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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1985-05-25, Collections de BAnQ.

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[" LA MÉTÉO: RISQUE D'ORAGE EN MATINÉE, DÉGAGEMENT, VENTS MODÉRÉS.MINIMUM: 10°, MAXIMUM: 21s.DEMAIN: NÉBULOSITÉ CROISSANTE.DÉTAILS PAGE A 2 OU m 28 SUCCURSALES 336-5330| GREICHEet scaff OPTOMETRIES MONTRÉAL, SAMEDI 25 MAI 1985, 101* ANNÉE, N° 213, 236 PAGES, 15 CAHIERS 1$ POUR ETABLIR UNE USINE D'ASSEMBLAGE Québec offre d'investir dans AMC - Renault KB PARIS \u2014 Le gouverne-\"™ ment du Québec a officiellement invité le consortium AMC- YVON LABERGE envoyé spécial de LA PRESSE Renault à installer au Québec une usine d'assemblage \u2014 tout au moins de sous-assemblage-\u2014 pour laquelle Québec est disposé à souscrire, selon des renseignements obtenus à Québec, le tiers du capital, sur le modèle de sa participation dans l'alumi-nerie de Pechiney.Le ministre des Finances, M.Yves Duhaimc, qui accompagne le premier ministre Lévesque en visite officielle en France, a déclaré hier que les pourparlers à ce propos vont bon train avec le gouvernement français, ainsi qu'avec le président de Renault de France, M.Georges Besse, qu'il a rencontré d'ailleurs encore une fois hier soir.La Régie Renault de France, une entreprise propriété du gouvernement français, détient 46 p.cent des actions du groupe AMC et, à ce titre, occupe une place importante dans la prise de décision du consortium franco-américain.«Si ça peut aider, et si AMC-Renault veut bien nous faire une place, nous sommes prêts à investir dans le capital de risque et dans le financement de la dette à long terme », a dit hier M.Duhaime à l'issue de la conférence de presse des premiers ministres français et québécois, MM.Laurent Fabius et René Lévesque, à l'Hôtel Matignon.«Cependant, le Québec exige pour contrepartie que ses inves- voir QUÉBEC en A 2 En compagnie de M.Laurent Fabius (à gauche), premier ministre de France, M.René Lévesque a répondu hier aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse à l'Hôtel Matignon.photolaser ap «CE PROJET EST DEVENU UN MARASME» Les jeunes boudent ONET 85 es Rien ne va plus ù ONET 85.™* l'opération de nettoyage des berges du Saint-Laurent.RONALD WHITE_ Jusqu'à maintenant, seulement un nombre infime d'étudiants se sont inscrits comme participants.D'autre part, des dissensions internes s'ajoutent au manque d'enthousiasme des jeunes.Le personnel du bureau régional de Montréal vient d'ailleurs d'etre congédié par les responsables d'ONET.«Ce projet devait être une fête pour des milliers de jeunes et maintenant, c'est devenu un marasme», a déclaré hier après-midi le responsable du projet, M.Yves Blanchette.Il a reconnu les graves difficultés que traverse l'opération de nettoyage, dont la survie semble compromise.Malgré une campagne de recrutement menée dans 150 écoles de Montréal et touchant un bassin d'environ 150 000 jeunes, seulement 150 étudiants de la métropole se sont inscrits à ONET.En quatre semaines de recrutement à travers la province, le nombre total d'inscrits n'atteint pas 2 000.Les organisateurs souhaitaient à l'origine attirer quelque 100 000 jeunes pour nettoyer les berges du fleuves Saint-Laurent à la fin de juillet.L'hiver dernier, ils ont revu ces précisions à la baisse, prévoyant recevoir 50 000 personnes.Hier, M.Blanchette ne parlait de regrouper que 20 000 étudiants.À la lumière des événements des derniers jours, les gouvernements fédéral et provincial, dont l'apport financier est vital à la survie d'ONET, se montrent prudents.«Le Secrétariat d'État à la jeunesse négocie avec les dirigeants d'ONET mais pour le moment, nous n'avons assigné aucune somme au projet», a déclare hier M.Daniel Cahier, voir ONET 85 en A 2 Une quarantaine de personnes s'activaient cette semaine à l'ancien pavillon de la France, rebaptisé le Palais de la civilisation, à tout mettre en place pour l'exposition de Ramsès II et son temps, qui ouvrira ses portes le 1er juin pour une durée de quatre mois.Ainsi M.Ruw-di, un expert égyptien venu ici spécialement pour l'occasion, a examiné chacune des 72 pièces uniques afin de vérifier si le transport ne les avait pas abîmées.Dans son édition du lundi 27 mai, LA PRESSE publiera un cahier spécial de huit pages grand format sur l'exposition de Ramsès II à Montréal.CONTRE LE GOUVERNEMENT MINORITAIRE DE MILLER Le NPD s'allie aux libéraux m TORONTO (d'après PC) \u2014 ^ Le chef du Nouveau parti démocratique en Ontario, M.Bob Rae, a annoncé, hier, que son caucus de 25 membres se joindra à l'opposition libérale pour s'opposer au nouveau gouvernement minoritaire et tenter ainsi de mettre fin à 42 années de règne conservateur.M.Rae a fait cette déclaration au cours d'une conférence de presse qui a suivi une rencontre de quatre heures avec son caucus et des membres de l'exécutif du parti.Cette rencontre des membres du caucus du NPD avait été précédée d'un ultime tête-à-tète entre MM.Rae et Frank Miller, le premier ministre ontarien.Celui-ci n'a cependant pas pu convaincre le NPD de s'allier avec les conservateurs, qui gouvernent l'Ontario depuis 1943.«Le NPD veut maintenant concentrer ses efforts sur une entente avec le Parti libéral, une entente qui rendra possible la formation d'un nouveau gouvernement en Ontario», a dit M.Rae au cours de la conférence de presse.Ainsi, le destin du gouvernement conservateur minoritaire de Frank Miller repose maintenant entre les mains du lieutenant-gouverneur John Aird.Le premier ministre Miller avait déclaré que les travaux parlementaires reprendraient le 4 juin avec la lecture du discours du trône.Cela signifie que les libéraux et les néo-démocrates voir NPD m A 2 k !\\ /l'Ai ITlC OSM: un 75e enregistrement En cinq ans, l'association de l'OSM et de son chef, Charles Dutoit, avec une compagnie de disques a donné lieu à 15 enregistrements, dont le plus récent propose la Symphonie fantastique, de Berlioz, que l'on reconnaît sur ce dessin.D'ici à un an, deux autres disques de l'OSM seront sur le marché.page \u20ac 7 Le Mile-End renaît Une nouvelle race de promoteurs, qui comprend des jeunes hommes de diverses professions, s'affaire à transformer le Mile-End, ce quartier de Montréal dont la rue Saint-Laurent est l'axe principal.Sur cette rue, entre Laurier et Saint - Viateur, les transactions ont été nombreuses au cours des dernières années.