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Titre :
L'oiseau bleu /
Première revue destinée à la jeunesse canadienne-française, L'Oiseau bleu a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec. [...]

Le premier numéro de la revue L'Oiseau bleu, sous-titré « revue mensuelle illustrée pour la jeunesse », paraît à Montréal en janvier 1921. Créée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sous la direction d'Arthur Saint-Pierre, fondateur de la publication, L'Oiseau bleu est la première revue destinée exclusivement à la jeunesse canadienne-française. Sa création a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec.

La revue est diffusée dans les écoles et, selon la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle s'adresse aux enfants canadiens de 3 à 18 ans. Certains ouvrages soulignent toutefois que la revue s'adresse davantage aux écoliers de la fin du primaire et du début du secondaire, soit aux jeunes de 10 à 15 ans, car la publication contient beaucoup plus de textes que d'illustrations. La revue est également diffusée auprès des jeunes franco-américains, franco-ontariens et acadiens.

L'Oiseau bleu poursuit le double objectif d'instruire et de divertir les jeunes. La revue a pour mission de renforcer leur sentiment d'appartenance nationale et leurs croyances religieuses. L'enseignement de l'histoire et de la géographie y occupe une place importante; on y trouve des rubriques telles que « Nos plaques historiques », « À travers l'histoire », de même que des récits de voyage comme « Mon voyage autour du monde ».

L'instruction religieuse et morale est présente dans les contes, les fables, les poèmes, les feuilletons et les biographies de saints. La publication comprend également des articles sur les sciences. Pour divertir les jeunes, la revue leur propose des feuilletons, des chansons, des jeux, des illustrations et des concours.

Plusieurs collaborateurs sont invités à participer à la rédaction de la revue, notamment Marie-Claire Daveluy, qui y publie en feuilletons son premier roman, Les aventures de Perrine et de Charlot. Celui-ci est considéré comme une oeuvre fondatrice qui a donné le ton aux oeuvres subséquentes de la littérature québécoise pour la jeunesse.

L'Oiseau bleu, qui a cessé de paraître en juillet 1940, a véritablement été un catalyseur pour la littérature enfantine québécoise.

LEPAGE, Françoise, Histoire de la littérature pour la jeunesse (Québec et francophonies du Canada) - Suivie d'un dictionnaire des auteurs et des illustrateurs, Orléans [Ontario], Éditions David, 2000, p. 113-118.

Éditeur :
  • Montréal :la Société,1921-1940
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

L'oiseau bleu /, 1931, Collections de BAnQ.

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REVUE MENSUELLE ILLUSTREE POUR LA JEUNESSE • ' ¦ ' ' " ^^^^^^^ — uBLEU PUBLIÉE PAR I.AtSOCIETÊ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL Rédaction, Administration et Publicité 1182, rue Saint-I.aurent MONTREAL Téléphone: I.Ancastre 43(>1 Abonnement annuel: Canada et Etats-Unis: 50 sous (Payable au pair à Montréal) CONDITIONS SPECIALES aux écoles, collèges et couvents Vol.XI — No 1 MONTREAL, JANVIER 1931 Le numéro 5 sous 2 i • i » i s i ; a i is i.k r A tous ses lecteurs et lectrices, à ses zélateurs et zélatrices, à ses collaborateurs et collaboratrices, à ses dépositaires, à ses annonceurs et à tous ses abonnés BOT^HE ET HEUREUSE AHHÈE UOISEAU BLEU IGpfl snuhaitfi ïte I'GDiafait bleu L'Otienn bltul ("est le nom île la revue que la Société Sainl-Jran-Haptiite ilr Montrent a créée, il y a onze ans.cher» p.'tits amis, |iour votre instruction et pour