moineaux s'efforcèrent de repousser cette avalanche vaseuse, elle augmentait sans cesse, et bientôt elle rendit impossible l'é vasion des assiégés; quand l'entrée fut complètement obstruée, les hirondelles retournèrent che?.elles.M.Berthoud se lit apporter une échelle et alla démolir le cachot des moineaux qu'il trouva complètement asphyxiés.11 les crut morts, mais peu à peu, à force de soins, il parvint à les ranimer et les plaça dans une corbeille.Le lendemain matin les moineaux étaient pleins de vie; ils s'attachèrent à leur libérateur, mangeaient dans ses mains, frappaient à sa fenêtre quand il retardait de leur donner la pâture accoutumée ot parfois le poursuivaient jusqu'à ce qu'il leur eût donné satisfaction.Un beau matin.M.Berthoud reçut la visite de huit moineaux au lieu de deux: c'était toute la famille de ses protégés qui venait le voir.LUC.NOTRE FETE NATIONALE (Suite «le la puce .'!) neuve de la rétablir, ce qu'il fit volon-tiers: il chargea même la Soeur de cette entreprise."Nous y fûmes trois jours, dit Margin-rite, et la croix fut plantée, ainsi qu'une palissade de pieux pour la clore".La nouvelle croix fut entourée «le respect et de vénération jusqu'à la prW de la colonie par les Anglais en 1760.Depuis elle est disparue.La Société Saint Jean-Baptiste so propose de faire revivre la première croix ; elle serait blanche, aurait 100 pieds de haut, ft, la nuit, demeurerait illuninee.Voilà le joli programme qu'on se propose d'exécuter l'an prochain.Faisons des voeux pour que les organisateurs réussissent dans leur patriotique entreprise.Elu de SALVAJL. OBERT GIFFARD Récit de l'ahhé Ivanhoe Caron Illustrations d'A.-S.Brodeur.l-es premiers cotons qui passèrent -ni Canada, avec l'intention de s'y établir et de cultiver la terre, venaient principalement du Perche, riche province du nord de la France- .Au delà de cent cinquante (amities canadiennes tirent leur origine de celte province.1 Robert Giffard, l'instigateur de ce mouvement d'émigration, né dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste, à Mortagne-au-Perche.avait visité Québec en 1627.comme chirurgien de l'habitation de t:hamplain.M s'était alors construit une maison, près de la petite rivière de BeaupoM.Retourné ep France après la prise de Ouébec par le» Anglais, en 1629.(Riflard raconte aux gens de Mortagne.ses compatriotes, les merveilles du Canada.Il leur dépeint en termes captivants son grand fleuve, ses immenses forêts, la fertilité du soi.Deù* lu.bit a rus de Mortagne.Jean Guyon et Zacharie Clou-tier, s'engagent par contrat devant notaire 14 mars 1634) à passer Mi Nouvelle-France» atte leurs familles.Ils promettent à Giffard de l'aider dans lu culture de la terre.En retour, celui-ci s'engage a leur donner chacun deux mille arpents de terre et une partie dr* lu-.Le Canada ayant été rendu a ta France par le traité de Saint-Ccrmain-en-Laye.Giffard décide de revenir en Nouvelle-France.I t IS janvier 1634.Louis XIII lui concède, de chaque côté de la rivière de Beauport.une grande étendue de terrain.C'est l'an-.mi' m i.mi." :t .1 de Beauport.dont Clflurd est le premier *el-tfneut.En juin 1634, Robert Giffard débarque à Ouébec avec un premier convoi de celons : Marin et Gaspard Boucher, les deux Jean Guyon.Zacharie Cloutier, Thomas Clroux ; ils conduisent avec eux leurs familles, formant en tout quarante-cinq personnes Gifïard est accompagné de sa femme.Marie Renouard.do ses deux enfants.Marie et Charles.Françoise est baptisée par le Père LÏilemant.huit jours après l'arrivée de ses parents à Ouébec.File entre en religion et devient la première religieuse canadienne de l'Hôtel-Dieu de Ouébec.