À lire dans LA PRESSE / nUS .'n.nw8r;\u201e, fi fi Il IS Élir* \u2022 ft Après le choc, la séduction Après le choc initial, l'Inde finit par exercer sa séduction : sur le voyageur.Mais, comme le note François Trépa-nier, à l'aube de l'an 2000, il est étonnant, pour les «matérialistes barbares» que sont les Occidentaux, de constater le respect qu'inspire toujours la vache sacrée au pays des gurus.page X 1 \\ Annonces classées.G 11, H1 à H 14 \u2014 Habitat.D 1 à D 14 Art* et Spectacles.E 1 è E 19, F1.F2 \u2014 Horaires.E 14 Bandes dessinées.X13 Bricolage.DB Bridge.Z6 Carrières et protons.Y 1 à Y 8, ZlàZS Décès, naissances, etc.C 11 Économie.G 1 à G 11 Êtes-vous observateur?.H 4 FEUILLETON.D16 «Génies en herbe».X13 Horoscope.H 2 Jardinage.D 6 Le monde.A 14 Loteries \u2014 résultats.A 15 Maisons d'enseign.:.C9 Mots croisés.H 7, H 12 « Mot mystère ».H 9 Quoi faire.E 20 Restaurants.F1 à F 6 Sciences.C 10 Sports.C 1 à C 8 \u2014Chasse et pèche.C5 Télévision.F 3' Timbres.Z 6! Vacances-voyage.x 1 à x 12 Vivre aujourd'hui.B 1 à B 3 -f SONY CRÉE L'AVENIR NOUS LE VENDONS AUJOURD'HUI.A DES PRIX D'HIER! ^co'tn 8250, S* n AoauMMoumtmoMim a ocux ma 00 mtMmouTÏM mtOa T iftrry .8 S AUJOURD'HUI LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MAI 1985 Un Hell's devra répondre à 23 chefs d'accusation pour usage de « faux » ?CHRONIQUES LYSIANE OAGNON: En féminisme comme dans d'autres idéologies, la recherche de l'égalité absolue peut parfois devenir ridicule et même nuisible.page A 7 JACQUES BOUCHARD: Avec la décision de l'ex-minis-tre Jacques Léonard de quitter son siège de Labelle, les rumeurs d'élections générales au printemps de 1986 repartent do plus belle.page A 8 ?PLEINS FEUX MICHEL VASTEL: Le ministre des Finances Michael Wilson pense que son budget représente le plus audacieux pari qu'un gouvernement fédéral ait jamais fait sur le secteur privé canadien.page A 7 JEAN-PIERRE BONHOMME: À Longueuil, où le Bureau d'audiences publiques du Québec étudie le projet d'implantation de l'intercepteur des eaux usées, « l'esprit de l'ingénierie » et « l'esprit de la biologie » s'affrontent.page A 9 DENIS MASSE: Si un autre des projets du maire Drapeau se concrétise, les Montréalais pourront voir en 1987 une riche collection des trésors des Thraces.page A 9 CLAUDE-V.MARSOLAIS : Plus jeune récipiendaire du prix remis aux plus doués des finissants des collèges classiques, en 1950, André Saumier devient, 35 ans plus tard, président de la Bourse de Montréal.page A 8 PIERRE VENNAT: Lors des élections partielles du 3 juin prochain, on pourrait avoir droit aux affrontements de style traditionnel qui opposaient, après la Révolution tranquille, les libéraux à l'Union nationale.page A 8 ?ARTS ET SPECTACLES GILLES NORMAND: C'est un joyeux problème que de devoir recruter 40 enfants pour le tournage d'un film, « La vraie histoire de la grande peur de Michel », en l'occurrence.page g \\ ?SCIENCES PIERRE VINCENT: Une entrevue avec Karel Velan, qui a sa petite idée sur la Big Bang, et une discussion sur les troubles du sommeil.page C 10 ?VIVRE AUJOURDHUI MARTHA GAGNON: Pendant que Johanne Vaillan-court tient son salon de coiffure pour hommes, Robert Thibeault poursuit son rêve chinois et Benoît Ricard ainsi que Benoît Couillard planent dans les hauteurs.page B 1 ?BRICOLAGE LOUIS THI VIERGE : Pour qu'une belle clôture le demeure longtemps il est important d'en bien choisir les poteaux et de les bien ficher dans le sol.page D 8 ?ET PÊCHE PIERRE GINGRAS: Michel Van Havre, auteur du livre « Les Grandes Migrations », aurait eu intérêt à soumettre son manuscrit à un scientifique consciencieux.page C 5 DEMAÎN dans LA PRESSE Après bien des tentatives pour le faire revivre sur le plan professionnel, le sport de la crosse connaît un autre creux de vague.Pourtant, il était une époque où il occupait une place de choix dans le coeur des amateurs de sport de Montréal.C'est cette époque que LA PRESSE d'autrefois vous propose de revivre brièvement par l'image et par le texte.Notre journaliste Huguette Roberge a rencontré Mme Sylvia Gold, la présidente du Conseil consultatif canadien de la situation de la femme.Ses priorités sont l'emploi, l'éducation, les pensions et la santé des femmes.Elle lui explique pourquoi et comment elle compte les réaliser.\t La Quotidienne à\"«|»^« Tirage d'hier 480\tà quatre chiffras 6274 [LA MÉTÉO] AUJOUIOIM: Min.: 10* Max.: 21' AVERSES.OfMAJN: ENGAGEMENT.Québec 21 6 01 \tMin\tMa».\t ALjtjSJ\t4\t15\tEmoUI* Ovtoouofi\tto\t21\tAvaries LumrWm\t9\t16\tEnsoltiM Contottt do r&t\t10\t21\tAvwmi Mouociè\te\t16\t QlrffaK\t10\t21\tAv«KI Uc-W-J«on\t9\t18\tAvtfMt Wmouikl\t8\t17\tAvKMI GmdMi\t7\t15\tAvarttl Irit-Comou\t1\t17\tAv«Mf SeeWWi\t5\t12\tPluie Canada\t\ti\th |fT| | Vktoffc\t10\tua\tAiwiel \t9\t122\tAvanti IUp>>a\t11\t\tNvogeui Winnipeg Twoirto\tS\t\tNuogtw \t13\ttl\tAvfftu rV»c4»x>ctofi\t7\t23\tAnrwt \t7\t»\t Okflriottatown\t9\t\t M«KJ«-.\t7\t19\tAnyMi >t\t\t\ti Etats-Unis Boitai Mfolo Chicogo Miami NtwYork Il 17 N.-Ortton« 9 23 Piltibucgh 23 S.FranciKO 32 Washington 19 Dallât 7 27 13 M«.«Ui 19 36 9 18 12 21 M 30 U 28 les capitales Amittrdom AHHinii Acopulco Min BnntgM Mm AJret Copanhogvt Gtntra Hong Kong !.\u2022 Coiro Uibonnt Londrti Min.\tMu.\t\tMh.\tMoi.9\t17\tMadrid\t9\t34 19\t31\tMokou\t11\t13 24\t35\tMuico\t9\t27 e\t18\tOlio\t4\t10 10\t18\ttaii\t9\t18 9\t17\tRom*\t9\t25 10\t19\tS*oul\t14\t33 5\t20\tStockholm\t1\t11 26 32\t29 32\tTokyo Trinidad\t19 27\t33 30 10\t18\tVkMM\t9\t33 11\t16\t\t\t pj| Michel « Jlks » Genest, 27 ™ ans, un ancien membre du chapitre lavallols des Hell's An-gels qui avait décidé de joindre le groupe de Sorel avant d'être arrêté le 16 avril dernier, doit maintenant faire face à 23 chefs d'accusation pour usage de ¦ faux ».ANDRÉ PÉPIN_ U est soupçonné d'avoir imité la signature de son ami Laurent Vlau, un autre membre des Hell's qui l'on croit assassiné, pour s'emparer de $1 684 dans son compte bancaire.Genest devra comparaître à Montréal dès lundi, a-t-on précisé hier à la Sûreté du Québec.Les policiers de la Sûreté du Québec enquêtent depuis plusieurs mois déjà sur la disparition de six membres des Hell's Angels du chapitre de Laval.La division des crimes économiques a été mise à contribution dans cette affaire, ce qui aurait permis aux enquêteurs de mettre la main sur des chèques compromettants pour Genest.Genest avait été arrêté à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, le 16 avril dernier, au moment où il s'apprêtait à quitter la région pour joindre le groupe de Sorel, quelques semaines après le terrible carnage qui aurait coûté la vie à six de ses compagnons.Cette guerre interne, sanglante, aurait forcé Genest à se rallier au groupe de Sorel.Le compte bancaire de Vlau a été vidé après sa disparition.Vlau était un membre influent de l'organisation lavallolse.Les Hell's, toujours soucieux de brouiller leurs pistes pour éviter la police, ont longtemps laissé croire que Viau était le chef de leur bande, mais la présente enquête a permis de déterminer qu'il en était le secrétaire.Le chef lavallols, selon les informations receuillles par la police, était Guy Adam, lui aussi porté < disparu ».Des renseignements Les policiers espèrent maintenant que les accusations portées contre Genest leur permetront d'obtenir des informations importantes qui pourraient leur permettre d'élucider la disparition de six motards.L'enquête, menée dans un bastion des Hell's à Lennoxville, le mois dernier, a soulevé la colère de ces derniers.Les policiers avaient retrouvé dans les Maritimes les motocyclettes des «disparus» et croyaient pouvoir retrouver leurs ossements dans les Cantons de l'est.Les Hell's ont vivement protesté contre les méthodes utilisées par la SQ dans cette affaire.Dans une longue lettre non signée mais affichant leur sigle, ils ont fait savoir à LA PRESSE qu'ils se sentaient harcelés par la police.Selon le groupe, la SQ s'est servi d'eux pour faire bonne figure devant le gouvernement durant les négociations tapageuses qui opposaient les policiers et leur employeur.