La presse, 17 juillet 1985, Cahier A
[" Girerd remporte le Grand Prix du Salon international de la caricature de Montréal ~| C'est à l'unanimité que le \u2014 jury du 22e Salon international de la caricature de Montréal a décerné hier à Jean-Pierre Girerd, de LA PRESSE, son Grand Prix de $5 000, pour une caricature intitulée « Ethiopie 84 ».Il l'a emporté sur quelque 1000 concurrents de 63 pays.Quinze au- LILY TASSO_ très lauréats se partagent des prix de $1 000, $500, $250, $150 et $100 dans trois carégories: éditorial, humour et bande dessinée.Il aura fallu attendre 12 ans pour qu'un caricaturiste canadien reçoive à nouveau le Grand Prix.La dernière fois, c'était en 1973 et c'est Roy Petterson, de Vancouver, qui l'avait obtenu.« Je suis surpris, étonné », a confié Girerd, en avouant que sans l'insistance de Robert La-Palme, président-fondateur du Salon, il n'aurait pas envoyé de caricature.Tout simplement parce qu'il doutait qu'on puisse juger du mérite d'un caricaturiste sur une seule oeuvre.«J'ai peut-être tort, je suis obligé de le reconnaître maintenant.» «Girerd a réussi à traiter un sujet sérieux avec beaucoup de délicatesse et d'humour», a confié par ailleurs à LA PRESSE Clive Collins, de Grande-Bretagne, président du jury, caricaturiste de l'année du Salon et collaborateur aux magazines Punch et Playboy.«Il nous fait rire avec un drame épouvantable », renchérit Robert LaPalme.Et d'ajouter enthousiaste: « C'est une année faste pour la caricature.Jamais nous n'avons eu autant de pays participants ni autant de concurrents, plus d'un millier.Chacun ne peut envoyer qu'une seule caricature.Nous les publions toutes dans notre catalogue qui comprend 1 020 pages cette année.» C'est aussi une année faste pour Girerd qui, depuis 198, par son humour subti! et son art consommé, fait rire et force à réfléchir les lecteurs.Outre le Grand Prix de la caricature, il vient d'apprendre qu'il recevra l'Ordre du Canada en octobre prochain.Né en Algérie où il a commencé sa carrière en 1957.notre caricaturiste ne se lasse pas d'observer le monde, grand et petit, de chez nous et d'aiiieurs, pour en extraire, comme on !e sait, toutes les saveurs et les fadeurs.Pour ce qui est du Salon international de la caricature de Montréal, son succès a été croissant et l'on ne peut s'imaginer qu'il avait débuté avec 80 exposants seulement, en 1963.« Le Salon de Robert LaPalme est unique, il n'y a rien de compara ble ailleurs, ni d'aussi bien documenté », estime Draper Hill, un des membres du jurv, caricatu-voir GIRERD en A 2 êTiïop/e n LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, MERCREDI 17 JUILLET 1985, 101* ANNÉE, N° 264 78 PAGES, 7 CAHIERS \u2022 LA MÉTÉO: BRUMEUX EN MATINÉE.ENSOLEILLÉ AVEC RISQUE DE PRÉCIPITATION.MAXIMUM AUJOURD'HUI: 25°.DEMAIN: ENSOLEILLE.DÉTAILS PAGE A 2 ENTR! LAVA ! J>Ti 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec 50 cents Les Québécois boudent de plus en plus les boissons g tueuses m Au moment où Coke et Pep-™ si se livrent une guerre implacable pour accroître leur part du marché mondial, l'industrie des boissons gazeuses est en nette perte de vitesse au Québec.En effet, la production locale a baissé de 18,5 p.cent au cours des six dernières années.Cette baisse est d'autant plus signifi-cative que la production à l'échelie di; Canada a grimpé, quant à elle, de 1S» p cent durant Cette même période.MICHEt.GIRARD Le Québec produit aujourd'hui I2H millions de litres de boissons gazeuses par année, soit 100 millions de litres de moins qu'en 1978.De .'