\ l'automne de 1645.il y a grande fête au manoir seigneurial.Marie, fille aînée de Giffard, qui avait été haptKéc dans l'église Notre-Dame de Mortagne.en 1628, épouse Jean Juchcreau de In F«fté.Le mariage est célébré par le Père jésuite \imont.qui assiste aux noces.Glflard attire des censitaires et concède à quelques-uns d'entre eux de grandes étendues de terrain.En juillet 16411, Jean Guv.n se reconnaît son vassal.A genoux a la porte principale du manoir, tête nue.sans épée.il dit : " Monsieur de Beauport.monsieur de Beauport.monsieur de Beauport.je vous fais et porte la foi et hommage que je suis tenu de vou\ faire et porter, à cause de mon fief du Buisson, duquel je suis homme de foi.relevanr de votre seigneurie de Beauport ".Giffard se bâtit un manoir seigneurial au nord de la petite .rivière de Beauport.l'n prêtre vient y célébrer la messe, les diman ches et les jours de fêtes d'obligation ; en 1660, Mgr de Laval y administre le sacrement de confirmation.Pour la circonstance Il y a grande fête au manoir.{'Oroits réservés, Canada, 1919).En recompense de* gtands srrvices qu'il avait rendus à la Nouvelle-France.Rohort Giffard est anobli en I6.W.par lettres patentes signées de ta main du roi de France.Umis XIV.EN JUILLET: MERE DE L'INCARNATION Le 14 avril I6644 Robert Giffard s'éteint dans son manoir, a Bfaupmt.Le JOLRNAL l>*> JEN» H ES nous dit qu"ïl est mort fo.t chrétiennement, assisté du Père Carheil.tout le temps de sa maladie." Gifïard a droit à la vénération des Canadien* français.Il est avec Louis Hébert " l'un des fondateurs de la colonie française du Canada et" If type du >eigneur colonisateur ".au dire de l'historien Salonc. 10 L'OISEAU BLEU Pour faire trêve aux difficultés des problèmes géométriques, pour reposer votre mémoire lasse d'accumuler les détails historiques, amener une diversion aux sérieuses questions linguistiques, Cousine vous épargnera aujourd'hui les considérations trop graves, et ouvrant le recueil du Fabuliste bien connu, elle vous invitera à lire avec elle: "Le Renard et la Cigogne.".- Sans difficulté, vous en avez vite déduit la morale et vous êtes heureux que le rusé Compère ait trouvé aussi malin que lui.C'est cela, mes gentils cousins et cousines, la ruse, quand elle a son principe dans la déloyauté, quand elle n'est pas simplement une malice inoffensive, finit toujours par être découverte et devenir préjudiciable à son auteur.Laissez-moi illustrer cette vérité par une histoire récemment vécue et dont les personnages, n part quelques variantes des noms et des lieux, existent et ne mourront pas de sitôt, nous l'espérons_____ C'était ù l'occasion d'une joute littéraire organisée en faveur de tous les élèves de certaines maisons d'enseignement: il s'agissait de répondre le plus clairement possible et dans un style soigné à une question posée par le président du concours-de beau ¦ prix excitaient l'émulation des concurrents."Minette" fut du nombre; son talent pour la littérature, son amour du travail lui présageaient le succès.Malheureusement."Minette" était ambitieuse, d'une ambition exagérée, d'une ambition qui lui eût causé des remords, si le juge préposé au classement des travaux n'eût découvert à temps la ruse de la fillette.Voulant Courir deux chances au lieu d'une, l'enfant avait fait lieux travaux littéraires, — jusqu'ici rien de malhonnête, le juge n'avait rni'à choisir la composition la plus soignée — qu elle nvait signés de pseudonymes différents, ne joignant son vrai nom qu'à l'un des travaux.La caligraphic.en dépit ne tous les efforts de la petite rusée pour transformer ses lettres, était la même dans les deux devoirs.Réellement, il n'y eût pas eu grand mal à ce-'a, si "Minette" ou "Jeannine" que le juge pria de donner son nom réel n'eût poussé l'impudence jusqu'à s'attribuer un autre personnage.Iji farce n'eut pas de suites graves: l'un des travaux fut primé, la récompense destinée au nom d'emprunt, arrivant quand même, grâce à une erreur calculée de l'expéditeur, à heureuse destination_____ Mais voilà que la pauvre "Jeannine", se voyant confondue avec "Minette", devient embarrassée, el croyant se justifier, elle ne fait qu'emmêler un peu plus, dans un récit invraisemblable, les fils de sa trame légère_ Vous vous demandez, sans doute, comment le stratagème de "Minette" était déloyal, chers amis?L'oeil exercé du juge a empêché cette faute que "Minette" aurait aujourd'hui a se reprocher d'a- voir indirectement enlevé à ses rompagns, laborieuses aussi, la récompense de leur travail; mais que ce juge se fût laissé prendre au piège tendu par la petite.et le vol était commis.Que la leçon profite à l'enfant, et que tous, mes petits amis, vous vous rappeliez, si jamais vous étiez tentés d'agir déloyalemenl, la morale de la fable que nous avons lue ensemble au début de cette causerie: "Tel est prit 1/111 croyait prendre".Cousine FAUVETTE.