L'oiseau bleu /, 1 janvier 1930, mai
PUBLIÉE PAR LA SOCIETE SAINT-JE AN-BAPTISTE DE MONTREAL Rédaction, Administration et Publicité 1182.rue Saint-Laurent MONTREAL Téléphone: LAncastre 4364 Abonnement annuel: Canada et Etats-Unis: 50 sous (Payable au pair à Montréal) CONDITIONS SPEC.LES aux écoles-.collèges et couvents Vol.X — No 5 MONTREAL, MAI 1930 Le numéro: 5 sous L L' O I S E A U BLEU LE 2e CENTENAIRE DE LA VERENDRYE Nous célébrerons, en 1931, le Ze centenaire, des découvertes de Lu Vérendrye dans l'Ouest.— Amis lecteurs, voici un héros canadien qui mérite une place spéciale daqs notre souvenir.Lisez bien: Pierre Gaultier (le Varennes, Sieur de La Vérendrye, naquit aux Trois-Rivières, le 17 novembre 1085.Son père était le gouverneur de la ville.Le jeune adolescent La Vérendrye, entendant les voyageurs et les coureurs de bois parler de cotte probable "Mer de l'Ouest" ou du passage tant désiré qui conduirait aux Indes, conçut l'idée d'aller lui-même à la découverte de cette nouvelle Terre (Promise, quand il aurait l'âge requis pour mettre1 son valeureux projet à exécution.Doué d'une volonté indomptoble et cette idée bien arrêtée dans son esprit, il surveilla l'occasion favorable de partir.Son mariage avec Marie-Anne Dandonneau de Sable fut bénit à Québec le 29 octobre 1712.— Quatre fils et deux filles vinrent égayer le charmant foyer.Ayant obtenu (juillet 1713) une concession du gouverneur, La Vérendrye faisait la traite des pelleteries a la Gabelle sur le Saint-Maurice lorsque lui fut offerte en 1722, l'intendance des trois postes de traite du lac Nipigon.—N1P1GON, mais t'était la porte dorée de l'Ouest inconnu! Il accepta avec enthousiasme.Durant ses quatre ans au lac Nipigon, le gérant des postes de traite ne cessa de prendre force renseignements auprès des sauvages, en même temps qu'il ne perdait aucune occasion d'intéresser le gouverneur Beauharnois à son projet de découvertes.L'heure fortunée sonna enfin; la permission obtenue, le dernier des grands explorateurs du Nouveau-Monde quittait Montréal avec cinquante hommes, le 8 juin 1731, pour une destination qu'il ne voulait autre que la grande Mer de l'Ouest.— Le pays, que ces Intrépides allaient faire connaître, mesure quatre fois la France! Il serait fastidieux de décrire les étapes de ce pénible voyage de quatre mois en canot, voyage qui couvre la distance de Montréal à la tête du lac Supérieur.Qu'il suffise de dire que La Vérendrye eut plus d'une fois à remonter le moral de sa petite raravane, épuisée et découragée par un travail qui devenait tous les jours plus pénible à mesure que l'on s'enfonçait dans les bois et vers l'inconnu.Los portages devenaient plus nombreux et plus longs.Malg enfin, on' atteignit heureusement le Lac-à-la-Pluie, où l'on commença aussitôt l'érection d'un fort, le premier des trois que l'explorateur t'était engagé à construire.Si La Vérendrye eut pu prévoir toutes les épreuves qui l'attendaient durant ses douze longues années d'explorations, on se demande s'il ne se fut pas découragé! Mais ce coeur magnanime était de taille à vaincre tous les obstacles.Sa conduite subséquente le prouva amplement.Une fourberie des Chippewayans sauvages alliés, fut cause de ln plus terrible catastrophe qui vint jeter la consternation au coeur des hardis pionniers.Voici le fait:— Une deputation de quarante Sioux s'en venait rencontrer La Vérendrye à son fort Saint-Charles et lui proposer des termes d'amitié et de traite.—Us furent sournoisement attaqués au milieu de la forêt, par un parti de/Chippewayans.Le chef Sioux ayant demurrdé qui était cef ennemi invisible qui l'attaquait ainsi, il lui fut répondu que c'était des Français.Les Sioux se retirèrent, n'étant pas en nombre, mais le lâche mensonge des Chippewayans devait nécessairement attirer la vengeance sur les explorateurs.Klle ne tarda pas, hélas! Les provisions faisant défaut au Lac-des-Bois, La Vérendrye dut envoyer son fils, Jean-Baptiste, accompagné du R.P.Aulneau, S.J., et de dix-neuf compagnons, chercher des vivres au lac Supérieur (5 juin 1736).A quinze milles seulement du fort Saint-Charles (Lac-des-Bois) les vingt et un voyageurs venaient à peine d'atterrir pour la nuit, sur une petite île, qu'ils se virent en présence de 130 Sioux.Les rusés sauvages firent mine de vouloir parlementer et purent s'approcher de leurs victimes.A un signe convenu, ils se ruèrent sur les Canadiens et les égorgèrent tous.Ceux-ci durent vendre chèrement leur vie, car à quelque distance de leurs corps décapités, retrouvés deux jours plus tard, furent découverts plusieurs cadavres de sauvages, enterrés â la hâte près du rivage.Cette ile fut nommée depuis "l'Ilc-du-Massacre".En février 1737, La Vérendrye atteignit le lac Winnipeg.De là, il descendit à Québec chercher des hommes et provisions.Ce trajet de retour de 2700 milles, demandait un été complet dans chaque direction.Et l'explorateur le fit quatre fois, ce voyage, pour les besoins de sa cause.Ces déplacements nécessaires retardaient d'autant ses découvertes, mais trouvaient toujours cette volonté inlassable tournée vers l'Ouest! Quel coeur, en effet, pour toujours aller de l'avant quand la Mère-Patrie ne lui a jamais avancé un sou, et que notre héros en fut toujours quitte pour ses dépenses personnelles.L'année 1739 vit notre explorateur découvrir la grande rivière Saskatchewan.Le 29 avril 1742, sur ses ordres aussi, ses fils Pierre et François et deux compagnons quittaient fort La Reine, (aujourd'hui, Portagc-la-Prairie) L" OISEAU BLEU 99 pour se rendre chez les Mandant, sauvages amis, de la région du Missouri, pour de là s'avancer dans l'Ouest et percer, si possible, le mystère de ces régions et de cette "Mer" inconnue, rêve de découverte qui hantait l'esprit de l'Europe entière depuis deux siècles! Après des mois d'un voyage persévérant, les quatre délégués atteignaient le pied des montagnes Rocheuses, le 1er janvier 1743.Ils se trouvaient, à 120 milles du présent Parc National "YELLOWSTONE", dans le Wyoming.Les majestueuses Montagnes de l'Ouest voyaient, dans les fils de La Vércndrye, les premiers blancs qui se soient aventurés aussi loin dans ces régions jusqu'alors inexplorées.Au printemps de 1744 La Vérendrye revint à Montréal pour refaire ses provisions.Il y rencontra si mauvaise volonté de la part des cupides profiteurs, ses créanciers, qui lui avaient prêté à intérêts usuriers, qu'il présenta sa démission nu gouverneur.Celui-ci nomma comme remplaçant, le Sieur de Noelles.Mais deux ans ne s'étaient pas écoulés que le nouveau concessionnaire, découragé, tendait lui aussi sa démission.C'est alors que le nouveau Gouverneur de la Galissonnière se rendit à la cour et fit connnitre aux Ministres, le mérite de l'homme que l'on n'avait voulu