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Titre :
Le panorama : le seul magazine en langue française consacré aux vues animées
Le Panorama, sous-titré « Le seul magazine en langue française consacré aux vues animées », est fondé à Montréal en octobre 1919 pour couvrir l'actualité cinématographique. [...]

Le Panorama, sous-titré « Le seul magazine en langue française consacré aux vues animées », est fondé à Montréal en octobre 1919 par l'éditeur et propriétaire Poirier & Cie, qui publie également La Revue populaire et Le Samedi. Magazine illustré, Le Panorama fait écho à la popularité que remportent les « vues animées » et le cinématographe au Québec. Selon ce qu'en dit l'équipe de rédaction, il se veut l'« organe mensuel des théâtres et cinémas ».

Le Panorama, dont l'équipe de rédaction est dirigée par F. Verneuil, s'adresse à toute la famille. Il propose un contenu inspiré des publications américaines sur le cinéma : descriptions de films (distribution, synopsis), photographies de vedettes et traductions d'entrevues ainsi que de lettres d'acteurs ou de réalisateurs (parmi lesquels Charlie Chaplin, Gloria Swanson, Cecil B. DeMille).

Le Panorama dresse la liste des cinémas de Montréal, offre des articles - toujours traduits de l'anglais - sur l'art de réussir au cinéma et rapporte des anecdotes sur les tournages et les studios de cinéma.

Le Panorama offre aussi des textes non signés sur la cuisine, la couture, la danse et le soin des enfants, en plus de présenter des portraits d'artistes locaux, des critiques de films et des contes. Le mensuel publie également des romans-feuilletons (de Jeanne de Coulomb et Gaston Leroux, entre autres).

À partir du sixième numéro du volume 2, chaque parution inclut une pièce de théâtre (d'auteurs tels Benoît-Léon Deutsch, Fernand Vialle et Robert Francheville). Enfin, quelques concours sont lancés par l'équipe du magazine : des appels de scénarios, des jeux, des vedettes à identifier. Le premier concours est organisé en partenariat avec Léo-Ernest Ouimet, distributeur de la compagnie Pathé frères et fondateur du célèbre Ouimetoscope .

Le Panorama se démarque des autres publications de l'époque dans ses éditoriaux, intitulés « Réflexions du mois », qui font preuve d'une pensée plus originale. À titre d'exemples, la rédaction y souhaite l'arrivée du « téléphote » (télévision) dans tous les salons et en profite pour réclamer à plusieurs reprises, non sans un peu d'humour, le sous-titrage des « vues animées » en français.

Le Panorama disparaît en juillet 1921, probablement à cause de la crise du papier qui sévit à ce moment.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 291-292.

Éditeur :
  • Montréal :Poirier & cie,1919-
Contenu spécifique :
v. 2, no 10
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le panorama : le seul magazine en langue française consacré aux vues animées, 1921, Collections de BAnQ.

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?08360 Montréal, Juillet 1921 La Préparation par excellence pour obtenir et conserver un i, teint, une peau lisae et u tine*, san» pores apparents, uni taches de rcusseur, sans haie et sans bouton».Le LAIT ORIENTAL PARFUME est merveilleux, inoffensif et indispensable à toute femme élégante.Demandez-le.il est en vente partout.Cie PHARMACEUTIQUE de la CROIX-ROUGE QUEBEC, QUE.Dépositaires a Mostreal : NcEwen.Cameron A Wat*.United Couirette A Sauriol.limitée Permettez q'une femme anvûmçe von soul-irancea.Je veux que tous m'écriviez, aân de pouvoir tous parler de nia méthode simple de traitement à.l'essai pour dix jours pratis, franc ^Kj> de port, et voua mettre en re- -ijfcy o avec des femmes du Canada, qui seront heureu-ses de vous dire ce que ma méthode a fa.t pour elles.Si vous souffres de faiblesse fatigue, mal de dos, ou à.douleurs de rfV déplace» ^V> menti ç^f* de la vessie constipation.Conditions ca-tarrhales, point?dans les cotés, régulièrement ou irrégulièrement, gonflement *^y~ sensation de chute ou de *JÇ» dérangement des organes intérieurs, nervosité désir dfl v pleurer palpitation, excès de oÇ>> chaleur, cercles noirs en-dessous >^ desveux,oams>nqued'intérètdans la vie, écriver-mol aujourd'hui jour traitement d essai gratuit «.Adresser M DE M SUMMERS.B P.040 - * Windsor.Ont.Pourquoi DEVEZ-VOUS LIRE LE SAMEDI PARCE QUE : Ion y trouve des histoires sentimentales on dramatiques complètement inédites; PARCE QUE : chaque semaine il publie quinze pages d'un magnifique roman ; PARCE QUE : le tout est illustré de nombreuses gravures: Si vous ne le connaissez pas encore, essayez-en un numéro et VOUS SEREZ CONVAINCU.UNE ARTISTE POPULAIRE C'ara Kimball Young esl au Ganaila la plus populaire Vedette de l'écran.Ainsi pense Louis Baum.gérant de 1'Equity Poe lu res Corporation.Pans la relation qu'il l'ait de son voyage cbez nulls, il note particulièrement la faveur dont jouit dans toutes nos grandes v;lles la savante et délicieuse interprète tie "Trilby ".de "Camille'', et de tant d'autres chefs-d'oeuvre.Pans une section du Dtuminiiin.dit-il.Miss Young est depuis longtemps' au premier plan îles artistes du cinéma; dans l'autre, elle n'a acquis que depuis quelque temps la popularité.L'Ouest, par exemple, ne reçoit ses films que depuis une couple d'années.M.Baum a aussi visité Montréal.To-onto.Winnipeg, Calgary et Vancouver.A Toronto, les frères Allen exploitent avantageusement al haute réputation de Clara Kimball Young et la tiennent à l'affiche le plus souvent et le plus longtemps qu'ils peuvent.Mais c'est surtout dans la province tie Québec .que Miss Young a le plus de vogue.M.Ha uni en trouve la raison dans l'admiration qu'ont les Canadiens-français pour les produc-itons d'art." The Forbidden Woman" doit, d'après lui.son -ui-cès au fait que