L'oiseau bleu /, 1 janvier 1929, juin - juillet
JH- f 1 PAS LA aOCIITE SAINT JEAN BAPTISTS DC MONTI llrdarlion, AdmlnNlrnllon ri Publicité HSU, roe Snlnt-I.mirent MO % TU B \ I I • l.-i.l.-.t.I.AnrnMrr -I3nl Abonnement annuel: Canada et Etats-Unis: 50 nota (Parable au pair à Montréal) condition mpi-ui ai.e» am .».••••!! e« canremta VOL.IX — No 6.MONTREAL.JUIN-JUILLET 1929 Le numéro: 5 sous LA GASPESIE AU SOLEIL L'OISEAU BLEU I AU DIABLE VERT $ j Paul, il me semble que tu es plus friand que jamais de lecture?— En effet, depuis que le printemps est arrive, je regagne le temps perdu.Durant le carême, je m'étais imposé la lecture des vies de saints et des ouvrages traitant de l'histoire de l'Eglise.Maintenant, alléluia, je préparc mes vacances.— Que dis-tu?Tu prépares tes vacances en lisant?— Eh oui, d'autres adolescents de mon âge préparent les vacances en y pensant tout le temps et à contretemps.Moi, je lis des livres qui me permettront d'utiliser et de profiter des voyages que je ferai avec mes parents durant les deux mois.— C'est une excellente préparation.Tu dois suivre les conseils de tes professeurs en ce qui concerne les vacances.Tu as raison.Ces longs mois de repos ne doivent pas être des jours d'inaction.Il faut en profiter pour observer, l'observation devant compléter les études du collège.Pour cela, pas de plus sûr moyen que de lire des livres qui se rapportent aux régions que tu espères visiter.— Et comme j'espère visiter la Gaspésie, j'ai lu en ces derniers temps de beaux livres canadiens sur cette région de l'est.— Si tu aimes les vers, je te recommande Vision» Gaspéeiennes, de Blanche Lamontagne.—Je l'ai lu avec un extrême plaisir.Ces poésies sur ln vie rustique gaspésienne ont allumé en mon âme le désir de me renseigner davantage.Il faut bien nvouer que les poètes ne sont pas créés exclusivement pour instruire.J'ai lu une belle histoire régionale intitulée Iax Gaspésie au Soleil par Antoine Bernard, C.S.V.L'auteur esquisse toute l'histoire de sa patrie depuis les origines jusqu'à ces dernières années.Ce livre nous permet de goûter les beautés naturelles de la Gaspésie, car le milieu physique y est décrit en belle prose.— A côté de ces deux livres excellents je te recommande, Paul, la lecture d'un roman paru l'été dernier: Au diable vert.Il a pour auteur un jeune religieux canadien-français, le Père Armand Yon, oratorien, de Paris.C'est le seul Canadien français à faire partie de cet ordre fondé par saint Philippe de Néri.Ce religieux a fait ses études à Montréal, particulièrement au Mont Saint-Louis et au grand Séminaire.— Je vais le demander au bibliothécaire du collège.— Bien qu'un roman, ce livTe est riche de renseignements sur le terroir gaspesien.On ap- pelle terroir l'ensemble des traditions, des coutumes, des moeurs, des expressions, de la vie qui constitue l'ambiance morale d'une région.L'écrivain a inventé une petite intrigue dont le héros est un jeune en villégiature en Gaspésie.—7 Mais d'où vient le titre?— Tu connais, n'est-ce pas, l'expression: au diable vert- Eh bien! l'auteur a voulu marquer par ce titre l'impression de distance qui frappe l'esprit dès que l'on parle de la Gaspésie.Ensuite, c'est précisément une expression du terroir.Tout le livre est émaillé de ces belles expressions un peu vieillies, il est vrai, mais encore pleines de symbolisme.— Je vois par certains articles de revue relatifs à la Gaspésie que cette région se plaint d'un certain manque de communications qui l'empêche de se développer.— C'est vrai, S.G.Monseigneur Ross, dès son élévation à l'épiscopat, fut frappé par le besoin de communications plus nombreuses et surtout plus rapides avec le centre de la province.Le public a été saisi de ce besoin.Enfin, le gouvernement va faire droit à la demande de la Gaspésie.Le Chemin de fer National du Canada a acheté le chemin de fer local.Sous peu, le service sera fuit sur la même base et avec la même efficacité que dans les autres régions.De plus le gouvernement provincial vient de terminer la belle route de ceinture, véritable boulevard qui permet au touriste de faire le tour de la Gaspésie.Tu le vois, bientôt la Gaspésie ne nous paraîtra plus aussi lointaine.— J'ai hâte de la parcourir avec mes parents.Je pourrai vérifier les affirmations des auteurs, disant que cette région est une des plus belles et des plus pittoresques de notre province.Elie de SALVAIL A TRAVERS L'HISTOIRE Monseigneur Plexitis Pour donner une idée de la douce influence que Monseigneur Plessis devait exercer sur son clergé, je ne puis mieux faire que de citer une belle parole qu'on peut regarder comme l'expression des sentiments du pays tout entier." — Si j'avais offensé cet homme-là, disait, un jour, M.Painchaud, fondateur du collège Salntc-Anne-de-la-Pocatière, je consentirais à me traîner sur le» genoux depuis mon presbytère jusqu'à Québec pour lui demander pardon.L.-0.DAVID Biographies et portraits. L'OISEAU BLEU I Bel exemple de ladrerie Un jour le bon vieux curé Masse, de Saint-Joseph de Lévis, quêtait pour faire dire des messes afin d'obtenir de la pluie.Rendu chez un habitant du nom de Rousteau, qui était connu à dix lieues à la ronde pour sa ladrerie, il crut émoustiller la curiosité de son paroissien en lui disant que son voisin Pierrot-Benjamin avait donné un écu rien que pour sa part.La femme de Rousteau toujours aux écoutes et qui était à ce qui paraît, encore plus près de ses pièces que son mari, jugea l'occasion bonne."Donne rien Baptiste, dit-elle.S'il mouille chez les Pierrot-Benjamin, il mouillera bien icitte." Histoire de la seigneurie de Lauzon, IV, p.245.J.-E.ROY • • • Monseigneur Proveneher Comme la force de Monseigneur Proveneher était herculéenne, il portait souvent le double des charges ordinaires.Lorsqu'une grosse charge de pierres était placée dans un brancard, il disait à deux manoeuvres: "Prenez un bout à vous deux, je porterai bien l'autre à moi seul".Abbé G.DUGAS • • • 19 juin.