La presse, 18 janvier 1985, Cahier A
[" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE LA MÉTÉO: QUELQUES CHUTES DE NEIGE DISPERSÉES.MINIMUM: -16°, MAXIMUM: -8°.DEMAIN: NEIGE PASSAGÈRE.DÉTAILS PAGE A 2 Le dollar valoir En vigueur du 21 au 26 janvier MONTRÉAL, VENDREDI 18 JANVIER 1985, 10T ANNÉE, N° 89, 60 PAGES, 4 CAHIERS 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents' Ailleurs au Québec: 50 conta SONDAGE CROP-LA PRESSE La ferveur souverainiste tombe de 40 à 19 p.cent en cinq (Touj droits réservés) rm Seulement 19 p.cent des ™ Québécois opteraient aujourd'hui pour l'indépendance du Québec ou la souveraineté-association avec le reste du Canada, alors qu'il y a près de cinq ans, lors du référendum de mai 1980, un peu plus de 10 p.cent d'entre eux avaient voté OUI à la souveraineté-association.PIERRE GRAVEL et LOUIS FALARPEAU C'est ce qui ressort de la première tranche d'un sondage CROP-LA PRESSE, effectué entre les 10 et 14 janvier, auprès de 1005 citoyens au Québec et dont la suite sera publiée demain et dimanche.Il s'agit d'un net recul pour cette thèse qui, ayant séduit 40 p.cent des électeurs au référendum de 1980, ne recueillait plus l'appui, selon un sondage CROP effectué en 1983, que de 30 p.cent des citoyens.Seulement 4 p.cent, en effet, des personnes interrogées retiennent aujourd'hui l'idée d'indépendance du Québec, auxquels peuvent s'ajouter 15 autres p.cent qui préféreraient pour le Québec un statut d'État souverain associé au reste du Canada.À cette même question sur le statut idéal pour le Québec face au Canada, 23 p.cent des répondants affirment souhaiter un statut particulier au sein de la fédération canadienne, alors que la moitié (52 p.cent) voudraient «faire du Québec une province comme les autres».Cette dernière hypothèse est retenue par 71 p.cent des répondants de langue anglaise mais aussi par près de la moitié (48 p.cent) des francophones.Cette option en faveur de l'uniformité canadienne recueille un appui sensiblement égal (plus de la moitié des répondants) chez les plus jeunes (de 18 à 24 ans) et chez les plus âgés (45 ans et plus) alors que c'est dans le segment des 25-44 ans qu'un peu moins de la moitié endosse ce choix.Même chez les personnes interrogées qui se disent d'allégeance péquiste, 31 p.cent se montrent d'accord avec cette thèse contre 40 p.cent qui optent pour l'indépendance ou la souveraineté-association.Si la moitié des Québécois sou- L9optîon souverainiste chez le.\t\tr ¦ y HJf ww ^k*1 \\\t.ois | JAN.85\tFÉV.83\tMARS 80\tJUIN 79 FAIRE DU QUÉBEC UN PAYS INDÉPENDANT 4%\t7%\t11%\t9% FAIRE DU QUÉBEC UN ÉTAT ASSOCIÉ AU RESTE DU CANADA 15%\t23%\t28%\t20% TOTAL 19%\t30%\t39%\t29% haitent que le Québec devienne une province comme les autres au sein du Canada, la majorité estiment qu'il devrait néanmoins disposer de pouvoirs spéciaux différents de ceux des autres provinces dans certains domaines.Ce résultat, a première vue contradictoire entre une volonté d'uniformité des provinces et le désir de pouvoirs accrus pour le voir RECUL en A 8 Autres informations en page A 8 Un procès pour piraterie de logiciels .j Pour la premiere fois au ™ Canada, des accusations relatives à des actes de piraterie de logiciels ont été portées, hier, au Palais de justice de Montréal.MARIO ROY La firme Lebel, Roy & Associés, du 1659 rue Saint-Hubert, à Montréal, ainsi que le président de l'entreprise, Michel Locquet, ont comparu devant le juge Benjamin Schecter, de la Cour des sessions.Ils ont offert des plaidoyer-; de non-culpabilité.L'instruction de la cause a été fixée, pour la forme, au 28 février.Lebel, Roy & Associés ainsi que Michel Rocquet ont été mis en accusation en vertu des articles 3G5, 368 et 370 du Code pénal, qui traitent de la propriété des marques de commerce; ces crimes sont punissables de deux ans d'incarcération.Les dénonciations résultent d'une enquête menée par les détectives Marcel Labrie et Luc Dostie, de l'unité des crimes économiques de la Sûreté du Québec.L'enquête a donné lieu voir LOGICIELS en A 2 \u2022 BOLIVIE Plus de 600 usines ferment leurs portes à La Paz, après l'occupation d'une trentaine d'entre elles et la séquestration de leurs gérants par les ouvriers, qui réclament des hausses salariales page C 5 \u2022 CONSTRUCTION Montréal a connu en 1084 sa meilleure performance dans le domaine de la construction: la valour des permis délivrés par la ville a atteint $815,g millions.page B 1 \u2022 LORTIE Témoignant au procès de Denis Lortie, le sergent d'armes René Jal-bert affirme que le jeune homme, le 8 mai dernier, lui avait semblé aussi normal que tout autre militaire de son âge et de son expérience.page A 3 WABASSO : UNE FERMETURE INÉVITABLE r I La fermeture de Wabasso, ™ cet important fabricant canadien de produits de literie, de serviettes, de denim et de fil, était devenue inévitable.MICHEL GIRARD Car, pour redevenir concurrentielle et en bonne santé financière, l'entreprise avait besoin d'une injection fraîche de capital de $40 millions, soit $20 millions pour réduire immédiatement sa dette globale ( $60 millions) et $20 millions pour compléter le programme de modernisation de ses usines.Mais il lui était impossible de trouver pareil capital supplémentaire.C'est ce qu'a indiqué à LA PRESSE le vice-président aux relations industrielles de Wabasso, Brian Farrell.« Et pour être certain de ne pas manquer notre coup, ajoute-t-il, il aurait même fallu que le gouvernement fédéral limite davantage les importations de produits textiles.» Bref, un «miraculeux investissement» de $10 millions aurait pu sauver, à long terme, les emplois des 1725 travailleurs ( 1125 dans la Mauricie et 600 en Ontario) que Wabasso met à pied en cessant ses opérations.Les facteurs Les grandes difficultés financières de Wabasso sont dues à plusieurs facteurs, dont une mauvaise planification financière et des prévisions inadéquates en ce qui concerne l'évolution du marché canadien du textile.Mais c'est au cours de sa dernière année d'exploitation, soit 1981, que Wabasso a connu sa plus mauvaise performance financière en terminant son exercice avec un énorme déficit de $8 millions, le plus gros depuis sa création, en 1907.Selon M.Farrell, cet important déficit s'explique en grande partie par les deux facteurs suivants: le refus des employés d'accepter un gel des salaires et voir WABASSO en A 2 photo Jean-Yves Létourneou, LA PRESSE René Lévesque et Raymond Lapointe continuent de faire danser les métiers à tisser, mais sans enthousiasme, lis savent qu'il ne sera pas facile de trouver un autre emploi.La fin d'une époque page A 2 LES OUVRIERS DE MELCHERS GARDENT LEUR STATUT JURIDIQUE photo Jean-Y.Létourneou, LA PRESSE Le coordonnateur du comité de citoyens de Berthierville, Jean-Marc Ferland.La grève faim est BERTHIERVILLE \u2014 Les ™ ouvriers de la distillerie Melchers ont accepté de reporter le début de la grève de la faim qu'ils devaient entre- ANPRÉ PÉPIN_ prendre ce soir, ù l'église de Berthierville.Des négociations intensives entre le syndicat et le géant Seagram ont permis que de la reportée soit conservé le statut juridique des employés de la distillerie, même, si tous ne rentreront pas au travail.Des acheteurs sérieux, dont la Société des alcools du Québec, négocient actuellement l'achat de la distillerie de Berthierville.Les 98 ouvriers de Melchers désiraient donc conserver leur statut, espérant pouvoir réintégrer voir MELCHERS en A 2 Annonces classées.B 7, B 10, B 11, C6 à C 10 Arts et spectacles \u2014 Informations.C 1 à C 4 \u2014 Horaires.B 8, B 9 I Décès, naissances, etc.C 11 Économie.B 1 à B 7 ; Éditorial.A 6 FEUILLETON « L'impayable Mme Chadwick».B 11 -t Horoscope.C 7 , Le monde.C 5 ' Météo.A 2 \u2022 Mots croisés.C 8 ¦ « Mot mystère ».C 8 \u2022 Quoi faire aujourd'hui.B 8 Télévision.C 2 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12,13 Mots croisés.18 ORTHODOXES ET MODÉRÉS DU PQ Aucune entente possible Mi À quelques heures du début \" des assises du Parti québécois, tout compromis qui aurait permis à l'aile orthodoxe du parti de faire de la souveraineté un des enjeux, même partiel, des prochaines elections générales, est maintenant écarté.PIERRE VENNAT Non seulement un le! compromis est-il devenu fortement improbable, mais deux ministres, Yves Duhaime, des Finances, et Guy Chevrette, des Affaires sociales, ont tous deux uffirmé, hier, que s'il devait y en avoir un, «ils s'y opposeraient».M.Duhaime a même affirme que le nombre de membres du PQ est passé de 335 000 a quelque 70 000 à cause du «radi-voir COMPROMIS en A 2 Canadien 5 Whalers 4 TABLOÏD SPORTS Wbasso VFSVtypS Solipes QvbMrmri&jQs m\tlnfo-REÉR Comment imi.i nttn\tÉPARGNE-RETRAITE Ék TRUST GÉNÉRAL\t t,_______\t\tIII ri'IIO.VL/.NOl S Suaursel'.v Conseiller»: \"NOS REER SUSCITENT BEAUCOUP D'INTÉRÊT «'Uval; Place du Carrefour.682-3200_ Ual u.^r.^ fis: f.780_ \u2022 Ville Mont Royal.Centre- Rockland: Niveau 2.34I-14H MU/Ahunnic: 382-8000_______1 a, a p ¦¦¦¦¦¦ ¦¦ \u2014 -~ \u2014 ii ¦ .Bail i i i - i i i j t , \" 1 \u2014 ^.T * 1 i .L ' 1\t F : :____;\t\t\u2022 (Jiiirriiiiinl: 1,\\imcnttl liult.\u2022 W-.L'iu Loiigueuil t.il-!'.iM 10! i s|'R | rs .;i i v DANS INFO-RF.F.R, \u2022 Mli/Plece VHlt-Mar le: Galerie des Boutiques, St>l-8383 SMIubal.«2-1880Granby: 3i8-8«l IK HI i M n\\ fittÀTlHT 1)11 TRUST GÉNÉRAL \u2022 Mll/Ualverilty: 1 100, University, 871-7200 ^rm»*,*iUVv,*\\»»n»*+&>m\\y*o Marcoux, aux grandes orienta':\"^ tions proposées à la Table Qué^fgfc bec-Municipalités.Les municipalités sont présen- « tement consultées sur le docu- ' ment et le ministre tiendra égale-\"*'-ment une consultation publique, entre le 19 et le 28 février, auprès ; de tous les intervenants du milieu \"*-municipal.Il entendra notamment les deux principales unions, l'Union'v des municipalités du Québec et/* l'Union des municipalités régionales de comté, le Conseil du statut de la femme, la Corporation, _ des secrétaires municipaux e\"t lâr^ Corporation des officiers munici- J».paux, la Commission des droits de la personne, etc.^ Le ministre entend aussi publi-**\"* er régulièrement un bulletin à-'; l'intention de tous les intéressés- *! pour les informer de l'avance-' \u2022 ment de la révision de la législation.DOCUMENT DE RÉFLEXION SUR LE PROGRAMME « Le centre d'intérêt du PLQ se déplace à droite » (L.Robic) sois «Il n'y a aucun doute que le ^ centre d'intérêt du Parti libéral se déplace vers la droite.Personnellement, je n'y vois aucune objection, mais il ne faudrait pas que l'on exagère.Mais il est évident que ce qui importe actuellement, c'est le redressement économique du Québec et que tous nos efforts doivent aller dans ce sens.On ne peut p.envisager d'amélioration à la q.alité de vie des Québécois sans redressement de la situation économique ».PIERRE VENNAT Ces propos de la présidente du Parti libéral du Québec, Louise Robic, décrivent assez bien la philosophie contenue dans la gamme de « documents de réflexions préliminaires » rendus publics hier après-midi et visant à servir de base, lors du conseil général du parti en fin de semaine.Après discussion ces documents doivent servir à élaborer le programme que le PLQ offrira à la population lors des prochaines élections générales.Le PLQ, peut-on lire dans ces documents, affirme son adhésion à quatre principes sur lesquels serait fondée son action.Ces principes sont les suivants: \u2014- Il nous faut être concurrentiel.\u2014 11 faut passer de l'État-pro-vidence à l'Etat-incitaleur.\u2014 11 faut miser davantage sur l'entrepreneurship.\u2014 Il nous faut maîtriser les nouvelles technologies.«Ces principes signifient: un gouvernement moins gras, plus décentralisé, plus incitatif, misant davantage sur l'initiative individuelle et l'entrepreneurship.C'est ainsi que le Parti libéral du Québec fera la promotion de notre développement économique une condition indispensable non seulement pour accroître la création d'emplois et notre richesse individuelle et collective, mais aussi pour atteindre une plus grande justice sociale », peut-on lire dans le sommaire d'un des documents.De là se dégagent les principes généraux qui guideront un prochain gouvernement libéral: \u2014 Le gouvernement appuie à priori toute démarche du secteur privé.\u2014 L'intervention gouvernementale, lorsqu'elle se fait, doit viser prioritairement à accroître la compétitivité de notre écono- mie par des choix stratégiques-appropriés.\u2014 L'implication gouvernemen- .taie doit avoir un caractère tem- ., porairc et cesser dès que les objectifs ont été atteints.\u2014 Les secteurs à technologie-1 avancée doivent être prioritaires.; \u2014 La restructuration de l'éco- ; nomie passe aussi par la modernisation de certaines industries existantes.L'État peut être appelé à intervenir pour assurer la réussite de la phase d'adaptation.\u2014 Les entreprises publiques, sauf dans des cas de monopole d'exception, ne doivent pas jouir d'avantages particuliers ou concurrencer déloyalement le secteur privé.Mulroney : bonne chance à Lévesque et.au PQ gg OTTAWA- Fidèle à son habitude de ne pas prendre parti dans ™ les problèmes qui ne le concernent pas, le premier ministre, M.Brian Mulroney, a évité de se compromettre hier lorsqu'on lui a demandé s'il souhaitait bonne chance à M.René Lévesque à l'approche du congrès du PQ samedi.Certes il lui a souhaité bonne chance, mais également à tout son parti.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa_ « Bon succès à lui (M.Lévesque), à tous ses collègues.Le Parti québécois, c'est une institution de chez nous fort démocratique.Ses instances l'ont toujours été.Comme conservateur, j'ai toujours envié le degré de démocratie que l'on a connu au PQ à sa base même.J'ai toujours pensé que lorsque le PQ, à tort ou à raison, se rencontrait, sa clientèle parlait véritablement.Il y avait des instances démocratiques.C'est à l'honneur du PQ et je suis sûr que les décisions qui seront prises en fin de semaine le seront de façon démocratique ».Interrogé par ailleurs sur l'intention de M.André Asselin de former un Parti conservateur sur la scène provinciale avec ou sans l'accord du parti national, M.Muironey a semblé ne pas la prendre au sérieux.