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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-02-25, Collections de BAnQ.

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[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, LUNDI 25 FÉVRIER 1985/101e ANNÉE, N° 127, 62 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 LA MÉTÉO: FAIBLE NEIGE.MINIMUM: -5°, MAXIMUM: -1°.DEMAIN: BEAU TEMPS.DÉTAILS PAGE A 2.1 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents ; Ailleurs au Québec: 50 cents « UN MERVEILLEUX DEFI », DIT-IL: RECONQUERIR SON TITRE Gaétan Boucher détrôné d'api es PC H HEERENVEEN, Hollande \u2014 Les lon-\u2014 gues jambes du Soviétique Igor Zhele-zovski ont eu raison du grand coeur de Gaétan Boucher.Celui-ci a cédé hier \u2014 pour un an \u2014 son titre mondial des sprinters.Avec l'espoir d'aller le reconquérir l'an prochain au Japon.Frondeur, Boucher, le petit «David» de 1,70 mètre ( 5'7\" ) qui avait terrassé de peu le géant Sergei Khlebnikov, l'an dernier à Trondheim, n'a pu récidiver cette fois-ci devant le nouveau monarque de 1 mètre 90 (6'4\"), le roi Igor.L'athlète québécois a rendu hommage au nouveau champion.« Il est un très bon patineur», a-t-il dit.«Il n'a pas semblé avoir fait un seule fausse manoeuvre au cours des quatre courses.Et c'est ce qu'il a eu : quatre bonnes courses, et moi je n'en ai eu que deux », a-t-il ajouté.Dans son nouveau rôle de vice-champion, Gaétan Boucher voit comme un merveilleux défi d'avoir à s'entraîner avec plus d'ardeur l'été prochain parce que, dit-il, «j'ai vraiment besoin de ce défi.Et il n'est pas dit que je ne pourrai plus vaincre celui que j'ai vaincu en novembre dernier à Berlin ».Boucher a été doublement vaincu, puisque Zhelezovski a remporté une triple victoire \u2014 qui le couronnait automatiquement champion \u2014 et que, au classement général, Gaétan lui a concédé 0,915 points, soit moins d'une seconde.ff analyse sa déiaite Tabloïd Sports, page 5 «Techniquement, je n'ai livré que deux ou deux bonnes courses et demie en fin de semaine.Et même si j'ai tiré de l'arrière dès la première épreuve, je n'ai jamais lâché.Dans toutes les sphères de la vie d'ail-! leurs, disait-il à l'occasion d'une réception donnée en son honneur, ce qui compte est de toujours essayer et de faire de son mieux.J'ai bien patiné.J'ai d'ailleurs fait mieux que l'an passé, mais Zhelezovski m'a été supérieur.» « Mon but est de continuer à m'entraîner très fort, de toujours donner le meilleur de voir BOUCHER en A 2 AUJOURD'HUI \u2022 JAMAÏQUE Malgré ses difficultés économiques, le Canada est prêt à augmenter son aide financière à la Jamaïque.page A 5 \u2022 MUSIQUE En jouant l'intégrale des Études de Chopin, le pianiste Louis Lortie a fait chanter, a fait parler son instrument et a séduit son auditoire.page B 7 \u2022 ÉSOTÉRISME Horreur et stupéfaction! En se faisant « lire » les lignes de la main, notre reporter Mario Fontaine découvre qu'il est porteur d'une tare unique.page A 8 \u2022 L'AUTOMOBILE Dotée de trois cylindres seulement, la Forsa, de Suzuki, permet d'allier économie et maniabilité.page B 1 \u2022 RÉSIDENTS ET INTERNES La Fédération des médecins résidents et internes tient plus que jamais à sa demande d'arbitrage obligatoire.page A 2 \u2022 GRÈVE DU CHARBON Le syndicat des mineurs anglais tient une grande manifestation à Londres pour contrer l'incitation à un retour massif au travail lancée par les patrons et le gouvernement.page B 6 Le secrétaire général du Parti communiste d'Union soviéti- là de la première apparition publique du numéro un soviétique, Constantin Tchernenko, dépose son bulletin de vote que depuis deux mois.photolaser upi duns l'unie dans un district électoral de Moscou.Il s'agissait Tchernenko a paru très faible d'après AP, AFP, Reulcr mm MOSCOU \u2014 Le numéro un ™ soviétique Constantin Tchernenko est physiquement réapparu à la surprise générale, hier à la télévision, après une absence de 59 jours due à sa maladie \u2014 un emphysème pulmonaire considéré comme inguéris-sable par les spécialistes occidentaux.Le secrétaire général du Parti communiste soviétique, qui est âgé de 73 ans, a donné l'impression d'un homme extrêmement affaibli au cours de la séquence télévisée qui a duré une minute vingt.Les correspondants étrangers avaient été avertis vendredi que M.Tchernenko voterait, « s'il se sent bien », au scrutin pour le Parlement de la Fédération de Russie, l'une des républiques constitutives de l'Union soviétique.Il n'a pas été précisé où M.Tchernenko avait voté.L'agence Tass a simplement déclaré que « Constantin Tchernenko s'est rendu à un bureau de vote dans le district Krasnaya Presnaya » à Moscou.Les images de la télévision ont montré M.Tchernenko en costume bleu, s'adressant aux responsables du scrutin, et prononçant le mot « bon » à plusieurs reprises, au cours d'une discussion sur le déroulement du scrutin, voir TCHERNENKO en A 2 L'ÉCONOMÎE Cartes de crédit: la guerre reprend Après une trêve de plus d'un an, la guerre vient de reprendre entre les sociétés émettrices de cartes de crédit et les nouveaux chevaux de bataille sont les cartes Or qui permettent aux clients aisés de faire des transactions plus importantes qu'avec les cartes conventionnelles.page C 1 Pharmacies Universelles: la Caisse de dépôt acquiert 25 % des actions La Caisse de dépôt et de placement du Québec est sur le point d'acquérir environ 25 p.cent des actions des Pharmacies Universelles, le plus important grossiste québécois de produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques.Pour ce faire, elle devra débourser une dizaine de millions de dollars.- , page C 3 Métier: égoutier ils sont à peine une centaine d'hommes à voir à l'entretien et au bon fonctionnement d'un réseau de conduits de différentes tailles qui, mis bout à bout, zigzaguent sur plus de 2 000 km à Montréal.Les égoutiers sont fiers de leur métier et, contrairement à ce que l'on peut penser, quand ils disparaissent sous terre, ils n'ont pas toujours les pieds dans les immondices et les narines dans d'intolérables miasmes.Mais dans les égouts, on est susceptible de faire souvent de mauvaises rencontres, comme l'explique Ronald White.page A 8 I photo Robert Nodon, LA PRESSE DOMTAR Chrétien dénonce l'attitude «hypocrite» de Québec Si c'était le gouvernement Trudeau plutôt que celui de Brian Mulroney qui refusait d'accorder une subvention promise de $100 millions à la compagnie Domtar, le gouvernement du Parti québécois se montrerait-il aussi compréhensif à son égard?, s'est demandé hier l'ex-ministre et député libéral Jean Chrétien, qui ne s'est pas gêné pour qualifier d'hypocrite l'attitude do René Lévesque qui a refusé en fin de semaine de blâmer Ottawa dans ce dos- sier.page A 4 SOMMAIRE .Annonces classées.B 10 è B 12 C6à C8 Arts et spectacles \u2014 informations.R 7 à B 9, \u2014 Cinema.C 5* Décès, naissances, etc.C 9\".\u2022 Échecs.C 9- , Économie.C 1 \u2022 C 3' ; Éditorial.A 6- ; Étes-vous observateur?.B 10\" ! FEUILLETON.3 11 ' Horoscope.C 7' i L'auto.B1 à B 5 ! Le monde.B 6 } Loteries.B 12-C 4 Météo.A 2 j Mots croisés.C 8 ' * Mot mystère ».C 7 ! Quoi faire aujourd'hui.C 5 Télévision: \u2014 Horaires.B 7 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.J8; I Bandes dessinées.12 î 3^ 337-5542 ouvanwM mmtoi ÀnOMrv*» MMMMOnCMCa/TM Taxes non Inclut** A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 25 FÉVRIER 1985 TCHERNENKO SUITE DE LA PAGE A 1 \"TJh commentateur de la télévision a affirmé : « Aujourd'hui est jour d'élection.Ici dans le district Krasnaya Presnaya de Moscou, voici en train de voter le secrétaire général du comité central du Parti communiste, président du presidium du Soviet Suprême, le camarade Constantin ïchernenko ».\u2022 M.Tchernenko ne paraissait pas en très bonne santé, mais il a été filmé debout, sans être aidé par quelqu'un, et a adressé un petit signe de la main à un groupe d'officiels, parmi lesquels figurait le chef du Parti à Moscou M.Victor Grichihé, au moment de s'éloigner de l'urne.On lui a également présenté un bouquet de fleurs rouges.; M.Tchernenko, 73 ans, n'avait pas été vu en public depuis le 27 décembre quand il s'était adressé a un groupe d'écrivains soviétiques lors d'une cérémonie de remise de décorations.Au cours de son allocution, M.Tchernenko s'était interrompu de nombreu-serfois pour respirer.Les diplomates occidentaux se déclarent toutefois surpris par la façon dont M.Tchernenko est réapparu à la télévision, sans la moindre annonce officielle.Ils en déduisent qu'il n'était pas en assez bonne forme pour se présenter à la presse étrangère et que l'on a sans doute jugé suffisant de diffuser quelques images de sa présence au bureau de vote pour rassurer l'opinion intérieure.Mais ils ajoutent que la séquence tournée par la télévision dément les rumeurs répandues depuis un mois dans les milieux diplomatiques selon lesquelles M.Tchernenko srait dans un état très grave.Si cette réapparition était très attendue, l'autre vedette de la journée a été M.Gorbatchev, 53 ans, très entouré par les journalistes occidentaux au moment où lui et sa famille sont allés voter, dans un bureau de vote précisé à l'avance par les autorités.Son successeur présumé, l'officieux numéro deux du Kremlin, Mikhail Gorbatchev, lui a volé la vedette auprès des journalistes étrangers et des caméras de télévision en cette journée électorale.M.Gorbatchev a posé pour les photographes, s'est tourné à plusieurs reprises vers les télévisions, a serré des mains et a discuté avec les journalistes, confirmant ainsi apparemment, par cette apparition remarquée, sa position d'homme fort du Kremlin.Les pompiers combattent le feu qui a éclaté après le déraillement de 2 locomotives et de 86 wagons du Canadien Pacifique près de Petawawa, en Ontario.On a dû évacuer les habitants du secteur.photo CP BOUCHER SUITE DE LA PAGE A 1 moi-même, de reprendre le titre et de me rendre, si possible, jusqu'aux Jeux de Calgary », a dit Boucher.11 quittera néanmoins la Hollande demain, la tète haute, avec une médaille d'or ( au 1000 mètres samedi ) et trois médailles d'argent ( au cumulatif, aux 500 et 1000 mètres hier).Dan Jansen des États-Unis et son compatriote Nick Thometz suivent au classement général, devant un autre Soviétique, Oleg Bogiez.Benoit Lamarche et Denis Ga-gnon de Sainte-Foy se sont classés respectivement 21e et 27e dans un contingent de 32 compétiteurs.Par deux fois, Lamarche ( 18 ans ) a amélioré sa marque personnelle dans le 1000 mètres (1:18,79 et 1:18.61 ), - ce qui me met en confiance en vue des Championnats mondiaux juniors de la fin de semaine prochaine a Roros, en Norvège ».Girard termine 13e \u2022Chez les dames, malgré une chute au 500 mètres hier, l'Est-Allemande Christa Rothenburge a été couronnée championne aptes avoir gagné trois des quatre épreuves.Angela Stahn-ke;«également de la RDA, et la Polonaise Erwina Rys-Ferens l'ont suivie sur le podium.La Canadienne Anne Girard, 8e du 500 mètres hier sur un total de;32 participantes, a terminé au 13e>ang au classement général.ShHley Rhead de Moose Jaw et Na-Qialie Lambert de Montréal ont'terminé respectivement 17e et 24e.