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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1985-04-09, Collections de BAnQ.

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[" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE \u2022 LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, VENTS MODÉRÉS PAR MOMENTS.MINIMUM: -8°, MAXIMUM: 4°.DEMAIN : BEAU.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, MARDI 9 AVRIL 1985, 101* ANNÉE, N° 168, 84 PAGES, 6 CAHIERS \u2022 (X) / /7//(£Z une Mercedes beta v\u2014' **^ef>m\"\u2014 directmeuPde Mercedes-Benz MTbm-Sttl trVS-SUD.672-1720 ,.'.¦>\u2022.35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents Un projet du maire Drapeau: les trésors chinois à Montréal ¦r TAIWAN \u2014 En collaboration avec les \u2022™ meilleurs musées de la Chine populaire, le maire Jean Drapeau est en train d'organiser une impressionnante exposi- JULES NADEAU collaboration spéciale_ tion d'art chinois ancien, événement culturel international qui est susceptible d'attirer des milliers de touristes à Montréal.Le projet, qui s'inscrit dans le cadre du jumelage entre Montréal et Shanghai, est encore dans sa phase préliminaire et il s'agit essentiellement d'une initiative personnelle du maire de Montréal, a appris LA PRESSE de bonnes sources.Des pourparlers concernant cet événement majeur ont lieu directement \u2014 et discrètement \u2014 entre les autorités municipales et les représentants de Shanghai, l'important centre industriel, commercial et culturel où séjournera M.Drapeau du 13 au 16 mai, après trois jours d'escale à Hong Kong.Montréal fait ainsi concurren- ce à Osaka et à Paris, qui ont actuellement leur exposition d'art chinois.Il y a quelques années, le Musée Royal d'Ontario a été l'hôte d'une exposition d'art chinois unique en son genre, incluant un costume de jade impérial et, à en juger par le succès remporté à Toronto \u2014 ies files interminables à la porte du musée \u2014, l'industrie hôtellière montréalaise ne pourrait que tirer de fortes recettes de ce type d'attraction.Le public nord-américain est peu habi- tué à ce genre de manifestation, les conservateurs de musées eninois n'étant pas toujours enthousiastes à laisser voyager leurs collections à l'étranger.Il faut des dons de diplomate particuliers pour venir à bout des résistances chinoises.Autre problème, une grande partie du trésor chinois se trouve à Taiwan, au Musée national du Palais.Le maire de Montréal pourra faire valoir la réussite de l'exposition de tableaux et de sculptures de l'Expo 67, l'inestimable voir TRÉSORS en A 2 Jean Drapeau AUJOURD'HUI \u2022 LA MODE Avec les subtilités des tissus, des couleurs et des motifs, on peut renouveler sans arrêt le style punk, et plus on a l'air pauvre et rapiécé, plus c'est chic.page D 1 \u2022 VIETNAM Dix ans après !a chuté cîe Saigon, Henry Kissinger analyse l'engagement des États-Unis dans ce conflit.page A 10 \u2022 ÉMIGRATION Un Canadien sur cinq, soit deux fois plus qu'il y a un quart de siècle, déménagerait dans un autre pays s'il le pouvait.page A 4 \u2022 PRODUCTIVITÉ Si la productivité de l'économie québécoise soutient la comparaison avec celle de l'ensemble du Canada, elle demeure fortement en retard sur celle de l'Ontario.page C 1 \u2022 L'AUTOMOBILE Pour 1985, BMW décide d'importer au Canada le moteur de 3,5 litres déjà en usage en Europe, ce qui l'amène à changer l'appellation de sa 533i en celle de 535i.page E 1 SOMMAIRE Annonces classées B 2 à B 7, C 4 Arts et spectacles.A 12 a A 16 \u2014 Horaires.E6, E 7 Décès, naissances .D 12, D 13 Economie.C 1 a C 12 Êtes-vous observateur?.B 3 FEUILLETON Au nom du père et du fils.B 3 Horoscope.8 4 L'auto.E 1 à E 4 Le monde.B 1, B 8 Les échecs.:.B 6 Loteries - résultats:.D 10 Mots croisés.B 5 «Mot mystère».B 4 Pleins feux.A 10 Quoi faire aujourd'hui.E 6 Télévision.A 13 Vivre aujourd'hui.0 1 à D 8 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12,13 Mots croisés.18 4-1 SOUS LA NEIGE Pete Rose et les Reds ont vaincu les Expos Les Expos ont perdu leur premier match de la saison, 4-1, hier après-midi à Cincinnati.Pete Rose, le joueur-gérant des Reds, s'est payé du bon temps aux dépens de son ancienne équipe, en récoltant deux coups sûrs, un simple et un double, tout en faisant produire trois points.Mario Soto a été !e lanceur gagnant alors que Steve Rogers accordait trois points en cinquième manche pour subir le revers.Le nouveau venu Hubie Brooks a connu un match remarquable à Tinter pour les Expos en plus de compter le seul point de l'équipe.Le match a été interrompu à deux reprises à cause de chutes de neige.Les Expos ont congé aujourd'hui et disputeront le deuxième match de cette série demain.Tabloïd Sports, pages 2 et 3 Dave Parker, des Reds, a fout tenté pour nuire à Vance Law, des Expos, au deuxième coussin, mais il fut néanmoins retiré.photoioser ap DeBlois jouerait samedi L'ailier droit Lucien DeBlois, du Canadien, devait être absent pour deux semaines à la suite de douleurs aux côtes ressenties lors du match contre les Nordiques, jeudi.Mais les médecins ont constaté que la blessure guérissait plus vite que prévu, de sorte qu'il pourrait jouer samedi.Le Canadien se prépare à disputer son premier match des séries éliminatoires, demain soir au Forum, contre les Bruins de Boston.Comme la série sera probablement très robuste, il faudra s'attendre à voir souvent le trio formé de Mike McPhee, Ryan Walter et Mark Hunter au coeur de l'action.Tabloïd Sports, pages 4 et 5 EN DÉPIT DU REJET DU MORATOIRE PROPOSÉ PAR GORBATCHEV L'évolution des relations est positive, estime Washington d'après AFP « WASHINGTON \u2014 Tout en ™ se félicitant que M.Mikhail Gorbatchev ait accepté le principe d'un sommet avec le président Reagan, le gouvernement américain estime que les propositions du numéro un soviétique sur le désarmement ne représentent aucun progrès, et souligne que le déploiement des euro-missiles de l'OTAN se.poursuivra comme prévu en l'absence d'un accord à Genève.« Le moratoire sur le déploiement des euromissiles soviétiques est un leurre, un piège et une duperie*, a déclaré à une chaîne de télévision M.Robert McFarlane, conseiller du président Reagan pour les affaires de sécurité.On sait que le numéro un soviétique a annoncé dimanche l'application d'un moratoire unilatéral temporaire sur le déploiement en Europe de fusées soviétiques de portée intermédiaire.Pour sa part, le porte-parole du secrétariat d'État, M.Bernard Kalb, a indiqué que les États-Unis considéraient comme positif le fait que M.Gorbatchev, dans l'interview qu'il vient d'accorder au quotidien Pravda, fasse part de son désir de rencontrer le président Reagan, comme celui-ci l'avait proposé il y a trois semaines.Le gouvernement américain, rappelle-t-on, souhaite que le sommet ait lieu aux États-Unis, la date la plus souvent avancée étant la période septembre-octobre, à l'occasion de la session de l'Assemblre générale des Nations unies.«Les États-Unis, a poursuivi M.Kalb, sont également satisfaits que M.Gorbatchev, dans cette même interview, ait insisté sur l'importance de trouver des moyens communs d'améliorer les relations entre nos deux pays et ait relevé que ces relations doivent être plus constructives et stables, ri jus espérons que les déclarations de M.Gorbatchev témoignent de sa volonté d'aller de l'avant et de progresser dans les domaines intéressant les deux pays \u2014 droits de l'homme, conflits régionaux, désarmement et relations bilatérales.» En revanche, M.Kalb s'est attaché à réfuter point par point les suggestions de M.Gorbatchev sur le désarmement.Il s'est notamment refusé à considérer comme un progrès quelconque l'annonce que l'URSS avait décrète un moratoire temporaire sur le déploiement de ses euromissiles, particulièrement les fusees SS-20.« Nous aurions souhaité qu'ils proposent du nouveau, a-t-il dit, mais leur moratoire ne fait que réitérer une proposition discréditée déjà formulée il y a trois ans.» M.Gorbatchev a indiqué que ce moratoire avait pour objet d'inciter l'OTAN a interrompre l'installation des fusées Pershing et des missiles de croisière en Europe de l'Ouest, faute de quoi il serait levé en novembre.Pareille proposition, a expliqué M.Kalb, aboutirait à consacrer un avantage de l'URSS de l'ordre de 1 à 8 au minimum.Les Soviétiques, selon le secré- voir RELATIONS en A 2 MENACES D'UN MAUVAIS PLAISANTIN?La police veille sur le métro d après la Presse Canadienne m La surveillance policière *™ est plus intense dans le métro de Montréal depuis vendredi soir et le demeurera au cours des prochains jours, afin de s'assurer que les menaces récentes de faire sauter le réseau de transport en commun ne seront pas mises à exécution.Voilà !a stratégie qu'ont adoptée hier, à l'issue d'une rencontre de 90 minutes, des représentants de la GRC, de la SQ, de la CUM et du service de surveillance de la CTCUM.Vendredi soir, des policiers de la GRC recevaient un appel téléphonique d'un individu qui se réclamait de l'Armée secrète arménienne et qui menaçait de faire sauter le métro de Montréal dimanche malin.La station visée était celle d'Atwater.Des fouilles ont été déclenchées dans la nuit de vendredi à samedi sans qu'on découvre aucun explosif.Mais voilà que samedi soir, une téléphoniste d'un quotidien montréalais s'entendait dire que les menaces contre le système de transport en commun de Toronto \u2014 prévues pour lundi de la semaine dernière \u2014, n'étaient qu'une diversion pour permettre au groupe de terroristes de bien préparer leur attentat à Montréal.L'individu a ajouté dune voix-tremblante qu'il y aurait dp grabuge au niveau du transport en commun entre 9h et 9h30 cè matin.Puis il a raccroché rapi-.dement.' Un reporter du même journal voir MÉTRO en A 2 MefflGEÇ Jusqu'à cequi utissr ce Tarife À *7éj2ûrte. A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AVRIL 1985 TRESORS SUITE DE LA PAGE A 1 collection d'oeuvres d'arts qui a fait l'objet de mesures de sécurité et de primes d'assurances absolument inégalées.Le Musée de Shanghai, un des trois meilleurs du pays, devrait être une source principale d'approvisionnement de l'exposition qui est en préparation.Le musée de la rue Henan a déjà accepté d'envoyer une partie de sa collection à San Francisco, autre ville jumelée avec Shanghai, mais la manifestation avait failli être annulée à la suite de la défection de la séduisante joueuse de tennis Hu Na il y a exactement deux ans.D'autres objets ont aussi été exposés à Hong Kong.Ouvert en 1952, dans les locaux d'une ancienne banque, le Musée de Shanghai a été fermé plus tard pendant la révolution culturelle et timidement réouvert peu avant 1975.L'an dernier, les slogans politiques en moins, le Musée en brique rouge de trois étages, qui ressemble un peu à un couvent à l'Intérieur, était plein d'activités, bien qu'en ce jour ensoleillé de novembre les visiteurs étaient peu nombreux.Les bronzes de Shanghai, dont certains datent du 14e siècle avant Jésus-Christ, sont célèbres, et on y trouve aussi d'intéressants spécimens de porcelaine ainsi que des peintures anciennes.Au total, une collection de 106 000 objets.Il se pourrait aussi que Montréal fasse appel à des collections itinérantes.Par ailleurs, apprend-on de source chinoise, les autorités de Shanghai s'intéressent à la tenue d'un festival de cinéma québécois, idée qui a déjà été avancée par l'Office national du film dès 1979, et qui a ensuite été abandonnée.Les Shanghaiens, avec leurs traditions de ville par excellence du cinéma, sont très friands de films étrangers.Rappelons par ailleurs que le maire Drapeau, invité par son homologue de Shanghai, s'envole pour l'Asie le 9 mai.Il passera par Hong Kong avant d'être l'invité de Pékin.À la mi-avril, une mission chinoise sera présente à Montréal.RELATIONS SUITE DE LA PAGE A 1 tariat d'État, ont déjà déployé \u2022114 SS-20 (à trois ogives nucléaires Chacun), dont environ 275 braqués sur l'Europe, alors que les pays de l'OTAN, à titre de contre-mesure, n'ont encore installé qu'une centaine de missiles de croisière et fusées Pershing.M.Kalb a fait remarquer que si l'URSS annonçait une réduction et non pas simplement un gel de son arsenal, la réponse américaine serait plus positive.« S'ils acceptaient une réduction, nous prendrions des mesures, mais c'est à eux de bouger d'abord », a-t-il dit.Il n'a pas échappé aux observateurs diplomatiques, par ailleurs, que la proposition de M.Gorbatchev a coïncidé avec les traditionnelles manifestations antinucléaires de Pâques organisées en Grande-Bretagne et en Allemagne fédérale.Ils font remarquer d'autre part que ce n'est pas non plus par coïncidence que M.Gorbatchev a annoncé son moratoire deux jours avant la venue à Moscou du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, le dernier membre de l'OTAN qui n'ait pas encore formellement pris la décision d'accepter sop contingent de missiles américains.M.Kalb a souligné que les Soviétiques n'avaient pas respecté leur moratoire de 1982, et qu'ils avaient actuellement en cours un vigoureux programme de construction de batteries de SS-20.Le porte-parole du secrétariat d'État a rejeté en même temps l'offre de M.Gorbatchev d'un gel des arsenaux nucléaires stratégiques \u2014 requête traditionnelle de l'URSS \u2014 et d'un moratoire sur les recherches de systèmes défensifs spatiaux dans lesquelles s'inscrit le projet américain de guerre des étoiles.Selon M.Kalb, l'interruption de ces recherches dépend de la signature d'un traité sur le désarmement.METRO SUITE DE LA PAGE A 1 a indiqué hier qu'un autre appel avait été reçu le matin même.Adoptant un débit rapide, l'individu aurait dit: «C'est moi le faux Arménien.J'étais saoul samedi.Je m'excuse auprès de la police de la CUM.* Comme les deux appels ont été reçus par des personnes différentes, il a été impossible de savoir à coup sur s'il s'agissait bel et bien du même interlocuteur.Les forces policières ne savent pas si cette menace est l'oeuvre ou non d'un mauvais plaisantin; c'est pourquoi elles ne courront aucun risque avec la sécurité du public et intensifieront leur travail de fouilles et surveillance.11 a été impossible de connaître le nombre de policiers supplémentaires qui ont été appelés au travail.Selon un porte-parole de la CUM.Pierre Vézina, le déploiement policier ne sera pas aussi important qu'à Toronto, la semaine dernière, parce qu'« il ne s'agit pas de la même sorte de menaces».À Toronto, un communiqué avait été envoyé à la police.Les auteurs s'identifiaient à un groupe terroriste connu et à une cause internationale, le massacre des Arméniens, a-t-il expliqué.L'évaluation de la menace n'a donc pas été la même.dans LA PRESSE LES BONS VÉLOS : Avec le printemps, toutes sortes de fièvres s'emparent de monsieur et de madame Tout-le-monde.La fièvre du jardinage, celle du grand ménage et, aussi, pour les amateurs de bécanes, celle du vélo.Dans le Cahier «Consommation», Jeanne Desrochers nous parle de vélos et du palmarès préparé par Vélo Québec pour l'année 1985.LES NOUVEAUX FRUITS EXOTIQUES: L'avocat et le kiwi étaient il n'y a pas si longtemps des espèces inconnues au pays du Québec.Ces derniers et plusieurs autres sont en train de s'imposer sur nos tables et dans nos menus quotidiens.Dans le Cahier «Alimentation», Françoise Kayler traite de ces fruits aux noms et aux saveurs exotiques qui « réchauffent nos hivers et nous font patienter jusqu'à l'été.» La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 615 à quatre chiffres 1884 [LA MÉTÉO] DATE: Mardi 9 avril 1985 AUJOURD'HUI: Min.:- 8° Max.: 4e ENSOLEILLÉ ET VENTS MODERES PAR MOMENTS.DEMAIN: BEAU 5 2 01 Québec Ab:llbi Outoouaii Lourentidts Cantons de l'Est Mo uric ie Québec Loc-Saint-Jean Rimouslci Gaipétie Baie-Comeou Sept-! les Canada Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Frederkton Halifax Chorlottetown Saint-Jean Min.Max.-18 - 5 - 8 4 -14 0 -10 2 -16 - 2 -10 2 -IS - 4 - 8 0 - 8 0 -10 - 2 -10 - 2 Aujourd'hui Gén.ensol.Emoi, vents Gén.ensol.Gén.ensol.Gén.ensol.Gén.ensol.Ensol., nua.Ensol., nua.Ensol., nua.Ensol., nuo.Ensol., nua.Min Mai.Aujourd'hui 4 - 1 - 8 - 8 - 1 - 3 \u20221 - 1 1 1S 8 2 2 8 11 10 10 10 États-Unis\t\t\t \tMin.Mo.\tMin.\tMo» Boston\t0 15 N.-Orléons\t13\t27 Buffalo\t- 1 7 Pittsburgh\t1\t7 Chicago\tS.Francisco\t\t Miami\t1° 30 Washington\t3\t16 New York\t4 14 Dallas\t\t les capitales\t\t\t \tMm MU.\tMk.\tMo.Amsterdam\t5 13 Modrid\t11\t18 Athènes\t14 25 Moscou\t- 4\t3 Acopulco\tMexico\t8\t25 Berlin\t6 14 Oslo\t0\t2 Bruxelles\t4 12 Paris\t9\t14 Buenos Aires\t9 24 Rome\t8\t22 Copenhague\t2 7 Séoul\t7\t20 Geneve\tStockholm\t- 1\t3 Hong Kong\t20 21 Tokyo\t11\t15 Le Caire\t10 25 Trinidod\t\t Lisbonne\t15 15 Vienne\t3\t17 Londres\t8 13\t\t LE SYNDICAT DÉNONCE LE CHANGEMENT D'ORIENTATION Fermeture de 4 cliniques de Domrémy-Montréal ¦« On ne ferme pas une clinique comme on ferme un dépanneur ! Il y a des gens qui sont en thérapie chez nous depuis des années.Nous craignons qu'ils soient privés du service primor- CAROLE THIBAUDEAU dial qu'ils reçoivent à Domré-my », explique avec véhémence Jacques Normand, président du Syndicat des professionnels et professionnelles des Affaires sociales du Québec.Ces derniers contestent la décision inattendue prise par une nouvelle équipe de direction : fermer d'ici à quelques mois les quatre cliniques externes de Domrémy-Montréal, une étant située à Laval et les trois autres à Montréal.«Jamais on avait remis en question l'existence de ces cliniques externes », disent les employés.Les cliniques seraient remplacées par deux centres ouverts 24 heures sur 24.Domrémy-Montréal est un centré d'accueil et de réadaptaion pour alcooliques et toxicomanes, ouvert il y a huit ans.Présentement, plus de 1000 personnes y sont suivies en thérapie, pour des problèmes reliés ù l'alcool, aux drogues ou aux médicaments, problèmes qui vont des états dépressifs aux troubles de comportement, en passant par les relations familiales ou conjugales.«Ces cliniques existent justement pour permettre aux patients d'être soignés gratuitement, car la plupart n'ont pas les moyens d'aller voir un professionnel du secteur privé, psychologue ou autre », soutient M.Normand.À la façon des AA Les psychologues, travailleurs sociaux, criminologues et éducateurs spécialisés du centre déplorent également les changements majeurs qui ont lieu dans leur é-tablissement depuis le mois d'août 1984.Selon ces professionnels, les nouveaux patrons ont provoqué des déplacements et des démissions.Ils ont également octroyé de nouveaux postes ù des personnes choisies pour « leur expérience pratique du bénévolat » ou leur « profonde connaissance du mouvement des AA ».Selon le président du syndicat, ces nouveaux critères d'embauché témoignent de la volonté des dirigeants « d'effectuer un virage dans le traitement offert aux toxicomanes et aux alcooliques ».« Leur conception semble se résumer ainsi, affirme M.Normand : introduction obligatoire de la philosophie AA, des étapes AA, participation obligatoire aux meetings AA et le reste.» Les professionnels du centre ne mettent pas en doute l'importance et la valeur du mouvement des Alcooliques anonymes, « qui s'est révélé précieux pour nombre d'alcooliques », conviennent-ils.Mais ils estiment que le traitement AA ne convient pas à tous.