L'oiseau bleu /, 1 janvier 1926, décembre
?6R CC/x] JOiseauBlEU Sorae mensuelle fUnfltrée pour la Jeunesse publiée par la SOCIETE ST-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL Téléphone: LAN'CASTIÏR 4804 Abonnement annael: Canada et Etats-Unis : 50 sou» Rédaction, administration et publicité: 1182, RUE SAINT-LAURENT MONTREAL Vol.VI—No 10 MONTREAL, DECEMBRE 1926 Le numéro: 5 sous Les saints voyageurs, I Joseph et Marie, étaient arrivés à une vaste maison I sise à l'entrée de Bethléem.Cette ancienne demeure 2 L' O I S E A l! 11 L E i; tic In famille de David avait même été la propriété du père do saint Joseph.Confiant, l'époux de Marie s'y présente pour recevoir un billet, sans lequel aucun étranger no peut pénétrer dans la ville do Bethléem.Apres avoir examiné plusieurs grands rouleaux suspendus aux murs, on en déroule deux où se trouvent inscrites les généalogies de Joseph et de Marie.Joseph paya l'impôt et reçut son passeport.Comme ses parents et ses connaissances qui habitaient la grande maison font semblant de ne pas le reconnaître et le traitent en étranger, Joseph pénètre dans Bethléem.Marie, vêtue d'une ample robe blanche, la tète couverte d'un voile blanc aussi, se tient à l'entrée d'une rue avec l'âne tandis (pie Joseph frappe aux portes, cherchant un logement, mais ce fut sans succès.Fort peiné de ce contretemps, Joseph résolut d'aller passer la nuit dans une grotte où les bergers se retiraient souvent avec leurs troupeaux pendant les temps d'orage.Cette grotte était creusée dans le roc par la nature.Seth.l'enfant de la promesse était né lu.Arrivé à la grotte, Joseph la déblaie, allume une lampe, prépare deux couches et étend des couvertures a l'entrée pour ga/antir de l'air extérieur.Dans la crèche, qui n'était (pi'une auge creusée dans la pierre, il met de l'herbe et de la mousse qu'il recouvre d'une couverture.Tout il coup, une lumière éblouissante environne Marie: un torrent de lumière où se jouent les choeurs angéliques, va de la terre aux cieux; les anges adorent Jésus qui vient de naître.Marie, en extase, rend ses hommages à Dieu devenu son fils; elle le prend, l'enve-lop|ie de langes et le presse sur son coeur.A son tour, Joseph approche, se prosterne et adore; puis prenant l'enfant dans ses bras, il rend grâces au ( 'ici, les yeux baignés de larmes.I,'Enfant divin est ensuite déposé dans la crèche.Quand Jésus fût né, trois chefs bergers réveillés par des impressions mystérieuses, aperçurent une lueur céleste planant au-dessus dc la grotte de la crèche.Ils furent d'abord remplis de crainte, mais bientôt un ange leur apparut et leur dit: "No craignez rien, car je viens vous annoncer une grande joie pour tout Israel.Aujourd'hui, il vous est né un Sauveur dans la l il''' de David: c'est le Seigncui Christ, et voici le signe auquel vous le reconnaîtrez: "Vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche".Tandis que l'ange annonçait ces choses.In nuée lumineuse augmenta d'intensité et les bergers entendirent des chants d'une harmonie ravissante: "Gloire à Dieu du plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté".Ailleurs, d'autres faits prodigieux se produisirent également.L'empereur Auguste vit dans le ciel une vierge sur un arc-en-ciel, et à ses côtés, un enfant qui semblait lui appartenir.L'oracle consulté lui répondit: "Cette vision annonce la naissance d'un enfant auquel tous les princes du monde seront soumis".L'empereur fit élever un autel sur la colline nu-dessus de laquelle avait eu lieu l'apparition et le dédia au Premier-Né de Dieu.Ixs rois mnges eurent une apparition semblable.Ils aperçurent au-dessus de la lune, qui était dans sa croissance, un brillant nrc-on-ciel, sur lequel une vierge était assise.A sa gauche était un cep de vigne; à sa droite une gerlie d'épis de froment, et devant elle un calice d'où ils virent s'élever un petit enfant au-dessus duquel brillait un disque lumineux semblable à un ostensoir.Convaincus que c'était l'annonce de In naissance du Messie et d'ailleurs, l'étoile prédite par Balaam leur étant apparue, ils réunirent leurs présents et si: mirent en route.A l'aurore, les trois chefs des bergers arrivèrent à la crèche.Ils frappèrent timidement à la porte do la grotte.Joseph*les necueillit avec bienveillance."Nous v«non;:.lui diront-ils, rendre nos hommages et nos adorations à l'Enfant de la promesse et lui offrir nos modestes présents." Et ils présentèrent à Joseph dc jeunes chevreaux qu'ils tenaient en laisse ainsi que des agneaux, des oiseaux et des colombes.Admis auprès de l'Enfant Divin, ils se prosternent, l'adorent et chantent le "(ïlorio in excelsis" ainsi que dos psaumes et dos hymnes.Comme ils allaient se retirer, la Très Sainte Vierge leur mit à tous l'Enfant dans les bras, ce qui leur causa une joie indicible.Ijps jours suivants, les trois bergers aidèrent saint Joseph il arranger plus commodément la grotte.Quelques jours après In naissance du Divin Enfant, Elisabeth vint rendre visite a Marie.Assises l'une il côté de l'autre elles s'entretinrent intimement et louèrent le Seigneur dos merveilles qu'il opérait.Puis ce fut sainte Anne, mère de la T.S.Vierge, qui arriva il la grotte avec des couvertures, du linge et des vivres.Avec quelle joie, quel amour elle pressa sur son coeur le |>etit Jésus qui lui souriait.Joseph, averti par Marie île la visite prochaine des rois mages, prépara tout pour les recevoir.Les trois mages, accompagnés d'une quinzaine de personnes dc distinction et d'une troupe de près de doux cents serviteurs arrivèrent bientôt.Ils étaient divisés en trois groupes distincts.En tête de chaque troupe, L'OISEAU BLE II 3 monté sur un chameau superbement harnaché, un mage, sceptre en main, dirigeait la marche en se guidant sur l'étoile mystérieuse.Venaient ensuite les domestiques chargés de bagage et montés sur des bêtes de somme.L'émoi fut grand quand cette étrange caravane pénétra dans Jérusalem.Hérodc, en hftte, convoqua une vingtaine de prêtres qui lui apprirent que le Roi des Juifs devait naître à Bethléem.En secret, il fit connaître la chose aux mages et