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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-03-20, Collections de BAnQ.

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[" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE _ LA MÉTÉO : NEIGE PUIS DÉGAGEMENT, VENTS MODÉRÉS.MINIMUM: -5°, MAXIMUM: -1°.DEMAIN: ENSOLEILLÉ.DÉTAILS PAGE A 2 ^^HflBa»»^ e 'est mon centre i- CENTRE LAVAL m m m MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985, 101\" ANNÉE, N° 150, 106 PAGES, 9 CAHIERS 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec- 50 cents HAUSSE PROBABLE DES PRIMES DASSURANCE-AUTOMOBILE Québec dépensera $27,4 milliards H QUÉBEC \u2014 Constatant que les effets de la crise se faisaient toujours sentir, notamment sur ses revenus, le gouvernement québécois a décidé de limiter a 5,7 p.cent l'augmentation de ses dépenses en 85-8fi.LOUIS FALARDEAU de notre bureou de Québec_ C'est donc un budget de crédits de $27 100 000 000 que le président du Conseil du trésor, Michel Clair, a déposé hier à l'Assemblée nationale.Le gouvernement prévoit que pour une deuxième année consécutive ses dépenses augmenteront a un rythme moins rapide que la richesse collective des Québécois.Il estime en effet que le produit intérieur brut (PIB) croîtra de G,l p.cent en 85-86.S'il se félicite de ce résultat, le ministre reconnaît qu'il n'a pas atteint son objectif ultime de faire en sorte que les dépenses n'augmentent pas plus vite que l'inflation.L'année dernière, les dépenses ont crû de 7,6 p.cent, le PIB de 8,4 p.cent et l'inflation de 1,4 p.cent.Notons que la part des dépenses du gouvernement dans le PIB devrait égalemenl baisser pour une deuxième année consécutive, à 26,2 p.cent, après avoir atteint un sommet de 2fi,6 p.cent en 83-84.Pour réduire le rythme d'augmentation de ses dépenses, le gouvernement a procédé cette année à de nouvelles compressions budgétaires de l'ordre de $370 millions.L'une d'elles devrait se traduire par une hausse des primes d'assiiranee-automobile, le gouvernement ayant décidé de faire payer par la Régie de ?Autres informations, page A 9 ¦'assurance-automobile les quelque $10 millions que coûtent chaque année les accidents de la route a la Régie de l'assurance-maladie et au réseau hospitalier québécois.M.Clair a dit que cette mesure permettrait une meilleure transparence des coûts des services publics.Il est aussi plus juste, à son avis, de ne pas faire supporter par tous les contribuables, mais seulement par les usagers, le coût des accidents.Ces économies permettront à l'Etat québécois d'investir $108 millions de plus que l'année dernière dans son plan de relance et de consacrer $152 millions de plus à de nouvelles initiatives.voir QUEBEC en A 2 photo Réel St-Jeon, LA PRESSE .pendant que les pompiers manifestent! Les pompiers de Montréal ont été appelés hier à combattre en même temps deux incendies graves, dont l'un, avenue du Parc, a fait une victime.Le second incendie majeur, à l'angle de Mont-Royal et Saint-Denis (ci-dessus), a détruit des commerces et des logements inoccupés au moment du sinistre.Les pompiers ont d'autre part dû se rendre sur les lieux de trois débuts d'incendie.Malgré tout, plusieurs centaines d'entre eux ont trouvé le temps de manifester devant le ministère du Travail sur l'épineuse question de la répartition des effectifs.Nos informations, page A 3.IRAN-IRAK Des centaines de ressortissants étrangers fuient Téhéran quelques heures avant l'entrée en vigueur de la zone d'exclusion décrétée par l'Irak au-dessus du territoire iranien.page B 1 CUM-POLICIERS En échange de la reconnaissance publique de leur inconduite, la CUM accepte de retirer les mesures disciplinaires qu'elle avait décrétées contre ses policiers et de renouer les négociations, page A 3 LE LAIT Si l'on trouve normal que le lait soit Irremplaçable pour les nourrissons, on oublie trop souvent qu'il l'est tout autant pour les adolescents, en tant que source essentielle de calcium.cahier Z Un virage dramatique dans la politique étrangère du Canada ¦OTTAWA \u2014 « Ronald Reagan est dangereux ! Il va faire sauter la planète s'il continue ainsi à insulter les Soviétiques.» Accoudé au bar d'un aéroport en attendant son vol de retour à Ottawa, un haut fonctionnaire du ministère canadien des Affaires extérieures se vide le coeur devant deux journalistes, sous le sceau de la confidentialité.Mais la scène se passe à l'automne 1983 ! Les Soviétiques viennent d'abattre le Boeing 717 des lignes sud-coréennes, l'administration Reagan parle de < meurtre », la diffusion du film « The Day After » sème la peur d'une guerre nucléaire en Amérique, et Pierre Elliott Trudeau lance sa mission de paix.Ce rappel est Important pour comprendre à quel point la politique extérieure du gouvernement canadien a effectué un virage dramatique a l'occasion du sommet Reagan-Mulroney a Québec.GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa Les mêmes fonctionnaires, qui se scandalisaient il y a 15 mois des attaques verbales de Ronald Reagan contre les Soviétiques, n'ont rien trouvé à redire lundi après avoir écouté le discours agressif du président a l'endroit de l'URSS.C'est que leur nouveau patron, Brian Mulroney, contrairement à Pierre Trudeau, s'est rangé carrément dans le camp Reagan, risquant ainsi d'entacher le rôle d'Intermédiaire que le Canada a tenté de Jouer sur la scène internationale au cours des dernières décennies.Tel est le prix de l'amitié de Ronald Reagan pour Brian Mulroney.Les journalistes américains de la Maison-Blanche, qui sont pourtant habitués a la rhétori- que de leur président, se sont montrés surpris de voir M.Reagan prononcer en sol canadien son discours le plus dur contre les Soviétiques depuis l'arrivée au pouvoir de M.Gorbatchev.Pourquoi une telle attaque verbale au moment même où le président se dit disposé à rencontrer le numéro un soviétique ?, ont-ils demandé.Parce qu'il faut éviter, à l'approche d'une telle rencontre, de donner l'impression que les relations entre les deux super-puissances se sont améliorées, ont répondu les hauts fonctionnaires de M.Reagan.Ils ont expliqué que la rencontre est envisagée pour régler les points de désaccord.Dans cette optique, il serait mauvais de taire les critiques si l'on veut établir une relation mature avec les Soviétiques, ont-ils expliqué.Cette approche était fortement décriée sous le gouvernement Trudeau.On la trouvait dangereuse ; on affirmait que les insultes ne conduiraient qu'à un voir VIRAGE en A 2 investissements industriels de $250 millions à Sorel et Tracy m SOREL \u2014 Même si la grève paralyse deux de ses industries et prive de travail environ l 100 personnes, Sorel et Tracy ne sont pas ries villes sinistrées.PIERRE G1NGRAS Bien au contraire.En effet, en plus des $150 millions consacrés à l'agrandissement en cours à QTT-Feret Titane, les industries de celte région investiront environ $250 millions au cours de l'année.Selon le commissaire industriel de Sorel, M.Pierre DagC-nais.qui a confirmé la nouvelle a LA PRESSE, in compagnie Tioxide, un fabricant d'oxide de titane, devrait investir à elle seule une somme de l'ordre de $134 millions.De son côté, Poudres métalliques du Québec, une filiale à part entière de QIT-Fer et Titane, devrait consacrer quelques millions de dollars à l'agrandissement de ses locaux.Quant aux autres projets, don) certains seront realises par des compagnies établies à l'extérieur de la région, ils doivent tous être annonces avant le début de 'été.a confié M.liage-nais.Selon d'autres sources un de ces projets, de l'ordre de $25 millions est intimement relié aux travaus.effectués chez QlT-Fer voir SOREL en A 2 L'OR CLÔTURE À $339 L'ONCE Le dollar remonte à 72,89 cents US n Le gouverneur de la Ban-^ que du Canada.Gerald Bouey, avait de quoi se réjouir hier et il ne s'en est pas privé, lui qui depuis plusieurs semaines s'efforçait de freiner la chute du dollar canadien et de prévenir une hausse rapide et inflationniste des taux d'intérêt.ANDRE CHENIER En deux jours, la devise canadienne, propulsée vers le haut avec d'autres devises par une régression marquée du dollar américain \u2014 en fait, il s'agit de sa plus forte baisse en l'espace d'une journée depuis 11 ans \u2014, a repris 78 centièmes de point pour revenir quasiment au niveau des 73 cents (US) tandis que, dans le même processus, l'or faisait un spectaculaire bond en avant de près de $36 l'once sur un marché newyor-kais qu'on dit « fort mouvementé».Le dollar canadien a fermé hier à $0,7289 (US), en hausse de 39 too par rapport à lundi, jour où il avait également gagné 39/100, et l'or a clôturé à $339 l'once, bien au-dessus du cap psychologique des $300 et son plus haut niveau en près d'un mois.Le cours de l'or a ainsi enregistré sa plus forte progression quotidienne depuis quelque 10 ans.Les raisons qui ont motivé la forte régression du dollar américain, qui est notamment retombé sous les 10 francs français, sont apparemment voir DOLLAR en A 2 WPtiW cïqît si \"ijftBtfé'iïr Jfiffe 0 __~ g/g ?PcSS£.\\ Hiï- Mené erté Çowe&JcHetiT, or/ COHF&nV pfc s2.Bvïm i i'i f iTTôflfl\t Annonças classées E 4,\tF 1 à F-7, \tG1 Arts et spectacles\t \u2014 Informations.\tC 1 à C 7 \tB2, B3 \tD4, G 3 Carrières et profess.: E 9 à E 11\t Décès, naissances, etc.\tG 2, G 3 \tE 1 à E 9 Êtes-vous observateur?\t.F6 \t \tE4 \t, B 4, B 6 \tF 5, F 7 \t.F6 Quoi faire aujourd'hui.\t, B2 \tC 1 \tcahier.Z \tO I a pa TABLOÏD SPORTS\t \t.12,13 \t Of fro vu lablo du 7 avril au 30 juin 1985 incl.Réservation avant le 31 mars.L'oittient pour une semaine, possibilité de deux semaines et plus a un tanl dînèrent en occ.double.Tarif aérien 419' jusqu'au 26 m*i 399* Jusqu'au 30 Juin.Taxes et trais de service 40*.^4hfaïti Jours A~-2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985 QUEBEC SUITE DE LA PAGE A 1 Le gouvernement prévoit n'avoir dépensé que 246 des $311 millions prévus pour la relance quand finira l'année 84-85.M.Clair explique que la mise en marche des programmes a été plus lente qu'escompté et croit que les $354 millions inscrits pour l'an prochain pourront être réellement dépensés.Cette somme s'explique par des hausses de $56 millions pour l'aide à la recherche et à l'innovation, de $30 millions à la formation de la main-d'oeuvre et de $22 millions au ppste du support à l'entreprise.Toujours au chapitre du plan de relance, le gouvernement demandera à ses ministères et organismes d'accélérer leurs investissements de façon à produire un accroissement de $313 millions.Les sommes dépensées à ce chapitre auraient normalement été de $928 millions et devraient donc atteindre Si -il milliard.Le critique libéral Reed Sco-wen a toutefois noté qu'un plan semblable avait été mis de l'avant l'année dernière et que le gouvernement n'avait même pas élé en mesure de dépenser toutes les sommes prévues à son budget de base en matière d'immobilisation._Les dépenses additionnelles prévues cette année seront surtout réalisées .dans le domaine de l'assainissement des eaux ($200 millions), des affaires sociales (861 millions) et du transport en commun (S29 millions).L'emploi dos jeunes va d'autre part rester une des priorités du gouvernement.Aux $146.6 millions destinés à financer les programmes déjà en marche, il ajoutera $35.2 millions, dont $26.6 millions iront aux nouveaux programmes Bon d'emploi plus.Groupe de soutien aux initiatives jeunesse.Jeunes promoteurs.Retour aux études post-secondaires.Outils de gestion.Insertion sociale et professionnelle des jeunes et Programme expérimental d'aménagement du temps de travail.Il investira également $8,4 millions pour l'Année internationale de la jeunesse et $200 000 dans la creation de l'agence Québec-Wallonie-Bruxelles.Des $152 millions consacrés aux nouvelles initiatives.S18.1 milions serviront à la rationalisation des pèches.$13.1 millions au Parc de l'Archipel et SIS millions au développement régional.Les universités recevront $16.1 millions de plus pour leurs nou- velles clientèles et $9 millions iront au développement de nouveaux services de garderies et à l'aide aux parents qui font garder leurs enfants.Le nombre des employés de l'État devrait diminuer de près de 1 p.cent cette année pour atteindre 65 525, dont 54 602 employés permanents.Depuis 82-83, le gouvernement a diminué de 1096 le nombre de ses employés permanents et de 242 celui des occasionnels.La plupart des ministères ont du se contenter de hausses modestes de budgets.La moyenne d'augmentation est en effet de 3,7 p.cent, c'est-à-dire à peine plus que le taux prévu d'inflation, si on exclut les trois postes particulièrement gourmands que sont le service de la dette, les contributions aux régimes de retraite des employés de l'État et les programmes de santé administrés par la RAMQ.Si le ministre Clair considère que les deux premiers postes sont incompressibles, il n'en va pas de même selon lui du troisième et on peut s'attendre à ce que le gouvernement tente un grand coup de ce côté dans les négociations qu'il entreprendra bientôt avec les médecins.Les coûts augmentent plus vite de ce côté non seulement parce que les Québécois consomment plus de services, mais aussi parce qu'il y a plus de médecins et qu'ils modifient le « profil de leur pratique » d'une façon qui augmente leurs revenus et les dépenses de l'État.Si M.Clair s'est dit heureux de constater que le gouvernement avait réussi « à contrôler cet appareil que beaucoup croyaient incontrôlable ».les libéraux ont été sévères à son endroit.En conférence de presse, le critique Reed Scowen a notamment déploré le fait que le service de la dette atteigne maintenant 9,2 p.cent des dépenses de l'État alors qu'il ne comptait que pour 1.3 p.cent en 76.Il trouve également que les sommes prévues au plan de relance sont trompeuses, compte tenu du fait que le gouvernement n'a pas dépensé ce qu'il avait prévu l'année dernière.Le gouvernement fait finalement bien peu à ce chapitre, selon lui.Il déplore également les choix fails quant à l'allocation de l'argent neuf.$6 millions pour les urgences dans les hôpitaux et $13 millions pour les jeunes, ce sont des montants ridiculement bas.dit-il.Enfin.M.Scowen estime que le gouvernement dépense encore plus que ses moyens le lui permettent et que son déficit atteindra $3,5 milliards cette année.DOLLAR SUITE DE LA PAGE A 1 multiples : forte baisse des mises en chantier de logements neufs aux USA, difficultés de 70 associations d'épargne et de prêts de l'Ohio dont la fermeture a été décidée vendredi, aggravation du conflit Iran-Irak, mais les cambistes invoquent surtout « de très forts dégagements » sur le dollar US.attri-buables à l'inquiétude du marché.'.Le fait que l'or ait connu une si forte remontée confirme son rôle classique de valeur refuge.D'ailleurs, la remontée du cours de l'or est une excellente nouvelle (si elle s'accentue dans les jours qui viennent) pour les aurifères canadiens qui souffraient de la dépréciation mondiale du précieux lingot depui-, les derniers mois de 1984.Les titres des mines d'or canadiennes comptaient hier parmi les plus dynamiques sur les marchés boursiers.Des cambistes sont d'avis que si les statistiques relatives au produit national brut américain confirment demain l'impression d'analystes et d'investisseurs que l'économie américaine subit une contraction et ne progresse qu'à moins des quatre p.cent prévus pour le premier trimestre, le billet vert d'outre-frontière perdra de nouveau du terrain avant la fin de la semaine.Le dollar US a fermé hier à 3,2350^0 marks ouest-allemands (contre 3,3160/80 lundi) et pourrait tomber aujourd'hui à 3,20 marks, 9,8800^09000 francs français (contre 10.1300/1400 lundi), 2,72907340 francs suisses (contre 2,8230/60 lundi) et 0,8598/8613 livre sterling (contre 0,8956/68 lundi).À New York, les cambistes n'ont cependant remarqué aucune intervention de banque centrale, non plus que sur les marchés européens.dans LA PRESSE DÉCORATION : Pas facile de jouer avec « les couleurs de la nuit)- pour décorer une pièce.Madeleine Dubuc nous décrit demain, dans le cahier « Décoration », une salle à manger habilement décorée par Pierre Bibeau et Anthony Ng, qui ont osé travailler sur une base de noir sans pour autant donner à la pièce un air de deuil.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 382 à quatre chiffres 3724 [LAMÉTÉOI DATE: 20 MARS 1985 AUJOURD'HUI: Min.:- 5* Max.:- 1 AVERSES DE NEIGE DISPERSÉES PUIS DÉGAGEMENT, VENTS MODÉRÉS DtMAIN: ENSOIEIUÉ 12 3 01 \tMin.\tMon.\tAujourd'hui Abijibi\t-IB\t- 8\tEntoile Ovtoouoii\t-10\t- 3\tEnsoleillé Loutentides\t-10\t- 3\tEnsoleillé Cantons de I En\t-Il\t- 1\tCiel «a.nei.\"MoçfKie\t-10\t- 4\tCiel «a.nei.Quebec\t- 7\t- 2\tCiel »o net.LocjSamf-Jeon\t-13\t- 6\tNuorj , nîige Rirwousii\t-10\t- 1\tNuog., neige GîQpèiie H*-Comeau\t-10 - 8\t- 1 - 3\tNuog., neige Nuag., neige \u20226tpMI«s\t- 8\t- 3\tNuog., neige Canada\tMin.\tMo»\t Victor»\tS\t10\t Edmonton\t- 2\t8\t RegincC\t- 2\t10\t Winnipeg\t- 1\t6\t Toronto\t- 4\t0\t \t-16\t- 5\t \t-10\t2\t Qwrkmtiown *\t- 9\t- 3\t Sant-Jeon\t-10\t- 2\t \t\t\tà États-Unis Boston Buffalo Chicogo Miami New York Mw Moi - 8 3 N -Orleans -.6-2 Pittsburgh 3 7 S.Froncisco M».Mai.6 18 - 8 2 9 u Il 21 Woshington - 4 4 Dallas Il 21 les capitales \tMt>.\tMu.\t\tM«.\tMai.Amsterdam '\t0\t4\tMadrid\t0\t16 Athènes\t7\t13\tMoscou\t0\t2 Acopuka\t25\t32\tMexico\t3\t28 Berlin\t0\t' 3\tOslo\t- 7\t3 Bruiellti\t- 5\t7\tPoris\t- 1\t10 Buenos Aires\t12\t22\tRotm\t1\t15 Copenhague\t- 1\t0\tSéoul\t6\t16 Geneve\t- 1\t3\tStockholm\t4\t- 1 Hong Kong\t16\t19\tTokyo\t8\t11 le Core\t12\t28\tTriflkfod\t25\t30 Lisbonne\t\t\tVienne\t0\t5 Londres\t1\t6\t\t\t Lévesque a repris en main le dossier de la salle de concert mê QUÉBEC \u2014 Le dossier de la ™ salle de concert pour l'Orchestre symphonique de Montréal, pour autant que le gouvernement du Québec est concerné, relève maintenant du premier ministre René Lévesque en personne.YVON UVBERGE de notre bureau de Québec_ Interrogé hier par LA PRESSE sur l'état du dossier, le ministre des Affaires culturelles, M.Clément Richard, a lancé, laconiquement : « Adressez-vous à M.Lévesque.» Cette boutade du ministre confirme, en quelque sorte, ce qui était devenu un secret de Polichi- nelle, soit que le premier ministre a aussi rapatrié à son cabinet le dossier de la salle de concert.Tout indique que M.Lévesque a pris en mains le dossier parce que M.Richard se faisait sceptique et exigeant au sujet de la proposition formulée par SOFATI de construire une salle de concert dans le quadrilatère Berri-Sainte-Catherine-Saint-Hubert-de Maisonneuve, au coût de $30 millions.Non pas qu'il ne soit pas d'accord sur le choix du site privilégié par le maire Jean Drapeau et, depuis la semaine dernière, par René Lévesque.Au contraire.Les doutes de M.Richard C'est plutôt, faut-il le rappeler, que le 6 février dernier, le minis- tre des Affaires culturelles avait, en conférence de presse, émis des doutes quant à la possibilité que SOFATI construise une salle de concert \u2014 livrée clés en main \u2014 au coût de $30 millions.Soit pour l'équivalent du montant de la subvention promise par Québec en janvier 1984 pour l'aménagement d'une salle Intégrée au complexe commercial de Cadil-lac-Falrvlew, avenue McGill College.De ce fait, M.Richard ne pouvait s'engager à verser cette subvention, disait-il, sans au moins avoir en main les plans et devis de SOFATI.Et d'autant plus, avait-il ajouté alors, que la garantie de subvention avait été accordée en début d'année 1984 en fonction d'un Investissement de $100 millions, avec les retombées économiques habituelles produi- J.tes par un aussi vaste projet de construction.j Dans les jours qui avalent suivi * cette conférence de presse, le ministre avait rencontré le prési- .dent de SOFATI, M.Michel Gaucher, et s'était, brièvement, entretenu avec le maire de Mont- .réal.Le dossier devait être ré- , évalué par le conseil des ministres, mais voilà qu'aucune \" décision n'a été rendue à ce jour.