* (ORRESPONDANOES Karrigan.— "L'Oiseau Bleu" vous intéresse, tant mieux.Nous nous intéressons nous-mêmes û vos gentilles missives.Soeur Jeanne et moi vous adressons nos meilleurs bonjours.* * * Fleur d'été, Lyby.—Soeur vous dira bien votre caractère, mais pauvres enfants, ce que vous serez "demain".Dieu seul le sait.— Priez et soyez toujours bonnes! C'est le moyen d'être heureuse en dépit des petites épreuves de la vie.* * * Adriritve L.— Si, .„._ je vous accepte et "l'Oiseau Bleu" vous garde l'une des meilleures places sous son abri hospitalier.* * * Simonne C, Marguerite G., Petite Fauvette, Petite Hirondelle.— Les) études vous ont été adressées par courrier postal: les avez-vous reçues?* * * Oiselet d'Or, Fruldière, Hour print an tire.Cousine vous envoie ses affections bien cordiales et son meilleur "au revoir".* * * Iaè dresse des fleurs.— Je souhaite que vous soyez récompensée, sinon par un prix, du moins in voyant votre nom au tableau d'honneur de "l'Oiseau llleu".* * * Fan fan, Solange de Dijon, Urnnette, Petite Rosette, Colibri.Sillon, Fleurette, autant de gentils oisillons auxquels Cousine ouvre bien grandes les portes de notre maisonnette.resultat ÔtTconcOURS MENTIONS D'HONNEUR Irre catégorie, 8 votes.— (I) "Liseron des haies", Fleur de Neige"."Erablière", Maison-neuve.Montréal.P.Emile Julien.Collège Saintc- (1) Afin de pouvoir donner tous les noms au "tableau d'honneur", nous ne publions que les pseudos des concurrents.C.F. L'OISEAU BLEU 11 Marie, Montréal; "Furet", "Claire Delune',' "La déesse des fleurs", "Robin", Rita Décary, "Ninette", "Cygne blanc", "Oeillet des prairies", Académie Saint-Paul, Notre-Dame de Grâce, Montréal; "Abeille", Congrégation de Notre-Dame, Saint-Louis de Kent, N.B.; "Myosotis, "Orpheline", "M.A.Rire".Académie Saint-Joseph, Manitoba.* * * 7 notes.—"Merande"."Petit Oiseau bleu"."Violette"."Fleurette des bois", "Jeannette", "Curieuse , "Magdala", "Madelon de l'Ouest", Académie Saint-Joseph, Saint-Boniface, Manitoba; "Cecilia", Congrégation de Notre-Damc.Saint-Louis de Kent, N.B.; "Amie des pauvres".Raith, Ont.* * * Sème catégorie, S note».—"Stella".Montréal; "Bona", rue De Saint-Valier, Montréal; "Une petite Parisienne", rue Fullum, Montréal; "Colombe d'azur", Saint-Pascal, Kamouraska; "Petite fourmi".East Templeton.Que.; "Madelon II"."Petite Mascotte", Lachine, Montréal; "Gisèle", rue Saint-Zotique.Montréal ; "Solange de Dijon", "Colibri", "Hélène Boulé"."Ninon", "Fanfan"."Pâquerette", "Mario de Lys", Congrégation de Notre-Dame, Notre-Dame de Grâce, Montréal ; "Fleur de Marie", "Auréole", Ottawa; "Hirondelle", "Acadie", Congrégation de Notre-Dame.Saint-Louis de Kent, N.B.; "Rosée printanière"."Brise légère", "Lilas blanc", "Fauvette", "Violette de mai", "Petite Etoile", "Rosine", "Coup de Vent", "Marguerite", "Bluet", Académie Saint-Joseph, Saint-Boniface, Manitoba: Yvette Delisle, Maisonncuvc, Montréal.* * * 7 notes.—"Fleur des Champs", Saint-Clet, Soulanges; "Oiseau d'Or".Ottawa; "Miette"."Bluette", "Boule de Neige"."Mie Jacqueline"."Sourire d'Avril"."Fleur de mai.Congrégation de Notre-Dame, Notre-Dame de Grâce, Montréal; "Rom des Vents", East Templeton.Que.; "Des Ormeaux", Raith, Ontario; "Muguette", "Mélodie Angélique", "Pâquerette II", "Résolution", "Sourire d'Avril II".Académie Saint-Joseph.Saint-Boniface, Manitoba; "Une Soreloise".Sorcl.* * * R nota*.—"Rose des bois"."Sourire d'Ange"."Violette de Pâques".Académie Saint-Joseph.Saint-Boniface, Manitoba; Idola Turpin, Mignon-no Côté, Jeanne Bourassa, Ecole du Saint-Nom de Jésus, Maisonncuvc, Montréal; "La Petite Canadienne", Ecole Guigues, Ottawa.