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Titre :
L'oiseau bleu /
Première revue destinée à la jeunesse canadienne-française, L'Oiseau bleu a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec. [...]

Le premier numéro de la revue L'Oiseau bleu, sous-titré « revue mensuelle illustrée pour la jeunesse », paraît à Montréal en janvier 1921. Créée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sous la direction d'Arthur Saint-Pierre, fondateur de la publication, L'Oiseau bleu est la première revue destinée exclusivement à la jeunesse canadienne-française. Sa création a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec.

La revue est diffusée dans les écoles et, selon la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle s'adresse aux enfants canadiens de 3 à 18 ans. Certains ouvrages soulignent toutefois que la revue s'adresse davantage aux écoliers de la fin du primaire et du début du secondaire, soit aux jeunes de 10 à 15 ans, car la publication contient beaucoup plus de textes que d'illustrations. La revue est également diffusée auprès des jeunes franco-américains, franco-ontariens et acadiens.

L'Oiseau bleu poursuit le double objectif d'instruire et de divertir les jeunes. La revue a pour mission de renforcer leur sentiment d'appartenance nationale et leurs croyances religieuses. L'enseignement de l'histoire et de la géographie y occupe une place importante; on y trouve des rubriques telles que « Nos plaques historiques », « À travers l'histoire », de même que des récits de voyage comme « Mon voyage autour du monde ».

L'instruction religieuse et morale est présente dans les contes, les fables, les poèmes, les feuilletons et les biographies de saints. La publication comprend également des articles sur les sciences. Pour divertir les jeunes, la revue leur propose des feuilletons, des chansons, des jeux, des illustrations et des concours.

Plusieurs collaborateurs sont invités à participer à la rédaction de la revue, notamment Marie-Claire Daveluy, qui y publie en feuilletons son premier roman, Les aventures de Perrine et de Charlot. Celui-ci est considéré comme une oeuvre fondatrice qui a donné le ton aux oeuvres subséquentes de la littérature québécoise pour la jeunesse.

L'Oiseau bleu, qui a cessé de paraître en juillet 1940, a véritablement été un catalyseur pour la littérature enfantine québécoise.

LEPAGE, Françoise, Histoire de la littérature pour la jeunesse (Québec et francophonies du Canada) - Suivie d'un dictionnaire des auteurs et des illustrateurs, Orléans [Ontario], Éditions David, 2000, p. 113-118.

Éditeur :
  • Montréal :la Société,1921-1940
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

L'oiseau bleu /, 1934, Collections de BAnQ.

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Rédaction, Administration et Publicité: Abonnement annuel: 1182, rue Saint-Laurent Canada et États-Unis: 50 sous MONTRÉAL (Payable au pair a Montréal) — CONDITIONS SPÉCIALES Téléphone: PLateau 1131 aux écoles, collèges et couvents VOLUME XIV — No 10 MONTREAL, MAI 1934 Le numéro 5 sous Le Sieur de La Violette fonde les Trois-Rivières 226 L'OISEAU BLEU La fondation des Trois-Rivières Le 22 mai 1633, à la grande joie des colons, le canon de Québec salua le retour de M.de Champlain, que le cardinal de Richelieu avait nomme "son lieutenant en toute l'Ctendue du fleuve Saint-Laurent et gouverneur incontesté de la Nouvelle-France".,,Le poste des Trois-Riviôres, écrit le R.P.Louis Le Jeune, O.M.I., servait depuis 1615 de rendez-vous aux échanges de pelleteries avec les Sauvages qui descendaient le Saint-Maurice.En 1633, C'hamplain y fit une concession à Jean Oodcfroy, interprète, et aux missionnaires.Le Catalogue des Trépassés aux Trois-Rivières a consigné en première page le renseignement qui suit: Messieurs de la Compagnie de la Nouvelle-France ayant ordonné qu'on dressât une habitation en ce lieu, nommé Je* Trois-Rivières, M.de Champlain, qui commandait en ce pays, y envoya de Québec une barque sous la conduite de M.de la Violette, lequel mit pied à terre le 4e de juillet de l'an 1634, avec quelque nombre de nos Français pour la plupart artisans; et dès lors, on donna commencement à la maison et habitation au fort qui se voit en ce lieu.Le 3e de septembre de la même année, le Révérend Père Le Jeune et le P.Buteux, religieux de la Compagnie de Jésus, partirent de Québec |dans une barque et arrivèrent ici le même mois pour y assister des Français pour le salut de leurs âmes.Vers la fin de décembre de la même année, le mal de terre s'étant jeté parmi nos Français, en emporta quelques-uns, qui ont donné commencement aux chrétiens défunts en ce pays".Ce poste do traite était aussi destiné à couvrir Québec de toute attaque inopinée des Iroquois.Après le 17 avril 1636, le nom deM de la Violette disparaît des annales de l'époque.Thomas Oodcfroy, Jacques Hertel et François Marguerie s'étaient déjà établis à l'embouchure du Saint-Maurice.Cette grande rivière descend du nord et c'est aux Trois-Riviôres que les Sauvage venaient de préfô-.rence échanger leurs fourrures avec les traitants.C'est le troisième centenaire de la fondation de cet établissement ngricole que les Triflu-viens s'apprêtent à commémorer avec éclat l'été prochain.Le sieur de la Violette, dont le prénom semble inconnu des historiens, sera à l'honneur.S'il n'a pas du tout contribué au développement des Trois-Rivières, il en est du moins le fondateur.Ce titre suffit à sa gloire.Son nom est inscrit en caractères indélébiles sur la première page de l'histoire des Trois-Rivières.L'Oiseau bleu UN BEAU GESTE T A porole vibrante du missionnaire résonnait ¦'"'sous les arceaux de l'humble chapelle.Animé d'une sainte ardeur, il parlait des pays infidèles, de ces pays où le flambeau de la Foi n'est pas encore allumé.Là-bas, la moisson est immense.Les épis attendent des engrangeurs qui ne viennent pas.Peu nombreux, nous ne pouvons tout porter dans les Greniers du Grand Semeur.Mères chrétiennes, donnez-nous des missionnaires.Enfants, priez Dieu, d'être un jour de ces héroïques partants.Que chacun joigne, & la prière ardente qu'il fait, le geste qui compte, l'action généreuse qui centuple nos efforts.La vieille servante que 20 ans de service avaient usée prématurément se leva, quitta sou banc, souriant à un beau rêve qui venait d'éclore en son âme glorieuse.Elle s'en alla.songeuse, monologuant: j'aurai mon prêtre, j'aurai moi aussi mon missionnaire.Il ira dans les brousses africaines, là-bas, bien loin, évangélisant la masse profonde des païens.Il écoutera leurs supplications.Il ira vers eux, les sauvera et l'âme blanche de ces pauvres noirs chantera l'hosanna de la reconnaissance.Oui, je veux mon lévite.Seigneur Jésus.prêtez-moi la vie jusque là.• * .Héritière d'une maisonnette qui longe la grand'route poudreuse et d'une rente qui la faisait vivre, elle ne pouvait se permettre aucune folie, fût-ce la folie du dévouement; mais.son bon visage riait à son projet, un projet sublime, né du cœur admirable de cette croyante à la foi agissante.Le lendemain, avant même que le soleil eût posé sa caresse coutumiôrc sur ces débris d'autrefois, sur ces restes d'hier, sur ces objets inutilisables qu'on met au rancart quand ils ont cessé de plaire, elle pénétrait à pas fur-tifs, comme en un sanctuaire, dans ce grenier L'OISEAU BLEU 227 où plus d'une fois elle était venue jeter des épaves.Elle se recueillit une minute pour saluer le passé.puis fit de la lumière.Dans les bahuts anciens, elle fit des trouvailles, dans de grands coffres poussiéreux, elle découvrit des trésors sur lesquels son ingé-niosité pouvait travailler des merveilles.Retiré de l'ombre, le rouet reparut sur la scène.Il chanta une nouvelle chanson inspirée d'une romance ancienne.Le métier, son compagnon de solitude avec qui il jasait parfois des jours de gloire éteints figura aussi au programme.Leurs murmures mêlés au clapotis des vagues de la mer, tout près, réveillaient des échos depuis longtemps endormis, charmaient la vieille femme qui, vaillante, active, allait de l'un à l'autre avec des gestes joyeux.Quand ce bruit cessait le soir venu, les ciseaux dans les belles pièces multicolores taillaient, l'aiguille cousait, les aiguilles, le crochet allaient fébrilement maniés par les mains gourdes d'abord, qui reprenaient bientôt de l'agilité.si bien qu'un beau matin plein de lumière, de soleil, la collection de ces ouvrages fut achevée.A la grille se balançant au gré du vent, une annonce était mise.Originale, elle attirait les regards et la finesse de la réclame charmait.Délicieuse en son costume national, l'hôtesse se tenait sur le seuil de sa maison, attendantes visiteurs.Ils ne manquèrent point ce jour-là ni les jours suivants.Ils vinrent, nombreux habitués de la plage, touristes en quête de raretés et achetèrent beaucoup à des prix fous.En grand nombre les pièces d'argent passèrent sur le comptoir.Elles allèrent garnir la bourse de la vendeuse qui voyait avec joie sa marchandise s'épuiser.Quand la saison estivale prit fin aveo le9 premiers jours de septembre, il restait à la commerçante improvisée un geste à faire.Un soir, après l'angélus, elle prit lo chemin du presbytère, le cœur battant.Elle fit passer à M.lo curé, une mince enveloppe aveo un paquet soigneusement ficelé et elle s'en alla dans la nuit, vers sa maison solitaire, mais l'âme pleine d'un bonheur indicible.Sous la lampe voilée du presbytère, le vénérable abbé vient d'achever la lecture de cette lettre émouvante, document précieux, révélant la grandeur d'un vouloir magnanime de femme.11 est ému, ses yeux sont remplis de larmes, et lui aussi co noble cœur, sourit au beau rêve qui deviendra bientôt la plus belle des réalités.Monsieur le Curé, Je suis une pauvre vieille qui penche déjà vers la tombe de tout le poids de ses nombreuses années.Je sens que bientôt la "Macabre" s'arrêtera chez nous pour me coucher froidement dans ma bière.C'est pourquoi je me hâte, avec la hâte qu'apportent les vieux à accomplir les derniers gestes qu'il leur reste à faire pour s'en aller bienheureux vers l'Au delà.Je vous prie d'être bon, indulgent, d'accueillir favorablement ma requête et de finir ce que je ne puis seule.Le bel espoir de toute ma vie a été de donner