!6.fi p.cent qu'elle était en 1978.ia part du Québec dans la production nationale s'établit aujourd'hui à seulement 23.2 p.cent.Cette baisse de production s'est traduite par une perte d'au moins 1 000 emplois directs chez les embouteilleurs du Québec.Elle est essentiellement due au désintéressement des Québécois pour le Coke, le Pepsi, le Seven-Up et autres boissons gazeuses.Des statistiques recueillies par LA PRESSE auprès de l'Association des embouteilleurs de boissons gazeuses du Québec, il ressort qu'en terme de consom- mation per capita, le Québécois est passé en cinq ans du deuxième ( 1979 ) au neuvième rang ( 1984 ) des consommateurs au Canada.Les Québécois boivent aujourd'hui 65,5 litres de liqueurs douces par année, soit 9 litres de moins qu'en 1979.Cela représente une baisse de consommation de 11,8 p.cent.C'est la Colombie-Britannique qui occupe la dernière place avec une consommation per capita dé 51,7 litres.Hausse dans l'ensemble du Canada Dans l'ensemble du Canada, la consommation annuelle a augmenté de 10.1 p.cent au cours de la même période, passant de 68 litres à 75 litres par personne.Pour leur part, les On ta riens ont vraiment pris goût aux boissons gazeuses : ils en boivent aujourd'hui quelque 8:5,2 litres par année, une hausse de 19.3 p cent par rapport à 1979.La situation au Québec a réellement de quoi inquiéter les embouteilleurs de boissons gazeuses.À preuve, les ventes augmentaient l'an dernier dans toutes les provinces canadiennes à l'exception du Québec.Une hausse de 4,6 p.cent était enregistrée dans l'ensemble du Canada alors que le Québec faisait marche arrière avec une diminution de 1,2 p.cent.Selon la directrice de l'Association des embouteilleurs de boissons gazeuses du Québec, Nicole Pageau-Goyette, ce sont les campagnes gouvernementales reliées à la promotion de la bonne nutrition qui ont fait le plus de tort à l'industrie québécoise des boissons gazeuses.« La décision du gouvernement du Québec de couper, il y a quelques années, les subventions aux écoles qui continueraient d'offrir des boissons gazeuses aux étudiants, explique-t-elle.a eu un terrible impact sur nos ventes.Presque du jour au lendemain, il ne se vendait plus de boissons gazeuses dans les écoles du Québec.» « On constate que ces jeunes Québécois boivent aujourd'hui beaucoup moins de boissons gazeuses que les générations qui les ont précédés», d'ajouter Mme Pageau-Goyette.Autres facteurs aui expliquent la baisse de consommation enregistrée au Québec : la promotion et la libéralisation de la vente du vin dans les épiceries du Québec ; le vieillissement de la population ; l'arrivée sur le marché québécois de l'alimentation d'une vaste gamme de jus et autres boissons douces ; et un changement assez marqué dans les habitudes alimentaires.voir BOISSONS en A 2 MONTRÉAL PIED Ouf remont, le circuit pédestre que LA PRESSE propose aujourd'hui, est un des plus exigeants car il se profile à flanc de montagne sur une bonne partie de sa distance.Il a par contre l'avantage de faire découvrir des coins de verdure merveilleux et d'impressionnantes demeures à quelques minutes seulement du centre ville.Bonne marche.page A 8 NATIONALE L'EMPORTE 6À 1 cahier sport POUR ACHETER UNE PARTIE DE L'ACTIF DE GULF Le cabinet autorise Petro-Canada à dépenser jusqu'à $1,8 milliard I OTTAWA ( PC ) \u2014 Le cabi-¦**' net a autorisé Petro-Canada à dépenser jusqu'à $1,8 milliard pour l'acquisition d'une partie de l'actif de Gulf Canada, a-t-on appris hier.Le cabinet a donné son aval vendredi, mais ce n'est qu'hier que l'arrêté ministériel dévoilant les détails de la décision a été rendu public.Le président de Petro-Canada, Bill Hopper, négociait avec la famille Reichmann, de Toronto, afin d'acheter l'actif de Gulf que les Reichmann ne veulent pas conserver lorsqu'ils feront l'acquisition de 60 p.cent de Gulf auprès de la compagnie Chevron, aux États-Unis.Le marché devait être conclu lundi au plus tard, mais une offre de dernière minute de Nor-cen Energy Resources, contrôlée par le financier torontois PETROCÂNADA Conrad Black, pour certains des intérêts de Gulf que la société de la Couronne est aussi intéressée à acquérir, est venue compliquer les négociations et a entraîne un délai.Les Reichmann.par l'intermédiaire de leur société Olympia and York Developments, ont