envisager jusque là que comme un vulgaire coureur de bois.La Cour accabla alors Lu Vérendrye d'honneur et de titres.C'était à l'automne de 1749.Il se remit aussitôt en frais de préparer une nouvelle expédition pour le printemps.Mais, hélas, ses espérances ressuscitées, restèrent sans écho; les basses tracasseries de ses vulgaires créanciers, autant que ses durs et interminables voyages l'avaient épuisé.Il mourut h Montréal le 6 décembre de la même année (1749).L'explorateur réintégrait son poste de l'Ouest.Avec le décès de ce héros au coeur si bon, les découvertes prenaient fin à tout jamais; Ij» Vérendrye et ses fils venaient de doter la France d'un territoire plus vaste que l'Europe.Dix ans plus tard, l'Angleterre, d'un trait de plume, s'appropriait ce continent si longtemps convoité! Depuis maintenant deux siècles, l'histoire étudie les exploits comme toute ln vie de La Vérendrye.Les moindres détails de su conduite sont connus de la postérité.En scrutant les plus minimes circonstances de cette vie mouvementée, en analysant les multiples épisodes de cette existence aventureuse, il est impossible d'y rencontrer une seule occasion, où notre héros ait fait mine de songer à ses propres intérêts ou de vouloir s'enrichir.Et toujours la même façon de procéder à l'égard de tous, amis et ennemis: une patience, une bonté qu'on ne put jamais prendre en défaut.Les sauvages de vingt tribus différentes se disputèrent l'honneur d'être les sujets d'un chef aussi magnanime.Et chose plus rare, jamais il n'eut recours à la force poir imposer ses vues ou ses volontés aux Indiens.Sa sympathie à leur égard comme ses manières engageantes lui ouvraient tous les coeurs, et ses paroles étaient toujours des oracles pour ces grands enfants des bois.Ils l'avaient surnommé "leur Père".Que notre souvenir conserve donc le nom de LA VERENDRYE à l'égal d'un "de La Salle", d'un "Champlain".J.M.BURANI I.\ MINUTE r.VIE Logique Dans la cour du quartier: Le tergent — A votre âge, vous ne saver, pas encore vous servir d'un balai! Qu'est-ce que vous faites donc dans le civil?1st militaire — Je suis avocat, sergent.I.r tergent — Eh! bien votre tribunal doit être propre! * * * Quiproquo I,o touriste, au petit paysan — Dis-moi, mon enfnnt.quelles sont les propriétés des eaux du pays?Le petit paysan — L'établissement de bains.M'sieur, et puis le grand jardin qui est autour.* » • FmtHHf manoeuvre — Dis, veux-tu me prêter cinquante francs?— Pourquoi faire?— Pour les prêter à Dupont — Dupont a besoin de cinquante francs?— Oui, pour me les rendre, il me les doit.* * * RitopMon plut qur familière I/e poète Henri Heine fit un jour une visite mi baron James de Rothschild.— Comment vous a-t-il reçu?lui demanda quelqu'un.— Très bien, répondit Heine, d'une façon tout à fait famillionnaire.* * * {'» eoin6!e Le comble de l'habileté pour un cordonnier: Mettre des éperons aux bottes d'asperges. 100 L'OISEAU BL E U Le vieux Montréal Le vieux Montréal est situé dans le quadrilatère compris entre le fleuve, la rue McGill, la ruelle des Fortifications et la rue Berri.Pour vous faire une idée de la topographie de ce territoire de Ville-Marie, imaginez que tous les édifices actuels n'existent pas.On voit alors que la rue Notre-Dame est sise sur un coteau qui commence à l'ouest, près de la rue McGill et qui s'élève peu a peu jusqu'à la rue Bonse-cours.De là, vers l'actuelle rue Bcaudry, le coteau oblique graduellement jusqu'au Pied-du-Courant.Où se trouve la gare Vigor, surgissait un monticule d'une soixantaine de pieds plus élevé que le niveau de la rue Notre-Dame.Ce monticule en était le terme et, pour aller vers l'est de la ville, passants et voitures devaient, contournant la petite colline, descendre jusqu'à la rue Saint-Paul.Celle-ci est la plus ancienne rue de Montréal, ayant été tracée, en 1072, par l'arpenteur Bénigne Basset, avec les rues transversales Saint-Jonn-Baptiste, Saint-Pierre, Saint-Vincent, Saint-Joseph, lesquelles rejoignaient la rue Notre-Dame.Le Manoir, construit par M.de Maisonneuve, en 1650, avait son emplacement sur la rue Saint-Paul.Il fut incendié en 1862.L'obélisque de la Place d'Youville rappelle la fondation de Montréal, les noms des fondateurs et des premiers colons.C'est à l'angle des rues Saint-Paul et Saint-Sulpice que se trouvait l'Hôtel-Dicu de Jeanne-Mance, fondé en 1642.La fondatrice y logea les quatre premiers sulpiciens envoyés à Ville-Marie par M.Olier.La grande chambre qu'elle mit à leur disposition leur servit à la fois "de salle d'exercices, dt réfectoire, de cuisine, de dortoir, et ce fut là qu'ils demeurèrent constamment, jusqu'à ce qu'ils eussent fait construire pour leur usage une maison en pierre".Leur séjour s'y prolongea jusqu'en 1601.On sait les événements tragiques qui endeuillèrent ces premières années.M.Jacques Lemattrc, sulpicien, fut chargé par son supérieur, M.de Queylus, des soins matériels de l'établissement.Loger ses confrères fut son premier souci.Il entreprit donc la construction d'une maison à proximité de l'hôpital, en face du fleuve.Or, un jour qu'il s'était aventuré, avec quelques ouvriers de In ferme Saint-Gabriel, sur l'île Saint-Paul, il fut assailli par des sauvages, et pnr eux décapité, le 29 août 1661.Son successeur, M.Guillaume Vignal, continua l'oeuvre commencée.Accompagné de treize hommes, Il s'était rendu dans un Ilot, en amont de l'île Sainte-Hélène, pour y aller chercher de la pierre.S'étant éloigné du groupe, il tomba entre les mains des sauvages.De même que MM.de Brigeac, René Cuillericr et Jacques Dufresne, il fut amené à la Prairie de la Madeleine.Blessé gravement, M.Vignal fut achevé par les indigènes, le 27 octobre 1661, rôti et mangé.Malgré ces événements, on continua le bâtiment du séminaire qui devint habitable en 1664.L'actuel séminaire de Saint-Sulpice, attenant à l'église Notre-Dame, est le second.Il date de 1680, comme l'indique un vieux plan de Montréal.C'est M.Dollier de Casson qui en désigna le site lorsqu'il jeta les bases de l'église qui n'était pas encore terminée en 1683.Cette première église fermait la rue Notre-Dame.Celle que nous voyons date de 18.10.Les environs sont riches de souvenirs historiques.C'est rue Saint-Sul-picc que se trouvait la maison des Le Moyne, où naquirent d'Ibervillc et de Bienville.L'explorateur Du Lhot, qui a donné son nom à une ville de Minnesota, a résidé angle des rues Notre-Dame et Saint-Sulpice.Cavelier de la Salle qui descendit le Mississipi jusqu'au delta, occupa une maison, coin Saint-Pierre et Saint-Paul.On peut donc appeler le quartier de la Bourse l'âme de l'ancienne Ville-Marie.Coin Notre-Dame et Saint-Pierre, se trouvait la maison Foretier, construite en 1667.C'est là que le général américain Montgommery habita (1775-1776).La maison de I-c