La presse, 31 juillet 1985, Cahier A
[" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE LA MÉTÉO : ENSOLEILLÉ AVEC PASSAGES NUAGEUX.DEMAIN: POSSIBILITÉ AVERSES.DÉTAILS PAGE A 2 s.' 5^ CENTRE LAVA I.'esî mon centre MONTRÉAL, MERCREDI 31 JUILLET 1985, 101» ANNÉE, N° 278 , 84 PAGES, 7 CAHIERS 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cent» ENTRE 5 ET 10 P.CENT Québec veut augmenter le salaire minimum I Le gouvernement du Qué-\u2014 bec entend relever le salaire minimum dès cet automne en proposant une augmentation FRANÇOIS BERGER variant entre 5 et 10 p.cent.Le salaire minimum, qui n'a pas bougé depuis plus de trois ans, se situe actuellement à $-1 l'heure au Québec et passerait ainsi à $4,20 ou $4,40.Le ministre québécois de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, Mme Pauline Marois \u2014 qui est aussi candidate à la direction du Parti québécois \u2014 a indiqué hier que le gouvernement a la ferme intention d'augmenter le salaire minimum et qu'il reste seulement à établir le taux de cette hausse.Des discussions sont en cours avec les employeurs au niveau de la Table nationale de l'emploi, où le gouvernement a déposé, le 25 juin, une proposition d'augmentation de s à 10 p.cent.«Nous avons refusé de discuter de cette fourchette d'augmentation parce que le gouver- \t$4.00 $4.00\t$4.30 |||\t$4.2 \t$3.80\t\t o c O nement ne nous a pas d'abord consultés sur le principe même du relèvement du salaire minimum », a indiqué à LA PRESSE M.Ghislain Dufour, vice-président exécutif du Conseil du patronat du Québec (CPQ).En fait, le Conseil des ministres a pris dès le 19 juin la décision de principe de relever le salaire minimum, sans procéder à une consultation auprès de la Table nationale de l'emploi, a dit M.Dufour.Cette table devrait se réunir au tours du mois de septembre pour débattre de la proposition d'augmentation.Pour le monde patronal, la hausse du salaire minimum aura pour effet de créer du chômage, tandis que le temps est plutôt à la création d'emplois au Québec et au relèvement de la productivité à une époque ou la concurrence est très forte.14 000 pertes d'emplois Selon une étude réalisée par l'économiste Pierre Fortin, conseiller du premier ministre René Lévesque, une augmentation de 1 p.cent du salaire minimum a-boutirait à la perte de 1 lOu emplois, soit jusqu'à 14 000 dans le cas de la hausse proposée.Le patronat cite largement cette étude pour justifier son attitude.« Nous ne sommes pas contre un salaire juste et raisonnable, mais le relèvement du salaire minimum est inquiétant pour ses effets négatifs, notamment pour les jeunes à la recherche d'emplois et pour la main-d'oeuvre non-qualifiée», a noté M.Aie* Harper, vice-président et directeur général du Bureau de commerce ( Board of Trad«> ) de Montréal.Pour M.Jean-Paul Létour-neau, vice-président df ia Chambre de commerce du Québec, le relèvement proposé n'est pas urgent ni même nécessaire à l'heure actuelle.« Ce n'est pas un moyen de créer de remploi, et voir SALAIRE en A 2 Photo Michel Grovel, LA PRESSE Le consommateur devra s'attendre à payer plus cher ses fruits et légumes.Produits maraîchers : une récolte moins bonne qu'en 84 page B 7 LE CONFLIT DE TRAVAIL SERAIT TERMINÉ AU TNM ' , page £ I MJJ0UBDTÎUI I sa \u2022 VIDÉO Au Québec, le magnétoscope trône dans un foyer sur trois, et la folie de la vidéo ne semble pas prés de s'estomper.page D 1 \u2022 ALIMENTATION Renouant avec les traditions culinaires de leur, archipel, les Madelinots retrouvent le goût de la viande de phoque.page Z 1 \u2022 JEAN-GUY MOREAU L'imitateur Jean-Guy Moreau se remet à la campagne de sa récente intervention chirurgicale et devrait avoir retrouvé tous ses moyens dans quelques mois.page E 1 \u2022 HELSINKI L'Union soviétique et les.États-Unis s'affrontent dans ce qui apparaît comme un nouveau dialogue de sourds.page C 1 Alimentation.Z1 àZ14 Annonces classées .D 7 à D 12 E 4, E 5 Arts et spectacles \u2014 Informations.E 1 à E 3 \u2014 Horaires.E 1 Consommation.D 1 à D 5 Décès, naissances, etc.F 6 Économie.B 1 a B 3 Ètes-vous observateur?.D 9 FEUILLETON.D 10 Horoscope.D 8 Informations nationales.A 4, A 5 Le monde.C 1 Montréal à pied.A 8 Mots croisés.D 12 « Mot mystère ».D 11 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.10-11 Mots croisés.14 // n9 a pas fait si mauvais que cela durant juillet.wm Même si tout le monde ¦**¦ peste contre les averses de juillet, il est tombé moins de FLORIAN BERNARD pluie durant le mois que la moyenne enregistrée au cours des dernières années.Quant aux heures d'ensoleillement, elles auront été légèrement supérieures à la moyenne.Pourquoi se plaindre alors ?Et d'où vient cette illusion que juillet a été l'un des plus pluvieux depuis plusieurs années ?En réalité, il a plu souvent, mais les précipitations ont été généralement faibles.Au Centre climatologique du Québec, on a signalé à LA PRESSE que le total des précipitations en juillet (excluant aujourd'hui) a été de 67,2 millimetres alors que ia moyenne est de 90,0 millimètres.À moins d'un gros orage aujour- d'hui, les Montréalais auront donc profité d'un mois de juillet moins mouille que les autres.M.Jacques Miron, du Centre climatologique, a aussi signalé que nous avons eu jusqu'à maintenant 268,2 heures d'ensoleillement alors que la moyenne est de 274.5 heures.Si l'on ajoute l'ensoleillement probable d'aujourd'hui, la moyenne sera légè rement dépassée.Donc, au plan du soleil également, juillet 1985 a été un mois favorable.Et la température?A-t-il fait aussi froid que certains le prétendent ?La moyenne depuis le début du mois a été de 20.5 Celsius alors que la moyenne est de 20,9.L'écart n'est même pas d'un demi-degré Celsius, il n'a donc pas fait plus froid que les autres mois de juillet.Faut croire qu'on devient plus frileux ! voir JUILLET en A 2 LE NOMBRE DE PARTICIPANTS AUX OBSEQUES SERA LIMITE Pretoria rappelle son ambassadeur à Washington ¦ PRETORIA (d'après AFP.™ Reuter, CP) - Un peu plus d'un mois après le rappel de l'ambassadeur de Washington en Afrique du Sud, M.Herman Nickel, Pretoria a annoncé hier soir, sans commentaire, qu'elle avait rappelé en consultation son ambassadeur aux États-Unis, M.Herbert Beukes.Les observateurs voient dans cette décision un accroissement de la tension entre les deux pays.Le gouvernement sud-africain a d'autre part indiqué qu'il prendrait des mesures extraordinai res pour limiter l'assistance aux obsèques dans les cités noires afin que ces cérémonies « ne soient plus le prétexte de rassemblements politiques» contre l'apartheid.Le rappel de l'ambassadeur de Pretoria à Washington a été annoncé alors que les émeutes se poursuivaient dans diverses par- TP ties de l'Afrique du Sud.Les forces de sécurité gouvernementales ont abattu un autre Noir dans la nuit de lundi à mardi, ce qui porte à 20 le nombre des morts par violence depuis l'instauration de l'état d'urgence dans 36 districts judiciaires, le 21 juillet.Le nombre officiel des arrestations a atteint 1259.A Cat lu-art, dans la province du Cap, la foule a mis le feu à une école, avant que la police n'intervienne à l'aide de fusils, de Kaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.À Nyanga, dans la même région, un conseiller noir a ouvert le feu sur une foule attaquant sa maison, tandis qu'un incident similaire se pro duisait près de Port Elizabeth.Le rappel de l'ambassadeur de l'Afrique du Sud aux États-Unis suscite divers commentaires.M.Brakes occupe son poste depuis \u2014L.- plus de deux mois, mais n'a pas encore présenté ses lettres de créance.La presse sud-africaine fait état de l'hypothèse selon laquelle ce délai serait le fait du gouvernement américain, en raison des tensions diplomatiques entre les deux pays.L'ambassadeur des États-Unis à Pretoria avait été rappelé peu après le raid militaire sud-africain sur Gaborone (Botswana) qui avait fait 12 morts.Le rappel de M.Nickel faisait également suite à la capture d'un soldat sud africain dans l'enclave angolaise de Cabinda, où des intérêts américains participent à l'exploitation pétrolière.Tout en condamnant l'état d'urgence, l'administration Reagan s'est refusée jusqu'ici à envisager toute sanction économique contre Pretoria et a mis son veto, à l'instar du gouvernement conservateur britannique, à la résolution française \u2014 votée vendredi dernier par le Conseil de sécurité de l'ONU \u2014 appelant à des sanctions volontaires contre le régime minoritaire de Pre toria.L'adoption prochaine de mesures pour limiter l'impact des obsèques dans les cités noires a été annoncée par le ministre de la Loi et de l'Ordre, M.Louis Le Grange, au cours d'une visite a Port Elizabeth.À l'exception des obsèques, toutes les réunions sont déjà interdites depuis quatre mois dans les cités noires de l'est de la province du Cap et d'autres régions.Ou a appris de source autorisée que le gouvernement interdirait probablement tous les services funèbres en plein air.M.Le Grange, qui a qualifié voir PRETORIA en A 2 mm\\cesr imAœw A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 JUILLET 1985 Challenger: des difficultés avec le Spacelab aussi ri HOUSTON (d'après AFP) ™ \u2014 Les spécialistes du laboratoire européen Spacelab ont connu une première journée de travail difficile hier à bord de Challenger,, alors que les experts de la NASA s'orientaient vers l'hypothèse de capteurs défaillants pour expliquer l'arrêt d'un moteur et le départ mouvementé de la navette lundi.Un système de pointage de très grande précision et de conception allemande, constituant la principale expérience de cette mission scientifique de la navette, n'a pas fonctionné correctement hier.Cette plate-forme de visée (IPS, Instrument Pointing System) de très grande précision, sur laquelle sont fixés quatre instruments dont trois télescopes solaires, a coûté plus de $50 millions.Son bon fonctionnement est essentiel à la réussite de cette mission et à l'avenir de l'astronomie spatiale.Michel Bignier, directeur du programme Spacelab pour l'Agence spatiale européenne, estimait toutefois, hier, que les experts du centre de contrôle de Houston parviendraient à résoudre ce problème, attribuable selon lui à une défaillance du programme, car, a-t-il précisé, aucune panne n'a été décelée sur le dispositif lui-même.« Ce nouveau système a fait l'objet d'un programme de développement très difficile qui est à la limite de ce que nous savons faire en Europe.Je suis sûr que le pointage de l'Il'S va réussir », a précisé M.Bignier.Les trois autres instruments montés sur le système de pointage défaillant ont pu être orientés vers le Soleil en utilisant leur propre système de visée, mais cela n'a pas été suffisant pour réaliser le programme scientifique prévu.D'autre part, un télescope défectueux a empêché hier le déroulement d'une expérience an- glaise d'étude du champ magnétique de l'atmosphère solaire.Entre-temps, les experts.de la NASA, sans le dire officiellement, semblaient convaincus que l'arrêt d'un des trois moteurs lundi, peu après le décollage, qui a failli provoquer un retour d'urgence de la navette sur Terre, a été provoqué par un capteur défaillant qui a transmis des informations erronées.Selon certaines sources, les experts ont déterminé que le moteur fonctionnait parfaitement et que c'est le senseur qui a indiqué, par erreur, une surchauffe, entraînant l'arrêt automatique du moteur près de 6 minutes après le lancement.Si ces indications sont confirmées, cela permettra à la NASA de faire partir sans trop de soucis la navette Discovery pour sa prochaine mission, le 24 août, en la munissant de senseurs améliorés.Challenger se trouvait hier sur une orbite quasi circulaire d'environ 311 km d'altitude, inférieure de près de 80 km à l'altitude prévue ce qui, combiné à une insuffisance de carburant, risque de nuire à certaines des 13 expériences prévues pendant cette mission de sept jours.Hier soir, l'équipage de Challenger devait procéder à une manoeuvre délicate portant sur un petit satellite analyseur de plasma.Cet appareil (PDP, Plasma Diagnostics Package), constitué de 14 instruments de mesure, devait être déplacé, à l'extrémité du bras robot, pour analyser les particules électri-sées (le plasma) de la haute atmosphère au voisinage de la navette.Ce même'satellite sera largué pendant quelques heures au troisième jour de la mission, avant d'être récupéré et ramené sur Terre lundi prochain.FLORE D'ICi avec Florian Bernard LIS DU CANADA \u2014 26 \u2014 I D'un beau jaune orangé, ™ bien formé et bien dressé sur une tige rigide, le lis du Canada (lilium canadense) fleurit l'été dans les bois éclaircis, les champs humides et sur !e bord des cours d'eau.Il est commun dans tout l'est et le centre du Québec, jusqu'à la vallée de la Matapédia, mais il est absent de la Gaspésie et du nord de la province.L'imagerie religieuse a souvent associé un beau lis blanc aux saints de nos églises, notamment Saint-Joseph.C'est une erreur.Les lis blancs ne sont pas indigènes au Québec.Il s'agit d'espèces propres à .d'autres latitudes.Tous nos lis sauvages ont des teintes orangées, par exemple le lis bulbifè-re (liiium bulbiferum) à la floraison jaune safranée et le lis de Philadelphie, rouge orangé, tacheté de poupre.Mais comment pourrait-on symboliser la pureté immaculée de Saint-Joseph avec un lis rouge sang?D'où l'erreur des imagiers de la Nouvelle France! On trouve aussi au Québec le lis tigré, particulièrement au sommet du Mont Beloeil et sur les rivages du Saint-Laurent, entre Saint-Sulpice et La v ait rie C'est un lis d'origine orientale qui s'est échappé des jardins pour se naturaliser chez-nous.Il est plus petit et plus rustique que l'espèce originale.VOTRE PELOUSE AUJOURD'HUI: des difficultés d'acheminement nous empêchent de publier aujourd'hui les recommandations quotidiennes de l'Association québécoise des techniques de l'eau sur l'arrosage des pelouses dans certaines municipalités de la région de Montréal.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 646 à quatre chiffre* 3055 TiAMÉTÉOl MERCREDIS! JUILLET 1985 AUJOURD'HUI: Mm: 12' Max.: 24° ENSOLEILLE AVEC FRÉQUENTS PASSAGES NUAGEUX.DEMAIN: POSS.AVERSES.Québec 1 3 01 \tMh.\tMo»\t Abii.b.\t8\t21\tEm pa nua Ovtoovois\t8\t22\tEni.pa nuo lauranfidts\t8\t22\tEm.pa.nua Contort de l'Est\t8\t22\tEni.pa.nua Mouricit\t7\t21\tEns.pa.nua \t9\t22\tEni.pa.nuo LocSoint-Jfon\t7\t21\tEns.pa.nuo Rimoutli\t7\t20\tEns.po.nua Goipttw\t7\t20\tEns.pa.nuo Boi*-Comrou\t7\t20\tEns.pa.nua Sept Ile»\t7\t20\tEns.pa.nuo Canada «4«* vvV^v^nw\t\tMo.\t Victoria\t12\t28\t Edmonton\t10\t23\t Reg mo\t7\t25\t Winnipeg\t8\t25\t Toronto\t18\t29\t TifloWicton\t11\t29\t Holrfai\t13\t22\t Choffottttown\t13\t26\t Saint Jeon\t10\t24\t États-Unis Boston Buffalo Oiioogo Miami New York 29 N,Oileom 29 Pittsburgh 31 S.Francisco 32 Washington 28 Dallas les capitales Amsttfdom Afhtott Acopuico Berlin Biuxellet But not Airet Coptnhogue Geneve Hong Kong Le Ce»e Lisbonne Londres 14 24 13 12 7 14 15 27 23 18 14 19 Modrid Moscou 32 Mt«ico 23 Oslo 18 Pons 17 Rome 19 Séoul 24 Stockholm 32 Tokyo 36 Trinidod 25 Vienne 18 24\t31 14\t29 16\t19 22\t28 Mss.