La presse, 19 janvier 1985, Cahier A
[" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE wEgreicheetscaff OU OPTOMETRIES -MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985, 10l> ANNÉE, N° 90, 188 PAGES, 13 CAHIERS « LA MÉTÉO: NEIGE.MINIMUM: -14°, MAXIMUM: -10°.DEMAIN : QUELQUES CHUTES DE NEIGE.DÉTAILS PAGE A 2 24 SUCCURSALES À MONTRÉAL 336-5330 J 1$ AUX PROCHAINES ÉLECTIONS GÉNÉRALES Le PQ peut battre le PLQ si Johnson fait face à Bourassa (Toils droits réservés) I I Dirigé par Pierre-Marc Johnson, le '\u2014' PQ peut battre les libéraux de Robert Bourassa, lors des prochaines élections.C'est ce que révèle le sondage CROP-LA LOUIS FALARDEAU et PIERRE GRAVEL_ PRESSE ré3lisé entre le 10 et le 11 janvier auprès de 1 005 électeurs.Quarante-sept p.cent des personnes interrogées ont en effet répondu qu'elles voteraient pour le Parti québécois s'il était dirigé par M.Johnson.Quarante-six p.cent appuieraient le Parti libéral de Robert Bourassa dans cette hypothèse et S p.cent l'Union nationale de Jean-Marc Béli-veau.Ces données indiquent que les deux grands partis seraient nez à nez.Mais, compte tenu de la marge d'erreur, qui est de 3 p.cent dans ce type de sondage, et du fait que les libéraux, en raison de l'appui massif qu'ils recueillent dans les circonscriptions anglophones, ont besoin d'un plus grand pourcentage de voix que leurs adversaires pour obtenir le même nombre de sièges, on peut penser qu'un PQ dirigé par Pierre Marc Johnson battrait le PLQ de M.Bourassa.«Ce n'est pas une prédiction risquée», commente le politicologue Vincent Le-mieux, professeur à l'université Laval et spécialiste de l'analyse des sondages.Il fait valoir que deux spécialistes, MM.André Bernard et Louis Massicottc, ont étudié chacun de son côté l'effet que peut avoir la force des libéraux dans les circonscriptions anglophones et qu'ils en sont venus ù la conclusion qu'il leur fallait pour cette raison une avance de cinq points pour obtenir autant de sièges que les péquistes.M.Lemieux note également qu'il s'agit d'une question hypothétique et que le résultat pourrait être différent si M.Johnson devenait effectivement le chef du PQ.Le sondage révèle également que l'écart entre le PLQ et le PQ dans les intentions de vote s'est considérablement rétréci au cours des derniers mois.À la question classique demandant « S'il y avait des élections provinciales aujourd'hui, pour quel parti politique voteriez-vous ?», 53 p.cent des électeurs choisissent le Parti libéral et 39 p.cent le PQ.L'Union nationale n'obtient plus que 7 p.cent des appuis.L'écart n'est plus que de quatre points ( avant répartition des indécis ) quand on demande quel chef de parti est le plus apte à diriger le Québec.M.Bourassa est alors le choix de 41 p.cent des répondants, con- voir SONDAGE en A 2 Bourassa contre ses adversaires du PQ Selon que le Parti québécois serait dirigé par René Lévesque, Pierre-Marc Johnson, Bernard Landry ou Jacques Parizeau, voici le score qu'obtiendrait le PQ contre un Parti libéral du Québec dirigé par Robert Bourassa lors d'une prochaine élection: PLQ PQ UN Autre Inconnu* Lévesque.53% 39% 7% 1% (17)% Johnson.46 47 5 1 (21) Landry.58 32 8 1 (29) Parizeau.56 32 9 3 (25) La mise au rancart de l'indépendance plaît aux électeurs Nos informations en pages A8, A9 et A10 Annonces cla«6ées.B 3, D 12 ;i D 15.M 3 a H 12 \u2014 Habitat.D 1 à O 11 Bandes dessinées.X 19.X 20 Bridge.X 18 Carrières et profess.Y 1 à Y 8 Z1 àZ 11 \u2014 Chasse et pèche.G 8 Décès, naissances, etc.H 15 Êtes-vous observateur?.H 3 FEUILLETON.D 14 « Génies en herbe ».X 19 Horaires.E 10 Horoscope.D 15 Le monde.H 1 Loteries - résultats.C 8 Maisons d'enseign.:.C 5 à C 7 Mots croisés.H 5, H 7 « Mot mystère ».H 7 Quoi faire.H 2 Restaurants.F 7 a F 10 Sciences.Z 12 Télévision.F 6, F 7 Timbres.X 18 1 19% un Bourassa ^\u2014-w \t\t\t \t\t\t \t¦ V\t\t¦ FRANCINE LALONDE «La critique ne me fait pas: peur : elle me stimule plutôt», confie à Huguette Ro-berge la nouvelle minisire de la Condition féminine, dont la nomination à ce posta cette semaine est loin d'avoir fait l'unanimité.page CI PROGRAMMES SOCIAUX Le gouvernement Mulroney maintiendra le principe de l'universalité Jake Epp m OTTAWA \u2014 Le gouverne-^ ment conservateur maintiendra le caractère universel des allocations familiales et des pensions de vieillesse et les prestations de ces deux programmes MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa_ continueront d'être versées à tous les Canadiens qui y ont droit.De plus, les économies qui seront réalisées dans les autres programmes sociaux ne serviront pas à réduire le déficit du gouvernement, mais plutôt à améliorer les bénéfices sociaux de ceux qui en ont le plus besoin.Tels sont les engagements que le gouvernement de Brian Mulroney entend respecter lorsqu'il procédera à la reforme des programmes sociaux.Ces décisions, qui marquent un recul par rapport aux positions prises antérieurement par certains ministres conservateurs, ont été dévoilées hier à la sortie d'une réunion du comité des priorités et de la planification, groupe restreint de ministres qui établit les politiques du gouvernement.En conférence de presse, les ministres Robert de Cotret, président du Conseil du trésor, et Jake Epp, responsable de la Santé et du Bien Etre, ont indiqué aussi que le document de consultation sur la réforme sociale sera publié le 28 janvier.Le ministre Epp a déclaré que le gouvernement avait rejeté l'idée d'imposer une taxe spéciale aux citoyens les mieux nantis qui reçoivent les allocations familiales et les pensions de la vieillesse.« Jamais les bénéfices sociaux ne seront récupérés par les taxes », a affirmé M.Epp.Le ministre de la Santé veut mettre fin, a-t-il dit.à certaines rumeurs.« Il y a eu des spéculations concernant un plan secret où nous aurions eu l'intention, tout en donnant d'une main les chèques d'allocations familiales, de les reprendre de l'autre main en surtaxant les prestations sociales.» Calmer les appréhensions Pourtant, au cours du mois de décembre dernier, tant le ministre Epp que ;ron collègue des Finances, Michael Wilson, ont laissé clairement entendre que le gouvernement s'apprêtait à voir PROGRAMMES en A 2 LES FEUX ONT CHANGÉ DE NATURE DEPUIS VINGT ANS Les pompiers de Montréal ne sont pas prêts à lutter contre les incendies chimiques na Tout porte à croire que les \u2014 pompiers de Montréal ne sont ni suffisamment préparés, ni suffisamment équipés pour GILLES NORMAND combattre des incendies impliquant des produits chimiques toxiques, comme les blphényles polychlorés ou BPC.C'est ce qu'indique une enquête éclair menée par LA PRESSE, à la suite de l'incendie enco- re récent du laboratoire de l'IREQ, à Varennes, le 20 novembre, incendie qui a entraîné la fermeture des lieux pour trois à six mois, en raison d'une contamination aux BPC.Cinq pompiers montréalais, qui ont dû se soumettre à une série d'examens médicaux, de même que leurs quelque soixante collègues de la Rive-Sud, sauront, le 29 janvier, s'ils ont subi des séquelles des heures passées dans l'enceinte du laboratoire.Interrogé sur les aptitudes du Service d'incendie de Montréal pour lutter contre des incendies impliquant des BPC, le respon- Cette semaine dans PLUS : comment venir à bout des BPC?sable de la formation des hommes, M.Normand Lussier, s'est dit d'avis qu'on est en mesure de répondre adéquatement à toute alarme, dans une mesure de 100 p.cent, ce qui n'empêcherait personne, au lendemain d'une catastrophe, de lui reprocher cette affirmation.À titre d'exemple, il a ajouté que les pompiers étaient en mesure de faire face à la situation que causerait l'écrasement hypothétique d'un voir POMPIERS en A 2 FRANÇOIS BARBEAU Mais qu'est-ce qui pousse ce vétéran costumier d'acteurs a se consacrer dorénavant 'à » la mise en scène au théâtre ?En fait, ses motifs son muUh\" pies et il s'en est ouvert 6-Raymond BematchEZ.page Cl EVA Un rire d'enfant qui ne vieillit pas, des yeux qui veulent tout voir à la fois et des propos qui voyagent dans le temps: rien d'une entrevue littéraire, rapporte Jean Beaunoyer au retour d'une entrevue avec la chanteuse allemande «la plus canadienne».page El LES PLUS BAS PRIX! UN SERVICE IMPECCABLE! VKT 326 *599 VKT 426 >699 VKT 550 *999 VKP-900 '1199 SPECLI-I ET Mis.M A DCl'« M.c IX' Mr V,0 jAflli i rrelfC -A Of UH PAS Ot Mf Tt-llft)! V^'T\"?» 4 ê *A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 AOtorjBDUul ?CHRONIQUES LYSIANE GAGNON: Le congrès du PQ marque la mort d'un grand projet politique qui avait mobilisé les éléments les plus dynamiques de toute une génération.page A 7 ?PLEINS FEUX FLORIAN BERNARD: En optant pour un futur métro sur fer, à Montréal, le gouvernement du Québec veut se donner une expertise dans le domaine et s'implanter ensuite sur le marché mondial du transport en commun.page A 7 JEAN LAPIERRE: Les autorités italiennes sont de nouveau aux prises avec une vague de terrorisme.page A 7 ?VACANCES-VOYAGE MICHEL-G.TREMBLAY: À l'occasion des vacances d'hiver dans les écoles, on peut songer à des expéditions de ski dans les États de New York et du Vermont.page X 1 ?SCIENCES La présente sécheresse qui sévit en Afrique pourrait n'être qu'un signe avant-coureur d'une crise de l'eau qui pourrait affecter de nombreuses régions du globe d'ici une dizaine d'années.page Z 12 ?HABITAT ROBERT DUBOIS: Quand on fait le choix d'un « pré-lart » ou de tuiles, il faut tenir compte, entre autres, de son budget et de l'entretien que l'on est prêt à fournir.page D 1 ?VIVRE AUJOURDHUI LILIANNE LACROIX: Chez les chômeurs de 40 ans et plus, nombreux sont ceux qui tiennent à cacher « leur échec.» page C 1 ?JARDINAGE FLORIAN BERNARD: Membre de la famille des aralia-cées, la plante-ombrelle est un joli petit arbuste d'appartement, page D 4 ?CHEZ SOI LAURIER CLOUTIER: Plus de 450 000 ménages pourraient devenir propriétaires en convertissant leurs immeubles locatifs en copropriété.poge D 1 ?BRICOLAGE LOUIS THIVIERGE: On trouve maintenant sur le marché de nouveaux panneaux de gypse prépeints qui ne nécessitent pas de tirage de joints.page D 6 DEMAIN dans LA.PRESSE CONGRÈS DU PQ: Huit pages sur le congrès du Parti québécois, un événement couvert par 12 journalistes et photographes de LA PRESSE.LES FEMMES ET L'ALCOOL: L'alcoolisme des femmes, c'est pas pareil.Les méthodes de traitement restent à découvrir, explique Huguette ROBERGE.GASTON LEPAGE: Notre chroniqueur de théâtre, Raymond Bernatchez, a interviewé Gaston Lepage, l'un des comédiens de la pièce « Le Tourniquet », présentée par la Nouvelle compagnie théâtrale au Théâtre Denyse-Pelletier.la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE ett publiée por LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jocque*, Montreal H2Y IK9.Seule la Preue Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de b deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400*.Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 le service del abonnement» ett ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18 h RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Gronde-, annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ov vendredi Ih à I7h Pour changer 285-7205 du lundi ou vendredi % o 16*30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 Notional, TtWrtu.285-7306 Vacances, voyogtt 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 103 à quatre chiffres 6456 [LAMÉTÉOl DATE: Samedi 19 juillet 1985 AUJOURD'HUI Min.:-14° Max -10 NEIGE 03 6 01 demain NEIGE, PlUS FROID Québec W Min Moi Aur~\")hui Ao.'c.-25 -18 Neige Ouiaouais -14 -10 Neige laurentides -14 -10 Neige Contons de l'Est -52 -10 Neige Mourkie -23 -18 Neige Québec -23 -14 Neige loc-Saint-Jean -30 -18 Neige DJmotnii -25 -14 Ensoleille Gospésie -22 -10 Neige Bcie-Comeau -28 -14 Ensoleillé Sept Hti -28 -14 Ensoleillé Canada Mix Mo>.Au,.u,d-hu.Victoria 3 7 Nuogeu» Edmonton -25 -18 del clou Regino -35 -25 Ciel clair Winnipeg -38 -27 CM clair Toronto -Il -10 Venteui Ptederkton -20 - 8 Nuogeu» Hoirie* \u201413 - 3 Nuogeu» Chorlottetown -19 - 7 Ensoleillé Sont-Jean - 9 - 5 Ensoleillé États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami Now York -11-5 N.-Orleans -7-3 Pittsburgh -22 -20 S.Francisco 14 21 Washington - 4 - 3 Dallos les capitales Amsterdam Amenés Acopulco Berlin Bruielles Buenos Aires Copenhogue Geneve Hong Kong le Cake litbonne londrei -12 3 Madrid Moscou 20 33 Me.« -10- 5 -10- 3 21 31 Oslo Poris Rome - 9 - 3 Séoul - 3 Stockholm 19 Tokyo 18 Trinidod 16 Vienne 2 3 4 -11- 2 6 21 -7-6 - 5 0 5 13 -10 3 -10- 4 - 2 5 30 31 -9-3 Les employés de Melchers demandent / \u2022 ¦ i l'intervention de l'évêque de Joliette ri BERTHIERVILLE \u2014 Les ^ ouvriers de la distillerie Melchers de Berthierville viennent de demander à l'évêque du diocè-ce de Joliette, Mgr René Audet, d'intervenir auprès du député fédéral et président du conseil du Trésor, Robert de Cotret, pour que leurs emplois soient protégés.ANDRÉ PÉPIN_ Les ouvriers voulaient entreprendre une grève de la faim hier, dans l'église de Berthieville, mais, conseillés par l'évêque de leur diocèse, ils ont accepté de ne pas exercer ce moyen de pression, dans l'espoir que le gouvernement fédéral intervienne plus énergiquement dans le dossier.Ils souhaitent maintenant que Mgr Audet rencontre le ministre de Cotret pour que ce dernier s'implique plus à fond dans le dossier.Réunis hier soir en assemblée générale, les ouvriers de Melchers ont manifesté l'espoir que leur évèque puisse rencontrer M.de Cotret pour le convaincre de sauver les emplois menacés à Berthierville.Plus de la moitié des employés de Melchers ont déjà perdu leur emploi.Ils ont obtenu cette semaine que la compagnie Seagram leur sonserve leur statut juridique d'employés, mais l'usine continue de fonctionner avec des effectifs très réduits.Le comité de citoyens pour la sauvegarde des emplois à Melchers croit qu'une subvention de de $500 000 du gouvernement fédéral permettrait à tous les travailleurs de l'usine de retourner au travail cet hiver, en attendant que Seagram finalise une transaction avec des investisseurs intéressés à la relance de la distillerie.On sait que la Société des alcools est intéressés à se porter acquéreur des installaitions de la Melchers.Occupation Dés le début de la semaine prochaine, les ouvriers de la Melchers, incapables pour l'instant de rencontrer le ministre Deco-tret, occuperont les locaux du centre de la Main-d'oeuvre à Ber-thier, pour forcer l'intervention du ministre.Plus de 40 p.cent de la main-d'oeuvre de Berthierville est actuellement au chômage.La fermeture de Melchers, la grève a Marine Industrie de Sorel et le ralentissement de l'activité dans la plupart des petites industries locales créent une situation dramatique dans la région.Le coordonnateur du comité des citoyens, Jean\u2014Marc Feiv land, un fonctionnaire du CLSG; local, a précisé à LA PRESSE que près de la moitié des travailleurs de Melchers ont eu recours '¦ aux services médicaux publics: depuis l'annonce de la fermeture; de la distillerie.; \u2022 Formation d'un comité de relance à Wabasso «j La réunion d'urgence \u2014 qu'ont eue, hier après-midi, le maire Gilles Bcaudoin, de Trois-Rivières, et les députés Pierre H.Vincent et Denis Vau-geols à propos du dossier Wabasso, a accouché de la mise sur pied d'un comité de relance tripartite auquel seront conviés aussi le syndicat et la compagnie.La présidence du comité a été confiée au professeur Réal Fortin, l'actuel président de la So- ciété du parc industriel de Bé-cancour.Les trois élus ont donc convenu de cette action pour tenter l'impossible : faire redémarrer Wabasso s'il s'avère que l'entreprise peut encore être rentable.Le député Pierre H.Vincent a déclaré hier, à l'issue de la réunion, qu'il ne faut pas prendre pour acquis que Wabasso est non rentable uniquement parce que ses dirigeants actuels refusent de continuer.