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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1985-08-26, Collections de BAnQ.

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[" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, LUNDI 26 AOÛT 1985, 101 * ANNÉE, N\"304, 54 PAGES, 4 CAHIERS LA MÉTÉO: PLUIE MINIMUM: 15°, MAXIMUM: 20° DEMAIN: PLUIE DÉTAILS PAGE A 2 35cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents.Iles de La Madeleine: 90 cents Ed Broadbent GALLUP Broadbent, un meilleur chef que Mulroney I OTTAWA \u2014 Près de douze ^ mois après les élections du quatre septembre, les Canadiens jugent sévèrement la performance du premier ministre Brian Mulroney et ils estiment que le chef néo-démocrate, Ed Broadbent, fait le meilleur travail comme chef de parti.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa Une enquête de la maison Gallup publiée ce matin montre que la population canadienne, et ce dans toutes les provinces, approuve dans une mesure de 56 p.cent la performance du leader du NPD.devançant ainsi de 13 points la performance de Brian Mulroney.Le chef libéral, John Turner, se classe encore au troi-sème rang, avec 159 p.cent.Même dans son château fort du Québec, M.Mulroney vient au second rang derrière M.Broadbent.C'est en Ontario que le chef neo-démocrate obtient le plus haut taux d'approbation, soit (il p.cent.Le sondage Gallup, réalisé au milieu du mois de juillet, est très dur pour John Turner car.même en Colombie-Britannique où il a pourtant été élu, il vient en dernière place.Cette enquête sur la performance des trois hommes politiques comme chef de parti confirme le sondage Gallup publié il y a deux semaines sur la popularité des partis.Les deux sondages font état d'une baisse de popularité inquiétante pour le gouvernement conservateur qui entreprend la deuxième année de son mandat.Jeudi, à Vancouver, le premier ministre a reconnu que les nominations partisanes dans l'administration fédérale avaient nui à son parti.À la lumière des enquêtes Gallup, il semble évident que la volte-face du cabinet Mulroney sur la désindexation partielle des pensions de vieillesse n'a pas aidé la cause du parti ministériel qui continue de baisser dans les intentions de vote des électeurs.voir GALLUP en A 2 SOMMAIRE Annonces classées.C5 à C10 Arts et spectacles \u2014Informations.B 5 à B 8 \u2014Horaires.B9 Carrières et professions.C3 Décès, naissances, etc.C11 Économie.C1 à C3 Éditorial.A6 Êtes-vous observateur?.C 7 FEUILLETON Volkswagen Blues.0 6 Horoscope.C8 L'auto.B1 à B4 Le monde.A 9 Les échecs.C7 Loteries.C2etC3 Météo.A2 Mots croises.C10 Mot mystère.C10 Quoi faire aujourd'hui.B9 Tribune libre.A 7 tabloïd sports Bandes dessinées.10 et 11 Mots croisés.14 DEUXIEME ASSEMBLEE REGIONALE DU PQ : GARON VOLE ENCORE LA VEDETTE Une foule plus enthousiaste, des candidats plus concrets s™j SHERBROOKE \u2014 Une foule bruyan-™ te et enthousiaste de plus de 1 300 militants a participé hier après-midi, sur le campus de l'Université de Sherbrooke, à la PIERRE VENNAT_ deuxième assemblée régionale du Parti québécois dans le cadre de sa campagne au leadership.La plupart des candidats se sont montrés un peu plus concrets dans leurs exposés.Et ils ne se sont pas gênés, à l'exemple du ministre de l'Agriculture Jean Garon.pour fustiger le chef libéral Robert Bou-rassa, d'une façon beaucoup plus agressive que la semaine précédente à Rimouski.Seul l'avocat Guy Bertrand, en parlant presque exclusivement de souveraineté, s'est distingué des autres candidats dont les discours avaient davantage un contenu économique.C'est ainsi que le ministre de l'AgricuItu re, Jean Garon.a proposé un « objectif na- Auires informations, page A S tional » visant à doubler les exportations du Québec à l'étranger d'ici à cinq ans.Le principal favori, Pierre Marc Johnson, a propose l'Est rie comme modèle du type de développement régional souhaitable partout au Québec : un développement qui ne vient pas de l'extérieur mais de l'intérieur.voir PQ en A 2 1 Êlie Chouraqui Catherine Deneuve démaquillée Tourné en bonne partie à Montréal, le film « Paroles et musique » a reçu un bon accueil au Festival des films du monde.Le cinéaste Élie Chouraqui raconte qu'il a fallu changer l'image de la vedette du film, Catherine Deneuve, pour la faire entrer dans son rôle, pour lui faire exprimer sa sensualité.pages B 5 et B 6 Catherine Deneuve UNE SECRETAIRE DE LA PRESIDENCE EST ARRETEE Le scandale s'amplifie en RFA d'après AFP et Reuter mm BONN \u2014 Tandis que les \u2014 responsables des services de sécurité ouest-allemands poursuivent leurs réunions de crise pour décider comment limiter les dégâts après la défection de Hans-Joachim Tiedge, une nouvelle affaire d'espionnage a éclaté dans la capitale fédérale : une secrétaire de la présidence de la République ouest-allemande soupçonnée d'espionnage au profit de l'Est a été arrêtée dans la nuit de samedi à dimanche.Ce nouveau scandale a lieu deux jours à peine après l'annonce officielle par Berlin-Est du passage en RDA du chef du contre-espionnage ouest-allemand, Hans-Joachim Tiedge.Un porte-parole du parquet fédéral a confirmé l'arrestation et a tenu à préciser qu'il ne s'agit pas de la secrétaire personnelle du président de la République Richard von Weizsaecker.Selon la télévision ouest-allemande, il s'agit de Margerete Hoecke, âgée de 51 ans et employée depuis les années 60 au Département de la defense et de la politique étrangère auprès de la présidence.Toujours selon la télévision, dont l'information est confirmée par trois journaux, cette secrétaire était soupçonnée depuis un moment de fournir des renseignements à l'Est et a été démasquée grâce à un contrôle de sécurité par le contre-espionnage.L'agence de presse ouest-allemande DPA, citant une source bien informée, précise que la secrétaire de la présidence a rencontré il y a 15 jours à Copenha- gue un fonctionnaire des services de renseignements est-allemands (Ministerium fuer Staatssicherheit, appelé communément la Stasi) pour obtenir de nouvelles instructions.De même source, on ajoute que l'arrestation de Mme Hoecke a été décidée de crainte que les Allemands de l'Est ne puissent l'avertir après d'éventuelles revelations faites par le transfuge Tiedge.De son côté, le journal Cologne Express affirme que le transfu- voir RFA en A 2 La Ronde: dernière semaine Le rideau va bientôt tomber sur la 18e saison de La Ronde.C'est déjà, en effet, sa dernière semaine d'activités de l'été.Dans quelques jours, les Super montagnes russes cesseront d'arracher des cris d'horreur aux amateurs de sensations fortes et les Mies et les Miquettes se départiront de leurs grosses têtes pour retourner à l'université.Mais Julie Massé, de Joliette, n'a pas voulu attendre à la dernière minute.photo Pierre McCann, LA PRESSE min far m mmÊ^J AUJOURD'HUI \u2022 NATURISME C'est par milliers que des Québécois de tous âges et de toutes conditions ont choisi de vivre dans la nudité, à la ville, au chalet, ou dans un camp d'été.page A 8 \u2022 APARTHEID La confrontation entre le gouvernement sud-africain et l'opposition antiapartheid prend une nouvelle tournure avec l'arrestation de dizaines de militants.page A 9 \u2022 FRANCINE NOËL Femme de l'année ig85, Francine Noél doit s'imposer une stricte discipline pour mener trois vies de front, celles de professeur, romancière et mère d'un garçon de 10 ans.page A 8 \u2022 L'AUTO Elle a toutes les allures d'une camionnette mais la Chevrolet Astro est malgré tout une routière pleine d'intérêt.page B 1 \u2022 MINES Le Québec est bon premier pour le nombre de mines en production mais il est bon dernier, au Canada, pour la part de ce secteur d'activités dans son Produit provincial brut.page C 1 NEW YORK partir de S9$ W M Aller* simple CONDITIONS Le tarif indiqué est celui d'un aller simple et est en vigueur a l'achat d'un aller-retour.Les places sont limitées; elles peuvent ne pas être disponibles sur certains vols, et certains jours.Les billets doivent être achetés dans les 14 jours suivant la réservation et au moins M) jours avant le départ.Aucun remboursement ni changement.Séjour minimum: jusqu'au premier dimanche après le départ.Séjour maximum: 30 jours.Ce tarif est sujet à l'approbation gouvernementale.Four en savoir plus long ou pour réserver, appelez votre agent de voyages ou Air Canada au 931-4411.