La presse, 28 mai 1985, Cahier A
[" I la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, PASSAGES NUAGEUX.MINIMUM: 7°, MAXIMUM: 18°.DEMAIN : ENSOLEILLÉ.DÉTAILS PAGE A 2 une Mercedes Beta.diiectsimPde f MONTRÉAL, MARDI 28 MAI 1985, 10T ANNÉE, N° 216, 74 PAGES, 6 CAHIERS' Mercedes-Benz MTL 735-3581 RIVE-SUD: 672-2720 ! 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents' Ailleurs au Québec: 50 cents LA CHUTE DU GOUVERNEMENT MILLER N'EST PLUS QU'UNE QUESTION DE JOURS Ontario: l'entente avec le NPD est approuvée par les libéraux David Peterson, de l'Ontario.chef libéral n TORONTO \u2014 À la suite d'une longue ¦~ réunion de trois heures hier après-midi, le caucus libéral ontarien a approuvé MICHEL VASTEL envoyé spécial de LA PRESSE_ l'entente négociée par son chef.David Peterson, avec les néo-démocrates.La chute du gouvernement conservateur, et la formation du premier cabinet libéral en Onta- rio depuis le 4 août 1943 ne sont plus maintenant qu'une question de jours.Les deux chefs de parti, David Peterson et Bob Rae, ont donc manifestement réussi à neutraliser les dissidences qui apparaissaient dans leur caucus respectif.Le document final \u2014 qui sera rendu public aujourd'hui ou demain à Queen's Park \u2014 va préciser le sursis que les néo-démocrates sont prêts ù donner aux libéraux et le pro- gramme législatif qu'ils entendent réaliser.« Il y aura suffisament dans cette entente, a précisé iM.Peterson, pour garantir la stabilité du gouvernement le temps qu'il faudra pour mettre en place les politiques auxquelles libéraux et néo-démocrates croient.» M.Peterson a encore précisé qu'il ne s'agira pas de coalition comme telle (il n'y aura pas de néo-démocrates au cabinet) \u2022 mais l'entente prévoira sur quels points le ' gouvernement minoritaire engagera sa responsabilité.« On tiendra soigneusement compte des obligations constitutionnelles, a dit le chef libéral, et on n'a pas l'intention de rendre la vie au lieutenant-gouverneur plus difficile ».Les conservateurs semblent de plus en : voir ONTARIO en A 2 GIANTS 6, EXPOS 1 Marine: la médiation a échoué H9 La médiation extraordinai-\"~ re dans le conflit de Marine Industrie a échoué et cette dispute de 10 mois est toujours loin d'un règlement.LISA BINSSE Le syndicat des 1 050 employés horaires recommandera demain à ses membres de rejeter le rapport qui « ne règle absolument rien et, à toutes fins pratiques, ne fait qu'aggraver le problème».L'employeur, de son coté, veut compléter son analyse du rapport avant de se prononcer.François Lamoureux, président du syndicat, a déclaré hier après le dépôt tant attendu du rapport des médiateurs extraordinaires \u2014 MM.Raymond Dés-Jlets et Yvan Blain \u2014 que ce rapport, en ce qui a trait au maintien des congédiements, est inacceptable.« Notre position demeure toujours que nous ne retournerons pas au travail s'il y a des congédiements.Ceux-ci sont maintenus.Donc, nous allons formellement recommander le rejet du rapport de 14 pages.» Selon la « recommandation » lue par M.Lamoureux, qui en fait n'en est pas une, les médiateurs soutiennent dans le cas des sept congédiements qu'il serait inopportun de faire une recommandation puisque ces travailleurs font l'objet de poursuites criminelles et que ces procédu res devraient poursuivre leur cours normal.Un des procès a débuté hier avec le choix du jury.Les autres sont prévus pour septembre.Trente jours après que les tribunaux auront rendu leur jugement, quel qu'il soit, les deux médiateurs feront alors des recommandations sur leur sort qui lieront l'employeur et le syndicat.Ils ne précisent pas quel genre de recommandation ils pourraient alors faire.Quant aux autres points en suspens, dont les heures de travail et les salaires, MM.Blain et Désilets invitent les deux parties à continuer la négociation devant le conciliateur Normand Gauthier.Ceci vaut aussi pour le protocole de retour au travail.voir MARINE en A 2 À un match et demi des Mets et des Cubs Malgré un superbe performance de Dave Palmer, les Expos ont dû s'avouer vaincus 6-1 devant les Giants, hier soir, devant seulement 13 000 amateurs.Les visiteurs ont marqué quatre points à la huitième aux dépens de Gary Lucas et Tim Burke pour se sauver avec la victoire.Sur la photo, Jim Wohlford est retiré au deuxième coussin par Manny Trillo sur un optionnel.Après le match, les Expos se sont envolés pour San Diego où ils affronteront les Padres ce soir.Nos informations, Tabloïd Sports pages 2 à 4.Michel Drucker LE FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Michel Drucker animateur avec Jean-Guy Moteau page B 1 \u2022 LA MODE Les femmes enceintes : d'aujourd'hui sont moins ; fragiles que par le passé, plus sûres de leur choix, et en meilleure santé physique et mentale.page D I CSÎM Les membres du Conseil scolaire de l'île de Montréal refusent d'adopter les budgets 1985-86 de fonctionnement et d'immobilisations des huit commissions scolaires et du conseil lui-même.page A 2 IRAN-IRAK Les forces de l'air iraniennes et irakiennes multiplient leurs raids, frappant au moins neuf nouvelles villes des deux côtés de la frontière, tandis que Moscou accuse les USA de s'ingérer dans la guerre du Golfe.page E 1 ELMER MACKAY Pour la deuxième fois, le gouvernement Mulroney se retrouve dans l'embarras à cause d'une im- ' prudence du solliciteur-général Elmer MacKay, un ami de vieille date du premier ministre.page A 8 Annonces classées.C 5, D 9 à D 13, E 2 à E 4 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 1 à B 4 \u2014 Horaires.C8 Décès, naissances, etc.E 5 Économie.C 1 à C 9 Êtes-vous observateur?.D 13 FEUILLETON Au nom du père et du fils.D12 Horoscope.D 10 Le monde.E 1, E 6 à E 8 Mots croisés.E 3 « Mot mystère ».E 2 Quoi faire aujourd'hui.C 8 Télévision.B 1 Vivre aujourd'hui.i.\u2014 La mode.D 1 à D 5 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.10, 11 Mots croisés.14 LE BANGLADESH LANCE UNE VASTE OPERATION DE SECOURS Le nombre de morts pourrait atteindre 40000 d'après AFP et Router ¦| DACCA \u2014 Le gouvernement du Ban-™ gladesh a lancé hier la plus grosse opération de secours de son histoire, à la suite d'informations faisant état de la disparition de plus de 20 000 personnes sous l'effet du raz-de-marée et du cyclone qui ont ravagé vendredi le sud du pays.L'agence de presse indienne PTI, dans une dépèche en provenance de Dacca, affirmait de son côté hier que le nombre des morts pourrait atteindre 40 000.D'après PTI, des centaines de cadavres d'êtres humains et de bétail flottent dans la baie du Bengale et dans le delta formé par les nombreux cours d'eau qui se jettent dans la baie.Selon des sources officielles, des vagues ayant jusqu'à sept mètres de hauteur auraient emporté 3 000 personnes sur la seule île d'Urirchar, située a 60 km du port de Chittagong, le plus important du Bangladesh.Le président Hussain Mohammad Ers-had, qui a ajourné une visite de six jours en Chine en raison de la catastrophe, a déclaré, après avoir visité l'Ile Sandwip, au large de la côte sud du pays, que les ravages y étaient « indescriptibles ».Le général Ershad a dépêché des hélicoptères militaires et quatre navires de guerre vers les régions sinistrées.Il a par ailleurs décrété pour aujourd'hui une jour-Autres informations, page A 2 née de deuil national pour les victimes du cyclone.Le sultan Mahmoud, commandant en chef de l'aviation du Bangladesh, a affirmé qu'une bande de 100 km, de Noakhali aux îles de Pirbkhsh et Char Clark, dans le sud du pays, avait été entièrement dévastée et qu'il ne restait plus une seule maison debout.Six mille habitants de ces îles sont portés disparus et au moins 50 000 familles sont sans abri à Noakhali, a-t-il dit.Il a ajouté qu'il avait réussi, en dépit de vents très violents, à poser son hélicoptère sur l'île de Char Clark, où il avait appris que la majorité des femmes et des enfants avaient été emportés par la mer en une seule nuit.L'une des unités de la marine, le « Dars- hak », a repêché une centaine de cadavres et a pu sauver un millier de naufragés qui dérivaient sur des radeaux de fortune ù proximité de l'ile de Sandwip.L'un d'eux a: déclaré qu'il s'était agrippé pendant 48 heures à son lit flottant sur les eaux avant d'être secouru.En temps normal, l'endroit, est infesté de requins ou de crocodiles,; mais ils ont probablement été eux aussi', emportés assez loin, a-t-ii dit.Le Bangladesh a connu les pires catas-; trophes climatiques du inonde, dont 18 ey-1 clones depuis 1960, qui ont fait au total plus.d'un demi-million de morts.Les 11 et 12 novembre 1970, un typhon* avait fait 300 000 morts dans cette région,.' qui était encore à cette époque le Pakistanj oriental.i ?BETAMOVIE LÉGÈRE, COMPACTE «TOUT EN UN!»- e?lux)£ /.SU£EË_PRIX ?MAGNÉTOSCOPE 105 CANAUX.TÉLÉCOMMANDE PROGRAMMABLE.8 JOURS RECHERCHE D'IMAGE BETASCAN- 399' 5PEC usEi A DEUX PAS DU METRO JAPRY *3L .ÀDEUXPASDUMfTSOPOUTAIN ^OESK ) v LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 28 MAI 1985 MARINE SUITE DE LA PAGE A 1 «Les sept travailleurs congédiés restent congédiés, même après leur procès.Les poursuites au criminel peuvent prendre quelques années avant d'être réglées.Même s'ils sont trouvés innocents, on n'a aucune assurance que leur congédiement sera levé ni qu'ils recevront un dédommagement quelconque s'ils sont réintégrés.> ¦ On n'avait pas besoin de deux sous-ministres pour nous dire cela, de commenter M.La-moureux.Ils s'en lavent les mains et ne font pas de recommandation.En fait, c'est la position du ministre de l'Industrie et du Commerce, Rodrigue Biron (responsable de la Société générale de financement qui détient 65 p.cent des actions de Marine).Il n'y a là aucun compromis pour la partie syndicale ».Pour ce qui est du reste du rapport, M.Lamoureux l'a qualifié de « bla-bla-bla ».Les syndiqués se prononceront demain matin sur le rapport lors de leur assemblée générale hebdomadaire et rien n'indique pour le moment qu'ils iront à rencontre de la recommandation de rejet, même après 10 mois de conflit.Un porte-parole patronal a déclaré hier soir que l'entreprise préférait compléter son analyse du rapport avant de faire des commentaires.La grève a été déclenchée le 7 août dernier.Son règlement dépend toujours du sort qui sera fait aux sept travailleurs congédiés à la suite d'incidents violents aux abords de l'usine l'automne dernier.Cette question a fait l'objet d*me première médiation spéciale, également un échec.Lorsque le ministre du Travail, Raynald Frechette, décidait au début du mois de franchir une nouvelle étape en nommant deux médiateurs extraordinaires, dont le mandat initial de 18 heures fut prolongé le 11 mai, il avait bien indiqué qu'il s'agissait d'un ultime effort pour dénouer l'impasse et régler le conflit.ONTARIO SUITE DE LA PAGE A 1 plus accepter leur défaite puisqu'on apprenait hier qu'ils ont commandé 80 machines pour détruire la paperasse des ministères qu'ils dirigents depuis .Les représentants de la CÉCM ont eux aussi voté contre, arguant qu'il n'est pas question de défoncer le plafond de six p.cent.Ils ont de plus souligné qu'ils sont contre la répartition des sommes d'argent prévues dans ce budget.Rappelons que la CÉCM demandait un per capita de $200, mais sans dépasser le plafond.Le président du CSIM, M.Jac- ' ques Mongeau, a expliqué que les prévisions budgétaires consolidées pour les huit commissions scolaires de l'ile correspondaient à leurs demandes prioritaires.Il \u2022 a aussi insisté sur le fait que la loi 29 n'est pas encore adoptée et que \u2022 tout le monde \u2014 ministère de l'Éducation, ministres, députés, fonctionnaires, etc.\u2014 savait fort bien que le Conseil devait adopter son budget hier soir, la'date limite pour ce faire étant le 1er juin.Devant « le vide légal », le CSIM avait choisi de se conformer ù « l'esprit » d'une loi qui n'est pas encore adoptée.« Avec ce 6,2-1 p.cent, on se tient dans les limites morales du six p.cent, et notre intention n'est pas de créer une ouverture en profitant du vide légal », avait précisé M.Mongeau lors des discussions qui ont finalement mené au rejet du budget.C'est la deuxième fois dans son histoire que le Conseil scolaire de l'Ile de Montréal refuse d'adopter son budget, le premier rejet remontant à trois uns.Deux habitants de l'île de Char Clerk, l'une des sept qui s'étendent le long de la côte du golfe du Bengale, retirent des eaux le corps d'un enfant noyé.téléphoto Reurer Autant de puissance qu'une explosion atomique mm Énorme machine à trans-99 former la chaleur en vent, le cyclone, comme celui qui a frappé vendredi la côte sud du Bangladesh, peut transporter autant d'énergie qu'une explosion atomique : les vents déchaînés,, les pluies torrentielles et, en région côtière, les raz-de-marée qui l'accompagnent provoquent de terribles ravages.Ces dépressions proviennent de l'affrontement de masses d'air de température et d'humidité différentes.Le cyclone se forme généralement au-dessus des mers chaudes par l'apparition d'un appel d'air et de vents tournant avec une extrême violence autour d'un noyau calme, l'oeil central.La pression au centre d'un cyclone peut ainsi descendre jusqu'à 930 millibars, et les vents dépasser 300 km/h.Leur saison privilégiée est la période de juin à octobre dans l'hémisphère nord.C'est au début de cette période (actuellement) que, nés dans la région des Iles Marshall et de l'archipel des Carolines, ils ont tendance à se diriger vers l'ouest (Bornéo et golfe du Bengale).Dans le cas du Bangladesh, c'est le raz-de-marée engendré par l'arrivée de vents extrêmement violents qui a provoqué les dégâts et les nombreuses pertes de vies.Le terrain y est en effet propice à la formation de puissunts raz-de-marée : le golfe du Bengale est en forme d'entonnoir, et ses fonds remontent doucement vers le Bangladesh, sa myriade de petites iles basses et ses côtes surpeuplées.L'onde première, poussée par les vents, est amplifiée par le rétrécissement et peut atteindre dans certains cas plus de 10 mètres de hauteur, soulevant dès navires de plusieurs milliers de tonnes pour aller les déposer à des kilomètres à l'intérieur des terres.\u2014 d'après AFP Une femme ayant perdu sa famille dans la tourmente se cache sous un parapluie sur l'île Sandwip, où au moins 200 personnes auraient péri.téléphoto ap Un pays des plus pauvres mm NEW DELHI (d'après ™ AFP) \u2014 Le cyclone qui a ravagé vendredi le sud du Bangladesh ne pourra qu'amplifier encore les désastreux problèmes économiques que connaît ce pays qui, avec un revenu annuel par habitant de $140, est l'un des plus pauvres au monde.Pays aux ressources limitées \u2014 la partie sud, ravagée par le cyclone, est l'une des rares régions fertiles \u2014, le Bangladesh est en outre confronté à un problème insurmontable de surpopulation : 100 millions d'habitants vivent sur un territoire de 143 000 km', soit le record mon- dial de 709 habitants uu km'.Les statistiques officielles attestent de cet extrême dénuement : les trois quarts des habitants vivent au-dessous du seuil de la pauvreté et sont illettrés, la moitié n'ont pas de terres et le tiers sont sans travail.Tué dans une collision avec un orignal r~| DAVELUYVILLE (PC) \u2014 ™ Un citoyen de Québec, Pierre Legault, 35 ans, de la rue Trinité, a perdu la vie vers 22 h, dimanche, quand son automobile a heurté un orignal sur la route transcanadienne, près de Dave-luyvllle.Au moment de l'impact, l'ori- gnal a été projeté sur la voiture familiale et le conducteur a été écrasé sous le poids de l'animal.Par la suite, le véhicule a poursuivi sa route sur plusieurs mètres pour s'immobiliser dans le fossé.Une passagère, Gisèle Coulom-bc, 30 ans, a subi des blessures.Elle a été transportée à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska.Un autre accident semblable s'est produit dimanche soir dans la même région.Deux automobilistes ont aussi heurté un orignal, mais aucun des occupants des voitures n'a été blessé. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 28 MAI 1985 la presse \u2022 A3 M.Bergeron se suicide dans le métro m Bruno Bergeron, âgé de 83 ans.qui avait été reconnu coupable, jeudi, d'avoir assassiné sa femme de 91 ans à coups de hache, s'est suicidé vers 17 heures hier à la station Viau, en se jetant sous une rame de métro.Lors de sa comparution devant le juge John d'Arcy Asse-lin en Cour criminelle, M.Bergeron avait admis sa culpabilité sous une accusation réduite d'homicide involontaire.Il avait ainsi obtenu pour lui-même ce qu'il avait vainement cherché pendant des mois pour sa femme, sourde et aveugle: un logement dans un centre d'accueil.C'est en effet la sentence qu'avait rendue le juge Asselin, en acceptant les suggestions des deux procureurs au dossier.En faisant connaître sa décision, le juge avait souligné que si l'on ne peut approuver le « mercy killing ».il y a parfois lieu de le comprendre dans certains cas, et que si les tribunaux ont souvent la lourde tache de châtier, il est également de leur devoir de faire montre de clémence et de compassion à l'occasion.M.Bergeron, terrassé sans doute par le chagrin et la solitude, n'aura donc passé qu'un week-end au centre d'accueil avant de décider d'aller rejoindre sa compagne de 91 ns.Incendie sur la rue Sherbrooke K Une soixantaine de pom-™ piers ont rapidement mai-Irisé un incendie qui s'est déclaré hier soir au sous-sol d'un immeuble abritant 18 logements, situé près de l'hôpital Notre-Dame, à Montreal.Le feu a pris naissance peu après 20 heures sur la rue Sherbrooke.Une demi-heure plus tard, l'incendie était maîtrisé.Personne n'a été blessé.Le feu a surtout endommagé le sous-sol, les corridors et la cage d'escalier.Une enquête est en cours.Deux morts sur la route ¦¦ Deux automobilistes ont \u2014 perdu la vie hier matin dans deux accidents de la circulation différents.Le premier est survenu sur l'autoroute Laval (110) après que l'auto de la victime, Régean Bonnami.30 ans.de Laval, a fait plusieurs tèle à queue avant de s'immobiliser sur un poteau.Le deuxième accident est survenu sur le pont Champlain au moment où une automobile qui circulait dans la voie réservée aux autobus, est entrée en collision avec un autobus de la CTRS.La victime, Rémi Bisaillon, 12 ans.de Bros-sard.a été tué sur le coup lors de la collision frontale.Personne à bord du véhicule public n'a été blessé, mais la circulation a été paralysée pendant plus de 15 minutes.L'agent Saucier libéré sous caution ¦ I L'agent Benoit Saucier, 53 ™ ans, de la police municipale de Saint-Hubert, a été libéré sous caution hier par le juge Claude Martin de la Cour des sessions de la paix à Longueuil jusqu'à la tenue de son enquête préliminaire qui a été fixée pro forma au 20 juin.Saucier qui possède 21 ans de service a la police de Saint-Hubert a été arrêté il y a neuf joursi par des policiers de la Sûreté du Québec et accusé de 15 agressions sexuelles it de grossière indécence sur Six adolescents, cinq garçons et une fille.(â/gés de 15 à 17 ans.Les avisions seraient surve-¦\u2022Itûes entre les mois de juin 1983 et de mai 1985.L'accusé a dû néanmoins satisfaire trois conditions de la Cour avant de reprendre sa liberté.Il a dû déposer un cautionnement personnel de $5 000, promettre à la Cour de ne pas changer d'adresse et de se rapporter une fois par semaine à la Sûreté du Québec.Saucier qui a été suspendu de ses fonctions sans paye depuis son arrestation, était affecté à la section Aide à la Jeunesse de ce corps policier.MALGRÉ LES NOMBREUX PROBLÈMES Les dirigeants ne désespèrent pas de faire un succès d'ONET 85 ¦i « D'abord, mettons les points sur les i.ONET, ça n'est pas une job.et encore moins un camp de travail.C'est un camp de vacances très spécial, écologique, où les jeunes sont invités à se sen- LILIANNE LACROIX sibiliser aux problèmes de l'environnement.Sur 216 heures de programmation réparties sur neuf jours, à peine 30 se passeront véritablement sur les berges du Saint-Laurent, et encore pas seulement au nettoyage.Le reste sera consacré à l'animation, au tourisme régional, etc.» À mesure que son discours se déroulait.Yves Blanchelte, le concepteur et directeur général d'ONET85, s'enflammait de plus en plus en prenant la défense de son rejeton : - Les gens ont mal perçu le projet.Il ne s'agit pas de cheap labor ».Il ne s'agit pas non plus de faire payer les jeunes.puisque les $120 requis pour leur participation doivent provenir non pas d'eux-mêmes, mais de la société, à la suite d'une campagne de financement.On espère vendre quelques mètres de berge à chaque citoyen, car il s'agit là d'un immense projet de société, qui touche tout le monde.On veut sauver un géant, et ce faisant, on veut sensibiliser la population en général a un grave problème qui risque de nous détruire.L'important, va n'est pas le nettoyage lui-même, mais la sensibilisation, et pour ce faire, il nous faut toucher le plus de monde possible.» Évidemment, le projet est très ambitieux et Blanchette ne cache pas que les problèmes abondent : « Les subventions entrent au compte-gouttes.Comment peut-on dilapider, comme certains nous en accusent, des fonds que nous n'avons même pas ?Kl puis, il y a une question de perception.Nous touchons des jeunes de 11-18 ans.Si le projet est trop encadré, ça ne les intéresse pas ; s'il ne l'est pas assez, les parents leur refusent la permission de venir.Il faut atteindre un juste milieu.\u2022 Bientôt l'ONU Tandis qu'il niait qu'ONKT se retrouve dans le marasme complet même si le projet vit des moments difficiles, il annonçait la participation financière du gouvernement fédéral qui, par le biais du Secrétariat à la Jeunesse, injecte la somme de $800000.Le D(i confirmait par ailleurs que l'ONU s'apprête à cautionner ONET : - Le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) est sur le point de nous verser une somme de $25 001) pour manifester son appui au projet, dit-il.Ces gens-là réalisent fort bien qu'un projet de protection de l'environnement peut être dur à vendre en Amérique du Nord.» Blan( licite déclarait enfin que les autorités provinciales l'avaient aussi assuré de leur support.A compter de la semaine prochaine.'ii>8 personnes seront embauchées pour travailler à l'encadrement et à l'animation de l'événement décentralisé et réparti sur 17 régions et sur 1501) km de rives.Même si ONET n'a attiré que 2000 des 100000 jeunes prévus au départ (on a réduit par la suite les objectifs à 50000 puis a 20000) et seulement 150 a Montréal, ceux qui ont été séduits par le projet refusent de décrocher: « On espère toujours, explique Lise Lefebvre, une étudiante de 22 ans du service de l'Approvisionnement d'ONET.C'est un projet tellement gros, tellement beau.Je suis sur qu'on va réussir à réveiller le monde.» Vendre des bouts de berge Même si elle s'est retrouvée toute setde au sein du comité de promotion de son école, Geneviè- Double meurtre mm SAINT-BRUNO \u2014 Les en-quêteurs de la Sûreté du Québec et de la Sûreté municipale de Saint-Bruno passaient au peigne fin, hier soir, le logement d'un couple âgé poignardé, vraisemblablement au cours de la journée de dimanche, afin de découvrir des indices leur permettant d'élucider ce crime.Les corps des deux victimes ont été retrouvés au 1503 rue Montar-ville, à Saint-Bruno, dans un logis situé à l'étage de l'immeuble abritant le salon funéraire E.Té-trault et Fils.Il s'agit de M.et Mme B.Sheddler, âgés de 80 et 77 ans.C'est à la suite d'un appel téléphonique d'amis des deux vieillards, qui s'inquiétaient de ne pas les avoir vus depuis la veille, que les policiers de Saint-Bruno ont pénétré dans leur domicile, vers 9 heures hier malin, trouvant les deux cadavres dans la chambre à coucher.Selon les premières constatations, il semble que le vol soit à l'origine de ce double meurtre.Aucune trace de lutte n'a été relevée dans le logement, où les victimes ont été poignardées à plusieurs reprises.Les corps ont été transportés à l'Institut de médecine légale de Montréal pour fins d'autopsie.Le couple n'avait pas d'enfants, et les policiers ont mis beaucoup de temps à retrouver des proches parents.photo Pierre Côté, LA PRESSE Les agents Laurent Laflamme et Robert Ménard, de l'Identité judiciaire de la Sûreté du Québec, devant le logis où ont été découverts les cadavres des deux vieillards.Les FestivÉtés au Vieux-Port mm Ce n'est pas parce que l'Été *™ Mer et Monde, les fêtes de Jacques Cartier et les grand voiliers ont repris le large que ce sera ennuyant cet été au Vieux-Port de Montréal ! Le Vieux-Port présente uyn nouveau visage : les FéstfvÉtés.Le site de 700 000 pieds carrés, ouvert sur le fleuve, sera réaménagé.On y investira $8 millions, on y créera 600 emplois saisonniers et pas moins de deux millions de visiteurs sont attendus pour la saison.Un grand parc d'amusement de 23 manèges, totalisant $12 millions en équipement, dans la plus pure tradition américaine et européenne du « Luna parc », promettent les organisateurs, a des chances d'être la vedettte.Mais ce n'est là qu'une des attractions ! Place de la Jeunesse sera le coeur de bon nombre des activités : son gigantesque et futuriste Château Lunaire accueillera des expositions, ses chapiteaux abriteront des spectacles de toutes natures, et sur sa scène extérieure, La Voie Lactée, musiciens, clowns, jongleurs, magiciens amuseront les petits et les grands.Les quais seront ausi accessibles.Du côté du quai Jacques Cartier, il y aura aire de pique-nique, kiosque de fruits de mer et terrasse.Quant au quai King-Ed-ward, plus de cent antiquaires et brocanteurs y reviendront encore cette année pour ce qui est en voie de devenir le traditionnel marché aux puces estival du Vieux-Port.Un studio de télévision aménagé sur le site servira aux enregistrements, du lundi au vendredi, de l'émission » Midi Soleil » et, les lundis, mercredis et vendredis soirs, du talk-show « Rendez-vous» de Gérard-Marie Boivin, deux émissions de Télé-Métropole.Officiellement, les FestivÉtés se tiendront du 7 juin au 3 septembre, mais déjà il y a de l'action au Vieux Port ! Jusqu'au 2 juin, le Cirque du Soleil y termine sa série de spectacles montréalais avant d'entreprendre une tournée a travers la province et en Ontario.Le Salon internation-nal de la Bande Dessinée de Montréal s'y déroule aussi présentement.L'accès au site est entièrement gratuit el il y aura animation de midi à minuit.Pour certaines activités, il faudra cependant débourser.Ainsi, il en coûtera entre 50 cents et SI,50 par manège.Le 21 juin, dans le cadre de la Journée Québon, 5 000 jeunes écoliers fêteront toutefois le début des vacances en profilant d'un laisser-passer à volonté, gracieuseté de Québon, pour tous les manèges.Le détail et les emplacements exacts des activités quotidiennes seront diffusés deux fois par jour, durant toute la période des FestivÉtés, sur les ondes de CKOI-MF.La CUM inquiète de la contamination du lac Saint-Louis par le BPC mm La découverte par Environ-™ nement Canada d'une forte concentration de polluants toxiques comme le biphényle poly-chloriné (BPC).l'arsenic, le FLORIAN BERNARD plomb, le nickel et le mercure dans le lac Saint-Louis, entre Beaconsfield et Dorval, Inquiète sérieusement la Commission permanente de l'Environnement de la Communauté urbaine de Montréal.Le président de la Commission, M.Maurice Vanier, a déclaré que ce rapport confirme la nécessité d'accélérer les études en cours en vue d'adopter des mesures qui corrigeront la situation à la source, c'est-à-dire au niveau même des industries polluantes.Environnement Canada a découvert que la présence de mercure et autres polluants lourds dans certaines parties du lac Saint-Louis dépassent de 50 à 100 p.cent les concentrations jugées dangereuses pour la santé.Ces concentrations sont jugées inacceptables par tous les intéressés, y compris les responsables de la CUM.Le président de la Commission de l'Environnement, M.Vanier, croit d'autre part que les règlements qui vont bientôt être imposés aux industries riveraines entraîneront des coûts très élevés et, d'une certaine manière, risqueront même de menacer la survie de certains établissements.Mais il a ajouté que la CUM n'a plus le choix.La santé publique, a-t-il déclaré a LA PRESSE, doit primer sur les intérêts économiques.M.Vanier estime que le gouvernement du Québec devrait songer à établir dans les plus brefs délais un programme de « primes ù la dépollution » en faveur des industries qui seront appelées à investir massivement dans l'assainissement des eaux publiques.Ces primes pourraient être accordées au moyen de crédits d'impôt ou de rabattements fiscaux.« Le Québec, a dit M.Vanier, entre dans un nouvel âge, celui du rétablissement d'eaux saines el d'air pur.Il va falloir que les gouvernements collaborent avec l'industrie dans la réalisation de programmes majeurs, surtout dans la région de Montréal ».Autre son de cloche Riverain du Lac Saint-Louis, le maire Guy Descary de Lachine a émis un commentaire quelque peu différent.Il a expliqué qu'une psychose du BPC est en train de se développer alors que, scientifiquement, il n'est pas encore prouvé que cette substance soit cancérigène ou nocive à la santé.M.Descary, pharmacien de profession, a ajouté que le BPC est une substance lourde qui se dépose sur le fond aquatique et qui, contrairement à d'autres polluants, n'est pas entraînée ailleurs.Il a déclaré que le BPC existe depuis une centaine d'années et qu'il n'a jamais été relié à des catastrophes écologiques.