$¥ j*»4 Les plaisirs de l'hiver à l'île Notre-Dame L'hiver n'a pas que des rigueurs et rien ne pouvant freiner leur enthousiasme, deux adeptes du toboggan sont ailés brû 1er», hier, la piste de l'île Notre-Dame.D'autres braves, aux élans moins frénétiques, ont profité de ce beau vendredi en soleillé pour louvoyer sur le Bassin olympique, planté d'arbres.saisonniers.photos Bernard Brault, la press POMPIERS SUITE DE LA PAGE A 1 Boeing sur la Place Ville-Marie, mais que les règles du jeu pourraient facilement être déformées par un ensemble d'incidents imprévus, comme des explosions, ou l'existence de matières dangereuses inconnues ou de matières dont on ne soupçonnerait simplement pas la présence.Matières synthétiques Rappelant que les feux ne sont plus de même nature qu'il y a cinquante ou même vingt ans, le responsable de la formation des pompiers précise qu'on trouve davantage de matières synthétiques qui compliquent le déroulement des incendies.« De nos jours, on rencontre de faux murs, du faux bois, diverses matières plastiques, qui rendent la fumée beaucoup plus toxique », dit-il, reconnaissant que rien dans lu formation des pompiers ne touchait spécifiquement aux produits chimiques comme les BPC, sauf peut-être pour les pompiers formés à l'école Saint-Maxime, a Laval, comme c'est le cas depuis sept ans.Il s'agit d'un cours de deux ans, accessible après le Secondaire V.Antérieurement, les pompiers avaient leur propre école de formation \u2014 qu'on est présentement à restructurer \u2014 et ils y recevaient un enseignement intensif de quatre mois, portant notamment sur l'extinction des feux, le maniement des outils et les opérations de sauvetage.On passait ensuite par une période de probation d'un an.Si les pompiers montréalais furent invités, il y a quelques années, à suivre une série de séances d'information sur les matières dangeureuses, on peut dire que la forte majorité n'ont pas donné suite à l'invitation, sans doute parce que ces 45 heures de cours devaient être suivies, volontairement, pendant leur temps libre.Toutefois, estime M.Lussier.il faudra bien que dans l'avenir on insiste davantage sur les matières dangereuses, corrosives, chimiques et toxiques.< L'apparition constante de nouveaux produits nous impose une remise en question de nos méthodes», ajoutc-t-il.M.Lussier se demande même si on n'en viendra pas un jour a former diverses catégories de spécialistes pour intervenir dans certaines situations, alors que les pompiers seraient confinés à un rôle de généralistes.« Serait-ce plus avantageux, je ne le sais pas », dit-il, ajoutant que pour le moment, Il avait pleine assurance d'être en mesure d'affronter toutes les situations.Formation inadéquate?Quant aux pompiers qui ont accepté de répondre, rien de plus clair, rien de plus inquiétant également.Ceux-ci, une douzaine choisis au hasard, se sont tous dits inadéquatement formés pour affronter des incendies im- pliquant des produits comme les BPC.Exigeant l'anonymat, ils ont soutenu qu'on ne leur a jamais communiqué de directives précises sur les interventions là où il y aurait des matières dangereuses comme celles dont nous parlons.Plusieurs n'avaient jamais entendu parler des BPC avant l'incendie de l'IREQ.Ces pompiers ne savent pas non plus qu'il est recommandé par Environnement Canada d'utiliser des extincteurs au gaz carbonique ou à poudre, au lieu de l'eau, pour éviter l'explosion et le débordtment de transformateurs, ou la contamination de l'environnement par les eaux de ruissellement.Ils ne savent pas non plus qu'il est recommandé de restreindre le nombre d'intervenants au minimum, et de limiter leur intervention a des périodes de 15 minutes, afin de réduire les risques d'exposition aux BPC et à leurs dérivés.Il est à souhaiter que les officiers, eux, le sachent.«Personnellement, si je dirigeais une équipe de pompiers sur un incendie où on apprenait qu'il y a des BPC, je leur dirais : laissez tout brûler, n'entrez pas là-dedans », dit le président de l'Association des pompiers de Montréal, Yves L'Écuycr.Dans la région de Montréal, seuls les pompiers de l'aéroport de Dorval et ceux des raffineries de pétrole sont formés et équipés adéquatement (camion de gaz carbonique et de mousse ) pour faire face a de telles situations.SONDAGE SUITE DE LA PAGE A 1 tre 37 p.cent pour René Léves-que et 4 p.cent pour Jean-Marc Béliveau.La même question hypothétique a été posée en prenant pour acquis que MM.Jacques Pari-zeau ou Bernard Landry était chefs du PQ.Les deux feraient beaucoup moins bonne figure que M.Lévesque face à Bouras-sa, puisqu'ils seraient battus respectivement par 56 à^2 et 58 à 32.Les Québécois souhaitent toujours, mais par une marge plus faible qu'avant, que M.Lévesque cède sa place à un autre à la tête du PQ.Pierre-Marc Johnson est alors, et de loin, le grand favori pour lui succéder.Les électeurs, conséquents avec leurs Intentions de vote, estiment qu'il est de loin le meilleur chef pour affronter M.Bou-rassa.Trente-neuf p.cent le choisissent, contre seulement 23 p.cent pour René Lévesque, 13 p.cent pour Jacques Parlzeau et 3 p.cent pour Bernard Landry.Ils appuient par ailleurs a 70 p.cent la volonté de M.Lévesque de ne pas faire porter les prochaines élections « sur la question de l'indépendance du Québec ».Les péquistes sont les plus nombreux à être de son avis.Ils souhaitent enfin que l'élection ait lieu cette année.Quarante-cinq p.cent disent avant l'été, 27 p.cent choisissent plutôt l'automne 85 et seulement 15 p.cent préféreraient que le gouvernement attende la fin de son mandat, au printemps 86.PROGRAMMES SUITE DE LA PAGE A 1 récupérer par le régime fiscal certains bénéfices sociaux versés aux citoyens à revenus élevés.Par ses déclarations d'hier, le gouvernement Mulroney veut calmer les appréhensions des\" : partis d'opposition et celles du public, avant la reprise des travaux parlementaires, lundi pro-,-chain.Les trois engagements-pris par le cabinet conservateur sont les suivants : À respect du principe de l'universalité.« Le concept de l'universalité est la pierre angulaire de notre sécurité sociale», ont déclaré les ministres Epp et de Cotret.« L'universalité ne doit pas \u2014 et ne sera pas \u2014 remise en question » ; * il n'y aura pas de vérification de revenus ( mean test, en anglais ) pour déterminer l'accès à certains programmes sociaux.\u2022 Le crédit d'impôt pour enfant et le supplément de revenu garanti continueront à être déterminés en fonction du revenu imposable », ont dit les deux ministres ; * les économies qui pourront résulter des changements dans les programmes sociaux ne serviront pas à réduire le déficit.Réactions de l'opposition - : Les deux partis d'opposition,ï \\ libéral et néo démocrate, se sont' montrés satisfaits des engagements annoncés par le cabinet conservateur.Le néo-démocrate Neil Young a affirmé que les promesses du ministre Epp concernant les allocations familiales et les pensions de vieillesse seront une bonne nouvelle pour les parents et les retraités.Ces derniers, a dit M.Young, étaient inquiets des projets du gouvernement.Le critique libéral, Doug Frith, a dit que l'opposition a eu un impact sur l'attitude du gouvernement.«Je crois que nous avons gagné le premier round >, a dit M.Frith.Sur un ton partisan, il a ajouté : \u2022 C'est une victoire pour l'opposition libérale ». LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 la presse A 3 * » Le général Ariel Sharon téléphoto AP Le jury donne à nouveau raison au général Sharon ¦I NEW YORK (Reuter) \u2014 ™ Le jury new-yorkais appelé à se prononcer dans le procès en diffamation intenté par le général Ariel Sharon au magazine Time lui a donné gain de cause sur un deuxième point, hier.Cette deuxième question portait sur la véracité ou l'inexactitude de l'article de Time sur le massacre des Palestiniens aux camps de Sabra et Shatilla, en 1982.Mercredi, le jury composé de quatre femmes et de deux hommes avait déjà estimé que Time s'était rendu coupable de diffamation envers le général Sharon en affirmant que celui-ci s'était entretenu avec les leaders des Phalanges chrétiennes de leur volonté de vengeance, avant l'entrée de leurs troupes dans les deux camps.Le général a nié toute responsabilité dans les massacres.Le jury doit encore déterminer si Time savait si ses informations étaient fausses lorsqu'il les a publiées, ou s'il a délibérément déformé la vérité.Il se penchera sur cette question aujourd'hui.Pour obtenir les $50 millions de dommages et intérêts qu'il réclame, le général Sharon doit obtenir satisfaction sur ces trois points.Il considère cependant avoir déjà remporté une « victoire morale », pour laquelle le premier ministre israélien Me-nachem Begin lui a envoyé hier un message de félicitations.La défense conteste la validité de l'accusation contre Maranda =| Les procédures criminelles intentées contre Me Léo-René Maranda, relativement à une affaire de stupéfiants, vont être considérablement retardées avant même que le criminaliste n'enregistre sa comparution officielle.MARIO ROY_ Hier, Me Maranda s'est présenté devant le juge Benjamin Schecter, de la Cour des sessions, en compagnie de ses présumées complices, les soeurs Andrée et Manon Marquis.Mais il n'a même pas véritablement comparu, au sens de la loi, la défense ayant manifesté son intention de contester, devant la Cour supérieure, la validité des dénonciations déposées par la Gendarmerie royale du Canada.Léo-René Maranda.52 ans, Andrée Marquis, 35 ans, et sa soeur Manon, 29 ans, sont confrontés à une triple dénonciation de possession de cocaïne et de haschisch dans le but d'en faire le trafic.Souriant et apparemment fort calme, le prestigieux criminaliste a laissé aux avocats du trio.Mes Pearl Charnelsky et Pierre Poupart, le soin d'annoncer ces procédures préliminaires.La comparution a été remise au 1er février.L'affaire Maranda va donc s'ouvrir par un débat en droit qui devrait ôlre amorcé au cours des prochaines semaines.Ni du coté de la défense, ni du côté de la poursuite, assumée par Me Yvan Roy, on n'a voulu commenter la nature de cette contestation ou la situation créée par l'annonce de cette procédure.L'absence de juridiction?Les observateurs croient que le criminaliste va plaider devant la Cour supérieure l'absence de juridiction du juge de paix Michel Breton, signataire des sommations signifiées au trio.La question de la « définition de tâches» des juges de paix alimente la controverse depuis deux mois au Québec et ailleurs au pays.Le 30 novembre dernier, le juge Jean-Guy Boilard, de la Cour supérieure, décidait que les chartes canadienne et québécoise des droits, ainsi que la notion d'indépendance de la magistrature, n'autorisent pas un juge de paix à accepter des dénonciations, à émettre des sommations de comparaître et à signer des mandats.Ironie du sort, le juge Boilard avait alors à se pencher précisément sur les prérogatives du juge de paix Michel Breton, qualifié strictement de fonctionnaire provincial par le juge de la Cour supérieure.Mais déjà, le Y décembre, la Cour d'appel autorisait le ministère public à en appeler du jugement Boilard.le litige se retrouvant ainsi au rôle du tribunal de seconde instance.En Ontario ce^ pendant, la Cour d'appel, saisie d'un débat semblable, a décidé à l'unanimité que les juges de paix de cette province doivent être considérés comme indépendants dans l'exercice de leurs fonc: tions.Pendant ce temps, le juge en chef Yves Mayrand, de la Cour des sessions, émettait une directive autorisant les juges de paix du Québec à exercer leurs pleines fonctions jusqu'à ce qu'un jugement final n'intervienne.Le complexe débat en est ià et il n'est pas farfelu de penser que l'affaire pourrait ultimemcnt être portée devant la Cour suprême du Canada.Si.effectivement, les avocats de Léo-René Maranda et des soeurs Marquis s'engagent dans cette voie, il est tout aussi possible de croire que les procédures pourraient considérablement s'allonger.Denis Lortie voulait détruire le PQ « pour le mal fait au français » L'agent Beaulieu a été tué à l'aide de deux armes, dit un expert I L'agent Pierre Beaulieu, de ; la police de la Communauté urbaine de Montréal, a été atteint de deux projectiles tirés par deux armes à feu différentes : son propre revolver et celui de son confrère, l'agent André Thibodeau.deux armes de service de calibre .38.C'est ce qui se dégage du témoignage d'un expert en balistique.Gianfranco C'avallo, entendu hier au procès de Dennis Ernst Colic, 22 ans, présumé auteur du double meurtre du (i octobre dernier, à Montréal-Nord.'