* • * Xèmc catégorie, fi notes.—"Oeillet", "Petite Manitobairic", Académie Saint-Joseph.Saint-Bo-niface, Manitoba; "Jeanne des lis".Ecole Guigues.Ottawa: "Moineau"."Oiseau bleu".Congrégation de Notre-Dame, Saint-louis de Kent.N.B.; "Volage", Saint-Eugène de Grantham, Drummond.» » » 7 notes.—"Coureur des bois", rue Durocher.Montréal: "Claude", rue Boyer.Montréal; "Petite Violette"."Lys blanc", "Clairette"."Jacqueline".Académie Saint-Joseph.Saint-Boniface.Manitoba.» * * "Fleur canadienne" et Mlle Fernande Champagne devront envoyer â "L'Oiseau Bleu", leur nom et leur adresse exacts pour recevoir leur prix du concours.A tous, félicitations cordiales de Contint FAUVETTE.A TRAVERS LE CONCOURS 1er Prix — .lième Catégorie LAMBERT CLOSSE Pour prendre part à l'intéressant concours de l'Oiseau Bleu, il n'y a d'embarrassant que le choix du héros.Le reste, ça vient tout seul : "La main n'est jamais lasse d'écrire, lorsque le coeur est de moitié." Cela est aussi vrai aujourd'hui que du temps de Mme de Sévigné.Pour le moment, je partage les goût1» de Mlle Laure ('onan et je plaide la cause de Lambert Closse, le cher "Oublié".Lambert Closse est arrivé à Ville-Marie avec M.de Maisonneuve en 1642.A la tète de vingt hommes, il part, un jour, pour porter secours à des colons assiégés.Les Iroquois les surprennent et font quatre victimes.Closse commande le feu et trente-deux Iroquois succombent: le reste s'en va en désordre.En 1651, l'IIôtel-Dieu est attaqué par deux cents Iroquois: Closse, avec seize hommes, défend l'hôpital et repousse l'ennemi.Le 14 octobre 1652.les aboiements furieux des chiens indiquent la présence des ennemis en embuscade aux environs de Montréal.Le major Closse.toujours aux aguets, sort de la place avec vingt-quatre hommes.Mais, avec la prudence que commande la situation, il détache La Loche-tière, Boston et un autre, trois bons soldats, qui marchent en avant-garde, à por tée de fusil.Emporté par son courage.La Lochetière s'aventure trop loin et est renversé d'un coup de mousquet par les Iroquois; ce qui ne l'empêche pas de tuer son adversaire.Les Iroquois, parlant de ce combat, disaient : "Nous y sommes tous morts '" Le 12 août 1657.Closse épouse Mlle Elisabeth Moyen, qu'il avait arrachée des mains des Iroquois.Bientôt, Closse reçoit un fief de 100 arpents, sur lequel il se hâte d'élever une maison fortifiée, pour y habiter avec sa chère épouse.Elisabeth, qui avait toujours vécu avec Mlle Manee.à l'Hôtel-Dieu.avant son mariage.Peu de temps avant sa mort, comme quelqu'un lui M présentait, qu'en s'expo-sant continuellement, il finirait par perdre la vie dans quelque rencontre, il fit cette belle réponse, que l'histoire nous a transmise: "Je ne suis venu ici, que pour y mourir pour Dieu, en le servant dans la profession des armes ; si je n'y croyais (Suite à la page 13) L'OISEAU BLEU EXPLORONS NOTRE PAYS —Enfin, ma chère Pauline, notre rêve est en partie réalisé.—Oui, mon cher Adélard; nous voilà dans la bonne ville de Québec.—Mais, sais-tu bien que je n'ai pas éprouvé les sensations que je croyais ressentir dans cette première envolée?—C'est vrai.Installés dans d'hydro-plame, nous nous sommes élevés dans les airs sans nous en apercevoir ; aucune commotion, aucun choc.—Il n'y a que le bruit de l'hélice qui soit désagréable; c'est le cas de dire: Ça ronfle comme une pédale, d'orgue ! —C'est à peine si nous pouvions en- —Sorel et Trois-Rivières nous ont paru de charmantes villes! —Tiens, sous peu, on doit venir nous chercher pour visiter la ville, si nous relisions nos notes?.Lis, Pauline.QUEBEC La ville de Québec, capitale et château fort du Canada français, est située sur la rive nord du Saint-Lauren t.C'est la plus ancienne et la plus pittoresque des villes de l'Amérique du Nord.Sa population est de 95,000 habitants.Fondée en 1608, par l'immortel Cham-plain.elle compte donc trois siècles d'existence.I.A VII.I.K I1K (Il'KIIKI- l'holn Cl'.H lendre les explications de bon papa.