À Domrémy, on soigne la personne par une approche psychosociale, approche qui tient compte à la fois de l'individu et de son milieu, et qui n'exclue pas la méthode AA.Les professionels se plaignent que leurs dirigeants laissent de moins en moins de place à l'approche psycho-sociale.Selon Jacques Normand, cette approche est demandée par la clientèle et elle est de plus valorisée par les politiques gouvernementales.La féerie des ballons de Pâques photo Armand Trottier, LA PRESSE Les féeriques ballons de Pâques ont été libérés par milliers dans le ciel dimanche, du toit du Bonaventure Hilton.Le grand hôtel tenait sa 14e course annuelle des ballons de Pâques, au profit de la Société des timbres de Pâques.Chaque donateur a reçu un ballon porteur d'une carte servant à l'identifier.Un nom sera tiré parmi les cartes retournées et le gagnant se verra offrir des vacances d'une semaine à Puerto Rico.A-vis à ceux qui trouveront les ballons de Pâques : ils sont admissibles au tirage d'un week-end pour deux au Bonaventure Hilton.LA CATASTROPHE DE BHOPAL Le gouvernement indien poursuit Union Carbide m NEW YORK (d'après AFP ™ et AP ) \u2014 Le gouvernement indien a intenté hier à New York un procès en dommages et intérêts à la société américaine Union Carbide, la tenant responsable de la fuite de gaz qui a causé la mort de plus de 2 000 personnes en décembre dernier dans la ville indienne de Bhopal.La plainte, déposée devant un tribunal de Manhattan, ne précise pas la somme réclamée de la multinationale américaine, indiquant qu'« en raison de l'énormi-té du désastre de Bhopal, le plaignant n'est pas actuellement en mesure de fournir un montant exact des dommages et intérêts demandés ».Le gouvernement indien a demandé toutefois au tribunal d'accorder des dommages suffisants « pour empêcher Union Carbide et les autres firmes multinationales d'ignorer délibérément les droits et la sécurité des citoyens des pays dans lesquels elles opèrent ».La poursuite reproche à Union Carbide d'avoir fait preuve de négligence dans la conception de l'usine et d'avoir surévalué les conditions de sécurité qui y régnaient.Responsabilité Le gouvernement indien ajoute que la multinationale américaine doit, en dernière analyse, être tenue responsable de la catastrophe, même si l'usine de Bhopal était dirigée par une filiale indienne, dont Union Carbide détient 50,9 p.cent des actions.La société américaine avait récemment rejeté sur le personnel indien de l'usine la responsabilité de la catastrophe.Les dirigeants d'Union Carbide ont imputé l'origine de la fuite d'isocyanate de méthyle à l'introduction, « de propos délibéré ou par inadvertance», d'une importante quantité d'eau dans la cuve de stockage, téléphoto Reuter Des spécialistes ont ouvert samedi le réservoir de stockage de l'usine de Bhopal, dont la fuite a causé la mort de quelque 2 000 personnes en décembre dernier, pour tenter d'établir les causes exactes de la catastrophe.produisant un excès de pression qui provoqua la fuite du gaz et l'empoisonnement mortel de quelque 2 000 personnes.« En conséquence immédiate et directe de l'attitude d'Union Carbide », souligne la poursuite, « plusieurs milliers de personnes, à Bhopal même et dans ses environs, ont connu une mort longue et horrible ou subi des lésions sérieuses et permanentes.«Les survivants ont été les victimes d'un désastre inimaginable et im- pardonnable, et ont assisté à la destruction du travail de toute leur vie.» Les dirigeants d'Union Carbide ont confirmé, la semaine dernière, qu'ils étaient en pourparlers ' avec le gouvernement de New Delhi pour tenter d'en arriver à une entente susceptible d'éviter l'enregistrement d'une poursuite.Cette plainte s'ajoute à plusieurs actions indépendantes déjà enregistrées par des avocats américains, qui réclament quel- que $15 milliards pour leurs clients.La poursuite du gouvernement Indien a été intentée au nom de toutes les victimes de l'accident, et beaucoup des avocats américains intéressés ont accusé New Delhi de tenter de les forcer à se retirer, ou au moins à se limiter à un rôle de second plan.Certains d'entre eux ont fait savoir qu'ils se proposaient de poursuivre à leur tour le gouvernement indien pour l'empêcher d'intervenir dans cette affaire.t y i LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AVRIL 1985 la presse A 3 SQ: nouveaux moyens de pression ?am L'Association dos policiers ™ provinciaux du Québec pourrait avoir recours à de nouveaux moyens de pression dans ¦ l'épreuve de force qui l'oppose au gouvernement québécois.Le président de l'association Raymond Richard a en effet indiqué que la possibilité d'une reprise des moyens de pression sera à l'ordre du jour de la réunion de l'exécutif du syndicat des agents de la Sûreté du Québec, qui doit avoir lieu aujourd'hui.Les résultats de la réunion, qui sera consacrée a des questions de stratégie, seront communiqués de façon confidentielle aux membres de l'association dans les jours qui suivront.Les policiers de la SQ ont repris le travail la semaine der- \u2022 nière sous la menace de sanctions en vertu de la Loi de la police, à la suite de l'échec de la rencontre entre M.Richard, le premier ministre René Léves-que et son ministre de la Justice Pierre-Marc Johnson.Les discussions avaient achoppe sur la question de l'indexation des pensions de retraite.Transplantation d'un intestin grêie ¦ TORONTO (AFP, PC) \u2014 Une transplantation de l'intestin grêle, opération rare et à haut risque - a été effectuée samedi à l'hôpital général de Toronto, a-t-on appris hier de source médicale.La patiente, dont l'identité n'a pas été révélée, se trouve dans un etal sérieux mais stable, ont indiqué les médecins de l'hôpital.Cette opération avait été abandonnée dans les années 1970 en raison des graves problèmes de rejet qui ne permettaient pas aux patients de survivre plus de 18 heures après l'intervention.L'utilisation de la cyclospori-nc, un immunosuppresseur (substance diminuant les réactions immunitaires) efficace dans d'autres transplantations, permet toutefois d'entretenir de nouveaux espoirs, a estimé le Dr Gary Levy, spécialiste en immunologie et collaborateur du Dr Zane Cohen, responsable de l'opération.La jeune femme, auparavant nourrie par intraveineuses en raison des déficiences des voies digestives de son intestin, supportait mal cette contrainte et pensait que la vie ne valait pas d'être vécue ainsi, a précisé le Dr Levy.Un intestin grêle de six mètres a pu être prélevé samedi sur un donneur.Le comité d'éthique de l'hôpital de Toronto a approuvé cette transplantation, qui a déjà pu être réalisée avec succès sur des animaux de laboratoire par l'équipe du Dr Cohen.Ces animaux - des chiens en particulier - sont toujours vivants plus d'un an après que la transplantation ait été effectuée, a indiqué le Dr Levy.Un homme tente de crucifier une femme ¦ STOCKHOLM (AFP) -Un homme \\x tenté de crucifier une femme le jour du vendredi saint à Stockholm.La police l'a arrêté et conduit la femme dans un éta' grave à l'hôpital, a-t-on appris hier de source judiciaire.Lorsque les enquêteurs sont arrivés sur les lieux de la crucifixion, prévenus pur les voisins de l'appartement qui ont déclaré avoir entendu de très grands cris pendant des heures, ils ont découvert une femme à moitié dévêtue, les deux mains et un pied cloués à deux poutres en bois disposées en forme de croix.Arrêté par les policiers alors qu'il s'apprêtait à percer le deuxième pied de la femme à l'aide d'un gros clou, l'homme a déclaré qu'il s'agissait bel et bien d'une crucifixion et non d'un simulacre.\" .L'auteur et sa victime, tous deux âgés de 50 uns environ, ne semblent pas jouir de toutes leurs facultés mentales, a déclaré la police.L'homme a été placé sous mandat de dépôt et la femme conduite d'urgence à l'hôpital ou son état a été jugé grave.( CINQ INCENDIES PENDANT LE WEEK-END DE PÂQUES Encore du sabotage dans les boyaux des pompiers au La police de la CUM et le ^ service des incendies de la ville de Montréal enquêtent pour découvrir le ou les mauvais plaisantins qui s'en prennent aux boyaux des sapeurs.CAROLE THIBAUPEAU Alors qu'ils s'apprêtaient à combattre un incendie de cinq alertes au 89 ouest boulevard Saint-Joseph, vers 2h30 hier matin, les pompiers ont constaté que plusieurs boyaux étaient perforés.Sans perdre de temps, ils ont alors sonné l'alerte générale et les flammes ont été vaincues vers 4 heures.La bâtisse abritait une clinique médicale au rez-de-chaussée et le premier étage était vacant.Il n'y a pas eu de victime à part les quatre pompiers qui ont du être transportés à l'hôpital.Parmi eux, Robert Homier portait une profonde coupure à la main.« Cette blessure s'explique facilement par les bris de vitres, dit un pompier de la caserne 2(i.On se blesse plus facilement quand on est fatigué.Dimanche soir, nous avons commencé à 21h33, alors que nous avons été appelés au :itSl Saint-Denis.À lh59, nous étions de retour au poste et environ une demi-heure plus tard, nous repartions au 85 Saint-Jo seph ouest.Nous étions tellement fatigués en revenant que nous n'avons même pas pris la peine de nettoyer le matériel avant d'aller dormir.» Négociations difficiles Un porte-parole du service des incendies, Georges Gagnon, a refusé de faire le lien entre le sabotage des boyaux et les difficiles négociations pour le renouvellement du contrat de travail.La convention collective des 1 800 pompiers montréalais est échue depuis décembre 1983.Les pourparlers sont allés en arbitrage en septembre, alors que la partie patronale refusait d'embaucher davantage de personnel.Le syndicat affirme qu'il y a environ 800 pompiers de moins qu'en 1978, ce qui réduit l'efficacité des équipes de travail.Les autorités devraient recevoir cette semaine un rapport traitant d'un incident semblable qui s'est produit le 28 mars, alors qu'on éteignait un feu sur la rue Linton.Selon le chef de district Ronald Turcot, il se peut que les boyaux vandalises hier proviennent de la même caserne que ceux utilisés le 28 mars, qui avaient eux aussi été perforés.Trente familles dehors Le sinistre de la rue Saint-Joseph n'est qu'un des quatre incendies du week-end pascal.Ce dernier se solde par une trentaine de familles sur le pavé et huit pompiers à l'hôpital.Le premier brasier s'est déclaré à 21h30 dimanche, au 3454 Saint-Denis, à l'intérieur d'un é-difice de quatre étages, commercial et résidentiel.Une papeterie et une imprimerie occupaient le rez-de-chaussée et les étages supérieurs étaient divisés en logements.Plus de 125 pompiers, sous les ordres du capitaine André Jette, ont mis 150 minutes à éteindre les flammes.Deux pompiers ont été blessés dans cet incendie, pour lequel on soupçonne une volonté criminelle.Un troisième feu a demandé l'alerte générale à 22h40, au 2231 LeCaron, à Émard.Les flammes ont pris naissance dans les hangars pour se propager rapidement aux logements.Six familles se retrouvent sur le pavé.On ne rapporte aucun blessé sérieux mais encore une fois, on croit à une origine criminelle et on fait enquête.La fête de Pâques n'a pas été plus réjouissante pour les habitants du 1895 Villeray, qui a brûlé à 10h30 du matin.Les flammes ont débuté au premier étage pour se répandre à l'étage supérieur.Quatre logements ont été détruits.Il a fallu une quarantaine de pompiers pour éteindre les flammes, en 90 minutes environ.photos Armand Trottier, LA PRESSE Les pompiers mandés au 89 ouest boulevard Saint-Joseph n'ont pas tellement apprécié la « plaisanterie » : on avait encore une fois saboté les boyaux d'arrosage.Un gageur négligent jm HARRISBURG ( AP ) \u2014 Un ™ billet de loto gagnant, joué en Pennsylvanie et représentant près $5,6 millions, ne valait plus hier que le prix du papier sur lequel le malheureux gagnant, qui ne s'était toujours pas fait connaître au bout d'un an de recherches, avait coché les six bons numéros.Le joueur étourdi pourra toujours se consoler à l'idée qu'il détient à présent le record améri- cain des gains non réclamés.Le précédent record était de $1,7 millions et avait été établi en novembre dernier dans l'État de New York.« C'est dommage », a déclaré le directeur du Pennsylvania Lottery.Ses services avaient pourtant alerté les gens afin qu'ils cherchent de vieux billets qui auraient pu « traîner dans un portefeuille ou un tiroir ».Alerte générale à Emard dimanche soir : six logements ont été dévastés.Le temps froid nous évitera sans doute les inondations rr% Il ne faudrait pas trop gro-Um gner contre le temps frisquet qui sévit depuis quelques semaines.Grâce à lui.on devrait en effet être en mesure d'éviter les traditionnelles inondations du MARIO FONTAINE printemps, à moins que ne survienne un déluge aussi improbable qu'inattendu.« Tout va bien pour le moment.L'écoulement se fait de façon normale, et il faudrait des pluies diluviennes pour que les rivières débordent », de constater hier Claude Handfield, du centre météorologique de Dorval.La preuve entre toutes : même les habitants de Richmond ne se tournent pas encore les sangs, eux qui ont pourtant pris l'habitude d'écouter la télévision en canot pneumatique à chaque printemps.La police locale estime même que le niveau de la Saint-François est inférieur à la moyenne annuelle pour cette période de l'année, et pense que cette municipalité de l'Estrie pourra peut-être y échapper.Il n'y a peut-être qu'à Laval où le responsable de la protection ci- Découvertes de trois cadavres m Des milliers de Québécois mm ont passé le week-end de Pâques à s'adonner à diverses activités bucoliques.Mais, pour trois d'entre eux, sillonner les bois s'est terminé de bien macabre façon.En tout, trois cadavres ont été retrouvés dont l'état laisse croire à des morts violentes.Un jeune homme en excursion dans un boisé de Bois-des-Fllions, petite municipalité des Basses-Laurentides, a découvert dimanche le cadavre d'un homme dans un ruisseau, derrière le 343 de la rue Carmel.Le corps était duns un état de décomposition très avancée et une autopsie sera pratiquée pour connaître lu cause de lu mort et l'identité de cet homme.Une aventure semblable est ar-rivée à deux bûcherons qui sont tombés, hier après-midi, sur la dépouille d'une femme d'une vingtaine d'années gisant dans un boisé du rang Lafrenière, à Lapruirie, sur la Rive-Sud.Le corps de la jeune femme était à moitié brûlé, ses chevilles étaient attachées et sa figure portait des marques de coups.La police se demande s'il ne s'agirait pas d'un règlement de comptes contre une danseuse qui aurait été assassinée puis abandonnée par son ou ses tueurs.Là aussi on procédera à une autopsie.Cadavre repêché Le corps d'une femme d'une trentaine d'années a été repêché des eaux du fleuve Saint-Laurent en après-midi, hier, à la hauteur de Pointe du Lac.Les premières constatations laissent croire que le corps a séjourné dans l'eau plusieurs semaines.Une autopsie sera pratiquée pour connaître la cause et les circonstances entourant.cette mort.vile municipale, Yvon Royal, se sent encore inquiet.Les glaces du lac des Deux-Montagnes et de la Rivière-des-Milles-îles sont encore prises, fait-il remarquer, et les autorités demeurent sur un pied de guerre.Selon Dorval, les précipitations de cette année ( 47,3 mm en mars ) se comparent à celles des années antérieures.Mais, explique M.Handfield, les périodes de temps doux, de précipitations et de gel se sont très bien réparties au cours des dernières semaines, de sorte que l'écoulement ne pose pas de problème.Le temps beau et froid devrait se poursuivre encore en ce début de semaine, ce qui serait de nature à absorber encore davantage la fonte des neiges.L'effet de cette fonte est virtuellement déjà derrière nous, pense M.Handfield, selon qui seuls plusieurs jours de pluie diluvienne pourraient encore gonfler démesurément les cours d'eau.C'est la crainte qu'on n'a pas encore tout à fait écartée à Richmond.«On a été inondés l'an passé après la fonte des neiges, justement à cause de pluies tardives », déclarait hier un membre de la police municipale.Yvon Royal, lui, n'a pas encore donné congé aux secteurs Laval-Ouest et Fabreville, eux aussi des abonnés systématiques aux débordements.« Il y aura des inondations, c'est sûr.La question, c'est de savoir à quel niveau», dit-il.Il s'attend à des difficultés dès cette semaine.Mais, de poursuivre M.Royal, on est prêt à y faire face : des sacs de sable ont été installés, les pompes n'attendent qu'à être actionnées, les patrouilles sont maintenues et des poches de Jute sont à la disposition ded.citoyens.Treize victimes d'accidents pendant le congé de Pâques BAu moins treize personnes ont perdu la vie de façon tragique au Québec pendant le long congé de Pâques.La route a fait douze victimes et un septuagénaire a péri dans un incendie.La plus récente tragédie signalée par la Sûreté du Québec s'est produite hier après-midi à Sainte-Catherine, au sud-ouest de Montréal.Marcel Beaulieu, 53 ans, de LaSalle, a été tué dans une embardée attribuable à une perte de contrôle.La victime circulait sur la route 132 à Sainte-Catherine lorsque le véhicule a bifurqué pour aller s'arrêter sur un bout de pont.Une capotage résultant également d'une perte de contrôle a fait un mort dimanche soir, à Saint-Jean-de-Dieu, dans le Bas-du-Fleuve.La victime est un jeune résidant de cette localité, Roby Ouellet, 22 ans.Une collision entre deux véhicules survenue en fin d'après-midi dimanche sur la route 112.près de Weedon, en Estrie, a fait un mort et un blessé grave.La victime est Rejean Roy, âgé de 25 ans, de d'East-Angus.À Montréal, un automobiliste de 53 ans, Yves Al lard, de Laval, est mort dimanche après que sa voiture eut heurté un poteau à l'intersection des rues Papineau et Louvain.Selon les enquêteurs, il pourrait avoir été victime d'une crise cardiaque.Un couple dans la soixantaine est décédé samedi vers 23 heures sur la route 109 dans la région de Matagami.Les victimes sont.Adrien et Simone Paquin, de Malartic.Un jeune homme de 20 ans, Sylvain Tremblay, de Lac Bou-chette, est mort samedi en début de soirée sur la route 155 dans la région de La Tuque.Le jeune homme aurait perdu la maîtrise de son véhicule en voulant éviter une automobile qui venait à sa rencontre.Samedi, en fin d'après-midi, un homme de 57 ans, Jacques La-vallée, a perdu la vie dans une collision survenue rue principale, à Saint-Amable.sur la rive-sud de Montréal.Une remorque s'est détachée pour ensuite heurter le véhicule qui suivait.Un enfant de 9 ans, Gabriel Jo-bin, est mort samedi midi après avoir été heurté par une voiture à Neuville, à l'ouest de Québec.Denise Moar, âgée de 19 ans, de Saint-Charles-de-Borromée, a été heurtée par un véhicule tôt samedi matin à Joliette, le long de la route 343.L'automobiliste a pris la fuite.Sylvain Morissette, 20 ans, de Buckland, a été tué dans une embardée survenue dans la nuit de samedi, à Saint-Damien-de-Belle-chasse, au sud de Québec.Une collision a fait un mort vendredi, sur la route 112, en Beauce.Il s'agit de Jean-Louis Boisvert, 47 ans, de Thetford Mines.Par ailleurs, un citoyen de Saint-Mathias.au sud de Montréal, Gérard Raquette, 72 ans, a péri dans un incendie vendredi.