\u2022 Si ce n'est que M.Lévesque y a ¦ donné son accord de principe et \u2022 que dans les crédits budgétaires déposés hier pour 1985-1986, le ' gouvernement prévoit investir ¦ $10 millions pour la construction de la salle de concert.Une histoire.d'éviction [I Une famille de sept person-¦™ nés s'est retrouvée sur le pavé avec ses biens, hier matin, après avoir été évincée de son logement par des huissiers.Le propriétaire de la famille de M.Jean-Paul Déziel, domiciliée au 5201, rue Saint-Denis, a obtenu une ordonnance d'éviction de la Cour pour non-paiement du loyer.RONALD WHITE_ «Je dormais lorsque, vers 10 h, quatre hommes sont arrivés chez nous », relate le frêle Gilles, 17 ans, un des cinq enfants de la famille.« Ils ont montré à ma mère les papiers de la Cour et ils nous ont dit de sortir en alléguant que notre logement était insalubre.Us nous ont fourni des boites de carton et ils nous ont ordonné de sortir nos affaires sur le trottoir.» Son père ajoute : « Je ne sais pas où aller, maintenant que nous sommes à la rue.Ce n'est pas drôle de se faire mettre dehors de chez-nous après avoir vécu là pendant 14 ans ».M.Déziel est bénéficiaire de l'aide sociale, et il ramasse de la ferraille et toutes sortes de matières de rebut pour gagner de l'argent.Après son expulsion, la famille été accueillie temporairement par un ami.Aujourd'hui, M.Déziel prévoit se rendre au bureau de l'aide sociale afin d'obtenir de l'aide pour reloger les siens.Entre-temps, les biens des expulsés ont été acheminés à la fourrière municipale par un camion de la municipalité.photo Pierre McCann, LA PRESSE La famille Déziel a dû déposer ses meubles dans la rue, en attendant qu'ils soient acheminés à la fourrière municipale.« 15 ans de problèmes » M.Bernard Laverdure est propriétaire de l'immeuble où habitaient les Déziel.«Ça fait 15 ans que j'ai des problèmes avec eux », dit-il.« Ils sont malpropres, ils ont énormément détérioré le logement depuis qu'ils y habitent et, en plus, ils ne payaient pas leur loyer ».Le propriétaire ajoute qu'il a reçu de nombreux avis de la Ville de Montréal l'intimant de faire nettoyer la cour arrière du logement.« Si j'ai eu ces avis, c'est à cause de M.Déziel qui entreposait d'énormes quantités de détritus, ramassés dans les poubelles.« Il y a deux ans déjà, la Régie du logement m'avait donné la permission de les expulser.J'ai décidé de leur donner une chance, à condition qu'ils paient leur loyer.Malheureusement, ils ne m'ont pas payé depuis novembre », ajoute M.Laverdure.Les Déziel contestent cette affirmation, affirmant que les autorités de l'aide sociale payaient eux-mêmes le montant du loyer et une partie des sommes dues, à même leur chèque mensuel d'assistés sociaux.«Ce qui me fait le plus de peine dans toute cette histoire, dit Mme Déziel, amère, c'est que j'ai perdu mes deux chiens, que j'aimais beaucoup.La Société protectrice des animaux était présente lors de mon expulsion, et ils ont jugé préférable de les prendre avec eux et de les éliminer ».Pol icier de la GRC tué par un suspect QB TESLIN, C.-B.(PC) \u2014 Un \u2014 policier de la Gendarmerie royale du Canada et un individu soupçonné d'effraction ont été tués hier quand la police a coincé un homme sur un lac gelé près de Teslin, communauté si- tuée à quelque 200 kilomètres au sud de Whitehorse.L'agent en question est Michael J.Buday, du détachement de Terrace, en Colombie-Britannique.Il était âgé de 27 ans.Il s'agit du deuxième policier de la GRC à être tué cette année au Canada.La police a précisé qu'elle avait entrepris de rechercher l'homme parce qu'on le soupçonnait d'être entré par effraction dans un chalet à quelques kilomètres au sud de la frontière du Yukon et de la Colombie-Britannique.Repéré et encerclé par les policiers qui tentaient de l'arrêter, l'individu aurait tiré et abattu l'agent Buday, qui comptait huit ans de service SOREL SUITE DE LA PAGE A 1 et Titane.Un autre investissement est aussi en cours de négociation avec une compagnie de New York.D'ici à la fin de 1986, l'ensemble de ces investissements devrait créer environ 1 000 emplois dans la région de Sorel.Quant au taux de chômage, il se situerait alors au niveau de la moyenne québécoise de 7 p.cent.Ces projets procureront également de nombreux emplois temporaires dans le domaine de la construction.Par exemple, les travaux en cours à l'usine de QIT-Fer et Titane devraient donner du travail à 1500 ouvriers l'été prochain.Le commissaire industriel estime d'ailleurs que les industries locales dans le secteur métallurgique font preuve d'un grand dynamisme.A chaque année, dit-il, elles investissent de $50 millions à $70 millions dans la modernisation de leur équipement afin photo Pierre Côté, LA PRESSE Pierre Dagenais, commissaire industriel de Sorel.d'être à la fine pointe de la technologie.Selon M.Dagenais.les deux conflits de travail qui frappent actuellement la région sont responsables d'un pessimisme injustifié au sein de la population.La masse monétaire locale est encore considérable et le salaire moyen dans la région était parmi les cinq plus élevés au Québec l'an dernier, même si Sorel vivait la grève de Marine Industrie.«Croyez-vous qu'une compagnie comme QIT-Fer et Titane, une compagnie américaine qui possède même une usine en Afrique du Sud, investirait $150 millions à Sorel si elle n'était pas satisfaite de la situation locale?», demande-t-il.« Les employeurs dans l'industrie métallurgique de la région peuvent compter sur de l'électricité à bon prix et une main-d'oeuvre d'excellente qualité.Et ils le savent.» Des affaires excellentes Le commissaire souligne en outre que les affaires de plusieurs compagnies locales semblent excellentes.Il cite les deux VIRAGE SUITE DE LA PAGE A 1 plus grand repli de l'URSS, à un accroissement des tensions Est-Ouest et à un accroissement des dangers d'une guerre nucléaire.On aurait été insulté si Ronald Reagan avait prononcé un tel discours en territoire canadien sous le gouvernement Trudeau.Mais personne n'a levé la voix au sein du gouvernement Mulro-ney, à la suite du discours du président.On a prétexté que M.Reagan était réputé pour son franc-parler et qu'il avait bien le droit de faire connaître le fond de sa pensée dans ses discours à l'extérieur des États-Unis.Mais c'est bien davantage pour passer un message aux maîtres du Kremlin que pour s'expliquer devant les Canadiens que le président Reagan a livré un discours aussi dur à Québec.U faut comprendre que les Américains veulent s'afficher en position de force au moment même où s'engagent les négociations de Genève sur le désarme-nent.Des gestes comme ceux de la Nouvelle-Zélande, qui refuse les navires de guerre américains dans ses ports, sont fort mal vus ces temps-ci à Washington, qui cherche à éviter toute apparence de dissension au sein des alliés.Or, la mission de.paix lancée fin 83 par M.Trudeau avait irrité l'administration Reagan qui craignait que cette initiative ne soit perçue comme une faille au sein de l'OTAN.C'est donc l'unité et la détermination de l'Amérique du Nord au complet face au bloc de l'Est que M.Reagan a voulu démontrer dans son.discours de Québec.Mais en cé faisant, 11 a porté un sérieux coup à la réputation d'indépendace.que le premier ministre Trudeau avait voulu donner à la politique extérieure canadienne au cours des dernières années.Les mêmes fonctionnaires qui conseillent aujourd'hui M.Brian Mulroney affirmaient il y a un an à peine que l'initiative de paix de M.Trudeau avait renforcé la crédibilité du Canada, et avait démoli les arguments de ceux qui prétendaient que notre pays n'était qu'une ¦ marionnette > de Washington.Leur silence à la suite du discours de M.Reagan à Québec contrastait grandement avec leur attitude passée.compagnies actuellement paralysées par une grève.« Marine Industrie avait un carnet de commandes de $400 millions et Aciers Atlas, une firme spécialisée dans la production d'acier inoxydable, a 5Q0 personnes à son service, soit un niveau d'emploi très élevé pour cette compagnie.» Signalons par ailleurs que des représentants de l'industrie métallurgique, du ministère fédéral de l'Expansion industrielle et régionale, du ministère québécois de l'Énergie et des Ressources, de la CSN, de la FTQ.du milieu universitaire et de la Corporation de développement économique locale se rencontraient hier, à Sorel, afin de mettre au point une stratégie visant à convaincre la population québécoise et les principaux gouvernements que la région Sorel-Tracy est le principal centre de métallurgie au Québec.Ce nouveau comité étudiera au cours des mois qui viennent l'opportunité de créer un centre de recherche en métallurgie dans ce coin de la province.Vu d'un point de vue américain, le sommet de Québec aura donc été une grande réussi te : la détermination de l'Amérique du Nord sous le leadership de la Maison-Blanche est confirmée pour les quatre années à venir.En retour, les Américains ont fait quelques fleurs à M.Mulroney, mais les gestes posés dans des domaines comme le commerce ou les pluies acides demeurent symboliques.Les résultats restent à venir.Le premier ministre canadien a sans aucun doute gagné la confiance et l'amitié du président américain, tl n'est pas impossible, bien au contraire, que cette amitié rapporte des dividendes au chapitre des relations bilatérales canado-américaines.Mais le Canada y aura mis le prix. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985 la presse A 3 COMPROMIS HONORABLE À LA CUM La Fraternité reconnaîtra l'indiscipline des policiers j- | Les policiers de la Commit-™ nauté urbaine de Montréal ont accepté de reconnaître publiquement leur indiscipline et leurs écarts par rapport au code de FLORIAN BERNARD déontologie lors des conflits de décembre l!)81 et mars 1983, et de verser une indemnité symbolique de $.r>2,3(iH.En retour de ces «es-tés, la direction de la CUM accepte de retirer les mesures discipli-naires décidées contre les policiers et de reprendre les négociations.L'entente a été signée, hier après-midi, par le président de la des policiers, Michel Frati rnilé Allard.Elle fait suite aux pourparlers intensifs qui se sont déroulés au cours des derniers jours, et constitue un règlement collectif sur l'ensemble de la question des mesures disciplinaires et des suspensions.Surtout, elle dénoue la crise qui paralysait la CUM et ses policiers en mettant fin à une impasse qui semblait sans issue.Cette entente, selon les parties impliquées, permet aux dirigeants de la CUM et aux policiers de régler la question dans l'honneur et la dignitié.La Fraternité a accepté de mettre un terme immédiat à tous les moyens de pression utilisés depuis le .\"> mars dernier.En outre, la Fraternité doit émettre dans les cinq jours une déclaration publique reconnaissant l'indiscipline de ses mem- bres, et admettre le non-respect des directives du Directeur et de l'Etat-major de la police.L'indemnité qui sera versée par la Fraternité équivaut à une heure de travail par policier touché par les mesures disciplinaires, soit une somme globale de $52,368.Un délai de 45 jours a été accordé pour le versement de cette indemnité.La Fraternité a accepté en outre de retirer tous les griefs déposés ou ù être déposés à la suite du conflit de décembre 1981 et des mesures prises par la CUM depuis le 5 mars dernier.Il y a également acceptation, de part et d'autre, que l'action syndicale de décembre 1981 soit jugée au mérite, devant h; tribunal du travail.Le comité exécutif de la CUM s'est engagé, de son coté, non seulement à retirer les plaintes de nature disciplinaires, mais à prendre dès maintenant des mesures touchant la rémunération des policiers en conséquence des gestes administratifs qui avaient été adoptés au moment des suspensions.Les policiers dont les chèques de paie avaient été amputés de certaines sommes profiteront de rajustements en conséquence.Au bureau du président Pierre DesMarais, hier, on a confirmé que cette entente permettra la reprise rapide des négociations en vue du renouvellement du contrat de travail des policiers.Une première séance devrait avoir lieu d'ici à lundi.Johnson crie à l'insubordination des policiers m QUEBEC ( d'après PC ) \u2014 Le ministre de la Justice s'est montré fort insatisfait du refus d'une centaine de policiers d'obéir à un ordre le week-end dernier, lors de la visite du président Reagan à Québec.La direction de la SQ avait demandé à une centaine de policiers de se rendre au quartier général de la SQ, « au cas où il y aurait eu un problème dans la périphérie de Québec durant la visite du président Reagan ».Les policiers auraient refusé d'obtempérer.Aux yeux du ministre Johnson, il s'agit la d'une « mise en cause des autorités civiles par les policiers ».« C'est de l'insubordination, s'est exclamé le ministre de la Justice.On ne peut plus permet- tre que ces choses-là soient mi: ses en cause.» Le ministre décidera « au cours des heures qui viennent » quelle( s ) action( s ) doit preni dre le gouvernement face a cette situation.C'est ce qu'a déclaré hier le ministre de la Justice Pierre-Marc Johnson, lors d'une entrevue improvisée avec les journalistes parlementaires.Il appartient toutefois à la direction de la Sûreté du Québec de déterminer si des mesures disciplinaires doivent être prises contre les 106 agents qui ont refusé d'obéir.D'autre part M.Johnson a nié avoir reçu quelqu'indication ou rapport que ce soit démontrant que la sécurité du public ait été mise en cause depuis le début du conflit à la Sûreté du Quc; bec.CINQ INCENDIES RAVAGENT MONTRÉAL Un homme meurt au 5962 avenue du Parc WÊ Les pompiers de Montréal ™ ont été appelés ù combattre simultanément cinq incendies, dont deux majeurs, tôt hier matin.Au 5962 de l'avenue du Parc le feu a coûté la vie à un homme d'une quarantaine d'années.Ce sinistre, qui a nécessité cinq ajertes.a détruit une maison de trois étages en plus d'en endommager sérieusement deux autres.RAYMOND OERVAIS Au même moment, 85 autres pompiers, répondant à une quatrième alerte, tentaient de maîtriser un incendie qui faisait rage dans deux maisons de deux étages abritant des commerces au rezde-chaussé.rue Mont-Royal, angle Saint-Denis.Au total, près de 200 pompiers ont combattu durant plus de trois heures ces deux sinistres, ainsi qu'un début d'incendie à l'angle des rue Laurier et Hutchison, avant de pouvoir les maîtriser.L'indendie qui avait apparemment débuté au sous-sol se propageait rapidement par les murs au premier étage d'une pizzeria et d'une boutique de vêtements.Les ^logements situés au-dessus étaient heureusement inoccupés !à ce moment.Les premiers pompiers arrivés sur les lieux de l'incendie de l'avenue du Parc ont dû faire vite pour sauver une dizaines de chambreurs qui s'étaient réfugies sur les balcons.«Lorsque je suis descendu du camion, a raconté l'un d'eux, j'ai vu des gens sur les balcons qui triaient au secours.On a immédiatement mon té les échelles pour les secourir.Les flammes léchaient déjà les fenêtres des deuxième et troisième étages Tout l'inférieur était rouge.\u2022 En plus de faire un mort, l'incendie de l'avenue du Parc, dont on ignore pour le moment la cause exacte, a chassé 25 personnes de leur foyer.Pour fouiller les décombres, les pompiers ont dû agir avec la plus grande prudence, la toiture s'étant effondrée et le plafond du deuxième étage menaçant de s'écrouler à tout moment.Les chercheurs ont même dû utiliser un bélier mécanique pour fouiller les décombres.D'après les premieres constatations, le feu aurait pris naissance au deuxième étage La section des incendies criminels de la police de la Communauté urbaine de Montréal a ouvert une enquête.Au moins trois autres incendies ont réclamé l'intervention des sapeurs au cours de la journée: le premier a l'angle dos rues Mont-Royal et des Erables, le second boulevard Dorchester est, près de Sainte-Elisabeth, et le troisième dans le Vieux-Montréal, au restaurant Stash's Café Bazaar, ICI.rue Saint-Sulpice.Le feu a été rapidement maîtrisé aux trois endroits, mais les dégâts matériels sont considérables.photo Pierre McConn, LA PRESSE Les pompiers manifestent ¦Réquisitionnes par cinq incendies à Montréal, quelques centaines de pompiers ont quand même trouvé le temps, hier, de manifester devant le ministère du Travail pour es-saver de faire comprendre au ministre Frechette que la Ville de Montréal erre en annulant sytématiquement des séances d'arbitrage.« Les procureurs de la Ville, explique Jean-Guy Gagnon, de l'Association des pompiers de Montréal, savent très bien qu'ils ne gagneront pas sur l'article 13 (600 postes vacants).Déjà la Cour d'appel nous a donné raison là-dessus.11 savent que nous sommes dans notre droit de réclamer, tant pour nous que pour le public, un surplus d'effectifs.Nous ne comprenons strictement rien à ce ; minage des négociations.» ! Hier, les manifestants ont pu ; rencontrer le sous-ministre ¦ Yvan Blain auquel on remettra Idans les prochaines heures un dossier complet sur le déroulement de l'arbitrage.Entre- temps, les pompiers se savent démunis quant aux moyens de pression à exercer pour faire débloquer l'arbitrage.« Nous sommes conscients que des moyens de pression, nous n'en avons à peu près pas.a dit M.Gagnon.Nous n'avons pas le droit de grève et ce n'est pas le fait de négliger l'entretien des camions qui fera plier la Ville.Nous avons lancé une campagne de publicité auprès du public pour qu'il comprenne que l'annexion des villes de banlieue par Montréal a diminué les services en les éparpillant.« Le rapport des assureurs indique toujours, a-t-il poursuivi, que Montréal a l'indice trois ( 3 ).Mais avant que la Ville récupère la cote 2 qu'elle a déjà détenue, le Service des incendies devra combler les postes vacants.Quand les gens comprendront qu'il leur en coûte plus cher pour s'assurer parce que les services sont trop éloignés ou incomplets, la Ville se décidera peut-être à bouger.» C'est sur des balcons de bois restés accrochés comme par miracle à la carcasse calcinée d'une maison, au 5962 de l'avenue du Parc, qu'une dizaine de chambreurs se sont réfugiés pour échapper aux flammes qui leur bloquaient toute issue.photo Pierre McCann, la presse Près de 85 pompiers ont mis plus de trois heures, hier matin, à maîtriser un incendie qui a ravagé trois commerces au 368 de la rue Mont-Royal est.Un restaurant, une boutique de vêtements et une taverne ont été la proie des flammes.photo Réal Saint-Jean, LA PRESSE FOLLE CHASSE À L'HOMME NOCTURNE Six policiers blessés et un fuyard atteint de deux balles 1kb Six policiers blessés, un in-™ dividu atteint de deux balles à l'abdomen et cinq autos-patrouille plus ou moins lourdement endommagées, tel est le bilan d'une chasse ai l'homme endiablée qui s'est dé: roulée dans l'ouest de la métro; pole, peu après minuit, hier.Le blessé a été identifié comme étant Richard Dufour, i!) ans, du 32 Chemin du Ravin, à .Sainte-Thérèse.11 est présentement dans un état jugé critique à l'hôpital Général de Montréal, ou il avait été transporté après être tombé sous les balles de la police.Dufour était recherche pour un vol à main armée qui avait été perpétré dans la nuit de dimanche dans une maison privée de Saint-Anloine-des-LaureiUi-des.Quant aux policiers blessés^ cinq ne l'ont été que légèrement tandis que l'agent Edouard Hurst, matricule 1233, affecté au poste de police no 23.demeure toujours à 1'hopitaJ Général de Montréal.Si l'on avait craint, au début, une fracture de la colonne vertébrale, ses'; blessures se sont avérées moins graves.En fait l'examen à démontré qu'il s'agissait plutôt d'un nerf coincé à la hauteur de la nuque.Vérification de routine Toute cette histoire avait dé-, buté par une simple vérification de routine que voulaient effectuer les policiers de l'auto-pa-.' trouille 23-2 auprès des deux occupants d'une camionette qui était arrêtée à l'intersection des rues McGill et Sainte-Catherine.Quant les policiers se sont approchés du conducteur, celui-ci a démarré en trombe.Pourchassée par les agents, la ca-.mionnette devait heurter délibérément une voiture de la police à l'intersection des rue Redfern et Sherbrooke, dans les limites de Wetsmount, avant d'aller s'arrêter sur un terrain privé, d'où les fuyards ont redémarré pour être frappés de nouveau par la voiture de police.La chasse folle devait finale-nvent prendre fin à l'intersection des rues Rosemount et Sherbrooke, les fuyards se heurtant à deux voitures de police.Un objet brillant dans la main Voyant un objet brillant dans la main de Dufour, les policiers n'ont pris aucun risque et ont tiré.En fait, le suspect brandis'- \" sait un couteau.Son compagnon d'escapade, Pierre Duquette, 18 ans, du 17 106 Route 117 à Saint-Antoino»-a été appréhendé et relâché par; la suite, ayant réussi à convaincre les policiers qu'il n'était que passager de la camionnette.' Les policiers devaient se rendre compte par la suite que Du-_ quette était recherché pour 1C vol commis à Sainte-Antoiner Au dernières nouvelles, il cou* rait toujours.NE MANQUEZ PAS DE LIRE NOTRE CAHIER SPÉCIAL SUR L'HABITATION, INTITULÉ.HABITAI PUBLIÉ LE SAMEDI 23 MARS 1 A 4 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985 Le PLQ de Maisonneuve sous tutelle «¦¦\u2022» .