leur fit promettre de revenir il Jérusalem quand ils auraient trouvé le nouveau-né.Les rois, au sortir de la ville, aperçurent l'étoile, et, sans encombre atteignirent Bethléem.Quand ils pénétrèrent dans la grotte, une lumière divine, très intense, l'éclairait.L'En-fant Jésus reposait dans la crèche, mais Marie le prit dans ses bras.Successivement, les Mages se prosternent devant l'Enfant-Dieu, l'adorent et lui offrent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.Quand les mages se retirent, leurs serviteurs accompagnés de jeunes enfants, pénètrent dans la grotte bénie, se mettent à genoux et adorent l'Enfant-Jésus avec une joie innocente et naïve.Les mages demeurèrent environ deux jours auprès de l'Enfant Divin; après l'avoir de nouveau adoré, ils lui offrent encore de magnifiques cadeaux puis, conduits par un ange, ils partent en toute hâté, pendant la nuit, dans la direction du midi, par le chemin qui longeait la mer morte et traversait le désert d'Engaddi.afin d'éviter de passer par Jérusalem.Il était temps, car les autorités de Bethléem avaient résolu de faire arrêter les rois le lendemain, de les emprisonner dans de profonds caveaux placés sous la syangogue, et de les accuser comme des perturbateurs du repos public.Us arrivèrent heureusement dans leur pays, louant Dieu des merveilles qu'il accomplissait et le.remerciant du fond du cœur.Trente-deux ans plus tard, deux des mages qui vivaient encore, reçurent la visite de Notre-Seigneur pendant sa vie publique, lorsqu'il se rendit jusqu'en Egypte, 'Tous deux moururent en saints quelques années après.Eue de Salvaii.A Marseille.—Il y a une rivière, dieu nous, tellement poissonneuse que les poissons se touchent! —Rien que cela! chez moi, il y en a une avec tant de poissons qu'ils n'y a plus de place pour l'eau! * • Popol est allé jmrtcr une lettre ft la poste et rapporte les 25 centimes qui devaient servir A l'affranchissement.—Et tu rapportes les cinq sous, lui dit sa mère.Tu n'as donc pas mis le timbre ?—Pas besoin, petite mère, j'ai profité que l'employé ne regardait pas |>our jeter la lettre dans la botte.Explorons notre pays NOS CAPITALES f ' 11a ri.OTT KTO WX.Charlottetown.capitale de l'île du Prince-Edouard, est agréablement construite sur un port qui donne sur la baie Hillborough.Son havre pouvant recevoir les plus grands océaniques, son commerce est considérable.La contrée qui l'environne est très productive et les chevaux du district sont recherchés.Elle exporte une grande quantité d'huîtres et de homard.Charlottetown a des fonderies et de nombreuses manufactures.Ses rues sont larges et bien éclairées.L'élevage du renard est l'une des principales industries des habitants.On compte sur toute l'île 37S fermes dont les animaux sont évalués à $3,000,000.00.C'est dans la capitale de l'île que réside le consul des États-Unis; il y a aussi un évêché catholique.Charlottetown fut fondée vers 1750 par les Français qui l'appelèrent Port la Joye.L'île passa sous la domination des Anglais après la chute de Louisbourg en 1758; l'amiral Boscawen en prit possession et détruisit les établissements des pauvres Acadiens qui s'y étaient, réfugiés en grand nombre lors de l'odieuse déportation ordonnée par le gouverneur d'Halifax, le fourbe Lawrence.En 17(iri, elle fut érigée en gouvernement distinct de la Nouvelle-Ecosse, et sa première Chambre d'Assemblée s'y réunit en 1773.Le nom d'Ile du Prince-Edouard fut substitué à celui de Saint-Jean en 1700, en l'honneur du duc de Kent.C'est à Charlottetown qu'eut lieu, en 1764, la première conférence en vue de la confédération canadienne, dans laquelle elle fut admise en 1873.La population de la capitale est de 12,400 âmes; celle de toute l'île est d'environ 00,000.Du lîivage.Fritz est grand buveur de bière.Il avale bock sur bock sans désemparer.Un témoin s'en étonne.—Que foulez-fous?répondit-il d'un air randide.Chc n'aime pas faire d'une "pierre" deux coup.Ceci se passait à Marseille: —Le preuve que je suis un grand peintre, c'est que, un jour, j'ai peint, sur le trottoir un écu que les gamins sont venus se disputer a coups de poing.—Et moi, j'ai peint but une borne un gigot de mouton si ressemblant qu'un chien a avalé la moitié de la pierre avant de s'apercevoir de son erreur. 4 L' O I S F.A U BLEU LE SERMENT DE JACQUES NOUVELLE (suite) VII Pendant que Jacquot se remettait un peu de 8a fatigue dans un sommeil réparateur, le temps, lui, continuait impitoyablement sa course.Or.lorsque le jeune voyageur se réveilla, les ombres du crépuscule envahissaient déjà l'épaisse forêt.Il se remit en marche sans tarder, voulant A tout prix gagner l'autre versant de la montagne avant que la nuit soit tout A fait venue.Dispos, Jacques marchait, allègrement.GrAcc a do fréquentes clairières, il pouvait même franchir en courant d'assez longues distances.Tout préoccupe de son idée fixe, il ne prenait pas garde a la longueur du chemin parcourue; il ne s'apercevait pas, non plus, (pie le terrain allait légèrement en pente et qu'il descendait toujours im|>orecptiblemenl.Aussi, que l'on juge de sa surprise lorsque, a un moment, donné, il constata que les arbres avaient disparu! Il n'en croyait passes yeux; à une dizaine de pieds en arrière, la montagne se dressait vers le ciel et lui fermait l'horizon; a gauche et a droite, sur le versant de la colline qui lui servait en ce moment de poste d'observation, paissaient île petits troupeaux disséminés ici et la; tout en bas, un hameau étalait ses maisonnettes blanches aux fenêtres éclairées.Devant un spectacle aussi inattendu, Jacques ¦'exclama, ébahi: "Des maisons! Fist-co possible! Ici, F'ido, viens voir ça!" Généralement, A cet appel familier le chien se précipitait sur lui et lui faisait mille joies, et Jacquot l'attendait de pied ferme et se raidissait pour qu'il ne le ietftt pas a terre.Cette fois, c'est bien inutilement qu'il se prépara a l'attaque: Fido ne vint pas.Vaguement inquiet, le petit garçon fit de ses deux mains un porte-voix et, pirouettant plusieurs fois sur ses talons, il l'appela dans la direction des quatre points cardinaux.Mais Fido ne se montra pas.Par contre, d'en bas de la colline, une voix aiguë — mais humaine colle-la — répondit, comme un écho: "Ho! Ho! Ho! Ho!" et, grace au clair de lune, Jacquot vit un petit bout d'homme qui grimpait le coteau avec toute la rapidité dont il était capable.A ini-côte, tout essoufflé ,ct sans s'arrêter, il ena à Jacquot: "C'est toi qu'as ap|>elé?