l'intrigue se déroulai! à Paris dont la population française est très engoué.Les habitants de l'Ontario et du Manitoba ont acquis au contact des Canadiens-français (c'est M.Baum qui parle) le culte des films montés avec art dans des décors choisis.M.Baum fit cette tournée dans tout le Dominion pour organiser la distribution des film* de Clara Kimball Young.DU NOUVEAU La Sélect vient de s'entendre avec la compagnie française Jupiter Film, dans laquelle elle prend une part très active.La production française va être notablement augmentée.Le Sélect et la Jupiter vont, en effet, faire tourner des oeuvres remarquables tant en France qu'en Amérique et en Angleterre avec la collaboration des plus grandes vedettes de ces différents pays.Cl.IS QU'UN T1IEATUE UNE INSTITUTION NATIONALE Oural tous les jour» de / à 11 p.m.Ouvert tuiit les jours Je 1 à II p.m.du Canada.RUE S.-CATHER3NE OUEST (PRES MANSFIELD) TOUJOURS UN PROGRAMME DE PREMIERE CLASSE Le Capitol ne vous offre qu'un programme de première classe, tout ce que l'esprit et l'argent peuvent donner.Sans contredit le plus beau programme jamais olTeYt au public de Montréal.MUSIQUE L'orchestre symphoniqr.e de 25 musiciens du Capitol donne la nus que d s grands opéras, sous la direction de Joseph B.Hudson.VUES I/es plis grandes productions du royaume du film sont montrées sur l'écran du Capitol.Première tournée des grandes vues et autres attractions de haut gout.rO DD| Y J°urs semaines, matinées: Tous l«s 6ièges, sauf les Ll.0 I fil A loges, 23 sous.Loges, 40 sous.Soirs, jours de fêtes, — samedis et dimanches, m matinées: Tous les sièges, excepté Ls loges, 45 sous.Loges, CO sous.Pour Conserver et Rehausser La BEAUTÉ Rien n'égale le LAIT DES DAMES ROMAINES Délicieusement parfumé, le LAIT DES DAMES ROMAINES fait disparaître rapidement et complètement, boutons, points noirs, hàle, tous-sciures, rides, et autres accidents et imperfections de la peau et rend au visage la fraîcheur et l'éclat de la jeunesse.M a été adopté par les hommes pour enlever le feu du rasoir.En vente partout, 50c.le flacon de 6 onces («Uni *T 00) Echantillon généreux expédié sur réception de 10 cls.COOPER & CIE., Dept.F 155, rue des COMMISSAIRES O., MONTREAL AVES TRES IMPORTANT DANS UN DES PROCHAINS NUMEROS DU JOURNAL HEBDOMADAIRE "LE SAMEDI" NOUS DONNERONS AU PUBLIC TOUS LES DETAILS RELATIFS A LA TERMINAISON DU CONCOURS QUE NOUS AVONS OUVERT DANS LE "PANORAMA".NOUS DIRONS QUAND ET COMMENT ENVOYER LES SOLUTIONS, Montréal, juillet 1921 H Par HENRY de FORGE Connaissez-vous Mademoiselle Yande Diouf?Non, sans doute.Tant pis pour vous! Vous y auriez pris un pilaisir extrême, j'entends un plaisir délicat parce qu'il aurait é,té artistique.Mademoiselle Yande Diouf est la bru-no triompbatrice du dernier "Concours de beauté".Il ne s'agit pas, il est vrai, du Concours somptueux organisé par un de nos grands confrères parisiens et qui.depuis des mois, dan* d'innombrables cinémas, sélectionne les beautés par provinces de France.Il ne s'agit pas non plus du Concours de la plus jolie Suissesse organisé par la Municipalité de Zurich, ni de la plus jolie belge, ni de la plus jolie américaine.Si l'élection de Mademoiselle Yande Diouf a fait moins de tapage dans le monde, si les managers des plaisirs de la capitale ne se sont pas encore précipités pour lui proposer un engagement aux Folies-Bergère ou dans quelque grande maison de fdms, si elle n'a pas, comme Mademoiselle Agnès Souret, lauréate d'une première tentative du même genre, dix demandes en mariage, chaque jour, à son courrier, je me permets de trouver cependant l'élection de cette brune enfant singulièrement plus intéressante que toutes les autres.Si je dis; cette brune enfant, c'est au sens strict du mot, car la jolie Yande n'est pas seulement noire de cheveux, mais aussi de peau.C'est à Dakar, ces jours-ci, que vient d'être proclamée officiellement sa beauté, parmi pas mal de concurrentes.L'Elue est, parait-il.de pure race Sénégalaise.Elle ne triompha, d'ailleurs, que de peu de certaine négresse portugaise qui obtint le second prix ex-oequo, avec une négresse "peulhe".La dissemblance de ces trois beautés classées, en tête, montre 1 électisme qui présida à ce concours organisé, lui aussi, par un de nos confrères, "l'A.O.F." (lisez l'Afrique Occidentale Française).La race peuhle.en particulier est d'une grande noblesse de lignes, avec les lèvres souvent minces; et quelquefois les cheveux roux, ou du moins fauves, ce qui n'est pas banal pour une négresse.Evidemment le cinéma ne jouait pas dans cette élection le même rôle que pour "la plus belle femme de France".On vota solennellement, mais tranquillement.Et, par une juste décision on avait admis au jury autant de noirs que de blancs.Le point de vue d'appréciation n'est peut-être pas le même et ce qui dans un visage de négresse enchante un nègre, n'est généralement pas ce qui peut plaire aux blancs.Il y avait là les principales notabilités du Sénégal et un certain nombre de puissants chefs noirs, qu'on avait été chercher tout exprès.Les membres du jury s'entendirent pourtant le mieux du monde et les candidates—unetren laine— assises sur une esitrade en face d'eux, dans leurs plus beaux atours, ne se disputèrent point entre elles, malgré l'importance des prix.Pensez donc! le premier était de 75 frs, et le second de 50.Mademoiselle Yande accepta une coupe de champagne, fut embrassée par le Gouverneur et partit au bras de son vieux père, nègre d'importance, qu fort au courant, de nos usages, déclara qu'il casserait son bâton sur le dos de quiconque viendrait lui proposer d'emmener sa fille en Europe pour "la montrer dans une baraque".Ainsi finit donc très simplement cette sélection de beauté que je trouve fort intéressante.Et tant mieux si, de case en case, dans