.Les deux projectiles ayant atteint le policier étaient mortels, selon le pathologis te entendu plus (ôt.D'autre part, des témoins antérieurs ont aussi affirmé avoir vu Colic s'emparer, dans un corps à corps, de l'arme du policier Thibodeau, le témoignage de (expert en balistique venant ainsi ajouter un autre maillon à la chaîne des présomptions.Le « justicier aurait aimé Quant au revolver de l'agent assassiné, il aurait pu être arraché par Daniel Bélanger, 20 ans, le compagnon de Colic, peut-on déduire des versions données par des témoins oculaires de l'événement.Quoi qu'il en soit, les deux armes à feu Smith & Wesson ont été retrouvées à Woodstock, en Ontario.Par ailleurs, l'étudiant Giovanni Délit Colli, seconde victime de la fusillade, a été touché de projectiles provenant de l'arme de l'agent Beaulieu.estime Gianfranco Cavallo.En pathologie, on a déjà établi qu'il avait été atteint de quatre coups de feu : en balistique, on n'a retrouvé que trois fragments de ces projectiles.À ce sujet, Cavallo ajoute qu'un des coups de feu a été tiré à bout touchant.Le procès se poursuit lundi en Cour d'assises, devant un jury présidé par le juge Claire Barret-te-Joncas.iffi QUÉBEC \u2014 Déclarant ai-™ mer et respecter sa langue maternelle, le caporal Denis Lortie était d'avis que le Parti québécois devait être détruit, justement à cause du mal qu'il a fait au français depuis son arrivée au pouvoir.LEOPOLD LIZOTTE Cette déroutante affirmation, le jeune militaire la répète dans les deux cassettes qu'il avait enregistrées quelques heures avant son raid meurtrier sur l'Assemblée nationale, la première à l'intention de l'animateur radio-phonique André Arthur, la seconde pour l'aumônier du camp militaire de Valcartier.Il soutient qu'il aurait pu s'attaquer tout aussi bien et avec autant de succès aux édifices du Parlement fédéral, à des ambassades et même au quartier géné- ral de la Défense nationale.C'est à Québec toutefois qu'il voulait frapper parce que c'est là, selon lui, que l'on a fait le plus pour détruire le français.Affirmant avoir bien mûri son projet, il déclare que plus rien ne peut désormais l'arrêter : ni la police, ni l'armée.Il formule dans ces deux documents sonores de nombreuses dénonciations, mais c'est aux politiciens qu'il s'attaque le plus férocement, surtout aux partisans de l'indépendance.Il ironise à sa façon sur l'idée du Québec 1.ibre, chère à Monsieur L.évesque.Mais il annonce que cette libération ne se produira jamais car, entre lOh et 11 h le lendemain matin, tout aura été détruit, «.le vais vous arranger cela, dit-il.Le parti n'existera plus.» Le prix de l'électricité Il reproche également au gou- vernement en place l'exode des industries vers d'autres parties du pays, le fait que l'on paie notre électricité trois ou quatre fois plus chef qu'aux États-Unis (sic) et le fait aussi que les Québécois restent dans leur cocon et ne visitent pas les autres parties du Canada, où il y a des choses merveilleuses à voir.Même si on risque d'y rencontrer beaucoup d'incompréhension et des gens qui nous trouvent stupides.Ce serait beaucoup plus enrichissant, dit-il, que d'aller « s'évacher » au soleil en donnant son argent aux Américains.Qu'y a-t-il de plus beau que l'Arctique, demande-t-il.même s'il y fait un peu froid ?Il s'en prend aussi aux ouvriers qui réclament des salaires impossibles et qui veulent vivre au-dessus de leurs moyens.Puis il se lance dans une attaque générale contre les fléaux que sont la drogue, la cigarette et la boisson, tout en répétant que le pire de tous les maux, ce sont les politiciens, ces bouffons qui rient dans le dos des gens.Et il lance un nouvel appel aux Québécois pour qu'ils regardent ailleurs, pour qu'ils visitent leur pays d'un bout à l'autre, comme lui l'a fait.C'est le seul moyen de sauver ce Canada où, il le concède, on nous hait.Puis, en disant adieu à ceux qui ['écouteront, il reconnaît que certains vont peut-être le trouver, « drôle ».Mais il supplie ceux qui auront à decider de son sort, s'il survit à son aventure, de ne pas dépenser des millions pour discuter de ce qui a pu le porter à faire ce qu'il a fait et pour se pencher sur les motifs qu'il a pu avoir.Ce que.pourtant, on va faire au cours des jours qui viennent, si l'on s'en tient à la présence continue, dans la salle d'audience, dé cinq psychiatres connus.L'accusé dénonce la discrimination militaire gs QUÉBEC \u2014 Si l'accusé du ¦™ triple meurtre du 8 mai, à l'Assemblée nationale, accuse le Parti québécois de tous les torts dans sa politique linguistique, il n'en dénonce pas moins, dans les deux cassettes qu'il a enregistrées avant le drame, la discrimination constante exercée dans l'armée contre la langue française et ceux qui ont le malheur de la parler.Denis Lortie y supplie l'aumo-nier du camp militaire de Valcartier, le lieutenant-colonel Melvin Arsenault \u2014 dont le prénom est, semble-t-il.plus significatif de l'appartenance que le nom lui-même \u2014, de faire quelque chose pour que cesse cette dicrimination.En même temps, il lui demande pardon de lui adresser son message en français.Les deux langues sont aussi importantes l'une que l'autre, dit-il, et les militaires anglais devraient, de leur côte, apprendre le français.Mais il ne se limite pas à relever cette inégalité linguistique.Il parle aussi de celle qui frappe les femmes dans les forces militaires.11 réprouve le gaspillage éhonté qui se pratique partout et les rackets de toutes sortes qui fleurissent\".On n'a pas besoin de 75 sortes de crayons dif- férents et d'autant de variétés de papier, dit-il, pour assurer le fonctionnement des trois armes.Rapines?Avouant quelques rapines qui lui ont peut-être fait rater une promotion, il rappelle que l'on s'approprie de tout et en quantité, dans les « forces », et qu'on s'empare même inutilement de choses dont on n'a aucun besoin et dont on ne saura vraiment que faite.Il s'en prend même au manque de sécurité, qui lui a permis de prendre toutes les armes et toutes les munitions dont il s'est servi.Il ajoute qu'il aurait pu emporter également des explo- sifs, du puissant plastique, et non plus uniquement semer la mort, mais créer la dévastation s'il l'avait voulu, après avoir fait sauter le refuge antinucléaire où il travaillait.Il s'excuse encore une fois de ne pas avoir fait parvenir ce message en anglais au « padre » apparemment anglophone et se redit désolé de ce qui va arriver.« Mais je ne pouvais rater l'occasion, dit-il.C'est pour aider le Canada.» En terminant, il supplie encore le lieutenant-colonel Arsenault : « Padre, faites quelque chose.Je vous le demande.» du métro » de New York «avoir plus de balles» mm NEW YORK (d'après UPI) \u2014 Des fuites de la confession, filmée sur vidéo, du « justicier » du métro de New York, Bernhard Goetz, l'ont état de citations selon lesquelles le tireur était désolé «de n'avoir plus de balles » et indiquant qu'il aurait souhaité utiliser les clés de sa voiture pour faire sauter les yeux de l'une de ses victimes.Ces fuites ont été publiées hier dans les éditions du Daily News et du Posl de New York, au moment où le sénateur Alfonso D'Amaio, républicain de l'État de New York, tempérait son appui à Goetz.; Goetz, qui s'était rendu à la police de Concord, au New Hampshire, la veille du jour de l'an, est cité dans les deux journaux et selon ces citations, il aurait déclaré à la police qu'il regrettait de i n'avoir pas fait plus mal à ses victimes.«J'aurais continué à tirer si j'avais eu encore des balles», a dit Goetz à la police.Selon une autre citation, il aurait aussi déclaré: «J'aurais dû lui faire sauter les yeux avec les clés de ma voiture.» Les sources citées dans les journaux ont dit que Goetz faisait alors référence à Troy Canty,.19 ans, l'un des quatre jeunes Noirs qui l'ont harcelé dans le métro de New York, le 22 décembre dernier, lui réclamant la somme de $5.Goetz, 37 ans.tira des coups de feu sur chacun des jeunes gens, aida une dame âgée à reprendre place sur son siège et s'enfuit dans le tunnel du métro.Depuis l'incident, l'une des quatre victimes demeure dans le coma.Pour sa part.Me Joseph Kel- ner, un eminent avocat de New York qui défend Goetz gratuitement, a déclaré jeudi devant le Comité sénatorial sur la justice, que son client « avait agi raisonnablement.Il a agi d'une manière qui est justifiable.11 était menacé et il était entouré de quatre personnes, ce qui représente une situation où sa vie était menacée.» Les gestes de Goetz lui ont valu l'appui de nombreux New-Yor-kais et les louanges se sont poursuivies jeudi lorsque le Sénateur D'Amato a déclaré, au cours de l'audience du comité sénatorial, qu'il avait également peur de se promener en métro.Hier matin, le sénateur a cependant tempéré l'appui manifesté à Goetz au cours d'une émission télévisée durant laquelle il a déclaré avoir été cité hors-contexte.Meurtre d'un bébé : ¦ Un homme ûgé d'une vingtaine d'années est acti-; veinent recherché par la Sûreté du Québec, relativement à la mort d'un enfant de 10 mois qui a été poignardé dans la nuit d'hier, à Ormstown, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Montréal.Le suspect, un oncle de l'enfant, aurait pris la fuite dans une camionnette.Selon les premières consta- \u2022 talions, le meurtre a eu lieu sous les yeux de sa ! mère, qui n'aurait pu rien faire pour sauver le ; bébé.: Un voleur avec du toupet ', ¦ La police de la CUM a arrêté un homme de 45 ; ans soupçonné de sept vols à main armée dans des \u2022 salons de coiffure de Verdun et de Pointe-Saint- Charles.L'homme, connu des policiers et qui agis- sait généralement avec un complice, devra répondre à pas moins de 123 accusations.Les suspects vidaient les tiroirs-caisses des salons de coiffure et détroussaient les clientes.Cinquante-trois d'entre elles ont porté plainte à la police.L'homme arrêté à Lachine devra donc répondre à 53 accusations de vol à main armée, 53 autres de port d'arme illégal et 17 de complot.Filature dans la fourrure ¦ Six individus qui venaient de commettre un vol qualifié au magasin de fourrures G.J.Papillon, sur la rue Laurier à Montréal, ont été capturés par la police hier après-midi.Ils n'ont eu le temps que de sauter dans une auto volée et rouler un coin de rue, avant que les policiers qui les avaient pris en filature ne les arrêtent.Ils n'ont offert aucune résistance.Avec le Reér Obligations d'épargne, faites d'une pierre deux coups 549 .5746 Chno4G3 P,i' 668 522 ,:i 5'* 3803 ^artin est ni Avez-vous des obligations d'épargne du Québec ou du Canada?En les déposant dans un Reér Obligations d'épargne de la Fiducie du Québec, vous faites d'une pierre deux coups.Vos obligations du Québec continuent à vous rapporter 11 3/4 % et celles du Canada, 11 1/4 %; elles conservent tous leurs avantages mais en plus, vous réalisez des économies d'impôt appréciables.10 361 ^.nl'lV 1-800 ,14>2«6 |0 posl\"' 3225 éal< .36i-/u;nIj»is 11% Taux d'intérêt _ que rapportent actuellement */§ les obliga tions d'épargne if\" du Québec en circulation.Ct»\"1 .,418' 653 681' Renseignez-vous davantage en communiquant avec l'un de nos conseillers.Et rappelez-vous que la Fiducie du Québec peut aussi vous aider en matière de financement, de services fiduciaires et de placements.Fiducie du Québec Le rendement, c'est important; le service l'est tout autant.Vp) desjardins LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 Les syndicats fustigent Le Devoir qui a rabroué son éditorialiste EN BREF ¦¦ Les milieux syndicaux ont ™ réagi avec vigueur à une mise au point publiée hier dans Le Devoir, dans laquelle la direction du quotidien rabroue publiquement son éditorialiste Jean-Claude Leclerc pour un article paru la veille.Injustice, censure, déshonneur, autant de mots utilisés par le syndicat des journalistes du Devoir, la Fédération nationale des communications et la CNN pour qualifier la note écrite par le directeur Jean-Louis Roy et la rédactrice en chef Lise Bissonnette.Dans cette note ces derniers s'excusent d'avoir laissé publier sans le relire un éditorial de M.Leclerc intitulé « Qui donc est inapte?», et dans lequel un paragraphe leur parait contenir des accusations générales et gratuites.Un désaveau de ce genre est rarissime dans le milieu de l'information, et, de dire le président du syndicat de la rédaction du Devoir, s'assimile à un geste inusité, injustifié et injuste.« On soupçonne la direction d'avoir cédé à des pressions des groupes mis en cause », d'expliquer ainsi Jean-Pierre Proulx.Ce que nie formellement le directeur du journal.Les journalistes se réuniront en assemblée générale mercredi prochain pour discuter du cas tandis que le principal intéressé.M.Leclerc, « réfléchissait et consultait » hier.Le président de la CSN, M.Gerald Larose, a pour sa part qualifié la mise au point de «este de censure.De son coté le président de la Fédération nationale des communications ( CSN ).Maurice Am- ram pense que nous voyons là « un journal à l'illustre tradition d'indépendance et de rigueur se mettre à genoux devant les pouvoirs économique et politique ».« Pour la CSN, le monde est blanc ou noir ».explique de son coté Jean-Louis Roy, qui ne s'attendait pas à une réaction aussi virulente.Il ne s'inquiète toutefois pas de la réaction des lecteurs car, assure-t-il, ceux-ci comprendront que c'est un malheureux concours de circonstances qui a permis la publication de l'article concerné, et que leur quotidien continuera d'agir avec « discernement et vigilance ».Des propriétaires de taxi veulent le rejet du plan de rachat an Un groupe de propriétaires ™ de taxi appelle au rejet du nouveau plan de rachat des permis de taxi, lors du vote de dimanche.ANDRÉ NOËL L'avocat du groupe, Me Serge Segal, a soutenu hier que le vote organisé par la Ligue de taxis de Montréal A-ll risquait d'être frauduleux.La Chambre de commerce de Montréal avait surveillé le vote sur le premier plan de rachat, le 10 avril dernier, mais cette fois-ci.aucun observateur ne veillera au bon fonctionnement du vote, a dit Me Segal.De plus, a-t-il souligne, certains proches des dirigeants de la Ligue agiront comme scrutateurs.C'est le cas du fils du vice-président du comité de rachat.Léo Bélanger.Les contestataires estiment que le plan de réduction des permis imposerait un fardeau trop lourd aux propriétaire*, dont plusieurs ont déjà de la misère à joindre les deux bouts.Les membres de la Ligue auront à choisir entre le rachat de 1 (X)l) à 1 500 permis et le rachat de 1 500 à 2 001) permis.Pour racheter 1 500 permis, les propriétaires de taxi qui veulent continuer à faire leur métier devraient débourser Si 000 par année pendant huit ans.Le rachat de 2 000 permis leur coûterait SI 500 par année.