Moyne de Maricourt, rue Côté, est aujourd'hui occupée par les RR.Frères des Ecoles Chrétiennes.Poursuivons notre itinéraire vers l'est.Le Palnis de Justice, bâti en 1856, s'élève sur l'emplacement do l'église et du monastère des Jésuites construits en 1692, convertis en caserne en 1800 et incendiée en 1803.La place Jacques-Cartier est l'emplacement du château de Vaudreuil et le marché Bonsecours celui du palais de l'intendance, édifié en 1698.L'ancien couvent des Soeurs de la Congrégation, fondé en 1659 se trouvait à l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent, côté du fleuve.Près de là, étaient l'église Notre-Dame de la Pitié, (1693) et la chapelle de Notre-Dame des Anges (1718).Le château de Ramezay, en face de l'hôtel de ville, fut construit en 1705.Il fut hnbité par Claude de Ramezay, gouverneur de Montréal, et après la conquête, par les gouverneurs anglais.En 1745, il devint la propriété de la Compagnie des Indes et, comme tel, le centre du commerce des fourrures avec les Indiens.Le Champ de Mars était jadis le centre du quartier résidentiel de Montréal.Son niveau n'était pas alors celui d'aujourd'hui.Son élévation en plateau résulte du transport de la terre occasionné par le nivellement du coteau Saint-Ixiuis, monticule dont nous avons parlé plus haut.Le coteau, une fois rasé (1812), on ouvrit la rue Notre-Dame et le site do l'ancienne porte Saint-Martin prit la forme d'un square qui en (suite à la page 103) L' 0 I S E A U BLEU 101 (suite de la page 110) — Oh! monseigneur, vous ne croyez pas vraiment ce que vous dites .?— Si, si, mignonne.Mais que fais-tu là?— Je me prépare à partir.— Hein?Par ce temps?Et de quelle façon?Et nous?Crois-tu que nous te laisserons à la merci des flots ou d'ennemis probables?" Un sourire éclaira la figure poupine."Oh! que voilà de questions à répondre, monseigneur.Oui, je pars par ce temps.Je m'embarque sur une écorce de bouleau, et vogue la galère! .Ces flots en courroux, cet impétueux courant, ne feront que hâter mon retour.Oui, vous me laisserez partir seule, le coeur bien ému, bien reconnaissant, allez, de votre offre d'appui.Il serait dangereux, vous le savez bien, de partir en nombre.Je vous en prie ne me retenez pas .Au revoir, monseigneur, avertissez Sancho de tout ce qui s'est passé.Inutile de le réveiller.Il dort trop bien.— Adieu, Poucette, cher petit coeur fidèle.Nous nous retrouverons bientôt.Je ne moisirai pas ici.Le temps de donner une leçon à la bande infernale qui infeste l'île d'Orléans la nuit et je te saluerai de nouveau à notre camp.Pou-cette, Poucette,.un mot encore! Oui, oui, je me dépêcherai.Dis au duc de Clairevaillance qu'il compte sur mon fraternel appui.Je ferai partie de l'expédition chargée de délivrer la princesse et ses compagnons.Ne t'impatiente pas, petite.J'ai fini.Adieu! adieu!" Mais Don Quichotte qui suivait des yeux la mignonne Danoise, la vit trébucher sous le poids de l'écorce qu'elle venait d'arracher à un bouleau.Il accourut.Il plaça l'écorce à sa ceinture, Petite Poucette sur son épaule, disant avec autorité: "Pas de résistance, enfant.D'ailleurs, en vrai soldat, je te conduis au pas de course à la grève.Donc, tu y gagnes de toutes façons".Don Quichotte s'en revint ensuite fort lentement.Il voyait "la brunante" descendre, rapide, sur l'île gémissante.Il se remontait le courage, en vue d'une lutte prochaine avec les Sorciers.Il caressait la garde de son épée remplie de reliques.Il contemplait avec une dévote satisfaction le médaillon suspendu à une chaîne d'or massif qui ornait sa poitrine.Là aussi, il y avait maints souvenirs de lieux saints: "Je suis immunisé contre les entreprises diaboliques, grâce à ces objets, pensait-il, malheur à qui essaierait de me les enlever!" Comme il approchait de la caverne Bontemps, une sourde rumeur atteignit ses oreilles.Des rires, des jurons, des coups, des danses, se devinaient."Que peut signifier ce vacarme?s'exclama Don Quichotte, tout de suite en alerte.Les Sorciers n'apparaissent que sur l'heure de minuit.Qui sont ces nouveaux adversaires?" Un renversant spectacle s'offrit bientôt à sa vue.A droite de la caverne un groupe de bûcherons, des athlètes grossièrement vêtus, vociféraient, chantaient, se lutinaient.Au milieu d'eux, Sancho Pança riait aux éclats, esquissait avec ceux-ci un pas de danse, avec ceux-là, au contraire, échangeait un solide coup de poing ou un croc-en-jambe victorieux.Don Quichotte ne pouvait en douter, son fidèle écuyer s'amusait ferme en ce moment.Mais ce qui intrigua surtout le chevalier de la Triste-Figure, ce fut d'apercevoir immobile au-dessus d'un arbre un long canot qui lui sembla rouge comme du feu.Rien n'attachait cette mystérieuse embarcation, ou à l'arbre, ou au sol.'Il y a là-dessous un nouveau piège satanique", en conclut Don Quichotte.Gare à ce que nous dirons ou ferons.Et allons-y douceur d'abord.Ces hommes robustes ne feront qu'une bouchée de nos pauvres personnages.Ce qu'ils doivent assommer proprement, ces géants-là".Sancho Pança, à la vue de son maître, quitta ses compagnons et s'approcha l'air un peu penaud."Que veut dire tout ce chahut, maraud?questionna Don Quichotte avec sévérité.— Rien de grave, monseigneur, ces bûcherons sont des Canadiens venus de la Gatineau, une rivière assez loin d'ici, paraît-il.Us sont venus nous rendre visite à bord de la plus singulière embarcation.Cela s'appelle, dès qu'on navigue dans les airs, sur cette sorte de canot que vous apercevez au-dessus de l'arbre ici, tout près, faire de "la chasse-galerie".(à suivre) 102 L' O I S E A U B I, K U ! LA LEÇON DE NOS MONUMENTS | LE ! Tare I.a Fontaine, ft Montréal (Lettre (erite pour la vigile de la fête de Dollard, le 23 mai) Mes jeunes amis.Je ne crois pas vous surprendre en vous adressant cette lettre.Vous le devinez, elle est destinée à remplacer notre promennde au monument Dollard.Aurais-je la prétention, voyez-vous, de mieux suvoir vous parler du sublime héros montréalais, que les orateurs que vous irez entendre demain, au pied de sa statue.En outre, commet-trais-je l'imprudence de ne pas vous laisser vous plonger fortement dans l'atmosphère patriotique que crée chaque année la manifestation des jeunes irens au parc I.a Fontaine?Oh! non, certes.Je compte, au contraire, tous vous y voir, en bon rang, enthousiastes avec les enthousiastes, respectueux et vibrants avec ceux si nombreux pour qui le souvenir de "ceux qui pieusement sont morts pour la patrie", émeuvent encore jusqu'au fond de l'âme.Dites-vous et redites-vous que votre cicerone et ami, Etienne de Lafond, se tient là, quelque part dans la foule, debout, chapeau bas, le regard charité d'émotion, heureux de constituer une unité de plus en cette assemblée, fier, attendri, de sentir son coeur battre fortement avec tant d'autres hauts coeurs de chez nous.