obtenu un délai de 48 heures de Chevron pour leur permettre de conclure le marché.La nou- velle échéance a été fixée à ce soir.M.Hopper, apparemment, a été incapable de persuader le gouvernement de le laisser égaler l'offre de Black pour les ré serves inexploitées de pétrole de la mer de Beaufort et du delta du Mackenzie, qui sont considérées comme cruciales à la conclusion de tout marché.En vertu de l'arrêté ministériel, Petro-Canada est autorisée à emprunter jusqu'à concurrence de $1,6 milliard pour financer l'achat ; les autres $200 militons proviendraient de ses propres coffres.En tant que société de la Couronne, Petro-Canada doit recevoir l'approbation gouvernementale pour toute dépense importante.Les Reichmann sont intéressés par Gulf Canada mais souhaitent revendre son réseau de commercialisation et de raffineries.Gulf Canada Products.Ces opérations ne sont pas aussi rentables C;ue la production de pé trole brut et de gaz naturel.Quant à Petre-Canada, elle vise a étendre sa présence dans l'ouest du Canada grâce a l'achat des stations-service et des raffineries tie Gulf duns celle région.Mais la seule façon de persuader Petro-Canada d'ac quérir l'ensemble des stations-service et des raffineries de Gulf Canada Products d'un océan à l'autre reposait sur la possibilité que les Reichmann acceptent de se départir de certaines ou de toutes leurs acquisitions dans le delta et la mer de Beaufort.Certaines sources affirment que des ministres conservateurs se seraient opposés à permettre à Petro-Canada de dépenser plus que le montant de $1,8 milliard approuvé vendredi.AUJOURD'HUI \u2022 PETROLE Un consortium canadien soumettra la semaine prochaine au Nigeria une offre d'achat de pétrole d'une valeur de S! milliard en échange de biens et services canadiens.page C 1 \u2022 DÉCENNIE DES FEMMES Le chef de la delegation canadienne à la conférence de Nairobi ei ministre de la Condition feminine, Waltur F.McClean.souligne le rôle de médiateur que ie Canada s'orforce de jouer dan?, ce débat.page A 5 \u2022 BELGIQUE Le roi Baudouin dénoue la crise gouvernementale belge en refusant la démission du cabinet et en décrétant la tenue d'élections législatives anticipées pour octobre prochain.page B 6 \u2022 CONSOMMATION On peut parfois maudire le carcan de bureaucratie qui nous enserre, mais il faut reconnaître que dans le domaine de l'assurance-automobile, les choses vont mieux.Cahier D \u2022 ALIMENTATION Aux Bahamas, le plus sage est d'oublier ses habitudes alimentaires et d'opter pour les cocktails extraordinaires de ces îles, paradis du rhum et des fruits tropicaux.Cahier Z 134 6 Annonces classées .3 10, D 11 E 1 à E 5 Arts et spectacles.8 1 à B 8 \u2014 Horairep.B 4 Bridge.B 4 Carrières et professions.C 8, C 9 Décos, naissancos, etc.E 7 Economie.C 1 à C 6 FEUILLETON.E 3 Horoscope.D 11 Lo monde.B 6 Montréal a pied.A 8 Mots croises.E 1 «Mot mystère».E 4 Quoi faire aujourd'hui.B 4 Télévision.B 1 Vivre aujourd'hui \u2014 Alimentation.cahier Z \u2014 Consommation.D 1 à D 6 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.10-11 Mots croisés.14 + VENTE- de dernière minute VOL DIRECT VIA NOROAIR BILLET ¦ ailor rttour pour / etfe Départ la 26 juillet.Hotoui doit eue effectué au plus tard le 7 septembre CONSULTEZ VOTRE AGENT DE VOYAGES.1»^ Pi .'Ml.» 1j ou \\ OOfcPfi uest V A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 JUILLET 1985 DEMAÎN dans LA PRESSE UN JARDIN À L'ANGLAISE: Une série de parterres où règne la fantaisie, où les plates - bandes, bien démarquées, ne sont pas du tout symétriques, où les vivaces voisinent avec les annuelles, et où les fleurs des champs font bon ménage avec les fleurs de culture; tel est le jardin à l'anglaise que Marc Méloche, fleuriste!, a aménagé pour son plaisir derrière la maison qu'il habite à Laval.Un reportage de Madeleine Dubuc.Les photos sont de Robert Nadon.La gesse ¦ De leur nom botanique, les gesses ou pois de senteur sont facilement identifiables à cause de leur croissance en vrille et de leurs fleurs en grappes.Elles poussent partout et s'enroulent autour des herbes et des autres fleurs.Leurs petites fleurs bleues, minuscules, renferment un nectar très sucré que les abeilles vont chercher.Au Québec on retrouve plusieurs espèces de gesses, dont deux \u2014 les plus répandues \u2014 la gesse maritime (lathyrus maritima), affectionnant les rivages et les dunes sablonneuses, et la gesse palustre (lathyrus palustris).