les villages du Sénégal et d'ailleurs, on épilogue le soir sur ce témoignage d'admiration que les gens de France ont donné à la beauté d'une fille à la peau brûlée.Les négresses vraiment—celles-là et toutes les autres, mériteraient que l'on s'occupe un peu plus d'elles qu'on ne s'en occupe.La civilisation moderne du grand pays dont elles dépendent maintenant par contre-coup, ne fait rien pour elles, en aucune façon.Ou en est resté sur des légendes surannées qui considèrent les- fe/inmes noires, comme des fantoches un peu ridicules ou des êtres inférieurs, tout au plus, bons à piler le riz.On n'a pas fait assez attention à l'excellence des services qu'elles rendent lorsque l'on sait les employer, comme à leurs sentiments instinctifs vie mère, d'épouse ou d'aïeule.Les colons français qui les voient sur place, davantage mêlées à la vie des villes, reconnaissent ces qualités.Alors que manifestement on s'est plu en France à développer l'instruction et l'éducation des jeunes gensi de race noire en les attirant dans les grandes Ecoles, en leur faisant une place de plus en plus grande dans la société, la femme noire reste totalement négligée.Nous ne connaissons à peu près rien d'Elle.Oà et là nous l'avons rencontrée dans les livres comme une héroïne pittoresque de ce qui noua semble toujours un roman.Mais aucun des innombrables groupements féminins de la Métropole—-et Dieu sais s'il y en a—n'a songé à s'intéresser à la femme noire, de façon pratique, à se pencher, pour l'améliorer, vers sa situation encore servile, à développer avec son intelligence, la conscience de sa personnalité, à accommoder aux nécessités de la vie moderne, ce qui peut rester en Afrique de polygamie dans les moeurs.Comprenons-là mieux, en nous intéressant davantage à elle.Aimons-la mieux.Pensons que bien des femmes, aux pays noir, ont été affreusement angoissées, torturées par le bouleversement de la guerre.On s'est beaucoup attendri pendant ces cinq longues années sur les nègres qui étaient, hélas! les plus abondante-, victimes de* bâtai lies.On n'a peut-être pas assez pensé aux mères, aux épouses, aux soeurs qu'ils avaient laissées là-bas, qui avaient bien peu de choses de leur sacrifice et qui dans la case lointaine, au fond du bled torrid e.attendaient tristement le retour, qui pour tant et tant ne vint jamais.Quelles tristesses! Quelles rancoeurs! Quelles amertumes ont dû remplir ces pauvres âmes féminines! N'est-il pas téméraire d'estimer que la sensibilité n'est pas la même là-bas qu'ici.Les êtres restés primitifs et simples sont peut-être ceux qui sentent le mieux.Que les femmes de France se rapprochent davantage des femmes de nos colonies.Elles ont mille moyens pour cela, dont réciproquement elles tireront avantage, en s'appré-ciant mieux les unes les autres.Déversons vers nos soeurs noires un peu de la reconnaissance que nous devons avoir pour nos frères noirs qui nous ont tant aidés dans la lutte.Organisons pour ces femmes, avec des moyens de propagande, peut-être nouveaux, une amélioration de leur sort moral et de leur existence matérielle.Attirons-les en France où elles ont droit, quelque soit leur type, leur beauté ou même leur laideur, d'être traitées comme amies.Nous tirerons certainement parti d'E'llesw en retour.Je me rappelle ce que m'écrivait un ami, commissaire colonial au fond du Congo français, qui, dans une tournée parmi de bien pauvres villages, avait trouvé placardé au mur de la case d'une femme, aux cheveux blanchis, maintenant seule et pour cause, un journal populaire français, représentant l'Arc-de-Triomphe et la tombe du Poilu inconnu; journal laissé là par quelque soldat de passage.Dans sa pauvre caboche obstinée, cette vieille négresse répétait à tous ces paroles, peut-être vraies .qui sait?—'C'est là qu'il dort mon fils .Les tarots me l'ont dit.J'en suis sûre.C'est lui qui dort là. 4 LE PANORAMA Montréal, juillet 1921 PICTURES LES BAS DE SOIE Gaie, bien conduite, cette comédie, fort bien interprétée par Constance Talmadge et une troupe excellente, est très amusante.La mise en scène est bonne, la photo est très belle.Sam Thornhill et sa femme Molly ont une" brouille au sujet de l'achat d'une voiture automobile.Cette brouille amène le divorce.Le mari galleur ne peut pas s'en consoler, il écrit à Molly qui lui renvoie ses lettres.Pour distraire Sam, des amis, les de la Ibunhièrc.l'invitent en leur château où, pour fêter les vingt ans'de leur fille Angela, ils ont réuni de nombreux invités, entre autres, le capitaine Jacques Ragnal.Mme de la Rombière a composé une petite comédie de salon.Sam a accepté de jouer un brigand hirsute.Après le dîner, il monte dans sa chambre pour se grimer.Pendant ce temps, le capitaine Ragnal, rappelé au Mi- RUTH ROLAND nistère par télégramme, part à ,1a hâte.A ce moment, Molly ayant eu une panne d'auto vient demander l'hospitalité.Pour empêcher entre elle et Sam une rencontre, on installe la nouvelle venue dans la chambre du capitaine, en espérant qu'elle n'y [tassera qu'une nuit.Mais Sam apprend la présence de sa femme et, sans prendre le temps d'enlever son costume de brigand, il s'introduit dans la chambre de Molly et se cache dans une armoire.Une fois Molly couchée, Sam suri sans bruit de sa retraite et se dispose à tourner le bouton électrique.A ce moment, un homme enjambe le balcon el pénètre dans la chambre par la fenêtre.Sam va bondir sur ce visiteur, puis il se ravise, en songeant à quelque aventure amoureuse, dont il ne serait pas fâché de connaître le secret et rentre dans son armoire.Il était temps, car Molly vient de s'éveiller et d'éclairer la pièce.En voyant l'intrus elle pousse un cri.et reconnaît le capitaine Ragnal, avec lequel elle fut jadis fiancée.Le capitaine ayant manqué son train et ne voulant pas