à Dieu un ministre qui irait par delà les mers, diminuer le nombre des paiens qui ne connaissent pas le doux Maître.Cet espoir, avec les années, je le voyais s'effriter mais que pouvais-je, humble serrante f Je n'avais donc que ma prière à offrir, je me désolais.Sur les débris de ma désespérance germa une pensée dont l'exécution me procura la modeste somme que voici.Faitcs-rn bénéficier le plus pauvre de vos enfants de choeur, celui qui vous semble le plus apte à monter à l'autel du Seigneur.Cardez secrète celle démarche que je fais, M.le Curé, auprès de vous.Je veux mon lévite, mais je veux qu'il ignore jusqu'à l'heure bénie de son ordination, celle qui fut sa pourvoyeuse.Puisse votre bénédiction, suus laquelle je m'incline être le prélude de celle qui, dans un jour lointain, sous la main bénissante de mon prêtre, descendra sur ma vieille tête blanche.Votre paroissienne, ELISE Quelques semaines plus tard, un petit garçon, le cœur rayonnant, l'aine extasiée, quittait joyeusement son village pour le séminaire.Les années s'écoulèrent.Une à une, elles passèrent.Les sommes régulièrement venaient au presbytère, renouvelées par la même main qui les puisait il la même source.Cela dura dix ans.Jusqu'au jour où l'enfant de jadis, devenu un beau jeune homme, s'acheminait vers le sacerdoce, dans la phalange des l'ères Blancs d'Afrique.La fête était belle.de toute la beauté grandiose de nos fêtes religieuses.L'ordonné d'hier, dans l'église où bambin il servait le vénérable abbé qui aujourd'hui l'assiste, ehante, ce matin, sa première messe.Au premier rang, la chère vieille bienfaitrice est là, abîmée dans une prièro d'action de grftce avec des yeux d'extase fixés sur son Prêtre, lo prêtre de sa charité.Pendant (lue la sainte liturgie déroule ses cérémonies et que lo eélôbraut tourné vers les assistants chante: lté missa est.elle murmure religieusement: Magnificat anima mea.pour l'achever en un fervent Nunc dimittis à l'heure tant attendue du geste bénissant, descendant sur sa tête inclinée.Alice de Valcourt Il convient de rappeler qu'un abonnement à l'OISEAU BLEU est l'une des plus utiles récompenses que l'on puisse offrir aux écoliers. 228 L'OISEAU BLEU LE QUESTIONNAIRE DE LA JEUNESSE OUTILS DIVERS QUESTIONS — 1.Comment se nomme cet outil à percer le bois ?— Une perceuse, a) engrenage; b) mandrin.La mèche est maintenue dans la mandrin à l'aide de mâchoires à ressort.2.Quel est cette autre variété de perceuse ?— Cette perceuse est à conscience.La conscience est la plaque de fer sur laquelle l'ouvrier appuie la poitrine pour percer (a).3.Comment désigne-t-on cotte perceuse ?— C'est une perceuse à cliquet.Q.Qu'est-ce qu'un cliquet?— C'est un petit levier qui a pour fonction d'arrêter le mouvement d'une roue dentée.La perceuse à cliquet est utilisée pour percer des trous dans les endroits où l'espace est restreint et ne permet pas d'utiliser les perceuses demandant de faire des tours complets avec la manivelle.4.Qu'est-ce qu'une mèche f — C'est la partie qui sert à percer dans la vrille, le vilebrequin, le tire-bouchon.Nous avons ici une mèche hélicoïdale, c'est-a-dire, ayant la forme d'une hélice.On l'appelle aussi mèche américaine.5.Quel est ce genre de mèche ?— C'est une mèche à torsade.Nous distinguons facilement ici les traçoirs (aa) et la torsade (b).6.Que voyons-nous ici ?— Une tarière à manivelle.La tarière sert aux charpentiers et aux charrons pour faire des trous dans le bois.7.Comment se nomme une série de mèches de diverses grandeurs pouvant servir différents usages?— Un jeu de mèches.8.Et une série de poinçons?— Un jeu de poinçons.Cette sorte de poinçons est un chasse-clou.9.Comment s'appelle cette machine servant a percer les métaux ?— Une forerie.10.Que voyons-nous ici ?— Une forge portative.Elle peut facilement être transportée dans des endroits où il faut exécuter sur place certains travaux pour lesquels la forge est nécessaire.11.Quel est cet instrument?— C'est une filière.Cet outil est destiné à former un filet de vis sur une tige métallique.On fait ordinairement un filetage à l'extrémité d'un boulon.Au boulon correspond une autre pièce, l'écrou, qui présente à l'intérieur le mémo pas de vis que celui du boulon.Pour se servir d'un boulon, on réunit les deux pièces à assembler; on les perce d'un trou commun; on enfonce le boulon jusqu'à ce que sa tête effleure une des surfaces; puis de l'autre côté, on adapte l'écrou à l'extrémité de la tige et on le tourne de façon à faire entrer les filets de son pas de vis dans les creux des pas de vis du boulon.En tournant, l'écrou s'avance de lui-même sur la tige, jusqu'à ee qu'il rencontre la surface à serrer.12.Quel est l'usage de ce morceau de métal ?— Attaché'à un fil, il forme le lil à plomb, servant à mettre un ouvrage d'aplomb.13.A quoi d'adaptent ces coussinets?— A une filière et ils servent à fileter un boulon, ou l'extrémité d'une tige de fer, au calibre voulu.14.Qui emploie ce genre levier qu'on appelle renard?— L'homme des bois, pour manœuvrer des billes ou troncs d'arbres.15.Pourquoi appelle-t-on cette clé une clé jumelle?— Parce qu'elle a à chaque bout une encoche pouvant s'adapter à un écrou.16.Que peut-on faire avec cette clé?— Tourner un tuyau.17.Quelle est cette autre clé ?— C'est encore une clé à tuyau.18.Qu'est-ce qu'un ciseau?— C'est un instrument de fer tranchant par un bout pour travailler le bois, lo fer, la pierre, le marbre.19.Qui se sert de la râpe.— Les marëchaux-ferrants se servent de cette espèce de lime & grosses entailles, hérissées d'aspérités, pour limer la corne des chevaux, les menuisiers pour user le bois.Les ménagères emploient un ustensile semblable pour réduire en poudre le sucre, le fromage et la muscade.20.A quoi sert cette clé ?— A serrer ou à desserrer les écrous.C'est une clé à écrou ou clé anglaise.21.Qu'est-ce qu'un taraud ?— C'est un outil servant à fileter un écrou.Le taraud est une vis d'acier trempé, légèrement conique, dont on a abattu les filets suivant certains pans longitudinaux.A l'endroit où le filet reste intact après l'interruption, il est tranchant.On fixe l'écrou à tarauder dans un étau, et l'on introduit lo tnraud dans son orifice.On l'y fait tourner à l'aide d'un tourne-gauche et ainsi on creuse l'écrou qui prend un pas de vis conforme à celui du taraud.Q.Quel est le nom de cette partie d'une clé à écrou qui permet d'en étendre ou d'en rétrécir les mâchoires?— C'est une molette.Q.Par où s'échappe l'eau d'un robinet?— Par le goulot ou bec; le robinet s'ouvre à l'aide de la manette.R.Que met-on à l'orifice d'un robinet pour diminuer la pression do l'eau et l'empêcher d'éclabousser?— Un brise-jet.L'abbé Etienne Blanchard L'OISEAU BLEU 229 OUTILS DIVERS 230 L'OISEAU BLEU LB COIN DU PHILATÉLIBTE Petit dictionnaire du philatéliste (Suite de la page 207) Percé.— C'est-à-dire dont In séparation a été faite au moyen d'une entaille sans perte de substance.Il en existe plusieurs sortes, savoir: Percé en lignes.—¦ Dont la séparation est formée de fentes rectilignes.Percé en arcs.— Dont la séparation est formée de fentes semi-circulaires.Percé en serpentins.—¦ Dont la séparation est formée de fentes de lignes alternativement convexes et concaves.Percé en scie.— Dont la séparation imite les dents d'une scie.Percé en points.— Dont la séparation est formée de trous sans enlevement de papier, comme on peut en faire avec une épingle.Percé en losange.— Dont la séparation affecte la forme de losanges.Percé en carré.— Dont la séparation a la forme d'une lettre grecque (voir dentelé).Philatélie.— La Science du timbre.Philatéliste.— Celui ou celle qui collectionne les timbres-poste.Piqué.— Synonyme de percé, dentelé.Planche.— Assemblage d'un certain nombre de vignettes, destiné à l'impression.Plié.— Exemplaire ayant été ployé longtemps et gardant ainsi une marque du pli.Pré-oulitérés.— Se dit des timbres oblitérés à l'avance et vendus tels quels aux grandes maisons de commerce pour l'expédition de leurs prix-courants et autres imprimés.Ces timbres n'existent en France que depuis 1920.L'oblitération-surehnrge comprenait dans le principe les mots "Postes-Paris (ou France)" et le millésime, qui était changé chaque année.Depuis la lin de l'année 1922, la surcharge n'est plus que "Affranehts-Postcs", sans millésime.Provisoire.— Vignette employée transi-toirement, soit créée de toutes pieces, soit il l'aide d'une surcharge le plus souvent.On a recours aux "provisoires" lorsque le stock des BELGIQUE — La vignette Albert 1er.(75c) en coure a\i moment de la mort tragique du regrette souverain, vient d'être réimprimé avec une bordure en noir pour marquer le douloureux deuil de la nation.Le timbre restera en usage pendant trois molB.ETATS-UNIS.— A l'occasion de la "Mothers' Day" — Pétes des mères 13 mal — célébré annuellement chez eux.nos voisins ont émis, le 2 mal, un timbre de 3c.violet, faisant voir le fameux tableau de Whlatlcr sur lequel le peintre a Immortalisé les traits de sa mère, dans une attitude de douce méditation.timbres d'un type particulier ou qu'une valeur se trouve épuisés.Quadrillé.— Fond de dessin formé de lignes se croisant; les timbres de 15 centimes bleu de France de 1892 portaient sur le recto un quadrillage ù- peine transparent.Rare.—-Timbre d'une émission ancienne, dont il ne reste qu'un nombre restreint d'exemplaires, ou d'une émission tirée à petit nombre.Recto.— La face d'un timbre (contraire de verso).Refait.— Gravure d'un timbre ayant subi des modifications.Réimpression.— Nouveau tirage, d'après les planches originales, clichés ou pierres, de timbres hors cours.Il y a deux sortes de réimpressions: officielles, lorsqu'elles sont faites par ordre et sous le contrôle des autorités postales; particulières, lorsqu'elles sont faites par des personnes auxquelles les planches originales ont été prêtées ou vendues.Ces dernières sont d'un moindre intérêt pour le philatéliste.Généralement les réimpressions diffèrent des originaux par le papier ou la teinte.Relief.— Les ornements et les figures gaufrés.Renversé.— Dessin ou inscription se trouvant dans une position inverse du sens général du dessin, on dit timbres avec centre renversé (Exemple: le 12 cuartos de 1865 d'Espagne).Réparé.—Timbre ayant quelques défauts qui ont été dissimulés par un maquillage plus ou moins habile.Réticulé.