La presse, 23 février 1985, B. Vivre aujourd'hui
[" VIVRE AUJOURD'HUI LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 FÉVRIER 1985 ¦ Trois femmes, trois voix.Des styles qui diffèrent.On les voit de plus en plus.Elles ont décidé de prendre le micro, de parler fort.Linda Bossé, Julie Morency et Dominique Ritchot militent activement dans des mouvements de jeunes.Elles n'ont pas la prétention de représenter « la » jeunesse, mais elles entraînent plusieurs gars et filles dans leur sillage.Elles ouvrent le chemin.Loin de partager les mêmes opinions \u2014 elles sont parfois en complet désaccord \u2014 elles cherchent des solutions qui pourraient améliorer le sort des jeunes.Julie Morency, de ENGAJ, veut les inciter à créer eux-mêmes leurs emplois; Dominique Ritchot, du RAJ, reproche au gouvernement de ne pas traiter les « vrais bobos », tandis que Linda Bossé, de IMAJ, espère un nouveau contrat social.MARTHA GAGNON Dominique Ritchot : la rage de parler mm L'appartement est vieillot mais habitable.Murs en stuc, plantes vertes, réfrigérateur recouvert de papier peint fleuri, rideaux jaunes.Au beau milieu delà cuisine, bas, slips et T-shirts, sèchent sur un support métallique, près de la fournaise à l'huile.Dominique, gros pull-over, lunettes rondes, cheveux hérissés, se déplace en parlant, théière dans une main, une tasse dans l'autre.Après quelques tourbillons, elle s'installe enfin sur une chaise, enfile de gros bas de laine multicolores et pousse un ouf! Elle a passé la fin de semaine en Abitibi au « camp du désespoir ».organisé par des jeunes pour sensibiliser la population et les gouvernements au problème du chômage.Dominique Ritchot a 24 ans, milite activement dans le Regroupement autonome des jeunes (RAJ), qui réunit surtout des chômeurs et assistés sociaux.On la voit souvent dans des colloques, des manifestations, des débats publies.Sa photo apparaît sur le journal de la CSN, du mois de février.Elle parle dans tous les micros.« Excusez-moi si je ne suis pas aussi bien mise que Julie Morency, du mouvement ENGAJ.Moi, je m'habille dans les marchés aux puces ».précise-t- elle, sur un ton ironique.L'ani-mosité entre les deux groupes est manifeste, on ne partage pas les mêmes opinions ni les mêmes buts.On est surpris d'apprendre qu'elle est née dans une famille bourgeoise, clans une grande et belle maison, à Québec.Son père était architecte.« Nous vivions à l'aise.Je ne manquais de rien : bonne nourriture, bonne éducation, bonne famille.» Dominique a abandonné l'école à 17 ans.bien qu'elle ait eu de bons résultats: elle a quitté la maison familiale au même moment.Pourquoi?Elle ne le sait pas, elle voulait travailler, s'affirmer.Elle se disait que c'était un arrêt temporaire.Et voilà que ça dure depuis sept ans.Elle n'a pas eu le courage de reprendre ses études.Le prétexte : il n'y avait pas de place au cégep dans «sa branche», techniques en documentation.Elle a donc fait des petits jobs : gardienne, vendeuse de fleurs, aide-cuisinière.Elle a passé de longues périodes « sur » le Bien-Etre social : « c'est épouvantable les regrets que j'ai eu d'avoir abandonné l'école.Je n'arrivais pas à savoir ce que je pouvais faire.» Après avoir critiqué les programmes gouvernementaux, elle s'est quand même inscrite à l'un d'eux.Présentement, elle fait un stage de formation dans un bureau du ministère de l'Éducation comme auxiliaire en informatique.« Du cheap labor; lance-t-elle.Son salaire est de $2.53 l'heure (40 heures par semaine) et s'ajoute à son' « B.S.» de $155 par mois.Il s'agit, bien sûr, d'une période de formation qui se terminera en décembre prochain.Dominique se plaint de n'avoir aucun statut.