\u2014 Presse Canadienne LA PRESSfc, MONTREAL, MARDI V AVRIL 1985 Bette Stephenson devient vice-premier ministre de l'Ontario m TORONTO (d'après CP) ™ \u2014 Le premier ministre de l'Ontario, Frank Miller, a nommé inopinément hier Mme Bette Stephenson, membre du cabinet ontarien depuis dix ans, au poste de vice-premier ministre, mais a démenti que cette mesure ait pour objet essentiel d'inciter les femmes à voter pour le Parti conservateur aux élections provinciales du 2 mai.Mme Stephenson, qui est âgée de 60 ans, prend la place de M.Robert Welch, qui doit quitter la vie politique après les élections.Toutefois, M.Welch conservera son poste de ministre de la Justice jusqu'à la nomination d'un nouveau cabinet, après le 2 mai, et c'est ce qui a amené les observateurs à se demander pour quelle raison le premier ministre avail décidé de combler dès maintenant l'autre poste de M.Welch, à moins de quatre semaines des élections.Mme Stephenson, qui fut la première présidente de l'Association médicale canadienne, s'est élevée vigoureusement contre les rumeurs voulant que M.Miller ail nommé une femme dans le but de s'attirer les votes féminins le 2 mai.Elle a soutenu que sa nomination ne changerait rien dans ce domaine: «Les femmes pensent par elles-mêmes dans cette province, a-t-elle dit.et elles voteront pour le candidat qu'elles jugeront le plus capable.» Bette Stephenson À l'issue de la brève cérémonie d'investiture, qui s'est déroulée dans le bureau du lieutenant-gouverneur John Black Aird.M.Miller s'est dit persuadé que Mme Stephenson conserverait son siège dans la circonscription torontoise de York Mills.Mais, a-t-il ajouté, d'antres changements, tels que la nomination d'un nouveau ministre de la Justice, dépendront du résultat du scrutin.Commentant cette nomination hier, le chef libéral, David Peterson, a souhaité à Mme Stephenson d'être heureuse dans ses nouvelles fonctions «pour les trois prochaines semaines».Québec accueille une réunion internationale sur les pluies acides » QUEBEC (PC) - Les gou-.veineurs de la Nouvelle-Angleterre et les premiers ministres des provinces de l'Est, du Canada participeront cette semaine, à Québec, à une importante conférence sur les pluies acides.Les leaders politiques de sept provinces, du gouvernement fédéral et de 15 états américains discuteront de la situation et entendront des experts, afin de faire le point sur ce problème.Les coprésidents de la conférence sont le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, et le gouverneur du Massachusetts, M, Michael S.Dukakis.Le ministre des Pèches et Océans, M.John Fraser, représentera le gouvernement fédéral.Les pluis acides proviennent en grande partie des émissions industrielles d'anhydride sulfureux.Elles seraient responsables de la destruction des rivières, des lacs et des forêts du nord-est de l'Amérique du Nord.Dans l'Est du Canada, près de 39 millions d'hectares de forêt reçoivent annuellement plus de 20 kilogrammes de pluies acides, soit précisément le maximum que le sol peut absorber.Ce seuil est cependant considéré comme trop élevé pour certaines formes de végétation et pour les rivières à saumons.L'ancien secrétaire américain au Transport, M.Drew Lewis, et l'ex-premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, qui ont été nommés «envoyés spéciaux» des gouvernements fédéraux des Etats-Unis et du Canada sur ce problème durant la rencontre entre le président Ronald Reagan et le premier ministre Brian Mulro-rièy, ont été invités à participer au sommet de cette semaine.Le président d'un comité de la Chambre des communes britannique sur les pluies acides.Sir Hugh Rossi, fera part des résultats des travaux de son comité lors de la conférence.Le gouverneur du Wisconsin.M.Anthony S.Earl, donnera de son côté un aperçu des résultats d'une tournée européenne qu'il a effectuée pour le National Governors Association.Des scientifiques des États-Unis et du Canada discuteront des effets des précipitations acides sur l'environnement et la santé.Par ailleurs, une responsable de la recherche en foresterie du ministère de l'Énergie et des Ressources, Mme Lise Robitaille, donnera un compte-rendu des effets des pluies acides sur les érables à sucre.La conférence débute demain lors d'un souper offert par le premier ministre Lévesque.MM.Dukakis et Lévesque inaugureront jeudi matin le premier atelier de discussions et clôtureront la rencontre vendredi midi.SONDAGE GALLUP Un Canadien sur cinq émigrerait s'il le pouvait wm Environ un Canadien sur cinq déménagerait dans un autre ¦***' pays s'il pouvait le faire.C'est deux fois plus qu'il y a un quart de siècle.Les personnes les plus intéressées à l'émigration sont âgées de moins de 50 ans, ont au moins une formation scolaire secondaire et habitent les plus grandes villes canadiennes.La question posée était la suivante: «Si vous aviez le choix, aimeriez-vous partir vous installer dans un autre pays?» Ne Oui Non savent pas Ensemble du pays \u2014 1985.21% 78% 1% \u2014 1960 .12 86 2 Selon l'âge - 1985: \u2014 !JBà29ans.26 72 1 \u2014 30 à 49 ans.26 73 1 \u2014 50 ans et plus .10 90 1 Selon la population des villes -1985: \u2014 Plus de 100 000 habitants.25 74 1 \u2014 10 000 à 100 000 .22 78 1 \u2014 Moins de 10 000.14 85 1 Selon la formation scolaire: \u2014 Élémentaire .7 92 1 \u2014 Secondaire.23 77 \u2022 \u2014 Universitaire.27 71 2 \u2022 Moins de 0,5 p.cent.Les pourcentages ne donnent pas toujours exactement 100, les chiffres étant arrondis.Les résultats du sondage sont fondés sur des entrevues personnelles à domicile, effectuées entre le 31 janvier et le 2 février 1985, auprès de 1029 adultes âgés de 18 ans et plus.Pareil échantillonnage est précis à quatre points près, 19 fois sur 20.-, |-i-,-' - Les 1 800 techniciens des Postes menacent de débrayer vendredi ¦OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre fédéral du Travail, M.Bill McKnight, a nommé hier un médiateur spécial dans un effort pour éviter qu'une grève d'envergure nationale n'éclate à Postes Canada à minuit et une minute, vendredi matin.M.Bill Kelly, sous-ministre adjoint au ministère du Travail, aura une première rencontre aujourd'hui avec les négociateurs de Postes Canada et ceux du Syndicat des employés des postes et des communications, pour tenter de trouver un terrain d'entente concernant les négociations entre ces parties qui durent depuis huit mois.La nomination de M.Kelly comme médiateur a été annoncée hier après que lès deux parties eurent lancé un SOS au gouvernement au cours du week-end.Le ministre du Travail a dit, en annonçant la nomination de M.Kelly, qu'il espère que ce dernier « parviendra à écarter la menace d'une interruption des services postaux ».même si ses pouvoirs, en sa qualité de médiateur, sont restreints par le Code du travail du Canada à un rôle de persuasion.Les 1800 membres de ce syndi- John Bosley à Prague m PRAGUE (AFP) \u2014 Le ™ président de la Chambre des communes canadienne, M.John Bosley, est arrivé dimanche à Prague pour une visite officielle.Cette visite, la première du genre, est «une expression du renforcement des relations politiques entre le Canada et la Tchécoslovaquie», estime l'agence de presse CTK qui rappelle que M.Pierre Trudeau, alors premier ministre canadien, avait effectué une visite officielle à Prague l'an dernier.cat, dont la tâche consiste à entretenir l'équipement des 29 grands centres de tri du courrier à travers le pays, peuvent légalement abandonner leur travail à compter de minuit et une minute, jeudi soir.La majorité des autres syndicats de Postes Canada, dont ceux des postiers et des facteurs qui comptent plus de 20 000 membres chacun, ont promis de ne pas franchir les piquets de grève s'il y a débrayage.Le tri de plus de 95 p.cent des sept milliards de pièces de courrier acheminées annuellement par les bureaux de postes est maintenant accompli par des machines dont l'entretien est assuré par des techniciens.L'intervention de M.Kelly fait suite au rejet, en fin de semaine, par Denis Gagnon, président du syndicat, d'un rapport de conciliation proposant un compromis avec la Société canadienne des Postes.Le rapport semblait répondre aux deux principales exigences syndicales, mais M.Gagnon l'a rejeté parce qu'il laissait en plan une trentaine d'autres questions en litige., Postes Canada compte plus de 60 000 employés, répartis dans huit syndicats.La société de la Couronne est parvenue à s'entendre, le mois dernier, avec le Syndicat canadien des postiers, dont les 23 000 membres sont de loin considérés comme les plus militants.A PETRGCAMIU5 FAITURUM ASTRONOMICUM u Sanctuaire du Mont-Royal vous n'avez plus a craindre les effets secondaires d'une fournaise boulimique sur vos actifs.Fini.À tout jamais.Les gens bien et perspicaces l'ont compris.Ce qui explique le succès que nous connaissons.Vivre mieux est la façon la plus subtile de se distinguer.C'est pourquoi nous insistons sur une architecture d'avant-garde.Sur une finition soignée et une isolation de qualité supérieure.Sur d'immenses salles de bains.Sur deux terrasses pour chaque propriétaire.Sur de grandes baies vitrées qui vous permettent une vue superbe: Montréal est à vos pieds.le sancTuaioe du mont-royal ' Accédez à un nouveau mode de vie.CONDOMINIUMS PRIVILÉGIÉS EN BORDURE OUEST 0'OUTREMONT.MOI) CHEMIN DEACON.MONTRÉAL (514) 738 6000.DE PRÉFÉRENCE SUR RENDEZVOUS.1 ch.t courh«r: 1036 plcic.\u2022.$99.500 »/2ci.iC0Klnr: I323plcir.- .Sl.t2.0 00 w.1 ch.«couch>r:1711plcar.\u2022.$169.000 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Notre pays semble de plus en plus prêt a envisager des roles qui lui sont propres, plutôt que des rôles accessoires ou qui servent les fins d'autres pays.» Bien que le ministre ail rejeté, pour le Canada, le rôle d'intermédiaire entre les superpuissances, il a souligné que la réputation de longue date de notre pays en matière de médiation avait encore une place clans sa politique étrangère.* Nous avons une histoire marquée par la médiation, a-t-il expliqué.Ce talent s'est exercé plus fréquemment avec des puissan-ces^u'avec des superpuissances.Je crois que nous continuerons ainsi.» Sans spécifier davantage, M.Clark a laissé entendre que la médiation canadienne pourrait être plus efficace si elle était dirigée en périphérie des tensions entre les superpuissances, plutôt que de s'exercer directement entre Washington et Moscou.Et l'OTAN Le ministre a fait une distinction entre ses efforts et ceux de l'ex-premier ministre Pierre Trudeau, notamment en regard de l'engagement du Canada envers l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).Il a déclaré que la croisade pour la paix de M.Trudeau avait été en partie inspirée par la frustration, parce que rien d'autre ne fonctionnait.« Il y avait là au moins une tentative de reconsidération du rôle du Canada au sein de l'Alliance atlantique, mais ce n'est pas ce qui arrivera cette fois-ci », a-t-il promis en affirmant que son homologue soviétique, Andrei Gromyko.avait désormais accepté le fait que le gouvernement du Canada ait carrément replacé le pays au sein de l'OTAN.M.Clark a mis fin dimanche à Kiev, en Ukraine, à son périple de huit jours en URSS, au cours duquel il a visité Leningrad et la ville sibérienne de Novosibirsk, avarit de rencontrer plusieurs dirigeants soviétiques, dont M.Gromyko.Durant son séjour, le premier qu'ait effectué un ministre des Affaires extérieures canadien en URSS depuis 12 ans, M.Clark a indiqué qu'il était favorable à une reprise des échanges dans les domaines de l'éducation, de la science et de la culture, échanges interrompus à la suite de l'intervention soviétique en Afghanistan, en 1979, par plusieurs pays occidentaux dans un effort isoler l'URSS.«Fermer les portes n'a rien donné», a admis M.Clark, qui était premier ministre lors de la rupture des liens entre le Canada et l'Union soviétique.M.Clark se reposera quelques jours à Paris avant de participer, avec le ministre des Finances.M.Michael Wilson, à la réunion annuelle de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui groupe 24 pays industriels occidentaux.Cette année, M.Clark est l'un des co-présidents de la réunion de l'Organisation.Malgré la contestation, la révision de la loi sur les accidents du travail tire à sa fin ¦QUÉBEC (PC) \u2014 Après 135 heures de débals et 383 amendements, les membres de la Commission parlementaire de l'économie et du travail ont mis lin à leur élude du projet de loi \u202212, qui vise à'instaurer un nouveau régime d'indemnisation des accidentés du travail.Il ne reste plus que le débat d'adoption (troisième lecture) el l'on prévoit que la nouvelle législation entrera en vigueur le 19 août prochain.Il s'agit de la première révision majeure de la Loi sur les accidentés du travail depuis 1931.«Quel qu'il soit, le gouvernement qui arrivera au pouvoir après les prochaines élections sera heureux de voir ce problème réglé», affirme le parrain du projet de loi, le ministre du Travail, Raynald Frechette.M.Frechette s'est réjoui de la qualité des débats qui se sont déroulés depuis novembre en commission parlementaire.«Cette loi a été bonifiée au cours des travaux et cela prouve l'utilité du processus parlementaire», a-t-il dit.Malgré tout, l'opposition libérale el le député indépendant de Sainte-Marie, Guy Bisaillon, ont voté contre le projet de loi.Selon M.Frechette, le projet de loi apporte cinq améliorations majeures au régime d'indemnisation des accidentés du travail par rapport à la législation actuelle: 1) les accidentés recevront une indemnité de remplacement du revenu accompagnée d'un montant forfaitaire au lieu d'une rente mensuelle; 2) la loi reconnaîtra la primau lé du médecin traitant pour juger de l'état de l'accidenté; 3).le droit de l'accidenté de retourner au travail sera reconnu.L'accidenté pourra être réintégré dans son poste original ou dans un emploi substitut convenable; 4) reconnaissance juridique du droit a la réadaptation: la loi reconnaît la réadaptation physique, sociale et professionnelle; R&id Pour entreposage de fourrures 1473, Amherst \u2022 522-3181 TOUT SOUS LE MÊME TOIT \u2022 60 ans d'expérience \u2022 Vente \u2022 Réparation \u2022 Entreposage (cueillette à domicile) + 10% de réduction pour l'âge d'or 5) création d'une nouvelle commission d'appel, à laquelle pourront être soumises les décisions de la CSST.Le ministre du Travail a reconnu que plusieurs groupes, associations syndicales et regroupements d'accidentés avaient contesté les intentions que le gouvernement traduisait dans ce projet de loi.«Cette contestation est normale, affirme M.Frechette.Les accidents du travail constituent une matière conflictuelle et tout dossier traité de façon paritaire est sujet à débat.» Pour le Conseil du patronat, le gouvernement introduit une série de mesures qui n'ont rien à voir avec les difficultés d'application de la législation actuelle, ni avec l'indemnisation des «vrais» accidentés du travail.Le CPQ s'indigne surtout du fait que le gouvernement n'ait pas voulu reconnaître qu'il n'incombe pas au patronat d'assumer le coût du retrait préventif de la travailleuse enceinte \u2014 une excellente mesure selon lui, mais dont le coût devrait être assumé par l'État.Ce n'est pas non plus aux employeurs, poursuit le Conseil, d'indemniser à 100 p.cent tous les cas de surdité ai; Québec, tous les cas de plombémie, de maux de dos.etc.Mill Les maîtres merciers pour l'ultime homme LAVAL, 243 A, boulevard des Laurentidès, 669-1751 MONTRÉAL.920 ouest, rue Sherbrooke, 844-1971 Là où il ferait bon vivre mm D'après vous, en quelle ville des États-Unis est-il le plus ™ agréable de vivre?.En tenant compte aussi bien du site que de la qualité des services offerts (éducation, loisirs, culture), en tenant compte aussi de la qualité de l'air qu'on y respire, du coût de la vie et des bungalows, en quelle ville, selon vous, l'indice de qualité de vie est-il le plus haut à travers tous les États-Unis?Boston, dites-vous?San Francisco?Miami Beach?San Diego, Denver?.Non.Ne vous fatiguez pas, vous ne devinerez jamais.Il s'agit de Pittsburgh! Comme vous, j'aurais juré que c'était un des pires trous d'Amérique du Nord.Pourtant, d'après le volumineux almanach Rand McNally, qui classe 329 villes de plus de 100 000 habitants, Pittsburgh devance Boston au second rang, San Francisco se classant 4e, Philadelphie 5e, Seattle 10e.etc.Ran McNally.éditeur bien connu de cartes routières, en est a la seconde édition de cet almanach.Dans la première, parue en 1981.c'est Atlanta qui avait remporté ia palme devant Washington.Les deux villes ont glissé respectivement à la 1 le et 13e place.New York, au 25e rang, n'a pas bougé.La 329e et dernière ville classée est Yuba City, en Californie.Mais ce n'est pas à Yuba qu'on proteste le plus fort.A ce jeu très américain du «Best and Worst », le worst reçoit sa large pari de publicité.ce qui ne sera pas forcément le cas pour toutes les autres villes classées ente la 50e et la 328e place.Finalement, en me fiant sur mon seul instinct de touriste, je ne nie serais pas tant trompé, (a part Pittsburgh), dans le classement des 20 premières villes américaines.J'aurais oublié Saint-Louis, que je n'aime pas, et Seattle, que je ne connais pas, mais pour les autres, Boston.Philadelphie.Long Island.Atlanta.Washington.pas si pire! Et c'est d'ailleurs ce qui m'a donne l'idée de jouer moi aussi au Best and Worst, mais pour le Québec.\u2022 \u2022 \u2022 Contrairement à ce que vous pouvez croire, je ne me suis pas fié à mes seuls préjugés pour établir le classement des 20 villes du Québec ou la qualité de vie serait la meilleure et des dix où elle serait la pire.Je me suis d'abord basé sur un document du Bureau de la statistique du Québec qui analyse le budget 19S1 des 180 municipalités de plus de 5 000 habitants de la province.Dans le tableau des dépenses de ce budget détaillé, je me suis tout particulièrement intéressé à deux colonnes.Celle qui détaille les sommes consacrées per capita à la mise en valeur du territoire.Et celle qui détaille les sommes consacrées, toujours per capita, aux loisirs et à la culture.J'ai fait la somme des deux colonnes pour chacune des 180 municipalités, me disant que j'avais là l'ébauche d'un indice de qualité de vie.(me disant aussi \u2014 mais c'est une autre histoire \u2014 qu'on ne devrait jamais parler de qualité de vie au nord du 15e parallèle.Pensez-vous, par exemple, que je me serais amusé à ce petit jeu de con s'il n'avait pas fait trop froid pour faire de la bicyclette!.) Donc la ville la plus habitable du Québec.Outremont, dites-vous! Sillery?Westmount?Mont-Royal?Sainte-Agathe?Non! Ne vous fatiguez pas.vous ne devinerez jamais.Il s'agit de Dor-val.Comme vous, j'aurais juré que c'était un des pires trous de la province.Surtout avec le maire qu'ils ont là.celui qui confond pornograpb.it! et avortement.C'est pourtant bien Dorval, avec presque $200 per capita pour l'urbanisation, la mise en valeur du territoire, la culture et les loisirs.Dorval qui devance Québec, 2e.Outremont ;ie.Hull 4e.Noranda 5e.Hull el Noranda, wouache.Et puis dans l'ordre: Pointe-Claire, Westmount, Mont-Royal.Montréal en 9e place.Saint-Laurent.Beaconsfield.Mont-Laurier.Terrebonne.Saint-Romuald et Saint-Pierre sur un pied d'égalité en lie place.Puis, Hampstead.Montréal-Ouest.Sainte-Agathe.Amos.La Tuque.Maintenant the worst.Eh non.ce n'est pas Drummondville! Mais ce n'est pas loin par exemple! En effet, si je m'en tenais aux chiffres, la dernière des 180 villes serait Sainf-Nicephore, en banlieue immédiate de Drummondville.Mais justement, considérant que ces petites agglomérations rurales collées sur des gros centres ne sont pas vraiment autonomes, qu'elles sont plutôt les parasites de ieurs grands voisins, je ne les ai pas incluses dans le classement.Il est évident que les habitants de Saint-Nicephore, de même que ceux de Grantham Ouest ( également très mal classé ) ont les mêmes loisirs que ceux de Drummond.Pour les mêmes raisons, j'ai ignoré Saint-Athanase (Iberville), Lac-St-Charles (Québec), etc.Pour revenir a Drummondville.n'en déplaise à Croc, dans ce classement temporaire qui ne tient pas compte du site, elle se classe environ 10e sur 180.De même des villes comme Joliette et Saint-Jérôme, dont on dit souvent des horreurs (justifiées! ), se classent plutôt bien.Finalement, le pire trou au Québec c'est Repentigny-Charlema-gne.180e.Ensemble au 179e rang.Dollard-des-Ormcaux et.Artha-baska-Victoriaville.Puis Lachenaie.178e, et Saint-George-de-Beauce.une 177e place bien méritée.Iberville I7fi.Cap-de-la-Madeleine 175.Mistassini-Dolbeau 171.Saint-Hubert 173.Val-d'Or 172.Beloeil 171.Gaspé 170.Lauzon 19, etc.\u2022 \u2022 \u2022 Je l'avoue, ce classement n'a pas d'autre prétention que celle de faire grincer des dents dans les campagnes, où l'on cultive depuis toujours le chauvinisme en serres chaudes.N'empêche que je le crois assez juste, ce classement.Du moins pour ce qui est des trous.A l'exception de Beloeil, je suis d'accord: il s'agit bien là des endroits les plus sinistres de la province.Si je devais rajouter mon grain de sel, ce serait pour faire des corrections dans les 20 premières villes.En accordant des points pour le site, Québec et quelques autres passeraient devant Dorval.Également, tout en tenant compte de mon indice «qualité de vie», en donnant des point pour l'ambiance et le décor, des villes comme Baie-Comeau.Chicoutimi, Granby (pour ses nombreux restaurants), Lac-Mégantic, Rimouski, et Rivières du-Loup entreraient dans les 20 premières à la place de Hull et Noranda et à la place de quelques autres des banlieues riches et actives, mais tellement dull, du West-Island.Reste que tout cela est peu ou proue du domaine statistique.Et c'est toujours bien plate d'habiter et de vivre dans des statistiques.En fait, le seul endroit à peu près civilisé, à peu près convenable pour vivre au Québec, à part la vraie campagne bien entendu, c'est Montréal.Le dernier discours du Trône au N.