à floraison estivale, envahissant les rivages de cours d'eau douce et les prés humides.En Gaspésie la gesse maritime porte le nom de pois de la mer.On trouve également une gesse à fleurs jaunâtres dans la vallée du Richelieu et en certains endroits, le long de la rivière Ottawa.Quant à la gesse des prés (lathyrus pratensis), à floraison dorée, en grappes, elle est surtout répandue en Gaspésie et dans la region de la ville de Québec.C'est une gesse issue d'une variété européenne, échappée des cultures, et qui s'est rapidement naturalisée dans le Bas Saint-Laurent.Elle produit des gousses de pois de la grosseur de petites lentilles.Votre pelouse aujourd'hui H Saviez-vous que l'eau couvre 80 p.cent de la surface de la ~ terre?Que 97 p.cent de cette eau se trouve dans les océans et plus de 2 p.cent forme les glaciers des pôles Nord et Sud?Il ne reste donc que 1 p.cent pour les lacs, les rivières et l'eau souterraine, ce qui serait globalement suffisant pour les besoins actuels de l'homme.Cependant, l'homme ne s'installe pas toujours aux endroits où l'eau est disponible.Dans certains pays, particulièrement les pays chauds, il ne pleut pas souvent et l'eau douce est un bien très précieux.Au Québec, l'eau est l'une de nos grandes richesses naturelles; saviez-vous que nous avons plus d'un million de lacs?Cependant plusieurs de ces lacs sont éloignés des grands centres urbains.ADRESSES PAIRES IMPAIRES Acton Vale NR NR Beloeil.X NR Candiac.X NR Châteauguay.X NR Cowansville.X NR Deux-Montagnes .X NR Farnham.NR NR Qranby.X NR Grande Ile.NR NR Johette.NR NR Lachenaie.X X La Prairie.X NR Laval.NR NR LeGardeur.X NR Longueuil.NR NR Mascouche.X X McMasterville.X NR Mirabel.X NR Montréal-Est.NR NR LEGENDE: ADRESSES PAIRES IMPAIRES Mont-St-Hllaire.X NR Otterburn Park .X NR Pointe-Calumet.NR NR Sorel.X NR St-Basile-le-Grand.X NR Sl-Constant.X NR St-Eustache.*.X NR St-Jean-Baptiste.NR NR St-Louis-de-Terrebonne X X Sl-Mathlas.NR X Ste-Agathe-des-Monts NR NR Ste-Anne-de-Bellevue NR NR Ste-Camerine.X NR Ste-Madeleine.X NR Ste-Marthe-sur-le-Lac.NR NR Ste-Thérése.NR X Terrebonne.X X Vaudreull.NR X Ville de l'Ile Perrot.NR X X \u2014 Interdit par le règlement municipal NR \u2014 Arrosage non recommandé car humldile suffisante dans le sol 1 \u2014 Arrosage de 1 h recommandé 2 \u2014 Arrosage do 2h recommande Cm recommandation» quotidiennes d'arrosage des pelouses sont publiées en collaboration avec I Association québécoise des techniques de I eau (AQTE) Etablies a partu d un calcul mathématique éprouvé, allés t.enn«nt compté du volume d eau nécessaiie poui une croissance maximale de votre pelouse et dé la capacité du sol a conserver l'humidité Ces recommandations sont valables s >i n y a pas plu entro-temps Une interdiction signée qu une municipalité détond d arroser Enlm.tenez compte des heures permises poji I arrosauv dans le règlement dé votre municipalité La Quotidienne Tirope d'hier à trois chiffres 888 à quatre chiffres 2488 rLAMÉTÉcr MERCREDI, 17 JUILLET 1985 aujoukd'hui m,i, 14' Max.: 25° BRUMEUX MATINÉE, GÉN ENSOLEILLE RISQUE PRECIPITATION 107.demain ENSOLEILLE 29 3 01 Québec Abri* Outoouan lout entities Cofttoni dé l'Est Mauriac Quebec Loc Soint Jeur; CasuéM Saie-Corneau Sept Iles Canada Vidcrio Edmonton Rtomo Wmoipeo Toronto Hoirie, Cnonjottftown Somt-Jéon Mon 22 23 26 25 24 25 24 24 24 21 21 Avioufd'hw* Brum, ensol.Drum ensol Drum envol Brum, envol Ensol nuog.Emoi.nuog.Envol, nuog.Ciel vol.av.Gel «oi.av.Nuog ov Nuog.av États-Unis Mo.Auioent'hi;.24 23 30 24 23 27 19 24 21 \tMai.Mu\tMis.