« Il ne faut pas, a-l-il conclu, faire peur au monde inutilement ».Du coté d'IIydro-Québec, la « psychose » du BPC va entraîner des conséquences financières sérieuses.Mise au ban par une bonne partie de la population à cause de la présence de BPC dans ses transformateurs et des fuites qui ont été constatées, la société d'État estime qu'il pourrait lui en coûter jusqu'à $100 millions pour modifier ses équipements.Ce sont des sommes astronomiques qui pourraient avoir des conséquences directes sur les futures tarifications d'électieilé.ve Cyr, 17 ans, du Collège Français, refuse de croire à l'échec : « Jamais je n'ai vu le projet comme du travail.Déjà, j'ai commencé à vendre des bouts de berges.» Blanchette lui, se dit assuré que les changements de personnel du bureau de Montréal insuffleront une nouvelle dose de dynamisme au projet dans la région métropolitaine, même si les régions se sonl montrées beaucoup plus enthousiastes jusqu'à maintenant.Les dirigeants n'ont toutefois .pas hésité à avouer que le travail de sensibilisation a commencé tard, que le projet a été mal vendu, mal compris, qu'il y avait quelques tensions internes qui se sont soldées par des congédiements mais ils ne désespèrent toujours pas : « De nombreux organismes comme Hydro-Québec et les Caisses Pop nous ont renouvelé leur appui », a insisté Blanchelte.PROCES DU POLICIER BROWN Un témoin a entendu un coup de feu MB SAINT-JEROME \u2014 Pour la première fois, hier, un témoin a affirmé avoir entendu un coup de feu.l'après-midi du 14 octobre 1981, dans le bois de Saint-Eustache où la femme du policier Robert Brown a été tuée d'une balle dans la tête.ANDRÉ CÉDILOT Gaston Paquette, paysagiste, 39 ans, réparait un tracteur qui se trouvait sur un terrain de golf situé près des lieux du drame lorsque la détonation a retenti.Il a vite ramassé ses outils et pris la poudre d'escampette à bord de sa cami-onette de couleur bleue.Contre-interrogé par le procureur de l'accusé.Me Richard Masson, le témoin a précisé au jury présidé par le juge Jean-Guy Boilard, des Assises, qu'il avait pris peur, parce qu'une balle perdue avait abîmé sa camionnette, quelques jours plus tôt.Il s'est aussi souvenu avoir entendu un autre coup de feu, à son arrivée au terrain de golf, la journée du drame.Interpellé Ce jour-là, Paquette a été interpellé par un officier de la police de Saint-Eustache.La raison : son camion répondait à la description qu'avait donnée l'accusé Robert Brown d'un véhicule qu'il disait avoir vu sur l'autoroute (MO, peu après que sa femme eut été abattue.Après les vérifications d'usage, le sergent Georges Balma-nian.qui connaît Paquette, lui aurait emprunté son camion pour effectuer des recherches dans les bois a voisinants.Le paysagiste, qui répondait d'une voix éteinte, a fait rire tout le monde à plusieurs reprises, hier, au cours de son témoignage.Plan détaillé Tout le reste de la journée d'hier a été consacrée à la production d'un plan détaillé et de nombreuses photographies du boisé où s'est déroulé le drame, à l'arrière de l'usine de la General Motors, à Saint-Eustache.Selon l'agent Gaétan Gauthier, de la Sûreté du Québec, quelques-uns des clichés ont été pris au début du mois.Le procureur de la Couronne, Me Claude Haccoun, a aussi dé posé plusieurs pièces à conviction, dont une carabine de calibre .32 et deux cartouches qui ont été découvertes dans l'herbe longue, le M octobre 84.Projectiles Deux petites boites contenant des projectiles semblables, affirme le spécialiste de la SQ, ont aussi été trouvées dans un pla card du poste de police de Deux Montagnes.L'une des boites avait trois balles en moins.L'avocat de la poursuite a même exhibé une partie d'un tronc d'arbre partiellement écorché qui se trouvait à une trentaine de mètres de la victi me.L'agent Gauthier, qui a té moigné pendant plus de quatre heures, sera à nouveau appelé à la barre aujourd'hui.',4 A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 28 MAI 1985 Le PLQ pense recueillir 60% des votes M Selon les indications du vote anticipé dans les comtés de Ber-™ trand.Bmirgct.l'Assomption et Trois-Rivièrcs.le Parti libéral est de plus en plus confiant remporter ces quatre élections partielles.Si celte tendance se confirme le :i juin, lo PLQ devrait obtenir aux environs de KO p.cent des voix exprimées.C'est du moins l'analyse faite par l'organisateur en chef de ce parti.Pierre Btbeau.Deux comtes ont retenu principalement son attention, soit ceux de Bertrand et l'Assomption.Dans la première circonscription, le chef du PLQ.Robert Boit-rassa.tente de reconquérir un siège à l'Assemblée nationale.Il affronte la ministre déléguée à la Condition feminine.Franchie Lalonde.Dans la journée de dimanche.(if>l personnes se sont prévalues de leur droit de vote dans ce comte de la Rive-Sud.De ce nombre.ION n'avaient pas été «pointes» par l'organisation mise sur pied par M.Bibeau.Les résultats de cette premiere journée du vote anticipé confirment ce que nous avons perçu sur le terrain.On a obtenu assez facilement notre 60 p.cent dans Bertrand, seulement auprès des électeurs identifiés.C'est à peu près la même situation dans le comte de l'Assomption avec la participation d'un peu plus de :i0() électeurs ».précise M.Bibeau.Asselin devance le PQ.Dans ce comté du nord-est de l'ile de Montreal, le candidat libéral est aussi en avance, selon le PLQ.Ce qui surprend le plus, ajoute M.Bibeau.c'est qu'on perçoit que le chef du Parti conservateur du Quebec.André Asselin.devance légèrement le candidal du Parti québécois.Denis Taillon.Ce n'est pas tellement la force de M.Asselin qui joue, selon lui.mais la faiblesse du candidal péquiste.À la permanence du PQ.le directeur de* communications.Jacques Despins, souligne qu'il n'a pas été informé du déroulement ni de l'ampleur de ce scrutin préliminaire.Quant au nouveau directeur des relations entre le gouvernement et les instances du PQ.Andre Bellerose.responsable du comité electoral national pour ces élections partielles, il n'a pu être rejoint.Le principal adversaire pour tous les partis politiques, lors de ces élections complémentaires, c'est l'apathie des électeurs le jour du scrutin.I'll phenionene qui se répète chaque fois.La ¦machine à faire sortir le vole», qui a l'ait ses preuves poulie PLQ lors des victoires dans 22 élections complémentaires précédentes, sera à nouveau mise à l'épreuve le jour de la Saint-Kévin.L'Italie du Québec Le porte-parole du Parti québécois dans le comte de Vaudreull-Soulange.î'ex-député conservateur Marcel Bourbonnais, s'en prend à l'infiltration communiste au Quebec.Dans une chronique publiée dans l'hebdomadaire L'Écho, les prises de position du porte-parole du PQ rapellent étrangement la chasse aux communistes qui était un cheval de bataille pour les unionistes et leur c/ieti/'du temps.Maurice Duplessis.À la suite d'un séjour dans celte magnifique Italie.M.Bourbon nais y a perçu un climat politique qui ressemble à celui qui prévaut au Québec.Des gens «qui reçoivent des pensions, du bien-être social, qui vivent et mangent bien, mais tous chialent contre le gouvernement ¦-.Mais, au moins, les communistes s'y affichent, ce qui n'est pas le cas ici.selon M Bourbonnais.Voici des extraits de la prose de ce monsieur qui aspire peut-être, un jour, être candidat pour le PQ: ««.Dans ce coin-là.les communistes sont connus et .s'affichent publiquement.Ici au Québec, ils sont encore au stade de l'infiltration.Trop lâches pour affirmer leurs convictions ouvertement, ils s'intègrent aux syndicats ouvriers, les manipulent par des grèves inutiles ou des revendications exorbitantes, créant ainsi un climat de mépris envers les employeurs et les gouvernements.« Et le Parti québécois qui nous dirige et qui a un préjugé favorable envers les syndicats devient une autre victime de ces chacals qui nous rongent ».écrit ce conseiller à l'exécutif du comte, lue prise de position qui est dénoncée par l'exprosident du PQ de cette circonscription.Sylvain Sauvé.Dire qu'on croyait que l'époque de la chasse aux sorcières était révolue au Québec.Si jamais M.Bourbonnais devenait l'adversaire du député libéral de ce comté.Daniel Johnson, celui-ci pourrait dormir sur ses deux oreilles.Mme Lalonde invite Lévesque dans son comté avant lundi am Candidate dans Bertrand et ™ ministre de la Condition féminine.Mme Franchie Lalonde a invité hier soir le premier minis-tr* René Lévesque à lui rendre v|site dans son comté avant l'élection partielle de lundi prochain.PIERRE VENNAT -En attendant.Mme Lalonde revoit «a la tonne» la visite de ses collègues du conseil des ministres pour l'épauler dans sa lutte contre son adversaire, le chef libéral.M.Robert Bourassa.dont elle a critiqué hier soir le méga-projet d'aménagement de la Baie-James, phase deux.Pour l'ancienne vice-présidente de la CSN.l'ex-premier ministre aura besoin, pour redonner confiance et emplois aux Québécois, de plus que d'un méga- projet, d'ailleurs susceptible de pro voquer davantage de problèmes qu'il n'en résoudra, dit-elle, citant un rapport de la firme Prudential-Bâche.Selon elle, il n'existe pas de formule magique contre le chômage.Seule la concertation de tous les intervenants, qui devront ensemble chercher comment « sauver, créer de nouveaux emplois si possible et partager le travail disponible ».permettra d'enrayer quelque peu le chômage.Pour elle, toutefois, le plein emploi demeure la raison de son engagement en politique, beaucoup plus que la condition féminine puisque, dit-elle, avant l'appel de René Lévesque pour qu'elle se lance en politique, eile ne s'était jamais, dans le milieu syndical ou dans l'enseignement, perçue ou décrite comme une porte-parole des femmes.Bien que préconisant un nouveau style de politique.Mme Lalonde est lancée dans une campagne d'un style on ne peut plus traditionnel.Ainsi, hier, son collègue Marcel Léger, du Tourisme, est venu dans le comté pour distribuer deux petites subventions de $1500 chacune: à une fanfare de la marine et à un club de l'âge d'or.Interrogée là-dessus en conférence de presse.Mme Lalonde a déclaré que «M.Léger aime cela».Plus tôt.le ministre de l'Enseignement supérieur.M.Yves Bé-rubé.était passé pour serrer des mains avec elle.Aujourd'hui, ce sera au tour des ministres Guy Tardif et Henri Lemay de lui prêter main forte.La semaine dernière, son collègue Jean-Guy Rodrigue avait annoncé une subvention de S30 millions pour Pétromont et M.Lemay.de $1,2.5 million pour la rue Principale de Sainl-Amable.Mme Lalonde.quant à elle, n'y voit rien d'anormal.Après tout, dit-elle, son adversaire.M.Bourassa.est encore plus qu'elle un «politicien traditionnel».Et elle a ajouté: «Si je ne m'étais pas occupée d'essayer le plus possible de régler des dossiers pour le comté, vous m'auriez sans doute accusée de délaisser les questions locales.> D'ailleurs, souligne-t-elle, en temps normal un député obtient encore plus pour son comté, comme ce fut le cas, par exemple, pour l'ex-ministre Denis Lazure, sans qu'on le remarque.En attendant, elle essaiera maintenant d'obtenir une nouvelle école secondaire pour le comté mais elle se refuse \u2014 «en tant que député» \u2014 à trancher entre Sainte-Julie et Varennes qui, toutes deux, la réclament.Bertrand: Francine Lalonde devra serrer encore beaucoup de mains.mm Francine Lalonde serre tel-™ lenient de mains dans la campagne électorale en vue des élections du 3 juin qu'elle est en train de développer de la corne sur l'index de sa main droite.MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne_ Si on en croit les sondages, il faudra à la candidate du PQ et ministre déléguée à la Condition féminine, en donner des poignées de mains pour convaincre les électeurs de Bertrand de l'élire comme député plutôt que de voter pour le chef du Parti libéral du Québec, Robert Bourassa, dont l'arrivée à l'Assemblée nationale est attendue depuis un an et demi.Au départ.Mme Lalonde avoue avoir hésité avant de relever le défi d'affronter le leader du PLQ.« Mais, j'étais fatiguée de la morosité de tellement de monde par rapport à la politique.Je me suis dit que cela suffisait et j'ai décidé de me lancer en politique, avec un petit -p» et un grand «p.» Or c'est justement dans Bertrand qu'on revit cette petite politique qu'on connaissait à une autre époque où les élections «s'achetaient» par des constructions de chemin.L'usine pétrochimique Pétro-monl a été sauvée grâce à une subvention provinciale de $30 millions: au cours de la même semaine, on a aussi appris que la municipalité de Saint-Amable pourra procéder à la réfection de sa rue principale grâce à une subvention de $1.25 million.Bourassa impassible Devant le défilé de ministres dans cette circonscription qui compte une centaine d'industries Francine Lalonde manufacturières et où le revenu par habitant est le plus élevé des quatre comtes en élection complémentaire.M.Bourassa reste impassible, confiant de pouvoir l'emporter.Il est habitué d'être en campagne puisqu'il n'a pas arrêté depuis qu'il a décidé de reconquérir la direction du PLQ.il y a plus de deux ans.On le voit partout.On n'a jamais vu un homme politique si disponible.11 ne s'arrêtera que le jour ou il aura atteint son objectif ultime: la prise du pouvoir aux élections générales.« Pour l'instant, indique-t-il.mon avance est respectable.Mais, vous savez en politique, il ne faut jamais tenir la victoire pour acquise.» Pour garder un rythme de campagne soutenu et prêter main forte à ses trois autres candidats.M.Bourassa s'impose une discipline qui l'amène.Robert Bourassa chaque après-midi, à la piscine où il relaxe en faisant une heure de natation « 11 faut que lu sois en forme.Je suis parfois fatigué, mais je ne suis jamais surmené ».dit-il.S'il doit paraitre en public en soirée, il ajoute une autre heure de natation, ce qui lui permet de pouvoir lire en fin de soiree des documents sur l'actualité.Campagne propre Centrée sur les thèmes locaux et nationaux, la campagne «propre» dans Bertrand convient par-faitemet au style des deux candidats.Gentleman.M.Bourassa refuse de s'attaquer à la personne de Mme Lalonde.comme il se garde de commenter les difficultés de leadership du premier ministre Lévesque.Quant à Mme Lalonde.on se l'imagine mal se livrer à des attaques personnel- les, elle qui n'est pas encore rom-^, pue aux «subtilités» de la vie po-£ litique.Mais la candidate du Parti québécois en a vu d'autres.Elle.,,, «adore» littéralement la politi-'' que.Autant, en fait, que le monde.syndical qu'elle a dù quitter., quand «une lutte de pouvoir a-éclaté à la CSN de 1977 à 1982», -provoquée par «les marxistes» de la centrale qui tentaient d'en\" prendre le contrôle et qui ont « gâché bien des choses».N'eût été de la violente et «très .pénible » campagne menée contre ; elle après qu'elle eut déclaré que \u2022 les travailleurs s'intéressaient à la productivité, jamais Francine , Lalonde n'aurait quitté le milieu ; syndical.« J'ai été surprise de la ' violence de la réaction (de ses,, détracteurs).Surtout qu'on ne m'a pas parlé avant de me faire.Waster par le journal de la CSN,' tiré à 30 000 exemplaires.» Depuis qu'elle a goûté à la poli-tique, Mme Lalonde a décidé qu'elle ne lâcherait plus et qu'elle r poursuivrait une carrière publi-\" que.On lui reconnaît des qualités d'intelligence, de sensibilité, une ' certaine candeur rafraîchissante 1 et beaucoup de détermination.; Même si elle ne l'avoue pas.son seul handicap semble être la ' formation politique à laquelle elle \" appartient, le Parti québécois.' qui connaît depuis des mois un creux de vague dont elle ne sem-\"*-ble pas prête de sortir.! Comme Robert Bourassa et! S Francine Lalonde, cinq autres; J candidats voudraient représenter ; les quelque 33 000 électeurs de' \u2022 Bertrand: Paul Rochon (Parti! '.républicain).Joseph Ranger; ; (Crédit social uni).Joseph Ar-; \u2022 thur Laurent Alie (indépendant).! ! Carole Caron et Patricia Métivier; '.(sans désignation).L'Assomption : le candidat du PQ croit pouvoir sauter des rues.mm En dépit des sondages et de la tradition des élections partielles depuis 1!I70.le candidat du Parti québécois dans l'Assomption est convaincu qu'il sera le premier péquiste à remporter la victoire en cours de mandat pour le parti au pouvoir.MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne_ « La raison est bien simple, lance-t-il en boutade, chaque fois que mon adversaire libéral fait du porte il porte, il perd des votes et j'en gagne.Alors, j'espère qu'il va continuer à en faire jusqu'au 3 juin.Même que je m'organise pour ne pas faire les mêmes rues que lui puisque je n'aurai plus besoin de convaincre les électeurs de voter pour moi, une fois qu'ils ont rencontré M.Gervais.» Denis Taillon.candidat du PQ.trace ainsi le portrait de son adversaire libéral.Jean-Guy Gervais, qui veut lui aussi succéder à Jacques Parizeau dans cette circonscription semi-agricole, dont 77 p.cent des habitants travaillent à Montréal.S'il est un sujet d'intérêt dans l'Assomption, au-delà des enjeux locaux, c'est bien la personnalité du candidat libéral qu'aliment les rumeurs de querelles internes que se livreraient en sourdine des clans adverses, mécontents de M.Gervais.Phénomène plutôt singulier, rares sont les libéraux qui prendront la peine, dans des conversations privées, de tenter de défendre le candidat du PLQ clans ce comté.«Ce n'est pas une lumière», a-ton entendu dire d'un libéral influent.Pas Jacques Parizeau A ces quolibets venus de partout, le candidat du PLQ répond: «Ceux et celles qui affirment ces choses ne m'ont en général jamais adressé la parole.» Conscient qu'il ne peut souffrir la comparaison avec son prestigieux prédécesseur, il ajoute que ces médisances ne le mettent pas à la gène.