\u2022 Les motards croient de plus que les policiers ont voulu distraire l'opinion publique en y allant d'un gros « show » sur leur organisation pendant qu'à Sorel, la Commission de police se penchait sur les activités douteuses de la police locale.Depuis la purge qui a décimé le groupe de Laval, aucun membre des Hell's Angels n'a encore brisé la consigne du silence.QUEBEC SUITE DE LA PAGE A 1 tissements donnent des retombées économiques et que des emplois y soient créés», a ajouté M.Duhaime.Cela pourrait tout aussi bien prendre la forme de l'établissement, au Québec, d'une usine de montage ou de sous-assemblage.Exemple: une chaine d'assemblage des moteurs destinés aux usines canadiennes du consortium AMC-Renault ou encore du coulage des têtes de moteur en aluminium dont sont dotés les moteurs Renault et la plupart des voitures aujourd'hui sur le marché mondial.Même si le consortium AMC-Renault a déjà entrepris la construction de sa nouvelle usine d'assemblage à Brampton, en Ontario, nécessitant des investissement de $764 millions, M.Duhaime ne verrait pas d'un mauvais oeil que le tout soit arrêté et investi au Québec.«Si, encore une fois, notre surenchère compromet le projet de Brampton, ce n'est sûrement pas moi qui va s'en plaindre», a ajouté M.Duhaime.Renseignements pris à Québec, le consortium a déjà investi $102 millions dans le projet de Brampton.Certaines infrastructures sont en place et on en est à l'érection de la structure, le toit devant être installé en juin et les murs des immeubles en juillet.Selon des sources près du ministère du Commerce extérieur \u2014 c'est le ministre Bernard Landry, absent du voyage à Paris, qui a piloté le projet jusqu'à maintenant \u2014 il ne s'agit pas d'annuler le projet de Brampton, mais d'assurer l'assemblage au Québec d'un certain nombre \u2014 bas de gamme et haut de gamme \u2014 de modè- les Renault, quitte à ce qu'une partie du programme d'investissements de Brampton soit amputé, ou encore de sous-assemblage.Bien qu'il ne croit pas conclure d'accord là-dessus avant son départ de la France lundi, le ministre des Finances se montre optimiste à très court terme.La proposition du gouvernement québécois vient, en quelque sorte, à point nommé, puisque la Régie française Renault traverse présentement la pire crise de son histoire avec un déficit d'opération de plus de 12 milliards de francs ($2 milliards canadien ).D'autre part, à la deuxième journée de sa visite en France, la délégation québécoise a signé hier le seul accord bilatéral, tel que prévu, et il concerne la condition féminine.11 a été signé par M.Yves Duhaime et Mme Yvette Roudy, ministre des Droits de la femme.Il prévoit que les deux gouvernements mettront en place, à Paris, à l'automne 1986, un groupe de travail sur l'élimination des préjugés sexistes dans les manuels scolaires et les pratiques pédagogiques.De plus, au même moment, aura lieu une manifestation publique sur la représentation des femmes dans les communications.Cette manifestation comprendra des publicitaires français et québécois.L'entente prévoit de plus qu'à jjautomne 1985, la France dirigeai une délégation en sol québécois pour exposer les moyens Développés en son territoire pouf r lettre en preuve sa loi d'égaijitt professionnelle entre nomma; et femmes.En contrepartie, la Fi ance est intéressée à connaître le fonctionnement de la struct ire gouvernementale québébolse pour aider les femmes à prendre leur place dans le monde des affaires.Pour ce qui est des deux premiers ministres, MM.Fabius et Lévesque, ils ont brossé le tableau des échanges qu'ils ont eus au cours des deux derniers jours.Il s'agit essentiellement d'assurer la continuité des dossiers, notamment en ce qui concerne l'économie, les communications, la coopération universitaire et la culture.Ainsi, le premier ministre français a donné son accord pour que le peintre Jean-Paul Riopelle \u2014 qui vit maintenant en France \u2014 puisse expédier ses oeuvres au Québec à la Fondation qui porte son nom, libérées des droits de mutation et de douane.Québec a annoncé récemment son intention de rénover l'ancienne prison des Plaines d'Abraham, à Québec, pour accueillir en permanence les oeuvres du peintre.Quant à l'éventualité de la tenue d'un Sommet de la francophonie, le premier ministre Lévesque a confié avoir eu, hier, un entretien téléphonique avec le premier ministre canadien, M.Brian Mulroney, et tout indique que son gouvernement n'y ferait pas obstruction.M.Lévesque en a également parlé avec le président de la République française, M.François Mitterrand, lors d'un tête-à-tête.Et comme l'a expliqué le premier ministre français en conférence de presse, son président interviendra en temps opportun.Pas avant.Tant M.Lévesque que M.Fabius sont satisfaits de leurs rencontres de cette semaine et les deux se reverront aujourd'hui à Grand Quévilly, là où M.Fabius porte le maire adjoint.Un accueil-surprise B[ PARIS (PC) \u2014 Accueil-surprise hier matin à Paris pour le ™ premier ministre du Québec, M.René Lévesque.En effet, une centaine de citoyens de Baie-Comeau en visite touristique à Paris ont reçu le chef du gouvernement québécois sur une place publique du 6e Arrondissement.Le groupe a ovationné le premier ministre et lui a chanté l'air de Gilles Vigneault devenu traditionnel: Mon cher René, c'est à ton tour de te laisser parler d'amour.Le tout s'est déroulé à la Place du Québec, au milieu d'une foule de badauds français étonnés et surpris.Le voyage des citoyens de Baie-Comeau était sous la direction, de M.Abel Poirier.«On s'était donné le mot pour être ici parce qu'on avait rencontré Mme Corinne Côté-Lévesque sur l'avion qui nous a amenés à Paris», a dit M.Poirier.M.Lévesque visitait la Place du Québec à Paris où il a vu la fontaine nouvellement installée.Cette sculpture intitulée «Embâcle» est l'oeuvre de Charles Daudelin.Le passage de M.Lévesque à la Place du Québec était son premier bain de foule depuis son arrivée il y a trois jours à Paris.ONET 85 SUITE DE LA PAGE A 1 porte-parole du ministre d'État à la Jeunesse, Mme Andrée Champagne.D'ajouter M.Cahier: «Il est évident que nous avons négocié sur la base de la réussite du projet et que le gouvernement ne financera pas un projet qui ne marche pas».Du côté du gouvernement provincial, on affirme que la situation n'est pas dramatique mais les déclarations vont dans le même sens que celles d'Ottawa.«Les organisateurs n'obtiendront aucune injection de fonds, tant qu'ils n'auront pas démontré que la mobilisation des jeunes n'est pas plus importante», a fait savoir M.Charles Château-neuf, attaché politique du ministre Michel Clair et responsable de l'Année internationale de la jeunesse.Selon Yves Blanchette, c'est l'insécurité des parents qui explique le manque de candidats du projet de nettoyage.«Partout en province, mais surtout dans la région métropolitaine, les parents hésitent à laisser partir leurs enfants avec nous durant une semaine», avance-t-il.Afin de trouver une solution à cette insécurité toute parentale, M.Blanchette et ses troupes, plus d'une centaine de travailleurs, ont assisté hier à une réunion d'urgence à Québec.Le but de cette rencontre était d'élaborer un plan de redressement qui puisse remettre ONET sur les rails.Dans la même veine, le coor-donnateur a congédié dix personnes, les employés du bureau régional de Montréal au grand complet, moins une personne.