— Sainte Julienne Falconicri, 1341 Sainte Julienne, de la noble famille de Fal-conieri, naquit à Florence en 1270.Son père avait élevé à ses frais la riche église de l'Annonciation.Elle se montra si pieuse que son oncle le Bienheureux Alexis Falconieri, dont elle suivait les leçons et les exemples, dit un jour à sa mère : "Ce n'est pns une enfant, mais un ange".Elle était d'une modestie admirable.Le seul mot de péché la faisait frémir d'horreur.Dès l'âge de quinze ans, Julienne, renonçant aux honneurs de la noblesse, se voua à la virginité, à la pauvreté, à l'obéissance.Elle fonda l'institut des Mantellates, tiers-ordre des Servîtes, dont le but est de soigner les malades.Son exemple entraîna des compagnes à qui elle donna des règles sages.Elle passa toute sa vie dans l'absolu service de Dieu, mais le plus beau triomphe de Julienne fut sa mort.Atteinte d'une grave maladie d'estomac, elle gémissait de ne pouvoir communier.EUe suppliait qu'au moins on lui montrât la sainte hostie et quand on eût accédé à ses désirs, elle demanda qu'on plaçât l'hostie sur le corporal sur sa poitrine.Mais à peine son voeu était-il exaucé, que la sainte hostie disparaissait et que Julienne, transportée d'amour, rendait sob âme à Dieu en s'écriant: "Mon doux Jésus".On vénère ses reliques à Florence.Des ERABLES LES BONS MOTS A l'épicerie Les oeufs que vous m'avez vendus n'étaient pas frais.— C'est impossible, je l'ai ai achetés de Julien.Je connais Julien, c'est un honnête paysan.— Il m'a pourtant juré que ses oeufs étaient frais pondus du matin.— Quand cela?— Il y a un mois.A l'école Le maître — Où a été signé le traité d* Versailles, Pierre?Pierre — Au bas de la page, Monsieur.L'enfant terrible — Dis, grand-père, as-tu été petit comme moi?— Certainement.— Tu devais avoir l'air comique avec ta grande barbe blanche.Grave accident — Tu ne m'as pas dit que Cohen avait été blessé au point de ne pouvoir plus parler?— Oui, il a eu les deux bras brisés.— Chaque fois que je te vois, tu me fais penser à Germain., — Mais, je ne ressemble pas du tout à Germain.— Je le sais, mais lui aussi me doit un dollar.- A la cour Le juge.— Coupable ou non-coupable?L'accusé — Vous avez deviné du premier coup. L'OISEAU BLEU MÈRE MARIE - ROSE Fondatrice de la communauté des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie A l'ouest de la rivière Richelieu, la belle paroisse de Saint-Antoine; & environ un mille du village, une ferme de cultivateur: c'est ici que naquit Mère Marie-Rose, fondatrice de la communauté des soeurs des Suints Noms de Jésus et de Marie.On ne trouve plus maintenant la maison qui abrita l'enfnnce de la fondatrice.On l'a démolie.C'était une grande construction en pierre des champs, entourée de peupliers, d'arbres fruitiers, de terrasses et d'un beau jardin.Le riche propriétaire de cette demeure, M.Olivier Duro-cher, possédait en outre de grandes étendues de terre qui rapportaient plus que suffisamment pour l'entretien de sa nombreuse famille.Bien partagé du côté de la fortune, M.Durocher l'était davantage sous le rapport des qualités du coeur et de l'intelligence qui créent l'homme de mérite.Fils unique du docteur Olivier Durocher, l'ancien député de Surrey (comté de Verchères), il avait eu l'avantage de terminer ses études classiques.Un grand chrétien qui n'avait renoncé au sacerdoce que pour satisfaire à des exigences de famille, tel fut le père de Mère Marie-Rose.La Providence lui avait donné une admirable épouse.Cette dernière, orpheline dès le bas âge, avait été élevée par sa tante, Madame Mauvide, seigneuresse de l'île d'Orléans.Elève des Soeurs Ur8ulines de Québec, elle avait acquis uno éducation supérieure à tous points de vue.Par dessus tout, elle se faisait remarquer par une sainteté de vie exemplaire.Mais jugeons l'arbre par ses fruits.De ce mariage naquirent dix enfants.Deux partirent de bonne heure pour le ciel; trois devinrent prêtres et deux, religieuses; les autres furent d'excellents citoyens.Eulalie, celle qui nous intéresse en ce moment, était la dernière de cette belle famille.Le foyer qui s'offrit à la future fondatrice des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie fut donc une véritable serre chaude où affluaient de toutes parts chaleur, lumière et vie.En effet, amour tendre d'abord, puis enseignements éclairés, conseils, bons exemples, tout ce qui vivifie l'âme et l'oriente vers le bien, vers la perfection, la Providence le prodigua avec largesse à cette enfant de prédilection.Tant de grâces ne tombèrent pas dans un terrain ingrat.On peut dire que la semence rendit cent pour un et que dans cette âme d'enfant se manifestèrent prématurément les plus bel- les qualités: piété, obéissance prompte et affectueuse, simplicité charmante qui ravissait tous les coeurs, pureté angélique.Au physique, grâce parfaite, physionomie agrénble, teint frais et rose où souriait la candeur dans un cadre do cheveux dorés; mais, hélas! santé débile qui constitua une grand partie des souffrances qu'elle endura toute sa vie.Sa pieuse mère, n'osant confier à d'autres le soin de cette tendre fleur, la petite Eulalie ne connut d'abord d'autre école que celle de la famille.Sa mère lui apprit le catéchisme, pendant que le grand-père, se plaisait à lui enseigner à lire et à écrire.Entre dix et douze ans, elle fut pensionnaire au couvent de la Congrégation de Notre-Dame, à Saint-Denis-Bur-Richelieu.C'est là qu'elle fit sa première communion.Plus tard, désirant se faire religieuse, elle tenta de poursuivre ses études chez ces mêmes Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, à Montréal, dans l'intention de devenir l'une d'elles.Dieu, qui avait des vues particulières sur cette âme de choix, la conduisit alors par une voie spéciale, propre à la détourner du chemin où elle désirait s'engager: de graves maladies la forcèrent, à différentes reprises, de retourner à Saint-Antoine.A dix-huit ans, elle eut la douleur de perdre sa mère.M.Durocher s Y-tant ensuite retiré chez son fils, M.le curé de Belocil, elle l'y accompagna et y vécut dix ans dans l'espoir constant de pouvoir un jour se consacrer à Dieu dans la vie religieuse.Dans cette paroisse, elle n'a laissé que des souvenirs de vertu.Tout en vaquant au soin du presbytère, elle trouvait le moyen de visiter les pauvres et les malades et de remplir les fonctions de sacristine Ses moments libres, elles les consacrait à l'adoration du Saint-Sacrement, passant même quelquefois la nuit entière à prier au pied de l'autel.D'une réserve parfaite, elle se faisait remarquer par la simplicité de ses habits et par une abstention absolue des réunions mondaines.Bref, un mot la fera connaître.Ce mot, les citoyens de Beloeil l'ont trouvé: ils l'appelaient "l'Ange visible de leur paroisse".Que se réservait donc pour lui-même, cet ange de paix et de sérénité.cet ange d'amour et de bonté?.Rien autre que l'honneur de ressembler â Notre-Seigneur.Particulièrement