votre amusement.NVst-ce pas qu'une revue pour la jeunesse ne pouvuit avoir un plus joli nom?Il y A tant (le rcssemblnncs entre les enfants el le» oiseaux.Comme qqx.vous êtes remuant», craintifs, frêles, insouciants et nais.Aussi cpii n'aime pas les uns et les autres?Pour ma part, je n'éprouve jamais Butant de plaisir que de voir de petits serins jaunes sautiller dans leur cage dorée, les mignons oiseaux-mourhes se balancer sur la tige des grands blés, les grives élégantes courir tout inquiètes sur le gazon épais.Vos frimousses enjouées et rieuses ne nous ravissent pas moins, chers petits amis.Vos jeux, vos quest ions, vos chagrins, vos colères mêmes, tout ?ela, c'est si spontané, si changeant, si vrai.En pensant a vous, je me revois, a voire Age, en cette même saison de l'année, patinant.sW le Iiosseau de mon cher village de .Suint -Jovite ou glissant dan» lu cote du moulin de monsieur Larocque.Je me rnppcllc aussi les jours heureux de mes étude» chez les dévouées religieuses française» de la Sagfflife.Je retrnitv-' iluns mes souvenirs ln ligure si noble ei si baUa de moi rfaux curé, Monseigneur Ouimet, celle aussi de toutes ces lionne» dames qui me bourraient les mains el les^Kjchcs de friandise» de toutes sortes- Je me boliviens dp même «les procession» que nous faisions "ii été.mes compagnes, mes compagnons et moi dans li-.rues de mon village, p?ndnnt que je portais un ostensoir de carton et que mes enfants de chu tir faisaient monter vers le ciel le» cantiques et le» hymnes les plus hors de saison qui soient : C'est le mois eau milieu île la soirée et, vous trouvant dans l'ol»se.urité la plus complète, d'essayer de vous reconnaître dans votre chambre, puis n'y réussissant pas, de prendre subitement peur.d'J pleurer, de crier à tue-tête, mais vainement, qu'on vint vous chercher.La nuit vous devenant île plus en plus insupportable, le désespoir s'emparait de votre |ietit être; ce que vous enduriez alors est indéfinissable.Votre souffrance était si aigué qu'A la lin vous ne pouviez plus pleurer.En rentrant, votre lionne mninan, — un peu oublieuse toutefois, — vous trouvait endormi par terre, a côté de votre |>etit lit blanc.Comparaison assez juste, je crois, |>our exprimer le déscs|>oir que vous éprouveriez de la perte de vos deux yeux.Votre santé est non moins précieuse.File soutient le travail: "Ile centuple le dévouement, elle multiplie les succès.Avec elle on Bupporte encore assez bien les épreuves que la vie nous ménage.Sans elle, plus d'ambition; on se sent A charge A tous ceux qui nous entourent; on ne trouve plus rien de gai.Aussi faut-il prendre garde de ne pos l'entamer.A votre Age, on a licsoin de sommeil.Couchez-vous de Ixinnc heure dans une chambre le plus parfaitement aérée possible.Pour peu que l'on joue ou que l'on grandisse, l'appétit s'aiguise.A l'heure des repas et de la collation, mangez A votre faim, chers petits amis, mais de grArc, ne ruinez pas votre estomac par une nourriture capricieuse prise A des heures suggérées par voir,- fantai-ic.A r Mie é|Kique-.'i il ¦ l'annër.la température est facilement changeante.Aujourd'hui, le froid est siliérien ; demain, les autos nous éclaliousscnt d'eau sale.Il faut prendre garde que ces sautes de température ne déjouent notre prudence.Changer ses chauds sous-vêtements pour d'autres plus légers, rester les pieds mouillés, jouer tète nue, sortir en bas de soie, —je parle évidemment pour les plus grandes île mes lectrices, — constitueraient des imprudences dont on ne peut prévoir les suites.Enfin je dis A mes plus grands garçons de ne pas abîmer leur santé dans les salles de cinema ou dans les salles de billard.Jou i.plutôt au grand