«J'ai congédié la directrice, Diane Saint-Antoine, et une autre personne, explique-1-il.Les huit autres employés ont décidé de ne pas rentrer au travail en guise de solidarité et ils ont été remplacés».Deux des employés congédiés, Benoit Bergeron et Claire Fremont, contestent cette version des faits.«Tous les employés ont été mis à la porte parce qu'ils voulaient discuter des deux congédiements annoncés par la direction», disent-ils.«Les dirigeants d'ONET cherchent des boucs-émissaires afin d'expliquer le fiasco de la campagne de recrutement», dit Mlle Frémont pour expliquer la vague de mise-à-pied.' Benoit Bergeron a sa propre explication pour l'échec de l'opération.«Ce sont des vieux, des gens de 35 à 45 ans, qui ont conçu et qui dirigent ONET, un projet pour les jeunes.Ils ne connaissent pas les besoins des jeunes», a-t-il dit.Pour sa part, le Mouvement Desjardins, un important appui d'ONET, entend étudier la situation dans les jours prochains avant de décider s'il maintient son engagement dans le projet.«Notre engagement se limite d'ailleurs à ouvrir notre réseau pour l'inscription des jeunes», a déclaré l'attaché de presse du président, M.Daniel Roussel.À Hydro-Québec, autre partenaire d'ONET, on déclare que si l'opération échoue, ONET devra rembourser les $52 000 que la société d'État lui a remis.«Quant au recrutement, c'est un problème qui relève de la régie interne», a déclaré un porte-parole d'Hydro-Québec, M.Maurice Hébert.NPD SUITE DE LA PAGE A 1 auront une première occasion de défaire le gouvernement avec un vote de non-confiance après huit jours de débat sur le discours.Une fois le gouvernement défait, M.Aird aura à décider s'il déclenchera d'autres élections ou s'il offrira aux libéraux une chance de gouverner.L'annonce faite par M.Bob Rae met fin à trois semaines de négociations entre les trois partis depuis les élections du 2 mai, au cours desquelles les conservateurs ont perdu leur majorité avec 52 sièges, les libéraux remportant 48 sièges et les néo-démocrates, 25.M.Rae a indiqué qu'aucune entente formelle n'avait encore été conclue avec les libéraux, mais il a ajouté que les pourparlers avaient atteint le stade où l'on envisageait la rédaction d'un texte qui «établira un calendrier des réformes».On s'attend à ce qu'un accord final Intervienne là semaine prochaine et si tel est le cas, on croit que MM.Rae et Peterson iront voir M.Alrd pour tenter de le convaincre qu'il ne sera pas nécessaire pour lui de déclencher de nouvelles élections.Un gouvernement Bourassa demanderait moins que Wilson aux contribuables pjpj S'il est élu premier ministre, ™ le chef libéral Robert Bourassa ne croit pas qu'il aura à imposer aux contribuables québécois, dans son premier budget, des sacrifices financiers comparables à ceux que leur Impose actuellement le ministre fédéral des Finances, Michael Wilson.PIERRE VINNAT_ M.Bourassa a confié aux journalistes que la proportion du budget québécois affectée au service de la dette n'était que de 10 p.cent, contrairement à 25 p.cent à Ottawa.En conséquence, affir-me-t-il, «une gestion plus rigoureuse des fonds de l'État, un certain dësinvestlssement dans des sociétés d'État qui ne sont plus ellement utiles et une croissance conomlque normale lui permet-raient au contraire de respecter les engagements qu'il prend en matière de santé et même de supprimer certaines surtaxes inutiles».Cela dit, le chef libéral, accom- açco I pagné de son candidat libéral dans Bourget, Claude Trudel, son ancien chef de cabinet adjoint avant d'être sous-ministre aux Affaires culturelles, a donné une conférence de presse dans la salle même du conseil d'administration de l'Hôpital Malsonneuve-Rosemont.Le chef libéral trouve totalement « inacceptable » la situation des salles d'urgence du grand Montréal.Il affirme qu'il suffirait d'augmenter annuellement le budget des affaires sociales de $150 millions pour régler le problème en augmentant le nombre d'hôpitaux d'environ 1000 lits, en aménageant des « polycliniques » à proximité des hôpitaux pour décongestionner les salles d'urgence et en construisant des centres d'accueil pour les malades de soins prolongés qui encombrent les hôpitaux.Il s'est engagé à le faire et croit que c'est facilement possible « dans un budget de l'État de $26 milliards, en coupant ailleurs.La santé, c'est une priorité », clame- t-il à qui veut l'entendre.Le chef libéral, qui dénonce la situation dans les salles d'urgence, ne peut toutefois pas dire, « parce qu'il n'a pas étudié la situation », si les hôpitaux sont bien ou mal administrés.Mais 11 donne toutefois tort au ministre Guy Chevrette qui voulait congédier les administrations hospitalières qui n'acceptent pas les coupures budgétaires imposées par le gouvernement.Selon lui, on ne doit pas couper mais augmenter le budget de la santé, notamment du côté de la recherche médicale et du renouvellement d'un équipement en plusieurs endroits devenu désuet.De même, le chef libéral ne peut répondre à la question soulevée cette semaine à savoir s'il y a trop ou pas assez de médecins au Québec, « faute de données pertinentes ».M.Bourassa avait auparavant rencontré les représentants syndicaux et l'administration de l'hôpital et visité la salle d'urgence et celle de l'unité de transition.0 97?4866961 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MAI 1985 la presse \u2022A 1 La GRG effectue une saisie record de haschisch m YARMOUTH, N.-É.(PC) \u2014 La Gendarmerie canadienne a effectué hier ce qu'elle considère comme la plus importante saisie de drogues en Amérique du Nord: 13 tonnes de haschisch, d'une valeur estimée à $238 millions sur le marché noir, ont été trouvées dans un bateau amarré à Lockefort, dans le sud de la Nouvelle-Ecosse.Selon l'inspecteur Sid Mac-Naughton, six personnes, apparemment de citoyenneté américaine, étaient détenues et un bateau de pèche a été saisi.La GRC et la Marine canadienne ont aussi confisqué un autre navire.Ces arrestations sont survenues a la suite d'une enquête de 19 mois impliquant des agents doubles de la GRC et de la US Drug Enforcement de Miami et de Boston.La police a par ailleurs accordé une protection spéciale à la famille d'un homme d'affaires de Lockefort, qui a contribué à l'enquête.L'ONU veut lancer la guerre contre la drogue WB NATIONS-UNIES, New ™ York (AFP) \u2014 Le secrétaire général de l'ONU, M.Javier Perez de Cuellar, est parti en guerre contre les trafiquants de drogue et a proposé hier l'organisation d'une conférence mondiale ministérielle en 1987 pour renforcer la lutte contre la drogue.Le secrétaire général a présenté sa proposition devant les membres du Conseil économique et social, l'ECOSOC, l'un des principaux organes des Nations-Unies.Il a exprimé l'espoir que les pays membres des Nations-Unies accepteront sa proposition et donneront ainsi «un nouvel élan à la lutte menée pour débarrasser le monde de ce fléau mortel» qui coûte à l'humanité des milliards de dollars.La conférence pourrait développer les points suivants, a suggéré le secrétaire de l'ONU : 1) le renforcement de l'éducation et du civisme pour prévenir et réduire la demande des drogues illicites; 2) l'étude des cultures de substitution ; 3) l'amélioration des méthodes pour limiter l'usage des drogues à des fins médicales et scientifiques; 4) la saisie des bénéfices et l'extradition des trafiquants ; 5) le traitement et la réinsertion des drogués.