— Oui, répondit Jacquot.C'est mon chien.il est perdu.Il a dû rester dans la montagne.Comment le retrouver; il fait si noir! —T'en fais pas.fit le nouveau venu pour l'encourager.Viens avec moi; je vas l'aider a le trouver, ton chien.Je suis du pays, moi, et je connais bien le bois.Toi, d'où tu viens?— De l'autre côté, se contenta de répondre Jacquot eu montrant la montagne.— Et comment tu t'apjielles?Moi, mon nom, c'est.Georges.— Moi, Jacques, et mon chien, Fido.— Bien, on va l'appeler, ton chien, et s'il répond pas, ça voudra bien dire qu'il est mort!" A tour de role, donc, les deux petits garçons lancèrent dans la nuit, de toute la force de leurs poumons, le nom de F'ido.Après chaque appel, ils prêtaient attentivement l'oreille.Hélas! seul l'écho, qui se réi>ercutait dans la montagne, répondait fi leur voix."Alors, tu penses qu'il est mort, mon chien ?demanda Jacques a son compagnon.—J'ai dit ça tout a l'heure, mais ]>cut-être bien que non aussi, répondit Georges qui ne voulait pas lui enlever tout espoir.Attends-moi ici: je cours prendre ma lanterne et nous chercherons encore." Kt le petit garçon dégringola le coteau, qu'il remontait peu de temps après sa lanterne A la main.A peine Georges et Jacques avaient-ils fait quelques pas dans la forêt qu'ils entendirent un long gémissement.Ils se portèrent en hâte vers l'endroit d'oil paraissait venir la plainte, et que virent-ils a la lueur rouge de la lanterne?Fido! Oui, ce pauvre Fido prisonnier dans un buisson d'où il essayait vainement de sortir.A cha- que mouvement, qu'il tentait pour se dégager de sa fâcheuse posit ion.les ronces lui entraient dans les chairs pie mouvement, qu i àcheuse position, les et le faisaient grandement souffrir.Les deux garçonnets, A l'aide de leurs couteaux de poche, se tracèrent rapidement un chemin jusqu'à la pauvre bête et la délivré* rent, non sans plusieurs égratigniires aux jamlies et aux mains.De larges taches noirâtres sur sa fourrure attestaient que le malheureux Fido était blessé; la perte de son sang l'avait même si affaibli qu'il n.- pouvait plus marcher.Alors, on improvisa un brancaid sommaire, fait de deux fortes branches d'arbres et du paletot «le .Jacques; on y coucha le blessé avec précaution, et Georges prenant le devant, on descendit la colline sans échanger une seule parole: Jacquot était si inquiet sur le sort de son cher Fido qu'il ne trouvait rien A dire, tandis (pie Georges, qui comprenait bien la peine de son nouvel ami, respectait son silence.Ce n'est que lorsqu'ils atteignirent la première maison du hameau que Georges, sans même s'arrêter, «lit ces simples mots: C'est cher nous, ici".Comme il était le premier il poussa la porte avec son genou et ils entrèrent.Lentement, ils déposèrent la civière sur le plancher, et Geo-ges, avant accroché sa lanterne a un clou, dit: "Maintenant, on va laver les plaies de F'ido; ensuite, on mettra de l'onguent dessus et il guérira vite, tu verras.— Mais, essaya de protester Jacquot, je peux pas.tes parents.un chien.—T'inquiète pas, interrompit Georges, je suis tout seul dans la maison.Mon père est mort il y a deux ans et maman est.partie la semaine dernière pour l'hôpital.Elle est très malade, maman.J'suis content que tu restes avec moi: ça sera moins triste.— Oh! si c'est comme ça, je veux bien, acquiesça Jacquot." Los deux petits garçons prenant alors nu sérieux leur role d'infirmiers, se mirent tout do suite a l'ieuvro.Très délicatement, ils lavèrent les blessures de Fido et y appliquèrent de l'onguent.Au contact de l'eau fraîche et du bienfaisant remède, le malade parut se ranimer et éprouver un grand soulagement ; il eut même la force de se soulever un peu et de boire quelques gorgées de lait cpio lui apporta Georges.Ils l'installèrent ensuite sur un vieux sofa, dans leur propre chambre, et, ayant fait ensemble leur prière, ensemble aussi les deux enfants se couchèrent dans le grand lit de Georges.Le lendemain matin, rien de plus pressé, pour Jacques et Georges, que d'aller voir eomuient se portait leur patient.A leur grande satisfaction, F'ido était [waucoiip mieux; la fièvre l'avait à jieu près laissé, mais il était encore si faible qu'il parut impossible A Jacquot de partir ce jour-lA.Bien plus, malgré sa crainte d'abuser de l'hospitalité de Georges, il dut rester trois jours chez lui, afin do permettre A Fido do se remettre complètement.Ce retard le contrariait bien un peu; d'un autre côté, il s'était si bien lié d'amitié avec Georges, si généreux et si Ism Camarade, qu'il appréhendait maintenant le moment où il lui faudrait le quitter.D'ailleurs, la sympathie do celui-ci pour son jeune hête était bien réciprour lui tenir compagnie! Fido?Mais il regrettait presque, a cette heure, de l'avoir amené.N'était-ce pas lui, après tout, qui l'avait perdu?qui avait donné l'éveil par ses aboiements inopportuns?Pauvre Jaequot! La douleur le rendait cruel! Il oubliait que c'est en voulant le défendre contre sou assaillant que le brave chien avait été terrassé.Mais, soudain, une scène lugubre se présenta a son esprit: il vit, étendu sur la terre, la pauvre bête qui agonisait, abandonnée.Alors, il se reprocha amèrement son injustice envers le si fidèle animal, et s'étant levé brusquement, il alla sonder la grille du corridor.Hélas! il était bien prisonnier! Abattu, il revint s'asseoir dans son coin.Dès son entrée dans la noire caverne, il avait compris, le malheureux enfant, qu'il était tombé entre les mains d'une bande de brigands.C'en était donc fini de sa liberté, de sa chère Rirctte! Tous les sacrifices faits jusqu'ici, toutes les fatigues endurées, aboutissaient donc fatalement A un si piètre résultat?Non! il n'en sera pas ainsi, se dit Jaequot; il sortirait coûte que coûte de ce lieu infernal.Comment?Il ne le savait pas au juste, mais il y parviendrait bien.Tout & coup, les muscles de sa ligure se détendirent, son regard s'adoucit et.malgré le tragique du moment, un sourire ellleura ses lèvres.Quelle idée lumineuse venait donc de surgir dans son cerveau ?Ikisséréné, il fit sa prière avec ferveur et s'étendit sur In mousse, la tête appuyée sur son sac de voyage, en guise d'oreiller.Marik-Ijouisk n'AoTKL'ii.