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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-03-18, Collections de BAnQ.

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[" la presse _ - LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ' ._ MONTRÉAL, LUNDI 1 8 MARS 1985, 101e ANNÉE, N° 148, 58 PAGES, 4 CAHIERS O LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ MINIMUM: -15°, MAXIMUM: - 2°, DEMAIN: ENSOLEILLÉ.DÉTAILS PAGE A 2 645-1651 VENTE ET LOCATION 351-6340 PONTIAC-BUICK LTÉE 35 cents Hors do la iono métropolitaine: -ts cents Ailleurs an Québec: 50 cents WILLIAM DAVIS ET ANDREW LEWIS SONT CHARGÉS DE PROPOSER DES SOLUTIONS Déblocage sur les pluies acides mm QUÉBEC \u2014 Le «sommet de la Saint-Patrick » entre le président Ronald Reagan et le premier ministre Brian Mulro- GILBERT LA VOIE _ ney a débuté hier sur une note de bonne entente avec l'annonce, dès le départ, d'un accord de principe entre les deux leaders sur la question des pluies acides.MM.Reagan et Mulroney sont convenus de la nomination de deux « envoyés extraordinaires » qui seront chargés de proposer des éléments de solution et de leur faire rapport directement avant leur prochaine rencontre, dans un an.Le représentant du Canada sera l'ancien premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, et celui des États-Unis sera l'ancien secrétaire aux Transports, M.Andrew Lewis.« Nous prenons aujourd'hui un nouveau départ important.Nous venons, en effet, de briser l'impasse qui dure depuis trois ans en convenant de notre responsabilité partagée de protéger notre environnement commun », a expliqué M.Mulroney, en faisant part de cette décision.« Ensemble, nous trouverons une solution à ce problème», a déclaré pour sa part le président Reagan.« Il est très significatif que nos deux pays doivent travailler conjointement sur toutes les questions environnementales, parce que nous avons la responsabilité d'un continent unique et magnifique et je pense que nous partageons tous ce désir de protéger ce continent pour les générations à venir de Canadiens et d'Américains.» Scepticisme \u2022 L'annonce rapide de cette décision, bien que prévue par les observateurs, a été qualifiée de déblocage par les deux parties, et surtout par les Canadiens qui se heurtaient au refus du président Reagan d'engager des budgets supplémentaires pour la lutte contre les pluies acides.Aux journalistes qui faisaient valoir que Washington n'avait voir PLUIES en A 2 ?Les discours de Reagan et Mulroney ?Le commentaire de Marc Laurendeau pages A 6, A 8 et A 9 Environ 4 000 manifestants ont réservé un accueil bruyant au président Reagan hier, devant le Château Frontenac.Celui-ci n'en a pas eu connaissance puisque son cortège a utilisé une entrée peu fréquentée du Château Frontenac où les deux chefs d'État ont eu un premier entretien.photo Armand Trottier, LA PRESSE photolaser Reuter » IRAN-IRAQ Après une nouvelle flambée de « guerre des villes », l'Iran et l'Iraq s'affrontent désormais sur tous les fronts, militaires et diplomatiques.page A 10 BELGIQUE Le mouvement pacifiste belge reprend de la vigueur et des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour protester contre les euromissiles.page A 10 ISRAËL-LIBAN Le premier ministre israélien Shimon Peres annonce que d'ici à deux mois, la quasi-totalité des troupes israéliennes auront quitté le sud du Liban.page A 10 SOMMAJJRE Annonces classées.B 4 à B 9 Arts et spectacles \u2014 Informations.C 7, C8 \u2014 Cinéma.C9 Décès, naissances, etc.C 6 Échecs.B 9 Économie.B 1 à B 3 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.B 4 FEUILLETON.B5 Horoscope.B 7 L'auto.C 1 à C 5 Le monde.A 10 Loteries \u2022 résultats:.A 11 Météo.A 2 Mots croisés.B 8 « Mot mystère ».B 7 Quoi faire aujourd'hui.C 9 Télévision \u2014 Horaires.C 7 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12, 13 Mots croisés.250 000 « verts » rue Ste-Catherine Pas moins de 250 000 personnes se sont déplacées hier pour suivre le défilé de la Saint-Patrick, à Montréal.De l'avis de l'un des « verts » participants, M.Warren Allmand, député de Notre-Dame-de-Grâce, c'était le défilé le plus imposant depuis une dizaine d'années.Il y avait 58 chars allégoriques, tout près de 3 000 figurants, des fanfares, des pompiers et même de vrais Irlandais I Notre reportage, page A 3.photo Robert Mailloux, LA PRESSE \u2022 MAISONS Malgré la récente hausse des taux des prêts hypothécaires, les ventes des maisons ont augmenté ces dernières semaines.page 8 1 \u2022 L'AUTOMOBILE Avec sa nouvelle fourgonnette Astro: Chevrolet opte pour la robustesse et l'aspect pratique.page C 1 \u2022 ÉGALITÉ Une grande majorité des Canadiens croient maintenant que les femmes mariées devraient être traitées sur le même pied que les hommes en ce qui concerne l'emploi.En 1960, 23 p.cent seulement des citoyens partageaient cet avis.page A 4 Un éventuel démantèlement la SQ n'inquiète pas les policiers WM L'Association des policiers ™ provinciaux ne semble aucunement s'inquiéter de la possibilité que le cabinet Lévesque MARIO FONTAINE démantèle la Sûreté du Québec, à la suite de l'échec de ses négociations avec le premier corps policier de la province.Selon le président du syndicat des policiers, Raymond Richard, cette menace n'est qu'une tenta- tive d'intimidation envers les agents de la SQ.« Nous ne som- .mes pas surpris de déclarations semblables, c'est une stratégie du gouvernement pour intimider nos membres », déclarait hier M.Richard.Dans son édition dominicale, LA PRESSE révélait que le contentieux actuel entre la direction et ses policiers pourrait bien inarquer la fin de la Sûreté du Québec telle qu'on la connaît maintenant.À défaut d'entente, le gouvernement songe en effet à regrouper les policiers de la SQ et des corps municipaux dans chacune des régions de la province.Un projet qui rejoint assez l'une des recommandations majeures du rapport Saulnier, déposé en 1979, se souvient M.Richard.Celui-ci parlait, dit-il, de réduire le nombre de corps policiers à travers le Québec d'environ 300 à quelque 35 ou 40.A ce moment-là, nous étions d'accord pour changer les structures, mais ce rapport a été mis sur les tablettes, d'expliquer M.Richard.À ses yeux, c'est uniquement à des fins de propagande et d'intimidation que le gouvernement ressort ce projet du placard.Mais en vain : « Ça ne nous intimide pas », soutient le responsable syndical.Selon des sources gouvernementales et policières, le ministre de la Justice, Pierre-Marc Johnson, a déjà eu des en- tretiens à ce sujet avec ses collègues du cabinet et avec la direction de la Sûreté du Québec.Démantèlement ou pas, là n'est pas la question, estime-t-on ù l'Association des policiers provinciaux.Le gouvernement n'a qu'à respecter sa parole et ses engagements, car sa situation ne sera pas plus facile avec 40 corps policiers qu'avec un seul aussi longtemps qu'il ne se conformera pas aux règles du jeu.voir SQ en A 2 ***** 337-5542 MAMUKAH1OWVWT A 1-ttMMÉKi n cHtcotmai ' _ * Taxti non inclut*. A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 MARS 1985 EN BREF PLUIES SUITE DE LA PAGE A 1 consenti qu'à de nouvelles études, les fonctionnaires canadiens ont rétorqué qu'il ne s'agit plus d'étudier le problème, mais d'élaborer un plan d'action.«La différence avec le passé réside dans la qualité des envoyés extraordinaires désignés par les deux chefs de gouvernement >, a soutenu un porte-parole de M.Mulroney.\u2022 MM.Davis et Lewis mettent leur crédibilité en cause dans cet effort », a-t-il fait valoir.Il a expliqué que le problème des pluies acides est « politique » et que les deux mandataires ont une expérience politique considérable.« Le problème dans le passé a résidé dans l'absence d'un consensus au sein du Congrès américain sur le sujet », a déclaré pour sa part un haut fonctionnaire.« Peut-être sera-t-il dorénavant possible de faire des gains à ce niveau », a-t-il ajouté.Le porte-parole de la Maison Blanche, M.Larry Speakes, a évité lui aussi de parler « d'études » lorsqu'il a rencontré les journalistes.« Le but ultime est de trouver un plan d'action conjoint », a-t-il déclaré.M.Speakes a toutefois signalé que le président Reagan «n'a pas changé de position » sur le sujet, en faisant état du refus du chef d'État américain d'engager de nouveaux fonds avant d'avoir étudié davantage ce problème.M.Speakes a d'ailleurs indiqué que la nomination de M.Lewis n'impliquera pas de déboursés supplémentaires de la part de l'administration américaine.Les fonctionnaires canadiens ont par contre déclaré que leur gouvernement débloquera les budgets qui seront nécessaires dans le cadre de cette nouvelle initiative.Un autre détail laisse planer des doutes sur cette annonce : alors que les Canadiens semblaient insister sur la nécessité pour les deux mandataires de se mettre au travail rapidement, le porte-parole de !a Maison Blanche a dit douter que M.Lewis doive quitter son emploi actuel dans le secteur privé pour remplir son nouveau mandat.La tâche confiée à MM.Davis et Lewis est la suivante : ¦ procéder à des consultations sur les lois et règlements applicables aux polluants que l'on croit être associés aux pluies acides; ¦ améliorer la coopération au niveau des efforts de recherche, dont ceux portant sur la technologie des « combustibles propres » et les contrôles imposés aux fonderies; ¦ chercher des moyens d'accroître l'échange d'informations scientifiques pertinentes; ¦ recenser les initiatives visant à améliorer l'environnement américain et canadien.Aux journalistes qui faisaient remarquer que le Canada avait déjà identifié les causes des pluies acides, les fonctionnaires canadiens ont répondu que le Canada aura dorénavant son mot à dire sur l'application des réglementations américaines actuelles sur la protection de l'environnement.Ils ont ajouté que la tâche confiée à M.Davis n'aurait pu être confiée au ministre de l'Environnement, parce que la complexité de ce problème dépasse les préoccupations et les limites ministérielles puisqu'elle implique deux pays.En français Le président Reagan a par ailleurs reçu un accueil chaleureux hier à l'aéroport de L'ancienne-Lorette, où le premier ministre Mulroney a insisté sur l'héritage francophone de la ville qui l'accueillait.S'adressant en français dans la première et principale partie de son allocution, M.Mulroney a déclaré à M.Reagan : « Par respect pour l'histoire, et en hommage à l'un des peuples fondateurs de notre grand pays, il convenait que votre première visite de votre second terme chez nous s'effectue au berceau du Québec et du Canada ».« Vous êtes ici parmi des amis », a conclu M.Mulroney, devant une centaine de militants conservateurs enthousiastes qui avaient été invités à l'arrivée du visiteur.Déterminé lui aussi à saluer la francophonie, le président américain s'est hasardé en français pour quelques mots.« Nous sommes heureux que notre voyage nous permette de venir dans cette belle ville de Québec », a-t-il déclaré.« Ici, la Nouvelle-France a été fondée.Ici, le français est la langue du commerce, des arts et de la vie de tous les jours.Ici, les Canadiens-anglais et les Canadiens-français se sont rencontrés, il y a plus d'un siècle, pour jeter les bases d'un pays dont le Parlement utilise le français et l'anglais », a-t-il enchaîné dans la langue de Shakespeare.Au cours de leurs discussions d'hier, les deux hommes ont discuté de la visite récente de M.Mulroney en URSS, et des questions commerciales intéressant le Canada et les États-Unis.M.Reagan est accompagné d'une délégation imposante de son gouvernement, dont le secrétaire d'État M.George Shultz, le secrétaire à la Défense, M.Caspar Weinberger, le chef de cabinet, M.Donald Regan, l'adjoint du président pour les questions de sécurité nationale, M.Robert McFarlane, le secrétaire d'État adjoint aux affaires européennes et canadiennes, M.Richard Burt, et l'ambassadeur au bureau du délégué commercial, M.William Brock.Outre les discussions entre MM.Mulroney et Reagan, plusieurs rencontres bilatérales se tiendront aujourd'hui entre les ministres canadiens et leurs homologues du gouvernement américain.SQ SUITE DE LA PAGE A 1 À l'Association, on pense qu'il faudra de toute façon une structure provinciale pour s'occuper de certains secteurs spécifiques comme les routes, les enquêtes criminelles, les enlèvements d'enfants, les crimes économiques, etc.Aucune rencontre n'est prévue cette semaine entre les négociateurs des policiers et ceux du gouvernement, à la suite de la rupture des pourparlers, vendredi.Le conflit entre les deux parties perturbe les activités de la SQ depuis l'été 84.Les policiers feront le point sur la question samedi de cette semaine, lors d'un congrès à Québec.DEMAÎN dans LA PRESSE) LES DESSOUS DE L'ÉTÉ:L'heure est douce.Elle est tendre.Elle est soie, satin, dentelle.Elle est rose, pêche, écume de mer.Elle est combinaison, jupon, corset, soutien-gorge, jarretelle.Des textes d'Anne Richer.Des photos de Robert Mailloux.Dans le Cahier «Mode».\t _ .à trois chiffres La Quotidienne 9Q0 Tirage de samedi xOz\tà quatre chiffres 3527 [LA MÉTÉO] DATE: LUNDI 18 MARS 1985 AUJOURD'HUI: Mln.:-150 Max.:-ENSOtEsUÉ DCMAJN: ENSOLEILLÉ Québec 12 1 01 Abitibi Outoouaii Lourantidtt Contont d* l'Est Mouricie Quebec loc-Somt-Jean Brnouiki Go\\çM* teit-Comou ScpMbt Canada Victoria jUglno Winnipeg Tara* Min\tMu.-24\t- 5 -15\t- 2 -23\t- 5 -15\t- 2 -23\t- S -14\t- 3 -28\t- 8 -15\t- 4 -15\t- 4 -20\t- 6 -20\t- 6 MI».2\tMa.12 1\t7 - 4\t0 - 6\t4 - 4\t8 -Il\t- 1 - 5\t1 - 9\t- 2 - 7\t2 Ai4»wa\"M Neige Ensoleille Ensoleille Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Nuogeui Nuageux Ensoleillé Etats-Unis Boston Buffalo CMcogo Miami New York I 1 N.-Oftèoni -10- I Pittsburgh - 1 11 S.Francisco 23 29 Washington 4 9 Dollo.M 16 0 13 8 15 4 13 9 13 les capitales Nuogevx Nuageux taoUt EnwWU Nuogeux Driver.Nuageux Amsterdom Athènes Acopuico Berlin Rweooi Aire* Coptnhoovt Genève HOAQ KûOÇj UCoire Lisbonne Londrtt - 2 2 - 2 4 Modrid 18 Moscou 24 32 Mexico 5 Otto 5 Paris 15 29 Rome 4 3 Seoul 0 3 Stockholm 14 17 Tokyo 15 30 Trinidad 9 16 Vienne 1 6 - 2 15 12 27 13 28 12 14 - 3 3 4 7 23 30 - 2 8 photo AP Un peu avant l'aube, hier, une tornade a ravagé un quartier résidentiel de Venice, en Floride, causant la mort d'au moins deux personnes et faisant 25 blessés.Les propriétés ont subi des dégâts évalués à plusieurs millions de dollars.Une tornade fait deux morts et 40 blessés en Floride pjpj VENICE.Floride (AFP) \u2014 Une tornade s'est abattue hier avant l'aube sur une zone résidentielle de Venice, en Floride, tuant au moins deux personnes, en blessant une quarantaine d'autres et faisant des millions de dollars de dégâts, a indiqué la police locale.Vingt-quatre maisons ont été entièrement détruites, et 90 autres ont été endommagées, de même que plusieurs magasins, a-t-on préciséde même source.De nombreux arbres ont été-arrachés.Des dizaines de personnes ont dû être évacuées et installées dans un abri de la Croix-Rouge.Cette tornade a également touché Fort Ogden, à environ cinq kilomètres à l'est de Venice, causant seulement des dégâts mineurs.Une autre tornade s'était abattue vendredi matin sur Clearwater, à une centaine de kilomètres au nord de Venice, blessant légèrement deux personnes.Les Américains se donnent trop de peine pour avoir du plaisir ,;;| STATE COLLEGE, Penn-™ sylvanie (AFP) \u2014 Les Américains se donnent trop de peine pour avoir du plaisir, estime un sociologue de l'université de Pennsylvanie.Geoffrey Godbey, qui a mené une enquête minutieuse sur le sujet auquel il vient d'ailleurs de consacrer un ouvrage, estime que les Américains mettent trop de frénésie dans leurs loisirs.Les activités de loisir, dé-clare-t-il, ont pris de plus en plus d'importance aux yeux des Américains, parce qu'elles les définissent aux yeux des autres gens.Ainsi, selon M.Godbey, les Américains se demandent sans cesse pendant leurs loisirs s'ils prennent assez de bon temps, s'ils sont compétents dans ce qu'ils font, et en tout cas s'ils sont meilleurs que le voisin.Us prennent tout beaucoup trop au sérieux, et ce ne sont plus des loisirs, ce n'est plus du bon temps.Problème, dit le sociologue, d'une société où l'on est seulement ce que l'on fait.Selon M.Godbey, les Américains en outre mènent leurs loisirs au même train d'enfer que le reste de leur vie.Aujourd'hui, dit-il, on parcourt les zoos en voiture.Quand j'étais petit, on passait la journée à regarder les animaux.De même, si l'on préfère souvent le squash au tennis, c'est que ça permet de faire plus d'exercice en moins de temps.Enfin, affirme-t-il, personne ne fait du jogging pour le plaisir.À moins d'être fou.Roseanne Skoke, qui est avocate, considère que le curé do sa paroisse a commis une grossière erreur on refusant, hier, do lui donner la communion.« C'est un déni do nos droits ecclésiastiques ot un déni do nos droits civils », dit-elle.T 4 Conciliation chez Expro ¦ Le conciliateur P.E.Thellens a convoqué le syndicat et la direction de l'usine Expro à une première rencontre de négociations en sa présence pour cet après-midi.Celle-ci a été rendue nécessaire à la suite du déclenchement, vendredi, d'une grève à cette usine d'explosifs de Valleyfield.Une vingtaine de séances de négociations avaient préalablement eu lieu, mais sans que les parties en viennent à une entente.Les piquets de grève ont été levés aux barrières de la compagnie il y a trois jours, et aucun acte de vandalisme ou de violence n'est survenu jusqu'à présent.Elle veut être première ¦ Sharon Wood entretient l'espoir de devenir la première nord-américaine à vaincre le Mont Everest, le sommet du monde où quatre hommes ont trouvé la mort en 1982, lors d'une expédition canadienne.Miss Wood, 27 ans, fait partie d'une nouvelle équipe canadienne qui prépare actuellement l'ascension de l'Everest l'an prochain.La jeune femme occupe un emploi d'instructrice d'alpinisme à plein temps et elle a conquis quelques-uns des plus hauts et des plus dangereux sommets de cette planète.Elle ne sera donc pas une présence symbolique au sein de l'équipe de 13 personnes.Laurie Skreslet, le premier des deux Canadiens à atteindre le sommet de l'Everest (à 8 847 mètres d'altitude) en 1982, dit que Miss Wood est une excellente grimpeuse.