frappée de cette parole de l'Imitation: "pas de salut sans la croix", Mlle Durocher se plaignait de la vie trop douce qu'elle menait, de l'affection et de l'admiration que l'on L'OISEAU BLEU S avait pour elle.de son peu de ressemblance avec Notre-Scigncur qui a toujours été en butte à la contradiction.Elle se prenait à demander une belle et longue croix, qui la crucifiât tout entière, afin d'assurer son salut.Elle infligeait à son corps virginal jeûnes, sanglantes macérations dont le récit nous ferait frémir .Enfin l'heure allait sonner où la Providence devait la choisir pour la fondation d'une congrégation enseignante.Sa grande charité, son amour des souffrances, son zèle pour l'instruction de la jeunesse s'épanouirent davantage au sein de la vie religieuse où elle a donné l'exemple de hautes vertus.Les enfants, surtout les plus pauvres, l'affectionnaient comme leur mère.Elle mourut à peine âgée de trente-huit ans, le 6 octobre 1849.Elle avait fondé sa communauté & Longucuil en 1843.Sa vie exemplaire, sa belle mort, les nombreuses faveurs attribuées à son intercession ont attiré l'attention de l'Eglise qui a ouvert, à Montréal, un procès préparatoire à la cause de sa béatification.J.M.A Les Deux Ecoliers Dans un petit bourg agricole, Deux gars s'en allaient à l'école Leurs livres à la main, Quand, à quelques pas du chemin, Tout à coup ils virent, dans l'herbe, Une pêche superbe, Faite de pourpre et de velours.Jetant là des livres trop lourds, On court, on se dépêche.C'est à qui, le premier, ramassera la pêche.Mais dans l'empressement L'un tombe avant d'être assez proche.Et l'autre écrase dans sa poche Le fruit qu'il serre étourdimenU Que d'hommes de tout les âges, Ignorants comme érudits.Ne se montrent pas plus sages Que ces petits étourdis I Pamphile LE MAY Le centenaire de Notre-Dame Après Notre-Dame de Bon-Secours, Notre-Dame de Montréal est la plus ancienne église de la métropole du Canada.Commencée en 1823, cette église fut ouverte au culte le 7 juin 1829.Elle remplaçait l'ancienne église Notre-Dame, en partie construite sur la place d'Armes et devenue trop petite pour répondre aux exigences de la population catholique.M.Olivier Maurault, P.S.S., curé actuel de Notre-Dame, fidèle à la tradition sulpicicnne, voulut célébrer avec splendeur un événement d'une telle importance.N'est-ce pas toute l'histoire religieuse et héroïque de Montréal qui se concrétise dans le souvenir de Notre-Dame?Son Eminence le cardinal Rouleau, NN.SS.Gauthier et Deschnmps, un nombreux clergé, les représentants de la province et de la ville, assistèrent aux manifestations diverses qui se déroulèrent du 1G nu 20 mai sous les voûtes de ce temple renommé pour son style et ses décorations.Mais le samedi 18 mai, appelé journée des enfants, eut de ce fait un cachet bien particulier.Il débuta par une messe de communion et par l'exposition du Très Saint-Sacrement.M.Ernest Sa-vignac, P.S.S., directeur de la colonie des Grèves, fit une courte allocution.A 3 h., le R.P.Rodrigue Beaulieu S.S.S., affirma non sans raison que parmi "les solennités grandioses du centenaire de Notre-Dame, la manifestation des enfants était la plus émouvante, la plus belle de toutes, celle qui touchait le plus le Coeur sacré de Notre-Seigneur, car les enfants sont ceux qu'il a toujours le plus aimés".Il rappela la scène si émouvante où Jésus fit venir à lui les petite enfante pour leur prodiguer ses caresses et ses bénédictions.Le devoir de la reconnaissance s'impose, s'écria-t-il, à tous ceux qui ont reçu de Notre-Seigneur, dans cette église, des grâces innombrables.Il faut remercier le Christ Jésus pour le bienfait de la messe renouvelé chaque matin depuis cent ans et qui n'est autre que le sacrifice de la Croix.Il faut remercier le Christ Jésus pour sa présence réelle dans le tabernacle, où toujours chacun peut lui ouvrir son coeur et lui exposer sans crainte ses besoins.Il faut remercier le Christ Jésus pour la communion distribuée chaque jour à tous ceux qui daignent répondre à son appel et s'approcher de la Table sainte.La gratitude des enfants sera très agréable au divin Coeur et attirera sur eux, sur leurs parente, sur la paroisse et sur la ville tout entière de nouveaux bienfaits.Le sermon de M.l'abbé Philippe Perrier, curé de la paroisse du Saint-Enfant-Jésus, sur la supplication, termina dignement cette inoubliable journée.Pierre d'IBERVILLE < L'OISEAU BLEU (H ffl SCIENCES ET VOYAGES jfl ffl i— a t LES CATACOMBES Les chrétiens n'accordaient pas moins d'importance que les païens à la sépulture des leurs.Ils vnulnient au lieu de hâter par le feu la dissolution du corps, oeuvre du Créateur, l'associer à leurs espérances de résurrection et d'immortalité.Unis par les épreuves de la vie et souvent par les tourments d'un même supplice, les chrétiens voulaient rester unis encore dans le sommeil de la mort.Tandis que les sépultures des païens assez riches pour échapper à la fosse commune ne renferment guère que les membres de la société ou de ln famille du propriétaire ou tout au plus «es serviteurs et ses affranchis, les cimetières chrétiens réunirent tous les membres de la grande famille chrétienne, à quelque catégorie sociale qu'ils eussent appartenu.Les chrétiens comme les juifs et comme la plupart des peuples d'Orient prirent l'habitude de creuser des galeries souterraines dans les parois desquelles on pratiquait des niches horizontales capables de contenir chacune un corps humain.Le sol de la campagne romaine composé en maint endroit d'une sorte de tuf granulaire, assez solide, quoique facile à entamer avec la pioche se prêtait d'ailleurs à ce mode de sépulture.Ce fut l'origine des catacombes.Il est probable que le cimetière chrétien se formait d'abord en des terrains situés près de la voie publique et appartenant à des chrétiens ri- AVIS Les maisons d'éducation, écoles, collèges et couvents qui ont contribué à répandre l'Oiseau bleu nu cours de l'année scolaire participent à la distribution des prix promis qui se fera en juin.1.Toute maison d'éducation, dépositaire de l'Oiseau bleu a droit à un volume canadien pour chaque quantité de 150 exemplaires de la revue vendus à ses élèves depuis le mois de novembre 1928 jusqu'au mois de mai 1929 inclusivement.2.En plus des volumes de prix, chacune de ces maisons d'éducation a droit: ou bien, à une médaille en argent pour chaque quantité de 750 exemplaires de la revue; ou bien, une médaille en or pour chaque