« Je ne répondrai pas à ces attaques.C'est une erreur de me comparer avec Jacques Parizeau parce que ce que les citoyens veulent, c'est un député, après une si longue absence.» D'ailleurs, il accuse ses adversaires péquistes de «vouloir se payer une partielle à coups de millions», faisant allusion à l'annonce d'un programme accéléré de dépollution de la rivière l'Assomption, la semaine dernière, par le ministre de l'Environnement, Adrien Ouellet, et à d'autres subventions du même genre.Outre ce grave problème environnemental, les électeurs de ce comté entendent également parler de l'implantation d'un CLSC et de la construction d'une école secondaire.Chacun répète évidemment le programme électoral du parti, en le parant de promesses électorales.Et André Asselin?S'ils sont aux antipodes quand vient le temps de parler politique, MM.Gervais et Taillon s'entendent sur une chose: le chef du Parti conservateur du Québec, André Asselin, également candi- dat contre eux, ne vaut pas la peine qu'on s'y attarde.«On en parle très peu.C'est un inconnu pour les gens du comté», dit M.Gervais.Après avoir signalé les défaites électorales successives du candidat du PCQ.M.Taillon conclut : « Comme vous le voyez, il est habitué de perdre et je puis vous assurer qu'il ne sera pas déçu le 3 juin.» Pour M.Asselin.qui rêve de fusionner son parti avec ce qui reste de l'Union nationale de Jean-Marc Béliveau, il s'agit de tenter d'obtenir le plus de voix pour s'imposer comme chef d'une éventuelle formation politique de droite, regroupant toutes les forces conservatrices du Québec, mais sans l'aval du conservateur par excellence, le premier ministre Mulroney.Pour y arriver, il dépensera probablement le maximum autorise par la loi.autour de $50 000.Au début de la campagne, les conservateurs visaient la deuxième place avec 25 p.cent des voix.Maintenant, M.Asselin croit à la victoire parce qu'il ne peut pas « s'imaginer que les électeurs qui ne veulent plus du PQ aillent se ; jeter dans les bras des libéraux de Robert Bourassa ».A sa cinquième campagne élec- ¦ torale.il affirme n'avoir jamais I été aussi bien accueilli.«Au dé- ' but.je devais me présenter aux gens: maintenant, on m'interpelle sur la rue ».dit-il.Outre le PLQ, le PQ et le PCQ.: les 18 000 électeurs de l'Assomption auront le choix de voter pour deux autres candidats: Jacques Lambert (Parti républicain) et ¦ Jean-Paul Poulin (Crédit social uni).SUR NOTRE TARIF QUOTIDIEN COURANT Réservé aux 100 premiers clients Louez'une Citation 4 portes 1985: vous obtiendrez un rabais de 50% sur notre tarit quotidien courant et un rabais allant jusqu'à 50% sur vos repas dans certains des meilleurs restaurants de Montréal.'[ \u2022 Cette oltre est valide du 21 mal au 20 juin 1985 aux comptoirs participants de la région de Montréal \u2022 Il est nécessaire de réserver au moins 24 heures à l'avance \u2022 Essence, taxes, assurances et Irais divers en sus CONSULTEZ L'ANNUAIRE TÉLÉPHONIQUE DE MONTRÉAL POUR L'ADRESSE DU COMPTOIR BUDGET LE PLUS PRÈS DE CHEZ VOUS. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 28 MAI 1985 \u2022 A 5 PROLONGEMENT DU MÉTRO DE LA CTCUM Le PLQ n'est pas convaincu de la rentabilité du projet ma Le Parti libéral du Québec \u2014 est d'avis que le métro de Montréal « semble avoir atteint les limites au-delà desquelles son efficacité devient douteuse et sa rentabilité nulle ».PIERRE VENNAT_ Sans partir en guerre contre ce moyen de transport «indispensable dans une grande ville comme Montréal*, estime son chef, Robert Bourassa, le PLQ est d'avis que-la courbe démographique du Québec et de Montréal ne laissant prévoir, au mieux, qu'une faible croissance de la population, la prudence s'impose désormais dans la mise en place d'infrastructures coûteuses pour le transport en commun.Rendant public hier un «document de réflexion préliminaire» sur la question, préparé par une sous-commission présidée par Jean Desrochers et le porte-parole du parti sur les transports à l'Assemblée natinale, John Clac-cia.député de Mont-Royal, le PLQ énumore certains moyens qui, selon lui.seraient «moins coûteux et probablement plus ef- ficaces» pour desservir les centres urbains.Parmi ceux-ci, on retrouve: ¦ l'aménagement de chaussées spéciales pour les autobus, assurant à ceux-ci une efficacité égale à celle d'un métro; ¦ la création sur la chaussée commune, de voies réservées\" aux autobus; ¦ l'utilisation d'autobus articulés, doublant la capacité des autobus conventionnels sur certains circuits achalandés; ¦ le développement du taxi collectif a tarif réduit, etc.Une question de financement Les libéraux reprochent au gouvernement Lévesque d'engloutir dans les équipements sophistiqués des sommes de plus en plus impressionnantes, par exemple dans le prolongement du métro montréalais, et de ne faire à peu prés rien par ailleurs pour répandre l'application des autres techniques.« Le même gouvernement qui éponge en totalité les coûts d'investissements de nouvelles structures ferroviaires limite a 75 p.cent sa contribution à l'achat d'autobus, pourtant bien plus nécessaires et utiles dans la plupart des cas.Les municipalités, responsables en dernier ressort de leurs transports locaux, sont ainsi mises devant des choix qui n'ont rien de rationnel.« Elles se voient offrir en cadeau un équipement rutilant sans rapport avec leurs besoins réels, mais dont elles devront assumer l'exploitation.Aux solutions simples, efficaces, souples et peu coûteuses, l'État préfère les investissements massifs qui compromettent l'avenir.» Coûts astronomiques ifCs libéraux déplorent que la facture du transport «collectif se soit accrue de façon considérable au cours de la dernière décennie.C'est ainsi que dans la région de Montréal, par exemple, le coût du transport en commun pour les usagers, le gouvernement et les municipalités a grimpé, de 1!)7.'> a 1982.de Sls:i à s(i50 millions.Les subventions gouvernementales, quant à elles, ont grimpé de $71 milions, en l'J77, ù S23(i millions en ltmi.Le document libéral fait enfin remarquer que la contribution directe des usagers, par voie de tarification, est l'une des plus basses en Amérique du Nord: de 1975 à 1982, elle a chuté de 55 à 31 p.cent, pour remonter à 40 p.cent récemment.Les libéraux sont-ils d'avis que cette participation de l'usager doit augmenter?Là-dessus, M.Ciaccia est éva-sif, se contentant de dire «pas nécessairement*, ce qui, admet-il, peut vouloir dire «peut-être».Il a également déclaré qu'il ne niait pas les prétentions de la CUM qui prétend que cette contribution devrait être portée à 50 p.cent.Le «document de réflexion préliminaire», comme l'a qualifié M.Bourassa, ne traite pas que de transport en commun mais aborde toute la problématique du transport, depuis le camionnage en passant par la sécurité routière et lu création d'une «patrouille spéciale de la route», jusqu'à la privatisation de Québecair, «dès que la chose sera possible\" et sa fusion souhaitable avec Nordair, photo Pierre Côté, LA PRESSE Une trentaine de représentants des médias attendaient le premier ministre René Lévesque à son retour de France, hier à Mirabel.Seul le ministre des Finances est venu à leur rencontre, M.Lévesque ayant précédé M.Duhaime dans sa limousine.Attendez Lévesque, voyez Duhaime.¦ I De retour de Paris, hier ¦™ après-midi, le premier ministre René Lévesque a l'ait faux bond à la trentaine de journalistes qui l'attendaient à Mirabel.L'illustre voyageur a disparu dans sa limousine par une porte arrière de l'aérogare alors que les représentants de la presse l'attendaient dans la salle des arrivées.À sa place, au bout d'une demi-heure d'attente, est apparu le ministre des Finances, Yves Duhaime.Mais celui-ci n'a pu se substituer au premier ministre dans les réponses que la presse cherchait: M.Lévesque participera-t-il ù la campagne en vue des quatre élections partielles de lundi prochain?\u2014 C'est ù lui qu'il faut poser la question, a répondu M.Duhaime.Aurait-il conseillé au premier ministre de ne pas trop se montrer?\u2014 Absolument pas.nie M.Duhaime qui ajoute qu'il n'a pas l'habitude d'indiquer au premier ministre ce qu'il doit et ce qu'il ne doit pas faire.M.Lévesque projette-t-il encore une bonne image pour le Parti québécois?Absolument oui, soutient son ministre des Finances.L'entrevue fut de courte durée et, à son tour, M.Duhaime était accueilli par ses proches et s'engouffrait lui aussi dans une limousine.LES LIBÉRAUX PARTICIPERONT-ILS AU DÉBAT CONSTITUTIONNEL?Québec veut faire adopter une trentaine de lois avant le 21 juin mm QUÉBEC \u2014 Le gouverne-\"™ ment compte faire adopter près d'une trentaine de projets de loi d'ici ù l'ajournement d'été qui aura lieu au plus tard le 21 juin.RUDY LE COURS de la Presse Canadienne_ Parmi les plus importants, no-Ions le projet de loi 37 sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic, dont l'élude du principe (2e lecture) commence aujourd'hui.Même si l'opposition libérale réclame l'abolition pure et simple du droit de grève dans les hôpitaux, il sera intéressant dé connaître sa position sur un projet de loi qui réduit le droit de grève ù un exercice symbolique.Patate chaude Ce délicat dossier constitue en effet une véritable «patate chaude» que les libéraux aimeraient mieux laisser dans les mains du gouvernement plutôt que de devoir affronter les syndicats s'ils formaient le prochain gouvernement.C'est à la réunion du caucus des députés de son parti, ce midi, que le whip libéral, Michel Page, fera sa recommandation en tant que critique des questions de travail de l'opposition officielle.Autre projet de loi à surveiller, le numéro 53 sur le bâtiment pour lequel on organisera des consultations particulières du 4 au 6 juin.il Il ne faut pas oublier non plus la réforme du code civil, la loi modifiant la loi sur la protection du territoire agricole, trois projets de loi omnibus (général, justice, transports), les projets de loi abolissant les SODEQ et créant les SPEQ.la réforme de la CUM, ces deux dernières découlant du budget du ministre des Finances, Yves Duhaime.À noter cependant qu'aucun projet de loi n'a été déposé pour permettre la vente d'actions privilégiées d'Hydro-Québec jusqu'à concurrence de 10 p.cent, comme cela était aussi mentionné dans le dernier budget.Cinq jours-semaine En vertu du règlement de l'Assemblée nationale, les députés siègent cinq jours par semaine à compter du 1er juin et jusqu'à l'ajournement.Ils ont déjà convenu de commencer la session intensive seulement le mardi 4 juin, à cause des quatre élections complémentaires de lundi prochain.Les quatre nouveaux députés pourront siéger à compter du lundi suivant, le 10 juin.Par ailleurs, le gouvernement a proposé à l'opposition un débat d'une dizaine d'heures sur le projet d'accord constitutionnel qui pourrait se dérouler toute une journée durant.Au bureau du leader du gouvernement, Marc-André Bédard.on précise que tous les députés qui le souhaitent pourraient intervenir a l'intérieur de cette limite d'une journée.Il est toutefois hors de question que le gouvernement accepte que ses propositions soient amendées.Temps perdu Autant chez les députés libéraux que chez les députés indépendants, on considère la proposition Bédard un peu comme du «temps perdu» puisque le débat ne déboucherait Sur aucun vote.Comme le gouvernement a jugé bon de présenter ses propositions à Ottawa sans en saisir d'abord l'Assemblée nationale, on comprend mal le but de cet exercice.L'opposition libérale devrait faire connaître sa réponse aujourd'hui.Le whip.M.Page, recommandera de ne pas participer à un,tel débat.Pauvres vieux, pauvres bêtes ! KjB Vous savez sans doute que les gens fortunés, comme d'ail-leurs les grandes entreprises, ont à leur service des fiscalistes chargés de trouver, dans la loi sur l'impôt, les failles par lesquelles ils et elles \u2014 ces gens fortunés et ces grandes entreprises \u2014 pourront échapper aux rigueurs du fisc.' Les fiscalistes décortiquent actuellement le budget Wilson, repassant vingt fois chaque paragraphe et examinant à la loupe chaque virgule de la nouvelle loi.Au bout du compte, ce sont des millions qu'ils feront économiser ù leurs clients.S'il n'y a rien de malhonnête à exploiter les faiblesses de la loi, il est par contre injuste que les fiscalistes soient toujours au service du même: le grand et le riche.C'est pour corriger cette injustice que je me suis penché sur le budget Wilson, avec, en tète, de trouver des passes pour aider le petit et le pauvre, la veuve et l'orphelin.Supposons le pire.Faisons le poitrail du contribuable le plus durement touché par le budget Wilson.- il a deux enfants qui bouffent des tonnes de bonbons et boivent des gallons de liqueur; - sa femme se maquille et elle est «sur les pilules» : - il conduit un Buick Century 77.V-8: - il fume un paquet et demi de Players par jour; - il a deux chats; - il prend un petit coup de «fort» de temps en temps; - il héberge et nourrit sa vieille mère qui lui remet sa pension de vieillesse.Voilà le type de citoyen qui, au cours des quatre prochaines années, contribuera le plus a la réduction du déficit du Canada.Félicitations mon vieux!.Mais supposons, maintenant, que ce ne soit pas son genre, à ce citoyen-là, de faire du zèle, supposons que ce soit un citoyen moyen, je veux dire un citoyen qui n'en a rien foutre du déficit du Canada.Une seule issue alors: m'appeler.- Vous êtes bien M.Foglia, le fiscaliste de la veuve el de l'orphelin ?Des lors, vous êtes sauvé! Moyennant une légère rétribution, je vous sortirai des griffes de l'État en moins de temps qu'il n'en faut à un inspecteur de l'impôt pour vous voler votre chemise sur le dos.Mais attention! Je ne suis pas un faiseur de miracles.Dans l'exemple cité plus haut, il est possible de contourner la loi sur presque tous les points, sauf sur le dernier.Pour la vieille mère que vous gardez chez vous, il n'y a rien à faire.Pas de passe possible: il faut couper.Le budget Wilson a été très dur avec les vieux.Au point où c'est devenu vraiment un luxe d'en garder un chez soi.Déjà que c'était encombrant, que ça tousse, que va se plaint, et que c'est pas toujours très propre, voilà maintenant que ça va coûter des sous pour les nourrir, puisque leurs pensions ne seront plus indexées au coût de la vie.Remarquez qu'il y aurait peut-être une façon de garder quand même la vieille chez vous: ce serait de couper ailleurs, par exemple dans la liqueur et les sucreries des petits.Mais je vous conseille de leur en parler avant.Vous leur posez le problème, carrément: «On garde Mémère et vous buvez moins de Pepsi, et vous bouffez moins de bonbons.ou bien on la met dans un foyer et on ne change rien à votre ordinaire.» D'habitude, ils choisissent la liqueur, mais ça dépend aussi de la grand-mère.Il en est de très chouettes qui se laissent tirer les poils des oreilles par leurs petits enfants, il en est aussi de bonne compagnie qui rendent des grands services jusqu'au dernier moment.Bref, faites vos bien vos calculs avant.Soit dit en passant, les vieux qui n'ont que leur pension pour vivre et qui vivent seuls, vont faire aussi leur part pour réduire le déficit du Canada.Qu'on aime ou non l'idée de M.Wilson de mettre fin à l'indexation automatique de leur pension, reste qu'il n'y a pas de défense possible contre ce coup-là.Aussi imparable qu'une claque à un paraplégique.