\tMo.Boston\t23 29 N.Orléans\t24\t32 MMo\t15 26 Pittsburgh\t18\t29 Chicago\t14 27 S.Francisco\t11\t22 Miami\t22 32 Washington\t23\t35 New York\t23 28 Dolkjs\t\t les capitales\t\t\t Amsterdam\tmm moi 12 19 Madrid\tM20\tMax 34 Aminés\t22 31 Moscou\t12\t24 Acapuko\t25 32 MexKo\t10\t21 Berlin\t13 22 Oslo\t11\t19 Bruxelles\t13 21 Pans\t14\t25 Buenos Aires\t10 16 Rome\t18\t34 Copenhague\t17 18 Séoul\t22\t28 Geneve\t20 28 Stockholm\t18\t24 Kong Kong\t28 31 Tokyo\t22\t30 L* Co.ci tosiMBS 401.boul Lobai» ST-UONARD CARRlfOUR RASAIS LANOCUER 744}.boul Long»1\"' al jaon lolon att LaSAUi orna 11 CAVAUH 8241.boul Chorapk» IKKLANO PLAIA ST-CMARLIS Sort* so da la TronKonod*nna il boul Si Chorlw MMT-XAN LUrMUMSMCHRJfU 97», boul du Sammura LONGUEUR 1AC! CLNÏHVili boul loiondrWan al Cw*-*owia« VUIST-LAURCNT CfNTtf COMMUCIAU UIAZAI ( LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 JUILLET 1985 USA-URSS: un problème de langue et non d'opinion?|B Une discussion portant sur les relations américano-soviétiques s'est envenimée hier, au Forum 85 sur les problèmes des femmes, qui se tient parallèlement à la conférence de l'ONU sur la décennie des femmes, lorsque Mme Bella Abzug, ex membre du Congrès des États-Unis, s'en est prise à une déléguée soviétique.Il semble que la querelle ait résulté d'une difficulté de langue plus que d'une divergence d'opinion : Mme Abzug aurait mal compris une critiqwue que venait de formuler Mme Zoya Zarubina.du ministère soviétique des Affaires étrangères, qui avait déclaré que « les femmes choisissent généralement de s'effacer, permettant a une poi-g:'ée d'hommes, dans no* deny pays, de décider de questions susceptibles d'affecter l'humanité tout entire ».La place aux hommes Mme Abzug s'est alors écriée : « Je suis en désaccord avec la déléguée soviétique, qui vient de dire que nous devrions laisser les hommes prendre les décisions ».Des témoins s'interposèrent immédiatement, en affirmant : « Ce n'est pas exact, elle n'a pas dit cela ! ».niais l'cx-rcprésen-tante démocrate de New York poursuivit obstinément: «J'ai écouté trop longtemps des femmes dire que les questions de paix, les questions relevant de cette course insensée aux armements qui obsède nos deux-pays, étaient réservées aux nommes ».Une autre participante soviétique, Mme Natalya Berejnaya, vice-présideule de la commission de l'URSS, a affirmé par la suite qu'elle se sentait désavantagée d'avoir à parler après Mme Abzug : cette dernière, a-t elle dit.lui avait brusquement rappelé que « l'énergie humaine est plus puissante que l'énergie atomique ».d'après AP SELON LE MINISTRE WALTER MCLEAN Le Canada tente de jouer un rôle de médiation à Nairobi mg NAIROBI \u2014 Prenant la pa-\u2014 role à la conférence des Nattons unies, le chef de la délégation canadienne et ministre de la Condition féminine, Walter F.McLean, a fait hier état des progrès réalisés au Canada durant la décennie des femmes, a souligné le rôle de médiation que le Canada tente de jouer à Nairobi, et invité tous les pays participants à concentrer maintenant leurs efforts sur la place des femmes dans les programmes de développement.HUGUETTE ROBERGE envoyée «pétiole de LA PRESSE Flattant au passage la délégation québécoise et reconnaissant volontiers l'apport important du Québec qui « témoigne du rôle de chef de file que cette province occupe dans le mouvement de promotion de la femme au Canada », le ministre n'en cite pas moins surtout les réalisations fédérales en matière de condition féminine.Il a souligné notamment les sujets ce qui touchent le partage des biens, le divorce, et le respect des ordonnances d'entretien et de garde; le développement du système de refuges pour femmes battues; les modifications au code criminel en vue de traiter plus efficacement le cas des hommes violeurs et brutaux ; une nouvelle loi sur la santé qui tient .compte de l'évolution des besoins de la femme au cours de son cycle de vie.