«C'est un coût exorbitant, a dit Me Segal.Plusieurs chauffeurs de taxi sont sous le seuil de la pauvreté.Comment pourraient-ils défrayer de Sltmo à SI 500 en plus de leurs dépenses actuelles?» La Ligue de taxi fait valoir que l'élimination de 151)0 des 5260 permis en circulation augmenterait les revenus de chacun d'environ 25 p.cent en repariissant les receltes parmi un plus petit nombre de chauffeurs.Me Segal et les contestataires voudraient que la Ligue se batte pour obliger le gouvernement à subventionner le rachat des permis.Selon eux.ce sont les autorités publiques qui seraient responsables de la surabondance de taxis à Montreal car elles auraient émis trop de permis.Le president du comité de rachat.Maurice Gobeil.n'est pas d'accord pour réclamer une aide du gouvernement.« C'est a nous de voir a nos problèmes, a-t-il dit.Si le gouvernement dépensait l'argent des contribuables pour augmenter nos revenus, il serait ensuite obligé d'aider les dépanneurs à refaire leur devanture.ça n'aurait plus de lin.« Bien qu'approuvé dans une proportion de 51 p.cent, le premier plan de rachat a échoué, ncuIc-rnent 1 140 propriétaires s'étant porté volontaires pour céder leurs permis au prix de $12000 alors que l'objectif était de 2 000 permis.Photo Armand Trottier, LA PRESSE Fête à l'école de la Petite Bourgogne C'était fête hier après-midi à l'école de la Petite Bourgogne de la rue Des Seigneurs.Une soixantaine d'élèves de troisième, quatrième, cinquième et sixième années ont raconté leurs joies du jour de Noël tout en mangeant des fruits et des amandes.Cette petite heure d'échange avait été organisée par la directrice de l'école, Mme Francine Laurin, afin de souligner la participation de ces élèves au concours de contes de Noël que LA PRESSE a publié le samedi 22 décembre.Sur la photo, deux des cinq gagnants, Sophie Décarie et Marie-Claude Raymond se souviennent encore de leur éton-nement heureux quand ils ont vu leurs contes imprimés dans le journal.«JE T'AIME GRAND-PERE » Certaines données du sondage font réfléchir Dans la première tranche du sondage CROP-LA PRESSE rendue publique hier, les Québécois donnent une réponse particulièrement intéressante lorsqu'on leur demande à qui ils feraient le plus confiance lors de négociations en vue de faire adhérer le Québec à l'accord constitutionnel de 1981.D'abord il y a de quoi s'étonner qu'ils fassent un peu plus confiance au premier ministre Lévesque (51%) qu'à Robert Bourassa (48%) quand on sait que le premier a plus mal préservé les intérêts constitutionnels du Québec que le second.Mais le plus surprenant c'est que le premier ministre Mulroney jouit d'une cote de confiance beaucoup plus élevée que les deux premiers (63%).Une grande majorité de Québécois semble croire que les origines québécoises de M.Mulroney justifient de lui faire davantage confiance qu'à M.Lévesque et à son successeur éventuel aux affaires, M.Bourassa.Ils paraissent oublier ou ne pas tenir compte du fait que le devoir d'État d'un premier ministre canadien est de veiller aux intérêts de l'ensemble du pays, sans acception de sa province d'origine.M.Trudeau est aussi un Québécois, et francophone pardessus le marché (alors que M.Mulroney est anglophone), mais il a mécontenté beaucoup de Franco-Québécois avec sa réforme constitutionnelle conçue d'abord dans l'intérêt du pays et non en fonction des attentes de sa province.Pourrait-il en être autrement avec son successeur, fût-il d'un autre parti?Cette grande confiance des Québécois en M.Mulroney a sans doute un rapport direct avec l'état de grâce dans lequel baigne encore, après plus de quatre mois au pouvoir, le nouveau premier ministre.Il n'a encore rien fait d'autre que de sourire et.de distribuer à la ronde les bonnes paroles.Mais il ne rate aucune occasion de poser des gestes de réconciliation avec le gouvernement du Québec, de répéter que son objectif le plus cher est de faire adhérer dans l'honneur le Québec au Canada Bill.Une telle disposition d'esprit a conquis les Québécois.Il est compré-hensif qu'à côté de cet homme nouveau, dont le lait et le miel qui coulent de ses lèvres témoignent de la bonne volonté, inspire plus confiance que des hommes qui, comme MM.Lévesque et Bourassa, ont un passé et qui ont estropié leur crédit dans leurs querelles avec Ottawa.On peut aussi attribuer en partie à cette lune de miel entre M.Mulroney et les Québécois que l'idée de souveraineté soit en chute libre, que le Québec soit redevenu résolument fédéraliste.Et y voir une autre preuve que la tentation isolationniste du Québec, ces dix ou quinze dernières années, tenait moins au système fédéral qu'à l'attitude arrogante, provocante, essentiellement antagonique du gouvernement libéral.Ce style de gouvernement a exacerbé le sentiment nationaliste québécois, il a stimulé et revigoré l'idée indépendantiste, et induit une multitude de Québécois à rejeter le système fédéral pour le bien duquel disait agir ce gouvernement pour justifier sa conduite.Il est compréhensible que les citoyens ordinaires en viennent à confondre un système constitutionnel avec un régime politique donné, à attribuer au premier les vices qu'ils détestent chez le second, et à ne plus voir d'autre solution que dans la séparation quand au surplus ce gouvernement parait installé à demeure.Le Parti québécois doit sa fortune à cette confusion qu'il a entretenue, exploitée et.qui l'a bien servi jusqu'au jour où un changement de gouvernement, à Ottawa, a fait réaliser à sa clientèle que le même système fédéral, sans rien changer à sa nature, permet un changement de gouvernement qui est, par rapport au précédent et quant au style, aussi différent que le sont le jour et la nuit.Et tout à coup voici que le gouvernement péquiste réalise à son tour que ce qui n'était pas possible hier le devient aujourd'hui, bref que le fédéralisme demeure un risque, certes, mais «un beau risque».Alors on songe à ce qui serait arrivé si la majorité des Que-, bécois avait cru le discours pé-I quiste qui présentait comme; intrinsèquement mauvais pour le Quebec le système fédéral.Ils auraient pris l'énorme, risque de l'indépendance pouc! découvrir, peu de temps après, qu'ils auraient pu en faire l'économie à la faveur d'unie simple changement de gouver* nement fédéral.Je ne dis pas que le système fédéral actuel est parfait, ni que le Québec ne se porterait pas mieux de certaines réformes.Je dis que la crise que traverse le PQ est moins attri-buable à l'échec référendaire de 1980 et au changement de gouvernement à Ottawa, qu'au fait qu'il vient tout juste de découvrir les réalités que la majorité des Québécois n'avait jamais, elle, perdues de vue.LECTURES L'échec de la gauche québécoise Nul besoin d'être devin pour constater que le coeur des Québécois penche à droite.Le président de la Fédération des travailleurs du Québec.Louis Laberge, a lui-même donné sa bénédiction aux conservateurs de Brian Mulroney lundi de cette semaine, tandis que la présidente du Parti libéral du Québec, Louise Koblc, admettait jeudi que, même chez les libéraux, le centre d'intérêt se déplace vers la droite.PIERRE VINNAT_ En ceci, bien sûr, les Québécois ne sont pas différents des autres Nord-Américains.La gauche n'a jamais été en très bonne santé chez nos voisins du Sud, et, du Canada, il n'y a plus maintenant qu'un seul gouvernement néo-démocrate, celui du Manitoba, lequel serait davantage un gouvernement populiste à saveur sociale-démocrate qu'un véritable gouvernement de gauche.Par ailleurs, mêmp» les orthodoxes déçus d'un Pat-ti québécois qu'ils considèrent comme devenant de plus en plus semblable à une néo-Union nationale, ne se précipitent pas aux portes du Mouvement socialiste de Marcel Pépin.En un mot, le scénario du passé se répète: même dans un Québec sécularisé et avec des partis politiques où le nationalisme et même l'indépendantisme ont leurs lettres de noblesse, la gauche échoue quand même.L'histoire de la gauche au Québec est mal connue.On a beaucoup plus écrit sur la droite, le duples-sisme, le nationalisme, que sur les aléas de la gauche ici.Quand Andrée Lévesque, politicologue de l'Université d'Ottawa, a voulu rédiger une thèse sur la question, à l'université Duke, aux Etats-Unis, on lui a d'ailleurs suggéré d'en faire plutôt une sur la droite, «les sources étant plus nombreuses».Andrée Lévesque a néanmoins persévéré à écrire sur la gauche, et cela donne un livre historique très intéressant sur les mouvements de gauche québécois entre Ï929 et 1939.ffi Ceci dit, pour expliquer l'échec de la gauche au Québec durant la grande crise économique, Mme Lévesque avance des hypothèses qui, pour être probablement exactes, sont toutefois incomplètes.Ainsi, ni le Parti communiste canadien, ni le CCF, ancêtre du NPD, n'auraient su prendre en considération le nationalisme canadien-français et l'influence du facteur linguistique dans la politique canadienne.Par ailleurs, l'hostilité systématique de l'Église à tout ce qui de près ou de loin pouvait être Identifié au communisme aurait joué contre la gauche, sans compter l'attrait du fascisme et du corporatisme sur les élites canadiennes-françaises, et la répession policière sur la gauche.Près d'un demi-siècle plus tard, ni les communistes, ni le Nouveau parti démocratique, ni le Mouvement socialiste de Marcel Pépin ne suscitent l'enthousiasme des Québécois.S'il est vrai que le NPD est encore identifié aux Canadiens anglais.11 n'en demeure pas moins que même avec un leader québécois aussi charismatique que Robert Cliche, le parti n'avait fait élire qui que ce soit.Par ailleurs, il est évident qu'on' ne saurait parler de l'influence du clergé pour expliquer le fait que le Mouvement socialiste de leaders aussi francophones et identifiés au mouvement syndical québécois que Marcel Pépin et Raymond La-llberté ne réussit pas à prendre son envol.Quant à la répression policière, le fascisme ou le corporatisme, ils ont disparu du firmament politique bien avant la gauche elle-même.Reste l'hypothèse rarement étur diée: les Québécois ont des réactions politiques semblables à celles des Nord-Américains; et les Nord-Américains penchent, généralement, vers le centre.Quelques fois, comme c'est le cas actuellement, c'est le centre-droit.À» d'autres époques, c'est le ccntre-J gauche.Mais rarement au-delà.Virage ,) gauche Interdit, Andrée.Lévesque, Boréal Express, 186 pages.k A LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 PLEINS FEUX SUR L'ACTUALITE VOIR MAISONS D'ENSEIGNEMENT en pages C 5-6-7 A 7 J.E CHOIX DU MÉTRO SUR FER fi Québec voudrait occuper un nouveau champ d'expertise Mt L'avenir des métros sur r pneumatiques semble incertain.Non seulement à Montréal, mais partout à travers le monde.Cette technologie française qui a conquis Montréal, ((ans les années soixante, se heurte à un mur.Sauf Mexico, toutes les autres grandes villes boudent le pneu.A son tour le gouvernement du Québec vient de trancher en faveur du «fer sDr fer».; Pourtant, cette decision d'implanter un métro sur fer sur la future ligne 7 \u2014 corridor de Pie IN \u2014 va entraîner des coûts additionnels de (î p.cent, soit un montant global de $423,1 millions par rapport a $39» millions.D'autre part, ce métro sur 1er sera plus bruyant que.le métro sur pneumatiques.Pourquoi donc l'avoir choisi?; Tant du coté du gouvernement que de celui des spécialisas, notamment ceux de la fir-pH' Bombardier; on invoque une raison majeure : permettre au Québec de se donner une exporte et de s'implanter dans Se marché mondial du transport en commun.Selon tous les spécialistes, le présent comme (\"avenir appartiennent au métro sur fer.Même en Europe, la France n'a pas réussi en 20 ans à implanter son métro sur pneumatiques dans les grandes villes.En Allemagne comme en Angleterre, dans les pays Scandinaves comme dans le Sud, on roule sur for.A New-York comme à Washington et dans les grandes villes américaines, c'est le métro sur fer qui occupe, seul, la place.Si le Québec veut se tailler une place dans ce marché, en Amérique du Nord, il doit à son tour favoriser le fer.Fer vs pneumatique Le métro sur pneumatiques possède, certes, de nombreux FLORIAN BERNARD avantages.Il est plus silencieux et plus confortable.Mais il peut difficilement se passer de tunnels creusés.Chez Bombardier on estime, par exemple, qu'un métro sur pneumatiques ne pourrait pas résister aux difficiles conditions de nos hivers.La seule ville au monde où un métro sur pneus fonctionne bien à l'extérieur est Mexico, en raison du climat doux.Le grand défaut du métro sur 1er est le bruit qu'il engendre, non seulement pour les passagers, mais également pour les riverains.A Montréal, on réduira considérablement ce bruit en construisant des voies particulières sur dalles flottantes et en installant des coussinets en élastomère entre l'assise de béton et le fond de sol.Il «'igit d'une technologie allemande dite «Stcdef» ou, plus familièrement, « Oeuf de Cologne ».L'utilisation de cette technique sur plus de 65 p.cent de la voie permettra de ramener le niveau du bruit à environ 38 dB, ce qui correspond à la norme établie par Montréal.C'est l'installation de ces dalles flottantes qui augmentera principalement le coût, au chapitre des immobilisations.Au plan de l'entretien annuel, les deux métros se comparent, avec une différence d'environ 1 p.cent seulement en faveur du système sur pneus.Deux conceptions de métro La différence au niveau de la conception des bogies est très évidente.Le bogie pneumatique dispose de 12 roues au total, soit quatre pneus porteurs, quatre roues de guidage montées horizontalement et quatre roues de fer, nécessaires tant pour changer d'une voie à l'autre que pour des raisons de sécurité en cas de crevaison.I,'emploi de pneus exige en outre un différentiel, afin de minimiser l'usure du caoutchouc dans les courbes.L'entretien d'un pneu, malgré sa simplicité, est plus onéreux.Sa durée de vie est garantie pour 210 000 km par rapport à une vie de plus de 800 000 km pour une roue de fer.De plus le prix d'un pneu est de $700 par rapport à un prix de $100 pour une roue de fer.A l'inverse, les roues de fer doivent être remodelées périodiquement, ce qui nécessite l'achat de pièces d'équipement évaluées à plus de $500 000.Une étude réalisée pour le compte du gouvernement du Québec concernant la future ligne numéro 7 démontre que les différences de coûts d'opération entre les deux systèmes s'élèvent à environ 1,8 p.cent du coût total d'opération prévu, en faveur d'un système pneumatique, soit $303 100, ce qui est minime.24,1 millions de plus pour le fer Quant aux coûts d'immobilisation, le système sur fer coûtera environ 6 p.cent de plus qu'un système peumatique, soit $24,1 millions.Ces différences proviennent en grande partie de l'absence d'économies d'échelle reliées à l'exploitation de la ligne 7.En supposant que le parc de la CTCUM permette une utilisation du système fer semblable à celle qu'on attend du système pneumatique, plusieurs coûts d'immobilisation disparaîtraient, notamment celui de la construction d'un atelier spécial pour la ligne 7.De même certains contrais de sous-traitance, comme le pressage et l'alésage des roues pourraient être évités, car le parc serait suffisamment vaste pour permettre l'achat d'équipement spécialisé, ce qui réduirait d'autant les coûts d'opération.L'étude conclut qu'une fois ce premier métro sur fer construit, d'autres métros éventuels sur fer coûteraient sensiblement le même prix \u2014 et proba blement moins \u2014 que le système sur pneumatiques.; L'assassinat d'un diplomate libyen à Rome dimanche dernier n'est qu'un élément de plus dans la liste des attentats qui ' font renaître le climat de peur, en Italie.L'accélération soudaine du terrorisme confond les autorités italiennes !n Début décembre '84, le ;™ président du Conseil d'Ita-< lie (premier ministre).Bettino '.Craxi, lançait une mise en gar-;de: «Des indices nous font \u2022 craindre une reprise du terro-! risme».En fait, l'alarme du ! chef du gouvernement n'avait ; que le mérite de réunir une ; série d'actes isolés en un phéno-: mené socio-politique cohérent et | de confirmer la préoccupation ; croissante des autorités.