réveiller ses holes, a regagné discrètement sa chambre.Au reste, il va se retirer aussitôt et demande seulement le temps de prendre un pyjama dans l'armoire.Mais quand il ouvre cette armoire, il se trouve face à face avec le bandit si bien représenté par Sam.Pugilat où Sam a le dessous et se voit bientôt ligotté.Molly a fourni ses propres bas de soie, des bas ajourés d'un dessin inimitable, pour le ligotter.Le capitaine et la jeune femme décident de garder leur prisonnier jusqu'au malin et le transportent dans la salle de bain.Mais les gens du château ont été réveillés et pénètrent chez Molly qu'ils sont surpris el indignés de trouver en compagnie du capitaine.Celui-ci les rassure d'un mot."Nous venons d'arrêter un voleur, il est dans la salle de bain, venez !" M.de la Rombière pénètre dans le cachot mais il ne trouve pas le cambrioleur.Sam, en effet, est parvenu à s'évader.La situation est délicate, Ragnal et Molly sont compromis; il faut re-' trouver le videur.Tout le monde cherche, sauf Sam qui dort à poings fermés dans son lit.Sa surprise est immense quand il entend des voix criant: "Voilà la voleur, il est arrêté!" Et on amène dans le château une espèce d'apache, mais quand on le présente à Molly, celle-ci déclare: "Ce n'est pas mon voleur, le mien était barbu!" Pu coup, la châtelaine s'écrie indignée : "Je ne veux pas de scandale chez moi, vous épouserez Ragnal ou vous quitterez cette maison aujourd'hui même I" Par bonheur, Molly, baissant les yeux, aperçoit aux pieds de son ex-inari ses propres bas emportés par le voleur.Où donc a-t-il pu les prendre?Alors, en un tour de main, Sam remet sa fausse barbe et se retourne vers Molly.Le voleur, c'était lui, lui qui, pour obtenir à tout prix une réconciliation avec sa chère femme, avait profité d'une circonstance providentielle et s'était glissé dans sa chambre ! Un si touchant remords émeut Molly et les époux divorcés réclament immédiatement un pasteur pour se remarier. Vol.II, No 10, Montréal, juillet 1921 LE PANORAMA S LE PANORAMA ORGANE MENSUEL DES THEATRES ET CINEMAS Enregistré, No 116, foUo 27027, conformément à l'acte des marques de commerce et dessins de fabrique.LES REFLEXIONS DU MOIS L'INEVITABLE BAIGNEUSE JADIS un costume de bain servait uniquement à se baigner; aujourd'hui, il sert principalement à danser au soleil en cas de beaiidemps et dans une salle bien close en temps de pluie car ce costume est de ceux que.l'eau gâte irrémédiablement.Ces exercices chorégraphiques en costume ultra-léger ont tout d'abord plu au public qui les voyait sur l'écran.C'était nouveau, coquet, émoustillant; bien vite il n'y eut plus aucune comédie sie'passant sur une plage sans avoir de baigneuses.Elles étaient à leur place, tout était bien, mais cela 'Commençait à devenir monotone.Or, certains producteurs se sont dit ceci : Puisque-l'on aime le bord de la -mer avec des filles en maillot court, il est tout indiqué d'en agrémenter aussi les piscines' particulières ou publiques et, sans plus tarder on en a semé! à profusion dans toutes les pièces "à piscine".Ce n'est pas tout, on a laissé la piscine de côté et l'on a conservé les baigneuses transformées en danseuses et dès lors, ce fut l'invasion générale.Aujourd'hui, il n'est guère de film — même parmi les plus sérieux—où n'apparaisse tout-à.coup.d'une manière inattendue un escadron d'Eves vêtues sans doute de beaucoup de grâce mais de très peu de vêtement.La cuisse est à l'ordre du jour.On a trouvé un truc enfantin pour cela: une soirée dans un café chic où l'on voit des beaux messieurs en habit et des belles dames en décolleté1, un orchestre de nègres épileptiques qui torturent leurs instruments, hiS'toire de "jazzer" et.infailliblement les demoiselles habillées de trous cousus ensemble.Ça vient dans le film comme des cheveux sur la soupe mais1, c'est la mode.Car il y a une mode au Cinéma comme ohez les couturiers.Il y eut la mode Hindoue, la mode mexicaine, la mode chinoise, que sais-je! 11 y a maintenant la mode de la patte, celle de la patte nue bien entendu.C'est l'éternelle histoire des moutons de Panurge; ce que Dun fait est immédiatement repris par tous les autres.Que l'un ait une idée nouvelle et elle est aussitôt reproduite à cent mille exemplaires jusqu'à indigestion.De grâce, MM.les Directeurs, laissez les baigneuses au bord de la mer avec les crabes, les homards, lesi petits gonial eux et les vieux dt'lbauchés mais ne les installez pas partout.Pour peu que cela continue, on finira par en placer dans bs "Misérables" ou dans les "Derniers jours de Pompei." DANS un siècle et peut-être avant, il y aura le cinéma à domicile comme aujourd'hui l'eau, le gaz et l'électricité.NOTRE très sympathique ami Faily Arbuckle n'a qu'à paraître dans.un film pour en rehausser le caractère artistique.Il e-t toujours certain de produire un effet de lard.pardon, de l'art.O QUAND on voit une "femme-vampire" de talent, on voit certainement "l'étoile" mais on aperçoit également l'araignée.O UNE QUESTION à résoudre: Un acteur de ci-nt'lnia bien pénétré de son art.peut-il prendre la vie réelle au sérieux?o DANS un siècle, le cinéma sera tellement perfectionné que ceux qui vivront, à cette époque trouveront les appareils et les procédé's d'aujourd'hui aussi enfantins que le sont pour nous leg bicycles en bois des premiers temps.JADIS, on disait d'une personne ambitieuse qu'elle voulait décrocher la lune; aujourd'hui c'est mieux,: elle aspire à devenir é'toile.o QUEL est le calculateur assez malin pour nous dire le total de millions de pieds de lilm tournés depuis le commencement du cinéma?ABONNEMENT (Parafe!* d'avance! Un an.3.00 Six mois.$1.50 {Eioap.be Montréal at la banlieue) ANOEAMA Vol.II, No 10 Juillet 1921 Tél.Eat .-.-.