— Fond du timbre formé d'une inscription se repérant ligne par ligne.Rogné.— Timbre dont la marge ou la dentelure est coupée court.Romain.— Caractères d'imprimerie employés couramment (Le présent texte par exem-Pie).SARIB.— Ensemble des différentes valeurs d'une omission.La FRANCE vient de lancer un timbre (40c.bleu gris) d'une grande beauté, a l'occasion du centenaire de la mort de Joseph-Marie Jacquard (14 mars), Inventeur du métier à tisser.La vignette, d'après une vieille gravure, est à l'effigie du grand homme, L'OISEAU BLEU 231 Des ETABLISSEMENTS FRANÇAIS en OCEANIE nous arrivent une série de vingt denominations réparties en trois types de sujets locaux: un pêcheur Indigène dans sa barque, une femme Indigène assise au bord do la mer et enfin des statues ou totems caractéristiques de l'art étrange des Insulaires du Pacifique.Service.— Timbre de franchise à l'Usage des Administrations publiques.Se tenant.— Terme employé pour deux timbres qui n'ont pas été séparés; intéressant surtout quand l'un est normal et l'autre comporte une erreur ou variété.Spécialiste.— Collectionneur qui limite sa collection il un seul pays ou à un ensemble de pays.Spécimen.— Mot mis en surcharge sur les timbres qui sont destinés au bureau international de Heme.Surcharge.— Impression typographique ou autre généralement mise sur ics timbres pour en changer la valeur, la destination d'emploi ou le pays.Taxe (Timbre-taxe).— Appelé chiffre-taxe en France par l'Administration postale; destiné il représenter le port â acquitter pour défaut d'affranchissement.Teinté.— Se dit du papier légèrement coloré sur lequel sont imprimés certains timbres.Télégraphe (timbre).— Celui destiné à affranchir la taxe des télégrammes.Téte-heche.— Timbres se tenant et dont l'un est renversé par rapport il l'autre (ou aux autres), Timbre-poste.— Gommé et généralement dentelé, pour en faciliter le débit; il sert il affranchir les correspondances, les imprimés, les papiers d'affaires, les échantillons, les périodiques, etc.Timbre fiscal.— Celui destiné il représenter un impôt indirect, une taxe.Timbre a la patte.- Figurine imprimée à la patte de Certaines enveloppes, comme, par exemple, les enveloppes "registration" de la Grande-Bretagne et de ses colonies.ITALIE — Le lOème anniversaire de l'annexion de Flume a fourni le prétexte à l'émission d'une belle série Italienne de 8 timbres réguliers, 6 aéropoetes et 2 exprès à Images variés dont le roi Emmanuel, des vues, des navires, etc., sans oublier le poète d'Annunzlo qui Joua un rôle fulgurant dans la conquête de cette ville.TiMiinoLOGiE.— Mauvais mot (voir Philatélie).Timdropiiile.- Mauvais mot (voir Philatéliste).TouGiuiA (Turquie).— Signature du sultan, figurant sur un grand nombre de timbres de ce pays.Le nom de Toughrn vient du mot turc louyh.qui signifie queue de cheval; les armoiries du sultan comprennent, en effet, un écusson formé par deux Innyhx (étendards composés d'une pique à croissant et d'une queue de cheval), la signature reproduite sur les timbres et un croissant.Phil.Athêly TIMBRES A PRIX MODIQUES AUBAINES — Beau choix pot les vides des i I 2 Aériens 20 Afrique 140 diff.20c.) 10 Algérie 100 Allemagne 30 Amériques C.et Sud 150 diff.20c.) 10 Antilles I 5 Argentine 30 Asie (50 diff.20c.) 10 Australie 12 Etats " 75 Autriche 20 Baltiques 6 Barbades 40 Bavière 30 Belgique 15 " postaux 10 Bosnie 1 5 Brésil 20 Bulgarie 25 Canada 140 diff.25c.) 10 " fiscaux 10 Ceylan 15 Chili 15 Chine 15 Cuba Paquets de timbres débutants ou pour us avancés, chaque 25 Col.brir.25 Danemark 20 Dantzig I5 Egypte 10 Equateur 25 Espagne 20 E.-Unis 75 Europe (150 diff.25c.) 25 Finlande 50 France 25 " colonies 20 C.-Brc'gne 20 Crèce 10 Cuadeloupe 10 Guatemala 1 0 Honduras 75 Hongrie 20 Indes I 5 " Etats ind.15 " holl.10 Indo-Chine 30 Italie 20 lapon 1 0 Jamaïque 15 Lettonie 20 Lich'stein 1 2 Lux'bourg 10 Madagascar I 2 Mexique différent» — combler 1 f\ paquet, *A" 10 Maroc 10 Monte'gro 10 Nicaragua 10 N.-Zélande 25 Norvège 20 Océanie 10 Paraguay 25 Pays-Bas 10 Perse 10 Pérou 10 Philippines 40 Pologne 25 Portugal 30 " colonies 20 Roumanie 10 Prusse 25 Russie 10 Salvador 10 Siam 8 H.-Silésie 30 Suède 25 Suisse 10 Terre-ve 20 Turquie 30 T.-Slo'qui« 10 U.-S.Afr.I0 Uruguay 10 Venezuela 25 Weinberg 25 Y.-Slavie Port en plus sur commande de $1.00.NOUVEAU CATALOGUE GRATUIT Bazar Postal, B'te poste 4020, Montréal 232 L'OISEAU BLEU affiliés a i,a société canadennk d'histoire naturelle Directeur général: R.F.Adrien, C.S.C., Institut botanique, Université de Montréal.Sous-directrice: Rév.Sr.Sainte-Alpiionbine, C.N.D., Collège Marguorite-Bourgeoys.Secrétaire général: M.Jules Brunel, Institut liotaniquc, Université de Montréal.Secrétaire adjointe: Mlle Marcelle Gauvreau, Institut botanique, Université de Montréal.Trésorier: M.Jacques Rousseau, Institut botaniquo, Université de Montréal.O neigeuse aubépine, 6 sourire de mai.Sur le front du coteau baigné d'air embaumé, Je viens dire ton nom, ta blancheur odorante; C'est pour toi qu'en mon coeur la jeune strophe chante.Je chante pour bercer ma peine dans ces bois, Je te chante, aubépine, en songeant qu'autrefois.Comme toi le frimas de ta blanche parure Candide, je portais le lis d'une âme pure.J'étais une aubépine en fleur en mes douze ans O brève effeuillaison de mes rêves naissants I Heure d'aube où vêtu de native noblesse J'étais vierge de doute et vierge de tristesse.Aubépine I aubépine I en foulant ce penclianl Pourquoi donc endeuiller le rythme de mon chant Quand ton printemps fragile emmielle la brise Et que le bourdon d'or de ton parfum se grise t Hélas ! toujours se mêle au présent le passé.Que ta paix, belle fleur, calme mon coeur blessé.Je veux baigner mes doigts de ta neige divine Et boire, plein mes yeux, ta jeunesse, aubépine I Albert FERLAND L'OISEAU BLEU 233 SOUVENIR D'UNE EXCURSION J'aimais les champs de bit, la -plaine.J'aimais la colline lointaine.Dans mon bonheur, je respirais à peine, En moissonnant avec, mes soeurs Les fleurs'.Sainte Thérèse dk l'Enfant-Jésus Parmi les plaisirs nombreux que nous réservaient les vacanecs dernières, j'aime, entre tous, à me rappeler la cueillette des fruits mûrs, laquelle ne manque pas d'attrait pour des jeunes naturalistes.On en parla longtemps d'avance de cette excursion au bois.Mais il fallut attendre que le soleil eût préparé les petites baies rouées et parfumées.il fallut choisir le jour idéal de température certaine, car le champ de framboises n'est pas à la portée du foyer.Donc, un matin que la rosée était abondante et que de légers nuages blancs glissaient lentement vers le sud, nous partîmes: les petites chaudières glissées l'une dans l'autre, les grands chapeaux, protégeant cinq têtes mutines de compagnes d'études.La gaieté se mit de la caravane.Nous allions donc par le plus heureux des chemins, en la fraîcheur matinale, alors que le soleil n'avait pas encore séché les larmes des fleurs.C'était bien une quarantaine d'arpents que nous avions à parcourir; à travers les hauts foins et les trèfles roses de la prairie, nous chantions et gambadions comme des agneaux que la liberté réjouit.Et nos petites chaudières vides au tintin harmonieux avaient hâte de se remplir.A mi-chemin, sur une colline d'où nous revoyons le toit de chez nous, trois gros sapins nous offrent leur ombrage, mais il ne faut pas fixer là notre tente; plus loin, un autre enchantement nous captive: c'est le largo ruisseau où les poissons nagent & portée de notre main.Quelles tentatives de les capturer! "Nous ne sommes pas venues à la pêche," dit l'aînée de la troupe.Et nous filons, quand devant nous détalc un petit animal, aussi vite que son embonpoint peut le lui permettre.Il est pataud, large, bas sur pattes, bien fourré, gros et gras, comme dirait le bonhomme La Fontaine; ses pattes sont munies de griffes, son museau moyennement effilé, ses yeux vifs, ses oreilles petites et enfoncées dans un poil luisant.Nulle n'est tentée de le poursuivre; d'ailleurs, "nous ne sommes pas venues à la chasse", nous dirait encore Berthe, la sérieuse.Notre curiosité de jeunes naturalistes, mise en éveil, assaille de questions notre grande amie.et tout en nous jetant à l'assaut des framboisiers chargés, Bcrthc nous donne d'intéressants détails sur les mœurs de ce curieux petit animal, que nous appelons nffleux."C'est là son nom populaire, nous dit-elle: les zoologistes nous apprennent que c'est la Marmotte du Canada, dont le nom scientifique est Marmota monax; en Anglais, c'est le common woodehuck.Il appartient à l'ordre des Rongeurs.Vous avez pu constater que la timidité est une des caractéristiques du La Marmotte du Canada ou Siffleux Marmota monax canadensis {Krxleben) Siffleux.Il n'aime pas la bataille.La paresse lui défend bien de prendre les devants.Une seule force suffit à lui faire mettre de côté cette timidité coutumière: son appétit glouton.Et lorsqu'on vous dira, mes petites amies, qu'on a réussi à tuer un siffleux, à quelque distance de sa tanière, vous pourrez alors vous faire la réflexion suivante: il est mort victime de sa.gourmandise." Un rire général accueillit ce dernier trait, car, vous l'avouerai-je, la framboise succulente tombait aussi volontiers dans nos bouches gourmandes que dans les vases à remplir.Notre aimable professeur vit que les estomacs songeaient au dîner; bien qu'il ne fût que dix heures, l'exercice et le grand air y avaient creusé un vide qui s'appelle l'appétit.Alors, au pied d'un gros sapin, nous étendons notre nappe et nos ustensiles de circonstance.Savez-vous le goût exquis de tout ce que l'on mange à l'orée du bois?Quel charme en ce dîner champêtre, où nous savourons, dans une feuille d'érable pour assiette, le gâteau de maman, et la framboise cueillie, pendant que notre savante naturaliste continue gentiment de nous intéresser Bur le compte de matlre Siffleux."Quand on l'attaque, reprend-elle, sa colore s'avive rapidement; s'il se sent menacé, il se bat avec vigueur.Il gruge avec rage le bâton qu'un malin lui présente.Bien des chieni savent par expérience que ses dents ne lui servent pas simplement à déguster les fruits.Et je sais maintenant pourquoi il est universellement connu sous le nom de 234 L'OISEAU BLEU Siffleux: c'est a cnuse du sifflement Caractéristique qu'il fait entendre pendant la bataille.Son habitat?Un trou dans la terre: détail à remarquer, le palais de Son Altesse Siffleux, toujours à l'abri des inondations, est presque infailliblement situé pros d'un petit cours d'eau.Ah! je comprends: cette proximité exempte de longues marches à notre paresseux.Nous trouvons aussi sa demeure, soit nu milieu d'un champ de trèfle ou d'avoine.Ce trou atteint d'ordinaire une profondeur de quatre à cinq pieds.Il est divisé, à son intérieur, en divers compartiments, et on prétend même que certaines galeries sont situées jusqu'à vingt pieds sous terre.Le creusage de sa demeure, voilà a peu près l'unique activité de notre petit rongeur.Ses pattes de devant sont d'une puissance quasi extraordinaire.Kn terrain rocailleux et difficile il travailler, monsieur Siffleux se sert de ses dents.C'est lil son outil le plus parfait.L'idéal de la vie du siffleux (le siffleux! un idéal?tu veux nous amuser, chère Herthe!) son idéal, c'est de faire le plus de graisse possible! Quel noble idéal! Kt ses moyens?