\u2022 Le 21 janvier de l'année dernière, en effet, l'ambassadeur jdè Libye à Rome, Ammar Mustafa El Taggazy, était abattu par le même groupe qui a revendiqué l'assassinat dimanche îdu diplomate libyen Faraz Omar Mathyouu.(organisation \u2022d'opposants anti-kheddafistes idénommée «Volcan»).Un mois {plus tard, le général américain ÎLeamon R.Hunt, responsable Jde la logistique de la force multinationale au Sinai, tombait '.sous les balle* des Brigades roulées.A la même époque, le vice-; consul des Emirats arabes unis \u2022 à Rome subissait le même sort !dans un quartier cossu de la capitale.On apprenait en novembre qu'un commando de 17 ! membres de la JIHAI) islami-JqUc se préparait à lancer une jvQiturc bourrée d'explosifs confire l'ambassade des Etats-Unis là Romp.L'opération avait auparavant porté fruit, rappelons-le, à trois reprises à Beyrouth.!La police italienne a cependant éventé le complot et mis les terroristes sous les verrous.Début décembre, meurtre d'un représentant de l'Organisation de libération de la Palestine dans une petite rue bordant le chic Via Veneto.Dix jours plus tard, les Brigades rouges attaquent un fourgon blindé à Rome et une orfèvrerie à Bologne.Bilan: trois morts dont un agent de sécurité.\\ JEAN ^ j LAI à Rome collaboration spéciale Avant-veille de Noël, un wagon du rapide 904 Naples-Milan explose: 16 morts et près de 200 blessés.Plusieurs organisations terroristes revendiquent l'action.Finalement, mercredi dernier, un agent des services anti-terroristes de la police italienne meurt criblé de balles dans une cabine téléphonique \u2014 un meurtre signé Brigades rouges.«Top secret» Pourquoi cette accélération soudaine après le ralentissement de l'activité terroriste des dernières années?C'est la question à 100,000 dollars! On sait toutefois que plus de deux mille présumés terroristes italiens ont/été incarcérés au cours des dernières années \u2014 qu'ils y sont encore pour la plupart en atten- te d'un jugement.Sur le plan intérieur donc, ce n'est peut-être pas la déconfiture du terrorisme comme l'absence de cadres dirigeants qui a ralenti leur activité.Leur réapparition confirmerait que le «cadavre», qu'on a peut-être enterré trop vite, se soit régénéré.L'explication de la recrudescence du terrorisme international \u2014 qu'il ne faut d'ailleurs pas trop rapidement isoler du terrorisme intérieur tant les liens entre les deux phénomènes furent nombreux au cours des années '70 \u2014 est plus vaste et complexe.Il tient assurément aux tensions qui agitent l'ensemble du bassin méditerranéen.On sait cependant qu'un rapport ultra-confidentiel sur ces événements et les perspectives s'en dégageant occupe depuis un mois et demi les tables de travail du président du Conseil, du ministre de l'Intérieur et des principaux dirigeants de la police.On suppose que le président de la République et le chef du gouvernement s'en sont inspirés pour déclarer au lendemain de l'attentat sur le train de Naples que l'ordre de tuer était venu de l'étranger.Le gouvernement américain aurait par ailleurs informé Rome à plusieurs reprises de l'imminence d'actions armées en Europe \u2014 essentiellement en provenance des pays du Proche-Orient.On aurait été, selon des journaux italiens, jusqu'à proposer la constitution d'une force multinationale anti-terroriste qui aurait pu mener des «opérations préventives ou des représailles selon le cas».Rome s'y serait toujours refusé, invoquant le caractère strictement défensif de ses forces armées.Pourquoi l'Italie?Pour résumer une situation fort compliquée, disons simplement que l'Italie occupe une position «privilégiée», pour le meilleur comme pour le pire.Point névralgique de l'OTAN tant en ce qui concerne le bloc de l'Est (des missiles Cruise sont en cours d'installation à Comiso, en Sicile) que pour toute la région méditerranéenne; sa politique internationale est faite d'ouverture et de dialogue; elle maintient des rapports constants avec les pays les plus intransigeants et les plus opposés (Syrie, Israël, Libye).La situation intérieure reflète cette politique: les ambassades fleurissent.souvent pour y mener des activités pas toujours conformes aux accords internationaux.En témoignent les nombreux règlements de compte des dernières' années.Chacun laisse un peu à lui-même fait donc ce qu'il peut pour assurer sa protection.Les milices policières privées sont nombreuses.Les mesures de sécurité des ambassades adoptent le rythme et sont à la mesure des menaces reçues.Ainsi l'entrée de l'ambassade canadienne à Rome a-t-elle été complètement blindée.Lysiàne Gagnon La mort d'un projet M Le congrès spécial du PQ, et son issue prévisible, marque bien plus qu'une étape dans la vie du parti : la fin d'une époque et la mort du grand projet politique qui avait mobilisé les éléments les plus dynamiques de toute une génération.« Mort » est-il un trop gros mot, dans un contexte où les indépendantistes les plus optimistes se contentent de prédire que leur rêve se réalisera peut-être.mais dans deux, trois, quatre générations?! Je tiens, quant à moi, pour « mort » ce qu'on croit ne jamais voir de son vivant.Qu'il y ait un jour résurrection n'est pas impossible, évidemment, mais c'est là.pour l'instant du moins, une question purement théorique.Mais quand même.Il y a, dans la soudaineté avec laquelle les péquistes mettent au rancart l'option qui constituait la raison d'être de leur parti, quelque chose d'Invraisemblable.Jamais n'aura-t-on vu tant de gens changer d'idée si vite : il y a sept mois à peine, à son congres de juin, le PQ \u2014 presque tout le parti, y compris ceux-là mêmes qui jugent aujourd'hui l'opération « suicidaire » et totalement folle, à commencer par le premier ministre Lévesque alors à la tète des «caribous »\u2014 le PQ donc réaffirmait son intention de faire de l'indépendance l'enjeu des prochaines élections.Il aura suffi d'un prétexte commode \u2014 l'élection d'un gouvernement plus aimable à Ottawa \u2014 pour que l'on se rende à l'argument suprême des sondages, et que tous ces caribous se transforment en kangourous.( Selon le nouveau lexique péquiste, les souverainistes affirmés sont des « caribous ».en souvenir des pauvres bêtes qui ont sombré dans la Caniapiscau en crue, les autres étant quant à eux qualifiés de « kangourous » voulant cacher leur idéal dans leur poche.) Oh bien sûr, on gardera l'idéal « à long terme », bien enchâssé dans le premier article du programme du parti, encadré comme on encadre la photo d'un mort à qui l'on jure fidélité éternelle et qu'on oublie ensuite au mur du salon.Il n'empêche que malgré ce double langage qu'il continuera à tenir ( un langage pour les militants à qui l'on dira que cette volte-face mène par d'autres chemins à l'indépendance, et un langage pour l'électorat, à qui Ton dira que le PQ agira de bonne foi au sein du système fédéral ), le PQ est en métamorphose profonde.Ce qui disparait aujourd'hui, ce n'est pas l'engagement théorique en faveur de la souveraineté, qui restera formulé dans le programme du parti.Mais les mots ne sont que des mots quand ils portent sur le très long terme, quand ils ne sont plus animés par le souffle du désir et de la volonté.Ce qui disparait aujourd'hui, en effet, ce n'est pas l'idée en soi, c'est ce qui la portait, ce qui lui donnait vie.Par ailleurs, la métamorphose du PQ n'est peut-être que l'aboutissement inéluctable d'un enterrement en cours depuis plusieurs années.Le sondage CROP-LA PRESSE montre le recul saisissant de l'idée de souveraineté : seulement 4 p.cent souhaitent l'indépendance complète, alors qu'en juin 1979, et même auparavant ( si l'on en juge par les élections de 19GG), ce pourcentage tournait autour de 9 p.cent.Seulement 15 p.cent se disent en faveur de la souveraineté-association : presque deux fois moins qu'à la veille du référendum.Plus encore, depuis deux ans environ, on assiste au renversement de la tendance traditionnelle selon laquelle on s'identifiait au gouvernement du Québec plutôt qu'à celui du Canada : en 1979, en 1980.de solides pluralités estimaient que c'était à Québec qu'on s'occupait le mieux de leurs intérêts; mais en février 1983, un autre sondage CROP montrait un renversement qui depuis s'est accentué.( Notons que ce renversement s'est effectué sous le régime Trudeau, et après le «coup de force» constitutionnel; il ne s'explique pas par la lune de miel avec le gouvernement Mulro-ney.) Plus de gens qu'auparavant ( 75 p.cent, par rapport à 06 p.cent en 1979 ) estiment qu'il y a « surtout des avantages » à faire partie du Canada, et il y a même une majorité absolue ( 52 p.cent » à souhaiter que le Québec soit simplement « une province comme les autres ».Ce changement d'attitude se répercute sur le plan linguistique : chez les répondants francophones, seulement 20 p.cent ( et seulement 27 p.cent parmi les électeurs péquistes ) tiennent à l'affichage unilingue français.Entre l'affichage bilingue où le français prédominerait ( c'est la formule de l'ancienne loi 22 ) et l'affichage où les deux langues seraient sur un pied d'égalité.34 p.cent choisissent cette dernière formule, seulement 28 p.cent tenant à la prédominance du français et les autres préférant laisser le libre choix aux commerçants.\u2022 \u2022 \u2022 Il est évident que l'idée d'indépendance a perdu du terrain sous le régime péquiste.Le paradoxe peut n'être qu'apparent et tenir au fait qu'en se faisant élire, en tant que parti francophone farouchement nationaliste, le PQ désamorçait en même temps ce noyau complexe d'aspirations et de frustrations qui constituait le moteur de l'idéologie indépendantiste.encore qu'il soit vraiment impossible de savoir ce qui se serait passé si le PQ avait choisi d'autres stratégies.Il se peut que le résultat ait été le même, et que d'autres forces, plus profondes que celles qui originent de l'action politique, aient été à l'oeuvre dans la société.( On peut penser au contexte international, à l'élévation de la scolarité, à l'introduction d'idéologies et de courants sociaux reposant sur le pluralisme et sur d'autres solidarités, aux nouvelles préoccupations économiques, au « rejet de l'Etat », etc.autant de facteurs qui pourraient avoir diminué le nationalisme revendicateur fondé sur l'homogénéité ethnique et sur le concept de l'Élat-nation.) Dans l'ensemble, le tableau que donne du Québec le sondage CROP-LA PRESSE, à l'heure même où son parti gouvernemental effectue lui-même, sur lui-même, une chirurgie sans précédent ( qui à certains égards n'est pas sans évoquer l'auto-mutilation, car Dieu sait dans quel état le parti sortira de la salle d'opération ), ce tableau donc est un tableau extrêmement serein : les Québécois semblent confiants dans l'avenir, confortablement installés dans un statu quo constitutionnel éclairé par la lune de miel avec le nouveau gouvernement conservateur ( pour tout dire, c'est à M.Mulroney, bien avant MM.Lévesque et Bourassa, qu'on fait le plus confiance pour défendre les intérêts du Québec dans la négociation d'un accord constitutionnel! ).Tolérants, voire affectueux, envers les politiciens qui, comme M.Lévesque, les ont servis pendant tant d'années, les Québécois semblent toutefois vouloir un changement de gouvernement à Québec, de même qu'un renouvellement du leadership au PQ, et favoriser en Pierre-Marc Johnson un type d'homme qui ressem-.ble, par la sobriété et l'attitude conciliante, bien plus à MM.Bourassa et Mulroney qu'à M.Lévesque, mais cela n'a pas l'allure d'une vague irréversible.Peut-être le renversement des libéraux à Ottawa a-t-il assouvi certaines volontés de changement?EN PLUS ET EN MIEUX DU MARDI AU SAMEDI la presse LE CAHIER L'ECONOMIEOMIE A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 il SONDAGE CROP-LA PRESSE L'écart entre le PQ et le PLQ s'est dramatiquement rétréci s i 1 5 \u201e¦ Non à l'élection sur l'indépendance Question 15: Diriez-vous que vous êtes tout a fait d'accord, plutôt d'accord, plutôt en désaccord, tout à fait en désaccord avec la volonté de monsieur Levesque de ne pas foire porter les prochaines élections provinciales sur la question de l'indépendance du Québec?Tout à fait d'accord.46% Plutôt d'accord.24% Plutôt en désaccord.8% Tout à fait en désaccord.15% Indifférent.2% Ne soit pas pas de réponse.7% Méthode du sondage m Ce sondage, exclusif à LA PRESSE, a été réalisé par Claude Gauthier, directeur de la recherche à CROP.Les 1 005 entrevues téléphoniques, d'une durée moyenne de dix minutes, ont été effectuées du 10 au 14 janvier 1985, depuis les bureaux de CROPà Montréal.Le questionnaire a été conçu par CROP et avait comme objectif d'évaluer le climat politique au Québec, à la veille du Congrès du PQ du 19 janvier et quelques mois après l'élection d'un gouvernement conservateur à Ottawa.Avant d'être remis aux enquêteurs, le questionnaire fut traduit en anglais, prétesté et soumis à l'approbation de LA PRESSE.Parmi les 1364 ménages éligibles, il fut possible de réaliser une entrevue avec l'individu choisi dans 1005 