« Une réussite majeure » Selon l'orateur canadien, la décennie a été couronnée, il y a quelques mois à peine, par l'entrée en vigueur des articles sur l'égalité de la Charte canadienne des droits et libertés, qui fait partie intégrante de notre constitution.«L'égalité totale entre les hommes et les femmes y est désormais l'objet d'une garantie prévalant sur toutes les lois de notre pays, chaque citoyen ayant droit de recevoir la même protection et les mêmes avantages de ces lois ».« Au Québec, ajoute-t-il, la Charte des droits et libertés contient des garanties analogues ».Cap sur le développement « Les documents des Nations unies, poursuit M.McLean, font nettement ressortir la nécessité de se pencher systématiquement \\m Congrès mondial de l'ONU pour la décennie des femmes Walter McLean sur le rôle de la femme dans le développement.Collectivement, nous devons nous y employer, non seulement pour les femmes des pays en voie de développement, mais aussi pour toutes celles qui, aux quatre coins du mon de, ne sont pas encore reconnues comme des participantes à part entière au développement de leurs sociétés ».Affirmant que le Canada a beaucoup évolué au cours de la dernière décennie dans sa vision, ses actions et sa volonté d'adopter des politiques de développement profitables aux femmes, le chef de la délégation canadienne souligne que l'Agence de développement international du Canada ( ACDI ) s'est dotée d'une stratégie structurée d'intégration des femmes au développement, comportant à la fois un cadre d'action et un plan quinquennal.Favoriser l'entente Enfin, M.McLean a indiqué que, tout au long de cette conférence, le Canada entend susciter une amélioration de la condition des femmes dans le monde « en favorisant l'entente sur des stratégies grâce auxquelles elles pourront participer librement et entièrement, avec toutes leurs énergies, au développement économique et social de leurs pays ».À propos de ces stratégies, le Canada est d'avis qu'elles devront * insister sur la nécessité que les gouvernements prouvent leur volonté politique d'accroître la participation des femmes en tant que leurs représentantes, en les investissant du pouvoir de contribuer au règlement des grandes questions mondiales.Et aussi, s'attarder sur les différentes facettes des problèmes qui défavorisent les femmes de façon disproportionnée ».La délégation canadienne favo rise la mise en place d'un mécanisme qui permettrait d'évaluer régulièrement, d'ici l'an 2 000, les progrès accomplis par tous les gouvernements dons l'amélioration de la condition féminine.«Sans une stimulation de ce genre, il sera trop facile de laisser s'essouffler l'élan que nous avons acquis durant le décennie ».Sécheresse Par ailleurs, la sécheresse et la famine débordent l'Ethiopie pour frapper aussi durement le Soudan où elles font maintenant 20 000 morts, chaque mois.S'adressant aux représentants des médias à la Conférence mondiale des Nations unies pour les femmes à Nairobi, le directeur du bureau de l'ONU pour les opé rations d'urgence en Afrique, Bradford Morse, les a enjoints hier de sensibiliser leurs auditoires de par le monde a l'intensification de la crise de la faim dans les pays africains frappés par la sécheresse.M.Morse a indique que des dizaines de milliers de personnes sont menacées de mort prochaine, au Soudan, alors que les agences internationales de secours s'essoufflent dans leur course contre la montre et l'insuffisance de l'infrastructure de transport.L'Office For Emergency Ope rations ( OEOA ) lance un vibrant appel à la générosité des pays d'abondance pour qu'ils mobilisent dès maintenant le plus de ressources possible, de manière à atténuer l'ampleur du désastre.Sears Rénovation Faites confiance à votre magasin Sears pour tous vos projets de rénovation Le climatiseur résidentiel Sears Appareil de climatisation à condenseur extérieur assurant une température idéale dans toute la maison.Conçu et fabriqué au Canada pour le climat canadien.S'installe sur les systèmes de chauffage à air puisé, nouveaux ou existants.Certifié ACNOR I Equerre Vos travaux de renovation sont | peut-être admissibles a des subventions importantes Nos ^ experts en rénovation pourront *h£ vous donner tous les _R renseignements relatifs à ce \u2022i» programme gouvernemental ¦ta.