L'oiseau bleu /, 1 janvier 1930, janvier
REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE POUR.LA JEUNESSE , PUBLIÉ PAR LA SOCIETE SAINT-JE AN-BAPTISTE DE MONTREAL Rédaction, Administration et Publicité 1182, rue Saint-Laurent MONTREAL Téléphone: LAncastre 4364 Abonnement annuel: Canada et Etats-Unis: 50 BOUS (Payable au pair à Montréal) CONDITIONS SPECIALES aux écoles, collèges et couvents Vol.X — No 1 MONTREAL, JANVIER 1930 Le numéro: 5 sous I L'OISEAU BLEU y/ Aux zélateurs, zélatrices, dépositaires, annonceurs, abonnés L'OISEAU BLEU Toujours mieux ! Toujours plus haut ! C'est par ces deux expressions qui distillent l'énergie et lancent vers un idéal glorieux, qu'un de vos amis, chers enfants, est heureux de vous saluer aux premières lueurs de 1930.C'est sur les ailes de l'Oiseau bleu, que je les ai trouvées.Ah ce cher Oiseau bleu, l'avez-vous examiné?.quelle belle tenue, et que de vérités écrites avec simplicité sur ses belles ailes.étudiez-les.et vous trouverez qu'il navigue toujours dans le bleu du ciel.Oui, chers petits amis, ces deux expressions, faites pour des braves, sont bien appropriées à la circonstance, (je veux dire à votre rentrée en classe), car vous êtes de vrais guerriers: vous luttez contre votre ignorance et votre paresse.Et pour vous maintenir dans l'ardeur il est nécessaire de claironner souvent à vos oreilles ces nobles paroles: "T luietu! Toujouri plu* haut!" Laissez-moi récapituler pour votre contentement le travail de toute sorte accompli depuis septembre 1089 avant de conclure a une forte offensive, I—Les plus jeunes ont peiné, pleuré même pour retenir les premières lettres de l'alphabet, d'autre» triompheront, mais après une lutte acharnée, des difficultés sur les fractions, d'autres, peut-être, ont allongé leurs veillées pour loger dans leur cerveau les faits si nobles de notre histoire.Les moyens et les grands, après de longues veilles sur un sujet de rédaction frnnçdîse, ont voulu donner à leur travail une allure toute personnelle.Ce labeur intense, énervant pour votre jeunesse, fut un moment suspendu.La sagesse des honorables membres de ln Commission, vous donna ces vacances dites "de Noël".Je sais que vous en avez profité tant pour le bien de votre âme que pour celui de votre corps.2—Jours bénis! Quel bonheur pour vous, n'est-ce pas?— Mais ce bonheur fut grand surtout, pour les pensionnaires; car avec ces quinze jours, c'était la vie en famille qui renaissait avec des joies inappréciables dans des repas joyeux, suivis de jeux auxquels tous les membres de la mni-son prenaient une part nctive.Avez-vous su jouir du bonheur qui rayonnait pour vous seuls, mes chers amis?Vous avez éprouvé de bien grandes émotions, au contnet des bontés quotidiennes et exceptionnelles de vos bons parents, qui pour vous témoigner leur satisfaction et vous rendre heureux, se fendaient en quatre du matin jusqu'au soir.Reconnaissez ces attentions, et a Dieu l'auteur de toute bonté, dites on cordial merci — et demandez longue vie pour vos parents chéris.3—Inutile de voua rappeler que la jouissance a été, ou peu s'en faut, votre seule distraction.Elle vous venait de tous les côtés: d'abord des friandises toujours attendues avec impatience, mais hélas trop vite disparues; des jeux variés. L'OISEAU BLEU B qui vous furent donnés souvent pour récompenser votre travail de quatre longs mois; des belles KlÏ8sndes sur les flancs de nos montagnes, à vous faire empourprer les joues par un vent guérisseur.Vous aimiez aussi les courses folles en patins sur nos ronds de glace, afin d'acquérir un jarret