cas, à partir d'une grille de sélection qui tient compte du nombre d'hommes et de femmes de 18 ans et plus dans le ménage, soit un taux de collaboration de 74 p.cent.Une liste initiale de 1500 numéros de téléphone avait été tirée, selon la méthode du hasard systématique, dans les annuaires téléphoniques couvrant l'ensemble du Québec.De cette première liste furent retirés 136 numéros pour diverses raisons comme, par exemple, l'interruption du service téléphonique ou l'impossibilité de compléter l'entrevue en français ou en anglais.L'échantillon véritable comprenait donc 1364 ménages résidentiels éligibles.Dans 359 cas, le questionnaire n'a pu être complété pour les motifs suivants : refus de l'individu choisi, 109; refus de permettre la sélection d'un répondant, 98; sans réponse après plusieurs essais, 84; absence ou maladie de la personne choisie, 57; questionnaires incomplets, 11.Au moment du traitement informatique, les informations recueillies furent pondérées, sur la base des statistiques officielles de Statistique Canada pour 1981, en fonction du sexe, de la langue d'usage et de la région de provenance (Montréal, reste .du Québec) des répondants.La marge d'erreur purement statistique d'un sondage à cette nature est estimé à 3 p.cent, 19 fois sur 20.hm L'écart entre le Parti libéral \u2014 et le Parti québécois, qui était de 40 points à certains moments l'année dernière, s'est dramatiquement rétréci au cours des derniers mois et n'est plus que de 14 points.Un sondage réalisé par la maison CROP pour le compte de LA PRESSE révèle même que les deux formations politiques seraient nez à nez si le PQ était dirigé par Pierre-Marc Johnson.Quarante-sept p.cent des Québécois répondent en effet qu'ils voteraient pour ce parti si M.Johnson en devenait le chef, alors que seulement 46 p.cent appuieraient encore le parti de Robert Bourassa dans ce contexte.L'Union nationale recueillerait 5 p.cent des voix.Ces données signifient que le PQ serait probablement reporté au pouvoir dans ces conditions, car il est bien connu que les libéraux, en raison de leur grande force dans les circonscriptions anglophones, doivent distancer leurs adversaires par plusieurs points pour obtenir un plus grand nombre de sieges.Si les élections avaient eu lieu entre le 10 et le 11 janvier dernier, avec M.Lévesque à la tête du PQ, les libéraux l'auraient emporté avec 53 p.cent des voix contre :S!) p.cent à leurs adversaires péquistes.Une remontée importante Il s'agit d'une remontée très importante pour la formation souverainiste qui a baissé jusqu'à 20 p.cent des intentions de vote l'année dernière et n'a jamais fail mieux que 31 p.cent depuis.La chute est par contre inquiétante pour les libéraux, qui avaient pris l'habitude d'approcher ou de dépasser les 60 p.cent d'appuis.En mars 84, par exemple, un sondage CROP-LA PRESSE indiquait que l'écart entre les deux partis était passé de 10 à 30 points, les libéraux battant les péquistes par (il p.cent à 31 p.cent.Le PQ avait ensuite repris sa dégringolade el.en septembre dernier, ii ne recevait que 23 p.cent des intention de vote contre 58 p.cent pour le PLQ.TEXTES Louis Falardeau et Pierre Gravel Ce dernier sondage, réalisé par la maison Sorecom, indiquait également que le remplacement de M.Lévesque par M.Johnson serait profitable au PQ.Mais ce dernier ne menaçait quand même pas les libéraux, qui l'emportaient facilement par 53 p.cent contre 30 p.cent.Sa remontée tient sûrement en partie au changement d'orientation proposé par M.Lévesque.Même si ce n'est qu'aujourd'hui que les membres du PQ décideront s'ils acceptent de mettre en veilleuse leur option souverainiste, on peut penser que les électeurs ont déjà pris pour acquis que la volonté du chef prévaudrait.Un sondage réalisé en novembre par la maison Sorecom pour le compte du journal Le Soleil indiquait clairement que l'appui au Parti québécois augmenterait sensiblement s'il choisissait l'orientation proposée par le premier ministre.Le PQ obtenait alors 10 p.cent des intentions de vote (plutôt que 31 p.cent) contre 19 p.cent pour le PLQ.(Notons que les données publiées plus haut ont toutes été obtenues après répartition des indécis.Celles qui suivent ne tiennent compte que de ceux qui ont indiqué des choix.) Johnson Le fait que M.Johnson ferait bien meilleure figure que M.Lévesque et pourrait même battre les libéraux ne manquera pas d'inquiéter ces derniers et de donner plus de poids aux péquistes qui souhaitent que le premier ministre cède sa place au ministre de la Justice et des Affaires intergouvernementales canadiennes.Elles pourraient même, si elles se confirmaient et s'amplifiaient, menacer le leadership des chefs des deux grandes formations politiques québécoises.Elles s'expliquent par le fait que 15.p.cent de ceux qui ont l'intention de voter libéral passeraient au PQ si M.Johnson en de-venait le chef alors que seulement 7 p.cent des péquistes appuiraienl alors le PLQ.L'union nationale ne conserverait dans celle hypothèse qu'un tiers de ses électeurs unionistes, 37 p.cenl passant au PQ et 20 p.cent se disant indécis.Et alors que le PQ ne bat le PLQ que chez les 25 à 34 ans (par 40 p.cent contre 39), il l'emporterait fortement dans cette tranche d'âge (par 45 à 32), mais aussi chez les 35 à 44 ans (42 à 34) si M.Johnson en était le chef.Ce dernier ramènerait également au bercail certains des électeurs péquistes de 81 qui l'ont dé- serté depuis.Ceux qui disent avoir voté pour ce parti lors des dernières élections voteraient en effet à 66 p.cent pour un PQ dirigé par lui.Ce pourcentage baisse à 61 lorsque M.Lévesque en est le chef.Parizeau La même question a été posée en prenant pour acquis que le PQ était dirigé par MM.Jacques Parizeau et Bernard Landry.Les résultats obtenus ne manqueront pas d'inquiéter ces deux hommes politiques dont les velléités de leadership sont, dans le premier cas fortement présumées, et dans l'autre avouées.Le PQ de M.Parizeau serait battu par 56 p.cent a 32 p.cent par les libéraux de Robert Bourassa alors que celui de M.Landry subirait le même sort par 58 p.cent à 32 p.cent.Si l'ex-ministre des Finances était chef.Il p.cent des électeurs péquistes passeraient au PLQ et 8 p.cent des libéraux feraient le chemin inverse.Le ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur ne perdrait que 12 p.cent des péquistes mais ne gagnerait que 6 p.cent des libéraux.Dans les deux cas, 18 p.cent des unionistes passeraient au PQ.Notons enfin que M.Johnson conserverait l'appui de 66 p.cent des électeurs qui disent avoir appuyé le PQ en 1981, alors que MM.Parizeau et Landry n'en garderaient respectivement que 46 et 44 p.cent.Le meilleur du PQ contre le PLQ de Bourassa Question 18: Parmi les personnes suivantes, qui, selon vous, ferait la meilleure lutte à Robert Bourassa lors des prochaines élections provinciales?\tL'opinion de la population en général\tL'opinion de ceux qui votent PQen 1985\tL'opinion de ceux qui votent PLQ en 1985\tL'opinion de ceux qui ont voté PQ en 1981\tL'opinion de ceux qui ont voté PLQ en 1981 Pierre-Marc Johnson\t39%\t38%\t44%\t44%\t45% Bernard Landry\t3\t1\t5\t\u2022 '.1\t4 René Lévesque\t23\t39\t15\t28\t16 Jacques Parizeau\t13\t13\t14\t14\t16 Aucun\t2\t\u2014\t3\t1\t2 Indifférent\t1\t1\t1\t1\t1 Ne sait pas/pas de réponse\t18\t7\t17\t9\t15 La majorité souhaite la mise au rancart de l'option indépendantiste BE La grande majorité des Qué-bécois est d'accord avec le premier ministre Lévesque pour que les prochaines élections générales au Québec ne portent pas sur l'indépendance.Et un nombre sensiblement égal d'élec teurs estiment qu'elles devraient être déclenchées d'ici l'automne prochain.Le sondage CROP-LA PRESSE indique en effet que 70 p.cent des personnes Interrogées appuient la position du chef du Parti québécois en ce qui a trait à la mise entre parenthèses de l'option souverainiste lors du prochain scrutin général.Seulement 23 p.cent se disent plutôt ou tout à fait en désaccord avec cette approche qui laisse indifférents 2 p.cent des répondants alors que 7 p.cent n'ont pas d'opinion à ce sujet.Il est à noter que ce sont des électeurs qui ont l'intention de voler pour le PQ aux prochaines élections qui apportent l'appui le plus massif à M.Lévesque à ce propos (80 p.cent).Chez ceux qui ont volé pour son parti en 1981, l'accord avec M.Lévesque se situe a 75 p.cent.Comme s'ils craignaient intuitivement l'efficacité d'un tel repli stratégique, ce sont les électeurs' libéraux, aussi bien en 1981 qu'en 1985, qui l'endossent le moins même si, la encore, la majorité l'appuie (68 p.cent).Fait significatif, cette démarche du chef péquiste revoit un aval éloquent (entre 57 et 80 p.cent) dans toutes les catégories de répondants quels que soient leur âge.leur langue, leur occupation, leur degré de scolarité ou leur allégeance politique.À l'inverse, selon la même ventilation des réponses, la thèse des orthodoxes qui ne sont pas d'accord avec ce virage du PQ ne reçoit l'assentiment que de 14 à 27 p.cent des personnes interrogées.Des élections prochaines En ce qui a trait à la date des prochaines élections au Québec, 72 p.cent des répondants souhaitent qu'elles se déroulent d'ici l'automne prochain dont 45 p.cent qui voudraient qu'elles soient déclenchées avant l'été.Seulement 15 p.cent espèrent que le PQ, contrairement a la tradi- tion des élections à tous les quatre ans.attende l'expiration de son mandat de cinq ans et n'en appelle au peuple qu'au printemps 1986.Ce sont les électeurs libéraux qui sont les plus impatients (62 p.cent) d'aller voter d'ici l'été, leur appui à un report de l'échéance électorale diminuant au fur et a mesure où la date s'éloigne : 20 p.cent seraient d'accord pour des élections ù l'automne et seulement 11 p.cent souhaitent atten- dre jusqu'au printemps de l'an prochain.Les péquistes, eux, semblent beaucoup moins pressés d'en finir puisque seulement 26 p.cent espèrent entrer en campagne électorale d'ici l'été contre 42 p.cent qui voudraient gagner quelques mois en reportant les élections à l'automne.Seulement 22 p.cent, par contre, prendraient le risque d'aller au bout du mandat actuel qui se termine théoriquement en mai 1986.RADIO CITE Sante^* j^W jjj^B Soyez parmi les 10 personnes chanceuses qui iront goûter au luxe d'un paradis de la beauté et de la santé au Bonaventure Spa de Fort Lauderdale/ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 A 9 SONDAGE CROP-LA PRESSE LA MAJORITÉ SOUHAITE LE DÉPART DE RENÉ LÉVESQUE On croit que c'est Johnson, plus que Lévesque, qui ferait la meilleure lutte à Bourassa jm Les Québécois croient que ™ Pierre-Marc Johnson, bien plus que René Lévesque, « ferait la meilleure lutte à Robert Bourassa lors des prochaines élections provinciales ».C'est ce que révèle le sondage CROP-LA PRESSE qui, pour la première fois, posait cette question aux électeurs québécois.Leurs réponses indiquent que 39 p.cent estiment que M.Johnson est le mieux placé, alors que seulement 23 p.cent font porter leur choix sur le premier ministre.Le ministre de la Justice et des Affaires intergouvemementales canadiennes est même aussi fort que tous ses « adversaires » réunis, puisque M.Parizeau reçoit 13 p.cent des mentions et M.Landry seulement 3 p.cent.Los autres personnes interrogées n'ont pas voulu choisir un des quatre noms proposés.M.Lévesque bat encore son ministre \u2014 par 39 p.cent contre 38 p.cent \u2014 chez les personnes qui disent avoir l'intention de voter pour le PQ.Mais M.Johnson est TEXTES Louis Falardeau et Pierre Gravel de très loin le préféré des électeurs libéraux et unionistes.Les personnes qui disent avoir voté pour le PQ en 81 sont également beaucoup plus favorables au ministre (Il p.cent) qu'au premier ministre (28 p.cent).Lévesque devrait démissionner Les Québécois pensent par ailleurs que M.Lévesque devrait démissionner et laisser sa place à un nouveau chef avant les prochaines élections.Quarante-sept p.cent des personnes qui ont répondu au sondage sont de cet avis, alors que 39 p.cent pensent le contraire.Ce souhait d'un départ de M.Lévesque a pu être influencé par sa récente hospitalisation.Mais il reste qu'un sondage CROP-LA PRESSE publié en mars 84 révé- Qui pourrait remplacer René Lévesque?Question 17: Advenant le départ de René Lévesque, qui, à votre avis, ferait le meilleur chef peur le Parti québécois?N.B.: À cette question, 63 p.cent des répondants disent qu'ils ne sauraiont pas.Chez ceux qui répondent spontanément, le score des successeurs potentiels est le suivant: Pierre-Marc Johnson.26% Jacques Parizeau .5 Bernard Landry.1 Dans l'estime des électeurs, Bourassa a une très légère avance sur René Lévesque ; j René Lévesque et Robert ™ Bourassa jouissent à peu près également de l'estime populaire même si, mathématiquement, le chef libéral semble bénéficier d'une faible avance sur son rival.Si on s'en lient aux personnes qui ont exprimé une opinion claire, en éliminant les indécis et ceux qui refusent de répondre, on constate en effet que M.Bourassa est jugé le plus apte à diriger le Québec par 50 p.cent des répondants comparativement à 15 p.cent qui préfèrent M.Lévesque.Rappelons que dans un sondage de ce type, la marge d'erreur est de 3 p.cent en plus ou en moins, ce qui pourrait accroître l'écart entre les deux hommes ou encore les placer nez à nez.Encore une fois, comme dans tous les sondages antérieurs, le chef péquiste est plus populaire que son parti dont la cote de popularité s'établit à 39 p.cent.Dans le cas du leader libéral, c'est le contraire.Le PLQ jouit d'une plus grande popularité (53 p.cent) que son chef.Le chef unioniste Jean-Marc Béliveau est loin derrière ses rivaux (5 p.cent) et, lui aussi, moins populaire que son parti (7 p.cent).D'un point de vue strictemenl partisan, c'est évidemment dans leur formation politique respective que les chefs reçoivent leurs appuis les plus importants, encore-que 12 p.cent de ceux qui ont voté pour Claude Ryan en 1981 choisissent aujourd'hui René Lévesque alors que 72 p.cent de ces électeurs sont restés fidèles à leur parti malgré le changement de chef.René Lévesque, lui, a conservé l'estime de 65 p.cent de ceux qui ont volé pour le PQ en 1981 alors que 18 p.cent de ces derniers privilégient aujourd'hui Robert Bourassa.En ce qui a trait aux prochaines élections.77 p.cent des électeurs libéraux préfèrent leur chef à son opposant alors qu'inversement 89 p.cent des péquistes se rangent derrière le leur.Autre constante qu'on retrouve dans tous les sondages, c'est chez les non-francophones que M.Bourassa trouve le plus important .'support (56 p.cent) alors que c'est chez les travailleurs syndiqués (33 p.cent) et les électeurs de 35 à 11 ans (36 p.cent) qu'il recueille le moins d'appuis.M.Lévesque, lui, a surtout ses assises chez les électeurs de 25 à 31 ans (13 p.cent), les hommes (12 p.cent), les francophones et les plus scolarisés ( 11 p.cent).