« Je ne suis rien du tout, ni étudiante ni travailleuse.Je n'ai pas droit au salaire minimum ni à l'assuran-ce-chômage.C'est pour ça que je me suis engagée dans le RAJ.J'aimerais qu'on nous fasse une place dans cette maudite société.» Le RAJ, qui réclame la parité d'aide sociale pour les moins de 30 ans et le plein emploi, soulève bien des critiques.Plusieurs lui reprochent son discours négatif, parfois à tendance marxiste, qui entretient l'image de misère des jeunes.On prétend aussi qu'il ne représente qu'une minorité.Dominique, elle, refuse les étiquettes : « Je ne suis ni à gauche ni à droite, seulement au creux de la vague.Curieusement, dès qu'un jeune se lève, gueule, il passe pour un fou ou un marxiste.» Ce n'est pas sans raison, dit- elle, que l'abréviation RAJ fait tout de suite penser à rage.«Oui, j'enrage de ne pas avoir un emploi stable, un salaire décent, une existence normale.C'est pour ça que je milite.» Mais elle n'a aucune formation, elle ne sait pas faire grand chose.Elle se souvient d'une période heureuse en 1981 quand la Ville de Montréal l'a engagée comme auxiliaire de bureau durant six mois.« J'ai eu l'impression d'être quelqu'un.Je gagnais $6.51 l'heure, un vrai bon salaire.On ne me demandait pas d'avoir de l'expérience, il suffisait de suivre un court entraînement.» Son militantisme est récent.C'est la première fois qu'elle s'implique dans un mouvement de jeunes.Elle a déjà participé au comité du « Oui » lors du référendum et à Ja grève de la faim des Irlandais.« Mon héroïne, souligne-t-elle, c'est Bernadette Devlin; une femme courageuse, intelligente.» Dominique, elle, semble sur le point de perdre courage.À la fin de l'entrevue, elle laisse échapper : « Je suis fatiguée du Québec, je vais peut-être aller faire un tour en Europe.» Et le RAJ ?.Et la lutte des jeunes?Elle me regarde d'un air contrarié.Il lui arrive sans doute de rager contre elle-même.gageai photos Jean Goupil, LA PRESSE Julie Morency : un goût de leadership mm À 24 ans, Julie Morency est ™ déjà une « vieille militante ».Il y a longtemps qu'elle travaille dans des associations étudiantes, mouvements de jeunes.Entre ses réunions et conférences, sans parler de ses déplacements fréquents en régions, elle n'a pratiquement pas une minute à elle.Mais Julie a toujours vécu comme ça.À l'université, elle passait plus de temps à militer qu'à étudier.« On m'avait surnommée la délinquante des cours », explique-t-elle en riant.Derrière une apparence de petite fille sage, distinguée, à la voix douce, se cache une nature forte, déterminée.Elle n'a jamais oublié le conseiller en orientation qui, un jour, lui a dit tout bêtement que son quotient intellectuel n'était pas assez élevé pour qu'elle se rende à l'université.«Je l'aurais fusillé sur place.Il n'en fallait pas plus pour me décider à poursuivre mes études.» Si elle n'a pas encore terminé son bac en diététique, ce n'est pas à cause de ses notes, mais parce qu'elle s'est découvert un goût pour le leadership.Très vite, elle a occupé des postes : vice-présidente de l'association générale des étudiants en diététique, présidente du Rassemblement des associations étudiantes universitaires, tresorière au Sommet québécois de la jeunesse et, depuis avril, présidente du mouvement provincial Ensemble dans les groupes jeunesse (ENGAJ).«Quand tu agis, on te remarque.J'ai été parmi les premières filles à m'impliquer dans le milieu universitaire», affirme-t-elle fièrement.Les gens savent qu'ils peuvent compter sur Julie.« Si on me demande quelque chose, je le fais.» L'an dernier, elle a eu la chance, avec d'autres responsables d'organismes, de participer à un forum international des étudiants au Japon.C'était la première fois qu'une délégation du Québec se rendait là-bas.Elle est revenue avec l'idée de répéter l'expérience au Québec, dans le cadre de l'Année internationale de la jeunesse.Le projet pourrait se concrétiser au mois d'août.Elle a toujours aimé prendre des responsabilités.Très jeune, elle travaillait à la petite épicerie que possédaient ses parents, à l'île d'Orléans.