\u2022 Basé »ur le prix aller-retour DRF7L8 AIR CANADA LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 AOÛT 1985 LA GRÈVE CHEZ AIR CANADA Le nombre de passagers n'aurait pas chuté Souliers géants ou pierre pour va-nu-pieds?Le cimetière, ce n'est pas le pied mais les deux, pourrait-on a imaginé cette « oeuvre » ne craint pas que l'autre monde croire en voyant cette scène croquée hier sur une pelouse de soit trop razoir, ni que les tondeuses du paradis font preuve la rue Baillargeon, à Brossard.Chose certaine, le citoyen qui de gourmandise.photo Robert Nadon, la presse DEVANT LA MULTIPLICATION DES AFFAIRES D'ESPIONNAGE Le FBI serait complètement débordé il (d'après CP) \u2014 La société ™ Air Canada a rejeté hier les affirmations syndicales voulant que les affaires de la société de la Couronne auraient accusé une baisse de 30 p.cent depuis le début de la grève de ses 3 200 agents de bord il y a huit jours.« Nous n'avons pas vu de baisse significative >, a dit la porte-parole d]Âir Canada, Esther Szyn-karsky.« Samedi, 75 p.cent des sièges sur nos vols étaient occupés par des passagers.ce qui est pas mal normal ù cette époque-ci de l'année.» Brian Spence, porte-parole de la Canadian Air Line Flight At-tendants's Association (le syndicat des agents de bord), avait déclaré plus tôt que les inquiétudes du public à l'égard de la sécurité et que « le moins bon service » avaient entraîné une baisse de 30 p.cent dans la clientèle des passagers au cours de la première semaine de grève.Air Canada a remplacé ses agents de bord par l 200 membres de son personnel non-syndiqué et par 600 étudiants d'université.La société aérienne a dit que tout le personnel de remplacement avait subi un entraînement de manière à pouvoir satisfaire aux exigences de sécurité de Transports Canada.Elle a ajouté qu'elle avait diminué le service offert à bord de ses appareils, servant par exemple des repas froids plutôt que chauds pour diminuer le travail du personnel de remplacement.I WASHINGTON \u2014 La récen-™ te multiplication des affaires d'espionnage suscite de vives inquiétudes aux États-Unis, où beaucoup estiment que le FBI (Sûreté fédérale) est complètement débordé par l'afflux croissant d'agents du bloc communiste.GILBERT GREUET de l'agence Fronce-Prette_ Les responsables américains estiment qu'environ un tiers des quelque 4 000 Soviétiques et Européens de l'Est en poste aux États-Unis (deux fois plus qu'il y a dix ans) sont des espions à la recherche de secrets militaires ou technologiques, alors que le FBI ne dispose que d'un millier d'agents de contre-espionnage.Autre source de préoccupation : environ 9 500 émigrés des pays de l'Est travaillent actuellement dans des entreprises sous contrat avec le Pentagone et ont accès à certains secrets militaires.« Le problème est monumental.Nous avons vraiment un gros retard à rattraper», estime le représentant démocrate de l'India-na.Lee Hamilton, président de la commission des Affaires de renseignements de la Chambre.La sonnette d'alarme a été tirée après l'affaire Walker: la découverte en mai dernier d'un réseau d'espionnage familial di-rigépar un ancien officier de marine, John Walker, qui a transmis à Moscou pendant plus de 15 ans de précieuses informations sur les réseaux de communication de la US Navy.Lutte Certains, comme le sénateur républicain du Wyoming Malcolm Wallop, sont allés jusqu'à affirmer que les États-Unis n'ont pratiquement aucun moyen pour lutter contre l'espionnage et que le gouvernement Reagan fait peu d'efforts dans ce domaine en dépit de ses déclarations publiques.« C'est vrai que nous pourrions utiliser davantage de personnel et de ressources », a rétorqué Edward O'Malley, chef de la division contre-espionnage du FBI, tout en se défendant d'être dépassé par les événements.Pourtant, le FBI, pour la première fois de son histoire, a arrêté pour espionnage il y a dix mois un de ses propres agents, Richard Miller.Il avait succombé aux charmes \u2014 et aux dollars \u2014 d'une Mata-Hari soviétique au petit pied, Svetlana Ogordnikova, à qui il avait remis des documents confidentiels.Or, Richard Miller, dont le procès se déroule actuellement à Los Angeles, avait été affecté à des activités de contre-espionnage alors que ses supérieurs l'avaient toujours très mal noté.Ce qui montre bien, affirment les détracteurs du FBI, que ce dernier ne dispose pas d'un personnel vraiment compétent.Selon John Barron, auteur de livres sur le KGB soviétique et expert en affaires de renseignements, en raison de départs massifs à la retraite et d'une poli- tique de contre-espionnage inadéquate dans les années 70, il reste peu de vétérans et le niveau de compétence a effroyablement baissé au FBI.Ce dernier affirme avoir renforcé ses effectifs depuis cinq ans, mais plusieurs experts américains, cités par le Washington Post, estiment qu'il faudrait de nombreux agents supplémentaires, mieux formés et mieux payés, pour surveiller les allées et venues des représentants des pays de l'Est soupçonnés d'espionnage.Il s'agit notamment, selon le quotidien de Washington, de filer en permanence, un travail particulièrement monotone, les agents connus du KGB, concentrés à Washington, New York et San Francisco.Dans cette dernière ville, affirmait récemment l'hebdomadaire Time, le consulat soviétique, qui occupe une position stratégique sur les hauteurs dominant la baie, ne compte pas moins de 41 diplomates, dont la moitié, toujours selon Time, s'efforcent en permanence de voler la haute technologie et les puces de la Silicon Valley toute proche.Le président Ronald Reagan a déclaré de son côté que le siège de l'Organisation des Nations-Unies à New York était un nid d'espions employant des centaines de ressortissants des pays de l'Est, libres de circuler comme bon leur semble à travers les États-Unis.Les responsables américains du contre-espionnage voudraient limiter ces déplacements, comme c'est déjà le cas pour les diplomates soviétiques en poste à Washington.Ils souhaitent également une réduction du nombre des Soviétiques en poste aux États-Unis et notent qu'il y a 279 diplomates so: viétiques à l'ambassade d'URSS à Washington contre seulement 184 Américains à l'ambassade des Etats-Unis à Moscou.Des mesures en ce sens ont été ; votées par le Congrès américain le mois dernier.Mais il s'agit également de surveiller et d'arrêter les Américains qui, comme John Walker et Richard Miller, espionnent de plus en plus pour de l'argent et non par conviction politique, comme c'était davantage le cas dans les années 40 et 50, au moment de la fameuse affaire Rosenberg.Le Pentagone a décidé de ré-, duire de 10 p.cent le nombre de personnes (4,2 millions actuellement) autorisées à consulter des documents classés secret aux États-Unis et le Congrès devrait approuver en septembre une loi prévoyant la peine de mort pour les militaires américains qui trahissent leur pays.La peine de mort est également réclamée pour les civils par un nombre croissant de législateurs selon lesquels ceux qui vendent des secrets militaires ou industriels aux pays communistes doivent savoir qu'ils risquent beaucoup plus que quelques années de prison.GALLUP SUITE DE LA PAGE A 1 Pour Ed Broadbent, la situation est nettement encourageante.D'une part, le leader du NPD est beaucoup plus populaire que son parti.Le NPD a recueilli un score de 23 p.cent dans la ta veur populaire lors du sondage précédent, alors que la cote personnelle du chef est deux fois plus élevée.L'enquête Gallup sur la popularité des partis a démontré aussi que la chute du Parti con- servateur s'est faite au détriment d'une remontée du NPD.John Turner est encore le grand perdant du sondage publié aujourd'hui car il se classe au dernier rang dans chacune des régions du pays.L'enquête d'il y a deux semaines a stimulé les partisans de Jean Chrétien qui n'ont pas oublié la défaite de leur favori lors de la course au leadership libéral en juin 84.Les résultats de ce matin fouetteront davantage ceux qui veulent contester le poste de M.Turner.Broadbent, le meilleur chef ¦À la question qui leur était posée, soit « approuvez-vous ou désapprouvez-vous la façon dont (Brian Mulroney John Turner -Ed Broadbent) accomplit sa tâche de (premier ministre/chef de l'opposition/chef du NPD)?».les personnes interrogées ont répondu de la façon suivante, lors d'un récent sondage Gallup: Approuvent Desapprouvent Ne savent pas Brian Mulroney 43% 37% 19% John Turner 39 34 28 Ed Broadbent 56 18 27 Bien qu'une plus grande proportion de l'électorat dans chaque région approuve le travail effectué par M.Broadbent plutôt que celui réalisé par M.Mulroney ou M.Turner, le niveau d'approbation est particulièrement élevé en Ontario (61%) mais tombe sous les'50% au Québec (48%).ainsi que l'indiquent les résultats par région ci-après: Pourcentage d'approbation de la tâche effectuée par M.Mulroney M.Turner M.Broadbent 14% 43% 53% Provinces atlantiques Québec 45 Ontario 10 Prairies 47 Colombie-Britannique 43 40 40 36 33 48 61 56 55 FLORE D'ICI avec Florian Bernard L'HERBE À CHIEN -44- t~| L'Apocyn qu'on nomme plus communément l'herbe à chien, !