•il Publié mensuellement par roibier * cie.i .1,1 it.,, 131 Codlcui.Montréal.Directeur de la Rédaction: f.de \ i ii m i ii Entered at the St.Albana, Vu.Poat-Ofnc* as aecond class matter NOUS ARRETONS le (ervloe du Panorama quand l'abonnement eat expire à moine que noua recevions la eouacrLptton pour una autre période.CHANGEMENTS D'ADRESSE.— Donnes -noue toujours votre ancienne adreaae an noua Indiquant ta nouvelle.F revenez-noua au moin* quinze Jours d'avance.TRES IMPORTANT: Ecrives toujour* votre adreaae complet* at llalble dan* tout** vo* lettre*. 6 LE PANORAMA Montréal, juillet 1921 Montréal, juillet 1921__LE PANORAMA LE PANORAMA MARY MILES MINTER dans una conversation avec Elinor fllyn, auteur anglaise ,le grand,, reputation.Cette photo a- etc prist Ml ttlBJfa Lasky.u JUSTIXE JOHXSTOXE, ctoih ,1, lu Ci, Reniait, célèbre pour sa beauté Hollywood.(t ses admirables qualités artistiques. 10 LE PANORAMA Montréal, juillet 1921 m LEURS PETITS PLAISIRS PENDANT LA BELLE SAISON En haut, de gauche à droite: ALICE LAKE, de la Cie Metro, trouve que les promenades à pied sont hygiéniques mais que le soleil de juillet est bien chaud.MURIEL OSTR1CHE préfère son boudoir aux rayons du soleil et MAY ALLISON se dit qu'une promenade dans les nuages, en aéroplane, ost tout, indiquée par le beau temps.Au centre: SSVJi POLLARD 't MARIE MOSQIJISI «r donneraient volontiers un "bec" si le» lecteurs du "Panorama' ne les regardaient pas.En bas, à gauche VIOLA DANA dans sa superbe auto; à droite, EARLE WILLIAMS, de la Cie Vitagraph, qui aime également les longues randonnées Montréal, juillet 192 LE PANORAMA •r— 11 PREMIER ACTE .4 la campagne.— Au château il, la Chesnaiie, che; les Murex.— f'ii salon au rez-de-chaussée.— Porte fenêtre, au fond, ouvrant siur un parc, — De chaque côté de la porte-fenêtre, une fenêtre.— Portes ù droite et à gauche.— A droite, une cheminée oïl le feu est allumé.— Entre la cheminée et la rampe, un appareil téléphonique installé au mur.— A gauche, table, fauteuils, chaise, un secrétaire dans un coin.— Au moment où le rideau se lève, la vieille bonne, Nanette, est assise près du feu; le petit Pierre sur ses genoux feuillette un livre u\ajite-'dix mots différents.On ne dit pas s'il y a quelques sacres dans le nombre.Erich Von Stroheim a passe des nuits entières de dur travail à compléter "'Foolish Wives" superproduction de l'Universal-Jewel.Les "Folles épouses'' font passer des nuits sans sommril à bien des gens.il il ii Helen Eddy ne désilre pas surpasser les autres par la renommée ou le salaire; sa seule ambition, affirme-t-elle, est de jouer ses rôles le mieux possible.Et c'est justement là ce qui vaut la renommée et le gros salaire.il il il Will Rogers a quille la Cie Gold-wyn pour former sa propre compagnie de production.A qui le tour?¦ù il il Après trois ans d'absence.Ethel Grandi]) vient de revenir à la Gie Metro pour être la partenaire de Gareth Hughes.La fin d'une éclipse.Percy Hilburn, premier opérateur aux studios Goldwyn affirme que d ici à deux ans la photographie en couleurs sera un l'ait accompli.Souhaitons que la prédiction se réalise il il -h Brownie vient de signer un contrat à long terme avec les Century Comedies.Or, il faut savoir que Brownie est une étoile à quatre pattes, autrement dit un hou garçon de chien.C'est ce qui lui a permis de poser sa griffe sur le contrat ir ir ir Pauline Frederick possède la pin-importante collection peut être d'éventails qui existe.Si on la fait suer, eUe a le remède.¦à il -ù Nazimova emploie la belladone quand elle doit se faire photographier de près car ce produit a pour résultat d'agrandir considérablement les yeux.Dommage qu'il n'aie pas le même effet sur les salaires; on en vendrait beaucoup plus.UNIVERSAL , " /foot (J/ôson * Betty Blythe esl la nièce de Samuel G.Blythe.le célèbre écrivain américain.Il ne faut pas lui en vouloir pour cela; ce n'est, pas sa faute.it- il ir Bessie Love est.une aquarelliste distinguée; elle sait se servir admirablement de la couleur à l'eau.Généralement toutes les artistes sont très capables en fait de peinture.il il il Carmel Myers avail en toul d'abord l'intention d'entrer dans le journal Larme mais elle a abandonné' cette idée.Kilo a sans doute pensé que le journalisme mène à tout .à condition de ne pas y entrer.it -ù -ù Noah Berry s'eeil l'ail construire un amphithéâtre grec sur la pelouse de sa maison.On y débite peut-être des vers de Sophocle .ou plutôt des verres de crème à la glace. Montréal, juillet 1921 LE PANORAMA 19 Hi S I m m ARTHUR C.MILLER, qui est à l'appareil, est en train de filmer une scène de la production "Expérience" montée par la Paramount d'après l'oeuvre de George Fitzmauricc.Assis à la table il y a: Richard Barthclmcss qui joue le rôle de la Jeunesse, Edna Whcaton qui joue celui de la Beauté et le directeur Fitzmauriee."THE HOPE DIAMOND MYSTERY" David P.Howells qui assura le succès du fdm épisodique ''The Son of Tarzan" en le répandant dans tous les centres du Canada et des Etatsi-Unis.vient d'acheter pour la projection de "The Hope Diamond Mystery", avec Grace Dar-mond, tous les droits réservés de ces deux pays.Les transactions et pourparlers terminéJs, il se mettra à l'oeuvre ces jours-ci.Le "Hope Diamond", le Diamant de l'Espoir, est certainement le bijou le plus sinistre gardé! dans l'écrin du monde.Il a une histoire authentique qui date de 1,400 ans et abonde en désaslres et cataclysmes.Quiconque a touché cette pierre meurt tragiquement après avoir traîné une misérable existence.La projection de cette histoire en quinze épisodes est en partie basée sur la vie de May Yohe qui ne se soucia pas de la malédiction attachée à ce bijou fameux et en fut quand même la victime.GLADYS BROCKWELL ferait une excellente maman si Ton en juge par cette scène de "Rose af Nome'' émouvante histoire qui se