« Sharon est meilleure que moi, elle est faite pour atteindre les sommets ».Bill March, qui avait dirigé l'expédition de 1982, ajoute que Miss Wood n'était pas suffisamment qualifiée, à l'époque, pour faire partie de l'expédition, mais qu'elle avait gagné ses galons depuis ce temps.Toujours pas de bière ¦ Même si la majorité des travailleurs des brasseries ontariennes ont approuvé une entente de principe, destinée à mettre fin à un lock-out de 19 jours, les trois principaux brasseurs de la province et les magasins de vente au détail demeureront fermés aujourd'hui.Selon les résultats du vote, compilés dimanche, seuls deux syndicats locaux de la brasserie Labatt, un à Toronto et l'autre à London, ont rejeté l'entente proposée, dont les détails n'ont pas été divulgués.Selon M.Bob Woolvett, le vice-président de la firme Brewers' Warehousing, qui opère les 450 points de vente de bière en Ontario, le lock-out va se poursuivre.Les syndicats demandaient une meilleure sécurité d'emploi, au moment où les brasseries remplacent les bouteilles de bière par des canettes.Ces contenants exigent la présence de moins de travailleurs sur les chaînes de production.Chambre forte sécuritaire ¦ Trois employés d'une banque de Toronto ont passé un mauvais quart d'heure en fin de semaine lorsqu'à la suite du bris d'une bande de caoutchouc, la lourde porte d'acier de la chambre forte dans laquelle ils se trouvaient s'est refermée sur eux.Les trois personnes, la gérante de l'établissement et deux autres employés, ont déclenché l'alarme de la chambre forte, provoquant une ruée des forces de l'ordre sur les lieux.Les policiers n'ont rien trouvé de suspect autour de cette succursale de la Banque de Montréal, mais le mari de la gérante, qui attendait à l'extérieur, a aperçu le sac à main de sa femme sur le plancher de l'établissement.Après avoir tenté d'entrer en contact par téléphone avec la banque, fermée à cette heure, les policiers ont finalement brisé une fenêtre pour pénétrer à l'intérieur et libérer le personnel.L'ambassadeur prend du mieux ¦ L'ambassadeur de Turquie au Canada, Coskum Kirca, repose dans un état stable et poursuit sa convalescence après les blessures qu'il s'est infligé hier lors de l'attaque mardi du commando arménien contre l'ambassade turque, a déclaré hier un porte-parole de l'hôpital général d'Ottawa.Le diplomate, âgé de 58 ans, est dans une condition « définitivement stable », a déclaré Claude Dufault.« Il est impossible à ce moment-ci de prédire combien de temps il sera hospitalisé », a ajouté M.Dufault.M.Kirca, qui a subi des interventions chirurgicales pour de « sérieuses fractures à la jambe droite, au bras droit et au pelvis », a également été traité pour les meurtrissures qu'il s'est infligées lorsqu'il s'est jeté en bas du deuxième étage de l'ambassade en voulant éviter d'être pris en otage.Une bonne piste ¦ La police régionale de Peel, en Ontario, enquête sur un lien possible entre quatre arrestations effectuées la semaine dernière, au cours de laquelle une somme importante a été saisie, et l'écrasement mystérieux d'un appareil Cessna 206, il y a deux semaines au nord de Toronto.Les autorités ont précisé qu'elles tentaient de relier cet accident d'avion à l'arrestation pour excès de vitesse d'un homme de Missisauga, qui a permis de découvrir $11000 US sous le siège de sa voiture.La police a également arrêté trois autres hommes à la suite d'une fouille dans un hôtel, où un autre $150 000 a été saisi.Policiers mexicains arrêtés ¦ Six policiers et un ancien militaire ont été accusés hier à Mexico de l'enlèvement et de l'assassinat de deux fonctionnaires américains chargés de la lutte contre la drogue.Deux des policiers sont accusés de meurtre, les autres doivent répondre de trafic de drogue et d'association de malfaiteurs.Plusieurs prisonniers avaient le visage meurtri et deux se sont plaints d'avoir été battus.Treize personnes avaient été arrêtées la semaine passée dans le cadre de l'enquête sur la mort des fonctionnaires américains, enlevés le 7 février et dont les corps mutilés ont été retrouvés le 5 mars.Quatre personnes ont été relâchées, une autre transférée dans l'Etat de Jalisco pour y être jugée.Un commandant de la police nationale est mort pendant sa détention.Explosion à l'ambassade du Canada ¦ Une explosion, vraisemblablement due à une bombe, a ravagé cette nuit un immeuble du centre de Singapour qui abrite notamment les ambassades d'Israël et du Canada, sans faire de victimes.Selon la police, l'explosion qui a eu lieu hier à 23 h 30 locales (I0h30 à Montréal), est sans doute due à une bombe déposée sous une fenêtre du rez-de-chausée.Selon un porte-parole de l'ambassade canadienne, qui occupe les 7ème, 8ème et 9ème étages, les dégâts n'ont pas dépassé le 6ème étage.À l'ambassade d'Israël, située quant à elle au luème étage, on s'est refusé à tout commentaire.Le droit de recevoir la communion à genoux est à nouveau ignoré ¦STELLARTON, Nouvelle-Ecosse (d'après CP) \u2014 Le dimanche matin, Stellarton, en Nouvelle-Ecosse, ressemble à la plupart des petites villes canadiennes.Ses rues sont désertes, et sa tranquillité est à peine troublée par le souffle d'un adepte de la course A pied, le murmure d'une auto ou le jappement d'un chien.À l'intérieur d'une jolie petite église blanche, les catholiques célèbrent la messe mais la communauté est viscéralement divisée par une querelle qui va au coeur même de la croyance des ouailles.Ainsi, Roseanne Skoke, une toute petite femme, s'agenouille pour recevoir la communion et comme 18 autres personnes, hier, elle se relève quelques Instants plus tard et regagne pieusement son banc.Elle n'a toutefois pas d'hostie dans la bouche, son curé l'ayant superbement Ignorée.Cela fait déjà cinq ans que Miss Skoke et les autres membres de sa famille n'ont pas reçu la communion à l'église Notre-Dame-de-Lourdes, cinq ans marqués par les affrontements et les batailles juridiques pour faire reconnaître le droit de ne pas recevoir la communion debout.Jeudi dernier, la Cour suprême du Canada renversait un verdict rendu par une cour inférieure qui avait reconnu les six membres de la famille Skoke coupables d'avoir troublé un service religieux en s'agenoulllant.Les six accusés ont été condamnés avec sursis et remis en liberté sous surveillance.Dans son sermon d'hier, le révérend Joseph Glllls a déclaré que « nous devons accepter et respecter la décision de la cour ».Il a cependant refusé de donner la communion à la famille Skoke et après la messe, Roseanne a tout de suite regagné son bureau d'avocat, où elle s'est entretenue avec les journalistes. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 MARS 1985 la presse Jeune couple tué dans l'incendie d'un chalet mm WOBUHN (PC) \u2014 Les ™ corps calcinés d'un couple dans la vingtaine ont été retirés des décombres d'un chalet à Wobum, hier midi, et ont été transportés à l'Institut de police scientifique à Montréal, où des autopsies seront pratiquées dès ce malin.Les victimes, André Pépin, 25 uns, et Brigitte Turgeon.23 ans, tous deux originaires de la ville de Woburn, située ù une centaine de kilomètres à l'est de Sherbrooke, ont élé retrouvées près d'un lit dans le petit chalet de deux étages, qui a été complètement dévasté par les flammes.L'incendie a d'ailleurs atteint une telle intensité au cours de la nuit que la voilure d'André Pépin, stationnée a proximité du chalet, a également été incendiée.11 ne s'agit vraisemblablement pas d'un acte criminel, ni d'un accident dû ù un défectuosité dans le fonctionnement du poêle ù bois qui servait ù chauffer ia maison.Il est possible que les deux victimes aient été asphyxiées par la fumée dans leur sommeil.Alors qu'ils prenaient le petit déjeuner hier malin, des clients de l'hôtel de Woburn ont aperçu de la fumée monter d'un bois, croyant un instant qu'elle pou-vaii provenir d'une cabane à sucre.« Moi, j'ai été élevé ici et je connais le coin comme ma main.En voyant la fumée, je savais fort bien qu'elle ne pouvait venir de la cabane à sucre.Il restait un endroit : le camp ou mon cousin demeurait», a raconté M.Maurice Pépin.«Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, j'ai vu l'auto d'André qui brûlait encore, et en regardant ce qui restait du camp, j'ai tout de suite compris ce qui s'était passé », a-t-il ajouté.La route fait sept morts mm Au moins sept personnes ™ ont perdu la vie de façon accidentelle sur les routes du Québec au cours du week-end.Un automobiliste de 22 ans, Gilles Rivard, de Saint-Tito, a été tué lorsqu'un camion remorque a embouti son véhicule garé le long de la route 153, vendredi vers 22 h 30, à Saint-Tito, en Mauricie Une collision entre deux automobiles survenue vendredi soir a l'ait une victime, boulevard Pierre-Laporte, près de Bro-mont, en Estrie.Il s'agit de Gaétan Quirion.âgé de 32 ans.de Saint-Paul d'Abbotsford.Un adolescent de 14 ans, Patrick Bélair, de l'Assomption, est décédé vendredi soir après avoir été éjecté d'un véhicule tout-terrain.Une fausse manoeuvre du conducteur serait à l'origine de l'accident.Un piéton a perdu la vie, samedi soir, sur la route 139 à la hauteur de Farnham.lorsqu'il a été happé par une automobile.La victime, un homme âgé entre 15 et 50 ans, n'avait pas encore été identifiée hier soir.Deux personnes âgées sont mortes samedi dans une collision entre deux véhicules survenue sur la route 116 à Sainte-Victoire.Les deux victimes sont Jean-Baptiste Rouillard, âgé de 8-1 ans, et Amanda Côté, âgée de 83 ans.Tous deux résidaient a Victoriaville, Un piélon de 19 ans.Eric William Davidson, a été heurté par une automobile à 16 h 25, samedi à Montréal.Il a succombé a ses blessures vers 23 heures.\u2014 Presse Canadienne En France, méfiez-vous des tables d'hôtel mm LONDRES (AP) \u2014 La cui-~ sine française jouit d'une réputation mondiale mais peut se révéler très décevante dans les hôtels français, même lorsqu'ils sont très chers, affirme un nouveau guide touristique publié à Londres aujourd'hui.Composé d'après les témoignages de plus de 2 000 membres et inspecteurs de l'Association des consommateurs, ce « guide pour la France » signale que «contrairement à l'opinion la plus répandue, 11 n'est pas rare de trouver dè la mauvaise nourriture dans les salles à manger des hôtels français ».'S l RUE SAINTE-CATHERINE « VERTE » D La Vieille Dame, qui habite dans une bottine, a pour mission d'enseigner aux enfants, irlandais ou non, ce qu'il fauf faire en cas d'incendie.En médaillon, les yeux lout sourire, et peut-être verts, d'une fillette qui ne veut rien manquer du défilé de la 161 e fête de la Saint-Patrick à Montréal.La Saint-Patrick,- une tradition que personne ne voudrait manquer Environ 3 OOO figurants ont défilé sur la rue Sainte-Catherine.Ici, les membres du groupe Karnak Temple.Tout les moyens sont bons quand on ne veut rien rater du spectacle I Era « C'est la seule parade qui nous reste, alors on ne la rate pas ! » La famille Laliberté, les parents et deux adolescentes, a bravé le froid coupant d'hier après-midi pour le défilé de la Saint-Patrick.Tout comme eux.quelque 250 000 personnes étaient massées le long de la rue Sainte Catherine, entre Du Fort et Ayl-mer, pour participer ù la 161e fête des Irlandais à Montréal.Un texte de CAROLE THIBAUDEAU des photos de ROBERT MAILLOUX Anabelle Laliberté.16 ans, regardait par-dessus les tètes des badauds grâce à un périscope en carton fabriqué par son père.«Ce n'est pas long à faire, ça prend à peine une demi-heure », affirme le bricoleur.La famille est typiquement canadienne-française : pas une goutte de sang irlandais, que l'on sache.Mais ils ne rateraient pas le défilé pour tout l'or du inonde.« Nous venons à chaque année, c'est une tradition », explique Mme Laliberté.« Anabelle, passe le périscope à ta soeur », fait le père.Il y avait de quoi utiliser les appareils optiques : trois moines en soutanes défilaient à bord d'un petit bateau médiéval : « the Saint-Brendan set », tableau com-mémoratif des voyage de Brendan l'Ancien, au sixième siècle.Ce dernier a fondé plusieurs monastères en Irlande.Ce n'était là qu'un des 58 chars allégoriques de la parade.En tout 3 000 figurants y ont participé : une cinquantaine de dignitaires, parmi lesquels un ou deux ecclésiastiques, un orchestre de cornemusiers comptant une vingtaine de musiciens, un orchestre de l'armée canadienne, des majorettes de différentes écoles anglophones, des représentants de groupes de bienfaisance comme le Schriner's ou le Karnak Active Club, les pompiers de Saint-Lambert, les Canterbury Signers, et qui encore.La Société Saint-Pa trick de Montréal compte à elle seule 110 membres.The best of the world Un joyeux groupe d'une huitaine d'adolescents, dont plusieurs arboraient des pointes de cheveux vertes, s'égosillaient à proclamer l'Irlande la plus belle nation du monde.Leurs aïeux ont immigré à Montréal il y a «0 ou IIH) ans.Le plus irlandais des huit est arrivé il y a 13 ans ! Encore très proches de leurs racines gaéliques, ils décrivent la Saint-Patrick comme « a big party », dont ils sont « very proud ».« La parade est plus imposante depuis une dizaine d'années », commente M.Warren Allmand, député de N.D.G.depuis 20 ans.M.Allmand a une mère purement irlandaise et un père à demi Irlandais.« On peut bien dire que je suis au trois-quarts irlandais ».plaisante-t-il.Le député de N.D.G.explique que le défilé traditionnel de la Saini-Patrick est une façon d'affirmer son droit à l'identité, quand on n'appartient pas à un des deux groupes majoritaires de la population.C'est en 1817.alors que la fami ne qui sévissait en Irlande atteignit un sommet, que 100 000 Irlandais émigrèrent au Canada, en grande partie dans la région de Montréal.À ce moment, la moitié de la population anglophone de Montréal était irlandaise.Avant les années 1900, la métropole eut plus d'une fois un maire irlandais.Sod lovers Un dicton affirme que les Irlandais sont de joyeux guerriers mais de tristes amants.Leur pué sie, vigoureuse et enthousiaste pour les champs de bataille, se fait triste à mourir pour décrire des amours impossibles ou mai-heureuses, par exemple entre catholiques et protestants.Et pour oublier, dit un autre dicton, il y a la bière et le whisky.Quelques dignes descendants, de la verte Érin ne manquaient pas à la tradition et vidaient une petite bière.Les buveurs étaient toutefois étonnamment peu nombreux, sans doute ù cause du froid.On sait que les Irlandais aiment bien finir la journée nationale dans les pubs, à s'abreuver de * Guinness Extra Stout ».Sur ia scene dressée pour eux en face du magasin La Baie, les dignitaires se faisaient offrir du café.Pas moyen de savoir s'il y avait une goutte de whisky là-dedans ! Quoi qu'il en soil, les\" agents de sécurité soulignent ; «qu'il y a toujours très peu de; discipline à faire lors du défilé de\" la Saint-Patrick ».Un bon show Au milieu de l'après-midi, un invité d'honneur arrivant directement d'Ottawa a rejoint le groupe des dignitaires : Ed Broad-bent, chef du NPD, le trèfle au chapeau et un oeillet vert à la boutonnière.« Tous les bons Irlandais sont à Montreal plutôt qu a Québec en ce moment ! », a-t-i! lancé, en faisant allusion à la rencontre Reagan-Mulroney qui avait lieu à Québec.M.Broad\" bent a ajouté qu'il n'attendait-rien de la rencontre entre les deux chefs d'Etat, sinon « un bon show de relations publiques ».Un des 58 chars allégoriques qui constituaient le défilé de la Saint-Patrick.Défilé record à Dublin ¦ DUBLIN {d'après AP) \u2014 Plus de 200 000 personnes se sont massées dons le contre-ville de Dublin, hier, pour assister au plus gros défilé jamais présenté dans la capitale irlandaise à l'occasion de la Saint-Patrick, défilé présidé par un maître des cérémonies américain.le whisky était difficile à trouver en'raison d'une «jrève affectant les distilleries du pay s, mais ce petit contretemps n'a pas en-i tamé l'enthousiasme de la .foule qui brandissait des petits insignes en forme de trèfle taut au long du parcours long de trois kilomètres.En hommage à la fanfare de Mount Ver-non, en Virginie, qui participait au défilé de Dublin pour la 16e fois, le Bureau irlandais du tourisme avait confié au chef de la fanfare américaine, Fred Harris, le soin d'agir comme maître des cérémonies et c'e ;t lui qui a ouvert la marche.Contrairement aux célébrations nationales qui se sont déroulées dans la république irlandaise, en Irlande du nord, les catholiques et les protestants ont organisé des défilés séparés.Et à Londres, plusieurs députés ont protesté contre la référence faite, samedi, par l'archevêque catholique de New York, Mgr John O'Connor, à « l'oppression » subsistant en Irlande du nord, qui est gouvernée par (es Anglais.Dans son sermon prononcé à l'occasion de la Saint-Patrick, Mgr O'Connor a également dénoncé la « violence et le terrorisme.» t /i i A4* LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 18 MARS 1985 Les libéraux craignent que les conservateurs d'André Asselin n'aident à faire réélire le PQ pjpj REPENTIGNY \u2014 Quelque \u2014 1000 partisans libéraux, encouragés par la zizanie au sein du Parti québécois, ont passé tout l'après-midi d'hier enfermés dans la cafétéria de la polyvalen- PIERRE VENNAT_ te Jean-Baptiste Meilleur de Re-pentigny, avant de réussir à désigner M.Jean-Guy Gervais comme celui qui portera les couleurs de leur parti lors du prochain scrutin dans l'Assomption.M.Gervais sera candidat libéral à la succession de l'ancien ministre des Finances Jacques Pa-rizeau advenant une élection partielle ou une élection générale.Il ne fait aucun doute que la démission spectaculaire de M.Pari-zeau qui, en rejoignant les rangs des orthodoxes, a entraîné avec lui la quasi-totalité des dirigeants péquistes de son comté, joue pour beaucoup dans le regain de vie des libéraux de l'Assomption.À tel point d'ailleurs que l'on craint maintenant, du côté libéral, que le Parti conservateur du Québec et son chef, André Asselin, viennent brouiller les cartes et permettent ainsi à un éventuel candidat péquiste de l'emporter malgré la division dans le camp péquiste.Le principal orateur invité, le député de Maskinongé, M.Yvon Picotte, a d'ailleurs mis les électeurs en garde et a parlé de M.Asselin et de son parti pendant quelques minutes, ce qui semble démontrer que les libéraux craignent effectivement qu'il vienne brouiller les cartes.Selon M.Picotte, M.Asselin, qui n'a pas la bénédiction du premier ministre et chef des conservateurs fédéraux, Brian Mulroney, ne serait qu'un « Judas », « prêt à faire élire le PQ en enlevant des votes aux libéraux, comme Rodrigue Biron en 1976 », qui a ensuite joint les rangs péquistes.Selon lui, il en serait ainsi d'ailleurs du chef de l'UN, Jean-Marc Béliveau.« Asselin, le PCQ, Béliveau, l'UN et le PQ, c'est toute la même poche », a lancé le pittoresque député de Maskinongé.Aucun des quatre candidats en lice hier ne jouit de la notoriété à l'extérieur du comté et pourtant il a fallu trois tours de scrutin et environ quatre heures et demie pour arriver à désigner M.Gervais, président de l'association libérale du comté ces dernières années.Celui-ci se départageait de ses trois adversaires en ce sens que contrairement aux trois autres, MM.Pierre Careau, Guy Durocher et Jean-Carie Hudon, il n'avait pas travaillé comme or-ganisteur du nouveau député conservateur fédéral Robert Toupin.Au premier tour, M.Gervais ne l'emportait que de peu sur M.Careau, par 233 a 225 voix.M.Jean-Carie Hudon en avait obtenu 117 LES ENFANTS ADOPTÉS QUI CHERCHENT LEURS ORIGINES Chevrette promet qu'une commission parlementaire va étudier la question BH Une commission parlemen-\u2022™ taire se penchera à l'automne prochain sur la question des enfants adoptés à la recherche de leurs origines.MARIE TISON de la Presse Canadienne C'est ce qu'a promis samedi le ministre des Affaires sociales.M.Guy Chevrette, lors d'une rencontre avec le Mouvement Retrouvailles.M.Chevrette a déclaré qu'il mettra sur pied, dès les prochaines semaines, un comité tripartite composé de représentants du ministère de la Justice, des Affaires sociales et de la Condition féminine, qui étudiera la question et soumettra au début de l'été un mémoire au Conseil des ministres.