À moins que.j'ai beaucoup travaillé sur ce point, et finalement, pour les vieux bien décidés à baiser la loi, il y a peut-être un moyen, mais un seul: se laisser mourir de faim.Mais le pire ce n'est pas les vieux.Après tout, ce déficit-là, ils en sont un peu les pères.Le pire ce n'est pas non plus la taxe sur les cigarettes, sur l'alcool, les liqueurs.il est presque normal qu'on paie de plus en plus cher pour nos vices.Ce sont des taxes presque thérapeutiques.Encore que là aussi, ce sont les moins bien nantis qui trinquent le plus.Je veux dire ceux qui, pour toutes sortes de raisons, culturelles et économiques, n'ont pas d'autre fun que leurs cigarettes et leur bouse.On peut les taxer tant qu'on voudra, ils seront les derniers à décrocher.Ils vont se priver de bouffer avant de se priver de fumer.Ce n'est pas un hasard si c'est dans les pays où on bouffe le moins, qu'on fume aussi le plus.Le pire n'est pas non plus la taxe sur l'essence.Encore qu'on devrait distinguer entre ceux qui ont besoin d'un véhicule moteur pour travailler, et ceux qui pourraient prendre le métro, ou marcher ou pédaler.Le pire, je vais vous le dire, c'est la nouvelle taxe sur les aliments pour animaux.Prenez mon cas: j'ai quatre chats qui me coûtaient déjà une fortune en Dr Ballard's et en Tender Vittles.Mais là n'est même pas la question.La question est que j'ai avec mes chats une relation bien plus le l'un qu'avec la plupart des gens que je connais.Et cela parce que c'est une relation sans arrière-pensée.Tout sera fucké du moment où je vais considérer que ces pauvres petites bêtes-là contribuent à faire baisser le déficit du Canada.Ça fait que depuis hier, j'ai changé leur menu.Plus d'aliments pour animaux.Ils bouffent comme moi, des trucs pas de taxe.Comme du filet mignon, du poulet de grain, pis du foie de veau.Mais pour vrai, ce qui me fâche le plus dans cette taxe sur les aliments pour animaux, c'est qu'elle n'inclut pas les big macs ou les pâtés chinois de certaine cafétéria de ma connaissance.Pour vrai, ce qui me fâche le plus dans ce budget, c'est qu'on ait taxé à peu près tout, même les bonbons des enfants, alors qu'il aurait été si simple de remplir les coffres de l'État en taxant tout simplement la bêtise.Pour moi, par exemple, vous ne croyez pas que je rapporterais infiniment plus à l'État si on taxait ma connerie, plutôt que mes chats?Le NPD-Québec rompt ses ponts avec le Mouvement socialiste John Harney est le seul candidat, jusqu'ici, à la direction du NPD-Québec.¦Le Nouveau Parti démocratique du Québec ne veut plus rien savoir d'une coalition avec le Mouvement socialiste qui, nouveau-né sur la scène électorale québécoise, demeure toujours à l'incubateur en période critique.PIERRE VENNAT_ Le NPD se réunira donc seul à Québec, samedi prochain, pour choisir son leader sur la scène provinciale et mettre sur pied les rouages de son organisation.M.John Harney, qui dirigeait l'aile fédérale du NPD au Québec depuis quelques année», est le seul candidat connu au leadership.À la permanence du parti, on affirmait hier n'avoir pris con- naissance d'aucune autre candidature mais qu'il se pouvait que certains éléments du parti, qui préféreraient un autre candidat, réussissent à s'entendre avant le week-end.Le NPD, qui a lui-même décidé, il y a quelques semaines, de plonger dans l'arène provinciale, estime qu'il n'a rien à gagner dans le contexte actuel à s'allier avec un groupuscule qui a toutes les difficultés du monde à démarrer et qui, en plus de préconiser des mesures socialistes, demande à la population d'être indépendantiste.Le NPD avait invité le chef d'alors du MS, Marcel Pépin, à son congrès de la fin mars.Les deux mouvements ayant annoncé la mise sur pied d'un comité conjoint, chargé d'étudier les points de rapprochement entre les deux, des éléments, tant du côté de l'exécutif néo-démocrate que de celui du Mouvement socialiste, s'opposèrent à l'idée.L'exécutif du NPD a donc jugé qu'il était mauvais pour son image de laisser croire à une coalition possible avec le MS.Bien que M.Harney eut été invité au congrès du MS, à la mi-mai, son exécutif lui refusa la permission d'y aller.Toute possibilité de coalition est donc écartée.Le comité conjoint est dissous avant même d'avoir fonctionné et c'est seul, mais en meilleure posture que le MS, que le NPD-Q se choisira, samedi, à Québec, un leader qui doit le diriger dans sa tentative d'investir à son tour l'arène provinciale. ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS MICHEL ROY président du conseil d'administration éditeur adjoint A Q WÊBÊÊ^mB WÊÊ ^JWÊWÊËÊÊÊnmfmM ROGER D.LANDRY CLAUDE GRAVEl directeur de l'Inlo»motion LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 28 MAI J 985 président et éditeur _JtAN-GUY DUBUC éditor.oli.te en chef ; Mélange de bière et de limonade Ce qui se passe en Ontario est intéressant.Intéressant, certes; mais pas pour tout le monde.Certainement pas réjouissant pour le chef conservateur M.Frank Miller, dont le parti a été reporté au pouvoir aux élections générales du 2 mai, mais avec une majorité si maigre que le gouvernement issu de la consultation électorale est pratiquement sans mandat.Les conservateurs de M.Miller ont remporté 52 sièges, les libéraux de M.Peterson 48 et le NPD de M.Bob Rae 25.Dès que ces résultats ont été connus l'hypothèse de nouvelles élections dans un avenir prévisible est apparu plausible.Dans un an ou dans 18 mois?Habituellement, après une campagne électorale épuisante pour les personnes et ruineuse pour les trésoreries de partis, les concurrents s'entendent pour s'accorder le temps de respirer un peu.À défaut de s'en remettre immédiatement à un nouvel arbitrage des urnes, il faut tenter de planifier la vie parlementaire à court terme, de manière à éviter l'accident, c'est-à-dire la chute inopinée ou inopportune de ce qui tient lieu de gouvernement.Étant donné la composition de l'Assemblée issue des élections du 2 mai, la seule assurance contre un coup de vent susceptible d'emporter la fragile majorité de M.Miller est un accord entre les 52 conservateurs et les 25 députés NPD.Or, non seulement cet accord, qui aurait été provisoire sinon contre nature, n'a pu être réalisé, mais M.Rae s'entend avec M.Peterson, chef libéral, et s'apprête à signer une entente garantissant pour deux ans une sorte de paix armée entre les deux formations politiques, de manière qu'une majorité de circonstance, mais néanmoins réelle, puisse assurer la conduite des affaires de l'Ontario pendant ladite période de temps.Cet accord survenant une semaine avant l'ouverture de la session (le 4 juin), on a bien hâte de voir comment l'infortuné Miller va relever ce qui se présente comme un défi mortel.Comme un novice sur skis nautiques, il risque de sombrer au démarrage.Les raisons de I insuccès de celui qui a succédé à Bill Davis à la tète du parti conservateur ontarien ont été maintes fois analysées.Ouant à MM.Peterson et Rae, ils sont des hommes relativement nouveaux.M.Bob Rae, chef du NPD, qui conserve des airs de finissant de collège, détient une importante expérience parlementaire, n'est démuni ni de dons personnels ni d'instruction.Il faut être armé pour représenter une formation politique en butte à l'hostilité active et systématique de milieux d affaires très influents.Bay Street ne vote pas Rae.Il est vrai que durant la dernière campagne électorale M.Rae avait estimé plus prudent de parler d'environnement et de pluies acides que de nationalisations.Il s'agissait de ne pas effaroucher les âmes peu enclines à l'aventure.Il ne faut pas oublier qu il existe encore au Canada des yens que le système métrique empêche de dormir.À ceux-là n'allez surtout pas parler de changement! Toutefois, la nouvelle alliance des libéraux et du NPD pourrait valoir à l'Ontario un style de gouvernement plus interventionniste que les précédents.En échange de son appui, le NPD semble avoir obtenu des assurances décisives concernant des articles passablement novateurs de son programme.Seul un second tour de scrutin aurait pu dégayer une majorité sans équivoque.Le scrutin du 2 mai a été le scrutin du refus (refus des conservateurs).Mais il n'a pas conduit à un choix clair pour l'avenir.Reste à savoir comment l'Ontario va priser ce mélange de bière et de limonade qu'on lui concocte.L'intérêt est sans doute grand également à Ottawa, capitale à cheval sur l'Ontario et le Québec, deux provinces tournant au «rouge».Guy CORMIER Ni.Drapeau, maire et publfaiste Le maire de Montréal ne voyage pas beaucoup, on le sait.Comparativement à d'autres personnalités politiques, il est même plutôt casanier.On ne sait même pas ses lieux privilégiés de vacances ou de détente personnelle.C'est que quand Jean Drapeau voyage, il ne part jamais pour se reposer ou pour flâner, il s'éloigne pour rapporter quelque chose à Montréal.Il y a eu les voyages en Europe pour préparer le chemin au métro, à l'Exposition universelle et aux Jeux olympiques: aucun ne semble avoir été inutile.Cette fois, ce fut un voyage en Orient: il serait fort surprenant que M.Drapeau soit revenu les mains vides.Les Montréalais savent que leur maire est un expert vendeur, capable de séduire et de convaincre les esprits les plus fermés.Il a pratiqué cet art à l'étranger comme dans son pays.Il transporte avec lui une conviction qu'il transmet à tous ceux qui l'écoutent : Montréal est la ville d'Amérique où il se passera le plus de choses, à divers plans, dans les prochaines années, au moins tant qu'il en dirigera les destinées.Est-ce bon pour Montréal?Sûrement.Et même pour le Québec Les Jeux olympiques, par exemple, ont attiré l'attention du monde entier.Mais surtout, l'Exposition universelle a mis le Québec en contact avec le monde entier, ce qui est encore bien plus important.Ce fut une effervessence de découvertes pour une population plutôt isolée, aux infimes contacts avec des cultures étrangères, trop pauvre pour parcourir les continents et trop entourée d'Américains (ou de Canadiens anglais) pour connaître et imaginer le reste de la planète.Le maire Drapeau n'est pas réélu maire depuis 30 ans pour rien: il a donné à sa ville un panache qui plaît follement aux Montréalais.Ils se sentent fiers, aujourd'hui, de s'être rapprochés de Shanghai encore plus qu'au temps des petits Chinois de la Sainte Enfance, fiers de voir leur maire honoré à Tokyo ou à Séoul, fiers de le voir marcher le long de la grande muraille.Tellement fiers, en fait, qu'ils sont prêts à payer n'importe quel prix pour profiter de ces cadeaux aux notes fort élevées.Ce n'est pas avant 1992 que les Québécois auront fini de payer la dette de 1976, après s'être privés de beaucoup d'autres choses qu'ils n'auront pas encore connues à cause du poids de cette dette olympique.Cette fois, si le maire fait de nouvelles promesses, les Montréalais voudront peut-être s'assurer qu'ils auront les moyens de payer la note.Deviennent-ils plus conscients, plus pauvres ou plus réalistes?Ils sont attentifs, aujourd'hui, à ce qui leur en coûte pour vivra.M.Drapeau a connu ses plus grandes expériences administratives aux époques où des hommes d'affaires réalistes l'appuyaient dans son rêve et le soutenaient dans son administration.Il est même probable que le stade olympique n'aurait pas coûté un milliard de dollars si le maire avait pu profiter des avis d'un entourage spécialisé et compétent.Aujourd'hui, les Montréalais espèrent que leur maire saura convaincre des administrateurs de marque de l'accompagner dans la réalisation de ses rêves orientaux.JMn-Ouy DUBUC % : Ï .É (Tous droit» réiervéi) Marcel Adam ¦ M.Lévesque n'a pas tiré It leçon de l'échec de 1981 Que dire du projet d'accord constitutionnel rendu public par le gouvernement du Québec il y a onze jours?J'avoue que j'aurais préféré n'en rien dire et continuer à traiter par exemple de hockey et d'astrologie.Ce n'est pas que les problèmes constitutionnels ne m'intéressent plus, ni qu'il m'indiffère que le Québec régularise ou non sa situation en rapport avec la Loi constitutionnelle de 1982.Ma réticence à me replonger dans cette question tient à deux causes.1) J'ai l'impression qu'on en discute pour rien.Les Québécois ne se préoccupent pas actuellement de cette question: à l'instar des autres Canadiens ils n'ont du souci que pour la situation économique et leurs vacances.2) Comme le gouvernement québécois ira en élection avant que ne s'engagent les négociations et qu'il sera vraisemblablement éconduit, l'arrivée d'un nouvel interlocuteur mettant de l'avant un projet d'accord sensiblement différent, obligera à reprendre le débat sur des bases et dans un contexte très différents.Or, pourquoi discuter sur le fond d'un projet qui n'intéresse personne à ce moment-ci; 3ni.au surplus, ne peut subir e changements substantiels puisqu'il a déjà été soumis aux parties contractantes comme étant la position du Québec; qui, enfin, pourrait être remplacé dans quelques mois par une autre position du Québec, non moins «officielle» que la précédente quoique différente sur plusieurs points fondamentaux?Aussi m'intéresse-t-il moins, aujourd'hui, de traiter de la substance du projet que de la démarche du gouvernement, puisqu'il faut bien dire quelque chose d'une entreprise qui, fût-elle futile, n'est pas sans conséquence pour les intérêts du Québec.Le document intitulé «Projet d'accord constitutionnel» porte en sous-titre: «Propositions du Gouvernement du Québec».Il ne s'agit donc pas de la position du Queoec, le gouvernement n'ayant pas cru bon de solliciter ni l'appui de la population ni celui de l'Assemblée nationale.Il était donc inévitable que plusieurs commentateurs et gouvernements provinciaux n'y voient qu'une démarche partisane, c'est-à-dire l'éventuelle plate-forme électorale d'un gouvernement en sursis et en quête d'une planche de salut électoral.La compagne publicitaire qui a suivi la publication de son projet constitutionnel accrédite l'hypothèse de son arrière-pensée électoraliste: elle accompagne une autre publicité, vantant celle-là le dernier budget, qui ne s'explique pas autrement que par la proximité de l'échéance électorale; et elle confirme qu'il ne s'agit pas de la position du Québec: autrement le gouvernement n'aurait pas besoin d'y convertir les Québécois par la propagande.Je disais plus haut qu'advenant le retour des libéraux au pouvoir, dans quelques mois, la position de négociation du gouvernement changera substantiellement.Elle pourrait même changer à l'occasion d'une autre éventualité qui ne ferait pas moins de tort au crédit du Québec vis-à-vis de ses interlocuteurs canadiens.Si M.Lévesque devait démissionner bientôt, son successeur pourrait renier en bonne partie le projet actuel, à la suite d'un congrès au leadership au cours duquel les orthodoxes, qui le dénoncent, se seraient manifestés avec force.Le gouvernement se conduit de manière irresponsable en s'engageant de manière aussi imprudente dans un processus de négociation lourd de conséquence pour le Québec.Comme le pouvoir de négociation du Québec n'a jamais été aussi faible, il est impardonnable de sa part de prendre le risque de gaspiller ses minces chances de réparer le gâchis de 1981, en adoptant une démarche qui ne peut être prise au sérieux par ses interlocuteurs.Pour être pris aux sérieux, le projet du gouvernement devait satisfaire à une condition essentielle: refléter la volonté réelle de la grande majorité des Québécois et avoir l'appui massif \u2014 de préférence unanime \u2014 de l'Assemblée nationale.Le gouvernement péquiste n'a malheureusement pas tiré leçon de l'histoire récente.Si M.Trudeau a pu imposer sa volonté au Québec et aux sept autres provinces récalcitrantes, en 1981, c'est parce qu'aucun de ces gouvernements n'avait pris la précaution de se doter d'un mandat populaire clair.Si le gouvernement du Québec prenait cette élémentaire précaution démocratique à l'occasion des nouvelles négociations constitutionnelles, il serait pris au sérieux.D'autant plus que ses propositions seraient alors beaucoup plus réalistes \u2014 c'est-à-dire plus fédéralistes \u2014 que celles qu'il propose actuellement.Frédéric Wagnière Un peu de chance peur un virage délicat On peut s'étonner que le budget de M.Wilson ne prévoit qu'une diminution de $2 milliards du déficit par rapport à '¦'année dernière.Le gouvernement donne la priorité à une remise en état de ses finances et, pourtant, il continuera à dépenser beaucoup plus que ses revenus.Au fil des ans, les effets du dernier budget devraient être plus importants; mais il faudra encore beaucoup d'efforts et un peu de chance.Cette politique correspond à la modération de M.Brian Mulro-ney dans son conservatisme.Mme Margaret Thatcher et le président Ronald Reagan nous ont habitués à une politique conservatrice plus stridente et à une plus grande volonté de mater l'opposition.M.Mulroney recherche le compromis et le consensus.Ainsi, il veut associer les provinces à sa politique et non provoquer un affrontement.Quand les Canadiens montrent leur attachement au principe de l'universalité dans les programmes à caractère social, il évite de les heurter de front.t.