air, amis, refaites vos forces aux rayons du soleil et sous les yeux vigilants mais discrets de vos maîtres ou de vos parents.Pourquoi aussi tant fumer et gaspiller des sous qu'il serait plus profitable de mettre A la banque?Faudrait-il insister maintenant sur l'habitude de l'i'npureté?Le constant souci de vos chers p i.mes jeunes amis, c'est de gagner de l'argent.Non pus qu'ils mettent l'argent au-dessus de tout ; ils ne le préfèrent certes pas A la paix de leur conscience; ils ne lui sacrifieraient pas non plus votre santé ou votre éducation.Ils savent bien que l'argent n'est pas un but mais un moyen, le grand moyen toutefois d'assurer le bonheur du foyer qu'ils ont fondé.La vie, surtout A cette époque de malaise économique mondial, est é|iouvantableiueiit difficile.\e logement, le chauffage, l'alimentation, l'habillement, le transport, les primes d'assurance, les frais de maladies, onn'a |>asd'idée A votre Age, chers amis, combien tout cela pèse lourdement sur les épaula île votre père.Vous l'avez parfois vu de mauvaise humeur, votre |ière.nerveux, songeur.Avcz-vous pensé que ce qui assombrissait son front, c'était justement le souci du lendemain, c'étaient les prodiges qu'il devait faire pour Isiucler son budget, les moyens et les précautions qu'il devait prendre |mur donner A sa nombreuse famille le nécessaire et un peu de su|>erflu?Iji maison est bien triste, quand on ne peut jamais l'égayer de lumière, de fleurs et de musique.Aussi les vœux de leurs amis qui iront le plus au coeur de vos parents, A l'occasion de la nouvelle année, ce sera ceux qui demanderont au ciel le succès de leurs entreprises, quelles qu'elles soient, commerce, métier, bureau d'uffuires, industrie.Le succès des entreprises, mais c'est.grAce A lui, la possession île toutes le* choses uéei'ssaiiTS A la vie et que je rappelais plus haut.C'est le gage de la survivance du foyer et de sa quiétude, ("est une honnête et bienfaisante aisance qui entretient la santé, qui favorise l'éducation des enfants, qui protège les moeurs et les nffine.Ces soucis de votre |>ère dont je vous entretenais, il y a un instant, vous les connaîtrez A votre tour quand avec la |ierinission de vos parents et sous le regard de Dieu vous vous éloignerez, tels les petits oiseaux, du niil paternel bien chaud et bien duveté pour en bAtir un autre.Ces choses vous semblent loin.Je vois sourire de leurs lieaux grands yeux les plus vieux d'entre mes lecteurs.Riei, coquins, c'est de votre Age.Non seulement je vous le permets, mais je vous y engage.Réfléchissez quand même A ce que je vous ai dit et j'ajoute: "Voulez-vous ne pas être trop longtemps, ni trop souvent A la merci des difficultés financières de lu vie?Acquérez A l'école les moyens de devenir dans votre sphère d'activité, dans la bureau où vous travaillerez, dans la profession que vous exercerez, dans le métier que vous aurez choisi, ce que l'on appelle une compétence, un cx|h'rt suivant un mot plus commun, un homme ou une femme indispensable, par conséquent nécessaire un progrès de la maison qui retiendra vos services, quelqu'un de supérieur aux autres et dont on arhalan-dera le bureau, le commerce, l'olelier, si vous êtes à votre propre compte.Pendant qu'il en est cneo.-e 4 L'OISEAU BI.EU temps, ne négligez d'acquérir aucune des connaissances inscrites au programme d'études de votre école.Elles peuvent vous paraître actuellement inutiles ou inutilisables |)our votre carrière future.Ne donnez pas dans le piège que |>eut vous tendre insidieusement votre peur de l'effort, votre apathie, votre paresse, le pire ennemi de notre race, ft nous Canadiens français.Dans la vie, c'est presque toujours ce qui nous manque qu'on réclame de nous.Ne courons donc pas le risque de faire comme la cigale, c'est-à-dire d'être pris au dépourvu quand la bise sera venue.