« Les dernières nouvelles que j'ai eues au sujet de M.Asselin, il était un candidat liberal.Je ne sais rien de plus » a-t-il lancé.Prolongation du métro: le PLQ veut des audiences publiques wm Si le feu vert gouvernemen-™ tal à une ligne de métro fer sur fer traversant l'est de Montréal semble avoir l'approbation des élus municipaux, le Parti libéral s'interroge fortement sur les coûts, le déficit et le développement technologique qu'entraînera cette décision.MARIANE FAVREAU Il demande même que se tiennent des audiences publiques ou une commission parlementaire pour entendre toutes les parties avant de procéder.Le député John Ciaccia, critique de son parti en matière de transports, assure qu'on doit se poser des questions sur la façon dont le gouvernement a pris cette décision car il y a trop de différences entre les divers rapports qui l'ont précédée.En ce qui concerne le coût de construction, par exemple.Le rapport Gascon l'estimait, on février dernier, à $290 millions.Or, le rapport du gouvernement l'estimait, six mois plus tard, à $399 millions.Et l'on parle maintenant de $423 millions.« Qu'est-ll arrivé dans cet intervalle, pour entraîner une augmentation de $100 millions dans l'estimation des coûts », demande M.Ciaccia.Même incompatibilité entre le déficit prévu dans le premier et le second rapport.Le rapport Gascon prévoyait, selon M.Ciaccia, un déficit d'exploitation de $7,7 millions pour une ligne de métro à pneus de caoutchouc.Le second rapport estime que le déficit d'un métro sur pneus est à peu près équivalent à celui d'un métro sur fer, soit $17,3 millions.«Comment en arrive-t-on à ces conclusions?» Enfin, l'argument du développement technologique québécois est un argument mis de l'avant par le gouvernement pour promouvoir une ligne pour roues de fer.Mais alors qu'on a toujours parlé de voitures «grand gabarit » pour développer cette technologie, voici que la solution retenue parle de voitures « petit gabarit».Or, selon les chiffres de M.Ciaccia, le marché ouvert à l'exportation compte 17 623 voitures, dont 15 943 sur fer.De ce nombre, 4 91 p.cent sont de grand gabarit et 9 p.cent seulement de petit gabarit.« Sur quoi s'est-on basé pour changer d'idée?» El contrairement à ce qu'on peut croire, explique le député, il s'agit plus que d'une question d'échelle: en fait la technologie ne serait pas la même pour un grand ou un petit gabarit.Le Rapport du Bureau de transport métropolitain suggérait de faire une «démonstration» pour l'exportation en rénovant la ligne de Deux-Montagnes selon la technique du fer sur fer grand gabarit.( Coût avancé: $70 millions.) Il y a eu au moins trois rapports différents sur cette question de prolongation du métro.Le rapport Cotrem recommandait de le prolonger vers l'est de l'Ile, par Montréal-Nord, sur l'emprise du CN, en fer sur fer grand gabarit.Par la suite, le raport Gascon récuse cette solution trop coûteuse, dans un territoire non densé-ment peuplé.Un troisième rapport du ministère des Transports et de la CUM en arrive aux recommandations fer sur fer, petit gabarit pour la nouvelle ligne 7.« I 94 i FÎERRE FASGAU collaboration spéciale ë JW \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 JANVIER 1985 A l'école Louise-Trichet, 435 étudiantes veulent conserver leur chasse-gardée et rencontrer leurs petits amis hors des murs de l'école.photo Michel Gravel w PRESSE L'ÉCOLE SECONDAIRE LOUISE-TRICHET «On aime bien les garçons mais hors de notre école» n « Les garçons, ce n'est pas qu'on ne les aime pas ou qu'ils nous effarouchent.Mais on les.préfère en dehors de notre é-cole.On est bien entre filles et on veut conserver notre paix ».NICOLE BEAUCHAMP Dans la bouche d'adolescentes, cet aveu étonne.Sur l'heure du midi, à la cafétéria de l'école secondaire non-mixte Louise-Trichet, des dizaines d'étudiantes répètent pourtant en d'autres mots le message servi la veille par quelques-unes de leurs camarades aux commissaires de la CÊCM.Elles tiennent mordicus à leur chasse-gardée.À contre-courant de l'époque moderne que de revendiquer le choix du régime de la séparation des sexes dans le système d'en- seignement d'aujourd'hui?A vrai dire, Louise-Trichet est l'une des deux seules écoles publiques et régulières de Montréal qui ont échappé à la vague de la mixité scolaire.Depuis 25 ans, elle n'accueille que des filles.Actuellement, 425 étudiantes âgées de 13 à 17 ans fréquentent l'institution située dans un quartier de l'est, non loin d'Anjou.L'établissement de 700 places dispense les programmes d'études depuis la deuxième année secondaire jusqu'à la cinquième.En raison des besoins et problèmes de deux écoles du voisinage, la CÉCM envisage de répartir autrement les effectifs du niveau secondaire entre les écoles du quartier.Les parents des élèves de l'école Louise-Trichet s'objectent majoritairement à l'intégration des garçons.COLLEGE NOTRE-DAME 3791, Chemin Queen Mary, Montréal H3V 1A8 COURS SECONDAIRE COMPLET PENSIONNAT-EXTERNAT GARÇONS et FILLES sous la direction des Frères de Sainte-Croix EXAMENS D'ADMISSION: Les examens d'admission ont lieu à 13h30 aux dates suivantes: Le samedi 19 janvier 1985 Le samedi 2 février 1985 Les élèves se présentent sans rendez-vous.Il doivent avoir en leur possession une photocopie du bulletin de l'année précédente el de l'année en cours.Frais d'examens: 12,00$ « Nous ne comprenons pas pourquoi on peut remettre en question une école où l'ambiance chaleureuse règne, où la propreté a sa place, et où l'on note l'absence du vandalisme, de la violence et du harcèlement sexuel », avaient d'abord plaidé trois membres de l'équipe de la Jeunesse étudiante chrétienne de l'école devant les commissaires.Un tel discours a quelque peu chatouillé les oreilles de l'auditoire, soupçonnant entendre là des petites filles modèles réciter une leçon dictée par leurs parents.Rien de mieux qu'une visite à ['improviste, au moment du diner, pour sonder un peu plus les coeurs et les esprits.Elles sont bien une cinquantaine de filles à la cafétéria qui pétillent de vie.Elles n'ont pas du tout des allures sages comme des images mais plutôt celles de leur temps: style vestimentaire décontracté, coiffures-mode savamment hirsute ou soigneusement ébouriffée, etc.À la question de la mixité dans leur école, les réponses fusent dans un concert de voix mêlées.« Les gars, c'est extra.Mais pas dans l'école.On a nos « chums » qui viennent nous chercher après les classes.Comme cela, on ne se fait pas déranger dans nos études.On peut se concentrer », disent Jennifer Rossignol et Sophie (Servais.À cause de l'expérience de la mixité pendant leur première année du secondaire, la plupart ne prisent pas de côtoyer en classe des adolescents du même âge que le leur: « Ils sont trop jeunes de caractère.Alors ils crânent, ils niaisent et ils nous entraînent dans la distraction.Ils cherchent constamment à te ridiculiser de telle sorte que tu n'oses plus poser de questions quand tu ne comprends pas.Par exemple, on n'aurait jamais pu discuter sérieusement comme on l'a fait pendant les ccurs sur la sexualité et la contraception », ajoutent Nathalie Renaud et France Binette.« Liberté d'expression » La présence des garçons gâcherait donc à leurs yeux une atmosphère proprice à ce qu'elles appellent leur « liberté d'expression ».Les attitudes et les comportements singuliers de la gente masculine les arracheraient aussi à la quiétude du gynécée.« L'ambiance ne serait plus pareille.On se sent bien entre filles.Tout le inonde se respecte et on se comprend mieux.On entre et on circule ici comme à la maison.Les portes ne se débarrent pas au son de la cloche parce que les filles se conduisent pas de la même façon que les garçons », renchérit Guylaine Robert.Quelques opinions divergentes ébrèchent cette unanimité.» Je préférerais tout de même faire ma cinquième secondaire dans une classe mixte pour prendre contact avec une autre mentalité avant d'aller au cégep », dit Lucie Giroux.Deux ou trois autres de ses compagnes avouent carrément s'être pliées de mauvais gré à la volonté de leurs parents.« On nous traite d'école rétro ou d'école de petites vierges offensées.Mais nous savons ce que nous sommes et ce que nous pensons.Nous avons fait un choix », tranchent les plus volubiles.1 photo Michel Gravel, LA PRESSE La présence de garçons gâcherait, à leurs yeux, ce qu'elles appellent leur « liberté d'expression ».&u Mano/r 0(J ter Hi FORFAIT * skier venez vous offrir une journée de ski comprenant: votre chambre, petit déjeuner, transport et laissez-passer au centre de ski Stoneham, repas du soir et accès aux activités sportives du Manoir.Aucuns frais d'hébergement pour les enfants de moins de 12 ans partageant la chambre des parents.Tout ca, on vous l'offre a partir de (Taxes et service Inclus) \u2022 Prix par personne par |our en occupation double effectif pour une réservation de n lours en » semaine ou de 2 lours en JA \\ week-end Vu 69 VOUS «et manger & LE MANOIR Dl IAC PELAGE LAC DELAGE io, avenue nu lac.vine au Lac ueiage.luueDeu wh .iku RÉSERVATIONS 1-800-463-2841 Hospitalisé en parfaite santé Le premier ministre Lévesque parle de sa santé comme il parle de la souveraineté: en prestidigitateur.Ainsi donc il a toujours été en parfaite santé.Nous avons eu tort de nous inquiéter vendredi dernier, lorsqu'il a été transporte d'urgence à l'hôpital.Et on se demande bien pourquoi ses enfants se sont dérangés pour aller le voir, puisqu'il n'a jamais été malade.Il jure qu'il ne s'est prêté à un examen médical que pour faire taire les maudits journalistes, qui l'achalaient avec leurs sp ''emulations oiseuses.Pourtant, la plupart des gens bien portants n'entrent pas à l'hôpital à huit heures du soir, pour subir un examen de routine; on attend le lendemain matin.Et comme c'est étrange que le premier ministre souffre de surmenage, alors qu'il revient tout juste de vacances.Et ces vacances mêmes, pourquoi les a-t-il écour-tées, s'il était surmené'.' Dans toutes ces questions que nous nous posons, en tous cas.M.Lévesque ne doit voir que l'intérêt que nous portons à un homme qui nous est infiniment sympathique, et auquel nous sommes attachés comme a un membre de notre propre famille.Nous ne cherchons nullement à le harceler pour qu'il rentre de nouveau à l'hôpital en pleine nuit.La valeur relative de la vie Après un des incendies dramatiques que nous avons connus la semaine dernière à Montréal, un journal de langue anglaise nous a montré, en premiere page, la photo d'un petit minou sauvé des flammes.On lui donnait l'allure d'un petit Moïse sauvé des eaux.Cette photo a peut-être touché quelques coeurs tendres, mais pas le mien.Dans ces incendies, de nombreuses familles sont jetées sur le pavé et perdent parfois tous leurs biens.Des personnes meurent brûlées vives, et des pompiers sont blessés ou tués.C'est bien le moment de penser aux petits chats rescapés! Hélas, le culte des pilous et des minous est passé dans nos moeurs.Il suffit de voir les quantités considérables de nourriture pour animaux, alignées dans les supermarchés, pour évaluer ce phénomène.Pendant que nous gavons nos petits animaux à grands irais, des êtres humains meurent de faim au Sahel et ailleurs dans le monde.Le Sahel.c'est loin, et notre minou se trouve juste à côte de nous.Et il miaule.On a envie de le gâter un peu.C'est humain.Cruel aussi.Côté coeur, c'est pas le pied C'est le titre d'un livre écrit par une Parisienne.Martine Bour-rillon, el publié chez Grasset.Cette femme nous présente avec-humour et fraîcheur des tas de données instructives sur les rapports hommes-femmes dans le monde d'aujourd'hui.On apprend que d'un côté comme de l'autre de la frontière sexuelle, nous nous méfions les uns des autres.Nous avons des préjugés, des peurs, des angois es et nous nous retrouvons seuls et tristes.Mme Bourrillon nous rend l'immense service de dédramatiser nos romans d'amour.Elle démystifie nos conflits et nous montre que finalement nous ne sommes pas si seins que nous le pensons, même si nous ne vivons pas 21 heures par jour avec quelqu'un.Le sexe hygiénique Une amie, femme intelligente, belle apparence, docteur en psychologie, ne se plaint plus de manquer d'amour.«Maintenant ça va.me confie-t-elle.parce que j'ai un amant que je n'aime pas et qui ne m'aime pas.Comme ça nous ne nous encombrons pas mutuellement.On fait l'amour une ou deux fois pas semaine, c'est hygiénique, ça m'évite de grimper dans les rideaux, et j'ai la tête calme pour travailler.» Le rêve quoi! Les inaptes au travail J'ai failli me faire lyncher l'autre jour parce que j'ai établi un rapport entre les chèques de bien-être social et la bière.Aujourd'hui je prends à nouveau de gros risques, en revenant sur le sujet.Tant pis.Des «bénéficiaires» du BS hurlent à la mon parce que le ministre Pauline Marois veut réduire le nombre des jeunes qui refusent de travailler, en prétextant des maladies imaginaires.Ces gens là disent qu'ils aiment mieux rester sur le BS à ne rien faire, que d'aller travailler pour des salaires ridicules.C'est exactement ça la paresse.Ils prouvent que Mme Marois a raison de sévir contre eux.Ils admettent eux-mêmes que le seul moyen de les faire travailler est de leur couper les vivres.Tant qu'on acceptera de les payer à ne rien l'aire, ils continueront d'en profiter.Pourquoi pas'.' Cela dit, il ne fait pas de doute que la majorité des assistés sociaux sont honnêtes et ont vraiment besoin de l'aide qu'on leur donne.El ils ont tout intérêt à ce qu'on élimine les parasites du système.Un procès-feuilleton Est-ce qu'on s'imagine servir la justice en faisant subir à Denis Lortie un procès à sensation, dont toutes les péripéties sont fidèlement rapportées chaque jour'.' Nous voilà revenus aux romans-feu i 1 le tons d ' a u l rc fois.Les meurtres qu'on reproche à Lortie ont été filmés par la télévision de l'Assemblée nationale.Ce simple fait devrait bouleverser nos traditions juridiques.Quelles plaidoiries peuvent faire des avocats devant des bandes vidéo claires et nettes?Tout accusé a droit à un procès, c'est sur.mais bien souvent les avocats arrivent ù des ententes entre eux.si les accusés collaborent.N'y aurait-il pas moyen, dans le cas de Denis Lortie.