La presse, 24 juillet 1985, Cahier A
[" \u2022\u2014 hps; ¦ - Rue Bloomfield, à Outremont, on dirait l'automne.Photo Pierre Lalumière, LA PRESSE Des pucerons s'attaquent aux érables, mais l'espèce n'est pas en danger ¦ri Un érable qui perd ses feuil-™ les en plein mois de juillet, un autre qui laisse couler un miel étrange sur les voitures et les parterres, voilà de quoi étonner.La cause : une infestation de pucerons qui sévit dans la région montréalaise depuis deux ou trois semaines.L'insecte suceur est dans presque tous les érables et particulièrement dans les érables de Norvège.Il y suce la sève et dégage par la suite un miellat qui s'étend sur les feuilles et coule par terre.La chute des feuilles qui en résulte n'est toutefois pas inquiétante.« C'est la réponse physiologique de l'arbre à la présence de cet insecte, explique Ghislaine Gagnon du Jardin botanique de Montréal.Cela n'affecte pas la santé de l'érable.» La prolifération de cet insecte a été encouragée par les températures humides qu'on a connues cet été.Conséquence : les feuilles des érables sont restées tendres et gorgées d'eau.Un régal pour les pucerons.« Cette infestation s'enrayera d'elle-même, dès que les feuilles seront un peu plus dures.La population des pucerons devrait donc diminuer vers le début d'août, poursuit Mme Gagnon.Mais si la température humide se maintient, l'épidémie pourrait se poursuivre un peu plus longtemps.» Heureusement, il ne s'agit pas d'une infestation annuelle.L'importance de la po pulation des pucerons dépend uniquement de la température printanière.Actuellement, on ne connaît pas le nombre d'arbres qui sont atteints.Seul indice, les téléphones du Jardin botanique de Montréal n'ont pas dérougi depuis le début de l'invasion.Les Montréalais sont tellement nombreux à se plaindre de cet insecte que Mme Gagnon estime que presque tous les érables sont touchés.En attendant la fin de cette infestation, les voitures, les meubles de jardins, les vélos peuvent être débarrassés du iniel/at de puceron simplement avec de l'eau.Pour nettoyer un arbre de petite ou moyenne taille, on peut le laver avec un jet d'eau.Aucun insecticide n'est nécessaire.Quant aux gros érables, Mme Gagnon suggère d'attendre pa tiemment la fin du phénomène._ m, H LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE LA MÉTÉO : GÉNÉRALEMENT ENSOLEILLÉ ET VENTS MODÉRÉS.MINIMUM: 10°, MAXIMUM: 26°.DEMAIN: BEAU.DÉTAILS PAGE A 2 I'M CENTRl LAVAI 4, 'ri fr»£ MONTRÉAL, MERCREDI 24 JUILLET 1985, 101* ANNÉE, N° 271, 76 PAGES, 7 CAHIERS 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents AUJOURD'HUI \u2022 HAITI Le gouvernement haïtien prévoit un triomphe du président Jean-Claude Duvalier au référendum constitutionnel de lundi.page C 4 \u2022 SUPER CARNAVAL Super Carnaval se propose de doubler d'ici environ un an le nombre de ses supermarchés au Québec.page B 1 \u2022 COURTAGE En faisant le bilan du rendement de ses placements boursiers, il ne faut pas oublier de tenir compte des frais de courtage.page B 1 \u2022 GUY BERTRAND C'est pour réaliser l'idéai indépendantiste du Parti québécois que l'avocat Guy Bertrand tentera de succéder à René Lévesque.page A 4 \u2022 CONFERENCE BOARD Selon le Conference Board, le gouvernement a clairement opté pour une réduction du déficit aux dépens du chômage dans son dernier budget.page A 5 50 000 VOITURES FABRIQUÉES PAR ANNÉE Toyota construira une usine au Canada sa Toyota, qui domine le mar-™ ehé des véhicules japonais importés au Canada, a annoncé hier qu'elle construira des usines pour la fabrication de 50 000 voitures par année au Canada et 200 000 aux États-Unis.PILLES GAUTHIER La fabrication au Canada - où Toyota a vendu 49 463 voitures en 1984, dont 15 088 au Québec -commencera en 1988 mais la ville où sera construite l'usine, le montant exact de l'investissement ainsi que le nombre d'emplois créés seront annoncés à l'automne 1985 ou, au plus fard, au début de 1986, a déclaré hier à LA PRESSE M.Hector Dupuis, vice-président de Toyota Canada à Toronto.Il faut, explique-t-il.prendre les décisions assez rapidement si Toyota veut commencer l'assemblage en 1988, étant donné qu'il faut entre temps faire l'acquisition des terrains, construire l'usine, etc.À Québec, où le cabinet du ministre de l'Industrie et du Commerce est à toutes fins utiles fermé en cette période de vacan- voir TOYOTA en A 2 Photothèque LA PRESSE On ignore encore de quel ordre sera l'investissement de Toyota au Canada.EN DEPIT DE L'ETAT D'URGENCE L'Afrique du Sud continue de vivre des heures d'agitation mg JOHANNESBURG (d'après ™ AFP) \u2014 Deux manifestants noirs ont été tués et au moins dix autres blessés par les forces de sécurité sud-africaines lors d'affrontements qui ont éclaté hier dans les cités noires du pays, au troisième jour de l'état d'urgence décrété par Pretoria.On précise que 55 arrestations ont été effectuées lors de ces incidents, ce qui porte à 496 le nombre des personnes placées en détention depuis dimanche.Les autorités sud-africaines ont précisé que les deux victimes avaient été tuées dans l'est de la province