«En réussissant 42,22 secon-des'j'ai réalisé mon meilleur 500 mètres en championnats du monde.Et je suis venue très près d'améliorer ma marque personnelle de 42,01, obtenue pluç tôt cette année à Davos.Je suis très satisfaite», a dit pour sa p~art Anne Girard, une Montréalaise âgée de 20 ans.qui a aussi les yeux tournés vers Calgary.Son réve : « devenir 'la' Gaétan Boucher du patinage de vitesse féminin ».PRÊTS À NÉGOCIER, PAS À « MARCHANDER» Arbitrage obligatoire : les médecins internes et résidents ne bougent pas 1 La Fédération des médecins ™ résidents et internes du Québec ne recule pas d'un pouce dans la lutte qui l'oppose au ministre des Affaires sociales : au terme d'une assemblée qui a réuni les CAROLE THIBAUPEAU délégués de tout le Québec samedi, la FMRIQ tient plus que jamais à sa demande sur l'arbitrage obligatoire.Elle n'échangera pas sa requête contre « la valse des millions de Chevrette », selon ses propres termes.La dernière séance de négociations entre la FMRIQ et le gouvernement a eu lieu le 15 février.Jeudi soir dernier, le 21, le ministre Chevrette rencontrait le docteur Michel Larose, président de la fédération, pour lui annoncer qu'il détenait un nouveau mandat du Conseil du Trésor, ce qui lui donnait « plusieurs millions à mettre sur la table» pour satisfaire les médecins sur les plans salarial, des horaires de travail et des bénéfices sociaux.Il lui a signifié également qu'il exigeait le renoncement à l'arbitrage obligatoire avant de reprendre les négociations.\\ « Il est dommage de constater que dans la vision libérale, seul l'acte médical semble valorisé au détriment de tous les autres qui pourtant le supportent », a-t-il déclaré.Par ailleurs, le président de la CSN a vertement critiqué l'avant-projet de loi déposé avant les Fêtes par le président du Conseil du trésor, M.Michel Clair.À son avis, cet avant-projet de loi fait bien peu de cas dps pro grès que le syndicalisme a rendu possible dans la société québécoise depuis 25 ans.« Il n'est pas question que nous laissions passer un projet semblable », a affirmé le président de la Confédération des syndicats nationaux.\u2014 Presse Canadienne A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 25 FÉVRIER 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'inloi motion JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef La privatisation a des limites La privatisation est à la mode: dès qu'une activité gouvernementale n'est pas efficace, quelqu'un lance l'idée de la privatiser.C'est devenu un réflexe, comme, il y a vingt ans, on ne songeait qu'à nationaliser.Dans bien des domaines, i'emprise de l'État est allée trop loin et il serait avantageux de céder certaines activités gouvernementales au secteur privé.Le Parti libéral du Québec va jusqu'à suggérer que certains services hospitaliers non médicaux pourraient être mis entre les mains d'entreprises privées.Il va peut-être un peu trop loin.Il est certain que l'entreprise privée est sans pareille en recherche de la productivité et de la rentabilité dans le milieu qui lui est propre.Quand la concurrence est forte, tant du côté des fournisseurs et de la clientèle que du côté du personnel et du talent, l'entreprise privée parvient à trouver la solution optimale au prix le plus bas.Toutes ces conditions ne sont que rarement réunies de façon parfaite, mais tant qu'il y a plusieurs entreprises qui cherchent à se frayer un chemin dans un domaine donné, la concurrence qu'elles se livrent donne des résultats supérieurs à ce que peut offrir un monopole gouvernemental.Il est donc normal de vouloir retourner au secteur privé des entreprises gérées par le gouvernement mais qui sont en concurrence directe avec des entreprises privées.Il n'y a aucune raison profonde pour qu'Air Canada, Sidbec ou Marine Industrie soient des entreprises gouvernementales alors que leurs concurrents les plus directs sont privés.La situation est toute différente dans les soins de santé.Le Quebec a suivi une politique bien définie d'une prise en charge gouvernementale des soins médicaux.Il a voulu dissocier la qualité des soins de la capacité de payer afin d'avoir un système véritablement universel.La qualité de la gestion de ces soins a nettement été subordonnée à cet objectif social.; Depuis que l'État est à l'étroit financièrement, on cherche par tous les moyens à diminuer les frais du système hospitalier: en coupant les budgets et en freinant les augmentations de salaires.Il est tentant de penser que l'introduction d'entreprises privées dans les hôpitaux pourrait faire économiser des sommes importantes à l'État sans diminuer la qualité des soins.Des entreprises spécialisées ne seraient-elles pas plus capables d'assurer de bons services de buanderie, de cuisine ou de sécurité que le personnel engagé par des administrateurs?Il est impossible de répondre catégoriquement.Il faut, cependant, se demander si une entreprise privée qui obtient un contrat exclusif du gouvernement continue à faire preuve des mêmes vertus qu elle a quand la concurrence l'oblige à essayer de couper ses prix et d'améliorer ses services.L aspirant candidat libéral dans Rosemont et sous-ministre de la Santé sous M.Pierre-Marc Johnson, le Dr Guy Rivard, va même plus loin que son parti et estime que l'administration d'hôpitaux pourrait être confiée à l'entreprise privée.On a du mai à comprendre comment une entreprise privée pourrait se montre1- plus efficace dans une industrie qui resterait essentiellement étatique et qui ne serait pas soumise aux lois de la concurrence.Frédéric WAGNIÈRE Bon anniversaire à La Tribune ! La Tribune a 75 ans.Elle en est fière; et on s'en réjouit.Car enfin, s'il est un journal qui sait ce que c'est que vieillir et se battre contre le temps, c'est bien LA PRESSE.Ici, nous avons tout juste ce qu'il faut pour nous sentir l'aîné de presque tous les autres; juste ce qu il faut pour admirer leur ténacité et leur courage; juste ce qu il faut pour reconnaître leur valeur en toute objectivité.La Tribune n'a donc pas seulement 75 ans: elle est grande de 75 ans.C'est plus et c'est mieux.Pour elle, c'est pleinement mérité.La presse régionale joue un rôle ingrat dans nos milieux.Elle ne peut s offrir des correspondants étrangers, s'affilier à toutes les agences, se payer des collaborateurs prestigieux, faire voyager ses journalistes à travers le monde.Elle est peu citée dans les grandes revues de presse, elle est peu connue en dehors de son propre réseau d'influence, elle n'intéresse presque personne en dehors des lecteurs de la région qu'elle dessert.Mais dans sa région, quelle importance elle a! Un journal aussi bien fait et aussi complet que La Tribune sait informer son lecteur sur tout, autant sur la situation internationale que sur les tensions nationales, autant sur Québec que sur Ottawa, autant sur la métropole que sur la province.Bien entendu, elle reflète d'abord un milieu de vie.C'est là que se trouve son rôle unique, irremplaçable.C'est quand elle décrit la vie d'une région à ceux qui la vivent qu'elle joue un rôle essentiel à la démocratie.Car la démocratie a besoin de gens informés pour demeurer saine.Qu'on se le dise: ceux qui refusent de s'informer, comme ceux qui sont mal informés, nuisent à la société qu'ils ne se privent pas de critiquer.La presse régionale tisse un tissu d'information; elle abat les préjugés et permet à tout un coin de pays de vivre au rythme du monde tout en demeurant présent à tout ce qui l'entoure, l'enveloppe et le conditionne.Pensons, par exemple, au Sommet économique de l'Estrie qui s est déroulé dans cette région au début du mois.C'était la responsabilité de La Tribune de faire vivre l'événement à toute la population des Cantons de l'Est.Sa responsabilité d'analyser le projet gouvernemental; sa responsabilité de le commenter; sa responsabilité de permettre aux citoyens de réagir.C'était sa responsabilité d'être vraiment.la tribune où toute une fraction du monde peut partager et échanger, apprendre et discuter, apprécier et juger, se réjouir ou s'attrister.La Tribune a joué son rôle d'informateur complet pour un milieu qui s'interroge.i Aux États-Unis comme en Europe, des journaux régionaux parviennent parfois à tirer des centaines de milliers d'exemplaires.Les régionaux existent partout dans le monde et jouent tous le même rôle.Mais ils sont peu nombreux ceux qui savent intégrer l'information locale à une information plus vaste, plus globale, celle qui touche la planète quand le village s'endort.J II suffit d'un regard sur certains quotidiens régionaux de France, des États-Unis ou d'ailleurs au Canada, pour se rendre compte qu'il est facile de se replier sur soi et de se bâtir un monde à sa dimension locale.La Tribune, avec ses 60 journalistes et ses 160 employés, a su offrir à ses lecteurs la possibilité d'être citoyen du monde et participant d'une région.Les gens de l'Estrie lui doivent beaucoup.Et ceux d'ailleurs aussi: au moins un brin de fierté.J.an-Guy DUBUC (Droits réservés) Marc Laurendeau Quand 3a justice donne des armes aux motards (Collaboration .-f.i-'i.ïlc) Jeudi dernier, le juge Benja-men Shecter, de la Cour des sessions de la paix, ordonnait à la Sûrelé du Québec de remettre un permis d'acquisition d'armes à un motard des Hell's Angels.Appuyée sur des considérations légales, cette décision semblait faire abstraction de l'activité connue des bandes de motards au Québec.Elle permettait à un membre des Hell's Angels d'acquérir une carabine avec autant'de facilité qu'un garde suisse pourrait se munir d'une hallebarde pour la protection du pape.Quand Denis Houle, 32 ans, s'était présenté au quartier général de la Sûreté du Québec, il y a quelques jours, afin d'obtenir, moyennant le déboursé de $10, un certificat d'autorisation d'armes à feu, les préposés chargés d'émettre de tels permis ont exprimé des réticences.Motard très actif dans le groupe des Hell's Angels, à Laval, le jeune homme avait été condamné à plusieurs reprises, entre 1971 et 1974, pour voies de fait, notamment sur des policiers.Mécontent d'un tel refus, Denis Houle demandait à un magistrat de modifier la décision rendue par le registraire.Son avocat.Me Denis Lavigne.a principalement t'ait valoir que pour justifier le refus opposé à son client, il aurait fallu que les actes de violence énurriérés dans son dossier ne remontent pas à plus de cinq ans.Cette prétention était tout à fait conforme aux exigences de l'article 101.paragraphe 3, du Code criminel.Le juge Benjamen Shecter a surtout voulu mettre l'accent sut le respect des droits de Denis Houle, tout fautif qu'il ait pu être dans le passé.Le magistrat a déclaré, de plus, qu'une révision de la décision du registraire n'allait pas contre l'intérêt public.Tout en soulignant la bonne conduite apparente du requérant au cours