-Brunswick mm FREDERICTON ( PC ) \u2014 ™ Une nouvelle session débute aujourd'hui au Nouveau-Bruns-wlck avec, pour la dernière fois peut-être, un discours du Trône.Le remplacement du ternie officiel «discours du Trône» par discours du lieutenant-gouverneur n'est qu'une des nombreuses modifications dans les règlements et procédures de l'Assemblée qui devraient être adoptées durant la session.Parmi ces modifications, on compte un raccourcissement de la durée des débats, un assouplissement des opérations quotidiennes et un renforcement de certaines règles pour rendre les travaux parlementaires moins vulnérables aux manoeuvres d'obstruction de l'opposition.La session risque cependant d'être difficile pour le premier ministre conservateur, Richard Hatfield, qui célèbre aujourd'hui son 54e anniversaire de naissance.Le premier ministre fera face aux parlementaires pour la première fois depuis son acquittement, en janvier, d'une accusation de possession de marijuana.Selon les députés de l'opposition libérale, l'économie et le haut taux de chômage au Nou-veau-Brunswick constitueront les principaux enjeux de la session qui s'amorce.Les conservateurs de M.Hatfield détiennent 38 sièges contre 17 aux libéraux et un néo-démocrate.Un siège est vacant. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AVRIL 1985_ Le voyage de M.Clark en Union soviétique La visite officielle que le ministre des Affaires extérieures du Canada vient d'accomplir en Union soviétique n'a qu'une portée bilatérale.Ce n'est pas négligeable entre deux grands voisins puisqu'il est souhaitable d'établir, de rétablir ou d'améliorer des relations de caractère commercial, des échanges culturels rompus depuis l'invasion de l'Afghanistan, et des discussions sur les pluies acides qui tombent sur nos deux pays.Mais, au sens diplomatique, ce voyage est dépourvu de toute signification internationale.Ce qui veut dire que ni Moscou ni Washington n'ont le moindre besoin du Canada pour rompre ou renouer le dialogue, pour relancer les négociations sur le désarmement, pour organiser un sommet.Ni l'URSS ni les États-Unis ne considèrent le Canada comme un interlocuteur autonome et indépendant.Depuis la rencontre Reagan-Mulroney à Québec, les Russes voient le gouvernement fédéral comme un allié obligé des États-Unis en toutes choses.Autant dire un satellite.Les autorités soviétiques ne sont pas surprises, ni vraiment contrariées.M.André Gromyko, éternel ministre deà Affaires étrangères de son pays, l'a dit à M.Joe Clark lors de leurs entretiens: Moscou, a-t-il dit, accepte le fait que le nouveau gouvernement conservateur ait décidé d'occuper au sein de l'Alliance atlantique une place entière.Ce qui signifie, aux yeux des Soviétiques, que le Canada évitera désormais de prendre ses distances a l'égard des pays de l'OTAN pour entreprendre des missions de rapprochement et de paix, comme l'a fait M.Trudeau au cours des derniers mois de son mandat.La politique des intermédiaires, des médiateurs et des «honnêtes courtiers» qu'avaient mise en oeuvre Louis Saint-Laurent et Lester Pearson à partir de l'affaire de Suez en 1956 n'est plus au programme du gouvernement.Mais quelle sera désormais la politique extérieure du Canada?M.Clark, qui doit prochainement déposer un livre blanc sur cette question, ne le sait pas encore clairement.C'est pourquoi il a dû se montrer prudent et attentiste au cours de son séjour en Russie.Mais ses hôtes ne semblent pas se faire beaucoup d'illusions sur les aptitudes du Canada à se démarquer de la politique étrangère des États-Unis.M.Clark n'était pas en mesure de leur dire si le Canada compte participer, à l'invitation de Washington, au programme de recherches sur l'Initiative de défense stratégique (IDS) de l'administration Reagan.Pour l'heure, Moscou ne manque pas de s'en rendre compte, Ottawa mise sur la carte américaine afin de profiter des retombées économiques qu'entraîneront un rapprochement politique et une plus grande intégration des installations défensives sur le continent.Pour redonner au Canada sa force économique, pour attirer des industries de pointe, pour remettre nos chômeurs au travail, le premier ministre Mulro-ney veut faire ce pari, convaincu que la majorité des Canadiens est disposée à l'accepter et qu'il est désormais illusoire d'espérer pour Ottawa un rôle vraiment efficace de modérateur et de médiateur dans le monde.S'il s'agit simplement d'intégrer davantage des ouvrages défensifs en Amérique, de participer à des programmes de recherches et de stationner une brigade de plus en Allemagne fédérale, le coût ne paraît pas prohibitif.Mais il deviendrait plus onéreux si Washington, en retour des avantages économiques dont bénéficierait le Canada, demande à Ottawa l'autorisation d'entreposer des armes nucléaires dans les régions septentrionales.En cas de conflit, nos beaux arpents de neige ne seraient plus qu'un champ de tir de missiles.La vraie question est la suivante: en refusant les armes nucléaires sur son sol, est-il vrai que le Canada peut contribuer à la paix mondiale?Michel ROY Comment juger une secte religieuse ?Les sectes religieuses sont nombreuses à Montréal et ailleurs au Québec.Combien?Difficile à dire, à cause d'un manque de définition, d'enregistrement officiel, de dépendance ou d'indépendance relative de groupes religieux plus connus.Les Disciples de l'Amour infini forment-ils une secte, une Église ou une religion?Et l'Église chrétienne du Plateau Mont-Royal?Et l'Église de Dieu au Québec?Et des dizaines et des centaines d'autres?Plus que cela: plusieurs Églises ou sectes ou religions américaines sont actives chez nous par les ondes de la télévision.Elles exercent une influence immense, souvent plus grande que celle des sectes locales qui touchent cent ou deux cents personnes d'un quartier alors que des preachers américains comptent des milliers d'adeptes qui leur sont plus fidèles que des paroissiens à leur curé.Ce qui signifie une prolifération de regroupements spirituels qui devient de plus en plus difficile d'apprécier et de juger.La Corporation professionnelle des psychologues du Québec demande pourtant la création d'une commission d'enquête sur les sectes religieuses, avec mandat de faire la lumière sur les méthodes de recrutement qu'elles utilisent et les techniques de participation qu'elles favorisent.Cela, du point de vue de la Corporation, pour protéger la santé psychologique d'individus qui adhèrent à des mouvements spirituels sans s'inquiéter des influences négatives qu'ils peuvent avoir sur eux.A priori, on ne peut qu'applaudir.Depuis les terribles incidents de la Guyane anglaise, où des fidèles se sont donné la mort par fanatisme, on sait les abus où mènent certains leaders habiles à utiliser le spirituel et le mystique chez des personnes faibles et crédules.Mais il n'y a pas que ces excès: la raison est aussi absente de certains discours religieux entendus à Montréal à la télévision ou dans certains temples.Il est évident que la naïveté religieuse est payante et profitable.Le problème est de définir ce qui est admissible et ce qui est reprehensible.Comment peut-on apprécier l'influence d'un sermon ou d'une prédication?Comment évaluer la valeur philosophique d'une foi?L'interprétation littérale de la Bible que fait un Rex Humbard, par exemple, devant des millions de téléspectateurs chaque semaine, sert-elle la santé mentale des personnes?Et la morale fondamentaliste d'un Oral Roberts, ou la prière chantée d'un show de Jim Bakker, ou la harangue frénétique d'un Jimmy Swaggart, tout cela est-il psychologiquement sain ?Comment faire une distinction scientifiquement valable entre ces prédications et celles des religions traditionnelles?Qui peut apprécier une théologie qui aide et une autre qui détruit?Va-t-on faire l'analyse psychologique de la théologie?Le problème est complexe parce qu'il touche autant la justice et le respect des personnes que la théologie, la psychologie et la liberté d'expression.Quand on entend certaines prédications sur les ondes de la télévision, surtout le dimanche matin, on se demande comment il se fait que des gens ont le droit de dire autant d'âne-ries et de mensonges sans être importunés.C'est qu'ils sont écoutés, qu'ils ont des fidèles qui paient pour les entendre.Des gens qui cherchent un sens à leur vie et qui pensent le trouver dans les promesses de charlatans.L'enquête devra peut-être se faire sur ce que l'on cherche dans la vie; et le prix à payer pour le trouver.A ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS MICHEL ROY président du conseil d'administration éditeur adjoint ROGER D.LANDRY CLAUDE GRAVEL directeur de l'information président et éditeur JEAN-GUY DUBUC éditorialiste eh chef (Droits réservés) Frédéric Wagnière L'OTAN: un forum pour la politique canadienne De ce côté-ci de l'Atlantique, il est difficile de se faire une idée de l'importance de la contribution canadienne à l'OTAN.On a aussi de la peine à se rendre compte de l'importance de l'OTAN pour le Canada.Moins de un pour cent des troupes de l'OTAN en Europe sont canadiennes.Parmi les pays de l'OTAN, le Canada est avant-dernier dans ses dépenses militaires par habitant.Par ailleurs, les Canadiens ont souvent tendance à penser que l'OTAN est quelque chose d'éloigné qui ne présente aucun intérêt direct.Un voyage éclair que je viens de faire à Bruxelles, aux Pays-Bas et en Allemagne donne l'impression que la contribution du Canada à la défense de l'Europe est très appréciée.Mais en quoi con-siste-t-elle?Une brigade en Allemagne, une autre qui pourrait être envoyée en Norvège, un groupe d'aviation et des services spécialisés; c'est à peu près tout.Face à une centaine de divisions du Pacte de Varsovie, la contribution canadienne ne pourrait guère faire pencher la balance.On peut même se demander si les maigres ressources militaires du Canada ne seraient pas mieux utilisées dans la défense de l'Arctique et des routes maritimes sur l'Atlantique nord.Le général Leopold Chalupa, commandant en chef des forces alliées du Centre-Europe, ne le croit pas.La brigade canadienne stationnée à Lahr a un rôle important et, par-dessus le marché, elle est extrêmement bien entraînée.De toutes les troupes de l'OTAN, les Canadiens sont ceux qui passent le plus de temps en campagne, plus de la moitié du temps.Le général Chalupa compte beaucoup sur l'exemple de professionnalisme que donnent les soldats canadiens.' Mais l'impression que l'on retient est que la contribution canadienne est avant tout politique.C'est ainsi que ça doit être car la mission de l'OTAN est politique: préserver les membres de l'Alliance d'une agression.Le général Chalupa est d'accord avec le lieutenant-général René Gutk-necht, représentant militaire du Canada auprès du Comité militaire de l'OTAN, que l'Union soviétique et le Pacte de Varsovie ne voudront pas déclencher une guerre s'ils peuvent obtenir les mêmes résultats par des moyens pacifiques.En effet, l'Union soviétique est un des pays qui a le plus souffert de la dernière guerre mondiale; la politique soviétique cherche donc à minimiser le danger d'une nouvelle guerre, surtout d'une guerre qui se déroulerait en partie sur son territoire.Devant un tel adversaire, il est possible d'élaborer une politique et une stratégie de dissuasion.Du point de vue stratégique, c'est la fameuse triade: arrêter une attaque ennemie par des moyens conventionnels pour l'empêcher de porter la guerre loin de ses frontières, utiliser des armes nucléaires tactiques pour contrer sa supériorité en effectifs et en armement et, enfin, lancer des armes nucléaires stratégiques pour l'attaquer sur son propre territoire'.Pour que cette stratégie d'escalade calculée soit une dissuasion crédible, sans pour autant déstabiliser les relations entre les deux blocs, le franchissement des différents degrés d'escalade doit être incalculable et imprévisible.Par ailleurs, les forces conventionnelles doivent être assez fortes pour que le premier échelon dans l'escalade ne soit pas automatiquement gravi lors du début des hostilités.L'OTAN doit toujours garder la plus grande latitude pour mettre fin aux hostilités par des négociations.Dans sa poursuite pacifique d'objectifs politiques, l'Union soviétique cherche tout naturellement à saper la cohésion de l'Alliance atlantique en soutenant les mouvements qui cherchent le désarmement unilatéral et en suscitant des divergences politiques entre les alliés européens et nord-américains.Elle a essayé de le faire lors de l'installation des euromissiles et elle cherche à dissocier les Européens des Américains dans la question de l'initiative de défense stratégique (la guerre des étoiles).Les Européens sont donc d'autant plus sensibles à tout geste de solidarité de la part des Nord-Américains, geste qui fait échec à ces tentatives de.créer une mésentente au sein de l'Alliance.C'est ainsi que l'augmentation de 1200 personnes des troupes canadiennes en Europe qu'Ottawa a annoncée récemment prend une importance toute particulière: il s'agit d'un symbole important.D'une part, le Canada réaffirme sa solidarité avec la défense de l'Europe occidentale et, d'autre part, il aide à développer les forces conventionnelles, le moyen de dissuasion le plus sûr et le moins dangereux dans la stratégie actuelle de l'OTAN.Cependant, la solidarité du Canada avec ses alliés européens n'aurait pas grand poids si elle ne consistait qu'à remplir des obligations contractuelles.En fait, les alliés peuvent d'autant plus compter sur le Canada que ce dernier peut tirer d'importants avantages de sa participation à l'OTAN.Le Canada doit voir dans l'OTAN plus qu'une simple organisation militaire.L'Alliance atlantique regroupe des pays dont la plupart ont le\" même passé historique et partagent les mêmes idées -politiques.L'Alliance est aussi un forum où se définissent des politiques communes.Bien que les décisions se prennent à l'unanimité, le poids de chaque pays dans la discussion a tendance à refléter sa contribution à l'organisation militaire.Si le Canada devait négliger son apport sur le plan militai-ré, il ne pourrait plus parler fort quand il s'agit de définir la politique de l'OTAN ou d'élaborer sa stratégie.Il ne pourrait pas, par exemple, exprimer la révulsion qu'éprouvent les Canadiens devant l'utilisation éventuelle d'armes nucléaires s'il n'était pas prêt à assumer sa part dans la construction d'une dissuasion conventionnelle crédible.Le Canada doit maintenant se prononcer sur l'invitation américaine à participer aux recherches en vue de la mise en place d'un bouclier de l'espace, initiative de défense stratégique.Ce projet coûteux et encore bien hypothétique pourrait complètement changer l'équilibre des forces entre l'Est et l'Ouest pendant la prochaine décennie.Il pourrait aussi amener un changement radical dans la stratégie de l'OTAN, notamment si les Américains estimaient pouvoir rapatrier une grande partie de leurs troupes en Europe ou si l'Union soviétique développait un système semblable qui rendrait la dissuasion nucléaire de l'OTAN caduque.Le Canada n'est pas seul parmi les alliés des États-Unis à se poser des questions au sujet de l'utilité de ce projet.Mais, à lui seul, il aurait peu de chances de se faire en: tendre et de faire valoir ses intérêts.Le forum de l'OTAN permet au Canada de participer à la discussion qui s'engagera entre les grands de l'Alliance atlantique, les États-Unis, la République fédérale d'Allemagne, le Royaume-Uni et la France.Le renforcement des troupes canadiennes en Europe et leur excellente préparation valent au Canada le respect de ses alliés: c'est un prix très bas pour obtenir voix au chapitre dans des décisions de grande importance.\u2022 Le bon accueil réservé aux troupes canadiennes en Allemagne n'est pas seulement officiel et gouvernemental.La population de Lahr est aussi heureuse de leur présence.Avec les dépendants, il y a environ 10,000 Canadiens à Lahr, une ville de 40,000 habitants.La présence militaire canadienne n'est cependant pas la seule industrie.Lahr compte plusieurs entreprises importantes d'imprimerie, de construction mécanique et de cigarettes.Le patron de l'Hôtel zum Lôwen, M.Jochen Dauzen-roth, trouve que les Canadiens sont très bien intégrés dans la communauté.Contrairement aux Américains, les Canadiens dépendent moins de leurs propres installations et magasins.Ils iront volontiers acheter de la nourriture ou des vêtements dans les magasins de la ville et contribuent ainsi plus à l'économie locale que s'ils s'approvisionnaient uniquement dans les magasins de la base.Un conseiller en gestion de Munich qui vient souvent à Lahr en affaires, M.Joseph Lutz, est du même avis que son ami l'hôtelier «bien que, moi, je n'ai pas besoin de m'attirer les bonnes grâces des Canadiens pour mes affaires et je dis ce que je pense! » M.Lutz voit une grande différence entre les Canadiens et les Américains: «Les Américains sont totalement étrangers alors que les Canadiens sont beaucoup plus européens.Comme nous, ils ne soir-' tent pas tous du même moule et ils ne pensent pas tous de la même façon.» t A LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AVRIL 1985 TRIBUNE A 7 Bell Helicopter à Mirabel: des questions m.Sinclair Stevens Ministre de l'Expansion ¦industrielle régionale Ottawa , J'aimerais porter à votre attention plusieurs questions importances qui doivent être tranchées relativement à l'implantation de l'usine Bell Helicopter à Mirabel.Vous files sans doute de l'avis que les Canadiens.ont le droit aux 3775 emplois qui leur ont été promis lors de l'annonce du projet Bell.Il Se peut que vous soyez aussi de l'avis que nos payeurs d'impôts ne devraient pas écoper d'une plus large partie des coûts que celle stipulée dans l'entente avec ia firme texane.Finalement, il est aussi dans nos intérêts que le projet soit structuré d'une façon compatible aux conditions de marché qui prévalent dans l'industrie de l'hélicoptère.Il faut aborder ces questions cruciales si on veut que cette entreprise soit gérée dans les meilleurs intérêts des Canadiens.Quoique l'entente d'octobre entre le gouvernement fédéral, le gouvernement du Québec et la société Bell Helicopter Textron ail été conclue par votre prédécesseur.M.Ed Umiley.il appartient maintenant au gouvernement progressiste-conservateur d'assurer que toutes les parties restent fidèles à l'entente originale.L'ancien gouvernement avail constaté que le marché d'hélicoptères au Canada, avec une flotte de plus de 1100 appareils en septembre 19B3, était le deuxième en importance dans le monde occidental.Mais l'absence de production domestique d'hélicoptères signifiait de grosses pertes d'opportunités d'emplois aussi bien qu'un défi-cil commercial dans ce secteur.Le gouvernement a donc procédé a examiner les plans de plusieurs manufacturiers intéressés à s'installer au Canada.Le 7 octobre 1983, monsieur Lumfey a annoncé le projet de 5M 000000$ en coopération avec la multinationale texane, qui devait bénéficier de subventions de l'or- dre de 105000000$ et 110000000$ du gouvernement fédéral et du gouvernement du Québec, respectivement, pour l'implantation de l'usine à Mirabel.Pratt et Whitney Canada avait la tâche de développer une nouvelle série de moteurs d'hélicoptères à un coût de 252000000$.dont 100000000$ seraient déboursés par le gouvernement fédéral.En somme, le projet devait créer 3775 emplois pour les vingt prochaines années, dont 2775 seraient directement liés a l'usine de Mirabel.' La première question d'importance vitale concerne les déclarations de M.Jim Schwalbe, président de la filiale canadienne du conglomérat Textron, à l'effet que seulement 835 personnes seront engagées dans la première phase de production, qui comprend 120 hélicoptères pour l'année 1087.Il n'y a aucune garantie que le rythme de production sera augmenté pour permettre de créer le nombre d'emplois promis en 1083.Ceci dépendrait de la vitalité du marché mondial d'hélicoptères, qui est présentement dans un état lamentable.Par conséquent, la proportion subvention emploi n'est plus de 09000$, telle que promise dans l'entente.Les payeurs d'impôts canadiens