• * Au baptême, chers enfants, vous avez tous reçu au moins un nom quand ce n'était pas (rois ou quatre.Plus tard, quand vous avez été plus Agés, on vous a dit que ce nom vous imposait l'obligation d'imiter le* vertus du saint qui l'avait autrefois porté.Vous avez également un nom de famille.C'est celui de votre père.Il arrive parfois qu'on y ajoute celui de la mère.Avr/-vous déjà sérieusement pensé à votre nom de famille?Un nom porté par tous ceux de votre lignée, un nom obscur peut-être que les journaux n'ont jamais clamé ni fait acclamer, un nom fait quand même de la probité, du renoncement et du labeur de votre père, de votre grand-père, de votre aïeul et de tous les autres avant lui.Se pourrait-il qu'un jour ou l'autre, quand vous s>rcz sortis de l'école, votre conduite ternit irrémédiablement I; nom de votre fa.nillc?Noblesse oblige! Le premier devoir que vous avez envers votre nom, c'est d'en maintenir intacte, conte que coûte, la réputation, dans le milieu où vous vivez, dans le quartier que vous habitez, dans la paroisse où l'on vous connaît.Pour cela, dès maintenant, ne vous laissez entraîner ft aucune déchéance morale.Vous vous souvenez île e.-rtaines choses qui font [icrdre la santé et que je rappelais tout ft l'heure.Quelques-unes de ces choses font plus que cola.L'Ilcs ruinent la sauté do l'Ame; elles menacent et tôt nu tard détruisent la réputation du nom familial.Pour vous empêcher de déchoir, songez A l'immense chagrin de votre père, s'il apprenait un jour que vous avez sali son nom.Je vous le disais tout à l'heure, ehers amis, vous n'ignorez pas qu'un jour, quand le temps en sera venu, vous continuerai la lignée de votre famille.Ix'S mêmes devoirs qui vous lient envers vos |>ères, vos fils les auront envers vous.Je me trompe.lueurs responsabilités envers le nom familial seront alors plus grandes, parce que, j'en suis sur, vous aurez eu A cœur d'ennoblir votre nom par un effort personnel.Vous aurM voulu tirer votre nom de l'obscurité pour l'imposer A l'attention de vos compatriotes.La famille n'est pas In seule société voulue par Dieu.La patrie en est une autre.Elle est constituée par l'ensemble des familles nées sur le même sol, qui partagent le même pain, que protègent les mêmes lois, qui se passionnent pour le même idéal social, qui communient à la même foi et qui souhaitent rc|ioser dnns la même terre ancestrale.Tous ces biens forment l'héritage sacré que nous avons le devoir de sauvegarder et de faire fructifier.TAche en- thousiasmante et ingrate tout A la fois.Il faut que dans tous les domaines de l'activité nationale il se trouve des hommes qui consentent, malgré les médisances, les insultes et les calomnies, à s'y dévouer corps et Ame, nuit et jour.Voulez-vous, mes chers amis, mettre votre nom dans l'histoire et mériter la reconnaissance de la patrie?Pour cela, pénétrez-vous dès maintenant des principes de vie religieuse et nationale qu'on vous enseigne ft l'école.Surtout vivez-les tous les moments de la journée, tous les jours de votre enfance scolaire.Ce n'est pas ft d'autres conditions que vous rendrez votre avenir utile.Tels sont les souhaits que l'Oiseau bleu forme pour le bonheur de ses petits amis.René CUKNKTTE SCIENCES ET VOYAGES (Suifs de la pat» O des connaissances sérieuses en mécanique, en géométrie, en trigonométrie.A ceux qui le taxent d'ignorance, le moyen Age répond: voyez ce que j'ai produit et essayez de faire mieux, plus solide et plus beau.LES INVENTIONS Trois grande» découvertes signalèrent la fin du