(NUMENT DOLLARD "Si Dollnrd revenait parmi nous!" s'est un jour écrié un de nos véritables patriotes, historien de forte et belle lignée, apôtre de nos gloires les plus pures, M.l'abbé Lionel Groulx.M.l'abbé Groulx, avec quelques autres Canadiens distingués, avec surtout cette admirable organisation de jeunes chez nous, l'A.C.J.C, doit être heureux cette année tout particulièrement.Le dixième anniversaire de la fête de Dollard ne sonne-t-il pas?N'est-ce pas à leurs soins que nous devons la durée de cette manifestation populaire?Oui, mes amis, "si Dollard revenait aujourd'hui parmi nous", en ce 24 mai pavoisé et fleuri, ne se sentirait-il pas ému jusqu'aux larmes, ù la vue de la foule recueillie, écoutant ici ou là, le récit de son geste sanglant de salut?Car notre acuité de vision se faisant de plus en plus parfaite, avec quelle netteté, quelle rapidité, nous apparaissent maintenant les images de Dollard et de ses dix-neuf compagnons tombés au champ d'honneur du Long-Sault, en mai 1660?De plus, mes amis, est-ce que en la vigile de la fête, l'on n'a pas institué ce que nous pourrions appeler le glas de Dollard?En la plupart des collèges, des couvents, des écoles, dans quelques paroisses de Montréal, une réunion émouvante se tient le 23 mai au soir.On y lit à haute voix le tragique sacrifice du Long-Sault; on le commente de façon à en tirer de nouvelles et toujours plus tonifiantes leçons. L' 0 I S E A II BLE U 10.1 C'est d'une belle dignité canadienne-française tout cela, n'est-ce pas?; dignité de plus en plus consciente de la beauté héroïque de son histoire; qui s'impose le devoir d'y réfléchir; qui se crée, par le fnit même, un impérieux code d'honneur, de vérité, de persévérance?Je ne vous parlerai pas de Dollard lui-même, mes amis.Vous ne vous y attende!! pas.E.t pour cause, je vous l'ai dit.J'incluerai seulement dans ma lettre quelques notes précises d'informations sur le monument du héros.Monsieur Etienne-Michel Faillon, prêtre français de Saint-Sulpice, historien apprécié, auteur de travaux érudits sur notre pays où il est venu deux fois séjourner, fut le premier "à formuler le voeu de voir élever un jour dans la cité de Ville-Marie, un monument splendide qui rappela d'fige en âge, avec les noms des dix-sept braves, l'héroïque action du Long-Sault.(1)" Ce fut le 24 juin 1920 que fut dévoilé ce monument, dû au ciseau, admirable souvent d'intuition, de force et de vérité, d'un de nos meilleurs artistes montréalais, M.Alfred Lalibcrté."Tous les Canadiens français, on peut le dire, écrivait la Patrie de Montréal, le 24 juin 1920, ont contribué à l'érection du monument Dollard: la souscription a, en effet, été assurée par l'obole du pauvre, surtout du panrre, et du riche.Le Comité n'a recueilli qu'une dizaine de souscriptions de cent dollars chacune.Les autres ont toutes été de $1.00 en descendant aux sous, oui, même aux sous, mur tous des petit» écolier».Le socle du monument Dollard porte l'inscription : Dollard des Ormeaux Mai 1000 Quatre pnnneaux donnent les noms des compagnons de Dollard.Premier panneau: Jacques Brassier Jean Tavernier Nicolas Tiblemont Laurent Hébert Alonié de lustre Deuxième panneau: Nicolas Josselin Robert Jurle Jacques Boisseau Louis Martin Christophe Augier Troisième imnneau: Etienne Robin Jean Valets René Doussin Jean Lccompte Simon Grcnet (Juatrième panneau: François Crusson Nicolas Duval Biaise Juillet Mathurin Soulard Au revoir, mes jeunes amis, au revoir.Vous ai-je retenus trop longtemps?Je songe, voyez-vous, a vos muitres.Ils se préparent à vous lire, j'en suis sûr, l'un des beaux récits du combat "jusqu'au bout" du Léonidas canadien.Récita recueillis et annotés avec soin par M.E.-Z.Massicotte, dans son volume, Dollard de» Ormeaux, oeuvre canadienne d'érudition si bellement au point.Je désire vous rappeler aussi le charmant petit livre de Joybertc Soulangcs: Dollard raconté à la jeunesse.Comme je m'en aurais voulu de l'avoir oublié, celui-ci, écrit expressément pour vous, dans une langue si correcte, si vibrante, si touchante.Etienne de LAFOND LE VIEUX MONTREAL (suite de la page 100) 1821, fut offert à la ville par le gouverneur Dalhousie.La place publique porta longtemps le nom du donateur.Ce pèlerinage dans le vieux Montréal féodal nous montre quelles étonnantes transformations ont modifié l'aspect de ce coin de terre.Autrefois c'était un quartier paisible où résidaient les notables de la colonie; aujourd'hui, c'est le quartier financier de la métropole.Du passé, il reste quelques vestiges.Des patriotes ont apposé sur les édifices modernes des plaques expliquant l'histoire qui a été vécue aux différente endroits.Trop peu de Montréalais visitent ce quartier historique pour s'imprégner l'âme du passé.Ils croient trop que la ville d'aujourd'hui s'est construite tout d'un coup, alors qu'elle est le résultat, le développement du Montréal féodal.Voici la saison du tourisme.La fièvre de voir du pays va envahir bien des imaginations.Qu'on se souvienne de ce principe.Avant de visiter les pays étrangers, n'est-il pas logique de connaître son pays?Avant de visiter les sites éloignés, n'est-il pas logique de commencer par découvrir sa ville natale?H.B.(1) Voir "Le* Monuments commémoratifs de la Province de Québec." Su ffisa née — En quelle année es-tu née, Simone?— E/i 1922.Et toi, Ginette?— Moi, en 1923; cela me fait un an de plus que toi.* * * Chez lui et chez les autres Aloxandre Dumas était fin gourmet, mais ne méprisait pas l'économie.Certain soir, on apporta sur sa table un magnifique roastbeef.— Louise, dit-il à sa cuisinière, votre rôti est très beau.Combien coûte-t-il?— Quatorze francs, monsieur.— Très bien; mais ne m'en servez plus de ce prix-là.Le filet qui coûte ouatorze francs n'est bon que chez les autres. 