$700 000 au poker ! mm LAS VEGAS, Nevada \u2014 Un \u2014 homme de Dallas, qui dit avoir appris à jouer au poker pour venger les pertes de son père, un joueur médiocre, a évincé 139 autres adeptes des cartes au cours des quatres jours des Séries mondiales du poker, et a empoché le premier prix de $700 000.Ayant joué sa mise de $1,4 millions en argent et en jetons, Bill Smith, 51 ans, a montré sa main pleine ( deux as et trois trois ), ce qui lui a permis de battre la main de trois cinq exhibée par son dernier adversaire, Tom Cloutier, qui vit également à Dallas.Cloutier, un ancien joueur de football des clubs Alouettes, de Montréal, et Argonauts, de Toronto, au début des années 60, a perdu $350000 dans la dernière main et a dû se contenter du deuxième prix de $280 000.Quant à Bill Smith, il a dit qu'il avait commencé à jouer au poker à temps plein au Nouveau-Mexique, en 1958, promettant de gagner plus d'argent que son père n'en a perdu durant toute sa vie.« Je ne suis pas sûr qu'il y ait eu une aussi bonne main que ça, dans le passé, à ce tournoi », a dit l'ancien dessinateur qui travaillait pour une compagnie pétrolière.Smith ne pourra cependant pas garder tout l'argent pour lui.Avant le tournoi, il a en effet dû se trouver un commanditaire pour lui fournir les $10 000 nécessaires pour commencer à jouer.Et aujourd'hui, le commanditaire a droit à une part du prix.\u2014 d'après AP IL '\u2022' J' Pour les victimes des parcometres M.Donald Gagnier lance le «CPP», qui permettra aux aut.omoblistes d'éviter les maux de tête et les contraventions quand ils stationnent devant un parcomètre.photo Robert Cailloux, la presse $70 par année et l'assurance de ne plus avoir de contraventions an Après avoir payé bien des contraven-™ tions parce que le parcomètre arrivait au bout de sa course plus vite que lui, M.Donald Gagnier vient de se lancer au secours des automobilistes.Il leur offre de faire partie d'un «club» où on est assuré que jamais, dans un territoire donné, le parcomètre ne manquera de sous.MARIANE FAVREAU_ Il s'agit du «CPP» ou «Club de protection de parcometres» que met sur pied M.Gagnier.Moyennant une contribution de $35 pour six mois, il vous assure que vous ne serez pratiquement jamais en infraction quand vous stationnerez devant un parcomètre.Mais pas n'importe où : au début, le club restreint ses opérations au secteur délimité par les rues Peel, Sherbrooke, Bishop et Dorchester.Plus tard on agrandira le territoire, s'il y a une demande.Dans les rues protégées, une équipe de quatre ou cinq patrouilleurs du club repère les véhicules des membres du club.Ils sont identifiés pas une vignette dans le pare-brise.Ensuite, le patrouileur surveille l'apparition du bonhomme vert, de l'échalote de la Ville chargée de laisser un mot coûteux dans le pare-brise des automobilistes en infraction.Il s'agit donc pour le patrouilleur, de devancer quelque peu le préposé au stationnement, de vérifier l'état des parcometres devant lesquels des membres du club stationnent, et d'y mettre une pièce de monnaie, si besoin il y a, pour prolonger le temps de stationnement.M.Donald Gagnier, jeune pdg des Entreprises Protec et qui dirige le CPP, semble sûr de l'infaillibilité de sa méthode.À preuve, il promet de rembourser la moitié du coût d'une contravention de parcomètre aux membres du club qui auraient été pris en défaut dans le secteur protégé.Et cela, à raison d'une fois par semaine.Il explique que le lancement de ce club se fasse en collaboration avec des marchands, sur les rues protégées.On pourra donc trouver, à partir de la semaine prochaine, la formule d'adhésion dans les commerces qui affichent le macaron orange et vert du CPP.Mais ce n'est qu'au premier juin que l'escouade du CPP tentera de battre de vitesse les échalottes de la Ville.Ce service sera en vigueur du lundi au vendredi.L'objectif de M.Gagnier est de 1500 à 2 000 membres par secteur.Il précise bien que ce service ne vise pas à permettre à un automobiliste de laisser sa voiture dans la rue le matin et de la reprendre le soir.sans contavention et aux frais du CPP.«Nous identifierons rapidement ceux qui abusent.Le service n'existe pas pour cela.» Une société et son président coupables de piraterie informatique m La compagnie Lebel, Roy et Associés et son président, M.Michel Locquet, ont été déclarés coupables, hier, de ce que l'on pourrait appeler le premier cas de piraterie informatique.La firme et son dirigeant avaient subi leur procès devant le juge Céline Pelletier, de la Cour des sessions de la paix, pour avoir illégalement reproduit la marque de commerce « Magi-ciel» dans le programme d'un ordinateur vendu à un magasin de broderies de Laval, avoir caché ou enlevé du manuel de l'usager le nom du Groupe Informatique Cormier et Associés, sans le consentement de cette firme, dans les documents remis à l'établissement déjà nommé et aux propriétaires d'une pépinière de Brossard.Selon la preuve faite devant le tribunal, dans le cartable ordinairement remis aux acquéreurs du logiciel «Magiciel», ce nom apparaissait sur la page frontispice, et au bas de chaque page également.La preuve a aussi établi que le fondateur Damien Cormier, de Cormier, Désilets et Associés, a bien signé avec Michel Locquet une entente de distribution, entente qui interdisait toute copie des manuels ou disquettes fournis.Il n'a par ailleurs jamais autorisé Locquet, ni la firme Lebel, Roy et Associés a reproduire le manuel, en cachant au surplus l'identification du concepteur.L'ex-secrétaire du conseil d'administration de cette compagnie a d'ailleurs admis avoir photocopié le manuel venant de chez Cormier, en masquant l'identification du groupe, et ce à la demande de Locquet.Le même .procédé à été utilisé lors de la remise d'un document semblable à la pépinière de la Rive-Sud.En interrogatoire principal, la défense avait voulu établir que les affaires de l'accusé étaient florissantes, et qu'en conséquence, il n'était pas le genre d'individu à commettre ce crime.Le juge Pelletier a cependant permis une contre-preuve, à ce sujet, et celle-ci a permis d'établir que le commerce du prévenu n'avait rien de particulièrement florissant, et qu'il rencontrait de sérieuses difficultés financières.Le tribunal, toute la preuve analysée, en vient à la conclusion que plusieurs des témoignages rendus en défense doivent être écartés comme invraisemblables et que, partant, la culpabilité des accusés doit être prononcée sur, chacune des accusations portées?