¦ * > Cette politique est très pragmatique mais ne devrait pas être confondue avec un manque de volonté.Le gouvernement semble toujours aussi déterminé à remettre l'économie sur pied et à y diminuer l'influence de l'État.L'économie canadienne est actuellement dans une phase de croissance, même si les chiffres du chômage sont là pour nous rappeler l'immense chemin qui reste à parcourir.SI M.Wilson avait voulu réduire plus rapidement le déficit, en faisant des coupes sombres dans les dépen- ses, il aurait peut-être rétabli plus rapidement la confiance des marchés des capitaux, mais il aurait du même coup découragé un grand nombre de Canadiens qui dépendent de ces dépenses.Par exemple, l'aide fédérale pour la construction d'une nouvelle usine de Domtar à Windsor semble être contraire aux principes des conservateurs.Mais M.Robert de Cotrct, président du conseil du Trésor, explique qu'il y a un climat de dépendance envers d'anciens programmes du gouvernement et qu'il n'est pas possible d'y mettre fin sans aucune transition.Le gouvernement a donc accordé son aide à Doratar mais de façon moins large que précédemment.Le budget ne met pas fin brusquement au déséquilibre financier, il amorce un virage avec délicatesse pour ne pas détruire le dynamisme qui existe déjà dans l'économie.C'est une décision sage mais qui n'est pas sans risques.En effet, un changement de tendance entraine souvent un changement de mentalité qui permet d'atteindre le but visé avec plus de facilité que des mesures draconiennes.Cependant, les aléas de la conjoncture pourraient balayer le changement de tendance, la légère baisse du déficit qui devrait encourager les Canadiens pourrait ne jamais se réaliser.Le nouveau climat que le budget veut créer n'aurait alors été qu'une chimère.La réussite du budget dépend en grande partie de la confiance 3u'il donnera aux Canadiens et e la dextérité politique de M.Mulroney.Il faut aussi espérer que la chance jouera en notre faveur. A 7 A El TRIBUNE LIBRE L'évaluation et la taxation foncières Tant et aussi longtemps que le système de taxation foncière sera conçu de façon à ce que subsistent, chez les contribuables, l'appréhension du spectre annuel de l'évaluation, le ressentiment face à l'application de la technique de parité et l'angoisse de se voir contraints de contester auprès du Bureau de révision, ce sera nettement l'indice qu'une solution équitable a ce problème n'aura pas encore été trouvée.Le principe de la taxation foncière on soi est généralement accepté mais, dans son application pratique, c'est autre chose.Bon nombre de gens considèrent que la formule actuelle est inéquitable et abusive.Au fond, l'idéal serait d'en arriver à trouver une formule qui soit, avant tout, acceptable et acceptée de toutes les parties concernées.De prime abord, cola peut sembler utopique et irréalisable, mais on aurait tout de même tort de ne pas au moins essayer d'y tendre, si imparfaitement que ce soit.Que le mécontentement existe chez les propriétaires, cela ne fait pas l'ombre d'un doute.Si les plaintes au Bureau do révision ont été aussi nombreuses, au cours des dernières années, c'est qu'il y a vraiment un malaise sérieux à ce niveau.En 1983, par exemple, l'on cite 53,000 plaintes au Québec, dont plus de 35,000 sur le seul territoire de la CUM.Ce sont là des chiffres assez éloquents par eux-mêmes.Pourtant, face à ces contesta- tions et à ce mécontentement, au lieu d'alléger le fardeau des contribuables, on n'a trouvé rien de mieux que d'ajouter à leurs maux.L'on a maintenu le droit au recours auprès du Bureau de révision, tout en mettant des entraves pour empêcher de regimber.Auparavant, le propriétaire pouvait compléter sa formule de contestation, l'envoyer par la poste et attendre d'être avisé de la date de son audition.Aujourd'hui, avec la nouvelle procédure: la démarche et le «ticket modérateur», dans bien dos cas, il préférera se résigner a accepter une évaluation qu'il juge trop élevée et, par conséquent, à payer des taxes excessives, plutôt que do faire face a des formalités additionnelles.En somme, l'on a sans doute réussi a diminuer le nombre de plaintes, ce qui semble avoir été le but visé au départ, mais a-t-on eu recours a un moyen démocratique en ce faisant et, surtout, a-t-on réussi a mater le mécontentement'.'.En fait, puisque la technique de parité est si contestée, on aurait certes intérêt à y apporter un correctif.Il n'est pas normal et il n'est pas juste non plus que des gens soient pénalisés et voient l'évaluation de leur propriété augmenter d'une façon draconienne parce que des voisins ont vendu leurs maisons en réalisant de gros profits et souvent à des prix exor- bitants.Le vendeur, dans de telles circonstances, a bien profité de la transaction et l'acheteur, l'ayant acceptée de plein gré, est fixé sur ce à quoi il doit s'attendre mais, pour ceux qui occupent la même résidence depuis de nombreuses années et qui comptent y vivre encore longtemps, c'est un coup de massue.L'on ne saurait nier que la plupart des gens n'achètent pas une maison pour faire de la spéculation, mais pour y vivre et avoir un toit sur la tête, ce qui devrait être un des droits fondamentaux de la personne.De plus, l'instabilité, la fluctuation annuelle, les disparités et les inégalités étant aussi des choses que l'on reproche au système d'évaluation actuel, c'est sans doute là qu'il faudrait également apporter des correctifs.En réalité, si l'évaluation devait, par exemple, s'appuyer sur des critères de base concrets, tangibles, mesurables, vérifiables et qui soient, avant tout, stables (sauf de rares exceptions) et si, de plus, la formule était conçue de manière que les gens ne se voient plus dans l'obligation de contester régulièrement auprès du Bureau de révision, ce serait déjà une amélioration extraordinaire.Au début de l'instauration d'un tel système, les propriétaires pourraient certes se prévaloir d'un recours, mais ça ne serait pas un problème qui referait surface chaque année.Une fois que la classifi- cation des terrains et des bâtiments aurait été acceptée, de part et d'autre, par les parties intéressées, il n'y aurait plus qu'à évaluer les taux sur les différentes catégories.Seuls ces taux pourraient varier avec les années, les critères de base étant stables, mais ils varieraient d'une façon égale et le résultat serait uniforme, d'où la disparition des inégalités et des disparités dans les rôles d'évaluation.En ce moment, les propriétaires doivent revendiquer à deux niveaux de taxation.S'ils sont mécontents de leur évaluation, ils sont tenus de contester auprès du Bureau de révision et s'ils souhaitent que leurs taux d'imposition soient diminués, c'est à leurs conseils municipaux qu'ils doivent s'adresser, lors de la préparation des budgets.' À une époque où nos gouvernements se targuent de leur démocratie, ces deux paliers d'intervention et de revendication constituent une contrainte excessive qui n'a plus sa raison d'être.KathyTOUCHET présidente Taxe $ Action Ville Mont-Royal Les éléments énoncés résultent de recherches sur l'évaluation foncière el font partie de documents adressés récemment au ministre des Affaires sociales.Urgences des hôpitaux : trop de spécialistes et pas assez de Ce matin, en buvant mon café et en regardant la mer, je- me suis mis à feuilleter des revues d'actualité médicale.J'y ai lu qu'on formait, à nouveau, différents comités pour étudier le problème de l'engorgement des urgences à Montréal et que le gouvernement injecterait quelques millions dans de nouvelles solutions, J'ai alors attrapé un grand coup de «mea culpa-.J'ai cessé de contempler la mer.Qui suis-je?Omnipralicien de 12 ans.Spécialisé en médecine d'urgence aux États-Unis (à noter que le diplôme n'est pas disponible au Québec).J'ai oeuvré à temps plein à l'urgence de l'hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville durant plus de 12 ans.Comment puis-je contempler la mer?Je suis, depuis huit mois, omnipralicien à Blanc Sablon.Si vous cherchez une explication complexe à mon exil, je suis ici parce qu'il y manque de médecins.Au début de ma pratique à l'urgence de Sacré-Coeur (1971), il n'y avait pas de problème d'engorgement.On y voyait jusqu'à 300 patients par jour.Il y avait dans l'hôpital, un neurologue, trois cardiologues, etc.Et, le même nombre de lits qu'actuellement.En 197G.le nombre de neurologues avait augmenté à 8, de cardiologues à 9, etc.On ne voyait plus que 180 patients par jour à l'urgence.Il y avait régulièrement 40 patients de couchés (conçue pour 25 patients couchés) et les patients y attendaient de deux jours à trois mois avant d'être hospitalisés.On me dira que cette explication est simpliste, qu'il y a plusieurs autres facteurs tels que les cas de - placement.À ceci je répondrai que je suis ¦ profondément convaincu que le problème des cas de placement, tout en étant réel, n'est que marginal dans sa participation à l'engorgement des urgences.Le noeud du problème est dans cette disproportion: nombre de spécialistes dans les hôpitaux montréalais / nombre de lits dans les hôpitaux montréalais.Quelles sont les solutions possibles?Nos mathématiciens vous diront qu'il faut diminuer le numérateur ou augmenter le dénominateur.SI on parle d'augmenter le nombre de lits à Montréal, nos dirigeants répondent qu'on ne dispose pas de l'argent nécessaire et que de plus, selon les statistiques, la proportion lits/population serait suffisante dans la province de Québec.L'autre solution serait alors de diminuer le nombre des spécialistes dans les hôpitaux montréalais; d'ailleurs il en manque dans les hôpitaux périphériques el on ferait d'une pierre, deux coups.Il y a, à ceci, plusieurs objections valables, mais qui ne sont pas sans solutions.Pour solutionner le problème des urgences à Montréal, il faudra que nos dirigeants posent des gestes concrets qui risquent de ne pas être rentables politiquement ou, s'ils n'ont pas le courage, qu'ils remettent les hôpitaux à l'entreprise privée.Mais, au moins, qu'on cesse de retarder l'échéance en formant d'innombrables comités d'étude.La situation des urgences à Montréal est très grave.J'ai vu el vécu, à Sacré-Coeur, des scènes et des situations à faire dresser les cheveux sur la tête.Je vous jure que ça dépasse tout ce que vous avez pu lire ou voir dans les reportages.Depuis au moins 1976 que celle situation dure et s'aggrave dans les urgences de Montréal et tout ce qu'on a fait (du moins à Sacré-Coeur) fut de former des comités d'étude dont on n'entérinait pas, de toute façon, les décisions.Je ne veux pas jouer au justicier, mais je réclame, en tant que médecin, citoyen et être humain, que nos dirigeants posent des gestes concrets pour régler rapidement la crise inhumaine qui sévit dans les salles d'urgence des hôpitaux de Montréal.Il v a urgence.Robert FORTIER, m.d.Blanc Sablon Les élections au Québec Je suis un lecteur assidu de LA PRESSE depuis de nombreuses années.Devant le comportement ambigu et malsain du gouvernement pô-quiste quant à la date des élections générales, je vous suggère ce qui suit: Avoir dans votre prochain sondage les deux questions suivantes: 1- Ètes-vous favorable à une élection provinciale générale obligatoire au plus tard tous les quatre ans?2- Étes-vous favorable à l'élection le premier dimanche d'octobre, ou de novembre?La situation actuelle n'a plus de bon sens.Aux médias de la dénoncer.Jean-Louis BÉLANGER Québec Le transport en commun M.Guy Tardif J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'article paru dans le quotidien LA PRESSE du A mai dernier, à l'effet que Montréal devrait mieux utiliser le transport en commun.Je suis partisan d'utiliser plus efficacement l'infrastructure du système de transport en commun.Cependant, comme résidant du quartier de Rivière-des-Prairics, à Montréal, je me demande toujours où finit ie territoire de Montréal selon les politiques de dessertes de transport de la CTCUM?Je suis à plus ou moins 90 minutes d'un mé- tro.Donc je prends mon automobile.J'ai déjà lu que le quartier Rivière-des-Prairics possédait le plus grand nombre d'automobiles par rapport à la population du territoire de Montréal.Je crois que les politiques du transport en commun y sont pour cause.Le ministère des Transports devrait faire une enquête sur ce phénomène, pour ensuite élahorer des recommandations à la CTCUM.Pierre McLEAN Montréal Un geste de solidarité Le Chili vit des jours difficiles, à la suite de trois tremblements de 'terre qui ont dévasté la région centrale du pays.Conséquences: beaucoup de morts et plus de 200.000 sinistrés.Il est dramatique de voir des milliers d'enfants déambulant sur les trottoirs en quémandant un morceau de pain ou quelques vêtements pour se couvrir.Le Chili a un très haut pourcentage de chômage et la pauvreté est telle que tous vivent dans l'insécurité et le désespoir.Nous croyons que ce serait le moment pour toute l'Amérique, dans un geste de solidarité, de venir au secours de ce pays qui a beaucoup souffert.Si la presse canadienne faisait un appel au coeur de ses lecteurs, ce pays pourrait obtenir une aide exemplaire, pleine d'humanisme et de charité.Virginia MOLINA Montréal Au secours d'un peuple Après déjà plus de dix années de guerres et de massacres de ce peuple de chrétiens libanais, que reste-t-il?Comme l'autre peuple voisin «Israël», les Phéniciens subissent siècle après siècle l'hégémonie des nations dominatrices.Le peuple libanais est tout simplement sacrifié pour satisfaire le défoulement des grandes puissances.(.) - Vous tous qui êtes indignés d'apprendre qu'un peuple de l'Ethiopie mourait de faim, comment pou-vez-vous rester silencieux devant les souffrances qui frappent ces pauvres gens du Liban, ces chrétiens que l'on décapite et que l'on crucifie pour assurer la paix aux autres nations avolsinantes?Monsieur Clark, plutôt que de penser déménager l'ambassade canadienne à Jérusalem, que faites-vous pour aider ce peuple?Vous avez offert de les recevoir sous les tentes, quel affreux faux-fuyant pour masquer votre faiblesse d'agir ou d'influencer les vrais responsables et modifier leur attitude.J.J.LACHAPELLE Montréal L'aide sociale: parité Les jeunes semblent être une classe sociale en voie de développement.Ils sont en position de dépendance et notre société paternaliste ruse en subtilités de toutes sortes pour étirer leur enfance jusqu'à 30 ans.Ils sont assez matures pour voter à 18 ans mais l'État ne leur reconnaît pas la légitimité de gérer intelligemment un budget à peine suffisant pour assumer leur survie.Refuser la parité de l'aide socia- le aux jeunes c'est perpétuer leur dépendance en les maintenant dans une sorte de ghetto facile à encadrer el à contrôler.Ce qu'on leur refuse c'est un certain pouvoir.Or, cette rente de survie les inciterait à abandonner leur étiquette de victimes incomprises» pour enfin devenir des êtres pleinement responsables.(.) La parité de l'aide sociale, c'est le combat des jeunes.