— Qui veut la fin, veut les moyens.Eh! bien! manger et dormir.— Mange-t-il des framlioises?— Oh! oui; mais il préfère le trèfle rouge; s'il demeure près d'un jardin, il lui fait volontiers l'honneur d'une visite.Fèves, petites citrouilles, céleri, tiges de blé-d'Inde, sont pour notre gourmet des aliments de choix, bel cultivateurs savent par expérience que le siffleux ne dédaigne pas non plus une tournée matinale dans les champs d'avoine et de fourrage vert.La rosée lui fournit alors la boisson dont il a besoin.Son déjeuner avalé, notre paresseux no perd pas de temps.11 fait un bon somme.S'il se croit en sécurité, il dort en plein soleil, il est alors au comble du bonheur." — C'est donc un animal nuisible a l'agriculture ?— Certainement.— Peux-tu.Herthe, répondre à une dernière question: sa vie en hiver?— Chères compagnes, je sais que Maître Siffleux est vêtu d'un beau "capot" de graisse; quand arrive la première bordée de neige, il n alors suffisamment de réserves pour filer jusqu'à la prochaine belle saison.Il s'endort tout simplement pour une période de six mois.Sans ¦ i i la vérité, on pourrait inscrire & l'entrée de sa demeure "Il repose en paix.pour l'hiver".— Quel singulier animal! Puis au printemps, il se réveillera pour faire un pas de plus dans la réalisation de son idéal ?— Tu as raison, il sortira pour aller manger! — Tu nous a captivées, chore amie.Quelle étude intéressante que la zoologie.Mais no préfères-tu pas l'étude des oiseaux en particulier?— Sans doute! de répondre chacune.Comme l'alouette J'aime à monter'.Comme la fauvette J'aime à chanter'.Kt moi.je me sens des ailes pour voler vers un idéal.pas celui du Siffleux.Un idéal noble et élevé, (lui.pour cela, ne nous laissons pas enliser pur les passions mauvaises.Que nous avons jasé, pendant ce dîner!.Nous dison,» nos grâces sous le ciel pur et nous retournons aux fruits, pour faire honneur & notre expédition.après quoi, nous reprenons le chemin de In maison paternelle, fnisant courte halte, sous les arbres touffus dont l'ombre est encore plus appréciable que le matin.Oh! heureuse l'enfant qui n'aime que les fleurs des prés, que les oiseaux des bois, que les fruits mûris sous le regard d'amour de la Providence!.Jeunes naturalistes.Louez le Créateur'.O Voix idéalistes Bénissez le Seigneur'.Présenté par Marcelle Roitrdkau, 8e année réunion du C.J.N.Ménard Couvent du Saint-Kosaire '23 janvier 1034 (Externat) Mont-Joli NOS ARBRES LES CONNAISSEZ-VOUS?Au risque de passer pour un "frappé", je reviens, et pas pour la dernière fois, sur le sujet que je voudrais voir partout inscrit à l'ordre du jour: nos arbres, nos beaux arbres! Soit dit sans exagération aucune, il est peu de pays qui peuvent se targuer de posséder d'aussi beaux arbres que le nfltre.Voila une vérité bonne à noter.Mais il ne faut pas que ce soit tout: ces arbres si beaux et aux essences si variées, il nous faut les connaître, nous surtout qui faisons profession do tirer de la nature canadienne les "choses anciennes et les choses nouvelles" qu'elle peut offrir A notre curiosité de jeunes naturalistes.Avouons-le à notre honte, nos arbres nous ne les connaissons pas.Ah! je sais bien que l'on n'ignore pas tout à l'ait qu'il existe dans nos environs des érables, des chênes, des.peut-être encore d'autres sortes d'arbres.Mais après ?mais encore ?Allons, mes jeunes amis, mettez-vous au guet pour surprendre les premiers chatons, les premiers bourgeons munis de filets rouges, les premières grappes allongées comme des chenilles, les premières touffes de calices verd&trcs: co sont autant d'éléments qui vous révéleront les "fleurs" de nos arbres.Et puis, il y aura les feuilles aux dessins infinis, les fruits aux ailes L'OISEAU BLEU 235 capricieuses.Il y a toujours les ports caractéristiques et les écorces aux nuances strictement définies.Allons, que ce soit dit: Il faut cette année — si ce n'est déjà fait — que tous nos jeunes naturalistes puissent distinguer NOS AKliKKS et contribuent il les faire connaître! Pr Narcisse-Denis, k.k.c.EN ME BAICNANT.(suite de la page 186) J'ai trouvé aussi, en me baignant il la mer.à Horse Neck Beach, trois Phtophycées ou Algues brunis: 1° Aseophyllum nodosum I,.: Aseophyllc noueux.— (Sea-weed).Thalle brun foncé, ou parfois pâle, ordinairement cylindrique.Ce qui distingue un Aseophyllum d'un Fucus, c'est que les vésicules (ou flotteurs) sont disposées en une seule série linéaire, tandis que dans le Fucus, les vésicules sont par paires, une de chaque côté de In nervure.C'est une Algue commune.Klle est assez, difficile à préparer convenablement pour l'herbier, car étant coriace, elle est longue à sécher et dure à presser.2° Fucus sp.: Vulgairement: Varech, goémon.— (Sea-weed, sea-wrack grass).Thalle dichotome, brun, plat, coriace, muni de flotteurs disposés par paires, et qui éclatent avec bruit lorsqu'on marche dessus.Ce genre est universellement connu.Nous en avons récolté plusieurs variétés et formes que nous n'avons pas encore déterminées.Les cultivateurs du littoral se servent de cette algue comme engrais.On fait briller ces plantes pour extraire de leurs cendres la soude, l'iode et le brome qui y sont contenus.3° Iximinaria sp.: Laminaire, Ceinture île Neptune.— (Larger sea-weed).Thalle brun, large, rubané et ondulé, fixé aux rochers par de solides crampons ruineux.Les Laminaires sont parfois très longues.On se souvient des spécimens si bien préparés de M.Léo Varin.il la mémorable exposition du Mont-Saint-Louis, en novembre dernier.Sur la grève, les Laminaires font l'effet de lambeaux de toile caoutchoutée.Il y a plusieurs espèces de Laminaires; quelques-unes donnent une sorte de sucre nommé mannite.Elles sont utilisées pour faire des confitures.Les paysans en font le même usage que pour le Fucus; ils en engraissent leur terrain.Ici s'arrêtent nos études sur le vaste monde algologiquc.Nous n'y mettons cependant pas un point final, et dès que les circonstances nous permettront de revoir la mer, nous nous y donnerons à cœur joie! En terminant cette modeste note, bien maladroite, nous nous permettons de remercier M.Jules Brunei de l'Institut Botanique de l'Université de Montréal, qui a identifié les spécimens et qui depuis longtemps déjà a mis à l'étude la flore marine du bas Saint-Laurent.Marcel Raymond Cercle de Candolle.C.J.N.Saint-Jean, Que.Im première partie ¦ cr travail a été publiée, dans /'Oiseau bi.eii, mars lui.',.POUR RIRE L'EMBARRAS DE PIKRROT Pierrot, il ne faut pas faire de bruit quand ton grand-père dort.—C'est que si j'en fais quand il ne dort pas, il me punit.CALINO EST SUPKRSTITIKUX —Cette année, lui dit un ami, le mardi gras tombe un 13.—Ah! s'écrie Calino.pourvu qu'il ne tombe pas aussi un vendredi! LOOIOCK Lucien, d'un air important.- -Moi, je suis un cours par correspondance et j'envoie tous mes devoirs par la poste aérienne.Marcel.—Ah! c'est pour cela que tu les f:ii- sur des feuilles volantes.l'A l( PLA1SANTKRIK Jcannot, ton petit camarade prétend que tu lui as pris sa patinette.Qu'en as-tu fait?—Je suis allé la cacher dans le bois, papa, mais c'était par plaisanterie.LE DEPART —A le h-, c'est un voyage d'agrément?—Mon Dieu, je ne sais pas encore, je vais assister il l'ouverture du testament de mon oncle.Il KO RETS Le père Mathurin conte ses ennuis & un voisin.—C'est-y pas malheureux! J'avious un âne, et à présent le v'ià qu'est mort.Ce que c'est que de nous, tout de même! ANNONCE Lu il la devanture d'un marchand de comestible: Oeuf* garantis frais, l'oulels à l'intérieur. 236 L'OISEAU BLEU m F.Herold 5ou-ve-mr.5 du jeune à - qe sont qra-ve's dans mon coeur, J J I > È J J Er je pense au vil - la - ge JJJJU.IJ J m pour rê-ver le bon-heur, Ah! ma voix f E vous sup-plii-e de-cou - ter J I É É 1 P mon de - sir, Ren- dez - moi mm .ma Pa-tri-e, Ou laissez-moi mou- ma Pa-m'-e, Ou laissez-moi mou- L'OISEAU BLEU 237 — 2e btroimik — De nos bois le silence.Les bords du clair ruisseau, La paix et l'innocence Des enfants du hameau.Ah! voilà mon envie, Voilà mon seul désir.Rendez-moi ma Patrie Ou laissez-moi mourir.Rendez-moi ma Patrie Ou laissez-moi mourir.