à cause des bandes vidéo, d'abréger ie procès et de couper certains témoignages ù sensation'.' Il me semble que la paix sociale y gagnerait.FRATERNITE DES POLICIERS La nomination de Roland Bourget bien accueillie < ¦ J La Fraternité des policiers ^ de la Communauté urbaine de Montréal est heureuse de la nomination de M.Roland Bourget à la tête du Service de police de la CUM.RAYMOND GERVAIS « Le directeur Bourget est un policier d'expérience qui connaît aussi bien le secteur de la gendarmerie que celui des enquêtes.Les policiers ont beaucoup de respect pour l'homme, d'autant plus qu'il est foncièrement humain», a déclaré M.Michel Allard, président de la Fraternité des policiers.M.Allard a néanmoins affirmé que la Fraternité ne se gênerait pas pour critiquer les décisions du nouveau directeur advenant qu'il prenne des décisions à rencontre du bien-être des policiers.Le président faisait notamment allusion à l'augmentation de la charge de travail des agents el à la réduction des effectifs.« Le nombre de policiers n'a ja mais été plus bas et la charge de travail n'a jamais été aussi grande », de souligner le chef syndical.Il faut dire que la nomination de M.Bourget n'a pas pris la Fraternité par surprise.« On s'y attendait depuis 197(i, alors que son nom avait été mentionné pour la succession du directeur Daigneault.Son nom était revenu lors du départ de M.Henri-Paul Vignola et plusieurs fois par la suite », a déclaré le président de la Fraternité.M.Allard espère qu'il y aura une certaine constance à la direction de la police de la CUM, où cinq titulaires se sont succédés depuis 1972, le dernier en liste étant André De Luca. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 JANVIER 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY OUBUC éditorialiste en chef Un plan Chrysler pour Wabasso ?Wabasso ferme ses portes et plus de 1100 Québécois se retrouveront sans emploi.La décision était devenue inéluctable: on se demande moins s'il est encore possible de sauver l'entreprise que s'il aurait été possible d'éviter ce drame qui frappe Trois-Rivières et Shawinigan.Une industrie comme le textile au Canada est extrêmement précaire: il ne faut pas s'étonner que de temps à autre une entreprise se voit obligée de fermer.Le cas de Wabasso frappe à cause de l'importance de la compagnie et parce que la fermeture aurait vraisemblablement pu être évitée.La compagnie avait signé au début de 1982, avec ses syndicats, une convention collective prévoyant une hausse des salaires d'environ 40 pour cent en trois ans.Toutefois, les conditions ont rapidement changé au détriment de Wabasso: la récession a entravé les ventes, la baisse de l'inflation a empêché les augmentations de prix; la baisse du dollar canadien a provoqué une hausse du prix du coton américain; les taux d'intérêt sont restés anormalement élevés.Prise dans cet étau, la compagnie a demandé aux syndicats d accepter une baisse de 10 pour cent des salaires: les syndicats ont refusé.Un peu plus tard, elle a demandé un gel des salaires: nouveau refus.Incapable de mener à terme son programme de modernisation, Wabasso a donc décidé de liquider ses actifs tant qu'elle peut encore les vendre à bon compte.Le drame de Wabasso est moins un échec industriel qu'un grand effort de modernisation qui a mal tourné.Pour que la compagnie puisse survivre, il aurait fallu une injection massive de capitaux pour effacer une partie de la dette et pour assurer que le programme de modernisation puisse être terminé.Compte tenu des difficultés courantes, et notamment de la hausse rapide des salaires, il était impossible de trouver des capitaux.L'État aurait-il pu sauver la compagnie?Ni Ottawa ni Québec ne disposent de fonds illimités pour secourir les compagnies du mauvais sort.Quant à une protection accrue de l'industrie contre les importations, elle aurait surtout été avantageuse pour une compagnie comme Dominion Textile qui est concurrentielle grâce à son programme de modernisation.Il ne faut cependant pas en conclure que rien n'était possible pour sauver Wabasso.Un effort conjoint aurait sans doute pu la maintenir en vie.Une meilleure identification des marchés pour assurer l'écoulement de la production et pour mieux définir la modernisation des installations aurait permis de définir un plan d'assainissement et de relance à court terme.Des concessions salariales de la part cies syndicats, en échange de garanties d'emplois, auraient aidé à rétablir la situation financière.En ajoutant à ces mesures internes des garanties gouvernementales et une éventuelle augmentation temporaire de la protection contre les importations, il aurait été possible de trouver les capitaux nécessaires pour que Wabasso devienne rentable à long terme.ft n'est pas dit que toutes les conditions aient été réunies pour assurer le succès d'une telle opération de sauvetage mais il aurait valu la peine d'en examiner la possibilité.En effet, un tel sauvetage n'est pas une simple vue de I esprit, il correspond dans les grandes lignes au sauvetage de Chrysler aux États-Unis, il y a quelques années.Chrysler se porte très bien depuis.Qui porte la responsabilité de la fermeture de Wabasso?Un peu tout le monde, car n'importe qui, de la direction, des syndicats ou des deux gouvernements, aurait pu prendre l'initiative à temps de suggérer un plan à la Chrysler.Est-il vraiment trop tard?Frédéric WAGNIÈRE L'opposition au Dr Morgentaler Qu'on me comprenne sans aucune ambiguïté: je suis contre l'avorternent et contre le métier qu exerce le docteur Henry Morgentaler.Cela dit, je considère que la façon dont I illustre avorteur est parfois traité contredit l'intention de ceux qui disent respecter la vie.Car enfin, comment peut-on se porter a la défense de la vie qu'on ne voit pas quand on se montre incapable de respecter la vie que l'on voit?Le docteur Morgentaler n est pas seulement un avorteur- il s'est fait missionnaire et propagandiste de son action.Il a décidé de braver la loi et les institutions juridiques canadiennes.Il s'obstine à ouvrir des cliniques là même où on le lui défend.Il entreprend de provoquer les foules et tous ceux qui ne pensent pas comme lui.Il ose vouloir s'entretenir avec le cardinal Carter, évoque de Toronto.Toute son attitude personnelle se fait provocante à cause de sa détermination à défendre sa cause.On comprend facilement qu'il suscite des réactions fortes et énergiques chez tous ceux qui croient en la valeur absolue de la vie.Parmi ceux-là se trouvent des défenseurs «religieux», qui croient que la vie est un don de Dieu que personne ne peut s approprier.D'autres se réfèrent aux commandements de la tradition judéo-chrétienne.D'autres se portent à la défense du plus innocent et du plus faible; d'autres appliquent tout simplement une déclaration de la défense des droits de la personne.Bref, beaucoup de gens peuvent se trouver ensemble, avec des motivations différentes, pour refuser au docteur le droit d'attenter à la vie des foetus.Ces gens-là ont le droit de manifester leur désaccord et de tenter d'influencer les gouvernements qui, finalement, suivent les désirs des majorités pour présenter des lois.La liberté d'expression représente, chez nous, un droit précieux que tous les citoyens veulent pouvoir utiliser.Que ceux qui sont contre s'expriment à haute voix, autant que ceux qui sont pour une loi ou une autre.Mais est-ce simplement et convenablement utiliser le droit de s'exprimer que de s'attaquer à la personne et aux biens d'un individu?A-t-on le droit d'invoquer des motifs religieux pour le haïr?Peut-on croire en une mission divine de lui vouloir du mal?Peut-on, encore une fois, se porter à la défense de la vie en s'attaquant à celle des vivants?Ceux qui injurient, qui attaquent la personne, qui méprisent leurs adversaires nuisent à leur cause: ils manifestent un fanatisme qui dépasse la raison pour se nourrir de passion.L'erreur est encore plus grave si elle s'appuie sur des motifs religieux: ils contredisent l'essence même de la foi qu'ils prétendent vouloir défendre.La tolérance est une vertu difficile.D'abord, elle n'a rien de la démission qui laisse des gens renier ce en quoi ils croient pour suivre une mode ou un intérêt particulier; mais elle n'a rien de l'absolu qui retire à quelqu'un le droit de penser différemment de soi.La tolérance se compose de deux éléments essentiels: l'affirmation de soi et le respect des autres.Ceux qui ne respectent pas la vie qu'ils voient font un tort certain à la vie qui se cache.Dans le débat des idées, les plus respectueuses des personnes devraient l'emporter.Jeon-Guy DUBUC (Droits réserves) Jacques Dufresne (Collaboration spéciale) Les 16 jumeaux du Wisconsin Les bébés commerciaux et les mères porteuses sont en train de passer dans les moeurs, mais ce ne sont là que des jeux d'enfants.Dans un laboratoire de médecine vétérinaire du Wisconsin, on vient de produire seize taureaux jumeaux.Des jumeaux parfaitement identiques, que personne, pas même une vache en chaleur, ne pourra distinguer dans les champs.On est parvenu à diviser un embryon une première fois, puis une deuxième l'ois, puis, puis.Au Wisconsin on s'est arrêté a seize, à l'école de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe à quatre.À noter que les embryons peuvent être conservés au congélateur.Les jumeaux ont donc la particularité de pouvoir être de tous les âges, ce qui présente un intérêt commercial considérable.Quand on aura trouvé une tête de série exceptionnellement rentable, certains sachets congelés vont valoir des millions.Les spécialistes de l'embryologie humaine, qui font régulièrement des pèlerinages dans les laboratoires de médecine vétérinaire, ne peuvent qu'être jaloux de leurs confrères.Ils ne tarderont pas à les rattraper.La prochaine étape, inévitable, c'est la mise en marché de séries humaines exceptionnelles.Pour connaître l'humanité de demain, il suffit d'observer le monde animal d'aujourd'hui.On a rationnalisé la reproduction dans les troupeaux avant de la contrôler chez les humains.On a eu autant de suite dans les idées en ce qui concerne l'insémination artificielle.Pourquoi ce processus s'arrèterait-il au seuil du développement le plus intéressant: la production en série d'êtres exceptionnels?Y a-t-il un meilleur moyen de réduire les coûts du système de santé, d'éliminer la criminalité, d'en finir avec le péché originel, le mal radical, le délit d'être né?Plusieurs leaders intellectuels de notre société ont déjà préparé le terrain pour ces heureux événements.Dans un récent débat sur les bébés commerciaux, à l'émission Parier pour parier de Radio-Québec, le professeur Jacques Lazure de l'UQAM a repris à son compte, en en faisant un absolu, un vénérable argument juridique: on ne fait pas de tort à qui consent.Quand on\" lui a fait remarquer que la logique commerciale qu'il défendait amènerait les acheteurs de bébés à s'assurer qu'ils en auront pour leur argent, donc à se procurer de préférence des géniteurs géniaux, il a répondu' qu'il n'y avait rien la que de très normal.Quelques jours plus tard, à l'émission Le Point de Radio- Canada, une éminenle juriste de McGill, Mme Knoppers.reprenait le même vénérable argument en le renforçant par une allusion émue à la situation des parents stériles rêvant d'avoir un enfant.Toujours au nom du même argument, un juge anglais venait de créer un précédent historique en donnant raison à un père lointain, contre une mère porteuse qui avait voulu garder l'enfant bien qu'elle ait consenti à se lier par un contrat avec le père.L'heure du choix est venue.À toutes ces manipulations, à tout ce marchandage, il faut opposer un non catégorique, le non que les esprits libres ont jadis opposé au projet de Hitler en vue de constituer une race pure.La plupart des gens éprouvent un malaise vague mais profond devant ce phénomène.On a déjà réussi à les intimider.Quel malheur! Ces intuitions mal assurées sont peut être le dernier réservoir de sagesse sur cette planète.Ceux qui se sont laissé intimider doivent savoir que.dans leur refus de certaines manipulations, ils peuvent se réclamer: 1) De l'école de Francfort.Ce mouvement de pensée contemporain, influencé par Heidegger et par un certain Marx, repose sur une critique de la technique qui permettait de prévoir ce qui se passe maintenant, et des choses bien pires encore.2) De la grande tradition grecque, au centre de laquelle se trouve la notion de limite et où le mot mal est synonyme de démesure.3) De la tradition chrétienne, dans laquelle le corps est un signe, non un instrument, et où le mal est une des conditions de la liberté, et non pas ce qui gêne l'homme dans ses projets.Les personnes stériles, dira-t-on, sont des malades qui ont les mêmes droits que les autres malades.Aussi longtemps que les manipulations sont demeurées discrètes et limitées, cet argument conservait un certain poids, que lui enlèvent les excès actuels et ceux qu'il faut prévoir pour demain.Si les pratiques des médecins nazis ont paru si odieuses, c'est en grande partie parce qu'on était forcé de les associer .i une idéologie elle-même odieuse.Les pratiques actuelles se font le plus démocratiquement du monde.On pourra, pour les défendre, s'inspirer de ces fameux droits de la personne qui furent décrétés pour prévenir des excès comme ceux des nazis.Raison de plus pour demeurer vigilant! REVUE DE PRESSE Le journal The Times a 200 ans C'est un grand anniversaire.Ce 2 janvier, une légendaire institution britannique fétc ses deux cents ans.I-e Times \u2014 The Times (de Londres, comme il est indécent de le préciser), le journal favori, entre autres, de notre major Thompson, est, en effet, né le 1er janvier 1785.C'était un samedi et il apparaissait sous le titre de The Daily Universal Register.Pour deux pences et un demi-penny, il proposait des informations sur quatre colonnes.Cette première «une», aujourd'hui reproduite en fac-similé intégral, annonçait, sur deux colonnes, sa philosophie.L'indépendance y était célébrée comme une vertu.Deux autres colonnes rassemblaient des avis divers, tels le début des représentations, à Londres, du Mariage de Figaro et des mouvements maritimes vers Constantinople et Smyr-ne.Si la célébrité du Time.s est d'abord son ancienneté, il n'a