quantité de 1,500 exemplaires vendus durant les mêmes mois.rhes qui consentaient à donner asile dans leur sépulture de famille à leurs frères en Jésus-Christ.Le cimetière de Domitille sur la voie Ar-déatine, celui de saint Prétextât, la crypte de Lucina dans le cimetière de saint Calixte, sur la voie Appienne, rappellent des noms de quelques-uns de ces propriétaires généreux qui étaient devant laloi romaine les possesseurs légitimes du sol.De là vient que les galeries se resserrent en général, dans un espace restreint dont chacun représente une figure géométrique correspondant sans doute aux contours de leurs propriétés à fleur de terre.Lorsque les galeries ingénieusement multipliées ne suffisaient plus, on s'enfonçait d'un étage pour recommencer le même travail.On compte des catacombes qui ont cinq étages superposés dans une même crypte ; quelques-unes ont même vingt-cinq mètres (82 pieds) de profondeur.Lorsque ces petits hypogées étaient assez rapprochés et les galeries assez profondes, on les réunissait par des ramifications de galeries en de vastes cimetières.Le plus célèbre aujourd'hui est peut-être celui de saint Calixte.On peut se rendre compte de ce qu'étaient les catacombes romaines.Le long de galeries étroites qui se développent à l'infini, des niches superposées sont destinées à contenir des corps.La plupart de ces niches ne peuvent contenir qu'un corps, mais on en creusait aussi de plus profondes pouvant recevoir jusqu'à quatre ca- 3.L'administration de l'Oiseau bleu a tenu une comptabilité exacte de la vente de la revue dans chacune de ces maisons d'éducation et elle leur fera parvenir avant le 18 juin 1929 les prix auxquels elles ont droit, pourvu que toute somme due à l'OISEAU BLEU ait été acquittée par les dépositaires avant le 10 Juin.L'administrateur de l'Oiseau bleu offre aux dépositaires de la revue qui ont encouragé une oeuvre patriotique tout à fait désintéressée ses plus sincères remerciements.Il compte sur une propagande plus active l'an prochain et une diffusion encore plus grande de cette revue illustrée pour la jeunesse.L'ADMINISTRATION DE "L'OISEAU BLEU" iininniniiinnimiiiiiiiinnituiiiiiiiMHi IMPORTANT PRIX DE 1/ "OISEAU BLEU" aux Ecoles, Collèges et Couvents L'OISEAU BLEU 7 davres.La tombe était fermée par une plaque do marbre, ou par des briques scellées par une inscription.De loin en loin, des chambres rondes donnent asile à des défunts plus célèbres.Les arcosolin qui abritaient les corps des martyrs servaient parfois d'autel pour offrir le sacrifice de la messe.Plus tard, on construisit des chambres où se réunissaient les fidèles pour prier.Ces chambres étaient parfois richement décorées.Les tombes célèbres sont aujourd'hui vides.Il a fallu transporter les corps dans les églises de Rome pour éviter les profanations ou le vol des reliques à l'époque des Barbares.Mais pendant longtemps ces chambres ont été des lieux de pèlerinage.La tradition des pèlerinages renaît de nos jours.Le 22 novembre on célèbre la messe au tombeau primitif de sainte Cécile et le cimetière de saint Calixte est ouvert et éclairé à l'intention des pieux visiteurs.DU RIVAGE Une "Violette de France" (Suite) LA "PETITE ECOLE" — Que s:gnifie ce rassemblement, la-bas, sur la terrasse de la maison Rivier?— Vous ne savez pas?Votre petit Maurice ne va donc pas à la "petite école?" — A la "petite école"!.Quelle petite école?Je ne comprends pas.Madame Rivier a-t-elle le temps de faire la classe?— Oh! non.C'est sa petite Marie qui, pour jouer à l'école, réunit ainsi les enfants du voisinage.— Quel âge a cette institutrice?— Neuf ou dix ans.Mais il y a longtemps que la "petite école" existe, Marinette — c'est le nom d'Anne-Mnrie — n'avait pas ses cinq ans que déjà elle jouait à l'école.La pauvre petite était infirme, ne pouvant faire usage de ses jambes.Madame Rivier conduisait chaque matin sa fi'le à l'église et l'y laissait seule prier pendant plusieurs heures.Au retour, elle l'installait sur une petite chaise soit dans le verger, soit sur la terrasse de sa maison, et, tout en la surveillant de loin, vaquait à ses occupations.Anne-Marie était très gaie naturellement: elle se montrait si joyeuse, si a'mable que les enfanta — d'instinct étaient attirés vers elle.Bien qu'elle ne bougeait pas de sa chaise d'infirme, c'était elle pourtant qui dirigeait les jeux et les ébats de ses compagnons et de ses compagnes: sa parole a force de loi.— A un signal donné tout ce petit monde se groupait autour de la maîtresse de cinq ans, et celle-ci leur apprenait les prières que sa mère lui avait apprises; leur racontait les histoires que sa mère lui avait racontées sur la vie de Notre-Seigneur et des Saints; ou, encore répétait les leçons d'Histoire Sainte que sa mère lui avait données.A 9 ans, Anne-Marie fut guérie par la Madone de Pitié.Depuis, elle fait encore mieux le catéchisme et enseigne si bien les prières que nous en sommes émerveillées.Maintenant qu'elle peut marcher, elle organise des pèlerinages au Grand Calvaire, et des processions semblables à celles des "Pénitents blancs".— Madame Rivier est bien bonne de consentir à ces réunions bruyantes, et de s'exposer aux dégâts que doivent causer à son verger tous ces gamins et ces gamines! — Madame Rivier ne s'est jamais plainte d'aucun dégât; d'ailleurs Anne-Marie ne le permettrait point.—Et tous ces enfants obéissent?— Avec une exactitude incroyable.Cette Marinette a le don de se faire aimer, craindre et obéir.Tous la nomment la "Petite Mère".— Et les enfants apprennent toutes sortes de belles choses, me dites-vous?— Oui, chère Dame Bèque, c'est vraiment surprenant! Voici l'une des plus assidues & la "petite école"; voulez-vous que nous la fassions causer?— Jeannette, où cours-tu ainsi tout essoufflée?— A la "petite école".— Qu'y a-t-il de si pressé pour courir ainsi?—Qu'y a-t-il?qu'y a-t-il?C'est que je suis en retard, et la "Petite Mère" aura terminé la leçon quand j'arriverai.— Il n'y a pas de mal à cela! .— Vous croyez?.On voit bien que vous n'allez pas à la "petite école"! Vous auriez crainte de peiner la bonne Anne-Marie.Puis, si la leçon est bien sue, après-midi, nous ferons une belle procession.et.moi je dois représenter sainte Véronique portant le voile qui a essuyé le visage de Jésus, en allant au Calvaire.Mon frère Jean, qui est le plus grand, fait le soldat qui a percé le côté de Notre-Seigneur, avec sa lance.Mais pardonnez-moi, dit Jeannette, tout anxieuse.Je suis déjà bien assez en retard! .et elle s'enfuit à toutes jambes.Le lendemain, le petit Maurice Bèque allait à l'école de la "Petite Mère".Présentation de Marie Saint-Hyacinthe LA DÉCOUVERTE DU NOUVEAU MONDE II.