À l'automne, une commission parlementaire aura pour but d'entendre les principaux intervenants de ce dossier, de faire le point et de fixer les règles du jeu.a indiqué le ministre des Affaires sociales devant plus de 400 personnes réunies dans une polyvalente de Juliette.Actuellement, a expliqué à l'issue de la rencontre la présidente du Mouvement Retrouvailles, Mme Andrée Carrier, les personnes adoptées ne peuvent prendre connaissance de leur dossier d'adoption en raison des articles 631 et 632 du Code civil.Droit à l'information Cette situation les prive de leur droit à l'information, a-t-elle ajouté.Évidement, ces personnes ne peuvent pas apprendre le nom de leurs parents naturels, et encore moins les rencontrer, à moins de passer par les services du Mouvement Retrouvailles et les petites annonces, en espérant que leurs parents biologiques soient également à leur recherche.La commission parlementaire n'aura pas pour objectif premier d'amener un projet de loi, même si ça reste une possibilité, a déclaré dimanche M.Yves Dufour.l'attaché politique de M.Chevrette chargé du dossier des adoptés à la recherche de leurs origines.Il a indiqué qu'il était urgent de clarifier la situation et de créer un arbitre dans ce dossier, afin de structurer et d'encadrer la recherches des origines et d'éviter les excès possibles.« 11 ne faut pas permettre à des outsiders de se mêler de cette question hautement émotive », a expliqué M.Dufour.Ce rôle d'arbitrage reviendrait probablement aux CSS (Centres de services sociaux), qui ont déjà toute l'expertise nécessaire, a-t-il ajouté.Personnel spécifique M.Chevrette a d'ailleurs promis au cours de la rencontre de samedi que du personnel des CSS serait spécifiquement affecté à cette tâche, rassurant son auditoire au sujet des rumeurs de coupure dans le secteur des services sociaux.Très à l'aise tout au long de la rencontre, le ministre des Affaires sociales a également promis au Mouvement Retrouvailles qu'il bénéficiera d'une subvention afin d'assurer sa survie.À l'issue de la rencontre, Mme Carrier s'est déclaré enchantée de la tournure des événements.SŒJDACE GALEUP Emploi : les Canadiens croient que les femmes mariées devraient avoir des chances égales ¦Les Canadiens ont complètement modifié leur attitude, depuis 25 ans, sur le travail à chances égales des femmes mariées.Actuellement, 77 p.cent des adultes canadiens estiment que les femmes mariées devraient être traitées sur le même pied que les hommes en ce qui concerne l'emploi tandis que seulement 18 p.cent jugent que les hommes doivent avoir la priorité.En 1960, 23 p.cent étaient en faveur d'un traitement égal cependant que 70 p.cent donnaient préséance aux hommes.L'appui au traitement égal est de façon significative plus faible chez les Canadiens de 50 ans et plus (65 p.cent) tandis que ceux qui sont âgés de moins de 30 ans y sont favorables dans la proportion de 84 p.cent.Les Canadiens qui ont une formation universitaire (89 p.cent) sont beaucoup plus enclins à endosser le concept d'égalité que ceux dont l'éducation s'est terminée à l'école primaire (62 p.cent).Les résultats de l'enquête sont fondés sur des entrevues personnelles à domicile, effectuées entre le 31 janvier et le 2 février, auprès de 1029 adultes de 18 ans et plus.Un échantillonnage de cet ampleur est précis à quatre pour cent près, 19 fois sur 20.La question posée était la suivante: « Croyez-vous que les femmes mariées devraient avoir les mêmes chances que les hommes pour obtenir un emploi ou croyez-vous que les employeurs devraient accorder la priorité aux hommes?» Le tableau suivant compare les résultats du récent sondage avec ceux de 1960 (l'âge adulte était 21 ans).Il donne également le pourcentage des dernières réponses selon les groupes d'âges, le sexe et la formation soolaire.\tChancrt éoslfl\tPriante\tRépanict\tNtptuvtflt À l'échelle nationale:\t\u2022«KlMtomnvM\tluihommtt\tnuancée»\tdira \t\t\t\t \t77%\t18%\t3%\t2% 1960.\t23\t70\t5\t2 Par groupes d'âge,\t\t\t\t aujourd'hui:\t\t\t\t 18 à 29 ans.\t84\t14\t2\t- \t81\t15\t2\t2 \t65\t26\t5\t5 Selon le sexe,\t\t\t\t aujourd'hui:\t\t\t\t \t76\t19\t3\t2 \t77\t17\t3\t3 Selon l'éducation,\t\t\t\t aujourd'hui:\t\t\t\t \t62\t29\t2\t7 \t77\t18\t3\t2 \t89\t\t3\t1 -T\u2014- ,\t\t\t\t «Je ne m'attendais pas à ce que le ministre se mouille dès aujourd'hui, a-t-elle indiqué.Ce ne sont que de bonnes nouvelles, une lueur d'espoir au bout du tunnel.» Elle a ajouté que le Mouvement Retrouvailles présentera à la commission parlementaire de cet automne un mémoire, actuellement préparé par son comité politique.« Le droit aux origines et à l'information est un droit inconditionnel », a-t-elle déclaré, ajoutant que ce droit n'implique pas nécessairement les retrouvailles proprement dites.et le troisième candidat, M.Durocher devait se retirer avec ses 83 voix.Au deuxième tour, M.Gervais devançait toujours de peu M.Careau, 246 à 214, M.Hudon baissant à 101 voix.Au dernier, alors que le nombre des voteurs diminuait à cause de la fatigue et peut-être aussi en raison du dépit des partisans des perdants, M.Gervais l'emportait par 259 contre 191, mais les trois candidats défaits se sont empressés de se rallier à lui.Pour les libéraux, la campagne électorale dans l'Assomption commence bien, d'autant plus que Jacques Parizcau, lui, lors de son assemblée d'adieu à ses partisans, n'avait rassemblé que tout au plus une centaine de partisans dans une salle de banquet de Charlemagne et que personne ne semble se précipiter pour être candidat du PQ et prendre la relève.Élu avec quelque 12 000 voix de majorité en 1976, M.Parizeau avait vu celle-ci réduite à 8 000 voix en 1981, ce qui est tout de même confortable.Les libéraux ne sont donc pas peu fiers du succès d'assistance d'hier, malgré qu'il n'y avait pas de réelle vedette à l'assemblée.Les deux députés libéraux invités, M.Picotte et son collègue de Marquette, Claude Dauphin, qui n'ont pas manqué de pourfendre « le père de la taxe ascenseur » ne sont pas particulièrement des gros canons.Quant au député Pierre Paradis, c'est de façon impromptue qu'il s'est présenté.ayant été lui-même été conférencier à un brunch dans le comté voisin de Terrebonne.Mardi, le chef du PLQ lui-même, Robert Bourassa, viendra encourager le nouveau candidat et les militants locaux lors d'une soirée à la patinoire locale.André Asselin, chef du PCQ.GOODLY EAR ENTRETIEN DES FREINS AVANT À DISQUE Notre entretien garanti des freins comprend des plaquettes de disque avant neuves, le regarnissage des roulements des roues et le ponçage des rotors avant.Nous vérifierons toutes les autres pieces des freins et ferons l'essai sur route du véhicule.Les prix peuvent varier pour les voitures à traction avant.Plaquettes métalliques, 20 S en sus.GARANTIE DE 24 MOIS/40 OOO KM ¥ Comprend 3 analyses et mises au point additionnelles du moteur pendant l'année qui suit l'entretien original.Notre entretien garanti comprend la pose de bougies d'allumage neuves et la vérification des systèmes de charge, de démarrage et du moteur.Allumage non-électronique : 8,50 S en sus.La plupart des camions légers et des voitures nord-américaines et importées.GARANTIE DE 12 MOIS ALIGNEMENT DES ROUES 95 La plupart des voitures Nous vérifierons les quatre pneus.Réglage du cambrage, de la chasse et de la convergence selon les spécifications appropriées, vérification des systèmes de suspension et de direction.Pièces et entretiens additionnels en sus, si nécessaires.GARANTIE DE 9 OOO KM/90 JOURS 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agréable de goûter aux joies reposantes des voyages sur l'océan.Imaginez 40 jours ou plus en mer avec 11 autres passagers, une cabine avec air climatisé équipée d'un lit double, une piscine, un gymnase, des repas avec les officiers du bateau et des escales qui comprennent habituellement Valence, Gènes, Livourne, Trieste et Koper.Ce navire appareille à partir de Montréal, et il ne s'agit pas d'une vulgaire embarcation.Des départs mensuels se font sur la ligne Yugoslav Great Lakes (Jadroplovz).à bord de navires-cargos construits en Union soviétique, en 1978.Le coût de ces voyages, jusqu'à la fin mars, est de $2 570 US par personne ( pour deux personnes ) et de $3 270 US pour une personne seule.Les officiers et membres de l'équipage sont yougoslaves, ainsi que la cuisine.Les cargos d'aujourd'hui sont modernes et imposants.La plupart ont été construits longtemps après la Deuxième Guerre mondiale.Guide Les lignes yougoslaves sont parmi celles mentionnées dans la 64e édition révisée du guide Ford's Freighter Travel.Ce document comporte également une section sur les voies navigables du monde entier, des trajets en yachts nolisés dans les Caraïbes jusqu'aux croisières en chalands sur les fleuves européens.Les voyages à bord de cargos, soutient le guide, vous permettent de vous détendre dans une atmosphère informelle.Pas de foules, pas de clubs ni de discothèques, et puis vous n'avez pas besoin de soigner excessivement votre tenue vestimentaire.Vous avez l'occasion de vous promener pratiquement partout sur le bateau, d'apprendre comment fonctionne un navire-cargo, de bavarder avec l'équipage et de descendre à terre pour des escales souvent inhabituelles.Les coûts se comparent favorablement avec les conditions de première classe offertes sur les navires de passagers et pour certains services, souvent, il en coûtera moitié moins.Les cargos ont un autre avantage : on y sent moins le mouvement du bateau que sur les paquebots de passagers, puisque le poids supplémentaire du fret, sous le niveau de la ligne de flottaison, sert de stabilisateur.Le Guide Ford énumère toutes les compagnies accueillant des passagers mais recommande que vous fassiez affaires avec un agent de voyage.On peut obtenir une copie du guide en envoyant un chèque de $7,96 US avec votre adresse de retour à Ford's Freighter Travel Guide, P.O.Box 505, Woodland Hills, Calif., 91365.\u2014 Presse Canadienne UN TOURNOI DOMINÉ PAR LES USA Des gagnantes joyeuses: Hélène Fournier et Marthe Labrie, de Chicoutimi, reçoivent le trophée qu'elles ont mérité dans leur catégorie, des mains de madame Chris Wilson, de Phoenix, Arizona, président de l'ACBL, l'association nord-américaine de bridge.Charles et Sonny Rogers, de New York, auront fait un voyage fructueux au Canada, puisqu'ils retournent chez eux avec un trophée que leur remet le président de la section montréalaise de l'ACBL, Michael Kenny.photos LA PRESSE ÉNORME SUCCÈS DES CHAMPIONNATS NORD-AMÉRICAINS Pour l'amateur, il n'y a de plus excitant que le mm « Le bridge n'a aucun sens si ™ vous n'êtes pas vous-même joueur.Mais pour celui qui l'est, il n'existe rien de plus excitant ! « C'est par ces mots que Robert Bonomi, directeur des communications de l'ACBL, explique le retentissant succès qu'ont connu les Championnats nord-américains.ANDRÉ TRUDELLE Ils ont pris fin officiellement, hier, à Montréal.On a enregistré 10 200 tables, dont 658 chez les novices.Montréal prend ainsi le 3e rang dans l'histoire de cette compétition printanière présentée pour la première fois en 1957.On avait attiré 13 535 tables à New York en 1968 et 12 700 à Pasadena, en 1977.Selon Mari Retek, du comité organisateur, « les gens sont venus à Montréal pour jouer au bridge et passer de bons moments.Je crois qu'ils ont été largement satisfaits.Nous avons joué les cordes de l'hospitalité et le divertissement et nous croyons avoir vu juste ».Selon Sandra Fraser, tréso*-rière du comité, il n'y aura pas de déficit, mais un léger surplus.« Nous n'avons pas lésiné, dit-elle.Les tours de ville, les déjeuners ou dîners prévus ont presque tous été multipliés par deux.Café, croissants, vin et fromage, mets québécois ont été distribués généreusement.» Avantage des Américains Comme il fallait s'y attendre, les bridgeurs américains ont raflé tous les principaux titres.Dans le Vanderbilt, le clou des championnats, l'équipe de Nick Gartaganis a atteint les quarts de finale, tout comme l'équipe féminine dirigée par George Mittle-man l'a fait dans le knockout fé- photo Robert Mailloux Peter Weichsel fait partie de l'équipe gagnante du Vanderbilt.C'est un pro américain avantageusement connu.Les champions des principales catégories mm Voici la liste des principaux gagnants couronnés lors des Cham-™ pionnats nord-américains qui ont été disputés à Montréal entre les 9 et 17 mars.La finale du knockout féminin doit avoir lieu aujourd'hui.Le Vanderbilt ( knockout par équipes de quatre ) : 1 - Eric Rodwell, Jeff Meckstroth, Ron Rubin, Michael Becker, Mike Lawrence, Peter Weichsel ; 2 - Barry Crane, Tom Sanders, Bobby Nail.John Sutherlin, Dan Morse, Ira Chorush.Board-a-match ( tournoi basé sur le résultat de chaque planchette ) : 1 \u2014 Hal Mouser, Dan Rotman, Ron Gerard, Josh Parker ; 2 \u2014 Roger Bates, John Mohan, Alan Sontag, John Devine.Paires de messieurs : 1 \u2014 Ed Manfield et Kit Woolsey : 2 \u2014 Bob Ham-man et George Mittleman.Paires de dames : 1 \u2014 Dale Dernier et JoAnne Caplan ; 2 \u2014 Nadine Wood et Robin Taylor.Grand national par paires : 1 \u2014 Peter Boyd et Steve Robinson ; 2 \u2014 Hugh Ross et Peter Pender.Championnat canadien par paires : 1 \u2014 Boris Baran et Mark Molson ; 2 \u2014 Jim Riegel et Dave Stothart.nen bridge minin qui prend fin aujourd'hui.Faisant équipe avec Bob Ham-man, excellent joueur des USA, Mittleman, un Torontois, a pris la deuxième place en paires masculines.Les champions canadiens par paires sont les Montréalais Boris Baran et Mark Molson.Pour le reste, rien de bien fabuleux.« Rien d'étonnant, dit Sandra Fraser, de l'équipe de Mittleman.Pour tout bon joueur canadien, on compte plus de vingt bridgeurs américains de même calibre ou de calibre supérieur.Il n'y a pas la clientèle voulue au Canada.Mais si nous l'avions, nos pros seraient ausi bons, sinon supérieurs aux pros américains.» Si les brigeurs jouent pour l'honneur et les points de maître, certains pros sont commandités et ils peuvent toucher jusqu'à $20 000, plus leurs dépenses, pour participer aux trois grands tournois annuels de l'ACBL.Bridgeuse de 9 ans Si le Montréalais Maurice Gauthier, qui fêtera au début d'avril ses 85 ans, a été le concurrent le plus âgé des championnats, Karen Hobbs, qui n'a pas 10 ans, a été la plus jeune.Elle a joué en compagnie de son frère Ian.âgé de 13 ans.Les deux Hobbs, de Kanata, en Ontario, en étaient à leur première séance de duplicata vendredi soir dernier.Ils ont fini avant-derniers.Leurs parents, David et Margaret Hobbs, leur ont enseigné le bridge pour compléter la table familiale.Malgré le succès des championnats, il est peu probable que Montréal puisse obtenir à nouveau l'organisation d'un tel tournoi avant 8 ou 10 ans.Le choix du site est fait six ans à l'avance.REDUCTEUR DE VITESSE 1326.rue Notre-Dame Ouest 5759, rue Hochelaga 6879.rue Jairy Est 191 S.boul.des Lautentides 805.boul.Ste-Fcy (long.) Ouvert 120.boul.Ste-Cioî> (St-Laurent) lesawJiaiant-migl 937-7423 KG* 900$ DEVENEZ PLUS CONFIANT EN VOUS-MÊME GRACE AU COURS DALE CARNEGIE® groupa-options, |! transmission outo-| matkrue OU toit / ouvrant lur certains modèles.HOMMES et FEMMES DE PLUS EN PLUS À VOTRE SERVICE 655-1301*527-8215 AUX LIMITES DE LONGUEUR, Oi MONTREAL, PONT TUNNEL, SORTIE 90, GARDEZ LA DROITE 2 MARIE-VICTORIN BOUCHERVILIE DALE CARNEGIE Fondateur et auteur du livre «Comment te foira des amis» Sachez parler en public Ayez un* conversation phis intéressante Améliorez vos relations humaines Communiquez effkactment Apprenez à contrôler la tension «t les souci» NOS GROUPES SE FORMENT MAINTENANT Appelez pour rendez-vous 285-1287 300, rue Léo-PariMou, Suite 714 (angle des Pins et du Parc) Présenté pgr E.J.Oiowka & Ait.Il y a 20 ans, la premiere sortie dans l'espace mm PARIS (AFP) \u2014 Il y a 20 \u2014 ans, le 19 mars 1965, le cosmonaute soviétique Alexey Leq-nov effectuait à partir de son vaisseau cosmique Voskhod-2 la première sortie d'un homme dans l'espace ouvert.«Un homme a marché sur les étoiles à 300 000 mètres d'altitude», titrait le lendemain un journal parisien du matin.Le premier piéton de l'espace ne s'était éloigné, prudemment, pendant cinq minutes, que de deux à trois mètres de son vaisseau, auquel il était retenu solidement par un filin.Il avait trouvé très pénible cette sortie lors de laquelle il avait été aveuglé par le soleil, malgré sa visière dorée.L'opération dura au total 20 minutes, dont dix entièrement en dehors du Vos-khod.Le service des écoutes russes de l'Agence France-Presse avait alors capté en direct, via les antennes de l'agence installées au mont Valérien (région parisienne), sur l'une des trois longueurs d'ondes utilisée par les cosmonautes soviétiques, cette phrase : Vot ya pro-bouyou (Voilà, j'essaie).On ne sut qu'un peu plus tard par un flash de l'agence soviétique TASS qu'il s'était agi la de la pe-mière sortie d'un homme dans l'espace, t*_ Même \u2022 confirmées, des réservations peuvent être annulées rg Même si vous avez défrayé \" auprès d'une agence reconnue le coût total de votre prochain voyage et qu'on vous a confirmé la date de votre départ, ne vous réjouissez pas trop vite : vous n'êtes pas assuré de partir.Mme Françoise Picard, de Montréal, peut vous en parler longtemps.RAYMOND GERVAIS Mme Picard, son mari et leur bébé de cinq mois devaient partir samedi de la semaine dernière pour deux semaines de vacances à Clearwater, en Floride.Le couple avait acheté un forfait d'Air Canada Touram par l'intermédiaire de l'agence de voyages Rex, de Montréal.Le voyage de $2 300 avait été payé le 1er mars et l'agence avait obtenu, le même jour, la confirmation de Touram pour un séjour de deux semaines au « Beach Cottages », à Indian Shore.Tout semblait bien aller et le couple attendait avec impatience de prendre la direction des palmiers.Jeudi soir, le téléphone sonna chez les Picard.C'était l'agent de voyage qui leur annonçait que l'hôtel où ils devaient se rendre était «survendu» et que, par conséquent, leur voyage était annulé.Surprise, déception et frustration ne traduisent pas les véritables sentiments du couple.Mme Picard a déclaré à LA PRESSE que l'agent de voyage avait bien essayé de trouver une solution de rechange via le grossiste Air Canada Touram, mais sans succès.Les Picard avaient réservé deux semaines dans un condominium avec cuisine.On leur a offert en échange une chambre d'hôtel avec repas compris.Comme l'a précisé Mme Picard, « on avait choisi le type condo parce qu'il répondait à nos besoins.On ne peut, avec un bébé naissant, se rendre diner tous les soirs au restaurant.Ce n'est pas une question de prix, mais de commodité ».Tout en disant sympathiser avec le couple, M.Nicolas Geor-giadis, président de l'agence de voyage Rex, a déclaré que la situation dépassait sa responsabilité.