de la dernière décennie, le juge Shecter lui a conseillé de «faire attention» à ce qu'il pourrait faire avec l'arme ou les armes qu'il veut se procurer.En théorie, certes, Denis Houle, avec son permis d'acquisition, ne peut que s'acheter une carabine ou un fusil utilisable pour la chasse.Mais il pourrait décider de franchir les deux étapes ultérieures, c'est-à-dire obtenir un certificat d'enregistrement d'arme à autorisation restreinte (pistolet, revolver, arme semi-automatique) et même carrément déni- cher, pour ces charmants bibelots, un permis de port d'armes en règle, l'autorisant à les transporter sur sa personne.Pour réaliser les deux dernières étapes, il faudrait que le jeune motard puisse invoquer la nécessité de protéger sa.vie (la notion de protection des biens ne suffit plus) ou sa participation à un club sportif de tir à la cible.Déjà muni de la décision favorable d'un magistrat, Denis Houle pourrait dépeindre, devant les autorités, les nouvelles objections de la Sûreté du Québec comme une forme de persécution.Dans le cas des bandes de motards, la Sûreté redoute que des membres n'en viennent à posséder des armes à feu le plus légalement du monde.Exhibées dans ia panoplie vitrée et verrouillée du club, ces armes disparaîtraient le temps d'un vol ou d'une agression, tandis que leur propriétaire légal serait soigneusement muni d'un alibi.Le procédé, selon les craintes de la Couronne, risque même de prendre la forme d'un système.L'avocat de la défense.Me Denis Lavigne, s'est objecté à ce qu'on soulève la réputation des Hell's Angels pour discréditer !a demande de son client.Invoquant la Charte canadienne des droits, il a souligné que celle-ci stipule le droit d'association.Mais il y a lieu de se demander, pour l'avenir, si le droit d'association comprend celui de faire partie de n'importe quelle organisation, quelle qu'en soit la nature, estime Me Jean-Pierre St-Jean.le procureur de la Couronne au dossier.Ironiquement, la décision du juge Benjamen Shecter survient deux jours après qu'un reportage de Bertrand de la Grange, à l'émission Le Point, de Radio-Canada, eut révélé à des milliers de téléspectateurs la lutte des Hell's Angels pour prendre le contrôle de tous les clubs de motards au Québec.7^a Commission d'enquête sur le crime organisé au Québec, dans son rapport de 1980, a qualifié les bandes de motards de «foyers du crime».À diverses occasions, elle les a reliées au trafic de la drogue, aux viols collectifs et aux règlements de comptes.Devant nos tribunaux, une association criminelle, cela n'existe pas.Seul un individu peut être accusé.Mais comme il s'agit ici de l'octroi du privilège de posséder une arme et non du droit sacré de l'individu à sa défense pleine et entière, les règles de la preuve devraient être assouplies jusqu'à admettre des cléments de démonstration plus indirects.La Commission de réforme du droit pourrait être mise à contribution.Le système d'octroi des permi.> confine à l'absurdité si des membres d'organisations violentes peuvent se procurer des armes légalement et en toute impunité.Michelle PARENT Exportation de la révolution (Collaboration spéciale) Tout en accusant les États-Unis de perpétuer un ordre social injuste en Amérique latine, le président cubain Fidel Castro a déclaré qu'il ne changera ni sa façon d'agir en Amérique centrale ni ses relations avec Moscou dans le but d'assurer aux États-Unis de meilleures relations.Ces déclarations ont été faites à l'occasion d'une entrevue qu'il a accordée, il y a quelques jours, à la télévision éducative américaine pour le Afac-Ncil-Leiirev News Hour.Depuis quelque temps, le président cubain désire restaurer les relations économiques avec les États-Unis.Mais le gouvernement américain est prudent et voit des obstacles à l'amélioration des relations entre Washington et La Havane.Parmi ces obstacles, nous pouvons mentionner l'allégeance de Cuba aux Soviétiques, la subversion pratiquée à travers le monde et la présence des troupes cubaines en Afrique.Pour les États-Unis, l'exportation de la révolution demeure une question fondamentale.Lorsque l'animateur Mac-Neil demande au président cubain de commenter la déclaration de M.Kenneth Scoog, du Département d'État, selon laquelle il dit: «C'est la connivence de Cuba, avec l'appui des Soviétiques, d'introduire des régimes marxistes-léninistes à travers l'hémisphère, qui est encore au coeur de nos dif-, férends», Castro répond: «Cuba ne peut exporter la révolution parce que la révolution ne peut pas être exportée.Et les facteurs socio économiques, culturels et historiques, facteurs qui déterminent la révolution, ne peuvent pas être transportés à l'extérieur.L'immense dette de l'Amérique latine, continue Castro, ne peut pas être expédiée à l'étranger.La formule appliquée par le Fonds monétaire international ne peut pas également être exportée par Cuba.L'inégalité du commerce, poursuit Castro, le sous-développement et la pauvreté ne peuvent pas être envoyés au dehors.C'est absurde et ridicule de dire que les révolutions peuvent être exportées, ajoufe Castro.Mais les États-Lmis ne peuvent pas les éviter non plus.» Mais, quel est donc le danger que cela représente pour les États-Unis?il est difficile d'expédier la révolution à un endroit où elle n'est pas vendable.À Montréal ou à Washington, par exemple, la révolution est difficilement exportable parce que les gens sont relativement bien pourvus et que la situation économique et sociale est tolerable.C'est la climat social qui détermine une révolution.Celle-ci s'inspire de la misère cl de la pauvreté des gens.C'est une situation d'écrasement.En fait, la révolution vient des gens les moins favorisés.Pour sortir de leur misère, les pau- vres acceptent de faire la révolution, et Castro le sait.La révolution ne peut se faire lorsque l'endroit n'est pas propice; elle ne peut se vendre là où il n'y a pas d'acheteurs.Alors, pourquoi celte peur de la part des États-Unis?Ce que Washington craint le plus, c'est l'exportation des idées marxistes-léninistes et la déstabilisation du régime capitaliste.Cette mobilisation des masses qui incite le peuple à participer à leur propre changement fait peur aux États-Unis.Des slogans qui insufflent aux peuples le désir d'être à l'origine de leur transformation sont perçus comme une menace de la part des États-Unis.Quels que soient les mobiles xmi inspirent les uns et les autres, des changements et des révolutions, il s'en produira \"Vtoujours.Mais, la question est de savoir sur le dos de qui et au profil, de qui.?t A 7 A LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 25 FÉVRIER 1985 TRIBUNE LIBRE Droits à reconnaître aux personnes handicapées L'honorable Elie Fallu Ministre responsable de l'Office des personnes handicapées Québec La Ligue des droits et libertés est un organisme qui oeuvre à la défense et a la promotion des droits et libertés au Québec.Depuis plus d'un an, nous nous préoccupons des droits des personnes handicapées.C'est ainsi qu'en 1984, nous nous sommes associés à lu Table de concertation des organismes provinciaux pour élaborer une position commune sur la politique d'ensemble «A part.égal».A titre d'organisme de défense des droits, nous trouvons déplorable que l'OPHQ n'ait pas mis l'emphase dans cette politique d'ensemble sur les droits et libertés.Nous considérons pourtant que le respect des droits et libertés doit être un préalable à l'intégration sociale des personnes handicapées.Même si nous trouvons que les objectifs de cette politique sont valables, il reste que l'OPHQ s'efforce plutôt d'organiser des services qui sont nettement plus administratifs au départ.C'est comme si on voulait structurer une organisa-lion sociale par la mise en place de machines administratives qui visent à favoriser l'intégration sociale des personnes handicapées.Dans celte optique, il n'est pas étonnant que l'OPHQ ait «oublié» des aspects de la réalité des personnes handicapées qui font en sorte qu'elles sont brimées dans leurs libertés et leurs droits fondamentaux.L'OPHQ fonctionne en circuit fermé en pensant que la discrimination envers les personnes handicapées relève seulement des structures d'organisation sociale.Pourtant, les personnes handicapées sont tout aussi affectées par des réalités qui touchent l'ensemble de la population mais qui sont occultées par leur statut de personne handicapée; par exemple la problématique spécifique des femmes, celle des minorités ethniques et les dénis de droits aux résidents en hébergement public.On oublie que ces personnes vivent des problèmes sérieux qui ne devraient pas être passés sous silence dans une politique d'ensemble qui doit toucher tous les ministères du gouvernement entre autres.Ainsi, dernièrement avec le Livre vert sur la famille, on a eu droit à un exemple de la façon dont on a pu ignorer la problématique des personnes handicapées.Dans ce document, le Comité ministériel permanent du développement social réfère les personnes handicapées à l'OPHQ, comme si on pensait que leur situation était trop particulière pour faire partie d'une politique globale des familles québécoises.Nous recommandons fortement que la reconnaissance des droits et libertés soit un préambule à la conférence «A part.égal» fin février.Nous croyons que l'OPHQ a pris pour acquis que nous avions suffisamment de lois comme la Charte des droits et libertés de la personne ainsi que la loi assurant l'exercice des droits des personnes handicapées et que ces lois suffisaient à nous protéger contre les injustices sociales.Pourtant, on sait tous que, malgré ces lois, nos droits fondamentaux sont encore trop souvent niés dans la pratique et ceci selon différents facteurs; par exemple en région éloignée, les services spécialisés sont beaucoup moins accessibles.Ou encore, en institution, il n'est pas possible de vivre pleinement sa sexualité.Nous pensons aussi que c'est une injustice sociale de ne pas se préoccuper des problèmes des personnes handicapées immigrantes car, compte tenu de leurs différences culturelles et de leur handicap, la problématique est double.Ne pas considérer ces questions constitue un exemple de non-reconnaissance de ces aspects de la réalité des personnes handicapées.Nous voulons obtenir l'assurance que tous les droits et toutes les libertés de la personne seront reconnus.Certaines recommandations de la politique paraissent belles sur papier, mais dans la réalité, les droits fondamentaux seront-ils respectés?Citons par exemple la recommandation où l'OPHQ demande aux commissions scolaires cl à chaque école de démontrer leur impossibilité, s'il y a lieu, d'accueillir et de donner des services éducatifs aux enfants handicapés de leur territoire qu'elles refusent d'admettre*\".Cette recommandation va à rencontre de l'article 40 de la Charte des droits et libertés du Québec qui donne le droit à l'instruction publique gratuite pour toutes et tous.Cette recommandation donne plutôt la chance aux écoles de refuser des élèves handicapés en leur procurant une porte de sortie pour ne pas les admettre.Pour nous, ceci signifie nier, dans les faits, l'exercice du droit à l'éducation pour toutes et tous.Ceci n'est qu'un exemple parmi d'autres où nous sommes justifiés de mettre en doute le fait que les libertés et les droits fondamentaux seront respectés.Nous considérons donc que les aspects oubliés dans «A part.