™ la petite herbe à puce ou encore la chanvre du Canada, comprend une douzaine d'espèces exclusives à l'hémisphère boréal, \u2022 dont deux espèces communes au Québec.! C'est une jolie plante dressée aux petites fleurs roses, en forme 'de clochettes, à floraison estivale, très commune dans les champs, sur les bords des chemins et dans les ornières.Son nom '.générique signifie généralement «de chien» ou poison pour le ; chien.On a souvent remarqué que les chiens fuyaient cette plante \u2022et qu'en outre elle avait la propriété de brouiller leur flair.! L'apocyn chanvrin, très com-mun au Québec, est une plante \u2022familière le long du Saint-Lau-!rent.Elle contient un suc capiteux, l'apocynéide, comparable à la digitaline, d'où sa toxicité.[Mais l'espèce possède aussi des possibilités intéressantes au Ipoint de vue textile et pourrait probablement être exploitée 'commercialement.L'autre apocyn du Québec, à feuilles d'Androsème, porte aussi le nom de petite herbe à puce.L'action nocive de l'apocyn par rapport à la véritable -herbe à puce a été exagérée.Quelques personnes seulement sont affectées par le contact avec la tige ou ses feuilles.Les fleurs de l'apocyn agissent comme des trappes pour retenir les insectes.La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffre» 550 à quatre chiffres 2373 HLA MÉTÉO] LUNDI, 26 AOÛT 1985 AUJOURD'HUI Min 15° Max.: 20° PlUIE DEMAIN: PLUIE Québec Abmbi Outoouois lovrmtiOti Contant d* l'Est ' Mairie» Quebec LncSomi-Jeon ttimoviài .GatpéiM Bo»Cc«nnu Stpt-tWi Canada Victoria Edmonton Rtoino Winnipto Jonjpto 3fctJl*ttatown 7 22 A^Kvét 13 H 13 11 15 10 12 12 11 10 20 PW 18 Pluie 20 Pluie 19 Pluie 20 Plu* 19 A » rise) 18 Avtrvm 18 A.fies 20 Nuogeun 19 C«l .onobW Min.M» 15 22 11 16 19 15 14 17 19 15 Ensoleille Nuogevi Pluie Nuogoui Nuogaui A.eue: 26 Ce! «.noble 28 Nuagoui Axrwi 25 24 26 21 21 7 35 1 01 Etats-Unis Bos'oe Buffalo Chicago Miomi New York Mai Mai 14 26 N Oiiran 13 26 Pittsburgh 16 27 S.Froncisco 26 34 Washington 19 23 Datloi les capitales Amsterdom Atherm Acopulco beilin B'uielk-s 8utnoi Aires Coptnhogue Hong Kong le Cai'e Inborn* Londrei 2 10 Mood 23 35 Moscou 22 25 Mtnico 13 20 Oslo 12 19 fans 4 17 Rome 15 19 Séoul 13 13 itor.H.olm 28 29 Tokyo 23 37 Tnmdod 16 26 V*,ne Il 18 21 32 11 27 14 28 ' 16 27 23 33 13 32 15 20 M 20 13 13 Il 16 19 35 25 32 M 21 23 32 23 32 16 27 RFA SUITE DE LA PAGE A 1 ge Hans-Joachim Tiedge avait également été chargé du dossier de cette secrétaire.Le journal annonce, par ailleurs, qu'il faudra s'attendre à l'arrestation dans les prochains jours de trois autres secrétaires haut-placées à Bonn soupçonnées depuis longtemps d'espionnage.Elles seraient surveillées en permanence depuis le départ de Tiedge.Le parquet fédéral a en outre indiqué, hier, qu'une procédure d'enquête avait été ouverte contre un directeur de l'intendance de l'armée ouest-allemande, dont le siège est à Coblence.De bonne source, on indiquait que ce fonctionnaire, dont l'identité n'a pas été révélée, est soupçonné PQ SUITE DE LA PAGE A 1 Mme Francine Lalonde a repris son thème du plein-emploi et répété ses deux propositions pour y arriver : l'injection par la Caisse de dépôt et de placement du Québec, par l'entremise d'un fonds régional d'investissement, de $100 millions dans chacune des 10 régions économiques du Québec et la création « d'incubateurs d'entreprises » dans chaque région.Elle a également proposé que le parti prenne davantage ses distances face au gouvernement dont 11 deviendrait en quelque sorte le chien de garde.Mme Pauline Marols, qui parlait en dernier, eu accord avec l'objectif de plein-emploi de sa concurrente, met l'accent sur le rapatriement par le Québec de tous les pouvoirs lui permettant de définir lui-même ses politiques de sécurité du revenu, de formation et de recyclage et de la main-d'œuvre.Ceci fait, au lieu de parler d'assurance chômage et d'assistance sociale, on parlerait dorénavant « d'assurance-travail, d'assurance-for-mation et d'assurance-emploi ».Même l'écologiste Luc Gagnon s'est fait fort de démontrer que ses propositions écologiques sont dans le fond génératrices d'emploi et beaucoup plus profitables que le projet d'exportation -L,- d'avoir vendu des rapports d'expertises sur des pièces de blindés ouest-allemands ainsi que des rapports de l'armée ouest-allemande sur des blindés du Pacte de Varsovie.On ignore encore à qui il aurait vendu ces renseignements.D'autre part, on estimait de source proche du contre-espionnage qu'il n'y avait plus de doute sur le passage à l'Est des trois autres disparus de Bonn lors des trois dernières semaines.Il s'agit de la secrétaire du ministre de l'Économie, Mme Sonia Luneburg, de la comptable de la Fédération des réfugiés de l'Est, Mme Ursula Richter et de son ami Lorenz Betzing, coursier de l'armée.Le ministre ouest-allemand de l'Intérieur, M.Friedrich Zim- d'électricité de Robert Bouras- sa.Garon le plus applaudi C'est encore une fois le pittoresque Jean Garon qui a reçu le plus d'applaudissements, même si le clan Johnson comptait beaucoup plus de partisans dans la salle.M.Garon s'est plu à ridiculiser Robert Bourassa pendant une bonne partie de son discours.« Je suis content de le voir parler d'économie, a-t-il dit.Lui, il a appris cela dans les livres, moi sur le terrain ».Il a également fait des gorges chaudes sur le fait que le chef libéral a dû aller à l'étranger pour se renseigner sur les jeunes et qu'il a choisi la Suisse, un pays où le taux de jeunes citoyens est l'un des plus bas au monde.M.Garon a presque totalement abandonné, hier, son style bouffon et, bien que criant à fendre les oreilles dans les micros, il a plutôt pris son ton d'ex-professeur d'université pour parler d'économie.Selon lui, les Québécois sont capables de doubler leur volume d'exportation à l'étranger d'ici à cinq ans s'ils deviennent «les meilleurs >.Citant l'exemple de l'usine de transformation de poisson à Newport, il a démontré que cela serait possible.« Autrefois, dans ce domaine, on se comparait au -1- mermann, dirigeant l'enquête sur le passage à l'Est de Hans-Joachim Tiedge, a annoncé, hier, des remaniements au sein du contre-espionnage et une révision de leur travail, ajoutant que cela ne touche toutefois pas le gouvernement.L'ancien patron du contre-espionnage, M.Heribert Hellen-broich, actuel chef des services secrets BND, rappelle-t-on, a été unanimement rendu responsable du maintien de Tiedge à son poste malgré la multiplication de ses vices (alcool, dettes et vie dissolue) depuis deux ans.Selon la presse, M.Hellenbroich serait bientôt sacrifié et devra quitter la direction du BND.Par ailleurs, le journal à grand tirage Bild Zeitung, dans Nouveau-Brunswick.Maintenant, on va voir ce que font les meilleurs \u2014 le Danemark, la Norvège \u2014 et on fait encore mieux >.Pierre Marc Johnson a aussi insisté sur le fait que les Québécois, s'ils le veulent, peuvent être les meilleurs.Il a cité l'exemple du taux de mortalité des nouveau-nés.Alors que le Québec, en I960, avait presque un dossier noir dans le domaine, il a maintenant, selon les statistiques de l'Organisation mondiale de la santé, la meilleure performance.M.Johnson, < homme de I'Es-trie » où 11 a grandi et étudié et d'où son père était originaire, a beaucoup vanté les réalisations économiques de la région.Hué par certains après avoir mentionné le mot «souveraineté», M.Johnson a contre-attaque Immédiatement en disant que la souveraineté-association, et non l'indépendance, était l'objectif du Parti québécois lors de sa fondation en 68.« C'est l'idée de souveraineté-association qui a attiré les votes des Québécois, a-t-il dit, et ce n'est pas très démocratique que de vouloir les récupérer au profit de l'indépendance ».Il semblait répliquer ainsi au farouche Indépendantiste Guy Bertrand qui avait lancé qu'il faut éviter que le PQ soit victime du premier détournement de - son édition du jour, affirme que Hans-Joachim Tiedge est à l'abri dans une villa cossue sur les bords du Mueggelsee près de Berlin-Est où on lui offre du champagne, du caviar et des femmes s'il le désire.Citant un expert de haut rang des services de renseignements ouest-allemands, Bild précise ! que Tiedge est surveillé 24 heures sur 24, qu'il lui est interdit de téléphoner et d'avoir des contacts avec la population est-allemande.Toujours selon Hild, Tiedge aurait travaillé depuis deux ans pour les services secrets est-allemands.Il a été retourné par l'Est en 1983 après la mort de son épouse, en profitant de ses graves problèmes personnels, l'alcool et les dettes, ajoute le journal.parti de l'histoire, bref que ses dirigeants actuels le détournent de l'objectif pour lequel il a été créé.Par ailleurs, l'écologiste Luc Gagnon a vu certaines de ses ' idées retenues par l'auditoire.C'est ainsi qu'il a proposé la tenue d'un référendum dans le but de faire du Québec une zone libre d'armes nucléaires.