—Mais, quel panorama! quelle féerie! —Le Saint-Laurent nous semblait un ruban d'argent, et les îles de véritables émeraudes ! —Nous avons été déçus en passant m dessus de Montréal: on ne voyait que toits et cheminées.—Il est vrai que cela n'a pas duré longtemps, car nous faisions du cent milles à l'heure, parait il.—Par contre, qu'il était plaisant de voir, sur les deux rives de notre grand fleuve, tous les clochers étinceler au soleil! Vingt et un ans après sa fondation 11629 ).elle tombait aux mains des trois frères Kertk, au service de l'Angleterre.Par le traité de Saint-Cermain-en-Laye (1632), elle redevint possession française.En 1690, sommé de rendre la ville, Frontenac fit cette fière réponse à l'envoyé de Phipps: "C'est par la gueule de mes canons que je vais répondre à votre maître", ce qu'il fit de façon magistrale.Phipps se retira piteusement.Après la bataille des Plaines d'Abraham (1659), de Ramesay capitula honteusement, malgré l'assurance d'un prompt Secoures de la part de l'indomptable de L'OISEA U BLEU Levis.Le traité de Versailles (1663) confirma irrévocablement l'abandon du Canada par la mère patrie, et Québec devint possession anglaise.En 1775.Montgomery, a la tête des Américains, fut foudroyé en tentant d'escalader le roc de Québec; les envahisseurs abandonnèrent la partie.Plusieurs monument1! et diverses plaquas commémoratives rappellent les hauts faits d'armes accomplis dans ces parages.Québec est perchée sur le Cap Dia niant, rocher rougeàtre de 345 pieds d'élévation, situé à l'extrémité d'un plateau élevé mais étroit, de huit milles de Ion gueur.Seule ville du continent entourée de murailles, protégée par la citadelle qui la domine.Québec est considérée comme le Gibraltar du Canada.La haute ville, sise sur le promontoire, est superbe d'élégance: c'est là que réside la classe officielle, bourgeoise et littéraire.Dans l'enceinte des murs, on trouve l'Université Laval, le Séminaire, la Basilique, incendiée tout récemment, le Cou vent des Ursulines, l'Hôtel de Ville, l'Académie commerciale, élevée sur le terrain ilu vieux Collège des Jésuites, la Terrasse Dufferin et le Château Frontenac.La Terrasse Dufferin est une magnifique esplanade, surplombant la falaise et dominant le fleuve à plus de 200 pieds.A Pexffêmité de cette superbe promenade, se trouvent le monument Champlain et le Château Frontenac, construit à l'endroit où s'élevait autrefois le vieux Chateau Saint-Louis, si fameux dans l'histoire du pays et qui servit de résidence aux gouverneurs du Canada sous le régime français.Le Château Frontenac, appartenant à la Compagnie du Pacifique Canadien, est peut-être l'hôtellerie la plus achalandée de l'Amérique du Nord, "i raison de la beauté du site et du luxe de ses pièces.De ce lieu, le panorama est incomparable.A ses pieds, l'on voit, groupées sans art ou alignées le long de la rive, les maisons de la basse ville aux toits pointus, aux'anciennes fenêtres, aux cheminées si curieuses, aux ponts de bois allant d'un toit à l'autre: les rues étroites et sinueuses rappellent la Normandie.La basse ville est le centre actif des affaires.Voilà pour le nord et l'est de la ville; au sud, le Palais Législatif, la Grande Allée, le faubourg Saint-Jean; à l'ouest.les quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur.Vis-à-vis de la ville, c'est-à-dire à l'est, le Saint-Laurent rétréci ne mesure plus que 3,900 pieds de largeur, mais au nord de la cité il se développe en un magnifique bassin de 7,500 pieds, formant un vaste et excellent port maritime.Les hauteurs de Levis, Pile d'Orléans et la côte de Beaupré forment l'arrière du panorama, avec les Laurontides en .hémicycle, comme couronnement à l'horizon.Ajoutes-y: les Plaines d'Abraham, "Spencer Wood", résidence du lieutenant-gouverneur, et le Monument des Braves: la rivière Montmorency, avec ses marches naturelles et ifri célèbre chute, haute de 250 pieds; Sainte-An ne de Beaupré et le Cap Tourmente: l'incomparable pont