\u2022\u2022>>rr > M I A la suite de la bisbille qui ™ a éclaté chez les libéraux du comté de Maisonneuve en vite de la réunion d'investiture qui doit avoir lieu vers la fin d'avril, l'exécutif de l'association, dont le président est Paul Port ugua i s.a été mis sous tutelle par la présidente du PLQ, Louise Robic.Le directeur de l'organisation et de l'animnation, Pierre Bi-beau, a expliqué à LA PRESSE que le parti avait été obligé de prendre cette mesure à la suite de certains gestes posés par l'exécutif, qui allaient à rencontre des statuts et règlements du PLQ.Une majorité de quatorze membres du bureau de direction de ce comté ont appuyé le candidat Yvan Nolel.un jeune avocat.Quatre autres membres, dont trois appuient l'autre candidate à l'investure, Monel-le Saindon, ont tout simplement été menacés d'êtres expulsés des rangs du PLQ.Mme Saindon, qui jouit par ailleurs de l'appui de la permanence de la rue de Gaspé, avait Vendu 750 cartes de membres du parti.Lorsqu'elle a voulu en faire le dépôt officiel, le 20 février, l'exécutif du comté a refusé de les accepter, prétextant que selon un règlement adopté la veille, elle ne pouvait pas enregistrer plus de 25 nouveaux membres par jour.La raison invoquée étant que le secrétaire de l'exécutif, une personne âgée, ne pouvait pas parapher plus de 25 adhésions par jour.Gain de cause Devant une manoeuvre aussi inusitée, les supporteurs et organisateurs de Mme Saindon ont donc porté plainte auprès de l'instance provinciale.Ils ont eu gain de cause.Pour sa part, Mme Saindon a confirmé implicitement qu'elle avait la bénédiction du chef du parti, M.Bourassa, pour se présenter dans ce comté représenté à l'Assemblée nationale par la député péquiste, Louise Ho rel.«Si M.Bourassa a une préférence pour les femmes, c'est tant mieux.Il veut avoir une équipe d'au moins 25 femmes à présenter à l'électorat lors des prochaines élections.C'est une ouverture de sa part qui démontre que le PLQ se préoccupe vraiment d'avoir une digne représentation féminine >.Mme Saindon se targue aussi d'être une libérale de longue date.Son père était organisateur pour les libéraux fédéraux dans la région de Ville de Laval alors que la Trudeaumanie faisait des ravages.Sa première activité en politique « active » remonte donc à cette époque alors qu'elle se trimoussait avec des mini-jupes et des ti-shirts à l'effigie de celui qui se présentait comme le nouveau sauveur de la nation.Mme Saindon déplore par ailleurs que la lutte dans le comté de Maisonneuve se fasse maintenant entre libéraux.Alors que l'ennemi à abattre est effectice- ment le Parti québécois représenté par Mme Harel.Mais elle ne doute pas du résultat final.Drôle de mariage Une bien drôle de relation que celle de René Lévesque et de Brian Mulroney.Jamais un premier ministre du Québec n'a été traité aussi cavalièrement par son homologue fédéral sans rouspéter.A l'occasion de la visite du président américain, Ronald Regean, par exemple, M.Lévesque prenait place dans le «hangar d'honneur».Il n'était même pas au premier rang des dignitaires venus accueillir l'illustre visiteur.Comme si M.Lévesque était simplement le maire d'une belle paroisse.Notre premier ministre ne s'en est par formalisé davantage.Par plus qu'il n'a poussé les hauts cris sur I.maintien du nouveau système de péréquation qui coûtera fort cher au Québec.Quelque $250 millions pour la première année et un total de $750 millions en deux ans, selon les estimations du ministre des Finances, Yves Du-haime.Sans parler de la décision du fédéral de refuser une subvention de $100 millions à l'usine Domtar, dans les Cantons de l'Est en plus de laisser couler dans la Mauricie les industries de la Wabasso et de Melchers.Si les libéraux du temps de Trudeau avaient agi de la sorte, le gouvernement péquiste aurait monté sur les barricades comme étant les grands défenseurs du nationalisme québécois.Autre temps, autres moeurs.Le silence étrange de M.Lévesque peut s'expliquer par le fait que ce dernier est obligé de ménager la chèvre et le chou à la veille d'une campagne électorale.Car il aura besoin de toutes les ressources, y compris des tories, pour combattre le leaderlibéral Robert Bourassa.En tous les cas, c'est la seule explication logique de l'apla-ventrisme de l'actuel gouvernement.Maintenant que M.Mulroney a obtenu ce qu'il voulait au cours de la camnpagne fédérale, il peut facilement se permettre d'envoyer son allié de circonstance sur les roses.C'est toujours comme ça un mariage de raison.Nominations Les conservateurs du Québec, par ailleurs, ont accueilli avec beaucoup de satisfaction la nomination de deux des leurs au Conseil d'administration d'Air Canada.Le directeur général du Ritz Carlton, à Montréal, Fernand Roberge et l'avocat de la Vieille capitale, Jacques Blanchard.Deux organisateurs politiques qui ont assuré le succès de Brian Mulroney dans la région montréalaise et dans l'Est du Québec.Ils étaient chargés, notamment, de sélectionner les candidatures.Le PLQ réviserait la politique québécoise à l'égard des médecins qui pratiquent l'avortement mt Un gouvernement dirigé par \u2014 le Parti libéral du Québec procédera à une révision de la politique actuelle de l'Etat québécois a l'égard des médecins qui, comme le Dr Henri Morgentaler, pratiquent l'avortement.L'application du Code pénal, qui .interdit l'avortement pour des raisons autres que thérapeutiques, « sera examinée à ce moment-là (après la prise du pouvoir) ; si on était élu au cours de l'été ou du printemps, il faudra réexaminer la situation », a indiqué hier le chef du PLQ.M.Robert Bourassa commentait les propos tenus la semaine dernière par le Dr Morgentaler qui avait fait part, dans une interview, de ses « craintes devant la possibilité que le PLQ soit réélu > parce que les libéraux « pourraient décider de poursuivre à nouveau les médecins qui pratiquent des avortements ».Il s'agirait alors d'un virage important dans l'application québécoise du Code pénal \u2014 qui relève de la compétence fédérale \u2014 puisqu'a l'arrivée au pouvoir du Parti québécois, en 1976, le ministre de la Justice de l'époque, M.Marc-André Bédard, avait abandonné une quatrième poursuite contre le médecin montréalais parce que la jurisprudence avait démontré que c'était inutile de continuer de s'adresser aux tribunaux, le Dr Morgentaler ayant été acquitté trois fois de suite.C'est avec beaucoup de réticence que le chef du PLQ s'est prononcé sur cette question très controversée.A Longueuil, en matinée, M.Bourassa avait été fuyant quand il avait été interrogé par les journalistes à la fin d'une conférence de presse.Il avait alors indiqué, en sortant de la salle de conférence, que la politique de son parti était « conforme à la loi fédérale » et il promettait de répondre aux questions des journalistes à une autre occasion.Mais on notait dans son attitude un certain malaise devant les questions pressantes de la presse sur ce sujet délicat, qui soulève les passions au Canada anglais pendant qu'au Québec, le mutis-' me des autorités a permis d'éviter le débat sur cette question depuis des années.Plus tard, M.Bourassa acceptait de formuler quelques commentaires à La Presse Canadienne lors d'une brève conversation téléphonique.Selon le Dr Morgentaler, le libre accès à l'avortement libre et gratuit repose au Québec sur la décision du Procureur général « de ne pas mettre en vigueur la loi fédérale sur l'avortement».Un changement de gouvernement pourrait amener un changement d'attitude, même si la population est majoritairement en faveur de l'avortement, croit-il.\u2014 Presse canadienne LE TERRAIN DE LASALLE VENDU POUR UN CENTRE COMMERCIAL Un scandale vieux de vingt ans connaît son dénouement à la SAQ ¦| Vingt ans après le « scandale ma' de ville de LaSallc », qui vint ébranler les derniers mois du gouvernement Lesage, la Société des alcools du Québec a annoncé hier qu'elle avait enfin réussi à trouver acquéreur pour le terrain où, pendant un temps, elle avait songé à aménager son siège social.Au lieu de la SAQ, le terrain servira à la construction d'un vaste centre commercial régional.PIERRI VINNAT_ Le terrain litigieux a été vendu à l'entreprise 95715 Canada Inc., une société du groupe Westcliff.Le groupe a son siège social à Montréal et oeuvre dans toute l'Amérique du Nord, principalement au Québec, dans le domaine des centres commerciaux et des édifices à bureaux.La transaction s'est faite en considération d'une somme de $4,5 millions de dollars, représentant l'offre la plus avantageuse qu'ait reçue la SAQ pour ce terrain dont elle tentait désespérément de se débarrasser depuis plus de dix ans.L'Entreprise 95715 Canada Inc., le plus haut soumissionnaire, désirait acquérir le terrain en vue de l'implantation d'un centre commercial régional qui sera connu sous le nom de « Carrefour Angrignon ».Les autorités municipales de LaSalle ont d'ailleurs autorisé, le 11 février, un changement du zonage municipal afin que se réalise le « Carrefour Angrignon » sur l'ancien terrain de la SAQ.Cette transaction mettra, sem-ble-t-il, un point final à un scandale politico-financier sur lequel une commission royale d'enquête n'a pas réussi à faire toute la lumière, de l'aveu même de son président, le juge Arthur I.Smith.$1 million en une semaine L'ancienne Régie des alcools du Québec, alors présidée par M.Lorne-G.Power, avait décidé de transférer ailleurs qu'au Pied du Courant l'administration et les opérations de l'organisme.On parlait également de construire une cidrerie.La RAQ s'était donc lancé dans une première série de transactions immobilières à Anjou mais l'implication dans le dossier du maire-fondateur d'Anjou, Ernest Crépeault, un personnage déjà controversé, la força à annuler les transactions.C'est alors que la RAQ se tourna du côté de LaSallc à la suite de transactions immobilières douteuses qui furent révélées au grand public par LA PRESSE en janvier 1966.C'est ainsi qu'on démontra que le prix de vente des terrains vacants avait grimpé de $959,247, le 8 novembre 1965, à $2,122,351, une semaine plus tard, soit un profit de plus de $1 million en une semaine.Le scandale éclatant sur la scène publique devait amener René Lévesque, alors ministre du cabinet Lesage, à s'en dissocier et a parler ouvertement de patronage pendant que l'opposition unioniste se déchaînait.Le gouvernement Lesage essaya de s'en tirer eti clamant son ignorance des activités de la RAQ mais dut quand même nommer une commission royale d'enquête, présidée par le juge Smith.Après avoir fait couler beaucoup d'encre, la Commission Smith devait lentement sombrer dans l'indifférence.Ou presque.Ce n'est qu'en juillet 1967, un an et demi plus tard, que son rapport fut connu.Le juge Smith avait dû avouer qu'il ne pouvait identifier les véritables propriétaires de la compagnie des Bermudes, Cangro Bermuda Limited, qui avaient été les véritables profiteurs de l'affaire.En effet, ses administrateurs, retranches derrière les lois des Bermudes, avaient refusé de venir témoigner au Québec et la commission Smith n'avait aucun pouvoir pour enquêter aux Bermudes.Le juge Smith conclut donc uniquement à la négligence des mandataires de la RAQ, blâmant les agents d'immeuble et les administrateurs du temps de la RAQ pour ne pas avoir tenté de découvrir les noms et de négocier avec les véritables propriétaires des terrains.Le juge Smith avait alors recommandé que dorénavant, les transactions immobilières effectuées par des organismes gouvernementaux ne soient plus laissées à la discrétion d'un seul homme, ce qui était le cas en vertu de la loi qui régissait alors la RAQ, remplacée depuis par la SAQ.Un éléphnat blanc La SAQ se retrouva rapidement avec un éléphant blanc sur les bras.En effet, l'administration de la SAQ est toujours au « Pied du courant » et le centre de distribution de la SAQ a été construit dans l'est de Montréal plutôt qu'à LaSalle, «pour des raisons d'accès au site », rapporte ironiquement le communiqué de la SAQ d'hier qui, bien sûr, ne fait aucune mention du scandale de 1966.LA PRESSE avait d'ailleurs publié il y a 10 ans, en octobre 1974, une nouvelle à l'effet qu'aucun acheteur ne s'était présenté à un appel d'offres lancé par la SAQ pour l'achat de ces terrains.Il fallut donc attendre à hier pour qu'enfin la SAQ puisse annoncer un dénouement heureux à ce qui fut, pendant plusieurs mois, un des derniers scandales à ébranler le gouvernement Lesage.Le maire de Québec ne sera pas candidat libéral mm QUEBEC (PC) \u2014 Le maire de Québec.M.Jean Pelletier, a décidé ™ de ne pas faire le saut sur la scène politique provinciale.Dans un communiqué publié hier, M.Pelletier a fait savoir qu'il en avait informé le chef du Parti libéral du Québec, M.Robert Bourassa, lundi dernier.Le communiqué précise par ailleurs que M.Pelletier n'a pas encore décidé s'il sollicitera un renouvellement de son mandat a la mairie en vue des élections municipales de novembre prochain.Il doit faire part de sa décision au cours des prochaines semaines.Bourassa parlera d'énergie québécoise au Rhode Island mm Persuadé que le Québec peut a* aller décrocher $25 milliards d'investissements du côté des États-Unis s'il développe au maximum son potentiel hydrogène et hydroélectrique, le « ci- PIERRE VINNAT_ toyen » Robert Bourassa, même s'il ne jouit d'aucun titre officiel, a décidé d'intensifier son lobbying auprès des autorités américaines en ce sens.M.Bourassa, qui lancera à Washington, le 16 avril, un volume moussant ses théories, préfacé par l'ancien secrétaire américain à l'Énergie, James Schlesinger, passera les journées de demain et de vendredi au Rhode Island.w C'est ainsi qu'il rencontrera\"* vendredi le gouverneur de cet État américain, Edward Di l Prête, à Providence.M.Bourassa prononcera également deux causeries lors de son -court séjour outre-frontière,^ l'une devant le Rhode Island Council, un organisme d'hommes d'affaires, et l'autre devant le Rhode Island Realtors Associa-' lion, un organisme de promoteurs fonciers.e sore SPRED SATIN LA MEILLEURE PEINTURE AU LATEX DE GLIDDEN \u2022 FINI LAVABLE ET DURABLE \u2022 CACHE MAGNIFIQUEMENT, RETOUCHES FACILES \u2022 SÉCHAGE RAPIDE, MINIMUM D'ODEUR SPRED SATIN APPRÊT-SCELLEUR \u2022 IDÉAL POUR PLÂTRE, MUR SEC ET MAÇONNERIE SPRED ÉMAIL SEMI-LUISANT AU LATEX \u2022 FINI LAVABLE ET RÉSISTANT A LA SOUILLURE \u2022 GRAND POUVOIR COUVRANT, FACILE D'APPLICATION \u2022 DES MILLIERS DE COULEURS \u2022 S'HARMONISE AVEC SPRED SATIN ACHETEZ LA QUALITÉ GLIDDEN ET ÉCONOMISEZ CHEZ: CENTRE DE DECOR GUDDEN 3385, boul ûei Source» DoUaid-dei-Ormeoux (Que.) 683-9122\tOUINCAILLERIE RIVERSIDE 7584.rua Centrale LaSalle (Que.) 3664060\t\tLE CASTOR BRICOLEUR 226,25e Avenu* St-Euiteche 472-3000\t\tMAGASIN K-MART 3105.chemin Côle-Vertu St-Laurent Quo ) 336-7240 CENTRE OE Di-COR GUDDEN 0878.rut Jean Talon eot Sinnt-Leonord (Que ) 258-9383 .\tMAGASIN DE PEINTURE SI -MICHEL 364DA, lu* Celuir Montréal 720-3182\t\tOUINCAILLERIE MODERNE INC.9021, ru* Lflleuneace Montréal 367-3960\t\tROGER GARAND INC.167, ru* M il pie Centre d'achat* Mapla, Chéteauguay 891-3620 CENTRE DE DÉCOR OUDDEN 2740.boul do la Concorde eat Duverney.Laval (Que i 667-2870\tCENTRE DE OËCOR SALVI 6187.Jean-Telon eat Mohttéal 721.8013\t\tROBERT THIBOUEAU ENR.785.rue Salnte-Hélén* Longueuil 677-4578\t\tQUINCAILLERIE ROUSSEAU ENRO.463.lu* Victoria Saint-Lambert 871-3287 QUINCAILLERIE FRONTENAC LTÉE 2165.rue Frontenac Montréal 626-3387\tOUINCAILLERIE JACOBS B.P.10, Caughnawaaa 630-0328\t\tELPHÊGE GRENIER INC.33, Homard-Pilon Beloeii Station (Que.) 467-4279\t\tFRENIÉRE « FILS INC.62]0.rue Paplneau Montreal 272-1033 FERRONNERIE UEOE ENRO.8480.rue Saml-Denu Montréal 388-2174\t\tMAGASIN KM ART 1060, MonM.gneur-Laogkxn Velleyli*ld 1714121\t\t\tLA PEINTURA THEO UE INC.6690A.ru.Saint-Don:.Montréal 273-4036 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985 A 5 « On s'est contenté du rôle qui nous allait» \u2014 LÉVESQUE ri QUEBEC (PC) \u2014 La pré-™ sence du Québec au sommet Reagan-Mulroney était « essentiellement protocolaire et très discrètement protocolaire, » a déclaré hier à l'Assemblée nationale M.René Lèves-que.«C'était une invitation fédérale au chef du gouvernement des Etats-Unis et on s'est contenté du rôle qui, nous semble-t-il, nous allait, » a déclaré le premier ministire en répondant aux questions du chef de l'Opposition Gérard D.Lévesque.Le chef de l'Opposition s'était informé si le premier ministre ou ses ministres avaient « pu profiter de cette présence chez nous d'une forte délégation américaine pour sensibiliser nos visiteurs à l'importance que nous attachons » à certains dossiers du contentieux entre les Etats-Unis et le Canada.Parmi ces dossiers, il a cité le bois de sciage, les pêches, l'amiante, les produits horticoles, les produits agricoles.Les occasions de sensibiliser les « secrétaires » américains n'ont pas été nombreuses, a dil le premier ministre qui a raconté qu'au cours du gala il se trouvait aux côtés du secrétaire à la Défense M.Schultz.« On a pu échanger des propos, mais comme la défense n'est pas ma première préoccupation, c'est même loin d'être la première en ce qui me concerne, cela n'a pas été très loin.» Au chef de l'Opposition qui s'informait s'il était vrai qu'il avait décliné l'invitation de participer à certaines activités, notamment au diner offert par M.Reagan et à la cérémonie du dé- part, le premier ministre a répondu qu'il avait été convenu entre lui et M.Mulroney qu'il n'assisterait pas à ce dîner et qu'il s'y ferait représenter par le vice-premier ministre Marc-André Bédard.M.René Lévesque a expliqué qu'il avait des choses à faire à Montréal.« Les sommets de la Saint-Patrice n'empêchent pas des problèmes de se poser et il faut s'en occuper, » a-t-il dit.Il a nié qu'il s'agissait d'affaires électorales, mais il a ajouté avec une touche d'humour que « plus on réglera de problèmes, plus les élections viendront bien ».Commentant le sommet, le premier ministre a déclaré : « Il est évident que c'est un événement historique même si on abuse un peu du mot sommet un peu partout.C'est rarement dans ces sommets d'une journée, une journée et demie, qu'on change la face du monde d'autant plus que je pense qu'il s'agissait, comme on l'a dit, d'un \"shamrock summet\", c'est-ù-dire d'une rencontre amicale qui tombait comme par hasard le jour de la Saint-Patrice entre deux Irlandais.» Le premier ministre espère que des comptes-rendus alléchants seront faits sur la ville et la région de Québec qui « alimenteront l'industrie touristique durant quelques mois ».Il a admis qu'il avait été frappé que le président américain souligne dans une intervention que des jeunes entrepreneurs fonceurs venant du Québec se font remarquer aux Etats-Unis.L'ex-rédacteur en chef du Globe and Mail au Sénat D'après CP « OTTAWA \u2014 M.Richard Doylc, ancien rédacteur en chef du Globe and Mail, vient d'être nommé au Sénat par le premier ministre Mulroney.Dans un communiqué, le bureau du premier ministre précise que M.Doyle, qui est aujourd'hui rédacteur honoraire du journal torontois.représentera l'Ontario à la Chambre haute.M.Doyle, qui est âgé de 62 ans.fut rédacteur en chef du Globe and Mail pendant 20 ans.En 1983, il fut nommé rédacteur honoraire du quotidien, dans lequel il publie trois chroniques par semaine; la même année, il était fait officier de l'Ordre du Canada.Le 1er mars, il écrivait qu'il MAIGRIR Une ÉQUIPE de médecins, diététistes, éducateurs physique, animateurs, etc.est à votre service depuis \\Q ANS.CBON DE MONTRÉAL 276-2573 Richard Doyle i°'erPho»o * était difficile d'approuver l'appel lancé par le leader NPD Ed Broadbent en faveur de l'abolition du Sénat à la lumière de l'obstruction à laquelle s'étaient livrés récemment les sénateurs libéraux.Il se disait néanmoins d'avis qu'il serait peut-être préférable que les sénateurs soient désormais élus, plutôt que nommés.Espèce en voie de disparition (exit propria, exit vidéo) -=-*at epuis l'avènement du Sanctuuire du Mont-Royal, les visiteurs inopportuns ne s'amusent plus en votre absence.Les moyens primaires de protection sont disparus.Enfin.Les gens bien et prévoyants l'ont compris.Et ils ont cessé d'être inquiets.Le Sanctuaire est conçu en fonction du bien-être de ses résidents.Un système de sécurité est en oeuvre 2-1 heures sur 24.Vos objets précieux sont bien protégés.Votre intimité est préservée: chaque ascenseur ne dessert que deux résidences par palier.L'intérieur peut être aménagé en fonction de vos besoins.Le paysage est somptueux.D immenses baies vitrées vous assurent un ensoleillement inégalé.N'est-ce pas là une façon élégante de se distinguer?le sancTuaice du mont-royal Accédez à un nouveau mode de vie.Condominiums privilégiés en bordure ouest d'Oulrcmont.6000 Chemin Deacon, Montréul (514173H-0000 De preference sur rendez-vous.lch à coucher: 1036 pi car.