pris son titre définitif que le 1er janvier 1788.L'un de ses premiers grands reportages est, tout simplement, la prise de la Bastille.Déjà, le Times est partout.A Trafalgar comme à la cour.Ses caractéristiques se confirment: qualité, neutralité, intégrité, avec un sens aigu de la synthèse.Devenu un monument de référence, le journal ne cherche pas à racoler ses lecteurs.11 n'aurait pu franchir les portes vernies des clubs de Pall Mall où le seul bruit toléré était le froissement de ses pages.Une Angleterre impériale et royale se retrouvait sous les devises «Dieu et mon droit; et enchâssé dans le destin d'une couronne, *Honni soit qui mal y pense: Signe de stabilité, en dépit de quelques simplifications graphiques, le lion et la licorne s'insèrent toujours dans le titre.L'éclectisme des événements rapportés réjouissait les lecteurs; on y lisait le récit des émeutes à Saint-Pétersbourg; un accident de patins à glace dans Regent's Park; la patience des contribuables disciplinés faisant la queue pour payer leurs impôts Jusqu'en 1963, l'autre célébrité du Times était sa première page, vivant vestige du XIXc siècle, ex- clusivement consacrée aux petites annonces.Certaines étaient délicieuses: «On recherche partenaire pour partie de whist» ou «En vue chasse au tigre, on demande bon fusil».Le temps passait, le Times était immuable.Un dessin montrait \u2014 et montre toujours \u2014 un livre ouvert (le temps passé), un livre à entrouvrir (le temps futur) et, au centre, pour les unir, le temps présent sous la forme d'une pendule indiquant quatre heures trente.L'heure du thé, l'heure du Times.En 1963, une révolution secoue l'austère mise en page: les annonces sont remplacées par des articles avec des titres.Shocking, pour certains.Encore plus shocking: des photographies! Pourtant, il n'y avait rien ù craindre, le sensationnel et le vulgaire ne sont pas l'affaire du Times.En novembre 1979, j'ai vécu l'une de ses graves crises qui fuil-lit l'emporter.Onze mois, trois cent vingt-quatre jours de grève et conflits avaient privé le Royaume-Uni d'un de ses symboles.Le Times ne paraissait pas.Un chauf- feur de taxi, dont le respectable quotidien n'était pas, si j'ose dire, sa tasse de thé, me déclara, soucieux: «Le Times fait partie de nous.Il doit continuer.L'arrêter, ce serait stopper les aiguilles de Big Ben! » Et un bel exemple de solidarité s'afficha, en gros titres, dans toute la presse: «Il faut sauver le Times.» Il continua.Il continue.En visitant mes confrères qui se débattaient dans d'interminables discussions syndicales, je fus attiré par la liste, admirablement succincte, de ceux qui avalent dirigé le journal.Je constatai qu'entre 1817 et 1979, soit en plus de cent cinquante ans, le Times n'avait eu que dix directeurs.On me fit remarquer, avec humour et fierté, que «dans le même temps, on avait compté quatorze papes! ».God Save the Times] Et, si vous le permettez, cher et illustre fleuron de notre métier, Happy Birthday the Timcsl Jean DES CARS (Tiré du Figaro, Paris, du 4 janvier 1985) A 7 A LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 JANVIER 1985 TRIBUNE LIBRE LIBRE OPINION Le Parti québécois est en mutation, à l'image du Québec L'auteur est conseiller à l'exécutif national du PQ depuis juin J983 et ex président régional du SaguenayLac Saint-Jean.Psychologue, il est professeur au cégep d'Alma.\u2022 Membre fondateur du parti et militant depuis 19G8 pour faire avancer la formule «Souveraineté-Association», j'ai participé à toutes les luttes électorales ainsi qu'à moult débats internes de- Clermonl CÔTÉ puis ce temps (congres et conseils nationaux).Dés le début, le parti était composé de factions plus ou moins bien définies mais ceci peut être simplifié en deux courants: une minorité agissante, gardienne de la pureté de l'indépendance au RIN et une majorité hétérogène optant pour la formule souverainiste mais acceptant l'idée d'une association et surtout la nécessité de «faire de la politique», l'art du possible.Le parti a toujours été secoué, plus ou moins fortement selon les années et les moments par cette réalité dualiste.Le chef du parti a du continuellement arbitrer le débat entre ces deux tendances et leurs principaux ténors.Novembre dernier n'est que le dernier acte connu, le président du parti a du intervenir pour trancher le débat à la lumière de la réalité-socio-politique de finS-t.À coups de compromis, de demi-silences et de tiraillements constants, la majorité à l'intérieur du parti a réussi à naviguer afin de faire avancer l'idée tout en respectant le rythme du peuple québécois.Il ne faut pas oublier d'en dehors des initiés de la politique, les citoyens ont bien d'autres préoccupations en tète que la chose politique et encore plus depuis la crise économique de 1981.Ce fut donc un cheminement lent, par étapes, une progression fort intéressante d'une idée et d'un groupe politique que celle du PQ depuis fi8 jusqu'en 80-81.Pour y avoir participé de près dans ma région et avoir vu travailler avec acharnement des centaines d'hommes et de femmes du Sa-guenay-Lac Si-Jean, je suis fier d'y avoir oeuvré et d'avoir défendu l'idée de la souveraineté-association lors du référendum.Personne ne viendra me dire qu'on n'en a pas parlé, du moins jusqu'en 1981, et même durant cette dernière campagne électorale même si ce n'en était pas l'enjeu principal.Or depuis 81, rien ne semble aller comme avant, que ce soit au Québec ou ailleurs dans le monde.Les Québécois durent subir une crise constitutionnelle et la trahison de Trudeau en plus d'une crise économique majeure.dégénérant en crise sociale.Tous ces événements ont provoqué l'essoufflement, tant des institutions (qu'elles soient politiques, syndicales ou économique;) que des citoyens eux-môme qui se doivent de penser à l'essentiel: la survie.La première victime de ces bouleversements fut le régime Trudeau; voulons-nous en être la seconde et ainsi entraîner la défaite de l'idée que nous faisons cheminer avec nous?Pouvons-nous remettre en tout ou en partie la question de lu souveraineté sur le tapis dans le contexte actuel?Mes contacts, les conversations autour de moi me ramènent à la réalité «déplaisante» et à la mouvance actuelle des Québécois sur le plan politique.Il ne sont pas à l'écoute de la chose constitutionnelle; par pensée magique, je peux bien vouloir en parler et convaincre, mais les récepteurs n'entendent pas et ne veulent pas entendre, leurs préoccupations majeures sont ailleurs.Il nous faudra donc consentir des efforts bien au-delà de 1985 car la voie royale que serait un choix crucial, définitif et absolu de la souveraineté en bloc est utopique et ne peut conduire qu'à la répétition d'échecs de plus en plus traumatisants.Tant vu la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise.Pendant ce temps, les Québécois actualisent, avancent, bien qu'ils ne soient pas encore souverains.Ils n'ont pas attendu le «grand soir» pour s'affirmer dans les domaines sportif, culturel, social et principalement économique, depuis peu.Ils progressent, s'affirment et ont foi en l'avenir malgré un climat national et international plutôt terne.Ma lecture subjective de la réalité, c'est que les gens du Québec ne veulent plus d'affrontements; ils désirent la paix entre les niveaux de gouvernement, la coopération et un climat le plus harmonieux possible.Il faut faire en sorte de distinguer l'objectif, qui a été, est et demeurera la souveraineté, du reste de la Question.La stratégie et les moyens d'y arriver donnent lieu actuellement à une lutte fratricide stérile parce la lecture de la réalité socio-politique est différente selon les perceptions et interprétations subjectives.Il faut que nous nous ajustions efficacement aux contraintes actuelles, que nous sachions déchiffrer les bonnes priorités, que nous procédions rationnellement aux bons choix, en respectant le désir profond des Québécois d'obtenir un climat de coopération et d'harmonie entre les niveaux de gouvernement comme ils viennent de l'exprimer fortement au fédéral.Ils nous ont envoyé des messages clairs, à nous d'en tenir compte: ils veulent que nous soyons capables de produire et d'élargir des consensus nationaux (sens du possible et du réel) et ceci s'adresse au futur gouvernement du Québec.Le danger vrai, réel pour le Québec c'est Bourassa et sa gang assoiffés du pouvoir pour le pouvoir; les Québécois n'en veulent pas vraiment, cela se sent, mais si on ne tient pas compte de leur volonté, ils n'auront le choix que voter pour lui.Serons-nous capables de souplesse, d'ajustement temporaire, de respect profond du peuple québécois?Je l'espère, le souhaite de tout coeur et veux travailler pour y parvenir.La marge de manoeuvre est étroite et pleine d'embûches dans la constitution d'une plateforme électorale réaliste et crédible, qui fera avancer et l'idée et le parti.Mais dans ce climat malsain où il y a des procès d'intention, des anathèmes et beaucoup d'abus verbal, le débat fondamental semble, hélas, vouloir dévier vers la procédure, le vote secret au Congrès.Pourquoi vouloir soudainement changer une pratique consacrée depuis la fondation du parti et surtout après coup, une fois que toutes les assemblées ont été tenues et que les règles de procédure ont été acceptées facilement par les instances habituelles auxquelles participèrent des représentants de toutes les tendances?Est-ce l'expression anticipée d'une forme de rancoeur face à l'échec prévisible d'une partie de la minorité agissante?Quoiqu'il en soit, le fond de la question n'est pas là.Le Parti québécois a asez fait la preuve de sa démocratie interne pour ne pas nous arrêter à ces écrans de fumée.Le fond de la question, c'est la souveraineté, de toute évidence l'objectif fondamental de notre parti, à preuve le chapitre I de notre programme qui lui restera consacré tout entier.Le fond de la question, c'est avant tout le peuple du Québec, son rythme et ses désirs.C'est aussi notre jeunesse désabusée de la politique et avec qui nous devons bâtir un présent prometteur.Il faudra éviter de vouloir se faire plaisir en plaçant l'idée de la souveraineté en tout ou en partie au coeur de la prochaine rencontre électorale, quitte à proclamer après la défaite que nous avions raison mais que la population n'a pas compris.Pour moi, les Québécois en ont soupe des revendications hargneuses et des affrontements stériles; ils veulent une coopération productive et une démarche politique harmonieuse et -respectant leur rythme à eux.Il faut y travailler et correspondre à leurs attentes.ce Le principe de la transparence » Comment ne pas souscrire au «principe de la transparence», relatif il l'état de santé d'un premier ministre, que réclame Michel Hoy (LA PHKSSK, samedi 12 janvier 1985.p.A(i) ?Toute vérité est bonne à dire.Le «principe de la transparence» ne repose pas sur Elle FEUERWERKER l'hostilité.la malveillance.11 a pour fondement une relation non équivoque, claire, lucide.Le contraire de la réaction de l'autruche, qui cache son cou dans le sable.Pour l'élu, un mandat signifie rendre des comptes à ses commettants.La question fondamentale réside justement dans la définition de «l'étal de compte».En conclusion, de son éditorial, Michel Roy suggère en parlant de René Léves-que: «Il pourrait, comme François Mitterrand et Ronald Reagan, se soumettre à des examens périodiques dont les résultats seraient automatiquement publiés».La référence aux modèles de Paris et de Washington est on ne peut plus intéressante, lorsqu'on considère l'approche «aux antipodes», américaine et française.Lu première révèle des détails précis, à la limite de l'Indiscrétion.L'autre se «satisfait» d'une déclaration générale, laconique.Roger-Gérard Schwartzenborg examinait, dans son ouvrage «L'Etat spectacle.Essai sur et contre le Star System en politique» (Flammarion, Paris, 1977, p.101-103), le problème du «Bulletin de Santé».L'actuel Secrétaire d'Etat à l'Education nationale, dans le gouvernement Fabius, citait (p.102), en particulier, un rapport de la Maison-BLanchc sur Gerald Ford (tiré de France-Soir, du 12 février 197f>).On y apprend que: «M.Ford a des difficultés avec ses genoux qui ont tous les deux été opérés dans le passé, mais il les compense par de vigoureux exercices physiques quand il se lève à 5 h :10 du matin et par un 100 m quotidien dans sa piscine en plein air qu'il s'est fait construire à la Maison-Blanche, La nuit, il ne se lève qu'une fois pour soulager sa vessie, dort bien, n'a pas subi de réactions nerveuses à la suite des deux tentatives d'assassinat contre lui.Ses dents sont tachés par la nicotine.Ses testicules sont normaux et symétriques.Le président n'a pas de tendance dépressive.Ses selles sont brunes et bien formées.» Voilà rien n'est caché ou presque.Regardons du côté français.L'Elysée a diffusé le jeudi 27 décembre 1981 (voir Le Monde, vendredi 28 décembre 1984.d.281.le dernier bilan officiel de l'état de santé de François Mitterrand.Le médecin personnel du chef de l'Etat français, le docteur Gublor déclare: «A lu demande de M François Mitterrand, président de la République, un bilan de son état de santé a été effectué à la fin du septième semestre de son septennat.Selon un protocole bien établi, ce bilan comporte un examen général et l'examen biologique ou para-clinique habituel.Les résultats sont tout à fait satisfaisants».El Le Monde de rappeler: «Le président de la République s'était engagé, dès son arrivée a l'Elysée, à publier chaque semestre un bilan de son état de santé».Tel que connu, il faut croire sur parole, que l'état de santé de François Mitterrand est donc «tout à fait satisfaisant».Rien n'oblige un chef d'Etal à se soumettre à des examens réguliers de santé.Rien ne l'oblige non plus à communiquer les résultats de tels examens.Rien non plus \u2014 et ce qui est plus important \u2014 ne l'oblige à communiquer les détails.Toutefois, la «transparence» ne laisse pas place à la spéculation, aux rumeurs non fondées», Elle «humanise» à sa manière les dirigeants politiques.Si tout bien portant est «un malade qui s'ignore», un chef d'Etat ne saurait faire exception.Il reste à savoir s'il doit faire part à la collectivité, à la suite d'examens, de son état «réel» de santé, et en quels termes.I.