« C'est là, derrière mon comptoir, que j'ai appris à communiquer avec les gens, à me discipliner et à gagner mon argent.» C'est elle qui a payé ses études en travaillant à temps partiel dans des restaurants de la vieille capitale.Le militantisme, c'est bien connu, ça ne paie pas.A 24 ans (elle vient tout juste de les avoir), elle est sans emploi et n'a pas d'argent en banque.Elle partage un cinq et demi avec deux copains, à Québec.« Je vis de petits contrats, de subventions gouvernementales.Mais je fais ce que j'aime.» Et elle ajoute en badinant : « Heureusement, en diététique, on nous a montré à préparer des menus équilibrés à $1.57.» En 1983, quand elle a accepté la présidence du Rassemblement des associations universitaires, elle a obtenu du gouvernement une bourse de $500 par mois à laquelle ont droit tous les étudiants qui désirent militer à plein temps durant deux ans.A l'Université Laval, Julie s'est battue pour que l'on reconnaisse des crédits aux étudiants qui s'impliquent dans les associations étudiantes.« Une primeur dans les universités », précise-t-elle.Mais ce n'est pas tout.Elle a participé à la création de centres étudiants, un point de rencontre entre l'école et le marché du travail.Elle a maintenant changé d'orientation.Elle a quitté le milieu étudiant pour se préoccuper de la question du chômage.« ENGAJ, dit-elle, c'est l'idée de jeunes dynamiques, actifs dans la société, qui ont réussi avec les moyens du bord.Et ça, c'est extraordinaire! » s'exclame Julie.Elle parle avec enthousiasme de deux d'entre eux, Claude Saint-Jacques, 29 ans, dirigeant d'une compagnie d'exploration minière et Bernard Morin, en-thomologiste, qui a formé sa propre agence de consultation.« Ils sont prêts à aider d'autres jeunes à se sortir du pétrin, à mettre sur pied des entreprises.» Julie ambitionne de créer un pont entre les diplômés et ceux qui sont plus démunis.« Il faut absolument qu'un jeune puisse aider un autre jeune.Sans cette solidarité, on ne peut rien faire.C'est seulement en mettant en commun nos ressources que nous pourrons créer des emplois.» Elle désapprouve l'attitude du Regroupement autonome des jeunes (RAJ) qui, selon elle, tient un discours uiopique, parfois démagogique.» On revendi- t que des droits sans se soucier 1 des conséquences.On dérange plus en étant actif qu'en organisant des camps du désespoir.Cessons de dire que nous sommes misérables.» Julie trouve que l'on oublie trop souvent ceux qui se débrouillent, font leur chemin.«J'en ai assez de me faire dire que je ne suis pas une « vraie » jeune parce que je vaiqfbicn et que je m'implique.» Linda Bossé : créer sa chance mm Originaire de Rivière-du-™ Loup, élevée dans une famille modeste où le père était bûcheron.Linda Bossé, 28 ana, a appris très jeune à compter sur ses propres moyens.Cette débrouillardise, elle l'a développée dans son village, à Rivière Bleu, où les gens se serraient les coudes.« Quand il te manque quelque chose, tu es forcée de l'impliquer», dit-elle.Ainsi, elle a organisé un ciné-club parce qu'elle voulait voir de bons films; elle est devenue présidente de l'association étudiante parce qu'elle trouvait injuste d'avoir à faire 40 milles en autobus, chaque jour, pour se rendre à la polyvalente de Cabane.Dès l'âge de 13 ans Linda était prise de la fièvre active, du besoin de réaliser des choses.Tout ce qui bougeait l'intéressait: club 111, jeunes naturalistes, télévision communautaire, comités de logement, associations étudiantes, etc.Depuis un an, elle est présidente du mouvement Initiative d'animation jeunesse (IMAJ 85).'m organisme dont on a beaucoup entendu parler.Elle n'est pas très souvent à son appartement qu'elle partage avec deux amis, et où trône un grand lit de cuivre dans le salon.