+.IW.600+ 3 ch.à coucher: 1711 pleur.+ .1.109.000 + 2 ch.à couchir: 1323 pi car.+, $132,000 t l'tmlhoum: 2346 pi car.+.1360,000 t L'Opposition blâme l'attitude du gouvernement vis-à-vis Washington I I OTTAWA (PC) \u2014 La majo-\u2014 rite conservatrice a facilement défait par un vote de 5fi à 156 une motion de non-confiance néo-démocrate blâmant le gouvernement pour son attitude dans les relations avec les États-Unis.Au lendemain du «sommet de la St-Patrick » entre le président Ronald Reagan et le premier ministre Brian Mulroney, le gouvernement a dû subir les foudres de l'Opposition tant pendant les débats sur la motion de non-confiance que durant In période des questions.Le chef libéral John Turner et le leader du Nouveau parti démo cratique Ed Broadbent ont tous deux interrogé le premier ministre sur la question des pluies acides.M.Turner a voulu savoir pourquoi le gouvernement n'avait pas réussi a forcer les Américains a adopter des standards et des règlements communs, ainsi qu'à voler les budgets nécessaires pour combattre les pluies acides.Mais le premier ministre a soutenu que le dossier des pluies acides était aa point mort depuis trois ans et que la nomination de représentants spéciaux des deux gouvernements constituait un progrès important.Le chef du NI'D a voulu savoir, pour sa part, comment le gouvernement pouvait considérer comme un progrès une situation dans laquelle le Canada a fait tous les compromis et les Etats-Unis n'en n'ont fait aucun.Mais, pour M.Mulroney, il y a effectivement eu progrès puisque les Etats-Unis ont accepté pour la première fois de reconnaître que les pluies acides étaient un problème commun aux deux pays et que les gouvernements devaient agir dans ce domaine.Le critique néo-démocrate en matière d'environnement Bill Rlaikic a, pour sa part, critiqué le choix de l'cx-premier ministre de l'Ontario Bill Davis comme représentant spécial du Canada dans les négociations avec les Américains sur les pluies acides.Selon lui.l'on des problèmes majeurs dans le dossier des pluies acides provenait justement d'- la décision du gouvernement on ta rien de reporter la construction de certains équipements de purification de l'air dans certaines centrales électriques d'HydroOntario, qui est le troisième producteur de pluies acides en Ammérique.Ed Broadbent La motion de non-confiance, néo-démocrate traitait égalé:-! ment de la question de la participation canadienne au projet américain de bouclier spatial, dit « de.la Guerre des étoiles ».*»y Selon M.Broadbent, ou bien 1* gouvernement est naif ou bien il essaie de tromper la population quand il affirme qu'il n'y a aucun lien entre le programme de bouclier spatial et la modernisation des radars du Nord canadien- qui a fait l'objet d'un accord au cours du week-end.Les responsables américains-ont toujours affirmé qu'il y ava'tf un lien entre ces deux projets et le président Reagan a même afi firme qu'il entendait partager cette technlogie de « la Guerre5 des étoiles » avec le Canada.Les libéraux ont voté en faveur de la motion de M.Broadbent après avoir fait adopter un amendement la rendant plus spécifique.Répondant au nom du gouvernement, le secrétaire d'Etat aux Affaires extéreiures Joe Clark it soutenu que le Canada gardait \\y droit de refuser l'installation sur son territoire de toute arme nucléaire.Robert Bourassa ne s'estime pas concerné par l'aspect «militaire» du sommet de la Saint-Patrick tm Le chef du Parti libéral du ^ Québec, Robert Bourassa, considère que la question du pacifisme et de l'opposition aux armes nucléaires n'est pas du ressort d'un parti politique québécois.C'est pourquoi, même s'il se réjouit des conséquences « économiques » positives, pour le Canada en général, et le Québec en particulier, de la rencontre Mulroney-Reagan, M.Bourassa ne veut pas se prononcer sur ses conséquences « militaires ».PIERRE VENNAT Conférencier devant la Chambre de commerce de la Rive-Sud dans un hôtel de Longueuil, le chef libéral s'est fait fort de démontrer aux hommes d'affaires qu'il était heureux pour notre économie que le président Reagan ait pris l'engagement de favoriser un commerce plus libre entre les deux pays, notamment par des initiatives en vue d'éviter de taxer les exportations cana- diennes ou québécoises outrefrontières.Le Québec étant très dépendant de ses exportations, une; taxe américaine sur les importations ou toute autre mesure protectionniste équivalente pourrait être désastreuse pour une économie déjà chancelante.Ceci étant dit, M.Bourassa s'est quelque peu impatienté lors que les journalistes ont voulu savoir si à son avis, cette «concession » du président Reagan à son homologue canadien Brian Mulroney n'a pas été faite en retour d'une plus grande latitude pour les Américains d'implanter leurs armes nucléaires sur le sol canadien.Ayant commencé par dire que le dossier de la défense n'étant pas de son ressort, il devait ensuite avouer qu'il était ignorant en cette matière pour ensuite dire que de toute façon, bien que plusieurs de ses propres militants, et notamment les jeunes libéraux.favorisent le désarmement, «il ne s'agit pas là d'une question qui regarde le programme d'un parti politique québécois ».Ce n'est que d'économie que M.Bourassa voulait parler hier, répétant devant des hommes d'affaires déjà convaincus, que son parti favoriserait l'entreprise privée, abolirait les droits de succession, améliorerait la fiscalité, thèmes qu'il a maintes fois développés depuis quelques mois et desquels il n'a pas l'intention de dévier.Enfin, M.Bourassa, qui réclame à grands cris des élections générales pour juin, n'écarte pas le comté de Bertrand, sur la Rive-Sud, comme « possibilité » si M.Lévesque décidait de ne tenir que des élections complémentaires au printemps et de reporter les élections générales à l'automne, ou même plus tard.Mais il s'empresse d'ajouter que si tel devait être la décision du gouvernement péquiste.cela serait scandaleux ! L'entente sur les radars -m OTTAWA (PC) \u2014 Le gou-™ vernement a déposé, hier' aux Communes, le texte de l'entente signée lundi avec le gouvernement américain sur la-modernisation des équipements de radar du Nord canadien.L'entente d'une douzaine de pages, accompagnée d'une annexe de même longueur, insiste sur les liens de coopération eii\" tre les deux pays qui « sont for\\: dés sur la reconnaissance et le plein respect de leur souveraineté respective ».L'entente prévoit, en plus de, la construction de 11 radars à longue portée et de :tfi radars de.courte portée en territoire cana:, dien, la construction de bases devant servir aux avions-radar américains et aux chasseurs, des deux pays.Aux Communes, l'Opposition libérale a voulu savoir pourquoi il était nécessaire de bâtir des bases aériennes en plus des r£ dars.LES NOMINATIONS À AIR CANADA «Le peuple a voté pour des changements », dit Mulroney aj| OTTAWA (PC) \u2014 Le pre- \" mier ministre Brian Mulroney a défendu hier, aux Communes, le choix de 13 nouveaux directeurs d'Air Canada, tous identifiés comme étant d'actifs partisans conservateurs, en affirmant que les Canadiens avaient voté pour des changements le I septembre dernier.« A cela, je répondrai, a lancé M.Mulroney, que le peuple canadien a voté pour des change ments et vous pouvez être certain qu'il y aura des changements.» Attaqué par le député néo-dé mocrate, M.Nelson Riis, qui lui reprochait d'avoir oublié son discours électoral et ses promesses de créer un Comité des Communes chargé d'étudier les nominations politiques, le premier ministre a défendu les dé cisions de son gouvernement pour les lb'O postes accordés depuis le 4 septembre.« Le député, a-t-il dit, parle de qualification en voici, M.Peter Bawden est propriétaire d'une compagnie aérienne très profitable ; M.David Angus, est un avocat de renommée internationale dans le domaine du transport et M.Ralph Fisher est un partenaire de la firme Laven-thal et Horvath et un leader de la communauté juive au Cana da.Voilà le genre de personnes qualifiées que nous nommons sur les conseils d'administration.» M.Mulroney a ensuite enchaîné que son gouvernement n'avait pas seulement nommé des conservateurs.« Nous avons nommé M.Lloyd Francis (un ancien député libéral et prési dent des Communes), M.Steven Lewis (ancien chef du NPD de l'Ontario), M.Bruce Philipps (ancien chef de bureau de CTV ù Ottawa)! Mme Sylvia Gold, le juge Gérard Laforest à la Cour suprême, Mme Jocelyn Johnson à Pétro-Canada.LE DOSSIER DOMTAR Une rencontre avec Mulroney laisse l'Estrie sur sa faim ¦OTTAWA \u2014 Contraint de rencontrer les représentants du Front commun pour la survie de Domtar, le premier ministre Brian Mulroney s'est fait rassurant hier mais a refuse de préciser ce qu'entend faire son gouvernement dans ce dossier.¦ lllllim.«I HI»\u2014 ^imnHMimi GILLES FAQUIN de notre bureau d'Ottawa À l'issue d'une réunion de plus d'une demie heure avec M.Mulroney, le porte parole du groupe.M.Michel Bousquet, s'est dit optimiste mais guère plus avancé qu'il ne l'était.Venue dans la capitale pour rencontrer les partis d'opposition, la délégation n'avait pas réussie a obtenir de rendez-vous avec M.Mulroney et attendait patiemment dans les tribunes des visiteurs.Interroge aux Communes par le députe de Shefford.Jean La-pierre, M.Mulroney a d'abord refusé de dire quand il allait voir les gens de l'Estrie.Puis se ravisant, il a finalement accepté.Se déclarant très heureux de cette réunion imprévue, M.Bous- quel a expliqué qu'il s'agissait surtout de faire part de l'inquiétude de la région face à la perte possible de ô.OOO emplois.« En tant que petit gars de Baie Comeau.je pense que M.Mulroney a très bien compris notre message a dit M.Bousquet.Nous demeurons optimiste quand à une solution à venir ».« Le dossier est très compliqué et ce n'était pas le moment de nous embarquer dans la plomberie a ajouté le porte parole du groupe.Il nous a rassuré sur la compréhension qu'il avait de notre situation ».Selon M.Bousquet, le premier ministre a indique que les discussions se poursuivaient dans le triangle Ottawa-Québec-Domtar.Il a laissé entendre que différentes solutions étaient encore à l'étude pour venir en aide à la compagnie.«Notre objectif est d'obtenir que le projet se réalise peu importe la formule » a conclu M.Bousquet.«UNous retournons à notre confiance du S mars suite à la rencontre Mulroney-Léves-que».Pour le maire de Windsor, M.Adrien Péloquin, le réunion n'a rien donné de neuf et l'incertitude sur l'avenir de la Domtar persiste.Pendant que se déroulait ia dis,:' cussion entre M.Mulroney et la délégation, le ministre responsable du dossier.M.Sinclair Stevens, a déclaré aux journalistes qu'il était encore opposé au ver- \u2022 sèment d'une subvention à la compagnie.Faisant part de ses pourparlers ¦ avec des représentants de l'Assju^ dation canadienne des produc-*-leurs de pâtes et papiers la veille, M.Stevens a dit que cet organts* me partageait son point de vuc= Il a noté que la seule voix dissidente était celle du vice-présidenrj de la Domtar.M.Raymond- Panard.« Tous les autres nous on.t dit que cette pratique n'était pas.nécessaire» a affirmé M.Ste-r vens.~ Même si ce regroupement jugt-inutile, voire nuisible, ce genre d'intervention, on ne doit pas exclure un appui d'Ottawa à la Domtar a ajouté le ministre.Il a cependant refusé de préciser la' nature de l'aide envisagée par son ministère.L'ambassade turque s'était montrée préoccupée avant l'attaque, révèle Clark Joe Clark laterphoto PC j ci OTTAWA (PC) \u2014 Faisant le ™ point une fois de plus sur l'attaque de l'ambassade turque par trois Arméniens, le ministre Joe Clark a fait savoir aux Communes, hier, qu'il avait été question de renforcement de sécurité à deux reprises avant la prise d'otages de la semaine dernière.Le !i2 février, a raconté M.Clark, il y a eu une conversation entre un représentant de l'ambassade et le département du protocole, au ministère des Affaires extérieures.Il a surtout été question de terrorisme international, a dit le ministre, « mais le représentant turc a profité de l'occasion pour faire part de sa préoccupation devant la menace à la sécurité de l'ambassade ».Cette conversation, a noté M*.Clark, a été signalée à la GRC.- Le 5 mars, « la GRC s'est rend.u.de son propre chef à l'ambassade turque pour discuter de sécurité-interne ».Ministres ; .M.Clark a expliqué qu'il avait' nié, auparavant, toute demande/ de renforcement de sécurité pan-l'ambassade turque, parce qù'P.' les ministres n'avaient pas été\" mis au courant des démarchés» auprès de la GRC.Mais ces explications n'ont.pas réussi à apaiser l'opposition, particulièrement le leader néo-démor.crate en Chambre, M.Ian Deans,, qui a dit de M.Clark qu'il était «une honte».U t. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Le sucre québécois a-t-il un avenir?L'ancien ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, estime qu'il faudrait fermer la Raffinerie de sucre du Québec si l'on n'arrive pas à la vendre.Un front commun d'organismes de la région de Mont-St-Hilaire réclame des mesures d'urgence de la part des gouvernements canadien et québécois.Cette entreprise malheureuse est à la croisée des chemins: il importe de prendre une décision ferme, ou bien pour la sauver, comme le réclament les gens de la région, ou bien pour l'achever, comme le suggère M.Parizeau.Il est en tout cas impossible de continuer à subventionner sans cesse une raffinerie qui n'apporte pas les bienfaits économiques qu'on attend d'elle.Elle représente un cul-de-sac dans la politique de prix de soutien aux producteurs de betteraves.C'est grâce à cette subvention aux agriculteurs qu'elle peut acheter les betteraves qu elle raffine en sucre brut.Or les partisans de la raffinerie affirment que c'est le raffinage ultérieur en sucre blanc de consommation qui lui permettra de devenir rentable.Pour passer à ce stade, la raffinerie, qui a déjà englouti des investissements de l'ordre de S58 millions en cinq ans, a besoin de $12 millions.Douze millions de dollars c est une grosse somme quand il s'agit d'une entreprise dont la rentabilité n'est pas assurée.On comprend l'attitude de M.Parizeau: si les chances sont bonnes de réaliser des bénéfices, on pourrait trouver des intérêts privés qui voudraient acheter la raffinerie et investir les $12 millions qui lui manquent encore.En revanche, si les chances sont très minces qu'elle devienne profitable, il n'y a pas de bonne raison de demander à I État d'engloutir encore cette somme pour ensuite devoir absorber des pertes annuelles.M.Parizeau va jusqu'au bout de son raisonnement.Le front commun pour sauver la raffinerie va aussi au fond des choses, il se rend compte de I avenir précaire de cette entreprise et demande que le gouvernement fédéral fixe le prix du sucre sur le marché canadien en fonction des coûts de production de betteraves sucrières au Canada.Le front commun veut que le Canada adopte une politique semblable à celles des autres pays producteurs de sucre.En règle générale, une telle politique de prix revient à demander aux consommateurs de subventionner la production des agricultueurs.Le front commun estime, cependant, que les consommateurs n'auraient pas nécessairement à payer la différence entre le coût du sucre de betterave et celui du sucre de canne importé car les raffineurs privés ne s'empressent pas de faire bénéficier les consommateurs des baisses du cours mondial du sucre.Si le front commun a raison dans ses calculs, il faudrait effectivement aller de I avant avec la modernisation de la raffinerie ou la vendre à des intérêts privés qui ne manqueraient pas de se manifester.Il y aurait toutefois lieu de se pencher de nouveau sur les bénéfices des grandes raffineries de sucre pour déterminer s'ils ne sont pas excessifs.On en arrive enfin à voir le problème sous un autre angle: Ottawa et Québec doivent-ils adopter une politique sucrière, qui engage les consommateurs à subventionner les agriculteurs, ou une politique qui est à l'avantage des consommateurs en assurant un meilleur fonctionnement du marché?C'est une question à laquelle il faut répondre franchement car il est illusoire de rechercher un juste milieu.Le risque est trop grand qu'on aboutisse au juste milieu où le consommateur paye son sucre trop cher et l'agriculteur n'arrive pas à vivre de ses ventes de betteraves sucrières.Frédéric WAGNIÉRE Qui veut arrêter la guerre Iran-Irak?Seule l'intervention d'une puissance plus grande que l'Iran et l'Irak pourrait arrêter la guerre qui fait rage entre les deux pays depuis 1980.Il faut supposer que personne n'a intérêt à ce que cesse le massacre, puisque rien n'assure que les timides tentatives entreprises de ci de là pour ramener la paix entre les deux nations vont donner des résultats.Les chiffres les plus incroyables circulent.Il y aurait eu 500 mille morts, tant d'un côté que de l'autre.La cueillette des faits et des statistiques reste très aléatoire.Les médias dépendent, pour leurs informations sur les opérations, d'officines de propagande.Même les faits les plus grossiers, comme le bombardement des grandes villes, sont niés.Mais les villes sont bombardées.Le conflit entre l'Irak et l'Iran ne connaît pas la ville «ouverte», la place épargnée, parce que considérée comme non défendue et dépourvue de valeur stratégique.Les gaz chimiques sont utilisés; les prisonniers sont maltraités; les enfants sont envoyés au front.Quelle convention internationale cette guerre a-t-elle respectée?Il y a bien des manières de faire boucherie.Il y a des manières qui se rapprochent de l'art, d'autres qui en restent fort éloignées.La guerre entre l'Irak et l'Iran ne relève pas du grand art.Puis, il faut convenir que la vie humaine n'a pas un prix égal sous toutes les latitudes.Les combats pour l'égalité n'ont pas encore changé grand-chose à cet ordre de valeurs.Aux jeunes soldats iraniens Khomeiny et ses mollahs racontent que la mort au champ d'honneur ouvre automatiquement les portes du paradis.Les petits soldats ont la tragique naïveté de croire le «guide».Ont-ils d'ailleurs le choix?Spectacle obligé pour l'immense majorité de l'humanité, la guerre sans merci que se font Téhéran et Bagdad n'en émeut pas moins les coeurs bien nés.Toute émotion mise à part, de bons analystes pensent avoir trouvé l'explication à la longueur du conflit dans l'incompétence des dirigeants irakiens.Ils ont l'armement pour gagner la guerre, mais ne savent pas se servir de leurs outils.On donne ici cette explication pour ce qu'elle vaut.Ce qui est remarquable, c'est qu'elle revient sous diverses formes, depuis plusieurs mois.Khomeiny a au moins pour lui le fanatisme qui emplit les coeurs et mobilise les volontés.Il n'y a rien comme une guerre aux frontières de la patrie pour cimenter l'unité de la nation.Unité factice et purement artificielle, d'après le Conseil de la résistance iranienne, qui ne voit que «confusion parmi les forces du régime».L'opposition à Khomeiny prend-elle ses désirs pour des réalités?Il paraît difficile de nier que l'explosion d'une bombe à Téhéran, pendant la prière, a fait six morts la semaine dernière et que les autorités ont elles-mêmes attribué cet éclat à l'opposition au régime.Pendant ce temps l'ONU elle-même reste spectatrice.Guy CORMIER Droits réservés Jean-Paul Desbiens (Collaboration spéciale) Peine d'amour punie de mort «Je suis l'Empire à la fin de la décadence.Qui regarde passer les grands Barbares blancs.» (Verlaine) Si quelqu'un voit un chauffeur de camion emboutir trois voitures en reculant dans un stationnement, il a le droit de dire, même s'il ne sait pas conduire lui-même: «Ce chauffeur-là ne sait pas chauffer.» C'était mon introduction pour vous parler de l'avortenient.Les mots: origine, orient, naissance ont une racine commune qui signifie l'idée de se lever, se mettre en mouvement; les mots: avorlemenlet mourir ont la même racine, mais avec l'idée de privation, de négation.Aucune morale ici, sauf la morale immémoriale du langage.L'autre soir, aux Beaux dimanches, on a présenté un documentaire sur l'avortement.J'avoue que j'en suis sorti un peu mêlé.Les émotions possèdent le pouvoir de corrompre ou d'interrompre le jugement.Déjà qu'une mouche qui bourdonne vous empêche de penser.Ou un éternuement.