devront plutôt débourser 329000$ pour chaque emploi créé à l'usine Mirabel! En tant que ministre responsable de ce dossier, èles-vous prêt à lancer une enquête publique sur cette question afin d'assurer qu'une moyenne annuelle de 2775 emplois seront créés et que Bell Helicopter ne recevra pas plus de 99000$ dollars par emploi?Le gouvernement du Québec a récemment démantelé l'énorme panneau-réclame sur l'autoroute des Laurentides qui annonçait la création de plus de trois mille emplois par Bell Helicopter Canada.Il ne faut pas manquer à cette promesse.Il faut éviter que les payeurs d'impôts subventionnent les bonnes fortunes de tels conglomérats multinationaux.Il faut aussi examiner si le ca- ractère lamentable du marché de l'hélicoptère risque de compromet-Ire sérieusement les perspectives de vente de la production prévue de 120 appareils par année.Une brève analyse de l'état du marché pour les opérateurs de la flotte d'hélicoptères commerciaux au Canada, qui comprend plus de mille appareils, nous fournit un excellent indicateur de la demande pour la fabrication d'hélicoptères.Premièrement, le niveau d'emploi dans le secteur des opérateurs a diminué de 15% en 1982 et de 14% en 1983.En deuxième lieu, l'utilisation moyenne (en heures) par hélicoptère a chuté de 20% et de 1(1% en 1982 et 1983 respectivement.Il n'est donc pas surprenant que même le marché pour les hélicoptères d'occasion esl déprimé.En ce qui concerne la Vente d'hélicoptères neufs, en 1981 il n'y en a eu que trois au Canada et environ soixanle-dix aux États-Unis.L'usine de Mirabel à elle seule a l'intention d'en produire 120 en 1987! La vente d'autan! d'hélicoptères ne se réalisera que dans l'éventualité d'un boom dans les secteurs de ressources premieres, particulièrement dans l'industrie du pétrole offshore.Il va sans dire que les perspectives d'un tel boom dans les marchés canadien et internationaux demeurent peu probables.Ce problème sérieux est aggravé par la décision de produire un type d'hélicoptère bi-turbines léger, qui ne représente qu'une partie infime du marché.Habituellement, les opérateurs d'hélicoptères n'utilisent ce modèle que dans les cas qui exigent des mesures de sécurité spéciales.Seulement dix appareils bi-turbines légers ont été vendus dans le monde entier l'année dernière.Il est nécessaire de mettre sur pied une commission d'enquête pour fournir les solutions convenables afin d'éviter une accumulation massive d'appareils invendus.On n'a pas les moyens de subir une reprise de l'affaire Canadair.Dans ce contexte, je comprends très bien le tracas du comité d'opérateurs d'hélicoptères du Air Transport Association of Canada.Ce groupe a demandé à plusieurs reprises au gouvernement l'assurance qu'aucun droit douanier sur l'importation d'hélicoptères, présentement franche d'impôts, sera imposé si des hélicoptères invendus commencent à s'accumuler sur le site de l'usine Bell.Ces opérateurs ont maintes années d'expérience et ils refusent d'être induits en erreur par le ministère qui vise l'exportation de 85% de la production.Ceci n'est qu'un des symptômes d'un problème très sérieux.Enfin, je voudrais aussi aborder une préoccupation légitime que les gouvernements subventionnent une plus grande partie des coûts du projet que celle prévue par l'entente d'octobre 1983.Selon le communiqué de presse du ministre Lumley, les subventions gouvernementales représentaient 51% ou 275000000$ du total de 514000000$, mais Bell Trexton a indiqué que ses dépenses ne seraient que de l'ordre de 133900000$ canadiens, plutôt que de 239000000$.tel que stipulé dans un communiqué de presse.Il s'agit donc d'une autre question qu'il faut clarifier pour assurer aux Canadiens qu'il n'y a pas eu do mauvaise gestion de fonds publics et que la firme Bell reste fidèle aux conditions de l'entente.Afin de mettre en oeuvre les solutions convenables a toutes ces questions importantes, il esl impératif que le gouvernement mette immédiatement sur pied une commission d'enquête.Les Canadiens ont le droit à tous les emplois pour lesquels nos payeurs d'impôts ont versé des millions de dollars à Bell Helicopter par la voie de subventions.J'attends avec impatience toute déclaration que vous pouvez faire au sujet d'une enquête publique sur cette question.Steven LANGDON député Essex-Windsor Ontario Salut, moi je vais aux vues! Dans une chronique parue dans LA PRESSE du 21 mars 1985, M.Jean-Guy Dubuc applaudit à la récente décision de la Régie du cinéma de ne plus interdire l'entrée des salles au moins de il ans.A la suite du président de la Régie, M.André Guérin, il voit d'un bon oeil le l'ait que «l'Etat remet aux parents la responsabilité de décider si un spectacle cinématographique ainsi classé (M ans et plus) peut convenir ou non à un enfant de moins de quatorze ans».«Mais quel boulot!» s'exclame-t-il.avec raison.Et avec non moins de lucidité, il conclut: «Il sera intéressant de s'enquérir, dans quelque temps, sur cet accord des parents.Peut-être s'appellera-t-il toul simplement «silence».» Mais dans l'entre-deux, jusqu'à quel point Jean-Guy Dubuc ne fait-il pas preuve de naïveté, sous couvert de bons sentiments.Une fois de plus, je vérifie comment il esl pénible aux gens, surtout à l'intelligentsia, de regarder la réalité en face.En lieu et place, on rêve de ce qu'elle pourrait ou devrait être.On préfère donc la battre en brèche avec des mots, et l'enrubanner dans quelques voeux pieusement idéologisés, comme pour tenter de mieux faire accepter, avaler.un état de fait, en l'occurrence: la nouvelle déréglementation en matière d'accès aux salles dé cinéma.«Bravo, on donne aux parents l'occasion de prendre en main leur responsabilité d'éducateur et de conseiller leurs enfants sur les valeurs qu'ils veulent leur transmettre.Bravo, on ne s'appuiera plus sur la loi qui exempte de l'aire ses choix; on devra., parents et enfants, réfléchir et décider ensemble face à certaines présentations qui remettent en question une éducation, une hiérarchie de valeurs, une option de vie ou simplement une vision des choses.Bravo, c'est l'heure de l'échange cl de la maturité.» Monsieur Dubuc.cela donne à croire d'une part, que vous ne vive/ pas dans le Québec de 1985 et, d'autre part, que vous n'êtes jamais passé par la préadolescence et l'adolescence.Moi.je me rappelle de ma jeunesse, à l'époque oU la réglementation pour l'entrée au cinéma était fixée à 16 ans.Et ce seuil, nimbé du privilège d'entrer dans n'importe quelle salle de cinéma, je l'ai atteint avant même les années 00.Donc, à une époque que certains se plaisent à qualifier d'«obscurantisme» et de «vis serrée», mais au cours de laquelle, personnellement, j'ai ' toujours su et fait ce que j'ai voulu.Comme aller au cinéma à l'occasion, sans requérir la permission des parents, en prenant soin de me vieillir quelque peu, et en cachant bien loin ma «passe d'écolière» qui trahissait ma classe d'âge.Que je sache, les préadolescents cl adolescentes d'aujourd'hui ne sont pas plus «niaiscux» et moins «astucieux» que nous l'étions.et toujours autant «en réaction contre» les adultes.Ainsi, s'ils ont en tête de voir un film, ce n'est pas le discernement critique (s'il y a.) des parents qui leur constituera une barrière \u2014 mais bien, éventuellement, une certaine réglementation légale.En effet, mettez-vous dans la peau d'un préadolescent ou d'une préadolescente d'aujourd'hui qui aime les films, qui peut pratiquement entrer dans n'importe quel cinéma, qui dispose davantage d'argent de poche que nous en avions, qui finit l'école tous les jours à 14h30 ou 15h.et dont les parents ne seront pas de retour à la maison avant le repas du soir.Que feriez-vous à sa place?«Salut vous autres, moi je vais aux vues.» Tout cela pour dire qu'au lieu de libéraliser une réglementation et espérer ensuite que les gens seront assez matures pour s'y conformer sciemment \u2014 il vaudrait mieux voir à considérer d'abord les conditions données d'une situation cl conscientiser lu population en conséquence.Ensuite, mais ensuite seulement, après que la preuve aura été faite que la grande majorité des citoyens a atteint le slade de ladite maturité, procéder à la déréglementation.Ainsi, on évitera le piège d'un libéralisme truffé de «vertes et de pas mUres».Marie-France JAMES Montréal LtBRE OPINION «Pourquoi je retourne en Pologne» Il y a neuf ans, je suis arrivée au Canada.Il y a six ans, je suis devenue Canadienne.J'y suis venue jeune, avec une bonne éducation, plus que bilingue, pleine d'enthousiasme, sans demander un gros salaire et je travaillais bien.Même très bien.Pendant ces neuf ans, malgré tous mes efforts, je n'ai pu obtenir aucun travail permanent.Or j'ai tout connu: l'avenir incertain, la crainte, le chômage, l'assistance sociale.Mais chaque fois, animée par l'espoir, j'ai surmonté tous les obstacles.Pourtant, tout a ses limites.Après neuf ans d'un travail contractuel, je me retrouve sans emploi, sans assurance-chômage, sans droit à la retraite, sans ancienneté, sons espoir.Sans rien.En plus, bien que j'aie rencontré des gens ouverts et «humains», j'ai souffert de malhonnêteté, de mesquinerie, d'insensibilité.J'ai même entendu: «Vous n'êtes pas dans votre pays».Il y a quelques jours, je suis allée au bureau de M.John Turner à Ottawa, afin de présenter mon point de vue sur la situation actuelle, croyant que si quelqu'un pouvait faire quelque chose dans le changement du système social, c'était l'opposition.Non pour moi, mais pour des milliers de Canadiens.On m'a donné trois conseils: a) la situation est.universelle, alors il faut l'accepter; b) il faut changer de métier (je suis historienne); c) «acceptez l'assistance sociale et attendez».Ces conseils sont non seulement inacceptables et alarmants, en ce qui concerne l'avenir du Canada sous les libéraux, mais effrayants,' car ils sanctionnent la situation actuelle, qui montre le visage du Canada, de ce pays si prometteur, si démocratique, presque paradisiaque sous un angle très sombre.Je suis étonnée que dans une société tellement avancée, on ne laisse aucune chance au développement du potentiel humain.Je suis étonnée que la vie sociale du Canada repose sur le système permettant l'injustice, la discrimination et le manque total de sentiments humains.Le nombre croissant des prostitués, des voleurs, des narcomanes, des suicides, c'est un résultat direct de la politique sociale au Canada.Je ne veux pas me retrouver dans la statistique de ces victimes.Je ne changerai pas mon métier non plus, car malgré tout, pendant toutes ces années, j'ai travaillé dans mon domaine, j'ai acquis une expérience et je sais qu'il y a un besoin constant, seulement, bloqué par la politique actuelle.Il est assez difficile d'accepter des coupures et, en même temps, la création ou l'existence d'emplois payés entre 200$ et 400$ par jour.Ce n'est pas le métier qu'il faut changer, mais le système, qui de plus en plus augmente le malheur humain.Je n'accepte pas l'assistance sociale.Non à cause de la fierté, ou à cause de cette ridicule somme d'argent, trop pour mourir et insuffisante pour vivre.Je n'accepte pas, car ce n'est pas la solution.Je peux accepter seulement avec la garantie que dans 1, 5, 6 mois ou même 1 an, j'aurai un emploi permanent; mais il est dificile de l'obtenir et le conseil d'un politicien est presque arrogant.Or, j'ai trouvé une solution et je me considère, quand même, comme une personne heureuse parmi presque deux millions de Canadiens dans une situation semblable.Je peux quitter ce pays.Je suis forcée à le faire, et je peux le faire, car j'ai encore mon pays natal: la Pologne.Je sais, il a des milliers de Polonais qui quittent leur pays.Je vois très bien la diférence entre les deux systèmes.Mais par une ironie tout à fait inconcevable, dans ce pays des agitations politiques, de la liberté restreinte, des graves problèmes économiques, malgré tout, on sait apprécier le potentiel humain.Le retour là-bas, après des années passées à l'étranger, pourrait être difficile, mais à l'heure actuelle, même «le régime communiste» parait être plus favorable que le «paradis» au Canada.Car ce régime garantit au moins une des plus importantes choses pour l'homme: le droit au travail.Autrement dit, le droit d'exis- ter.Wieslawa Ewa BEDNARSKA Ottawa La véritable vocation de Radio-Québec CRTC Montréal, La présente a pour but de vous faire part de notre indignation, suite à l'annonce faite récemment par les dirigeants de Radio-Québec.Il nous a semblé qu'en mots polis, avec force sourires et détours, les dits personnages ont fait part à la population de leur intention, assez ferme pour qui sait lire entre les lignes, de changer la vocation initiale de Radio-Québec.Pour monter leur cote d'écoute (et de cela ils ne se sont pas cachés), de même que pour rentabiliser cette entreprise, ils ont ni plus ni moins imaginé de verser progressivement mais sûrement dans un plagiat éhonté des stations commerciales déjà existantes, lesquelles s'inspirent abondamment de la , recette américaine.Nous nous élevons contre la publicité au cinq minutes, contre les téléromans, et d'abord et avant tout, contre les variétés du type VMJ qu'on nous avait présentées comme «du pain et des jeux dignes de satisfaire des Romains» et qui se sont révélées un sinistre défilé de pseudo-artistes parmi lesquels se profilaient à l'occasion une Juliette Gréco, un Michel Lemieux ou un Gilles Vigneault.Les variétés ne sont pas un mal en soi.Seulement, Léo Ferré ne fait pas le même genre de variétés que Michel Louvain et nous estimons que ce dernier se fait suffisamment braquer les projecteurs sur les «poètes du showbiz ».Là, elle remplirait sa vocation, celle qu'elle s'était donnée au départ.Après quelques années d'existence, Radio-Québec manifesterait-elle déjà des signes d'essoufflement?René PÉPIN Montréal Effort et discipline Après les Insolcncea du Frère U/ite/en 19C0, après les chroniques alarmantes de Lysiane Gagnon en 1975, après l'étude de l'INRS en 1982, voici venir les résultats de l'enquête de Lise Ouellel, au ministère de l'Éducation.Toutes ces études, preuves à l'appui, n6us démontrent une seule chose: la faiblesse des élèves du Québec en français.Au fil des ans, en dépit des efforts investis, cette faiblesse semble aller en empirant.Les enfants de l'ère René Lévesque font plus de fautes que les enfants de l'ère Maurice Duplessis.Pourtant, aujourd'hui, on a plus de moyens.On a de belles écoles bien construites, des instruments audio-visuels sophistiquées, des technocrates au langage savant, des programmes révolutionnaires, des manuels aux belles couleurs, des maîtres compétents.Alors, qu'est-ce qui manque?Ne serait-ce pas le goût de l'effort et l'esprit de discipline?Voilà un sujet digne des grandes réflexions de nos plus grands experts.Raymond PARADIS Saint-Lambert Lysiane Gagnon Une journée à Disney World pj En arrivant à Disney World, légère hésitation.Fallait-il aller à Epcot Center ou bien, comme nous n'avions qu'une journée pour tout faire, nous concentrer plutôt sur le «Royaume magique»?Les concepts technologiques de Epcot, nous avait-on dit, étaient un peu avancés pour Guillaume (huit ans).Pour moi aussi probablement.Entre le choc du futur et la régression dans l'enfance, nous choisîmes donc la deuxième option, qui convenait mieux tant à l'âge de Guillaume qu'au niveau de formation technologique de ses compagnes.Le choix fit donc l'affaire de toutes.(Oui, vous avez bien lu toutes: mes lectrices qui me reprochent de me conformer à la règle du masculin pluriel seront contentes cette fois; puisqu'il est ici queslion d'un petit garçon et de trois femmes adultes, j'ai décidé que le féminin l'emporterait sur le masculin.D'ailleurs, c'est nous, les femmes, qui payions tout le pop corn et l'orange slush, et dans la vie ce sont ceux qui paient qui mènent.Encore qu'en l'occurence ce ne soit pas lout à fait vrai car c'est lui, Guillaume, qui menait à Disney World où nous le suivîmes jusqu'à épuisement total.) J'étais là, pour cette première visite à Disney World, dans le même état d'esprit que lorsque je m'étais laissée entraîner un jour à une course de «Formules Un»: pour voir, pour avoir une idée de ce que c'est, pour se dire qu'on l'a fait au moins une fois dans sa vie.Dans ces cas-là, j'imagine la vie comme une longue liste d'épicerie, avec des choses à cocher.Disney World: voilà, c'est fait, on coche.Toute foule évoque le troupeau mais clans ce cas-ci le troupeau est gentil-gentil, et son parcours soigneusement balisé.Disney World ou le génie de l'ingénierie de l'encadrement des foules.Dans le plus gros parc d'attraction du monde, tout est prévu pour l'ordre et la sécurité: tourniquets, barrières, couloirs et cordons, jeunes employés alertes en uniformes pimpants, le système baigne dans l'huile et des foules immenses peuvent y défiler sans catastrophe et former à l'entrée des manèges des files d'attente ordonnées.Il y a partout des points d'ombre, arbres ou parasols.Poussettes et chaises roulantes à volonté, comptoirs spéciaux pour changer les couches.Pas d'alcool sur le terrain.Une poubelle au pied carré et au cas oit un délinquant jetterait par terrre le papier de son chewing-gum, une nuée d'employés ramassent tout à mesure.Le Monsieur Net des Parc Belmont, le paradis de la famille.Disney World est au divertissement ce que MacDonald est à la restauration: c'est fail d'avance et bien enveloppé, c'est propre-propre-propre (les seules toiles d'araignée sont celles, en cellophane, de la Maison Hantée), c'est efficace et ça tourne vite, tout est prévu donc pas besoin de main d'oeuvre qualifiée, ça ne goûte pas grand-chose mais c'est conçu pour le goût moyen, c'est éminemment .démocratique et bon marché.Une fois payé le prix d'entrée, tous les maneges sont gratuits.Essayez de passer 12 heures à la Ronde avec un enfant pour $33.et vous m'en donnerez des nouvelles.Et encore, en parlant de billets d'une journée ($18 pour l'adulte, $15 pour l'enfant), je parle des tarifs maximum car pour trois jours c'est moins cher ( mais c'est plus long.) J'avais surtout hâte d'être à Fantasy Land pour y revoir Blanche Neige et C'endrillon, celles des premiers films de mon enfance.Oh, la blonde Cendrillon voyant, émerveillée, des congrégations d'oiseaux lui fabriquer sa robe de bal.Oh.la douce Blanche Neige et les gentils nains.Walt Disney fit-il jamais cinéma plus ravissant que celui-là?Mais avant de régresser dans les délices enchantés de l'enfance, il fallait passer par Frontier Land et suivre Guillaume dans les montagnes russes \u2014 que j'appelle encore le «scenic» à cause du Parc Belmont, l'un des hauts lieux de mon enfance, où l'on appellail un chat un chat et un scenic un scenic.Les montagnes russes de Frontier Land sont constituées d'une infernafe succession de chariots lancés à toute volée dans une reproduction du désert du Nevada, avec geyser, éboulis et tout et tout.à ce que j'ai cru voir, en tout cas, car je n'ai pas vu grand-chose: à chaque fois que le convoi allait redescendre et nous faire mourir de peur, je fermais les yeux très fort en m'aggrippant des deux mains à la barre de métal.Guillaume, qui aurait voulu y passer la journée, m'a trouvée très drôle mais, en fait, j'étais plutôt verte.Et fort mal entourée en plus : a-t-on idée d'aller dans un scenic avec deux autres femmes et un garçon de huit ans?Sans homme, autrement dit, pour vous entourer les épaules de son bras protecteur?