104 L' OISEAU BLEU [J LEÇONS DE CHOSES JET VOCABULAIRE^! LES FLEURS Tout le monde aime les fleurs, à cause de leur beauté, de leur parfum, de leurs nuances et de leur variété.Notre Divin Sauveur se sert des fleurs comme point de comparaison: "Voyez les lis des champs, dit-il; ils ne travaillent ni ne filent, et cependant Salomon, dans toute sa gloire, n'était pas vêtu comme l'un d'eux".Ces plantes de choix ont un langage."Dites-le avec des fleurs", "Les fleurs le diront mieux que vous", affichent les fleuristes.Tout le monde sait que la rose signifie la charité, le lis la pureté, la violette l'humilité.C'est par la présentation de fleurs que l'on exprime ses sentiments envers les personnes qui nous sont chères.Durant la saison d'été, la bonne mère de famille (7) cueille dans le jardin ou les champs des fleurs qui égaient la table et mettent la joie dans le coeur du mari et des enfants.Le jour de la fête de sa mère, le bon fils ne manque pas de lui présenter des roses (9).S'il demeure au loin, il lui fait adresser, par un télégramme envoyé à un fleuriste local, une belle gerbe de fleurs (15).En recevant ce témoignage d'affection filiale, la maman émue demeure longtemps songeuse.Le jour de l'anniversaire de naissance de sa promise, le fiancé lui présente de beaux lis (17), et le jour du mariage l'épousée heureuse porte gracieusement un beau bouquet de roses (10), symbole d'amour et de tendresse.Au jour de la collation des grades, à la diplômée (16) et à la bachelière (18), on offre des fleurs pour les féliciter.Après l'exécution artistique d'un morceau de musique ou de chant, les cantatrices et les musiciennes en reçoivent, aux applaudissements du public admirateur de leurs talents.On offre des fleurs aux malades.On en dépose à côté du cercueil ou sur la tombe (20) de9 amis partis pour l'éternel voyage.Les enfants (11) aiment aussi les fleurs et en respirent avec bonheur le parfum.On envoie ordinairement les fleurs en gerbe, mais parfois aussi dans de jolis pots (2, 6, 8, 9, 13, 14).Les personnes qui les reçoivent les cultivent et conservent ainsi plus longtemps le souvenir de l'être cher qui les leur a délicatement adressées.Celui qui cultive les fleurs se nomme jardinier (1), horticulteur ou fleuriste, cette dernière appellation étant partagée avec celui qui fait le commerce des fleurs.Le goût des femmes les portant à cette culture, plusieurs s'y livrent avec ardeur (4).Une fleur se compose de quatre parties: la corolle, les étamines, le calice et les pétales.(Il est à remarquer que ce mot est du masculin).Les couronnes de fleurs artificielles (20) que l'on dépose sur les tombes représentent souvent des magnolias.Des fleurs offertes à l'occasion d'un décès sont "une offraricio florale", "une offrande mortuaire", et non, comme on le dit souvent, "des tributs floraux" (floral tribute).Le pourpier (19), délicatement cultivé sur une tombe, produit un bel effet.Notre jardinier (1) est à transplanter des outers; cette plante s'appelle aussi reine-marguerite.L'oxulis ou oxalide (2) fournit l'acide oxalique.On s'en sert pour fabriquer une encre in-délibile.C'est un poison violent, mais pas très dangereux, à cause de son goût insupportable.La rose (3) est la reine des fleurs.Il en existe de nombreuses espèces diversement colorées.C'est la fleur la plus gracieuse à offrir (9, 10, 15, 16, 18).En même temps qu'on a offert à cette plante des milliers d'hommages, on s'est plaint constamment de sa courte existence.Malherbe présenta les vers suivants à Dupérier, qui venait de perdre sa fille: Ta fille était du monde où les plus belles choses Ont le pire destin; Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses, L'espace d'un matin.La beauté des fleurs du géranium (5) et son odeur forte due à des essences volatiles lui ont valu une place prépondérante dans nos jardins.La jacinthe- (6), dont la hampe florale porte une grape de fleurs d'un parfum pénétrant, a les teintes les plus variées.La primevère (8), de même que le lis de Bermudes (11), sont en vente chez nos fleuristes.he lis de Calla (12), appelé aussi pied-de-veau, fait un joli bouquet de mariée.L'oratum (13), est une autre variété de lis.La tidipe (14) est une belle fleur ornementale.Les fleurs absorbent une grande quantité d'oxygène qu'elles transforment en acide carbonique.C'est pour cela qu'il est dangereux de demeurer dans une pièce où il y a abondance de fleurs et où l'air n'est pas renouvelé.Le rôle joué par les fleurs dans la thérapeutique, ou art de traiter les maladies, est considéra-(suite à la page 107) L' O I S E A U BLEU 105 94 106 L' OIS EAU BLEU ôurrier delà Tauvettc > MONSIEUR CONTRAIRE Voua ne connaissez pas "Monsieur Contraire" petits amis?Allons donc! tous les jours, il s'en trouve parmi vous et souventes fois, vous aimez à remplir le rôle du personnage que je vous présente aujourd'hui.Il va sans dire qu'il existe des "Mademoiselle Contraire" et ces types de petites filles ne sont guère plus aimables qua ceux que l'on rencontre chez la gent masculine."Monsieur Contraire" a dix ans près.Fier de sa personnalité, il veut imposer toutes ses idées, pourvu qu'elles soient opposées à celles de ses petits compagnons.Son esprit est celui de la contradiction.Si l'un dit blanc, vite, "monsieur" dit noir et vice versa.Au jeu, il est un ami insupportable; aussi ses petits amis veulent-ils l'éliminer de la partie.L'aîné de l'équipe propose le Colin Maillard, mais non, "monsieur Contraire" avec chaleur, et à grands cris, veut que le jeu à jouer soit celui des billes.Décide-t-on d'exécuter une partie de billes, "monsieur" a changé d'idée et sollicite avec ardeur le jeu de cache-cache.Quelle peste que ce petit bout d'homme de dix ans! Sa réputation parmi ses condisciples est toute faite, aussi appréhende-t-on son arrivée comme joueur.En classe, "Monsieur Contraire" garde toujours le même défaut.Quand sonne l'heure de l'écriture, "moniteur" désire faire du dessin.Son maître a entrepris de le corriger de cette manie invétérée de la contradiction.Des pensums a copier en classe, "monsieur" en a, en veux-tu, en voilà! A la maison, "Monsieur Contraire" est détestable.Il ne veut faire, ni la volonté de sa maman ni celle des uns et des autres.Est-on de son avis, vite, subito presto, comme un protêt, il change d'opinion par esprit d'opposition.Avec ça, "Monsieur" est susceptible comme hérisson! E,t que dire de son irascibilité.Tout cet amoncellement de défauts mignons a pour cause sa con- tradiction incessante et sa mauvaise volonté à subordonner son opinion a celle d'autrui.Que de discussions et de querelles, ce garçonnet éviterait, si par politesse ou par condescendance, il oubliait ses idées à lui — pas toujours bonnes celles-là, — pour adopter les vues de ses petits amis."Monsieur Contraire" est le surnom de tout camarade, grand ou petit, qui adopte la conduite horripilante du jeune garçon dont je viens de vous parler.Cette tactique, il vous arrive parfois de la jouer.Réfléchissez un tantinet.Que de fois, il advient que v-us vous fâchiez contre grand frère parce que ses volontés ne cadrent pas avec les vôtres.Que de fois, vous faites pleurer la benjamine de la maison, pour la bonne raison que, vous croyant supérieur à elle, vous voulez lui imposer un jeu qu'elle n'aime pas, vu qu'elle ne peut pas le jouer.Cette façon d'agir est vôt rc! Des "Monsieur Contraire", j'en connais, U y en a à foison! Vite, petits amis, si vous sentez que le surnom de "Monsieur Contraire" vous coiffe à merveille, vite, avec courage et ardeur, corrigez-vous du vilain défaut de la contradiction.Usez de bonne volonté et de bienveillance.Prenez la résolution bien ferme de ne contredire les opinions des autres que lorsque la vérité, le bien et la charité le nécessiteront, mais en fait de billevesées, soyez indulgents envers autrui et partant, l'on ne vous en aimera que plus et que mieux.C.FAUVETTE EN MEMOIRE DE L'OEUF CELEBRE Le maître — Que savez-vous de Christophe Colomb?Uh écolier — C'était un grand marchand d'oeufs, M'sieur. L' OISEAU BLEU 107 Correspondance Coeur de pigeon, — Eh! oui, amie mienne, n'est avec joie et affection que je vous accueille dans le nid de mes oisillons.Tous, nous sommes contents de compter dans nos rangs, une petite soeur de plus! Fauvette vous serre cordialement la main et vous salue en attendant de recevoir «ou* peu de vos nouvelles.Au revoir.M.Rhéault, Mont-Joly.