à ce compte-là.Pascal notait la chose dans ses Pensées.Or, pour avoir eu des émotions, l'autre dimanche, j'en ai eu.Il n'est pas donné à tout le monde(pardon! c'a été donné) d'assister à un avortemenl «live».si l'on ose dire.Le propre de l'image, en l'occurrence, c'était de donner à voir plus que ne pouvait voir la victime elle-même.Et plus que n'ont jamais vu 98% des citoyens, sauf les deux cliniciennes du documentaire en question, pour qui c'est la job.Voir ne sera jamais savoir.Voir un avortement «live» ne tranchera jamais de la moralité de l'opération.Rendu ici, je numérote mes remarques.1) Comment se sent-on après une journée régulière d'un travail de cette sorte?Quel genre de comptabilité peut-on établir?Aujourd'hui, j'ai aspiré X foetus humains.Ça doit être quelque chose à penser à.2) Je me méfie des émotions, y compris l'émotion que peut susciter la vue d'un arrachement biologique quelconque.Je ne crois pas que j'aimerais beaucoup voir extraire une dent selon le grossissement proprement inhumain que permet la télévision.Je n'aime déjà pas tellement voir battre un coeur, comme on voit parfois à la télévision, dans certaines émissions à caractère médical.Il y a peut-être des choses qu'il faut laisser à jamais enfouies dans la mystérieuse alchimie de la nature.3) Le lendemain de l'émission, circulant dans le cégep où je travaille, il m'arriva ceci que je considérais toutes les jeunes filles que je croisais avec une piété inaccoutumée.Je dis: piété.Or, on sait bien que piété et pitié ont la même racine, selon l'énorme sagesse du langage.Les femmes me semblaient plus vulnérables et plus sacrées, ostensoirs fragiles de la vie assiégée.\u20221) Au plan des idées, j'ai été frappé par une réflexion d'une des jeunes femmes interviewées, et qui disait: «L'avortement, c'est le commencement de la libération de la femme.» Si la libération de la femme commence par l'avortement.comment finira-t-elle pour nous tous?Le destin des faux bourdons est triste.Les quelques mâles interviewés dans le documentaire en question n'avaient pas l'air rose.Le règne des mères abeilles est épouvantable.Parlez-en aux abeilles ouvrières.Dois-je m'excuser de ces raccourcis familiers?Mais enfin: il est bien clair que le règne absolu des femmes conduirait tout droit à la ruche et à la fourmilière.5) On nous a aussi montré une très vieille femme qui nous a décrit la façon dont on avortait de son temps.Ce fut le second moment terriblement triste de l'émission.L'autre étant l'avortement «live» lui-même.Le cynisme des vieillards et des vieillardes est sans doute le plus démoralisant des spectacles.Des vieux, on attend la sérénité ou l'insolence.Sérénité veut dire soir.7) (i) L'homosexualité et l'avortement sont deux signes accompagnateurs de la décadence.Tout le monde sait ça.La décadence de l'Empire romain fut accompagnée par ces deux phénomènes, c'est-à-dire ces deux manifestations de l'errance humaine.Je ne crois pas que ces phénomènes soient réversibles, une fois amorcés.C'est les Barbares colorés qui vont régler l'affaire.Nonobstant la précaution introductoire que j'ai prise, je souligne que je ne veux pas moraliser.Moraliser est chose vaine.Noé a moralisé avant le Déluge! Il n'a pas écluse le Déluge.Je cite pour finir une remarque d'un philosophe contemporain, étranger à la morale catholique: «Il a fallu longtemps à l'homme pour en venir à affirmer l'essentielle égalité de tous les hommes et la dignité de toute personne humaine.Aujourd'hui, affirmer le contraire, fût-ce indirectement et implicitement, en refusant à certains humains en devenir la qualité d'homme, en les excluant de l'humanité, serait retomber en deçà d'un point déjà atteint, renoncer à un horizon entrevu et défini, régresser.»\"1 8) (I) Marcel Conche, le fondement de la morale, Edifions de Megare, 1982 REVUE DE PRESSE La survie du séparatisme Même si René Lévesque écarte maintenant la rhétorique séparatiste à l'instar d'une maladie honteuse, Pex-ministre Camille Lau-rin et son nouveau Rassemblement démocratique pour l'indépendance (RDI) ont toujours la ferme intention d'extirper le Québec de la Confédération.Il est difficile d'analyser la situation.Même s'il n'existe pas actuellement de sentiment séparatiste profondément enraciné au Québec, le groupe de M.Laurin n'en pourrait pas moins devenir un sérieux aspirant au pouvoir.Cette possibilité demeure par ailleurs éloignée quoiqu'il ne faille pas oublier qu'au Québec les adhésions politiques changent aussi rapidement que la température à Calgary.En janvier, un sondage relevait que seulement quatre p.cent des Québécois étaient favorables à la sécession et que 15 p.cent des autres admettaient une certaine forme de souveraineté-association.Si M.Lévesque parvient à con- crétiser une victoire contre les libéraux de Robert Bourassa, plus tard au cours de l'année, il pourrait de nouveau reprendre le haut du pavé et ranimer la question d'un statut spécial pour le Québec ou même celle de l'indépendance.Si M.Lévesque perd la prochaine élection, par ailleurs, lui-même et M.Laurin devront s'attacher à recoller les pots cassés.Dans un tel cas, toutefois, le leadership de M.Lévesque serait tout probablement remis en question et le PQ pourrait être divisé par une fusion avec le RDI de M.Laurin.Peut-être même le leadership d'une nouvelle formation séparatiste serait-il envisagé et que celui-ci serait octroyé d'emblée à l'ex-ministre des Finances, Jacques Parizeau.A moins que M.Laurin jette les forces de son groupe dans la prochaine bataille électorale, ce qui n'est pas envisageable pour l'instant, afin de donner le coup de grâce au PQ, le RDI demeurera, pour l'instant du moins, le dernier bastion des séparatistes désireux de reprendre le contrôle du Parti québécois après que cette formation aura perdu le pouvoir et que l'ex-champion du séparatisme québécois \u2014 qu'on aura réduit au silence \u2014 aura été discrédité.The Calgary Herald La réforme du Sénat La réforme du Sénat figure très loin sur la liste des priorités canadiennes.En réalité, les effets de théâtre auxquels se livrent nos hommes politiques à Ottawa ne représentent qu'une tactique de diversion pour faire oublier à l'électoral les problèmes beaucoup plus graves que doivent surmonter les Canadiens.Le premier ministre Brian Mul-roney n'avait aucunement l'intention d'abolir le Sénat lorsqu'il a lancé un défi à M.Turner, aux Communes.Il tentait tout simplement de marquer des points.Il est indubitable que, pour être vraiment efficace, le Sénat doit être radicalement réformé.Au niveau politique, on est de plus en plus conscient de la nécessité de procéder à une telle réforme.Chacun sait, toutefois, que le processus en ce sens sera complexe et fastidieux: les provinces doivent y participer.Faire une priorité de la réforme sénatoriale n'est par ailleurs qu'une ruse destinée à détourner l'attention de l'électoral des véritables problèmes.The Red Deer Advocate \u2022 Le leader libéral John Turner \u2014 qui a pour tache de rendre aussi misérable que possible la vie parlementaire du premier ministre Brian Mulroney \u2014 a manqué une chance en or en ignorant par son silence le défi lancé par M.Mulroney sur l'abolition du Sénat.Aurait-il été rapide sur ses patins, M.Turner aurait pu obliger M.Mulroney à battre en retraite sur-le-champ.Ou encore, il aurait pu l'inciter à se lancer dans une bataille perdue d'avance contre la majorité des provinces.Compte tenu que les libéraux, depuis toujours, croient que la Chambre haute est nécessaire à un certain équilibre de la représentation régionale et permet de mieux parfaire la procédure législative, M.Turner était dans l'impossibilité d'admettre péremptoirement une simple abolition du Sénat.Parce qu'il n'a pus sauté sur l'occasion, le leader libéral n'a pas perturbé le ciel politique de M.Mulroney, comme il aurait si bien pu le faire.The Moose Jaw Times-Herald l A LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985 TRIBUNE LIBRE A 7 Le nouveau régime de négociation Le projet de loi sur Je régime de négociation du secteur public et parapublic: plus qu'une question de droit de grève! En effet, les discussions entourant ce projet de loi portent sur plusieurs autres aspects tout aussi importants.Concernant d'abord le droit de grève: en six années de travail en réadaptation je n'ai eu à délaisser mon poste que pour deux jours de grève légale, je ne crois pas que ceci soit abusif.De plus le public réclame son droil aux services sociaux niais que ne le fait-il pas quand il don attendre des mois sur les listes d'attente créées par les restrictions budgétaires du MAS?Ensuite il faut se rendre compte que cette loi nous ramènerait plus de vingt ans en arrière pour ce qui est des conditions de travail.On cherche a faire disparaître les syndicats, pas moins.Un des changements apportés par cette loi consiste en une décentralisation des négociations.En tant que professionnelle de la santé, je me sens bien incompétente pour négocier moi-même des choses aussi importantes que le régime syndical, les remplacements de postes temporairement dépourvus de leur titulaire, les modalités de déplacement et d'affectation du person- nel, etc.Comme le gouvernement' a toujours le loisir de nommer un médiateur qui aurait des pouvoirs décisionnels, aussi bien dire qu'on aura des décrets de façon perpétuelle.Un autre aspect est la discrimination sexuelle que le gouvernement s'apprête à faire de façon déguisée.On sait bien que les syndiqués du secteur public sont majoritairement des femmes et que nos emplois se comparent mal avec ceux du secteur privé.Les femmes du secteur publie ont réussi à faire disparaître la discrimination salariale alors que ceci existe toujours dans le secteur privé.Maintenant si on compare nos emplois avec ceux des femmes du secteur privé, il est évident qu'on trouvera que nous sommes favorisées.Ceci n'est qu'une partie des arguments qu'on peut soulever contre ce projet de loi.J'espère que le public pourra continuer à recevoir une information vraiment complète concernant les conséquences de ce projet car alors il ne pourra qu'être en accord avec la position des syndiqués dans cette affaire.Manon AUCLAIR membre du SFPASQ Hosemère Fiables et compétitifs Garderie ou prison ?Nous avons eu l'occasion de travailler durant un certain temps, connue éducatrices, dans une garderie privée.Cela nous a permis de prendre conscience de la réalité des choses.La loi sur les services de garde à l'enfance stipule qu'un enfant a droit de recevoir, jusqu'à la fin du niveau primaire, des services de garde de qualité.Comment est-il possible alors que.sous le couvert d'aberrations telles que le manque presque absolu de contrôle gouvernemental, nous puissions, en toute confiance, placer nos enfants dans les mains de personnes, «animateurs diplômés ou non», dont les qualités éducatives sont fortement désapprou-vables et contestables.En fait, nous avons réalisé que n'importe qui, moyennant finances, sans aucune connaissance pédagogique et psychologique, peut ouvrir une garderie privée, avec un minimum d'espace et de matériel éducatif.Il en résulte que des enfants se voient confiés a la garde de personnes parfois déséquilibrées, et infliger une discipline basée sur la terreur permanente, inhibant toute spontanéité, toute possibilité réelle d'épanouissement physique, intellectuel et affectif.Cette discipline peut même aller jusqu'à des châtiments corporels tels: très fortes fessées, isolement dans un coin, à genoux les mains dans le dos pendant 15 ou (il) minutes, bousculades de toutes sortes.Cela prend même parfois des allures militaires quand les enfants de 3, 4 ou 5 ans doivent se déplacer en rang les nrains dans le dos sans parler.Il nous parait inadmissible qu'en 1985 au Canada, des enfants aient à subir chaque jour ce genre de traitement, dans des «organismes sociaux» (! ).Inadmissible aussi que les contrôles ne soient pas plus sévères, fréquents et efficaces.Nous pourrions aussi dénoncer l'exiguïté des locaux, des repas très mal équilibrés, l'apathie forcée des enfants qui ne sont jamais sortis de la garderie en plusieurs mois et ne font jamais d'exercices moteurs réels faute de place, des siestes de 3 heures imposées à tous les enfants sur le ventre sans bouger, l'impossibilité pour des bébés de 10 mois de dormir avant midi (cette garderie n'est même pas équipée et autorisée pour recevoir les poupons), des séances quotidiennes de télévision d'une durée de IVS ou 2 heures, en-, fin le manque d'hygiène.Il serait important que les parents se réveillent et exigent un contrôle de ce qui se passe dans l'établissement ù qui ils confient leurs enfants.Nous tenons toutefois a souligner que toutes ces critiques et réflexions sont faites a partir de l'expérience vécue dans une garderie privée qui a fait l'objet d'une en-quêle au mois de décembre 1984, mais apparemment cette enquête n'aboutira à rien\".Nous espérons que ceci n'est pas valable pour toutes, mais le fait qu'il existe, ne serait-ce qu'une garderie semblable, est à dénoncer fortement, car chaque jour, des enfants et des éducatrices vivent ce climat répressif.Nous espérons aussi que cette lettre éveillera certaines consciences et souhaitons que les organismes divers de protection de la jeunesse, puissent avoir une action vraiment efficace, qu'on leur donne les moyens d'intervenir.Il y va du bonheur des enfants.Deux éducatrices, Diane MARTIN Monique COU DAY TÉMOIGNAGE Mort d'un réalisateur-voyageur : Florent Forget Dimanche matin, 17 mars, dans la cuisine d'un modeste cottage de Bordeaux, soudainement, un homme s'allonge sur le parquet.Il meurt.Déjà dans l'autre moitié de la soixantaine, cet homme était pourtant, apparemment, en pleine force.Pour le grand public, l'homme couché sur le sol «*st un inconnu, pour tout le «milieu» des artistes, l'homme qui ne se relèvera plus était un des réalisateurs les plus actifs, les plus doués du réseau français de la télévision publique: Florent Forget.Claude JASMIN_ Florent aimait voyager, il allait bientôt partir encore vers l'Europe dans quelques jours, il aimait aussi faire voyager.Ce réalisateur chevronné (près de quarante ans à Radio-Canada) nous a promenés chez tous les auteurs, dans maintes littératures dramatiques.Pour Noël, il y a deux ans, il nous a conduits au pays fabuleux de Churles Dickens, un conte qui fut apprécié des foules téléphlles.Tous les comédiens, et les comédiennes donc, estimaient ses manières toutes en douceur de diriger, de convaincre, lors de ses répétitions et enregistrements de ses innombrables dramatiques-télé.Les artisans, ses collaborateurs toujours respectés, vont regretter cet homme au sourire perpétuel, à l'enthousiasme fé-condeur.L'annonce de sa mort a été une surprise terrifante: il méritait tant de vivre la plus belle et la plus longue des retraites.J'ai fréquenté ce grand ainé au coeur toujours en jeunesse durant les deux années où il «accoucha» des 7S épisodes de «La petite patrie».Je peux donc témoigner de sa ferveur communicative et aussi de ses talents de «rassembleur- dynamique.Je lui, dois, en grande partie, le succès du feuilleton autobiographique.Les artistes et ses jeunes du «Conservatoire» viennent de perdre un animateur hors du commun.Installé dans la lumière du «paradis promis», Florent, incapable de rester inactif, doit s'amuser déjà à une scénarisation édénique, dans des décors et des costumes inédits; Il nous préparera un nouveau spectacle pour le jour où nous irons tous le retrouver.N.B.- \u2022 Priorité ott atrordoo tout totto rubriau» ou* lottrot d'intérêt générai m iwamprrrmt à dm arlkht parut dont LA PttSSSt.La çoneltlon \u2022«# et* rigvour.« Ul comtpondanH aolyont interim lltlbUmont hurt nefrté odlp»t«Me #f tfvméfo oV téUphono.\u2022 LA P9HSe rt» t'ongago pot 6 publier loutat ht tortrot rocuot, ni à nlourrtor ht htntt, rnanuteriti ou autrot document! non publié*.\u2022 l'tmtêvr auumo l'onlliro rotoontobUlhi do tot ogrnhnt.» Tout on rotpoctant h p*nt*o do Vautour, LA P8BSSB to rétorro h droit d'abrégor U* lortrot fhn I ff»poc» ditponibh.\u2022 SI pottrbl» érriro à h moch/n», o doubla inroritgno.\u2022 Priera d'odrottor vot lortrot comrno WÂU - tribun* Hbro; LA PUSSt, CP.4300, tvec Wck« d'Armot.Montréal, HTf 3MI.M.François Berger Section Economie LA PRESSE Pour faire suite à votre article paru dans LA PRESSE du samedi 9 mars dernier et intitulé «Les messageries privées croissent beaucoup plus vite que les Postes », permettez-moi d'apporter des corrections qui s'imposent.Comparer la poste paraMèle à l'ensemble des activités de la Société canadienne des postes est aussi inapproprié que de comparer la croissance du marché des petites voitures à celle de tous les véhicules motorisés vendus sur le marché.Vous comparez des pommes avec des oranges.La Société canadienne des postes oeuvre à l'intérieur de divers marchés; que ce soit celui des communications écrites ou électroniques, de la publicité, du transport de marchandises, de la philatélie et des produits de détail.De plus, la Société dessert tout le territoire canadien sans exception et ceci à un tarif qu'aucune autre en- treprise ne voudrait assumer.Le taux de croissance de la Société canadienne des postes en 1984 est de 4.4% et se compare avantageusement avec les autres administrations postales à travers le monde.Quant à notre service de Messageries Poste prioritaire, qui lui se compare aux autres messageries puisqu'il est en compétition directe avec elles, il a connu un taux de croissance de 54% à travers le pays au cours de l'année 1984, ce qui est de loin bien supérieur à l'augmentation de 15% observée chez nos compétiteurs.Et cette croissance est bien méritée.L'émission Le Point faisait en décembre un test avec les cinq messageries les plus populaires au Canada et si nous nous sommes classé bon premier ce n'est pas sans raison.C'est que nous sommes fiables et compétitifs.Judith PARÉ La gestionnaire, Relations avec fe public et les médias Espoir, justice et paix C'est en ces termes que, le 23 mars 1980.l'archevêque de San Salvador, Mgr Romero, s'adressait à ses frères des forces armées.Dans ce qui devait s'avérer sa dernière homélie, il les invitait alors à obéir non pas à la loi des hommes, mais à la loi de Dieu qui demande de ne pas tuer.Le lendemain, il était assassiné.Aujourd'hui, les membres de l'Equipe missionnaire de la paroisse St-Benoil et de l'Equipe d'Ahuntsic de Développement et Paix, ont choisi ce thème pour la célébration du 5e anniversaire de la mort de Mgr Romero.C'est parce que nous sommes du même peuple, celui des filles et des fils de Dieu, que nous devons manifester notre solidarité avec nos frères et soeurs de l'Amérique latine.La voix de Mgr Romero repré- sentai! une parole d'espoir car elle invitait à la justice et à la paix.Il s'était fait l'écho des sans-voix et des opprimés de son peuple.Si nous tenons a souligner le 5e anniversaire de In mort de Mgr Romero, c'est pour montrera ceux qui veulent faire taire la vérité en éliminant la voix des prophètes qu'ils n'y arriveront pas.Même mort, Mgr Romero demeure vivant par sa parole de justice et de vérité qu'il nous a laissée et qu'il nous invile à reprendre à notre compte.Plus nous serons nombreux à y répondre, plus nous con tribuerons