* * * Chers jeunes amis, JE viens aujourd'hui causer avec Louis, Marthe, Jean.Marie et avec tous ceux qui aiment la musique.Plusieurs parmi vous apprennent le violon ou le piano et il y a même une petite fille du nom de Marthe qui a une voix très agréable.Ce mois-ci, nous parlerons ensemble d'Al-bani, une cantatrice canadienne que vosgrand'-mamans ont certainement connue; demandez-leur.Son histoire est jolie comme un conte de fées.C'est dans le pittoresque village de Chambly, que naissait, il y a à pou près quatre-vingts ans, Emma Lajeunesse.Son papa était musicien et rêvait d'en faire une artiste.La fillette grandissait et prenait ses ébats dans les champs en fleurs sur les bords de notre belle rivière Richelieu, mais dès l'âge de quatre ans, elle étudiait la musique et le solfège, si bien, qu'à neuf ans sa voix était déjà remarquable.Son papa la faisait travailler et vous vous imaginez que c'est souvent avec regret que la petite Emma laissait ses jeux pour aller pratiquer le chant! Cependant, elle ne s'en plaignait pas car, étant une enfant raisonnable, elle comprenait que pour réussir il ne faut pas perdre de temps et commencer le plus tot possible.Jeune fille, elle chantait si merveilleusement qu'on voulut l'envoyer en Europe, étudier avec les grands maîtres pour se perfectionner et devenir la prima donna qu'on espérait.Mais elle était pauvre et c'est la capitale de l'Etat de New-York.Albany, qui, après l'avoir entendue chanter souscrivit l'argent nécessaire pour ces études.Son professeur de chant à Milan avait pour parent le cardinal Album.Ce nom était déjà illustre à Rome.Depuis ce temps, pour remercier la ville généreuse et par reconnaissance envers celui qui lui avait révélé les secrets de l'art vocal, Emma Lajeunesse porta le nom d'"Albani" orthographié à l'italienne, qu'elle rendit célèbre dans le monde entier.Là-bas, elle étudia très fort et se prépara à paraître devant le public.Le soil de son début, le soir qui devait décider de son avenir, ce fut un véritable triomphe! Les Italiens, car c'était en Italie, à Messine, furent si enthousiastes que bientôt toutes les villes d'Europe réclamèrent Albani, la cantatrice cana-dicnnc! Partout on l'acclamait et sa renommée, en peu de temps, devint universelle: son nom était dans tous les journaux et sur toutes les lèvres.Les rois, les princes, les princesses lui faisaient un accueil chaleureux et ces têtes couronnées, oubliant son humble origine, se courbaient devant l'artiste consommée; la reine Victoria d'Angleterre, lui fit même l'honneur d'une amitié qui est restée dans l'Histoire.Comme un oiseau du Canada au ramage harmonieux, Albani passa sa vie à chanter et à charmer ainsi ceux qui l'entendaient.Mais si loin de sa terre natale, elle pensait souvent à l'enfance heureuse qu'elle avait vécue dans son joli petit village et lorsque, dans ses concerts, l'auditoire ravi la rappelait sur la scène, toujours, elle chantait avec émotion la douce romance Souvenirs du jeune âge nui était comme un sourire attendri à sa Patrie lointaine! Demandez à votre maman ou à votre sœur aînée de vous enseigner cette chanson et si vous jouez le piano accompagnez-vous; elle est facile et, en la chantant, n'oubliez pas la petite Emma Lajeunesse qui est devenue la grande Albani.Si vous étudiez bien, vous aussi, vous serez peut-être, un jour, des hommes et des femmes célèbres, mais comprenez que ce ne sont ni les richesses ni la noblesse de naissance qui font la grandeur d'âme.Ce n'est qu'en travaillant avec tout votre cœur et toute votre intelligence que vous ferez l'honneur de votre race et de votre beau pays lo Canada! Jeanne La Kocque AU VILLAGE Le touriste, au petit berger.—Combien êtes-vous d'enfants chez toi, mon petit! Le berger.—Sept M'Sieur; quatre filles et.Le touriste.— .Et trois garçons, naturellement.Le berger.—Tout juste.Comment avez-vous pu deviner ?Ne dites jamais; il n'y a rien à faire.Cela, c'est le langage des égoïstes ou tout au moins des faibles; c'est le langage de ceux qui ne trouvent jamais l'heure propice et qui, quand bien même le fruit tomberait de l'arbre, trouveraient encore qu'il n'est pas mûr.Pierre de la CORCE 238 L'OISEAU BLEU A PARIS < < M I I t t ?XII.—ET L'ÉTUDE (Suite) En France, dites si vous voulez, entrant chez votre amie par un jour pluvieux: "Ah! ma chore, quel horrible temps! Je suis toute crottée!" Vous ne ferez qu'exprimer que vos pieds sont couverts de Iwnic; personne ne trouvera que vous parlez grossièrement.Ici nous disons plutôt: "Dieu, que c'est sale!" Nous n'ajoutons pas: Je suis crottée.Nous avons honte de prononcer ce mot qui nous semble malpropre.En revanche, nous disons couramment et sans être pour cela mal élevés: "Je crève de faim, de chaleur, de rire, de soif!" Eh bien, la-bas, si vous énoncez ce verbe, on vous regarde interloquée, n'imaginant pas qu'une bouche le moindrement distinguée puisse s'ouvrir sur une expression aussi vulgaire.Pour un Français, c'est pécher contre la bienséance que de l'employer.Je l'appris un jour par hasard, d'une canadienne qui venait également de l'apprendre mais il ses dépens.I,e soir, pour voir l'effet, je m'amusai â le dire devant deux compagnes de pension.Je leur racontai qu'au dîner, ayant gardé mon manteau à cause d'une robe sans manches, je crevais littéralement de chaleur.Elles eurent un soubresaut d'étonnement à peine réprimé et elles échangèrent un rapide coup d'œil scandalisé, qui allait s'achever en lueur moqueuse quand je continuai: "Je sais pourquoi vous faites cette tête.Parce que j'ai dit: crevé?Madame de Kévigné l'écrit pourtant en toutes lettres et à tout propos, et elle n'était pas la première venue! Chez nous, ce n'est pas inconvenant de le dire.Expliquez-moi donc pourquoi il est grossier en France ?" Elles ne purent paH l'expliquer, mais affirmeront l'une et l'autre il qui mieux mieux: "Ça no se dit pas.C'est trop laid.Non, vraiment ce n'est pas un mot à employer!" Et & leur répugnance à le répéter après moi et à l'expression de leur visage, je vis que pour elles c'était un mot abominable! Mes amies françaises ailleurs souriaient, elles souriront encore si elles vous entendent dire: Je vas.Il faut dire: je vais.En France, seuls le- gens absolument sans instruction disent encore je vas.Et vous serez probablement tenté d'être très humilié si quelqu'un vous le fait remarquer.Heureusement pour moi, (linotte m'avait rappelé l'anecdote du célèbre grammairien mort en disant: "Je vais ou je vas mourir, les deux sont usités".Et si, dans la conversation, je vas, par habitude m'échappait, je m'empressais de servir à mes cousines françai- ses, .mon grammnirien.Et comment j'étais resiée au bon 17e siècle! Ce qui les amusait encore, c'était quand je demandais: "Quel quantième du mois est-ce aujourd'hui?" Quantième est en France mis au rancart.Nanne me disait en se moquant: "Dans ma famille, il n'y a plus que ma grand' mère à le dire, pauvre Miche! C'est absolument démodé!" Mais ma chère Nanne cette fois-là ne gagna rien.Forte de l'authenticité du mot.je jurai que je le garderais, l'uis, à la pension, comme il arrivait souvent que l'une ou l'autre demandât: "Le combien, aujourd'hui?" je ne perdais pas ma chance et conseillais vite de faire revivre mon vieux quantième, beaucoup plus correct.Pour me venger, j'avais aussi soir avec lequel elles désignaient toujours l'après-midi.J'avais vérifié dans mon dictionnaire que soir signifiait bien la fin et non le milieu du jour.Alors si quelqu'une au déjeuner me demandait: "Venez-vous nu cours do ce soir," je no manquais jamais de répondre, étonnée: "Ce soir?un cours ce soir-' Lequel ?" Et lorsqu'on m'avait répondu: "Mais oui, à deux heures," je corrigeais: Ah! vous voulez dire cet après-midi?" Et Nanne prétendait que j'étais maligne.XIII Mon amie Rozanne et son mari habitaient à Passy un appartement moderne, clair, joli, confortable.Chez Roxanne il y avait une salle de bain et le chauffage central.La salle de bain était parfaite; le chauffage, malgré le prix du loyer, beaucoup moins admirable.Le règlement do cotte maison n'obligeait le propriétaire à utiliser ce fameux chauffage central que de dix heures du matin & cinq heures du soir; l'appartement, en conséquence, n'eût été tempéré que de midi & trois ou quatre heures, sans une installation supplémentaire.De lil, nécessité d'un petit poélo dans la cabine de travail, et d'un seau et d'une polie à charbon à côté, avec accompagnement de fumée et de suie; et nécessité d'avoir toujours des bûches prêtes il flamber dans les cheminées du salon et des autres chambres.Tout cela n'empêchait pas que de tous les Canadiens que je voyais il Paris, Rozanne était la mieux logée.Et surtout, sa maison ressemblait & la maison du bon Dieu.Il y avait toujours du thé et des brioches fraîches pour les amies qui passaient à l'heure du goûter, et Rozanne invitait fort souvent & déjeuner ou à dîner. L-OISEAU BLEU 239 J'y allais à tout propos, m'y trouvant heureuse, m'y sentant chez nous.J'y allais porter toutes les nouvelles que je récoltais dans mes allées et venues et dans mon courrier.Box, en échange, me communiquaient les leurs.Nos réflexions, nos pensées communes, nos diseussions me plaisaient.Mais il y avait aussi chez Hozanne un être dont la binette et les faits et (restes m'intéressaient énormément, il y avait Aglaé, sa femme de ménage, l'eu de têtes pouvaient exprimer plus parfaitement la bêtise, peu de regards être il la fois aussi hardi et aussi niais que le sien.Grande, osseuse, le visage brunâtre et la chevelure en pignon, elle avait une grosse bouche, des dents proéminentes et une voix énorme.Elle était assez stylée, savait les phrases qu'il est d'usage de prononcer, mais avec cette voix de stentor, quand elle vous demandait en vous ouvrant: "Qui dois-je annoncer?" ou lançait en apparaissant entre les portières du salon: "Madame est servie", vous ne songiez qu'à pouffer de rire, sournoisement.Aglaé cependant avait ses finesses.Vous n'aviez pas besoin de manger très souvent chez Roxanne pour apprendre qu'elle aimait telle ou telle friandise, et certaines viandes plus que d'autres.Quand elle servait ainsi d'une chose dont elle raffolait, clic y allait si prestement que vous pouviez à peine en prendre et elle s'enfuyait vite avec le reste.Quand llozannc la rappelait, la bonne Aglaé déçue, —-craignant affreusement qu'on mangeât tout, — revenait les mains vides et disait de sa voix forte assez rudement: "Ah! ces dames n'en ont pas assez?V'ais-jc rapporter le plat?" Si Rozanne le désirait, Aglaé devenait d'une humeur de dogue et surveillait son mets avec des yeux de Carnivore.Lorsqu'elle partait pour faire les courses, si vous étiez avec Hozanne vous la voyiez arriver, demander à Madame ce qu'il faudrait pour le dîner.Kt si Rozanne ne commandait pas de gâteau, elle demandait invariablement: "Madame voudrait-elle aussi du cake'!" Du cake, ¦— prononcez kêque, et non kégue! — c'est du gâteau à la livre, en France.Kt Aglaé l'adorait.En revanche, pour les choses qu'elle n'adorait pas, c'était bien le contraire.Elle n'en trouvait jamais, ni au marché, ni ailleurs.Hozanne avait beau lui indiquer qu'il tel ou tel endroit, elle en voyait tous les jours, Aglaé sou-tenait qu'il n'y en avait pas etrentraitavecune viande ou un poisson qu'elle avait choisi à son gré.Ce n'était ni très Commode, ni très