* Bill Smith, devant une partie des billets verts qu'il a gagnés, semble avoir bien apprécié les Séries mondiales du poker, dont il est sorti vainqueur.photo AP Achetez des obligations d'épargne du Québec sans vous déplacer \"M P' 668-5223 ^,S^3803f.Marti\u20221eS, 4181 549 .5746 .361- 1.800'J:,i.Sa' nt- 370 chef ,.3225 286 FoV Savez-vous qu'il n'est plus nécessaire de vous déplacer pour profiter des avantages des obligations d'épargne du Québec?Un simple appel téléphonique à la Fiducie du Québec, et vous recevez une confirmation d'achat dans les plus brefs délais.C'est simple, rapide et efficace.Mais vous devez vous hâter parce que ce placement judicieux n'est en vente que pour un temps limité.De plus, vous pouvez augmenter encore le rendement de vos obligations d'épargne du Québec en les déposant dans le Reér Obligations d'épargne.C'est un moyen facile d'ajouter l'économie d'impôt au rendement garanti et à la sécurité du capital.Renseignez-vous davantage en communiquant avec l'un de nos conseillers.Et rappelez-vous que la Fiducie du Québec peut aussi vous aider \u2022 en matière de financement, de services fiduciaires et de placements.x.Ç il» Fiducie du Québec Le rendement, c'est important; le service l'est tout autant. Ces mots de présentation situent bien l'oeuvre magistrale, Traité d'anthropologie médicale, dirigé par Jacques Dufresne, Fernand Dumont et Yves Martin, patronné par l'Institut québécois de recherche sur la cultu- re et publié par les Presses de l'Université du Québec et de l'Université de Lyon.Il s'agit d'une brique de 1245 pages où plus de 60 auteurs ont signé un ou plusieurs articles.Les Américains qualifient habituellement de «Readings» ces collectifs en science humaine.Mais il s'agit aussi d'un traité, dans le bon vieux sens de nos traités de philosophie, puisque chacun tente d'apporter son panier de sable au nouveau lit qu'on veut préparer pour «le grand fleuve de la médecine».II s'agit d'anthropologie dans son sens le plus large de science de l'homme.Tout y passe: l'histoire de la médecine, son institutionnalisation, ses Industries, ses divers pouvoirs, son champ de recherche, sa contestation par les médecines douces.On y traite même du phénomène de «rejet du malade» et du «médecin malade».Avec plus de soixante articles, l'excuse était facile.Et de toute façon, les journalistes commencent souvent par la fin d'un do- X cument, Dernière contribution, Médecine, éthique, anthropologie, de deux chercheurs de l'UdM, David J.Roy et Maurice A.M.de Watchter, situent admirablement le problème à son niveau fondamental, celui des valeurs et de l'éthique.«La; politique remplace l'éthique lorsqu'une collectivité est gran- i dement divisée sur le plan moral», soulignent les auteurs.Le problème est de' taille : nous sommes en présence de la «quasi-omnipotence de l'homme» couplée au «quasi-néant des valeurs».Ce seul chapitre vaut l'achat du livre.En médecine plus que partout ailleurs, nous sommes en effet les primitifs d'une clvili-.satien inconnue.Traité d'anthropologie \u2014 Insti-.tution de la santé et de la maladie, sous la direction de Jacques Dutresne, Fernand Dumont et Yves Martin, Presses de l'Université du Québec \u2014 Presses de l'Université de Lyon\u2014 Institut québécois de recherche sur la culture, Québec 1985,1245 pages. A A 7 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 25 MAI 1985 PLEINS FEUX SUR L'ACTUALITE / VOIR MAISONS D'ENSEIGNEMENT en page C9 et A19 Le budget fédéral : un pari sur le secteur privé sm « Je ne suis pas un pa-™ rieur », a confié le ministre des Finances, après 90 minutes de lecture de budget.11 venait pourtant d'évacuer quelques autres milliards de dollars de la production nationale, mais Michael Wilson n'a pu qu'« espérer que le secteur privé va profiter de l'aubaine pendant que ça passe.» Le ministre des Finances a reconnu, jeudi soir, en conférence de presse, que son budget représente le plus audacieux pari qu'un gouvernement fédéral ait jamais fait sur le secteur privé canadien.« On s'en va dans une direction entièrement nouvelle, et on pense que le secteur privé va relever le défi qu'on lui lance, a confié Michael Wilson.La balle est dans son camp, cela ne fait pas de doute.>\u2022 Cet optimisme officiel contrastait avec le profond scepticisme des hauts fonctionnaires qui trouvaient dans ce premier budget conservateur une saveur reaganienne « à la sauce Mulro-ney.» Même le secteur privé, à qui Michael Wilson lançait jeudi soir un appel désespéré, répondait du bout des lèvres.« Un pas dans la bonne direction, mais cela reste timide.» affirmaient à l'unisson les porte-parole des chambres de commerce et autres associations d'hommes d'affaires.Même le coloré John Bulloch, de la Fédération des entreprises indépendantes \u2014 les PME canadiennes \u2014 refusait de \u2022 se mouiller et de prédire combien d'emplois pourraient être créés par les PME canadiennes.» Quelques minutes plus tot, Michael Wilson avait pourtant laissé poindre l'-espoir que les 700 000 petites entreprises du pays allaient créer chacune un emploi, de quoi réduire de moitié le nombre actuel de chômeurs.Le budget fédéral porte la marque du gouvernement Mulroney, conservateur dans son inspiration, mais le nez collé Le ministre des Finances, M.Michael Wilson, a reconnu que son budget représente le plus audacieux pari qu'un gouvernement fédéral ait jamais fait sur le secteur privé.aux sondages, comme au temps des libéraux.Celui qui a le mieux qualifié le budget conservateur est peut-être John Turner lui-même qui, tiraillé entre le libéralisme traditionnel de son parti et ses racines personnelles à Ray Street, ne l'a trouvé bon pour personne : ni pour les riches ni pour les pauvres et particulièrement sévère pour la classe moyenne.« Ce budget n'est ni dur ni équitable, » a confié le chef libéral en faisant écho aux propos du premier ministre.Il demande trop aux contribuables et n'en donne pas assez aux compagnies.John Turner a même fait allusion à l'héritage de $:i() milliards de déficit légué par son propre parti, se donnant une bien mince marge de manoeuvre pour critiquer le gouvernement conservateur.Des études du Conseil économique ont déjà démontré que les Canadiens sont trop taxés et qu'ils ne participent pas assez au financement de leurs programmes sociaux.Un comité ministériel de révision des programmes gouvernementaux, « l'aspirateur ».tel que l'ont surnommé les fonctionnaires fédéraux qui savent comment appeler les choses par leur nom.se proposait de gratter jusqu'aux fonds de tiroir de tous les ministères.Tout un chacun de la fonction publique fédérale cite maintenant en exemple les nombreuses interventions du bureau du premier ministre dans cet exercice d'assainissement des finances publiques.¦ Le comité Nielsen se propose de « rationnaliser le secteur de l'aide fédérale aux populations autochtones.Une assiette de $2,4 milliards est du jour au lendemain soustraite à l'appétit du comité.M.Mulroney ne veut pas compromettre ses chances de conclure un accord constitutionnel historique avec les représentants des peuples autochtones.¦ Le groupe Nielsen \u2014 outre le vice-premier ministre, les ministres Michael Wilson, John Crosbie et Robert de Col ret \u2014 tente de convaincre le comité des priorités que les « grosses économies » se trouvent dans le secteur des transferts sociaux.L'aile « progressiste » du parti, Jake Epp et David Crombie en téle, lancent une bataille qui fait reculer le premier ministre.