ù l'avènement du Royaume de justice el de fraternité.L'évéque auxiliaire de Montréal.Mgr Turcotte, a accepté d'être des nôtres pour présider cette concélébra lion.Pierre PRUD'HOMME Émissions qui blessent Au directeur des programmes Radio-Canada La présente est pour prolester énergiquement contre certaines émissions de télévision de Radio-Canada qui blessent la morale chrétienne.Nous voulons tout d'abord dénoncer les léléromans qui déroulent sous nos yeux des histoires de couples mariés qui se séparent, divorcent, vivent en concubinage, etc.et de jeunes qui vivent maritalement.Si les téléromans sont le reflet de notre société, sachez qu'il y a encore beaucoup de familles pour qui le mariage est sacré et qui ont le respect des lois divines.Nous n'avons pas aimé, non plus, le monologue d'Yvon Des-champs sur la messe et la communion, dans son spectacle: «Voyage dans le temps» diffusé il y a quel- ques semaines.Il y a des valeurs religieuses auxquelles il ne faut pas toucher! Vu l'influence énorme qu'exerce la TV sur les comportements humains il est plus que temps d'y penser et de réagir.C'est pourquoi nous langons un appel aux catholiques et aux chrétiens de toutes religions pour qu'ils prolestent contre les émissions et les films qui contribuent à entraîner le monde dans une déchéance encore plus grande.Thérèse D.PRINCE, Blanche BASTIEN, Raclwl-L CREVIER, Ilerc '\".BROSSE AU.Pauline SAUi JL, Rita MAJOR.Pierre GRAVEL.Roger MARANDA.Florence POULIN, Lucille MARAUDA.Mme Roger GIRARD.Mme Paul OUELLETTE, Gilherte TROTTIER.Expos : décision brusque Je ne les comprends plus! Dans LA PRESSE du mardi 26 février 1985, un article a paru concernant la dernière offre salariale des Expos relativement au contrat de cinq ans de Tim Raines.Une somme autant valable pour Gary que pour Raines.Je ne vois vraiment pas pourquoi ils seraient prêts à payer une somme de $7.5 millions à Raines, alors qu'ils ont échangé Gary Carter à cause justement de son salaire! Gary méritait autant, sinon davantage, un tel salaire que Tim.puisqu'il était le meilleur receveur et compteur de sa ligue.Et en plus, ils ont échangé Carter contre deux jeunes venant de ligues mineures.En ce qui concerne les deux autres joueurs, ils n'égalent Gary d'aucune façon.Donc, on peut conclure qu'ils ont pris une décision un peu trop brusque.J'espère que cette erreur leur servira de leçon1 Une admiratrice des Expos Sylvie GEMME St-Amable Un mutisme étonnant Aucun éditorialiste n'a encore trouvé le moyen de s'intéresser à la position qu'a prise récemment à l'égard de Radio-Canada, le député conservateur d'Hochelaga-Maisonneuvc, M.Edouard Desro-siers (LA PRESSE, 15 février 1985).' Essentiellement, M.Desrosiers dénonce le «gaspillage honteux» qui se fait à la société d'Etat, qu'il qualifie d'immense boite à ordures.Et M.Desrosiers aurait dit qu'un «nouveau mot d'ordre circule à Radio-Canada, à savoir qu'il faut tuer le nouveau gouvernement conservateur comme on a fait autrefois pour Diefenbaker».M.Desrosiers affirme aussi être informé «que certaines instances à un niveau indéterminé prépareraient maintenant un plan machiavélique afin de réaliser une série d'actes particuliers visant à ébranler la crédibilité du nouveau gouvernement».Aperçu l'autre soir à l'autre télévision, le ministre des Communications M.Marcel Masse donne l'impression de s'imposer un certain mutisme lorsqu'il est question de Radio-Canada.Mais pourquoi donc, M.Masse?Roger PREFONTAINE Longueuil Satisfait de Via Rail M.R.de Freitas Gérant Services à bord des , trains Via Depuis quelques mois, nous sommes témoins de lettres négatives sur les services offerts par Via Rail.Je suis même d'accord avec ces /témoignages car, après tous les voyages que j'ai faits sur ces lignes, j'en ai vu de toutes les couleurs.Mais il faut que je vous avoue qu'il y a eu toute une amélioration depuis mon dernier voyage.Les 21 et 22 février, je me rendis à Toronto en train Via.Je suis parti de Cornwall.Le service en classe «numéro un» fut remarquable de même que le responsable des passagers.Le lendemain, au retour, j'étais au comble.On criait sur le quai de la gare, en français (dans les deux langues).Imaginez-vous, a Toronto, c'est extraordinaire! Il y avait des sourires et tout le reste.On sentait que les agents étalent heureux de nous recevoir à bord du train et j'en ai eu pour mon argent; je peux dire la même chose de mes collègues de voyage.Un service super: politesse, sourires, français ou anglais selon le client.le vrai bilinguisme d'une bonne école.En ajoutant à cela leur personnalité, j'ai cru que mon retour avait été écourté.U faut que je vous dise qu'il y avait des journaux et de la lecture en français.Somme toute je voudrais revivre de telles expériences et je vous encourage à continuer l'amélioration de Via Rail.Vous verrez, la clientèle ne fera qu'augmenter.Robert LESSARD Green Valley, Ontario Un choix électoral A la veille des élections politiques qui s'annoncent, chaque parti viendra courtiser les citoyens au moyen d'une opération charme et impulsive.Au-delà de la division pour le partage de l'assiette au beurre est-ce que les partis politiques sauront transcender leurs intérêts égoïstes et se polariser vers le véritable bien commun du peuple'.' Quel parti politique visera à refaire le tissu social à l'école, clans la famille, à l'usine, dans les hôpitaux.?Quel parti viendra redynamiser la population en lui faisant retrouver le sens de sa destinée?Quel parti préparera le peuple a sa dignité, à sa signification conformément à ses essences propres?Quel parti viendra redynamiser la population en lui faisant retrouver le sens de sa destinée?Quel parti préparera le peuple à sa dignité, à sa signification conformément à ses essences propres?Quel parti viendra non seulement parler de P.N.B.(produit national brut) mais aussi de B.N.B.(bonheur national brut)?On ne pcul plus vivre en perpétuel conflit et décomposition sociale, sans idéal, comme des pantins biens nourris.Il faut retrouver des chefs politiques, véritables hommes d'État qui sauront d'une part atténuer les forces de désorganisation sociale et d'autre part nous faire retrouver le goût d'un bien-vivre ensemble conformément à notre identité et à nos traits nationaux.A la lumière de cet énoncé de principes, je voterai pour le parti politique qui valorisera le programme suivant: I) S'appuiera sur des principes et des valeurs fondamentales, évi- tant ainsi de tourner son capot de bord à chaque semaine; 2) Favorisera la famille et la natalité; 3) Encouragera la participation ouvrière et le partage du travail; I) Prônera l'émergence de médias responsables en bannissant l'inculture, c'est-à-dire ce qui est superflu, morbide et amoral: 5) Régularisera le syndicalisme en secteur public conformé ment au voeu de 80% de la population: fi) Visera à débureaucratiser le système scolaire par la décentralisation régionale el la parité des subventions entre secteurs public et privé, à l'instar de plusieurs pays européens.7) Intéressera les jeunes et les autres classes de la société et les engagera dans un idéal d'édification nationale selon notre génie collectif.«Un peuple ne vit pas seulement de frigidaires, de bilans et de télévisions.» Alors quel gouvernement est capable de rallumer l'âme collective dans ce monde mécanisé et automate où les appareils nivellent les individus et les peuples?Il existe bien sûr des problèmes économiques, d'ailleurs il y en aura toujours.Néanmoins, jamais notre peuple n'aura été aussi riche et jamais la détérioration du tissu social n'aura été aussi grande.Les priorités quant au bien commun étant énoncées, il sera ainsi plus facile de faire un choix concernant la pertinence des programmes électoraux.Pour que nos politiciens accomplissent une bonne «job», il faut leur faire connaître nos attentes.Marcel LAFLAMME, Ph.D Brouillard funeste Sur l'autoroute 20.a la hauteur de Sainte-Madeleine, il y a eu deux carambolages monstres depuis un un et demi.Ces deux carambolages furent causés par le brouillard qui, en cet endroit, est souvent beaucoup plus dense que partout ailleurs.La réaction des autorités responsables pour palier à ce phénomène ennuyeux fut d'abord de dresser un panneau en bordure de la route où il est inscrit: «Attention risque de brouillard sur un kilomètre».La deuxième réaction fut celle de jalonner la route de piquets dont les extrémitéos ont la particularité de refléter la lumière des phares des automobiles.Je puis assurer les intéressés 3ue ces mesures sont insuffisantes ans le cas de brouillards très denses.En effet, dans cette région, le brouillard est quelquefois si dense que l'on ne peut distinguer ni les phares arrière de la voiture qui nous précède, ni même les phares avant de notre propre voilure.Vous aurez donc compris que les piquets qui jalonnent la route sont tout aussi Invisibles dans de telles conditions.Pour ce qui est du panneau en bordure de la route lors delà présence de conditions météorologiques extrêmes, même si l'on pouvait arriver à le lire, ce serait bien après avoir constaté la pré- sence effective du brouillard et il n'est alors d'aucun reeonforl.Puis-je me permettre de sug gérer que l'installation en bordure de la route d'un éclairage approprié tenant compte des conditions particulières à ce secteur apporte rail une aide bien plus concrete a l'automobiliste.De plus, il serait sûrement plus utile à l'éventuel conducteur rie pouvoir lire sur le panneau en bordure de la route un texte du genre: Maintenez votre vitesse à 60 km - heure s'il y a brouillard.En effet le dilemme dans lequel se trouve l'automobiliste est celui de savoir s'il doit s'arrêter ou ralentir puisqu'il ne peut voir où il va, mais au risque de se faire tamponner par celui qui le suit.Ou alors, doit-il maintenir la pleine vitesse puisqu'il est sur une autoroule au risque de tamponner celui qui le précède et qui.lui, aura paniqué et ralenti son allure.J'emprunte souvent ce trajet mais d ne m'est arrivé qu'à deux reprises de traverser le brouillard à cet endroit et j'ai eu très peur.C'est pourquoi j'offre par la présente mes services bénévolement aux autorités pour les aider à met tre en place le système qui les aidera a déjouer le brouillard.Jacques VEZINA Designer de l'Environnement Violence au hockey Le phénomène de la violence au hockej semble devenir plus qu'autrefois objet des conversations populaires.Serait-ce dû ù l'accroissement du phénomène lui-même ou à une plus grande sensibilisation du sens esthétique, sportif et moral de la population?Il n'en reste pas moins aue la violence au hockey est en train de devenir une honte nationale à l'intérieur d'un sport qui faisait pourtant l'honneur de la nation.De tout temps une belle joute de hockey, sans être nécessairement une manifestation d'intelligence «pure», constituait un spectacle de souplesse et d'endurance physique admirable.Mais force nous est de constater que si le jeu du hockey en soi est formidable, les joueurs, eux, ne sont pas toujours raisonnables lorsqu'ils ne contrôlent plus leurs passions, leurs nerfs et qu'ils transforment la patinoire en champ de bataille.Il n'est pas nécessaire d'être un joueur de hockey pour se laisser aller à des gestes regrettables dans une situation contrariante, mais à cause du role d'amuseur public, le joueur de hockey, lorsqu'il y succombe, devient plus faci- lement objet de réprobation populaire que le simple citoyen anonyme.Car.voyez-vous, le spectateur en général paye non pas pour aller voir des «bolides humains» s'eut redéchirer dans la colère et les coups, mais il paye pour voir jouer du beau jeu (sauf exceptions).Une bataille violente n'est pas du beau jeu.La force violente des joueurs qui patinent vite et qui se cognent inévitablement au passage, cela fait partie du jeu.Ce qui ne fait pas partie du jeu, c'est la lutte brutale intentionnelle ou aveuglément «passionnelle» d'un joueur qui en attaque un autre parce qu'il a perdu temporairement la raison et la maitrise de soi.L'intelligence, l'astuce et la beauté que les étoiles du hockey ont réussi, à travers le temps, à mettre dans ce sport fondamentalement assez ridicule qui consiste à courir après une rondelle de caoutchouc durant des heures, tout cela serait-il voué à devenir une honte nationale, par la bêtise et la folie de quelques «bouffons super émotifs» du hockey?Guv MILOT Montréal RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y IK°.Seule la Presse Canadienne est autorisée o diffuser les informations du « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves.Courrier do lu deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.ABONNEMENT .285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi do 7 h à 18 h.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandet annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes 285-7111 du lundi au vendredi 8h a I7h.Pour changer 285-7205 du lundi au vendredi 9h à 16h 30.GRANDES ANNONCES Détaillant.285-7202 National, Télé-Presse 285-7306 Vacances, Voyages 285-7265 Carrières el professions, nomirwiHons 285-7 320 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985 A 8 JMFQBMICriOWS (3BNEBAEES Commissions scolaires linguistiques: une nouvelle demande de délai ¦Le Conseil scolaire de l'île de Montréal et un syndicat d'enseignants ont demandé hier AM gouvernement de retarder l'implantation de la loi 3 créant lies commissions scolaires françaises et anglaises.ANDRÉ NOËL_ I Le Conseil scolaire et l'Association provinciale des enseignants protestants du Québec estiment que le système scolaire connaîtrait le chaos si la loi était déclarée inconstitutionnelle deux ou trois ans après son implantation.Lors de conférences de presse distinctes, les deux organismes ont demandé au gouvernement québécois d'attendre l'avis des tribunaux avant de metlre la loi en vigueur.; La loi 3 remplace les commissions scolaires catholiques et pro- testantes par des commissions scolaires linguistiques.Des élections sont prévues le 17 juin à Montréal pour choisir les commissaires des futures commissions scolaires anglaises et françaises.D'autres élections suivront dans le reste du Québec.Les commissions scolaires linguistiques remplaceront les commissions scolaires confessionnelles le 30 juin 1986.Prétendant que leurs droits constitutionnels sont bafoués, la Commission des écoles catholiques de Montréal et des commissions scolaires protestantes ont déjà entrepris des procédures en nullité et en injonction.Leurs causes seront entendues devant la Cour supérieure de Montréal à compter du 15 avril.Le Conseil scolaire de l'île do Montréal et les huit commissions scolaires de l'île soutiendront la requête.< Nous disons que si la loi 3 était implantée alors que les tribunaux n'auraient pas rendu leur jugement et que par la suite, les jugements seraient défavorables, cela créerait beaucoup de chambardements dans nos commissions scolaires », a dit Jacques Mongeau, président du Conseil scolaire, organisme qui chapeaute les commissions scolaires de l'île de Montréal.«En vertu de la loi 3, nous devons répartir les bâtiments parmi des populations nouvelles et opérer un transfert de personnel sur une base linguistique, a-t-il ajouté.À supposer que par la suite les tribunaux invalident la loi, il faudrait faire un retour en arrière.On serait obligé de redéfaire ce qu'on aurait fait.Veut, veut pas, cela a une implication directe sur la vie des élèves dans une école.» Le président de la Commission scolaire du Lakeshore, Joël Hartt, a dit qu'un éventuel retour au statu quo après une implantation illégale de la loi reviendrait à reconstituer un oeuf brouillé ( « descramble an egg » ).Contrairement à M.Hartt, le président de l'Association des enseignants protestants, Harvey Weiner, soutient la loi 3 mais il a dit que son implantation devait se faire dans un climat de confiance.« Les commissions linguistiques augmentent le potentiel de consolidation et d'amélioration des services à la population du Québec, a dit M.Weiner.Mais notre asociation croit qu'un climat de confiance ne pourra pas exister tant que l'ambiguïté du statut constitutionnel de la loi 3 n'aura pas été résolue.» Environ 4 000 personnes, dont de nombreux malades, ont participé à la célébration de la messe solennelle et à la bénédiction des malades qui ont eu lieu hier après-midi à l'Oratoire Saint-Joseph.Trois autres messes solennelles ont été célébrées au cours de la journée pour souligner la fête de Saint Joseph.photo Réal Saint-Jean LA PRESSE 19 MARS, FÊTE DE SAINT JOSEPH « Je lève mon chapeau à saint Joseph » \u2014 Mgr Jean-Claude Turcotte ¦S \" Joseph n'a pas eu peur.Il a été attentif aux signes de Dieu.Responsable, il n'a pas quitté le loyer sous prétexte que son role d'époux était devenu difficile.» Voilà, en résumé, com- JULES BÉLIVEAU_ nient Mgr Jean-Claude Turcotte a rendu hommage hier à saint Joseph devant environ 1000 personnes réunies dans le sanctuaire qui lui est dédié à Montréal.Quelques instants plus tard, devant le recteur de l'Oratoire Saint-Joseph et le représentant de LA PRESSE, l'évèque auxiliaire de Montréal a salué autrement les mérites de celui que les catholiques considèrent comme le père adoptif du Christ.«Je lève mon chapeau devant lui! », a-t-il dit.Comme chaque année, la fête de saint Joseph a donné lieu, hier, à une succession de rassemblements à l'Oratoire Saint-Joseph.Une première messe solennelle a été célébrée à minuit.La deuxième avait lieu à 10li30.La troisième suivait à Uh.Et l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire, présidait celle de 20h.Mais comme l'a souligné un membre de l'équipe pastorale de l'Oratoire, le père Bernard La-frenière, il y a eu foule dans la crypte et dans la basilique pendant pratiquement toutes les heures de la journée.Un prêtre a exprimé son étonnement d'avoir été retenu au confessionnal de 6h30 à 8h du matin.Le père Marcel Lalonde.recteur de l'Oratoire, a indiqué que 50 000 pèlerins ont été rejoints cette année par la prédication de la neuvaine préparatoire à la fête de saint Joseph.Cette prédication, faite à raison de deux homélies par jour depuis le 10 mars, était assurée par un ancien supérieur provincial des prêtres de la Congrégation de Sainte-Croix, le père Maurice Lafond.À CAUSE DE NOUVELLES NORMES 140 garderies se disent menacées de fermeture mt Brandissant la menace de ™ MO fermetures, les propriétaires de garderies réclament du gouvernement les subventions qui leur permettraient de satisfaire aux nouvelles normes exigées par l'Office dos services de garde.De leur côté, les syndicats de travailleuses en garderie demandent au gouvernement une table de négociation provinciale.HUGUETTE ROBERGE En l'absence d'un réseau universel et gratuit de garderies, il n'y a que des garderies privées au Québec.On en dénombre au total environ 5(>0, dont 425 organisations sans but lucratif et près de 140 entreprises à profits.Dans une lettre adressée hier à la ministre déléguée à la Condition féminine, Franchie Lalonde, l'Association des propriétaires de garderies à but lucratif déplore la disparition inquiétante de ces garderies, qui sont passé de 400 en 1974 à 140 aujourd'hui.« Ces 140 PME, dirigées pour la plupart par des femmes et accueillant 6 000 enfants, sont vouées elles aussi à la disparition.Qu'adviendra-l-il des quelque 1000 emplois générés par ces entreprises ?Le gouvernement les assumera-t-il ?».C'est au nom du droit de l'entreprise privée et du libre choix des parents que l'Association demande au gouvernement de lui accorder un « per diem » de $3,50 par jour par enfant, ainsi qu'une aide financière suffisante pour aider les propriétaires à effectuer les modifications à l'aménagement de leurs locaux, exigées par l'Office des services de garde pour octobre 1985.Les propriétaires exigent une réponse avant le 15 mai.Faute de quoi, ils prendront tous les moyens légaux à leur disposition pour empêcher le gouvernement de fermer leurs garderies.La solution : syndiquer et uniformiser les garderies Dans une centaine de garderies, presque toutes sans but lucratif, les employés - au nombre de 1200, des femmes dans une proportion de 95 p.cent - sont syndiqués à l'intérieur de 17 syndicats régionaux affiliés à la Fédération des Affaires sociales de la CSN.Et là, on « pousse » dans un autre sens.La vice-présidente de la CSN, Monique Simard, annonçait hier que ces syndicats se sont fixé.comme objectif de négocier avec, l'Office des services de garde une convention collective provinciate' qui régirait les salaires, les avantages sociaux et les grands principes concernant l'organisation du travail et la participation des.employés à la gestion des garde-, ries.Une étude commandée par-l'Office a déjà établi que les conditions de travail dans les garderies syndiquées sont supérieures à celles qui prévalent dans les garderies non syndiquées.Par contre, on retrouve des disparités importantes d'une garderie à l'autre et d'une région à l'autre., De plus, on estime que la plupart des garderies, tant syndiquées que non syndiquées, accuseront un déficit important pour l'année 1984-85, de l'ordre de $11080 en moyenne.Le cas de la garderie de l'Université de Montréal ( sans but lucratif ) est éloquent : les nouvelles normes de l'Office lui imposent un réaménagement de ses locaux dont le coût estimé frôle les $100000, mais l'Office n'assumera que $15000 de ces dépenses.