— Fauvette vous envoie son meilleur souvenir et vous dit "à bientôt".Magali.— Recevez un bonjour affectueux et de la part de Soeur Jeanne et de celle de Fauvette.Câline.— Que vous êtes lente à m'écrire! Pourquoi ce long silence.Fauvette aurait l'idée de vous gronder affectueusement.Venez me dire que votre santé est bonne et que vous vivez toujours heureuse sur la "machine ronde".Brin d'herbe.— Mille bonnes amitiés ù vous et aux chers vôtres.Nicole.— J'ai reçu votre charmant volume.Il est délient ù vous de me garder un si bon souvenir.En parcourant ces lignes intéressantes, je n'oublierai la bonne amie que vous êtes.Papillon.— Chaudes amitiés ù mon charmant "Papillon".à bientôt, n'est-ce pas?Jeannine.— A vous mon meilleur souvenir.Je vous garde toujours ma plus sincère amitié.A bientôt.Guy.— Quel vilnin petit Guy vous êtes! Que ne m'écrivez-vous plus souvent! Vous avez une plume si alerte.Je vous en veux de la laisser ainsi dormir.Fi! le vilain Guy.Au revoir et à bientôt.Abeille de Marie.— Je suis heureuse d'apprendre que votre santé s'améliore.Je savais que la petite Fleur du Carmel ne laisserait pas nos suppliques inexaucées.Je l'en bénis et je la supplie de vous choyer toujours.Au revoir.lierihe Masticotte, Vaudreuil; Fcrnantle 1m-travemr; M.Réault; Yvette Sénécal; Mde D.-H.Rhéault; J.Bombardier; Marie Oratton; Th.La-liberté, Ontario; Maud Durand, Sask.; Philomène Uuguay; Marguerite Délisle; iMiirette Laurence; Stellata; Bleuftte; Nellie Maillard; iMurette Perron; lAiura Beaudin; J.-Léo Dupéré; Maria Rousseau, Lucienne iAipointe.Soeur Jeanne me prie de vous dire que les graphologies demandées ont été expédiées par courrier postal.Elle vous bonjourc bien cordialement.C.F.La graphologie Telle écriture, tel caractère! C'est ce que vous dira Soeur Jeanne, notre graphologue, pourvu que vous envoyiez, chers amis, dix lignes de votre écriture sur papier non réglé et de votre composition personnelle, le tout accompagné de la modique somme de vingt-cinq sous.Adressez: SOEUR JEANNE "L'Oiseau bleu" 1182, rue Saint-Laurent Montréal, P.Q.LEÇONS DE CHOSES.(suite de la page 104) ble.Il y a les fleurs émollientes, les astringentes, les amères, les toniques, les narcotiques ou stupéfiantes (belladone, pavot), les excitantes, les purgatives, les vomitives, etc.Voici le symbolisme de quelques fleurs et plantes connues: L'acacia blanc: amitié; l'amandier fleuri: espoir; l'azalée: tempérance; lu balsamine: impatience; le baume: sympathie; la belladone: silence; le blé: richesse, abondance; le bouton d'or: célibat; le buis: immortalité; le camélia: beauté; la campanule: constance; le champignon: soupçon; le churdon: austérité; le chêne: force; le chèvre-feuille: amour fraternel; ln ciguë: perfidie; la citrouille: orgueil; le dahlia: inconstance; l'épine: pénitence; la fougère: rêverie; le géranium: amitié; l'héliotrope: fidélité à Dieu; l'hellébore: scandale, calomnie; l'hortensia: inconstance; l'ivraie: vice, péché; le lierre: attachement; le lilas: émotions tendres; le lis: pureté; le lotus: éloquence; le myosotis: souvenir fidèle; le narcisse: égoisme; l'oeillet: hardiesse; l'olivier: paix; le laurier: gloire; la pâquerette: jeunesse; le pavot: sommeil moral; le pin: sagesse; la pivoine: timidité; la primevère: jeunesse; le réséda: modestie; la ronce: envie; la rose: charité; le thym: activité; la tulipe: renommée; la violette: humilité.L'abbé Etienne BLANCHARD AUX ABONNES: Plusieurs d'entre vous seront surpris sans doute, en recevant l'Oiseau bleu, de voir que nous sommes revenus a 16 pages, comme auparavant.La maladie prolongée de notre dévoué Directeur, nous oblige à faire ce léger changement pour le présent mois seulement, car nous espérons qu'il se rétablira assez tôt pour redonner à l'Oiseau bleu, sa nouvelle toilette, dès le mois prochain.La DIRECTION 108 \: O I S E A U B L u LA REVOLTE DES SORCIERES Résumé.— A la suite d'une orageuse discussion, à l'assemblée de la Société des Nations Merveilleuses, les Sorcières, appuyées par les Magi~ ciens, les Méchantes Fées et autres personnages enchantés, ont déclaré la guerre aux Bonnes Fées et à leurs alliés.Les quartiers généraux des rebelles s'établissent dans une caverne de la forêt du Imc Saint-Jean, au Canada français.La Sorcière du domaine d'Haberville en a la garde.Les rebelles apprennent l'arrivée au Canada, des armées des Bonnes Fées.Im fie Rageuse, du royaume de Madame de Ségur, l'un des chefs de la révolte, expose devant ses complices un plan de campagne plein de ruses et de cruautés.Il est adapté à l'unanimité.On capturera les étrangers en promenade "au pays des belles histoires", c'est-à-dire, Louison, Cloclo, et leur savant papa.Autour de ces otages se discuteroiit /es conditions de paix.Elles seront favorables, sinon.Le papa et les enfants, sur l'ordre de l'Oiseau bleu, se sont réfugiés au camp de braves Chevaliers, tels Don Quichotte, Ivanhoc et autres.Là, on les présente à la priiicessc Aube, que son époux "le filleur du roi Grolo", a dû installer en cet endroit fortifié.La princesse Aube et les enfants sont les victimes, un soir, d'un guet-apens habilement prépari par un gnome-espion.Petite Poucette, dont on avait ignoré les avis, se joint à Don Quichotte et à son écuyer et tente un projet de délivrance.Il échoue.Les Sorcières entraînent dans Vile d'Orléans Don Quichotte, son écuyer et Petite Poucette.(Suite) Les captifs passèrent la nuit à soupirer et à faire de pénibles réflexions.Au petit jour, tous trois s'endormirent pour ne s'éveiller que tard dans la matinée.Don Quichotte remarqua que ses chaînes avaient disparu.Celles de ses compagnons ne se voyaient plus également.Cela sembla inespéré."Les sorciers de l'île d'Orléans avaient-Ils donc essuyé quelques défaites durant leur sommeil?Hé! hé! les Bonnes Fées, n'étant peut-être pas loin, avaient voulu accourir à la rescousse".Don Quichotte rayonnait, redressait sa haute et maigre échine."Mon maître, dit avec crainte Sancho Pança, je devine vos pensées, mais ne partage pas l'espoir qu'elles vous donnent.Je ne vois en tout cela qu'une ruse nouvelle.Garons-nous! — Pauvre Sancho! Une fois de plus tu doutes du triomphe des bons sur les méchants.