du Cap, après qu'un groupe de quelque 150 étudiants eut lancé des pierres sur une patrouille de police.L'incident est survenu près d'une école secondaire de la cité noire de New Brighton : deux élèves ont été tués sur le coup et un troisième grièvement blessé.La police a fait savoir qu'elle avait été prise à partie en au moins 20 endroits différents, hier, dans l'ensemble du pays, èt qu'elle avait riposté tantôt avec des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, tantôt avec des armes à feu.On souligne que des émeutes ont également éclaté dans des régions qui ne sont pas concernées par l'état d'urgence, notamment à Lebowa, voir PRETORIA en A 2 Montréal à pied Le Mille carré doré.le circuit pédestre que nous vous proposons aujourd'hui, est un territoire d'envioii un mille carré.D'où son nom.Situé à l'intérieur du périmètre formé par la rue Bleu-ry, l'avenue des Pins, le chemin de la Côte-des Neiges et la rue Sherbrooke, ce circuit en émerveillera plus d'un par l'opulence et la richesse historique des demeures qui le jalonnent.Au début du siècle, la fortune des pro priétaires des résidences situées à l'intérieur de ce périmètre représentait plus de 70 p.cent des richesses du Canada.page A 8 De» milliers de personnes en deuil ont défilé dans les rues de Kawathema.-«P.Téléphoto AP 1 SOMMAIRE Annonces classées.D 8, D 9 E1 àE4 Alimentation.Z 1 à Z 10 Arts et spectacles \u2014 Informations.C 1 à C 3 \u2014 Horaires.C 3 Carrière et Professions.C 8, C 9 Consommation.D 1 à D 6 Décès, naissances, etc.E 6 Économie.B 1 à B 8 Êtes-vous observateur?.D 8 FEUILLETON.D9 Horoscope.E 2 Le monde.C 4, C 5 Montréal à pied.A 8 Mots croisés.E 4 \"Mot mystère».E 3 Quoi faire aujourd'hui.B 7, B 8, C 10 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.10-11 Mots croisés.14 Ententes signées à LA PRESSE ma LA PRESSE et les syndi-\u2014 cals qui regroupent le personnel de l'entreprise ont renouvelé leurs conventions collectives jusqu'en 198H.La moyenne annuelle des augmentations salariales est de 5,1 p.cent.M.Roger D.Landry, président et éditeur, a déclaré que la conclusion de ces ententes marque « la victoire de la raison sur une malheureuse tradition >\u2022 suivant laquelle LA PRESSE et ses eir ployés syndiqués no parvenaient jamais depuis 20 ans à renouveler plus d'une fois les conventions collectives sans conflit majeur.En 19S2.quatre ans après l'arrêt de travail de 1978.les enter tes ont été renouvelées une première fois.En 1985, elles ont été renouvelées une deuxième fois en deux phases : un contrat d'un an (1984-85) et un contrat de trois ans ( 1985-88 ).Les négociations entre la direction et une vingtaine d'unités syndicales FTQ et CSN ont été plus longues ( 18 mois ) que ne l'aurait souhaité LA PRESSE, a dit M.Landry, mais elles se sont déroulées de manière ordonnée, dans un climat exempt de tension et de menace.« Cette paix sociale dans l'en treprise, a souligné le président, permet d'envisager l'avenir de LA PRESSE avec confiance et sérénité.\u2022 Aux quelque 1 000 employés syndiqués du quotidien de la rue Saint-Jacques, les conventions collectives apportent entre au très avantages en termes de prévoyance collective, notamment un programme de soins dentai res, et des améliorations au régime des rentes.Voir photos en page A-2.pf fermes Sour LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 JUILLET 1985 AU REPAIRE DES HELL'S ANGELS À LENNOXVILLE La SQ découvre du sang dissimulé sous des tuiles |~| LENNOXVILLE (PC) \u2014 En soulevant des tuiles, qui semblent avoir été posées tout récemment dans la forteresse aménagée à mi-chemin entre Sherbrooke et Lennoxville par la bande de motards des Hell's An-gels, des policiers de la Sûreté du Québec ont découvert, hier, des flaques de sang séché imprégné dans le bois.Près de la porte séparant la cuisine du garage, une partie du plancher était aussi imbibée de sang.Les agents de la SQ ont également découvert des trous laissés, semble-t-il, par le passage de projectiles d'arme à feu, ce qui, selon le relationniste régional de la Sûreté du Québec, l'agent René COté, donne encore plus de poids aux soupçons des policiers qui croient que c'est bel et bien à Lennoxville que cinq membres du chapitre de Laval des Hell's Angels ont été liquidés, le 24 mars.Ces découvertes ont été faites au cours d'une perquisition qui, vers 9 h 30 hier, a conduit une trentaine de policiers appartenant au Bureau des enquêtes criminelles, de l'unité d'urgence et du détachement local de la Sûreté du Québec au repaire des motards.La perquisition avait pour but de recueillir des indices permettant de relier des membres de la bande à la mort des cinq hommes dont les cadavres, lestés de blocs de béton, ont été repêchés dans le fleuve Saint-Laurent, en face de Sorel.