\tMe> 16\t27 13\t23 11\t23 13\t23 13\t22 19\t34 26\t35 14\t20 26\t34 23\t31 20\t30 }-F LA POLICE CROIT À L'OEUVRE D'UN PYROMANE Trois incendies suspects hier soir au Plateau Mont-Royal tm À quelques heures d'inter-™ valle les pompiers ont eu à combattre trois incendies, hier soir, au Plateau Mont-Royal.Les circonstances et la façon dont les incendies se sont déclarés laissent croire qu'il s'agit de l'oeuvre d'un pyromane.Bien que le service des incendies n'ait pas encore directement reliés chacun des Incendies entre eux, la police de la CUM fait enquête.FLORIAN BERNARD Vers dix heures, hier soir, les policiers ont procédé à l'arrestation d'un individu qu'on a vu rôder à plusieurs reprises sur les lieux des sinistres.Le suspect a été conduit au poste 34 pour fins d'interrogatoire.Le plus sérieux de ces incendies a détruit deux logements et un commerce à l'angle des rues Mont-Royal et Lanaudière, et a nécessité l'évacuation de plusieurs personnes.Les flammes ont pris naissance dans le hangar d'un commerce de marchandises sèches, le Mart Mont-Royal, au rez-de-chaussée.Un commerce voisin, l'Habitant Steerburger, a également subi de lourds dommages.Cet incendie a nécessité trois alertes et la mobilisation de plusieurs dizaines de pompiers.Les deux autres incendies du secteur, rue Mont-Royal et Lanaudière, survenus plus tôt en soirée, ont été rapidement contrôlés.A l'exception de quelques personnes incommodées par la fumée, personne n'a été blessé au cours de ces sinistres.Tout le secteur a cependant été sérieusement perturbé et la circulation a été détournée durant quelques heures.Les policiers ont utilisé des barrières pour contenir les passants qui affluent dans cette partie du centreville.Un des incendies suspects a mobilisé plusieurs dizaines de pompiers photo Pierre Côté-LA presse Egypte : 12 morts à cause de vins frelatés ¦LE CAIRE (AFP) \u2014 Douze personnes au moins, dont six Soudanais et trois Roumains, sont mortes après avoir consommé du vin frelaté dans le courant de la semaine dernière en Egypte, a annonce hier la presse égyptienne.Les décès sont survenus à des 25,3 millions de Canadiens dont 6,5 millions au Québec I OTTAWA (d'après CP) \u2014 \u2014 Au 1er avril 1985, la population du Canada était estimée à 25 318 000 habitants, une augmentation de 55 500 âmes par rapport au 1er janvier.Les données préliminaires publiées hier par Statistique Canada indiquent que la population de toutes les provinces et des Territoires du Nord-Ouest a augmenté durant le premier trimestre.Seule celle du Yukon est demeurée stationnaire à 22 800 habitants.Voici une estimation de la population de chacune des provinces et des deux territoires au 1er avril 1985.On donne, entre parenthèses, les chiffres au 1er jan-\u2022.ji*.Terre - Neuve 579 000 ( 578 900 ); Ile - du - Prince-Edouard 127 000 (126 000); Nouvelle-Ecosse 879 600 ( 878 300); Nouveau - Brunswick 718 100 ( 717 200); Québec 6 572 300 (6 562 200); Ontario 9 047 900 (9,023,900); Manitoba 1 067 900 ( 1 065 000 ); Saskatchewan 1 018 200 ( 1 016 400); Alberta 2 344 600 ( 2 337 500); Colombie-Britannique 2 888 700 ( 2 883 000 ); Yukon 22 800 (22 800); Territoires du Nord-Ouest 50 900 (50 500).endroits différents du pays, distants de plusieurs centaines de kilomètres, relèvent les observateurs.Une enquête a été ouverte pour déterminer la provenance de la boisson frelatée, précise la presse en mettant en garde d'éventuels consommateurs.Selon les premiers témoignages rapportés par les Journaux, certaines de ces victimes s'étaient senties très mal quelques heures après avoir consommé le vin frelaté.Elles seraient mortes à l'hôpital.L'Egypte n'importe pas de vin, rappelle-t-on.La production vini-cole égyptienne a beaucoup baissé en quantité et en qualité, notamment à la suite du départ des ressortissants grecs qui dirigeaient la plupart des vignobles du pays.Des intégristes islamiques demandent depuis plusieurs années l'interdiction de la consommation d'alcool en Egypte, la reconversion du vignoble et la transformation des brasseries en fabriques d'eau gazeuses.JUILLET SUITE DE LA PAGE A 1 Le mois a toutefois été caractérisé par une absence d'extrêmes.Il n'a fait ni très froid, ni très chaud.Si l'on excepte la journée du 25 juillet où le thermomètre a enregistré 32,3 degrés Celsius à Dorval, toutes les autres journées ont été caractérisées par des températures se situant dans la moyenne.Ce ne fut pas très chaud \u2014 diront les uns \u2014 et pas trop froid \u2014 diront les autres.La canicule se fait attendre.Peut-être viendra-t-elle en août ?Deux Picasso dérobés ¦SAN FRANCISCO ( AFP ) \u2014 Huit oeuvres d'art d'une valeur estimée à plus de $500 000.dont deux dessins de Pablo Picasso, ont été dérobées au musée d'art moderne de San Francisco, ont annoncé hier les responsables du musée.Selon la police, qui n'a découvert aucune trace d'effraction, le vol pourrait avo'r été commis dimanche suir.Outre les doux Picasso, quatre oeuvres de Paui ii!ce et une photographie de Man Ray figurent parmi les pièces dérobées.Plus d'agents pour Nixon I WASHINGTON (AFP) \u2014 ™ Onze ans après avoir démissionné de ses fonctions présidentielles, M.Richard Nixon cessera le mois prochain de bénéficier de la protection d'agents fédéraux à laquelle il a droit, comme tout ancien président des Etats-Unis, a annoncé hier son porte-parole.M.Nixon, qui estime qu'il n'y a pas de raison que le contribuable paye pour sa sécurité, avait décidé de renoncer à la protection du Secret Service en mars dernier.L'application de sa décision a pris cinq mois parce que M.Richard Nixon ne voulait pas perturber la vie des agents qui le protégeaient, a précisé son porte-parole, M.John Taylor.Il était aussi soucieux de ne pas interrompre l'année scolaire de leurs enfants, a-t-il ajouté.Ce symbole de sa puissance passée prendra fin au retour d'un voyage de trois semaines que M.Nixon fera à la fin du mois d'août en Asie, et notamment en Chine, où il avait été le premier président américain à se rendre en visite.SALAIRE SUITE DE LA PAGE A 1 qui est pourtant la grande priorité actuellement», a déclaré M.Létourneau.Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), M.Fernand Daoust, considère comme de la < foutaise » l'affirmation voulant que le relèvement du salaire minimum provoque une perte d'emplois.« Il y a beaucoup d'écoles de pensée en économie et les économistes se contredisent souvent», a rappelé M.Daoust.Proche du « BES » Il a noté d'autre part qu'un salaire minimum proche du niveau des prestations de bien-être social ne constitue pas une incitation au travail.La FTQ opterait pour l'augmentation la plus élevée ( soit 10 p.cent ), a-t-il dit.La centrale syndicale a déjà proposé que le salaire minimum soit indexé périodiquement ( en se basant notamment sur l'indice des prix à la consommation, c'est-à-dire le taux d'inflation), de telle sorte qu'il ne soit plus aussi directement dépendant de la politique.Le salaire minimum, qui constitue un taux de base pour les salaires payés par des milliers de petites entreprises, est aussi de $4 l'heure en Ontario, depuis octobre dernier seulement.Le plus élevé au pays est celui du Manitoba à $4,30, suivi de celui de la Saskatchewan à $4,25, selon des données de la Commission des normes du travail du Québec.Le salaire minimum fédéral, décidé par Ottawa, se situe à $3,50 depuis 1981.Les évêques demandent à Mulroney d'agir contre le régime sud-africain ¦ OTTAWA (d'après PC) \u2014 ™ Les évêques catholiques canadiens ont réclamé hier que le gouvernement fédéral mette tout en oeuvre pour accélérer la fin de l'apartheid en Afrique du Sud et la libération des manifestants noirs injustement emprisonnés.Imitant la France et la Suède, le Canada devrait contribuer au mouvement de représailles de ces pays en mettant immédiatement fin à tout projet d'investissement en Afrique du Sud, tant que l'apartheid ne sera pas éliminé, pense l'épiscopat canadien.«Le temps est certainement venu pour les nations qui épousent les idéaux d'égalité, de liberté et de démocratie d'entreprendre une action concertée et efficace pour aider la majorité noire de l'Afrique du Sud, qui aujourd'hui lutte pour la justice raciale», affirment les évêques dans un télégramme transmis au premier ministre Brian Mulroney.À Londres, le ministre des Affaires extérieures du Canada, Joe Clark, a vertement critiqué l'apartheid et lancé un appel aux pays du Commonwhealth pour Imiter le Canada en prenant des mesures de représailles commerciales comme le Canada.Au nom de la Conférence des évêques canadiens, Mgrs Rémi de Roo et John O'Mara disent approuver les prises de position récentes de M.Clark, qui a promis que «des mesures d'ordre politique seraient prises contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud».Comme les autres Eglises, l'Église canadienne «dans un élan de solidarité, a, à plusieurs reprises, pressé le gouvernement canadien et les compagnies canadiennes d'agir de façon efficace pour marquer leur réprobation de la scandaleuse structure sociale que constitue l'a part hied », affirment les évêques.Comme le gouvernement envisage de nouvelles mesures de représailles devant la loi sur l'état d'urgence du gouvernement sud-africain, les évêques réclament que le Canada appuie la Communauté économique européenne, qui a fait pression pour l'abolition de l'état d'urgence et la libération des détenus noirs.Les évêques demandent aussi qu'Ottawa appuie les Églises sud-africaines qui réclament une convention nationale réunissant les véritables leaders de la population noire sous les auspices de l'ONU.Le Canada devrait aussi appuyer la Suède et la France et supprimer tout nouvel investissement canadien en Afrique du Sud ou en Namibie jusqu'à ce que le gouvernement sud-africain élimi-de l'apartheid, estiment les évêques.Finalement, le Canada devrait presser ses partenaires du Commonwealth pour des sanctions communes contre l'Afrique du Sud si ce gouvernement ne s'engage pas à rétablir l'équité raciale, affirme la Conférence des évêques.PRETORIA SUITE DE LA PAGE A 1 de «positifs» les résultats de la mise en vigueur de l'état d'urgence, s'était rendu à Port Elizabeth pour discuter, notamment avec le maire, M.Ivan'Kriger, d'un mouvement de boycottage des commerces blancs par la population noire de la région.Il a estimé que ce mouvement était une «affaire grave», ajoutant cependant n'avoir aucune solution à offrir.Les milieux économiques - blancs ont demandé aux autorités d'entamer des «négociations sérieuses » avec les dirigeants de la communauté noire.À Port Elizabeth, le boycottage, lancé 11 y a deux semaines, a entraîné une baisse, allant jusqu'à 35 p.cent, du chiffre d'affaires des commerces tenus par les Blancs.Il s'est étendu à la ville d'East London.De son côté, l'Organisation des étudiants azaniens, affiliée au Front démocratique uni (FDU, coalition antiapartheid multiraciale), a menacé hier de lancer une «journée nationale de pro- testation » si ses nombreux membres détenus n'étaient pas immédiatement relâchés.Pour sa part, dans une interview à un quotidien ouest-allemand, l'évêque anglican de Johannesburg, Mgr Desmond Tutu, a accusé l'administration Reagan et plusieurs de ses alliés européens, dont le gouvernement britannique de Mme Margaret Thatcher et celui du chancelier ouest-allemand Helmut Kohi, de contribuer à renforcer le gouvernement de Pretoria et son système d'apartheid.1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 JUILLET 1985 la presse \u2022 A3 DEMANDANT AU JUGE DE LES LIBÉRER SOUS CAUTIONNEMENT Quatre Hell's montrent le côté le moins «terni» de leur médaille mâ JOLIETTE - Forts de l'im-, possibilité où se trouverait la Couronne de les interroger sur les circonstances de la tuerie de Len-noxville, qui a provoqué leur ar- LÉOPOLD LIZQTTE restation, quatre des Hell's An-gels qui se débattent depuis un mois pour ne pas avoir à déposer devant le coroner sont entrés eux-mêmes dans le box des témoins, hier.Et dans une tentative de dernière minute pour obtenir leur libération sous cautionnement, ils ont présente au juge Jean Frap-pier, de la Cour supérieure, le côté le moins terni de leur .médaille, si l'on peut dire.Une opération que la poursuite tentera de contrer ce matin pour l'audition de deux témoins à elle.Pendant ce temps, dans une autre salle du Palais de justice de Joliette, le nouveau coroner Jean.B.Falardeau, nommé à ce poste la veille, présidait la comparution d'un dixième « témoin important >, qui venait tout juste d'être appréhendé.Il s'agit d'une recrue du chapitre des Hell's de Sorel, Lionel Deschamps, 33 ans, de Rcpentigny.Le coroner Falardeau a ajourné à ce matin, comme dans le cas des neuf autres, sa comparution à l'enquête que n'a jamais pu commencer le juge John d'Arcy Asselin.Mais il est loin d'être assuré qu'il pourra lui-même la faire démarrer dès aujourd'hui.Car tous les avocats au dossier seront retenus pour plusieurs heures devant le juge Frappier, et ceux des Hell's semblent avoir en tète, sinon dans leurs serviettes, des projets d'évocations propres à bloquer encore une fois le départ.Quatre témoins.quatre mécaniciens Apparemment tous fervents, sinon tous férus de mécanique, les quatre détenus interrogés hier (le cinquième, Yvon Bilodeau, décidant au dernier moment, de se désister de sa requête ) ont nié être de grands voyageurs, avoir des projets de quitter le Québec et avoir vraiment tenté d'échapper à leur arrestation.Originaire d'Alma, Louis Mi-chaud, le plus réservé du quatuor défendu par Me Léo-René Ma randa, était bien caché dans une garde-robe lorsque la police est arrivé chez lui, mais il se présente comme un placide mécanicien-vendeur dans un établissement de Longueuil, tout comme celui qui le suit dans le box, Jacques Pelletier, de Saint-Jérôme.Plus jeune et plus frondeur, il dit demeurer chez ses parents, mais ne sait pas tellement combien de fois le mois ou la semaine, il couche sous le toit de ses père et mère.Lui aussi, comme par hasard, travaille dans le même atelier mécanique que le précédent.Piqué par certaines questions du procureur de la Cou ronne, Me René Domingue, il quittera lentement le box, de plus en plus crâneur, en accusant ce dernier de «charrier».Le «grade» de Filthy Few, il l'a bien en tatouage sur les deux bras, mais la rumeur publique voulant que ce soit la «décoration» des tueurs, chez les Hell's, 11 se défend de la confirmer.C'est une blague, selon lui.Auto louée et complet neuf Du groupe, c'est Robert Richard qui se présentera comme le plus inoffensif et le plus prêt à collaborer avec la justice.Tout d'abord prévenu par subpoena de ce qu'on voulait le traduire devant le coroner, il dit avoir retenu immédiatement les services d'un avocat, avoir loué une auto et s'être fait tailler un complet neuf pour ce rendez-vous avec la justice.Mais on l'a appréhendé avant qu'il prenne le chemin de la cour.Demeurant rue Chateaubriand, à Montréal, mais ayant comme pied-à-terre, à Sorel, un local tout juste voisin du repaire des Hell's, il avait averti tout le monde, au départ, qu'il était sourd de l'oreille droite, pour préciser ensuite que ce handicap avait été provoqué par un incident inusité : l'éclat d'une bombe, au-dessus de sa tète, il y a quelques années.Pas plus que les autres, if nie ses condamnations passées, soulignant toutefois que quand on lui a accordé un cautionnement, il s'est toujours fait un devoir de se présenter.Pas toujours en «habit neuve», il le concède.Michel Langlois, le dernier des «mécaniciens», demeure à Saint-Basile avec sa petite famille.Il possédait une puissante moin jusqu'à l'an dernier et conduit toujours une Monte-Carlo, possède et pilote son propre avion.De quoi jouer quotidiennement dans les pistons.Mais même si on l'a surnommé «Sky», il n'est pas prêt à dire que si on le libérait sous cautionnement, il partirait plus vite et plus loin que les autres.Il suffit d'un présentoir repliable et de quelque camelote pour ouvrir un magasin : les rues de Montréal sont devenues un vaste marché à ciel ouvert.Montréal déclare la guerre aux marchands de la rue I Trop c'est trop.« La rue Prince-Arthur, c'est pas les marchands ambulants qui ont fait son succès», soutient Paul-Emile Sauvageau.directeur de l'Office municipal de l'Embellissement.Cette rue où il a son bureau, il la connaît bien ; elle lui tient à coeur.« La rue Prince-Arthur, on va la réglementer », poursuit-il du même souffle, exaspéré.PENIS MASSE_ II a en cela l'appui inconditionnel des administrateurs élus de la Ville.Le Comité exécutif a proposé à la dernière séance du conseil un projet de règlement dont le contenu a été approuvé par le contentieux.Car, si l'on assiste depuis le début de l'été à une prolifération excessive des vendeurs de tout crin dans les rues de Montréal, c'est qu'aucun règlement spécifique ne touchait le domaine privé.De façon globale, la vente et la sollicitation sous toutes ses formes étaient interdites sur le domaine public.Mais, par une brèche ouverte aux artistes-peintres, des revendeurs de camelote réussissaient à se procurer des permis spéciaux, affirmant qu'ils étaient les propres artisans des produits offerts souvent sur simples tapis de sol.