____ La carte de crédit N°1 des magasins à rayons au Canada' Rabais 20% sur toiture* Une nouvelle toiture protégera votre maison des intempéries.Faites votre choix parmi notre vaste sélection de modèles et de couleurs.Votre maison reprendra sa belle apparence et vous en serez fiers pendant des années.Série 15000.Faites aussi confiance à Sears pour vos autres projets Devis gratuit.Composez: Fenêtre d'aluminium Contre-fenêtre d'aluminium Fenêtre en bois Porte d'aclor Porte de bois Porte patio Porte de garage Contre-porte d'aluminium Revêtement SoHit'iascla Gouttière Torture Cloture Fournaise electnque/gaz/huile Pompe à chaleur Climatiseur central Purificateur électronique Humidificateur ventilation Chaufle-eau Conditionneur d'eau Isolation Armoire de cuisine Broyeur a déchet Salle de bain Tapis/Revêtement de vinyle Draperie Aspirateur central Ouvre-porte de garage Piscine hors-terre Place vertu 335-7770 I 465-1000 Anjou353-7770 Brûssard ' Laval 682-1200 Saint-Jérôme 430-9980 Saint-Jean 349-2651 * Prix en vigueur Jusqu'au 31 août 1985, dans la limite des stocks disponibles SEARS vous en avez pour votre argent.et plus AFRIQUE DU SUD La fille du président US dénonce la discrimination il NAIROBI, Kenya ( d'après ¦ UPI, Reuter, CP ) \u2014 Aux applaudissements des quelque 1OOJ déléguées à la conférence d»' l'ONU sur la femme, la fille du président des États-Unis, Mme Maureen Reagan, a dé nonce vigoureusement, hier, la discrimination raciale qui sévit en Afrique du Sud, tout en mettant par la même occasion les déléguées en garde contre la tentation de forcer un débat général sur cette question.Mme Reagan, qui préside la délégation américaine à cette réunion, a souligné que l'apartheid répugnait tant au gouvernement qu'à la population des États-Unis.« Outre l'avilissement qu'elle impose à la population noire d'Afrique du Sud, elle exerce des effets extrêmement nocifs sur les femmes », a telle dit, en soulignant que les stratégies qui seraient mises sur pied lors de la réunion pour assurer l'avancement de la femme au cours des l.f années à venir incluraient des moyens propre à mettre un terme à ce système « malsain et inhumain ».Pour et par les femmes Dans son allocution de 15 minutes, la fille du président américain a laissé entendre par ailleurs que sa délégation ne s'opposerait pas à ce que la conférence discute des épreuves que subissent les femmes palestiniennes, mais, a-t-elle dit, ces discussions devront se limiter exclusivement aux préoccupation des femmes.« Je comprends que certaines déléguées pensent que la situation des Palestiniennes mérite une attention spéciale ».a-t-elle dit, « mais il faut que celte conférence passe dans l'histoire comme une conférence des femmes, par les femmes et pour les femmes : nous nous opposerons vigoureusement à toute politisation des problèmes abordes ».États-Unis et Palestine Salwa Abu Khadra, secrétaire générale de l'Union des femmes palestiniennes, a déclaré par la suite que le discours de Mme Reagan avait fait beaucoup pour améliorer les relations entre la Palestine et les États Unis : « Au moins, on nous a appelées par notre nom », a-t-elle souligné, en ajoutant toutefois que « Mme Reagan devrait s'efforcer de mieux comprendre l'essence des problèmes des femmes de Palestine, en l'occurrence Israël ».Pour sa part, Mme Nitza Sha-piro-Libai, chef de la délégation israélienne, a /ait valoir, lors d'une interview, que des questions d'ordre politique venaient d'être soulevées qui n'avaient aucune raison d'être dans ce débat.