Évaluer le rôle de Lévesque La majorilé des Québécois estime, par ailleurs, que M.Lévesque s'acquitte bien de sa tâche comme premier ministre et comme défenseur «les intérêts du Quebec face à Ottawa (60 p.cent), et comme chef du PQ (51 p.cent) Par contre, seulement 17 p.cent jugent qu'il contribue à améliorer la situation économique de ses concitoyens, contre 42 p.cent qui pensent le contraire.Fait assez étonnant, les libéraux sont à peu près également partagés dans leur jugement sur René Lévesque comme premier ministre.19 p.cent de ceux qui ont voté libéral en 1981 estiment qu'il s'acquitte bien de sa tâche contre 18 p.cent qui croient le contraire.Chez ceux qui prévoient voter en faveur de M.Bon rassa à la prochaine occasion, l'écart s'agrandit un peu mais 45 p.cent de ces derniers donnent une bonne note au premier ministre péquiste alors que seulement 51 p.cent le jugent mal.En tant que chef du PQ.René Lévesque satisfait 69 p.cent de ceux qui l'ont élu en 1981 et 83 p.cent de ceux qui ont l'intention de voter pour son parti aux prochaines élections.Il a déçu 27 p.cent de ses électeurs passés et déçoit encore 16 p.cent de ceux qui s'apprêtent, malgré tout, à lui rester fidèles.L'affaire de la perte du droit de Le plus apte à diriger le Québec\t\t \tjanvier 1985\tfévrier 1984 Jean-Marc Béliveau\t4%\t3% - Robert Bourassa\t41\t46 René Lévesque\t37\t26 Aucun\t6\t10 Indifférent\t1\t2 Ne sait pas/pas de réponse\t11\t13 La performance de René Lévesque Question 14: Personnellement diriez-vous que M.Lévesque s'acquitte très bien, plutôt bien, plutôt mal ou très mal de sa tâche.a) Comme premier ministre du Québec?b) Comme chef du Parti québécois?c) Comme défenseur des intérêts du Québec vis-à-vis du gouvernement fédéral?d) Pour améliorer la situation économique des Québécois?Très\tPlutôt\tPlutôt\tTrès\tNSP bien\tbien\tmal\tmal\t/PR 12%\t48%\t24%\t9%\t7% 12\t42\t25\t9\t11 16 44 20 13 38 31 11 12 veto lors des dernières négociations constitutionnelles ne semble pas avoir sérieusement affecté la popularité de M.Lévesque puisque 76 p.cent de ceux qui l'appuyaient en 1981 trouvent qu'il a bien défendu les intérêts du Québec contre 19 p.cent qui croient qu'il a failli â ia tâche a ce chapitre.Et pour l'avenir, la confiance règne puisqu'à ce titre, il a la confiance de 88 p.cent de ses militants contre 9 p.cent qui se disent déçus de lui â ce point de vue.La encore, les libéraux d'hier et de demain se partagent à peu près également dans leur jugement sur le chef du gouvernement.C'est sur le plan de l'amélioration de la situation économique des Québécois que le jugement des libéraux et des péquistes est le plus sévère pour M.Lévesque.59 p.cent des libéraux ont de lui une opinion négative à ce propos alors qu'il a déçu 30 p.cent de ceux qui l'endossaient il y aura bientôt quatre ans.Trois libéraux sur dix sont cependant satisfaits de sa performance en comparaison de huit sur dix chez ceux qui entendent l'appuyer au prochain scrutin.Si la majorité des Québécois (57 p.cent) se disent peu ou pas du tout satisfaits du gouvernement actuel, face à 39 p.cent (exactement le même taux que celui des intentions de vote) qui sont d'avis contraire, l'opinion générale semble néanmoins évoluer en sa faveur.Il y a un an, un sondage CROP-LA PRESSE indiquait un taux de satisfaction de seulement 33 p.cent.Par ailleurs, près de la moitié des Québécois (17 p.cent) estiment que ça va plutôt bien au Québec présentement comparativement à 12 p.cent seulement l'an dernier.Il reste encore cependant une majorité (51 p.cent) qui ne partagent pas cet avis et qui jugent que les choses ne vont pas très bien.Par contre, un Québécois sur deux affiche un certain optimisme pour l'avenir immédiat (d'ici quelques mois) en regard de 23 p.cent qui ne s'attendent a aucun changement et 13 p.cent qui se disent franchement pessimistes.Info-REËR SBSt Info H KM ÉPARGNE-RETRAITE ff TRUST GENER/XL NOS SUSCITENT BEAUCOUP D'INTERET \"ÎÏLÏPHONEZJS^ \u2022 Uni: Place du Carrefour, 682-320O \" Conseillera: TOUYSUR LES REË^ DANS W LE BULLETIN fiRATUIT DU TRUST GENERAL ; Ville Mopl-Royal: Cenlre Rockland: Niveau 2,341-1414 1 Oulremont: 1.Vincent d'Indv, 739-3265_ Jjyal.'Cbomcdcy: 687.67M) Mtl.'Ahunlsic: 382-801)1) lait que les électeurs qui voulaient qu'il démissionne étaient plus nombreux (49 p.cent).Seulement 31 p.cent estimaient alors qu'il devait rester.Ceux qui ont l'intention de voter pour le PQ sont très majoritaires à vouloir le garder comme chef (65 p.cent contre 29 p.cent), alors que les libéraux et les unionistes souhaitent qu'il quitte dans des proportions à peu près inverse.Fait à noter, ceux qui disent avoir voté pour le PQ en 81 sont très partagés à ce sujet, 51 p.cent voulant que M.Lévesque conserve la direction *du parti alors que 41 p.cent sont d'avis contraire.À la suite de cette question, et avant celle dont nous traitons au début du texte, les sondeurs ont demandé, sans suggérer aucun nom, qui, advenant le départ de M.Lévesque, \u2022 ferait le meilleur chef pour le Parti québécois ».La grande majorité des répondants \u2014 63 p.cent \u2014 n'ont tout simplement pas voulu donner de noms.Pierre-Marc Johnson est de très loin le favori de ceux qui font un choix.Vingt-six p.cent optent pour lui, contre 5 p.cent pour Jacques Parizeau et 1 p.cent pour Bernard Laudrv.Plusieurs noms ont également été mentionnés par moins de i p.cent des répondants.MM.Ch'ar-ron, Duhaime.Laurin, J.-Y.Mo-rin, Léger.Pierre Bourgault et Jean-François Bertrand ont reçu plus d'une mention.Tout conime André Arthur et Jean Chrétien d'aileurs.Robert Bourassa a même été le choix de 1 p.cent des répondants.Les électeurs péquistes sont les plus nombreux à répondre à cette question et 38 p.cent nomment M.Johnson, 7 p.cent M.-Parizeau et 2 p.cent M.Landry.Une majorité souhaite que Lévesque parte Question 16: En vue des prochaines élections provinciales au Québec, souhaitez-vous que René Lévesque reste chef du Parti québécois ou souhaitez-vous qu'il démissionne et cède sa place à un nou- veau chef?\t\t\tChez les\tChez les\tChez les \tJanvier\tFévrier\télecteurs\télecteurs\télecteurs \t\t\tdu PQ\tdu PLQ\tdei'UN \t1985\t1984\t(1985)\t(1985)\t(1985) Souhaite qu'il\t\t\t\t\t reste\t39%\t34%\t65%\t28%\t24% Souhaite qu'il\t\t\t\t\t démissionne\t47\t49\t29\t60\t68 Indifférent(e)\t5\t11\t3\t7\t3 Ne sait pas/\t\t\t\t\t pas de répense\t8\t6\t3\tS\t5 Mil/Place Ville-Marte: Merit to Boutiques, 861-3383 l'.lllUnlvenlty: 1 100, University, 871-7200 Ungucuil: 651-9381__ Si-Hubert: 462-1880 Granby 378-8461 ImtilulH) ln*lilulwfi mu Me iU Kfptcrif Cu-uumMlrpoMu t.iucbu I I ¦ (3 ans) I \\& 5/8% (2 ans)1 Depôti garanti»: Inl an \u2022 Min.500$ \u2022 Tau* aujel» a confirmation i.*mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmKm**mmmmmiÊmm« A 10» LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 ¦es réactions au sondage CROP-LA PRESSE es ministres souhaitent encore que Lévesque dirige le parti lors de la prochaine campagne : ' M Lu majorité des ministres ™ du gouvernement québécois \"soutiennent que René Lévesque ;doit diriger les troupes péquistes \u2022lors de la prochaine élection îmème si un sondage indique que, Jsous la gouverne de Pierre-Marc JJohnson.le PQ battrait les libéraux de Robert Bourassa.rudy le cours ;de lo Presse Canadienne_ ' Los ministres étaient interro-;gés ù leur arrivée au Conseil national du PQ qui devait établir les procédures utilisées pendant le congrès extraordinaire d'aujourd'hui.- Chez les modérés, le principal ! intéressé, M.Johnson, s'est selon ;.son habitude refusé a tout com-\u2022mentaire.Bousculé par une hor-tde de journalistes, il s'est frayé 'un chemin sur le parquet loin de la presse.J Le ministre Yves Duhaime 's'est quant à lui dit convaincu Jque M.Lévesque était encore ; l'homme de la situation et qu'« il va même gagner les prochaines elections ».M.Bernard Landry, qui s'est rangé du coté de M.Lévesque du rant la crise actuelle non sans avoir tenté de rapprocher les deux clans, a affirme que « les questions de leadership se décident à l'intérieur du parti » et non parmi la population.« Je souhaite que M.Lévesque preste car c'est l'homme le plus «capable de traverser la période Jdc flottement actuelle ».1 Tout comme M.Duhaime, il a {ajouté que les résultats d'un vsondage ne signifient pas grand-ichnse puisqu'ils varient beaucoup Jd'une consultation à l'autre.De son coté, M.Yves Bérubé s'est borné à réitérer son « allégeance indéfectible » à M.Lévesque tant qu'il voudra rester.Othodoxes Chez les orthodoxes, les commentaires étaient plus mitigés et même teintés d'amertume.« Que Pierre-Marc Johnson remporte l'élection : moi je n'y laisserai pas mon àme, a lancé Mme Denise LeBlanc-Bantey.C'est désenchantant dans la mesure où l'opportunisme paye.» Elle a ajouté qu'à long terme, cependant, il est très dangereux de jouer la carte électoraliste.De son côté, l'ex-ministre Gilbert Paquette s'est montré sar-caslique : «Je suis très heureux que la carrière de M.Johnson se présente sous des augures aussi favorables, » a-t-il lancé.Il s'est dit toujours prêt à servir sous le leadership de M.Lévesque « à condition qu'il conserve le PQ comme instrument de la souveraineté ».Il a ajouté que la baisse de popularité de l'option souverainiste s'expliquait par le fait que ses proposeurs n'en parlent plus.Mme LeBlanc-Bantey va plus loin encore et croit que les modérés et surtout M.Lévesque « avaient entre les mains ce genre de renseignements au moment où tout ça a commencé ».Quant a Mme Louise Harel, elle n'a eu que ce commentaire lapidaire au sujet de la baisse de popularité de l'option et de la montée des thèses des modérés : « Je sens un désenchantement politique national ».M.Camille Laurin s'est refusé à toute déclaration.Le premier ministre n'assistait pas au conseil national.La popularité de René Lévesque n'inquiète pas Robert Bourassa F v ni Intéressé à être surtout ™ perçu par la population centime « l'homme qui redressera la ^situation économique du Qué-Jbec », le chef libéral.Robert Bourassa.n'est nullement surpris, et i 'pierre vennat_ encore moins inquiet, d'être )néme légèrement en retrait de Iterié Lévesque, loin derrière Brian Mulroney, comme celui le plus susceptible de régler les problèmes constitutionnels du Quebec.} C'est ce qu'il a déclaré hier en {commentant le sondage CROP-(LA PRESSE qui situe à 18 p.cent 3e.nourcentage des Québécois qui ;ïi/Kfont confiance, s'il devenait \u2022pre)iiier ministre du Québec.Ipour négocier de bonne foi avec le gouvernement Mulroney et à la satisfaction des Québécois, l'accord constitutionnel.M.Lévesque.lui, recueille l'adhésion de 51 p.cent des Québécois pour ces négociations tandis que (ilt p.cent des électeurs de la province ont confiance que Brian Mulroney peut amener le Québec à signer l'accord constitutionnel à la satisfaction de la majorité.«J'ai toujours dit que la population était davantage intéressée par les questions économiques», de confier hier M.Bourassa, à la veille du conseil général de son parti qui se tiendra tout le week-end dans un hôtel de la métropole.«C'est sur le redressement de Sarcastique, l'ex-ministre Gilbert Paquette est heureux pour M.Pierre-Marc Johnson.Son ex-collègue Bernard Landry, lui, souhaite en tout cas que M.Lévesque reste à son poste.l'économie que j'ai mis tous mes efforts et c'est sur cet aspect là que me connaissent les Québécois.Ceci dit, il est bien évident que je n'hésiterais pas à négocier de bonne foi avec un gouvernement Mulroney et vous pouvez être certain que je n'aurais pas, moi.laissé tomber le droit de veto des Québécois que je vais sûrement essayer de récupérer ».M.Bourassa est quelque peu surpris du très bas chiffre d'adhérents a la thèse souverainiste, disant que cela est même plus bas que les derniers sondages de son parti.Il attribue ce résultat davantage à l'amélioration des relations fédérales-provinciales qu'ù la crise économique.« Même si avec mon gouvernement la situation économique se rétablira, je ne crois pas que la these souverainiste remonte sensiblement.C'est beaucoup plus de mauvaises relations fédérales-provinciales que la prospérité économique qui favorise les idées souverainistes.Avec moi, il n'y aura pas de danger que les relations fédérales-provinciales se détériorent sensiblement».SELON BRIAN MULRONEY IS est normal de promouvoir l'idée d'un Québec différent rag OTTAWA \u2014 Le premier rni-^ nistre conservateur, Brian Mulroney, a répété, hier, qu'il est tout a fait normal de promouvoir l'idée d'un Québec différent des autres provinces à l'intérieur du Canada.pierre april de la Presse Canadienne Interrogé à sa sortie d'une réunion du Comité des priorités et de la planification, le chef du gouvernement a consenti à interpréter le sondage publié dans le quotidien LA PRESSE et qui indique que plus en plus de Québécois lui font confiance dans son désir de ramener le Québec dans la Constitution.«Je suis encouragé, a-t-il dit, comme Québécois, de voir qu'un nombre historique de mes compatriotes accorde à un leader fédéral d'importantes responsabilités dans ce processus de réconciliation nationale ».Pour le chef conservateur, visiblement touché par cette marque de confiance, il est maintenant devenu évident que les Québécois veulent à la fois une formule économique qui va permettre une relance indispensable « et d'autre part, ils cherchent à se tailler une place honorable au sein de la famille canadienne».«C'est un devoir impérieux de le faire, a ajouté M.Mulroney, et vous pouvez être assurés que nous allons nous efforcer de travailler loyalement à essayer avec acharnement de rencontrer ces exigences.» Le premier ministre a ensuite insisté pour dire qu'il ne voyait rien d'anormal dans toute cette logique québécoise et les résultats du dernier sondage.« Il m'apparait tout à fait normal, a-« - il dit, parce que c'est un fait notoire de souligner que le Québec est différent des antres provinces, que cette richesse culturelle francophone soit reconnue et respectée partout ailleurs au Canada.» M.Mulroney estime toujours que sa vision d'un fédéralisme « plus ouvert et coopérant » est celle qui fera vraiment progresser le dossier québécois.