§m FLORE D'ici 1^- avec Florian Bernard LINNÉE BOREALE \u2014 21 \u2014 I La Hnnée boréale est con-\u2014 nue depuis le moyen-âge.Elle doit son nom au grand botaniste français, Linné, qui l'a maintes fois dessinée et qui l'affectionnait particulièrement.Notre délicate petite linnée boréale (linnaea borealis) est toutefois légèrement différente de celle qui pousse en France et en Europe.Avec ses petites fleurs roses pendantes, en forme de clochettes, et ses feuilles vernies en forme d'oreilles de souris, la linnée boréale ou clochette du Canada est l'une des plus belles représentantes de la flore indigène du Québec.Elle pousse abondamment en forêt et recouvre parfois de grandes étendues.C'est une plante qui contient une huile résineuse lui permettant de survivre aux rigueurs de l'hiver et de conserver ses feuilles toujours vertes, comme les conifères, même sous la neige.La linnée boréale fleurit à partir de juin jusqu'à la mi-août.Elle adore la forêt froide boréale et est ainsi répandue jusqu'en Alaska, à Terre-Neuve et au Groenland.C'est une plante qui mériterait à être développée de façon à produire des hybrides adaptés à la culture ornementale.Votre pelouse aiyourdTrai jm Si la pollution d'origine domestique est une source importan-\u2014 te de la contamination bactérienne des eaux de surface, les problèmes engendrés par la pollution industrielle sont plus graves encore.A lui seul, le secteur manufacturier québécois pollue autant que 40 millions de personnes.Il est à l'origine de 60 à 70 p.\u2022cent de la pollution organique de l'eau.Les mines engendrent même des problèmes de détérioration physico-chimique de nos cours d'eau, car les éléments minéraux affectent la vie aquatique.ADRESSES PAIRES IMPAIRES Acton Vale.NR Beloeil.X Candiac.1 Ctviteauguay.NR Cowans vi lip.1 Daux-Montagnes.X Farnham.NR Granby .Grande II*.Joliette.Lachenale.La Prairie.Laval.LeGardeur.Longueull.Maacouche.McMasterville Mirabel.1 NR NR .X X 1 X 1 X X X Montréal-Est.NR NR 1 X X X NR NR X NR NR X 1 1 NR 1 X 1 NR NR Mont-St-Hilaire Otterburn Park.Pointe-Calumet.NR Sorel.St-Basile-le-Grand St-Constant.St-Eustache.St-Jean-Baptiste .NR St-Louls-de-Terrebonne St-Mathias.Ste-Aflathe-des-Monls .Ste-Anne-de-Bellevue.Ste-Catnerlne.Ste-Madelelne.Ste-Marthe-sur-le-Lac .Ste-Thérèse.Terrebonne.Vaudreull.Ville delllePerrot.ADRESSES\t PAIRES\tIMPAIRES X\t1 X\t1 NR\tNR 1\tX X\t1 NR\tX X\tNR NR\tNR X\tX 1\tNR NR\tNR NR\tNR 1\tX X\t1 NR\tNR 1\tNR X\tX 1\tX 1\tX LÉGENDE: X \u2014 Interdit par le règlement municipal NR \u2014 Arrosage non recommandé car humidité suffisante dans le sol 1 \u2014 Arrosage de t h recommandé 2 \u2014 Arrosage de 2h recommandé Cet recommandation» quotidiennes d'arrosage des pelouses sont publiées en collaboration avec I Association québécoise des techniques de I eau (AOTE) Établie* à partir d un calcul mathématique éprouve, elles tiennent compte du volume d eau nécessaire pour une croissance maximale de votre petouae et de ia capacité du sol à conserver Ihumidlté Ces recommsndation» sont valables s II n'a pas plu ontre-lemps Une interdiction eigmlie qu une municipalité défend d arroser Enfin, tenez compte dea heures permises pour 1 arrosage dans le règlement de votre municipalité La Quotidienne _ Tirage d'hier à troit chiffres 360 à quatre chiffres 1350 [LA.MÉTÉ01 MERCREDI 24 JUILLET 1985 AUJOURD'HUI Min : 10° Max.: 26\" GÉrAuUEMENT ENSOLEILLE ET VENTS MODERES PAR MOMENTS BEAU 30 3 01 Québec Osteouw Contons de l'Eu Mounas Québec ux-Somt-Json SéplJle.Canada Victcno 10 10 10 10 9 8 8 e i t 24 CM va., ov.26 Em., p.nua.26 Era., v.mod.25 Em., p.nua.25 Em., p.nua.25 Em., p.sxi.24 Em., p.nua 23 Em., p.nua.23 Em., p.nua.19 Em., p.nua.19 Em., p nue 15 24 I 18 21 37 WfWpag 19 25 12 23 Halifax Sotnl-^eWfl 11 15 15 25 20 24 10 22 États-Unis\t\t\t («ton\tMi».Mai 17 31 N-Orleans\tMa 23\t33 Maie\t11 23 Pittsburgh\t10\t26 Chicago Miami\t14 24 S.Francisco\t13\t21 \t23 26 Washington\t20\t32 New York\t18 30 Dallas\t\t les capitales\t\t\t Amsterdam\t13 20 Madrid\tMkL 22\t!¦ 37 Athènes\t23 36 Moscou\t15\t27 Acapulco Isrfin\t26 32 Mexico\t12\t24 \t14 20 Oslo\t11\t19 oruisuet\t15 23 Pans\t17\t27 Suerai Aires\t10 15 Rome\t20\t36 Copenhague\t13 18 Séoul\t25\t30 Genève\t10 28 Stockholm\t14\t19 Hong Kong\t28 30 Tokyo\t23\t31 LsCoirs\t22 36 ïnmooe\t27\t29 Lisbonne\t20 33 Vienne\t14\t23 Londres\t14 23\t\t L'opération, qui a pris fin vers 18 heures, s'est déroulée sans anicroches.Munis d'un mandat de perquisition portant la signature d'un juge, les policiers, qui avaient pris la précaution d'emmener une excavatrice avec eux, pour le cas où ils rencontreraient une certaine résistance, se sont présentés au repaire des motards dont la porte leur a été ouverte sans réticence.Les sept personnes \u2014 deux membres de la bande, deux jeunes filles et trois «recrues» \u2014 qui étalent sur place, ont été évacuées.Aucune d'entre elles n'a été arrêtée.Des experts doivent analyser aujourd'hui les traces de sang qui ont été découvertes dans le repaire et comparer leur groupe sanguin à celui des victimes du règlement de compte du 24 mars.De plus, un expert en balistique examinera les trous laissés dans le plancher par le passage de projectiles pour connaître le calibre de l'arme dont ils proviennent.Le coeur d'un cycliste de Gaspé transplanté au Royal Vie ¦I.QUÉBEC \"(PC) \u2014 Le coeur ^ de Nil Guillemette, cycliste de Gaspé décédé dimanche des suites d'une fracture