égal» font partie intégrante du quotidien des personnes handicapées, par conséquent, nous demandons que ces lacunes soient sujettes à discussion à la conférence.Des assurances quant au respect intégral des droits et libertés devront être élaborées au coeur de cette politique d'ensemble.Danielle DULUDE Fernand BOUCHER Comité santé/services sociaux (1) «A part.égal», recommandation 0707, p.136.l'Office des personnes handicapées.Gouvernement du Québec, 198-1.Besoin de plus de petits Canadiens Comme beaucoup de concitoyens canadiens, j'ai cru lors des dernières élections fédérales que notre nouveau gouvernement resterait en place pour longtemps et non pas en location du Parlement pour un seul mandat.J'ose encore espérer qu'il nous offrira les vrais changements que le Canada a le droit d'attendre.Le premier impair en ce qui concerne les régimes universels a de quoi secouer nos plus profondes espérances.J'ai trois enfants dont l'âge varie entre un et cinq ans.Ils sont donc susceptibles de payer un jour des pensions a plusieurs mi- nistres et députés du gouvernement.Voyez-vous M.Mulroney, mes revenus sont dans la catégorie dite modeste et votre politique de coupure des allocations j'en ferais les frais.D'autant plus que chaque chèque reçu pour mes enfants, est placé dans un compte «d'étude» afin de leur assurer un avenir prometteur.Cet argent me permet d'acheter des obligations de votre gouvernement, afin de grossir leur compte pour leurs études futures.En d'autres termes, vous ne perdez rien à me payer les allocations de mes enfants.Si la politique familiale du Canada ne peut se baser que sur des allocations à la famille, les retirer ne l'encourage sûrement pas.Les statistiques sur la dénatalité ne sont guère encourageantes.Vous avez besoin de plus de petits Canadiens pour survivre M.Mulroney et toute mesure tendant à décourager la famille, aussi petite soit-elle, devrait être évitée.De grâce, réétu-diez ce dossier et laissez-nous le peu que nous ayons obtenu depuis les dernières années.Bernard VARIN Lac Masson «Vive la Régie des loyers ! » Si elle n'existait pas, il faudrait -sans doute l'inventer au plus vite cette Régie qui vient chaque année tempérer les «envies parfois démesurées» de certains propriétaires désireux de faire profiter au maximum le capital que représente leur «chère propriété».Y a-t-il plus bel exemple d'esprit de possession en notre monde actuel que cette insatiable besoin qu'affichent un bon nombre de propriétaires qui voudraient augmenter de 15 à 30% les loyers de leurs locataires chaque année, si on ne leur mettait pas de frein.Admettons que dans plusieurs cas le rattrapage d'une hausse raisonnable s'impose sans doute mais, où est le raisonnable?La Régie et le RCM préconisent cette année une hausse maximum de 4%.Les propriétaires en voudraient 8% et certains disent qu'il faudrait 30% pour rattraper les dernières années.Les trois, la Régie, le RCM et les propriétaires ont sans doute raison â leur façon.La vérité se situe probablement encore une fois dans le milieu quelque part entre le 1% et le 8%.Ceux qui seraient tentés de dépasser cette marge raisonnable démontreraient combien il est facile avec un esprit purement mathématique de tomber dans l'abus au détriment de la bonne vieille humanité et des sentiments de partage, de compréhension et surtout de modération, de justice et de gros bon sens, dans l'escalade de cette «fameuse hausse annuelle» des loyers.Le locataire a, lui aussi, des droits; voilà ce à guoi certains propriétaires devraient réfléchir.«On aura de la difficulté à vendre notre maison si les loyers ne sont pas aus,si élevés que ceux des voisins.» Voilà un drôle de jugement qu'on entend dans la bouche de propriétaires frustrés et surtout pressés de pousser au plus haut lé montant des loyers pour faire comme tout le monde.J'aime mieux la mentalité de ceux qui évaluent la qualité de leurs locataires quand ils en ont de très bons, établissent un équilibre prolongé dans la hausse continue des loyers, de façon à obtenir à moyen ou à long terme, l'objectif qu'ils visent.En d'autres mots, même lorsqu'on a raison de hausser considérablement un loyer, il n'est pas nécessaire d'assommer le locataire par une hausse exagérée la même année.Voilà sans doute ce à quoi s'applique la Régie des loyers qui, à notre avis, mérite bien le titre de rempart du bon sens contre l'avidité maladive et annuelle de plusieurs propriétaires.Guy MILOT propriétaire, Montréal Un avertissement À cause du manque d'information concernant l'Église orthodoxe, vous, les Québécois, êtes en danger de vous faire duper par des personnes qui, se présentant comme clergé de l'Église orthodoxe et s'habillant en vêtements semblables à ceux du clergé orthodoxe, n'ont aucune relation légitime avec l'orthodoxie véritable.Autrement dit, ces personnes sont des charlatans.Je voudrais tout particulièrement attirer votre attention sur un certain Franck William Schaffncr qui se désigne «monseigneur» et qui, dans un document récemment paru au Québec, s'intitule «évé-que à Antibes», France, attaché au «patriarcat antiochien autocéphalc d'Europe et Missions».- Pour vous qui connaissez un peu l'Église orthodoxe, vous savez que ce titre n'a pas de légitimité.Il n'y a qu'un patriarcat orthodoxe d'An-tioche, et il a son siège patriarcal à Damas en Syrie.Le présent patriarche, Ignace IV, est connu mondialement comme porte-parole de l'orthodoxie, et tous les orthodoxe.-, de Montréal auront la joie au printemps 1985 de l'accueillir en visite au Québec.Si un soi-disant évêque ou prêtre se présente comme faisant partie de l'Église orthodoxe d'Antioche mais n'est pas reconnu par sa Béatitude Ignace IV, alors cette personne fait preuve d'une ignorance profonde ou d'une escroquerie pure et simple.Il y a deux paroisses orthodoxes à Montréal attachées au patriarcat d'Antioche: les paroisses St-Gcorgcs, 555 Jean-Talon est et St-Nicolas, 80 de Castelnau est.Leurs prêtres et leurs fidèles font partie de la communauté orthodoxe de Montréal qui englobe tous les orthodoxes, quelles que soient leurs origines ethniques.Nous, les prêtres orthodoxes de l'Association du clergé orthodoxe du Québec voulons vous prévenir: méfiez-vous de toute personne prétendant être attaché à l'Église orthodoxe mais qui n'est pas reconnue par des autorités légitimes.Si vous êtes intéressé à connaître l'orthodoxie authentique, je vous invite à vous adresser à une paroisse orthodoxe locale, au président de l'Association du clergé orthodoxe (le père Stéphane Smith), à moi ou à n'importe quel autre prêtre orthodoxe à Montréal.Nous serons heureux de vous fournir de l'information fiable.Si, par contre, vous décidez d'aller voir, d'écouter, ou d'aider financièrement ce «monseigneur» Schaffner, sachez que vous n'êtes pas en contact avec un représentant légitime de l'Église orthodoxe.Comme dit le dicton: «l'habit ne fait pas le moine», et se désigner «orthodoxe» sans l'être véritablement ne change rien.Surtout dans le domaine de la religion, des cultes, et de la spiritualité, soyez «des consommateurs avertis».Père Stéphane BIGHAM pasteur de la paroisse Saint-Benoit de Nursie in maison de l'OSM M.Jean Drapeau Maire de la Ville de Montréal Nous joignons notre voix aux différents vocalistes qui s'exécutent depuis quelques semaines sur l'éventuel emplacement de la Maison de l'OSM.Le choix de l'emplacement sur Berri et l'ensemble des procédures utilisées dans ce dossier soulèvent des craintes et de sérieuses lacunes.Nous craignons des retombées néfastes pour la population de ce secteur.D'abord la poussée speculative déjà féroce risque d'être plus forte encore.Qu'adviendra-t-il des populations à faible revenu qui sont déjà menacées d'éviction par les transformations que subissent les quartiers Ville-Marie et Centre-sud depuis quelques années?La présence de la «Maison» de Radio-Canada et d'autres projets du même genre expliquent pour une bonne part ce phénomène de «gentrification» qui consiste à remplacer une population par une autre plus nantie.Ce n'est pas que nous rejetions d'emblée le site Berri.mais il aurait été préférable d'avoir un peu plus d'éléments concrets pour juger du bien-fondé de votre choix.Par exemple, une étude d'impact positif et négatif sur les effets d'entraînement d'un tel projet: circulation, stationnement, commercialisation, sécurité et qualité de vie des résidants, création d'emplois pour les résidants(es), pollution, retombées économiques pour le secteur, nous aurait éclairés.Nous souhaitons aussi voir des plans, une maquette du projet.Avec toutes ces données, une consultation publique aurait été une occasion en or de faire de cette idée une oeuvre collective magistrale.Mais malheureusement, nous sommes à mille lieues de là.Vous semblez miser sur le fait que la Maison sera à cheval sur la station de métro Berri-de Monti-gny et aura comme voisin le terminus Voyageur pour justifier ce site, haut lieu du transport à Montréal.Mais, est-ce que les usa-gers(ères) de ces moyens de transport sont aussi ceux et celles de la future Maison?Si l'idée de départ était de favoriser le développement économique et culturel de cette partie de la ville, nous devrions encourager beaucoup plus la création et l'éclo-sion de projets qui s'harmonisent davantage avec le milieu environnant.Angel MARTINEZ pour le Comité d'action du quartier Ville-Marie dBBE OPftTCON L'ef f royabBe famine : qui meurt en Ethiopie et pourquoi ?L'Abyssinie, la Haute, ne nourrit plus ses enfants.La vie qu'elle portail s'élant retirée, elle assiste, déchirée, impuissante et muette, au festin des vautours dont l'embonpoint n'a d'égal que celui des militaires.Dans l'horreur de son existence, l'acuité de cette famine nous invite à un franc dialogue avec la réalité.Or cette réalité est constituée d'un certain nombre de contradictions qui éveillent, chez le simple observateur, un certain doute concernant la question de celte insurmontable disette.Le récit d'une fatalité étant historiquement irrecevable, il s'agit pour nous, de comprendre l'inévitable.Le 12 septembre 19K-1: Pendant que six à sept millions de personnes sont menacées de mort par une famine qui dure depuis déjà trois ans (la troisième du genre depuis Il ans) Addis-Abeba dépense 150 millions de dollars US (soit deux fois plus que l'ensemble de l'aide alimentaire ultérieurement apportée par le Canada et les Etats-Unis) pour célébrer le lOcme anniversaire de la chute de l'empire de Sélassié1.Les raisons des réjouissances commencent à 300 km au nord de la capitale pour s'étendre jusqu'aux confins du Wollo, du Tigré et