agréable, et j'avais plus de plaisir à regarder cette Aglaé que n'en avait Rozanne à la supporter! D'autres fois, elle oubliait son personnage neutre de domestique.Un matin, nous étions au salon, nous causions colifichets et fanfreluches.Aglaé époussetait en nous écoutant.Rozanne me dit soudain: "Je ne vous ai pas montré mon nouveau chapeau ?" et elle alla me le chercher.C'était une toque brune avec de jolies ailes qui se posaient bien sur les cheveux très blonds de mon amie et qui jetait une ombre fine sur ses yeux bien bleus.Devant la glace, nous en regardions l'effet, quand nous aperçûmes, se reflétant entre nous, l'air béat, Aglaé qui conclut: "C'est un genre qui va très bien à Madame mais qui no m'irait pas du tout".Et branlant sa brunâtre tête en pignon, elle continua bien tranquillement ensuite son épous-setage! XIV Rozanne me demandait souvent do l'appeler au téléphone, soit que j'aie soudain l'idée de sortir avec elle, ou bien qu'elle m'eût écrit pour me proposer quelques courses.Elle avait le téléphone, mais à la manière de Paris, c'est-à-dire qu'il y avait le téléphone chez la concierge 240 L'OISEAU BLEU pour tous les locataires de la maison de rapport qu'elle habitait.C'était une commodité que je trouvais fort incommode, parce que, en plus, au 33, nous ne l'avions pas du tout.Alors, puisqu'il fallait téléphoner, je m'en allais rue de Fleurus jusqu'à la rue Notre-Dame-des-Champs; à un petit bureau de poste où l'on vendait des cartes postales et des journaux, il y avait une cabine téléphonique.J'entrais; si la cabine était occupée, j'attendais en écoutant se chamailler les gens de la maison, car ils se chamaillaient incessamment.La femme, — qui avait un air de misère et l'apparente douceur d'un agneau, — criait disgraeieusement après son imbécile de mari.Ses filles échangeaient également avec elle des propos vifs et plus ou moins soumis.Je n'avais qu'à les écouter, trouvant d'ailleurs cela bien amusant en comparaison de la station que j'allais ensuite faire dans la cabine.Mon tour venait enfin d'y entrer.Il y avait deux cornets acoustiques et cela m'embarrassait ohaque fois.J'aurais mieux aimé un appareil comme chez nous.Et le plaisir commençait: j'appelais Auteuii 21-22.J'attendais longtemps.On me redemandait mon numéro, on me le faisait répéter, et après quelques croisements de lignes, je finissais par avoir la communication.La concierge de Rozanne me parlant, je demandais si Madame P.pouvait venir au téléphone: —"Je ne sais pas, madame, mais je vais voir." Et elle m'abandonnait à mes deux acoustiques.Là j'attendais premièrement qu'elle se fût informée si Rozanne pouvait venir.Et Rozanne, avant de se déranger, envoyait parfois demander qui parlait.La concierge ne comprenait jamais mon nom.Je disais alors mon petit nom, qu'elle saisissait enfin.Elle repartait.J'attendais.Elle revenait: Madame P.allait descendre, je n'avais qu'à attendre encore.J'attendais.Rozanne.qui avait dû achever de se coiffer ou de s'habiller à la hâte, arrivait essoufflée.Comme elle ne voulait pas que j'eusse à payer trop cher, elle me disait vite le principal.Nous fermions, croyant nous être communiqué l'essentiel.Une fois dehors, je m'apercevais qu'elle avait oublié de me spécifier soit l'heure, soit l'endroit exact de notre rendez-vous, soit autre chose; si bien, qu'il me fallait retourner à la poste et lui adresser un pct.t bleu pour compléter le téléphone.Sur un petit bleu j'écrivais de sang-froid tout ce que, les acoustiques aux oreilles, j'avais oublié de dire.Et le petit bleu à Paris court partout en moins d'une heure.Est-ce le petit bleu qui fait tort au téléphone ?Il est loin, cependant, d'en offrir tous les avantages.Je connaissais une maman de deux mioches qui habitait un cinquième, sans ascenseur; et elle descendait avec les deux, cinq ou six fois par jour.Ni le laitier, ni le charcutier, ni l'épicièrc, ni elle-même n'avaient le téléphone.Et elle était maigre, maltraitée, toujours fatiguée, et trouvait énormément dur d'avoir deux enfants.Mais deux enfants, quatre, cinq fois par jour sur les bras pour descendre et remonter cinq escaliers, et des colis par-dessus eux! Rien que le téléphone vulgarisé comme chez nous l'aurait soulagée de moitié, car elle n'était pas pauvre; quand elle n'avait pas de bonne, c'est qu'elle ne pouvait pas en trouver.Pour Rozanne, et pour moi, que le téléphone fût rare, cela n'avait pas d'importance, mais pour elle, et toutes les autres dans le môme cas, quelle pitié! Michelle Le Normand (il suivre) Chose admirable: la religion chrétienne qui ne semble avoir d'autre objet que la félicité de l'autre vie fait encore notre bonheur dans celle-ci.MONTESQUIEU La vie est une spéculation manquée si elle gagne la terre et perd le ciel.f.CAUSSETTE L'OISEAU BLEU 241 CHEZ SOI ET LES FLEURS T E printemps, avec mille nuances d'humeur tantôt ensoleillée, tantôt pleurnicheuse, va son cours et l'été, à pas de loup, se faufile afin de succéder il la saison des frais zéphirs.Bientôt les parures estivales1 viendront égaler, de leur verdure à teintes variées, nos demeures, nos jardins et nos vérandas.Des potiches en terre cuite, frappées à l'antique, des urnes en métal cuivré orneront une fenêtre, un coin de salon, un invitant boudoir et dans tout le "home" s'épanouiront les dons généreux de "messidor".* Là où la main féminine aura fait valoir toute sa science florale et tous les secrets d'une habile délicatesse, là, dis-je, régnera la discrète éloquence d'un vrai bonheur.Les fleurs, outre le parfum capiteux qu'elles répandent, ont un langage expressif et cette signification remonte à la plus haute antiquité.Chez les Egyptiens et chez les Chinois, l'usage des fleurs était si commun que l'on créa un alphabet dont chaque lettre était représentée par une fleur.Voulez-vous signifier de la froideur, aussi choisirez-vous un hortensia blanc.Une personne à qui vous désirez dire toute votre reconnaissance et tout votre attachement recevra donc de votre part des camélias entourés de chèvrefeuille.L'espérance s'entretient par l'envoi d'aubépine rose.Le myosotis que les Anglais ont surnommé le "forget-me-not" parlera du souvenir tenace alors que la violette, discrètement laissera deviner la modestie, l'humilité.Voilà pour le langage poétique et interprétatif des fleurs.Voulez-vous teinter des fleurs blanches ou pâles?Vous carminez l'eau et vous y faites tremper les fleurs.Par capillarité, le carmin fait ascension dans la tige, sera absorbé par les fleurs et se répandra dans les pétales.C'est ainsi que s'obtiennent des marguerites roses.La cueillette des fleurs ne se fera que le matin.Les tiges liées en gerbes ne seront ni pressurées ni serrées tant soit peu dans un vase ou dans la main.Les fleurs retirent bénéfice tangible à être plantées le soir, quand nécessité il y a.Avec tous ces soins, vous garderez plus longtemps, dans votre "chez-soi", chers petits amis, le sourire du printemps, la caresse de l'été, l'amour du foyer attrayant où l'on vous élève.Le chez-soi, c'est une chose si bonne, si douce, si réconfortante! Il fait tellement bon y entrer, le soir, après la journée de classe, après le labeur de la vie au bureau, faire provision de force et de joie afin de recommencer le lendemain cette lutte incessante quotidienne que rencontre toute vie humaine.Et ce chez-soi, ce nid familial, peut-on ne pas l'aimer?Pourquoi ne pas l'embellir, ne pas l'ensoleiller?Pourtant, je me suis laissé dire qu'il est des enfants, des garçonnets, des jeunes filles qui ignorent cette demeure paisible et qui vont chercher au dehors un bonheur éphémère, * car, mes amis, le bonheur vrai ne se trouve qu'au milieu des siens, dans la douce et calme atmosphère du foyer.Aimons donc, mes chers oisillons, notre chez-nous, rendons-le agréablci attrayant.Employons nos loisirs à confectionner, pour l'orner, de jolies choses.Apportons-y le sourire, la fraîcheur des fleurs et alors nous reconnaîtrons que la solitude du foyer vaut infiniment mieux que toutes les joies factices* du dehors.Fauvettb Explications: 1—de l'été 2—vingt juin au dix-neuf juillet 3—passager 4—irréelles. 242 L'OISEAU BLEU CORRESPONDANCE Feu-Follet — Bon souvenir à ramie solitaire.et silencieuse.La chaleur, le soleil, le chant des oiseaux autour de votre "chcz-nous" ombragé, tout vous apportera regain de vie, soyez-en sûre.Sœur Jeanne et Fauvette prieront pour vous.Toutes deux vous envoient cordiales amitiés.Mimi Blanc-b.— lions succès et consolations profondes au milieu de vos intéressants bambins.Merci de la chère missive.J'y répondrai longuement.A bientôt.Diablotin — Affectueux bonjour.Lorraine Sl-(1.— Bons succès aux prochains examens, couronnés par de réconfortantes vacances, sans doute, bien méritées.Amical bonjour.Robert B.— Saluts & vous, à vos confrères de 2e année.Succès toujours.Marguerite C.— Les revues et livres français dont vous me parlez pourront être adressés à la Société SainlJean-Bapl'sle, 1182 rue Saint-Laurent, il Montréal.L'on se chargera de les faire parvenir à nos amis de l'Ouest canadien.Vous faites œuvre patriotique et bienfaisante en favorisant ainsi nos frères de la-bas.Amical souvenir.Abeille de Marie—Fauvette n'oublie pas l'amie dévouée que vous êtes.Puisse le Christ faire lever le bien que vous semez ;'i pleines mains.Union de prières toujours.Soeur Jeanne me prie de vous dire que les graphologies suivantes ont été expédiées par courrier postal: Jacqueline Reid, 1 .libelle : Thérèse W, Pointe-au-I'ic; M.C.Marcotte Plessisville; Fernande Bastien, Montréal; Alice Toupin, St-.fean, P.Q., Joséphine Lanou, Burlington; M.Latrcille.Sainl-Polycarpe; Marcel Lefebvre, Poinle-Galineau; Léona Roy, Maine; Gisèle Dion, Saint-llilaire; Cécile Dansereau; Rose d'Auray, Claire Lacombe, Terrebonne; Charlotte Saint-Pierre, Québec.Sœur Jeanne et Fauvette saluent amicalement tous leurs nombreux correspondants.C.P.GRAPHOLOGIE Telle écriture, tel caractère! C'est ce que vous dira Sœur Jeanne, notre graphologue, pourvu que vous lui envoyiez dix lignes d écriture et de composition personnelles, sur papier non réglé, le tout accompagné de la modique somme de vingt-cinq sous.Adressez: SŒUR JEANNE L'OISEAU BLEU 1182, rue Saint-Laurent Montréal, P.Q.La tournée des Pâquerets J'AI assisté, l'autre jour — samedi saint — a une cérémonie particulière â la Normandie.J'étais venu passer quelques jours dans une ferme de I/iry (Eure).Ce joli village, assis tout au long de la rivière l'Eure (qui a donné son nom nu Département) est une ancienne dépendance/de la chatellcnie du Vaudreuil, ancienne résidence royale.Il doit avoir environ 1200 habitants.Une très ancienne église — du onzième siècle — dont le clocher fait penser aux pagodes, en est le principal ornement.A l'ouest, s'élève une chaîne de montagne couverte d'une forêt sacrée.Outre un petit sanctuaire dédié il Saint-Ouen, il doit bien y avoir, dans cette forêt, quelques vestiges de la religion druidique.On a trouvé à Léry un des plus anciens cimetières gaulois connus.Les fouilles ont mis à jour quantité de constructions gauloises et romaines.La population est travailleuse.Une certaine aisance règne il peu près dans toutes les — Mais dame! on est près de ses sous.comme on dit.Néanmoins le curé ne doit pas être très riche; car, à la quête du dimanche, on tend la main aux fidèles quatre et même, le jour de Pâques, cinq fois.