du crâne lors de sa participation aux Jeux de l'Est du Québec, bat maintenant dans le corps d'un patient de l'hôpital Royal Victoria de Montréal.La transplantation a été effectué lundi soir et a nécessité des efforts et des moyens extraordinaires.Aussitôt le décès de Nil Guillemette constaté, une fiche informatisée a été publiée.Son coeur et ses deux reins devenaient disponibles pour qui en ferait la demande.Tous les hôpitaux de la province sont reliés entre eux par des banques de données informatisées.Un hôpital qui a des patients en attente d'un nouvel organe consulte régulièrement ce fichier, dans l'espoir que, quelque part, un coeur, un foie ou un rein soit disponible.Pendant que trois chirurgiens s'envolaient en hélicoptère vers Québec, le receveur, dont l'identité reste secrète, était transporté au bloc opératoire.Arrivé à 19 h 45.les trois chirurgiens .montréalais sont repartis avec le coeur de Nil Guillemette à 22 heures, escortés par la police de Québec.L'opération de transplantation a duré plus de quatre heures.Hier, le patient était toujours dans un état critique.Il s'agit de la sixième transplantation cardiaque cette année pour les chirurgiens de l'hôpital Royal Victoria.Les cinq premiers patients se portent bien.Par ailleurs, la Régie de la sécurité dans les sports (RSS) doit faire enquête, à compter d'aujourd'hui, pour déterminer les causes du décès du cycliste âgé de 33 ans.Nil Guillemette est décédé après une chute, alors qu'il participait à une compétition à Saint-Pascal de Kamouraska.Selon les rapports de la Sûreté du Québec, Nil Guillemette ne portait aucun casque protecteur au moment de l'accident.Ce fait a surpris les responsables de la RSS puisque des règlements exigent que les coureurs portent un tel équipement pour ce genre de compétition.T Les conventions collectives à LA PRESSE il LA PRESSE et les syndicats FTQ et CSN de ™ l'entreprise ont renouvelé leurs conventions collectives jusqu'en 1988 après 18 mois de négociations.Sur la photo du haut, assis à la table de négociations, on distingue, de gauche à droite, Gilles Séné-cal et Clément Brodeur, du Syndicat des préposés aux ventes du journal; Louis-P.Gagnon, vice-président de la maison Hébert, Le Houillier, Inc., actuaires ayant participé aux négociations relatives aux régimes de retraite; André Souchon, vice-président de La Presse ( Personnel et Relations de travail); Gilles Cardin, directeur des relations de travail; Jean-Neil Mark, du syndicat des expéditeurs.Debout, dans le même ordre, André Ducharme, du syndicat de la composition ; Raymond Éthier et Gaston Reeves, du syndicat de la photogravure; Marcel Gladu et Jacques Mayer, du syndicat des pressiers ; Pierre Paquin et Richard Saint-Onge, du syndicat des expéditeurs; Jean-Marie Doyon, du syndicat du personnel du Système de publication.Sur la photo du bas, on remarque les représentants des syndicats CSN.Assis, de gauche à droite, Daniel Marsolais, Charles David et Martial Dassyl-va, du syndicat des travailleurs de l'information ; René Ttiibodeau, du syndicat de la distribution; Claude Panneton, du syndicat de la composition; René Huneault, du syndicat de la publicité; Mario Lachafne, du syndicat des préposés au service Technique et Organisation de la Production; Jean-Paul Piché, du syndicat des distributeurs.Debout, dans le même ordre, Jules Béllveau du syndicat des travailleurs de l'information; Gilles Cardin, directeur des relations de travail à La Presse; André Souchon, vice-président (Personnel et Relations de travail); Louis-P.Gagnon, vice-président de la maison Hébert, Le Houillier, Inc., actuaires ; Jean-Louis Bélanger et France Monette, du syndicat des préposés à la vente du journal.Ont aussi participé aux négociations, mais n'apparaissent pas sur la photo, les personnes dont les noms suivent avec l'identification de leur syndicat: Mmes Diane Rodrigue et Nicole Boissonneault ( Informatique), Hélène Courtemanche (Annonces classées), Martine Vendrame et Manon Poirier (Publicité).De même, MM.Robert Nadon (Information).Sylvain Gagnon (Comptabilité), Serge Plouffe (T.O.P.), Claude Conan(T.O.P.), Bernard Bolleau et Gilles Duguay (Distribution), Denis Desjardins et Y van Berthelot (Composition), Anthony Smith et Jacques Lavallée (Photogravure), Réal Lacroix (Chaufferie), Paul-Emile Laberge (Imprimerie commerciale), Marcel Lefrançois et Michel Brunet (Ventes du journal), Robert Leblanc (Publicité), Mario Brissette (Distribution), Gilles Boucher (Impression), Roland Caron, Lucien Cloutier, Gaston Latullppe et Rénald Lelièvre (Immeubles).PRETORIA SUITE DE LA PAGE A 1 dans le nord du Transvaal et à Zwelethemba, près du Cap.On apprend par ailleurs qu'une des plus célèbres militantes blanches d'Afrique du Sud, Mme Molly Blackburn, a été arrêtée hier à Port Elizabeth et accusée d'avoir violé la loi sur la sécurité intérieure en prenant part, le 14 juillet, à une réunion illégale.Mme Blackburn, membre du Parti fédéral progressiste, principal parti d'opposition blanche au Parlement, a été relâchée sous caution et devra comparait re à nouveau le 14 août.Selon un