moyen Age, qui devaient révolutionner le monde commercial, militaire et intellectuel: la lanissole, les canons et l'imprimerie.L'imprimerie fut inventée ft Strasbourg par Gutenberg.Son idée géniale fut de substituer aux lettres fixes les lettres mobiles.Son associé, Pierre Schœfer, trouva ensuite que la fonte permettait de tirer d'un moule des milliers de caractères.Quant à la poudre ft canon, son usage remonte A la plus haute antiquité et se retrouve chez les Chinois, plus de mille ans avant Jésus-Christ.Pourtant, c'est au XlIIe siècle que le franciscain Roger Bacon en donna une explication scientifique.Ij\ poudre ft canon ne devint réellement une arme de guerre que par l'invention du canon.En France, on voit le canon employé pour la première fois, en 1324, nu siège de Metz.Du canon naquirent l'escopette, l'arquebuse, le mousquet, le fusil et enfin le pistolet.La boussole, d'origine aralie, fut importée d'Orient en Occident par des Italiens d'Amalfi.Klavio Gioia mit l'aiguille sur un pivot fixe et renferma sous verre dans une boite.Guidés par elle, les marins n'eurent plus A interroger les étoiles.Etienne ROBIN Qui sème bien, récolte bien. I.• O I S E A U BI.F.U JiOS CHAH.SOHS POPULAIRES ^SBS&!ft'~) AWRmwA s'en va-t-cn tfutfvvc ChanunMlinqiu ~yJ Mal-brough sen va-r-en guerre.La - i - fou la la, La - i - fou la la Mai- trough sen va-fen guerre, Ne sail" quand re - vien-dra.Là - bas! h! cou-rez,cou-rez, courez, re-Fi te fil • le jeune et gentil - le ~,'J> JJ> J|J! J J|.ffl.f | J v | Ali1 cou rez.courez,courez, Ve-nez ce soir nous amuser.11 // reviendra i'a Pâques L'un portail sa cuirasse, Ou à la Trinité.L'antre son bouclier.3 12 /.« Trinité se /xi**.-, L'un portait son grand sabre Malbrough ne rrritnt pas.L'autre ne portail rien.¦* 18 Madame à sa tour monte.A l'enlour de sa tombe, Si haul qu'elle peut manier.Uomarin l'on planta.S Il Elle rail tenir son jxige.Sur la plus haute branche.Tout de noir habillé.rossignol chanlail.6 15 OUI page, mon beau page.On vit ivler son nme Quell' nouvelle apportez! Au travers des lauriers.7 15 Aux nouvel!' que j'apporte, Chuctm mil ventre à terre, Vos Imna yeux vont pleurer.El puis se releva.8 17 Quittez vos hal/its roses, Pour chanter les victoires, Et vos satins brœhêë.Que Malbrough remporta.1) 18 Monsieur erdait.—Pourquoi te mettre martel en tête, reprit le nage Melehior.Que ne crois-tu pas A la reapparition de l'étoile?Cela tient au miraele qu'un astre brillant noua ait guidés jusqu'ici.Tiens, allons voir le roi Hérode et consulter les I*rii)oos des prêtres sur la naissance du Messie.l*es prophéties contenues dans les Livres Saints ne nous donnernient-elles pas lumière et assurance?Les sages d'Orient, sur leur dromadaire respectif, |H>ussèront plus loin leur chemin et se présentèrent nu palais d'Hérode.Que de richesses et de munificence ehei ce roi île Judée! La réception fut grandiose, mais leur arrivée fut tenue secrète.Pendant ce, Hérode, roi jaloux et craignant voir son sceptre lui échapper, forma conciliabule nuque! il convoqua les Princes des prêtres el lis Scribes du peuple.Les prophét i.-s, lues et relues, révélèrent l'endroit de la naissance de l'Emmanuel.Hérode, en secret, apprit donc aux mages le contenu des prophéties et les envoya a Bethléem."Mais surtout, revenez, car je veux, moi aussi oller adorer ce nouveau roi!" Les Mages partirent et chemin faisant, aperçurent l'étoile qu'ils avaient vue en Orient et de nouveau, ello les conduisit jusqu'à l'étable ou le Roi de» rois vemiit de nnttre.Caspar, Balthazar et Melehior descendirent de leur monture un |>ou fatiguée et snlie pnr la poussière de la longue route parcourue.Une émotion saisissante les étreignit et une atmosphère céh-ste semblait les environner.Dans les airs, des voix surhumaines, angéliques, laissaient entendre un cantique d'adoration: "Gloria in txeeltit Dto.Paix aux hommes de bonne roUmU\ Respectueusement émua, ils se dirigèrent vers l'unique abri oïl l'Hommo-Dieu, le Créateur de tout l'univers piH réaliser la promesse du Rachat, fuite aux hommes plus de quatre mille ans auparavant.