— LES EXPLORATEURS Récit de M.Victor Morin Illustration de O.-A.Léger L'existence d'un nouveau monde riant connue, il restait à en pour suivre l'exploration à l'intérieur dea trrrn.Cortei.à la têt* d'une armée de conquistadores espagnols, a'avance jusqu'au coeur du Metique.de IS 19 à 1521.Il y trouve lea Ar.leca et lea deacendanta dea Tollecs.deux peuples d'une civilisation Ire» avancée, mata il commet enver* eux dea actea d'une cruautés inouïe.I '« roia il Espagne et de Portugal ayant prétendu »e partager lea tenet nouvellement découvertes, François 1er, roi de France, réclame également aa part du trstainent d'Adam.Il commiaaionne le Florentin Veisiiano.qui explore en son nom la côte d'Amériqur députa Terre-Neuve jusqu'à la Floride, en IS25, rl lui donne le nom latin de "Nova Gallia" qui signifie : "Nouvelle-France".La aoif de l'or et dea conquétea amène Pizarre au Pérou, en 1532, rt Almagro au Chili, en 1535.Ha mettent tout à fru et à aang, et s'rntre-lurnt même comme des bandits.Le* mis de ce pays, connus aoua lr nom d"'lncas", gouvernaient sagement depuis plusieurs sircles ; I* splrndrur de leura coura était célèbre et il* avalent amassé des tréaora qui excitaient la cupidité des Etpagnolt.Continuant lea exploration» françaises, le pilote malouin Jacquea Cartier dépasse lu* de Terre-Neuve m 15J4.Il abord* > Qaap dont U prend possession au nom du roi de Franc-, et rem-«ta un beau Meuve auquel il donne le nom de "Saint-Laurent**, jusqu'à la bourgade indienne d'Hochelaga.Contrairement aux Espagnols, d •* lie d'amitié avec le» habitant» du paya.En 1541 l'Eapagnol Orrllana, parti du Pérou, traverse le» monta, g Ms de la Cordillère et descend le fleuve des Atni/nnri qui arrose le ffrtt.il jusqu'à l'Atlantique.L'année auivante.son compatriote De Solo, parti de Floride, traverse non loin de ('Arkansas, un grand 6euve qu'il nomme "Esptntu Santo" et que les Français descendront au siècle aui* vant, en venant par le nord.C'rst le Mississipi.Pour tirer parti de leurs découvertes, lea Europerns songent à faire au Nouveau Monde dea établissements permanents.Les plus rapprocha* d' .«tua sont : San" Augustino.en f-tonde, fondé par les Ecpagnola en 1565 ; Port-Royal (aujourd'hui Annapolis), en Acadia, fondé par lea 1 tançais en 1*04 ; Jameatown.en Virginia, fondé par Ua Anglaia en 1607 ; Québec, au Canada, fonde-»ar laa Français en I i et New-Ama-terdam t aujourd'hui New-York), lonsié par lea Hollandais en 1(24.Samuel de Chaniplam, fondateur de Québec, accompagne les sauvages Huions dans une excursion contre les Iroquois, sur les borda dun lac auquel il donne son nom en 1609 ; il explore ensuite le lac Ontario et ravage 1rs établissement» de» Cinq-Nation» iroquoiae» dan» la partie nord de l'état actuel de New-York, et »e rend finalement par la rivière de» Ottawa» jusqu'au lac Huron, en IS15.L'Anglais Hudson, naviguant au service de» Hollandaî», donne son nom au fleuve qu'il remonte de New-York à Albany, en 1609 ; l'année auivante il »e rend dan» le» régions arctiqur» et explore l'immrnsc baie d'Hudson qui est depuis troi» »iêcles le centre du commerce de» fourrure» dan» l'Amérique du Nord.Le millionnaire Albanel se rend de Québec à cette bair, par voie dr terre, en 1672.Lea explorateura Louis Jolliet et le Père Marquette atteignent U Mississipi ru 1673 et le descendent jusqu'à l'Arkanaa», où De Solo l'avait remonté cent trente an» auparavant.Cavelier de la Salle en continua la descente jusqu'à son embouchure, dana l« golfe du M- nqui .en 1682.De La Vérendrye et aea fils explorent le paya, de la rivière Rouge aux montagnea Rocheuaes.de 1731 à 1743.Hearne atteint l'océan glacial en |772.Mackenzie continue l'exploration de l'Ouest et dea région» arctique» en 1789 ; il a'avance des montagne» Rocheuses jusqu'à l'océan Pacifique, qu'il atteint le 22 juillet 1793.Les deux pôles du monde étaient depuis de» siècles l'objet d'explorations infructueuse» qui avaient causé de nombreuses pertra de vie lorsque, U 6 août 1909.Robert Peary planta le drapeau américain dana Ira glacea du pôle nord.Le pôle aud fut atteint par le Norvégien Amundacn la 17 décembre 1911, et par l'Anglais Scott le 18 janvier 1912.MITK—On rontrnnnl I prut ¦ i »»>rlr r pniciirrr «lr not Kl i «•unira hlat.ir r», au prix «le IJUH irr trnnro.rntltrttra A) i:«-rl ira à IMIsimi lie» I'OIHE A I ni i:i s» frit h »i».i IH2.rue In ••rni frill *-iilnt-l.nurrni.M mil rrnl Que nous reste-t-U à découvrir ?— La terre e»t pratiquement toute explorée, mais qui aait ai l'on n'arrivera paa un jour à prendre pied sur la lune .sut les planètes .aur les étoilrs ! — C'est par la connaissance approfondie de l'histoire, de la géographie, de la cosmographie, de l'astronomie, de la mécanique, de l'aéronautique, que le» enfant» studieux d'aujourd'hui, hummes de demain, pourront y aspirer, lira rl**t*rll< - '¦¦1 i.i.< .-n un i i m • 1» L'OISEAU BLEU du mer à la Tauvettë > ••:-*****-:-*-x-:»:-*«^^ VIVENT LES VACANCES! A ii.-i-.i- bambines de sept, neuf et douze ans, Jeannine, Mimi et Geneviève causaient joyeusement à l'instar de trois charmantes petites pies.—"Moi, cette année, dit Mimie, je vais dans le nord; maman trouve bon que nous prenions nos ébats dans les vertes sapinières canadiennes.Oh! la belle perspective! —Et toi, Jeannine, où espères-tu faire villégiature cette année?—Oh! .