« J'essaie de penser à moi de temps à autre, mais le temps me manque.» Linda posede un certificat en communication.Elle a travaillé comme journaliste durant trois \u2022ans dans des hebdomadaires, à Rivière-du-Loup et à Bromont.À une époque, elle était le seul reporter au journal, Le Régional, de Bromont.«Je devais remplir 40 pages.Je travaillais soixante heures, rédigeais une vingtaine de textes par semai-,ne.J'avais un bon salaire : $.150 par semaine.» Elle a toujours travaillé : « Des jobs, j'aurais pu en donner aux autres.11 faut créer sa chance», affirme-lelle.Après son cours secondaire, a 17 ans, elle a dû abandonner l'école pour gagner de l'argent afin de poursuivre sus études.« Je n'avais pas le choix, mais je n'ai aucun regret.J'ai eu le temps de mûrir, de vivre des expériences.On est beaucoup trop jeune quand on entre au cégep, on est incapable de s'orienter.» Durant cette période, elle a travaillé comme commis de bureau au ministère de l'Éducation; elle posdédait déjà un cours en secrétariat.Elle s'est ensuite inscrite en communication au cégep de Jonquière.Elle se souvient de ce moment avec joie.« Je n'arrêtais pas, j'étais « super active ».Jamais je ne me suis autant impliquée dans une communauté.» Comme Julie Morency, elle fut l'une des premières filles à s'intégrer dans les mouvements étudiants que dirigeaient les garçons.« On m'avait surnommé J'homme honoraire», se rappelle-!-elle.C'est aussi à ce moment qu'elle a pris conscience du manque de solidarité entre les femmes.« Plutôt que de m'aider, les filles me critiquaient.» Le milieu universitaire l'a déçue.C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle a abandonné le projet d'un baccalauréat.« Quel monde clos! On est coupé de la réalité.Moi qui connaissais bien le milieu du travail, je ne voyais pas ce que je faisais là.» Elle a donc laissé le milieu u-niversilaire et la carrière de journaliste pour devenir agent d'information à IMAJ 85.Au début c'était un emploi.Linda éclate de rire : « L'emploi s'est transformé en bénévolat, militantisme.Le résultat: je suis en chômage depuis le mois de juin dernier.» Elle attend la subvention du gouvernement pour toucher un salaire.Pourquoi ce nouvel engagement?Parce qu'elle se sent concernée par les problèmes de la jeunesse.Elle compare la situation des jeunes a celle des femmes.« Eux aussi, ils souffrent de discrimination, ils ont besoin de prendre leur place.» Ses projets ?Elle songe à quitter la grande ville pour travailler en région.« Au fond, je suis régionaliste.C'est là que je veux poursuivre mon travail communautaire.» B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 FÉVRIER 1985 fondé en 1917 Accrédité par les Associations des camps du Québec Cantraldc CAMP OOLAHWAN YWCA Un camp de vacances bilingue pour jeunes filles.\u2022 450 acres de terrain boisé avec lacs privés \u2022 Natation \u2022 Canotage \u2022 Artisanat Sciences de la nature \u2022 Randonnées pédestres \u2022 Campeuses âgées de 6 à 15 ans \u2022 95$ par semaine \u2022 Formation de m:nitrice-stagiaire à compter de 16 ans \u2014 8 semaines 480$ Marie Papillon, directrice 1355, boul.Dorchester ouest 866-9941, poste 36 Demandez votre dépliant GRATUIT.La capture des choucas, plus difficile que prévu LES TROUBLES PSYCHOSOMATIQUES: UNE SOLUTION FINALE Cela s'adresse à tous ceux et celles qui en ont assez de souffrir Portez-vous le fardeau de vos troubles chroniques?Les portez-vous parce que quelqu'un vous a dit «Prends ta pilule», «Oublie ça, ça va passer» plutôt