« Certains vendeurs jouaient sur les mots en déclarant à la police qu'ils détenaient un permis alors qu'ils n'avaient fait que le dépôt préliminaire devant accompagner la demande de permis », ajoute M.Sauvageau, devenu l'ennemi juré des marchands ambulants.Plus facile de vendre du hash Depuis quelques jours, la police chasse les intrus de la rue, dresse des procès-verbaux, conduit les récalcitrants à la Cour municipale.Nul ne résiste aux raids contre le commerce illicite.Pour appliquer la volonté des administrateurs, qui ont expressément demande à la police de la CUM d'intervenir, les agents invoquent le règlement 333 ( vieux de 1905 ) qui empêche de « gêner la libre circulation » ou encore le 5761, plus récent, qui concerne la sollicitation.Ces raids ont soulevé un tollé chez les marchands «délogés».André Rocheleau, porte-parole de l'Association des artistes-artisans de la rue, déclare amèrement que « les vendeurs de hash de la rue Saint-Denis ont moins de problèmes que les artistes ».L'Association qui groupe actuellement 71 membres, a été formée il y a seulement trois jours spécialement pour « négocier avec les autorités municipales le droit pour les artistes et artisans de travailler dans la rue ».Seulement trois catégories permises ' Le règlement qui devrait être discuté à la prochaine séance du Conseil municipal, le 26 août, s'attaquera désormais au domaine privé.Il accorderait des permis de vente à trois seules catégories de personnes : les artistes-peintres pouvant authentifier leurs oeuvres, les musiciens ambulants, les amuseurs publics.Exception encore pour les arbres de Noèl mais nul autre commerçant ne trouvera grâce.Le règlement prévu ne laissera pas d'échappatoire ; il favorisera les véritables artistes, ceux qui s'exécutent sur place et ceux qui auront signé eux-mêmes les toiles offertes mais il ne permettra pas que les peintures soient vendues par des tiers.Les musiciens ambulants ne devront pas non plus tenir un coin de rue comme s'il leur appartenait; personne ne pourra prétendre être l'occupant exclusif d'un espace public.Car ce type d'occupation du territoire est encore un autre genre d'abus qui a été signalé aux autorités.«Ils sont ambulants?, poursuit M.Sauvageau; alors, qu'ils déambulent! » Hamacs rue Prince-Arthur Les abus constatés par les administrateurs allaient jusqu'à un vendeur de hamacs qui faisait démonstration de sa marchandise, bien suspendu entre deux arbres de la rue Prince-Arthur ou encore d'autres qui se servaient photos Jean Goupil, LA PRESSE Le siège des Affaires culturelles, rue Notre-Dame, fait une arrière-scène appropriée pour un commerce d'assiettes murales, a sans doute cru ce commerçant improvisé.C'est contre de tels abus de la voie publique que veulent sévir les autorités municipales de Montréal.des boîtes à fleurs comme étagères de produits de toutes sortes, au point où les employés municipaux devaient s'amener le lendemain matin sur les lieux pour repiquer de nouvelles plantes.Le cas de la rue Prince-Arthur cité par M.Sauvageau, n'est pas unique.Tous les squares publics et les entrées de métro étaient depuis le début de l'été envahis par une gent mercantile de tout acabit.Même les trottoirs, un peu partout où poussait l'appât du gain, étaient devenus des marchés à ciel ouvert.Grâce aux raids-éclairs effectués par la police depuis quelques jours, la chaussée est redevenue le fief des passants.Et entre qui veut dans les boutiques qui ont pignon sur rue.IMPOSSIBLE DE REJOINDRE LES DIRIGEANTS O'KEEFE ET TRUCHON La cour constate la faillite de Cominter mm La Cour supérieure a décla-ré hier que Cominter Inc., la société qui avait la responsabilité d'une grande partie des attractions au Vieux-Port de Montréal n'est pas solvable et a constaté que la société était en faillite.JOYCE NAPIER_ C'est après avoir entendu les témoignages de quelques créanciers de la société, qui a reçu l'ordre de quitter le Vieux-Port jeudi dernier, que le juge Perry Meyer a annoncé que Cominter était bel et bien en faillite.À la même occasion il a nommé Albert Dionne, un comptable au syndic des faillites, comme séquestre officiel.pour évaluer les actifs de la société et en disposer ensuite.C'est Lalongé Lionel E.et Associés Ltée, courtier en assurances et un des créanciers de Cominter, qui avait demandé à la cour par une requête en faillite \u2014 une mesure extrême \u2014 de déclarer officielle cette banqueroute.Dans sa demande à la cour, le courtier affirme que Cominter lui doit encore $105 782 en primes d'assurances.L'avocat de Cominter, Me Gilles Metcalf a demandé au juge de remettre l'affaire à une date ultérieure parce qu'il n'avait pas réussi à rejoindre son client, qui nYt;u' pas présent et qui n'avait pas envoyé de représentant.« C'est lui qui nous appelle.Nous autres on ne sait pas où il est », d'expliquer l'avocat.« C'est dommage que votre client n'ait pas cru bon de venir en cour », de lui dire le juge.36 cents en banque Albert Dionne, qui était le séquestre intérimaire depuis vendredi dernier, a expliqué à la cour que Cominter faisait affaire avec deux succursales de la Banque Royale à Montréal.À la succursale de la Place Ville-Marie, a-t-il ajouté, où la société avait son compte principal, Cominter avait $0,36 et un emprunt de $25(^000.Le seul actif de Comin- ter est une bâtisse démontable, de conclure le comptable.Rémi Lavoie, le directeur des ventes chez Servi-Com, a expliqué au juge qu'il avait loué de l'équipement à manèges à Cominter qui lui doit encore $26 000.Cominter doit, entre autres, $20 000 à Ani ni a Spec, consulants en animation, $3273 à Pilon fournitures à bureau Inc.depuis l'été 1984 et $20 000 à Plani-Bureau Mirabel Inc.Certains créanciers on le sait ont accusé la Société immobilière du Canada ( Vieux-Port de Montréal) d'avoir signé une entente avec Cominter qui avait été une des sociétés actives à Québec 1984, un autre fiasco financier.La RIO poursuit les consultants du stade pour $8 millions mm La Régie des installations ¦*»» olympiques a intenté une poursuite de $8 millions en dommages contre les Consultants du stade de Montréal, deux socié tés parisiennes et cinq ingénieurs, dont trois montréalais, pour leur incompétence et leurs erreurs de calcul lors de la construction du mât.JOYCE NAPIER_ Dans sa requête, la RIO allègue que les Consultants, un consortium de trois compagnies ( Régis Trudeau et Associés ; Trudeau, Gascon, Lalancette ; Asselin, Benoit, Boucher, Du-charme, Lapointe et Associés, qui formaient le capital action des Consultants) avaient déjà un contrat olympique avec la ville de Montréal depuis janvier 1975.Ils étaient responsable des travaux de génie, y compris la construction du mât, la surveillance des travaux de charpente et de fondation.Les deux compagnies parisiennes, la Société d'études et d'équipements d'entreprises et Europes Etudes, étaient des sous-traitantes des Consultants.En novembre 1975, une loi du gouvernement libéral de Robert Bouras4u faisait de la RIO la propriétaire des installations olympiques du quadrilatère du parc olympique.Lors de la construction, des spécialistes avaient constaté des déficiences structurelles dans la partie déjà construite du mât.Dans sa requête, la RIO affirme qu'on avait sous estimé le poids propre de la structure existante et qu'il y avait un défi* cit dans l'équilibre des masses de béton.La RIO réclame $8 millions en dommages dont $3,5 millions comme frais d'études encour-rus lors de la reprise des travaux sur le mât, après les jeux de 1976, afin de déterminer l'ampleur du problème.La RIO réclame $1,5 millions pour les plans de la partie supérieure du mât qui sont devenus inutiles.La Régie allègue aussi que les deux sociétés parisiennes, dont les ingénieurs sont incompétents et qui ont contribué à la construction du mât ont fait des erreurs de calculs.Les cinq ingénieurs dont il est question dans la requête.Clément Vigneault, Philippe Albert et Jean-René Lalancette, trois Montréalais, de même que Daniel Demarthe et François Les-ne, de Paris, ont préparé et signé des plans déficients, mande la requèty.r T LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 JUILLET 1985 L'impact des sanctions canadiennes contre l'Afrique du Sud ne dépasse pas $100 millions H OTTAWA.Les sanctions ™ commerciales annoncées en début de juillet par le gouvernement canadien contre l'Afrique du-Sud auront un impact négligeable à court terme.! Un relevé fait par LA PRESSE «{value le fardeau économique pour le Canada à moins de $100 millions pour cette année.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa Dans l'immédiat, l'entreprise la plus touchée est la Société pour l'expansion des exportations (SEE), une société de la Couronne fédérale qui comme son nom l-'indique favorise la vente des produits canadiens à l'étranger en aidant les firmes d'ici à exporter.! M.Jean Reis, l'un des vice-présidents seniors, a indiqué hier qu'en 1984 la SEE avait assuré le crédit de sociétés canadiennes en Afrique du Sud pour un montant de $53 millions en biens et services.; Toutefois, les ventes gobales de produits canadiens dans le monde aidées par la SEE, cette année-là, ont atteint $2,7 milliards.Le six juillet dernier, le Secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures, Joe Clark, annonçait que la SEE mettrait fin à son pro- gramme de garantie d'assurance pour les biens vendus à l'Afrique du Sud.Le fédéral dévoilait une deuxième mesure affectant une autre société de la Couronne: Eldorado nucléaire ne pourra plus importer de l'uranium de ce pays.Ce commerce est évalué à $26 millions.Une autre sanction vise à mettre fin au programme de développement des marchés.Le ministère des Affaires extérieures a fourni l'an passé moins de $400 000 à 23 petites et moyennes entreprises dans ce cadre.En 1984, les exportations du Canada vers l'Afrique du Sud ont totalisé près de $200 millions, ce qui représente moins de un p.cent des ventes globales du Canada a l'étranger.Comme il s'agit d'un commerce essentiellement réalisé par des sociétés privées, le gouvernement a peu de contrôle sur lui.Cela vaut aussi pour les sanctions touchant les armes sud-africaines et la vente du krugger-rand.En outre, une trentaine de compagnies canadiennes sont installées en Afrique du Sud pour y exercer des activités industrielles.Leurs investissements sont évalués entre $250 et $400 millions.photo Robert Nadon, LA PRESSE Michael Barrett et Mark Gordon, président de la Société Ma-kivic, au cours de la conférence de presse d'hier.Les Inuit du Nouveau-exigent d'être consultés jm Les Inuit du Nouveau-Qué-¦™ bec trouvent déplorable l'attitude du Québec à leur endroit.Ils veulent aussi être consultés dorénavant avant la mise sur \u2022pied de projets qui les concernent.PIERRE GINGRAS Par exemple, ils exigent de participer à la gestion de l'immense troupeau caribous de la ri-!vière George qui dépasse les 600 000 têtes et veulent donner leur point de vue lorsqu'on élabore des plans de construction d'ouvrages qui risquent d'avoir des répercussions sur leur environnement, comme c'est le cas des barrages.Prenant la parole au cours d'une conférence de presse, Mark Gordon, le président de la Société Makivic, l'organisme inuit chargé d'appliquer la Convention de la baie James et du nord québécois, a affirmé que le Secrétariat des activités gouvernementales en milieu amérindien et inuit ( SAGMAI ) n'avait pas tenu compte de lavis des Inuit de Kuujjuaq ( Fort-Chimo ) lors de la rédaction de son rapport sur la tragédie de la rivière Caniapis-cau l'automne dernier.Environ 10 000 caribous s'étaient noyés à cette occasion.Tout en affirmant être en accord avec certaines des conclusions de ce rapport qui impute, en partie, la noyade des animaux à la Société d'Énergie de la Baie James, M.Gordon dit ne pas comprendre que les Inuit du Québec n'aient pas été appelés à donner leurs idées sur la question alors que les Inuit du Labrador ont pu le faire.Il estime que ce rapport ne fait que l'éloge des réalisations des organismes gou- vernementaux lors de cette tragédie alors qu'il passe sous silence le travail de centaines d'Inuit de Kuujjuaq accompli lors du nettoyage de la rivière.C'est une fuite qui, en juin, avait permis la divulgation au public du contenu du rapport du SAGMAI avait été rendu public par une fuite.Le gouvernement n'a l'a jamais approuvé.Le document affirme en effet que la Société d'énergie de la baie James est partiellement responsable du désastre en ayant déversé une grande quantité d'eau dans une rivière déjà gonflée par des pluies torrentielles.Aussi le rapport préconise-t-il que la société verse la totalité des frais de nettoyage encourus par le ministère de l'Environnement au fonds consolidé de la province.Il s'agit d'une somme de $760 000.Pour leur part les Inuit veulent que cette somme soit versée pour la création et le fonctionnement d'un comité de gestion du caribou.Ce comité regrouperait des représentants de Québec, de Terre-Neuve, des Inuit du Québec et de ceux du Labrador.Les Inuit se disent inquiets de la hausse considérable du troupeau de caribous au cours des dernières années.Par ailleurs, les Inuit ont construit une clôture temporaire à la hauteur de la chute Calcaire afin d'empêcher les animaux de traverser la rivière dont le débit est très rapide à cet endroit.Les Inuit réclament que cette clôture soit érigée de façon permanente, mais Québec n'a pas donné suite à leurs revendications à ce sujet.« Il est curieux de réaliser que dans le sud, l'homme blanc entoure chaque parcelle de terrain d'une clôture alors qu'il juge cette installation inutile dans le grand nord », dit M.Gordon.Riel à côté de MacDonald m REGINA (PC) \u2014 Un monument en l'honneur de Louis Riel a été W dévoilé hier a Regina, dans le parc Victoria, à exactement 60 mètres de l'édifice gouvernemental où il a été condamné à la pendaison il y a 100 ans.Ironie du sort, le monument Riel se trouve dans le même parc où a été érigé une statue du premier ministre John A.MacDonald, celui qui ordonna l'arrestation de Riel.« Je ne sais pas ce que Riel en aurait pensé », a déclaré M.Del Fraser, un comédien qui joue depuis neuf ans à Regina le rôle de Riel dans la représentation annuelle du Procès de Louis Riel.«Je présume qu'il aurait été d'accord.Je n'ai jamais rien lu laissant croire qu'il ait détesté MacDonald », a-t-il précisé.Le 29 juillet 1885, le leader métis avait été reconnu coupable de trahison et condamné à mort.Son procès s'était déroulé dans un édifice gouvernemental car la salle du palais de justice était trop petite pour contenir les curieux et les journalistes.Il fut.exécute le 16 novembre 1885.M Les plus importantes sociétés sont Alcan Aluminium, Bata Shoes, Ford du Canada, Massey-Ferguson, Dominion Textile et Falconbridge.Le ministre Clark a imposé, pour ces firmes, un code de conduite visant à accroître l'emploi de travailleurs noirs.Elles devront fournir un rapport annuel à ce sujet.Des réactions M.Clark a reconnu que le coût des sanctions économiques était peu élevé lors de sa conférence de presse en début de mois.Quelques jours plus tard, il indiquait toutefois que le gouvernement pourrait être amené à durcir sa position.Hier, un haut-fonctionnaire du ministère des Affaires extérieures avouait quil faudra un certain temps avant que les sanctions produisent un effet.Pour sa part, M.Reis estime que le coût des sanctions pour la SEE n'est pas mineur, mais que la société d'État se conforme de bonne grace aux directives.« Dans le contexte économique actuel, $53 millions est une somme non-négligeable », a-t-il précisé.«Mais le bien commun exige le sacrifice».De son côté, un représentant de la société Alcan, M.Fernand Le- clerc, a affirmé que l'entreprise avait déjà son code de conduite depuis 1978 en matière de programmes de logement, d'éducation, d'emploi et de formation.Alcan détient une participation minoritaire de 24 p.cent dans le groupe sud-africain Huletts Aluminium.Comme la plupart des firmes canadiennes présentes au pays de l'apartheid, l'Alcan n'a pas l'intention de quitter.