porte-parole du comité de soutien aux parents de détenus (DPSC), la vague de détentions de ces trois derniers jours est la plus massive à survenir en Afrique du Sud depuis un quart de siècle, c'est-à-dire depuis les arrestations opérées à la suite de la tuerie de Sharpevil-le, en I960, lorsque l'état d'urgence avait été décrété pour la dernière fois.Les arrestations de ces derniers jours ont visé en particulier le congrès indien du Transvaal, affectant presque toute sa direction.Particulièrement touchée aussi a été, selon le DPSC, la section de l'est de la province du Cap du Front démocratique uni (UDF), la principale organisation anti-apartheid légale, ainsi que le Vaal Information Service, une organisation d'entraide des habitants du triangle du Vaal.au sud de Johannesburg.De très nombreux militants anti-apartheid connus dans les townships de Johannesburg ont aussi été placés en détention.Les mesures d'exception annoncées samedi par le président Pieter Botha autorisent la police à arrêter et détenir n'importe qui sans mandat, si elle estime que cela peut contribuer au maintien de l'ordre.Au-delà de 14 jours, la police doit obtenir une autorisation ministérielle pour détenir un citoyen plus longtemps.À Kawathema, à l'est de Johannesburg, près de 20 000 personnes ont assisté hier aux obsèques de 15 victimes des récentes émeutes, sous l'oeil vigilant de la police et de l'armée, qui avaient été déployées en force dans les rues de la cité.Présent dans l'assistance, l'évoque Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, a déclaré être venu « partager le deuil de notre peuple >, en ajoutant que le gouvernement avait tort de croire que sa politique d'intimidation mènerait à la paix.S'adressant à la foule, le petit évêque anglican a souligné toutefois que les émeutes sanglantes de ces derniers jours n'aboutiraient pas elles non plus à un règlement du conflit.¦ Si de telles méthodes sont encore employées, s'est-il écrié, je serai obligé de quitter un pays que j'aime passionnément.* Pour bien connaître les ennemis des arbres I Depuis le puceron qui s'en ™ prend aux érables, jusqu'aux chenilles qui dévorent les bourgeons d'épinettes ou les rameaux des feuillus, les ennemis des arbres sont très variés.Certains sont invisibles à l'oeil nu.D'autres peuvent atteindre plus de 80 kilos.Pour démystifier ce monde étrange, le Centre de la montagne présente, le dimanche 28 juillet, sur le Mont-Royal, une série d'activités portant sur les insectes et les maladies des arbres.Cet événement débutera à 11 heures au Lac aux Castors où un laboratoire scientifique ambulant permettra l'observation de quelques spécimens.Dès 13 heures, on pourra voir des échantillons d'insectes et, à partir de 14h30, apprendre à repérer les indices de la présence d'ennemis des arbres.Ces activités sont gratuites.En cas de pluie, elles seront annulées.Pour obtenir plus de renseignements on téléphone au 844-4928.TOYOTA SUITE DE LA PAGE A 1 ces, le bureau du premier ministre a appris la nouvelle hier et un porte-parole a soutenu qu'aucun gouvernement n'a encore fait de démarches pour proposer un site et offrir des subventions.L'usine canadienne assemblera des voitures avec moteurs de 1,8 litre de la catégorie « Corolla > alors que celle des États-Unis, dont l'emplacement n'a également pas été précisé, fabriquera des véhicules de la famille « Camry » avec moteurs de 2 litres.La nouvelle usine portera à 90 000 voitures par année la capacité de production des compagnies japonaises au Canada.Honda investit en effet $100 millions à Alliston en Ontario pour le montage de 19 000 voitures en 1987 et de 40 000 à compter de 1989.La grande question est de savoir si Ottawa jugera ces investissements japonais suffisants pour modifier ses quotas d'importation de véhicules nip- -$- 1 pons.Vera Holiad, porte-parole du ministre fédéral de l'Expansion industrielle régionale, Sinclair Stevens, s'est contentée de dire hier que les négociations avec les Japonais au sujet des investissements au pays et des quotas, qui durent depuis plusieurs années, vont se poursuivre.Toyota domine le marché des véhicules japonais au Canada avec 66 870 voitures, camionnettes et fourgonnettes vendues en 1984.Honda venait toutefois en tête pour les voitures avec 53 183, alors que Toyota occupe le premier rang dans ce domaine aux États-Unis.L'an passé, 1,82 million de voitures et camions ont été assemblés au Canada et les quatre a grands» de l'industrie nord-américaine ont vendu 986 395 véhicules, ce qui constitue un record.M.Dupuis espère que les quotas seront totalement abolis étant donné que l'industrie nord-américaine atteint des sommets aux chapitres des ventes et des profits.Il soutient que la décision de Toyota d'investir au Canada n'a rien à voir avec les quotas mais répond plutôt à une stratégie mondiale de fabrication reliée aux marchés.Les quotas ont été abolis aux États-Unis, mais le ministre Stevens avait expliqué à l'époque que les investissements japonais dans l'industrie automobile américaine s'élevaient à $2,5 milliards.Au Canada, ceux de Honda et de Toyota devraient atteindre, en ajoutant l'usine de roues de cette dernière en Colombie-Britannique, les $250 millions, soit dix p.cent de ce qui se fait aux États-Unis.Ce pourcentage est en gros celui de la population et des marchés canadiens par rapport au pays voisin.Tous les gros investissements aunoncés au Canada dans l'automobile récemment l'ont .