à la mer.Maman a loué un chalet confortable d'où, non loin, se déroule une blonde plage .C'est chic et surtout attrayant! J'ai hâte de jouer dans l'eau et de faire connaissance avec messieurs les petits poissons .Mais Geneviève ne souffla mot.Elle se sentait si pauvre auprès de ses deux petites amies .Oh! comme le coeur lui faisait mal devnnt la joie exhubérante de celles dont les vacances offraient si belles promesses.Chacune égrenait avec ardeur ses désirs, ses rêves, ses projets, ses escapades, ses randonnées, ses meilleures joies de l'été.Que de plans échafaudés! Que d'illusions bercées! Que d'amusements projetés! Heureuse jeunesse, que les vacances estivales vous sont donc prometteuses! Puissiez-vous dans vos joies et gâteries songer un tnn-tinet ntix enfants des villes dont le sort est plus prosaïque et plus terre à terre.Si vous connaissiez, petits amis, l'asphalte brûlant et poussiéreux des trottoirs et des rue?, l'air pesant des métropoles enfumées et surchauffées .Les petits pauvres, moins favorisés que vous, n'ont pour s'nmuser que les parcs publics, les galeries étroites et les cours humides et malsaines.Et que dire de leur façon de vivre?Logés sans confort, la part de leur piètre bien-être est partagée entre petits frères et jeunes soeurs; leur nourriture maigrement distribuée est in- suffisante au renouvellement des forces dépensées.A d'autres les vastes horizons, à d'autres les brises saines et vivifiantes des Laurentides, à d'autres les effluves salins de l'air marin.A d'autres, les forêts embaumées, les pelouses moelleuses, les excursions délassantes, les heures de farniente sous la caresse du soleil.Pauvre petits! Leurs vacances, a eux, ne les fortifieront point.A l'ouverture des classes, ils seront aussi anémiés qu'avant.La faiblesse sera leur lot et nul n'aura songé à ces enfants, l'avenir de la race, les hommes de demain dont la santé débile ne demande que l'air pur, la nourriture substantielle et abondante, les délassements nécessaires au développement physique.Et le moral, quels soins n'aurait-il pas requis?Un esprit sain dans un corps sain.Là, où In sunté est florissante, où la vigueur règne, là se développent normalement une intelligence active, une imagination saine et créatrice, une volonté solide et une humeur enjouée, d'un commerce aimable.Petits amis, lorsque vous serez là-bas, jouissant des amusements champêtres, des plages dorées, des ébats dans les vallées et des useen-Bions dans nos montagnes canadiennes.pensez à ceux dont la vie est moins heureuse, moins gaie, moins fortifiante, moins rose.Aidez les oeuvres de colonies de vacances, afin qu'il y ait plus d'air pur pour nos indigents et plus de soleil dans leur coeur.FAUVETTE P.-S.— Bonnes vacances à tous mes oisillons et n'oubliez pas que Fauvette vous garde son meilleur souvenir.Elle sera heureuse de recevoir de vos nouvelles.Que l'Oiseau bleu vous accompagne partout et vous apporte du soleil et de la joie, aux longues journées pluvieuses! Amical au revoir.FAUVETTE L'OISEAU BLEU 11 CORRESPONDANCE Humble Fleur.— Fauvette vous souhaite une santé meilleure et du bonheur pour tous les jours de votre vie.Affectueuse caresse.Gai l'ïnnon.— Fauvette vous souhaite une villégiature fortifiante et agréable pour vous et pour les chers vôtres.Au revoir affectueux.Abeille de Marie.— La santé se fait-elle meilleure?Je prie bien pour vous, allez! Puisse le Maftrc vous choyer comme II l'entendra.Voeux de rétablissements.Mont-Royal.— Aime-t-on son nouveau nid?Est-il entouré de verdure et de fleurs?Quelle belle solitude pour une amante de la nature .et pour l'amie dont les (coûts sont érémitiques.Bien du bonheur dans votre ermitage ensoleillé et n'oubliez pas Fauvette qui espère bientôt vous lire longuement.Jeannine.— Les vacances vont bientôt vous apporter un doux farniente.?Puisse votre villégiature être gaie de soleil et de bonheur! Quel que soit le lieu où vous transporterez vos pénates et dieux lares, n'oubliez pas que Fauvette vous conserve sa meilleure part d'amitié.Diablotin Québécois.— Fi! la vilaine correspondante! Fauvette vous en veut de vous faire ainsi silencieuse.Vite, à l'oeuvre; venez causer longuement avec l'amie qui ne vous oublie pas.Myriam.— A quand la réunion du trio-ami?Fauvette a bien hâte d'avoir de vos nouvelles.En attendant le plaisir d'une longue causerie, je vous bonjoure bien amicalement.Clorinde D.— Que Fauvette est paresseuse et négligente! Allons, lui gardez-vous rancune?Je vous écrirai prochainement et très .longuement.Bonnes vacances à toutes et amical souvenir.Guy.— Bien oui, j'ai reçu vos deux bonnes missives .seulement Fauvette est très occupée, mais en dépit de son travail, elle pense RADIOS souvent à tous ses oisillons .et aussi à Guy.Amical au revoir.Annette M.— Ne m'en voulez pas de n'avoir point répondu à votre chère missive .Fauvette est occupée .voire même un peu trop.Ne vous dépitez pns .vous recevrez bientôt un mot de la "grande amie" qui vous envoie un affectueux au revoir.Hirette.— A-t-on subi de bons examens?Le succès a sans doute couronné vos efforts constants de cette année scolaire.Puissent les vacances vous reposer et vous apporter de nouvelles forces afin de pouvoir reprendre avec courage une nouvelle année d'études, en septembre prochain.Cordial à bientôt.Soeur Jeanne me prie de vous dire que les esquisses graphologiques suivantes ont été expédiées par courrier postal.— Simon Dupon; Claire Durocher (6), Annette Pelletier; Mabel Orchard; Alice Lortie; Dolores Lussier; Cecilia Biais; Fleur de Neige; Germaine DesRosiers; Gisèle Landrcville; Georgette Saint-IAurcnt; Juliette Grenier; Yvette Geoffria|n; Madeleine Lâpierre; Armand Bouchard; Pâquerette; Rose des Bois; Simone; Marie-Anne; Joséphine; Coeur brisé; Fileuse d'idéal; Liseron; Coeur endolori, Mystique; Gertrude Saint-Laurent ; Rita Gervais, Léontine Thibault; Margot; Monique; Bergeronnette; Pierre Lépinc; Raphacl-la Olivier.C.F.LA GRAPHOLOGIE Telle écriture, tel caractère! C'est ce qua vous dira Soeur Jeanne, notre graphologue, pourvu que vous envoyiez, chers amis, dix lignes de votre écriture sur papier non rayé et de votre composition accompagnées de la modique somme de vingt-cinq sous.Adressez: SOEUR JEANNE L'OISEAU BLEU 1182, rue Saint-Laurent Montréal GRAMOPHONES BATTERIES PAYETTE & COMPAGNIE LIMITEE Maison exclusivement canadienne-française dont les prix sont les plus bas au Canada 274, rue Sainte-Catherine Ouest Montréal u L'OISEAU BLEU AU PAYS DES BELLES HISTOIRES Résumé.— Louison et Cloclo ont une maman en faveur d'une éducation sportive et un papa fut ne prise que les joies de l'esprit.Le premier de l'an, aux dix ans de Louison et aux huit ans de Cloclo, le papa revendique ses droits.Au moyen de livres captivants, par la magie d'un conte qu'il narre lui-même, il «assoie de communiquer à ses petits le gout de la lecture.Il imagine un papa ayant la même préoccupation que lui.Une apparition de saint Nicolas, patron des écoliers, vient lui donner confiance.Sur les conseils du grand évêque, il décide de partir avec ses enfants pour un voyage aux pays des belles histoires.L'Oiseau bleu, choisi comme aviateur guide, fait irruption dans la chambre.Il entraîne les voyageurs d'abord au royaume de Madame d'Aulnoy.C'est sa patrie.Puis, on se rend avec quel enthousiasme au royaume de la comtesse de Ségur.Petit Poucet s'y ennuie auprès des "bons enfants." Il entreprend une fugue avec Sophie Fichini et Louison, "Allons retrouver le bon petit diable! déci-de-t-il".