« Il nous semble évident que la seule façon d'améliorer vérité-* blement les conditions de travail dans les garderies et de les uniformiser, c'est de les négocier provincialeinent avec l'État.Il en va également de la qualité des services.» Dans cette optique, les syndicats ( CSN ) entreprennent une campagne de sensibilisation a travers le Québec pour inviter les personnels de garderies à se syndiquer.\" Il faudra sans doute que Québec injecte de l'argent «neuf».dans le soutien du réseau des gafc deries.Mais pas autant qu'on; peut le penser.Monique Simard* rappelle qu'une étude réalisée ail début des années 80 estimait à; 250000 le nombre des enfants de 0» à 5 ans qui se font garder chaque' jour « au noir ».À son avis, par la révision de la fiscalité, le gouvernement pourrait récupérer une partie des $350 millions qui circulent ainsi annuellement, et ré-in-vestir cet argentdans un réseau décent de garderies.L'objectif de négociation provinciale a été endossé par la Fédération des Affaires sociales ( FAS-CSN ) qui en fait l'une dg ses cinq priorités pour les prochaines négociations dans le see*, teur public.Vote de grève à l'Hôtel-Dieu wm Les quelque 1100 membres ™ du syndicat national des employés généraux de l'Hôtel-Dieu de Montréal (CSN), ont voté hier à 53,2 p.cent en faveur d'un débrayage de 24 heures, dans le but de forcer l'administration de l'hôpital à négocier les coupures de poste et à dévoiler son plan de rationalisation budgétaire.On veut aussi que le ministre des Affaires sociales, M.Guy Chevrette, s'implique puisque < les ordres viennent de Québec ».Il s'agit d'un mandat donné au comité exécutif du syndicat qui l'utilisera « au moment op- portun », mais qui constitue, en attendant, «une force de négociation pour faire débloquer les dossiers», tel que l'expliquait hier M.Charles Demers, prési-.dent du syndicat, à l'issue du; vote qui a pris la forme d'un référendum.On ignore quand cette journée de débrayage aura lieu, peut-être dans une, deux ou trois se-.maines.Quant aux services essentiels, ils seront «probablement assurés car on n'est pas contre la population », a précisé M.Demers.Rappelons qu'il s'agira d'une grève illégale.Auto-psy: la loi 20 protège mal les droits des psychiatrisés ta QUÉBEC \u2014 Le groupe Auto-™ Psy juge que le projet de loi 20.qui vient réformer le Code civil au chapitre des droits de la personne, fait bien peu de cas de la protection des droits des psychiatrisés.LIA LEVESQUE de la Preste Canadienne_ En conférence de presse hier, le groupe Auto-Psy.» Autonomie dès psychiatrisés », a dit regretter que le ministre des Affaires sociales se laisse plus influencer par la gestion des ressources que par les besoins des psychiatrisés.JLe projet de loi 20, inscrit au menu législatif de la présente session parlementaire, réforme le Code civil aux chapitres du droit des personnes et de la succession des biens.' Le groupe de défense des droits des psychiatrisés s'oppose au projet de loi pour une bonne demi-douzaine de raisons, particulièrement le manque de recours juridiques des malades.'M.Paul Morin, porte-proie du groupe, estime qu'on laisse encore trop de pouvoirs au psychiatre, comme celui de procéder à l'examen qui détermine le degré de « dangerosité » d'un malade.Auto-Psy préférerait que ce degré de dangerosité d'un patient et sa capacitéà administrer ses biens soit déterminés par une équipe multidisciplinaire.Auto-Psy proteste aussi contre le peu de recours dont peut jouir un malade.Le groupe estime qu'en 1983-84, près de 1,800 personnes ont été retenues contre leur gré au Québec à la suite d'une ordonnace de cure fermée.Ces chiffres représentent une augmentation de 41 p.cent par rapport à 1978-79.À peine 9 p.cent des gens sous ordonnace de garde obligatoire ont enregistré une demande de révision à la Commission des affaires sociales, selon les chiffres cités par le groupe.Déjudiciarisation Le projet de loi 20 s'avère fort peu précis sur la possibilité de faire valoir ses droits pour un psychiatrisé.On ne mentionne nulle part les délais d'audition de la cause, lorsqu'un tribunal doit se pencher sur la décision d'un psychiatre d'interner un malade ( celui-ci doit faire rapport au tribunal en moins de sept jours ).Il peut s'écouler plusieurs jours pendant que la personne sera internée, en attendant de pouvoir faire valoir ses droits devant le tribunal, fait remarquer M.Paul Morin.Le projet n'institue pas le droit pour la personne en cause d'être présente ou représentée par un avocat lors de l'audience du tribunal.Auto-Psy exige que le tribunal donne l'occasion au malade de se faire entendre.«Il faut éviter que le tribunal ne serve qu'à ratifier le rapport du psychiatre.Le Déjà $3 000 en frais d'avocat ¦I QUÉBEC (PC) \u2014 Le grou-™ pe Auto-Psy estime avoir déjà dépensé au moins $3 000 en frais d'avocat pour défendre son droit d'obtenir le rapport sur la Curatelle publique par le biais de la Commission d'accès à l'information.En conférence de presse, hier, le groupe de défense des droits des psychiatrisés a rappelé en quelques mots sa lutte pour obtenir de la commission le rapport du contrôleur des finances sur la gestion de la Curatelle publique.Bien que les requêtes à la Commission d'accès à l'information soient gratuites, Auto-Psy a dû dépenser $3 000 pour être représenté par un avocat, vu la complexité du dossier et les recherches nécessaires.« C'est vrai que les auditions à la commission sont gratuites.Mais peut-on se permettre d'y aller sans avocat, quand on est confronté aux avocats du ministère des Finances et du ministère de la Justice?» s'interroge M.Jean Denis, porte-parole du groupe Auto-Psy.En vertu de la Loi sur l'accès à l'information, Auto-Psy s'était adressé à la commission pour obtenir le rapport du contrôleur des finances sur la gestion de la Curatelle publique.Le curateur public est celui qui gère les biens des malades men- taux Jugés inaptes à le faire eux-mêmes.Le ministre des Finances d'alors, M.Jacques Parizeau, avait refusé de remettre ce rapport à la commission, prétextant qu'il n'appartenait pas au ministère mais au ministre.Il s'agissait donc d'un document privé, selon lui.La juridiction de la commission se trouvait ainsi contestée.La question s'est rendue en cour supérieure.Le 18 janvier dernier, la cour donnait raison à la Commission d'accès à l'information : elle avait le droit d'obtenir ce rapport du ministère des Finances.La cause est maintenant devant la cour d'appel.droit à un tribunal avec toutes les\" garanties usuelles esf le minimum requis pour satisfaire le principe d'audition impartiale», estime M.Charles Rice, un dès porte-parole du groupe.Plusieurs autres clauses ren* dent le projet de loi actuellement inacceptable aux yeux du groupe Auto-Psy.L'organisme note une trop grande déjudiciarisation du processus dans le domaine psychiatrique.Le droit à la révision de son cas devant un tribunal devrait être automatique, selon Auto-Psy.Les tribunaux devraient être plus souvent impliqués dans!le processus psychiatrique lorsque.; par exemple, le malade n'a pas le discernement requis pour refuser ou consentir lui-même aux soins qu'on lui prodigue.Auto-Psy estime que le recours aux tribunaux devrait aussi être de rigueur pour des décisions impliquant la gestion des biens d'un malade ou son degré de dangers site pour la société ou pour lui: même. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985 A 9 Richard évalue à 20 % la hausse des crédits des Affaires culturelles ¦| QUÉBEC \u2014 Le ministère ™ des Affaires culturelles est u;i des rares ministères à profiter d'une substantielle augmentation cte ses crédits pour l'exercice financier 1985-1986.h » i i YVON LABERGE de notre bureau de Québec_ En chiffres comparés, les crédits de dépenses du ministère font un bond de 20,7 p.cent par rapport à ceux de l'année qui se termine le 31 mars.Soit de $135 millions qu'ils étaient prévus en IW-1985 à $103 millions en 1985-l'986.Pour en arriver à pareille augmentation, le ministre Clément Richard soustrait des crédits dépensés les montants versés à la Corporation Québec 81 et certai nés dépenses non-prévues remboursées a la Place des Arts de Mdritréal et les engagements financiers contractés pour la tenue de l'exposition Picasso au musée des' Beaux-Arts de Montréal.S'il ne s'était pas adonné à cet exercice, l'augmentation réelle de ces crédits ne serait que de 3,3 p.cent par rapport aux dépenses problables pour 1981-1985 estimées à $153 millions.Le ministre Richard n'est pas peu fier que son ministère ait pu conserver la faveur du gouvernement.Cela permettra la poursuite du travail entrepris au cours des dernières années dans tous les secteurs de son intervention.Qu'il s'agisse du cinéma ou de la danse, de l'opéra ou du support aux périodiques culturels.Mais plus encore.Clément Richard est satisfait du travail accompli par son ministère au cours des quatre dernières années, notamment pour doter le Québec d'équipements culturels majeurs.Il faut ainsi citer le Musée de la civilisation dans la Vieille capitale, le Musée d'art contemporain, l'éventuelle salle de concert de l'OSM et l'agrandissement du Musée des Beaux- Arts à Montréal.Ce dernier point, devant bientôt faire l'objet d'une entente avec le gouvernement fédéral.En fait, a-t-il confié hier à LA PRESSE, d'ici quelques mois, ce sont des infrastructures culturelles pour plus de $200 millions qui seront mises en chantier un peu partout au Québec.Parlant comme quelqu'un qui se retire de la vie politique, le ministre a déclaré que son successeur \u2014 et ses successeurs \u2014 se retrouvera inévitablement avec un budget encore plus important.Puisque le Québec ne peut maintenant plus reculer devant ce qui est entrepris.« Depuis quatre ans, dit-il, le budget des dépenses du ministère s'en va augmentant sans cesse.» Et il faut préciser qu'il en sera ainsi dans l'avenir pour supporter le service de la dette et les coûts d'opération des équipements une fois construits.Mais, reconnait-i! en substan- ce, cela était nécessaire vu l'importance de l'industrie culturelle, sous toute ses formes.Notamment au chapitre des musées, un secteur qui lui tient particulièrement à coeur.Ainsi, soutient-il que les musées prestigieux de Montréal et de Québec puissent un jour accueillir des expositions en provenance d'autres musées encore plus prestigieux d'Europe et d'Amérique.Interrogé sur son avenir politique, le ministre n'écarte pas qu'il puisse se retirer.Il entreprend, dit-il, sa réflexion à la lumière des douze dernières années de son engagement politique.Et s'il faut tirer une conclusion de ses propos \u2014 pour ne pas dire de son testament politique \u2014 il passera sûrement son comté de Montmorency a quelqu'un d'autre.D'ailleurs, récemment, il confiait que des candidats étaient prêts à prendre la relève.Clément Richard Michel Clair I Clair a perdu patience m QUEBEC ( PC ) \u2014 Le président du Conseil du trésor, le ministre Michel Clair, a_ perdu patience hier après quelques questions agressives et hostiles de la part de journalistes anglophones.; Interrogé par la presse anglophone à la suite du dépôt des crédits budgétaires du gouvernement, M.Clair a d'abord ac-;cepté de répondre en anglais, 'une langue qu'il maîtrise mal.I ! Le ton a monté d'un cran ;quand les journalistes ont multiplié les questions sur un ton hostile.i ; M.Clair a carrément refusé \u2022de poursuivre le débat en anglais lorsqu'un reporter a demandé si le gouvernement entendait payer de la publicité \u2022partisane à môme les droits supeessoraux versés par les contribuables décédés.Deux députés de l'opposition libérale qui étaient présents ont ;même privément manifesté leur surprise devant le ton hargneux de quelques journalistes anglo-saxons.Faits saillants Kg QUEBEC (PC) \u2014 Voici les faits saillants du budget des ™ dépenses 1985 1986 déposé hier à l'Assemblée nationale par le président du Conseil du trésor, M.Michel Clair: \u2014 les dépenses anticipées de 1985-86 totalisent $27.25 milliards, une hausse de 5.1 p.c.par rapport au dernier exercice financier; \u2014 pour la deuxième année consécutive, l'augmentation prévue des dépenses est inférieure à la hausse anticipée du produit intérieur brut; \u2014 la dépense probable de 1984-85 est inférieure de $145 millions aux prévisions; \u2014 le plan de relance nécessitera des déboursés de l'ordre de $667 millions, dont $313 millions iront au budget des immobilisations gouvernementales, \u2014 pour les jeunes, le gouvernement consacrera quelque $180 millions afin de les aider dans leur démarche d'intégration du marché du travail; \u2014 les coûts des services de santé consécutifs aux accidents routiers seront désormais assumés par les assurés de l'assurance-automobile plutôt que par l'ensemble des contribuables via l'assurance-maladie.Ces coûts sont de l'ordre de $40 millions; \u2014 dans son effort pour dégraisser la Fonction publique, le gouvernement prévoit ramener ses effectifs de 66,135 personnes à 65,525.Des 610 postes qui vont disparaître, 246 sont permanents; \u2014 une aide de $9 millions sera consacrée aux services de garde dont les modalités seront définies plus tard; \u2014 le financement du réseau universitaire sera majoré de $16.1 millions afin de compenser les coûts reliés à l'augmentation des clientèles.$1,8 milliard iront aux investissements publics ¦H QUEBEC ( PC ) \u2014 Le gou-vernement consacrera au cours de la prochaine année quelque $1,8 milliard en investissements publics sur l'ensemble du territoire.Il s'agit d'une augmentation de 13 p.cent sur l'exercice préco dent, a précisé le président du Conseil du Trésor M.Michel Clair en rendant public hier lé budget des dépenses pour l'année 1985-86.C'est encore cette année la région métropolitain1 qui arrache la part du lion avec $930,8 millions.L'assainissement des eaux drainera a lui seul $311.8 millions, le réseau des Affaires sociales $132,5 millions, l'éducation $l(i0 millions et le transport en commun $109,6 millions.Le gouvernement versera cette année $24,G millions pour la construction de Bell Hélicoptère dans le parc de Mirabel.Il consacrera aussi $20 millions à l'aménage- ment du Parc d'exposition agroalimentaire de l'île Notre-Dame, dont la création est prévue dans le projet de loi 1 actuellement débattu à l'Assemblée nationale.La région de la capitale arrache $284,5 millions dont $5fi,8 millions pour l'assainissement des eaux, $54,3 millions pour le réseau routier et $18,2 millions pour l'éducation.En régions périphériques, le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie recevra le plus avec $95.3 millions, principalement consacrés au réseau routier $31,3 millions), au reboisement, à l'éducation et à l'assainissement des eaux ( environ $15 millions chacun ).Viennent ensuite l'Estrie avec $81.k millions, la Mauricie-Bois Francs avec $75,9 millions et le Saguenay-Lac-.Saint-.Iean avec $73,9 millions.Dans ces trois régions, l'assainissement des eaux, ; le réseau routier et l'éducation -emporteront le gros des investis- : sements gouvernement aux.Le gouvernement investira .$6-1,4 millions dans l'Outaouais, ; principalement dans les routes, * $15,7 millions dans l'Abitibi-Té-miscamingue dont près de 20 J p.cent dans le reboisement : $23.7 millions au Nouveau-Québec dont près de la moitié dans le trans- ' port maritime et aérien ; $22,6 millions sur la Côte-Nord dont plus du quart dans le transport aérien et maritime.Enfin, le gouvernement prévoit investir aussi $158.1 millions dont la répartition régionale n'a pas encore été faite.Québec versera 11 p.cent de plus dans le régime de pension du secteur public am QUEBEC (PC) - Le gouver-nement versera presque $1.6 milliard cette année dans le régime de pension des employés du secteur public.Il s'agit d'une hausse de 11.4 p.cent par rapport à l'an dernier, alors que la contribution gouvernementale avait été de $1.4 milliard à ce chapitre.Députés de l'Assemblée nationale et policiers de la Sûreté du Québec sont les plus avantagés par ces régimes de pension.Le régime de pensions des députés coûtera cette année $4 millions, soit une moyenne de $32,786 pour chacun des membres de l'Assemblée nationale.Pour les policiers, l'Etat versera $69 millions dans le fonds de pension, ce qui fait environ $17,250 par policier.A titre de comparaison, le régime de pension des fonctionnaires ne coûte que $202 millions cette année, soit une moyenne de $3,700 pour chacun des 54,600 fonctionnaires.Les députés de l'Assemblée nationale jouissent d'un régime de pension parmi les plus avantageux au monde par rapport aux autres élus des différents parlements occidentaux.Quant aux policiers de la Sûreté du Québec, leur régime de pension demeure parmi les plus avantageux si on le compare à celui des autres corps policiers au Canada.Cet avantage s'ajoute au salaire de base de quelque $36,000 qui leur est consenti après cinq ans.$9 millions de plus aux garderies m QUEBEC ( PC ) - Les gar-deries du Québec seront financièrement moins étouffées grâce à une injection additionnelle de $9 millions, annoncée hier dans les crédits budgétaires.Les ministres membres du Conseil du trésor se réunissaient, hier, pour étudier l'affectation de cette somme et trois hypothèses devaient être étudiées : augmenter le nombre de places actuellement disponibles en garderies, soit 28 900, augmenter l'aide financière versée aux parents à revenus modestes qui est actuellement d'un maximum de $9 par jour, et augmenter la subvention versée aux garderies, qui est de $3.50 par enfant par jour.Le budget total de l'organisme gouvernemental qui s'occupe des garderies, l'Office des services de garde, grimpera cette année de $59 millions à $72,5 millions, une hausse de 24,7 p.cent.La hausse comprend les frais occasionnés par l'embauche de 22 nouveaux employés permanents.DROITS DES AUTOCHTONES Ouverture et accueil plutôt qu'intervention gra QUÉBEC ( PC ) \u2014 La poli- ™ tique du gouvernement du Québec relative aux droits des autochtones en est une d'accueil et d'ouverture plutôt qu'interventionniste, a affirmé hier le premier ministre René Léves-que en amorçant le débat sur une motion pour reconnaître les droits de toutes les communautés amérindiennes et inuit.Il a assuré les nations autochtones que l'adoption de cette motion par l'Assemblée nationale ne limitera aucunement le dialogue avec son gouvernement et ne causera aucun préjudice à ces peuples pour faire reconnaître leurs droits au Canada.M.Lévesque admet volontiers que la motion ne correspond pas à toutes les attentes des leaders autochtones et qu'il y a encore place à la discussion et à des améliorations.Le texte même de la motion « presse le gouvernement de poursuivre les ;iégoeiations avec les nations autochtones en se fondant, sans s'y limiter, sur les 15 principes qu'il a approuvés le9 février 1983.».Il précise de plus la volonté du gouvernement d'établir un forum parlementaire permanent permettant aux autochtones de faire connaître leurs droits, leurs aspirations et leurs besoins.Retrait L'opposition libérale a réclamé le retrait de cette motion.Le député de Mont-Royal.M.John Ciaccia, responsable de ce dossier au sein du caucus libéral, a fait valoir qu'en dépit des assurances données par le premier ministre Lévesque, cette motion ne tient pas compte des représentations faites par les autochtones el qu'il y manque des éléments essentiels.Les libéraux réclament donc-que la présentation d'une telle motion soit reportée après la tenue de la conférence des 11 premiers ministres prévue les 1, 2 et 3 avril, et que le premier ministre Lévesque rencontre les leaders autochtones pour en arriver a un consensus sur le libellé de toute autre motion.Conférence sur l'économie centrée sur l'emploi ma OTTAWA ( PC ) \u2014 La ques-tion de l'emploi, plutôt que celle du déficit, sera au centre d'une conférence sur l'économie nationale qui se déroulera en fin de.semaine à Ottawa, en présence; du premier ministre Brian Mulroney, de son ministre des Finances, M.Michael Wilson, et du chef du gouvernement australien.M.Robert Ilawke.