été en Ontario.Outre le projet Honda, General Motor annonçait notamment l'an passé qu'elle immobilisait $225 millions pour moderniser et agrandir son usine de moteurs de St.Catharines et American Motor-Renault rendait public un investissement de $764 millions pour la construction d'une usine de montage à Brampton.En 1983, Chrysler avait dépensé $215 millions à Brampton pour convertir son usine en vue de fabriquer des -H mini-fourgonnettes.Hyundai de Corée du Sud annonçait en février dernier un investissement de $25 millions pour la construction d'une usine de pièces près de Toronto.Fondée en 1937, la compagnie Toyota a fabriqué 3,43 millions de véhicules l'an passé et en a exporté 1,8 million, se classant au premier rang des manufacturiers japonais dans ces deux secteurs.Elle a des usines importantes notamment au Zjmbabwe, au Kenya, au Pakistan, au Portugal, en Afrique du sud, en Malaisie, en Indonésie et en Australie.Le Japon a fabriqué 11,46 millions de véhicules l'an passé et les États-Unis 10,92 millions.Aux États-Unis, Toyota s'était déjà associée l'an passé à General Motor pour la fabrication d'une voiture dérivée de la Corolla appelée \u2022 Chevrolet Nova », dans une ancienne usine GM située à Freemont en Californie.Des «sous-compactes» sont assemblées par Nissan à Smyrna au Tennessee et par Honda à Mary.sville en Ohio.Mazda prévoit commencer la fabrication de voitures A Fiat Rocks au Michigan en 1987. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 JUILLET 1985 là presse A 3 La pénurie de gypse retardera la reprise de la construction mm Jamais le Québec n'a man-, que de clous, de madriers, de tiges de fer.Le voici aux prises avec une pénurie de gypse, dit le placo-plâtrc.ce matériau Indispensable dans la construction et la rénovation des maisons.La raison : la grève à la Calado-nia (Domlar) en Ontario, plus grand fabricant dans l'est du Canada de gypse, un isolant ininflammable qui n'a pas encore trouvé d'adversaire sur son terrain.FRANCOIS FOREST Dans une semaine, les travailleurs de la construction seront presque tous au poste bien intentionnés, mais la présente pénurie de gypse risque de prolonger leurs vacances.Caladonia approvisionnait le tiers de la consommation québécoise.Cette grève qui perdure depuis six semaines aura eu pour effet de vider les marchands de leurs stocks d'inventaire, de forcer les contracleurs à marchander avec d'autres fabricants (Westock et lu Compagnie gypse du Canada ) et aux petits consommateurs à faire un peu de shopping auprès des détaillants.La grève à n'en pas douter retardera tous les travaux de rénovation et de construction prévus par le consommateur moyen et l'entrepreneur qui ne pouvaient l'un et l'autre prévoir que le conflit de travail allait perdurer.A l'heure actuelle, l'on ne prévoit pas de règlement a court terme: « On ne peut envisager de règlement avant encore un mois, peut-être plus, dit Claude Coursol de Domtar Le marché est fort en été mais il l'est aussi à l'autom- ne.Avant que la production ne reprenne à plein régime, ce n'est peut-être qu'en novembre que distributeurs et consommateurs seront satisfaits.» Présentement \u2014 et pour peu de temps \u2014 les petits consommateurs-rénovateurs peuvent encore s'alimenter auprès des marchands connus comme BMR, Dismat, Ilona ou n'importe lequel des marchands de bols reconnus.Ceux-ci font présentement affaires avec les succursales de Domtar dans l'Ouest du pays ou avec les autres compagnies concurrentes, mais l'offre ne suffit pas à la demande et les prix sont plus élevés.Archie Moss, chez Lumber Land à Montréal, explique que le 1000 pied carré, en provenance de l'Ouest subit une augmentation de 25 p.cent ( $5(1 de transport sur $215 d'achat).« Présente- ment, explique-t-il, nous avons rempli les commandes dues au 12 juillet, mais il nous est pratiquement impossible de satisfaire les nouveaux clients.Ceux-là devront attendre entre six et huit semaines, le délai normal de pro duction et d'expédition.» Là où tout le monde a été brus que par la grève, outre le fait qu'elle était inattendue, c'est que les délais de livraison du matériau ne dépassait guère 24 heures.Un marchand pouvait commander 100 000 pieds carrés de gypse la veille et le lendemain , il les trouvait tous bien corder dans sa cour à bois en étant certain dé les écouler dans le mois qui venait.De telle sorte qu'il n'était pas nécessaire de se doter d'un gros inventaire.Pas de perte d'emploi Cette grève si pénible soit-elle pour le petit rénovateur qui tenait à finir sa cuisine ou son salon avant l'automne n'aura pas d'effet direct sur l'emploi.Les travaux prévus qui ne peuvent présentement - ou dans les semaines qui viennent - être exécutés le seront bien tôt ou tard par les mêmes ouvriers spécialisés.Les contracteurs qui devaient respecter des échanciers - comme ceux de Corvée-Habitation qui se terminaient le 15 juillet - et qui sont dans l'impossiblité de compléter en temps à cause de cette grève pourront toujours s'adresser au ministère de l'Habitation qui, à moultes reprises, a modifié ses programmes conjoncturels.Caladonia assurait presque le tiers ($15 millions) du marché de gypse au Québec.Les récentes mises en chantier au Québec de maisons unifamiliales et la réfec tion de vieux logements subventionnés sont donc particulièrement touchés par le conflit.Domtar opère à Saint-Jérôme une petite usine dont la vocation ( exportation vers les É.