que de vous permettre d'aller chercher la solution qui va vous en sortir?Mais qui s'occupe vraiment de vous et quels sont ces troubles chroniques ou psychosomatiques?Ceux dont vous souffrez et qui sont les plus fréquents sont: l'asthme, l'arthrite, les maux de tête, l'insomnie, les troubles digestifs, les troubles sexuels, l'hypertension, les ulcères, la colite ulcéreuse, les problèmes de peau, le stress, la fatigue, le manque de confiance, les phobies, l'angoisse, les douleurs diffuses sans cause apparente, la tendance aux accidents, etc.Nous avons peut-être la solution finale pour vous en soulager ou vous en débarrasser définitivement.La technique utilisée ne requiert aucune exigence qui soit hors de votre portée et ne s'éternise pas sur une période de 2 ou 3 ans.Elle se déroule à l'intérieur d'un mois, élimine progressivement le besoin de médicaments et traite les gestes automatiques qui vous portent à en prendre pour «les cas où».Malheureusement ce service n'est pas gratuit mais il est beaucoup moins cher qu'un voyage, une perte d'emploi ou la destruction de votre climat familial ou social.Pour obtenir ce service personnalisé et conçu dans un contexte multidisciplinaire (médecin, psychologue, psychothérapeute), il vous suffit de téléphoner et de prendre rendez-vous avec l'un de nos consultants au 663-8200 CENTRE DE CONSULTATION ET DE PSYCHOTHÉRAPIE DE LAVAL (POLYCLINIQUE ST-MARTIN) tm La capture des ™ choucas qui vivent actuellement à Port-Cartier, depuis novembre dernier, est plus difficile que prévu.Considérés com- PIERRE OINGRAS me des oiseaux très « intelligents », ils se montrent de plus en plus méfiants face aux appâts empoisonnés.Les responsables du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche affirment que les oiseaux, qui se divisent en deux groupes, fréquentent de- puis quelques jours de nouveaux secteurs de la ville, ce qui oblige leurs poursuivants à faire preuve de plus de vigilance.Selon l'hypothèse la plus vraisemblable, les choucas des tours, une espèce d'oiseau répandue partout en Europe, sont arrivés à Port-Cartier après avoir traversé l'Atlantique cachés dans une cale de bateau.Craignant que l'oiseau, qui n'existe pas en Amérique du Nord, n'envahisse progressivement tout le confinement faute d'ennemis naturels, comme ce fut le cas jadis photo La Presse D'une longueur d'une trentaine de centimètres, le choucas ressemble à un petite corneille; c'est un oiseau « intelligent » qui se méfie des appâts empoisonnes.pour le moineau domestique et l'étour-neau sansonnet, Québec décida, la semaine dernière, de les éliminer.Jusqu'à maintenant, on a réussi a capturé six oiseaux vivants, qui seront éventuellement remis à des jardins zoologiques.Mardi, on procédait à l'empoisonnement de grains mais neuf oiseaux sont morts parce qu'ils ont ingurgité trop de poison.Cette substance doit, en principe, ne provoquer qu'une paralysie partielle de l'animal.En fin de semaine, les biologistes étudieront une nouvelle stratégie pour capturer les intrus.Selon les estimations, on comptait à l'origine de 30 à 50 choucas lors de leur arrivée.Des choucas à Montréal?Dans la communau- té scientifique, certains encouragent l'action du gouvernement alors que d'autres estiment, au contraire, qu'elle est inutile.Certains citent en exemple la réaction du gouvernement fédéral qui avait exigé, en 1982, la destruction de quelques dizaines de chiens viverrins d'origine européenne importés par un éleveur ontarien.Selon Ottawa, cet animal à four- Centre de jeûne et de repos Pour: MAIGRIR/CESSER DE FUMER RAJEUNIR'REVIVRE N.B.: JEÛNE INTEGRAL CURE DE JUS DE FRUITS CURE DE JUS DE LEGUMES Santé 2033 Chemin de la Gare, Val Mo: in JOT 2R0 Tél.