« C'est Touram le grossiste, c'est cette compagnie qui a vendu le voyage, c'est donc à elle qu'incombe la responsabilité.Les grossistes exigent le paiement total des forfaits 45 jours avant la date du départ.Si le voyageur décide d'annuler par la suite, il est pénalisé.Les grossistes sont protégés, mais les voyageurs, eux, ne le sont guère », a commenté M.Geor-giadis.Touram pas responsable Chez Air Canada Touram, on refuse aussi d'assumer l'odieux de l'annulation de séjour par un hôtel.Il arrive, reconnaît Mme Nicole Curran, que des hôtels soient «survendus» durant certaines périodes de l'année.« Quand la chose se produit trop souvent à tel endroit, nous annulons notre contrat.C'est tout ce que nous pouvons faire », explique la porte-parole de Touram.Mme Curran précise que Touram avait tenté de trouver un autre endroit semblable pour les Picard, mais sans succès.Elle souligne que certains hôtels préfèrent annuler les réservations faites par les grossistes plutôt que d'annuler des réservations individuelles, ces dernières étant beaucoup plus payantes.Recours contre Touram M.Richard Farmer, responsable du traitement des plaintes auprès de l'Office de protection du consommateur, soutient que Mme Picard peut se prévaloir d'un recours en dommages et intérêts contre Air Canada Touram pour perte de la jouissance de ses vacances.L'article 20 du règlement général concernant les agences de voyages stipule en effet qu'un grossiste peut annuler un voyage et rembourser le client sept jours avant la date du départ, sauf dans un cas majeur.Reste à déterminer si le cas présent est un cas majeur ou non.L'Office de protection du consommateur est disposé à intervenir auprès de Touram en faveur de Mme Picard pour tenter de lui obtenir un dédommage- .ment pour les inconvénients qu'elle a subis.Le couple Picard a littéralement perdu ses vacances.Non seulement Mme Picard n'a pu partir en voyage, mais son employeur a refusé de reporter à plus tard sa période de vacances, -c, , FORD, DE QUOI VOUS CONVAINCRE. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 MARS 1985 EDITORIAL PAUL DESMARAIS MICHEL ROY président du conseil d'administration éditeur adjoint ROGER D.LANDRY président et éditeur CLAUDE GRAVEL directeur de l'inlormation JEAN-GUY DUBUC éditoriolisle en chef \u2022 Drapeau aura sa salle de concert Et le maire Drapeau remporte la victoire.C'est une répétition, c'est presque un cliché, mais c'est pourtant vrai.Le maire Drapeau aura sa salle de musique, là où il la voulait, dans les conditions qu'il a choisies, malgré tous les obstacles que l'on pouvait croire insurmontables, envers et contre tous.Quand le maire Drapeau a quelque chose dans la tête, il se jure de lui donner vie.Montréal aura donc une salle de concert au carrefour Ber-ri-Sainte-Catherine.Et il aura un centre commercial rue McGill-College.Québec paiera la note de $30 millions que Sofati s'est engagé à ne pas dépasser.Cadillac-Fairview s'adjoindra qui il voudra, trouvera les fonds nécessaires, respectera les normes idéales de la ville, s'offrira un complexe qui lui sera profitable.Sofati relèvera un défi au Canada pour la première fois.Les dirigeants de l'Orchestre symphonique seront heureux de voir leur architecte travailler au projet.Bref tout le monde sera comblé.Sauf, bien sûr, ceux qui se soucient des modes démocratiques, qui se préoccupent autant de la façon dont les choses se font que du produit final, qui réagissent spontanément aux techniques dur.gouvernement paternaliste.Mais tant pis, ceux-là n'auront jamais raison à Montréal.Du moins, pas cette fois, pas encore.Comment tout cela a-t-il pu se faire?Il faut se rappeler que le maire Drapeau a appuyé personnellement un premier projet Cadillac-Fairview qui ne lui plaisait évidemment pas.S'il l'acceptait, c'était pour satisfaire les attentes de personnes qui pouvaient exercer une influence sur lui.De toute évidence, ces personnes sont à Québec.Quand un comité McGill College a présenté des recommandations acceptées par Cadillac-Fairview, le maire Drapeau s'est soudainement trouvé seul: ses appuis étaient disparus, ils l'avaient abandonné, préférant un deuxième projet au premier qu'il avait défendu contre son gré.La situation était intenable quand Sofati se présenta.Son président, Michel Gaucher, à la personnalité séduisante et au talent indéniable, vendit son projet au maire: les mêmes S30 millions, sur le site de son choix, à qualité égale, clés en mains.Merveilleux, il faut que cela soit.Le principal obstacle se trouvait à Québec: en effet, les $30 millions du gouvernement représentaient une garantie attachée à un projet en soi générateur de taxes et de profits divers.Le ministre Clément Richard était conscient de l'engagement de son gouvernement: le Québec a trop de priorités, envers les assistés sociaux, les sans-travail, les fonctionnaires, les hôpitaux et bien d'autres encore pour donner, comme ça, $30 millions à une ville qui n'a peut-être pas besoin de cette salle, à une université qui n'a peut-être pas besoin de ces équipements, à une population qui a besoin de bien d'autres choses.Le premier ministre a pris les choses en mains.Il a décidé, pour des raisons qu'il ne nous dira pas, que M.Drapeau aurait la salle qu'il désirait.Et il la lui a donnée.Que l'orchestre et son chef se réjouissent, que Montréal en profite, que les plus habiles célèbrent leur victoire.M.Drapeau a fait la preuve qu'il pouvait affronter toutes les difficultés, surmonter tous les obstacles et parvenir à ses fins, de toutes les façons, pour offrir aux Montréalais ce qu'il juge être leur bien.C'est d'ailleurs ce que beaucoup de Montréalais aiment et préfèrent.Ceux-là seront choyés.Les autres devraient maintenant être habitués.Jean-Guy DUBUC Un cheval de Troie nommé Papandréou La démission du président de la République grecque, M.Constantin Caramanlis, suscite quelques remous en Grèce et agace les États-Unis.Dans son pays, le président Caramanlis (soixante-dix-huit ans) est une figure légendaire.Après le départ des trop fameux colonels en 1974, M.Caramanlis joua un rôle capital dans la restauration de la démocratie.La démission du président s'explique par l'attitude du premier ministre, M.Papandréou.Contrairement à ce qui était apparu comme un engagement de la part de M.Papandréou à favoriser la reconduction du mandat du président, le parti du premier ministre lâche M.Caramanlis et jette son dévolu sur un personnage particulièrement hostile à M.Caramanlis, M.Christopher Sartzetakis.En outre, on prête au premier ministre l'intention de modifier sensiblement les prérogatives présidentielles, de manière à abaisser la fonction.Il n'en fallait pas plus pour que M.Papandréou fût soupçonné de vouloir se tailler une constitution à sa convenance, à tout le moins à la convenance de son parti.À la limite, le risque n'est-il pas réel que la Grèce ne tombe sous la férule d'un seul parti, la démocratie dans ces conditions devant perdre son âme?Telles sont quelques-unes des interrogations.Les préoccupations des États-Unis et de leurs alliés ne s'expliquent pas principalement par la détérioration des rapports entre un président et un premier ministre.Elles ont d'autres origines.Il faut noter d'abord que M.Papandréou dispose d'alliés que Washington juge inquiétants.Le Parti communiste de Grèce (PCG) a en effet combattu la candidature de M.Caramanlis.En outre, il tente de mobiliser la population pour la réforme constitutionnelle.M.Papandréou se défend bien d'être hostile aux États-Unis, qu'il connaît du reste très bien.Mais il multiplie les agaceries.À cet égard, il fait penser un peu à l'ancien premier ministre du Canada, M.Trudeau, qui, au moment de succéder à Lester Pearson en 1968, annonçait l'intention de son gouvernement de s'en tenir à une adhésion molle à l'Alliance atlantique.Le premier ministre de Grèce, qui est socialiste et qui ne s'en cache pas, avait promis de retirer son pays de l'OTAN.Il n'en fit rien.Mais il aime bien faire scandale.Tout récemment, il n'a pas jugé inconvenant d'aller serrer la main du général Jaruzelski, pendant que la Pologne et le monde apprenaient avec stupeur les circonstances de la mort d'un prêtre ami de Lech Walesa et du mouvement Solidarité.Prodigue de critiques à l'endroit des États-Unis, M.Papandréou se montre plus discret sur les torts de l'URSS.Comme le discours chez le premier ministre de Grèce ne conduit pas invariablemant à l'action, loin de là, l'homme passe pour un fieffé démagogue.Il est vrai que la Grèce n'est pas le Québec, que la population grecque, dans sa majorité, reste extrêmement réservée non seulement vis-à-vis des États-Unis mais à l'égard de l'Europe.Les sondages fournissent des indications assez nettes sur ce point.Guy \u20acOU*ÏM Le PÏ/rctfs&i/e.çt & Vous Avec Eiucoûe fan L -X UfjJcecrrouë ) -s^\u2014 BLecrioNs./ (Tous droits reserves) Marc Laurendeau t+% Le sommet du trèfle et les pluies acides (Collaborai ion spiViali'l Un mélange de fierté et de crainte surgit au coeur des Canadiens à l'occasion du sommet Reagan-Mulroney.L'illustre visiteur américain paraît prendre en considération le pays qui demeure le plus important partenaire économique des Etats-Unis.Jadis, une méconnaissance des chiffres et des réalités lui avait fait déclarer que c'était le Japon.Mais les paroles louangeuses envers le Canada et le Québec, qui semble fasciner le président par sa dualité culturelle, ne suffisent pas à dissiper une bizarre impression.Depuis son discours à l'Economie Club de New York, alors qu'il avait proclamé le Canada ouvert aux investisseurs, M.Brian Mulroney, en matière de défense et d'économie, n'a cessé de dire exactement ce que les Américains veulent entendre.Leur contentement s'explique sans peine.Le premier ministre a prolongé, à l'endroit des États-Unis, la politique de réconciliation et d'apaisement des conflits, qu'il a menée sur le plan intérieur.Mais derrière les aspects ronflants, pittoresques et grandiloquents de la visite présidentielle, reste à savoir quel pays fait les frais de ce renouveau d'amitié.À l'issue de l'entretien de 40 minutes qu'avaient hier après-midi les deux chefs de gouverne- ment, une formule politique pa rait s'être dégagée pour résoudre le problème dévastateur des pluies acides.Deux envoyés spéciaux et prestigieux.M.William Davis, ancien premier ministre ontarien, et M.Andrew Lewis, secrétaire aux Transports chez nos voisins du Sud, auront pour mission de faire rapport directement au premier ministre canadien et au président américain.Ils échapperaient aux structures des ministères mais auraient accès à toute l'information.Dans un an, au plus tard, ils soumettraient des recommandations fermes.Il faut prendre acte du fait que, pour la première fois, l'administration Reagan ne nous renvoie pas à de nouvelles recherches pour examiner si les, pluies acides sont vraiment nocives.Ce prétexte dilatoire devenait d'autant plus indécent que les études scientifiques existent déjà.Elles démontrent que les industries du Midwest américain, notamment les centrales thermiques au charbon, constituent la principale source de pluies acides chez nous.Les États-Unis génèrent 50% de nos pluies acides.Il en résulte la mort des poissons dans nos lacs et de sérieux dommages à nos forêts.Les deux envoyés spéciaux connaissent bien les mécanis- mes gouvernementaux de leurs pays respectifs.Mais il leur faudra déployer toutes les ressources de leur dextérité pour formuler des recommandations.Car le rapport de force ne joue guère en faveur du Canada.Les lobbys industriels américains de la région des Grands Lacs se font aisément entendre à Washington.D'autant plus qu'ils ont été souscripteurs à la caisse électorale de Ronald Reagan.Ils laissent volontiers entendre que la pression canadienne en faveur de la dépollutiou est un compiot pour vendre davantage d'électricité aux États-Unis.La ville de Pittsburgh a réussi, à la suite des demandes de ses citoyens, à bonifier la qualité de son air compromise par la présence de nombreuses industries.Il a suffi de construire de très hautes cheminées.Ainsi, la pollution s'est dirigée vers les États de la Nouvelle-Angleterre et le Québec.Dans cette lutte contre les pluies acides, le Canada pourrait prendre appui sur ces États voisins et faire cause commune.Moins densément peuplés que ceux du Midwest, ils n'ont guère l'écoute de l'administration américaine.Mais, soutenus par le Canada, leur combat contre les pluies acides prendrait plus de poids.La nomination des deux envoyés extraordinaires constitue davantage une solution politique au différend qui oppose les deux pays qu'une résolution pratique et concrète du problème.Le mécanisme comporte aussi sa part de temporisation.Des ententes devraient être aussi conclues à l'égard du saumon de la Cote ouest et d'une assistance judiciaire mutuelle.Rien de fracassant.Quant au renouvellement de la ligne de radar DEW (Distant Early Warning), devenu nécessaire en raison de sa désuétude, le Canada devrait obtenir des garanties qu'il n'entre pas ainsi de plain pied dans le projet de «bouclier spatial» (guerre des étoiles) caressé par M.Reagan et qui demeure extrêmement contestable.Le Canada devra également s'assurer qu'il profite des retombées économiques de la modernisation de la DEW line.Ce qui, pour l'heure, n'est pas garanti.Dans cette périlleuse alliance du pot de terre et du pot de fer, il ne faut pas que le plus fragile vole en éclats.Le sommet de Québec sera jugé par l'histoire non seulement sur son climat de bonne humeur à l'irlandaise mais aussi par la réciprocité de ses accords.Il faudra mesurer, au-delà de la bonne entente, ce que M.Mulroney aura obtenu.Sinon, l'on ne pourrait parler que de joyeuse aliénation.POINT DE VUE Sommes-nous démocrates ?On a beaucoup complimenté naguère un des deux anciens premiers ministres du Canada encore vivants, auteur d'un recueil d'écrits polémiques, pour avoir proclamé qu'il ne fallait pas chercher d'autre constante à sa pensée que celle de s'opposer aux idées reçues.Pourquoi cette volonté d'opposition systématique?Nombre d'idées reçues sont excellentes, tout comme la plupart des proverbes, vérités devenues lieux communs avec le temps.L'idée qu'il faille honorer ses père et mère est-elle mauvaise parce que généralement «reçue»?Une autre idée reçue, à laquelle M.Trudeau ne semble pas s'être beaucoup opposé, c'est que l'Angleterre, «mère des parlements», serait la plus ancienne démocratie, et devrait en conséquence servir d'exemple.Si l'on y regardait de près?Sans compter que des institutions conçues à l'étranger pour l'étranger ne sont pas nécessairement bonnes pour nous.En récapitulant, on verra que la démocratie représentative telle que nous l'entendons n'existe en Angleterre que depuis trois quarts de siècle environ.Jusqu'au premier quart du XIXe siècle, le suffrage en Angleterre est l'apanage d'une toute petite minorité.En 1832, un bill ou loi supprime la représentation des «bourgs pourris», circonscriptions fantômes ou très peu peuplées, transfère aux grandes villes dépourvues de députés les sièges ainsi rendus vacants, élargit le droit de suffrage et débarrasse le système électoral de la plupart des survivances médiévales qui l'encom-hraient.Il n'en maintient pas moins un régime censitaire assez étroit et n'établit pas le vote secret.Les masses n'y gagnent vraiment rien mais c'est pour elles prétexte à réjouissances.Jusque là, à peine 4 p.cent de la population adulte du Royaume-Uni disposait du droit de suffrage; malgré les festivités, plus de 80 p.cent de la population reste exclue de la représentation politique.En 1867, date pour nous aussi mémorable pour d'autres raisons, une loi confère le droit de vote, et encore sous diverses restrictions, aux adultes mâles assujettis à un impôt en raison de l'occupation d'une habitation.En gros, toute la classe artisanale et une bonne partie de la classe ouvrière sont appelées à l'électorat mais les ouvriers sans domicile constant et les travailleurs agricoles sont encore écartés.Nonobstant quoi, l'électorat double quasiment.C'est en 1872 que l'on introduit le vote secret (on peut imaginer quelles pressions le vote public favorisait) et en 1883 qu'on légifère contre la corruption électorale.En 1884 et 1885, par le Reform Act et le Redistribution of Seats Act, nouveaux pas vers la démocratie comme nous l'entendons.C'est le triomphe de deux principes nouveaux: scrutin uninominal d'arrondissement \u2014 désormais presque toutes les circonscriptions n'élisent qu'un député \u2014 et découpage des sièges proportionnel à la population, sur la base moyenne d'un député pour 50 000 habitants.Deux millions et demi d'électeurs trouvent place sur les listes électorales.La réforme met fin à la vieille conception de la représentation des «intérêts» et des «communautés» (comme cela ressemble au corporatisme honni de la plupart de nos théoriciens politiques, politologues ou politicologucs! ) au profit de la représentation des individus.En 1918, nouvelle réforme: le Representation of the People Act donne le droit de vote à tous les hommes de plus de 21 ans et aux femmes de plus de 30 ans.L'égalité entre électeurs et électrices n'est réalisée que dix ans plus tard., Il est à noter que wftigs et tories, libéraux et conservateurs, se partagent à peu près également le mérite de cette évolution dont à tour de rôle ils ont fait franchir les étapes.Si nos parlementaires à Québec sont lents à reformer le système électoral, ils peuvent invoquer, on le voit, un glorieux précédent.On a dit que nous, à cause de nos origines ethniques et de la foi de nos pères, étions mal adaptés à la démocratie.C'est sans doute pourquoi nous sommes toujours en congrès préélectoraux ou en élections fédérales, provinciales, régionales, municipales, scolaires, paroissiales, syndicales, «associatives» et autres.wtnu CHIVALIIR (N.B.: D'Innombrables ouvrages retracent l'évolution des Institutions britanniques; les précisions qu'on vient de fournir proviennent de l'«Hlstoire de la Grande-Bretagne» par François Bédarida et Jean-Philippe Genet et de divers livres de Jacques Chastenet.) I S V < A, X r LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 MARS 1985 A 7 TRIBUNE 10% des Québécois seraient handicapés Les 27-28 février el 1er mars derniers s'est déroulé à Montréal un somme! socio-économique autour de la personne handicapée.Plus de 10% des Québécois, semble-t-il, présentent une déficience (motrice, visuelle, auditive, mentale, intellectuelle) handicapante.Au fil des années, ils se sont regroupés en associations: plus d'une cinquantaine actuellement sont subventionnées par l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ).À ce sommet les représentants des personnes handicapées cl l'O.P.H.Q.par son ministre, monsieur Eliu Fallu et sa présidente, madame Laurcttc Champigny-Ro-billard, faisaient un bilan des acquis depuis 1981 (année internationale de la personne handicapée) et interrogeaient différents partenaires gouvernementaux et para-gouvernementaux.Présente à ce sommet comme déléguée du Conseil interprofessionnel du Québec, J'ai admiré la cohérence, la détermination des représentants des personnes handicapées.Leur discours était direct, coloré.Avec une grande vigi-lence ils ont constamment ramené «les partenaires gouvernementaux et paragouvernementaux» à leurs responsabilités sociales.Les personnes handicapées tout au long de ce sommet ont réclamé le respect de leurs droits el ont confronté les officiels du gouvernement à leurs promesses de 1981.Trop de promesses reléguées aux oubliettes.Trop de réponses furtives.Trop de fuites des vraies réalités.Les personnes handicapées ne veulent pas faire le jeu de la politi-caillerie.Avec force elles se sont adressées au M.A.S.pour dénoncer l'absence au sommet des médecins, eux qui détiennent «le monopole de l'industrie de la santé au Québec».Avec fermeté elles réclament des centres de formation universitaires, une revision de leur programme de formation.Elles demandent des professionnels de la santé \u2014 plus aptes à interagir avec les personnes handicapées \u2014 plus habiles à supporter la personne handicapée et sa famille clans l'adaptation psycho-sociale \u2014 plus empathiques et humains \u2014 mieux formés à vulgariser leur savoir et à intervenir avec du «vrai monde».Elles invitent le Conseil des universités à réviser le contingentement excessif des centres de formation des professionnels et de l'adaptation et de la réadaptation.Elles demandent au Conseil de la recherche, de prioriser la recherche-action visant à améliorer la qualité de vie des personnes handicapées.Quel sera le poids de ces demandes et de ces suppliques?Quelles forces politiques et quel pouvoir social leur accorderont les bien portants du gouvernement et des universités?Mon souhait intense: que les bien portants assument leur entière responsabilité face aux besoins clairement exprimés par les personnes handicapées et concertent leurs efforts a aider les personnes handicapées ù vivre heureuses avec leur déficience.Que les professionnels de la santé fassent front commun avec et autour de la personne handicapée.Josette LE FRANÇOIS, Ph.D.Professeur agrégé Ecole d'orthophonie et d'audiologie Université de Montréal La déprime chez les Déprimés anonymes Depuis quelque temps, je lis avec intérêt les différents articles de Liliane Lacroix sur les problèmes des plus de quarante ans en chômage.Ça me console de voir qu'on n'est pas seule, mais lorsque ta propre survie est en jeu, parce que tu t'es fait couper l'assurance-chômage du jour au lendemain, il y a des jours où tu regrettes amèrement d'avoir été honnête! Aigrie, brisée, j'ai écrit au nouveau ministre des Finances, Michael Wilson.La lettre n'est jamais partie.Mon avocat me conseillant d'attendre parce que j'étais en attente de passer au conseil d'arbitrage de l'assurance-chomage.Trois mois après, je suis toujours au même point, sans travail, sans prestation.En plus, je n'ai qu'une robe et une paire de souliers pour aller faire des interviews pour me trouver du travail.Tout cela, parce que j'ai eu le culot d'essayer de me créer un emploi, fatiguée de chercher et de ne pas trouver.Je n'ai même pas été payée pour ce travail en plus d'avoir avancé de l'argent à ma patronne, pour des photocopies, matériel de travail, frais de déplacements, etc.Celle-ci avait eu une idée originale de se sortir du trou, étant, elle aussi, seule soutien de famille.À nous deux, nous aidions d'autres femmes et quelques hommes à devenir autonomes financièrement, à l'aide de séminaires.Le besoin est là, ça réussit.Cependant, nous avions besoin d'un capital de base, que nous avons cherché auprès des P.M.E.et des différentes instances de gouvernement.Malheureusement, on ne donne pas de subventions pour des entreprise de services, nous a-t-on dit.Pour la fonctionnaire de l'assu-rance-chômage, lorsque je travaillais pour monter ces séminaires, je n'étais pas disponible pour trouver du vrai travail, donc pas eligible aux prestations.Non seulement, on m'a coupé tout de suite Hlon gagne-pain, mais en plus on me réclame $1,559 reçus entre le mois d'août et le mois de novembre, parce que, selon elle, je ne l'ai pas mérité.Encore une fois, le ciel me tombait sur la tétc et je me retrouvais le cul sur la paille.J'étais complètement héberluée.Moi, qui allais chercher de l'aide en toute honnêteté! Ce fut un vrai succès! Après, on se plaint que les gens fraudent! Quant à moi, je ne trouve rien de reprehensible à me servir du système, pour m'en sortir.Je n'attends pas que la manne me tombe du ciel, j'essaie de me débrouiller pour m'en sortir, puisque à 50 ans, la société ne veut plus de mol.Je nesulsbonnequ'à travailler,bénévole pour une société à but non lucratif.Pourtant j'ai des talents et je ne demande qu'à m'en servir pour gagner ma vie.En plus, ayant été pendant cinq ans présidente et directrice des Déprimés anonymes à Montréal.on dirait que j'ai la lèpre! J'ai pourtant fait de cette association qu'elle devienne la plus grosse à Montréal, en province et peut-être même au Canada.Comme je l'ai dit, au conseil arbitral, il me semble qu'à mon âge, j'ai le droit de me trouver du travail à ma mesure.au lieu de perdre mon temps à vendre du chocolat dans les pharmacies où à solliciter les gens aU téléphone pour leur vendre des cartes de crédit! Je parle ainsi non seulement de moi, mais pour les gens de mon âge dans les mêmes conditions de vie.J'ai passé 25 ans de ma vie à élever mes quatre enfants, à soutenir mon ex-mari dans ses différents emplois à travers la province, sans avoir le droit ni le loisir de travailler à plein temps pour me ramasser un petit capital.En plus, j'ai quitte l'association parce que les subventions n'entraient plus (la santé mentale ça passe toujours en dernier dans les budgets de gouvernement ou de compagnies).On m'a donc mis sur l'assurance-chô-mage.Le premier chèque à mis (4) mois à me parvenir.On m'avait promis de m'entrer sur un projet Canada au travail.Quand celui-ci est entré en retard, à cause des élections, je n'étais plus eligible parce que mon assurance-chômage tirait à sa fin.C'est après cela que je me suis trouvée un travail de relationiste avec la suite qu'on sait.Je suis d'avis qu'une personne qui travaille à une association à but non lucratif devrait être considérée comme un travailleur saisonnier par Passurance-chômage, en attendant que les subventions rentrent.Après tout, c'est un travail comme un autre et surtout beaucoup plus utile à la société que certains emplois quétalnes qu'on nous oblige à prendre sans égards à la personne.A l'heure actuelle, on harcelle ces mêmes travailleurs pour qu'ils se trouvent un autre travail alors qu'ils en ont un déjà et qu'ils sont sur Passurance-chômage parce que tout simplement l'association en question ne peut les payer et non parce que ce sont des «cancres» qui sont trop paresseux pour travailler.Je connais une jeune femme, qu'on a pénalisée pendant six semaines, parce qu'aimant son travail elle avait osé venir faire du bénévolat au bureau.Alors que la preuve est faite, que faire du bénévolat, aide à conserver ou à retrouver la confiance en soi.Actuellement, il est question que je travaille pour une compagnie, où je dois me monter une clientèle.Je pourrais à nouveau réclamer des prestations mais j'ai peur qu'on m'accuse encore de me monter une «business» à leurs dépens.On n'en sort pas! Et je ne veux surtout pas me ramasser sur le bien-être social.Je travaille en ce moment à faire changer ce statut de travailleur Indépendant avec des personnes concernées par ce problème, en espérant que ma pénible expérience servira à d'autres.Louise CANTIN ex-présidente de L'association des Déprimés Anonymes Dans le courrier de Lysiane Gagnes: A Madame Lyslanc Gagnon, BRAVOS pour votre reportage, votre analyse et vos commentaires sur le procès ZUNDEL que vous avez Intitulé LE PROCÈS EMPOISONNÉ.Vos talents journalistiques sont d'une objectivité sans pareille, ils suscitent l'admiration.Vous avez de plus, pour la circonstance, insisté sur votre répugnance de l'antisémitisme, c'est tout à l'honneur de gens sensés et cela renforce votre analyse dans le ton que vous lui avez donné.Ceci précisé, pourquoi votre appréhension, comme celle de même d'autres journalistes-animateurs d'émissions télévisées ou radiophoniques, de l'impact que ce procès pourrait avoir sur la notion de LIBERTÉ D'OPINION et vous redoutez que cela ne tourne à la censure?N'est-ce pas trop appréhender?Et pourquoi redouter cet impact lorsque: A) La Déclaration des Droits de l'homme du 26 août 1789 proclamait pour la première fois, «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.» B) La liberté consiste à faire: TOUT CE QUI NE NUIT PAS AUX AUTRES.Cela ne peut être plus clair et c'est précisément ce que ZUNDEL a enfreint, non seulement avec une audace outrancière mais encore avec HAINE et DÉFI et J'M'EN-FOUTISME.Pourquoi dès lors préférer que son procès n'eût pas lieu?Pour qu'une large publicité ne s'ajoute à ses écrits.Pour donner plus d'apaisement aux appréhensions pour la sauvegarde de la liberté d'opinion, suivons la proclamation des Droits de l'homme: C) La liberté en droit se définit comme suit: la liberté de chacun est limitée par celle des autres et par la nécessité du maintien des ordres.D) La liberté de pensée recouvre la liberté d'opinion et de conscience.Si la liberté de conscience et d'opinion est la règle pour chaque individu, cette liberté est moindre chez les fonctionnaires qui pourraient en altérer le caractère si dans leurs fonctions ils en faisaient une autre interprétation.E) La presse et les moyens modernes d'information sont des instruments privilégiés d'expression et de pensée.La presse a obtenu un statut qui protège sa liberté tout en réprimant les abus.F) On sait aussi que la radiodiffusion et la télévision sont des instruments d'information mais aussi de pression (trop puissants pour qu'une liberté totale leur soit accordée.Un statut leur a donc été donné).Je ne fais ici que reproduire les définitions qu'en a données L'ENCYCLOPÉDIE ALPHA.Vous avez fait mention d'un autre procès en vue, celui de KEEGSTRA, un instituteur albertain qui, contrairement à sa mission de donner un enseignement conforme aux programmes de l'éducation nationale, enseignait l'antisémitisme.Ne mériterait-il pas, pour le moins, qu'il soit condamné au remboursement des salaires ainsi indûment perçus dès lors qu'il occupa ses fonctions à enseigner ses dangereuses doctrines?Et tant pis pour la publicité dont l'un et l'autre accusés pourraient bénéficier de par l'audience de leurs procès.\u201e Il ne demeure pas moins vrai que c'est aussi une occasion pour non seulement réfuter des mensonges pernicieux et dangereux mais encore pour éclairer une opinion publique qui eut pu accréditer cette propagande.Les générations venues au monde après la 2e Guerre mondiale ignorent pour la plupart les crimes nazis illustrés cependant par le film PHOLOCAUSTE, et ce procès est une occasion pour elles d'être bien informées.En conclusion, j'emprunterai celle de Mme Thérèse MICIIAEL-LI, une Israélienne qui avait écrit un article paru le 22 septembre 1982 en page IDÉES du grand quotidien français LE MONDE, que voici : Cela est grave, bien moins pour nous que pour le monde.Nous, peuple de la Bible, nous avons soufferts, nous avons été martyrisés, dispersés, mis en esclavage en tant que personne.En tant que peuple nous avons survécu à toutes les douleurs et toutes les civilisations.Nous sommes fatigués de nous battre toujours.Nous voulons la PAIX, nous y croyons; non parce que nous n'avons pas la capacité de nous battre mais parce que nous n'aimons pas cela.Notre vocation est de PAIX et de VIE, non de MORT.Seulement, il faut nous laisser vivre et encourager à une vraie Paix.Parce que nous avons évolué, il n'y aura pas de nouveau MASSADA.Dieu fasse seulement que la folie actuelle du monde et la haine du juif ne nous acculent pas à un nouveau SAMSON.I.BENSABAT «Les miroirs feraient bien de penser avant de réfléchir», disait Cocteau.Les chroniqueurs aussi, surtout si on en croit Lysiane Gagnon dans sa colonne du :i mars 1985! Dans un élan de candeur louable certes, mais totalement saugrenue, sous prétexte de sauver la liberté d'expression d'atteintes appréhendées, la voilà qui s'étonne que le procès Zundel ait eu lieu, un «procès sans queue ni tète» (sic), qui «prenait l'allure d'une atteinte formelle à la liberté d'expression» (resic), d'autant pius que finalement un procès ne fait que donner de la publicité à ces idées.Bref, «il est plus efficace de désarmorcer la charge par le silence et le mépris» (sic, sic, sic! ).Bref, motus, bouche cousue et passez muscade! On croit rêver! Mal.Tout d'abord, faut pas confondre liberté et abus.C'est bien sûr parfaitement le droit d'Ernst Zundel de penser ce qu'il pense, et même de vaticiner sur ses opinions (aussi dégueulasses qu'elles sont), dans la mesure, comme pour chacun d'entre nous, où elle ne porte pas tort à autrui.Exemple: je peux penser que mon voisin est un salaud, mais si je vais le répéter à tout le monde, il a parfaitement le droit de me faire un procès en libelle diffamatoire.Pourquoi les victimes et les héritiers de l'Holocauste, qui n'étaient pas tous juifs soit dit en passant, n'auraient-ils pas le droit de monsieur Toutle-monde?Enfin, dans la mesure où je dlf-.fuse une Information que je sais fausse ou que je ne saurais prouver, dans le but de porter tort à quelqu'un, je peux être poursuivi en justice.Si cette loi peut s'appliquer à Lysiane Gagnon et à moi, parce que nous n'avons pas (voulu ou non) vérifier nos sources, pourquoi ne s'appliquerait-elle pas à Ernst Zundel?Mais il y a pire.Le coup du silence et du mépris, qui est le meilleur allié des bourreaux.Après la guerre de 1918, personne n'a parlé du massacre des Arméniens.Même mieux, il fallait croire le gouvernement turc qui niait que 1,500,000 personnes aient été massacrées.Il était si moderne, M.Ataturk ! Et puis n'était-ce pas un allié contre les Rouges ?Ce sont les Zundel de tous bords qui ont été cru jusqu'à présent, armés de cette liberté d'expression qu'ils s'empressent de supprimer de manière radicale s'ils prennent le pouvoir.La famine instaurée en Ukraine pour supprimer les koulaks et le million de morts de la Mer Blanche en URSS?Une invention des capitalistes! Les 300,000 «rouges» fusillés par Franco?C'est un peu exagéré d'ailleurs la plupart étaient des «bandits» et Franco un défenseur de la foi chrétienne contre les bolcheviques ! Les massacres d'Indiens en Amazonie?Avez-vous vu la belle route dans la jungle?2 millions de personnes massacrées au Cambodge?Ah oui, mais depuis les Khmers rou ges sont devenus les défenseurs de la démocratie contre les Vietnamiens, valets de Moscou! El du coup, on va interviewé les amis do M.Pol Pot ! Quel est le journaliste étourdi qui rappelerait le million de morts (mais ils étaient communistes) en Indonésie, il y a quelques années?Et d'ailleurs, est-ce que c'est bien vrai?Gageons que Lysiane Gagnon ne le savait même pas! Le silence et le mépris, il n'y a que ça de vrai.À preuve, en France, la remontée de M.Le Pen, Pcx-enquêteur «musclé» en Algérie.Lui, un bourreau?Il vous traine en justice! Oubliant qu'il s'en vantait, il y a plus de 20 ans dans les journaux! Le silence et le mépris, vous dis-je.D'ailleurs, ça n'arrive qu'aux autres.Ce n'est pas chez nous qu'une nuit, on supprimerait tous les droits et libertés, qu'on arrêterait pour délit d'opinions plus de 500 personnes, en opérant 1,600 perquisitions.Surtout sous le règne de M.Pierre Elliott Trudeau, n'est-ce pas Mme Gagnon?Alors, si quelqu'un écrivait que la nuit du 16 octobre 1970 n'a jamais existé, qu'elle est une invention publicitaire du complot des séparatistes, qui cherchent à tout détruire, prière aux victimes, si sympathiques soient-elles, de ne pas intenter de procès.Madame Lysiane Gagnon y verrait une atteinte à la liberté d'expression ! François PIAZZA Montréal.Que.Comme ça, Lysiane Gagnon a décrété que la censure doit être appliquée contre tout ce qui met en péril la liberté d'expression, enten- due comme «du droit de chacun d'exprimer ses idées, même si elles sont fausses et méprisables», en autant qu'il n'y a pas «appel direct à la violence physique».Cela relève d'un droit fondé que l'apparence et la courte vue.Le droit à la liberté d'expression est justifié par celui de droit à l'équité impliquant le droit à présenter des correctifs à des présentations incomplètes, fausses, er-ronnées, et non pas pour protéger le mensonge ou pour l'encourager.C'est un droit qui a été récupéré par ceux qui n'ont rien à dire et qui en parlent longuement, et qui pour se rendre intéressant(e)s distor-sionnent la réalité, et un Zundel n'est qu'une goutte d'eau dans ce cloaque béant que d'aucuns nomment les libertés démocratiques.Il a pu clamer victoire à la suite du procès du fait que son propos n'est pas la liberté d'expression, car à ce plan il fut défait, mais bien de se rendre intéressant.La liberté d'expression est la justification première de tous les arrivistes qui font taire tous les autres pour avoir la lumière sur leur expression.Les sociétés démocratiques étant de fait les défenseurs institutionnalisés de l'arrivisme, le restant s'ensuit.L'issu du procès Zundel est dommageable qu'à une certaine conception de la liberté d'expression dont LG est avocate, et la crainte qu'elle exprime est justifiée mais risible pour qui ne conçoit pas ses crimes.