solide et une plus longue haleine.Je sais que votre vie ne s'est pas limitée à la jouissance personnelle: elle a été plus utile et moins égoïste.4—A vos parents qui ont doublé leur travail pendant ces jours, vous avez voulu témoigner votre reconnaissance par une assistance effective, ou pur la présentation de travaux scolaires qui manifestaient vos talents, et faisaient courir sur leurs fronts une lueur de fierté très légitime.Mais ces chers parents, ont-ils remarqué un accroissement de piété, une plus respectueuse obéissance, et des vertus plus affermies?—Croyez-moi, chers amis, voilà ce qui réjouit toujours leurs coeurs, car la vertu seule est aimable.— Donnez-leur cette joie, vous la leur devez.6—Mais peut-être pensiez-vous à bâtir une tente dans ce lieu de délices.Illusion! il faut le quitter.il faut travailler, il faut peiner, c'est la loi générale.Dieu et la Société n'aiment pas les inactifs, les rêveurs et les paresseux.Regardez autour de vous, le travail, la souffrance sollicitent tous les bras.A vos côtés, vous entendrez des cris, des plaintes et peut-être verrez-vous couler des larmes, rançon terrible, payée par des êtres comme vous encerclés dans la misère.Vous trouverez des êtres qui travaillent et souffrent pour plaire à Dieu.Imitez-les.— Alors, quittez vos amusements, reprenez vos livres avec joie, car avec eux, vous courez à la lumière, vous cherchez les vérités, en un mot, vous vous formez et vous accomplissez la parole du "grand Maître" qui veut " que vous portiez du fruit et du fruit qui demeure".6—Courage, mes amis! Mettez le Christ dan» vos coeurs, la foi dans vos âmes, l'espérance dans vos esprits et reprenez votre labeur d'écolier en ayant les yeux fixés sur Jésus, l'ouvrier pauvre par excellence.Avec un tel modèle, on ne craindra jamais de vous crier: "En avant, les gars! Toujours mieux dans l'action présente et toujours plus haut dans le but poursuivi." Soyez bons fils dans vos foyers, bons serviteurs de la patrie, de l'Eglise et de votre Dieu.Guy SILOUOT La ballade des Rois Mages Ce matin, dans de blancs nuages, Du côté du soleil levant.J'ai vu s'avancer trois beaux Mages Avec leurs grands manteaux au vent.Ils avaient des robes croisées.Des bijoux d'or et d'ambre clair; Et leurs chevelures frisées S'élevaient en tournant dans l'air.Chacun d'eux portait la couronne Sur un front placide en son voeu.Dans leur regard que rien n'étonne, L'Occident montait vert et bleu.Leurs montures de l'Idumée, Lourdes de luxe oriental, Ployaient sous l'étoffe lamée Et sous les coffrets de santal.Le premier Mage du cortège Etait un vieillard Bolennel: Sa barbe était comme la neige, Et son turban comme le ciel.Le second, pareil à l'ébène, Avait un rire éblouissant ; Il ss parait, comme une reine.De boucles d'oreille en croissant.Le troisième, aussi pâle qu'une Effigie en marbre, était beau.Il avait une barbe brune Et des yeux longs couleur de l'eau.Au vieillard imposant de taille J'ai dit: "Où vas-tu, Roi priant?—Je vais vers une étable en paille Contempler un petit Enfant." J'ai dit au Chef sombre en son voile: "Et toi, Roi du pays brûlant?—Je vais où nous guide une étoile, Encenser un petit Enfant." Enfin, j'ai dit au dernier Mage: "Que vas-tu faire, 6 Roi charmant?" La joie inonda son visage: "Adorer un petit Enfant." Alors, me joignant au cortège Qui venait du soleil levant, J'ai marché les pieds dans la neige Pour aller au petit Enfant! Marthe DUPUY 4 l'oiseau i! i.e u ^x^>-M"M-:~X":~m~m~M":-:-:^^^^ x-x-x-x-** I CONFESSION D'UN SOLDAT DE PLOMB |
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.