—"Heureuse Mère, nous permettez-vous d'entrer?" Un sourire radieux puis teinté d'amertume répondit A l'attente des royaux voyageurs.Dans une mangeoire, sur un peu de pailL-, un poupon rosé et gracieux, bref, le plus bel enfant des hommes, reposait, réchauffé par de pauvres langes et par le souffle de deux animaux domestiques.Tout près de IA, Joseph se trouvait, immobile, en contemplation.Ix-s rois d'Orient si?prosternèrent et adorèrent ce joyau de la Crèche.Une grace d'amour s'infiltrait en leur coeur.Que ne donneraient-ils pas pour ce Roi-Christ ?Leurs présents, tantôt si riches, ne semblaient plus que dons insignifiants.Rois d'Orient, ils ne désiraient plus l'être, tant ce divin Enfantclet prenait possession de tout leur être.Ils offrirent, l'un, de l'or.hommage qui reconnaissait en l'Emmanuel, la royauté la plus alisoluc; l'autre, de l'encens, qui nffirnmil leur foi en la Divinité souveraine, et le troisième offrit do la myrrhe, don fait comme A un homme destiné A la souffrance et A la mort.Jésus vit alors dans un avenir prochain se dresser sur le Calvaire la croix du Rachat.Que de souffrances endurées, que de douleurs payées au tribut de l'ingratitude humaine! Et cette croix, ce gibet d'humiliation, de tortures atroces, do mort d'un Dieu, apparut, telle une vision aux trois adorateurs, dont la visite avait été précédée do celle d'humbles bergère.Silencieux, les mages quittèrent l'Enfant-Dieu, l'Ame partagée entre un bonheur indescriptible et une souffrance amère."\ti royaume de ce Roi n'est donc pas de ce monde?O Emmanuel, noua croyons en ta divinité et en ta royauté.Garde-nous pour ton saint Parodia". L'OISEAU B I.F.II 15 Et le» mn.gr*, jusqu'à leur mort, portèrent dans leur cœur le souvenir de leur adoration auprès du Messie, "Roi des Juifs".» * » La tradition raconte que ces trois mages, dont parle ai brièvement l'Evangile, ont versé leur sang pour la Foi.Leurs reliques, enfermées en des chasses du plus grand prix, sont vénérées dans la Kit hédralc de Cologne.C.F.Correspondance M.Hhéault.—Vœux de bonheur.Que l'avenir, sous l'incognito de Dieu, vous soit une mine de trésors spirituels, voire même matériels dans la vie nouvelle où vous diriges vos pas.Camille C.—Amitiés à ma benjamine aimable.Mies H.—Fauvette, accompagnée de Su'iir Jeanne, compte bien aller vous rendre visite et admirer de nouveau le pittoresque des chutes Niagara.Puisse ce projet se réaliser! Amitiés.Brin d'herbe.—Accolade fraternelle à vous et aux chers vôtres.Jeannine.—Amitiés pleines d'affection.Papillon.—Je vous répondrai iiersonnellement.Vcnes vous joindre aux nombreux concurrents qui veulent se disputer le premier rang dans la nouvelle joute littéraire qui commence avec cette présente publication.Bonjour.Nieole.—Le calendrier dont vous me parle» dans votre missive est, je crois, en vente à la Maiwm-Mère des Sœurs du Bon-Pasteur, rue Sherbrooke est.Je connais fort cette publication.Elle recèle une quantité de pensées bien choisies et de nature A fortifier les Ames dans leur idéal & atteindre.Amitiés.Aux amis de la revue.—Vœux de bonheur, de sauté et de succès et selon l'antique, mais bonne formule."A tous, le Paradis a la fin de vos jours".Formule surannée, semble z-voua me dire.Soit, mais ajoutez avec Fauvette.c'est aussi la meilleure expression qui contient lo meilleur des vœux.Câline.