(Je peux suivre les pires campagnes électorales, supporter les plus sordrdes controverses, ouvrir \u2014 avec des pinces ou un élastique \u2014 n'importe quel bocal, et même sortir seule les poubelles, mais aller sans homme dans un scenic, alors ça non.Là s'arrête ma libération personnelle.) Enfin, Fantasy Land.La Maison Hantée: très réussi.Beaux fantômes et suspense esthétique.Là, c'est Guillaume qui a eu peur, étant trop jeune encore pour avoir beaucoup circulé dans les sombres méandres de son propre univers phantasmatique.Pour It's a Small World, qui contient la quintessence du message disneyen, l'attente est longue mais vaut le coup: des poupées animées représentent tous les continents et c'est charmant.Peler Pan; jolie aussi, cette envolée au-dessus de Londres la nuit.Mais où sont donc ma Blanche Neige et ma Cendrillon?Déception.Dans le manège qui porte son nom, or.ne voit même pas l'ombre de Snow White! Et Cendrillon?Disparue, effacée, absente.Abondent plutôt les Pluto et Mickey Mouse, qui volent le show et sont partout.Au romantisme des contes de fées, Disney World a préféré les créatures animaloïdes des « cartoons ».Cinq heures: le soleil baisse et nous aussi mais Guillaume en redemande.Avec d'autres adultes à l'oeil vide et à l'épaule tombante qui se trainent dans les files d'attente soit parce qu'ils sont tyrannisés par leur enfant soit parce qu'ils ont décidé d'en avoir pour leur argent, j'attends mon tour pour le Star Jets avec Guillaume dont la mère ne supporte pas les manèges qui tournent.Dans l'avion, mon beau pilote est saisi par l'ivresse des hauteurs et oublie le volant, ce qui fait que notre avion plane plus haut que tous les autres.11 paraît que ça va faire une photo extraordinaire.Nous voici enfin revenues à la plage.\u2014 Ah, s'écrie la mère de Guillaume en sirotant son pina colada, y a-t-il quelque chose de mieux que la mer?! \u2014 Oui, dit Guillaume, une mère.C'est comme cela que les petits entants récompensent leur maman pour les avoir amenés à Disney World.RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PPESSE est publiée par LA PRESSE LIEE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y 1K.9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de lo Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont égaloment réserves.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 18 h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes 285-7111 du lundi au vendredi 8h à 17 h Pour changer 285-7205 du lundi ou vendredi 9h à 16 h 30 GRANDES ANNONCES Détaillant* 285-7202 National, Téle-Prcsse 285-7306 Vacances, Voyages 285-7265 Comètes et professions, nominations 285-7320 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AVRIL 1985 Les chances de faire condamner un juge sont minces mm Si la poursuite en domma-\u2022**\u2022' ges-intéréts, déposée il y a quelques semaines contre le juge Ivan Mignault, en séquelle du procès Lortie, semblait tout d'abord un estomaquant précédent, il n'en était vraiment rien.En glanant dans les souvenirs de quelques juristes, on a finalement déniché une bonne demi-douzaine de cas semblables.Si ces causes sont tombées dansl'oubli, c'est sans doute parce qu'elles ont toutes été perdues.Un magistrat eut-il été un jour condamné à verser une forte somme pour une décision erronée ou un écart de langage, on en aurait évidemment parlé longtemps.Ces pourvois avortés n'occupent maintenant que quelques pages dans un recueil de jurisprudence peu souvent feuilleté.Il y eut également les cas qui ont tourné d'eux-ménies en queue de poisson.Comme celui du célèbre Père NoëJ des années GO.Ce procès, le plus spectaculaire de sa décennie, était présidé par le juge Roger Ouimet, un magistrat au verbe haut, direct.et redouté, qui n'a effectivement pris sa retraite que l'an dernier.Le procureur de la Couronne n'était autre que le futur ministre de la Justice du Québec, Me Claude Wagner.Défendu par Me Yves May rand.récemment promu à la Cour supérieure, Georges Marcotte, accusé d'avoir littéralement « scié » à la mitraillette deux policiers de Saint-Laurent, au cours d'un vol de banque, avait également retenu, au début de l'instruction, les services d'un autre procureur : Me Trajan Constantin.C'était un colosse d'origine slave, qui avait l'envolée facile, le ton facilement agressif et l'allure un peu fantasque.Un bon matin, Me Wagner mit lui-même le feu à la mèche, en interrogeant le témoin principal de la poursuite, Jean-Paul Fournelle, compagnon du célèbre Pure Noël assassin de la Banque de Commerce de Saint-Laurent.Sans crier gare, ce dernier affirma que, lors d'un vol précédent par la bande Marcotte, dans un restaurant de la rue Crescent, Me Constantin était de la partie.De la part de ce dernier, les protestations furent aussi rapides que vives.Et, dans les heures suivantes, le plaideur roumain déposait une poursuite ( d'un demi-million lui aussi ) où étaient intimes conjointement et solidairement le juge Ouimet, le procu- reur Wagner, le policier provincial chargé du dossier et Jean-Paul Fournelle, tout simplement désigné comme.voleur de banque.Quant à Marcotte, simple mis-en-cause, comme il se doit, on lui avait affixé le qualificatif pour le moins flatteur de.gentilhomme ! Me Constantin réclamait cette forte somme en soutenant que les quatre « intimés » avaient conspiré pour amener Fournelle à se parjurer et à le ruiner dans l'opinion des jurés devant qui il plaidait.Il voulut alors provoquer un procès dans le procès , et présenter une preuve à rencontre de cette assertion.Ce lui fut refusé.L'affirmation-choc du témoin n'était qu'un fait collatéral sur lequel on ne pouvait s'éterniser.Si la révélation de Fournelle avait provoqué l'ire de l'avocat de la défense, la façon dont sa poursuite était engagée ne put que provoquer une riposte immédiat!! de la pari du juge visé qui, à son tour, le condamna à l'amende pour outrage au tribunal.Constantin en appela prestement de cette décision.Mais bien avant que le moment soit venu de plaider son point devant le plus haut tribunal du Québec, il était parti sans laisser de traces.On ne le revit jamais.Si.Un jour, revenant de France, un autre magistrat qui l'avait bien connu raconta l'avoir vu sur le parvis d'une église de la région parisienne, en salopettes maculées, sceau de peinture à la main.Il venait apparemment de terminer sa journée comme.peintre de clochers.Dans ces conditions, on le devine bien, sa poursuite de $500 000 fut vouée à dormir sous la poussière, dans les voûtes de l'ancien Palais, comme dossier toujours pendant mais rapidement oublié.Les acrimonieux débats soulevés devant nos cours par la Crise d'octobre 70 et ses retombées, devaient également provoquer une autre poursuite fracassante.Cette fois contre deux magistrats à la fois, les juges Alphonse Barbeau et Jacques Ducros.Le premier avait été désigné par le second, alors chargé de confectionner le rôle super-en-combre des Assises, pour présider le procès de quelques fclquis- tes, et ces derniers, reconnus coupables, avaient également dénoncé un « complot » pour en arriver à ce résultat.Leurs procureurs y allèrent donc d'une poursuite en dommages-intérêts qui fut rapidement écartée.Cette fois-là, toutefois, le juge-en-chef Gaston Rondeau, de la Cour provinciale, eut l'occasion de rappeler que l'immunité judi-citaire mettait les deux juges à l'abri de ces poursuites, car ils avaient agi à l'intérieur des cadres judiciaires et dans l'accomplissement de leurs devoirs.Comme les avocats Royer et Fortier vont vraisemblablement le faire à Québec, Me Robert Le-mieux, l'un des avocats de cette double poursuite, tout en convenant que cela était exact, n'en reprocha pas moins aux deux juges en cause d'être allés trop loin.Le juge Rondeau avait alors rappelé que si, jusqu'au 18r siècle, en Angleterre, ( mêre-patrie, à toutes fins pratiques, de notre droit criminel ) on avait considéré des juges responsables de leurs actes dans l'exercice de leur fonction, il n'en était plus ainsi, depuis.En 15 ans, un seul juge a été destitué mm Si l'immunité des magistrats contre les poursuites a été constam-ment et universellement reconnue, depuis un fort bon moment, d'abord par la Common Law.ancêtre de notre droit, puis par la jurisprudence et la doctrine, c'est qu'on a trouvé dans celle-ci une des plus sures façons d'assurer l'indépendance des tribunaux.Depuis 1970.un amendement à la loi donne au Conseil canadien de la niagistrarure l'autorité de faire enquête sur les cas qui sont portés à son attention et de faire rapport de ses conclusions au Parlement.Ce dernier prend la décision finale si l'on a déniché une cause de renvoi.Jusqu'au rapport définitif du ministre de la Justice aux Communes, tout le processus est rigoureusement tenu secret.En fait, depuis 15 ans.un seul magistrat a été écarté de son poste.Il est vrai que la démission prématurée d'un ou deux autres juges semble avoir été provoquée par un début d'enquête sur leur conduite.Les avocats de Lortie, on le sait, ont pour leur pari décidé de se pourvoir presque simultanément des trois vecteurs d'intervention mis à leur disposition : l'appel régulier du verdict rendu, la plainte au Conseil de la magistrature (avec endossement du Barreau) et la poursuite en dommages.On ne saura vraisemblablement que dans quelques mois si, à vouloir pourfendre en triple le magistrat qui les avait sc-moncés d'importance, ils y sont allés inutilement trop fort.Et il avait cité deux causes locales, remontant toutefois à 1928 et 1929.Les deux magistrats aux dossiers s'étaient alors prononcés en faveur de l'immunité absolue à accorder aux juges', dans tous les cas où ils agissent de bonne foi et sans malice, non seulement pour tout ce qu'ils ont fait, mais également pour ce qu'ils ont pu dire.Dans l'un de ces cas, incidemment, la Cour d'appel avait déjà annulé la sentence du justiciable poursuivant, cependant que, dans le cas des felquistes de 1972, les décisions de première instance avaient été confirmées, préalablement à leur réclamation.Plus récemment encore, il y a eu deux autres cas dont on se rappelle.Celui du juge Gilbert Mo-rier, poursuivi sans succès pour des déclarations faites comme président de la CECO, et celui du juge Claude Lamoureux, de Saint-Jérôme, à qui un justiciable a réclamé $20 000, il y a quelques années, pour l'avoir emprisonné en dépit de son appel contre le verdict de culpabilité rendu.Débouté en première instance, après que l'immunité eut été plaidée avec succès, pour le magistrat, ce citoyen a fait inscrire appel de cette décision.Il est toutefois possible qu'il ait ù se dénicher un nouveau procureur pour plaider son point.Celui qui le représentait jusqu'à maintenant, Me Pierre Mo-rin, a été lui-même reconnu coupable d'outrage au tribunal, récemment, pour avoir versé un pot-de-vin à un procureur de la Couronne.Sa sentence doit être prononcée le 22 mai prochain en cour de Saint-Jérôme, par le juge Kevin Downs.LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AVRIL 1985 Alors qu'Emile se paie une gigue et fait le beau.Marie-Reine prépare son centenaire ¦jrl «J'avais beaucoup plus de ¦¦**' cheveux que cela autrefois.Ce sont les femmes qui me les ont arrachés ! », fait Emile Auger, un magnifique vieux de 91 ans qui a toujours le mot pour rire.Fidèle à lui même, en ce dîner de Pâques offert avant-hier par CAROLE THIBAUPEAU les Petits Frères des Pauvres, il mangé de bon coeur, s'est payé une petite gigue et a fait une cour assidue à ses compagnes de table: « les filles ».comme il les appelle.El bien sûr.il a fait honneur au gâteau au chocolat : « Je peux en manger, je me suis fait arranger les dénis récemment ! » Cela fait neuf mois maintenant que M.Auger s'est lié avec les Petits Frères.Auparavant il a, selon ses propres termes, « beaucoup voyagé et beaucoup marché ».«Et je marche encore beaucoup, c'est pour cela que je suis en santé ».souligne-t-il.À l'occasion, le charmant nonagénaire s'en donne à coeur joie avec sa « musique à bouche » ou il « lâche son fou » sur une bombarde.Les Petits Frères des Pauvres s'occupent essentiellement de personnes du quatrième âge, soit de 80 ans et plus.Ils remplacent auprès d'elles les familles absentes ou disparues.Emile était un des plus vivants parmi les 150 convives réunis pour le traditionnel repas pascal.Marie-Reine Marie-Reine Chaput, 92 ans, ne cédait pas non plus sa place, carrée dans sa chaise devant son petit verre de rouge.Ses cheveux savez abondants et lisses sont coupés vivre droits sous l'oreille.« Je suis une cessé vieille heureuse », affirme-l-elle elle, avec aplomb.Et derrière les lunettes, deux iris bruns semblent Ma confirmer ses dires.« Mais vous seule , j'ai vraiment commencé à à l'âge de M ans, quand j'ai de travailler », ajoute-t- rie-Reine s'est retrouvée à l'âge de 21 ans.mère d'un enfant et «en famille» d'un autre.«Pour gagner ma vie, j'ai commencé par fabriquer des fleurs de papier et à les vendre de porte en porte », relate-l-elle.Puis un médecin lui a appris le métier de sage-femme.Il y a 38 ans, elle a elle-même mis au monde le bénévole qui l'accompagnait dimanche, et qu'elle a retrouvé par hasard l'année passée.« Le médecin croit que je vais vivre jusqu'à cent ans », affirme Mme Chaput.Elle a trébuché récemment et doit maintenant marcher avec l'aide d'une; canne.« Alors je me ménage, car je veux faire une belle vieille », lance la future centenaire, un brin de malice exquis au coin des lèvres.Les Petits Frères des Pauvres ont organisé d'autres diners pascals, pour les personnes qui ne peuvent pas sortir et celles qui ne peuvent supporter les foules.Ils ont également distribué des petits paniers dans les établissements pour personnes âgées.Marie-Reine Chaput ne donne pas sa place dans les dîners, malgré ses 92 ans bien sonnés.Elle est accompagnée de son jeune ami, Reynold Bouchard, un bénévole des Petits Frères.photo Armand Trotlier, l/> PPFSSE Homélie du pape ¦fj VATICAN (REUTER, AP) ***' \u2014 Dans son message pascal urbi el orbi, le pape Jean-Paul II a rappelé que des « hommes et des femmes ont offert leur vie en sacrifice pour la cause juste de la dignité de l'homme » pendant la Deuxième Guerre mondiale, mais que, 10 ans plus tard, l'Humanité est toujours menacée par « un ouragan de violence ».Parlant aux quelque 100 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le souverain pontife a également adressé ses voeux de Pâques en l(i langues aux chrétiens d'une quarantaine de pays par le truchement de la télé.Le pape a rappelé que, presque 2 000 ans après la résurrection du Christ.«l'Humanité s'interroge toujours ».Il a relaté les difficultés et les horreurs de la dernière guerre, affirmant : « Notre mémoire remonte 10 ans en arrière, au moment où, en Europe, en Asie et dans les autres continents, s'achevait la Seconde Guerre mondiale déclenchée par une folle idéologie impérialiste ».Le Saint-Père a rendu hommage aux juifs qui ont péri « comme des victimes désarmées offertes en holocauste » dans les camps nazis.« Aujourd'hui encore, l'Humanité s'interroge sur la signification de ces victimes ».a-t-il poursuivi, dénonçant les violations des droits de l'homme, la ségrégation, les camps de travail, la torture, et l'état de famine dans lequel on laisse mourir « des millions d'enfants, d'hommes et de femmes ». A LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AVRIL 1985 A 10 PLEINS PEUX SUR L'ACTUALITE Dix ans après la chute de Saigon, les Américains sont redevenus eux-mêmes ¦| En ce dixième anniversaire ™ de la chute de Saigon, le conflit vietnamien est toujours présent dans nos mémoires.Nous ne pouvons encore ignorer l'ignominie de ce jour, non plus que les victimes de ce conflit et le massacre de millions de personnes qui suivit.HENRY A.KISSINGER Le Vietnam a marqué la fin d'une époque pour les USA.Ce tut la première guerre pour laquelle l'intervention des États-Unis ne fut pas déclenchée par une agression manifeste ou une infiltration militaire organisée à travers une frontière bien définie.Ce fut pour nous la première guerre pour laquelle aucune victoire militaire n'a précédé les négociations de paix.Ce fut la première guerre à laquelle ies Américains ont pu assister en synionisant leur poste de télévision.Ce fut la première guerre au cours de laquelle d'éminents citoyens américains se sont opposés à la politique de leurs dirigeants.Tout au long \u2022\u2022 pu processus, le Vietnam s'est transformé en une tragédie en quatre actes: Premier acte : les faux prémices.Dans son discours d'acceptation, après son élection à la présidence, John Kennedy annonçait que les USA appuieraient «tous ses amis et s'opposeraient à tout intervenant mettant en danger la survie et les réalisations du monde libre».Personne ne s'objecta à cet engagement ni au postulat faisant de l'Indochine un avant-poste de première importance du monde libre.Moins de six semaines plus tard, les Marines étaient dépêchés en Thaïlande; un an plus tard, 16000 militaires américains étaient nommés «conseillers » au Sud-Vietnam afin d'y aider les troupes de l'endroit à résister à la guérilla nord-vietnamienne.Hanoi était considérée comme un fer de lance de la stratégie sino-soviétique d'expansion du communisme en Asie du Sud-Est.Aujourd'hui, avec le recul, on comprend que Hanoï oeuvrait alors à son propre compte: en réalité, les autorités nord-vietnamiennes ont exploité les différends entre Pékin et Moscou, différends dont Washington n'était pas alors conscient.L'envoi de milliers de conseillers américains mettait le prestige des USA en danger.Pourtant, cet engagement n'était pas suffisant pour garantir la victoire sur .-.Je Vietcong.L'objectif ultime des Ëtats-^ Unis était noble: permettre à un peuple éloigné de résister à la tyrannie.Par ailleurs, les soi-di-jj sant pays libres de l'Indochine.tout en se faisant moins oppressifs que le Nord-Vietnam, n'avaient rien de véritables démocraties.Refusant de reconnaître cette réalité, l'administration Kennedy a encouragé le renversement du dictateur Ngo Dinh Diem, en 1963.Le renversement de ce gouvernement civil ne fit que précéder deux prises de décision importantes : il obligea les États-Unis à soutenir à tout prix la junte militaire qui succéda à Diem et il incita le Nord-Vietnam à lancer ses troupes dans la bataille.Deuxième acte: une stratégie ambivalente.Le président Johnson se crût dans l'obligation de respecter la logique de son précécesseur : le cabinet l'invitait d'ailleurs à suivre la piste ouverte par Kennedy.Une force expéditionnaire de plus d'un demi-million d'hommes fut dépêchée aux antipodes de l'Amérique.Tout au long de leur histoire, les États-Unis avaient utilisé leurs énormes richesses naturelles pour épuiser l'ennemi : cette stratégie, toutefois, n'est pas fonctionnelle contre une guérilla qui n'a pas à défendre un territoire et qui ne combat qu'au moment opportun.En Indochine, l'ennemi opérait à partir de sanctuaires aménagés dans les pays voisins.Washington estimait qu'en adoptant une stratégie guerrière d'escalade graduelle du conflit, elle créait des trêves susceptibles d'inciter le Nord-Vietnam à accepter des compromis.En réalité, cette escalade a plutôt convaincu Hanoï de ce que l'Amérique n'était pas fermement résolu à vaincre à tout prix.A mesure que la guerre se prolongeait, se multipliaient les pressions politiques pour qu'on négocie la paix.Malheureusement, politique et diplomatie furent de tout temps considérés comme des éléments impossibles à concilier.Washington estimait que le Nord-Vietnam refuserait de négocier au moment où son territoire était pillonné par nos bombes, et même si les troupes nord-vietnamiennes profitaient de l'occasion pour envahir le Laos, le Cambodge et le Sud-Vietnam.Le président Johnson réussit à surmonter sa méfiance naturelle et accepta de mettre fin aux bombardements du Nord-Vietnam, peu avant les élections de 1968.Au Vietnam, la cessation des bombardements \u2014 que j'avais appuyée à l'époque \u2014 a certainement contribué à approfondir nos divisions.Après cette décision, l'appui du Congrès pour la politique étrangère de notre pays s'est volatilisé.Entre 1963 et la fin de 1966, les médias, l'opinion et le Congrès furent presque unanimement favorables à notre politique au Vietnam.Les quelques adversaires s'objectaient par les moyens traditionnels et participaient à un débat démocratique.Mais à la fin de 1966, la guerre devint un prétexte pour de multiples groupes marginaux qui ré clamaient une transformation de notre société.Pour eux, le Vietnam ne représentait pas un douloureux dilemme géopolitique dont l'Amérique devait se tirer avec honneur: ils préféraient une fin qui discréditerait à jamais l'establishment honni.Convaincus que seule une humiliation pourrait mettre fin à l'«esprit aventureux» de l'Amérique en terre étrangère, ils se moquaient des appels à l'unité susceptible de