« Plutôt que de nous en aller, nous préférons travailler avec un groupe local responsable qui partage nos objectifs sociaux et qui comprend la situation », a expliqué M.Leclerc.L'USINE TOYOTA AU CANADA Les députés conservateurs du Québec devraient «sortir de leurs chalets» I OTTAWA (PC) \u2014 Les dépu-™ tés conservateurs du Québec devraient « sortir de leurs chalets » et réclamer que le Québec obtienne l'usine d'assemblage que veut construire Toyota au pays, a lancé hier le député libéral de Shefford, Jean Lapierre.Voyant poindre à l'horizon un dossier qui risque de se transformer en une épreuve de force entre l'Ontario et le Québec, les libéraux du Québec n'hésiteront pas semble-t-il à servir aux conservateurs la même médecine qu'ils ont souvent dû avaler sous l'administration Trudeau.«C'est vraiment à notre tour, après Volskwagen, Honda et Hyundai, qui sont toutes allées en Ontario », de lancer M.Lapierre, critique de son parti sur les questions commerciales.Selon lui, il est évident que Toyota établit une usine au Cana- da pour qu'Ottawa allège les quotas d'importations d'autos japonaises.Même si le géant nippon ne demande pas un sou pour établir son usine, le fédéral a le pouvoir d'orienter la décision vers un site en particulier, estime M.Lapierre.Il fait ainsi écho aux ministres québécois Rodrigue Biron et Bernard Landry, qui ont déjà promis que le Québec mettrait tout en oeuvre pour obtenir l'usine dont on ignore toujours la valeur.Jusqu'ici le Québec n'a obtenu que 8,8 pour cent des emplois créés par l'industrie automobile au pays, contre 88,7 p.cent pour l'Ontario, rappelle-t-il.Toyota vend presque le même nombre de véhicules au Québec et en Ontario, mais, compte tenu de la population, la pénétration de la compagnie est plus forte au Québec, ajoute-t-il.Rejoint à Montréal, le respon- sable du dossier automobile pour le ministère du Développement industriel régionnal, M.Robert Hack, a semblé pris de court quand on lui a demandé de confirmer que Toyota avait demandé des suggestions de sites au Québec.« Je ne veux rien confirmer ni infirmer, c'est un dossier très intéressant», a dit ce fonctionnaire.Il a de la même manière refusé de confirmer que les fonctionai-res fédéraux à Montréal avaient eu à prendre part aux discussions avec Toyota.« Cela dépendra des besoins de la compagnie, en termes de transports, de main-d'oeuvre par exemple », rappelle-t-il.Selon lui la compagnie nipponne devrait faire connaître sa décision vers la fin de l'automne, en novembre ou décembre, quant au site de son usine.$70 millions de moins pour l'énergie ¦OTTAWA ( d'après CP ) -Au cours des cinq prochaines années, le gouvernement fédéral affectera annuellement environ $100 millions à la recherche et au développement dans le domaine de l'énergie.Le ministre de l'Énergie, Pat Carney, a précisé hier, dans un communiqué, que la recherche énergétique recevrait une subvention de $101 millions cette année, et de $96 millions environ pour chacune des quatre prochaines années financières.Cette subvention représente quelque $70 millions de moins que ce que le gouvernement a affecté l'an dernier à la recherche sur l'utilisation efficace de l'énergie, l'huile lourde, la fusion nucléaire, l'énergie renouvelable, les nouveaux carburants liquides, l'énergie conventionnelle et les problèmes écologiques.En novembre dernier, le gouvernement avait annoncé qu'il allait réduire de $60,8 millions ses subventions à la recherche énergétique et abolir le bureau de la recherche énergétique du Conseil national de la recherche.Mme Carney a laissé entendre que les modifications fiscales annoncées dans le dernier budget devraient encourager un accroissement des sommes consacrées par le secteur privé à la recherche et au développement en matière d'énergie.M.Frank Campbell, un haut fonctionnaire du ministère de l'Énergie, a rappelé pour sa part que le gouvernement avait contribué environ la moitié du milliard de dollars dépensé au Canada pour la recherche et le développement énergétiques.M.Campbell a ajouté que le gouvernement avait bon espoir que les dépenses totales dans ce domaine augmenteraient, ou, pour le moins, demeureraient au même niveau.DODGE ARIES/PLYMOUTH RELIANT 1985 RABAIS D'ÉTÉ Transmission automatique.Sans supplément! 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en sa faveur ou tout au moins reste neutre.Joint par LA PRESSE hier, M.Gendron n'a pas voulu confirmer la nouvelle qui a été annoncée lundi, à Radio-Nord, par le journaliste Jean-Marie Gilbert.Mais il ne l'a pas non plus niée et a reconnu que le candidat de son choix avait été avisé de son appui et qu'il ne restait à négocier que la façon de le rendre public.Or, tant chez Mme Marois que chez M.Landry, on ne s'attend plus à l'endossement du ministre et M.Gendron à lui-même écarté la possibilité d'appuyer M.Garon.La présidente du PQ d'Abitibi-Ouest, Marcelle Saint-Aubin, est par ailleurs déjà en campagne pour M.Johnson.La lutte se fait pour la deuxième place Tous les autres candidats reconnaissent que M.Johnson possède une bonne avance et devrait finir en tête au premier tour.Ils se sont donc fixé comme objectif de prendre la deuxième place et surtout de faire assez bonne figure pour qu'il y ait un deuxième tour.C'est pourquoi chaque nouvelle candidature les réjouit.Ils estiment que le ministre de la Justice perd chaque fois des appuis potentiels et s'éloigne ainsi du 50 p.cent des voix dont il a besoin pour l'emporter dès le 29 septembre.L'acroissement du nombre de candidats complique par ailleurs la tâche des organisateurs de l'élection.S'il y a sept ou huit personnes en lice, les assemblées régionales risquent d'être longues et moins intéressantes.Et il sera d'autant plus difficile de prévoir une participation des militants.Lalonde annonce sa décision demain C'est demain, dans la circonscription de Bertrand, que l'ex- François Gendron ministre Francine Lalonde annoncera sa décision relativement à la course au leadership du Parti québécois.Tout indique qu'elle deviendre le sixième candidat \u2014 la deuxième candidate \u2014 à la succession de René Lévesque.Mme Lalonde a été pendant cinq mois, de janvier à juin derniers, ministre déléguée à la Condition féminine.Elle a remis sa démission après avoir été défaite par Robert Bouras-sa, le 3 juin, à l'élection complémentaire dans la circonscription de Bertrand.Landry mène par une courte tête Bernard Landry est, à 48 ans (depuis le 9 mars), le plus âgé des candidats déclarés à la présidence du PQ.Il est cependant suivi de près par Guy Bertrand qui aura 48 ans le 15 décembre.Jean Garon, qui a eu 47 ans le 6 mai, est d'un peu plus d'un an son cadet.La benjamine du groupe est de loin Pauline Marois.Elle a eu 36 ans le 29 mars.Pierre Marc Johnson a eu 39 ans le 5 juillet, et il a choisi cette journée pour annoncer son entrée en lice.Quel que soit la gagnant, l'opération rajeunissement sera réussie puisque René Lévesque aura 63 ans le 24 août.Notons par ailleurs que si elle était élue, Mme Marois deviendrait le plus jeune premier ministre de l'histoire du Québec.Elle battrait par à peu près quatre mois le record qui appartient à Robert Bourassa, assermenté à 36 ans et dix mois.Le chef libéral a eu 52 ans le 14 juil-ler dernier.Louis Falardeau «SPOKEN ENGLISH» L'ANGLAIS PARLÉ POUR CEUX QUI LE DÉSIRENT: \u2022 Apprendre l'anglais de tous les jours \u2022 Le parler plus couramment et avec plus de souplesse \u2022 Se sentir plus à l'aise en le parlant SESSION SEMI-INTENSIVE 3orii « IKICO (4 fois par semaine, OtlVIANMCO lundi au jeudi inclus) PETITS GROUPES 4 à 7 par niveau \u2014 maximum à tous les niveaux SANS GRAMMAIRE accent mis sur la conversation courante CHOIX D'HORAIRE Matin Après-midi Soir 9h30\u201412h00 12h00 \u2014 15h30 18h15 \u2014 20h45 Frais de la session: 180$ (tout compris) Entrevue de classement: sur rendez-vous seulement 285-1401 -CCFA C'EST- \u2022 15 années d'expérience \u2022 plus de 10000 étudiants et étudiantes \u2022 aux employé(e)s de centaines de compagnies telles que: LA PRESSE, The Montreal Gazette.Radio-Canada, Radio-Québec.Métro-Richelieu, Gaz Métropolitain, Bell Canada, Banque Royale, Protestant School Board of Greater Montreal, La CECM, Pratt & Whitney, etc.Métro Place des Arts, sortie rue Bleury CENTRE LINGUISTIQUE CCFA DIVISION DE 2167-5087 Québec Inc.355, rue Sainte-Catherine Ouest, suite 304 Reconnu par le Ministàre de l'Éducation Permis no 749-844 Plus de 20 000 jeunes assistés sociaux toucheront des hausses de revenus pi QUEBEC \u2014 Maintes fois confrontée à la difficile situation des jeunes assistés sociaux, la ministre Pauline Marois a annoncé, hier, que plusieurs milliers d'entre eux vont pouvoir compter sur des revenus égaux à ceux de leurs aines.MARIO ROY de notre bureau de Québec_ La ministre de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu vient en effet de débloquer des crédits supplémentaires de $8,(> millions, qui viendront grossir les $75 millions déjà alloués à trois programmes de réinsertion destinés aux moins de 30 ans.Ainsi, les jeunes bénéficiaires de l'aide sociale participant à des stages en milieu de travail ou à des travaux communautaires toucheront, à compter de demain, des allocations totalisant $440; dans les deux cas, le total comprend une somme de SI00 versée par l'entrepreneur ou le promoteur.Ces jeunes atteignent ainsi l'objectif de la parité avec les plus âgés, àprement réclamée au cours des derniers mois.D'autre part, les assistés sociaux inscrits au rattrapage scolaire toucheront mensuellement $34 de plus, pour un total de $310.Ces mesures touchent immé diatement 13000 jeunes; quelque 9 000 autres profiteront de ces majorations dès la rentrée scolaire.Mme Marois a présenté ces nouvelles échelles comme « une réponse aux representations qui m'ont été adressées depuis un certain temps par un bon nombre de groupes, sur l'amélioration des conditions de vie des jeunes Pauline Marois de moins de 30 ans bénéficiaires de l'aide sociale.» Il est peu probable que ces modifications fassent cesser toute revendication.Plus de 85 000 jeunes assistés sociaux, jugés aptes au travail, ne sont en effet inscrits à aucun de ces trois programmes, ne recevant ainsi que l'allocation de base de $l'iO.Le quart de ceux-là vivotent ainsi depuis une assez longue période, plus d'un an.* Les mesures visaient ces gens-là en priorité.On va continuer à se rajuster.Loin de nous l'idée de les (les programmes) fermer, c'est d'aller au bout de l'expérience, de l'élargir même à une autre clientèle: ouvrir aux plus de 30 ans », a expliqué la mi nistre.Car ces programmes ont recruté en un an la clientèle \u2014 47 000 bénéficiaires \u2014 que l'on croyait devoir mettre deux ans à attein dre.Mme Marois s'estime très satisfaite de ces résultats, et quali fie de marginaux certains problè mes propres aux stages en milieu de travail qui, craint-on, permettraient à certains entrepreneurs de substituer une main-d'oeuvre peu coûteuse à des employés réguliers.Ce programme.le plus populaire du trio, fuit appel à 80 p.cent à l'entreprise privée.Quelque KjfiOO jeunes s'en sont prévalus jusqu'à maintenant et le taux de rétention au sein des milieux de travail oscille, selon la ministre, autour de 30 p.cent.Les bénéficiaires de l'aide sociale participant à l'un ou l'autre de ces programmes vivent un autre problème, plus académique peut-être, mais néammoins important.Toujours désignés com me des assistes sociaux, puisque leurs allocations sont versées en vertu de ce régime.« ils ne sont plus, en fuit, des assistés sociaux, puisqu'il-, font l'effort d'explorer des milieux de travail, de partici per à des travaux communautaires ou de compléter leur formation », reconnaît la ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu.Mme Marois se penche actuel lement sur un autre dossier concernant les moins bien nantis.Trois hypotheses de travail touchant la hausse du salaire minimum sont actuellement à l'étude.Et c'est au début de l'automne que le conseil des ministres devra arrêter sa décision quant au niveau de la hausse \u2014 car il est acquis qu'il y en aura une \u2014 qui sera accordée.Le salaire minimum est gelé au taux horaire de $1 depuis octobre 1981.« SOUVERAINETÉ SANS SÉPARATISME »> Johnson est d'accord avec Garon « sur le fond » ¦n « On ne peut nier les nom-™ breux points communs qui nous lient au Canada ».PIERRE VENNAT Bien que se refusant à employer le vocabulaire de Jean Garon, qui parle de « souveraineté sans séparatisme », qu'il semble trouver trop coloré, le ministre des Affaires canadiennes, responsable du dossier constitutionnel, Pierre Marc Johnson, est sur le fond d'accord avec son collègue de l'Agriculture.M.Johnson, qui a rencontré hier, ensemble, les représentants d'hedomadaires de quartiers de la région métropolitaine et la presse « nationale » pendant une heure et demie, a rappelé qu'il avait adhéré au Parti québécois parce qu'il préconisait à la fois la < souveraineté » et « l'association ».Déclarant ensuite qu'il était d'accord que le Québec ne peut s'isoler et vivre en vase clos et que le concept de « nation » avait beaucoup évolué depuis quelques années, M.Johnson a carrément avoué que pour lui, le concept d'une souveraineté qui ne tiendrait pas compte d'une certaine forme d'association avec le reste du Canada lui semblait irréalisable et non souhaitable.«Si c'est ça que M.Garon a voulu dire dans son style coloré, je pense sensiblement la même chose ».M.Johnson n'a toutefois pas voulu dire si premier ministre, il entamerait des négociations constitutionnelles avec le premier ministre fédéral, Brian Mulroney, avant ou après les prochaines élections québécoises.« On verra », a-t-il répété à quelques reprises.Mais il a précisé que même s'il a déclaré au correspondant de LA PRESSE à Ottawa que le dossier constitutionnel n'était pas une priorité durant les deux prochains mois, cela ne l'empêchait pas de le considérer com- r cog fife r Tous les cours sont reconnus et crédités en vue de l'obtention d'un diplôme d'études collégiales (DEC) TOURISME/ VOYAGES GESTION HÔTELIÈRE/ RESTAURATION L'hospitalité, les voyages, les attractions touristiques, les réservations, la gestion par l'informatique et beaucoup plus.LE SEUL COLLÈGE AU QUÉBEC OUI UTILISE LE SYSTÈME DE RÉSERVATION D'AIR CANADA, CRT RESERVEC, SUR PLACE.\u2022 24 cours en Tourisme/Voyages La gestion par l'informatique, la restauration, l'oenologie, les achats, les congrès, le marketing et encore plus.\u2022 22 cours en Gestion hôtelière/Restauration Les cours débutent la semaine du 26 août 1985.1 Inscriptions 12-13-19-20 août de I8hà21h Campus Centre-ville 2015 rue Drummond Montréal (Québec) H3G IU/7 28M919 Rua Métro Peel COLLEGE LHSHLLE me prioritaire à plus long terme.Une autre façon de faire Si le slogan officiel du candidat Johnson est « une façon di-férente de voir les choses », c'est plutôt, dit-il.par une façon différente de «faire», qu'il se démarquera de ses adversaires.Selon lui, les journalistes perdent leur temps à chercher des antagonismes profonds ou même des différences marquées de fond entre les différents candidats au leadership, «puisque nous avons travaillé ensemble par consensus depuis maintenant quelques années ».Quant à lui, il n'ira pas critiquer les politiques adoptées par son gouvernement sur la scène publique et n'aime pas qu'on parle d'arrogance.Mais il admet que son gouvernement a erré, lors de son deuxième mandat, en ne cherchant pas assez les consensus avant d'adopter des législations qui, cependant, devaient être, selon lui, adoptées.C'est donc dans cette façon différente de «faire» qu'il entend se démarquer de ses adversaires au leadership et du gouvernement Lévesque jusqu'ici.Enfin, M.Johnson s'oppose énergiquement, tout comme d'ailleurs sa collège Pauline Marois, au principe d'étendre la parité d'aide sociale à tous les moins de 30 ans, parce que selon lui, il est basé sur un principe de dépendance.Perdant presque son calme et élevant le ton pour démontrer quelque peu son irritation, M.Johnson s'est opposé aux avancés d'un jeune journaliste d'un hebdomadaire régional de Montréal qui plaidait en faveur de cette mesure qu'il dit souhaitée par la majorité de la jeunesse québécoise.