—Faites de "Guy do Fontgalland" votre meilleur petit ami.Demandez-lui sa sagesse tout en conservant votre belle espièglerie bonne à certaines heures, dans la vie, quand elle arrive a propos.Coeur de pigeon.—Amitiés et vœux de rétablissement.Guy.—Fauvette vous bonjoure bien amicalement et vous souhaite plein succès dans votre vie scolaire.N'oublies pas de modeler votre vie sur celle du petit ami que vous avez choisi: lo cher Guy de Fontgalland.Je suis heureuse que vous relisiez celte vie si à la portée des jeunes.E.M.—Amical bonjour et bon succès toujours! F.C.—A vous, meilleurs vœux de succès, de bonheur et de santé.Abeille de Marie.—La santé s'améliore-t-clle?Que 1931 vous soit ère de bonheur, de gâteries spirituelles et de santé.Meilleures amitiés.•Soeur Jeanne me prie do vous dire que toutes les graphologies demandées ont été expédiées par courrier postal.Juliette Pilon, Montréal; T.Julien, Anna Fo- rest, Claire Senéeal, Saint-Hubert.Marguerite Tan-guay, Saint-Corne; Antonùi Delorme, Julia Ilernard, Beaucc; Jeannette liouillon, Sault-Sainte-Marie; MathiUle Rrllemarre, I/>rrainville; Lucile Gascon, Fratiçnite.Mouxtcau, Irene A., Agnes LaJ'crgne, Annette, Snint-I.ihoire; L'Kcoliire, Stc-Thérèse; Une Verdunoitc, Juliette Sauvé, Reine-Aimfe Beauchctnc, Germaine Lagaeé ( '), l.urienne Cantara, Verdun; lAna, Madeleine Richard, Madeleine Ijirose, Waterloo, et que d'autre* dont il m'est impossible de mentionner les noms, vu la longueur de cette liste-ci.A tous, Sœur Jeanne vous envoie ses meilleures amitiés.C.F.GRAPHOLOGIE Telle écriture, tel enrartèr.'! C'est ce que vous dira" Sieur Jeanne, votre graphologue, pourvu que vous envoyiez, chers amis, dix lignes de voir*' écriture sur papier non réglé et de votre eompatilion personnelle, le tout.aeconi|iagné de la modique somme de vingt-cinq sous.Adressez: Sœur Jeanne "L'Oiseau bleu" 1182, rue Saint-Laurent Montréal, P.Q.MONTCALM (Su/serves bien, en envoyant vos ré|x>nses, les conditions suivantes: Kaire parvenir ses solutions au plus tard le lit janvier, en nynnt soin de mettre comme iuscript ion : CONCOIRS MENSl'EL DE L'OISEAU BLEU 1182, me Saint-Ijiuront Janvier 1931.Montréal, l'y. 2a L'OISEAU Bl.Kl! LES PRÉCURSEURS DE LA SAUVEGARDE II naquit à Ville-Marie, aujourd'hui Montréal, le 20 juillet 1661.Il était le troisième fils de Charles Le Moyne et de Catherine Primot-Thierry.Dès l'âge de 14 ans, il s'engage comme mousse et apprend l'art de la navigation sur le Saint-Laurent.Son père l'envoie en^France avec ses frères de Sainte-Hélène et de Maricourt pour y étudier les mathématiques et l'hydrographie.En 1686, il accompagne le chevalier de Troyes dans sa célèbre expédition à la baie d'Hudson et s'y distingue par sa pierre le moyne d'iberville bravoure, son intrépidité et son mépris de la mort.En 1696, d'iberville se rend maître de Newport sans perdre un seul homme, détruit le fort Pemquid en Nouvelle-Angleterre.Poursuivi par sept navires anglais, il leur échappe en longeant la côte parsemée d'écueils et se dirige vers Plaisance, dans l'Ile de Terre-Neuve.Par voie de terre, il court sur Saint-Jean qu'il prend d'assaut.Pendant l'hiver, à la tête de 125 Canadiens dont il est l'idole, il détruit les établissements anglais et s'empare de l'île entière.En 1697, sur l'ordre de Louis XIV.il va reconquérir la baie d'Hudson.A bord du Pélican, il livre bataille à trois navires anglais; il coule le Ham-shire, s'empare de V Hudson Bay et poursuit le Derring, qui lui échappe à la faveur des ténèbres.Le traité de Ryswick assure à la France la baie d'Hudson.D'iberville, chargé de continuer les