« Le fédéralisme, a-t-il confié, ne veut définitivement pas dire l'uniformité, mais il doit plutôt être une expression politique d'un Canada en mouvement qui respecte les régions, les aspirations de notre peuple ainsi que les qualités qui nous rendent si différents.» Landry attribue le recul de l'option à la crise interne H QUÉBEC (PC) - Le recul ™ de l'option indépendantiste llaîns l'opinion publique reflète les ^\u2022frets de la récente crise au sein ilu Parti québécois, affirme le pilnistre du Commerce extérieur it des Relations internationales Bernard Landry.i *s 1 i \u2022 ; Commentant les résultats du «.ondage Crop-LA PRESSE publiés hier, M.Landrv a observé que lorsque le Parti québécois se cherche, une- partie des Québécois se cherchent aussi avec lui.«Quand le Parti québécois se trouvera, dit-il, il y a de bonnes chances que les Québécois se retrouvent aussi.» Selon lui.l'effet de « tremblement de terre » qu'a provoqué l'élection du gouvernement con- servateur en septembre a aussi marque d'une certaine façon les résultats de ce sondage.«L'immense popularité de M.Mulroney, affirme M.Landry, draine d'une lagon importante les idées et les opinions des Québécois.» Le sondage révèle que seulement 19 p.cent des Québécois op- tent maintenant pour l'indépendance du Québec ou la souveraineté association avec le reste du Canada, alors que -10 p.cent d'entre eux appuyaient l'option lors du référendum de 1!)K0.M.Landry décèle dans ce sondage des éléments très positifs.Il constate notamment que la notion du peuple distinct progresse dans l'opinion publique et que celle du Canadien-français régresse.M.Landry constate par ailleurs avec grande satisfaction que les Québécois ont aussi sinon davantage confiance en René Lévesque qu'en Robert Bourassa pour négocier avec le gouvernement fédéral des pouvoirs accrus pour le Québec.Pour sa part, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-François Bertrand, déclare qu'il est plus important de faire avancer la cause du Québec que l'option du parti.Selon lui, ce sondage indique clairement que le Parti québécois a bien fait d amorcer le débat l'automne dernier afin d'aller au fond des choses et de prendre une position claire qui réponde aux aspirations de la population.transferts d'effectifs Chevrette force les CSS et les CLSC à s'entendre m Environ 7(H) avis de trans- W fert vers les CLSC.effectifs au 1er avril prochain, ont déjà £tê adressés à des employés des i .' _ HUGUETTE ROBERGE \u2014-.t'entres de services sociaux hors lontréal.C'est ce qu'a annoncé Qiçr le ministre des Affaires sociales Guy Chevrette, précisant gué cela représente 72 p.cent des Jrflnsferts envisagés par le minis- fi j Çe nouveau ministre des Affaires sociales a réussi ce qui semblait encore récemment un tour j i de force : réunir à la même table toutes les parties impliquées dans ce dossier complexe, représentants des conseils régionaux, des centres de services sociaux, des CLSC, des syndicats et des associations de cadres.Dans toutes les régions ( autres que celle de Montréal) il reste des écarts plus ou moins importants entre le nombre des transferts d'effectifs CSS-CLSC imposé par la méthode de calcul du ministère et celui qui correspondrait, selon les CSS, aux responsabilités transférées.Dans trois régions, soit la Montérégie, l'Es-trie et le Saguenav Lac Saint- Jean, ces écarts sont plus considérables, alors que dans les autres, ils tournent autour de 10 p.cent.Des écarts à aplanir Aussi le ministre a-t-il demandé à chacun des conseils régionaux de la santé et des services sociaux d'apprécier les ajustements nécessaires pour tenir compte des particularités de leur région et faire en sorte que les établissements concernés en viennent à un accord.Ils ont jusqu'au 15 février pour s'acquitter de ce mandat.A défaut d'une entente, les CRSSS devront à cette date faire rapport au ministre, en y incluant, au besoin, leurs recommandations.En cas de mésentente, le ministre fera connaître sa décision sur les suites à donner, et ce dans les sept jours suivant la réception de ce rapport.M.Chevrette a indiqué qu'il ferait son choix entre les mesures suivantes : ¦ ou bien il formera un comité provincial formé de quatre personnes provenant des conseils régionaux, des CSS, des CLSC et du ministère, mandaté pour analyser la situation dans la région et lui faire, dans un délai de deux semaines, des recommandations, de façon qu'il puisse prendre une décision dans les sept jours suivant ce rapport ; ¦ ou il pourra, sur réception du rapport du conseil régional dès le 15 février, prendre immédiatement une décision et défalquer les budgets en conséquence ( des CSS vers les CLSC) ; ¦ ou encore il pourra défalquer les budgets selon la méthodologie imposée par le ministère pour les imputer dans les CLSC désignés ou en fiducie au conseil régional ; ¦ ou enfin il prendra toute autre mesure permise par la loi.L'opération transferts d'effectifs CSS-CLSC dans la région de Montréal pose des problèmes très particuliers en raison des principes défendus par la communauté anglophone et la structure du système scolaire.M.Chevrette croit cependant que ces difficultés ne sont pas insurmontables.Il a amorcé des discussions avec le conseil régional et les trois CSS impliqués (Montréal métropolitain, Juif à la famille et Ville-Marie) et entend que l'échéance (1er avril) fixée pour Popéra-lionnalisation des transferts d'effectifs et de budgets soit aussi respectée.POUR LA VOITURE VEDETTE DU 'auto! TIRAGE DE 100 BONS D'ESSENCE D'UNE VALEUR DE L UN VOYAGE À LA BARBADE En collaboration avec ç*gjf :\u201esu,ï:Vûm0 , Wardair off 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 \u2022 A TP\"! Le congrès du Parti québécois Les modérés gagnent la première manche : le vote sur l'option aura lieu à main levée mm C'est par un vote serré que ™ les modérés ont remporté :hier la première manche d'un processus qui doit mener à une ¦réorientation en profondeur du [Parti québécois.PIERRE VENNAT et LOUIS FALARDEAU ; C'est en effet par 86 voix contre « pl«nch«ri.oatlelonl lu «lirai, mûri.«ublli al tipli.PROMUZtl._ LE SALON EST OUVERT 7 JOURS PAR SEMAINE au 4058 JEAN-TALON JfBjIMitfi^ SUR LE CÔTÉ LES APPAREILS OUEST DE MÉNAGERS SONT L'ÉDIFICE UNE COURTOISIE DE CESCO BACHAND LAVAL 3 RUES À L'EST DU MÉTRO NAMUR VASTE STATIONNEMENT GRATUIT NOS HEURES D'OUVERTURE Lun., mar., mere.9 h p.m.à 6 h p.m.Jeu., ven.9 h a.m.à 8 h p.m.Sam.9 h a.m.à 4 h p.m.Dim.11 h a.m.à 5 h p.m.VIVEZ ÉCONOMISEZ DU TEMPS, DES EFFORTS MIEUX ET SURTOUT DE L'ARGENT AVEC SERVICE DE RÉNOVATION METROPOLITAIN DEPUIS 1958 POUR UNE ESTIMATION GRATUITE 482-0600 APPELEZ AU SERVICE TELEPHONIQUE NON DISPONIBLE LE DIMANCHE I I I I I I I i i i i i l i i l i i l i i i ! I i .si Québec Des forces occultes l'auraient poussé à tuer î~i Un individu de 33 ans, Raymond Stee-^ le, qui prétend faire partie d'une secte religieuse ( Universal Life Church of Canada ), est présentement détenu par la police relativement au meurtre d'une jeune femme de 23 ans, Linda Quinn, dont le corps a été découvert jeudi soir dans un coffre de bois, à l'arrière du domicile du suspect, à Godmanchester, près de Huntingdon.L'homme aurait déclaré aux policiers qu'il avait tué la jeune femme au nom de la secte pour obéir à des forces de l'au-delà.On a dû faire appel aux policiers du groupe d'intervention de la Sûreté du Québec pour déloger le suspect barricadé dans sa maison.Ce sont des voisins qui ont alerté les policiers après avoir vu l'homme déposer dans la boîte à bois ce qui semblait être un corps.Les policiers de la SQ ont dû abattre le chien du suspect pour procéder à l'arrestation.D'après les premières constatations, Linda Quinn aurait été battue puis poignardée à plusieurs reprises.L'enquête du coroner sur la mort de la jeune femme se tiendra mercredi prochain à Valleyfield.Cigarette mortelle B| Un homme de 29 ™ ans, M.Claude Sanschagrin, a péri dans l'incendie de sa demeure durant la nuit de vendredi, au 6218 de la rue Aima, dans le Nord de la métropole.Les premières constatations portent à croire qu'il a succombé à l'asphyxie après s'être endormi avec une cigarette.LE MONDE EST PETIT.Au cours d'une journée typique, un conseiller en voyages de chez Simpson ou la Baie pourra louer une voiture en Floride ou en Australie.Retenir une chambre a Toronto ou à Paris.Émettre un billet pour Kio ou Chihnugamau.Réserver une croisière aux Antilles ou aux Galapagos.Confirmer un \u2022deux semaines» à Acapulco ou un circuit individuel en Orient.Comme vous le voyez, chez nous, le monde est petit.Ht c'est pour cela que vous avez droit à du grand service.Du service à la hauteur d'un réseau qui compte plus de 70 agences au pays.De plus, chez nous, vous pourrez utiliser tout à votre aise vos cartes de crédit: nous acceptons les principales dont les nôtres, bien entendu.Pour tous vos projets de voyages, passez voir nos conseillers.Ils sauront vous renseigner avec honnêteté cl courtoisie comme l'exige la réputation de maisons telles que Simpson et la Baie.EXTRÊME-ORIENT Venez découvrir de fabuleux pays tels que le Japon, Taiwan, la Thaïlande, Singapour, Bali, Hong Kong et Hawai.Départs accompagnés en français de Montréal.Un produit de qualité.25 JOURS CAD.AVION 22881 PRESTATION TERRESTRE \u2022 \u2022 i i ; ?.7 Y ROCKLAND 739-3403 CENTRE-VILLE 281-4777 LAVAL 687-4970 Bmm -BB.\u2022 *érî^ag$safeBaie, PLACE VERTU 33?-663: if 4% ST.BRUNO 663-1237 -^^T VERSAILLES 364-844: \u2022 PLACE VERTU 332-6633 .LAVAL «87-2 k ST.BRUNO ' 663-1237: FAIRVIEW 697-! W VERSAILLES 364-8442 CENTRE-VIliE 284-4 A \\byages Simpson , Nous voyageons pour mieux vous faire voyager.LAVAI.687.3870^ '¦\u2022 i DAMJOU 363-4360 FAIR VIEW 697-5280 ^^tÀHjÛS&l ST-BRUNO 461-2203 CENTRE.VIÙE ?84-4865 WVHT\"\" \"° M i ' \"r-7=\u2014i »n \u2022 PIHMK DU QUEBEC PERMIS DU QUEBEC Jlence! De délicieux repas, une atmosphère chaleureuse, un service courtois,.c'est ça, St-Hubert! ¦ ; St-Hubert.d'hier à aujourd'hui! Depuis plus de 30 ans, la tradition St-Hubert repose essentiellement sur le souci constani de satisfaire sa clientèle.Qu'il s'agisse du fameux poulet rôti, doré juste à point, des savoureuses côtes levées ou de la délicieuse brochette de poulet, tous les mets sont préparés avec soin.à la St-Hubert! Loin d'oublier les plus jeunes, St-Hubert offre aux 12 ans et moins un alléchant menu conçu spécialement pour eux à des prix conçus spécialement pour vous! St-Hubert.un goût unique! 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Laissez-vous tenter par le goût \u2022 ( .uuil.1 !\u2022»»» - I K,.li>.,tu->m IIiiMi I M.I njl.KQ.I jiuiI.i i Des nouvelles de la CÉCM Il y a encore de l'espoir grâce à l'éducation des adultes Michel a 25 ans.Il a quitté l'école après une 7e année, a réussi finalement à se décrocher un emploi dans une manufacture, emploi qu'il a perdu il y a deux ans.N'ayant plus droit à l'assurance-chômage, Michel est devenu eligible aux prestations du Bien-être social.Récemment, il a décidé de reprendre des études et s'est inscrit a un cours à plein temps, en électricité, au Centre Parvenais du Service de l'éducation des adultes de la CÉCM.En plus d'apprendre un métier en complétant des études secondaires, Michel a vu sa prestation du Bien-être social passer de 150$ à 300$ par mois.Lucie a 22 ans, séparée, deux enfants, pas de métier et vit des prestations du Bien-être social.Elle vient de s'inscrire à des cours à temps partiel au Centre Gédéon-Ouimet du Service de l'éducation des adultes de la CÉCM en vue de compléter ses études secondaires et de se spécialiser, par la suite, en bureautique au Centre Stella-Maris de la CÉCM.Lucie, elle aussi, a vu sa prestation augmenter de 150$ par mois.Le rattrapage scolaire offert par le Service de l'éducation des adultes de la CÉCM Voilà deux cas parmi les quelque 5000 qui ont été référés au Service de l'éducation des adultes de la CÉCM par les bureaux de service social de la Ville de Montréal ou les centres de travail Québec, dans le cadre des cours de rattrapage scolaire offerts aux assistés sociaux de moins de 30 ans.En effet, le Gouvernement du Québec décidait, à lautomne 1984, d'encourager le retour aux études pour les assistés sociaux âgés de 18 à 30 ans, en doublant les prestations d'aide sociale de ces jeunes adultes inscrits à des cours de rattrapage, à raison d'un minimum de 60 heures de travail scolaire par mois.Des cours sur mesure Les jeunes assistés sociaux désireux d'entreprendre ou de compléter leurs études de niveau primaire ou secondaire, peuvent le faire à l'un-des neuf centrés d'éducation des adultes de la CÉCM qui offrent des cours du jour ou du soir.On peut s'inscrire à ces centres à n'importé quel moment de l'année et ce, 12 mois par année.L'étudiant peut y suivre un cours de rattrapage seulement ou un programme complet d'études primaires et secondaires (formation générale ou professionnelle), à raison de 30 heures par semaine.L'enseignement offert dans les centres pour adultes est adapté aux besoins et au rythme de chaque.étudiant.Où se renseigner?En s'adressant à un bureau de service social (pour les résidents de Montréal) ou à un centre ae travail Québec (pour les résidents des municipalités avoisi-nantes).Ou encore, en téléphonant à la CÉCM, au numéro 849-4792.Des élèves de la CÉCM participent au Salon de l'automobile Des élèves et leurs professeurs de l'École des métiers de l'automobile de la CÉCM participent au Salon de l'automobile qui se tient à la Place Bonaven-ture du 17 au 27 janvier.Ils y présentent et y expliquent les différentes étapes de la réparation d'un bloc-moteur, le fonctionnement d'une transmission automatique, la fabrication de pièces de carrosserie, etc.CÉCM La Commission des écoles catholiques de Montréal fondue présentes\" en5it«n«tes' tou9e- .i i\trvmx *H \tCWNW \t m\tr.« - t m\t Économisez lors de votre prochain achat ç}& Mélange pour Fondue Chinoise V-H 154 Zl 1 vu i r : Sur f irk etc Mr vow chut Ion ot rtdm du produit rtmbourwrnom pour unt mtri domanrjt.Tout IdmlMNlpuri mrqMRM pou pût comntutf uno nuOt.Ot* tautm brum IjpldM, i rtmbourwroni ît nitirr r.omlnm du coupon plut te de Irai» ci rninirttntlon.Touts dtrnïndt di i honortt sus nnt prtMrtft par n i.inotnarl.rtndn MM * noi prod; i quo nom n'tyont ¦ mot} ryirtfOffiOMM, couwl prtuind___ pi (Cecums) pou( lultifurln coupon! 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