«On ne bâtira pas la société de demain sur le principe de la dépendance » a lancé le ministre d'un ton sec.M.Johnson s'oppose carrément à ce que l'on subventionne des gens « aptes au travail » qui refuseraient de se joindre aux programmes gouvernementaux déjà mis sur pied à leur intention ou à d'autres semblables.Selon lui, s'il est correct de subventionner les gens qui sont « inaptes au travail », tout comme on subventionne les personnes handicapées, on ne peut accepter l'universalité de l'aide sociale comme principe.< Il est irresponsable de dire, comme l'ont voté les libéraux en congrès, qu'on va encore verser des millions et des millions en aide sociale.Ce qu'il faut, c'est des programmes de formation en milieu de travail, de réinsertion en milieu du travail, de création d'emplois ».Le PQ a son candidat « vert » m Le Parti québécois aura ™ son candidat « vert » dans a présente lutte à la succession de René Lévesque.PIERRE VENNAT M.Luc Gagnon, chargé de cours au département d'urbanisme de l'Université du Québec à Montréal, détenteur d'un baccalauréat en urbanisme, d'une maîtrise en environnement et qui termine actuellement un doctorat en sciences politiques, a en effet décidé de se porter candidat à la tête de son parti afin de s'assurer que l'idéal écologique sera discuté lors de la présente lutte et pour profiter du forum des assemblées régionales que le PQ tiendra à travers tout le Québec durant les prochains mois.En confirmant hier à LA PRESSE sa candidature, M.Gagnon a toutefois voulu reserver pour lundi les détails de son programme qu'il livrera en conférence de presse au Centre Saint-Pierre de Montréal.S'il ne se fait guère d'illusions sur ses chances de réussite, M.Gagnon, qui est également informaticien, profession qu'il exerça pendant six ans avant de passer du « virage technologique » au « virage écologique », n'est pas un inconnu dans les rangs péquistes, bien qu'il ne soit à peu près pas connu du grand public.M.Gagnon, en effet, était jusqu'à l'an dernier président de l'association péquiste du comté de Bourassa.Présentement, il est secrétaire de l'association péquiste du comté voisin de Sauvé en plus d'être secrétaire régional des péquistes de la région de Ville-Marie, c'est à dire 17 comtés du nord-ouest de l'Ile de Montréal.C'est lui qui.avec l'appui des militants de Bourassa a réussi à faire inscrire dans le programme du Parti québécois les résolutions dans lesquelles le PQ favorise le métro de surface, en plus du métro souterrain, ainsi que les voies privilégiées pour les autobus afin de favoriser le transport collectif.Enfin, M.Gagnon est également le père d'une résolution en faveur de l'instauration d'un programme incitatif et volontaire du partage du travail.Ceux qui s'en prévaudraient bénéficieraient d'une certaine aide de l'Etat pour compenser le revenu qu'ils se trouveraient à perdre en acceptant de « partager » leur emploi avec un autre.Jouissant d'appuis dans les milieux écologiques, M.Gagnon, qui est âgé de 33 ans, jouit également de certains appuis à la base de son parti et le président de l'association péquiste de Sauvé, M.Yves Guérard, lui sert d'organisateur en chef Se définissant lui-même comme « candidat vert », M.Gagnon devient ainsi le sixième candidat après Mme Pauline Marois et MM.Jean Garon.Pierre Marc Johnson, Bernard Landry et Guy Bertrand.Marois ne se sent pas visée par l'appel à la « retenue » bm QUEBEC \u2014 Réagissant à des déclarations faites par Jean Garon et Pierre Marc Johnson, la veille, la ministre Pauline Marois a déclaré, hier, qu'elle aussi avait « sûrement fait preuve d'arrogance dans ce gouvernement à l'occasion.» de notre bureau de Québec Elle a ajouté « qu'il faut être capable de jeter un certain oeil critique sur ce qu'on a fait : c'est ce qui va nous permettre de corriger le tir, sinon, nous allons rester dans les vieilles ornières.» Candidate, comme ses deux collègues du Conseil des ministres, à la succession de René Lévesque.la titulaire du ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu a ajouté qu'elle ne s'était pas sentie visée par l'appel à la retenue lancé par M.Johnson.Elle ne se considère pas non plus comme une « face à claque », selon l'expression utilisée par M.Garon.Concernant ce dernier, Mme Marois a dit estimer que l'entrée de M.Garon dans la course vierty dra étoffer le débat « parce qu'il en a des idées, il en a des projets.» D'autre part, a i elle ajouté, « M.Garon ira vers des personnes qui ne se seraient pas senties attirées par les candidats et candidate actuels et qui, parce que M.Garon est là, auront peut-être le goût de devenir ou de redevenir membres du parti.» I ï A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 JUILLET 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUV DUBUC éditorialiste en chef Action et réaction en Afrique du Sud Le pessimisme reste malheureusement de mise en ce qui concerne l'évolution de la situation en Afrique du Sud.Pendant que se noue une concordance des vues chez les nations civilisées, outrées du comportement du gouvernement de P.W.Botha, Pretoria n'en persiste pas moins à faire front et à défier le tribunal d'une opinion de plus en plus unanime dans sa condamnation de l'apartheid.C'est ainsi que, de passage à Londres, M.Joe Clark, ministre canadien des Affaires extérieures, a tenu à rappeler que l'empri-sonnement'de milliers d'opposants ne favorise pas «le dialogue».Tout en donnant à entendre que le gouvernement du Canada pourrait affiler le fer des sanctions annoncées à la mi-juillet, M.Clark a lancé l'idée d'une concertation entre les pays du Commonwealth pour le rétablissement d'un ordçe qui ne serait pas fondé uniquement sur des rapports de force.La démarche du ministre est prudente et l'accueil fait à sa suggestion ne l'est pas moins.Exclue du «club» du Commonwealth, l'Afrique du Sud n'est pas trop bien disposée vis-à-vis d'initiatives qui seront perçues comme autant d'ingérences.L'expérience passée (tractations au sujet de la Namibie) a du reste abondamment instruit Ottawa du caractère coriace des Blancs d'Afrique du Sud.En outre, M.Clark parlait à Londres.Or, le gouvernement de Mme Thatcher ne s est pas distingué jusqu'ici par son entrain à «punir» Pretoria.La démarche canadienne n'en est que plus intéressante.À la tiédeur de Londres correspond celle de Washington.Encore qu'aux États-Unis se note, depuis quelques jours, un flottement qui pourrait bien conduire à un durcissement des attitudes.Les propos de M.Larry Speakes, porte-parole de la Maison-Blanche, disant que la proclamation de l'état d'urgence par le gouvernement Botha n'apporte pas les solutions «que nous souhaitons» ont valeur de constat: les conditions d'un dialogue nécessaire ne sont pas réunies.Le gouvernement belge s'émeut à son tour et va proposer à ses partenaires de la Communauté européenne toute une série de sanctions contre l'Afrique du Sud, comme pour célébrer le 10e anniversaire des accords d'Helsinki visant à protéger les droits de l'homme.Les avertissements fusent donc de toutes parts.La France, par sa résolution présentée au Conseil de sécurité des Nations unies et adoptée le 26 juillet, a été la locomotive de ce train de mesures.Sur la validité des sanctions économiques toutes les évaluations sont permises.On a tant de fois dit, dans d'autres circonstances, qu'elles sont inefficaces! En 1980, le boycottage des Jeux de Moscou n'a pas contraint l'URSS à se retirer de l'Afghanistan.Au reste, M.Botha ne se tient pas pour battu.Puisqu'on ne nous aime pas, déclare-t-il, nous allons chasser de notre territoire tous les travailleurs émigrés qui nous viennent de pays limitrophes (Mozambique et Lesotho notamment).Avec méchanceté il ajoute: «Ceux qui montrent tant de sollicitude pour les Noirs voudront sans doute accueillir chez eux des milliers de nouveaux chômeurs.» Pan sur le bec aussi de l'évèque Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, qui se voit refuser un tête-à-téte avec Botha.L'évêque anglican de Johannesburg propose des réformes radicales, jugées inadmissibles par le gouvernement de Pretoria.Mais il veut un changement pacifique, pendant que les nouvelles générations se laissent de plus en plus guider par l'impatience.L'insuccès sans appel de l'évoque Tutu signerait le triomphe de la politique du pire.Or, sa position devient chaque jour un peu plus intenable.Guy CORMIER Les Hell's Angels et la justice «Est-ce que ce sont les Hell's Angels qui font la loi au Québec.?» Étrange question, s'il en est une.Et pourtant, on peut l'entendre un peu partout, depuis quelques jours, à Montréal et dans les environs.On dirait que plus personne ne peut comprendre ce qui se passe dans cette mystérieuse enquête entourant la découverte de sept cadavres bien ficelés au fond du Saint-Laurent.Et on dirait que cette impuissance qui touche la justice jette une espèce d'inquiétude sur une population captive.«Il faut que justice soit faite», dit le ministre de la Justice.Il ajoute: « Au nom de la paix sociale dont je suis responsable, il y a lieu de faire la lumière sur cette affaire.» Belles paroles: la justice ne semble aller nulle part.Ou plutôt, elle semble aller partout en multipliant les erreurs de procédure et les vices de forme.Pour montrer, semble-t-il, comme elle peut être faillible et déficiente.C'est du moins ce que Ion croit.Mais personne n'a encore pu prouver quoi que ce soit.Car enfin, on connaît bien, de réputation, la bande des Hell's Angels.On peut dire, sans en offenser les membres, qu'ils ont su imposer leur loi dans les milieux qu'ils fréquentent.On a même pu établir un certain lien entre certains de ses membres et les sept cadavres que la police a découverts au fond de l'eau : ils semblaient tous marqués d'un signe d'identification semblable.La police a alors fait un autre lien entre cadavres et motards.Elle en a arrêté plus que moins; puis, elle en a laissé partir quelques-uns.Les neuf derniers, elle les a enchaînés comme on a rarement vu: les images de la télévision ne cessent de nous remettre devant les yeux I étrange technique d'immobilisation par les chaînes qu'elle utilise pour eux.Sans parler de l'équipe de combat armée jusqu'aux dents, avec mitraillette à la Rambo et dispositifs de communication pour la guerre de I espace.Malgré toutes les présomptions et toutes les suspicions, rien n avance.On remplace le coroner; on n'est même pas capable d'entreprendre une enquête préliminaire qui servirait tout simplement à déterminer s'il y a matière à procès.« Il est évident que ces personnes \u2014 trouvées attachées à des blocs de béton, emmitouflées dans des sacs, cachées au fond du fleuve \u2014 ne sont pas décédées de mort naturelle.», disait le ministre de la Justice, le ton manifestement sarcastique.C'est la seule évidence.Pour le reste, on ne sait toujours rien.Pourquoi?Parce que Me Léo-René Maranda, plus compétent ou plus habile que quiconque, a su engager une bataille de procédure où l'appareil judiciaire semble tout simplement dépassé.Parce que les erreurs humaines et les négligences administratives laissent la porte ouverte aux pertes de temps et aux gains du ridicule.Parce que l'administration de la justice est laissée à des êtres humains qui paraissent parfois bien démunis devant les événements.Résultats: les tribunaux semblent bafoués.La justict \u2022 ^mble étouffée.Une bande de motards semble tout dominer.I -semble volontairement cachée.Tout cela est socialement très dommageable.Le dote qui s'insère dans la population concernant ses institutions les plus fondamentales ne peut que miner la société démocratique Pt la confiance qu'on voudrait y mettre.On n'est plus sûr de rien quand la justice est devenue impuissante et inefficace.Jean-Guy DUBUC \u2022 00 .ON FAir De$ HAHCfleTTSç er Pes éDifo^Aujc Aféc ce Cohcouqç De camcatu**.OH UA HêHe lusto'A F/Hûe GAHViD/noÛÇ Tie 6ARoM''! Moi, VAHS TotrrÇA, 0 Vv'bst-Ce Que 7eDa/ieus< Vein ?Droits réservés Michelle Parent (collaboration spéciale) Y aura-t-il une percée vers les pays de l'ANASE À la suite du voyage que le secrétaire d'État aux Affaires extérieures vient d'effectuer dans les pays de l'ANASE (Association des pays de l'Asie du Sud-Est), on peut se demander quel sera l'impact de ce voyage sur l'économie canadienne.L'ANASE comprend la Malaisie, la Thaïlande, l'Indonésie, Singapour, le Brunei et les Philippines.Au cours de sa tournée, Joe Clark n'a pas visité les deux derniers pays.On peut se demander également si, dans l'avenir, il y aura une percée importante de nos sociétés canadiennes vers ces pays et quelles en seront les conséquences.À court terme, ce déplacement du ministre peut inciter nos hommes d'affaires à prendre les mesures nécessaires afin de s'implanter dans ces pays et, à long terme, cela peut rapporter des emplois et une économie plus forte chez nous.Si nous remontons dans le passé, nous constatons qu'au début des années 70, le Canada offrait à nos hommes d'affaires quantité de projets réalisables chez nous.Aujourd'hui, pour investir, les sociétés canadiennes sont obligées de se diriger vers les marchés extérieurs.En 1970, nos exportations représentaient 24.7% du PIB (produit intérieur brut) tandis qu'en 1983, le pourcentage s'élevait à 27.8% du PIB.Donc, aujourd'hui, plus d'un quart de notre économie dépend de nos exportations.Nul doute que les États-Unis figurent parmi les pays où le marché est le plus attirant pour nos sociétés canadiennes, en particulier celles du Québec, en raison de la proximité et des coutumes similaires.Résultat: 76% de nos exportations canadiennes sont dirigées vers ce pays.Alors, pourquoi l'ANASE, quand les États-Unis sont un pays dont le marché est si facile d'accès pour nos hommes d'affaires?Regardons d'un peu plus près quels en seraient les avantages.En premier lieu, il faut souligner que l'industrialisation, depuis dix ans, a progressé très rapidement dans cette région du monde, d'où le besoin de notre technologie de pointe, de notre électricité et de nos télécommunications.Certains secteurs comme les mines et les forêts représentent un potentiel énorme pour l'Association des pays de l'Asie du Sud-Est.Aussi, les pays de l'ANASE représentent un marché important puisque la population s'élève à 220 millions de personnes.D'après les pré- dictions, elle s'élèvera, en 1990, à 320 millions.Mais à ceux qui ne peuvent pas sentir l'essor incroyable de ces pays, qu'il nous soit permis de rappeler qu'en 1983, l'ANASE représentait un marché global de près de 75 milliards de dollars U.S.Ce qui se compare favorablement aux importations de la Chine qui se situaient à $18.91 milliards U.S.Donc, le marché pour les produits étrangers est trois fois et demi plus important dans les pays de l'ANASE que celui de la Chine.Ce qui ne veut pas dire qu'il faut négliger le marché de la Chine qui, à cause de sa population toujours grandissante, représente aussi un avenir pour les investissements canadiens.Maintenant, si nous jetions un coup d'oeil sur les difficultés que peuvent rencontrer nos hommes d'affaires canadiens dès qu'ils franchissent les frontières américaines.Premièrement, il faut qu'ils investissent en temps et en argent.Puis, qu'ils tiennent compte des coutumes de même que du la situation politique et sociale.L'éloignement géographique explique en partie le manque d'intérêt de la majorité de nos sociétés canadiennes dans ce coin du monde.Toutefois, il y en a qui se sont implantées: l'Al-can, la Northern Telecom et la société Bata en Malaisie.La Banque Royale et la Banque de Nouvelle Ecosse, en Thaïlande.Et les sociétés Inco et Bata en Indonésie.Aussi, nos sociétés canadiennes ont à faire face à la compétition féroce des Japonais.Le Japon qui a participé au développement de ces pays en a, par conséquent, une connaissance plus profonde.Si les hommes d'affaires veulent rivaliser avec le Japon, il faut qu'ils prennent des mesures en conséquence.Puis, il n'y a pas seulement les Japonais; il y a aussi les Anglais et les Français.Cependant, le défi est réalisable.Quand on pense à l'effet des mesures protectionnistes en cours aux États-Unis à l'égard de nos produits canadiens, comme l'acier et le bois d'oeuvre, on ne peut que mentionner l'urgence de trouver une alternative aux mesures protectionnistes de nos voisins du Sud.De là l'importance pour les sociétés canadiennes de tenir compte de la diversification du marché.C'est une question de survie pour le Canada.POÎNT