La presse, 11 avril 1985, D. Décoration
[" DÉCORATION LA PRESSE, MONTRÉAL, Claude HINTON L'art Sur un coffre de bois, tout près de l'armoire canadienne, est posé un jeu d'échec.Les personnages sont l'oeuvre d'un artiste de chez nous, Marcel Juneau, de St-Césaire.Un coin de bibliothèque chez Claude Hinton où sont réunis quelques-uns de ses trésors : les livres accumulés à travers les ans, les dessins, fusains, gravures ou manuscrit de musique.Les meubles vont du coffre venu de terre lointaine à la traditionnelle chaise de repos.Un puits de lumière aide les fenêtres à garder la pièce claire à longueur de journée.Une des pièces de la collection de Claude Hinton, qu'il a faite sienne : une armoire coréenne à multiples tiroirs qu'il a dénichée un jour à Paris.ou peut-être à Londres.Au mur, une aquarelle de Paul-Émile Borduas.Les tentures et les tapis sont aux couleurs de l'automne, les couleurs favorites du maître de la maison.I Claude Hinton avoue candide-™ ment qu'il a une sainte peur des journalistes.Peut-être parce qu'un jour, une de celles-là, qu'il n'a d'ailleurs jamais vue, lui a fait dire de lui-même, dans un moment de confidences téléphoniques, des choses qu'il ne voulait pas vraiment dire mais avec lesquelles il s'est réconcilié parce que l'article paru dans un hebdomadaire était non seulement intéressant et éclairant, mais également très amusant.Parce que Claude Hinton, un des doyens du monde des décorateurs montréalais, quarante ans de métier, vingt-cinq ans à l'intérieur de la Société des décorateurs-ensembliers du Québec, « père supérieur » pour une bonne quantité de plus jeunes dans la profession, c'est un homme anecdotique, charmant.et amusant.En plus de posséder son métier à fond et d'être une autorité dans le domaine des meubles et des couleurs, comme dans celui des oeuvres d'art.Claude Hinton, au cours d'une carrière qu'il poursuit toujours, a parcouru le monde, connu les Grands et les autres, mis la main à des centaines de projets sociaux, communautaires ou privés qui en font un maître respecté.Même quand les autres ne partagent pas sa conception des décors.Même quand les goûts changent.Ou, comme il fait remarquer, ils reviennent à ce qu'ils étaient trente ans plus tôt, comme c'est le cas pour l'Art Déco ou l'Art nouveau.Claude Hinton jouit d'une réputation, que lui-même qualifie de surfaite, d'être le «décorateur des riches, des bien nantis », voire des snobs.« Mais, pourquoi pas.s'ils veulent de moi, dira-t-il en souriant presque ironiquement.Ça ne m'empêchera pas de prendre plaisir à aider un jeune couple qui débute à cacher les tuyaux de la fournaise du couloir et de les aider à décorer, avec leurs moyens, leur premier appartement.Je l'ai déjà fait et je le fais encore quand l'occasion se présente.» Dans toute la carrière de Claude Hinton, une dominante : son amour des oeuvres d'art.Il a été un des premiers à les faire découvrir à sa clientèle, à donner l'exemple en les achetant, pour eux et pour lui.Sa maison, décorée à son image, regorge d'oeuvres de peintres ou de sculpteurs canadiens ou étrangers, de \"^sculptures, d'objets rares.« Pour moi, dit-il, le temporaire ne vaut rien.C'est ce qui est fait pour survivre qui fait une maison et un décor.» CONCEPTION: NICOli HOUIE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 AVRIL 1985.Philippe Dagenais à l'honneur wm À l'issue du ¦ Salon de l'Habi-t;ui(j)i qui s'est tenu à Mçnjréal au cours des de>mières semaines, le,?designer d'inté-ri{Mj/ montréalais bien* connu Philippe Dâjgênais a été choisi deux fois lauréat du prfjç Habitas décerné par le Salon.On se rappelle que Philippe Dagenais est déjà détenteur du prix d'excellence de Design Canada pour 1983.Le, premier Habitas 85^à,'été attribué à Philippe Dagenais pour,souligner l'excellence de son design dans la création d'un style architectura net., et vigoureux, sobre et élégant.Le deuxième Habitas ;lui est décerné dans la catégorie Détaillant de l'année.Deux magasins de meubles Philippe Dagenais.un à Granby, l'autre à Montréal offrent les créations du désigner, en plus d'autres produits de décoration raffinés.Les jeunes et Descamps, la main dans la main ¦ La maison Descamps de la Place Ville-Marie a organisé au cours de la semaine dernière, une manifestation qui a pris ses MADELEINE DUBUC_ amis par surprise mais qui n'a pas été sans les charmer.Sur une scène installée au restaurant La Popina ont dansé, paradé, défilé pendant plus d'une heure toute une série de jeunes venus des collèges Lasalle et Marie-Victorin et de l'École de Design industriel de l'Université de Montréal à qui on avait confié la tâche de mettre en vedette les produits de la maison, à partir des draps, des housses de couettes et des taies d'oreillers jusqu'aux vêtements faits pour le bain ou faits pour la nuit.Le spectacle de Descamps, mis sur pied par Louy-ze Caro et Barbara Ulrich, se divisait en deux parties, la première formée de tableaux où la lingerie était à l'honneur, la deuxième où les élèves des écoles de design avaient imaginé des vêtements faits à base des cotons et tissus de la maison.Dans les deux cas, l'atmosphère était à la jeunesse \u2014 de cinq ans à 25 ans \u2014 avec tout ce que cette notion comporte d'enthousiasme, de fraîcheur et de créativité.Parfois de maladresse, mais ça n'a pas d'importance.L'important, c'est de créer, et d'apprendre à se manifester.La maison Descamps, en donnant à des dizaines de jeunes la chance de le faire, doit être remerciée et félicitée.Pour les lecteurs qui ne le sauraient pas, la maison Descamps, d'origine française, dont l'âme dirigeante est la styliste Primrose Bordier, est installée dans 13 pays différents.Elle a « pignon sur place » à Montréal depuis quelque quatre ans et l'initiative qu'elle a prise de travailler avec des étudiants et futurs designers de chez nous en fait plus que jamais partie intégrante de notre u-n i v e r s montréalais.5401-01 5001-02 LAMPE MURALE AJUSTABLE EN LAITON 13\" x 11\" x 16\" ajustable i 25\", avec appliqué murale, abat-jour plissé en lin naturel sur base de vinyle, 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