de Québec, à l'énorme tablier et à la colossale structure d'acier; voilà qui va nous intéresser pendant notre séjour dans la cité de Champlain.Du RIVAGE.LAMBERT CLOSSE (Suite de la page 11) pes périr, je quitterais le pays pour toujours, pour aller servir contre le Turc et , n'être paa privé de cette gloire!" Quelle belle parole! Combien d'autres auraient dit: "C'est vrai, que me sort de combattre pour sauver un pays qui n'est pas le mien?" Mais non, Closse continue à combattre jusqu'à ce que, le 6 février 1662, en portant secours à des défricheurs, il est attaqué par des Sauvages et succombe face à l'ennemi.Il est transporté à l'hôpital; tous les assistants pleurent.Pour consoler Maisonneuve, ils répètent: "Il est mort pour Dieu et pour ses frères: c'était la fin qu'il souhaitait.Maisonneuve décide que les funérail les se feraient de nuit, et que Lambert Closse serait exposé à l'hôpital, afin de cacher aux Iroquois, la perte énorme et presque irréparable de la colonie.Après un si émouvant panégyrique, qui ne dirait avec M.l'abbé de Casson: "M.Closse a été reconnu de tous comme un homme de coeur et généreux comme un lion!" "COLOMBE" (Simonne Sigouin, 12 ans), 1471, rue St Jacques, Montréal.On peut juger du caractère des hommes par leurs entreprises.* * * Deux caractères opposés peurent faire de bons amis, s'ils se comprennent, ils se complètent. 14 4 i _L'OISEAU BLEU LA GRAPHOLOGIE Petite Brunette.— Bon petit coeur, généreux et charitable, un peu babillardc et inconstante dans son travail.On n'a pas toujours de l'ordre, ma soeurette, mais je ne désespère pas, car vous êtes remplie de bonne volonté et du désir de la perfection.Petite Brunette ne désire rien au-delà du bonheur d'aujourd'hui; elle est heureuse et avec la naïve insoucience de l'enfant elle se préoccupe peu de ce qui lui arrivra demain.* * * Une Hawkesburyenne.— Esprit cultivé, amour de l'étude, sens artistique très développé, excellent coeur, très sympathique à ceux qui souffrent; discrétion absolue, sûreté de vue et de jugement et précision dans les idées, volonté énergique, force de caractère, ordre et économie.Délicatesse et élévation de sentiments avec un peu de susceptibilité que son bon coeur regrette bien vite, t Beaucoup d'originalité.* * * Fidélité.¦— Très satisfaite de son sort, un peu négligente et manquant d'ordre, se corrige cependant et est animée de bonne volonté.Confidente et douce, douée de beaucoup de pénétration.Elle aime l'étude, mais se décourage facilement à la moindre difficulté.Elle est bienveillante et serviable; les pauvres trouveront e elle une amie sincère et dévouée.* * * C.Moi.— Généreuse, discrète et réservée.La prétention et l'amour-propre lui font commettre bien des fautes que son bon coeur regrette ensuite.Essayons d'être plus humble, ma petite; de quoi, je vous prie, si on réfléchit bien, pouvons-nous être orgueilleuse?Caractère un peu vif et porté à la colère; heureusement qu'on sait pardonner.Beaucoup de volonté, et certaines tendances à se distinguer de ses compagnes par les habits ou autres choses originales.* * * Thérèsa.— Intelligence vive, qui demanderait d'être plus cultivée: il ne faut pas, ma soeurette, tout à fait oublier ses livres: les bons auteurs français surtout doivent être nos amis, c'est si bon de connaître notre belle langue, de la bien écrire! Humeur joviale et d'un naturel toujours serviable.Elle aime le travail, mais elle manque de persévérance, en sorte qu'il y a toujours quelque chose laissant à désirer dans ses travaux.* * * Rosette, In petite Canadienne.— Largeur d'esprit et bonté du coeur.Affectueuse et dévouée, manquant de volonté et de confiance en ses succès, parfois.Beaucoup d'ambition et succombant quelquefois aux sollicitations de la vanité.Elle aime le chant et la musique et possède elle-même des dispositions artistiques.* * * Fleurette.