(rl suivre) POUR .SAUVER NOS PETITS FRÈRES — Eh t|tioi, aurions nous des petits frères en péril ?— Hélas, il en est un grand nombre qu'un monstre affreux guette pour les dévorer.— Alors, il faut mettre nos petits frères en sûreté.— Voilà, certes, le bon moyen! Et c'est ce qu'a fait pour ses enfants que menaçait, dans leur famille, le monstre de la Tuberculose, l'Institut Bruchési, tlont on vous offre aujourd'hui le Timbre de Noël.Il y a sur les bords du lac des Deux-Montagnes, un camp et un bosquet où cent enfants, l'été dernier, ont vécu et chanté, oh! les beaux jours! Ils venaient, petites sœurs et petits frères maladifs, débiles, déjà marqués du sceau de la Tuberculose, demander au grand air au grand soleil, à l'eau vivifiante, la force qui reconstruit.Dans leur maison où la consomption avait élu domicile, ils n'avaient ni lumière du soleil, ni grand air pur.Ils ne connaissaient pas les bons repas, soit que leurs parents fussent trop pauvres, soit que leurs mères ne connussent pas les règles de l'hygiène.Un jour bien proche, après avoir combattu avec leurs seules énergies, appauvries contre le monstre cruel, ils seraient tombés broyés sous sa dent.Vous ne les avez pas vus, quand ils sont revenus, pour reprendre à vos côtés, leur place à l'école?Ils ont le teint basané, l'œil plus vif, la mine plus éveillée, le port plus gaillard.En classe, ils sont plus appliqués, ils écoutent mieux, apprennent mieux, savent mieux.Ils sont les champions de l'hygiène, ils savent ce qu'ils doivent et ne doivent pas manger: ils se brossent les dents chaque jour, ils ne portent rien de sale à leur bouche.L'an prochain!.Quel rêve!.La réalité?elle dépend des grands et des petits patriotes, elle dépend de ceux qui veulent rendre notre peuple meilleur.Elle dépend de vous, petits lecteurs de l'Oiseau Bleu.En ce moment l'Institut Bruchési offre au public un Timbre de Noël, achetez-en vous, aussi.Quand vous serez tentés de manger du bonbon, ce qui n'est pas toujours favorable à la santé, songez à nos petits frères en péril, échangez le bonbon pour un Timbre de Noël.Quand vous demanderez vos jouets du nouvel An, faites deux parts: la vôtre et celle de vos petits frères en péri].Echangez un jouet pour des Timbres de Noël.Vous recevrez des cadeaux en espèces sonnantes, comme îles petits enfants sages, vous en déposerez une partie à la Banque scolaire.Vous donnerez l'autre au Timbre de Noël pour vos petits frères en péril.Et sur les bords du grand lac, si vous venez l'an prochain visiter le Camp David de l'Institut Bruchési, vous verrez quels miracles de vie vous aurez accomplis avec votre argent et vos sacrifices.Gaston i.kvry. V 0 I S E A II BLEU 7 A travers l'histoire "Je mf.souviens!" 7 décembre 101,!).—Mnrtyrr tin bienheureux Chabanel.J.0 bienheureux Noel Chnbunel naquit dans le diocèse de Mande, France, le 2 février 1613.Il entra au Noviciat des Jésuites, a Toulouse, le 8 février 1630 et prononça ses vous en 1032, a l'Age de dix-neuf ans.Le 8 mai 16-13.il s'embarquait pour le Canada; le voyage dura quatre-vingt-seize jours; le navire qui le portait arriva a Québec le jour de l'Assomption de la Tria Sainte Vierge, le bon père aurait voulu se rendre immédiatement cher, les I lurons, mais les courses incessantes des Iroquois sur la rivière des Outaoïmis l'en empêchèrent.Sous la direction du père Jean de Hré-beuf, il étudia la langue huronne pendant un an.L'arrivée de militaires au Canada, en 164*1, permit à une petite flottille d'atteindre sans encombre le Fort Sainte-Marie, au pays des I lurons, le 7 septembre de la même année.Trois missionnaires jésuites faisaient partie du convoi: Jean de Brébeuf, Léonard Carreau et NoëI Chabanel.Le père Chabanel continua ses études sur la langue huronne, mais, il l'avoue lui-même, avec bien peu de succès; après deux ans d'an travail laborieux, a peine réussissait-il :\ se faire comprendre! en parlant îles choses les plus simples.De plus, il éprouvait une répugnance invincible A s'adapter aux usages et coutumes des Indiens.Les années 1045 et 1046, furent employées a évongéliser les Algonquins de la région de l'Outaouais.Se rendant compte de ses insuccès, il eut l'idée de demander & ses supérieurs de le rappeler en France; mais surmontant cette faiblesse, il fit vreu de se dépenser jusqu'à sa mort A I'evangelisation des pauvres Indiens.Au commencement de février 1649, sur l'ordre de son supérieur, il abandonna la mission Saint-Ignace pour se rendre chci les l'étuns.Le père Gabriel Lnlcmaiit, qui le remplaça, subit un martyre atroce A peine un mois après ce changement.Le père Chabanel fut inconsolable d'avoir perdu une si belle occasion de verser son sang pour l'amour île Jésus-Christ.Dieu exauça bientôt les désirs de son pieux serviteur.Le bon père reçut l'ordre d'aller résider A l'Ile Saint-Joseph; comme il se rendait A cet endroit, un huron npostat le tua, puis le dépouillant jeta son cadavre A la rivière.C'était le 7 décembre 1749.Le 21 juin 1925, le père Chabanel était déclaré bienheureux en même tcm|w que sept autres martyrs: Isaac Jogues.Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemuut.Antonio Daniel, Charles Garnicr, René Goupil et Jean de la Lande.12 décembre 1868.