(.) Georges THEBERGE Montréal Radio-Canada : un réseau de télévision à part ?Puis-je faire un commentaire à vos lecteurs, monsieur l'éditeur, à propos.d'une chronique de Jean-Paul Desbiens.Le 1er mal, le chaleureux «frère Untel» recommandait la décommcrciallsation totale de Radio-Canada.Il souhaite que cet organisme public devienne seulement une sorte de «Radio-Collège».Certains souhaitent aussi ce mandat «éducatif» unique pour Radio-Québec.En somme, ces gens-là disent: laissons les sports, les variétés, les feuilletons dramatiques aux télédiffuscurs privés.Laissons le divertissement, le plaisir, le rire aux «commerçants».Altitude puritaine?Goût vif pour des super-collèges ou écoles?Bizarre! Dangereux souhait.La culture, c'est aussi le plaisir, pas seulement l'enseignement.On veut ignorer le désir de s'amuser, de se distraire, le goût de se divertir des citoyens, on oublie que le public en viendrait rapidement à ne regarder qu'aux chaînes «divertissantes».On ferait payer par tout le monde de la télévision ne captivant qu'une mince marge des citoyens?Ce manque du sens des réalités est renversant.La plus belle année, la plus instructive aussi pour moi, de mon cours primaire fut la le année.Le «maitre», Gérard Salndon, était un animateur hors pair.Il apportait des quantités d'images, d'illustrations, organisait des concours épatants, faisait des blagues, savait rire avec nous (de nous aussi avec humour fin), projetait des films dans sa classe chaque semaine, etc., etc.Alors, au moment de l'enseignement plus sérieux, nous l'écoullons attentivement et nous comprenions ses leçons avec entrain et facilité.Ainsi, entre un «bpn» variété, un solide feuilleton bien fait, une comédie articulée, à Radio-Canada comme à Radio-Québec, des citoyens (attirés par la qualité) vont assimiler / avec joie des émissions sérieuses, «éducatives».On a compris ma petite parabole?Un professeur, un conférencier, ou qui encore du domaine «éducatif», s'il veut obtenir du succès, attirer un public nombreux, peut bien s'entourer.par exemple, d'un projectionniste de diapositives, voire d'un film, se faire accompagner d'une musique d'appoint.L'autre, qui rêve, ne fera aucune concession et communt- §uera son savoir à une poignée c.confrères (prêts surtout à contester son savoir).M.Desbiens parle de $2 millions en supplément (du Parlement) pour faire vivre cette télévision collégiale?Faux.Les deux ré- seaux consomment presque $1 milliard de nos taxes.Alors?30 p.cent, cela ferait environ $300 millions de plus à aller chercher dans les goussets des contribuables (qui fuiraient cette télévison dans l'ensemble), cela ferait, pour le réseau français seulement un besoin de près de $100 millions en taxes (ou impôts).30 p.cent, c'est la part venue des «publicités».En fin de chronique, il dit préférer le mot «aristocratie» à «ôlitis-me».à l'aide du dictionnaire, ça veut dire qu'il préfère «la classe privilégiée» à «ce qu'il y a de mieux, de plus digne d'être choisi»?Étonnant choix! Veut-il signifier que «tous les contribuables» doivent payer une télé à part pour une certaine classe d'Instruits privilégiés?Frère Untel, rêvez-vous, dormez-vous?Claude JASMIN écrivain, Montréal Lysiane Gagnon Un homme galant est-il sexiste?I La montée du féminisme aurait eu, dit-on, un effet « déstabi-™ lisateur» sur les hommes.Certains ne sauraient plus comment se comporter: traiter les femmes en « égales », est-ce Impoli?Multiplier les égards, est-ce être sexiste?Où finit la galanterie?Où commence le paternalisme?Faut-il même encore être galant?Est-il discriminatoire d'ouvrir la porte aux femmes ou de les aider à enfiler leur manteau?Autant d'angoissantes questions qui m'ont toujours semblé ridicules, ayant toujours cru \u2014 preuves à l'appui \u2014 qu'un homme intelligent savait instinctivement jusqu'où aller et jusqu'où ne pas aller dans ses rapports avec les femmes dites « libérées », l'idée étant de conserver certaines habitudes qui relèvent de la politesse et de la galanterie tout en adoptant des comportements plus égali-taires.Question de dosage, de savoir-vivre.Question d'intelligence.\u2022 \u2022 \u2022 Malheureusement, il semble bien que >;et instinct ne soit pas donné à tout le monde.Je lisais l'autre jour dans le GJobe and Afafiun article qui m'aurait fait rire si je n'y avais pas décelé une mentalité hélas quelque peu répandue.Le GJobe publie tous les lundis une rubrique intitulée « Between the sexes », où deux collaborateurs, Judith Finlayson et Alan Stewart, donnent parallèlement le point de vue d'une féministe et d'un homme soi-disant « libéré ».L'autre jour, ce dernier nous faisait part d'un terrible dilemme.II était aller diner, un soir, dans un restaurant de Toronto, avec une de ses amies, enceinte de sept mois.Quand ils sortent du restaurant, la nuit est tombée et il fait plutôt frisquet.Notre homme se dirige illico vers son vélo (évidemment cet « homme libéré » est un cycliste de l'ère écologique), laissant sa copine traverser la rue toute seule.\u2014 As-tu ta voiture?, lui demande-t-il.\u2014 Non, crie-t-elle, je vais prendre un taxi.Personnellement, j'avais déjà tiqué en lisant les premières lignes, car il nie semble normal qu'un homme \u2014 surtout la nuit, et quand la femme est enceinte! \u2014 accompagne une femme jusqu'à sa voiture avant d'enfourcher sa monture, que ce soit un cheval blanc ou une bicyclette à pédales.Mais le pire est à venir.Après avoir plaqué sa copine sur le trottoir, Stewart se demande s'il n'aurait pas dû rester avec elle jusqu'à l'arrivée d'un taxi, et il nous soumet le problème en ces termes: « Normalement, je ne suis pas du genre à me préoccuper de ces obscures questions d'étiquette.S'il m'arrive, dans certaines circonstances (sic), de traiter les femmes différemment des hommes, c'est uniquement parce qu'il y a des circonstances où un tel comportement est sensé et sain (resic.« Sain », dit-il: on présume qu'il s'agit ici d'une laborieuse justification de l'attraction sexuelle! ).Revenons au problème: « 11 y a beaucoup de taxis (dans ce secteur), et je me suis dit qu'il en viendrait un assez rapidement.Même s'il lui a fallu attendre un certain temps, la rue est bien éclairée et loin d'être déserte.(Donc, faut-il présumer, elle ne courait pas de grand danger.) « La seule raison, poursuit notre écrivain-cycliste, pour laquelle je me faisais du mauvais sang,- c'est à cause de sa grossesse.Peut-être cela la rendait-il faible à mes yeux, de la même façon qu'on perçoit parfois les femmes comme étant trop « faibles » pour ouvrir une porte ou allumer leur cigarette?Ici, après s'être demandé s'il n'avait pas eu un réflexe sexiste après avoir songé un instant à « protéger » une femme enceinte, Stewart s'empresse de se justifier: ce n'est pas qu'il croyait que la femme était trop « stupide » ou trop « délicate » pour héler un taxi elle-même.Non.D'ailleurs il trouve ridicules ces hommes qui disent: « Je vais vous appeler un taxi » comme si les femmes étaient trop débiles pour le faire elles-mêmes.Il trouve également condamnables les femmes qui s'attendent à ce qu'on soit galant envers elles.Mais enfin, une femme enceinte.: « Qu'aurais-je dù faire?, se demande-t-il.Dans un cas comme celui-là (sic) je ne pouvais appliquer ma règle de conduite habituelle, qui consiste à me demander ce que je ferais si j'avais affaire à un homme.» D'où il faut conclure que les hommes libérés doivent traiter les femmes comme si elles étaient des hommes! (Sauf peut-être au lit, d'après ce qu'on a cru comprendre au début de l'article! ) \u2022 \u2022 \u2022 Ah marna mia! Se peut-il qu'on se fasse tant de problèmes pour si peu, et qu'un homme normalement intelligent soit incapable de distinguer entre politesse et sexisme?Il est bien évident qu'une femme est physiquement capable d'ouvrir une porte toute seule, ou de héler un taxi.Bien évident qu'une femme qui est capable de porter un enfant pendant neuf mois \u2014 et de le soulever ensuite vingt fois par jour pendant trois ans \u2014 est capable d'enfiler son manteau toute seule.Cela dit, quand un homme se trouve à ses côtés, où est le drame à ce qu'il y ait entre les deux des comportements sexués?A ce qu'il la traite différemment, avec plus d'égards et plus de délicatesse, que si elle était un homme?Cela n'indique même pas que l'homme ait quelque idée derrière la tète, c'est plutôt une question d'éducation, de politesse, de gentillesse.Comme dire « merci » ou « s'il vous plait ».\u2022 \u2022 \u2022 Le problème, avec la galanterie, c'est que ce fut trop longtemps une piètre monnaie d'échange dans un marché dont les femmes étaient dupes.Aux femmes exclues du marché du travail ou confinées aux tâches les plus humbles, on offrait en guise de compensation les petites attentions et les petits cadeaux inspirés par la galanterie.C'était, pour les femmes, une très mauvaise affaire, que d'échanger une gentillesse passagère contre la pauvreté économique et la dépendance éternelle.Cela existe encore dans plusieurs milieux \u2014 en milieu bourgeois notamment, où la femme est encore cette chose charmante qu'on couvre de compliments et de bijoux mais qui se retrouverait à la rue, sans le sou sous son vison, si jamais Monsieur tournait ailleurs ses regards.Mais quand l'homme et la femme se rencontrent sur un pied d'égalité, que ce soit comme amants ou comme simples camarades ou dans des relations professionnelles, pourquoi la galanterie ne retrouverait-elle pas son sens originel, qui est de marquer la différence sexuelle \u2014 non pas l'inégalité ou l'infériorité, mais la différence?J'ai bien envie de proposer à Alan Stewart une petite soirée pédagogique: je vais payer ma part au restaurant, et nous allons parler boulot d'égal à égale, mais c'est lui qui va m'ouvrir la porte, m'aider à ôter mon manteau, et, le repas terminé, qui va me héler un taxi! Je ne me ferai pas plaquer toute seule à minuit sur un trottoir de Toronto, ça c'est sûr, et avant de sauter sur son vélo, il s'assurera que je suis dans une voiture en route vers mon hôtel.Ainsi bénéficiera-t-il de l'influence civilisatrice de Montréal, qui, en matière de moeurs et de savoir-faire culturel, a toujours été plus délurée._ N.B.- « Priorité «il occonM» tout coff» rvbriou* aux hHr* d'Intérêt _ à dt artkht parut dont LA fWSM.la torxltion ut dé riovovr \u2022 Ut comtpondantt do/von» inttrin Btlbhtmnt hmt nom, I à* \u2022 LA PfiKsf m ïtngag* pat à pubBt touttt ht hitrot r*fu*t.ni è nlminm h* htirat, manwKritt ou autrui document* non pvbtiit.\u2022 l'autour aftwrw l'onfMr* rtipontobililé d* m opinion*.\u2022 Tout«n toipKiant (a ponio» do l'autour, tA HtBSS m réfev hdnHféétifm h» hrrrt téhn Vétpaté ditponibh.\u2022 Si potuhk écrit* 6 la maxhint, à douM» tnttriignt.\u2022 *ttr* d'adnuHf vol httrtt corn*» tuto «Tritrun* UrWW.W «ut*.Mac* d'Armoi, Montréal, H2r SMI.t A LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 28 MAI 1985 A 8 INFORMATIONS NATIONALES MacKAY A CRITIQUÉ LA COMMISSION DES DROITS QUI INTERROGE COATES Le Solliciteur général s'attire un blâme indirect du premier ministre Mulroney; téléphoto CP Après l'affaire Hatfield, le Solliciteur général Elmer MacKay est maintenant aux prises avec «l'affaire Co-ates».tm OTTAWA \u2014 Pour une deux-™ ièmè fois de suite, le gouvernement Mulroney se retrouve dans l'embarras, à cause d'une imprudence de son Solliciteur général, M.Elmer MacKay, un ami de longue date du premier ministre.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa M.MacKay avait suscité la controverse en acceptant de rencontrer le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hatfield, alors qu'il faisait l'objet d'une enquête policière pour possession de marijuana, l'automne dernier.Il a récidivé vendredi en critiquant la conduite de la Commis-sioen des droits de la personne qui fait enquête sur une plainte de harcèlement sexuel portée contre l'ancien ministre de la Défense, M.Robert Coates, par une ex-employée de son bureau, Mme Cécile Hébert.Au cours d'une rencontre avec les médias, le Solliciteur général a en effet soutenu que cette accusation était sans fondement et que M.Coates était traité injustement par la Commission.Ces commentaires ont soulevé la colère du président de l'organisme, M.Gordon Fairweather.lui-même ancien député conservateur.M.Fairweather a déclaré, au cours de la fin de semaine, que l'intervention de M.MacKay constituait une ingérence dans le système judiciaire et était inacceptable.L'affaire a rebondi aux Communes, hier, où les partis d'opposition ont demandé la démission pure et simple du Solliciteur général.Le premier ministre Mulroney a résisté à ces pressions, mais il a admis implicitement que son ministre avait commis une er- reur.À une question du leader parlementaire du NPD, M.Ian Deans, qui lui demandait de conseiller aux ministres de ne plus commenter les cas soumis aux tribunaux, M.Mulroney a répondu qu'il s'agissait la d'une recommandation «fondamentalement appropriée».Visiblement ébranlé par cette nouvelle bévue, M.MacKay a déclaré aux journalistes qu'il n'avait pas cherché à discuter du «mérite» de cette affaire.«Si c'est ce que j'ai fait, c'est malheureux», a-t-il admis.Il a expliqué que ses propos visaient surtout le fonctionnement de la Commission des droits de la personne qui confirme l'existence de toute plainte portée contre un individu, avant même que son étude du dossier ne soit complétée.M.MacKay et les porte-parole des autres partis s'entendent sur ce sujet et reconnaissent que cela peut porter préjudice à un innocent, surtout s'il s'agit d'un homme public.Mais tous reconnaissent aussi la difficulté pour la .Commission de refuser de confirmer l'existence de la plainte, si le ou la plaignante en fait état.Le ministre de la Justice, M.John.Crosbie, étudie la possibilité d'amender la loi pour régler ce problème.Si tous sont d'accord pour dire que la situation actuelle peut porter préjudices aux personnes qui font l'objet d'une enquête, tous à Ottawa reconnaissent aussi que M.MacKay n'aurait pas du se porter garant de l'innocence de M.Coates.«C'est l'administration de la justice qui souffre de tels gestes », a déclaré hier l'ancien Solliciteur général, M.Robert Kaplan.« Il a peut-être fait ces commentaires à cause de son grand coeur, et je peux comprendre ses sentiments.Je ne critique pas sot] souci humanitaire, mais je crois qu'il n'a pas compris l'impact d'une telle déclaration sur la eau: se de la plaignante », a expliqué pour sa part le leader parlementaire du NPD, M.Deans.M.Kaplan estime que M.MacKay devrait démissionner dans les circonstances.M.Deans pense que le premier ministre doit le prévenir que sa conduite était inappropriée, et que s'il ne comprend pas cela, il devrait rej mettre sa démission.Cette nouvelle controverse est d'autant plus pénible pour MM.MacKay et Mulroney que les deux hommes sont très près l'un de l'autre.Elmer Mat-Kay1 a constamment appuyé M.Mulroney pendant la course au leadership, avant de lui offrir son siège de Central Nova, en 1983, pourjui permettre d'entrer aux Communes.De nombreux visiteurs de marque à Ottawa La journée d'hier a été chargée pour le premier ministre Brian Mulroney et le ministre des Affaires étrangères Joe Clark, qui recevaient tous deux des visiteurs de marque, dont M.Vitali Vorotnikov (photo de gauche), membre du Politburo et premier ministre de la république de Russie.Selon un communiqué émis plus tard par le ministère, M.Vorotnikov est convenu d'examiner dorénavant avec M.Clark toute demande émanant de citoyens soviétiques désireux d'émigrer au Canada parce qu'ils y comptent déjà de la famille.L'URSS avait, jusqu'à maintenant, refusé catégoriquement de discuter de la question de la réunification des familles, prétextant qu'il s'agissait d'un affaire strictement interne.Alors qu'ils posaient pour les photographes, M.Mulroney a demandé en plaisantant à M.Vorotnikov si Moscou penserait au Canadien de Montréal advenant le cas où le célèbre gardien de but Vladislav Tretiak songerait à émigrer.