Ça veut effectivement dire qu'on n'a pas le droit légalement de dire n'importe quoi.Ce qui désole LG c'est que du fait que la cause fut juridique plutôt que philosophique.Elle ne peut plus prétexter que ses opinions ont une base légale et légitime par défaut, d'où la solution de changer les lois pour remettre son droit en force.C'est sans doute par amour qu'elle défend un droit où les innocents sont certains à 100% décoper pour l'honneur de passer aux rites initiatiques où l'on ne devient membre de la confrérie qu'après le premier crime.Sa conviction de défendre une noble cause ne diffère pas de celle de Zundel qui est convaincu de rétablir l'histoire, et l'aveuglement n'est pas sur cette conviction mais sur ce qui la sous-tend.On peut trouver des justifications à tout, même à l'avortement comme un bienfait économique et social du fait que l'ingéniosité a trouvé un recyclage des embryons dans des produits de beauté pour les femmes, ce qui est un fait plus que symbolique, car les deux phénomènes relèvent des mêmes motivations.Et, s'il peut être chic et diplomatique de s'offusquer et de montrer du mépris pour faire passer le reste où l'on retrouve une conception du droit qui défend ses auteurs jusqu'à ce que cela ne devienne apparent, c'est un auto-mépris.Tout ceci dit en pure perte, car selon cette conception de la liberté d'expression personne n'est imputable de ses paroles et il est facile de comprendre pourquoi, car en dehors du règne de l'arbitraire, ils ont le poids du vent.André TREMBLAY Québec.Que.Le f leurdelysé, point d'autre.Un jour que je bouquinais clans une librairie de Québec, je remarquai un volume attrayant illustré du personnage Jean Lesage, et enjolivé, en arrière-plan, d'un fleurdelysé-couleur déployé dans toute sa splendeur.C'était une biographie qu'un Albertain écrivit sur: «Jean Lesage and the Quiet Révolution».Tout juste à côté, j'aperçus la version française.La couverture de celle-ci, très différente de celle de la biographie anglaise, est illustrée d'une photo de Jean Lesage, et intitulée: «Jean Lesage et la révolution tranquille».Les lettres sont de la couleur rouge, rouge britannique en politique et libérale.Pourquoi cette couverture n'est-cllc point illustrée du fleurdelysé comme celle de l'édition anglaise?J'en fus surpris et perplexe! C'est incompréhensible et aberrant! Considérons cependant que l'auteur n'a point craint d'illustrer son ouvrage d'un fleurdelysé-couleur, en arrière-plan comme susdit, sans honte! comme sans préjugé! Nous nous posons des questions.Que se passa-t-il en coulisse?Le responsable décida-t-II de lui-même qu'il n'y aurait point de fleurdelysé: le drapeau national de l'État français du Québec lui déplaisant probablement, comme partisan politique?Préféra-t-il que le titre français fut-ce de couleur rouge, affichant ainsi une certaine appartenance partisane?Rejetant, à tort, le fleurdelysé dont Jean Lesage, une fois premier ministre du Québec, fut le premier chef libéral québécois, à l'époque, sauf erreur, hormis G.-E.Lapal-me, à ne pas craindre politiquement de l'arborer fièrement: alors qu'avant son avènement, hélas!, la plupart des libéraux de ce temps comme ceux d'aujourd'hui d'ailleurs, Ignoraient et Ignorent malheureusement encore, par parti pris, notre drapeau national fleurdelysé: ce qui est insensé, stu-plde!: si l'on considère que le fleurdelysé fut pourtant adopté à l'unanimité des partis et députés Indépendants, en 1948, comme drapeau national de l'État français du Québec.\u2014 Alors!.Des personnes très proches de feu Jean Lesage seraient-elles intervenues à mauvais escient?La couverture illustrée du fleurdelysé, c'eut été plus normal.Le soussigné préférerait personnellement, quant à lui.se procurer l'original plutôt que la version: considérant que l'auteur eut la délicatesse et la noblesse d'esprit de respecter l'entité et l'identité nationales des Canadiens français, de leur État français d'Amérique, également les sentiments de Jean Lesage: la couverture de l'édition anglaise étant historiquement plus véridique, quant à l'illustration du fleurdelysé.Pour une fois qu'un Anglais d'outre-frontière québécoise daigne reconnaître le caractère ethnique du Québec français par l'illustration de son symbole national sur la couverture de son livre, nous devons l'en féliciter, tellement que c'est exceptionnel, rarissime! L'auteur albertain voulait-il donner implicitement une leçon de bon aloi aux libéraux du Québec qui ne savent point pour la plupart faire la part des choses par parti pris?Pourquoi des libéraux du Québec n'arborent-ils point eux-mêmes notre unique et véritable drapeau national fleurdelysé, sans fausse honte, mais avec conviction et fierté de leurs origines françaises, comme l'a si bien fait exemplairement leur ex-chef et ex-premier ministre d'un gouvernement québécois?Indéniablement, c'est également leur unique et véritable drapeau national: point d'autre! D'autant plus, répétons-le, qu'ils votèrent unanimement en faveur du fleurdelysé, en 1948: Ils n'ont donc point de raison d'en rougir.\u2014 Aucune! C'est le seul, l'unique drapeau national fleurdelysé du Québec, de la nation française d'Amérique, qui est vraiment digne d'honorer notre Assemblée nationale, près du siège du président de celle-ci.Point d'autre!.Autrement, ce sera un crime de lèse-nation française! Les Amis de Lionel Groulx le secrétaire Léandre FRADET Contre la procréation Ces allocations établies à l'époque pour venir en aide aux parents démunis principalement sont devenus un encouragement à procréer.Or, l'humanité souffre de surpopulation.Or, le Canada souffre d'une surabondance de chômeurs et assistés sociaux qui vivotent à ne rien faire à même les travailleurs.Or, avec ces politiques d'allocations et autres formes de paternalisme d'État.nos gouvernements se dirigent vers la faillite.Voici comment le premier ministre Mulroney pourrait supprimer ces allocations: que soit édictée une loi supprimant les allocations familiales aux enfants qui naitront un an après le promulgation de celte loi.Ainsi, les enfants nés et à naitre d'ici à un an continueront de recevoir les allocations.Ainsi, les parents étant avisés un an à l'avance qu'ils ne recevront pas d'allocation pour tout enfant né après la période déterminée, prendront leurs responsabilités en conséquence.Ainsi, les sommes ver£ sées en allocations familiales diminueront d'année en année' pour s'éteindre sans aucun heurt en dix-huit ans.Jean GAGNON Canton Tremblay Boulot Vers réagit Mme Martha Gagnon Je me permets de porter à votre attention les réactions de l'équipe du Boulot Vers.sur l'article traitant de notre organisme dans l'édition de LA PRESSE du samedi 2 mars 1985.Nous avons apprécié la fidélité avec laquelle vous reproduisez la réalité que vivent les stagiaires au sein du Boulot Vers.Il est important de faire connaître une formule originale comme la nôtre où travail et formation se complètent et qui vient briser le cercle traditionnel de la dépendance, par l'autofinancement, l'implication de l'entreprise privée et des gouvernements.Toutefois, je tiens à apporter ici deux précisions: Tout d'abord, comme Je vous l'avais mentionné lors de notre rencontre, le Boulot Vers.est parrainé, et ce, depuis ses débuts, par la Fondation Ressources-Jeunesse, une corporation privée qui aide à la mise sur pied de projets axés sur l'intégration des jeunes.L'autonomie du Boulot Vers.par sa transformation en entreprise privée sans but lucratif est un objectif que nous comptons bien atteindre à brève échéance.En second lieu, le salaire versé aux stagiaires est de $160 pour 40 heures de travail, soit $4 de l'heure et non $7 comme il est mentionné dans votre texte.Patrice RODRIGUEZ directeur général } I 394, Laurier ouest, Montreal 273-2484 A SM LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 MARS 1985 LE SOMMET DE LA SAINT-PATRICK LA POLICE EFFECTUE SIX ARRESTATIONS 4 000 manifestants défilent devant le Château Frontenac Les policiers ont procédé à six arrestations au cours de la manifestation qui avait lieu devant le Château Frontenac, hôtel où réside le président américain.mm QUÉBEC \u2014 Les journaux ™ vont probablement apprendre au président Américain Ronald Reagan le bruyant accueil que lui ont réservé plus de 4 000 manifestants hier lors de son arrivée au Château Frontenac.ANDRÉ CÉPILOT_ Contre toute attente, le long convoi présidentiel a en effet atteint la haute-ville par le boulevard Champlain et la côte Gilmo-re \u2014 rouverte expressémment pour cette occasion spéciale \u2014 qui donne directement sur l'arrière de l'hôtel, d'où on a accès à la cour intérieure de l'établissement Cet itinéraire, l'un des quatre prévus par les officiers de sécurité de la GRC, a permis de soustraire le président Reagan à la vue des manifestants qui se trouvaient sur la Place d'Armes, en face du Château Frontenac.Dès leur descente de la limousine blindée, ornée de petits fanions aux couleurs américaines, le président Reagan et son épouse Nancy se sont engouffrés dans l'hôtel presque centenaire, suivis de leurs nombreux gardes du corps.Les hauts murs de l'immeuble ont assourdi les cris des quelque 4 000 personnes qui l'attendaient depuis plusieurs heures, par un froid glacial.« Go Home, Yan- Une visite intéressée, soupçonne Toss ¦MOSCOU (D'après AP) \u2014 L'agence Tass a déclaré hier que la visite du président Reagan au Canada avait pour but de s'assurer l'implication canadienne dans le programme américain de recherches antimissiles connu sous le nom de « Guerre des étoiles ».« Washington espère que cette visite va contribuer à impliquer le;Canada davantage dans les préparatifs militaires (des États-Unis), et plus particulièrement dans l'espace », écrit l'agence, en faisant référence aux propositions de M.Reagan d'étudier un programme de défense anti-missiles qui serait mis en oeuvre dans l'espace.Des mesures de sécurité jamais vues au Château» assure un témoin mm QUÉBEC \u2014 Depuis 41 ans ¦*** qu'il est en service comme chasseur au Château Frontenac.M.Desmond Steele n'avait encore jamais vu pareilles mesures de sécurité.ROBERT LEFEBVRE de la Presse Canadienne_ À l'occasion de la visite du président Ronald Reagan, l'historique Château Frontenac a été littéralement assiégé par un fort contingent de policiers de la GRC et des services secrets américains.M.Brian Mulroney présente le premier ministre René Lévesque au président Ronald Reagan.À la droite de M.Lévesque, l'épouse de M.Paul Robinson, ambassadeur américain au Canada.Lévesque admet qu'il a été laissé à l'écart mais ne s'offusque pas m QUÉBEC (PC) \u2014 Le pre-*~J mier ministre québécois René Lévesque a admis hier qiù'il avait été laissé à l'écart à l'occasion du sommet Reagan-Mulroney, mais il ne voit aucu-ne raison de s'en offusquer.Une fois les dignitaires américains et canadiens partis de l'aéroport de Québec après l'arrivée du président Reagan, dans le cortège de 37 limousines, le premier ministre Lévesque quittait les lieux quasi incognito.Quand on lui a demandé s'il ne s'était pas senti mis de côté lors des cérémonies pompeuses organisées pour accueillir M.Reagan, M.Lévesque a rétorqué : « Oui, c'est vrai, on est un peu à l'écart, mais c'est ce qu'il faut ».Durant la cérémonie, M.Lévesque se trouvait dans un alignement de dignitaires, en retrait du groupe principal qui côtoyait les couples Mulroney et Reagan.M.Lévesque ne devait participer à aucune activité aujourd'hui.Mais, au bureau du premier ministre Mulroney, on a souligné qu'il avait été invité au dîner où 400 convives sont atten- dus-_)v Pourtant, il en a vu passer des personnalités du monde politique et autres au cours de sa longue carrière.M.Steele croit qu'il est normal que les grands de ce monde fassent l'objet d'une plus grande protection que par le passé.« Il y a beaucoup plus d'armes de toutes sortes en circulation et les gens sont plus tendus aujourd'hui », dit-il.Plus calme Quand Roosevelt et Churchill se sont rencontrés pour la deuxième fois à Québec, en 1944, M.Steele était garçon d'ascenseur.Il se souvient très bien de l'événement car il a « monté » les deux hommes aux étages supérieurs et « descendu » Mme Roosevelt au salon de coiffure, au sous-sol du Château.Il a aussi vu défiler dans cet hôtel des figures aussi connues que la reine Elisabeth II, l'actrice Elisabeth Taylor, dont il se rappelle les nombreuses valises, et l'empereur d'Ethiopie Hallié Sélassié.« Mais, dit-il.il y avait beaucoup moins de policiers et tout le monde était beaucoup plus calme.» Malgré leur ampleur, ces mesures de sécurité apparaissaient discrètes même dans les heures précédant l'arrivée de l'illustre chef d'État.Mais il ne fallait pas s'y tromper.La surveillance des lieux était bien assurée.Seuls les détenteurs d'une autorisation pouvaient mettre les pieds dans l'enceinte.À tous les étages occupés par la suite présidentielle, des policiers montaient la garde, munis d'appareils de communication et aidés de chiens pisteurs.Un collègue de M.Steele a raconté qu'il avait réellement pris conscience de la sévérité des mesures de sécurité lorsqu'il s'est présenté au vestiaire des employés, dimanche matin, en entrant au travail.«Quand j'ai vu les chiens de près, j'ai compris que c'était sérieux », dit-il.Mille policiers Au total, ils sont près d'un millier de policiers pour assurer la protection du président Reagan et de son hôte Brian Mulroney.Outre le Château Frontenac où loge M.Reagan, l'aéroport de Québec, la Citadelle et le Grand Théâtre ont fait l'objet d'une surveillance continuelle.Les délégations américaine et canadienne comptent quelque 800 personnes chacune, y compris les journalistes et techniciens qui suivent les déplacements des deux hommes d'État.Les services de sécurité s'étendent également aux principaux hôtels où logent les journalistes et les membres de chacune des délégations.I, kce! », « À bas l'impérialisme américain!», «Assassin, assassin! », s'époumonaient les gens., inutilement.Six personnes, dont cinq membres d'un groupe d'arnarchistes ont été appréhendés après avoir longuement défié les ordres de la police.Il était manifeste que ces individus tenaient à tout prix à se faire arrêter, mais ils n'avaient pas prévu d'entrer si vite dans les voitures de police.Une femme en état d'ébriété a également été conduite à l'hôpital.Un porte-parole de la police municipale de Québec a fait savoir que ces manifestants ont été arrêtés pour avoir causé du séordre.Des accusations de méfait sreront peut-être aussi portés contre certains d'entre-eux.Dans l'ensemble, toutefois, la manifestation s'est déroulée dans l'ordre.'Ouvrant la marche qui a conduit les manifestants à la Place d'Armes, un membre du Groupe Coalition, déguisé en homme d'affaires, et un autre vêtu d'un costume militaire exhibaient un immense drapeau qui ressemblait à la bannière américaine, à cette différence près que le carré supérieur, à gauche, était occupé par un minuscule unifolié canadien, de couleur bleue, qui remplaçait les étoiles américaines.Les porteurs de la bannière voulaient ainsi symboliser les relations trop étroites entre les deux pays.Le Groupe Coa- lition s'est aussi fait remarquer par six marionnettes géantes illustrant les principaux sujets de désaccord avec la politique du président Reagan: les interventions militaires, le désarmement, l'instauration de programmes sociaux, la protection de l'environnement, les libertés syndicales et la reconnaissance des droits des femmes.Comme prévu, mais avec grande difficulté, le groupe Greepea-ce a soufflé un ballon en forme de grande cheminée.Haut de neuf mètres, le ballon était tapissé de slogans consacrés au problème des pluies acides.D'autres groupes de diverses tendances et de diverses origines, dont des Salvadoriens et des membres du Parti communiste du Canada, étaient aussi de la partie.La plupart des groupes en ont évidemment profité pour distribuer massivement des tracts.Une caméra placée à l'entrée du Château Frontenac filmait les moindres gestes des manifestants.Des policiers en civil postés dans une auto banalisée ont pris de nombreuses photos des contestataires.Ceux-ci étaient tenus à l'écart à l'aide de barricades.Ils se sont dispersés vers 18 heures, et un petit nombre d'entre eux, 150 environ, ont pris la direction du Grand Théâtre, où le président Reagan devait assister à une soirée.Le président Reagan ne peut s'empêcher de sourire lorsqu'il passe en revue un détachement du Royal 22e Régiment.EN BREF Des oeillets verts ¦ Pour bien souligner la Saint-Patrick, le personnel du Château Frontenac portait un oeillet vert pour accueillir le président Reagan, hier.Les cartes d'accréditation des quelque mille journalistes et techniciens assignés à la couverture du Sommet Reagan-Mulroney portaient par ailleurs un trèfle vert.Une visite bien «couverte» ¦ La visite du président Reagan était « couverte » par les plus grands réseaux de télévision de l'Amérique du Nord : CBC (Radio-Canada), NBC, ABC, CNN et CBS.Ce dernier, responsable du « pool » de télévision, alimentait en images les autres réseaux et stations affiliées.C'est l'ancien Palais de justice de Québec, situé juste en l'ace du Château Frontenac, qui servait de centre de presse pour l'événement.Un millier de lignes téléphoniques y ont été installées, sans compter les fils nécessaires aux installations de la télévision.Le Vieux-Port pavoise ¦ Le Vieux-Port de Québec avait mis son panneau électronique de la Pointe-à-Carcy à la disposition de la rencontre Reagan-Mulroney.Des messages couleurs de bienvenue et la reproduction des photos des deux chefs d'État et leur épouse étaient visibles des appartements de M.Reagan.33 canapés et friandises par invité S Pour la réception qui a suivi la présentation du spectacle de gala au Grand Théâtre de Québec, hier soir, 54 000 canapés et 12 000 friandises avaient été préparés par les cuisines de l'hôtel Hilton.Une centaine d'employés ont assuré le service aux quelque 2 000 invités.Revenus de $2 millions ¦ La rencontre Reagan-Mulroney devrait générer des revenus directs de $2 millions dans les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration et du transport.Quant aux coûts de cet événement assumés par le gouvernement canadien, « pour les connaître, il faudra attendre que toutes les factures nous soient parvenues », a indiqué un porte-parole du cabinet de M.Mulroney.Une soirée bleue.¦ Conservateur réputé, le président Reagan était en bonne compagnie hier soir au gala donné en son honneur au Château Laurier.La liste d'invitations avait été dressée par les députés conservateurs, qui avaient droit à un certain nombre d'invités respectifs.Il a été impossible de vérifier si les députés libéraux et néo-démocrates ont eu droit au même privilège, mais il est permis d'en douter.