(619)322-5635 VENTE DE DUVETS SAMEDI ET DIMANCHE 10 H A 5 H LUNDI À MERCREDI 9 H A 6 H JEUDI ET VENDREDI 9 H A 8 H AUSSI 25% DE RABAIS SUR LA PLUPART DES MODÈLES EN CHÊNE DBtMUlM RCUMf AMONTtiAlDCS CVBeCSMtAMA RENOVATIONS #pf*#* L 'ACAD IE iâîiÉ 337-0702 SIMPLE 11 Q$ 19 onces JUMEAU 139* 21 onces , DOUBLE 1 59* 27 orjees .^QUEÉN 179* 30 onces KING .319* 36 onces : LES DUVETS UNGAVA 36, ch.Queen Mary \u2014 du metro Snowdon ¦ ' I vO\"U I I U .QUEEN KING 30 onces 36 onces 4986, ch.Queen Mary 'enlace du metro Snowdon rure ressemblant à un raton-laveur pouvait causer d'importants dommages à la faune canadienne, faute d'ennemis naturels.Pour leur part, les biologistes gouvernementaux chargés de l'élimination des choucas estiment que, môme si cela est peu probable, il n'est pas impossible qu'un certain nombre de nouveaux arrivants aient décidé d'émigrer vers les grandes villes.En Europe, le choucas s'accomode très bien de la vie urbaine.D'ailleurs, jusqu'à maintenant, quelques observateurs d'oiseaux de la métropole ont confié à LA PRESSE avoir aperçu le choucas près de chez eux.Selon les observateurs du ministère, les choucas « québécois » se montrent très agressifs vis-à-vis les moineaux, les étourneaux et les pigeons dans leur conquête de territoire.La documentation scientifique à ce sujet précise que le choucas des tours (des tours, parce que l'animal vit souvent dans les vieux châteaux, les tours et les ruines) est une espèce grégaire qui s'adapte très bien à un nouvel environnement.Cet oiseau, qui ressemble à une petite corneille, peut même faire son nid, à l'occasion, dans des terriers de lapins.Lorsqu'on aime quelqu'un, on fait en sorte qu'il soit libéré d'un maximum de préoccupations.C'est dans cet esprit qu'Alfred Dallaire a créé les pré-arrangements.Il permet de tout régler soi-même, de choisir exactement ce qu'on veut, et d'éviter a ceux qu 'on aimé de devoir Ville Code postal.Tél.Alfred Dallaire inc.1120.Jean-Talon Est Montréal (Québec H2R 1V9 (514)270-3X11 cl tiJi/WJ bofiilalXfi,, \\| Le respeci oc* cli< INC.>ix prendre des décisions* difficiles.Les pré-arrangements Alfred Dallaire, c'est aussi l'assurance de payer.moins et de laisser plus à nos proches.Ça ne réconforte pas ceux qui restent, mais c'estpour .¦ eux la preuve qu'on Tes i \" c'est irnr.\" Aux designers et manufacturiers du Québec une invitation très spéciale ONTRÉAL Le Centre de promotion de la Mode de Montréal est à réaliser une production audio-visuelle visant à promouvoir l'industrie de la mode au Quebec.Afin de personnaliser cette production destinée à de nombreux publics du Québec, du Canada et même des pays étrangers, le Centre de Promotion de la Mode de Montréal lance une invitation à tous les designers et manufacturiers du Québec: faire paraître leur griffe ou leur étiquette dans cette présentation.Pour être admissible, une griffe ou une étiquette doit être de conception ou de fabrication québécoise dans une proportion d'au moins 51%.Le coût de cette participation s'élève à 200$.Les designers ou manufacturiers intéressés doivent faire parvenir un chèque visé de 200$ au plus tard le 4 mars 1985 à 12 h au Centre de Promotion de la Mode de Montréal, 209 ouest, rue St-Paul, 5ième étage, H2Y 2A1.Dans l'éventualité d'une grève postale, les designers et les manufacturiers sont priés d'utiliser les courriers privés pour faire parvenir leur participation.CENTRE DE PROMOTION DE LA MODE DE MONTRÉAL 209 OUEST.RUE Sr-PAUL MCNTRÊAL.QUÉBEC ï&0Q0$ d'achat en* METTEZ VOS CONNAISSANCES A PROFIT! PARTICIPEZ AU JEU DE LA QUESTION- PI EG F Pour ce faire, remplissez le coupon d-COntre cl relournezle a l'adresse indiquée A fois par Jour, du lundi tu vendredi à Hh32.9h5 3.11 h50 et 1 edi ! UUO LtO WttlrV-tlMUO aDr
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