L'oiseau bleu /, 1 janvier 1929, mars
"UBLltf PAH LA SOCItTf » AI NT J I AN ¦ APTI »Tf OI MONTREAL IWiln.lli.n.AdmlnlMratlnn et Publicité USX.ru.Snlnt-I.aorenl MONTH!'.\ t.I I >¦ ; > ti " n i I.Amn.Irr l.lfll Vol.IX — No 3 MONTREAL, MARS 1929 Lo numéro: 5c Des bateaux chargés de 200 Acadiens.Abonnement annuel: Canada et Ktats-Unis: 50 sous (Parable au pair a.Montréal) t'll.MIITIOXM -II i 1 SI I » ¦ ui éeolea.collège» et rouiroti 2 L'OISEAU BLEU | # LES ACADIENSCHEZ NOUS # || Paul, n'y a-t-il pas des Acadiens dan3 notre province, et où se sont-ils établis?—Certes, il y a des Acadiens dans notre province et ils sont nombreux.En 1758, Lévis portait leur nombre à 2,000, et aujourd'hui, ils sont bien 100,000.—Y a-t-il moyen de retracer leur histoire?—Oh! c'est un peu obscur, ma chère Jeanne, mais, je vais m'efforcer de te satisfaire.Dès 1756, on signale 200 Acadiens à Québec."En octobre 1758, écrit l'intendant Bigot, des bateaux chargés de 200 Acadiens arrivèrent à Québec; ils furent distribués dans les paroisses de l'île d'Orléans; il y en avait déjà 400 à Québec.On leur donna des rations." —Le scélérat! l'infâme! le voleur! il s'amuse, il joue, il vole.Il retourne millionnaire en France! mais la justice divine et la justice humaine ne le laisseront pas jouir longtemps du bien mal acquis.Emprisonné à la Bastille, il sera dépossédé de ses biens et puis chassé du pays comme un vil escroc! —Au mois de février 1758, il écrivait encore: "Il y en a environ quinze à seize cents à Québec; 800 sont morts de la petite vérole." Un certain nombre d'Acadiens n'allèrent pas si loin; ils se cachèrent dans les coins perdus de la Gaspésie, et donnèrent naissance aux groupes acadiens de Gaspé et Bonaventurc."En 1762, dit l'abbé Ferland, treize familles acadiennes, qui, traquées par les autorités anglaises, vivaient depuis deux ans, dans les bois avec les Sauvages, se décidèrent à se fixer sur les bords de la rivière Bonaventure.Les premiers colons et leurs descendants se livrèrent plus particulièrement à la culture de la terre; ils ne s'occupaient de la pêche que pour subvenir à leurs besoins.Le gouvernement tarda longtemps à leur donner des titres de possession; en 1792, ils ne les avaient pas encore; car ils se plaignirent à cette époque de ce qu'on accordait à d'autres les terres qu'ils avaient défrichées et améliorées." —Pauvres Acadiens! on les a donc persécutés dans toutes les provinces.—En 1765, on comptait 109 Acadiens dans la Gaspésie.D'après Mgr Arsenault, procureur de l'Archevêché de Québec, ils seraient aujourd'hui 40,000 dans les comtés de Gaspé et Bonaventure.—N'y en a-t-il pas ailleurs?—Très certainement.Après le traité de Paris, des Acadiens de la Nouvelle-Angleterre supplièrent le gouverneur de Québec de les recevoir au Canada.Leur requête ayant été favorablement accueillie, quatre-
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