* bon sens, à ce sujet, devrait prévaloir.En tenant compte du droit légitime à la vie privée.Mais aussi des devoirs qu'impliquent une position ou une charge suprême.En définitive., «peut-on \u2014 ou doit-on \u2014 craindre la vérité ?» La fin du nationalisme étatique Avec la révolution tranquille et l'ascension du Parti québécois, nous avons assisté à l'ère du néo-nationalisme qui considère que le salut national passe essentiellement par l'État.Le nationalisme étatique répond à une conception plutôt sociullste et matérialiste de la société.En faisant basculer les valeurs fondamentales du peuple, le nationalisme étatique a Jeté le bébé avec l'eau du bain; il est en train de tuer l'amour de la patrie, des siens, de la famille, d'un bien-vivre ensemble.Le nationalisme étatique a fait son nid dans les polyvalentes anonymes, dans les hôpitaux-usines, dans les appareils coupés du corps social.C'est un signe de sous-développement que d'être Inféodés à r 1 l'appareil étatique (doublé de l'appareil syndical).L'État doit aider à façonner un vrai peuple, conforme à ses racines et à son génie, aspirant au bonheur et à un bien-vivre ensemble.Ce tournant ne sera pas facile à prendre, car durant les dernières années, l'État-soclallsant est plutôt devenu un facteur déshumanisant et dévitalisant.Néanmoins les québécois commencent de plus en plus à prendre conscience du danger d'un appareil d'État qui mécanise leur vie en les considérant comme de simples rouages sous la tutelle de technocrates.La question du Québec déborde la question du parti ou des appareils d'État.Il est temps de redonner la parole au peuple; de respec- ->|=\u2014- ter ses aspirations, de lui présenter un projet national cohérent avec ses racines et son identité.Le vrai visage du nationalisme se manifeste par une foi envers ce que nous sommes, et les valeurs que nous portons.La réhabilitation du nationalisme passe par le respect de la dignité et la mise en valeur du travailleur, du citoyen, de la femme, des aînés, des jeunes, de toutes les classes de la société.Il est grand temps de retrouver le sens du bien commun et celui de l'affirmation de notre culture propre, de notre qualité d'être, de notre génie col-consiste a faire le rapprochement else.C'aurait été pourtant simple lions relèvent de la frustatlon.Marcel la flamme Sherbrooke Des accusations qui mettent en jeu la réputation du PQ L'auteur est député de Fabrc et membre du Conseil exécutif national du Parti québécois.Il est également membre du comité directeur du Congrus national extraordinaire qui aura lieu demain.\u2022 La lettre de madame Constance Mainville parue dans LA PRESSE du 9 janvier constitue une pièce de Michel LEDUC_ plus dans ce qui semble être une volonté de plus en plus évidente de la part de certains orthodoxes de saper la réputation du Parti québécois en tant que parti démocratique.La manoeuvre mérite d'être dénoncée car on peut s'attendre devant les résultats du Congrès à une suite de leur part qui viserait à mettre en cause le caractère démocratique du Congres lui-même.Quoi de plus facile de la part d'un groupe d'insatisfaits de critiquer à tort ou à travers, toujours au nom de la vertu pour démontrer la manipulation dont ils auront été victimes tout le long du processus qui mène à un Congrès qui consacrera la victoire des modérés.C'est madame Denise Leblane-Bantey qui, dans sa lettre à monsieur Lévesque, parle de «tentatives de manipulation et parfois d'intimidation» dont les orthodoxes auraient été victimes dans certaines assemblées de comté.C'est madame Constance Mainville, membre de l'exécutif national qui laisse planer un doute: «N'a-t-on pas pris tous les moyens des vieux partis pour y arriver?» De quels moyens s'agit-il?Des moyens pour assurer la victoire des modérés, bien sur! Et quels sont ces moyens: «organisation de «sla-tes»; parachutage de ministres dans tous les comtés; utilisation du personnel politique dans les ministères pour voir à l'organisation, etc.» Suit le rapprochement entre notre parti et celui de Maurice Du-plessis.Puis la grande finale qui constitue à faire le rapprochement entre René Lévesque, chef omni-puissant et Maurice Duplessis.Si on allait jusqu'à refuser le vote secret au Congrès, la preuve serait irréfutable: les orthodoxes auront perdu parce que les modérés, sous la gouverne de René Lévesque (voir Maurice Duplessis) auraient utilisé des moyens anti-démocratiques pour s'assurer la victoire.Les «vertueux» orthodoxes auront été défaits par des manipulateurs.Si ces choses n'avaient été dites et surtout écrites, j'aurais de la difficulté à le croire.Et pourtant telle est la triste réalité qui est la nôtre à la veille d'un Congrès, sans doute le plus important dans la vie du Parti québécois.Ma réaction est faite de stupeur et de révolte.Jusqu'où iront-ils et quand s'arrêteront-ils?A ma connaissance, dans tous les comtés, les orthodoxes et les modérés avaient leur propre organisation.Il n'y a rien d'antidémocratique à cela, chaque groupe avait sa stratégie.Qu'il y ait eu des accrocs à l'éthique cela ne m'étonne pas.Il y en a eu de part et d'autres.Dans mon comté, les orthodoxes ont fait inviter un des leurs.Il n'y a pas de quoi s'offusquer, même s'ils n'ont pas consulté l'exécutif de comté.Ce qui a cependant choqué l'exécutif avec raison, c'est que l'invitation a été faite au nom de l'exécutif par un orthodoxe qui n'est pas membre de l'exécutif.Une telle pratique est malhonnête, mais l'exécutif du comté ne l'a pas rapportée.Dans le comté voisin les orthodoxes ont invité un orateur démocratique car l'exécutif du comté est responsable de la préparation de l'ordre du jour.Voilà deux exemples qui concernent mon secteur et que je rends publics aujourd'hui.Non pas pour me plaindre de la conduite des orthodoxes dans ces deux comtés mais pour montrer que lorsqu'on veut dénoncer c'est toujours facile de trouver des exemples et d'en exagérer la portée.En faisant le tour des comtés, on pourrait sans doute dresser un catalogue d'accrocs du genre qui n'ont pas été rapportés parce qu'ils ont été jugés de peu d'importance.Il s'agit cependant qu'un des groupes décide d'utiliser de tels faits pour démontrer que ses membres ont été victimes d'une manipulation orchestrée à l'échelle du Québec à partir d'un mot d'ordre de René Lévesque pour que le discrédit atteigne le parti dans ses fondements démocratiques.C'est cette utilisation des faits par les orthodoxes qu'il faut dénoncer.Seul un relevé exact de ce qui s'est passé dans chaque assemblée de comté pourrait nous donner un indication de «manipulation» orchestrée par une des deux tendances.Puisque chaque comté est libre de faire rapport au comité directeur du Congrès sur les pratiques malhonnêtes ou les accrocs à la démocratie qui ont pu nuire à la bonne marche de l'assemblée et qu'à ce jour le comité directeur n'a reçu que trois plaintes, il faut donc conclure que les accrocs, dont je donne exemple, n'ont pas été jugés assez sérieux pour faire l'objet d'un rapport et que la très grande majorité des assemblées de comté se sont déroulées correctement.Madame Mainville devra donc poursuivre son enquête avant de !ti-rer ses conclusions.Madame Le-blanc-Banloy devra étoffer davantage son plaidoyer en faveur d'un vote secret au Congrès pour contrer «tout geste de manipulation ou d'intimidation ayant pour objectif d'influencer la décision des mlli-tant(o)s», selon les termes mômes de sa lettre à René Lévesque.Si les assemblées de comte se sont déroulées de façon démocratique et ce, à la satisfaction de lu majorité des membres présents aux assemblées cl à la satisfaction des exécutifs de comté responsables de la bonne marche des assemblées, il est difficile d'accepter les plaintes publiques formulées par quelques orthodoxes incapables de faire preuve de la moindre rigueur dans leur démonstration.C'est donc la façon de procéder même de ces orthodoxes qui mérite d'être dénoncée.Car au lieu d'utiliser les mécanismes prévus dans les procédures du Congrès pour dénoncer les cas de manipulation, on préfère porter des accusations de façon globale et imprécise.C'aurait été pourtant simple de dresser une liste de cas où il y a accrocs à la démocratie et de les porter a l'attention du comité directeur du Congrès qui lui doit l'aire rapport au Conseil national et même au Congrès, s'il y a lieu.Cela se fait dans le respect du processus démocratique du parti où les deux tendances sont représentées.Mais si les orthodoxes ont décidé de ne pas agir ainsi, il faut donc en conclure que les cas sigrta-lés au nombre de trois, parmi lesquels on trouve une plainte déposée par les modérés du comté de madame Leblanc-Bantey (quelle ironie! ) sont les seuls qui mentaient de l'être et que les dénonciateurs relèvent de la frustalion.I! faut cependant retenir que les dénonciations visant le caractère démocratique du parti sont venues d'une seule tendance et que cellc-fci sera vraisemblablement mise en minorité au Congrès Celte même démocratie qu'ils se plaisent à défendre devrait les inspirer dans leur conduite Jusqu'à lia fin du Congrès: ce qui signifie Ile respect des procédures adoptées par l'exécutif national, éviter les accusations sans rondement et les insinuations malveillantes q.'ui mettent en cause le caractère démocratique du parti, et ultérieurement avoir le courage de se rallier à la majorité.Me Keable répond à Lysiane Gagnon Madame Lysiane Gagnon Le 10 janvier dernier, LA PRESSE publiait sous votre signature un article intitulé «Les faux procès».Cet article traite principalement des travaux de la Commission Grange en Ontario mais contient également des affirmations se rapportunt aux travaux de la Coin-mision d'enquête que j'ai dirigé, D'un trait de plume, vous décrétez l'inutilité de la Commission d'enquête sur des opérations policières en territoire québécois.Pour ce faire, vous passez sous silence les nombreuses révélations d'activités policières illégales ou répréhensibles apportées par les audiences de la Commission.Vous ne faites pas mention des poursuites judiciaires recommandées par la Commission et entreprises par le procureur général.Vous omettez de signaler la considération manifestée par le comité sénatorial Pitfield à l'endroit des recommandations de la Commission lors de l'étude du projet de loi relatif à la création d'un service civil de renseignement.Vous ignorez les modifications législatives et réglementaires suggérées par la Commission pour protéger adéquatement les droits des citoyens contre les abus des services de renseignement.Vous ne vous préoccupez aucunement du fait que le droit canadien accorde aux informateurs et à leurs contrôleurs policiers une immunité quasi absolue les mettant hors de portée de toute mesure de contrôle, même celle destinée à examiner des actes illégaux.Votre évaluation des travaux de la Commission pourrait faire l'objet d'une discussion plus élaborée si elle ne reposait pas de façon si évidente sur un ensemble d'affirmations factuelles tout à fait fausses.Premièrement, quant aux circonstances relatives à la création de la Commission, vous affirmez qu'elle fut instituée pour «trouver des coupables que le système judiciaire était incapable de désigner ou d'accuser faute de preuves».La Commission fut créée pour faire enquête ot rapport sur toutes les circonstances entourant la perquisition Illégale effectuée en 1972 à l'Agence de Presse Libre du Québec (APLQ) par des policiers dont l'Identité était pleinement connue.Les policiers s'étaient déjà reconnus coupables d'une infraction à une loi a la suite d'une préenquête tenue à huis clos et l'enquête devait aussi découvrir la fréquence de l'utilisation par les corps policiers d'autres procédés illégaux ou répréhensibles.Il ne s'agissait aucunement d'exposer publiquement des faits que les lacunes et les im- perfections du système judiciaire étaient incapables de résoudre, mais plutôt d'examiner la conduite de policiers à titre de partie intégrante du système judiciaire lui-même.Deuxièmement, quant au déroulement des audiences de la Commission, vous affirmez que la Commission a admis et encouragé «la présence des caméras» créant ainsi des situations périlleuses pour les individus convoqués comme témoins.La Commission avait spécifiquement interdit la présence des caméras pendant les interrogatoires de tous les témoins.Troisièmement, quant à la protection des droits individuels, vous affirmez qu'un «politicien et un sous-ministre \u2014 deux hommes parfaitement honorables \u2014 ont vu leur réputation entachée par le témoignage d'une ex-indicatrice qui était devenue le témoin-vedette de la Commission» en laissant clairement entendre que la Commission avait suscité pareille atteinte à leur réputation.La réputation des personnes concernées a été mise en cause à la suite de questions posées à l'initiative du procureur du service policier qui avait autrefois employé l'ex-indicatrice de police et avec qui elle était toujours en contact au moment de son témoignage.Sur ce même sujet de la protection des droits individuels, vous affirmez aussi qu'un indicateur de police a été «brutalement expulsé du Palais de justice, sans protection, au risque de se faire lyncher par les membres des groupuscules qu'il avait infiltrés».Toute la protection requise dans les circonstances a été offerte par les procureurs de la Commission à l'informateur en question et ce dernier l'avait expressément refusée.Néanmoins, une protection lui fut accordée selon l'évaluation du service de police concerné.Je vous ferai remarquer au passage, qu'en utilisant le terme «lyncher», vous suggérez que les groupes infiltrés par cet informateur étaient \u2014 en 1979 \u2014 encore composés d'individus violents.Cette affirmation est non seulement gratuite mais elle est aussi préjudiciable aux droits des personnes concernées.Vous endossez ainsi la théorie du risque perpétuel et de la permanence de l'engagement terroriste, principe ayant guidé la discrétion policière dans la constitution de dossiers.Quatrièmement, vous affirmez que le mandat de la Commission portait «sur le rôle de lu police dans la crise d'octobre» et vous ajoutez que la Commission ne fut créée que «pour des raisons politiques parce qu'un gouvernement aurait aimé prouver que la crise du FLQ était une invention de la police fédérale».Ces affirmations ne sont que l'écho d'allégations du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) déjà formulées à l'endroit délia Commission dans le but de discréditer ses travaux.Ces allégations ont Clé également véhiculées a[ux mêmes fins par des informateurs à la solde du SPCUM.Il est étonnant que vous repreniez cette fabrication policière alors qu'elle a été expressément et formellement rejetée par tous les tribunaux qui eurent à se prononcer sur ces allégations.En conclusion, je note qu'il était difficile d'accumuler plus d'erreurs factuelles que vous ne l'avez fait dans les quelques trente lignes de votre article où vous traitiez des travaux de la Commission.Il n'est certes pas interdit de critiquer Jcs travaux d'une commission d'enquête, quelle qu'elle soit.Il est inacceptable que cette critique s'épargne le souci de vérifier |es faits sur lesquels elle prétend'se fonder.Vous comprendrez, qu'ayant consacré près de quatre ans à conduire cette enquête, j'aie le souci d'apporter des précisions explicites à vos affirmations qui me spnt apparues improvisées.Jean F.KEABLE avoéat JJ ne s'agit pas d'erreurs de faits mais d'une question d'interprétation.Mon article \u2014 qui d'ailleurs portait sur la Commission Grange, seuls deux pana-graphes sur 15 traitant spécifiquement de la vôtre \u2014 ne prétendait aucunement dresser Je b/Jan global de votre commission.C'est essentiellement sous l'angle des droits individuels que j'ai abordé la question, et sur ce plan, on peut estimer, à Ja lumière de faits indéniables que vous passez évidemment sous silence, que le dossier des commissions d'enquête est plutôt noir.