«C'est de l'hypocrisie qui ne peut que diviser la conférence », a affirmé Mme Shapiro-Li-bai, en ajoutant : « Les Palestiniennes qui vivent dans notre pays sont en meilleure posture qu'elles ne l'étaient avant la création de l'État d'Israël et qu'elles ne le sont présentement dans les États arabes ».Dans le courant de la journée.Mme Lctitia Shahairr, crrc *de ht délégation philippine, a présenté à la conférence un rapport soulignant qu'alors que les femmes forment la moitié de la po pulation du monde et effectuent ies deux-tiers du travail, elles ne reçoivent que le dixième du revenu.Les femmes ont toujours oeuvré au développement mondial pour une contributiobn faible ou insuffisante, et cette contribution a la plupart du temps été méconnue, précise le document, qui ajoute : « La relégation des femmes, tant dans la vie publique que privée, à un rôle de su-bordii ation explique la sous-évaluation de leur contribution à la société; l'appauvrissement des femmes ne fait que s'ac-croitre, suscitant le phénomène connu sous le nom de féminisation de la pauvreté ».Mme Shahani a reconnu toutefois que des progrès substan tiels avaient été accomplis durant la dernière décennie dans le domaine de l'égalité des droits.Mais, a-t-elle ajouté, les femmes ne profitent pas encore pleinement de leur droit de vote, notamment dans les pays en voie de développement.Dans un second rapport publié hier, la commission royale d'enquête sur la tragédie de l'Océan Ranger coulée en mer il y a trois ans, recommande au gouvernement et à l'industrie de mettre sur peid un système sécuritaire d'évacuation de ces plates-formes.COMMISSION ROYALE D'ENQUÊTE Forage en mer: révision des mesures de sécurité m OTTAWA ( PC ) \u2014 Dans un \u2014 second rapport puh'ié hier, la commission royale d'enquête sur la tragédie de l'Océan Ranger a recommandé une révision complète des mesures de sécurité, de la législation, des mesures d'urgence et de la recherche en ce qui concerne l'industrie du forage en mer.La commission recommande a toutes les parties intéressées d'établir clairement leurs responsabilités, à cause de la complexité grandissante de l'industrie du forage en mer.La plate-forme pétrolière a coulé dans une tempête au large de Terre-Neuve, il y a tiJ.s ans, entraînant dans la mort ses 84 hommes d'équipage.Une seule agence fédéral?, selon la commission, devrait avoir la haute main sur toutes les opérations offshore, en consultation avec l'industrie.La loi, d'ailleurs, devrait préciser le rôle des navires qui se trouvent dans les parages et des hélicoptères de sauvetage.La commission voudrait, de plus, que soit établi « un processus d'évaluation et d'approbation des plates-^rmes », afii: qu'elles puissent résister au climat rigoureux de la région de Terre-Neuve.Météo Au sujet du climat, la commission reconnaît qu'il constitue « peut-être le plus grand défi écologique », avec son brouillard, ses tempêtes, ses courants marins et ses icebergs.Pour éliminer les risques, il faudrait donc, note la commission, que les prévisions météorologiques soient des plus perfectionnées.Il va de soi, ajoute la commission, que la formation et la compétence de l'équipage d'une plate-forme sont également des plus importantes.Mais il laut aussi, en cas de danger, pouvoir évaruer le personnel des plates-formes en toute sécurité.La commission recommande donc au gouvernement et à l'industrie de mettre sur pied un tel système d'évacuation.L'actuel programme - de recherche et de sauvetage » fait l'objet de sévères critiques, particulièrement ses hélicoptères vieux de 20 ans, qui sont « impropres au sauvetage offshore ». A 6 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 17 JUILLET 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint ClAUDf GRAVEL directeur d
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.