de l'Erythrée et ne sont pas étrangères à l'actuelle hécatombe du peuple Amhara, progressivement décimé par la famine.Les militaires du DERG composé en grande majorité de Gallas2 commémoraient, ce jour-là, la fin de l'hégémonie Amhara dans lé pays.Ils fêtaient l'heureux avènement d'un nouvel ordre social et politique.Mais malgré cette apparente nouveauté; la nature du pouvoir cst-.rt'stéc fondamentalement inchangée.Les litanies marxistes ont aujourd'hui renforcé le traditionnel absolutisme, marquant le passage d'un régime impérial à l'impérialisme socialiste, mais la terreur, la répression, l'injustice et la pauvreté fondent toujours les assises du pouvoir central, à une exception près: c'est que cette fois-ci, les paysans Amharas n'ont plus ni la force, ni la possibilité de se révolter.Rappelons que c'était la famine de 1973-1971 qui avait produit l'explosion sociale conduisant Sélassié et nombre de féodaux nu soir de leur vie.La vue de 200,000 morts, dans la seule région du Wollo, t avait porté à son comble les injustices d'un système politique qui contraignait les paysans à céder 75% de leur récolte sur des terres n'excédant pas un hectare dans des conditions de vie avoisinant l'esclavage.Mcngistu aimerait aujourd'hui reconduire les paysans dans une forme d'exploitation similaire, mais le peuple garde en mémoire son ancienne condition de vie et oppose une résistance farouche à aller travailler dans les Fermes d'Etat spécialement aménagées pour subvenir aux besoins des citadins et de l'armée.Aussi, depuis la révolution, 97% des agriculteurs sont demeurés de petits exploitants.Même si Mengistu tente de leur faire comprendre de se regrouper, que toute l'économie nationale dépend du développement de ce secteur, que la réforme agraire prononcée par le DERG le 15 mars 1975 repose sur un formidable malentendu, les paysans, eux, ne l'entendent pas de la même oreille.Par cette loi l'Etat leur avait donné en usufruit la terre en raison de 10 hectares par famille, abolissant ainsi définitivement tout métayage et tout travail agricole salarié.Le DERG ne peut donc reprendre ouvertement ce qu'il avait hier si généreusement donné.Se basant sur ce droit, historiquement fondé, les paysans du nord du pays ont même, en 1981, refusé de vendre au gouvernement le produit de leur récolte.Les raisons de ce geste étaient multiples: les prix offerts par le circuit commercial nationalisé étaient trop bas pour qu'ils puissent contrer une inflation galopante concernant l'achat de denrées alimentaires de base.L'insécurité concernant les altercations entre guérilleros et militaires régnant, ces paysans sont, à cause de leurs positions et de leur sédentarité.des cibles de choix pour les flambées de terreur de l'un et l'autre camp.Les aléas du climat et l'usure dos sols laissant finalement craindre les avancées d'une .nouvelle sécheresse, ces paysans préféraient stocker leur surplus, se prémunissant ainsi de la virtualité d'un nouveau malheur.Mais voici que celui-ci dure depuis trois ans.Tous les greniers sont vides.Le gouvernement le sait pertinemment et c'est à ce titre que la famine le sert admira- blement.Le chantage alimentaire est on ne peut plus opportun pour recruter une force de travail dont l'économie nationale a besoin.Affamées, les paysannes et leurs familles, laissant derrière elles terre et bétail, doivent donc marcher des kilomètres et des jours pour venir se ravitailler dans la main du gouvernement, sous les sifflements des Migs chargés de pilonner les positions des guérilleros dans les montagnes.La nourriture est distribuée dans une vingtaine de camps par la Commission gouvernementale éthiopienne d'aide et de réhabilitation (RRC) également chargée de recruter des ¦volontaires» désignés d'office, servant de main-d'oeuvre dans les 150,000 hectares de terres irrigables de l'Etat.On estime à 2,400,000 le nombre de ces exilés intérieurs à cause du nouveau régime.Mais, pour eux, le chemin de l'exil volontaire équivaut à un suicide.On les transplante en milieu Galla, dans la partie musulmane, milieu qui leur a toujours été historiquement hostile, pour s'assurer qu'ils ne puissent jamais s'intégrer.Habitués de vivre en intimité constante avec la nature des Hautes Terres, les climats humides du sud leur sont néfastes.Leur survie dans les basses terres est donc à tous les niv ïaux compromise.Si la famine de 1973-1974 avait provoqué une révolte paysanne, l'actuelle sécheresse enferme ces mêmes paysans sur eux-mêmes et les livre pieds et poings liés à la merci du gouvernement central.Le nombre des déjà morts a aujourd'hui doublé, mais l'armée de Mengistu, elle, a sextuplé.Si l'agriculture fait vivre 85% de la population et fournit 90% des exportations, les 250,000 militaires, eux, avec leur équipement, absorbent 40% du budget national.L'URSS est le seul fournisseur d'équipement militaire à l'Ethiopie.Elle a, depuis 1978, enrichi le pays de Migs 21 et Migs 23, d'hélicoptères M 1 25, chars T 54 et T 55, orgues de Staline pour la modique somme de 1,5 milliard de dollars (remboursables par les exportations de café).A cette aide, l'Union soviétique a récemment rajouté, en guise de contribution pour soulager la population des sévices de l'actuelle famine, l million en véhicules.dans un pays où aucune route ne rejoint les populations paysannes affec- tées: le réseau de routes secondaires étant inexistant et l'axe routier reliant Asmara à Addis-Abeba étant pour sa part interrompu avant Axoum, laissant la moitié des sinistrés sans communication.Malgré l'urgence de la situation, le gouvernement n'autorise dans ces régions aucun cessez-le-feu momentané, pas même pour acheminer les vivres.Ce système militaire possède donc l'immense avantage de permettre à Mengistu d'ériger un système de gouvernement directement basé sur la violation des droits de l'homme.Toute contestation de l'actuel régime est depuis toujours punie d'emprisonnement et de mort.Amnistie Internationale estime à environ 30,000 le nombre de prisonniers politiques, mais ce chiffre est inférieur à la réalité étant donné qu'aucune organisation nationale de défense des droits de l'homme n'est tolérée et qu'aucun organisme international n'est autorisé à voir les prisonniers.Les gens sont arrêtés sans mandat ni procès, certains sont torturés et on oublie simplement de nourrir les autres.La presse internationale dénonce depuis 1978 les cas de famine dans les prisons éthiopiennes, sans que le gouvernement n'ait modifié de quelque façon que ce soit son traitement des prisonniers.Le camarade-président aurait-il aujourd'hui la même perte de mémoire concernant les famines des populations du nord?Affame-t-il volontairement les vivants?La question se pose, Les fronts de libération de l'Erythrée (FPLE), du Tigré (FPLT), et l'Union démocratique éthiopienne (dont la base est au Soudan) sont pour leur part entièrement financés par les Américains.Les insurgés de l'Erythrée, du Tigré et du nord du Wollo, ceux qui en sont réduits à se battre dans les montagnes sous forme de guérilla, ne sont pas des paysans.Ce sont les restes de l'aristocratie et de la grande bourgeoisie féodale déchue (les anciens alliés des Etats-Unis).Après avoir fomenté la Terreur Blanche qui, au début de la révolution s'abattit sur les associations paysannes, et, faute de pouvoir recommencer, Ils tiennent aujourd'hui les paysans au coeur de leur conflit avec Addis-Abeba.Doublement otages, attachés à des terres minées par l'érosion, ces paysans s'enfoncent dans un isolement mortel.A qui peuvent-ils recourir si ceux qui se divisent le monde se battent à leurs dépens?L'aide curative de l'Occident cache admirablement la réalité du Tiers-monde.Importante méprise historique que cette fête du 12 septembre 1984, car ceux qui avaient effectivement renversé Sélassié, mus d'une conscience sociale et d'un esprit révolutionnaire, ceux qui avaient libéré le peuple du joug des féodaux, enseigné aux paysans leurs droits, mis sur pied les associations paysannes, n'étaient plus là pour se réjouir.Ils étaient morts, tués par les féodaux ou assassinés par Mengistu lors des différentes purges de Terreur Rouge, qui se prémunissait ainsi de toute critique possible du régime.«Déjà à la fin de 1978, toutes les organisations de masse telles qu'elles existaient en 1976 étaient complètement démantelées (syndicats, comités paysans ou de quartiers.)»5.La gauche de tous les secteurs de la population ayant été aujourd'hui décimée, il ne reste, dans le pays, que des combats de droite.La nouvelle contre l'ancienne.Si un renversement de classe s'était, de fait, effectué entre 1974 et 1977, Mengistu, lors de son putsch militaire, au sein du DERG, le 3 février 1977, profita de ce renversement pour effectuer un retournement politique, récupérant ainsi les fruits de la révolution au profit d'une hégémonie, cette fois-ci sudiste, où les intérêts Galla.dans les plantations de café, rejoignent ceux des Soviétiques.Du socialisme, Mengistu ne garde que les affiches, le vocabulaire et la teinte.Pourtant, l'Ethiopie possède une variété de paliers écologiques ouvrant la possibilité d'une agriculture diversifiée, 63% de ses terres sont arables et seulement 14% sont exploitées.70 millions d'hectares restent encore en friche.N'y aurait-il pas possibilité d'entente in-ter-ethnique pour le partage des ressources naturelles et la reloca-lisalion des populations touchées par la sécheresse?Est-ce que le passé historique de l'Ethiopie justifie pareille répression des paysans Amharas?N'ont-ils pas eux-mêmes assez souffert des affres de l'ancien régime?Qu'est-ce que la vie qu'ils ne peuvent vivre, la loi qu'ils ne peuvent qu'enfreindre, la parole qu'ils ne peuvent parler?Qui parlera, mes amis?Yolande GIRARD, b.sc.anth., Montréal 1.'Famine meurtrière en Ethiopie.Des dizaines de milliers de victimes, des millions de personnes menacées' LE MONDE 19/10/84 p.1.2.Marina et David Ottaway, \u2022Ethiopia, Empire in Revolution' Africana Publishing Co.New York, U.S.A.p.84.3.Joseph Tremblay, 'Ethiopie: au fond de la répression».Faim, Développement, Dossiers 82-12 (décembre 1982) p.12.la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 IA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, ruo Saint-Jocquos, Montréal H2Y IK9.Seule la Preste Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reutcr.Tous droits de reproduction des informations particulières a IA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-4911 le service du abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 18 h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandet annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi Ih à 17h.Pour changer 285-7205 du lundi au vendredi 9h à 16h 30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Téle-Prcssc 285-7306 Vacances, Voyage» 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 A LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 25 FÉVRIER 1985 A 8 PÏFOBMATiDNS C3SNERALES Un avenir mélangé au Salon de l'ésotérisme mm L'avenir n'est plus ce qu'il ™ était, a déjà dit un député créditiste.Le mien, en tout cas.Une visite au Salon de l'ésotérisme ce week-end m'en a convaincu.Quand on passe successivement entre les mains d'une tireuse de cartes, d'une spécialiste en tarot hindou, d'un décryp-teur de paumes et de trois ordinateurs programmés pour prophéties en tout genre, on y perd vite son latin.Et ses illusions.Il faut avouer que cela a bien mal débuté.