« Je savais bien qu'il poserait cette question», a commenté en souriant M.Clark.Par la suite, le ministre a eu un entretien avec M.Herbert Blaize (photo du centre), premier ministre de la Grenade, de passage au Canada, tandis que M.Mulroney échangeait quelques idées avec l'économiste réputé, John Kenneth Galbraith (photo de droite).téléphotos PC GARNEAU ÉTABLIT DES COMPARAISONS AVEC LES SOCIÉTÉS Le fardeau fiscal de la classe moyenne est 26 fois plus élevé ma OTTAWA \u2014 Afin de ren-\u2022**¦ flouer les coffres de l'État, le ministre des Finances, M.Michael Wilson, a imposé aux travailleurs de la classe moyenne un fardeau fiscal 2(> fois plus élevé qu'à celui des grandes compagnies et des citoyens plus à l'aise.MAURICE JANNARD de la Presse Canadienne_ C'est l'accusation portée hier ù la Chambre des communes par le critique libéral, M.Raymond Garneau, alors que les partis d'opposition ont à nouveau qualifié le budget Wilson d'injuste pour les citoyens à revenu modeste.D'ici à 1990.Ottawa ira chercher $37 milliards de plus en revenus.De ce montant, le monde ordinaire en paiera S3.'), milliards, tandis que les grandes sociétés et les gens riches fourniront seulement $1.1 milliard seulement, a soutenu M.Garneau.S'appuyant sur un document confidentiel du ministère des Finances, M.Garneau a évalué que les multinationales du pétrole, les compagnies privées et les gens à revenu élevé s'en tiraient assez bien à la suite du budget.La surtaxe imposée aux sociétés et aux contribuables qui gagnent $-10 000 et plus ne durera que 18 mois ; la taxe sur le capital des banques et des sociétés de fiducie n'est là que pour deux ans, a mentionné le député de Laval- Raymond Garneau, critique libéral en matière de finances, s'est livré à des calculs.des-Rapides.De plus, les sociétés pétrolières recevront un «cadeau» de $8,5 milliards d'ici à 1990 de la part du gouvernement, sous la forme d'impôts réduits.Par contre, Ottawa économisera $11,1 milliards en mettant fin à l'indexation complète des allocations familiales, des pensions de vieillesse,, des exemptions personnelles et des tables d'impôt, a calculé M.Garneau.D'après les documents publiés Michael Wilson, ministre des Finances qui subit un barrage de questions ces jours-ci.jeudi par M.Wilson, Ottawa pourra économiser $2 milliards en abandonnant l'indexation automatique des pensions de vieillesse et des allocations familiales.Pour M.Garneau, il s'agit d'une sommé sous-évaluée car, selon ses propres calculs, la perte de l'indexation représente une économie de plus de $4 milliads d'ici a 1990 pour le gouvernement.Selon l'ex-ministre des Finances du Québec, les taxes nombreuses sur l'essence, les cigarettes, l'alcool, les produits de santé et la nourriture pour animaux vont toucher davantage la classe moyenne.M.Garneau a l'intention de démontrer, au cours des prochaines journées, que la ponction fiscale exercée par M.Wilson va ralentir le rythme de croissance de l'économie et que les petites entreprises n'auront pas les moyens d'embaucher de nouveaux travailleurs.Son collègue libéral, Warren Allmand, s'en est pris à M.Wilson parce que son budget ne contient pas de programmes de création d'emplois.Pour leur part, les néo-démocrates ont insisté sur le fait que le budget fédéral frappait davantage les citoyens âgés.M.Wilson a répondu qu'il fallait réduire le déficit, un objectif avec lequel les personnes âgées étaient d'accord.Le ministre des Finances a aussi dit que depuis dix ans, l'État avait mis en place toutes sortes de programmes de création directe d'emplois, mais que cela n'avait pas fonctionné.«Il faut changer de route et parier sur le secteur privé», a-t-il dit.À cela, M.Garneau a répondu que si le gouvernement fédéral n'était pas intervenu au cours de 1981 et 1982, la crise économique aurait été cent fois pire.Turner était tellement impopulaire.¦j OTTAWA (PC) \u2014 Le chef li-\u2014 béral John Turner était si impopulaire au moment de l'élection fédérale de septembre dernier que même «les libéraux qui ont conservé leur allégeance libérale ont dit l'avoir fait à cause du parti, pas du leader».C'est ce que révèle un sondage effectué auprès de l'électoral dans le cadre d'une étude menée par cinq professeurs de sciences politiques et de sociologie des universités Wilfrid Laurier et Waterloo, en Ontario.On y apprend notamment que la question du leadership a été la principale raison de l'abandon en masse du Parti libéral par ses partisans, a expliqué le professeur Barry Kay, à Waterloo.« En ce qui a trait ù la compétence, la sincérité et la chaleur.Brian Mulroney a largement distancé Turner » auprès des libéraux qui ont quitté le parti, a souligné M.Kay.« Les gens qui ont déserté le parti pensaient également que Turner était plus arrogant », a-t-il ajouté.Pas moins de 52 p.cent des gens qui avaient voté libéral en 1980 ont voté pour un autre parti, surtout pour les conservateurs, en 1984.Ces données ont été recueillies au cours d'entrevues effectuées par une entreprise torontoise de sondage auprès de 3 377 électeurs, entre les mois d'octobre et de février.Les personnes interviewées devaient évaluer les trois leaders selon des critères de sincérité, de compétence ainsi que plusieurs autres, a précisé M.Kay.Chez toutes les personnes interviewées, sans distinction de parti, oh était généralement d'accord pour dire que M.Turner était plus nerveux, qu'il était terne, que M.Mulroney était plus sûr de lui et qu'il représentait le changement, a commenté le professeur.Les résultats de cette enquête sont contenus dans un document qui doit être dévoilé devant l'Association canadienne de science politique, à Montréal, dimanche.Pluies acides: pas de proposition avant un an ¦ Plus de deux mois après avoir été nommé représentant du Canada dans les négociations sur les pluies acides avec les Etats-Unis, William Davis a déclaré hier qu'il faudra probablement un an avant d'être en mesure de proposer des solutions.«Ce n'est pas une question facile», a noté l'ex-premier ministre de l'Ontario, qui n'a eu qu'une rencontre jusqu'ici avec son homologue américain, l'ancien secrétaire aux Transports, Drew Lewis.Les deux hommes doivent se rencontrer a nouveau en juin.André Maltais sera candidat du PLQ a L'ex-député libéral de Manicouagan aux Communes, André Maltais, a été choisi candidat du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Duplessis en vue des prochaines élections générales au Québec.M.Maltais avait perdu son siège aux mains du premier ministre Brian Mulroney lors du dernier scrutin fédéral.Le nouveau candidat, un administrateur de 37 ans, a été choisi sans opposition.La circonscription de Duplessis est représentée à PAssemnblée nationale par le député péquiste Denis Perron.Michael Goldbloom présidera Alliance-Québec ¦ Alliance-Québec, l'organisme parapluie servant de porte-parole à la communauté anglophone du Québec, s'est choisi un nouveau président pour succéder ù son président-fondateur, Eric Maldoff.Me Maldoff présidait Alliance-Québec depuis sa création, en 1982.C'est dorénavant Me Michael Goldbloom, un jeune avocat de 32 ans, fils de l'ancien ministre libéral Victor Goldbloom, qui présidera, a compter de samedi, les destinées de l'organisme.Il a été choisi par acclamation.Alliance-Québec se réunit en congrès tout le week-end, au Cégep John-Abbott de Sainte-Anne-de-Bellevue sous le thème «Vers l'avenir avec confiance».Coup de poing de député.¦ OTTAWA (PC) \u2014 Au cours d'une discussion animée, samedi, le député conservateur de Lotbinière, Maurice Tremblay, a asséné un coup de poing à son président d'association, le notaire Robert Désaulnier.C'est Richard Janelle, secrétaire de M.Tremblay, qui a confirmé qu'il y avait eu un incident regrettable entre les deux hommes et qu'il s'était terminé « par un peu de brassage physique».Il a été impossible, hier, de connaître les raisons de cet accrochage.Un porte-parole du bureau du premier ministre,'Michel Gratton, a indiqué que M.Mulroney avait été avisé de l'incident au cours de l'avant-midi, mais il n'a pas été en mesure de donner plus de détails.« Une chose est certaine, a poursuivi M.Gratton, ce n'était pas une discussion entourant le budget Wilson ( comme le laissait entendre les premières Informations), mais plutôt une question d'organisation locale.» Bernard Landry à Vancouver ¦ Le ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur du Québec, Bernard Landry, dirige aujourd'hui, à Vancouver, la délégation québécoise à la conférence fédérale-provinciale des ministres responsables du commerce extérieur.Les discussions à cette rencontre doivent porter sur les négociations commerciales multilatérales (les accords du GATT), le commerce avec les États-Unis, le financement des exportations, l'accès aux marchés extérieurs, la stratégie nationale d'exportation et le cas du bois d'oeuvre résineux. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 28 MAI 1985 A 9 L'AFFAIRE DES BOYAUX PERFORÉS Les pompiers réclament $450 000 à la Ville de Montréal - p| L'Association des pompiers de Mont-™ réal est mécontente de la façon dont la Ville de Montréal et un directeur adjoint du service de préventions des incendies ont « parlé du syndicat le mois dernier et demande justice à la Cour supérieure.Dans sa requête, l'association allègue que la Ville et Serge Beaubien, le directeur en question, ont tenu des propos diffama-' loires aux médias d'information à l'endroit du syndicat et demande $450,000, dont $100,000 pour torts à sa réputation.i: On sait que la convention collective des pompiers est expirée depuis le 31 décembre 198:!.Lors d'une conférence de presse tenue le !) avril dernier, M.Beaubien aurait imputé aux pompiers la perforation des boyaux d'incendie, un acte de sabotage qui a fait couler beaucoup d'encre, et aurait laissé entendre que c'était les pompiers eux-mêmes qui auraient allumé quelques feux dans la ville, des actes de protestation que les pompiers nient avoir posé.La Cour d'appel se penche sur le cas Colin Thatcher m REG IN A (PC) \u2014 Cinq juges de la Cour d'appel de la Saskatchewan ont entrepris la révision, hier, de la cause de l'exministre de l'Énergie Colin Thatcher, condamné à l'emprisonnement à vie pour le meurtre de sa femme.Les juges ont décidé de se pencher en premier lieu sur la prétention de la défense que le juge de premières instances a mal expliqué la loi aux jures, avant d'entreprendre l'élude d'un nouveau témoin dans cette affaire.Dans un affidavit, M.Frederick Stanley Jennér soutient qu'il a vu Colin Thatcher à 70 kilomètres du lieu du crime, a peine 10 minutes avant qu'il ne soit commis.Colin Thatcher Il affirme qu'il a té léphoné a la police de Reglna pour signaler laserphoto PC l'incident, mais aucun policier ne se souvient avoir pris cet appel.LA TRAGÉDIE DU DC-9, EN JUIN 83 La CSST engage une poursuite de $632 000 contre Air Canada mm La commission de la santé et de la sé-am curité du travail poursuit Air Canada pour $632,697 suite à un incendie dans un DC-9 le 2 juin 1983 qui a causé la mort de 17 passagers.Dans sa requête à la Cour supérieure, la CSST explique que deux victimes avaient pris le vol 32 d'Air Canada à destination de Montréal pour des raisons de travaille.Les familles de ces deux victimes, Salah E.Rahal et Herman Epprecht.ont eu droit à des prestations de la CSST, des sommes que la commission veut que la compagnie aérienne lui rembourse Vers 19h le 2 juin, un incendie se déclare dans la toilette arrière de l'appareil, une fumée dense et des flammes se répandent très rapidement dans le DC9.L'avion fait un atterrisage forcé, au Greater Cincinnati Airport de Covington dans le Kentucky 20 minutes plus tard.La CSST allègue que Air Canada, dont les avions étaient inaptes à un usage normal, a fait preuve de négligence grossière dans le réaménagement de ses appareils en septembre 1979.Avant l'incendie, Air Canada avait incorporé des matériaux inflammables à l'Intérieur de la cabine qui pouvaient propager des gaz toxiques dont du bioxide de carbonne et du cyanure, explique-t-on dans la requête.Par ailleurs, l'appareil n'était pas équipé d'un détecteur de feu et de fumée dans les toilettes (où il est interdit de fumer) et les passagers n'avaient pas été avisés de ces anomalies.Par suite de l'accident, la CSST a donné des prestations de l'ordre de $632,967 aux familles des deux victimes, une somme que la CSST veut que Air Canada lui rembourse.La cour interdit la publication des motifs de la radiation de Me Mireille Coderre r I Mireille Coderre, une avocate que le bar-1 ™ reau de Québec a radié par suite de nom-J breuses plaintes portées contre elle, aura droit ¦ «Mine audience publique en Cour supérieure le ! J?juin.Mais le publique n'aura pas le droit de ; savoir d'ici là pourquoi l'avocate ne peut pas < exercer sa profession.\u2022 .\"Aie Coderre.qui fut rayée provisoirement du '.barreau en avril 198-1 à la suite suite des 63 ] plaintes portées contre elle depuis le début de ; 4983.cherche à faire casser cette décision du - SÛnité de discipline du barreau, prise après : (fis audiences à huis clos.Le barreau, on le '- sait, radie ses membres provisoirement en at-: tendant les résiliais d'une enquête plus appro-jj fondie.; ^\"Mais le barreau a signifié la radiation de Me ; Coderre sans donner de raisons voilà un an et '.l'avocate, qui conteste cette décision, ne peut ; fcxereer sa profession.^Cependant, l'affaire se complique après sa ; radiation provisoire (qui se fait d'habitude \u2022 dans le cas de plaintes de fraude portées contre I des avocats) alors que Me Coderre en appelle ; au tribunal des professions.Celui-ci tient des \u2022 audiences à huis clos et entérine la décision du comité.à Non satisfaite de cette decision, l'avocate de-; mande à la Cour supérieure d'entendre sa cau- \u2022 se.Le syndic du barreau demande à la Cour t supérieure d'imposer une ordonnance de non : publication et de tenir ses audiences à huis clos ; pour protéger les plaignants.j Mais le juge Benjamin Greenberg a repoussé ! la requête du barreau en expliquant qu'il ne ; ji doit pas et ne peut pas lier les mains » du juge ciui entendra cette cause.-'¦'Le magistrat a expliqué que les audiences se ifiènnent habituellement en public.Il a néan-*3loins fait état de rares exceptions comme des *tHvorees.lorsqu'il en va de « l'intérêt de la mo-¦rale ».et lors d'auditions de causes touchant les {professions, quand il y a lieu de préserver le {secret professionnel.Ces exceptions ne s'appliquent toutefois pas dans le cas de Me Coderre.\u2022 Mais le juge qui présidera le procès « aura le .loisir et sera mieux placé » pour décider si, à Jpartir du 17 juin, il y a matière à imposer une \u2022 ordonnance de non publication qui musellera la ! presse.Le juge Greenberg a cependant trouvé bon Id'interdire la publication des raisons de la ra-Jdiation de Me Coderre, de même que celle de \u2022 tous les documents produits jusqu'ici, des do-îeuments que seuls les avocats et les parties ;dans cette cause peuvent consulter.La Cour d'appel adoucit la sentence d'une mère de famille bbê Elizabeth (Cookie) Chamberlain Piccolo, ¦ qui a été condamnée à quatre ans de pri-ison pourune tentative d'enlèvement, ne purge-Jra qu'une sentence de deux ans pour ensuite jretourner à son foyer s'occuper de ses deux en-\u2022fants.\u2022 C'est ce qu'a décrété la Cour d'appel en affirmant que l'intérêt de la société serait mieux ;servi si Mme Piccolo purgeait une peine moins îlourde pour retourner plus vite au foyer s'oceu-ïper «de l'éducation des ses enfants et de les ;faire vivre par l'exploitation de son commer-
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