-U.) a été modifiée au cours des dernières semaines pour tenter de satisfai re la demande québécoise.Mais avec ses deux concurrents CCC et Wcstroc, Domtar est incapable de satisfaire à la demande de 60 millions de pieds carrés par mois que les contracteurs et rénovateurs du Québec exigent.Notons que la construction d'une maison unifamiliale néces-| site entre 1000 et 50O0 pieds carrés de gypse, ce minerai refis tant au feu qui n'est essentiellement qu'une roche sé* dimentaire de calcium idraté.I Le concours des meilleurs spécimens de moutons se déroule devant un public mêlé de connaisseurs et de profanes qui n'ont jamais mis les pieds dans une bergerie.La grange des petits animaux, où les enfants assistent ébahis à l'éclosion des oeufs en incubateur, vole la vedette.Saint-Hyacinthe: la capitale de l'agro-alimentaire au Québec mm L'exposition agricole an-mm nuelle de Saint-Hyacinthe, à sa 148e édition, bat son plein.Avec son petit air de fête foraine et ses allures de foire commerciale, La Mecque des producteurs agro-alimentaires du Québec est aussi un pactole en son genre.Il s'y brasse des millions.NICOH BEAUCHAMP « Il se fait beaucoup de transactions sur place.Sûrement pour des millions quand on pense qu'un tracteur de taille respectable coûte environ $90 000 », affirme M.Richard Robert, secrétaire général de la Société d'agriculture du district de Saint-Hyacinthe qui organise l'événement annuel.Faciles à repérer, les producteurs en veine de renouveler leurs instruments de travail ou de zyeuter les modèles dernier cri.Réjean Laliberté, propriétaire d'une ferme laitière à Saint-Théodore, s'attardait ainsi devant une presseuse formant des ballots de foin ronds.«Je viens ici depuis 10 ans, dit-il.Au lieu de courir les salles de montre, je trouve toutes les nouveautés réunies au même endroit.L'année dernière, j'ai acheté un nettoyeur à étable valant $8 000».Mais les organisateurs de l'exposition visent d'abord à « faire la promotion.de l'agriculture régionale sous toutes ses formes ».Le district de Saint-Hyacinthe \u2014 qui englobe six comtés pour ne pas dire qu'il s'étend sur toute la région sud de Montréal \u2014 détient le titre de capitale agro-alimentaire du Québec en raison de ses types diversifiés de culture et d'élevage.Les Maskoutains s'enorgueillissent de leurs animaux reproducteurs de lignée pur-sang qu'ils viennent soumettre à l'oeil scrutateur et aux mains expertes des jurés.Les concours de meilleurs spécimens de moutons, porcs, chevaux, bovins laitiers et de boucherie etc.se succèdent.Au total, $200 000 à distribuer non seulement aux plus belles bêtes mais aussi aux plus beaux produits maraîchers, d'horticulture, d'apiculture etc.Vitrine des éleveurs «L'exposition, c'est la vitrine de l'éleveur ou du cultivateur pour faire mousser son entreprise.Comme il n'y a pas de ventes d'animaux à l'encan durant l'expo, l'impact économique se fait sentir au cours des mois subséquents.Il est certain que la progéniture d'un porc premier prix attirera davantage d'acheteurs sur le marché ».note M.Robert.Hier, c'était tout un spectacle de regarder les éleveurs de bovins toiletter leurs bêtes de race en prévision du concours.Ils leur tondaient la crête poilue du dos, les lavaient à grande eau et les brossaient.Songez donc un peu ! Une délégation officielle de 22 Suédois, comportant des représentants de coopératives intéressées à élargir leurs cheptels avec des vaches laitières de race Ayrshire, s'annonce aujourd'hui.La belle affaire éventuelle si l'on calcule qu'une très bonne reproductrice de cette espèce peut coûter $10 000.« C'est incroyable tout ce qui se vend depuis la petite bébelle jusqu'à la roulotte», s'exclame Simon Savard qui ratisse d'année en année le site de l'exposition à titre de responsable des locations de terrain aux exposants.Les commerçants en tous genres \u2014 un fabricant de pierres tombales exhibe même ses modèles.\u2014 occupent à peu près 40 p.cent de la place.Et les consommateurs ne manquent pas parmi les 200 000 visiteurs qui auront afflué d'ici à la fermeture, dimanche soir.D'après M.Robert, ils provien- nent en grande majorité de l'extérieur de la région et des centaines de groupes partent de Mont-Laurier, Laval, Montréal, Longueuil, Valleyfield, Sherbrooke et de la Beauce.