(Suite) Le troisième jour, au dîner où pour la première fois, le papa parla de départ, l'on entendit tout à coup l'harmonieux ronronnement d'un avion enchanté.M.Georgey, qui, tout ravi, causait avec le papa de Louison, lequel s'exprimait en anglais, comme s'il eut été Macaulay lui-même, s'interrompit pour annoncer en riant aux convives: "Vous, pas être nervous I C'est oune petite surprise qui vient de mon patrie! .Je avais envoyé oune dépêche à Peter Pan, toujours very nice pour moa, à Little Lord Fauntleroy, le lovely petite boy, et à sweet Alice of the Wonderland! .Venez, venez, allons serrer les petites doigts de ce jeune monde delicious! .— Bravo! bravo! .cria-t-on de toutes part3.Quelle exquise attention! Le brouhaha devint général.On courait aux portes, aux fenêtres.Louison qui mangeait une glace exquise, s'attarda, puis s'empiffra.Petit Poucet l'observait.Il se pencha tout à coup : "Louison, écoute, nous allons profiter de cet incident pour filer chez le bon petit diable I Sophie Fichini veut bien nous y conduire.Elle ne se divertit pas plus que moi, avec ces bons enfants.Pourquoi cet air effrayé?.Tu ne vas pas faire l'idiot.Que veux-tu qui nous arrive?.Et puis, justement l'Oiseau bleu m'a quitté de l'oeil.Il vient de voler au secours de Peter Pan qui est blessé et bat de l'aile droite.C'est le bon moment, car moi, personne d'autre que l'Oiseau bleu ne peut me faire obéir, tu le sais, tout le monde le sait.Viens, viens, te dis-je! — Et Cloclo?— Pas de Cloclo, hein! Si encore elle était seule .Mais Petite Poucette m'exaspère avec sa fade poésie et son éternel sourire.— Tu n'es pas un peu méchant, Petit Poucet?— Viens! Tu me jugeras plus tard.— Où est Sophie Fichini?— En bas.Dans la salle de billard, déserte à ce moment-ci.Louison hésitnit encore.Il tremblait à l'idée d'une fugue pareille en des pays qu'il connaissait peu.Tout à coup, Sophie parut près de lui.Elle prit son bras."Hâtons-nous, Louison, dit-elle, Prudence, la bonne des deux Nigauds, Rame, l'ombre assommante, si noire, de Geneviève Dor-mère et Paolo, cet italien qui ne jure que par François le Bossu, entourent bouche bée, avec les enfants, en ce moment, nos jeunes visiteur» saxons.Je redoute les nez fureteurs de ces serviteurs oh! là là! Ils dépistent tout, puis racontent.Il n'y a pas une minute à perdre, si on veut aller rigoler ailleurs".Alors Louison céda.Le moyen, aussi, de ne pas faire le fanfaron, devant cette crâne et entreprenante petite fille! Ce qu'elle rirait de lui, s'il ne se montrait pas à son diapason! Petit Poucet jubilait tout bas; puis, voyant Sophie et Louison s'npprêter à courir, il s'aggripa au cou de Louison, en riant de tout son coeur.Ses bottes de sept lieues le gênaient toujours un peu voyez-vous, dans ces occasions-là.Il ne jugeait pas à propos de s'en servir encore.Louison ne devait être laissé seul à aucun prix.L'on trouva toutes les issues libres, même la grille du parc.Les serviteurs avaient quitté leurs postes à la hâte pour accourir auprès de l'avion de Peter Pan.A la sortie du château, s'étendit devant les fugitifs, le plus agréable chemin du monde.U était bordé de rosiers sauvages en pleine floraison, garanti du soleil par des ormes en forme de parasol; d'innombrables chardonnerets y voletaient, y chantaient, tandis que sur les arbustes se posaient des papillons aux merveilleuses couleurs.D'un pas vif, les enfants s'engagèrent sur la route."Louison, dit soudain Sophie, pourquoi prends-tu cette mine d'enterrement?— C'est que notre désobéissance .— On ne nous a rien défendu.— Nous nous sommes sauvés comme des coupables.— Pas de chichis, hein, Louison?dit en riant L'OISEAU BLEU II Petit Poucet.Tu es un scrupuleux.Nous sommes peut-être .heu .heu .indélicats.C'est tout.— Et puis, dit Sophie, au retour, nous encaisserons les coups, Petit Poucet et moi.— Ah! mais non, dit celui-ci.Chacun son dû.— Je ne suis pas un lâche, vous savez, Sophie, soupira I.ouison.C'est égal si nous retournions?— Pouah! s'exclama Sophie.De quel bois te chauffes-tu, pauvre trembleur?.Ah! poltron, agnelet, enfançon, pleurard, poule mouillée, lièvre! —Poule, lièvre! cria Louison, qui suffoquait sous ce flot de noms.Ses poings se serrèrent: "Tais-toi, Sophie, tais-toi, entends-tu?— Ah! ah! ah! ricana la petite fille.Elle s'amusait ferme.Mes bonnets te coiffent?— Ecoute, Sophie, grogna Petit Poucet, tu vas laisser mon copain en paix ou je me fâche.— Flute! dit la petite fille.Il faut que Louison s'aguerrisse.Mes paroles lui fouettent le sang?Tant mieux.Et maintenant, les amis, attention! Tournons ici .Voyez-vous, en arrière de ce bosquet, une maisonnette en bois, pauvre d'apparence.C'est là que demeure notre ami.La fée Rageuse, ayant ressucité la vilaine cousine Mac Miche, rajeuni le bon petit diable et enfermé je ne sais où la consolatrice et amie Juliette, la vie, pour notre ami, est redevenue pénible comme autrefois.— La situation est pénible pour tous ici.Notre misère diffère voilà tout, prononça d'une voix sombre Petit Poucet.— C'est vrai.Au château des fées de grand-maman Ségur, cela prend des proportions tragiques.Ourson clame sa douleur à tous les échos.Certains jours, nous percevons ses gémissement à Fleurville.Car vous pensez bien que la fée Rageuse s'est acharnée sur sa femme, la douce princesse Violette.Elle l'a rendue velue, comme jamais Ourson ne l'a été, aux jours humiliants de son malheur.Lui, il est embelli si possible.Ceci rend la situation de ces époux aux coeurs si nobles, combien cruelle, combien déchirante! .Chut! Ne parlons plus! .Nous approchons.Entendez-vous les éclats de voix de la vieille avare?.Comme le bon petit diable la supplie.Oh! oh! il se fâche.C'est qu'elle le bat comme du blé, notre ami ! Misérable femme, va! L'on entendait, en effet, les sifflements d'un fouet, puis les pas précipités d'un garçon cherchant à se garer.Les enfants se regardaient consternés, tout chagrins.Groupés près de la fenêtre, ils ne bougeaient pas d'une semelle.Soudain, le silence se fit à l'intérieur.Comme à l'ordinaire, Madame MacMiche, épuisée, satisfaite, s'était endormie.Le bon petit diable apparut dans l'embrasure de la fenêtre.Il re- cula à la vue des enfants."Imprudents! souf-fla-t-il.Allez-vous-en, allez-vous-en!" "Enfin, se dit Louison, je le vois, ce Charles