« Ta main droite communique avec le côté droit de ton cerveau, et la gauche avec le côté gauche», a commencé par m'expliquer Léo Prieur d'un ton rassurant.Je m'en doutais ! Alors que le reste de l'humanité fonctionne en croisé, me voilà donc porteur d'une tare unique.« Tu as une main d'artisan », poursuit-il en découvrant un reste de corne dans le creux de ma paume droite.Grâc'e à un crayon à encre noire, des lignes insoupçonnées apparaissent dans le creux de mes mains.Tiens voilà une belle étoile de prospérité, à 50 ans j'aurai acquis la sécurité financière ! Mais il me faudra aussi surveiller mon coeur.«Ton foie est engorgé», qu'il me lance.De quoi je me mêle ?Deux minuscules traits m'apprennent que je suis d'une fidélité exemplaire.Avis aux intéressées.Et puis il me reste huit grands voyages à faire.Au rythme actuel de deux par année, mes 50 dernières années de vie seront bien sédentaires.La consultation dure une demi-heure et coûte $25.Mais le chiromancien a eu la gentillesse de me parler de son travail 10 minutes de plus.Après la séance, j'ai les deux mains complètement barbouillées : « Va les faire photocopier, comme ça tu t'en rappelleras.» Le chemin de Damas Lise Bonaventure prenait son café quand je me suis pointé.$20 pour une consultation de tarot hindou d'environ une demi-heure, mais il faut choisir entre une prédiction pour les trois ou les six prochains mois.Toujours radin, je prends six mois.Que de malheurs ! La première carte retournée représente deux chiens faméliques qui hurlent à un soleil blafard.Ouach ! On entre tout de suite dans des histoi- ; m ¦ :9E mm km M \u2022;\\.I ,!.>;v,j, \u2022 ;\\ ^ ' \u2022 .V A photos Armand Trottier, LA PRESSE pour $2, un Ordinateur Léo Prieur a déjà lu 5 000 paires de mains.Cet ancien coiffeur de 66 ans en paraît 10 vous révèle votre perde moins, et suggère la photocopie pour immortaliser ses prédictions.sonnaliré.Cette pyramide portative est merveilleuse : elle rejette les ondes perverses.Voici l'ordinateur à tout faire qui analyse la main, la voix et la date de naissance.Le seul ennui : il ne dit pas la même chose en français et en anglais.res d'avocats et de juges, du va-et-vient et des troubles financiers.Je pourrai m'en sortir, qu'elle me dit, mais il faudra batailler en diable.Pour moi ce n'est déjà pas très rigolo.Mais pour ma blonde, c'est pire : je vais la jeter dehors au cours des quatre prochains mois, et si elle s'avise de m'inten-ter un procès, elle le perdra.Il faut tout de même que je garde mon argent, ne serait-ce que pour la belle brune qui me tombera dans les bras vers mai ou juin.En parlant de juin, il y aura des élections.Lise ne l'annonce pas directement, mais un voyage que je devais faire à cette époque sera remis.Que serait-ce d'autre?Cachez ces piques Complètement déprimé je m'affaisse dans un fauteuil en face de Manon St-Laurent, tireuse de cartes avec un brin de tarot et de chirologie ($25).La face lui tombe en voyant les trois premières cartes : huit, dame et roi de pique.« Quelqu'un est-il mort récemment dans ta famille ?Quelqu'un va-t-il mourir?Comment ça, non ! Es-tu sûr?» Ce doit être une erreur, décrè-te-t-elle finalement en mélangeant à nouveau le jeu : encore deux piques qui radinent! Fau- drait voir plus souvent tes parents, finit-elle par conclure.Elle aussi m'annonce un gros héritage et me jette : « Toi, tu dois prendre un p'tit verre une fois de temps en temps, non ?» Devant tant d'incompréhension chez les humains, vivement les ordinateurs, ces nouveaux prophètes de tôle.Conçus en anglais, les programmes informatiques débitent une traduction française dans un inimitable charabia.Le contact avec le tarot, les cartes et les lignes de la main est individuel.On y entend certaines absurdités, mais d'autres observations tombent étrangement pile.Dans le cas des joujoux électroniques, il n'y a même pas cela.Ah bon.L'analyse de couleurs en est un exemple parfait.Et ses révélations, faites à partir d'une sélection de huit couleurs, sont presque aussi précises que celles des biscuits chinois.Ça coûte $2 pour apprendre que « Certaines situations vous passionnent.d'autres vous laissent indifférent».Avec $i de plus on a le même genre de prophéties rue La Gauchetière, avec un menu numéro deux en prime.Un peu plus loin on obtient, pour $5, une analyse informatique de sa voix, de sa main et de sa date de naissance.Le français est épouvantable, les nouvelles sont meilleures : « Vous êtes inquiet, passionné et probablement trop agressif et puissant en démontrant votre affection et amour pour les autres.Des drôles de sensations semblent à prendre le dessus sur vous plusieurs fois.Vous êtes direct et aimer être sexe avec le monde.» Le gars devant moi a passé le triple test en français et en anglais : en moins d'une minute, la même voix, la même main et la même date de naissance avaient déjà eu le temps ide changer complètement de futur! À prix identique, la roue chinoise de Marc fait grand état, dans le même style, d'innombrables croisements entre des tigres, des dragons, un boeuf, du bois et du métal.« Il est bon de se tenir à la routine des choses et supporter les polices conservatives.Vous êtes impétueux, impredictable de charactère », me sort tout d'abord la fameuse roue, avant de me dire que je ferai une bonne vie avec un chien, mais que je devrais commencer par essayer un cheval.De gros curieux Tout ça s'est déroulé au Palais de Congrès.Une lumière crue arrose les 80 exposants, les visiteurs se penchent sans cesse sur votre épaule pour entendre eux aussi l'oracle.Des milliers de personnes ont franchi les tourniquets jusqu'à la fermeture du salon, hier soir.« En proportion les clairvoyants sont moins nombreux cette année que l'an passé, explique l'organisateur de l'événement Normand St-Denis.Contrairement aux groupes de croissance personnelle, de recherche de soi, de santé naturelle et de nouvelles religions.C'est l'approche prise en charge de soi par rapport à la croyance au destin.Dans ce domaine-là aussi il faut magasiner.» Quand Roland Lévesque parle de ses égouts, c'est avec affection ! mm « Oh ! Il est beau, celui-là », ™ dit M.Roland Lévesque, égoutier de la Ville de Montréal, en parlant de l'égout dont son camarade vient de retirer le couvercle.L'ouvrier parle de ce « bel égout » avec un petit air de satisfaction, presque avec affection.RONALD WHITE_ M.Lévesque fait partie d'un groupe d'une centaine d'hommes qui, bon an mal an, sont appelés à arpenter, à inspecter et à réparer les égouts de Montréal.En fait, ces hommes y passent tout leur temps de travail.Une fois le couvercle de l'égout retiré, Roland Lévesque, Alfonso Ronca et leur contremaître Jacques Daudelin s'engouffrent dans le trou, pendant que leur confrère Charles-Edouard Delmaire les attend à la surface.À mesure que l'on descend dans la terre, à l'aide d'une échelle métallique, le froid, le bruit et la clarté de l'extérieur cèdent la place au silence et à la pénombre feutrée du monde souterrain.À 20 pieds de profondeur, nous arrivons à un énorme tunnel, de 10 pieds de diamètre.En posant le pied par terre, il faut prendre garde de ne pas perdre l'équilibre.Il y a environ deux pieds d'eau, le courant n'est pas négligeable et le sol est recouvert de vase glissante et sournoise.« On se sent com-.me chez nous là-dedans, on est comme à la maison », dit M.Daudelin, 47 ans.Bon et propre «C'est grand ici, on peut marcher librement, ça sent bon et c'est propre », poursult:il.En effet, les déchets humains et le papier hygiénique se décomposent rapidement et forment dans l'eau des masses difficilement perceptible.-;.L'odeur de l'air, qui rappelle celle de l'eau de lessive, n'a rien de dégoûtant.Quelques minutes plus tard, après être retournés à la surface, nous nous dirigeons vers un autre égout qui, celui-là, recèle de désagréables surprises à ses visiteurs.Nous ne serons que deux à entrer dans ce corridor, large de deux pieds et haut de trois, Alfonso Ronca et moi.M.Ronca, un petit homme rondelet, pénètre dans le trou d'homme, puis s'engouffre à plat ventre dans l'égout.Quelques instants plus tard, je l'imite, baignant dans une couche de déchets humains épaisse d'un pied.La vase en putréfaction, noire et nauséabonde, rend notre progression difficile.«Si nous rencontrons un rat, dit mon guide, nous penchons la tête et il s'enfuit en nous passant sur le corps ».Je me sens paniquer à la seule idée de rencontrer des rats dans ce corridor noir et isolé.« Nous avons souvent à réparer des égouts de ce genre, m'explique M.Ronca.Nous fermons parfois des drains désaf' fectés à l'aide de mortier, ou nous nettoyons la vase qui, pour une raison ou une autre, s'accumule dans les conduits ».« Nous aimons notre métier et nous ne voulons pas en pratiquer un autre, dira plus tard M.Daudelin, égoutier depuis 26 ans.C'est un travail difficile, surtout en hiver à cause du froid.Par contre, en été, il fait toujours frais dans les égouts, c'est comme si nous avions l'air climatisé », dit-il, philosophe.Des égouts pour tous les goûts mm L'ile de Montréal compte pas moins de 2 015 \"a km de conduits d'égouts.De ce nombre, on retrouve une grande diversité de tailles et de modèles, allant de l'ouvrage en mortier de chaux datant du début du siècle jusqu'à l'égout de béton armé ultra-moderne.«Durant de nombreuses années, les autorités préféraient faire construire des égouts ayant au-moins 30 pouces de diamètre, de sorte que les ouvriers puissent y pénétrer pour en assurer l'entretien », explique le surintendant des réseaux du Service des travaux publics de la Ville de Montréal, M.André Forest.«Aujourd'hui, dit-il, les choses ont bien changé.L'entretien et le nettoyage sont de plus en plus mécanisés.Là où un homme ne peut pénétrer, on introduit une caméra ».Le diamètre d'un conduit varie de six pouces à 16 pieds, dépendant de sa situation géographique et du bassin de population qu'il dessert.Le drain qui émane d'une maison est de petite taille.Il st rattache à la conduite secondaire un peu plus grosse, qui passe sous la rue.La conduite secondaire, quant à elle, est reliée à un collecteur de grande taille, qui amène les eaux usées au point de rejet.Pour les fins du réseau d'égouts, le territoire de l'île est divisé en 38 sections, appelées bassins.Tous les bassins situés sur le versant nord de l'île se déversent dans l'intercepteur nord.Celui-ci est un récent ouvrage, d'importance considérable, qui transporte les eaux usées jusqu'au fleuve Saint-Laurent, en passant par l'usine d'épuration des eaux usées.