¦ Dernier exemple, celui de l'assurance-chômage.Flora Macdonald réussit non seulement à sauver l'intégrité du programme, mais elle oblige même le premier ministre à renier une promesse du discours du Trône.Par contre, des conseillers personnels de M.Mulroney réussissent à obliger les Finances à aller de l'avant avec un projet d'impôt minimum pour les riches auquel personne ne croit, pas même l'administration américaine qui s'apprête à y renoncer.' Le résultat net du premier budget conservateur est donc-un pari sur le secteur privé.Mais les gains seront d'autant plus réduits que Brian Mulroney a réduit lui-même les enchères.Michael Wilson, comme il l'a confié jeudi soir, se trouve donc réduit à un corridor étroit : celui de la petite entreprise, celui du commerce international (à 75 p.cent américain), celui delà recherche et du développement (contrôlé a partir des sièges sociaux du New-Jersey) et celui du secteur énergétique (lui aussi largement américain).Le budget sera applaudi par les gens d'affaires qui veulent « en profiler pendant que ça passe, « comme a dit Michael Wilson.Ainsi, un député conservateur de M.Mulroney lui-même ne se demandait même pas jeudi soir si la taxe sur les cigarettes allait contribuer a la réduction du déficit.Pour lui, ce sera plutôt une occasion de créer un marché noir d'un côté et de l'autre de la frontière ca-nado-américaine.puisque, grâce aux efforts conjugués de Michael Wilson et d'Yves Duhaime, il en coûtera trois fois moins cher au pays de Ronald Reagan pour risquer le cancer du poumon! L'alternative?Il n'y en a pas puisque, comme l'a justement rappelle le ministre des Finances, l'approche classique des programmes de création d'emploi \u2014 des initiatives locales aux perspectives jeumesse \u2014 n'a pas elle non plus empêché le chômage de grimper à des records historiques.Constitution : la balle est encore dans le camp du Québec mm Lorsque le représentant ™ personnel du premier ministre Lévesque.M.Louis Bernard, est arrivé à Ottawa, vers 19 heures, le 10 mai dernier, avec les demandes constitutionnelles du Québec, il a rouvert un dossier que tout le Canada anglais aurait préféré oublier pour une autre décennie.Ce n'est que la présence dans la capitale fédérale de Brian Mulroney qui lui a permis de relancer ce dossier.Le premier ministre s'est engagé formellement a obtenir l'adhésion du Québec à l'accord constitutionnel de 1982.Il se devait donc de donner un accueil sympathique à la démarche québécoise.Immédiatement après le départ do M.Bernard, le conseiller principal de M.Mulroney en matières constitutionnelles, le sénateur Arthur Tremblay, a épluché le document québécois en compagnie du chef de cabinet du premier ministre, M.Bernard Roy.Première conclusion : il y a place à la négociation.Première question : qu'est-ce qu'on fait?Les deux hommes sont convenus d'une chose : ils avaient au moins trois semaines de réflexion devant eux, soit jusqu'aux élections partielles du Québec au début de juin.Le premier ministre a consulté ses principaux conseillers, pour conclure qu'il devait tout de même répondre immédiatement à l'exigence préalable du premier ministre Lévesque : la reconnaissance des Québécois comme peuple distinct.Sous Pierre Elliott Trudeau, les libéraux auraient vite rejeté une telle demande.M.Mulroney s'est montré plus ouvert en reconnaissant, lors d'un discours dans l'Ouest canadien, que le Québec formait une « société distincte ».« Peuple» ou « société» distincte?M.Mulroney a opté pour société.Dans son esprit, c'est le mot « distinct » qui compte.Le reste est ouvert à la négociation.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa Pour l'entourage immédiat du premier ministre, le processus de négociation est ouvert.Le moment et la façon d'y parvenir restent à déterminer.Sur ce dernier point, lu balle reste encore dans le camp du Québec.M.Lévesque a fait part de son intention de rencontrer son homologue fédéral à son retour de Paris.Il lui appartiendra, esti-me-t-on à Ottawa, de préciser ce qu'il attend du gouvernement central dans l'avenir immédiat.M.Lévesque désire-t-il des négociations bilatérales préalables avec Ottawa?Désire-t-il des négociations immédiates avec toutes les autres provinces?Le processus reste à établir.L'entourage de M.Mulroney ne se fait pas d'illusions sur la possibilité d'une entente avec le gouvernement Lévesque avant les prochaines élections québécoises.Il s'agit d'un dossier complexe qui prendra des années de négociations.Indifférence Dès le départ, les demandes du gouvernement québécois se sont heurtées à l'indifférence, sinon l'hostilité du Canada anglais.Mercredi, les quotidiens torontois scandaient à l'unisson que les exigences du Québec constituaient du «séparatisme à la pièce» et ne méritaient qu'une fin de non-recevoir de la part du gouvernement central.Il serait difficile, dans un tel contexte, de convaincre les provinces anglophones d'accorder ne serait-ce qu'une étude attentive à ce document.D'autant plus que la situation politique s'y prête mal dans plusieurs provinces, notamment en Ontario (gouvernement minoritaire) et au Nouveau-Brunswick (gouvernement chancelant).Même dans la capitale fédérale, les pressions en faveur d'une relance des négociations constitutionnelles sont ù peu près inexistantes.« On sait bien que la priorité est à l'économie et non à la constitution, \u2022 a confié cette semaine un membre influent du caucus conservateur du Québec.Ce n'est pas que les députés québécois du parti gouvernemental se désintéressent de cette question.Il y a trois semaines, ils ont demandé au sénateur Tremblay de leur donner une séance d'information sur le sujet.Mais les députés estiment dans leur ensemble que les Québécois devront élire un nouveau gouvernement s'ils veulent qu'on les prenne au sérieux sur la question constitutionnelle.Conséquence : personne n'a abordé ce sujet lors du caucus des députés, mercredi à Ottawa.C'est le budget qui a retenu l'attention.La situation n'est pas différente chez les libéraux.Leur chef, M.John Turner, ne s'est pas encore prononcé sur les demandes du Québec.Selon plusieurs députés, ces propositions ne constituent qu'un programme politique en vue des prochaines élections provinciales, et il est inutile de se prononcer pour le moment.\u2014 On a toutefois jugé que M.Turner ne pouvait pas passer ce sujet sous silence à l'occasion du diner-bénéfice que le parti tiendra ce soir dans la métropole.Mais M.Turner se montrera prudent, et évitera d'engager son parti.