passe en Alaska dans les camps miniers.Gladys Brockwell a déjà fait preuve de semblables qualités dans le film "The Mother of his Children" qui lui a valu Tadmiration et Ut sympathie de millions de spectateurs.UN PROBLEME Richard Dix, des Goldwyn Pictures, s'est démontrée lui-même qu'on pouvait fort bien pénétrer dans un endroit d'où il est impossible ensuite de sortir.Ayant besoin d'une paire de chaussures pour son rôle de "The Bridal Path", un film en marche sous la direction de Mason Hopper, il entra dans un grand magasin, aux larges portes.Il enfila les godasses, fit quelques pas de géant dans la salle et se mit en frais de sortir.Mais, rien à faire, les chaussures couvraient une trop grande superficie.Trois commis aidèrent ce client malcommode à gagner la rue.Ils durent plier la pointe de ses bottes et lé contortionner pour lui faire vider les lieux.Les chauslsures de Dix reprirent leur forme première au contact du bithume.On connaît le prix des bottes.Ce qu'il en coûte, tout de même, à certains acteurs de trouver chaussures à leurs pieds.i m MAY ALLISON n'a pas peur été récemment élevé au grade de directeur par la Compagnie Paramount On le voit ici ant tracail, astis à côté de Tappareil.Il est également auteur de plusieurs scénario» Une scène de "Reckl.ess Sex" Educational Exchanges.comédie de Christie distribuée par les " THE JUCKLINS" Une merveilleuse histoire, interprétée par quelques-uns des meilleurs artistes de l'écran, est bien "The Jucklins", production de George Melford.Les caractères du fameux roman de Opie Read semblent avoir été extraits vivants du livre pour être déposé s sur l'écran .Monte Blue, qui personnifie Bill Haes, le maître d'école de campagne, semble être la doublure de la création de l'auteur; il en est ainsi de Charles Ogle qui interprèle à la perfection le rôle du vieux Lem Jucklin.L'intrigue de "The Jucklins" se développe dans un petit village du Sud des EtatsrUnis, quelques années aprèsi la guerre de Sécession.C'est l'histoire d'un petit garçon que ses parents et les voisins tournent en ridicule, à cause de sa timidité et de sa' drôle de tournure.Au lieu de se décourager, il s'entraîne à surmonter sa timidité et s'instruit en cachette.Un jour, on le retrouve instituteur dans un village voisin de celui où vivent ses parents.Il loge dans une famille bourgeoise, lés Juoklins) et c'est ici que commence la section intéressante du film, celle où il s'éprend de Mabel Julienne Scott.Monte Blue s'est rendu célèbre sous la direction de Cecil B.DeMille dans "Something to think About".-o- Bayard Veiller, dont la première production pour Metro."The Last Card", avec May Allison au premier plan, fait actuellement le tour des cinémas d'Amérique, a choisi un roman de Frank Adams pour servir de thème à sa seconde, qui sera projeté sous le titre de "Under the Sour Apple Tree".Viola Dana y tiendra le rôle principal.-o- L'action de "The Greenhorn ", film présenté par The Educational, se déroule en deux bobines sur un espace si petit que les critiques prétendent que jamais une intrigue de cette longueur ne se joua sur un théâtre si restreint.En effet, toute l'action se concentre autour d'une station. Montréal, juillet 1921 LE PANORAMA 35 ROBERT (,'ORhOX ,1 YIROIXI I I.EE il ans une s, rue de -Si seulement les femmes savaient" production de la Cie Robert-eon-C oie.(Entre nous, on pourrait également faire tme pièce "Si seulement les hommes savaient." Et la conclusion serait peut-être qu'il n'y aurait plus que des vieux garçons.) Priscilla Dean est.philosophe autant, qu'actrice.Sa prochaine production "Réputation'' l'a entraînée sur un terrain philosophique que Charlie Giegerich exploitera après elle pour y trouver les matériaux nécessaires à la construction de ce film.D'après Mlle Dean: La Réputation est de deux sortes, bonne ou mauvaise; Une bonne (réputation est la chose la plus difficile à acquérir et la plus facile à perdre; Une mauvaise réputation est la chosie la plus facile à acquérir el la plus difficile à perdre; La Réputation peut à la fois exalter et gâter une vie; La Réputation est la main droite du sort qui indique la route du succès ou de l'infortune; La Réputation est un piédestal invisible sur lequel nous nous tenons comme des statuesi fastes ou néfastes, glorifiées ou déshonorées; La Réputation, quoique sans prix, est un article à la portée de tous;.La Réputation est pour une femme la chose la plus précieuse et pour un homme la plus utile; Tout homme est un colporteur de Réputation.La compagnie Selznick a l'intention de rééditer le film qui acquit à Norma Talmadge sa réputation de vedette, "Ghosts of Yesterday", adapté de la pièce de Rupert Hughes, "Two Women".On sait que cette puissante oom-pagniec ompfe dans son firmament d'étoiles en plus de Norma Talmadge.Clara Kimhall Young, Alice Brady el combien d'autres.—o— Les manchettes de celluloïd ne sont plus mises en vente par les marchands de nouveautés, les compagnies cinématographiques monopolisant ce produit pour la fabrication de leurs lils dramatiques ou comiques.Les faux-cols de celle substance étant encore un article de première nécessité, ont été épargnés).Le "Capitol", le bhi à Ire d'un million et de 2,600 fauteuils de la compagnie Famous-Players Lasky.a été inauguré à Montréal le 2 avril dernier.La métropole compte actuellement qualre théâtres de cette dimension: le "Saint-Denis", 1'"Impérial", le "Loews" et le "Capitol", construit par la corporation Atlas.Plus de 3,000 invitations avaient été lancées.Devant un auditoire des plus selects fut exécuté un programme choisi de vues animées, musique, partitions d'opéra, pantomime, danses, tableaux vivants.M.L.E.Ouimet, président et gérant général du Specialty Film Import Ltd, prononça le discours d'ouverture auquel