(Que les questions proviennent de tel procureur ou de tel autre n'a aucune importance quant au résultat sur les réputations.) Sur la question des caméras: je parlais du fonctionnement des commissions en général, non pas de .la vôtre en particulier.Est-il nécessaire de préciser, en réponse^ à certaines de vos insinuations, que je n'ai jamais repris les allégations de quelque corps policier que ce soit?Est-ce que Je t'ait d'avoir critiqué dans le môme article le fonctionnement de la CECO ferait de moi une alliée tie la mafia?l.Gagnon 1-8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 JANVIER 1985 SONDAGE CROP-LA PRESSE LÉVESQUE JUGÉ AUSSI BON INTERLOCUTEUR QUE BOURASSA Plus de 60 p.cent des Québécois font confiance à Mulroney pour négocier l'Accord constitutionnel h Une forte majorité de Qué-™ bécois l'ont confiance à iBrian Mulroney pour amener le iQuébec à signer l'Accord constitutionnel à des conditions qui les ¦^satisfassent.i! Mais quand il s'agit de désigner un interlocuteur pour négocier de bonne loi avec lui.ils font ; autant, sinon plus, confiance à i René Lévesque qu'à Robert Bou-:;râ>;sa.C'est ce que révèle un sondage réalisé par la maison CROP pour kscompte de LA PRESSE entre le^lO et le M janvier derniers.À la question «Jusqu'à quel point faites-vous confiance à René Lévesque pour négocier de bonne foi avec le gouvernement Mulroney et à la satisfaction des Québécois la signature de l'Accord constitutionnel ».51 p.cent des personnes interrogées répondent «beaucoup» ou «passablement », alors que 39 p.cent disent - peu » ou « pas du tout ».Si le nom du premier ministre est remplacé par celui du chef libéral, Robert Bourassa, il y a un peu moins de Québécois qui se disent confiants ( IK p.cent ).et un peu plus qui ont peu ou pas du tout confiance ( 12 p.cent ).Cette différence n'est toutefois pas très significative, la marge d'erreur clans ce type de sondage étant de 3 p.cent.Mais il reste que c'est de loin au nouveau premier ministre fédéral qu'on fait le plus confiance à cet égard puisque 63 p.cent des électeurs répondent « beaucoup » ou « passablement » quand on leur demande s'ils se fient à lui « pour amener le Québec à signer l'Accord constitutionnel à la satisfaction des Québécois ».Seulement 21 p.cent font état de leur scepticisme.Ces données semblent confirmer que la question constitutionnelle reste le talon d'Achille du chef libéral et la force de son ho- Brian Mulroney Les aléas d' un sondage Deux questions portant sur les pouvoirs dont le Québec devrait être doté donnent des résultats radicalement différents en apparence du moins.Qu'on en juge: Question 8: A votre avis, est-ce que le Quebec devrait avoir des pouvoirs spéciaux différents de ceux des autres provinces dons certains domaines?Oui.59% Non.29% Ne sait pas/pas de réponse .12% Question 10: Voici quelques options constitutionnelles qui ont été envisagées pour le Québec.Laquelle de ces options préfercz-vous personnellement pour l'avenir du Québec?Faire du Québec un pays indépendant.4% Faire du Québec un Etat souverain associé au reste du Canada.15% Donner au Québec un statut particulier au soin de la Confédération canadienne 23% Faire du Québec une province comme les autres au sein de la Confédération canadienne.52% Ne sait pas/pas de réponse.7% La recherche timide d'une différenciation wm Si la moitié des Québécois souhaitent « faire du Québec une province comme les autres au sein de la confédération canadienne, six sur dix souhaitent cependant que le Quebec dispose de pouvoirs spéciaux différents de ceux des autres provinces dans certains domaines.Cette étonnante entorse au principe de l'uniformité des provinces reçoit l'aval de plus de la moitié des répondants dans tous les groupes d'âge (sauf chez les plus de 55 ans) et chez les partisans de toutes les principales formations politiques.Cette incohérence apparente entre les réponses aux deux questions laisse perplexes les analystes du sondage qui tentent de l'expliquer.Vouloir» faire du Québec une province comme les autres \u2022 illustre-t-il une volonté de mettre un point final, une fois pour toutes, aux discussions constitutionnelles pour se consacrer uniquement aux questions économiques?Ou celle de voir le Québec se hisser au rang des autres provinces* les plus favorisées?Ou encore l'assurance qu'avec le nouveau gouvernement conservateur de Brian Mulroney à Ottawa il.sera dorénavant possible de régler les problèmes en suspens comme le l'ont normalement les autres provinces?Autant de questions sur lesquelles se pencheront sans doutes les analystes politiques au cours des prochains jours qui ne pourront cependant pas nier que l'effet Mulroney continue de se faire sentir au Québec plus de quatre mois après son arrivée au voir.mologuc péquiste.La confiance des Québécois en la bonne foi de M.Lévesque pourrait également indiquer qu'ils prennent au sérieux son intention de mettre en veilleuse la souveraineté et de Textes de LOUIS FALARDEAU et PIERRE GRAVEL s'entendre avec le nouveau gouvernement fédéral.Le fait que 39 p.cent de ceux qui disent avoir l'intention de voter pour le Parti libéral avouent leur confiance au pre- mier ministre en cette matière tend à confirmer cette hypothèse et pourrait inquiéter M.Bourassa.Les péquistes ne lui rendent d'ailleurs pas la pareille, puisque seulement 21 p.cent d'entre eux lui feraient confiance comme négociateur.Le chef libéral reçoit par contre la confiance de 76 p.cent de ceux qui ont l'intention do voter pour lui alors que M.Lévesque a l'appui de 81 p.cent des électeurs péquistes.M.Mulroney.lui.peut compter sur les électeurs de tous les partis.Mais les péquistes ( 71 p.cent ) lui font plus confiance que les libéraux ( 62 p.cent ) et à peine moins que les unionistes ( 73 p.cent ).Cette sympathie des péquistes pour le chef conservateur est confirmée par les réponses à une autre question.Si (!7 p.cent des Québécois \u2014 et des libéraux \u2014 se disent très ou plutôt satisfaits de sa victoire du 1 septembre, le pourcentage grimpe à 76 p.cent si on ne tient compte que de ceux qui disent vouloir voter pour le; pq.: Mulroney\tLévesque\tBourossa 18%\t15%\t14% 45\t36\t34 17\t25\t20 7\t14\t22 12\t10\t11 La négociation constitutionnelle: le degré de confiance faite aux chefs Beaucoup Passablement Peu Pas du tout Ne sait pas/pas de réponse N.B.Ce tableau reproduit les résultats des trois questions suivantes: Question 11: Jusqu'à quel point faites-vous confiance à Brian Mulroney pour amener le Québec 6 signer l'accord constitutionnel à la satisfaction des Québécois?Question 12: Jusqu'à quel point feriez-vou?confiance à René Lévesque pour négocier de bonne foi avec le gouvernement Mulroney et à la satisfaction des Québécois la signature de l'accord constitutionnel?Question 13: Et jusqu'à quel point feriez-vous confiance à Robert Bourassa, s'il devenait premier ministre du Québec, pour négocier de bonne foi avec le gouvernement Mulroney et à la satisfaction des Québécois, l'accord constitutionnel?Méthode du sondage tm Ce sondage, exclusif à La ™ Presse, a été réalise par Claude Gauthier, directeur de la recherche à CROP.Les 1005 entrevues téléphoniques, d'une durée moyenne de dix minutes, ont été effectuées du 10 au 11 janvier 1985, depuis les bureaux de CROP à Montréal.Le questionnaire a été conçu par CROP et avait comme objectif d'évaluer le climat politique au Québec, à la veille du Congrès du PQ du 19 janvier et quelques mois après l'élection d'un gouvernement conservateur à Ottawa.Avant d'être remis aux enquêteurs, le questionnaire fut traduit en anglais, prétesté et soumis à l'approbation de La Presse.Parmi les 136-1 ménages éligi-bles, il fut possible de réaliser une entrevue avec l'individu choisi dans 1005 cas, a partir d'une grille de sélection qui tient compte du nombre d'hommes et de femmes de 18 ans et plus dans le ménage, soit un taux de collaboration de 74 pour cent.Une liste initiale de 1500 numéros de téléphone avait été tirée, selon la méthode du ha- sard systématique, dans les an nuaires téléphoniques couvrant l'ensemble du Québec.De cette première liste furent retirés 13»; numéros pour diverses raisons comme, par exemple, l'interruption du service téléphonique ou l'impossibilité de compléter l'entrevue en français ou en anglais.L'échantillon véritable comprenait donc 1364 ménages résidentiels éligibles.Dans 359 cas, le questionnaire n'a pu être complété pour les motifs suivants: refus de l'individu choisi, 109; refus de permettre la sélection d'un répondant, 98; sans réponse après plusieurs essais.84; absence ou maladie de la personne choisie, 57; questionnaires incomplets, 11.Au moment du traitement informatique, les informations recueillies furent pondérées, sur la base des statistiques officielles de Statistique Canada pour 1981, en fonction du sexe, de la langue d'usage et de la région de provenance (Montréal, reste du Québec) des repondants.La marge d'erreur purement statistique d'un sondage de cette nature est estimé à 3 pour cent, 19 fois sur 20.Robert Bourassa Un net recul pour la thèse du PQ RECUL SUITE DE LA PAGE A 1 Québec, met surtout en lumière la baisse de popularité de l'option souverainiste qui est remise en question, au cours de ce week-end, au congrès spécial du Parti québécois à Montréal.Il illustre aussi un regain de confiance des Québécois envers le gouvernement fédéral dirigé, depuis le 4 septembre dernier, par le chef conservateur d'origine québécoise, Brian Mulroney.Cette réaction positive à l'égard du gouvernement fédéral se manifeste par les réponses apportées à deux autres questions.Les trois quarts des personnes interrogées sont en effet d'avis qu'il y a surtout des avantages pour le Québec à faire partie du Canada, contre seulement 11 p.cent qui y voient surtout des désavantages.11 s'agit d'une augmentation de 9 p.cent de réponses favorables au Canada par rapport aux réponses à une question identique posée par CROP en juin 1979.Pltls étonnant encore, 69 p.cent des personnes qui déclarent avoir voté pour le PQ en 1981 partagent aujourd'hui cette opinion alors que 65 p.cent de ceux qui se disent encore d'allégeance péquiste voient également plus d'avantages que d'inconvénients à la place du Québec dans la fédération canadienne.Renversement complet d'attitude, également, en ce qui a trait à la confiance envers l'un ou l'autre niveau de gouvernement pour servir le mieux les intérêts et les besoins des Québécois: 38 p.cent des répondants estiment qu'Ottawa est le mieux placé pour le faire, contre 29 p.cent qui donnent leur préférence au gouvernement du Québec.En 1980, à deux mois du référendum, 42 p.cent faisaient plus confiance à Québec comparativement à 26 p.cent en faveur d'Ottawa.Il y a presque deux ans, en février 1983, l'indice de confiance à l'endroit du gouvernement québécois s'établissait encore à 37 p.cent, contre 41 p.cent pour Ottawa.Même chez ceux qui ont voté pour le Parti québécois aux élections d'avril 1981.Ottawa obtient la confiance de 25 p.cent des répondants contre 16 p.cent qui se tient davantage au gouvernement provincial pour défendre leurs intérêts.Ce sentiment de confiance envers le gouvernement fédéral n'incite cependant pas les personnes interrogées à se définir d'abord comme Canadiens.Seulement 24 p.cent, en effet, se disent tels, alors que 36 p.cent se déclarent Canadiens-français et 34 p.cent simplement Québécois.Ces derniers résultats sont tout à fait conformes à ceux d'un sondage effectué en 1979, à moins d'un an du référendum.Ce sont surtout les anglophones qui se disent Canadiens (68 p.cent) alors que 14 p.cent se voient comme des Canadiens anglais et fi p.cent comme Québécois.Chez les francophones, la tendance opposée apparaît: 42 p.cent se disant Canadiens français, 39 p.cent Québécois et 16 p.cent seulement Canadiens.pou- Le gouvernement jugé le plus près des Québécois Question 5: Quel gouvernement s'occupe le mieux de vos besoins et intérêts: celui du Québec ou celui du Canoda?Janvier 85\t\tFévrier 83\tMars 80\tJuin 79 Québec\t29%\t37%\t42%\t35% Canada\t38\t41\t26\t27 Les deux également\t18\t10\t21\t25 Aucun des deux\t7\t9\t3\t6 Ne sait pas/\t\t\t\t pas de réponse\t8\t2\t8\t7 Quelle est votre nationalité?Quosticn 6: Vous définissez-vous surtout comme Canadicn(nc), Canadienne) francais(e), anglais(e) ou Québécois(e)?