\u2014 Après ses commentaires de la fin de semaine dernières dans l'Ouest.Brian Mulroney n'a donc rien de plus à dire sur cette question.Ses conseillers se contenteront donc de jauger les opinions.Pour eux, c'est un dossier que l'on ne saurait aborder que par étapes, lorsque le moment sera propice, et seulement si la demande est là.Les demandes du Québec sont donc connues, mais l'initiative reste dans le camp québécois.M.Mulroney peut se permettre d'attendre.Lysiane Gagnon L'égalité et le bon sens mm Le féminisme est l'idéologie la plus novatrice et la plus sti-mulante de ce siècle, mais elle n'échappe pas à la règle qui veut que toute idéologie engendre des excès.Ainsi, emportés par le louable désir d'effacer toute discrimination et de donner à chacun(e) des chances égales, certains en arrivent à nier toute différence entre les sexes et à vouloir effacer d'une société qui reste pourtant composée d'hommes et de femmes, toute trace de spécificité sexuelle.Celte mentalité a imprégné plusieurs milieux, dont ceux qui militent pour l'égalité des droits, et elle se fera d'autant plus sentir que les Chartes des droits, au Québec comme au Canada, ouvrent la porte à des contestations judiciaires qui ne sont pas toutes inspirées par le bon sens et la justice sociale.\u2022 \u2022 \u2022 La bataille la plus déterminante, pour les femmes, est l'éclatement des ghettos d'emplois, dans la mesure justement où les secteurs d'emploi traditionnellement masculins sont souvent ceux qui offrent les meilleures conditions de travail.Aujourd'hui, la société admet \u2014 du moins en théorie \u2014 que les femmes et les hommes ont les mémos aptitudes intellectuelles et affectives, et qu'un homme peut être un infirmier aussi dévoué qu'une femme, et une femme, une analyste financière aussi implacable qu'un homme.Dans les usines, sur les chantiers, la mécanisation et les nouvelles technologies ont levé le dernier obstacle, en rendant la force musculaire superflue dans plusieurs fonctions.Jusque-là tout va bien.Mais au-delà d'un certain point, la recherche de l'égalité absolue peut non seulement devenir ridicule, mais nuire à tout le monde, dès lors qu'on fait abstraction de la spécificité sexuelle et des différences physiologiques, qui donnent par exemple à la femme la capacité d'enfanter, et à l'homme une force musculaire supérieure.Cette dernière question est controversée, certains attribuant l'infériorité musculaire de la femme à l'éducation plutôt qu'à la nature, mais le fait est que, sauf exceptions (car il y en a), les femmes sont moins fortes que les hommes, surtout dans la partie supérieure du corps.Le simple bon sens dicte donc la possibilité qu'il subsiste, au sein d'une société qu'on veut rendre la plus égalitaire possible, certaines catégories d'emploi sexuées.Il serait absurde qu'un corps de police ou de brancardiers qui embaucherait surtout des hommes se fasse condamner pour sexisme.Tout aussi insensé que de créer une catégorie de sages-hommes.alors que toute l'expertise des sages-femmes tient précisément au fait que ce sont des femmes, ayant vécu l'expérience de l'accouchement.Les femmes et la guerre C'est pourtant dans celle direction qu'on s'en va.Des groupes s'apprêtent à contester en cour les politiques d'embauché de l'armée sous prétexte qu'en interdisant aux femmes les unités de combat, elles iraient à rencontre de la Charte qui interdit la discrimination selon le sexe.Cette affaire est déjà en train de prendre un caractère symbolique qui s'est répercuté jeudi aux Communes, par suite de la publication d'un document du ministère de la Défense justifiant les politiques actuelles.Voici le cas par excellence d'une campagne maladroite au service d'une mauvaise cause, qui fera plus de tort que de bien à l'objectif d'égalité poursuivi.D'une part, l'accès des femmes au front n'a rien d'une priorité pour l'immense majorité des femmes, qui de toute façon seraient les premières à refuser farouchement cette «égalité des chances » d'aller se faire massacrer sur les champs de bataille.D'autre part, il est assez évident que les unités de combat ne sont pas une usine, un bureau ordinaire.Les risques physiques y sont terriblement élevés, et la force brute, musculaire, souvent nécessaire malgré la sophistication du matériel.La simple image d'une soldate enceinte soulève le coeur.Il est tout aussi évident que la cohabitation d'hommes et de femmes, à plus forte raison dans des situations d'extrême fébrilité où la vie de chacun est en danger, risque de rendre une armée moins efficace.Le ministère ne le dit pas, mais on sait bien que la mobilisation d'êtres humains à qui l'on demande, pour des raisons généralement inexpliquées, de participer à des opérations où ils risqueront leur peau tout en tuant leurs semblables, passe par une discipline de fer, de même que par l'élévation de la tension sexuelle.Avant de les exposer au carnage, comme avant un match sportif, on enferme les hommes entre eux, parce que la présence des femmes adoucit les moeurs et dilue l'agressivité.La plupart des pays admettent les femmes dans l'armée, mais pas dans les unités de combat.Même Israël, qui manque de soldats, n'envoie plus les femmes au front.S'il y a des féministes qui se sont donné comme mission de permettre aux femmes de participer à la culture guerrrière et de mettre directement la main au carnage, c'est bien leur droit, mais qu'elles ne s'attendent pas à des applaudissements.C'est avec de mauvaises causes comme celles-là qu'on nuit à l'avancement des femmes dans les autres secteurs.A-t-on déjà oublié qu'aux États-Unis, c'est le spectre de l'envoi des femmes au front qui a été l'un des principaux facteurs de la défaite des partisans de l'ERA (l'amendement qui aurait introduit dans la constitution le principe de l'égalité des femmes) ?Les soins aux malades Second cas : une ahurissante « opinion » de la Commission des droits de la personne, qui rejette à toutes fins utiles la sexualisa-tion de certaines fonctions au mépris de la pudeur des malades, sous prétexte que cela introduirait de la discrimination dans l'embauche ou dans l'application de la règle d'ancienneté ! Bien des malades chroniques répugnent à recevoir certains soins très intimes, ceux qui touchent à leurs parties génitales surtout, par des préposés ou des infirmiers de l'autre sexe.L'arrivée d'hommes dans ces fonctions traditionnellement féminines perturbe nombre de femmes alitées, surtout quand le préposé n'a pas la délicatesse nécessaire.D'ailleurs, tous les griefs syndicaux déposés en réponse aux tentatives de sexualisation des fonctions sont venus d'employés masculins.à qui la sexualisation peut nuire dans la mesure où il y a davantage de femmes que d'hommes dans les centres d'accueil.On peut toujours comprendre les inquiétudes des employés.Ce qui se comprend moins, c'est l'attitude de la Commission des droits de la personne, pour qui la pudeur des malades n'est qu'affaire de « préjugés », et qui veut obliger les institutions, avant de répondre aux besoins si élémentaires des patients, a faire la preuve que l'embauche d'une personne du sexe opposé (à la majorité des patients) perturberait sérieusement le service.Avec un imperturbable sérieux, la Commission invite les grands malades à « s'organiser », à militer et à témoigner en arbitrage, pour faire valoir leurs droits « contre » ceux-là mêmes dont ils sont totalement dépendants ! On croit rêver.Et la galanterie ?Toujours dans la même veine \u2014 soit le refus des spécificités sexuelles au nom d'une conception abstraite de l'égalité \u2014, l'actualité nous apportait récemment un autre cas, plus léger mais tout aussi révélateur, touchant cette fois aux rapports hommes-femmes : la galanterie est-elle discriminatoire ?Nous y reviendrons mardi.
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