« Ce serait une excellente occasion pour le Québec d'affirmer son indépendance dans les faits », a-.t-11 lancé aux applaudissements nourris de l'auditoire.Il a également proposé que le Québec devienne un leader en ce qui concerne la conversion des industries de guerre en industries de dévelopement.Johnson populaire mais détesté par certains Les partisans de M.Johnson, hier, étaient beaucoup plus bruyants et enthousiastes qu'à Rimouski.Mais M.Johnson, bien que le premier choix de la majorité des militants de l'Estrie, semble avoir quelques ennemis irréductibles au sein du parti.Il fut le seul à être chahuté, par une Infime minorité toutefois, à quelques reprises.M.Johnson ne s'en est pas laissé Imposer, toutefois, et a renvoyé la balle à deux ou trois reprises, durant son discours, à ceux qui l'interpellaient.i'\" 4820508346 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 AOÛT 1985 la presse A 3 ta» \" Des fenêtres brisées, une porte soufflée, des milliers de dollars de dommages : tel est le bilan d'une explosion d'origine criminelle survenue hier à Brossard.phoio Roberf Nodon, la presse Une bombe endommage un club de nuit à Brossard I La série noire se poursuit.™ Une bombe a explosé hier dans un édifice commercial de Brossard, portant à trois le nombre de déflagrations d'origine criminelle à survenir dans ce secteur de la Rive-Sud.Comme dans les autres cas on ne déplore ni morts ni blessés, mais les dommages matériels sont assez importants.MARIO FONTAINE L'explosion est survenue à 11)h 30 hier matin, et a été entendue dans un rayon de plusieurs kilomètres.Personne ne se trouvait directement sur les lieux, au 7175 boulevard Tasche-reau.L'attaque aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus néfastes si elle était survenue six heures plus tôt.alors que le club L'Aventure se vidait de ses derniers clients.II semble bien que ce soit cet établissement qui ait été visé.Le petit édifice commercial dans lequel il loge, jouxtant les Galeries Rive-Sud.abrite également un magasin de meubles, une patisserie et un spécialiste en draperies.Mais c'est directe- ment devant la porte de L'Aventure que l'engin avait été déposé.Selon le sergent détective Ré-jean Sergerie, de la police de Brossard, la présence d'une main criminelle ne fait aucune doute.« Il est impossible d'expliquer l'explosion de façon naturelle.Je pense qu'il s'agit d'une petite bombe ou d'un bâton de dynamite qu'on a posé devant la porte de l'établissement.» Le ou les auteurs de l'attentat seraient en outre des amateurs, pense la police.D'une part, la puissance de l'engin utilisé ne demande pas de connaissance très sophistiquée du maniement des explosifs ; d'autre part, on n'a pas forcé la porte du club pour déposer la bombe à l'intérieur de l'établissement.Les dommages auraient été beaucoup plus importants si tel avait été le cas.Racket de la protection ?Client évincé cherchant vengeance ?Deux pistes qui devront être explorées au cours des prochaines semaines.« Je n'ai pas reçu de menaces.On a une excellente clientèle.J'ai fermé le club vers quatre heures cette nuit, après une soirée comme les autres.Personne n'a été expulsé, tout s'est bien passé comme d'habitude *, de déclarer le propriétaire de L'Aventure, M.Gérald Lalonde.Pas un club à problèmes Le propriétaire ne comprend pas pourquoi on a voulu s'en prendre à son commerce.Avec ses 250 places assises, L'Aventure est l'une des plus importante boite de la Rive-Sud.Quelque 35 danseuses s'y produisent, devant une clientèle rarement turbulente.« On ne peut pas dire que ce soit un club à problèmes », confirme le sergent détective Sergerie, Chargé de l'enquête, celui-ci s'est précipité sur les lieux immédiatement après la déflagration, et a attendu par la suite l'arrivée des spécialistes de la Sûreté du Québec.Ces derniers n'ont pas découvert d'autres bombes ; les indices relevés sur place laisseraient croire que trois bâtons de dynamite ont été utilisés.L'entrée de L'Aventure a été complètement démolie, et les vitres des commerces voisins ont volé en éclat.Au total, des dommages de plusieurs milliers de dollars.« Il faut vivre.On va se remettre au travail dès demain (aujourd'hui)», de dire, philosophe, M.Lalonde.qui a ouvert l'établissement il y a six ans.Série noire Bien qu'artisanale, cette explosion n'en demeure pas moins la troisième a endommager un édifice commercial de cette partie de la Rive-Sud.À quelques centaines de mètres de l'endroit où la déflagration s'est produite hier, une explosion d'une importance autrement plus considérable avait causé pour $3 millions de pertes au Grand Marché de la Rive Sud le 23 mai 1983.Les auteurs de ce crime courent encore.Le 11 mars dernier, c'est au Marché Village de la Rive-Sud qu'une explosion d'origine criminelle survenait, faisant pour plus rie $500 000 de dégâts.La police hésite cependant à relier ces deux affaires \u2014 très semblables l'une l'autre \u2014 à la déflagration d'hier, et semble davantage favoriser la thèse d'une vengeance personnelle.Aviation civile: la série noire ne s'interrompt pas r 1 Un vol d'Air Canada en pro-™ venance de Genève et Paris a été annulé hier en raison d'ennuis mécaniques.Le vol 871 devait atterrir à Montréal à 15 h 55 hier après-midi, pour finalement rejoindre Toronto.Le Boeing 747 n'a pu décoller de Paris comme prévu à 14 h 35 (heure locale) à cause d'un problème mécanique, a déclaré un responsable d'Air Canada, M.Terry Bradbury.D'autre part, un Boeing 737 biréacteur de la compagnie British Airways a fait un atterrissage d'urgence, avec un seul moteur, hier soir à l'aéroport de Londres-Heathrow.L'appareil, avec 75 passagers et 5 membres d'équipage à son bord, venait de décoller à destination de l'île de Jersey lorsque le pilote a signalé que le réacteur gauche de l'avion surchauffait.L'avion s'est posé sans encombre à Heathrow 26 minutes après le décollage.Par ailleurs, British Airways a refusé de commenter hier des informations voulant que le moteur gauche du Boeing 737 qui a explosé la semaine dernière au décollage de l'aéroport de Manchester, provoquant un incendie qui a causé la mort de 54 personnes, avait connu des.ennuis la veille même de l'accident Selon le journal anglais Sunday Times, le moteur qui a pris feu avait « connu de mystérieux ennuis au cours d'un vol depuis Athènes la veille au soir de 1 accident.L'avion avait passé une bonne partie de la nuit dans un hangar d'entretien à Manchester avant de se diriger vers l'aérogare, une heure avant la tragédie ».Cependant, la société British Airways a annoncé hier que les moteurs Pratt et Whitney équipant ses Boeing 737 vont être passés aux rayons X.Aux États-Unis, selon une étude effectuéee par des experts de sécurité aérienne, près des trois quarts des catastrophes aériennes impliquant les compa- gnies américaines sont dues à des erreurs de la part ries pilotes.Une étude par ordinateur effectuée sur une durée rie 15 ans indique en effet que les pilotes ont été la cause principale ou une des causes de 71 p.cent des 76 accidents d'avion, écrit le Dallas Morning News.Un Boeing 747 de la compagnie aérienne Japan Air Lines a effectué des vols internationaux pendant deux jours avec une porte arrière endommagée, moins d'une semaine après la catastrophe ayant impliqué un autre , Boeing de la JAL, a annonc?fa compagnie.Le 18 août, alors qu'une rampe d'accès avait endommagé un porte, l'avion a décollé rie l'aéroport de Sidney avec 75 personnes à bord, après une réparation de fortune, a-t-on indiqué.Enfin, un avion militaire chinois de type IL-28 s'est écrasé samedi près de la ville sud-coréenne d'Iri, à 250 km au sud de Séoul, au moment où il tentait un atterrissage d'urgence L'accident a fait deux morts : le navigateur de l'avion et un fermier sud-coréen qui se trouvait sur les lieux.