-Une trentaine de documents de travail ont été préparés en vue de la\"conférence qui réunira près de 140 personnes, mais seulement trois d'entre eux abordent directement le problème de la réduction du déficit gouvernemental qui se chiffre a $35 milliards, une question considérée pourtant comme la priorité des priorités par M.Wilson.-Qui plus est, deux des trois documents traitant spécifiquement du déficit heurtent de front là politique économique conservatrice., , Des observateurs des gouvernements^ provinciaux,- des hommes d'affaires, des dirigeants syndicaux et des responsables de groupes d'intérêt représentant notamment les autochtones, les personnes handicapées et les chômeurs participeront à cette conférence qui prévoit dix ateliers et trois sessions plénières, présidées par M.Mulroney.La question du déficit ne sera directement traitée dans aucune de ces discussions.Contestation Des emplois ne sauraient être créés durablement, soutient M.Wilson depuis qu'il est aux Finances, sans effacer auparavant les dettes qui paralysent la croissance de l'économie canadienne.C'est duns cette perspective que le ministre annonçait en novembre dernier une première série de coupures des dépenses et la mise sur pied de programmes de récupération des revenus, au montant total de $4,2 milliards.Tout le monde n'est pas d'accord avec lui.M.John McCallum, professeur à l'université du Québec à Montréal et auteur de l'un des documents de travail, estime au contraire que de telles coupu- res budgétaires entraîneront une hausse majeure du taux de chômage.À long terme, la croissance économique du pays risque également d'être affectée, ajou-te-l-il.M.McCallum soutient en outre que les coupures n'influenceront que marginalement les taux d'intérêt et qu'un déficit réduit ne saurait être tenu responsable d'un accroissement éventuel de la confiance des milieux d'affaires en l'économie nationale.La thèse du professeur de l'UQAM entre clairement en contradiction avec l'argumentation du ministre des Finances, selon qui la réduction du déficit per mettra précisément de faire plier les taux d'intérêt, de redonner confiance en l'économie, de stimuler les investissements et de créer de l'emploi.Plutôt que de couper dans ses dépenses, estime M.McCallum, Ottawa devrait relâcher son étreinte sur la masse monétaire, sans se préoccuper de la baisse de la valeur du dollar canadien qui s'ensuivrait.L'universitaire croit en outre qu'une attitude plus flexible face a la masse monétaire entraînerait une diminution temporaire des taux d'intérêt.«L'adoption de cette politique déboucherait simultanément sur la création de nouveaux emplois et la réduction du déficit, mais à cette différence près qu'un déficit réduit serait obtenu sur la base d'un taux de croissance économique accru, plutôt qu'en introduisant tout un train de contraintes fiscales ».M.McCallum reconnaît cependant que le taux d'inflation subirait une hausse temporaire dans de telles conditions.Dans l'éventualité où le gouvernement refuserait de rendre l'argent plus facilement disponible, la deuxième meilleure solution serait selon lui, de se résigner A un accroissement du déficit budgétaire.Éducation Dans un autre texte de travail rédigé en prévision de la conférence, un professeur de l'université de Dalhousie, M.John Graham, juge que M.Wilson fait abusivement appel à la confiance renouvelée des milieux d'affaires pour relancer l'économie et créer des emplois.Cette attitude équivaut à « investir beaucoup d'espoir dans une conception du monde relativement limitée », estime M.Graham, selon qui le chômage représente ¦ le problème social et économique numéro un ».Il rejoint toutefois le ministre des Finances sur la nécessité de réduire le déficit et suggère, entre autres choses, de réviser les programmes sociaux, tels les allocations familiales, afin de s'assurer que ceux qui en bénéficient soient ceux qui en ont le plus besoin.M.Graham propose en outre d'examiner de plus près le financement des services de santé et préconise de modifier les politiques budgétaires dans le domaine de l'éducation post-secondaire.Il est en outre favorable à une révision complète des échappatoires fiscales dont profitent ceertains contribuables.De son côté, M.Douglas Pur- vis, enseignant à l'université Queen's de Kingston, met en garde Ottawa contre la tentation de réduire radicalement ses dépenses ou d'augmenter les taxes de façon drastique.Il presse le gouvernement de procéder de façon systématique, concertée et progressive pour réduire le déficit.M.Purvis croit néanmoins Ottawa tout à fait conscient des coûts liés à la diminution de son déficit budgétaire.Le gouvernement « devra clairement faire preuve d'un solide leadership dans ce domaine ».estime-t-il.À court terme, les répercussions négatives des mesures adoptées pour réduire le déficit pourraient être minimisées par un adoucissement de la politique monétariste du gouvernement conservateur, note M.Purvis.Il ajoute cependant que la politique monétariste ne joue qu'un rôle restreint dans le cas du Canada, en raison de l'incapacité du gouvernement à faire fléchir si-gnificativement les taux d'intérêt et à éliminer les craintes d'une nouvelle flambée inflationniste. 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classe un cahier spécial de 20 pages grand format présentant tous les aspects de la visite de Ronald Reagan à Québec.Ce cahier reproduira notamment l'essentiel de la série d'articles intitulée LE VOISIN publiée dans LA PRESSE.Ces articles présentent le personnage Ronald Reagan, la vision qu'il se fait de l'Amérique, du monde, des rapports Est-Ouest, de l'arme nucléaire.La série traite ensuite des problèmes qui confrontent le Canada et les États-Unis: les pluies acides, l'influence culturelle américaine, la monnaie, etc.Enfin, le cahier reproduit le grand sondage exclusif CROP-LA PRESSE sur ce que pensent les Québécois de Reagan, des Américains et du contentieux canado-américain.Vous recevrez également une stratégie pédagogique qui permettra à vos élèves ou étudiants de comprendre et d'analyser la portée de l'événement, de mieux saisir la réalité américaine, l'importance et les enjeux de nos relations.L'approche proposée facilitera l'apprentissage à la fois du français et des sciences 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décrétée par le tribunal dans celui-ci.LtogOfljp uzom_ C'est l'effet d'une décision rendue hier par la Cour d'appel, condamnant un restaurateur de la Trans Canadienne, agent valideur de la Loto, à lui verser ce dédommagement.Mais les juges Claude Bisson et Marcel Nichols, tout en ordonnant à M.Pierre Leblanc de verser la forte somme (environ $100 000.croit-on), se disent d'avis que ni le distributeur régional ni la Société d'exploitation des loteries et courses du Québec ne doivent être partie à cette indemnisation.Si le restaurateur écope, lui, c'est en raison de la faute commise par sa préposée au moment de la validation des billets de M.Anctil.Les coupons A et C, qui auraient dû être normalement remis au concessionnaire régional puis acheminés A la Loto-Québec.auraient été déposés sur un journal, sur le comptoir, et on ne les a pas revus par la suite.Pour absoudre la Société des loteries et courses, les deux magistrats soulignent que, fidèle acheteur de toutes les catégories de billets de loto chaque mois, le requérant est lié par les règlements que l'on trouve écrits de façon visible sur tous les billets.Ces règlements stipulent notamment que les risques résultant de l'acheminent des coupons sont supportés exclusivement par le participant et que la seule responsabilité de la Société est celle de remettre le montant de l'enjeu lorsque les parties A et C ne lui parviennent pas.Celui qui joue, de dire les deux juges, accepte non seulement les ris- ques de gagner ou ne pas gagner, mais également celui que, pour une raison ou pour une autre, les coupons nécessaires ne parviennent pas à destination.La cour ne peut trouver, dans les relations de la société avec ce préposé, quelque manquement apparenté à un délit ou un quasi délit.La SLCQ n'a donc pas à assumer la faute imputée à ce dernier.Le troisième magistrat qui a étudié le pourvoi, à rencontre d'un jugement de la Cour supérieure qui, dans un premier temps, avait donné raison à M.Anctil, souligne pour sa part que le but louable des règlements invoqués ( exclure toute possibilité de revendication frauduleuse ) ne peut cependant justifier les conditions aussi sévères imposées aux participants.Vive les orchidées ! n Les Montréalais et les Québécois ™ en général pouront admirer et même sentir l'arrivée du printemps, les 30 et 31 mars, à l'occasion de l'exposition internationale d'orchidées « Orchidexpo-85 » qui aura lieu au Complexe Guy Favreau.Four la première fois, les fleurs qui seront présentées à l'exposition an- nuelle, organisée par la société Les Orchidophiles de Montréal, seront jugées par l'American Orchid Society, une des plus importantes sociétés horticoles au inonde.Un FCC, ou Certificat de première classe de cotte société est un pou l'équivalent d'une médaille d'or en compétition olympique.\u2014 Presse canadienne Le eut chez FRASER Rien d'artificiel.du cuir véritable, élégan t e t conforta ble Solde de modèles exposés livraison immédiate RABAIS JUSQU'À Livraison immédiate  f\\07 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43-2391-4 le prix est 34.96 nous devrions lire 37.95.Page 228: L'illustration des sacs à dos n° 76-0507-6 et 76-0506-8 doit être transposée.Paga 248: Le BBQ Structo 85-1049-8 les illustrations sont incorrectes.L'étagère du bas est en bols.Paga 268: Les Illustrations de Riviera et Promenade 7 pc ensembles doivent ôtre transposées.Nous nous excusons des Inconvénients que ces erreurs ont pu vous causer, Grâce à la Charte des droits, elle pourra récupérer son journal et ses cassettes intimes ¦ i Si ceux qui ont mis leur confiance dans la \u2014 Charte canadienne des droits et l'ont Invoquée depuis 1982 n'ont pas tous été exaucés, plusieurs y ont cependant trouvé secours pour obtenir de nos tribunaux des choses qu'on n'aurait môme pas pensé revendiquer il y a quelques années.Mais hier, une Lavalloise en a bénéficié sans même avoir pensé y recourir.Victime d'une sérieuse dépression en juillet 1983, elle s'était loué une chambre dans un hôtel local en y apportant le plus possible de ses objets personnels.Puis, quelques jours plus tard, elle était partie sans rien payer de son gîte et des repas qu'elle y avait pris.L'établissement, exerçant le droit de rétention prévu par le code civil, avait alors placé tous ses articles dans une pièce pour tenter de les troquer éventuellement contre paiement des repas et du logement fournis.Mais madame avait décidé de ne pas acquitter la facture de $032 qu'on lui a fait parvenir.Elle avait plutôt réclamé que l'hôtel lui retourne tous les effets personnels n'ayant aucune valeur monétaire mais' qui avaient de l'importance a ses yeux.En revoyant lu liste des 25 articles soumis, le juge Guy Boissonnoault.de la Cour provinciale, a lui-môme soulevé l'application possible et pertinente des articles i et 5 de la Charte, affirmant que toute personne a droit à la sauvegarde de sa diginité, de son honneur, de sa réputation et au respect de sa vie privée.La jeune femme voulait surtout récupérer un journal de ses activités quotidiennes de femme perturbée et, surtout aussi, certaines cassettes sur lesquelles elle avait enregistré, à l'occasion d'une thérapie, ses fantasmes et autres sujets très intimes.Le tribunal reconnaît non seulement que ces articles n'ont aucune valeur monnayable, mais qu'ils seraient susceptibles de causer un préju dice grave à la requérante s'ils venaient a torn ber entre les mains de personnes peu scrupu leuses.On devra donc les lui rendre.Une voiture dans l'église: 2 morts m QUÉBEC (PC) \u2014 Un homme et une ™ femme ont été tués dans la nuit d'hier quand leur voiture a percuté de plein fouet l'église de la paroisse Saint-François, à l'Ile d'Orléans.Les victimes sont Marc Chatigny, 49 ans, et Claudette Daigie-Bélanger, 45 ans, de Suinte Pétronllle.L'impact a été d'une extrême violence, l'automobile enfonçant un mur d'un mètre d'épaisseur.La Sûreté du Québec et les secouristes ont dû utiliser des « mâchoires de vie » pour dégager les corps des deux victimes.Aucune trace de freinage n'a été relevée sur la chaussée.Ville de Montréal Rappel d'échéance * Taxe foncière municipale \u2022 Taxe d'affaires, d'eau et de services (lieux d'affaires) \u2022 Taxe d'eau à taux fixe (logements) * Taxe sur les activités commerciales et les professions (permis) \u2014 soit un premier versement \u2014 soit le paiement total si la taxe est inférieure à 300 $ ou s'il s'agit d'un permis, au plus tard le 1er avril 1985 pour éviter toute pénalité Il est recommandé de faire ces paiements dans une caisse populaire ou une banque pour obtenir un reçu immédiatement.Service du revenu Renseignements.872-2305 -j21/4°/0 ¦^\"^ 3/4% DÉPÔTS À TERME DÉPÔTS A TERME intérêt annuel pour une durée de 3 ans intérêt., annuel pour une durée de 5 ans C\thez P\\orcuard nous tenons\t\t\t\t\t \tvos intérêts à coeur\t\t\t\t\t \tAUTRES TERMES &\t\t\t\t\t \tTAUX DISPONIBLES\t\t\t\t\t \tSUR DEMANDE\t\t\t\t\t \t¦\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t \tSlsS'ceaux Compagnie de\t\t\t\t\t \t(514)866-1071\t\tPlacements Hypothécaires iXSnrGuard\t\t\t \tOu voire courtier en placement\ti\\\\\t\t\t\t \t\t\tdu Canada 5, Place Ville Marie, Suite\t\t\t1234 \tlaui suiçts .1 changements\t\tMontréal, Québec H3B2G2 ¦ -\t\t\t \tMembre de la Société d'Assurance- De pots du Canada 4 inscrite a\t\t\ti Régie d'Assuonca Dépôts du Québec\t\t RENOVATIONS L'ACADIE àm Estimation grotuile à domicile 9725, BOUL L'ACADIE 337-0702 LONQUEUIL 620, Place Tons-Canada 527-8617 REPENTIQN Y 54S, rue Notre-Dame 585-0100 SHERBROOKE (Roch'Forest) 4701, boul.Bourque 584-8811 LAVAL 1770, boul.des Laurentldes (angle St-Martln) 384-4581 SHAWINIQAN 1423, 41* Rue 539-6431 JULIETTE ^ 564, rue St-CharleS'Borromee 7594110 ST-HYACINTHE 2760, rue Bourdages 1-773-5667 OU 464-7341 SAINTE-THÉRÈSE 259, boul.Labelle 435-1983 CHÂTEAUGUAY 279, boulevard Anjou 891-5030 BROSSARD 8655, boul.Taschereau 676-6655 SOREL/TRACY 204, route Marle-Victorln 742-7962 TROIS-RIVIÊRES 8255, boul.Jean-XXIII 377-2921 GRANBY 848, me Principal 378-4944 VICTORIAVILLE (Arihabaska), 54, rue Qlrouard 357-6344 Heures d'ouverture: Lundi au mercredi 9h00 à IBhOO Jeudi et vendredi 9H00 à 21li00/ Samedi 9000 à 17H00 Dimanche 111.00 à 171.00 \\ A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1985 CoftMM 0* ii r«bod.mitk>n \u2022 t des Wecommunteattoni can»dknrw* Canadian fUdio-ttteirlf ton and THtcommuntcaDon» Commission DÉCISION Société Radio Canada Décision CRTC 85-140.Les licences des réseaux de télévision de langues anglaise et française do la Société Radio-Canada expirent lo 31 mars 1985.En septembre 1984, le Conseil a annoncé qu'une audience était prévue pour décembre 1984 afin d'étudier lo renouvellement des licences des réseaux de télévision de la Société L'avis d'audience publique CRTC 1984-00 demandait à la Société de rendre disponible toute information susceptible d'assurer une discussion publique complote du rôle fondamental de la Société et de ses projets pour l'avenir en matière de programmation el de services.Compte tenu que la Société est toujours dans un état d'incertitude, le Conseil estime qu'il y va de l'intérêt public de demander à la Société de déposer de nouvelles demandes une fois que le processus de révision aura été complété.En conséquence, les demandes de renouvellement des licences des réseaux de télévision de la Société Radio-Canada ont été remises à la Société De plus, le Conseil renouvelle les licences des réseaux de télévision de langues anglaise et française du 1er avril 1985 au 31 mars 1987, sous reserve des mêmes modalités et conditions de; licences actuelles, le Conseil s'attend à étudier les demandes de renouvellement des licences des réseaux de télévision de la Société lors dune audience publique en 1986.Où puiG-jo lire les documents du CRTC?Les documents du C.R.T.C.peuvent être consultés dans la «Gazette du Canada», partie 1.aux bureaux du C.R.T.C et dans la section référence dos miiiiotliùques publiques Les décisions du Conseil concernant un titulaire de licence peuvent être consultées, à ses bureaux, durant les heures normales d'affaires Vous pouvez également obtenir copie dos documents publics du C.R.T.C.en rejoignant !e Conseil à: Ottawa / Hull (819) 997-0313: Halifax (902) 426-7997; Monliéal (514) 203-6607.Winnipeg (204) 949-6306 el Vancouver (604) 666-2111.Canada MANIFESTATION HIER DEVANT LES BUREAUX DE LA SCHL Si PAREL est aboli, la rénovation de centaines de logements remise en cause H 125 représen-¦™ tants des coopératives d'habitation de l'île de Montréal ont manifeste, hier, devant les bureaux montréalais de la Société centrale d'hypothèque et de logement (SCHL), pour réclamer le maintien de la subvention PAREL destinée à la remise en état des logements.CONRAD BERNIER_ Le porte-parole des manifestants, M.Marcel Sévigny \u2014 il est aussi président de la Fédération des coopératives d'habitation de l'Ile de Montréal \u2014 a pour sa part expliqué que « l'abolition de cette subvention remet en question la viabilité des projets déjà choisis par la SCHL lors de sa première sélection pour 1985.Ceci modifie les règles du jeu établies par les autorités pour l'appel d'offres du 12 octobre 1984 et constitue par le fait même un grave préjudice aux projets de développements coopératifs ».Selon Marcel Sévigny.le milieu coopératif est en fait placé devant un grave di-lemne.« En effet, dit-il, la dale limite pour le dépôt des projets d'habitation coopérative est le 31 mars prochain.Or.la SCHL a prévenu, le M février dernier, les groupes des ressources techniques soumettant des dossiers de projets d'unités d'habitations coopératives de ne pas inclure de demande de subvention PAREL dans leurs projets ».« Ainsi, ajoute-t-il, les coopératives craignent, d'une part, le rejet de leurs projets si elles .soumettent des demandes .incluant la subvention PAREL, et craignent, d'autre part, l'abolition pure et simple de cotte subvention si aucune demande PA-KEL n'est formulée à l'intérieur des projets à soumettre à la S ERRATA; Veuillez prendre note des corrections suivantes pour l'encart publicitaire Simpson «Jours Simpson»: Page 3, article P \u2014 Pull.Offert en blanc, vert ou sable et non tel qu indiqué.Page 3, article R \u2014 Grand maillot Offert en blanc, vert ou sable et non tel qu'indiqué Page 13, article T \u2014 «Luv Buggy».Cet article n'est pas offert en gris/turquoise Simpson regrette fout inconvénient causé par ces erreurs pour préparer votre déclaration d'impôt provincial Oui, nos spécialistes en impôt prépareront votre déclaration d'impôt provincial pour seulement 5$ si vous leur confiez votre déclaration d'impôt fédéral' Vous pouvez être sur de la précision des deux déclarations puisque leur travail est garanti.'Déclaration d'impôt fédéral a partir de 15,75$ Avec H & R Block, vous faites une bonne affaire.H*R BLOCK LES SPÉCIALISTES DE L'IMPÔT.EST\tOUEST 722-3511\t483-1310 RIVE SUD\tLAVAL 468-7479\t663-9450 Pour un* Iule complu, n\u201e, endro.'.t.consulter la p«go 558 de» p«B*f jaur»«t d« l'annuaire 9h a ?Ili SUR SEMAINE \u2014 9h a 17h LE SAMEDI _RENDEZ-VOUS DISPONIBLE_ Aitlftl m
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