—Mort île Jacques Yigvr, premier maire lie Montrfai et premier président île la S.St-.Ican-Iiaptistc île Montreal.Jacques Viger naquit A Montréal, le 7 mai 1787; il eut pour parrain, Joseph Papinenu, le père du fameux tribun, En 1812, il était capitaine dans le corps des voltigeurs canadiens formé par l'illustré de Salabcrry.11 fut témoin de la méprise des deux détachements américains de l'armée de Dearborn, qui, traversant la rivière Lacollc, se prirent réciproquement pour l'ennemi et se fusillèrent vigoureusement ; les trouj>es canadiennes les laissèrent agir.Peu après, les Américains retraitaient.L'année suivante, M.Viger prit part nu combat de Sackctt's Harbour.Le "i juin 1833 avait lieu la première assemblée du conseil de la Cité de Montréal; M.Jacques Viger fut élu maire; deux élections successives le maintinrent dans les mêmes fonctions.C'est donc A lui que revient l'honneur d'avoir été le premier maire de la Métropole canadienne du Canada, qui comptait alors près île 28,000 habitants.En 1834, M.Jacques Viger eut aussi l'honneur de présider le banquet (l'inauguration de.In société Saint-Jean-Baptiste de Montréal dont il fut le premier président; en 1850, il reprenait encore une fois la présidence de notre société nationale et jkîu de temps avant sa mort, il fondait la Société Historique de Montréal.M.Viger fut le bénédictin du Canada; des savants d'Amérique et d'Euro|.n' le consultaient sur les faits les plus obscurs de notre histoire.I-cs notes recueillies par ce chercheur infatigable sont réunies en plusieurs volumes qu'il appelait sa ".Sabredache".On n aussi de lui un "Album" dont chaque feuillet est illustré par un souvenir, un paysage ou une ligure ehers nu pays.M.le commandeur Viger de l'Ordre de Snint-Grégoire-Ic-Grund, mourut A Notre-Dame de Grace, le 12 décembre 1858.17 décembre tf/.—-Saint ÏAizarc, évéque et martjp".Ijizare, de Béthanie, était frère de Marthe et do Marie; il appartenait A une famille distinguée chez les Juifs.Il fut l'ami dévoué du Sauveur qui le récompensa d'uue façon éclatante de ses services.Lazare étant toml>é mulude, mourut.Or, le Seigneur se trouvait alors éloigné de Béthanie.Mar! lie et Marie dépêchèrent un courrier au Maître pour lui dire: "Seigneur, celui que vous aimez est malade." Jésus répondit: "Cette maladie n'est pas pour la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu en soit glorifié." Deux jours après, le Sauveur se mit en marche et fil connaître clairement A ses disciples que Lazare était mort.En effet, quand Jésus arriva A Béthanie, il y avait déjA quatre jours que Ijizare était dans le tomlieau.En présence d'un grand nombre de témoins, Jésus dit d'une voix forte: "Lazare, Bort".Aussitôt le mort sortit, ayant les mains et les pieds liés de bandelettes et le visage enveloppé d'un linge; on le délia, puis après avoir remercié le Seigneur, il embrassa avec joie ses deux sœurs et les autres membres de sa famille.Après la résurrection du Sauveur, la haine des Juifs poursuivit Lizare.Avec ses sieurs et plusieurs autres disciples, ils le mirent sur un vaisseau sans gouvernail que la Providence fit aborder A Marseille en France dont il fut l'n|>ôtre et le premier évêque.Lazare mourut martyr; il fut déchiré de coups de fouets armés de pointes de fer, nuis lié A un potenu oit il fut percé d'une grJle de Hèches.Enfin, il fut décapité.Des Eram.es.l'n Gascon racontait les péripéties d'un duel qu'il avait eu avec un de ses compatriotes: —Si nous ne sommes pas morts tous les deux, dit-il, nous le devons A notre adresse.—Comment cela ?—Simple comme bonjour! Je le vise, il me viBe.Les deux eoups partent en mémo temps.Ma balle entre dons le canon du pistolet de mon adversaire, tandis que In sienne |>énètro iluns le canon du mien.* * * —C'est votre oncle, ce monsieur?Vous disiez qu'il avait eu les deux jambes emportées A Verdun ?—C'est In vérité.—Comment donc?—Seulement, il les a emportées lui-même et vite, je vous assure.* * * Mots d'enfants.Maman, dit le petit Jean, donne-moi un autre morceau de sucre pour mon café .j'ai laissé tomlier le mien.—Voici, mon chéri, mais où us-tu laissé tomber l'autre ?—Dans mon café. LAMBERT CLOSSE Récit d'E.-Z.Massicotte Illustrations d'O.-A.Léger lx sergcnt-majot•Lambert Clowe, originaire deMogucs (Ardenne».A la tète de vingt homme Clowe part un Jour, pour aecourlr now commande le feu .aon tour ei It Iroquol.•uccombeni.France), arrive » Montréal en 1647.Habile au maniement de» ar- de» colon» aMlégés dan» une redoute de la pointe Salnt-Charle».Le» On tire de nouveau et 16 rauvage» «ont atteint».Epouvante» d'une me», Il «'applique il enseigner aux aoldats a tirer rite et Juste.Iroquol» surprennent cette troupe et font quatre victime»."H' adresse, le» Indien» m retirent en déaCrdre.En 1681.I Hotel-Dieu lalor» au coin des rue» Saint-Paul et Saint- El>t™ «t l«7.Lambert Cloue laisse de terni» à autre l'epee 14 's ' " f Le 6 lévrier, en portant secours A des défricheurs.Closse est attaqué par des Sauvages.Ses platoleta ayant raté.Il succombe face a l'ennemi.Le droll fut général." M.Closse.dit l'abbé de Casson.a été reconnu de tous pour un homme tout de curur et généreuav comme un lion ".NOTE ! — On penl fa procurer la série de no.aelie eonte» kiltarlqaasi aal» e.alaur.k lal.on de 10.80 (franco) Ici cent feuille» as.orties, «a reliée en nu saaiul.laae albom.prli de i0 aona (franco).Km.ci à l'OISBAU HI.Et .2»*.ta.Haint Lsa ent.Maaiteal (Droit* réterri*, Canada, 1919) Ill L'OISEAU BLEU ourrier à la Tauvettt t; LE NOËL DE PETIT PAUL (conte vrai) Depuis un mois petit Paul (farde la chambre; une fièvre brûlante l*a terrassé au milieu de ses chères études (pie, tout en étant souffrant depuis quelques jours, l'enfant n'avait pas voulu interrompre.De sa chambrette où il était, sur l'avis du vieux docteur de la famille, condamné au repos, petit Paul suivait d'une oreille attentive, l'ordre des diverses leçons — il le pouvait sans trop de difficulté, son papa étant professeur, habitait la maison d'enseignement avec sa famille — et quand arrivait le tour de sa classe de réciter-, d'écrire la dictée, de faire les problèmes, le petit mala-lf,,pnveloppé dans sa longue robe de chambre, sont 'vait heureusement à dérober sous ses _0,'is, les livres de l'écolier, se glissait fête cell1'1 dans 'p corridor, et aux regards —- Keou.