répondit, au nom du maire, un membre du Conseil municipal.M.Ouimet doit cet honneur au fait qu'il fut le premier propriétaire d'un cinéma au Canada.Le film projeté fut "Forbidden Fruit", production de Cecil DeMille, suivi de quelques bobines toutes récentes sur le vieux Québec.De nombreuses étoiles assistèrent à cette représentation et furent reçues au St.James Club, au Hunts Club et chez Ciro.Ce théâtre fut construit en dix mois.Le gouvernement canadien a accordé une charte au Tesa Films, Limited, avec quartiers-généraux à Ottawa, Ontario, et un capital autorisé de $1,000,000.La compagnie obtient ainsi le droit de produire, échanger, mettre sur le marché, vendre et acheter de films, ouvrir un studio et faire tout le» travail courant de la cinematographic Arthur Joseph Ba-teman, photographe bien connu d'Ottawa, est à la tête de cette organisation nouvelle.Voilà donc une compagnie ci-négraphique bien canadienne! JOE M.iRTIX le célèbre orang-outang de la Ci, l'un .rsal arec deux jeunes amis: Breezy Eason à sa droite et Kid Sleeker à gauche, .for Martin vesi-t remplir le, role d'arbitre dans une partie de boxe entre les deux champions de quatre ans. 36 LE PANORAMA Montréal, juillet 1921 FILA FORUM LETTRES DES GRANDES VEDETTES DE LA Cie PARAMOUNT (Privilege spécial et exclusif au Panorama) MARJORIE.— Votre voyage en Europe est retardé ?tant mieux.Je voue conseille de rester chez vous.Les déplacements sont désagréables.J'ai habité Londres pendant la guerre, alors que chaque nuit lea avions allemands venaient bombarder la ville.Tous les Americans avec qui je vivais à l'hôtel tremblaient de peur pendant que de sèches Anglaises ne se préoccupaient pas plus de l'explosion des torpilles que de la fin du monde.Je faisais à cette époque une tournée d'affaires.Je reviens d'un voyage de plaisance en France et en Italie.Quel plaisir de traverser des pays dont on ignore la langue! Vous êtes partout prise pour une imbécile et cela a quelque ohose d'amu-eant.et de nouveau.La France, vous la connaissez.De l'Italie, je ne peux dire beaucoup, n'yant 3éjourné pratiquement qu'à Venise où j'ai remarqué surtout que la cuisson des spaghetti est mauvaise.N'allez pas à l'étranger; vous y souffrirez de manque de confort, des wagons étroits et des hôtels malcommodes.Remettez votre voyage à quelques années.Dorothy GISH.MARJORIE IITJME de la Cie Paramount DOROTHY.— Robert Z.Leonard, le futur directeur de la prochaine production Paramount, est mon mari.Nous n'avons fait notre tour d'Europe que pour notre divertissement.Les offre3 ne manquèrent pas oependant.En Espagne, le marquis de Salamanca qui cherche à y établir une chaîne de cinémas, nous a proposé de prendre un contrat avec lui.Nous lui avons représenté que les engagements plenvaient aussi de l'autre côté de l'Atlantique.On se demande san3 doute pourquoi je n'ai aohe-té aucune toilete à Paris.Pour plusieurs raisons dont l'une est que l'on peut s'habiller aussi élégamment à New-York qu'en Franoe.Je n'achète d'ailleurs des toilettes que pour les frais du oiné-ma.Dans la vie intime, mes goûts sont plus que modestes.J'a pour principe de ne jamais porter dans la rue une robe dont j'ai besoin dans un film, de sorte qu'il me serait inutile d'acheter des mois à l'avance quantité de toilettes qui ne me serviront peut-être jamais à mon travail.ae MURRAY.MARGARET LOOMIS de la Cie Paramount HELEN.— Le travestissement au théâtre est affaire de ligne; au cinéma, il est affaire de couleur.Il est relativement facile de s'habiller et de se maquiller pour la scène.C'est un peu plu3 qu'une initiation préliminaire aux mystères de la graisse et des fards, une application à faire ressortir ses charmes, à accentuer les plus attrayants.A-t-elle les joues roses, l'actrice les rougit; a-t-olle les yeux en amandes, elle les allonge davantage; ses lèvres sont-elles sanguines, elle les car-mine à l'excès.Au cinéma, le maquillage doit être plus soigné.La lentille d'un appareil cinématographe est autrement plus forte que celle d'une lorgnette.L'artiste de l'écran ne peut accentuer trop fortement ses effets.Elle ne doit pas avoir les lèvres rouges comme du sang et les lignes de son maquillage doivent suivre le galbe de sa figure.BILLIE BÏÏRKE L'erreur dans la quelle tombent toutes les débutantes est d'user de trop d'artifices.Avec l'aboi de la poudre et des cosmétiques, elles se font des teints funèbres, d'une blancheur cadavérique.Des couleurs sur les joues par exemple, loin d'embellir une figure, la creusent de rides profondes.Le froncement des sourcils, l'accentuation des c.'ls et surtout le contour de la bouche comptent parmi les plus importants détails du maquillage au cinéma.La composition d'un personnage requiert la connaissance d'une technique spéciale que les femmes possèdent plus facilement que les hommes.Les cheveux peuvent changer du tont au tout la tête d'une artiste.Une coiffure en désordre peut mieux donner l'idée d'une fille négligée, malpropre, que l'arrangement des yeux ou de la bouche.Naturellement, pour bien connaître les mille ressources de l'art du maquillage, il faut écouter les leçons d'une personne experte.O'est ce que je vous conseille de faire.Billie BURKE. Montréal, juillet 1921 LE PANORAMA 37 LE TRIOMPHE DE L'IMPRESSIONNISME L'impressionnisme et le cubisme, après avoir forcé l'opinion en Europe et aux Etats-Unis, en peinture, en sculpture et pour ce qui est du premier, en musique même, vont être adoptés prochainement au cinéma.La compagnie Goldwyn veut en effet donner au public une idée de ces deux manifestations nouvelles de l'art.Elle est à préparer "The Cabinet of Dr Caligari", sorte de poème épique quia été projeté en France pour la première fois.Se conformant à l'esprit et au caractère de l'art moderne, le fdm est soumis aux méthodes