explorations de Cavelicr de la Salle en Louisiane, découvre les bouches du Mississipi, fonde Biloxi et la Mobile et jette les bases d'une colonie appelée à de prodigieux développements.En 1706, à la tête de onze bâtiments de guerre, il s'empare de vingt-cinq voiliers et de l'île de Nevis.Ce fut son dernier exploit.Le 9 juillet 1706, d'iberville meurt à bord de son vaisseau, en rade de la Havane.Il faut savoir profiter des leçons qui se dégagent de la vie du chevalier d'iberville.Ne sommes-nous pas obligés de nous défendre et de guerroyer à notre manière si nous voulons survivre?Protégeons-nous nous-mêmes en encourageant nos institutions nationales.Soyons conséquents; confions la sauvegarde de notre avenir, celui de toute notre famille à une compagnie fondée par les nôtres et dirigée par les nôtres, A LA SAUVEGARDE Assurance-vie 152, rue Notre Dame est MONTRÉAL NOS SOIREES D'HIVER INTIMES ET FAMILIALES se» Notre assortiment est au complet pour tout le nécessaire des soirées ' ' NECESSAIRE on papie.pour table - Serviettes de table.— Nappe*.— BouflottM en papier.— Découpures du fantaisie pom mar-qu'T la place des invites a table.• Découpures poor mettre dans les glaces.JKI'X de Salon.Cartes A jouer Woes pour bridge, —1 Boites \ jetons.— Indicateurs (Tally).( ÏHAPKAUX de fantaisie.— Tabliers en papier crêpé.— Serpentins.— Confetti».— Bandr-roles en papier cré|>e.Urtli s en carton.— Sillk-tH décorés.— Cracker».— Cornets de surprise.— Ballons.Musqués.— biups.etc.four ta St-VaUntin nous tirons Imite* ee* nou-eeautf* en ronge rt blanc, arte itexs'nn île eoenrs ronge*.Catalogues hitr demande GRANGER FRÈRES UbMktCS.PivpdiïKS.IiiidorIïJciiks 54No1kc D&mtOuest "MbiituOeJ Iai /•/«« importante lihrairic et iianetrrie française II du Cann'lit DEPARTEMENT DU SECRETAIRE DE LA PROVINCE DE QUEBEC L'HONORABLE ATHANASE DAVID, SECRETAIRE DE LA PROVINCE ECCLES TECH NI OU EX COURS TECHNIQUE — Cours tie formation générale technique |irép:irnnt aux carrières industrielle»:.COURS DES METIERS — Cours préparant à l'exercice il'un métier en particulier.COL'ItS D'APPRENTISSAGE — Cours tic temps partiel organisé en collaboration avec l'industrie.(Cours d'Imprimerie a l'Ecole Technique île Montréal, et cours pour les métiers du hàtimcnl).COURS SPECIAUX — Cours variés répondant à un besoin particulier.(Mécaniciens en véhicules-moteurs et autres).COl'HS DU SOIH — Pour les ouvrier» qui n'ont pas eu l'avantage do suivre un cours industriel complet.ECOLE TECHNIQUE DE MONTREAL ECOLE TECHNIQUE DE QUEBEC ECOLE TECHNIQUE DE HULL AUGUSTIN KRIGON Directeur Général de l'Enseignement Technique li:in.rue Saint-Denis MONTREAL ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL FONDÉE EN 1873 Laboratoires de Recherches cl d'Essais, 1430 rue Saint-Denis, Montréal.TÉLÉPHONES:— Administration— LAncaster 9207 Laboratoire Provincial des Mines: — LAncaster 7880 PROSPECTUS SUR DEMANDE L'ECLAIREUR" Imprimeurs-Éditeurs JOURNAUX — Kiwis — PERIODIQUES TROIS ETABLISSEMENTS! Beaucevllle — Montréal — Drummnrtdville 1723-1725 rue Saint-Denis Tel: H Arbour 8216-7 La Photogravure Nationale, Ltée 59, rue Sainte-Catherine Ouest Montréal Téléphone: MArquette 4549 Dessins - Vignettes - Photographies CAISSE NATIONALE D'ÉCONOMIE 55, St-jacques 0.MONTRÉAL MES PETITS AMIS, Si' vous voulez avoir de l'argent en avant de vous plus tard, mettez-en de côté tout de suite.Et le meilleur moyen de ne pus toucher au magot, c'est d'acheter de nos rentes viagères.Ça ne coûte seulement que tes deux sous de bonbons que vous dépenseriez chaque jour.Roger du VERNAY Imprimé r*r "Le Dtrolr" 430, Notre-Dame eut.Montréal IrJBnQ-tl
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