°s «''''Pignons, plus pâle que sa que quelque 1U('> l'au' prenait, au milieu accoutumé.Le grave profes-; la figure confiante de son Des notre réveil, N rcnVoyer à sa chambre, quelle température,, pcU| contre Ie médecin prié si fort pour avoir; pourtant, maman et à Dieu, nous étions e te de petit Paul qui resplendissant.Les >j vous me le permettez, ouverts, laissaient pénc„ mon courfli jc nc nle dans tout le dortoir.promets de ne pas quelle fut notre joie! ,8 heures de classe; Mais il fallait nous lu.me8 piaccs et nc terminée, la cloche nous Ouité."C'est ainsi de communion.c, lc'petit malade — \ a-t-il encore beaucouWnt aux leçons, aux Grèves?ipéror de |lonne — Un grand nombre de colllr; I'ftudo, pour tous les jours.Mais ce mat* Unc véritable communion à peu près géné.^laisscr tout h ont remarqué aussi que les Oplètcrhent incarnantes avec plus d'entrain^ C'est ce qui surtout le dernier, "Donn/ur qUR je (-oura-jour", ,(lictée, il s'affaissa — Après le déjeuner, enjttant bien fort de des visiteurs, que lisaient},, autorité, sévère aux yeux de petit Paul, les ordonnances du médecin, le porta sur la blanche couchette qu'il ne devait pas quitter durant deux longues semaines, semaines d'angoisses pour les parents, de prières aussi et de veilles incessantes pour eux et grande soeur Rerthe, car, de l'avis du docteur, Paul ne devait pas guérir; une vilaine méningite aurait raison de cette frêle existence que le surmenage écolier des derniers jours avait minée doublement.En effet, l'enfant ne semblait pas devoir se remettre, et maman et grande sœur se succédant, dans leur office de garde, aussi bien que papa, avaient dû, avec des larmes bien amères, faire leur douloureux sacrifice.Petit Paul, dont les yeux profonds devinaient la tristesse des chers aimés, avait pourtant l'intuition qu'il ne mourrait pas.M.le vicaire M., était venu plusieurs fois le voir, et plusieurs fois aussi il lui avait apporté la sainte communion.Paul aurait voulu, tous les jours, et plusieurs heures, voir son grand ami, l'entendre lui parler du bon Jésus, de son amour pour les enfants, do l'esprit de sacrifice qu'il demande, à ceux qu'il aime, mais M.le vicaire ne voulait pas fatiguer le petit malade, son cher élève du catéchisme et il chaque visite, il lui disait, pour le consoler d'être si bref: "Quand tu seras guéri, mon petit Paul, nous causerons plus longuement"."Monsieur l'abbé, reprit un jour, d'une voix à peine perceptible, l'enfant, je serai guéri à Noel; le bon Jésus me l'a dit, et 11 m'a promis, si je veux bien me priver de mes cadeaux de Noel pour les petits écoliers pauvres de ma classe, qu'il viendrait lui-même m'apporter le plus précieux cadeau oiijoure cordialement, de même que Cousine.• • * Feuille d'automne, Pierrette, Etoile de France, Américaine de seize ans, Abnjgalùm, Bébé de seize ans, Petite curieuse.Emeraudc, Myosotis [Sni>)tc-('unigo~ndGJ, Coeur en peine, Marguerite île mai, H.1., Boule de neige.Pinson d'un couvent, Rose de mai, J'aime l'hiver, Petite Yvonne, Une qui aime Jean, Brunette amoureuse aux yeux noirs.Sœur Jeanne a reçu vos manuscrits qui seront analysés A tour de rôle.Aurevoir A tous.• • • Idéalisme.Merci |wur votre gentille missive et les félicitations que vous écrivez A l'adresse de notre Kevue.Sieur Jeanne regrette de ne pouvoir se rendre A votre désir, ear ce ne serait plus une simple répons*' particulière, mais une indiscrétion publique que d'écrire ce que vous demandez dans VOisrnu Bleu.Qui sait, si avec de la patience et.du temps vous ne découvrirez pas vous-même l'énigme?Votre, écriture sera analysée dans deux mois par notre graphologue qui vous bou-ioure avec moi.• « • Cheveux bouclfs.Si vous voulez que Sœur Jeanne fasse votre analyse graphologique, il faudra lui envoyer le montant indiqua dans la note qui suit les graphologies.Au revoir, eousinette.• • * Rose trémière.L* graphologie était, faite sous l'autre pseudo lorsque votre lettre est parvenue a Sœur Jeanne.Vous avez d'ailleurs pu la lire dans VOiseau Bleu du mois dernier.Au revoir, cousine.• • • Germaine M, Maric-fjouisc A, Simonne C, L.P., Madeleine L, Pierrot, Petit diable rose, Yvonne R, Sirur Jeanne vous a depuis quelques semaines déjà, adressé vos graphologies: vous les uvez reçues, n'est-ce pas?Bonjour cordial :\ tous, cousins et cousines.• • • Jeannette.Non.ma petite cousine, vous ne devez pas attacher foi A ces prières "lioule-diwicige'', même, ce serait mal de les copier vous-même pour les envoyer A d'autres personnes, l'arlez-en à votre directeur de conscience; il vous dira ce que l'on doit faire de ces supposées prières.Au revoir, eousinette.Myosotis {mars IU2ti).Il y a plusieurs cousines portant ce pseudo; alors, la date qui suit indiquera celle a laquelle a été envoyée la graphologie.Donc Myosotis (mars 19'2t>l de même que les autres cousins et cousines dont les noms suivent pourront lin- dans une autre colonne de VOiseau Bleu d'aujourd'hui leur analyse graphologique: Princesse de.treize urintemm.Petite Amoureuse dr A.B., Parisienne rêveuse, Gisèle a-yeux noirs, Rita.Oriante, Fillette de seize uns.Ber nette.Vive maman] l'chi-Achcs.Petit cœur blessé se canadienne.Coeur affligé.Fleurette (12 ir Raymonde, Brunette de 17 printemps, Ji rêveuse.Anxieuse, Bel Oiseau, Stella.Cor A tous un affectueux bonjour.• * • A.L., Suzanne.Sœur Jeanne a manuscrits et vous avez dfl re jours, déjà, ce que vous désir' Jeannette exilée.Ecri' Soeurs Missionnaires de Chemin Sainte-Catherine, tous les renseignements < Jeannette.• Ruina de 1.1 ans.Il fut é|>ocmc vous avez envi faciliter les reehercle réponse précise.Bo< Méline, Sccpliqu ronce.Vos manu Jeanne qui en fera cousins et cousine?et de Cousine.\te |K"tit Paul n'a pain sec, mais lui bo1 ¦ lu jiirdin.l'ne abeil.s'écrie Paul.Elle ne sa-va peut-être me metti 12 L' oiseau ni.k i; ETcho DU UN JOUR DE GRANDE FÊTE Tu aurais bien du revenir aux Grèves, cette année, Roland.Si tu savais comme on s'est amusé.— (,'a ne dépend pas de moi, Gilles, si je n'y suis pas retourné.Mnman a essayé de nie faire mettre sur les listes, mais il était trop tard.Toutes les places étaient réservées.On avait déjà refusé plus de dix-huit cents demandes.— Au moins, tu aurais dit te montrer à la " ¦» du 15 août.I'll grand nombre d'anciens wenus aux Grèves il cette occasion, li.mais.Y a-t-il eu du nouveau A la 'e année ?'e bien: tu vbs voir que tu as man-chose d'intéressant.