^ f Discours de M.Mulroney ¦I QUÉBEC \u2014 Voici le dis-™ cours intégral de bienvenue du premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, à l'occasion de la visite du président des États-Unis au pays : Monsieur le Président, Madame Reagan, Chers Amis.C'est une double bienvenue que j'ai le plaisir de vous souhaiter puisqu'en même temps que je vous reçois au Canada, je vous accueille en terre québécoise.Vous êtes ici au coeur du Quebec et du Canada français, dans la plus ancienne ville canadienne, et l'une des premières fondées en Amérique.Par respect pour l'histoire, et en hommage à l'un des peuples fondateurs de notre grand pays, 11 convenait que votre première visite de votre second terme chez nous s'effectue au berceau du Québec et du Canada.Ici s'est implantée, épanouie et affirmée une culture originale, la seule du genre au monde.Nourrie, d'une part, aux sources de la civilisation française, et fidèle à sa merveilleuse langue, la culture québécoise plonge, d'autre part, dans cette terre d'Amérique les racines de son identité.En cette journée qui nous réunit à Québec, Monsieur le président, je vous transmets les salutations de nos ancêtres les Celtes et je vous dis chaleureusement, à vous, à Nancy et à votre délégation : mille fois bienvenue au Canada.Ici au Québec, vous verrez partout des signes du caractère distinctif du Canada.J'espère que vous en repartirez avec vos propres impressions de la diversité, du dynamisme et de la confiance de notre pays.Nous sommes une nation indépendante qui ne voit aucune contradiction à préserver jalousement sa souveraineté et à traiter correctement ses amis.Lors de nos entretiens, vous sentirez la présence de cette amitié de longue date, de cette longue communauté de valeurs et d'intérêts qui ont toujours rapproché nos deux pays.Nous nous rencontrons aujourd'hui.Monsieur le président, non pas tant pour célébrer cette relation particulière que pour la renouveler.C'est un devoir que nous avons, car de nouveaux problèmes, de nouveaux dangers et de nouvelles perspectives se présentent à nos deux pays ; deux pays qui sont partenaires économiques sur un même continent et qui commercent avec le reste du monde ; deux pays qui sont alliés dans la défense de l'Amérique du Nord et de l'Occident ; deux pays qui sont les gardiens de leur environnement commun ; deux pays qui sont les héritiers des institutions démocratiques et de la primauté du droit.Nous abordons parfois ces problèmes de façon très différente.Mais nos populations s'attendent, je crois, à ce que nous trouvions des moyens de les résoudre et d'enrichir la vie dans nos sociétés qui, tout en étant nord-américaines, n'en sont pas moins distinctes l'une de l'autre.Voilà la possibilité que nous offre votre visite : montrer au monde que cette remarquable et singulière association qui nous unit est capable de relever les plus formidables défis de notre époque \u2014 une croissance économique soutenue, une protection rationnelle de l'environnement et une véritable sécurité mutuelle.Monsieur le président, il n'y a que la chance des Irlandais pour nous réunir en cette journée de bon augure, dont je profite pour saluer en vous un ami sincère et estimé du Canada et le chef d'une grande démocratie, les États-Unis d'Amérique.Puissions-nous raviver entre nos deux pays un esprit de commune entreprise.Dans cet esprit, je vous souhaite une cordiale bienvenue et je vous invite à faire de votre visite et de nos entretiens l'occasion d'un réel progrès tant pour les États-Unis que pour le Canada.Puis-je me permettre, Monsieur le président, d'invoquer nos racines irlandaises communes et de vous souhaiter, du fond du coeur, que le seigneur vous garde toujours, vous et votre peuple, « dans le creux de sa main».Bienvenue à Québec, bienvenue au Canada.Vous êtes ici parmi des amis.\u2014 Presse Canadienne LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 MARS 1985 \u2022 A 9 :ïi*ï-i'H: y'.';.» \u2022,.'*.>*y.LE SOMMET DE LA SAINT-PATRICK Une rencontre familiale à saveur irlandaise! et un soupçon de familiarité nord-américaine | I QUÉBEC \u2014 Il était écrit \u2014 dans le ciel que ce sommet allait être aussi cordial que possible.On devinait que les échanges à saveur politique allaient baigner dans une ambiance de réunion de famille \u2014la grande famille irlandaise et une certaine parenté idéologique\u2014 avec juste ce qu'il faut de familiarité a MARIO ROY de notre bureau de Québec_ l'américaine pour mettre ù l'aise un homme puissant qui aime néammoins afficher ses côtés bon papa.En descendant d'avion.Ronald Reagan annonçait ses couleurs, dans le sens littéral du terme: son complet s'ouvrait sur une cravate d'un vert.disons.Inoubliable.Après que le premier ministre du Canada.Brian Mulroney.eut Discours de M.Reagan my QUÉBEC \u2014 Voici le texte intégral du discours prononcé par le président Ronald Reagan à son arrivée à Québec, hier : « Il me fait grand plaisir d'être ici.Être en sol canadien, c'est être entre amis.Nancy et moi en sommes heureux.« Et nous sommes heureux que ce voyage nous amène dans la magnifique ville de Québec.« Québec constitue l'un des endroits les plus intrigants du continent nord-américain.C'est ici qua été fondée lu Nouvelle-France, Ici, la langue des affaires, des arts et de la vie quotidienne est le français.Ici, Canadiens-anglais et Canadiens-français se sont rencontrés il y a plus de 100 ans pour jeter les bases d'un pays où les travaux du Parlement se dérouleraient en français et en anglais.« C'est ici aussi que la Citadelle et les murs de la Vieille ville nous rappellent que les Canadiens et les Américains ont depuis longtemps mis de côté leurs différends pour devenir des amis.Mais en fait, nous sommes davantage que des amis et des voisins et des alliés.Nous sommes parents, des parents qui ensemble ont établi la relation la plus productive qui existe entre deux pays dans le monde aujourd'hui.« C'est ma première visite à l'extérieur des États-Unis depuis mon assermentation à un second mandat.11 y a quatre ans, c'est également au Canada que je fis mon premier voyage à titre de président.« Et cela n'a rien d'une coïncidence.Les États-Unis n'entretiennent pas de relation plus importante que celle qu'ils ont établie avec le Canada.Liens étroits « Nous représentons pour l'un et l'autre le plus important partenaire économique - nous jouons tous deux un rôle important au plan international.Nous partageons la responsabilité de protéger un continent sur lequel nous cohabitons en paix - nous sommes mutuellement liés en ce qui concerne son écologie - et nous sommes partenaires dans l'espace et dans le développement de technologies nouvelles.« Il y aura toujours des différences ?\"*r« deux pays souverains et indépendants comme les nôtres, et il surviendra toujours des occasions de rapprochement et d'entente.«Nous pouvons encore appliquer l'appel lancé par Franklin D.Roosevelt, le dernier président américain a visiter la ville de Québec.Il avait souhaité que s'installe entre nos deux pays un «esprit d'honnête coopération ».« Voilà précisément ce dont il sera question ici à Québec entre votre premier ministre et moi.Nous aborderons plusieurs dossiers relatifs à l'environnement, la croissance économique et notre sécurité mutuelle.Nous discuterons de problème/» mondiaux, dont celui du contrôle des armements.« Nous allons également célébrer le Jour de la St.Patrick.Cela parait approprié pour deux copains nommés Reagan et Mulroney.«Je sais que bon nombre de gens, moi y compris, portent des cravates vertes aujourd'hui, mais je ferai véritablement ma contribution ce soir au souper.Je vais songer à la majorité dont dispose le premier ministre au Parlement et devenir vert d'envie.« C'est magnifique d'être ici.Merci beaucoup.» \u2014 Presso Canadienne évoqué l'ascendance celtique des deux chefs d'État, le président des États-Unis dérogeait du texte préparé pour la circonstance et ajoutait: «Ma véritable contribution (à la célébration de la Saint-Patrick ), je vais la faire ce soir, au dîner.Je vais penser à la majorité parlementaire du premier ministre, et je vais devenir vert d'envie! » Brian Mulroney jubilait.Le ton de la visite était donné.Le soir, au Grand Théâtre, il y a bien quelques numéros qui sont tombés un peu à plat.Il n'est pas certain que Ronald Reagan sache exactement pourquoi le maire Jean Drapeau est si exquisement drôle, ou puisse être conquis par l'art un peu hermétique de Michel Lemieux.Mais le pub irlandais a tout racheté, le président a marché dans le punch finul dont la teneur n'était plus, depuis longtemps, qu'un secret de poli- chinelle.El il a chanté, avec le premier ministre, les « yeux irlandais qui sourient ».Après quelques poignées de main distribuées dans le lobby du Grand Théâtre, le président des États-Unis se retirait dans sa suite du Château Frontenac, au coeur d'un quartier bouclé par les forces de sécurité, dans la vieille ville encore plus calme qu'à l'ordinaire.En somme, tout sera allé très vite et très bien.À commencer par cet accord sur la nomination de mandataires chargés d'approfondir le problème des pluies acides, qui: MM.Reagan et Mulroney ont annoncé '15 minutes après s'être retirés pour bavarder dans un salon du Château Frontenac.Pendant la cérémonie d'accueil à l'aéroport de Sainte-Foy.on devinait aussi la mécanique bien huilée m)se au point par les professionnels de ces rencontres aux plus hauts échelons, les gens de la sécurité, du protocole, de la logistique, des communications, des bureaux politiques.De loin, de l'autre côté d'une clôture métallique et d'un rang de policiers, quelques citoyens du secteur consentaient à geler dur pour apercevoir pondant un instant l'appareil Air Force One s'immobiliser près du hangar du gouvernement du Québec; puis, pour contempler un instant le président et Nancy Reagan, pilotés par le couple Mulroney, arpenter un interminable tapis rouge pour s'engouffrer dans l'édifice où attendaient la fanfare, la garde d'honneur et la chèvre du 22ième Régiment.Ronald Reagan et son épouse ont instantanément charmé un public, il est vrai, conquis à l'avance, un public où abondaient les militants conservateurs.Autant le président est droit et sévère lorsque résonne l'hymne national, autant il parait détendu lorsqu'il murmure quelques mots à l'oreille de son épouse, à la faveur du brouhaha de la mise en place.Quelques minutes de protocole et de discours, un léger flottement lorsque tout le monde est monté à bord des limousines, des véhicules de sécurité, des minibus.Et le cortège s'ébranlait, rapide, interminable (plus d'une trentaine de véhicules), roulant sur des voies fermées à la circulation, devant quelques curieux ni exagérément enthousiastes, ni hostiles, simplement fascinés par le spectacle.Rien n'aura gâché la première journée de Ronald Reagan à Québec, pas même les bannières des militants du Front du peuple et du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) inévitable-.» ment postés devant le Château** \" Frontenac.Le président n'en a' rien vu, puisque sa limousine a pénétré dans la cour intérieure de l'hôtel par une autre voie, et il \\ '.n'est pas certain qu'il ait entendu \u2022 les slogans hostiles, pourtant lancés haut et fort par la troupe de\"; protestataires.¦» Ce matin, la meute de journa-; listes et de techniciens des médias - il y en a près d'un millier - ' va abandonner pour quelques minutes les deux chefs d'État à leurs préoccupations, pour s'intéresser aux pérégrinations de Nancy Reagan et de Mila Mulroney dans le Vieux-Québec, à l'ombre des vieux murs « qui nous rappellent que Canadiens et Américains ont depuis longtemps mis de côté leurs différences-pour devenir des amis », disait le président en touchant le sol de Québec.À l'issue du gala donné hier soir au Grand Théâtre de Québec, le président épouse Mila ont accompagné la cantatrice Maureen Forrester qui chantait Reagan, sa femme Nancy de même que le premier ministre Mulroney et son When Irish Eyes Are Smiling.Ottawa assumera tous les frais de la visite de Reagan m QUÉBEC \u2014 Le gouverne-ment canadien a décidé de ne pas lésiner sur la dépense pour montrer le Canada sous son meilleur jour, quel qu'en soit le prix.« Cela coûtera ce que cela coûtera », a déclaré laconiquement hier l'adjoint de M.Mulroney, concernant la préparation de la rencontre Mulroney-Reagan.En séance d'information, hier, les responsables fédéraux ont continué de garder secret le montant qu'il en coûtera aux contribuables canadiens pour recevoir « la visite des États », le président Ronald Reagan.«Le premier ministre (Mulroney) voulait que le Canada montre ce qu'il avait de mieux », a-t-on rappelé.Tous les frais de cette réunion historique seront défrayés par le gouvernement fédéral.En 1943, la rencontre historique tenue à Québec entre le président américain Franklin Roosevelt, le britanique Winston Churchill et le premier ministre canadien Mackenzie King avait coûté un quart de million de dollars, a-t-on rappelé.« Ce sera un peu plus élevé cette fois ».ont-ils ajouté, ironiques.Mais la visite aura aussi des retombées favorables pour l'industrie touristique de la Vieille Capi- tale.La délégation américaine -compte plus de 800 personnes,*', tandis que du côté canadien, 700;-personnes sont venues à Québecl^I pour la rencontre.\\ZZ Dans les deux cas, les plus;!; forts contingents sont les repré-^ sentants de la presse, près d'un££ millier en tout, suivis de peu par^I les responsables de la sécurité, jjj \u2014 Presse Canadienne-;* Les photos sont de Armand Trettier, J.-Y.Létourneau, Router et CP Mila Mulroney et Nancy Reagan ont célébré la rencontre de leurs maris ainsi que la Saint-Patrick, hier, en portant des robes longues toutes de tissu vert.Ces messieurs devaient, pour leur part, se contentor de sévères tenues de gala.Parlant parfois avec leurs mains, MM.Mulroney et Reagan ont abordé hier le problème des pluies acides et ont décidé de nommer des mandataires chargés de se pencher sur cette question.L A LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 MARS 1985 A 10 BAGDAD DÉCLARE L'ESPACE IRANIEN ZONE INTERDITE L'Iran et l'Irak s'affrontent sur tous les fronts mm Deux semaines après la reprise violente des \" hostilités provoquée par la «guerre des villes », l'Iran et l'Irak s'affrontent désormais sur tous les fronts, militaires et diplomatiques.Tandis que la bataille fait rage sur les rives du Tigré, les deux pays ont touché au moins trois navires dans le Golfe et l'Irak a décrété l'espace iranien zone interdite.La bataille des marais qui se déroule depuis lundi dernier, au sud de l'Irak, a pris ces derniers jours les proportions d'une opération militaire cruciale avec l'arrivée des forces iraniennes sur les rives du Tigré, le long de la roule stratégique Bagdad-Basso-rah.pour la première fois depuis le début du conflit.Les nouvelles du front supplantent celles sur la guerre des villes dont l'escalade continue pourtant.Elle a été marquée par l'avertissement lancé par Bagdad aux compagnies aériennes internationales de ne plus survoler l'Iran à partir de demain 17 h GMT.pour ne pas risquer que leurs avions soient abattus par erreur lors de combats aériens.Par ailleurs, les autorités iraniennes n'ont pas encore réagi à la proposition d'arrêt général des hostilités faite samedi par l'Irak au conseil de sécurité de l'ONU.L'Irak avait proposé samedi soir un cessez-le-feu et un arrêt immédiat des opérations militai res, un retrait des deux armées à la frontière, l'envoi d'observateurs de l'ONU.D'autre part.2 500 soldats irakiens ont été tués ou blessés samedi soir et hier matin dans la bataille des marais, qui a mis quelque 7 000 Irakiens hors de combat, au total, selon le commandement iranien.Paradoxalement, les autorités iraniennes ne veulent pas donner l'impression que cette opération, au cours de laquelle sont utilisés de très nombreuses embarcations, des ponts flottants, et, pour la première fois, de petites barges de débarquement, constitue une très grande offensive.La configuration des marais ne permet pas d'engager des moyens considérables, mais l'enjeu stratégique n'en est pas moins important, relèvent les experts militaires à Téhéran : en coupant l'axe vital nord-sud de l'Irak, les forces iraniennes créeraient Un cortège mène les 14 victimes du bombardement d'une mosquée à leur dernier repos, hier à Téhéran.Ces personnes ont été tuées vendredi.laserphoto ap des difficultés considérables pour l'économie et l'effort de guerre irakiens, alimentés par les importations via les ports du Golfe, mais aussi briseraient les communications entre les troisième et quatrième corps d'armée irakiens.Les communiques de Bagdad confirment d'ailleurs la gravité de la situation, car ils reconnais- nora-sua ne riraK.les lorce.s iraniennes créeraient leurs la gravité de la situation, car ils reconnais- L'intervention prt Retrait presque total du Sud-Liban dans 8 à 10 semaines, assure Pérès faisaient que défendre la vie de avaient été tués et deux autres dans les villages lAllt*fi siilriMls f-nnlro la Inrronr hliKun nar Hue h'rc ^t ' w /m.1',,., A ~ T».