* * * Donc, le samedi saint, un soleil radieux enchantait la nature, et, dans un ciel de (in azur, les carillons des cloches sonnant dans tous les clochers des villages avoisinants s'appelaient et se répondaient avec allégresse pour annoncer leur retour de Rome.Le village est tout en longueur; les maisons sont fort rapprochées les unes des autres.Voilà qu'une troupe de jeunes garçons apparaît au loin.Ce sont des enfants de 9 à 13 ans environ.Ils sont enjoués, pleins d'entrain, mais ils se tiennent deux par deux avec une parfaite correction.Ils s'arrêtaient a chaque maison et je les entendais chanter un couplet eu entrant dans les fermes et un autre en sortant; mais je ne distinguais pas les paroles.Lei voici bientôt a ma demeure.Ils ouvrent la barrière sans aucune cérémonie.Dans la ferme, les volailles, étonnées de voir une troupe enfantine faire irruption, se mettent a glousser d'indignation.Les coqs se redressent, fouillent l'horizon de leurs yeux luisants et grommellent en cocoricant ou cocoriquent en grommelant; puis ils s'énervent et, la crête haute, les pattes bien plantées, les ailes en bataille, s'écrient: — Cotte, cotte, cotte, cotte, cooo! cependant L'OISEAU BLEU que les poules, également courroucées, demandent: — Cot, cot, cot, cot, que-det ?Chose curieuse: ces créatures parlent, en Normandie, la même langue que leurs cousins et cousines du Canada.Des dindes faisaient leur partie dans ce concert.Des chiens, attachés à la niche, élevaient la voix par-dessus tous les autres.Mais, voilà que les jeunes garçons se mettent à chanter sur un air pascal bien connu: Donnez quelque chose à ces chanteurs Qui chantent les louanges du Seigneur Un jour viendra Dieu vous le rendra Alleluia! Devant ce chœur si harmonieux la gcut gloussante, caquetante et aboyante se tut soudain.Les gens de la ferme sortent et accueillent ces enfants avec sympathie.Ils reconnaissent en eux les enfants de chœur de leur paroisse.II faut vous dire que deux de ces enfants portaient un grand panier à moitié rempli d'œufs.Un des enfants portait un bénitier avec son goupillon; le bénitier était il moitié templi d'eau bénite.Enfin un quatrième tenait en sa main, par le cordonnet, un petit sac ou pochette: c'était la bourse commune.Le curé avait sans doute confié le bénitier au plus digne de la bande.Aussi, avec quelle onction aspergea-t-il d'eau bénite les murs et le seuil de la maison, au grand contentement des habitants.Vous pensez bien qu'après une si parfaite bénédiction, la maîtresse de maison ne se fit pas prier.Elle alla aussitôt chercher des œufs dans son tablier, qu'elle plaça délicatement dans le grand panier des Pâqucrets, cependant que le maître glissait quelques pièces de monnaie à celui qui portait la bourse.Aussitôt les petits chanteurs entonnent la couplet des remerciements: Nous remercions ces gens d'honneur D'avoir donné ù.ces chanteurs.Un jour viendra Dieu vous le rendra Alleluia! Et ils s'en vont, les joues rougies par la chaleur.Aussi, deux maisons plus loin, quelques-uns demandèrent-ils à boére.Avec empressement on leur apporte de la boesson; du cidre naturellement.Rafraîchis et désaltérés nos Paquerets re-chantôrent le couplet de remerciements et partirent pour achever la tournée de leur paroisse.243 * * * J'ai su, le lendemain, les noms de ces onze missionnaires.Ce sont: Alfred Fouehet, André Mainier, Jean Renon, Lucien Mainicr, Maurice Bolard, Jean Delinbeuf, René Fouehet, Robert Delinbeuf, Claude Rolard, André Lalemcn.Bernard Delinbeuf.La tournée a rapporté à chacun, 28 œufs et 10 francs.Cette coutume existe aussi en Picardie.Kdmond Bunox AU TRIBUNAL Un voleur de vingt ans en police correctionnelle.—Comment, a.votre âge, au début de la vie, avez-vous pu voler ?Le prévenu, fondant en larmes.—Si vous saviez, monsieur le juge!.Pas de travail, pas d'emploi!.toujours comme l'oiseau sur la branche.Le juge.—Ne cherchez pas A.apitoyer le tribunal! Quand un oiseau est sur la branche, il ne vole pas.RESERVE INTERESSEE —Votre fille est très réservée, elle baisse toujours les yeux quand vous recevez.—Oui, figurez-vous qu'un jour, elle a trouvé sur le lapis une très jolie bogue.CHEZ LE MARBRIER —Je voudrais que vous me fassiez un tombeau pour moi! Quand pourrez-vous l'exécuter ?—C'est que, voyez-vous, nous avons beaucoup de travail.Est-ec que c'est pressé?Un bon coeur vaut mieux que tout l'esprit du monde.Si vous doutez de vous-même que feront donc les autres?On ne doit pas juger du mérite d'un homme par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il sait en faire.L'OlMau bleu est publie per le Bocicle Saint-Jcan-Bapltste de Montrée!, 1182.rue Seint-I.eurent.à Montreal.Alphonee de la Rochelle, directeur.—La revue ne parait pas en Juillet et août. 244 L'OISEAU BLEU AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Concours littéraire de YOiseau bleu L'Oiseau bleu d'avril, ehers jeunes lecteurs, vous a fait connaître les sujets de notre traditionnel concours littéraire.Vos maîtres ont dû vous le répéter à satiété pendant leur classe: l'année 1934 est l'année des centenaires historiques.Il était inutile de se mettre martel en této pour vous proposer des sujets «le composition.Ceux-ci se sont présentés tout naturellement & notre idée.Les membres du jury, ces dernières années, ont remarqué que, seules ou à pou près, les jeunes filles se donnaient la peine de participer à nos concours.Les sujets proposés cette fois-ci auront l'heur d'inciter les jeunes garçons il prendre leur plume et à se mettre résolument au travail, ("est notre espoir du moins.Est-ce que l'arrivée de Jacques Cartier à Oaspé en 1534 laisse notre jeunesse indifférente?C'est la découverte de la Nouvelle-France, c'est la civilisai ion chrétienne qui s'implante au Canada.Et le centenaire de la Société Saint-Jean-Baptiste ne dit-il rien aux jeunes d'aujourd'hui?Tous, garçonnets et fillettes, n'ont qu'à se mettre à l'œuvre, et tout de suite, car le temps presse.Qu'ils feuillettent les livres d'histoire, les bouquins, les brochures et les tracts qui rappellent ces deux événements: la découverte du Canada par Jacques Cartier et la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste pur Ludger Duvcrnay.CONDITIONS: Les compositions ne devront pas compter plus de 700 mots; il sera tenu un juste compte et de la forme et du fond.Les travaux devront être écrits très lisiblement sur un seul côté de la feuille et signés par chaque concurrent.Chacun aura soin de donner son adresse au long.La limite d'ûgc pour pouvoir concourir est fixée à dix-sept ans inclusivement.MEMBRES DU JURY: M.Maurice Tettier, professeur, directeur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal; M.Joseph Dansercau, principal adjoint, directeur de la Société Saint-Jean- Baptinle de Montréal; Mme Juliette I.avergne, collaboratrice de l'Oiseau bleu; Mlle Yolande Lavigne, collaboratrice de VOiseau bleu, et M.Alphonse de la Rochelle, directeur de l'Oiseau bleu et chef du secrétariat de la Société Sainl-Jean-liaptiste de Montréal.PRIX: Les directeurs de la Société de Saint-Jean-Bapliste offrent en récompense une somme de $15.00 qui sera partagée de' a manière suivante entre les vainqueurs: Premier prix: S5.00; deuxième prix: $3.00; troisième prix: $2.00; cinq prix de $1.00, plus cinq autres prix: un abonnement d'un an à VOiseau bleu.La décision des juges sera sans appel.Ce concours s'est ouvert avec la livraison d'avril.Les manuscrits devront parvenir au plus tard le 21 mai, il midi, et non le 31 mai tel qu'annoncé en avril par suite d'une erreur typographique.L'Oiseau bleu annoncera le résultat du concours dans les journaux seuloment.* * * Le Directeur ?TTTT TTT L'OISEAU BLEU 245 Concours Mensuels CONCOURS DE MAI 1934 1 — Corrigez: o) Du papier sablé b) La run d'un boulanger.c) Elle a lu les minutes de la dernière assemblée.d) Checker un compte.2 — Charade Mon premier est un bourbier Mon deuxième, note de musique Mon troisième, un adjectif possessif Mon tout un cuisinier 3 — Qui est l'auteur de: "Autour de la maison" et de "Le nom dans le bronze".Faire parvenir ses solutions, au plus tard, le 18 mai il L'OISEAU BLEU 1182, rue Saint-Laurent Montréal, P.Q.RÉSULTAT DU CONCOURS D'AVRIL 1031 1 — a) Je l'ai mis sous clef, sous verrou; je l'ai cadenassé.b) Combien se vendent les œufs ?c) Il a des tracas, des ennuis, des embarras.2 — o) M.de Salaberry, le vainqueur de Chateauguay.6) M.l'abbé Lionel Oroulx vient de publier V Enseignement français au Canada tome II —¦ Les Ecoks des minorités.3 — Loche, cloche.Que nos jeunes lecteurs tiennent bon jusqu'à la fin de l'année scolaire.En dépit des examens, il est possible de trouver quelques instants pour répondre au concours de juin-juillet.Chaque mois, six prix de 50 sous, offerts par l'Oiseau bleu, récompensent la bonne volonté et le travail des concurrents vainqueurs.Le sort a favorisé ce mois-ci: Mlle Flora Rivard Académie Saint-Régis, Berlin, N.