— Caractère droit, aimant tendrement ceux qui l'entourent.Conciliante et toujours disposée à rendre service, idéaliste et vivant plutôt pour le monde intellectuel.Elle aime la musique, la peinture et la littérature.Attention à la mélancolie qui, maintes fois, guette la petite fille en tête à tète avec un volume empoignant.* * * Fanchelte.— Des dispositions particulières pour les travaux à l'aiguille, de la pénétration et beaucoup d'amour du travail.Un peu dissimulée et habile à déguiser son vrai mot sous une figure d'emprunt.Très affable et serviable, mais d'une grande timidité.Une volonté tenace et du courage persévérant.* * * Jeune.Lion.— De la chaleur d'esprit, un coeur droit et sincère, beaucoup d'idéalisme.L'ordre et la précision règne dans tous les travaux de Jeune Lion qui ne se décourage pas aisément des difficultés que sa volonté finit toujours par surmonter.Peu d'ambition, mais une légère nuance d'égoïsme.* * * Marquis A.— Caractère très original, un peu prétentieux et possédant peu de maîtrise de soi.Coeur généreux, n'ayant que fort peu d'orgueil, mais en revanche, étant très nerveux et aimant se donner des airs protecteurs.Tendances à la piété et âme méditative.* * * Anne-Marie.— Ame délicate, ne craignant rien tant que de blesser les autres, dévouée jusqu'à l'héroïsme, s'il le faut, aimable avec tous, quoique souvent son coeur pleure en secret.La volonté est énergique, mais tempérée par une grande douceur d'âme.C'est une intellectuelle, avide du beau, aimant la musique et les arts d'agrément.Elle est habile en mathématiques, très ordonnée et méthodique.Elle se plait souvent dans la solitude et son âme méditative st-porte avec ardeur vers l'Infini, car mon aimable soeur est très pieuse.* * * Froufrous.— Esprit dominateur, très ordonné et méthodique.Froufrous possède les qualités qui font la vraie maîtresse de.maison.la bonne religieuse aussi, car l'ordre a sa place partout.Curiosité bien permise, car si elle est curieuse c'est d'apprendre, do déchiffrer ses auteurs; donc ma soeurette aime l'étude et là comme pour le travail manuel, elle est anfrnée d'ardeur et d'ambition.Elle est discrète, affectueuse et serviable, un peu tenace, mais la volonté est plutôt faible.Elle est très charitable et saura se dévouer.* * * Il reste encore soixante-quatre écritures a analyser, comme nous ne pouvons donner dans "l'Oiseau Bleu" plus que deux colonnes à la graphologie, nous mettrons beaucoup de temps à satisfaire tous nos jeunes clients.Donc, si quelques-uns manquent de patience, qu'ils envoient i "Soeur Jeanne", une envelope timbrée et adressée, et qu'ils indiquent, avec leur pseudonyme, la date à laquelle ils ont expédié leur écriture; la graphologie leur sera alors adressée par courrier postal.Soeur JEANNE.NOTE.— Telle écriture: tel caractère.C'est ce que vous dira Soeur Jeanne, notre graphologue, pourvu que vous envoyiez, chers enfants, avec dix lignes de votre écritur» et de votre composition, dix sous en argent ou en timbrc-i>ostc.Pour recevoir votre graphologie par courrier postal, il faudra envoyer avec le manuscrit, vingt-cinq sous, et en plus une enveloppe adressée et bien timbrée à Soeur JEANNE, "L'Oiseau Bleu", 29$, rue Saint-Laurent, Montréal. L'OISEAU BLEU 16 COLLIN-MAILLARD Jean-Collin Maillard était un guerrier du pays de Liège, qui fut fait chevalier par le roi Robert, en l'année 999.Son nom de Maillard, il le devait à l'habitude de combattre avec un maillet.C'était un rude soldat, qui frappait fort.Dans la dernière bataille qu'il livra au comte de Louvaiu, Maillard eut les yeux crevés; il n'en continua pas moins de se battre, guidé par ses écuyers.C'est à ce souvenir historique qu'il faut rapporter l'invention et l'appellation du jeu dans lequel un enfant, les yeux bandés, court après d'autres enfants qui fuient il son approche.