sauver notre crédibilité.Trop souvent, les médias devinrent des collaborateurs inconscients de l'ennemi.C'est une chose que d'enregistrer les horreurs de la guerre moderne, mais c'est beaucoup plus difficile de distinguer entre les effets des armements modernes et la cruauté délibérée.Les journalistes auraient été plus honnêtes en tentant d'analyser les informations provenant de la confusion générale et celles constituant de la propagande déguisée.Cela permit à Hanoi d'utiliser les médias qui créèrent l'illusion que la paix dépendait du Nord-Vietnam, qui n'avait qu'à balancer des suggestions de solution.Par ailleurs, Washington ne pouvait que tenter de deviner les intentions réelles de l'ennemi.L'impasse diplomatique ainsi créée fit croire à l'électorat que Hanoi n'était pas l'agresseur et que Washington avait refusé les ouvertures de paix qui lui avaient été faites.Troisième acte: le douloureux exode.Tous ceux qui ont connu Richard Nixon n'auraient jamais cru que sa promesse de mettre fin à cette guerre signifierait pour nous une abdication.Dans cette atmosphère de ra-dicalisation du conflit, chaque concession de notre part suscitait de nouvelles demandes de la part de Hanoï, si bien que Washington en vint à accepter un retrait unilatéral du Sud-Vietnam avec, pour conséquence, le renversement d'un gouvernement allié.M.Nixon jugeait immoral de se sortir du guêpier en abandonnant les millions de personnes qui avaient accepté de combattre à nos côtés, en se fiant à notre parole.Il voulut sauver l'honneur de l'Amérique par un tour de force: retrait graduel de nos troupes pour faire taire les pacifistes; négociations officieuses, pressions sporadiques sur le Nord-Vietnam et aide accrue au Sud-Vietnam.Les pressions à l'intérieur des États-Unis forcèrent M.Nixon à accepter des compromis qui, souvent, annulaient des gains qu'on croyait acquis.Chaque concession américaine provoquait une nouvelle escalade de la part de Hanoï.El chaque défaite enflammait encore plus le mouvement pacifiste.Puis le président devint incapable de contrôler un conflit qui soulevait tant de passions.Devant un Congrès résolument hostile, des manifestations violentes et l'hostilité des médias, M.Nixon aurait dû faire appel au Congrès dès le début de son mandat pour y exposer sa stratégie et réclamer son appui inconditionnel.Sans cet appui, il aurait eu le Un peu partout aux États-Unis, pendant le week-end, ont eu lieu des cérémonies et des manifestations soulignant le 10e anniversaire de la chute de Saigon: douloureux souvenirs, téléphoto AP mandat de liquider pour de bon l'engagement américain au Vietnam.Il refusa d'agir ainsi, sous prétexte que l'histoire ne lui pardonnerait jamais les conséquences de ce qu'il considérait comme une abdication de ses responsabilités présidentielles.Malgré les obstacles, Nixon passa près de réussir.Vers la fin de Ï972, son administration avait obligé Hanoï à admettre deux postulats irréversibles : l'Amérique ne mettra pas tin à cette guerre en renversant un gouvernement allié; non plus qu'elle n'abdiquerait son droit d'aider un peuple ayant combattu à ses côtés.Ces deux postulats devinrent toutefois caduques lorsque la crédibilité de l'administration Nixon s'écroula dans la foulée du scandale du Watergate, après la signature des accords de Paris, en 1973.Quatrième acte : après 1973.Beaucoup ont prétendu que l'administration Nixon désirait tirer les marrons du feu avant la défaite inévitable au Sud-Vietnam.C'est faux.Il est vrai que les accords de Paris auraient pu nous être plus favorables.Mais, à l'époque, l'administration Nixon était convaincue d'avoir obtenu un règlement acceptable, surtout que l'alternative semblait une décision du Congrès de couper les budgets affectés à cette guerre, ce qui aurait provoqué un effondrement total.Plusieurs éléments du traité de paix nous permettaient de.croire en une poursuite de notre engagement: poursuite de notre aide au Sud-Vietnam pour lui permettre de repousser les attaques; menaces de représailles des USA contre toute violation massive des frontières; amoindrissement de l'influence de Pékin et Moscou dans ce conflit : offre d'une aide économique à Hanoï si son gouvernement acceptait de reconstruire le Nord plutôt que de conquérir le Sud.Malheureusement, les accords de paix ne mirent pas fin au débat sur le Vietnam.Nos engagements disparurent les uns après les autres, dans l'ombre du Watergate.En juin 1973.le Congrès interdit toute intervention militaire américaine «en, près ou au-dessus de l'Indochine».Il réduisit de 30 p.cent le budget d'aide prévu pour le Sud-Vietnam.En 1974, il procéda à une coupure supplémentaire de 50 p.cent du même budget.Le président Nguyen Van Thieu fut pris de panique lorsqu'il devint évident qu'il ne recevrait pas l'aide supplémentaire qui lui avait été promise pour 1975.Hanoï, pour sa part, devint arrogant en constatant, après l'occupation d'une capitale provinciale, que la violation la plus flagrante des accords de Paris ne suscitait aucune représailles des USA.Nous ne saurons jamais si le Sud-Vietnam aurait pu tenir le coup avec une aide plus généreuse et plus résolue de Washington.Il n'en demeure pas moins que les USA devaient aux peuples de l'Indochine de les aider à survivre: ce sont nos divisions domestiques qui nous ont empêchés de payer cette dette.Qu'elles leçons avons-nous tirées de ces événements ?¦ Il est préférable d'éviter les guerres de guérilla en adoptant des programmes d'aide plus généraux au bénéfice des pays qui revêtent de l'importance à nos yeux.¦ Avant que l'Amérique ne dépèche des troupes sur le champ de bataille, elle doit s'assurer de la nature de la menace en cause et se fixer des objectifs réalistes.¦ Lorsque l'Amérique déclenche une action militaire, elle doit prendre les moyens pour atteindre les objectifs fixés.La victoire ne peut procéder de demi-mesures et les trêves ne peuvent que miner la volonté démocratique.¦ Une démocratie ne peut contrôler sérieusement sa politique étrangère si les factions adverses n'acceptent pas.dans une certaine mesure, de restreindre leurs dissensions.L'Amérique n'a pas encore réussi à faire le bilan final de la tragédie vietnamienne.Il n'en demeure pas moins que les boat-peoplcs du Vietnam, les centaines de milliers de Vietnamiens qui sont toujours détenus dans les camps de concentration dix ans après la chute de Saigon, les gaz mortels déversés sur le Laos et le génocide cambodgien demeurent des preuves tangibles de l'iniquité d'un système.Nous n'avons pas à rougir d'avoir voulu prévenir ces horreurs.Dix ans après la chute de Saigon, l'Amérique doit enfin voir la réalité en face.La théorie des dominos n'a eu de valeur qu'en Indochine.L'expérience du Vietnam demeure un des critères intangibles par lesquels les autres puissances jugent l'Amérique et son désir de défendre ses intérêts vitaux.Par contre, l'URSS, après une courte période d'expansionnisme, semble en proie à des visées contradictoires.Quant au Vietnam, sa brutalité en a fait un paria dans le monde entier.L'Amérique a échoué au Viet nam, mais elle a permis aux autres pays du Sud-Est asiatique de résister avec bonheur à d'autres insurrections.L'Amérique, après avoir hésité longtemps devant les critiques des groupes marginaux, est enfin revenue à ses valeurs traditionnelles.Une fois de plus, les peuples libres du monde entier comptent sur nous pour assurer leur sécurité et progresser.La grande crainte, à l'heure actuelle, n'est pas provoquée par l'influence des USA dans le monde, mais bien par la pensée que les USA pourraient un jour se cantonner dans la neutralité.Une fois de plus, l'unité américaine représente l'espoir pour le monde libre.Pour éviter le désastre électoral en 86, Mitterrand change le mode de scrutin J PARIS \u2014 Il y a quinze jours 1 encore, on croyait que le président François Mitterrand n'oserait pas un aussi gros coup de poker mais se contenterait de «corriger» avec un peu de proportionnelle le scrutin majoritaire institué en 1958 par le général de Gaulle.Le coup de poker a eu lieu: en 1986, les Français voteront à la proportionnelle à l'intérieur de chaque département du pays.Ce qui favorisera les grandes formations politiques, défavorisera le Parti communiste, permettra à l'extrème-droite d'avoir des députés et éliminera pratiquement toutes les petites formations.Le changement est tellement important que pratiquement tous les observateurs parlent d'un passage à la «sixième république».L'opposition de droite, qui voit déjà son triomphe électoral de 1986 lui glisser entre les doigts, promet au gouvernement une bataille sanglante \u2014 comme sur l'école privée \u2014 mais sans se faire trop d'illusions.£*» Enfin, l'éternel grand rival de injjkl.Mitterrand au sein du Parti î ^Socialiste, Michel Rocard, en a profité pour claquer la porte du ^-'^gouvernement où on l'avait relégué et isolé au plus difficile des ministères: l'Agriculture.C'est .¦ .-pur un communiqué de quinze li- gnes, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, que l'éternel champion des sondages de popularité (concurrencé aujourd'hui par le premier ministre Fabius) a rompu avec éclat.Cette décision ressemble en effet à un véritable tremblement LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale de terre politique.Avec ce système proportionnel, on constate qu'en 1978, la gauche n'aurait pas perdu les élections, mais aurait eu une (courte) majorité.Et qu'en juin 1981, les socialistes n'auraient jamais atteint comme ce fut le cas la majorité absolue à eux seuls \u2014 ce qui veut dire qu'ils auraient dû dépendre du soutien communiste pour gouverner.Ce qui change radicalement la configuration politique dans les deux cas.À un an des élections législatives de 1986, tout le monde s'entendait pour prédire à la gauche un désastre électoral.Des quelque 280 députés socialistes, il n'en serait resté qu'une cinquantaine.Presque tous les «grands chefs» auraient été battus.Avec le nouveau mode de scrutin, on connaît à peu de chose près et à l'avance les résultats: le PS aura entre 130 et 160 sièges.Il perdra les élections mais demeurera sans doute le groupe parlementaire le plus important.Au moins, on aura «sauvé les meubles».«Un mode de scrutin ne change jamais une minorité en majorité», disait la semaine dernière un ministre socialiste.En effet, le PS ne gagnera pas les élections.Mais avec un peu de chance, M.Mitterrand peut.empêcher la droite de gagner.Si la situation électorale se redresse légèrement pour les socialistes, la droite peut fort bien gagner sans obtenir une majorité absolue à l'Assemblée.Auquel cas, le président Mitterrand (élu jusqu'en 1988) aurait les mains libres pour se composer une nouvelle majorité parlementaire.Même sévèrement battu,' le PS resterait alors une composante indispensable pour tout gouvernement.Ce qui implique au passage, sans qu'aucun socialiste ne le mentionne, un renversement complet d'alliance: avec le nouveau mode de scrutin, le PS dit adieu à l'union de gauche une fois pour toutes et se dispose à gouverner au centre.Le maître de ce nouveau jeu s'appellera.François Mitterrand, élu jusqu'en 1988, cherche par tous les moyens à éviter au PS le désastre aux législatives de 1986.François Mitterrand.L'une des hypothèses pour l'avenir, c'est que ce nouveau mode de scrutin renforce l'autorité du président, seul désormais à disposer d'une majorité politique dans le pays.Réactions Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette décision provoque des réactions plutôt défavorables dans la classe politique et dans l'opinion.Au gouverne- ment, on confie volontiers que l'adoption de la nouvelle loi sera «un mauvais moment à passer».On compte à la fois sur l'habileté de Laurent Fabius pour faire avaler la pilule.et sur le temps pour la faire oublier.Bien sûr, le gouvernement a des arguments qu'il a déjà commencé a développer.Un: en 114 ans, la France a connu neuf modes de scrutin différents.Tous les partis politiques ont été, à tour de rôle, partisans des divers scrutins (MM.Mitterrand et de Gaulle inclus).Donc pas de religion dans ce domaine.Deux: la proportionnelle existe dans presque tous les pays européens, dont la majorité fonctionnent bien.Trois: l'autorité du président de la République assure la stabilité, tandis que la proportionnelle garantit la justice.Tous ces arguments, fort défendables, auraient eu plus de poids s'ils avaient été utilisés à une autre époque.Si le Parti socialiste \u2014 fait à peu près unique dans l'histoire française \u2014 a eu la majorité absolue au Parlement en juin 1981 avec seulement 38 p.cent des voix, il ne le doit qu'au scrutin majoritaire.Puisque la gauche avait toujours promis de rétablir la proportionnelle, le PS aurait pu le faire, en toute magnanimité, au lendemain de sa victoire.Aujourd'hui, on est dans la situation où, disposant de quelque 25 p.cent des voix, le PS utilise cette même majorité absolue pour éviter le désastre en 1986.D'où les accusations de «magouille» et d'«abus de pouvoir» dans l'opposition.À droite, mais également chez les socialistes, on oppose un argument plus fondamental.C'est vrai, dit-on, que le scrutin majo-ritaire divise parfois artificiellement le pays entre gauche et droite et qu'il est brutal.Vrai aussi que la proportionnelle fonctionne dans les pays d'Europe du Nord.Mais la France est\u2014 dans une moindre mesure que l'Italie \u2014 une pays de division et de combines politiques.La dernière fols qu'on a choisi la proportionnelle, ce fut de 1945 à 1958: une sombre période de marasme politique qui s'appelait la Quatrième République.«En adoptant ce système; disait Michel Rocard, il y a deux semaines, notre vie politique prendrait un sacré coup de vieux.» Des observateurs de gauche comme Maurice Duverger ou Jacques Julliard ne disent pas autre chose: le scrutin majoritaire à deux tours avait tous les défauts, mais il permettait de gouverner la France.Ce n'était déjà pas si mal.-!-i.- LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI ?AVRIL 1985 \u2022 A 11 Un calendrier chargé pour la NASA m CAP CANAVERAL (AP) \u2014 « Discovery, avec à son bord le sénateur Jake Gam, sera lancée vendredi, début d'un mois très actif pour les navettes spatiales américaines.Ce laneemenjL sera en effet suivi samedi par l'arrivée en Floride d'« Atlantis », la quatrième navette, transportée depuis la Californie sur le dos d'un «Boeing 747».Deux jours plus tard, «Challenger» roulera vers le pas de tir.La mission de « Discovery* devrait durer cinq jours, le retour ayant donc lieu le 17 avril.Le 29 avril, «Challenger» quittera la Terre pour passer sept jours dans l'espace avec la laboratoire européen.La NASA espère tenir ce calendrier chargé sans problèmes et respecter ainsi son programme d'une mission par mois.Vendredi dernier, la NASA avait présenté un programme, révisé, de 41 missions d'ici la fin de 1987, neuf jusqu'à la fin de cette année, 15 en 1980 et 17 en 1987.L'an prochain, un second pas de tir sera mis en place à Cap Canaveral et un autre à la base aérienne Vandenberg, en Californie.L'équipage de la prochaine mission de «Diso-very» se compose de Karol Bobko, Charles Walker, Donald Williams, Margaret Rhea Sed-don, David Griggs et Jeffrey Hoffman, ainsi que de Jake Garn.Visite « pacifique » de médecins soviétiques mm Quand des médecins se prononcent contre ™ la guerre nucléaire, les gens les croient parce qu'ils sont ceux qui peuvent le mieux an ticiper les répercussions d'une telle guerre sur la personne humaine.Tel est l'avis qu'a exprimé le Dr Mikhail Ku-zin qui, à la tête d'une délégation de médecins soviétiques réputés, a entamé hier une visite «pacifique» de dix jours au Canada.Invités de la section canadienne du mouvement Physicians for Social Responsibility (Médecins soucieux de leur rôle social), le Dr Kuzin et ses nuits collègues doivent se rendre dans 11 villes du pays.Le week-end prochain, ils participeront à une conférence de deux jours sur la paix, à Toronto.Le Dr Kuzin dirige l'Institut de chirurgie Vishnevsky, à Moscou.Il a noté que la visite de son groupe coïncidait avec l'annonce par le dirigeant de l'URSS, M.Mikhail Gorbatchev, d'un moratoire de l'Union soviétique dans le déploiement des armes nucléaires en Europe.«Ce geste de M.Gorbatchev est très bien et démontre que le gouvernement soviétique poursuit le môme but que notre mouvement», a déclaré M.Kuzin.Il faisait allusion à l'association Médecins du monde pour prévenir la guerre nucléaire, qui a été fondée en 1981 par trois médecins américains et trois médecins soviétiques et qui affirme aujourd'hui compter dans ses rangs plus de 120,000 médecins des pays du bloc soviétique et de l'Ouest.\u2014 Presse Canadienne Le trafiquant de drogue mexicain Quintero officiellement inculpé mm MEXICO (AFP) \u2014 Un important trafi-™ quant de drogue mexicain, Rafael Caro Quintero, principal suspect dans l'assassinat d'un agent américain du bureau fédéral de lutte contre le trafic des stupéfiants (DEA), a été officiellement inculpé hier de divers délits, dont ceux d'homicide, enlèvement et association de malfaiteurs, a annoncé le ministère mexicain de la Justice.Le communiqué ministériel ne fait toutefois aucunement référence à la mort de l'agent de la DEA Enrique Camarena Salazar et d'un pilote d'hélicoptères de nationalité mexicaine qui travaillait occasionnellement pour la DEA.Considéré comme l'un des plus importants trafiquants de drogue du continent américain, Rafael Caro Quintero avait été arrêté jeudi au Costa Rica et expulsé le lendemain vers le Mexique.Il devra aussi répondre de l'enlèvement de la nièce d'un important homme politique mexicain.La jeune fille se trouvait en sa compagnie lors de son arrestation par la police costari-cienne.CIL Bitume «Mi», sealMaster 1326.rue Notre-Osmt Outst 5759 rut Hochelagj 657 5.rut Jury Elt 1915.boul.des Laurentides 635 boul.Ste-Foy (Long.) Ouvert Is samedi avant-midi 937-7423 Quand vous n avez pas assez de temps pour tout faire dans une journée.Avec le service de téléphone mobile de Bell Cellulaire vous pouvez conclure une vente, confirmer une commande, prévoir une date de livraison, dicter un mémo, effectuer un appel conférence même quand vous êtes sur la route.Une technologie nouvelle et importante est en train de révolutionner les communications d'affaires, rehaussant leur efficacité et leur vitesse.L'ordinateur personnel, le copieur pour bureau et le télécopieur automatique ont déjà amélioré l'efficacité du monde des affaires; désormais, le service téléphonique cellulaire vous permettra de faire un meiUeur emploi de votre temps.Comment, direz-vous?Tout simplement en vous permettant d'apporter votre téléphone à l'extérieur du bureau ou de votre domicile; ainsi, vous restez en contact et êtes plus productif.Il n'est pas nécessaire de vous couper de votre entreprise en quittant le bureau.Le téléphone mobile pour voiture d'autrefois a résolu en partie ce problème, mais son rendement laissait beaucoup à désirer: parasites, distorsion et délai d'attente n'étaient , que quelques-uns de ses inconvénients.I.e système de Bell Cellulaire a changé tout cela.Le système de Bell Cellulaire: son fonctionnement La circulation est congestionnée?Mettez-vous au travail en quelques secondes en communiquant avec quelqu'un de l'autre bout de la ville ou du pays.Avec Bell Cellulaire, vous n 'êtes jamais coincé.Le système de Bell Cellulaire vous permet de rester en contact avec vos clients et vos associés, d'avoir des nouvelles d'une réunion ou encore de mieux vous préparer pour la réunion à laquelle vous vous rendez.Sans compter qu'avec ce service, vous pouvez rejoindre votre bureau en route aussi, pour dicter une lettre ou réorganiser votre horaire.Avec Bell Cellulaire, vous pouvez rappeler vos clients plus rapidement et mieux les desservir puisque vous avez accès instantanément à votre bureau.Résultat: gain de temps et d'argent.Grâce au remarquable service téléphonique de Bell Cellulaire, votre téléphone mobile fonctionne aussi bien que le téléphone de votre bureau ou de votre domicile.La réception est excellente et vous n'avez plus à attendre longtemps pour qu'une ligne se libère.Selon le système cellulaire, une ville est divisée en un réseau de \"cellules\", chacune possédant un émetteur et un récepteur.