— Maître, admirable défenseur des opprimés, si ce triomphe était une chose assurée en tous temps, en tous lieux, pourquoi vous imposeriez-vous la tâche de chevalier errant?— Tais-toi, Sancho.Le vulgaire ne peut pénétrer ces apparentes contradictions.— Don Quichotte, vous avez raison, murmura Petite Poucette, en faisant la révérence, les bons ont toujours le dernier mot, pourvu que leur patience soit à la hauteur des événements.Mais en ce momeiit, puisque c'est nous qui sommes les bons, allons travailler à notre triomphe.Il en sera plus rapide.— Bravo! Poucette, comme tu sais parler, s'écria Don Quichotte, dans l'enthousiasme.Tu loges un esprit énorme en ton corps fluet.— C'est pour cela qu'il s'en échappe, monseigneur.Il se sent à l'étroit, répartit en riant la petite.— Et puis, Madame Poucette, continua avec philosophie Don Quichotte, vous êtes une femme.Les femmes aiment qu'on agisse, elles se moquent de la pensée.— De la pensée, des penseurs, des Pança aussi, grimaça Sancho.Si mon impérieuse épouse était ici, ce qu'elle s'amuserait de nous voir prisonniers comme des rats en une île maudite.— Ne marmotte donc pas ainsi, Sancho.Garde le silence, ou élève avec fermeté la voix.Sois civil en la compagnie de tes supérieurs.— Oui, mon maître.— Monseigneur Don Quichotte, supplia Petite Poucette, si nous cessions de raisonner, si nous allions explorer l'île plutôt?— Oui, oui, maître, ce poupon vous adresse une juste prière.Allons explorer l'île, allons-y.J'ai vu de belles outardes fuir, hier soir, à notre vue.J'apporterai un sac quelconque pour entasser le produit de la chasse que je leur ferai.Ces émotions me mettent en formidable appétit.Je rêve de plantureux gibiers pour notre dîner.— Ecoute, Sancho, attrappe des outardes, si le coeur te le dit.Je tolère ce passe-temps.Mais sois sûr que nous ne les mangerons pas ici, pas en qualité de prisonniers, en tout cas.J'y engage mon honneur de chevalier.Les sorciers vont bientôt apprendre qui je suis.Je les défie de reprendre ce soir leur sabbat.Tu m'entends, Sancho?— Je vous entends, mon maître.Toute la catholique Espagne vibre en vos paroles.Et elles sont comme toujours dignes du grand Cid.— Au moins, Sancho, tu reconnais chacun des efforts vertueux de ton maître.Je t'en récom- L' 0 I S E A U B LEU penserai largement un jour! "Espère, fidèle serviteur, espère!" Petite Poucctte avait repris sa place sur l'épaule de Don Quichotte.Ses jolis yeux bleus, perçants et vifs, ne perdaient aucun détail de vue.Elle eut tout à coup une exclamation de détresse."Voyez, monseigneur, quelle tempête affreuse s'approche! — En effet.Il fait froid soudain! — Diable, diable de pays! murmura l'écuyer.Il faisait bon, hier.— Les pays du nord sont tous ainsi, expliqua Petite Poucette.Je suis une danoise, moi, et puis parler avec expérience.— Que renferme alors ce nuage d'enfer petite?— Renarde, la lumière s'obscurcit, le vent gémit, il siffle, il hurlera bientôt.Le sais-tu vraiment, fillette, dis?interrogea Don Quichotte.— La neige va tomber, monseigneur.— La neige?— La neige, cria Sancho?Qu'est-ce que c'est que cela?C'est dangereux, la neige, brimborion?— Petite Poucette rit de bon coeur.0 pauvre, pauvre Sancho, dit-elle, qui n'a pas encore vu la belle neige du bon Dieu! Soyez tranquille.Elle vn tomber avec abondance tout à l'heure.Elle recouvrira entièrement la terre d'un tnpis blanc, moelleux, qui deviendrn éblouissant demain sous le soleil.Tenez,.de jolis flocons étoiles tournoient déjà autour de vous.Votre bonnet s'en orne, Sancho, et vous, monseigneur, la cape sous laquelle vous m'abritez avec bonté.— Peuh! gronda Sancho.Votre neige ne me dit rien qui vaille.Elle me gèle le nez sans cérémonie.Il fait un froid indigne d'un honnête Espagnol, vrai! Ne trouvez-vous pas, monseigneur?— A la guerre comme à la guerre, voyons mon ami.Quel douillet tu fais sans cesse! E,t puis, dis donc, — et le noble hidalgo se redressa, — est-ce d'un honnête Espagnol, également, de manquer d'héroïsme, ou que l'on se trouve, quoi que l'on doive subir?Tu me fais honte, Sancho.— Pardon, maître, je déraisonne.Mais rappelez-vous qu'il est permis à un manant de réclamer un bon gîte, un peu do feu et quelque chose à go mettre sous la dent.A vous, bien entendu, ces faiblesses sont inconnues".La neige tombait toujours.Des brumes épaisses enveloppaient l'île.Bientôt la tourmente devint telle que l'on ne voyait pas à dix pas devant soi.La poudrerie aveuglait et étouffait.Petite Poucctte aperçut, à quelque distance, une belle caverne spacieuse.EJle s'en réjouit avec ses compagnons."C'est là sans doute, apprit-elle, la Caverne Bontcinps dont nous a encore parlé, tandis que nous survolions cet endroit, le savant papa de Louison et de Cloclo.C'est un refuge vraiment inespéré, hâtons-nous d'y entrer, monseigneur".En quelques enjambées, Don Quichotte et Sancho furent à destination.Ils s'enfoncèrent dans l'ouverture béante en se courbant très bas."— Ouf! dit Sancho.Puisque nous devons jeûner, jeûnons à l'nbri, n'est-ce pas, monseigneur?" Et Sancho Pança tremblant, bleuissant, claquant des dents, se laissa choir dans un coin.Il ne souffla plus mot.—i Que cherchez-vous ainsi au fond de 1b grotte, madame Poucette?demanda Don Quichotte, au bout de quelques instants de silence et de repos.— J'ai entendu, monseigneur, un cri d'oiseau blessé.Je veux porter secours à quelque petit être en détresse, un allié peut-être, un messager, qui sait?.Ah! le voici, le pauvre petit oiseau.Ses pattes sont brisées, une blessure saigne h son cou.Oh! les vilaines sorcières, va.Elles l'ont atlrappé sûrement, cette nuit, et rejeté ici.Il vit encore.oui, oui.0 douce petite chose ailée, confiante, docile, qui n'a pas craint, malgré le vent d'automne et le guet féroce des lutins, de venir jusqu'ici." Et Poucette vint s'asseoir entre Don Quichotte et Sancho Pança.Elle posa sur ses genoux, avec des précautions infinies, la petite bête qui ne bougeait plus, mais ouvrait les yeux de temps à autre.Petite Poucette la considérait avec attention.Elle eut un cri soudain.Elle passa sn petite main d'abord sous l'aile droite, puis sous l'aile gauche.Elle en sortit deux minuscules billets.Ils portaient son adresse.L'oiseau blessé, comme s'il n'eut attendu que ce geste de Poucette pour mourir, s'allongea, se raidit, puis retomba inerte, les ailes pendantes."— Madame Poucette, no vous gênez pas à cause de moi, dit Don Quichotte.Prenez connaissance de ce fort surprenant courrier.Je ne verrai, ni entendrai rien.Et voyez, Sancho, mon écuyer, dort comme un loir dons son angle béni.