\u2014 d'après AFP, Reuter, AP et PC Fillette perdue et retrouvée mm SAINT ELZÉAR \u2014 Une fil- ™ lette de cinq ans, Corinne Dupuis, disparue' depuis samedi soir, a été retrouvée saine et sauve en début d'après-midi hier.L'enfant s'était égarée dans le bois derrière le domicile de ses parents, à Saint-Elzéar.comté de Témiscouata.La Sûreté du Québec, qui avait poursuivi ses recherches toute la nuit, a été secondée par un maître-chien, un hélicoptère et quelque 150 volontaires.\u2014 Presse canadienne Carambolage spectaculaire sur le pont Jacques-Cartier mm Un spectaculaire accident ™ de la circulation s'est produit, vers 15 h 10 hier, du côté montréalais du pont Jacques-Cartier.Un camion, qui a dérapé sur la chaussée mouillée, a heurté une automobile de plein fouet, avant de capoter et de frapper un autobus de la firme Voyageur.RONALD WHITE_ «J'ai vu le camion déraper, puis heurter une voiture qui était en train de me dépasser », raconte M.Michel Fortin, le conducteur de l'autobus impliqué dans l'accident.« C'est la voiture qui a absorbé le plus gros de l'impact.Le camion a roulé par-dessus celle-ci et c'est sa boite qui a heurté mon autobus.Tous mes passagers ont crié au moment du choc », poursuit-il.Le conducteur de la voiture a été blessé et il est resté coincé dans son automobile, transformée en amas de ferraille mécon- naissable.Les pompiers ont dû l'extraire de la carcasse à l'aide des puissantes pinces conçues à cet effet.Le conducteur du camion s'en est quant à lui tiré indemne, ainsi que le chauffeur Fortin.Quant aux passagers de l'autobus, qui avait quitté Montréal à 15 heures à destination de Québec et de Baie-Comeau, ils n'ont souffert que de légères coupures et ont eu plus de peur que de mal.Cet accident a néanmoins gravement perturbé la circulation sur le pont Jacques-Cartier, autant en direction de Longueuil que de Montréal.En fait, cette voie de circulation a été pratiquement fermée de 15 heures à 17 heures.Nombreux accidents La Sûreté du Québec a rapporté, hier, de très nombreux accidents dans la région métropolitaine.Selon les policiers, la chaussée mouillée aura causé plus de 25 accidents de la circulation, entre minuit samedi et 18 heures hier.Tous les passagers de l'autobus Voyageur, ainsi que le chauffeur, se sont tirés indemnes de la rencontre avec le lourd tardier.L'autre véhicule impliqué, une automobile, a photos Armand Trottier, LA presse été réduit en amas informe; son conducteur, blessé, est resté de longues minutes coincé dans les tôles tordues.Quinze pertes de vie accidentelles ce week-end au Québec m Au moins 15 personnes ont perdu la ^ vie de manière accidentelle ce week-end au Québec, dont 14 sur les routes.Un jeune homme de 18 ans, Marc Lau zon, de Longueuil, est mort hier vers 6 h 15 après avoir perdu le contrôle de son véhicule et percuté un lampadaire sur la route 15 dans le nord de la municipalité de Can-diac.Daniel Rondeau, âgé de 33 ans, de L'Assomption, est décédé samedi vers 17 heures après avoir heurté le terre-plein et percuté un poteau d'Hydro-Québec sur la route 334 à L'Assomption.Trois personnes ont perdu la vie et cinq autres ont été blessées dans un carambolage impliquant une dizaine de véhicules survenu vers trois heures dans la nuit de samedi sur la route 185, non loin de Notre-Dame-du-Lac, dans le Témiscouata.Il semble que le brouillard soit à l'origine de l'accident.Les victimes sont Rino Val-court, âgé de 32 ans, de Notre-Dame-du-Lac, Martine Laaacé, âgée de 22 ans, de Saint-Cyprien, et Gaétan Caron, âgé de 22 ans, de Saint-Hubert.Un accident survenu dans la nuit de samedi, vers 1 h 15, a coûté la vie de Scott Lunam, âgé de 23 ans, de Campbell's Bay.Le jeune homme a percuté un poteau d'Hydro-Québec sur la route 301 à Por-tage-du-Fort.Il serait demeuré coincé à l'intérieur de son véhicule et serait mort électrocuté.Phillipe Gratton.âgé de 23 ans, de Laval, est mort samedi après avoir perdu le contrôle de son véhicule sur l'autouroute 15 dans la municipalité de Mirabel.Georges Gugnon, âgé de 49 ans, de Beauport, a perdu la vie vendredi, vers 21 heures, sur le boulevard Henri-IV à Québec, après avoir perdu le contrôle de sa moto et entré en collision avec un autre véhicule.Un homme de 29 ans, René L'Heureux.de Saint-Anselme, est décédé après avoir perdu le contrôle de son véhicule sur la route 275, à Saint-Isidore, dans la Beauce.Un motocycliste qui roulait à vive allure dans les rues de Hull a trouvé la mort samedi matin vers 4 heures après avoir per- cuté l'avant d'une camionnette de la police.La victime, Paul Trottier, âgé de 27 ans, d'Ottawa, avait été pris en chasse par les policiers de Hull.Maurice Brunet, âgé de 38 ans, de Ga-tineau, a perdu la vie vendredi, vers 18 h 40, après avoir pris le fossé sur la route 309 à L'Ange-Gardien, dans le comté de Papineau.Une jeune fille de 16 ans, Caroline Dupont, de Saint-Michel-de-Napierville, est décédée dans le capotage de son véhicule.L'accident s'est produit vendredi soir à 23 h 25 dans cette même municipalité.Vers 22 heures, vendredi soir, une femme de 49 ans, Irène Côté, a été happée par une automobile sur la rue Notre-Dame, a Repentigny.Également vendredi soir, une femme de 63 ans, Irène Blanc he tte.de Charny, a été heurtée à mort par une voiture au moment où elle traversait le chemin Sainte-Foy, à Québec.Par ailleurs, un amateur de plongée\" sous-marine, de Granby, est disparu dans les eaux du lac Memphrémagog, dimanche après-midi, à la hauteur de Knowlton Landing.Yves Saint-Martin, âgé de 32 ans, remontait d'une plongée en eaux profondes lorsqu'il a perdu conscience au premier palier de décompression.Selon des témoins, le compagnon de plongée de la victime n'a pu réagir à temps, ni lui porter secours en raison d'un manque d'oxygène.\u2014 Presse canadienne LIGNE DIRECTE SUR Montréal (514) 522-3540 sans frais : 1 -800-361 -6808 Québec (418) 657-2262 sans frais 1 -800-463-4722 Beauce (418) 228-8484 sans frais 1 800-463-1615 UnaH'Mte UU QuébUL Télé-université A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 AOÛT 1985 \u2022*0 Les députés conservateurs du Québec veulent mettre fin à leur apprentissage m JONQUIÊRE \u2014 Élus depuis ™ bientôt un an, les députés conservateurs du Québec reconnaissent eux-mêmes que leur entrée en politique a ressemblé plutôt £ une séance d'entrainement.C'est pourquoi, en fin de semaine à Jonquière, les conservateurs fédéraux ont tenté d'élaborer une stratégie qui pourrait leur permettre de bien défendre leurs dossiers et de mieux affronter l'opposition.MAURICE JANNARD envoyé spécial de LA PRESSE «La période d'apprentissage est finie, il faut maintenant passer aux actes ».a déclaré Pierre Cadieux, le député de Château-guay et président du caucus, à la clôture des travaux.Samedi soir, devant plusieurs , centaines de partisans de la région, le premier ministre Mulro-ney a reconnu lui-même les faiblesses de son parti: «Nous ne craignons pas.a-t-il dit, de faire l'analyse de nos erreurs: nous en sortons plus forts et plus clair-, voyants ».Un des premiers correctifs apportés touche l'organisation du parti dans la province.À cette fin, Brian Mulroncy a nommé Roch LaSalle comme lieutenant politique du Québec.Vieux routier des élections, M.LaSalle verra à structurer les associations de comtés et à donner un coup de main aux députés qui manquent d'expérience dans ce domaine.Un comité d'organisation pour la province sera formé en début de septembre.De leur côté, les élus conservateurs ont pris position de façon générale sur une série de dossiers, afin d'afficher une seule voix sur les sujets controversés qui seront débattus dans les prochaines semaines, à la Chambre des Communes.On a discuté de pétrochimie, de l'automobile, du textile, du vêtement, et de la main-d'oeuvre.Ce dernier point fait l'objet d'une vive querelle entre le fédéral et les provinces.Réunis à Terre-Neuve la semaine dernière, les gouvernements provinciaux ont rejeté les programmes de formation et de perfectionnement proposés par la ministre de l'Emploi et de l'Immigration, Flora Mac-Donald.La position adoptée à Jonquière ne plaira sûrement pas au gouvernement du Québec.Il n'est pas question de remettre la juridiction exclusive aux provinces.Les programmes fédéraux-provinciaux devront être complémentaires.Toutefois, pour montrer leur souplesse, les conservateurs du Québec sont d'accord pour abolir le double-emploi dans les programmes.Plusieurs dossiers chauds ont toutefois été évités à Jonquière et ils concernent tous le domaine agricole.Les députés de Brian Mulroney tiendront une réunion spéciale à cet effet dans deux semaines.Les producteurs agricoles du L'ex-premier ministre conservateur de l'Ontario, William Davis.ONTARIO \u2022»»»¦\u2022»»»»»»»»»»»»»»»»»¦»»»»»»»»»»»»»¦¦ Davis tenu responsable de la défaite des tories i 4 if m TORONTO \u2014 Certains au .sein du Parti conservateur ontarien maintiennent que si les Tories ont perdu le pouvoir en Ontario, tout le blâme doit être rejeté sur M.William Davis, non pas M.Frank Miller.Mais ce dernier affirme avec force qu'un tel jugement est erroné.La semaine dernière, M.Miller a annoncé qu'il quitterait son poste de chef du parti et de leader de l'opposition dès qu'on lui aura trouvé un remplaçant, lors d'un congres à la direction, en novembre.Même si M.Miller a lavé son prédécesseur de tout blâme pour les résultats désastreux de l'élection provinciale du 2 mai, où les tories on» perdu 20 sièges et.peu de temps après, le pouvoir qu'il détenait depuis 42 ans, d'autres jugent que M.Davis a pris deux décisions de taille qui ont causé énormément de tort au parti.Selon ces derniers, M.Davis a abandonné au moment où le mandat du gouvernement prenait fin.M.Miller aurait pu attendre jusqu'à mars 1986 pour décréter une élection mais suivant la tradition, il devait passer aux actes au printemps ou à l'automne 1985.Pour plusieurs analystes, M.Miller n'avait pas suffisamment de temps \u2014 seulement six semaines \u2014 pour se faire accepter comme chef avant d'affronter l'électoral.Mais, a expliqué M.Miller au cours d'une interview, il a choisi la date la plus rapprochée à cause âe l'engagement des conservateurs de subventionner au complet le système scolaire secondaire catholique dès septembre, deuxième décision de M.Davis qui, selon plusieurs, a coulé le parti.Même si on jugeait au sein du parti que cette question de subvention était délicate, a rapporté M.Miller, la majorité du caucus a cru que le problème causerait encore plus de dommage si l'élection était reportée â l'automne.Evénements fortuits M.Miller ne croit pas que M.Davis ait pris la décision d'abandonner la direction du parti à un mauvais moment car, d'après les statistiques, les conservateurs détenaient alors la meilleure cote de popularité auprès des électeurs.Ce qui a vraiment démoli le solide héritage laissé par M.Davis, continue M.Miller, ce fut une série d'événements imprévisibles qui sont survenus durant les 37 jours de la campagne électorale.D'abord, M.Miller a refusé un débat télévisé avec le chef libéral, M.David Peterson, et le chef néo-démocrate, M.Bob Rae.Mais, a ce moment-là, M.Miller jugeait qu'un tel débat aurait d'abord et avant tout servi à mieux faire connaître ses deux adversaires.Puis il y a eu l'entente sur les prix du pétrole entre Ottawa et les provinces de l'Ouest oui ont fait croire à la population que l'essence allait coûter plus cher en Ontario, l'impossibilité pour Ottawa de signer une entente avec le Japon sur des quotas d'importations d'autos, et le déversement de PCB par un camion dans le nord-ouest de l'Ontario.Coup de pouce raté Aucun de ces faits ne parait vraiment dommageable à lui seul.Mais ensemble, ils ont ébranlé la foi de la population dans une administration compétente.Le coup de grâce final est survenu durant la dernière semaine de la campagne, quand l'archevêque anglican Lewis Garnswor-thy de Toronto a comparé M.Davis à Hitler au sujet des subventions aux écoles catholiques.Sur le moment, selon M.Miller, certains au sein du parti ont jugé que l'archevêque venait de leur donner un formidable coup de pouce.Ce ne fut pas le cas du tout.\u2014 Presse Canadienne Québec critiquent vertement la loi C-25 sur les programmes de stabilisation des prix, qui a été adoptée à la toute dernière minute en juin.Le monde agricole attend avec impatience aussi la nouvelle politique laitière qui devrait être connue depuis un mois, de même que la subvention de $13 millions à l'industrie du porc, promise durant la campagne électorale.L'organisation de la réunion de la fin de semaine a été confiée aux députés de la région du Sa guenay-Lac-Saint-Jean.À plusieurs reprises, par contre, on a pu noter un manque de coordination entre les organisateurs locaux et ceux du parti au niveau national.Une conférence de presse donnée conjointement par le premier ministre et le président du caucus avait été prévue samedi.Elle était inscrite au programme qui avait été remis aux représentants de la presse, à leur arrivée vendredi.« Nous n'avons jamais entendu parler de ça », ont affirmé des adjoints de M.Mulroney.« Ce sont les gens au niveau local qui se sont trompés ».Il n'y eut donc pas de conférence de presse conjointe.Il fut décidé alors que M.Ca-dieux verrait les médias à 16h30 afin de permettre au premier ministre de quitter l'hôtel à 17h pour se rendre à une réception à Chi-coutimi.donnée en l'honneur du nouvel ambassadeur à Paris, Lucien Bouchard.Plusieurs régions du Québec s'intéressent au projet de Toyota Le député de Châteauguay et président du caucus conservateur, Pierre Cadieux.M.Cadieux rencontra les journalistes une demi-heure plus tard, ce qui empêcha le premier ministre de partir à l'heure convenue.Les membres du cabinet de M.Mulroney cachaient mal leur impatience devant ces délais.C'est ce qui amena un ministre présent à dire: « Il y a des avantages à tenir un caucus dans les régions éloingées, mais il y aussi des inconvénients, car elles n'ont pas toujours les personnes ressources voulues ».I JONQUIÈRE \u2014 Il coulera ™ beaucoup d'eau sous les ponts avant que Toyota implante une usine d'assemblage au Canada, mais déjà plusieurs provinces se font concurrence pour l'obtenir.Le gouvernement du Québec est tortement intéressé et il a reçu, en fin de semaine, l'appui du caucus conservateur, qui était réuni à Jonquière.__ MAURICE JANNARD envoyé «pédol de LA PRESSE Mais, à l'intérieur de la province, plusieurs régions sont en compétition pour avoir l'investissement de Toyota et les députés du Parti conservateur concernés se livrent une chaude bataille.La Rive-Sud de Montréal a déjà soumis .son projet; la région de Portneuf est aussi dans la course et voilà qu'en fin de semaine s'est ajouté le Sague-nay-Lac-Saint-Jean.Hier, le Conseil de développe ment régional a rencontré le ministre d'État à la petite entreprise, André Bissonnette, pour faire connaître la volonté de la région d'obtenir un investissement dans le secteur de l'automobile.II y a quelques années, la région du Sagucnay avait tenté d'obtenir un projet majeur lorsqu'il avait été question que General Motors implante au Québec une usine de fabrication de moteurs en aluminium.En fin de semaine, le caucus conservateur a indiqué que le dossier automobile était une priorité pour la rentrée parlementaire.D'Ici deux à semaines, les ministres Bissonnette et Roch LaSalle doivent se rendre à Toronto pour rencontrer les dirigeants canadiens de la société Toyota.De son côté, Brian Mulroney a clairement indiqué que le gouvernement fédéral avait des obligations régionales dans les investissements majeurs.Le premier ministre a rappelé toutefois que la Colombie-Britannique, comme le Québec, cherchait à obtenir sa part vis-à-vis de l'Ontario.Le député de Verchères, Marcel Danis, cherche pour sa part à amener la compagnie japonaise à investir à Bouchervillc.M.Danis ira bientôt à Tokyo rencontrer la haute direction du constructeur.«Ce que nous devons faire dans le moment, a-t-il dit à LA PRESSE, c'est amener Toyota à investir au Québec plutôt que dans une autre province ».C'est là que la bataille sera la plus difficile, a ajouté le député fédéral.« Le choix de la région à l'intérieur du Québec viendra après ».Il précise toutefois que Bou-cherville fait partie de la liste des 24 meilleurs sites canadiens recommandés par le Canadien National pour les projets industriels majeurs.Sn, SUPER Fêtons ensemble! Voici des rabais Sensas' Soleil sur les voitures nord-américaines les mieux construites pour fêter le succès de Ford qui a connu la meilleure augmentation des ventes parmi les trois grands! FORD ESCORT MERCURY LYNX Autres rabais Sensas' Soleil sur les Ford Tempo et Mercury Topaz.Offre en vigueur jusqu'au 31 août 1985 * Il se peut que certains concessionnaires n'aient pas en inventaires certaines voitures spécialement équipées.Pour plus de détails, consultez votre concessionnaire Ford ou Mercury participant.Offre en vigueur au Québec seulement.FORD LA QUALITE CHEZ FORD, PASSE AVANT TOUT. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 AOÛT 1985 A 5 Sherbrooke: une V simple formalité M SHERBROOKE \u2014 Par son attitude vraiment désintéressée, ™ le député péquiste de Saint-François, Réal Rancourt, traduisait assez bien, hier, le peu d'intérêt des électeurs de cette région des Cantons de l'Est face à la course à la présidence du Parti québécois.La grisaille du temps déteignait sur l'atmosphère empreinte de morosité qui régnait dans un des pavillons de l'Université de Sherbrooke où se déroulait la seconde assemblée publique mettant en présence les six aspirants à la sucesssion de René Lévesque.Une rencontre qui ressemblait vraiment à une formalité d'usage.Les jeux étant faits, les candidats se sont donc acquittés de leur devoir comme des écoliers dociles.En se disant sans doute qu'il reste tout de même huit autres engagements de ce genre à remplir avant le 29 septembre.Cette réalité inquiète surtout les stratèges du ministre Pierre Marc Johnson qui se creusent la tète pour trouver une façon de maintenir un certain intérêt, principalement pour les médias d'information.L'un d'eux confiait à LA PRESSE: «Depuis que tout le monde a écrit que Johnson gagnerait facilement, comment voulez-vous qu'on retienne l'attention?La population et les militants prennent pour acquis que vous avez raison.Vous ne nous avez pas rendu la tâche facile.» C'était sans doute une explication bon chic bon genre pour justifier le fait qu'il y avait à peine 1 300 personnes dans un amphithéâtre pouvant en accueillir 1 500.Une assistance faible compte tenu du fait que le ministre du Travail, Reynald Frechette, député de Sherbrooke et sa collègue du comté voisin de Johnson, Carmen Juneau, travaillent d'arra-che-pied depuis des semaines pour mousser la candidature de M.Johnson.On sait que le ministre de la Justice est originaire de cette circonscription (autrefois Bagot) par ailleurs représentée pendant des années au Parlement de Québec par son père, Daniel.Rendez-vous de fan-clubs Non seulement il n'y avait pas beaucoup de monde à Sherbrooke, mais les candidats, dont Pauline Marois et Guy Bertrand, avaient eu la prudence de s'assurer que des dizaines de supporters de la région de Québec (on disait 200 pour le clan Marois) soient sur les lieux pour marquer le coup.au pays de Pierre Marc Johnson.Le clan Garon comptait aussi des partisans extérieurs à la région, avec, en tête le ministre Gérald Godin, venu de Montréal en autobus nolisé avec un groupe.Pour sa part, Pierre Marc Johnson, comme la semaine précédente à Rimouski, est arrivé avec un cortège de limousines aeom-pagné des ministres Reynald Frechette et Jean-François Bertrand, et entouré de mesures de sécurité évidentes.À ce sujet, un porte-parole de la Sûreté du Québec a confié à LA PRESSE que les deux personnalités politiques les plus «entourées » depuis plusieurs mois étaient MM.Lévesque et Johnson.Ce qui accrédite la thèse qu'au sein même de la SQ, P.M.Johnson est considéré comme le chef potentiel du PQ et premier ministre désigné.Une implication qui déplaît Par ailleurs, l'implication de M.Frechette et de Mme Juneau dans la campagne de M.Johnson semble déplaire souverainement au vice-président de l'Assemblée nationale, M.Rancourt.Plus prudent que le président de l'Assemblée nationale et député de Taschereau, Richard Guay, qui s'est mouillé auprès des militants de son comté en faveur du favori de cette campagne, M.Rancourt a observé la plus stricte neutralité depuis le début de cette course au leadership.Avec malice, M.Rancourt a souligné que M.Frechette et Mme Juneau travaillaient pour la candidature de M.Johnson bien avant que René Lévesque ait annoncé sa décision de se retirer dans ses terres.Ce qui reconfirme le fait que le leadership de M.Lévesque était miné de l'intérieur du parti, à la fois au caucus des députés mais également au sein du Conseil des ministres.M.Rancourt ne semble pas avoir apprécié non plus les tordages de bras que ses collègues ont exercés sur les militants.« Les membres de mon comté de Saint-François ( la moitié de la ville de Sherbrooke) vont décider librement pour lequel des candidats ils vont voter.Je ne crois pas que ce soit le rôle d'un député ou d'un ministre de dicter aux militants une démarche de ce genre.C'est à peu près tout ce que je peux vous dire ».Garon deuxième M.Rancourt estime pour sa part que le ministre de l'Agriculture, Jean Garon, se classe bon deuxième dans la région de l'Estrie.Selon le vice-président de l'Assemblée nationale, Mme Marois a marqué des points, mais manifestement elle n'a pas fait sa marque dans cette région.Quant à la candidate Francine Lalonde, une fois de plus son entrée a été plus que discrète sur le parquet de la réunion.Elle s'est brièvement arrêtée à son kiosque dans le hall du Pavillon O'Bready pour s'assurer que tout son monde était là.Ils étaient trois derrière la table.Quant au candidat écologiste, Luc Gagnon, sa présence à la tribune a encore permis aux gens de l'assistance de pouvoir sortir dans les corridors pour griller une cigarette.Premier à s'exprimer, Guy Bertrand a étonné les observateurs par sa performance oratoire.Vedette américaine de cette réunion, il a d'abord était accueilli très froidement par les militants mais a su, en fin de discours, s'attirer la sympathie de dizaines de supporters de ses adversaires qui ont applaudi spontanément la tirade indépendantiste de l'avocat de Québec.Les voitures de Pauline Pour cette deuxième assemblée régionale du PQ, la candidate Pauline Marois a choisi sa limousine de service pour faire son arrivée à l'Université de Sherbrooke.A Rimouski, elle avait utilisé, très prolétairement, une petite voiture de marque japonaise.Initiative qui aurait pu être portée à son crédit compte tenu du fait que les candidats ministres sont l'objet de vives critiques quant à l'utilisation des fonds publics et des privilèges inhérents à leurs fonctions.Malheureusement, aucun média n'a retenu ce qui aurait pu être une bonne opération de marketing.Ainsi Pauline Marois a-t-elle réintégré son véhicule ministériel.USUCCESSION HES IL GAGNE DU TERRAIN À SHERBROOKE Garon cesse de se comporter en ministre de l'Agriculture nri SHERBROOKE \u2014 Comme à ^ Rimouski l'autre dimanche.M.Jean Garon a volé la vedette à ses adversaires hier à Sherbrooke.Mais cette fois il l'a fait d'une façon qui devrait inquiéter sérieusement ses deux principaux adversaires, M.Pierre Marc Johnson et Mme Pauline Marois.Une analyse de LOUIS FALARDEAU À Rimouski, M.Garon avait surtout triomphé par l'humour.Face à la faible concurrence de cinq candidats à demi paralysés par la nervosité, il n'avait eu qu'à se montrer plus à l'aise et enthousiaste, et surtout à faire crouler de rire les militants présents, pour se réserver le meilleur des applaudissements.Ses concurrents ne s'étaient pas trop inquiétés de cette victoire, de toute façon prévisible compte tenu des indéniables talents d'animateur de foule du député de Levis.Ils se disaient que les péquistes aimaient bien M.Garon, mais ne le voyaient qu'en ministre de l'Agriculture et non en premier ministre.Ce dernier semblait leur donner raison en gardant le même habit qu'il a si bien porté pendant près de neuf ans, plutôt que de tenter de revêtir celui d'un chef de gouvernement.Ses partisans en étaient bien conscients et l'un d'eux se demandait devant nous la semaine dernière si les applaudissements de Rimouski allaient se traduire en voles additionnels le 2!) septembre.Hier, M.Garon s'est comporté d'une toute autre façon.Il n'a rien changé à son style populiste et il a largement utilisé l'arme de l'humour.Mais la principale cible de ses blagues mordantes a été Robert Bourassa, le premier adversaire de tous ses auditeurs.Aux pé quisles qui veulent avant tout un chef capable de leur conserver le pouvoir malgré les très mauvaises augures, il a répondu « présent ».Il leur a fait part de son goût de croiser le fer avec le chef libéral et de sa capacité de l'affronter sans complexe et muni de munitions de gros calibre.Il leur a montré un modèle de chef fin prêt à livrer l'importante bataille qui attend le Parti québécois.M.Garon a également enfin entendu les conseils de ses proches et cessé de se comporter uniquement en ministre de l'Agriculture.photo PC Les partisans de Jean Garon étaient nombreux et manifestaient bruyamment leur enthousiasme lors de la deuxième assemblée régionale du PQ dans le cadre de l'actuelle course à la direction, hier à Sherbrooke.Depuis le début de la campagne, lorsqu'il parlait de développement économique, il se contentait de citer en exemple ses propres réalisations et de promettre de faire aussi bien dans les autres secteurs.Hier, il a proposé un objectif \u2014 doubler les.exportations en cinq ans \u2014 qui concerne tous les domaines de l'activité économique.Et sa solution \u2014 être les meilleurs \u2014 il l'a illustrée d'exemples diversifiés.A cela s'ajoute chez M.Garun un enthousiasme, une vitalité, qui permet aux péquistes de croire non seulement qu'il a le goût de faire ce qu'il propose, mais qu'il est capable \u2014 qu'ils sont capables \u2014 de réussir.Le ministre, enfin, est servi par des partisans survoltés qui am- plifient par leurs bravos tout ce que dit leur candidat.Même si ses supporteurs ne sont pas les plus nombreux \u2014 i! doit même les faire venir de Montréal et de Québec pour faire nombre \u2014 ils ont le talent de lui donner des allures de vainqueur.Le ministre Jean-François Bertrand disait hier à LA PRESSE après son discours.