DE VUE La grève, une mesure rétrograde On apprenait en première page de LA PRESSE du samedi 27 juillet que le taux de syndicalisation était à son plus bas niveau au Québec depuis seize ans.Ce n'était pour personne ce que l'on peut ap- Willie CHEVALIER peler une bonne nouvelle car la paix sociale dépend en bonne partie de la possibilité de dialogue entre employeurs et employés, et ces derniers, dans une entreprise donnée, ne sont vraiment entendus que s'ils s'expriment d'une seule voix par l'entremise de leur syndicat.On voudrait croire que l'une des causes de la désaffection apparente des travailleurs à l'égard des syndicats se trouve dans l'abus trop fréquent du recours a la grève; ce serait probablement prendre ses désirs pour la réalité.Car, même victimes d'une grève sauvage dans quelque service public, beaucoup de citoyens n'osent pas élever la voix par une sorte d'instinctive solidarité syndicale avec ceux qui leur causent du tort.Ces mêmes citoyens, souvent exaspérés par l'arrogance de diri- geants syndicaux, devant lesquels, pourtant, ils se croient à tort impuissants, seraient portés à se réjouir de la poussée des syndicats indépendants.Plus ils seront nombreux et moins ils seront forts.Ce n'est pas sur.Que l'on sache, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) n'a affaibli ni la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) ni la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de laquelle elle s'était détachée, et ce n'est pas à cause d'elle que le nombre des membres de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) a diminué.Une multiplication des syndicats donnerait inévitablement lieu à une surenchère d'exigences \u2014 et de grèves \u2014 chacun voulant se montrer plus dur, plus efficace, plus digne d'adhésion.Le syndicalisme à l'américaine semble bien le mieux adapté aux Québécois malgré le militantisme politique de quelques agitateurs plus soucieux de changer la société que d'améliorer le sort des travailleurs.Aux États-Unis, les chefs des grandes centrales syndicales ne contestent pas la société capitaliste: au contraire, ils veulent faire en sorte que leurs camarades soient des capitalistes, bénéficiant de tous les avantages du système.Les centrales elles-mêmes, devant faire fructifier les cotisations de leurs membres, sont de grandes entreprises capitalistes, détenant des milliers et des milliers d'actions des «trusts» employeurs.Si les progrès matériels de l'humanité sont fabuleux, on n'en saurait dire autant de l'évolution des mentalités.Une preuve en est que depuis 3155 ans on n'a pas trouvé de meilleur moyen que la grève pour régler les conflits entre patrons et salariés.En l'an 1170 avant Jésus-Christ et en la 29e année de son règne sur l'Egypte, Ramsès III avait ordonné la construction d'une vaste nécropole dans la Vallée des Rois, près de Louqsor.Il était si pressé de la voir achevée qu'il avait accordé aux entrepreneurs toutes priorités nécessaires en même temps qu'il leur avait assuré les services des meilleurs ouvriers, des plus spécialisés, des plus habiles.Le grand pharaon n'avait pas songé que tout ce monde devait être logé et nourri.Ce fut la cause d'un débrayage, le premier d'envergure, peut-être, dans l'histoire.Suivant l'usage de l'époque, Ram- sès pouvait condamner à mort les grévistes; il tenta plutôt de discuter avec ces derniers qui préférèrent faire la grève trois fois en un an.Auraient-ils pu se montrer davantage avant-gardlstes?.Par la suite, le syndicalisme a existé sous diverses formes à partir du XIIe siècle de notre ère.Il semble bien que la première grève réelle en Amérique du Nord date de 1786.Les premiers syndicats vraiment organisés, au sens où on l'entend aujourd'hui, formés vers 1791 chez nos voisins du Sud, groupèrent d'abord les charpentiers puis les imprimeurs (ou les typographes).Sans doute parce qu'ils sont les plus aguerris et les plus sûrs d'eux-mêmes, ils passent pour être les plus raisonnables.Évidemment, les grèves contre Ramsès III peuvent servir d'argument à ceux qui en prônent l'absolue nécessité.Tout de même, «depuis le temps», on aurait sûrement trouvé mieux en cherchant bien.L'écrivain Pierre Louys a reproché aux hommes de n'avoir inventé qu'un nouveau plaisir depuis la plus haute antiquité: la cigarette.Pour varier nos ennuis collectifs, on pourrait s'efforcer de trouver un succédané aux grèves. A HEr™ TRIBUNE LIBRE Qui a fait mourir le Christ ?On pouvait lire dans les journaux de la dernière semaine de juin que l'église conciliaire a récemment publié un document concernant les Juifs, document où s'entremêlent si bien vérités et erreurs qu'à la fin on est en droit de se demanderai ce sont vraiment les Juifs qui ont condamné à mort Notre-Seigneur.Par exemple, le document demande de rappeler que «Jésus était juif et l'est toujours resté»' (vérité de La Palice!) «et qu'il a partagé les angoisses et les espérances de son milieu juif palestinien du 1er siècle», ce qui est absolument faux.Notre-Scigneur Jésus-Christ, étant Lui-même le Messie, ne pouvait donc espérer comme les Juifs en latyemie du Messie, et, connaissant tout parce qu'il était Dieu, ne pouvait non plus espérer, comme l'espéraient les Juifs de Son temps, la libération de la Palestine de la domination romaine.Cela est tellement vrai qu'il a même prédit le sac de Jérusalem et la destruction du Temple: .Il n'en restera pas pierre sur pierre» (Marc 12-33).Par ailleurs, pour donner plus de poids au document en question, on cite le catéchisme du Concile de Trente (aux oubliettes depuis nombre d'années!), mais en «arrangeant» la citation.On fait dire à ce catéchisme que «les chrétiens pécheurs sont plus coupables de la mort du Christ que les «quelques» Juifs qui y ont pris part».Voici la véritable citation du catéchisme du Concile de Trente, Éditions Dominique Martin Morin, Reprint 1978, page 57: «Nous devons donc regarder comme coupables de cette horrible faute ceux qui continuent à retomber dans leurs péchés.Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le supplice de la Croix, à coup sûr ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal crucifient de nouveau dans leur coeur, autant qu'il est en eux, le Fils de Dieu par leurs péchés, et Le couvrent de confusion.Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs.» Comme on peut le voir, il n'est nullement question de «quelques Juifs» dans cette citation, et pour cause, car Jésus fut d'abord condamné par les chefs de la nation juive, c.à d.le grand prêtre Caï-phe et le sanhédrin, lequcls soudoyèrent ensuite le peuple pour qu'il réclamât de Pilate la crucifixion pour Jésus: «Qu'il soit crucifié! Qu'il soit crucifié!.Que Son Sang retombe sur nous et sur nos enfants»! (Matthieu, 27-52).Voilù pour les «quelques Juifs» du document.En page 58 du même catéchisme (ce qu'on s'est bien gardé de citer), on rétablit la véritable perspective Immédiate de la mort du Sauveur.«Des hommes de tout rang et de toutes conditions conspirèrent contre le Seigneur et contre Son Christ.Juifs et Gentils furent également les instigateurs, les auteurs et les ministres de Sa Passion.» Même pour faire plaisir aux Juifs, il n'est pas permis d'enseigner l'erreur et d'accommoder «à in sauce du jour» le catéchisme c'n \u2022 Concile de Trente.Jules LAVOIE, M.D.Saint-Georges de Beaucc ONET obligé de payer Monsieur Michel Clair, président, Conseil du trésor Gouvernement du Québec Cher monsieur, La Ligue des droits et libertés a été saisie du sort des employés mis a pied par le projet ONET.Au-delà et avant toutes tergiversations sur la nature de ce projet et des conséquences sérieuses de l'abandon des activités d'ONET qui devaient souligner l'Année internationale de la jeunesse, le droit sacré des employés à leur salaire doit absolument être respecté.La Ligue des droits et libertés a appris que des budgets avaient été prévus pour le reste des opérations et que ces sommes ne sont pas dépensées.Nous sommes persuadés que le président du Conseil du trésor verra à ce que les 189 employés reçoivent les trois semaines de salaires qui leur sont dus et que les 62 d'entre eux qui se sont vus promettre les salaires pour le travail ac- compli pour préparer le projet seront rémunérés comme il se doit.D'ailleurs, vous avez exprimé aux dirigeants d'ONET votre désir de faciliter la cessation des activités «sur une base d'équité».Nous regrettons avec les jeunes à la base du projet la manière avec laquelle on a disposé de l'entreprise.Tous ceux qui se sont embarqués ont cru voir l'occasion de participer à un mouvement pour la défense et la diffusion de l'action environnementale.Ils avaient tous l'espoir de voir le droit à un environnement sain faire son chemin en ouvrant les mentalités dans ce sens.Une autre motivation profonde de plusieurs des artisans d'ONET, ici on parle pas des tètes d'affiches qui n'en étaient pas à leur première baloune, étaient de vivre une expérience de travail non hiérarchisé, où les décisons se prendraient autrement.Un type d'entreprise où ceux qui mettent toute leur énergie sont autre chose que des pions.L'attitude de mépris des dirigeants d'ONET s'est d'ailleurs vérifiée quand ils ont décide de fermer boutique sans même se préoccuper du tort l'ait aux jeunes La décision fui unilatérale et on ;i ignoré les suggestions cl les alternatives que la base avait développées.À voir tout ça, on a l'impression que le prestige de l'opération passait avant la lutte contre lu pollution et la véritable création d'emplois pour les jeunes.Nous espérons, monsieur le président du Conseil du trésor, que toutes les mesures seront prises pour que les droits des ex-employés d'ONET soient respectés intégralement.Tous ceux qui se sont retrouvés le bec à l'eau à ia fin de juin où il est un peu laid pour les jobs d'été reçoivent notre appui dans ce sens et nous avons le plus grand respect pour le rêve qu'ils ont soutenu de toute leur imagination et de toutes leurs forces.Gérald McKENZIE président Ligue des droits et libertés Avortementet droits de l'homme «La législation de l'avortement a été la régression la plus écrasante du droit dans une société, repérable à ma connaissance, au cours de l'histoire.» La citation est de Pierre Chaunu, historien français.Évidemment il y a le pluralisme dans les idées: Est-ce que l'opinion citée plus haut est trop rigide?De son côté Helder Cama-ra (ne répondant pas à la question de l'avortement mais à celle de la faim dans le monde) écrit ceci: «L'homme qui, pour l'intelligence, montre qu'il participe réellement au pouvoir créateur de Dieu reste un singe pour la volonté.Incapable de surmonter ses égoïs-mes! Voilà pourquoi le massacre des innocents continue.» «La vérité n'est jamais accomplie: elle,est une croissance proportionnelle à la croissance du temps et à la croissance humai- ne», affirme René Habachi.On sait depuis l'existentialisme que l'homme n'est pas un produit tout fait, qu'il se forge lui-même à coups d'actes créateurs.On peut donc poser ces questions.Quel genre de société voulons-nous forger, quelle image voulons-nous donner de l'homme?René Habachi poursuit: «La vérité est ainsi une proposition faite à notre liberté, elle a ses chances dès que celle-ci s'éveille, elle meurt dès que l'homme s'en détourne.» Est-ce qu'il faut qualifier l'avortement de sanction, de meurtre?Est-èe que la vie n'est pas là en puissance, totalement différente, reconnaissable plus par la raison que par les sens?Puisque la question est d'importance, il ne faut pas pas de faux-fuyants dans cette recherche, car «la vérité est une affaire d'homme» comme le dit F.Jeanson.Pierre Chaunu remarque encore dans son livre l'Historien en cet instant: «La crise de ce temps est d'abord religieuse, c'est pourquoi elle n'épargnera rien puisqu'elle affecte ce qui relie au coeur, au centre, à l'être.» Dans un moment où l'on semble plus attiré par les libertés individuelles que par les responsabilités, il est à noter l'énergie que l'on met à soigner les malades de dernières instances et la facilité avec laquelle on procède à l'avortement.N'est-ce pas paradoxal?L'avortement à mon sens ne devrait être utilisé qu'en dernier recours, non pas clandestinement mais avec des dispositions légales restrictives.Le plus grand danger: la banalisation!.Gilles RAJOTTE Repentigny DOCUMENT Pour que cesse l'ambiguïté Voici quelques extraits de la déclaration faite à la presse par Me Guy Bertrand lors de la conférence de presse qu'il avait convoquée le 26 juillet pour annoncer sa candidalu-re à la présidence du Parti québécois.Plusieurs d'entre vous connaissent déjà sans doute mes sentiments nationalistes et mon idéal indépendantiste.Depuis nombre d'années, je prône l'accession du Québec à l'indépendance politique.C'est un objectif qui, plus que jamais, me tient à coeur.Ma Guy BERTRAND À titre de membre fondateur du Parti québécois qui s'était donné comme premier but de réaliser l'indépendance du Québec, comme plusieurs autres, j'ai été très déçu et choqué du virage fédéraliste que lui ont fait subir les hautes Instances.Je me suis senti déchiré, humilié et abandonné par ceux et celles qui ont laissé miroiter tant d'espoirs de conduire le peuple québécois à l'indépendance nationale.Depuis l'annonce de la démission de M.René Lévesque comme président du PQ, j'ai beaucoup réfléchi et multiplié les consultations.J'en suis dès lors venu à la conclusion que plusieurs membres de notre parti n'attendent que l'occasion de rouvrir le débat sur l'Indépendance et de faire de nouveau du Parti québécois le principal véhicule de l'idéal indépendantiste.Dans cette course à la succession de M.Lévesque, on n'a pas le droit de laisser les indépendantistes convaincus sans voix, sans porte-parole et malheureusement an-cun des ministres actuels signataires du projet d'accord constitutionnel, candidats ou non à la succession de M.Lévesque, ne peut avoir de crédibilité à cet égard.C'est donc dans cette perspective que j'annonce aujourd'hui ma candidature à la présidence du Parti québécois en prévision du scrutin du 29 septembre prochain.Si je suis élu, je m'engage à prendre les moyens pour que cesse au Parti québécois, toute cette ambiguïté sur la question nationale, cette hypocrisie du langage, ces tergiversations dictées par le seul goût du pouvoir, même d'un pouvoir diminué et incertain.Il ne m'appartient pas de condamner les dirigeants du parti d'avoir sacrifié le noble et légitime idéal de l'indépendance au profit de l'exercice du pouvoir; mais, que je regrette donc qu'Us se soient laissés griser par cet attrait pas nécessairement compatible avec l'objectif de notre parti qui demeure toujours l'indépendance.Je leur reproche, dans le but évident de s'accrocher au pouvoir, d'avoir provoqué un schisme, une division inutiles au sein du parti.Au cours de la campagne à la direction, j'ai donc l'Intention bien arrêtée d'utiliser un langage clair et d'adopter une position franche sur la question nationale et constitutionnelle.Nous devons cesser immédiatement de tromper la population ci de nous berner nous-mêmes avant d'être victimes de notre propre turpitude.C'est pourquoi il est impérieux de revenir à un langage clair pour une option claire.Le peuple québécois a droit à un véritable choix entre les options indépendantiste et fédéraliste.Je ne veux plus d'un Parti québécois à deux faces: fédéraliste le jour, indépendantiste la nuit.Si je'suis porté à la présidence du Parti québécois, je m'engage à corriger le malheureux dérapage qui s'est cristalisé au cours du mois de janvier dernier.Je m'engage à parler de l'indépendance du Québec en tout temps .surtout en temps d'élection.est-ce pas là la meilleure façon de la réaliser; avec l'assentiment du peuple québécois bien sûr.Je m'engage également à retirer les propositions constitutionnelles présentées par le Gouvernement Québécois actuel au Premier ministre du Canada, monsieur Brian Mulroney.Une des conséquences dramatiques de ce projet serait d'empêcher à tout jamais le Québec de devenir un pays; sans compter qu'il constitue sur plusieurs points un net recul par rapport aux revendications formulées par les gouvernements Lesage, Johnson, Bertrand, Bourassa, par M.Claude Ryan alors