\tJanvier 85\tJuin 79 Canadien(no)\t24%\t23% Canadien(ne) francais(e)\t36\t38 Canadien(ne) anglaiso(o)\t3\t2 Québécois(e)\t34\t32 Autre\t2\t3 Ne sait pas/pas de réponse\t1\t1 Demain: les chances de Bourassa .:.i LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 JANVIER 1985 {L'Hôtel-Dieu de St-Jérôme sera aqrandi MM ID All n m* Iaiiu u /.^m jÉ| Pour mieux ré ^ pondre aux besoins identifiés dans la région des Laurcn-tides, l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme subira prochainement d'importants travaux d'agrandissement et de rénovation qui augmenteront sa capacité d'accueil de 70 nou- veaux lits de soins aigus.HUGUETTE ROBIROE C'est ce qu'a annoncé hier le ministre des Affaires sociales, Guy Chevrette, accompagné du député conit.io.1.rwiodiiTui.on .i a., Caria MfrMnMoa tnd Ul*«ommunlcitlooi cantdltnntt T«(«communk«tt«u Conmltthxi AVIS Télédistribution des services de télévision payante et d'émissions spécialisées.Séquences-annonces et signaux sonores en stéréo.Avis public CRTC 1985-6.Séquences-annonces: Dans l'avis public CRTC Î984-1 du 5 janvier 1984, le Conseil a autorisé la télédistribution de séquences-annonces de télévision payante pour une période d'un ai' sous réserve des restrictions qui y sont décrites.Depuis le 5 janvier 1984, le Conseil n'a reçu aucune preuve indiquant qu'un préjudice a été causé aux télédiffuseurs par les séquences-annonces présentées conformément à l'autorisation accordée dans l'avis public CRTC 1984-1.Par ailleurs, certains facteurs indiquent que les séquences-annonces ont influé positivement sur les niveaux d'abonnement à la télévision payante.En conséquence, le Conseil autorise que l'on poursuive la télédistribution de séquences-annonces des services de réseau ;de télévision payante canadiens et élargit ;cettc autorisation de manière à y inclure les ^services canadiens de réseau d'émissions ;spécialisces.Ces autorisations ne demeureront en vigueur que tant que les titulaires de licences de télévision par câcle respecteront les exigences telles que décrites dans l'avis public 84-1.Le respect des exigences susmentionnées sera examiné avec les titulaires au moment du renouvellement de licence.Signaux sonores en stéréo: Dans la décision CRTC 84-4 du 5 janvier 1984, le Conseil a approuvé des demandes de modification de la distribution autorisée d'un certain nombre d'entreprises de réception de radiodiffusion, visant à ajouter la distribution de signaux en stéréo des services de télévision payante à leur service sonore par câble.La décision CRTC 84-4 renfermait également la condition à l'ajout de ces signaux.Dans l'avis public CRTC 1984-124 du 28 mai 1984, le Conseil a publié une «Ébauche du projet de modification du Règlement sur la télévision par câble», et dans l'avis public CRTC 1984-305 du 12 décembre 1984, le Conseil a annoncé son intention d'introduire le nouveau «Règlement sur la télédistribution et la télévision par abonnement».Le paragraphe 16(4) de ce projet, qui était décrit à l'annexe de l'avis public, prévoit la distribution de signaux sonore- en stéréo distribués par des services de télévision payante ou des services spécialisés de musique canadiens.Les observations écrites au sujet du projet de règlement doivent être soumises le 15 février 1985 au plus tard.En consequence, le Conseil autorise que l'on poursuive la télédistribution des signaux en stéréo des réseaux de télévision payante et du service spécialisé canadien de réseau de musique.Cette autorisation est assujettie à l'exigence que la titulaire respecte les dispositions énoncées dans l'avis public CRTC 1984-305.Séquences-annonces de services spécialisés américains.Avis public CRTC 1985-7.Documents connexes: avis publics CRTC 1983-228.1984-1 et 1985-6.Dans l'avis public CRTC 1984-1 du 5 janvier 1984.le Conseil a autorisé les titulaires de licences d'entreprises de télédistribution à distribuer, sous la forme de signaux non codés, des séquences-annonces de services de réseau canadiens de télévision payante pour une période d'un an, sous réserve de certaines dispositions énoncées dans l'avis, dont l'exigence que ces séquences-annonces ne soient pas distribuées au cours des périodes où ont lieu les principales évaluations nationales des cotes d'écoute.Dans l'avis public CRTC 1985-6, le Conseil a autorisé les titulaires de licences d'entreprises de télédistribution à continuer la distribution de séquences-annonces des services de réseau de télévision payante et à distribuer des séquences-annonces de services canadiens d'émissions spécialisées, sous réserve des conditions expresses énoncées dans cet avis.Plusieurs titulaires de licences d'entreprises de télédistribution ont également soumis des demandes en vue d'obtenir l'autorisation de distributer, sous la forme de signaux non codés, des séquences-annonces des services spécialisés américains que le Conseil a jugés comme pouvant être distribués par les titulaires de licences d'entreprises de télédistribution canadiennes (Liste révisée du CRTC des services spécialisés non canadiens admissibles, en date du 11 juin 1984).Le Conseil invite donc les parties intéressées à lui faire part de leurs points de vue sur cette question et, plus particulièrement, à formuler des observations sur ce qui suit: I.Devrait-on autoriser, sous la forme de signaux non codés, les séquences-annonces de services spécialisés américains?2.Dans l'affirmative, y aurait-il lieu de les traiter d'une manière différente de celles des services d'émissions canadiens optionnels?3.S'il y a lieu, quels critères devraient être appliqués?Les exposés doivent être présentés par écrit, au plus tard le 8 février 1985, à M.Fcrnand Bclisle, Secrétaire général, CRTC, Ottawa (Ont.), KIA 0N2.Dans .'intervalle, le Conseil étudiera sur une base individuelle les demandes d'autorisation de distribution de séquences-annonces de services spécialisés non canadiens.Canada de Prévost et ministre délégué à l'Emploi et à la Concertation, Robert Dean.Le ministre Chevrette a souligné que son ministère entend maintenir et accroître la vocation régionale de l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, par la consolidation des divers services spécialisés.En plus de compléter la gamme des services existants, l'hôpital entend développer ses programmes de psychiatrie, de santé communautaire et de gériatrie active.Situé à proximité des nombreuses stations de ski des Laurentides, il compte également devenir un centre im- f>ortant de traumato-ogie.Le Conseil du trésor a déjà autorisé les démarches visant l'éta- blissement des plans et devis, ainsi que l'embauche de professionnels pour la réalisation des travaux.Ces travaux consistent à ajouter quatre étage., au bloc frontal de l'hôpital et à rénover certains services existants.Estimés à près de $9 millions, ils débuteront en février 1986 et se poursuivront sur une période de douze a dix-huit mois.mmm .une bouffe, un verre et un air de Jazz.Le Jazz à son meilleur avec KEVIN DEAN ¦ trompettiste ce soir et demain soir de 22h à 2h et avec Le trio Pierre Leduc ce soir de 18h à 21 h Entrée libre Au coin de l'Avenue du Parc et Prince-Arthur.Tél.: 288-FRED.sur 10 °/< a nott® 5070 , hansel ma*0' sacs a main,3 portefeuilles, porte-documents, sacs de voyage, valises.S le choix est énorme et les prix sensationnels VENEZ VITE A LA BAGAGERIE AUX TERRASSES ET AU CARREFOUR LAVAL ^Aucune autre grande banque ne vous offre un REER à intérêt quotidien qui vous fait gagner autant.«¦B vous donne en plus un livret qui facilite votre comptabilité.LE COMPTE D'ÉPARGNE- HNTEÊ RETRAITE A Si vous préférez un REER qui ne vous limite pas .i un taux d'intérêt fixe, la Banque TD vous offre une toute 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a déjà plaidé coupable aux accusations d'introduction par effraction et de voies de fait graves portées contre lui.Le Juge Jacques Lessard, de la Cour des sessions, doit rendre sentence mardi prochain.Denise Chartier intente maintenant des procédures civiles contre Brière.Devant la Cour supérieure, elle affirme qu'elle a été sérieusement blessée dans l'attaque « sauvage \u2022 de son agresseur.Elle affirme en outre que les séquelles de l'incident lui font vivre une crainte permanente de demeurer seule dans son appartement.Il craignait de mourir ¦ Gilles de Grandpré s'attendait à être abattu lorsque les deux occupants de son automobile lui ont demandé de descendre de voiture et de se diriger vers un champ, en bordure d'une route ontarienne, le 6 octobre dernier.Sous la menace, Gilles de Grand-pré, 60 ans, a véhiculé Dennis Colic, 22 ans, et un deuxième individu, Daniel Bélanger, jusqu'en Ontario, dans les heures qui ont suivi la fusillade doublement mortelle de Montréal-Nord.Le sexagénaire témoignait, hier, au procès de Colic, accusé du meurtre de l'agent Pierre Beaulieu, de la police de la Communauté urbaine de Montréal, et de Giovanni Dclli Colli, un étudiant de 18 ans.Devant les jurés, de Grandpré a par exemple utilisé l'expression « muet de peur » pour décrire son attitude pendant ce long périple au cours duquel Colic tenait le volant, son compagon étant installé à l'arrière avec, aux poings, deux armes à feu.Le procès se poursuit ce matin en Cour d'assises, sous la présidence du juge Claire Barrette-Joncas.Trafic de cocaïne ¦ Un étudiant du cégep du Vieux-Montréal ainsi qu'un restaurateur ont été accusés, hier, d'avoir trafiqué quelque 280 grammes de cocaine d'une valeur de S24 000 sur le marché noir.Il s'agit de Saoul Restrepo, 19 ans.un ressortissant d'origine portugaise inscrit en administration au cégep du Vieux-Montréal, et de Giuseppe Ben Giovanni, qui administre le Café Napoléon, dans le quartier Rosemont, à Montréal.Tous deux ont comparu en Cour des sessions et ont offert des plaidoyers de non-culpabilité avant d'être remis en liberté moyennant des cautionnements respectifs de $5 000 et $1 500.Giuseppe Ben Giovanni doit à nouveau comparaître en raison d'une erreur qui s'est glissée dans le libellé de la dénonciation.Quant à Saoul Restrepo.son enquête préliminaire a été fixée au 24 janvier.Tous deux ont été appréhendés mardi dernier par la police de la Communauté urbaine de Montréal.Des agents doubles avaient obtenu une première puis une seconde transaction de cocaine dans les locaux mêmes du Café Napoléon.Cette nouvelle arrestation d'un étudiant du cégep du Vieux-Montréal remet en mémoire les déclarations faites le 8 février 1982 par un témoin appelé à la barre dans une cause similaire, déclarations selon lesquelles le collège constituait un véritable « supermarché de la drogue».Ce témoin, c'était le commandant de l'escouade des stupéfiants de la police de la CUM, le capitaine Henri Marchessault.Négligence criminelle I Un jeune homme de 22 ans, Robert Ouellet, a été condamné à 21 jours de prison, hier, pour négligence criminelle.Le 2 février 1984, la conduite erratique de Ouellet, alors au volant d'une fourgonnette, avait coûté la vie à son amie de coeur, Denise Turcotte, 22 ans.Au moment de la tragique collision, les facultés du conducteur étaient affaiblies par l'alcool et la marijuana.Ouellet a plaidé coupable devant le juge Jean-Pierre Bonin au moment où allait s'instruire son procès devant la Cour des sessions.Le juge Bonin a expliqué l'apparente clémence de la sentence en soulignant le fait que la jeune femme avait elle-même insisté, malgré l'état de son compagnon, pour que le couple prenne la route.La négligence criminelle est en effet passible de l'emprisonnement à perpétuité.Ouellet est en outre assujetti à une ordonnance de probation lui interdisant, pour une période d'un an, de fréquenter les débits de boisson.Le jeune homme, résident de Québec, était en visite dans la métropole lorsque l'accident est survenu.Les rapports de police indiquent qu'en compagnie d'un autre couple, lui et son amie ont bu considérablement et ont fumé de la marijuana dans les heures précédant la tragédie.A un certain moment, Ouellet a passé à travers une porte vitrée sans même s'en rendre compte! C'est d'ailleurs pendant que le propriétaire des lieux alertait la police que l'automobiliste prenait le volant, avec sa passagère, pour se diriger vers une discothèque de Longueuil.Procès de Luc Cyr ¦ La Couronne a clos sa preuve, hier, au procès de Luc Cyr, confronté à neuf chefs d'accusation d'abus de confiance.Agissant en poursuite, Me Serge Authier a fait entendre, depuis deux semaines, plus d'une dizaine de témoins, des fonctionnaires et des spécialistes de la construction pour la plupart.Les six hommes et six femmes choisis comme jurés reviendront en cour mardi pour savoir si.en défense, Me Robert Lallaye compte produire des témoins.Entre-temps, les procureurs doivent débattre des points de droit devant le juge J.R.Hannan, président de la Cour d'assises.Coordonnateur à la Division des réparations majeures de la Société d'habitation du Québec entre 1978 et 1980, Luc Cyr est accusé se s'être servi de son poste pour obtenir des avantages pour lui-même et pour sa famille.On lui impute la location, pour le compte de la SHQ, de pièces de machinerie lourde dans lesquelles il avait des intérêts.On lui reproche aussi d'avoir favorisé l'embauche de ses enfants Daniel et Johanne par des firmes liées par contrat à la société d'État., Enquête sur un incendie Une enquête est en cours pour déterminer l'origine d'un incendie qui a ravagé hier un atelier de débosselage sis au 4847 est, boul.Gouin.L'incendie a pris naissance peu avant Uh 30 et, à l'arrivée des pompiers, les flammes couraient à la grandeur de la toiture.Une légère explosion a secoué le brasier au moment où les pompiers étaient à l'oeuvre mais personne n'a subi de blessures.Les quelque 25 pompiers qui avaient été dépéchés sur place ont mis près de trois heures à contrôler l'incendie.Greffe du coeur au Royal-Victoria ¦ Une équipe chirurgicale de l'hôpital Royal-Victoria a pratiqué hier une greffe du coeur chez un homme de 47 ans.La seule transplantation cardiaque faite jusqu'à maintenant à ce centre hospitalier anglophone de Montréal remontait à 1968-.C'est la découverte d'un nouveau médicament anti-rejet \u2014la cyclospori-ne\u2014 qui a permis de reprendre cette délicate opération.A la demande de la famille, les chirurgiens ont refusé de dévoiler le nom de