* * * nous avions hâte de savoir il faisait : nous avions du beau temps.Grâce xaucés.I,c soleil était •arreaux, à peine entr'-'trer les Mots de lumière Aussi tu comprends 'iter, car la toilette Plielait A la messe ii de communions ons communient in-IA, ce fut une raie.Les Pères ¦antiques étaient «pie d'habitude, ••z-nous un beau attendant l'arrivée les i>ctits colons ?— Tout en jasant et en chantant, ils aidaient les Pères A terminer les décorations, ou encore complétaient, eux-mêmes leur toilette.Ne convenait-il pas qu'ils fussent bien propres?L'un attendait son papa, l'autre sa maman, ses petits frères, ses petites sieurs.— Est-il vrai qu'il y eut un train spécial ?— Oui, Roland.Aussi, vers neuf heures du matin, nous sommes allés tous ensemble A l'arrivéb du train.Environ cinq cents personnes en descendirent, au milieu des acclamations et des chants joyeux.Après un échange de poignées de mains, tout le monde se mit en route dans la direction ilea Grèves.I,e joyeux défilé passa sous l'arc de triomphe que les Pères avaient construit avec dea petits bouleaux et des branches de sapins.D'au tree visiteurs arrivaient nombreux de tous cotés en voiture, en automohile, en camion, en autobus, en yacht, etc.Il parait que Monseigneur Deschamps est allé A la fête ?— Oui, Roland.Et je t'assure que les Pères, comme tous les petits colons, étaient fiers de le voir arriver, de l'accueillir et de l'escorter partout.A quelle heure eut lieu la messe en plein air?— A onze heures, ("était un ancien Père des Grèves qui célébrait.l'n autre lit le sermon.C'était beau.J'aime ça, moi.quand ils reviennent aux Grèves, les Pères, une fois qu'ils sont ordonnés prêtres.-Après dîner, êtes-vous allés au parc Champlain, comme d'habitude?— Avant de partir pour le parc, nous nous sommes réunis autour du kiosque de la colonie Saint-Joseph.Les petits colons ont chanté quelques chansons et récité quelques monologues.Ensuite le Père Savignac a présenté A Monseigneur Deschamps les hommages V O I S E A U BLEU 13 de lu colonie.Monseigneur répondit par des paroles très aimables.On voyait qu'il aime ça, les enfants.Les petits colons lui ont prouvé, eux aussi, leur affection, en applaudissant bien fort.Après un dernier discours par Monsieur l'abbé Desrosiers, fondateur îles Grèves, nous sommes partis pour le parc.— C'était une partie de balle au camp qu'il y avait au parc ?— Il y eut d'abord une partie de balle au camp, puis une partie de drapeau et des courses de toutes sortes.•— Alors vous n'avez pas eu le temps d'aller au bain ?— Ah! Oui, Roland, nous y sommes allés.Vois-tu, à quatre heures et demie, tout le parce qu'on "venait d'entendre au loin le sifflet de la locomotive du train spécial.— Les visiteurs ne purent donc pas assister au feu d'artifice?— Pas ceux qui étaient venus par le train, ("est.bien regrettable, car il fut superbe, ce feu d'artifice.11 me semble voir encore le ballon lumineux qui lentement s'élevait dans les airs, puis les fusées nombreuses qui se croisaient dans le firmament pour éclater ensemble et lancer de toutes parts leurs gerbes d'étoiles aux multiples couleurs.Après le chant de l'hymne national "O Canada", nous avons récité la prière du soir, dehors, l'uis.comme toujours, ce fut l'Ave Maris Stella et le "Bonsoir, mes amis, bonsoir".Chacun se dirigea vers son dortoir, et programme des jeux était exécuté.C'est alors que la cloche donna le signal du bain.C'était bien intéressant pour les visiteurs de voir près de quatre cents enfants s'amuser ensemble dans l'eau, courir, nager, plonger.—11 n'y a donc, pas eu de "pageant" cette année, à la fête des Grèves?— Il y en eut un, Roland, mais après souper seulement.On avait choisi comme sujet de représentation "le massacre de Lachine", à cause du 250èmc anniversaire de la fondation de cette ville.Comme les années précédentes, le Père Dubois était le directeur artistique.C'est dire que le tableau historique fut bien préparé et bien exécuté.Malheureusement on dut précipiter les dernières scènes et omettre même quelques détails importants, vite le grand silence, car nous étions en retard de plus d'une heure pour le coucher.— Après une journée si mouvementée, vous avez dû vous endormir promptement?— Non, Roland, .l'ai pris du temps à fermer les yeux, ce soir-là.Je repassais dans mon esprit les événements les plus frappants de la journée, puis j'entendais au dedans de moi-même une voix (pli me disait: Que c'est beau, les Grèves! Qu'il fait bon y vivre trois belles semaines! Pourquoi ce bonheur ne dure-t-il pas plus longtemps?Pourquoi ceux qui sont riches ne donnent-ils pas aux Pères un peu de leur argent afin de multiplier les colonies et d'assurer aux petits gars maladifs comme moi une place de choix "au paradis des p'tits colons"?Le cousin Jean.La valeur totale des productions forestières pour tout le Canada en 1924, était de $213,000,-000.La province de Québec occupe le premier rang avec une valeur de $(ï8,f>00,000: viennent ensuite la province d'Ontario; $84,-900,000; puis la Colombie Britannique, $42-, 700,000.* » * La province de Québec produit le miel le plus succulent et le plus doux du monde.70,000 emigrants sont entrés au Canada pendant les six premiers mois de l'année dont 27,000 de l'Angleterre et 10,000 des États-I ni.-.