- Dl saient samedi soir que les soldats irakiens avaient empêché une tentative de traversée du Tigré.Us confirmaient ainsi que non seulement les Iraniens n'avaient pas reculé mais avaient encore progressé, en dépit de pertes selon Bagdad, se chiffrant par dizaines de milliers de morts.L'intervention précipitée de la Garde républi- caine, puis hier la venue de nouveaux renforts, pèùï renforcer les six divisions déjà engagées, est une ln; dication supplémentaire que l'état-major irakien ne néglige aucun moyen pour mettre fin à cette percée, la plus profonde jamais réalisée par l'Iran.Le président Saddam Hussein supervise personnellement les opérations depuis le Q.G.des forces armées à Bagdad, et son ministre de la Défense, le général Adnan Khairallah, et presque tout l'état-major sont présents sur le front depuis cinq jours.L'aggravation sur le front a soudain entraîné la suppression dans les médias irakiens d'informations ; relatives à la proposition de cessez-le-feu de la veille, et Radio-Bagdad diffuse désormais surtout des chants patriotiques.La « guerre des villes », engagée depuis le 5 mars, se poursuit pendant ce temps.Dezfoul et Andimeshk.au Khouzistan, ont été frappées hier matin par neuf missiles sol-sol irakiens.Dix-neuf habitants ont été tués et 191 blessés.Dans la nuit, Téhéran, Hamadan, Qazvin (nord-ouest) et Kashan (centre) ont été visées par des raids aériens.Bagdad a annoncé ensuite des raids réussis contre Bandar-Khomeiny, sur le Golfe, Eakhlaran (centre-ouest) et Dezfoul.La guerre n'a pas épargné le Golfe, où un pétrolier, le Caribbean Breeze, transportant du pétrole koweïtien, a été touché par un avion iranien, selon des sources maritimes.Le capitaine et neuf marins ont été blessés.Par ailleurs, Bagdad, qui a décrété un blocus des ports d'Iran, a annoncé l'attaque de deux importants objectifs navals, vraisemblable ment des pétroliers, près du terminal iranien de Kharg.Sur le plan international, un envoyé iranien s'est rendu à Tokyo pour demander au Japon, dont l'approvisionnement dépend pour une bonne part du Golfe, d'intervenir auprès de l'Irak pour faire cesser les bombardements) contre les villes.Le pape Jean-Paul IL a lancé au cours de son homélie dominicale Place Saint-Pierre à Rome, un appel aux belligérants à mettre fin à leur conflit.AFP et Router I Le premier ministre israé-™ lien.M.Shimon Peres, a déclaré hier que d'ici huit à 10 semaines, la quasi totalité des troupes israéliennes auraient quitté le sud du Liban.Interrogé de Jérusalem pour une émission d'informations de la chaîne américaine CBS, le premier ministre a affirmé que son gouvernement souhaitait que les troupes israéliennes restent un minimum de temps au Liban.C'est une question de quelques semaines, huit à 10.a-t-il précisé, affirmant encore que le retrait devrait être achevé bien avant la date du 15 septembre d'abord envisagée.Quant aux représailles menées par Israel à la suite des attaques de groupes chiites, M.Pérès a fait valoir que les Israéliens ne faisaient que défendre la vie de leurs soldats contre la terreur que font régner des petits groupes de chiites.A ce sujet, deux soldats israéliens ont été tués et cinq autres blessés, hier matin, à la suite d'une attaque à l'arme automatique contre une patrouille israélienne près de Jibchitt au Sud-Liban, a annoncé hier en fin d'après-midi le porte-parole de l'armée israélienne.Ce nouvel attentat porte le nombre de soldats israéliens tués au Liban à 641 depuis le lancement de l'opération « Paix en Galilée » le 6 juin 1982.En une semaine.14 soldats israéliens ont trouvé la mort au Sud-Liban.La dernière attaque meutrière anti-israélienne remonte à mardi dernier.Ce jour-là, deux soldats israéliens avaient été tués et deux autres blessés par des tirs d'armes automatiques, à la hauteur du pont de Qasmieh.Un soldat israélien avait également été blessé mardi au cours d'une tentative d'attentat à la voiture piégée près de Djezzine.Dimanche dernier, 12 soldats israéliens avaient trouvé lu mort et 14 autres avaient été blessés lors d'un attentat à la voiture piégée près de la ville-frontière israélienne de Metoula, en territoire libanais.Face à la recrudescence des attentats dirigés contre elle, l'armée israélienne a durci ces derniers jours sa « politique de la poigne de fer » au Sud-Liban.Des opérations de ratissage et des perquisitions sont menées pratiquement quotidiennement dans les villages chiites situés à l'est de Xyr.Plusieurs « suspects » ont ainsi été arrêtés et des armes saisies vendredi et samedi à Bourj Rahal et Barish, a indiqué en fin de semaine le porte-parole de l'armée israélienne.L'attentat d'hier survient également 21 heures après que le mouvement « La paix maintenant» eut exigé un «retrait immédiat et complet » de l'armée israélienne du Liban au cours de la plus importante manifestation pacifiste organisée depuis la création du gouvernement d'union nationale en juillet dernier.Cette manifestation a regroupé entre 20 000 et 40 000 personnes selon la presse israélienne.AFP et Reuter DÉPÊCHES GRÈCE: alors qu'il avait besoin de 200 voix pour être élu au premier tour, le juge Christos Sart-zetakis, candidat du gouvernement socialiste grec à la succession du président Constantin Caramanlis, qui a démissionné la semaine dernière, n'en :i réuni que 178.Le parlement procédera samedi prochain à un deuxième vote au tours duquel la majorité des deus-tiers sera encore requise.Si !e nombre de voix nécessaire n'est toujours pas atteint, un troisième vote interviendra le 29 mars, où 180 voix seront suffisantes.BRÉSIL: le président brésilien Tancredo Neves, qui a subi jeudi soir une intervention chirurgicale, souffre d'un début de pneumonie.M.Neves, 75 ans.élu comme premier président civil du Brésil après 21 ans de régime militaire, avait dû être hospitalisé d'urgence et subir une appendicectomie jeudi soir, alors qu'il devait prêter serment vendredi.Jusqu'à hier, les médecins avaient indiqué que le rétablissement de M.Neves se faisait normalement.Le vice-président JoseSarney, qui assure l'intérim, n'a pu se rendre au chevet de M.Neves.sur instruction des médecins.BOLIVIE: l'ambassadeur du Pérou en Bolivie a repoussé à coups de revolver deux hommes masqués qui ont tenté de l'enlever dans sa propre chambre à coucher dans la nuit d'hier à La Paz.Les deux hommes, qui n'ont pas été retrouvés, n'ont pas fourni de motif à leur geste, a indiqué l'ambassadeur Cacho, qui a cependant révélé avoir reçu jeudi dernier un appel téléphonique anonyme le menaçant d'enlèvement, afin de contraindre à la démission le chef de l'État bolivien, M.Hernan Siles Zuazo.La Bolivie est actuellement le théâtre d'une crise sociale grave.KADHAFI : Le chef de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, a adressé hier un télégramme aux rois et chefs d'État arabes, leur demandant de boycotter les USA, politiquement et économiquement.-A- m.5 4ÈA Joumblatf menace les dissidents et lance un appel aux armes mm Tandis que les miliciens \"™ chrétiens dissidents maintenaient, hier, leur opposition à la politique pro-syrienne du président libanais Amine Ge-mayel, malgré les mises en garde de Damas et le déploiement de troupes syriennes à proximité de leurs positions, M.Walid Joumblatt, chef des miliciens druzes, s'est engagé à « rompre le cou » aux rebelles chrétiens et il a invité ses partisans à se réarmer en prévision d'une éventuelle reprise de la guerre civile.Les mutins reprochent au président Gemayel d'avoir fait trop de concessions aux musulmans dans les négociations sur les reformes politiques.Ils réclament une attitude plus ferme à l'égard des musulmans ainsi qu'une participation directe aux futures discussions.En revanche, la Syrie et les dirigeants de la communauté musulmane libanaise estiment, pour leur part, que les rebelles tentent de saboter le processus de réconciliation.Dans un discours prononcé pour l'anniversaire de l'assassinat de son père.Walid Joumblatt a déclaré: «Nous tordrons le cou aux isolationnistes qui se disent chrétiens ».La radio a annoncé que des avions israéliens ont effectué des vols de reconnaissance à la périphérie nord de l'enclave chrétienne, où les Syriens ont envoyé des soldats et des blindés pour soutenir M.Gemayel.A Jérusalem, les Israéliens ont fait savoir qu'en dépit de leur alliance avec les chrétiens libanais, ils n'avaient pas l'intention d'intervenir pour protéger les rebelles contre des représailles syriennes.M.Pérès a par ailleurs vigoureusement démenti qu'Israël fournisse le moindre appui aux milices chrétiennes en rébellion contre le gouvernement central libanais.Nous voulons être hors du Liban et hors de la politique libanaise, a-t-il affirmé.Nous ne voulons pas recommencer à jouer un rôle dans ce pays.Par ailleurs, l'organisation du Jihad islamique a revendiqué hier l'enlèvement au cours des trois derniers jours à Beyrouth-Ouest de deux ressortissants britanniques.MM.Gordon Nash et Brian Levick (respective\" ment chercheur scientifique et directeur d'une société pétrolière à Beyrouth, enlevés jeudi et vendredi dernier) et de M.Terry Anderson, directeur régional de l'Associated Press, enlevé samedi matin.AP, AFP et Reuter Une petite partie de la foule qui a manifesté hier à Bruxelles.téléphoto Reuter Des milliers de Belges défilent à Bruxelles contre les missiles mm Le mouvement pacifiste bel-ge, qui semblait être à l'agonie, a démontré sa force hier après-midi, en mobilisant entre 40000 et 150 000 personnes, dans les rues de Bruxelles, pour protester contre les euromissiles et appelant le Parlement à renverser le gouvernement.Pendant plusieurs heures, les manifestants \u2014 43 000 selon la gendarmerie, 150 000 selon les organisateurs\u2014 ont défilé dans le calme à travers le centre de la capitale belge, stigmatisant la décision prise vendredi dernier par le gouvernement belge de déployer comme prévu en Belgique 48 missiles de croisière de l'OTAN.Ils ont également demandé le retrait immédiat des 16 premiers missiles, installés dès vendredi soir sur la base aérienne de Florennes.à 70 km au sud de Bruxelles.M.Karel van Miert, chef de l'opposition socialiste flamande, a déclaré que le gouvernement avait montré son mépris pour les députés, en annonçant sa décision vendredi alors que les 16 missiles étaient déjà en chemin pour la base.Pour sa oart, le pre- mier ministre Wielfried Martens a défendu le droit du gouvernement de décider seul en matière de défense et de sécurité, soulignant que le Parlement pouvait toujours refuser son approbation.Soutenue par les partis politiques de gauche, les organisations syndicales et de nombreux mouvements chrétiens, la manifestation visait à faire pression sur les parlementaires belges, qui doivent engager demain un débat sur la décision d'accueillir les euromissiles.Ce débat sera suivi d'un vote de confiance ou de défiance au gouvernement.Dans le cortège, composé en grande majorité de Flamands, figuraient notamment des religieuses qui, accompagnées d'un mouton, chantaient des cantiques.On pouvait également apercevoir de jeunes punks aux cheveux multicolores, ainsi que de nombreux pacifistes grimés et jouant la comédie de la guerre nucléaire.Les calicots reprenaient pour leur part les mots d'ordre de la campagne antimissiles: «Pas de missiles: un pas vers le désarmement » ; « Zone dénucléarisée en Euro- 9, pe » ; « USA-URSS, gel de la course aux armements » ; « Pas de nouvelles armes nucléaires ni en Belgique, ni en Europe ».Le cortège, dont l'importance a dépassé les espoirs des organisateurs, s'est disloqué dans le calme en fin d'après-midi.Craignant des incidents dus à des groupes perturbateurs, les autorités avaient procédé à un imposant déploiement de forces de l'ordre dans les rues proches de l'itinéraire suivi par les pacifistes.Par cette manifestation, les mouvements pacifistes entendaient remobiliser l'opinion publique belge, en grande majorité défavorable à l'installation immédiate des missiles américains en Belgique.Selon eux, le véritable test de l'enracinement des mouvements Eour la paix aura lieu le 20 octo-re prochain, lors d'une grande manifestation nationale semblable à celle qui avait rassemblé en 1983 plus de 300000 pacifistes à Bruxelles, événement sans précédent dans ce pays de 10 millions d'habitants.AFP «t Reuter La gauche française a limité les dégâts, mais l'opposition accroît son influence g I La gauche a limité l'am-™ pleur de son échec prévu face à l'opposition de droite traditionnelle engagée dans la reconquête du pouvoir, lors du second tour des élections cantonales d'hier en France.La gauche, dont l'échec était attendu, a évité la déroute.Toutefois, elle ne contrôle plus que 26 des 95 départements de France métropolitaine.En regard, l'opposition de droite a sensiblement accru son pouvoir à l'échelon local en prenant le contrôle de 10 départements.\" * Les huit membres du gouvernement encore en lice au second tour ont tous été élus ou réélus, fournissant une illustration de la relative résistance des socialistes au pouvoir face à la poussée des néo-gaullistes du RPR, libéro-centristes de l'UDF et indépendants de droite, ainsi que du Front national d'extrê-me-dreite.Les reports de voix au sein de la gauche, qui présentait des candidats uniques face à la droite, se sont effectués massivement du Parti communiste en direction du Parti socialiste.La réciproque semble avoir souffert de très nombreuses exceptions, les électeurs socialistes ayant apparemment voulu sanctionner ainsi les critiques des communistes à l'égard de la politique économique et sociale du gouvernement socialiste, très vives depuis que le PCF a.' quitte la coalition gouvernementale en juillet dernier.Par contre, les électeurs du Front national (extrême-droite) ont massivement respecté les consignes de vote en faveur des candidats néo-gaullistes du RPR, libéro-centristes de l'UDF et indépendants de droite.En revanche, le Front national (8,7 p.cent de voix au premier tour), qui ne présentait que 49 candidats, n'a apparemment pas bénéficié dans la même mesure de reports réciproques en sa faveur, les états-majors du RPR et de l'UDF ayant rejeté entre les deux tours toute possibilité d'alliance avec le parti de M.Jean-Marie Le Pen, bien que de nombreux accords locaux aient été passés.Au total, l'ex-trente-droite n'a eu que deux élus.À Marseille, la troisième ville du pays, le candidat du Front national, Jean Roussel, a remporté une victoire symbolique en battant le représentant du RPR Hyacinthe Santoni.La droite traditionnelle avait frôlé la majorité absolue avec 49,1 p.cent des suffrages au premier tour des cantonales, considérées comme l'un des meilleurs tremplins pour les législatives de 1986.AFP, Reuter et AP LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 MARS 1985 A 11 Pirate de l'air abattu à Dhahran ri RYAD ( AFP ) m*Kr\u2014 Un pirate de l'air, qui avait détourné hier un Boeing 737 de la compagnie aérienne saoudienne Saudia assurant la liaison Djeddah-llyad-Koweit avec 76 passagers à bord, a etc\"tué sur l'aéroport de Dhahran, sur la côte est de l'Arabie Saoudite, a-t-on ap- pris de sources officielles.Selon un communiqué officiel saoudien, le pirate de l'air, dont l'Identité n'a pas été révélée, a fait exploser une grenade dans l'avion avant d'être abattu par des policiers.L'explosion de la grenade a légèrement endommagé l'appareil, et les passagers, tous indemnes, ont dû prendre un deuxième appareil pour poursuivre leur voyage vers Koweït.Selon le communiqué, le pirate de l'air a fait irruption dans la cabine de pilotage de l'avion peu après le décollage de Djcd-dah, dimanche après- midi.Le communiqué n'indique pas la destination que le pirate voulait imposer au pilote, précisant simplement que ce dernier l'avait convaincu de la nécessité d'un atterrissage à Dhahran pour faire le plein de carburant.« Le pilote a dit dans un contact radio -L » ENSEIGNANTS AMENEZ LES GRANDS DÉBATS POLITIQUES DANS VOTRE CLASSE.VIVEZ LES RELATIONS CANADO-AMÉRICAINES LA PRESSE offre aux enseignants d'utiliser en classe un cahier spécial de 20 pages grand format présentant tous les aspects de la visite de Ronald Reagan à Québec.Ce cahier reproduira notamment l'essentiel de la série d'articles intitulée LE VOISIN publiée dans LA PRESSE du 9 au 16 mars.Ces articles présentent le personnage Ronald Reagan, la vision qu'il se fait de l'Amérique, du monde, des rapports Est-Ouest, de l'arme nucléaire.La série traite ensuite des problèmes qui confrontent le Canada et les États-Unis: les pluies acides, l'influence culturelle américaine, la monnaie, etc.Enfin, le cahier reproduit le grand sondage exclusif CROP-LA PRESSE sur ce que pensent les Québécois de Reagan, des Américains et du contentieux canado-américain.Vous recevrez également une stratégie pédagogique qui permettra à vos élèves ou étudiants de comprendre et d'analyser la portée de l'événement, de mieux saisir la réalité américaine, l'importance et les enjeux de nos relations.L'approche proposée facilitera l'apprentissage à la fois du français et des sciences humaines (histoire, géographie, économie).COMMENT SE PROCURER SANS DÉLAI LE CAHIER SPÉCIAL LA PRESSE offre gratuitement 30 exemplaires de l'édition spéciale «Le Voisin» à l'achat de 100 exemplaires ou plus de LA PRESSE.Vous pourrez obtenir ces exemplaires à des dates spécifiques entre le 25 mars et le 26 avril 1985, du lundi au vendredi, au prix de 18e l'exemplaire (minimum d'achat de 10 exemplaires par jour).ACTUALISEZ VOTRE ENSEIGNEMENT DÉS AUJOURD'HUI ET FAITES LE POINT SUR LES RELATIONS CANADO-AMÉRICAINES.Pour commander, composez le 285-6967 UN MONDE NOUVEAU D'APPRENTISSAGE avec l'aéroport qu'il avait vu une bombe entre les mains d'un des pirates de l'air, qui a menacé de faire sauter l'appareil >, Indique la source.\u2022 Le nombre de pira- ' tes, de même que leurs exigences, demeuraient toujours inconnus en début de soirée, hier.Peu de soldats des É-U morts au front j5 1 Plus de 2300 sol-™ dats en service actif sont morts au cours de l'année fiscale 1984, qui s'est achevée le 30 septembre, a annoncé le Pentagone dans son rapport annuel sur le sujet.La grande majorité de ces décès \u2014 2 032 sur 2 306 \u2014 sont dus à des accidents, des maladies, des suicides ou des meurtres.274 soldats sont morts au cours d'actions de guerre dont 241 lors de l'attentat du 23 octobre 1983 contre le quartier général des Marines a Beyrouth, et 19 quelques jours après à la Grenade.Selon les chiffres publiés, les soldats américains ont été en meilleure santé physique et morale pendant l'année fiscale 1984 que pendant la précédente.Par exemple, en 1983, neuf soldats étaient morts d'excès d'alcool, 10 d'abus de drogue, et 233 s'étaient suicidés.En 1984, l'alcool a tué cinq soldats, la drogue six, et 218 se sont suicidés.De même, 372 soldats sont morts de maladie pendant l'année fiscale 1984, contre 409 l'année précédente.Un autre rapport indique qu'au cours de la même période les pertes financières dues à des accidents majeurs \u2014 entraînant la mort ou des pertes de plus de $500 000 \u2014 sont tombées de $1,1 milliard à $857,5 millions.Cette baisse est due à la diminution des accidents d'avion, passés de 191 à 163.CETTE SEMAINE A PLACE BONAVENTURE GALERIE DES BOUTIQUES Assistez à des démonstrations gratuites et dégustations de recettes à base de sirop d'érable.Le Chef, Marc André Lafo-rost, membre de la Société des chefs de cuisine et pâtissiers du Québec, préparera chaque jour une recette délicieuse qui saura plaire aux plus fins gourmets.Les 20, 21 et 22 mars à 12h30 au Niveau Métro.De plus, renseignez-vous auprès des représentants de la Maison du tourisme du Québec sur les différentes activités et endroits touristiques de la région à l'occasion des «sucres».Les 20, 21 et 22 mars.Galerie des Boutiques.CENTRE DE COMMERCE EN GROS Marché du cadeau du printemps.Mart «C».17-20 mars.Commerçants seulement.HALL D'EXPOSITION La Foire du cadeau du printemps.17- 20 mars.Commerçants seulement.Place Bonaventure Résultats é Tirage du 1MM5 Prochain gros lot 1800000,00$ approx.3 6 18 21 33 34 nu compté- AQ GAGNANTS tXJTS 6'B 5 385 984^0$ 5/6+ 11 66280,20$ 5/6 406 1373,20$ 4/6 20318 52/0$ 3/6 341765 10,00$ Ventes totales: |7 '25 262,00$ mm\tmwknmm'mmW1*}\tCO\t4 wmkw\tLUNDI\t755\t2920 Semaine du:\tMARDI\t452\t1661 11-03-85\tMERCREDI\t484\t5609 \tJEUDI\t879\t2602 \tVENDREDI\t948\t5698 \tSAMEDI\t282\t3527 rV.« mortalités d'encaissement des htltels Menants paraissent au cersn det billets F.n cas tir disparité cnlrr cette lisle de numfrtm gagnante rl la liste officielle, tettr dernière a priorité I û Pninhprésente kwC u Ul II cette semaine: Reagan: bilan de la visite du président.Jean-Sébastien Bach: 300e anniversaire.Espionnage: l'affaire Gouzenko.Grosse île: le premier drame des immigrés irlandais.Hawkesbury: un hôpital qui fait des profits.Mirabel: seize ans de lutte.Avec Pierre Nadeau Du lundi au et Simon Durivage vendredi à 22h27 La télévision de Radio-Canada Vous méritez ce qu'il y a de mieux PROBLÈME avec L'ALCOOL?Si votn voulez être aidé, appelai tout d« wire au: PAVILLON OU NOUVEAU POINT DE VUE 652-3981 Nos conseillers vous aideront à retrouver le bonheur dons une sobriété permanente.Nous sommes situés à Vorennes ou bord du neuve à 30 km de Montréal.^.PROGRAM* Stendhal a créé les B'\\o-Program.Le programme de beauté ^Grande forme».Pour les peaux sensibles.souvent négligées par le mode de vie plus actif.Les Bio-Program aident votre peau à lutter contre les agressions extérieures.Afin qu'elle retrouve un équilibre sain.Bio-contour des yeux: Crème 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