MacLance, si célèbre, si aimé de tous les enfants.Qu'il me paraît étrange!" Hélas! le bon petit diable n'était pas à son avantage, en ce moment.Ses cheveux tombaient ou se hérissaient avec quel désordre.Ses grands yeux noirs flambaient.Sa bouche se tordait sous l'empire d'une colère qu'il savait si bien impuissante.Et quels habits étriqués, taillés pour trois ans de moins que son propriétaire! En outre, une affreuse balafre, le long de la joue, saignait avec abondance.Soudain, le bon petit diable eut un bon rire, traversé de pleurs.Il allongea le bras, saisit Petit Poucet, et l'installa avec affection sur son bras.Le coeur de Louison bat-lit.Déjà, il était conquis par ce long gosse, ce terrible espiègle qui avait un coeur aimant, cela se devinait.Sophie réclama sa part.Il lui tendit la main gauche en clignant de l'oeil.Petit Poucet lui présenta Louison." Un nouvel ami de Poucet, Charles, un jeune terrien, expliqua-t-il.Il est venu du lointain Canada français et voyage en nos contrées, piloté par l'Oiseau bleu, sur l'ordre du grand saint Nicolas.Son père et sa soeur l'accompagnent.Il brûlait du désir de te voir, de te connaître.— Vraiment?Oh! le beau, le gentil gosse!.Mais ses yeux ont un peu d'effroi.Petit Poucet, ah! Petit Poucet, reprocha le bon petit diable, 14 L'OISEAU BLEU pourquoi as-tu amené ce petit dans ma zone dangereuse, quand mémo il t'en aurait prié à genoux, voyons ! L'Oiseau bleu te grondera fort.Puis Dieu sait ce qui peut arriver! —Bah! reprit Sophie, ne sommes-nous pas là pour le protéger?—Ne parlez pas ainsi, ô bon petit diable, dit Louison, en se haussant un peu pour mieux voir sa nouvelle connaissance.Je vous aime tant, déjà, et, permettez-moi ."Il tendit avec grâce, au garçonnet, un mouchoir".Etanchez avec cela, le sang de votre pauvre joue.Cela coule vite et fort, vous savez.— Est-il aimable, ce Louison, dit Charles Mac-Lance en riant et en rougissant.Sa balafre l'humiliait bien un peu, devant cet étranger, poli, gracieux, mis comme un prince.Il n'était pas battu comme plâtre, tous les jours, celui-là.— Dis donc, mon ami, demanda vivement Petit Poucet, qui mit fin au malaise général, ton affreux tyran, ta mégère, va-t-elle roupiller longtemps?— Une heure.— Cela lui arrive souvent?— Trois fois par jour.Le matin, vers neuf heures, parce qu'elle s'est levée au cri du coq; le midi, parce qu'elle s'empiffre au dîner, ne faisant, par avarice, qu'un repas par jour.Le soir, parce que m'ayant bien battu, pour me faire lire son éternel Dickens, elle se sent épuisée.Elle doit alors supporter, vois-tu, à la fois le poids du jour, de sa dernière colère et de la faim qui la tenaille, puis l'affaiblit, tout comme moi, va! — Oh! pauvre, pauvre bon petit diable, s'exclamèrent en choeur les enfants.L'on causa, causa, et si bien qu'on en vint à oublier l'heure.Soudain, un éclat de rire railleur, brutal, fusa derrière Charles.Les enfants poussèrent un cri d'effroi.Ils voulurent fuir.Impossible! Un lacet avait été passé autour de la taille de Sophie et de Louison.Il se resserrait au moindre mouvement.Le bon petit diable, lui, était retenu captif par une oreille; Petit Poucet, par un bas.La vilaine MacMiche riait, riait.Ses longs doigts crochus auraient fait hurler de douleur ses deux meilleurs prisonniers, si leur fierté ne leur eût interdit, même de pousser un soupir.Oui, tous, se trouvaient pris, bien pris au piège."Ah! mes vilains oiseaux, glapit la vieille femme, en roulant ses yeux jaunes sur chacun d'eux, vous veniez espionner ici, n'est-ce pas, me voler mon or?Eh bien! essayez maintenant de faire un mauvais coup! — De grâce, ma cousine, supplia Charles.Ne retenez pas ces enfants.Ce petit inconnu, qui est là, devant vous, et qu'on appelle Louison, est un terrien qui a de puissants protecteurs en nos contrées.Malheur vous en arrivera! — Pas tant qu'il demeurera dans ma zone.Et tu le sais fort bien, hein, coquin?Tant pis pour lui.Il est venu ici de lui-même, il y restera.Quand bon me semblera, je le rendrai aux siens moyennant de belles, d'étincelantes pièces d'or.Oh! l'admirable marché que je ferai là! 0 bel or de mon coeur, or d'amour, cher or puissant partout, en ce bas-monde! .Allons, silence.Vous maraudeurs, filez tous au grenier.Vite, plus vite que cela! .Ah! ah! ah! Charles va vous y recevoir dans son salon, avec, comme valets, de _bons gros rats affames! Il fallut s'exécuter.Madame MacMiche les suivait de l'oeil et du fouet.A la vue de Louison, qui fermait la marche, elle sembla se raviser.Saisissant le petit par le collet, elle lui fit faire demi-tour, le regarda longuement, parut satisfaite, puis le tint collé contre elle.A Petit Poucet, qui protestait, criait, réclamait Louison, elle dit avec ironie: "Très bien, si l'un de vous continue ainsi de s'opposer à mes volontés, je me vengerai sur ce marmot que vous aimez.Compris, mes jeunes démons?Allons, disparaissez!" La porte se referma avec violence sur eux.Les enfants s'aperçurent qu'on y apposait une lourde barre de fer.Ah! qu'ils étaient vraiment sans défense, en ce moment, et dans une situation fort critique, à cause de Louison.Qu'allait faire de lui, la mégère?Certes, le petit lui obéirait en tout, il le fallait bien, "mais pourrait-il, comme l'expliquait, en rageant, le bon petit diable, supporter la fatigue d'une lecture continuelle, celle aussi de tous les travaux de la maison.Puis surtout, surtout, ne succomberait-il pas sous le jeûne continuel en ce logis".Petit Poucet s'était réfugié sans un mot, dans un coin.Il bondit soudain.Ses yeux lancèrent des éclairs.Avec volubilité, il parla."Sache, Sophie, apprends, vieux Charles, que Petit Poucet, quand le danger semble mortel et l'impasse sans issue, retrouve nlors, sa fertilité d'intervention.Mon créateur, Charles Perrault, — il fit comiquement une révérence de cour, — ne m'a mis au monde que pour cela, me tirer d'embarras, ou en tirer les autres.— Tu ne réussis pas toujours, pauvre Poucet, interrompit Sophie, en haussant les épaules.Preuve: ces miettes de pain, jadis, que les oiseaux du ciel mangèrent.—Essaie toujours, Petit Poucet, dit de sa voix encourageante le bon petit diable.Je t'aiderai.Seulement, je n'aime pas qu'on se vante, mais qu'on agisse.— Mais, moi aussi, dit Sophie.— Tout doux, tout doux, Sophie, tu vas voir.Tenez, vous voyez ce trou dans le mur.Cette nuit, je l'agrandis.Demain, je vous quitte en passant par là.(
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