* * * On préparc les plans d'un pont pour relier Chicoutimi au village de Ste-Anne, par dessus le mystérieux Saauenay.Ce pont aurait 2,644'pieds de longueur et coûterait $1,000,000 - M » L'OISEAU BLEU GRAPHOLOGIE FUuretlt (12 mars 192ti).Nature impulsive, ardente et enthousiaste, manquant de volonté souvent et se laissant aller A l'entraînement de l'exemple.Mlle est douée de heaueoup de générosité, capable de dévouement, mai» trop laissée A elle-même, elle ne peut mettre A profit se» excellentes dispositions.Il faut à cette petite Ame.une direction forte et puissante, en même temps qu'il lui faut sentir qu'on l'aime et qu'on ne la réprimande que dans l'intérêt de son Itonhenr.Coeur afflict.Caractère qui tient de l'enfnnt et de l'adolescente Ame d'une extreme délicatesse, dévouée, enthousiaste iwur tout ce oui est noble et grand.Elle est réservée, discrète, amie des pauvres et îles souffrants.I,'ordre et un soin vigilant président A tout ce qu'elle fait.Elle est un peu susceptible, ne reçoit pas toujours de bonne grAce les avis et les réprimandes , mais elle a du jugement et la réflexion la fait se soumettre plus docilement aux ordres de ses supérieurs.Elle a des aptitudes pour l'enseignement et je ne semis pas étonnée qu'elle s'y consaerAt un jour.Joytuit Canadienne.Caractère indé|>endant, avant ses idées personnelles desquelles il est difficile de In faire se départir, ("est une Aine d'artiste, une admiratrice du Itcuti et du Itien, un cœur généreux et qui pardonne facilement A qui l'a blessée, quoique son amour-propre ne supporte pas la contrariété, Elle :i beaucoup d'ordre, île l'initiative et des talents généraux; les travaux d'art lui plaisent particulièrement.Il faudrait A ma sœurette un peu plus de volonté et elle pourrait alors mener A bien maintes œuvres utiles.Itrxmette eut être employé dans le sens du coût d'un objet.3.—Charité (chat-riz-thé) Ix> résultat du dernier concours prouve que nos charmants jx-tits lecteurs et lectrices ne sont pas restés inactifs, puisque nous avons reçu cent cinquante et une réponses, parmi lesquelles, quarante-sept n'étaient pas tout à fait exactes.Le tirage au sort des trois prix de une piastre a favorisé aujourd'hui: M.Médard Campeau, 0737, rue Saint-André.Montréal; Mlle Florianne Aubry, 133, rue Saintc-Genc-viéve, Trois-Rivières.Mlle Florence Tremblay, Couvent de la Congrégation N.-L>., Saint-Louis-dc-Kcnt, N.-H.Nous adressons nos cordiales félicitations non seulement aux heureux favorisés du sort mais encore il tous les laborieux concurrents qui ont si bien travaillé à résoudre des problèmes toujours quelque peu embarrassants.Nous attendons pour ce mois-ci un nombre aussi considérable de concurrents qui commenceront dès la réception de l'Oiseau Hleu à chercher la solution des problèmes suivant» : CONCOURS DK DÉCEMBRE 1926 1.—Citez trois contemporains de Jésus dont on célèbre les fêtes durant ce mois de décembre et à quelles dates?2.—A quelle occasion et par qui fut écrit le beau poème: "Ix1 Draoeau de Carillon"?3.—Charade.f Mon premier est, de la1 grammaire mot [invariable On dit des enfants légers qu'ils sont parfois Comme mon deux très variables.Pour bien observer mon tout, il faut aimer la y I croix?Observez bien, on envoyant vos réponses les conditions suivantes: a) Faire parvenir ses réponses, au plus tard, pour le 22 décembre à CONCOCKS MENSUEL, "L'OISEAU BLEU" 1182, rue Saint-Laurent, Montréal.b) Joindre ii chacune des lettres — s'il s'en trouve plusieurs sous le même pli — le coupon ci-dessous.c) Ecrire lisiblement son nom et son adresse, sans se servir de |>soudonymc. 115 V OISEAU BLEU Où Aller?Qui Consulter?Quoi Acheter ?Ce sont (rois questions que se posent journellement les acheteurs consciencieux et tout particulièrement ceux qui désirent acheter des lapis."LE ROYAUME DU TAPIS" est tout indiqué.Son ancienneté, sa connaissance approfondie dans celte spécialité, ses relations avec les grands manufacturiers d'Angleterre, ses importations directes de l'Orient.Linoleums, Rideaux, Draperies, Store» et Accessoire».FILIATRAULT, Importateur ¦ Spécialiste 1459-63, Boulevard Saint-Laurent, Montréal.- - - I.Aneaster 4970 Pr*« Nte-Cuthcrlnt* Le Coin du Curieux I-e.record de vitesse pour lu traversée de la Manche à la nage est détenu par un Français, Georges Michil, boulanger de son métier.Il a pris 11 heures et 5 minutes pour accomplir cet exploit le 10 septembre (1926).* » * 1-n premiere tentative de In traverser-de la Manche, à la nage, eut lieu en 1875.Le capitaine anglais Webb prit 21 heures et 45 minutes pour l'effectuer! Il y a certainement progrès.* • * D'après Sir Gilbert Parker, homme de lettres anglais, les trois plus grands politiciens canadiens seraient: Sir Wilfrid Laurier, Sir (jcorges-Etienne Cartier et Sir John Mac-donald.* • • La France, avec ses colonies, occupe «le troisième rang dans le inonde pour la BUper-ficie, et le quatrième pour la population (96,000,000 d'habitants.) * * * IjOs usines et les pouvoirs d'eau actuellement en construction i\ Arvida , région du Baguenay, sont évalués il $75,000,000.* * • On vient de mettre en service un aéroplane qui peut transporter trente passag'-rs, sur la ligne aérienne Paris-Londres.Cet aéroplane possède un restaurant.* * \ I* premier omnilnis fais.' it son apparition il y a un siècle, il Nantes, France.Aujourd'hui, Londres seule en compte plus de 38,000.* * • Aux États- L'nis, au cours de l'année 1925, 20,000 personnes furent tuées par les automobiles et 000,000 blessées.* * * La province de Québec a exporté près de 50,000,000 de livres de fromage évaluées il $10,250,000, en 1926.La ligne de chemin de fer Iiucnos-Ayrcs-Vulparaiso passe dans un tunnel en spirale sur un pont de rocher naturel et sur 118 ponts en acier.* * * L'Ile d'Anticosti, appelée par Jacques Cartier, île de l'Assomption, fut achetée en 1805 par M.Mcnier, le "roi du chocolat" Il vient de la revendre il la Wayngamack Pulp and Paper Conipanv, qui l'a pavée comptant par un chèque de 180,000,000 de francs.* * • Les pays de l'Empire Britannique produisent plus de lu moitié de l'or du momie.* * * En 1920 plus de 250.000 touristes ont visité les pares nationaux du Canada.* * • I«s journaux «lu monde entier dépensent 5.400.(MX) tonnes de papier, ce qui demande 7,700.000 cordes de bois.* * * Depuis 1866, la production totale d'or au Canada dépasse 580.000,000 de dollars.* • * Le Saint-Laurent peut développer n lui seul plus de 3,500,000 chevaux-vapeur.» * * Le lac Saint-Pierre mesure vingt milles de longueur et neuf milles de largeur.* * • Notre majestueux Saint-Laurent arrose les terres sur une longueur de 2,100 milles.* * * Il y n environ 50,000 Juifs dans la province île Québec.LUC.Concours Mensuel de L'OISEAU BLEU Décembre 1926.Imprimé au "D«Tolr".Monlrtal
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