* * * L'ELEPHANT ET LE TAILLEUR Dans une grande ville d'Asie, un tailleur renommé achevait de broder une robe magnifique que lui avait commandé un pacha.Il mêlait avec adresse la soie, l'or, l'argent, et traçait avec complaisance sur l'étoffe délicate d'ingénieux dossing.En ce moment vint à passer un éléphant que l'on conduisait a un étang voisin.Le tailleur leva la tête; l'éléphant s'arrêta et s'approcha de la boutique ouverte; le facétieux tailleur trouva comique de donner un petit coup d'aiguille sur la trompe du colosse.Celui-ci ne manifesta aucun mécontentement; il s'éloigna avec gravité, entra dans l'étang, remplit sa trompe d'eau, et revenant à lu boutique, arrosa copieusement le tailleur et la belle robe.+ * * UN COFFRE-FORT ORIGINAL Les rois de l'Annam avaient autrefois inventé une manière originale de mettre leur trésor en sûreté.Ils faisaient creuser un tronc «l'arbre; dans la cavité on plaçait l'or, les bijoux, les pierres précieuses, puis on la refermait soigneusement.I.e tronc d'arbre était précipité au fond d'un grand bassin enclos dans le palais du roi et dans lequel on nourrissait des crocodiles.On comprend que les voleurs hésitaiant à s'approcher des bords défendus par les terribles mâchoires des sauriens.Le coffre-fort était donc bien gardé; cette méthode présentait cependant un inconvénient: c'est que personne ne pouvait toucher au trésor, les crocodiles auraient dévoré indifféremment les malfaiteurs et le légitime possesseur lui-même; de sorte que le roi, lorsqu'il avait besoin d'argent, était obligé de faire tuer les crocodiles, opération qui ne manquait pas de danger; puis, quand il avait pris ce qu'il lui fallait et remis le coffre-fort en place, on amenait de nouveaux sauriens pour le garder.Kien n'empêche tant d'être naturel que l'envie de l'être.VaitvenargittK * » * Il n'y a rien au monde qui se fasse tant admirer qu'un homme qui sait être malheureux avec courage.* * * La vanité loge toujours dans les têtes vides.E.Lamy RESULTAT DU CONCOURS DE MAI Nous avons reçu très peu de réponses dont plusieurs étaient insuffisantes.Les voyages et la géographie lie semblent guère sourire à nos petits amis.Nous publions le meilleur travail reçu, celui de Mademoiselle Antoinette Raymond, C.N.D., Rivière Ouelle, à qui nous décernons le 1er et l'unique prix que nous attribuons à ce concours.Voici les réponses de Mlle Antoinette Raymond : 1°—1500 milles environ.2°—40 jours.3e—Hopedale, Rigolet, Cartwright.Blanc-Sablon, Baie des Ha Ha, Mingan, Pointe des Monts, Portneuf, Tadoussac, Chicoutimi, Baie St-Paul, Château Richer, Québec, Lévis, St-Michel, St-Charles, l'Is-let, Montmagny, St-Jean-Port-Joly, St-Roch-des-Aulnaies, Ste-Anne-de-la-Poca-tière, Rivière Ouelle St-Denis, Karamous-ka, St-André.Rivière du Loup, Cacouna, Trois-Pistoles, Ste-Anne des Monts, Gas-pé, Percé, New-Carlisle, Caraquet, Shippi-gan, Tracadie, Chatam, Richibuctou, Shé-diac, Picton, Antigonish, Hawkerbuer, Arichat, Halifax.CONCOURS DE JUIN 1ère Question : — Quel fort fit construire M.de V., en 1756?2ème Question : — Complétez par les mots exacts le proverbe suivant : .va .cruche .1'., qu'.la .elle casse.Sème Question: — Dans quelle bataille les paroles suivantes furent-elles prononcées : "Braves Canadiens, rendez-vous, nous ne voulons pas vous faire de mal." Envoyez vas réponses pour le 20 juin en suivant les règles habituelles aux concours et indiquez: Coiicoun; de Juin sur votre enveloppe.Quand les corps sont etîéminés, les urnes aussi s'émeuvent.Xcnophon Concours Mensuels de L'OISEAU BLEU Juin, 1923. 18 L'OtSEAU BLEU La Société des Artisans Canadiens Français 20, rue St-Denis, MONTREAL I I.n plus forte société mutuelle française d'Amérique 65,000 MEMBRES $6,500,000.00 fond» accumulé».Elle donne tons les genres de protection sur la vie.Elle assure les hommes, les femmes et les enfants de ses membres.Elle fait affaire tant au Canada qu'aux Etats-Unis La Société des Artisans est l'organisme national tout indiqué pour remplir ce rôle nécessaire, de produire l'économie et le bien-être dans lea familles et surtout de protéger les petits contre les dangers toujours gran-.diasants de l'imprévoyance et de la misère.Elle veille sur les grands et encore avec plus de sollicitude sur le» petits et leur indique le chemin ensoleillé de la prospérité.4
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.