— Non, monseigneur, je désire au contraire, que nous prenions ensemble connaissance de ces missives.Un mauvais sort, en ce moment, nous lie les uns aux autres.Et puis, les conseils de votre coeur généreux, si noble, me seront précieux.— Bien, Poucette, bonne petite fille, lisez vite.— Monseigneur, ces deux messages me viennent du duc de Clairevaillanco.— Oui?Du filleul de l'infortuné Grolo-le-Bon?Je l'ai entrevu au camp, n'est-ce pas?— Tout juste.Entre deux mystérieuses expéditions.Voici co que m'écrit le duc: "Petite Poucette, Tu es une fidèle amie de la princesse Aube, je l'ai appris.Je réclame done ton aide, enfant, en mon tragique malheur.Sais-tu que ma femme bien-année a été enlevée perfidement du camp avec nos deux petit» amis canadiens, Louison et Cloclo.Sais-tu que ce 110 L'OIS EAU BLEU chagrin m'attendait dès mon retour auprès d'elle?Je m'étais hâté pour arriver un mois plus tôt que la date fixée.Hélas 1 quelle misère! Ma.belle Aube était disparue, tombée entre les mains d'ennemis féroces.Que ne lui feront-ils pas souffrir?Personne an camp ne comprend rien à cet enlèvement mystérieux.On m'a dit cependant l'avoir vue errer seule d'abord, puis, en compagnie de l'héroïque Don Quichotte et de son écuyer en ce même soir fatal, dans les grands bois avoisi-nant notre installation.Ayant ce précieux renseignement, j'ai résolu de l'écrire sachant que l'un quelconque des oiseaux du camp, tous de* amis très chers de ta vunuscide personne, parviendrait bien, à te rejoindre, où que tu sois.Je te crie ma détresse, Poucette, reviens au camp en hâte je t'en conjure, car tu as quelque chose à m'apprendre sur mon Aube chérie, je guis sûr.Tous les chevaliers me promettent leur aide dès qu'il s'ugirn de courir à la délivrance de nos victimes.Je ne veux pas échouer dans cette expédition, c'est pour cela, Poucette, que je prends tous les renseignements possibles sur l'attentat.Viens, Poucette, viens.Je fatten^ drai deux jours seulement.Et maintenant, lis comme moi, les larmes aux yeux, l'appel de ma petite Aube.Une ligne seulement, un "au secours" tu le vois, écrit avec son sang, et qu'ont signé aussi avec leur sung Louison et Cloclo .Il n'est pas de douleur semblable à la mienne, Petite Poucette, en ce moment, crois-inoi.Le papa de Louison et de Cloclo n'est pas de retour an camp, ni l'Oiseau bleu.Dieu veuille que nous puissions délivrer Aube et les petits avant leur retour.Car quels justes reproches n'adresseraient-ils pas à mes compagnons d'armes.Petite Poucette, je te vois déjà en route, n'est-ce pas,fais diligence, fais diligence,.gare à vas ennemis en route, ne l'oublie mis.Rapporte-moi fidèlement le mot d'Aube, petite, cette relique que j'ai baisée combien de fois! Jean de Clairevaillance Du camp des braves chevaliers enchantés" Poucette, le coeur gros, acheva avec peine cette lettre nu plutôt ce cri de douleur du beau et aimable duc de Clairevaillance.Elle regarda ensuite, puis, fit voir à Don Quichotte le billet sanglant de la misérable princesse et de ses amis.Don Quichotte frappait le sol du bout de son épée.Il dissimulait son émotion sous une colère habilement feinte."Qu'a donc pensé cette jeune femme de s'enfuir ainsi, sans demander avis à qui que ce soit?.Pourquoi ne pas m'avoir appelé, moi, le plus dévoué de ses Chevaliers servants?Les femmes, fussent-elles des princesses, sont vraiment les êtres les plus inconséquents qui soient au monde, aussi, comment être surpris si les tentateurs ont si beau jeu auprès d'elles?(Suite à la page 101) RESULTATS DU CONCOURS D'AVRIL 1930 1.—Billet demi-place, demi tarif.b) Condamné pour mépris de la justice, pour refus de comparaître.2.—Métagramme.Code — Iode — Mode.3.—Homonyme: Ligne (différents sens).Deux cent trois solutions, dont quatre inexactes nous sont parvenues.Nos concurrents, toujours nombreux, se font joute amicale et nous les félicitons des succès qu'ils obtiennent.Le sort a favorisé: Mlle Lilian Daly, Académie Ste-Anne, Marlboro, Mass., E.U.M.Théodore Lamarre, Collège Commercial, Ste-Marie-do-Bcauce, P.Q.Mlle Berthe Sénécal, 5037, Ste-Clotilde, Saint-Henri, Montréal.Concours Mensuels CONCOURS DE MAI 1930 1.—Mots en triangle: 1—Ville de France: 2—Synonyme de gageure: 3—Préposition : 4—Mot enfantin: 6—Consonne: 2.—Métagramme.Avec un C.je suis une calotte de campagne.Avec un F, je suis une lanterne.Avec un M, je suis un romancier français (1830-1907).Avec un P, je suis une petite bêche pour pêcheur.3.—Comment appelez-vous le salaire a) d'un domestique, b) d'un employé, homme de bureau, c) d'un soldat, d) d'un homme de profession libérale, e) d'un fonctionnaire retiré?Observez bien, en envoyant vos réponses, les conditions suivantes: Faire parvenir ses solutions au plus tard pour le 19 mai à Concours Mensuel de L'OISEAU BLEU 1182, rue Saint-Laurent MAI 1930 MONTREAL, P.Q. ^^^^^"X^M"M-m-:-X'>:-:"M~:-x»:»m-m»m-m«:":-«-m-m-:"M":»m- Articles Religieux pour Cadeaux Première communion, anniversaires, mariages, ordinations et professions religieuses LIVRES DE PRIERES, reliures artistiques, très élégantes nouveautés.LIVRES DE MEDITATIONS, prédications, bréviaires, vies de Saints, biographies.MEDAILLES en or, sujets variés, avec chaînettes très appréciables.PLAQUETTES ONYX, métal et bois.STATUES, or nouveau, or vert et or mat.tous les sujets et toutes les grandeurs, aussi en plastique.CROIX, palissandre et acajou avec Christ vieil ivoire, bronze doré et artistique.CHAPELETS, or roulé, or doublé et or solide, pierres véritables.Etuis on cuir.IMAGES assorties pour toutes le,s occasions.Nous apportons une attention toute spéciale aux commandes par la poste.Un personnel compétent et courtois est à la disposition des visiteurs.Demandez notre catalogue d'articles religieux GRAINGER FRÊR-iS ljhRMRC.V IVpcliCRN.ImpOKljJeuRN 56NolRe-D&me.0iiest.>TonlR.càl x»x-:»>-:-x-x-:":"X":-^-x-X"X-X">-:»xk-: ««^^^^^^^^^^^^^^^w-^^^^x-********* ^.:.:.x.*~x~:"x«x-**'x"x^"x-«"x^ DEPARTEMENT DU SECRETAIRE DE LA PROVINCE DE QUEBEC L'HONORABLE ATHANASE DAVID, SECRETAIRE DE LA PROVINCE ECOLES TECHNIQUES COURS TECHNIQUE — Cours de formation générale technique préparant aux carrières industrielles.COURS DES METIERS — Cours préparant à l'exercice d'un métier en particulier.•COURS D'APPRENTISSAGE — Cours de temps partiel organisé en collaboration avec l'industrie.(Cours d'Imprimerie a l'Ecole Technique de Montréal, et cours pour les métiers du bâtiment).COURS SPECIAUX — Cours variés répondant à ûn besoin particulier.(Mécaniciens en véhicules-moteurs et autres).COURS DU SOIR — Pour les ouvriers qui n'ont pas eu l'avantage de suivre un cours industriel complet.ECOLE TECHNIQUE DE MONTREAL ECOLE TECHNIQUE DE QUEBEC ECOLE TECHNIQUE DE HULL AUGUSTIN FRIGON Directeur Général de l'Enseignement Technique 1430, rue Saint-Denis MONTREAL
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.