l'opéré.Ils ont par contre indiqué que son état était satisfaisant.L'intervention chirurgicale a duré trois heures et demie.L'hôpital Royal-Victoria a l'un des plus puissants programmes de recherche en transplantation au Canada.En 1958.l'hôpital pratiquait la première transplantation rénale au pays.Depuis ce temps, de nombreuses transplantations rénales ainsi que des greffes de la cornée, du thymus et de la moelle osseuse y ont été faites.Semaine des non-fumeurs ¦ Un employé qui fume régulièrement coûte $4 618 de plus par année à son employeur.Un fumeur habituel dépense généralement $1000 par année.35 000 Canadiens meurent prématurément à cause de leur habitude tabagique.Si vous fumez depuis l'âge de 16 ans, à 65 ans vous aurez flambé $971000.Voilà des constatations du centre Vivre mieux sans fumer, faites en cette 10e Semaine des non-fumeurs, du 17 au 23 janvier, organisée par l'Association pulmonaire du Québec sous le thème Libre comme l'air.M.Pierre Des Marais, président du comité exécutif de la CUM, qui a inauguré cette Semaine hier midi en compagnie de M.Gérald Bronfman, président du conseil d'administration du Mont Sinai, est fier de la « propreté de l'air » en général sur le territoire de la CUM.Depuis 10 ans, grâce aux nouvelles normes sur la qualité de l'air, la CUM a économisé près de $50 millions dans l'entretien annuel des édifices publics et des véhicules.Pour aider ceux des 800 000 fumeurs québécois qui chaque année essaient de cesser de fumer, le centre Vivre mieux sans fumer offre un programme unique en son genre diffusé dans une trentaine d'endroits au Québec, de concert avec les CLSC.Il s'agit de rencontres en groupes pour apprendre au fumeur, par étapes et par diverses mesures incitatives, à vivre sans sa cigarette.Le centre hospitalier Mont-Sinal offre quant à lui, comme chaque année, une clinique de dépistage des maladies respiratoires (emphysème, bronchite, asthme).Celle-ci se tient au Complexe Desjardins de lOh à 17 h 30 tous les jours excepté le dimanche.On attend de 500 à 600 personnes chaque jour.SALLE DE CONCERT DE CADILLAC FAIRVIEW Rien en vue au conseil de ville >pj Rien n'indique que le roman \u2014 feuilleton que constitue le projet de complexe commercial et culturel de Cadillac Fairview, sur l'avenue McGill, connaîtra son dénouement à l'assemblée du conseil, à partir de lundi prochain.MARIAN! FAVREAU Le sujet n'est pas à l'ordre du jour, non plus que les règlements nécessaires à l'expropriation des terrains requis.Il n'est pas question non plus de l'étude préalable que doit remettre le service d'urbanisme concernant les règles à appliquer dans le développement de cette avenue.D'autre part, aucun article ne traite d'une salle de concert dans le quadrilatère Sainte-Catherine, Berri.de Maisonneuve et Saint-Hubert.Le maire avait assuré, le S décembre dernier, qu'il présen- terait une proposition de salle de concert à cet endroit avant la fin de janvier et l'assemblée du conseil constitue l'occasion normale d'en parler.Il reste la possibilité que des articles touchant l'un ou l'autre de ces sujets soient rajoutés ultérieurement à l'ordre du jour, ou que le maire fasse une déclaration préliminaire.Chose certaine, il y aurait matière à intervention puisque \u2022 Cadillac Fairview a fait ses calculs au cours des dernières semaines.Et dans une lettre adressée au maire, cette semaine, la corporation évalue à §52,3 millions le coût de la salle de concert, à Berri, contre $35 millions dans son complexe, rue McGill.À ce dernier montant, elle ajoute $12,5 millions de dépenses inhérentes au complexe et dont la salle bénéficierait gratuitement: parking, fondations, prix du terrain, etc.En attendant, la guerre des pétitions bat son plein.Le citoyen Jeremy Searle dit avoir recueilli près de 7 000 noms en faveur du projet Cadillac Fairview, sur McGill, et il espère atteindre 10000 noms.Par ailleurs, dans le Quartier Latin, une autre pétition circule chez les marchands, plus mollement semble-t-il, favorisant le projet du maire d'une salle de concert à côté de l'Université du Québec à Montréal ( UQAM ).Pour le moment, le mystère demeure entier sur les intentions de la Ville, mais tout repose sur la salle de concert.Si l'administration décide finalement de loger la salle de concert ailleurs que dans le quadrilatère McGill, le dernier p ojet de Cadillac Fairview tombe ù l'eau.Ce projet supposait en effet que la Ville exproprie les autres pnv-priétaires du quadrilatère en fa-veur de Cadillac Fairview ( qui ne possède en propre que 44,1*.cent du quadrilatère ).Et cela, la Ville ne peut le faire que si là salle de concert se trouve incluse dans le complexe commercial et culturel.;\u2022' Quant à la salle de concert angle Berri et Sainte-Catherine, elle suppose à tout le moins un maître d'oeuvre.Le maire se tournera-t-il vers les promoteurs de Place du Quartier latin qui entendënl mettre en valeur le quadrilatère voisin, de Maisonneuve à Ontario, sur Berri?Vers la corporation Trans-Québec intéressée-à développer le sous-sol du terrain de la Ville, angle Berri et Sainte-Catherine?Ou la Ville elle-même sera-t-elle maître d'oeuvre en comptant sur la subvention de $30 millions du Québec qui s'attache à la salle de concert?Vote sur un plan de réduction des permis de taxi Le 17e Salon international de l'auto de Montréal a été inauguré officiellement hier par Sylvie Bernier, médaillée d'or en plongeon aux Jeux olympiques de Los Angeles et Josée Faucher, médaillée d'or en natation aux 7e Jeux mondiaux pour athlètes handicapés, en présence du président du Salon, M.Roger Dagenais.Les deux athlètes se sont montrées vivement intéressées par la « papamobile » qui est l'une des attractions du salon.Les visiteurs pourront tout à loisir examiner le véhicule sans la présence d'une cohorte de « gorilles » défendant vaillamment l'accès comme ce fut le cas lors de la visite papale.photo Pierre McCann, LA PRESSE om Les propriétaires de taxi de ™ Montréal se prononceront de nouveau dimanche sur un plan de réduction des permis de taxis, ¦a\u2014iiiipiiii niniiMaagai ANDRÉ NOËL_ Les propriétaires auront à choisir entre le rachat de 1 000 à 1 500 permis, le rachat de 1 500 à 2000 permis, ou encore le rejet de tout plan de réduction.En avril dernier, ils avaient approuvé dans une proportion de 51 p.cent un premier projet de rachat visant l'élimination de 2000 des 5 260 permis actuellement en circulation.Avec uni; voiture pour 213 habitants, le nombre de taxis à Montréal est le plus élevé en Amérique du Nord.La Ligue de taxi de Montréal A-11 fait valoir que la diminution du nombre de voitures augmenterait les revenus de chaque chauffeur.Le premier plan de rachat a toutefois échoué, seulement 1140 propriétaires s'étant porté volontaires pour céder leur permis au prix de $12 000 Des membres de la Ligue A-Il ont mené une bataille juridique pour obtenir un nouveau vote.Le nouveau conseil d'administration de l'organisme, élu le 25 novembre, a décidé d'organiser une nouvelle consultation, ce dont s'est réjoui le ministère québécois des Transports.Pour racheter environ 1 50Q permis, les propriétaires de taxi qui veulent continuer à faire leur métier devraient débourser envi-! ron SI 000 par année pendant sept, ans.Le gouvernement québécois re^ fuse de subventionner l'opéra* tion, bien que certains soutien-; nent qu'il est responsable du trop, grand nombre de permis en circulation et qu'il devrait donc contribuer à leur diminution.«Le programme de réduction de permis a été mis de l'avant par le milieu lui-même qui-y voyait une solution au principal problème vécu par cette industrie », a dit hier le ministre des Transports, Guy Tardif.Jusqu'ici, le gouvernement a pleinement soutenu cette initiative en investissant près de $200 000 dans l'élaboration du projet et accordé un soutien légis-1 latif et réglementaire, a ajouté le : ministre.** «Il appartient maintenant aux membres de la Ligue de taxi de-Montréal de nous faire connaître, leur décision et d'en assurer pleinement les conséquences.» I Salon de l'auto parallèle de TAPA an « Cette année en-™ core, malgré sa demande formelle, l'APA ( Association pour la protection des automobilistes ) a été exclue des activités du Salon de l'auto à la Place Bonaventure » JEANNE PISROCHERS Philip Edmunston feint de s'indigner.Qui, pourtant, s'attend à ce que le berger fasse entrer le loup dans la bergerie?Car avec son communiqué sur l'exclusion du Salon, l'APA distribue des bulletins illustrant son role de chien de garde, son Zèle de protecteur du consommateur contre les abus de l'industrie automobile.Les bulletins de l'APA font état de nombreuses plaintes contre la voiture Alliance d'American Motors, de la fragilité du IXl Eagle du même fabricant, de la déception causée par les voitures K de Chrysler, « fabricant de citrons ».On donne la liste des défauts des voitures Reliant-Aries, on parle de l'injustice de la politique de Honda, qui prolonge la garan- tie pour les Américains et non les Canadiens, on cite des cas de jurisprudence donnant raison au consommateur contre Chrysler, dans des cas de rouille et de livraison tardive.On offre apx membres de l'APA une liste de garanties secrètes; on fait état de documents confidentiels des fabricants pour expliquer au consommateur comment tirer partie de certains aveux de faiblesse.La Presse en cause L'APA a l'intention de soumettre au Conseil de Presse le cas du chroniqueur de l'automobile de La Presse, M.Denis Du-quet, qui se place en conflit d'intérêt en se chargeant des relations publiques au Salon de l'auto.En attendant, pendant les deux prochaines semaines, le temps que dure le Salon à la Place Bonaventure ( un salon dépenses, dit l'APA ), l'association tiendra de son côté un salon parallèle qu'elle appelle auto-défense.Les deux fins de semaine, des mécaniciens et des conseil- lers juridiques seront présents.L'APA fournira des évaluations gratuites par des garagistes indépendants, sur l'écaillé-ment de la peinture ou la rouille prématurée.Le consommateur trouvera aussi au bureau de l'APA.292 ouest boulevard Saint-Joseph, des formulaires de plainte, un contrat type pour l'achat d'une voiture neuve, la liste des garages accrédités par l'APA, des renseignements sur la valeur d'échange des voitures usagées.Les visiteurs participeront ù un sondage sur la compétence des concessionnaires, ce oui mènera à l'attri- bution de prix méritas et déméritas, dimanche le 27 janvier.PROBLÈME avec L'ALCOOL?Si voui voutti itrt aide, oppcli-i tout de luit* au: PAVILLON DU NOUVEAU POINT DE VUE 652-3981 Mo» comtilloft vous aideront à retrouver le bonheur dam une sobriété permanente.Nous sommes situés a Varennes au bord du fleuv?a 20 km de Montréal.Mise au point WË M.Michel Roy, Editeur adjoint de LA PRESSE, conteste le point de vue de M.Edmunston suivant lequel le collaborateur Denis Duquet serait en conflit d'intérêts.« M.Duquet, a-t-il dit, fait consciencieusement et chaque semaine l'examen et la critique des automobiles de toutes les marques dans les colonnes de LA PRESSE.Le Salon de l'auto est une manifestation annuelle à laquelle participent presque tous les constructeurs de voitures et qui vise à promouvoir l'automobile sans égard à une marque particulière.En faisant connaître le Salon, M.Duquet ne se met pas au service d'une compagnie ou d'une entreprise; il fait plutôt oeuvre utile pour le consommateur, l'amateur et le spécialiste », a conclu M.Roy.GRAND SOLDE FINAL D'HIVER de réduction MARCHANDISE D'AUTOMNE ET D'HIVER * COSTUMES ET DE RÉDUCTION MANTEAUX D'HIVER CENTRE DE LA MODE POUR TAILLES (12-20) (22-26) (12^24'/.) SALON JULIETTE 5457, CHEMIN QUEEN MARY 1+ Conseil de la radiodiffusion et dee télécom munie etlont canadienne* Canadian Radio-television and Telecommunications Commission avis de décision DÉCISION Los Communications Par SatoIMo Canadian Inc Décision CRTC Bb-14.Toronto (Ont ) Documents conno-NOS décision CRTC 81*25?du M avril 1981.decision CRTC 33-126 du 8 mars 1983 ot avil public CRTC 1983-86 du 27 avril 1983 Suito n i ,1V.public CRTC 1 -i-: lu Conseil approuve la demande de modi-'icnlion de la licence do rn* il odiffu¦ \"¦ de ni pre: 30ntee par Les Communications Par Satellite Canadien Inc (CANCOM), en vue do fAire passer de 6.80 S à f S le tant mensuel total mawi-mal applicable a son bloc de huit sujnaLx de television (4 canadiens cl 4 américains) Celte oropositior.s appuie, sui la miso en oeuvro d un barème do lunls dégroupe) qui pormottra d oulonir uno parlto enlru les tards mensuels applicables aux signaux canadionb ut américains individuels La CANCOM est Actuellement autorise a imposer un larif mensuel maximal do 4 S pour les quatro signaux il¦\u2022 télévision canadions tournis on bloc et un maximum de 2,00 S pour (os qualru signaux américains distribues do façon degroupeo Dans m proposition ucluelie, la CANCOM propose d introduire un ba-réme do tanls dég'oupés \u2022 qui n'établirait pas do dis-tinction ontro les twits mensuels appitutblos aux signaux canadiens ol américains individuels, el qui donnerait au* affiliées la souplesse voulue puur choisir untre les signaux offerts par la CANCOM.en conformité des ii inc.directncos du CnTC sur I équilibre, sann lour imposor le' tarit «lobai r.cluuilorncnt appltcablu au hioc de signaux canadiens » Lu Conceit usl tanvamcu quo la majoration proposée do 70 ' de tant mensuel tctnl maximal applicable nu bloc de huit signaux de television de In CANCOM osl justifiéu SUC lo plan économique II nolo en oulro que.conformément a I engogomrjnt initial do la CANCOM.olle continuera de dislribuor Qralul-temont à sos affiliées ses signaux radiophonlquos canadiens autorisés Le Consoil estima que le dégroupement des torils applicables à la distribution do signaux canadiens s'Inscrit danu !o ca-;)\"¦ do la prooccupation exprimée par *e Consoil dans des décisions ot dos avis antériours Le Consoit précise do nouveau quo la pri-cipale rnsponsabiltle de la CANCOM demeure (extension des uorvicos do radiodiffusion canadiens aux collectivités plus éloignées ot mal dcsscirvlos Ou puis-Jo lire las documents du CRTC?Los documents du CRTC pouvont Aire consultés dans la
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