chef du Parti libéral et par le PQ en 1976.Patients et clients en colère A qui de droit, Objet: Adoption du règlement de la loi 25 assujettissant les acupuncteurs (médecins chinois) à la Corporation des médecins du Québec.Nous tenons à vous faire savoir notre mécontentement et notre désaccord face à cette loi passée à la hâte à la fin de la session parlementaire.Nous ne sommes pas acupuncteurs.Nous sommes des travailleurs dans le milieu de la santé et aussi d'autres milieux.Nous pensons que nous pouvons avoir une vue plus impartiale que les personnes concernées directement.Le fait d'assujettir les acupuncteurs d'une façon aussi drastique constitue le viol des droits et liber tés de la personne et le presque anéantissement de cette médecine millénaire.Ce droit ne se limite pas qu'aux acupuncteurs mais aussi et surtout aux patients (clients) qui en grande partie ont décidé, par un choix personnel, de consulter ces spécialistes.Nous pensons que le droit fondamental d'une personne est de penser pour ensuite choisir et prendre la décision qu'elle jugera la plus profita ble.Il n'y a rien qui l'empêche de changer d'avis en cours de route car souvent ces personnes ont vu des médecins avant d'aller consulter des acupuncteurs.Il y a aussi le fait que ces deux catégories de spécialistes de la santé entrent en conflit d'intérêts et ce serait une erreur de laisser la mainmise de l'un sur l'autre.C'est une facette un peu sombre mais qu'il faut tout de même considérer.Les personnes ayant promulgué cette loi ont complètement mis de côté ces deux philosophies en opposition.La manière de penser occidentale est très différente de celle des Orientaux.Il faut penser en termes d'énergie, soigner les patients différemment que les médecins occidentaux, etc.Les Occidentaux qui décident de faire de l'acupuncture (étudier) doivent changer leur façon de penser, de faire face à la maladie, de diagnostiquer.La façon est donc complètement différente et ce serait très difficile pour un médecin occidental ayant toutes beaucoup d'années d'études derrière lui de commencer à penser d'une toute autre manière.Nous pensons que ces deux médecines pourraient s'entraider au lieu que l'une essaie de dilapider l'autre.Il serait important d'accorder le statut de corporation professionnelle à la médecine chinoise acupuncture et de la laisser régir sa corporation comme les méde cins régissent la leur.Il ne faut surtout pas que l'une intègre l'autre.En somme, il ne faut pas brimer la liberté des personnes qui en plus payent pour des soins qui ont déjà démontré leur valeur.L'acupuncture n'est pas une panacée à tous les maux mais la médecine occidentale ne l'est pas non plus.Pour- quoi ne pourraient elles pas se compléter?Si cette loi (règlement) adoptée n'est pas retirée, il y aura perte d'emploi pour un bon nombre d'actipunleurs, fermeture de cliniques, augmentation de la clientèle médicale occidentale donc augmentation des coûts de l'assurance maladie et surtout en fin de compte l'absence de la liberté de choix d'une personne Nous sommes dans une province démocratique cl plus les années filent moins elle l'est.Nous devenons de plus en plus contrôlés par une minorité qui pratique l'euthanasie à tOUS ceux qui pourraient diminuer leur pouvoir, qu'il soit politique, social ou économique.Nous savons qu'il y a déjà un code de déontologie régissant la médecine chinoise-acupuncture.Alors réponde/, aux demandes des citoyens et établisse/ ou aidez à établir une corporation professionnelle pour celle-ci; la qualité des soins n'en sera que meilleure même si cette qualité y est déjà.Nous pourrions en dire encore beaucoup mais nous savons que ces commentaires suffiront à une personne éclairée.Le Regroupement des patient(e)S et sympathisant(e)s à l'acupuncture Jean Robert WHITTOM du HPS A St-Jean-sur- Richelieu (Celte lettre a été contresignée par 11 personnes.) Droit à la médecine de son choix Récemment, à la radio, Jacques Dufresne discutait avec Augustin Hoy de la Loi sur les acupuncteurs.Bien que je ne fréquente pas les médecins et que je n'aie jamais rencontré un acupuncteur, le sujet m'intéresse Poussé par ce qui a été dit à cette émission (et peut-être davantage par ce qui n'a pas été dit), je Rie permets de vous envoyer les réflexions qui suivent: Il est difficile de ne pas voir les relations qui existent entre les médecines douces, l'alimentation naturelle, les sages-femmes, etc.C'est la cohérence entre ces différentes manifestations d'une même prise de conscience qui nous permet de considérer le tout comme l'expression d'un mode de vie.Et il me semble que les débats qui surviennent nécessairement à mesure que ce nouveau mode de vie se taille une place sous le soleil, devraient d'emblée être portés dans le cadre plus vaste d'un choix de société.Ceci afin que les personnes.qui mènent ces débats actuellement soient bien conscientes de leurs responsabilités lorsqu'elles créent des précédents qui, vraisemblablement, auront des répercussions sur les générations à venir.Tout citoyen d'un pays libre de vrait avoir le droit d'adopter le mode de vie qui lui convient et de se procurer les biens et services caractéristiques du style de vie en question.Et, dans une économie de marché, avec un esprit de libre entreprise, lorsqu'une partie de la population manifeste un besoin, il devrait être possible pour les personnes qui se sentent capables d'y répondre, de le faire en offrant leurs services et ou produits.Le jeu de l'offre et de la demande, combiné à une bonne réputation et une mise en marche appropriée devraient suffire à auto-réguler le secteur.Quitte, pour les cas exceptionnels, a instaurer des procédures d'appel afin d'assurer la protection des consommateurs.Procédures qui, dant le secteur de la santé, devraient être les mêmes pour tout le monde.En général, les gens ne vont pas voir tel ou tel docteur par conviction, mais parce qu'ils n'ont pas le choix.S'il fallait que la carte d'as surance-maladie couvre les services rendus par les autres médecines, ça serait peut-être différent.Si on leur posait la question, il est probable que la majeure partie des personnes qui ont recours à des médecines douces répondraient qu'elles considèrent que le detour chez le médecin membre de la Corporation pour obtenir le certificat préalable sera coûteux (en temps pour elles-mêmes et en argent pour l'État), sera inutile (car elles auront généralement tout essayé avant d'en arriver là) et que.par ailleurs, elles estiment avoir besoin d'être protégées autant contre les abus de la médecine officielle que contre les autres.À mon avis, le seul fait qu'il y ait cette émergence de médecines alternatives démontre qu'il existe des domaines que la médecine officielle maîtrise mal.Et cela suffit pour justifier que l'on s'interroge sur l'aptitude de celle-ci à porter un jugement éclairé sur ce qui se passe ou devrait se passer dans ces domaines.Les médecins veulent conserver la mainmise sur tout ce qui est considéré comme un acte médical.Pour ce faire, ils vont tenter d'assimiler les meilleurs vendeurs parmi les médecines dites «douces».Cette récupération des contenants se fera certainement au détriment des contenus.Car non seulement les principes et les pratiques de ces médecines n'entrent pas dans la formation universitaire, mais en plus ils viennent souvent en contradiction avec celle-ci.Il est prévisible que les acupuncteurs réussissent à se donner une association professionnelle capable de tenir tête à celles des médecins.Ce sera une arme à double tranchant, car une fois accrédites par l'ordre établi, ils seront moins intéressés à participer à sa remise en question et leur incorporation dans la structure de la médecine officielle, contribuera à masquer aux yeux d'une population mal avertie les divergences fondamentales qui distinguent les autres médecines de la médecine officielle.Évidemment, il ne faut pas mettre tous les docteurs dans le même panier, il y en a plusieurs qui sont là pour la bonne cause.Cela ne doit cependant pas nous empêcher de mettre les points sur les «i».Si le Collège des médecins jouait cartes sur table, ses intérêts réels se résumeraient sûrement à des questions d'argent, de sécurité d'emploi et autres droits acquis.En fin de compte, le dernier mot sur la nature et la qualité des services de santé devrait revenir aux usagers de ces services.Et, s'il y a lieu d'exercer des contrôles, cela devrait se faire localement.Des associations régionales et nationales pourraient compléter les groupes locaux afin de générer l'éner-gie nécessaire pour débloquer les situations délicates (cf le rôle de l'association des parents des patients de l'hôpital de Riviere-des-P rai ries).L'évolution des mentalités est facilitée par la propagation de notions justes.Mais cela prend de l'ouverture d'esprit et beaucoup de disponibilité de la part de ceux et celles qui en savent plus que les autres.Serge GRENIER Stanstead.Que.Le pouvoir éhonté d'un Collège Si tout le monde s'entend pour reconnaître à l'État un rôle de réglementation et de surveillance en vue d'enrayer toute pratique médicale frauduleuse, actes médicaux préjudiciables ou charlatanisme, on ne saurait accepter que l'État impose des valeurs.C'est ce qu'a fait le Gouvernement québécois en plaçant l'acupuncture sous la tutelle de la médecine occidentale, majoritairement blanche et mâle.Il s'agit bien ici de deux formes de médecine: l'une, orientale et millénaire: l'autre, occidentale et contemporaine.Et tout adulte devrait avoir le droit de choisir à quelle forme de médecine il veut confier ses maux et ses douleurs.Je serais curieuse de savoir si, en Chine, la médecine occidentale tombe sous la coupe et la merci des médecins traditionnels.Je ne saurais accepter qu'un Collège ou qu'une Corporation s'arroge un droit de regard sur tout autre Ordre ou Association.Pourquoi le Collège des médecins détiendrait-il à lui seul le droit de vie ou de mort sur la santé des Québécoises et Québécois?Le recours de plus en plus jjrand à des médecines douces est un indice d'une remise en question, par les gens d'ici, sur leurs rapports à la santé.11 y a place pour plusieurs façons de traiter la maladie.Une médecine n'est pas nécessairement plus ou moins va- lable qu'une autre, elles ont un regard différent, une approche dif férente face à la maladie, la santé, la vie.la mort.Pourquoi irais-je consulter un omnipracticien quand j'ai fait le choix d'une consultation auprès d'un acupuncteur?Je sens d'ores et déjà que l'État va peut-être imposer qu'un médecin soit present lors d'un accouchement à l'aide d'une sage-femme! Ce pouvoir éhonté dévolu au Collège des médecins, ces sorciers des temps modernes, me rend malade.Je songe sérieusement à consulter.un vétérinaire.Denise LANGLOIS La médecine ne guérit pas tout Sous l'incitation de la corporation médicale, l'Office des professions du Québec faisait adopter, par le gouvernement du Québec le 26 juin dernier, le règlement relatif à la pratique de l'acupuncture.Une fois ce règlement en vigueur, un patient n'aura plus la liberté de se faire traiter par son acupuncteur sans avoir au préalable l'autorisation d'un médecin.Je m'inscris en faux contre ce règlement car, souffrant d'une ké-rutodermie depuis plus de 20 ans, la médecine moderne n'a jamais pu apporter un vrai soulagement à mon problème.Par contre, l'acupuncture m'a donné des résultats positifs cette année après seulement un mois de traitement.Ainsi, en ma qualité de citoyen canadien, résidant et domiciliant au Québec, je demande uu gouvernement du Québec de surseoir à la mise en vigueur de ce règlement et de laisser à la population la liberté de choisir entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle.Pour servir et valoir ce que de droit, Gérard MARC Hoxboro, Que.RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, tue Saint-Jacqucs, Montreal H2Y IK9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de «LA PRESSE -et celles des services de lo Presse Associée et de Reutcr.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également reserves.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le tervice des abonnements est ouvert du lundi au vendredi do 7 h à 18 h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi Bh o 17h.Pour changer 285-7205 du lundi au vendredi 9h a 161)30.GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tek-Presse 285-7306 Vacances, Voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 JUILLET 1985 MONTREAL A PIED L'histoire de la ville de Maisonneuvt s'étend sur une période de 35 ans à peine, toit de 1883, date de l'annexion à Montréal de la ville d'Hochela-ga (dont le territoire jouxtait celui de Maisonneuve), à 1918, année où \u2022Ile subit le même tort que ton exvoisine.Mait avant, Maitonneuve avait eu le tempt de te doter de quelques fleurant publict comme le boulevard Morgan et le parc du même nom, le marché Maitonneuve, l'hôtel de ville, la caserne de pompiers et de police et la piscine de Maitonneuve.Et plut au nord, de part et d'autre de la rue Sherbrooke, te trouvait le parc de Maitonneuve, aménagé dèt 1910 tur une superficie de 600 acres.Apres l'annexion, let administrations municipales de Montréal ont complètement transforme ce parc.Certaines decisions, comme celle de construire le Jardin botanique et le terrain de golf, furent heureuses.D'autres, comme le Parc olympique, le furent beaucoup moint, non pat à cause du choix de l'emplacement, mait à cause det tommet gigantesques qu'on y a englouties, et à cause du remplacement de la verdure par le béton, fût-il en dentelle.Le parcours comporte quatre visites majeures qu'on peut faire au moment de son choix : ¦ le Parc olympique (durée d'une heure, départs à 11 h, 14 h et 16 h, avec tarif de $4,40 par adulte et $2,20 par enfant de moins de 12 ans); ¦ le Jardin botanique (durée variable, ouvert de 9 h à 18 h; entrée des jardins extérieurs libre; tarif pour les pavillons, $2 par adulte, $1 par enfant); ¦ le Parc Maisonneuve (durée variable, entrée libre); et ¦ le château Dufresne (durée d'une heure, ouvert de \\ 7 h a 17 h, du jeudi au dimanche, tarif de $2 par adulte, $1 pour les personnes du troisième âge et 75* par enfant).Départ et arrivée : Station de métro Pie-IX Distance : 8 km Durée : 2 h 30 (plus les visites) La visite débute à la station de métro Pie-IX, sortie Pie-IX PIE IX (vers le fleuve) HOCHELAGA (à gauche) 1 \u2014 Église Saint Jean Baptiste de LaSalle (angle nord-est du boulevard Pie-IX) \u2014 Conçue par Leclerc, Lemay et Trahan, et inaugurée en 1964, sur un sous-sol datant du début du siècle.Architecture peu commune aux églises catholiques.2 \u2014 Académie du Saint-Nom-de-Marie (au 4140) \u2014 Édifice conçu par Charles A.Reeves et construit en 1917.Revenir vers le boulevard Pie-IX.BOULEVARD PIE-IX (à gauche) 3\u2014 École Saint-Jean-Baptistede-LaSalle (au 2155) \u2014 École terminée un an après l'académie, et qui témoigne du désir architectural de Reeves de créer un ensemble homogène.4\u2014 Édifice Johnson & Johnson (au 2155) \u2014 Édifice élégamment peint en blanc.5 \u2014 Voie ferrée \u2014 Voie ferrée désaffectée qui desservait de nombreuses usines installées sur toute sa longueur.L'emprise permettrait la construction d'un joli parc linéaire.6 \u2014 Usine de I'American Can (côté ouest) \u2014 Usine construite entre 1918 et 1939 pour la fabrication de canettes métalliques.7 \u2014 Usine de papier tenture Foster (angle nord-est d'Ontario) \u2014 Usine construite au début du siècle, avec fondation en pierre et charpente en bois.8 \u2014 Hôpital Notre-Dame de Lourdes (au 1870) \u2014 Hôpital construit en 1929 et voué dès le départ aux maladies chroniques.9 \u2014 Studio Nincheri (au 1832) \u2014 Studio de Guido Nincheri, avec-façade originale en brique jaune.Arrivé au pays en 1914 pour réaliser la décoration intérieure du château Dufresne, il a aussi signé l'intérieur de plusieurs églises catholiques.Revenir sur ses pas vers la rue Ontario.RUE ONTARIO (à droite) 10\u2014 Ex-hotel de-ville de Maisonneuve (angle nord-est du boulevard Pie-IX) \u2014 Édifice majestueux de style Beaux-arts conçu par Cajetan Dufort et inauguré en 1912.Façade à colonnade corinthienne surplombée d'un entablement et dune balustrade.Les portes de bronze dissimulent un superbe escalier de marbre.Remarquer également la verrière à l'intérieur.L'édifice transformé en Maison de la culture logea successivement l'Institut du radium et certains services municipaux.I I ¦ Établissement jadis à l'usage I I I 18\u2014- Ecole Maisonneuve (ou 1630) de la clientèle anglophone du quartier.19 \u2014 Église St.Cyprian (au 1675) \u2014 Temple construit en 1921.20\u2014 Résidence Raynault (au 1487) \u2014Résidence d'Adhémar Ray nault, qui fut maire de Montréal pendant six ans.SAINTE-CATHERINE (adroite) 21 \u2014 Ex-cinéma Granada (au 4353) \u2014 Édifice conçu par E.