« Le versant sud de l'île aura éventuellement son propre intercepteur », dit M.Forest.En attendant, les eaux usées de cette partie de l'île sont déversées sans traitement à différents endroits du sud de l'ile.« La majorité de notre réseau d'égouts fonctionne sans apport extérieur d'énergie, explique fièrement M.Forest, qui est ingénieur.Les eaux usées sont acheminées à travers tout le réseau sur le principe de la gravité.Il y a certaines zones de l'ile qui sont tellement basses que nous devons utiliser des stations de pompage, mais ce sont des exceptions», précise-t-il.M.Forest juge avantageuse la situation de Montréal, en termes d'évacuation des eaux usées.«Le bassin de population de certaines villes nord-américaines ne cesse de croître et leur réseau d'égouts ne suffit plus.Dans notre cas, Montréal a la chance d'être une île, dont l'accroissement géographique est limité », conclut-il.photos Robert Nadon, LA PRESSE «Au début, on trouve difficile de ramper dans les conduits à longueur de jour, mais on s'habitue», affirme Jacques Daudelin, ci-dessus.Ci-contre, Charles-Edouard Delmaire, égoutier depuis 27 ans, montre le produit dont les égoutiers se servent contre les rats, trop nombreux à leur goût.Après la remontée, rien de tel qu'une bonne douche à la borne-fontaine! LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 25 FÉVRIER 1985 Ils doivent revivre leur cauchemar m GRANDE PRAIRIE, Alberta (d'après CP) \u2014 Quatre'personnes qui ont survécu à l'écrasement d'un avion en octobre dans le nord-ouest de l'Alberta vont commencer à revivre leur cauchemar à compter de demain, à roccas\"ion d'une enquête menée par la Commission canadienne de la sécurité aérienne.Le 1D octobre, un bimoteur Piper Navajo Chieftain appartenant à la Wapiti Aviation Ltd., d'Edmonton, s'était écrasé sur une colli- ' ne couverte de neige, ' tuant six personnes, .dont Grant Notley, chef du' Nouveau parti démocratique en Alberta.L'avion, qui effectuait un vol de 100 km entre Edmonton et Peace River, s'était écrasé par un ! temps extrêmement brumeux au moment où il ne se trouvait ' qu'à quelques minu- .tes de vol de l'aéroport de High Prairie, où il devait faire un atterrissage.photo CP Grant Notley M.Larry Shaben, ministre albertain de l'Habitation, se trouvait parmi les quatre survivants, qui comptaient également le.pilote de l'appareil, un prisonnier et l'agent de la GRC qui l'escortait.On a dit du prisonnier, Paul Archambault, '11 ans, qu'il avait sauvé la vie des trois autres.Il a fait un feu et réchauffé ses compagnons d'infortune pendant les quelque 12 heures qui se sont écoulées avant l'arrivée des secours.L'agent Scott Deschamps, de la GRC, amenait Archambault à Grande Prairie où il devait comparaître en cour pour repondre à des accusations d'effraction.Les initiatives prises par Archambault lors de l'accident furent approuvées par un juge en janvier dernier, au moment où le prisonnier plaidait coupable aux ac-cusations portées contre lui, et il est en libération conditionnelle pendant un an.Apprenez 1* \u2022 ANGLAIS avec nos spéciaux 4 semaines INTENSIVES à 199»ou 10 semaines REGULIERES GALOIS 844-5060 Depuis 1965 1410, rue Stanley Métro Peel CORRECTION Veuillez noter que le passeport Viva 85 annoncé en page 5 de notre cahier publicitaire en couleur pour la semaine du 22 février au 2 mars contiendra 400$ de bons de rabais au lieu de 500$ tel que mentionné.Nos excuses à notre clientèle.INC.C'EST EN PLEIN LTEMPS DES REER ET NOUS VOUS DONNONS PLUS DE TEMPS Les samedis 16 et 23 février les succursales du Trust Royal seront ouvertes de 9 h à 15h et elles demeuront ouvertes jusqu'à 20h du 25 février au 1 mars inclusivement pour vous donner l'occasion de souscrire à un REER pour 1984.Venez nous rencontrer au: 630.boni.Dorchester ouest Montreal Tel.876-7606 6955.rue St-Hubert Montréal Tél.270-1137 1155.aie Sherbrooke ouest Montreal Tél.288-8282 4145.rue Sherbrooke ouest Westmount Tél.876-2505 4945.rue Sherbrooke ouest Westmount Tél.487-2600 5285.Chemin Queen Mary Montréal Tel.487-5733 \u20227813.boul.Galeries d'Anjou Montréal Tél.353-5882 215C.boul.Lapinière Brassard Tél.465-9780 42-D.boul.St-Charles Beaconsfield Tél.694-2014 \"226-A.boul.Anjou Chateauguay Tél.691-2500 \u20223035.boul le Carrefour Chomedey Tél.687-8880 1301.chemin Canora Ville Mont-Roval tél.731-6889 424.avenue Ooliard LaSalleTél 364-330! 280.avenue Dorvai Dorvnl Tél.636-4740 * 195.boul.Les Promenades* St-Brimo Ti.v.053if959 .*155.rue Notre-Dame Hepentigny Tél.581-7252 3131.boul de la Concorde Duvernay Tel.661-8110 * \u2022Ces succursales seront ouvertes jusqu'à !9h du 25 février au 1 mars incl G¥Al Services financiers' Tués sur le coup RH RYAD (AFP) \u2014 ™ Un avion de transport Lockheed C-1S0 Hercules de l'armée de l'air saoudienne s'est écrasé hier vers midi sur la base aérienne de Ryad alors qu'il allait atterrir après un vol d'entraînement, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.Le communique du ministère indique que les 8 membres de l'équipage du C-130, 1 pilotes et I techniciens, ont été tués dans l'accident, qui s'est produit à L3h21 locales.Le communiqué ne précise pas les causes de l'accident et signa-Ile seulement que l'appareil s'est déséquilibre pendant son i approche avant l'at-; terrissage.Le C-130 ; s'est incliné comme ! s'il allait effectuer un ; virage, puis s'est ; écrasé, selon le ! communiqué.I ; Le Lockheed C-130 '< Hercules est un appa-; reil de transport à ; quatre turbo-propul-seurs.ANNIE RIOUX PARAPSYCHOLOCUE CLAIRVOYANTE vous offre: information sur l'ensemble de voire vie et 1985.Auleure de «l'Oeil de Mercure», «Connaissez vos rêves», chroniques telé, radio, magazines.Rens.:10hà13hau 845-3598 CETTE SEMAINE À PLACE BONAVENTURE GALERIE DES BOUTIQUES Place Bonaventure a le vent dans les voiles.participez à notre concours, vous pourriez gagner une magnifique planche à voile haute performance, la Challenge, de Windsurfer (en montre au Niveau Métro).Procurez-vous dès aujourd'hui des coupons ae participation dans toutes les boutiques de Place Bonaventure.Le tirage aura lieu le 8 mars à 12h30 au Niveau Métro.Aucun achat requis.CENTRE DE COMMERCE EN GROS Marché du jouet de Montréal.Mart «C».Jusqu'au 26 février.Commerçants seulement.HALL D'EXPOSITION Le Salon de la coiffure internationale.Dernière journée.Commerçants seulement.Salon Nautique 85.Du 1er au 10 mars.Ouvert au public.Place Bonaventure C'est en plein l'temps des REER.Ne perdez ni temps, ni argent Terme de 5 ans.Intérêts versés annuellement.Sous réserve de confirmation.Il y a 17 succursales dans le 1 grand Montreal.Consultez .l'annuaire pour connaître l'adresse de la succursale la plus proche., TRUST ROYAL Services financiers A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 25 FÉVRIER 1985 .,\u2022 .vis TELECOULEUR 14\" \u2022V.- \u2022 :\"!,,[.;.¦ dus couleurs \u2022 tOO\\ transistor S 247 99 TÉLÉCOULEUR 13' Modèle 1985 Syntcnisa-teur VHF-UHF 229 99 0 HITACHI TÉLÉCOULÉUR 14\" \u2022 lout transistorise \u2022 tube-image luminar $ 99 Gratuit $100 de location de film sur télécouleur et système de son.SHARP Vj-1-^ CÂBLOSÉLECTEUR à commande de volume Jerrold 770 149 99 TOSHIBA TÉLÉCOULEUR 16 \u2022 une image blackstripe \u2022 syntonisateur UHF-VHF v «429\" TÉLÉCOULÉUR 26\" Modèle GJR-640 \u2022 Style contemporain \u2022 Syntonisation électronique, 18 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haut-parleurs avec amplificateur \u2022 accès direct du contrôle à distance \u2022 contrôle des voies basses et graves $ 2999 99 Lot no 32 10090, boul.St-Laurent entre Sauvé et Sauriol (métro Sauvé) vaste stationnement gratuit 389-3541 Sherbrooke, 2144, rue King ouest 563-9191 PORTER A MON COMPTE 80 mois de garantie avec un léger supplément Les photos peuvent différer des modèles en vente / V A LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 25 FÉVRIER 1985 A 12 \u2022 iHPOBMATiONS NEUF MOIS APRÈS LA FUSILLADE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE Plusieurs employés sont encore traumatisés Un '.employé de l'Assemblée nationale est transporté d'urgence hors de l'édifice du Parlement où il a été blessé par le caporal Denis Lortie.wm QUÉBEC \u2014 Plus de neuf mois après la fusillade qui a fait tois morts, plusieurs employés de l'Assemblée nationale continuent de subir les conséquences de ces dramatiques événements.NORMAN DELISLE de la Preste Canadienne_ Deux employés blessés n'ont toujours pas repris le travail et sont en congé prolongé de maladie, a indiqué à la Presse canadienne Mme Danielle Chaput, porte-parole au bureau du président Richard Guay.Il s'agit de Mme Jacinthe Richard et de M.Michel Rhéaume.Mme Richard était l'hôtesse préposée à la porte sud, par laquelle est entré le caporal Denis Lortie le matin du 8 mai.Elle avait été gravement blessée d'une balle qui lui a transpercé un poumon.On avait même rapporté par erreur son décès dans les premiers instants du drame.Quant à Michel Rhéaume, un technicien de la télédiffusion des débats parlementaires, il a été sérieusement blessé à une jambe et doit se déplacer à l'aide d'une canne.M.Rhéaume était préposé à la manipulation d'une des caméras dans l'enceinte de l'Assemblée nationale lors de la dramatique fusillade.Tous deux ont été appelés comme témoins au procès où Lortie a été reconnu coupable de trois meurtres prémédités.Autres cas Les suites de la fusillade n'ont pas été aussi dommageables pour d'autres employés de l'Assemblée nationale mais plusieurs en ont subi les contrecoups depuis mai dernier.Certains ont connu des problèmes physiques consécutifs au stress qu'ils ont subi lors des événements : problèmes de digestion, irruptions cutanées, insomnies, etc.On a rapporté le cas d'un autre employé qui a subitement et inexplicablement paralysé trois mois après les incidents.«Ce cas d'hémiplégie est un exemple de réaction physique tout à fait possible chez quelqu'un qui a subi un stress intense», a commenté le Dr Hélène Lamontagne.Les services du Dr Lamontagne ont été retenus par l'Assemblée nationale pour superviser la thérapie des personnes susceptibles d'avoir été troublées ou affectées par la fusillade.Le 25e Carnaval de Chicoutimi prend fin ¦I Chicoutimi (po \u2014 a ris- ^ Sue de la dernière journée d'activités du Carnaval-Souvenir de Ghicoutimi, le président Ro-dr ?ûe Bégin a qualifié, hier, de « merveilleuse et enthousiasmante »4-^édition marquant le 25e anniversaire de fondation du « carnaval du bout du monde ».Un« édition particulièrement réussie car toutes les activités misers de l'avant « ont connu un sueeè's retentissant », a-t-il dit.Toul en précisant qu'il est plu-lot difficile d'évaluer avec exactitude les retombées du carnaval.m.Bègin estime qu'elles sont d'environ 55 millions.Une somme fort appréciable, toute proportion gardée, si on considère jjii'e le Carnaval de Chicoutimi génère environ un cinquième des retombées du carnaval de Québjc.