À mesure que vous vous déplacez dans la ville, votre appel est automatiquement acheminé par la cellule où le signal est le plus fort.Vous pouvez effectuer directement les appels locaux et interurbains.Vous pouvez obtenir l'aide du téléphoniste, utiliser votre carte d'appel et demander l'assistance-annuaire locale ou interurbaine.Sans compter que la gamme complète d'options du service téléphonique de Bell Cellulaire comprend le renvoi automatique des appels, la mise en attente des appels et la communication à trois.Les déplacements non productifs sont coûteux Arrêtez-vous un moment pour calculer le nombre d'heures que vous passez à vous déplacer: vous rendre au bureau et en revenir, visiter vos clients et aller à vos rendez-vous d'affaires, perdre du temps dans la circulation.Ce nombre pourrait facilement atteindre dix heures par semaine, soit 520 heures par année.C'est l'équivalent de treize semaines de travail ou plus.À un coût horaire modeste de 50$, cette perte de temps a une valeur de 26 000$ par année! Bell Cellulaire: le service fiable en matière de communications mobiles Faisant partie du groupe de compagnies Bell, Bell Cellulaire offre un service à la clientèle de grande qualité, qui s'appuie sur des décennies d'expertise en matière de communications.Le système de Bell Cellulaire est compatible avec les autres systèmes à travers le Canada et les États-Unis.Vous pouvez donc utiliser votre téléphone mobile partout où le service cellulaire est offert.Une offre d'abonnement privilégié! Vous pourriez utiliser GRATUITEMENT votre téléphone mobile pendant une période allant jusqu'à trois mois, en devenant un abonné privilégié de Bell Cellulaire.Vous ne paieriez ainsi aucun tarif mensuel et vous pourriez disposer de cent minutes d'utilisation gratuite pendant une période allant jusqu'à trois mois.Voilà une valeur totale pouvant atteindre 240$.Aucun acompte n'est nécessaire.Le service de Bell Cellulaire entrera en vigueur le 1er juillet 1985.Vous pourriez en profiter dès ce jour-là.Faites vite.Pour chaque mois perdu à force d'attendre, vous perdez un mois d'utilisation gratuite.Four de plus amples renseignements sur les avantages du service de Bell Cellulaire, composez: 1-800-361-3050 ou remplissez et retournez le bon ci-dessous.Rentabilisez votre temps de déplacement f\\W TYA Je désire d'autres renseignements sur les moyens d'augmenter ma productivité grâce au Ë il 11 serv'ce de téléphone mobile de Bell Cellulaire.\\tJaT J ^ j | J'aimerais qu'un conseiller de Bell Cellulaire Ce qui est le plus remarquable, cependant, ce n'est pas tellement le fonctionnement même du système de Bell Cellulaire, mais plutôt les avantages qu'il vous procure.Vous pouvez effectuer ou recevoir un appel quand vous voulez.Vous pouvez contacter n'importe quel coin du globe.Et cela depuis votre voiture ou votre embarcation.Vous pouvez même apporter un téléphone cellulaire dans votre serviette.r7 I I I Bell Cellulaire.2115 boul.StRé gis, Dollard des Ormeaux.Quebec H'IB 2M9 me téléphone au numéro ci-dessous.| | Veuillez me faire parvenir de plus amples Nom.Titre.renseignements sur le service de Bell Cellulaire.Ou composez - 1-800-361-3050 I Compagnie Adresse__ Province.Code postal Téléphone (bureau).(domicile).Bell Cellulaire, 2115 boul.Si- Ré gis.Dollard des Ormeaux.Québec H9B 2M9 P4 Membre du groupe de compagnie! d'EntreprUe» Bell Canada Inc r QUEL EST LE BON MUMERO?COUREZ LA CHAMCE DE GAGMER L'UM DES 5 VOYAGES POUR DEUX PERSONNES À LA JAMAÏQUE! Afin de célébrer avec vous son 30e anniversaire, la Compagnie d'Assurances Belair lance le concours «LE BOM MUMÉRO».Inscrivez le numéro de téléphone du siège social de Belair dans les billes ci-dessus et remplissez adéquatement le ™1 bon de participation ci-contre.Vous n'avez qu'à découper cette annonce et l'insérer dans la boîte prévue à cette fin dans n'importe laquelle des succursales Belair participantes, avant le 50 avril 1985 à minuit.Vous serez alors admissible au tirage au sort qui aura lieu le 15 mai prochainet pourrez vous mériter l'un des 5 voyages pour 2 personnes à la Jamaïque.Voyez tous les détails et règlements dans la succursale Belair de votre région.BON MUMÉRO .BOM VOYAGE! \u20223b comPAGniE REIAIR Siège social 5455, rue St-André, Montréal, Québec A LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AVRIL 1985 A 12 ARTS ET SPECTACLES I Le Rock Martin Smith 'de la Presse Canadienne Talking Heads: des créateurs de génie mm ¦ L'extraordinaire film « Stop making sense » prouve à tous ceux qui ne le savaient pas encore, que les membres de Talking Heads sont des créateurs de génie.Non seulement au niveau musical, mais aussi au niveau artistique.David Byrne, le leader du groupe, vient de terminer le scénario d'un nouveau film qu'il dirigera lui-même.Tous les membres de Talking Heads feront une apparition dans le film dont le titre sera « True Stories ».Le groupe vient de terminer l'enregistrement d'un nouveau disque en studio.Il sera en vente au début de l'été.Byrne travaille aussi sur la trame musicale d'une série télévisée, « Alive from off conter», qui sera diffusée sur le réseau PBS a partir du premier juillet.Lorsque la musique pour le film «True Stories » aura été enregistrée, les membres de Talking Heads seront tous occupés à poursuivre des projets en solo.Chris Frantz et Tina Weymouth entreront en studio pour enregistrer un nouveau disque de Tom Tom Club.Rock et politique ¦ Morrissey, le chanteur du groupe The Smiths, n'est pas avare de ses opinions.Il se sert de la musique rock pour les exprimer et de l'arène politique pour les mettre en pratique.Le dernier disque des Smiths s'appelle « Meat is murder ».Morrissey y parle, entre autres, du phénomène de liberation des animaux.Une autre chanson traite du concept de la punition en tant que base du système d'éducation britannique.Morrissey la perçoit comme une agression érigée en règle et il ne peut ni ne veut rester silencieux devant un te) abus.Afin de rendre son implication plus concrète.Morrissey songe à se porter candidat a la mairie de Manchester, en Angleterre.Portant un regard arrogant sur le monde qui l'entoure, Morrissey qualifie les politiciens d'incompétents de la pire espèce et les musiciens rock anglais, d'idiots incommensurables.Ce n'est pas la modestie qui étouffe le chanteur radical de ce groupe qui n'est pas encore venu au Québec.Dieu, la mort et le rock ¦ Curieux mélange, n'est-ce pas?Ce sont pourtant les ingrédients qu'on retrouve dans la musique et les spectacles de groupes californiens tels Christian death et Stryper.Le magazine Spin rapporte que le groupe Christian Death lait partie d'une branche marginale du mouvement punk de Los Angeles: le C'est d'une voix lasse que Fernand Gignac a répondu à LA PRES- signé: Centre de conditionnement Nautilus A l'approche de l'été, c'est le temps plus que jamais de vous abonner! Retrouvez votre forme au maximum, juste a temps pour les beaux jours.Mincissez.Raffermissez.Développez ou tonifiez vos muscles.Faites-le en un temps record, a votre rythme, aux heures qui vous conviennent et au Centre de conditionnement Nautilus de votre choix.LES PLANCHES A VOILE Abonnez-vous des aujour-cl hui et courez In chance de gagner une superbe planche a voife HiFly 500 CS d une valeur Je 1.095$! Il y en a une a gagner dans chaque Centre de condition hemenl Nautilus Pour obtenir un bon de participation et connaître les règlements du concours, rendez-vous au Centre de condition' nernent Nautilus le plus près Tirage le 24 mai 1985 Donne chance! Cette otlre prend tin le 20 mai 1985 ¦ Essai gratuit sur rendez-vous ¦ Essai gratuit sur rendez-vous ¦ Essai gratuit sur rendez-vous i Centre de condition nraneni Nautilus ANJOU HitQu'IbinOutbfc WI M»1»opcMlin eu 3*2-1411 6R0SSARD R ' : ' Plus tî/l! P.njm, 672-9863 CENTRE-VILLE 1326 Sle-Cilhiiirp oriiii 666-1953 IASALLE lieiMlbil' Outbtc rose Sbmhwio 366 6300 LAVAL Cmtii Spodil Clfitom ladl 3U95 AulJioutt ta«ll 1:01 l,W LAVAL Club « Itfinti Vjl dti tibm 1555 ST Wlilm Fil 668 2686 LONOUEUIL C'uO flf Ifrnu Mitlnfui 01 UnrjuïJ.I H0 Cu* pj*.er ouf tt 674-6264 PLACE VICTORIA t3u- de h BCL-Je N'iciu %i Mh-u Rîl 671 9544 M REPENTICNY CLS C« ttfin.1 et MO r ' 582 0961 SMAURENT Cote de Utill Rj:»jÇ! Dut 8305 Utpi' l nif 729-2269 VILLE MONT-ROYAL CtMII d IthtM fiailljrd Hnliv dtl '¦ltlu:|nl; 341 1553 SE hier après-midi, après que sa famille ait quitté sa chambre d'hôpital.CAROLE THIBAUDEAU Le comédien et chanteur de 51 ans repose à la Cité de la Santé de Laval où on le soigne pour une douloureuse inflammation rénale.Que les amis de Marcel-Marie Moineau se rassurent cependant: les derniers épisodes de « Les Moineaux et les Pinsons » viennent tout juste d'être enregistrés.L'artiste y tient le rôle principal avec lu comédienne Rita Lafontaine ( Marie-Madeleine Moineau).S'il faut en croire son fils Benoit, l'artiste « sera sur pied et chantera en spectacle d'ici quelques semaines ».Fernand Gignac doit en effet partir en tournée entre la fin d'avril et le début de juin, avec trois musiciens.Il a également au programme au moins un spectacle plus important avec l'orchestre de Guy Saint-Onge.M.Gignac s'était décommandé samedi pour un tour de chant qu'il devait donner à l'Aréna Paul Sauvé au profit du Tiers-Monde, pour l'organisme Développement et Paix.Mais l'artiste affirme qu'il est toujours prêt à tenir cet engagement si Développement et Paix peut fixer une nouvelle date.Fernand Gignac a été hospitalisé vendredi soir.C'est la première fois qu'il entre à l'hôpital pour ses reins mais son état de santé n'inspire aucune crainte.GARDEZ VOS IMPÔTS POUR VOUS! INVESTISSEZ DANS UN ABRI FISCAL RENTABLE, L'IMMOBILIER La loi permet de déduire des sommes importantes de vos revenus grâce a un investissement seul ou en groupe dans l'immobilier.Cette déduction peut même aller jusqu'à ramener votre impôt à payer à 0 S! Cela peut sembler incroyable, mais c'est tout à lait authentique, verifiable, et surtout, parfaitement légal Dans ces conditions, votre mise de fonds en argent réel, en dollars sortis de votre poche, peut s'avérer minime ou même absolument nulle! Vous vous constituez donc un capital avec de l'argent que vous auriez dù autrement verser à l'impôt Hypothèque 11 V>% 5 ans Garantie location 5 ans Situation excellente ¦ a \tIMPÔT\tIMPÔT PAYÉ \t\tSi VOUS VOTRE\tPAYÉ\tAVEZ UN REVENU\tACTUELLE-\tABRI FISCAL IMPOSABLE\tMENT*\tIMMOBILIER 30000\t11595\t1868 39000\t14099\t3 636 45000\t19303\t7 771 55000\t25024\t0412457 66000\t30794\t04 17676 75000\t3Ç 817\t0424123 * approximativement Ce qui compte vraiment pour vous, c'est l'argent qui vous reste après impôt.Or, vu sous cet angle, l'immobilier offre un rendement absolument incomparable.PARÉ & ASSOCIÉS: une équipe de confiance L'investissement immobilier a toujours été considéré comme celui des personnes fortunées.Si votre revenu imposable est de 30 000 S ou plus.Paré & Associés rend ce mode d'investissement à votre portée.Informez-vous à l'un de nos bureaux sans obligation de votre part, notre équipe d'experts en placements immobiliers vous aidera à évaluer le type d'investissement le mieux adapte à votre situation.425, bout, de Maisonneuve ouest Suite 701, Montréal (Québec) H3A 3G5 (514) 288-8500, 1-800-361-2134 2960.bout Laurier, Suite 200 Ste-Foy (Québec) G1V4S1 (418) 659-6900 1 -800-463-2818 PARE &ASSOCIES Fiscalité et courtage immobilier Peut-on comparer à l'Audi et à la BMWcette voiture qui coûte des milliers de dollars de moins?III».absolument.lit Une machine si bien -, ' équilibrée dans tout le champ de ses performances que vous pourrez citer son nom parallèlement à ceux r delaBMW318ietdel'Audi4000S.En fait, vous pourrez citer la 626 avant les autres, car, en dépit Selon certains, vous seriez porté à croire que seuls les ingénieurs européens ont pour mission de créer des grandes routières de classe internationale.Une bonne randonnée au volant de la 626 vous prouvera que Mazda partage cette ambition.MmÈJÈ Avec la 626, les ingé- M nieurs Mazda ont créé une machine de classe internationale.de ses performances, de son ^11111111 statut \"international,\" de sa f qualité éprouvée et de ses nombreuses caractéristiques standard, la 626 coûte plusieurs milliers de dollars de moins que ses rivales BMW et Audi.Tour de force qui nous permet de nous mesurer \u2014avec une confiance absolue\u2014à ce que 'Europe produit de meilleur.MAZDA DÉFINIT LES NORMES JBP Albi Automobiles Ltée 3300 boul.Ste-Marie Mascouche 474-2481/2 Automobiles Louis Daoust Inc.2895 rue Notre Dame, Lachinc 637-1153 Jacauto Lavallrie 651 rue Notre Dame, Lavaltrie 588-4141 Autonor Inc.2344 Labelle Lafontaine 436-8211 Charles Gâteau Inc.10175 rue Papineau 381-3987 Avo Auto Inc.39O0 Jean-Talon ouest 342-3772 Blondin Automobiles Ltée 3722 boul.Gouin est 324-9100 Delisle Auto (1970) Ltée 2815 est, rue Sherbrooke 523-1122 Quintin Automobile Inc.490 sud, rue Jacques Cartier St.Jean 346-9445 658-9042 Le Domaine de L'Auto P.A.T.Ltée 12210 Sherbrooke est Pointe aux Trembles 645-1694 Fort Chambly Automobiles (1979) Inc.830 boul.Perigny, Chambly 658-6623 Garage Blanchette Inc.900 ouest, rue St-Laurent Longueuil 677-6347 Armand Querin Automobiles Ltée 4219 ouest, boul.Levesque, Laval 688-4787 Jacauto Ltée 3612 boul.St-Jean Pollard des Ormeaux 626-8120 St-Constant Auto Ltée 48 rue St-Pierre St-Constant 632-0700 Ami Auto Inc.36 boul.d'Anjou Chateauguay 692-9600 Fabreville Auto Inc.4010 boul.Dagenais, Laval 622-3434 Les Automobiles Daniel Blanchette Inc.2305 rte.Marie Victorin Tracy, 743-1211 Mont Laurier Automobiles Jean 4c Claude Inc.1465 boul.Paquette 623-4455 St-Hyacinthe Boulevard Laurier Automobile Ltée 5255 boul.Laurier 774-1345 Val-David Lacroix Automobile Ltée 990 Route #117 322-3937 T A lb GÉRARD-MARIE BOIVIN CET Plus un «talk» ÉTÉ À TÉLÉ-MÉTROPOLE qu'un «show» 4 ' 1 à l'émission de \u2014 variétés qu'il animera trois fois par semaine, cet été à Télé-Métropole, Gérard-Marie Boivin compte bien donner Pierre Roberge de la Presse Canadienne_ plus d'importance « au côté talk qu'au côté show ».« Un invité ne sera pas seulement là pour faire mousser son prochain show, pour passer sa « plogue », a expliqué, hier, M.Boivin en entrevue télé- phonique.Un artiste ou une personnalité a autre chose à raconter que ce pour quoi il est connu ».À compter du 27 mai, les lundis, mercredis et vendredis à 22 h, M.Boivin aura, à 30 minutes près, le même horaire que Michel Jasmin quand ce dernier a quitté le canal 10, à l'été de 1984.Se disant « aussi apte à interviewer le premier ministre, Daniel Lavoie ou soeur Berthe », le présentateur de 38 ans rappelle qu'il a plus une ex-p é r i e n c e -Une Sélection -Cinémas '§£§ Unis d'informateur que de « showman ».Ce que confirment l'aisance et la maîtrise avec lesquelles il a animé au canal 10 un récent débat sur la future salle de concert montréalaise.Récemment à la radio de Radio-Canada, il a amené Lavoie à dire pendant 13 minutes sa fascination pour le désert et le comédien français Pierre Richard à s'étendre sur son sport préféré, le tennis.Un bon exemple de talent pour amener le « client » hors des sentiers battus, dit-il, fut jadis Lise Payette, à la télévision d'État, et encore aujourd'hui l'Américaine Barbara Walters.L'été est une saison où la politique prend moins de place dans les journaux télévi-és; les artisans de la télévision, comme le public, sont plus portés à la fantaisie.L'émission de Jean-Marie Boivin affrontera directement le Téléjournal, à Radio-Canada.Mais ce bulletin est plus maigre l'été et, estime l'annonceur, le public est porté à écouter les nouvelles plus tard.Au réseau TVA, les informations suivront son show à 23 h.« Quand les gens se sentent en confiance, signale par ailleurs Gérard-Marie Boivin, ils vont vous en raconter bien plus que ce que vous demandez ».Se voulant « convivial » avec ses invités, il veut par son style se situer aux antipodes du questionnaire agressif.Selon lui, il y a deux choses pour arrêter un invité de parler: chercher à le coincer et manquer de temps.Dans cette émission d'une heure, il y aurait deux interviews substantielles, mêlées au contingent de chansons et de musique.Télé-Métropole nstallerait le plateau dans le Vieux-Port ou prés de La Ronde, à Terre des Hommes.Pas d'initiales Comme titre de son émission, il a proposé « Tard le soir » à la direction des programmes.« En tout cas, ce ne sera certainement pas G.M.B.», blague l'animateur qui ne tient pas spécialement à rejoindre la confrérie des célébrités à trois initiales.Tenir la barre d'un talk show marquera de façon notable ses Mordu?la il me faut ECOLE DE DANSE session printemps '85 ADULTES: \u2022 Danse québécoise \u2022 Danse internationale '- \u2022 Gigue: niveaux I, II, III, IV ENFANTS: \u2022 Ateliers de traditions populaires (Contes, légendes, danses, chants) \u2022 Danse québécoise et internationale \u2022 Gigue: niveaux I, II DÉBUT DES COURS: adultes: 9 et 10 avril 1985 enfants: 27 avril 1985 INSCRIPTION: du lundi au vendredi, de 9h à 18h VOUS POUVEZ VOUS INSCRIRE DES MAINTENANT AU 274-5655 6560 rue Chambord, Md, H2G 3B9.Métro Beaubien ¥-1.-$- 20 ans de carrière en radio et télévision.A 18 ans, G.M.Boivin terminait son cours classique, à Trois-Ri-vières, lorsqu'il a débuté au micro de la station CHLN, les fins de semaine.Il a travaillé à CFGL-FM, de Laval, puis est devenu reporter à la télévision de Radio-Canada.Maintenant identifié à la télévision privée, Boivin n'en continue pas moins à animer l'émission « Il fait toujours beau quelque part », les matins de semaine à la radio d'État.Son engagement pour l'été à Télé-Métropole le met en bonne position s'il souhaite poursuivre pour la saison 1985-86 : « A moins que le ciel me tombe sur la tète, j'aurai un talk show l'automne prochain ».Une seule certitude, Boivin exclut la formule de l'émission quotidienne qui use trop un animateur et son équipe.D'autant plus qu'il retournera à la radio d'État à la rentrée de septembre et qu'un horaire de semaine n'est pas extensible à l'infini.La Légion d'Honneur pour Brigitte Bardot pi PARIS (AFP) ™ \u2014 La corné dienne Brigitte Bardot a été faite chevalier de la Légion d'Honneur, la plus haute distinction française, a-t-on indiqué officiellement dimanche à Paris.Brigitte Bardot, qui aura 51 ans en septembre, sera décorée au titre de «36 années au service de la profession cinématographique», précise le Journal Officiel.Passant le plus clair de son temps dans sa propriété de Saint-Tropez, sur la Côte d'Azur, la star des années 60 n'ap-parait pratiquement plus en public et se consacre exclusivement aujourd'hui à la défense des animaux.Quel est le seul prêt-auto à garantir la valeur de rachat de votre voiture après 3 ou 4 ans?LE PRET-RACHAT ROYAL Mensualités considérablement réduites.Vous payez capital et intérêt sur une partie seulement de votre emprunt Option de prêt de 3 ou 4 ans à taux fixe ou variable Financement pouvant couvrir le prix d'achat à 100% Assurance-vie sans frais Possibilité de remboursement anticipé, sans pénalité S'applique aux autos neuves et aux autos d'occasion 84 et 85 t I Photothèque LA PRESSE.Gérard-Marie Boivin animera trois fois par semaine une émission de variétés, cet été, à Télé-Métropole.SIMPSON LANCEMENT DE TROIS NOUVEAUX ARÔMES FLORAUX DE LA COLLECTION «FLEUR DE JONTUE» DE «REVLON» Voici trois nouvelles fragrances de «Revlon».pour correspondre à vos états d'âme jour après jour! 1.«Lotus de Nuit».Un arôme de fleur nocturne des plus séduisants.2.«Iris de Fete».Un arôme aussi rafraîchissant que la venue du printemps.3.«Rose de Mai».Un arôme à la fois romantique et invitant.Choisissez: Eau de Cologne en atomiseur naturel, Ane 21 mL 99 Eau de Cologne en atomiseur naturel, 75 mL 1 g95 Des échantillons de ces nouvelles fragrances vous sont offerts au magasin Simpson le plus près de chez vous.POUR ACHAT EN PERSONNE SEULEMENT Produits de beauté, 204, centre-ville.Aussi à Fairview, Anjou, Laval et St-Bruno.AUJOuSjHUI T "]
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