-A.Doucet, construit en 1927, puis confié à Emmanuel Briffa, dont le décor à l'italienne comprend un plafond remarquable.Recyclé en théâtre Denise-Pelletier, à la mémoire de la comédienne.PARC MORGAN (devant soi) 22 \u2014 Parc Morgan \u2014 Parc aménagé en 1930 sur les terrains offerts par Henry Morgan, propriétaire des grands magasins Morgan (La Baie).Le kiosque à musique a été construit en 1933.Traverser le parc de part en part, jusqu'à la rue Notre-Dame.NOTRE DAME (adroite) 23 \u2014 Versatile Vickers \u2014 Au loin, on peut apercevoir les chantiers maritimes dont la construction remonte à 1910.24\u2014 Parc Champêtre \u2014 Terrain de jeux.RUE VIAU (à gauche) 41 \u2014 Biscuiterie Viau (au 2097) \u2014 Bâtiment construit en 1907 au coeur du terrain de son fondateur, Charles-Théodore Viau.Typique de l'architecture industrielle de l'époque, avec charpente en bois dont la petite fenestration est une conséquence directe.42 \u2014 Usine Air Liquide (au 2263) \u2014 Édifice de la première usine -française à s'installer à Montréal, en 1911.RUE DE ROUEN (à gauche) RUE SAINT-CLÉMENT (à droite) .\u2022' 43 \u2014 Architecture de guerre (du 2270 au 2320; du 2271 au 2319; ÛOZ I 2402 au 2470; du 2401 au 2481) \u2014 Exemples de maisons construites-| pour les vétérans de la Deuxième Guerre mondiale.Toutes identiques a?l'origine, elles ont depuis subi d'importantes modifications et addition!; I volumétriques.I 44 \u2014 Parc Théodore | RUE VIAU (à gauche) j AVENUE PI ERRE-DE-COU BERTIN (à gauche) 45 \u2014 Complexe Boyce-Viau (sud-ouest de la rue Viau) \u2014 Conçu I par l'architecte Philip David Bob row et construit en 1971 pour le pro-| gramme de H.L.M.de la Ville de Montréal.Il mérita le prix du meilleur | projet d'architecture résidentiel du Canada.- \u2022 46 \u2014 Arena Maurice-Richard (angle nord-ouest de la rue Viau) t I \u2014Centre s 25\u2014 Ex-caserne de pompiers \u2014 Édifice réalisé par Marius Dufresne en 1915, à la manière du Unity Temple construit dans ['Illinois par Frank Lloyd White, en 1906.À remarquer : les tours d'angle, la tour à boyaux, la colonnade carrée et l'apparence «jeu de blocs » qu'inspire l'édifice.BOULEVARD PIE-IX (à gauche) 26 \u2014 Usine de la Canadian Spool and Cotton (au 421) \u2014 Seult entreprise du textile installée à Maisonneuve, en 1907.Revenir sur ses pas vers la rue Notre-Dame.47 \u2014 Parc olympique \u2014 Visite recommandée de cet ensemble spor^ ; tif qui a déjà coûté $1 milliard; s'adresser au kiosque des visites, sou»^»-la dalle-promenade, dans l'axe de la rue Bennett.Revenir vers la ru£; Viau.G 11 \u2014 Caserne de police et de pompiers (au 4200) \u2014 Édifice conçu par Charles Reeves et construit en 1909.Remarquer la plaque rappelant le nom du maire W.Reid, et les noms des membres de la Commission de police.12 \u2014 Ex-usine de chaussures Dufresne (au 4201) \u2014 Édifice construit en 1900 pour le fabricant de chaussures Dufresne and Lock fondé neuf ans plus tôt.Recyclé en galerie de boutiques, l'édifice doit supporter un revêtement qui masque ses origines.13\u2014 Banque de Toronto (au 4240) \u2014Édifice d'inspiration Renaissance en terre culte émaillée, conçu par Morley Hogle et Huntley Ward Davis et inauguré en 1911.Corniche remarquable.14 \u2014 Banque Molson (au 4250) - Édifice inauguré la même année que le précédent et conçu par Howard C.Stone, en pierre calcaire.Remarquable colonnade en granit gris.15 \u2014 Marché Maisonneuve (face au boulevard Morgan) \u2014 Bâtiment conçu par Marius Dufresne et inauguré en 1914.À noter : le portail massif, le clocheton central, les quatre tourelles, les détails des fenêtres, l'horloge et, devant, le monument La fermière signé par Alfred Laliberté.Les abris des marchands furent construits en 1932 et démolis en 1967.Le marché a repris en partie sa vocation maraîchère en 1980.BOULEVARD MORGAN (à gauche) 16 \u2014 Bain et gymnase de Maisonneuve (au 1875) \u2014 Édifice inauguré en 1915, signé par Marius Dufresne.Façade à colonnes ioniques avec fronton de M.A.Dubert ornée d'un ensemble sculpté représentant un cavalier et deux chevaux.Une naïade et un gymnaste ornent les extrémités de la balustrade.Façade complétée par une magnifique fontaine.17 \u2014 École secondaire Chomedey-de Maisonneuve (au 1820) \u2014 École faisant partie du complexe incorporant l'école primaire du même nom et située derrière, rue Létourneux.RUE NOTRE-DAME (à gauche) 27\u2014 Sucre Saint-Laurent (au 4026) \u2014Première industrie à venir s'installer à Maisonneuve, en 1887.RUE JEANNE D'ARC (à droite) 28\u2014 Vieille tonnellerie (au 526) \u2014 Édifice en brique rouille construit en 1887, désaffecté et voué au pic du démolisseur comme tous les édifices démolis depuis dix ans pour faire place à un boulevard.RUE SAINTE-CATHERINE (à droite) BOULEVARD PIE-IX (à gauche) 29 \u2014 Ex-église Trinity United (au 1624) \u2014 Construite en 1924 et abritant une commauté de Krishna.30 \u2014 Ex-hospice de la Providence et du Sacré-Coeur (au 1691) \u2014 Bâtiment recyclé en Pavillon d'éducation communautaire.Revenir sur ses pas vers la rue Adam.RUE ADAM (à droite) 31 \u2014 École du Très-Saint-Nom-de-Jésus (au 4131) \u2014 Derrière l'école des garçons s'en trouvait une pour filles, démolie en 1980.32\u2014 Église du Très Saint Nom de Jésus (au 4215) \u2014 Conçue par Charles Reeves et inaugurée en 1906, dans la plus ancienne paroisse du quartier (formée en 1888).À noter: la voûte richement décorée, les verrières de Limoges et les flèches (ajoutées en 1928).L'orgue, le plus grand jamais construit par Casavant pour installation à Montréal, ne fonctionne malheureusement plus.33 \u2014 Maisonneuve Presbyterian Church \u2014 Église datant de 1891 reonstruite en 1908.34\u2014 Résidence Fournier (au 4330) \u2014 Résidence du sénateur Sarto Fournier, maire de Montréal, le seul qui puisse se piquer d'avoir vaincu Jean Drapeau dans une course à la mairie.35\u2014 Église Saint-Barnabe-Apôtre (au 4560) \u2014 Construite en pierre grise en 1952 par Armand Dutrisac.36 \u2014 Maison en pierre (au 4700) \u2014 Construite en pierre taillée et remarquable pour ses vitraux et sa vaste galerie.37 \u2014 Résidence Bleau (au 4785-89) \u2014 Belle illustration de l'architecture résidentielle qui prévalait à Viauville.38 \u2014 Résidence Saint Onge (au 4820) \u2014 Remarquable pour sa galerie qui longe deux côtés de la maison.39 \u2014 Pensionnat de Sainte-Emilie (au 4837) \u2014 Bâtiment en pierre grise inauguré en 1902, et auquel s'est ajoutée l'aile ouest en 1909.40\u2014 Église Saint-Clément (au 4901) \u2014 Temple d'inspiration mauresque conçu en 1898 par Joseph Venne, agrandi en 1913, en partie détruit par un incendie en 1926, et reconstruit en prévoyant des gicleurs automatiques (premier bâtiment religieux du Canada à être doté d'un tel système).Façade peinte dans des tons de rose et de bleu pastels, et voûte remarquable.À noter : les fenêtres du presbytère, à l'étage.RUE VIAU (à gauche) - 48 \u2014 Centre Pierre Charbonneau (au 3000) \u2014 Jadis connu sous le \u2022 vocable de centre Maisonneuve, il servait à l'entrainement de la police.-Z Il doit son nom au regretté vice-président du Comité organisateur des Z Jeux olympiques de Montréal.RUE SHERBROOKE (à droite) 49 \u2014 Village olympique \u2014 Conçus par Roger D'Astous et Luc Du-rand à la manière de pyramides semblables sur la Côte d'azur, les deux *» édifices du Village olympique contiennent 980 logements et ont coûté î~ $100 millions.Revenir sur ses pas, rue Sherbrooke.\u2022* »* 50\u2014 Parc familial Maisonneuve \u2014 Ce parc faisait jadis partie dtf »: populaire Terrain de golf municipal, éliminé pour faire place au village olympique, et jamais remplacé malgré les promesses en ce sens.Visite Z' recommandée.51 \u2014 Viaduc de la rue Sherbrooke \u2014 Ce viaduc de 500m de Ion-gueur a coûté la bagatelle de $25 millions.52 \u2014 Jardin Botanique \u2014 Jardin fondé en 1931 par le frère Marie-Victorin, et aménagé par Henri Teuscher.Visite recommandée.-Z I I 53 \u2014 Château Dufresne (angle sud-ouest du boulevard Pie- IX) \u2014 \u2022:-I I Château de 44 pièces richement décorées et d'inspiration très diversifiée, construit par Marius Dufresne entre 1916 et 1918, en s'inspirant du Petit Trianon de Versailles.Restaurée grâce à la collaboration de la * fondation McDonald Stewart, le château loge le Musée des Arts décora- '* tifs.Visite recommandée; l'entrée se trouve boulevard Pie-IX.Le circuit se termine vers la station de métro Pie-IX.\u2022 \u2022 \u2022 Sour cos pour do plut amples Informations : ¦ Monlf.aH plod.do Holty Guormoy (Rdm) ¦ L-.plor or Montréal, d.Coclle Gr.nl.r at Joshu.Wol fa (I Ibr.-\u20ac»pieislon) *J» ¦ Guid« cultural do Montréal («anlogo-Monir aai) - * Pour faciliter l'utilisation de cet itinéraire, nous vous suggérons de plier le long des pointillés, d'abord à la verticale, puis à l'horizontale, ou de le découper en pages.7T F LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 JUILLET 1985 A 9 Cent jeunes vivent une expérience d'échanges multi-ethniques sur la réserve de Pointe-Bleue mt POINTE-BLEUE \u2014 Assis près du H grand feu qui illumine le Village de la Paix de Pointe-Bleue, Robert raconte qu'il a eu un choc en arrivant sur la réserve : « J'avais l'impression d'être un extra- MARTHA OAONOH_ terrestre au milieu de tous ces Amérindiens.Je ne parvenais pas à communiquer, à percer le mur du silence, à traverser l'océan.de timidité qui nous séparait.» Robert Pires, 16 ans, étudiant d'origine portugaise, est venu de Montréal pour participer à cette rencontre historique entre jeunes amérindiens de toutes les réserves du Québec et représentants de différentes ethnies : espagnols, vietnamiens, italiens, haïtiens, etc., dans le cadre de l'année de la jeunesse.Depuis une semaine, ces gars et filles de 16 à 20 ans, près d'une centaine, vivent sur la réserve de Pointe-Bleue, au Lac Saint-Jean, où l'on a aménagé un campement spécial.Ils dorment dans des tentes montagnaises blanches, regroupés autour d'un feu, symbole de la vie, qui brûlera durant toute la durée des festivités, jusqu'au 15 août.Hier, un groupe de Neskapis est arrivé en hydravion, apportant avec lui cinq caribous que l'on fera cuire selon les méthodes traditionnelles.Les vieux indiens enseigneront aux plus jeunes comment utiliser la peau et les eaux en pratiquant les rites sacrés.Ce rassemblement a un double but : permettre aux Amérindiens de retrouver un peu de leur identité perdue et favoriser l'échange entre jeunes de cultures différentes.La glace commence seulement à se casser.Les premières journées ont été plutôt difficiles, provoquant diverses réactions.Habitués à vivre librement, les Indiens ont d'abord critiqué les règlements de l'organisation qui, pour maintenir la sécurité et un climat serein, interdit l'alcool sur le terrain et sonne le couvre-feu à minuit.Il est aussi défendu de quitter le site sans être accompagné d'un animateur.Aida Nayoumealuk, Inuk de 23 ans, se sent prise dans un étau : « Nous sommes un être libre qu'on ne peut emprisonner.Il faudrait plus de souplesse.\u2022 Incapables de vivre un tel régime, quelques amérindiens ont plié bagages.L'un d'eux s'est même enfui sans avertissement.D'autres, à qui on avait également remis des billets d'avion, ne se sont même pas présentés.L'un des responsables du village, Yves Sinoui, d'origine huronne, ne s'en fait pas pour autant.A son avis, ces choses étaient prévisibles, étant donné le caractère particulier de la rencontre.« Il n'est pas facile d'encadrer des jeunes qui sont davantage portés à s'amuser qu'à se soumettre à une discipline.> Hier, par contre, tout semblait rentré dans l'ordre.Une autre embûche est la communication.Ces jeunes qui sont pourtant du même âge, portent les mêmes Jeans, vibrent à la même musique ont de la difficulté à se parler.Ce problème est attri-buable en grande partie à la méfiance des autochtones, en particulier les Inuit et les améridiens de la Romaine.Les filles sont beaucoup plus timides.Gênée, une jeune indienne a attendu trois jours avant de confier qu'elle souffrait d'un affreux mal de dent.Un musicien inuk a été incapable de monter sur scène pour présenter un spectacle.Malgré tout, Robert Pires, demeure confiant.«Je suis sûr qu'il va se passer quelque chose d'extraordinaire, dit-il.Avant, j'avais peur d'eux.La seule image que j'en avais était celle d'une bande d'ivrognes, agressifs, que j'avais rencontrée à Edmonton.» Les jeunes amérindiens connaissent peu leurs traditions.Plusieurs ne parlent pas la langue des ancêtres, ne pratiquent pas ru J4* 3 NT - 1- la chasse et la pèche et ne s'intéressent pas à la politique.Dans les prochains jours, ils se rendront sur les territoires de*^ chasse, dans le parc 'de Chibougameau.pour participer avec les anciens à la cérémonie religieuse de la tente branlante, au-^?, cours de laquelle les vieux sorciers appel- ; leront les esprits.« J'ai hâte de voir cela, mais je ne crois .; plus en ces chimères », explique Reginald Thomas, montagnais, qui déplore qu il n'y ait pas de discothèque sur le site.Comme d'autres, il n'est pas certain qu'il faille re tourner aux sources : «À quoi ça sert ?», lance-t-il, l'air indifférent.Les organisateurs veulent préserver le caractère intime de cette rencontre qui n'est pas ouverte au public, à l'exception de quelques spectacles.Même la visite du ministre Bernard Landry, lundi, n'a pas impressionne les participants, qui ont con-^ tinué à vaquer à leurs occupations.Procès pour fraude d'un négociant en chinchillas qui promettait trop | Gérard Thibault, ™ le propriétaire de Mont-Roy al Chinchilla qui subit son procès JOYCE NAPUR pour fraude promettait des profits alléchants à quiconque se prêterait à l'élevage des chinchillas, ces petits mammifères dont les peaux gris perle sont si chères.Thibault, 46 ans, avait mis des annonces dans des journaux pour solliciter des apprentis éleveurs et les convaincre qu'en élevant quelques unes de ces bêtes rares dans leur sous-sol ou dans leur grenier, ils pourraient un jour vivre de leurs rentes.L'éleveur avait dit à ses 13 victimes ( qui ne sont qu'un échantillon d'affirmer le ministère public ) qu'il leur vendrait des bébés chinchillas qui pousseraient bien vite et donneraient d'autres bébés chinchillas et ainsi de suite et qu'il s'occuperait ensuite de vendre les peaux rares aux acheteurs américains.Il leur avait promis des profits de $40 000, $50000 chinchillas mourraient tous, les uns et même de $100 000.Du mois de septembre 1982 au mois de janvier 1984, Thibault a vendu des chinchillas ù des néophytes en élevage.Mais ces Deux frères de La Malbaie se noient après les autres et les éleveurs se sont retrouvés trop vite avec les peaux de leurs investissements.¦LA MALBAIE ( PC ) \u2014 Des plongeurs de la Sûreté du Québec ont repêché hier les corps de deux frères portés disparus lundi au cours d'une excursion de pêche au lac du Cèdre, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Clermont, dans le comté de Charlevoix.Les victimes sont Martin et Mi- chel Tremblay, âgés respectivement de 23 et 27 ans, de La Malbaie.Selon la Sûreté du Québec, il est possible que la double noyade se soit produite pendant un orage accompagné de forts vents qui s'est abattu sur la région en début de soirée lundi.SUBVENTION GARANTIE * * Jusqu'à 3000* si eligible CUISINES \u2022 CUISINES 45 DE MOINS que notre liste de prix suggérés sur NOS CUISINES EN MÈLAMINE \u2022 SALIE DE JEUX m \u2022 SALLE OE 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