étranges de l'impressionnisme dans le développement d'une histoire qui est dans le goût des "Contes extraordinaires" de Edgar Allan Poe.L'intrigue, les décors, les dialogues, fout est étrange dans cette production.Les règles classiques ont été délaissées pour donner place aux exigences capricieuses de l'art nouveau .L'expression des caractères est rendue non plus parce qui les environne mais par l'interprétation personnelle des sentiments qui animent les personnages.Une publicité, peu ordinaire a été faite autour de ce film et près de 100,000 circulaires ont été distribuées dans tous les théâtres, les cafés et hôtels de New-York.Les journaux se proposent de consacrer des colonnes entières à l'enseignement du public sur ce fdm qui est en quelque sorte l'illustration d'un mouvement artistique qui tend à se propager dans le monde entier et à bouleverser le monde intellectuel.NOUVEAUTES DE SAISON Dorothy Dalton et Mae Murray lancent pour le mois courant deux nouveaux fdms qu'édite la compagnie Paramount.En personnifiant "The Idol of the North", Mies Dalton revient aux rôles d'aventurière du Nord-Ouest sauvage qui ont fait sa popularité.Le scénario est un travail inédit composé1 exclusivement par J.Clarkson Miller pour cette artiste.Les rôles secondaires sont tenus par Edwin August, Riley Hatch, Marguerite Marsh et Jessie Arnold.La vue qu'interprète Mae Murray, intitulée "The Gilded Lily" (Le lis doré) se déroule au contraire dans le New-York dissipé, fêtard et noctambulesque, les cafés de nuit et les cabarets.L'ensemble se rapproche beaucoup de "On with the Dance".Mais le chef-d'oeuvre de Mae Murray est sans contredit ce film, actuellement projeté à Montréal, " The Right to Love", qui est l'adaptation exacte d'un très beau livre de Claude Farrère, "L'homme qui assassina"."Réputation", la dernière production d'importance de Universal-Jewel, mettant en vedette la fascinante Priscilla Dean, a été représentée pour la première fois dans les premiers jours de mai.L'oeuvre est tirée intégralement d'un livre de Edwina Levin, "False Colors", qui fut publié en fragments dans le magazine de Ainslee.C'est un drame du monde théâtral dans lequel l'étoile doit tenir un rôle double.La distribution de ce film a de quoi tirer l'oeil.Elle comprend Niles Welch.Rex Roselli, Aitkin, William Welsh et Harry van Meter; aussi, Kathleen Myers, François Dumas et la petite May Ginaci.ROSEMARY THEBY, de U Cie Robertson-Cole.El LE EX SEDGWICIÎ admirant un nouveau genre de locomotion le " Bibeauear " QUELQUES RÉCENTES PRODUCTIONS AVEC COMMENTAIRES Renseignements dûs à la courtoisie de VInternational Cinema Trade Review de New-York."A TALE OF TWO WORLDS".(Goldwyn, 6 parties.) — M.CarmichaeL un Américain, marchand d'antiquités, est tué en Chine au moment où il vient d'acquérir un objet d'art très précieux, appelé le sceptre des Mings.Sa femme partage son sort, mais leur enfant encore en bas âge est sauvé par leur serviteur chinois, Ah Wing.Nous retrouvons Ah Wing, quelques années plus tard, établi marchand d'antiquités dans le quartier chinois de San-Francisco, et à la tête d'un commerce prospère.Il a élevé comme sa propre fdle l'enfant qu'il a sauvée et qui s'appelle Sui Sen.Ling Jo, l'autocrate du quartier chinois, convoite Sui Sen et la demande en mariage à son père.Celui-ci consent, mais, à condition que Ling Jo lui donnera en échange le sceptre des Mings, qu'il a volé en Chine.Un jeune Américain, Newcomb.visite le quartier chinois et rencontre Sui Sen, dont il tombe amoureux et qui l'aime elle aussi.Sui Sen déclare à son père qu'elle haït Ling Jo et qu'elle en aime un autre.Ah Wing essaye de fléchir Ling Jo et de le faire revenir sur sa décision, en lui révélant que Sui Sen n'est pas Chinoise.Celui-ci refuse et le vieux marchand, esclave de la parole donnée, force sa fille adoptive à épouser Ling Jo.Mais Newcomb.averti de ce qui se passe par un employé d'Ah Wink, accourt au secours de Sui Sen, s'empare de Ling Jo et l'enferme par surprise dans une chambre de tortures.Puis il va délivrer Sui Sen et la conduit chez sa mère.L'employé d'Ah Wink, pour se venger de Ling Jo, met en mouvement le mécanisme qui abaissera le plafond mobile de la chambre de torture et qui écrasera Ling Jo.Mélodrame bi»-n agencé, bien interprété et rempli de situations émouvantes."THE WHISTLE".(Paramount, 5 parties.) — Robert Evans et son fils, Danny, travaillent comme ouvriers dans la fabrique d'Henry Chappie.Danny est victime d'un accident, causé par la négligence de Chappie, qui a refusé de prendre les précautions nécessaires pour sauvegarder la vie de ses ouvriers.Peu après, l'enfant de Chappie tombe à l'eau, mais est sauvé par Evans.Les parents de l'enfant, qui ignorent ce qu'a fait Evans, croient que leurs fils s'est noyé.Evans, qui accuse Chappie d'être responsable de l'accident qui lui a enlevé son fils, se rend dans l'Ouest, et pour se venger, emmène avec lui l'enfant de Chappie, l'élève et le fait passer pour son neveu.Evans est grièvement blessé dans une bataille, et Mme Chappie, qui ne peut se consoler de la perte de son propre enfant, prend soin du soi-disant neveu d'Evans.Celui-ci se rétablit et alors Chappie lui propose d'adopter son neveu comme son fils.Evans refuse, mais voyant que Mme Chappie va mourir du chagrin de la mort de son enfant, il se laisse toucher par la douleur de cette mère et lui rend son enfant.William S.Hart est le héros d'- c^ttr très intéressante histoire, dont il interprète admirablement le rôle principal.On pourrait «jouter qw o* film est en quelque sort» un nouveauté pour William Hart, car il ne contient aucun d* ce» multiples combat» à roups de revolver, ni aucune de ce» chevauchées folles et de c«b épopées du Far-W
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