« ha criée » au profit des bonnes oeuvres, activité qui couronne eji quelque sorte l'ensemble des activités, a battu, hier matin devant la cathédrale de Chicouti-mi.Din \u2022 record de tous les temps » en ce qui concerne la somme d'argent amassée et la générosité des participants.Ainsi, une paire de bons bas de « laine du pays » a été enlevée pour la somme de $80 à l'issue d'une mise à prix de S3.Le Dr Lamontagne est spécialisée en psychothérapie et en médecine d'urgence.Elle s'intéresse particulièrement aux groupes touchés par des désastres ou des situations traumatisantes : chutes d'avion, incendies, etc.D'autres employés sont aux prises avec des troubles à caractère psychique : phobie des portes, des uniformes militaires, etc.Traitement Le docteur Lamontagne croit que plusieurs troubles ressentis transparaissent physiquement à travers les points faibles de l'organisme.« Les réactions d'un organisme soumis à un stress intense se répercutent dans les points faibles de cet organisme, explique le Dr Lamontagne.C'est ainsi que certains ont des troubles d'estomac, tandis que chez d'autres, il y aura des réactions cutanées.» Le Dr Lamontagne a soumis les employés de l'Assemblée nationale qui en ressentaient le besoin à une thérapie de groupe à la suite des événements du 8 mai.« On réunit les gens et on leur demande de raconter ce qu'ils ont vécu cette journée-là.Ils se sentent plus à l'aise de raconter cela à des gens qui ont comme eux vécu ces événements ».Le fait de raconter des inci- dents auxquels on a été mêlé agit comme une soupape.«Ils peuvent ainsi ventiler leurs émotions, et cela constitue ce qu'on appelle en psychologie un phénomène d'épuisement du traumatisme », a expliqué le Dr Lamontagne.Le traitement a également consisté à expliquer aux gens ce qu'est le stress.«Le stress se contrôle mieux lorsqu'on comprend ce qui se passe ».Les employés de l'Assemblée nationale impliqués ont également été invités à diminuer leur consommation de café, de thé, d'alcool ou de tranquillisants, tous des produits agissant sur le système nerveux.Enfin, un réseau téléphonique a été mis sur pied pour secourir la nuit les victimes d'insomnie ou ue cauchemars.Malgré tout, le Dr Lamontagne craint les retombées que pourraient avoir en 1985 l'anniversaire du 8 mai chez les personnes ayant vécu de près la fusillade.« Il y a souvent des retombées psychologiques lors d'une date anniversaire d'un événement traumatisant, a-t-elle expliqué.On n'a qu'à regarder ce qui se passe par exemple à la date anniversaire du décès d'un conjoint ou d'un être cher.» L'arrivée des crieurs, en équipage ad hoc, à l'encan qui s'est déroulé hier au Carnaval de Chicoutimi au profit des bonnes oeuvres.laserphoto PC Les parties ont négocié à Marine ¦ Pour la troisième journée consécutive, les négociations se sont poursuivies hier entre Marine Industrie et le syndicat représentant ses 1050 employés en grève.La souplesse des tâches représente toujours le noeud du problème.L'arrivée de l'ancien conseiller du premier ministre René Lévesque dans le dossier, M.Jean-Roch Boivin, en tant qu'assistant au conciliateur Normand Gauthier, n'a pas apporté de développements significatifs.Les négociatons sont suspendues aujourd'hui et demain mais reprendront mercredi., * Égalité des femmes et subventions ¦ Les groupes de femmes qui n'appuient pas la notion d'égalité entre les sexes ne devraient pas pouvoir bénéficier des fonds gouvernementaux.C'est une des résolutions qu'a adoptées l'Association nationale des femmes et la loi lors d'une conférence de trois jours qui a pris fin hier.Fran Watters, porte-parole du comité de direction de l'association, a déclaré que des groupes comme Real Women ne devraient pas pouvoir bénéficier de l'argent des contribuables.Real Women est une organisaton nationale fondée en 1981 et qui soutient les femmes qui préfèrent la vie familiale et leurs enfants à une carrière qui les entraînerait hors du foyer.Jumeaux précieux Une Australienne à qui l'on avait implanté des embryons conservés par congélation a donné naissance vendredi dernier aux premiers vrais jumeaux connus dans l'histoire de cette technique.Un porte-parole du centre hospitalier Queen Victoria de Melbourne a indiqué que les enfants, deux petites filles, étaient en excellente santé.L'identité de la mère, âgée de 29 ans, n'a pas été révélée.Le directeur de l'équipe médicale responsable a expliqué que sur six oeufs fécondés en avril dernier, trois avaient été immédiatement implantés sans succès sur la patiente.Les trois autres ont été maintenus en état de congélation jusqu'au mois de juillet suivant, date à laquelle une nouvelle intervention a été ten-tée.et réussie.ILS REPRESENTENT 38 P.CENT DU CONTINGENT CANADIEN Le Québec est une véritable pépinière de cadets wm QUÉBEC \u2014Malgré le senti-™ ment anti-fédéral et nationaliste québécois, c'est au Québec qu'on retrouve le plus grand nombre de cadets de l'armée et surtout de cadettes.BERNARD RACINE de lo Presse Canadienne_ Le fait a été souligné au cours d'une interview par Me Jacques Ouellet.président de la Ligue du Québec des cadets de l'armée (LQCA).« Lors des conférences nationales, les autres provinces comprennent difficilement que, malgré tout ce que les jeunes entendent à la radio et à la télévision sur l'idée de séparation du Québec et de tout ce qui est fédéral, c'est encore le Québec qui compte le plus grand nombre de cadets, même au niveau des trois ligues-», a souligné Me Ouellet.Il faisait allusion au fait qu'il existe-aussi une Ligue de cadets de l'aviation et une Ligue de cadets de la marine, toutes destinées aux jeunes des deux sexes, âgés de 13 à 18 ans.En 1983.8 900 des 25 000 cadets du Canada se trouvaient au Québec, soit 38 p.cent du nombre total.L'Ontario venait en deuxième, avec 6 800 cadets.Ces chiffres sont restés sensiblement les mêmes l'an dernier, a noté Me Ouellet.Il existe au pays 422 corps de cadets de l'armée et le Québec en compte 117.Québec détient aussi le record du nombre de cadettes qui sont à peu inexistantes dans les autres provinces, sauf en Ontario et en Colombie-Britannique, où commence à se faire une percée.En 1983, 3115 \u2014 soit 41 p.cent \u2014 des 7 500-cadettes canadiennes étaient des Québécoises.La LQCA a été fondée en 1972 à Montréal par des anciens officiers des Fusiliers Mont-Royal et, durant des années, le siège social était installé au manège de ce régiment.Mais depuis un an et demi, le siège social a été transporté à Québec pour faciliter les communications avec les nombreux corps de l'Est de la province.* Durant l'année, les cadets doivent fournir une période d'entraînement par semaine, habituellement le vendredi soir.Camps d'été Chaque été, ils peuvent aller passer six semaines dans un camp d'été.Ils reçoivent alors une allocation d'une vingtaine de dollars par semaine.Au Québec, les camps d'été se font à Valcartier, qui accueille 2 000 jeunes durant six semaines et à Cap Chat, qui accueille, pour des camps de deux semaines, les cadets âgés de 13 et 11 ans.Il s'agit de l'ancien village de St-Octave de l'Avenir, fermé par le gouvernement et racheté par la Ligue navale qui l'a transformé en camp d'été.Ce camp accueille successivement trois groupes de 600 jeunes cadets.De plus, les cadets âgés de 15 et 16 ans peuvent aller faire des camps dans d'autres provinces, quelques fois même en Angleterre et en Allemagne.Me Ouellet a raconté une anecdote à ce sujet.Une année, c'est une cadette qui a remporté l'Étoile dorée, prix de l'excellence et qui comportait comme récompense un camp d'été en Angleterre.Mais on a découvert après coup que tous les camps de cadets en Angleterre n'accueillaient que des cadets et qu'aucun n'était équipé pour recevoir une cadette.La cadette lauréate a donc été envoyée dans un camp d'été en Allemagne.Peu après, un groupe de dirigeants de la ligue a rédigé une lettre qu'ils ont fait parvenir, via l'état-major du Canada, à la reine et au premier ministre d'Angleterre Mme Margaret Thatcher.La lettre disait que les Canadiens comprenaient mal qu'un pays, qui avait des femmes comme monarque et comme chef de gouvernement, n'ait pas de camp capable de recevoir une cadette.Toutes deux ont répondu qu'elles tenteraient de corriger la situation.Musique Un corps de cadets québécois sur cinq possède sa fanfare.Il existe un camp musical pour les 350 membres des fanfares, qui passent six semaines au Mont Saint-Sacrement, près de Valcar-tier, encadrés par un personnel de musiciens.Au sujet des fanfares, M.Ouellet a souligné que les instruments ne sont pas fournis par le gouvernement et que chaque corps doit se débrouiller pour s'en procurer.Au Québec, la plupart des instruments de musique des cadets ont été achetés par les Clubs Optimiste.Les cadets de la marine et de l'aviation possèdent leur fanfares dans une proportion de 80 p.cent.« C'est là une faiblesse chez les cadets de l'armée.Quand il existe une fanfare, les jeunes sont attirés pour venir faire de la musique et c'est excellent, parce que c'est une formation supplémentaire.Malgré cela, on a quand même plus de cadets qu'eux autres.» Les corps de cadets sont des organismes civils, encadrés par des Jeunet cadets du Québec.civils bénévoles.C'est à peu près l'équivalent des scouts, a souligné M.Ouellet, qui admet que les gens croient encore qu'il s'agit d'organismes militaires.Le problème vient de l'uniforme qui ressemble à celui des forces armées.«Il y a là un problème.J'ai beau dire que c'est civil.l'Image est difficile à changer.Les scouts n'ont pas ce problème parce que leur uniforme ne ressemble à aucun autre.» L'entraînement ressemble beaucoup à celui des scouts et consiste plutôt en cours qu'en exercices.Les cours portent sur le civisme, la boussole, la survie en forêt.Ceux qui ont participé l'été PhotoPC dernier au camp de Cap Chat ont fait pu aussi faire du théâtre.« C'est sûr qu'ils font un peu de drill, parce qu'ils apprennent à marcher au pas.Mais il n'y a pas de maniement d'armes, sauf pour ceux qui s'entraînent pour le biathlon », en vue d'aller aux Jeux d'hiver de Calgary, en 1988, a assuré Me Ouellet. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 25 FÉVRIER 1985 A 13 Les buveurs de bière au sec en Ontario?: pi TORONTO (D'après CP) \u2014 On \u2014 gardait hier l'espoir d'éviter une grève chez les brasseurs ontariens en raison du fait que l'heure limite pour le début du lock-out des quelque 3 500 employés syndiqués des trois brasseurs ontariens avait été reportée à six heures, ce matin, ont fait savoir des porte-parole des syndicats et du gouvernement provincial.Ainsi, les représentants des compagnies et des syndicats ont accepté une proposition de dernière minute faite par le médiateur provincial, Romain Verheyen, pour reculer l'heure limite du lock-out (qui était, en principe, samedi soir, à minuit) pendant la poursuite des négociations.«Nous espérons faire des progrès au cours de ce sursis », a déclaré Pe- ter Kiskis, un représentant syndlcaji- j \\
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