-H.M.Jean-Marie Derouin 223, avenue des Oblats, Québec Mlle Mireille Bastien 509, rue Cherrier, Montréal Mlle Marie-Claire Charbonneau La Présentation, comté de Saint-Hyacinthe, P.Q.M.Roland Tremblay Collège du Sacré-Cœur, Victoriaviile, P.Q Mlle Noélla Fournicr Ecole du Sacré-Cœur, Orand'Mère, P.Q.La prime promise a été envoyée à chacun des gagnants.Toutes nos félicitations.CE Qu'il, FAUT SAVOIR ASPHYXIE Afin de demeurer en état d'entretenir la vie, le sang réclame de l'air — ou plutôt des éléments de l'air, l'oxygène.Par la respiration un mécanisme automatique le lui apporte sans cesse; si le mécanisme se détraque, s'il survient un obstacle quelconque à l'arrivée de l'air, l'asphyxie se produit — bientôt suivie de la mort.Cela se comprend aisément chez les noyés, chez ceux dont le cou est enserré dans un lien.Aujourd'hui, on observe fréquemment une autre cause d'asphyxie: le courant électrique.Son contact paralyse les nerfs qui entretiennent la respiration, et les mouvements s'arrêtent.Quand l'homme s'élève dans les régions supérieures de l'atmosphère il ne trouve plus qu'un air raréfié; il chaque respiration, il n'absorbe plus qu'une petite quantité d'oxygène insuffisante pour contre-balancer le déficit; les mouvements respiratoires se précipitent, sans que cela suffise toujours.Les aviateurs, les alpinistes sont sujets à divers malaises qui ne connaissent pas d'autre cause: palpitations, vertiges, lassitude, somnolence, porte de connaissance.Aussi fait-on subir aux aviateurs des examens minutieux qui font interdire l'altitude à tous ceux dont le cœur et la respiration ne sont pas en parfait état.L'homme peut vivre habituellement dans les hautes altitudes mais pour qu'il puisse y mener sans fatigue une existence normale, un certain temps d'acclimatation est nécessaire.Les globules du sang subissent alors des modifications qui équilibrent la fonction.Cependant, au delà de certaines limites, le manque d'oxygène se fait toujours sentir: en 1921, dans son ascension de l'Everest, le colonel Howard-Bury a constaté qu'il supportait mieux les efforts en réglant les mouvements du thorax; dans les moments difficiles, il adoptait un certain rythme: à chaque pas, il faisait une très profonde inspiration en posant le pied sur le sol, et il expulsait l'air en soulevant l'autre pied.Ce rythme soulageait nettement la fatigue.D'ailleurs, dans tout exercice physique, nécessitant un effort supplémentaire — course, lutte, port île fardeau, etc., la capacité du thorax se développe par un exercice régulier: c'est un des résultats obtenus par l'entraine-ment.L'asphyxie est aussi déterminée par les gaz toxiques, le plus souvent l'oxyde de carbone des fourneaux et le gaz d'éclairage: ces poisons tuent les globules du sang, et le seul moyen de les éliminer, est l'inhalation d'oxygène à haute dose, avant que les globules soient détruits. 246 L'OISEAU BLfcU Ce procédé est d'un grand secours dans les grandes altitudes: pour les ascensions dans les régions supérieures, les aviateurs se munissent de ballons d'oxygène, qu'ils adaptent & un masque fixé sur le visage.Ces inhalations sont aussi un excellent traitement de l'asphyxie chez les noyés et les électrocutés; elles entretiennent la vie jusqu'à ce que la respiration artificielle ait réveillé les mouvements respiratoires.Les tractions rythmées de la langue sont une méthode connue de respiration artificielle; il en est une autre, peut-être plus efficace, pratiquée surtout en Angleterre et aux États-Unis: la méthode de Schoefer.L'asphyxié est étendu sur le sol, le ventre contre terre, les bras allongés en avant, la figure tournée sur le côté.L'opérateur se place à, genoux, les cuisses du patient entre ses jambes, et de tout son poids, sans brusquerie, les mains ouvertes, s'appuie sur le dos au niveau des dernières côtes.Puis, il cesse d'appuyer, et sans déplacer les mains, s'assied sur les mollets du patient.L'élasticité des côtes les ramène en place, produit l'entrée de l'air dans la poitrine et la manœuvre se continue ainsi avec une lente régularité.Chacun peut se trouver en présence de cas d'asphyxie; il est donc fort utile de connaître les moyens de ramener la vie: la respiration artificielle et l'oxygène.Divers appareils ont été construits pour l'administration de ce gaz, entre autres un masque très utile à ce sujet.Scientia AMI DES CHIENS Elle.—-Vous aimez les chiens?Lui.—J'en raffole.Mais, depuis la fin de la guerre, je n'oi plus eu l'occasion d'en manger.La Photogravure Nationale, Ltée 59, rue Sainte-Catherine Ouest MONTRÉAL Téléphone: MArquette 4549 Dessins - Vignettes - Photographies COMPOSITIONS DE M.EDMOND-J.MASSICOTTE Gravures du terroir, format 14 x 17 —Le retour de la messe de Minuit pouces, imprimées sur papier de grand —Les sucres luxe.—Une épluchette de blé-d'Inde ,„ —Le saint Viatique à la campagne Chaque sujet.60 IT t , .Franco 65 — veillée d autrefois .«_ ".„ —La visite de la quête de l'Enfant- 1*8 17 sujets.8.50 .M Franco.8.50 * .—Le réveillon de Noel —Le traditionnel gâteau des Rois —La bénédiction du Jour de l'An —Un magasin général de jadis —Le mardi gras à la campagne —La prière en famille —Une Messe de minuit dans un —Une noce d'autrefois chantier d'autrefois —L'Angélus —Les visites du Jour de l'An au temps —La fournée au bon vieux temps passé.Service de Librairie du Devcir 43C* rue Notre-Dame Est Montréal i L'OISEAU BLEU 247 Une page d'histoire LE MAKQIIS nr.la JOXQllP.HK M.de la JONQUIftRE Co coiuiiianili'iir île Saint-Dmis appartenait il une illustre famille ilont les origines reinontaieiit au XVe siècle.Pierre-Jacques de la Jonquière naquit en lftSfl, à Graulhot, dans le Tarn.A douze ans, il était nommé garde de la marine.En 1702, il lit eampanne sur le Fortune, de l'escadre du duc d'KstrécH, qui livra un rude eoinliat contre un vaissenu anglais de quarante canons.Sa conduite courageuse fut récompensée par une promotion comme enseigne de vaisseau.Les années suivantes, il part icipa a de nombreuses expéditions maritimes en qualité d'enseigne, de lieutenant et de capitaine de biûltl.1-e 1er octobre 1731, il fut promu capitaine de vaisseau et le 1er avril 1710, I/>uifi XV le nommait chef d'escadre.I.ouishourg était toml>é entre les mains des Anglais le 17 juin 1745.I* roi lit aussitôt organiser une expédition qui devuit reprendre cette forteresse aendienne réputée imprenable, l'ne flotte composée de navires de guerre, et de plusieurs transports, sous le commandement du jeime duc d'Anville, quitta la Hcclielle a l'été de 1710 et la cour nomma M.de la Jonquière gouverneur général de la Xoiivelle-Kranee.La tomate dispersa les val-seaux; la peste décima les équipages de ceux qui |»rvinrent A Chilsmctou (Halifax).M.de la Jonquière retourna en France avec les débris de la flotte.Dès l'année suivante, le Conseil do la marine confia un nouvel armement à M.de la Jonquière pour reprendre Louislxmrg, considéré comme la clef du Sainl-Laurcnt et du Canada.Poursuivi par une nombreuse flotte anglaise, les navires français durent livrer bataille au cap Finistère (lCspagno).M.de la Jonquière "soutint longtem|w le combat et donna le tempi a un convoi d'échapper".11 se battit pendant cinq heures, mais il dut amener pavillon, fut fait prisonnier et amené i Portsmouth.Liliéré deux ans plus tard, il passa enfin su Canada et débarqua a Québec le 15 août 1749.Il s'appliqua à suivre la voie et les plans que lui avait tracés son prédécesseur, M.de la Galissonnière.Il poursuivit l'amélioration des postes de l'ouest et du sud: Détroit, Toronto, la Présentation, Michillimakinak, Frontenac, le Sault-Sainte-Maiie, lis .Sioux, Niagara.MM.Claude et Nivervillc et Le Gardeur de Saint-Pierre allèrent sur ses ordres aussi loin que lis conliefortB des montagnes Rocheuses pour y ériger le fort de ln Jonqtuèrc.Comme la guerre étuit imminente, le gouverneur |sirta son attention sur l'accroissement de la population, sur les travaux publics et sur les moyens a prendre |H>ur défendre avec succès la colonie.Vu l'état précaire de sa santé, il avait demandé et obtenu son rappel en Franco quand il mourut à Québec le 17 mars 1752.Il comptait 55 années de service, 29 campagne de mer, 9 combats et 3 blessures.Do nos jours, comme à l'époque de MM.de la Galissonnière et de la Jonquière, les Canadiens français doivent apporter un grand soin n la préparation de leur avenir, de leur avenir économique en particulier.Quelle erreur funeste commettent ceux qui préfèrent les compagnies d'assuranev-vic étrangères îl /.-i Sauccgardc, dont la solvabilité est une garantie et dont les plans d'assurance sont aussi variés et aussi avnntageux que tous ceux des sociétés similaires qui entrent en concurrence avec elle.Ilépétons-le A satiété: En ce tempt de crise, nous ri encouragerons jamais trop nos institutions. Ecole Polytechnique de Montréal FONDEE EN 1873 Travaux publics — Induitrio 1430, rue Saint-Denii, Montréal TELEPHONES :— Administration :— LAncaster 9207 Laboratoire Provincial des Mines :— LAncaster 7880 PROSPECTUS SUR DEMANDE ECOLES TECHNIQUES DEPARTEMENT DU SECRETAIRE DE LA PROVINCE DE QUEBEC l'honorable athanase david, secretaire de la provinci COURS TECHNIQUE — Cours de formation technique préparant aux carrières industrielles.COURS DES METIERS — Cours préparant a l'exercice d'un métier en particulier.COURS D'APPRENTISSAGE — Cours de temps partiel organisé en collaboration avec l'industrie.(Cours d'Imprimerie a l'Ecole Technique de Montréal.) COURS SPECIAUX — Cours varies répondant a un besoin particulier.(Mécaniciens at véhicules-moteurs et autres).COURS DU SOIR — Pour les ouvriers qui n'ont pat eu l'avantage de suivra un cour* industriel complet.AUGUSTIN FRIGON ECOLE TECHNIQUE DE MONTREAL Directeur Général de l'Enseignement Technique ECOLE TECHNIQUE DE QUEBEC 1430.rue Saint-Denis MONTREAL ECOLE TECHNIQUE DE hull DAVCISCNS pour nos fêtes Drapeaux: français, anglais, canadien, américain.Nom Imprimons, sur commandes, religieuses et nationales tej^bu».vénitiennes.54 Nohv«Bwne.OuCStTOMMfeJ Drapeaux religieux: Papal et du u plu< Um2*«X«M.tm*m Sacre-Coeur.4U canad».On n'a pas raison de craindre le long chômage des vieux jours, quand on se bâtit une vieillesse agréable.Voyez ce qui se passe chez nos sociétaires.Ils ont même hâte de vieillir.Pourquoi?.Parce qu'ils pourront, enfin, se reposer.heureux et tranquilles .grâce à la puissance de leurs épargnes, accumulées .DEPUIS L'ECOLE CAISSE NATIONALE D'ECONOMIE .55, St-Jacquei O.Montréal H Arbour 2185 .
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