« La moitié des visiteurs n'ont rien à voir avec la procution agricole.Beaucoup sont des citadins qui amènent leur famille à la ferme comme s'ils allaient à un zoo.De fait, la grange des petits animaux ( lapins, oies, canards, pigeons, poules, coqs, faisans etc.de différentes espèces ) vole la vedette avec son incubateur où les poussins sortent de leur coquille sous les yeux ébahis des enfants.Les manèges et spectacles, surtout les competitions très particulières de tirs de tracteurs et d'attelages de chevaux achèvent de divertir grands et petits.Le rendez-vous des gens de la ville et de la campagne jouit d'une popularité telle que les hommes politiques ne peuvent passer à côté.Vendredi, le ministre Pierre Marc Johnson s'y ren dra donc, comme en pays de connaissance, dans ce qui fut le fief de son défunt père.Le lendemain, le ministre de l'Agriculture, Jean Garon \u2014 il aura peut-être chaussé les souliers de candidat à la présidence du PQ \u2014 s'y promènera à son tour.Réjean Laliberté, propriétaire d'une ferme laitière, vient depuis 10 ans zyeuter les nouveautés dans l'équipement agricole, photos Robert Nadon, LA PRESSE En cas de grève illimitée, les cadres ne pourraient garder La Ronde ouverte ¦Dans le cas d'une grève indéfinie que décréteraient les 370 syndiqués de La Ronde, aujourd'hui en assemblée générale, la direction de l'Association montréalaise d'action récréative et culturelle ( AMARC ) ne pourra continuer à exploiter La Ronde, même avec ses cadres.OIOROIS LAMON « Nous ne pouvons pas céder au chantage de grève plus de deux jours consécutifs sans mettre la sécurité des visiteurs en danger et sans priver aussi les visiteurs d'un service approprié auquel ils s'attendent», a soutenu hier au cours d'une rencontre avec les représentants des médias, le directeur général de l'AMARC, Alain Cousineau.Toutefois, dans le cas où le débrayage se limiterait a une journée ou deux tout au plus, la Ron-e pourra et continuera à tourner race à sa centaine de cadres.Ces derniers étant en bonne partie d'anciens préposés aux manèges, aux ballades et aux autres services.Pertes de nombreux emplois D'ailleurs, une grève indéfinie à La Ronde signifierait, selon M.Alain Cousineau, la perte d'emploi pour les 370 syndiqués, mais également pour les quelque 1 400 non-syndiqués qui y oeuvrent ( principalement dans les concessions).En outre, la direction de l'AMARC s'est inscrite en faux contre la prétention syndicale voulant qu'il n'existerait qu'un écart de $76 000 pour en arriver à un règlement.M.Cousineau a d'ailleurs soutenu que les salaires actuels payés par l'AMARC à ses 370 employés saisonniers sont en moyenne de $2 plus élevés que ceux payés dans bien des parcs d'amusement en Amérique du Nord.1 Ainsi au Six Flags ( Texas ) et au Great America ( Californie ), le salaire est de $3,50 US, tandis qu'au Riverside Park ( Massa-chussettts ), il est de $3,35 et $3,65 au Board Walk (Californie).A Canada's Wonderland ( Toronto), au Village d'antan ( Drum-mondville ), au club Les Expos, au Zoo de Granby et à l'Aqua-Parc de La Ronde( concessionnaire ), c'est le salaire minimum de $4 qui prévaut.Seul le Zoo de Félicien ( Lac Saint-Jean ) rémunère ses employés $4,20 l'heure.Rappelons que l'AMARC a soumis lundi à ses employés syndiqués des offres salariales finales, lesquelles, si elles sont acceptées ce matin, accorderaient des hausses salariales globales de 13 p.cent, échelonnées sur trois ans.M.Alain Cousineau a encore précisé que les offres salariales fondées sur 250 000 heures : $6,314 85 ), $6,56( 86 ) et $6,82 ( 87 ) Représentaient une masse salariale globale de $4 507 500 sur trois ans.Ce qui, à son avis, situait l'augmentation salariale patronale consentie à $414 500, soit 9.19 p.cent.Contre une augmentation syndicale de la masse de $491 450, soit 10.9 p.cent.Du reste, pour l'AMARC, la comparaison avec les autres employés de la Ville de Montréal ne peut se faire puisqu'il s'agit \u2022 d'entreprises totalement différentes ».Non seulement l'AMARC ne compte-t-elle aucun employé de restaurant ( rémunéré par la Ville $9,47 l'heure ), mais en plus, ces employés de l'AMARC \u2014 qui ne peuvent aspirer à la permanence \u2014 sont assurés d'au moins 80 heures de travail garanties par deux semaines.Ce dont ne peuvent bénéficier les employés saisonniers de la Ville.La grève* : une possibilité Quant /«.'Ile, la vice-présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Terre des Hommes ( CSN ), tout en se disant déçue des offres patronales, a précisé que le bureau du syndicat ne formulerait aucune recommandation à l'assemblée générale, ce matin, quant à une attitude à prendre.«La grève générale, c'est une possibilité puisque la situation a changé, a noté Anne-Michèle Bourgeault, qui compte trois ans de service à La Ronde, mais ce sera à l'assemblée de décider.Nous allons expliquer, même si ce refus patronal est difficile à prendre, toutes les possibilités aux syndiqués face à la situation.» Rappelons, par ailleurs, qu'une éventuelle grève indéfinie n'affecterait aucunement les activités de l'exposition Ramsès II et son (enips ni celles de l'Aqua-parc et dt\\?Jlub nautique et de plein air d
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