« Ëtés-vous si sûrs que Pauline (Marois) est deuxième?Vous devrez peut-être bientôt vous raviser et parler de Garon.» Parions qu'il servira un avertissement du même ordre à son candidat.M.Johnson.Celui-ci a été hier meilleur qu'à Rimouski.Il a répété pour l'essentiel ce qu'il dit depuis le début de la campagne, mais en illustrant ses propos d'exemples concrets puisés dans la région de l'Estrie.Il a commencé son intervention en lançant : « Il y en a qui ont dit que c'était «platte»», ce qui annonçait mieux que le discours qu'il a livré.Le ton était plus vigoureux, mais parfois aussi grandiloquent.Et surtout, le contenu n'avait rien pour soulever la foule qui pourtant ne demandait pas mieux.M.Johnson se veut lucide et optimiste.Il dit à peu près: ne nous racontons pas d'histoires, n'attendons pas tout du gouvernement, mais rendons-nous en même temps compte que nous avons d immenses possibilités et que si nous nous y mettons vraiment, ensemble, nous pourrons faire de grandes choses.Ce discours reste trop vague, trop réaliste peut-être, pour enthousiasmer l'auditoire.Presque vainqueur, M.Johnson est très prudent.M.Garon le force peut-être à prendre plus de risques.Quant à Mme Marois, elle a aussi beaucoup mieux fait hier, mais elle reste tellement moins bonne devant une grande foule qu'en petit groupe.Sa candidature était tellement prometteuse par sa nouveauté, et la ministre a tellement promis de faire neuf en annonçant son entrée en lice, que les péquistes semblent aussi un peu déçus de sa performance.Elle est presque aussi prudente que M.Johnson, comme si elle tenait surtout à conserver sa deuxième position.\t\t\tHK\\J*Jt \t\t\t \t\t\t \t^jaLV '«al SsfellPrJ\t\t \t\t\t \t\t\t photo PC Que le meilleur gagne.Peu après son discours, lors de la deuxième assemblée régionale du Parti québécois à Sherbrooke, le ministre de l'Agriculture, Jean Garon, a échangé une poignée de main avec son rival à la présidence, le ministre de la Justice Pierre Marc Johnson.Trois autres députés appuient Johnson Automne 85 Court de de fine Cuùùte pArHenri Bernard 1 fois par semaine le jour ou le soir Permit d'enteignement de culture pertonnetle 749640 DÉPLIANT GRATUIT 843-6481 t 3S42, rue Sl-Denl«, Montreal H2W 2M2 ¦Pierre Marc Johnson recevra demain trois autres appuis dans la lutte qu'il mène pour succéder à René Lévesque à la direction du Parti québécois.JEAN-PAUL ~ CHAKBONNEAU_ LA PRESSE a effectivement appris que le ministre Jean-Guy Rodrigue ainsi que les députés Jean-Paul Champagne et Michel Leduc annonceront à Québec qu'ils se rangent du côté du ministre de la Justice.Le ministre de l'Énergie et des Ressources et député de Vimont et ses collègues des circonscriptions de Mille-Iles et de Fabre ont pris cette décision à la suite du retrait de Bernard Landry de la course.Ils feront officiellement connaître leur décision au cours d'une réunion conjointe qui aura lieu dans la Vieille capitale.Au lendemain de l'annonce du départ du député de Laval dès-Rapides de la course, il était déjà clair que M.Rodrigue avait l'intention de se rallier à Pierre Marc Johnson.M.Leduc avait lui-aussi manifesté une certaine préférence pour le député d'Anjou.Mais, dans le cas de Jean-Paul Champagne, ce n'était pas la même chose.Ce dernier a notamment discuté avec au moins un autre candidat avant de prendre la décision de faire front commun avec ses deux collègues de l'île Jésus.Depuis qu'ils ont été élus, les députés péquistes de Laval ont toujours été solidaires dans leurs prises de position.Aucun de ces trois membres du gouvernement du PQ ne se doutait de la décision qu'allait prendre M.Landry.Us ont appris la nouvelle en même temps que tout le monde.Du côté de M.Landry, c'est toujours le silence depuis son annonce de se retirer de la course à la direction du PQ.Un porte-parole de son bureau a toutefois mentionné que le ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur reprendra ses activités de député de Laval-des Rapides dès son retour de vacances.Garon gagne la bataille du bruit ¦ Les partisans de Pierre Marc Johnson étaient, comme à Rimouski.les plus nombreux et même s'ils étaient beaucoup plus enthousiastes que la semaine précédente, c'est encore une fois ceux de Jean Garon qui ont gagné la bataille du bruit.Mieux équipés \u2014 ils disposaient a l'extérieur d'un système d'amplification permettant de ménager les voix \u2014 et possédant la chanson-thème la plus entraînante, ils sont également beaucoup plus « peppés » Ils ont aussi gagné le concours du gadget avec trois gros tiaUons en forme de silos aux couleurs de leur candidat.Les troupes de Mme Marois étaient moins nombreuses mais encore une fois bien visibles.Chez les autres candidats, seul Guy Bertrand avait quelques dizaines de porteurs de pancartes.L'atmosphère était encore plus joyeuse qu'à Rimouski et la bonne entente y régnait tout autant.On pouvait voir par exemple d'ex-collègues de travail au service aujourd'hui de candidats différents se sauter au cou, heureux de se retrouver.La seule exception venait des partisans de Jean Garon qui scandaient le slogan agressif: «Johnson\u2014Cana-daGaron\u2014-Québec ».Le ministre de la Justice a dit ne pas s'en faire tant que M.Garon lui-même ne prononcer lit pas de telles paroles.Des partisans venus de loin ¦ Les partisans de M.Johnson sont visiblement agacés de voir les organisations Marois et Garon faire venir des partisans de l'extérieur de la région ou se tient l'assemblée.Hier, l'organisation Marois avait au moins un autobus venant de Québec, alors que celle de M.Garon en avait un en provenance de la métropole et un autre de la Vieille capitale.Cette façon de procéder leur permet de faire bien meilleure figure que s'ils s'en tenaient aux supporteurs de la région.Le camp Johnson avait hier six autwbus, mais tous en provenance des diverses circonscriptions de l'Estrie.Leur mauvaise humeur venait également du fait qu'ils pensaient amener quelque 900 personnes à Sherbrokke et qu'il en manquait bien quelques centaines.Des enfants intéressés ¦ Le ministre Jacques Rochefort, principal organisteur du ministre Pierre Marc Johnson dans sa lutte au leadership, s'est présenté hier à l'assemblée de Sherbrooke avec sa petite fille dans ses bras, laquelle a assisté, bien sagement, au « spectacle ».Quelques autres enfants très jeunes semblaient fortement impressionnés par les caméras de télévision tandis que les trois filles du candidat Guy Bertrand manifestaient bruyamment en faveur de leur père.Jean-François Bertrand chez lui ¦ Le ministre des Communications, Jean-François Bertrand, député d'un comté de la Vieille capitale, se sentait chez lui, hier, en Estrie.M.Bertrand a en effet grandi à Cowans ville, où sa famille a d'ailleurs toujours une demeure et où sa mère, Gabrielle, s'est fait élire, le 4 septembre dernier, députée fédérale sous la bannière conservatrice.Le père du jeune ministre, Jean-Jacques, ancien premier ministre et chef de l'Union nationale, était d'ailleurs député de Brôme-Missisquoi, un des comtés estriens.Pauline Julien dans le camp Garon ¦ La célèbre chanteuse Pauline Julien a eu droit à une ovation, hier, lorsque Jean Garon l'a présenté à l'auditoire.Mme Julien accompagnait le ministre Gérald Godin, le seul des ministres à appuyer Jean Garon, dont il est l'organisateur pour l'Ouest du Québec.David Payne appuie Johnson ¦ Le député de Vachon David Payne a décidé ce week-end d'appuyer la candidature de Pierre Marc Johnson.¦ Son expérience du gouvernement, son jugement et son sens indiscutable des responsabilités pourraient faire de lui plus qu'un chef de parti: un chef d'État », explique le député péquiste anglophone dans un communiqué. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 AOÛT 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC editorialise en chef :i 11] i«r p ut no ' \u2022 \u2022(il t f Dialogue d'une mer à l'autre Par un concours singulier de circonstances, pendant que M.Mulroney séjournait au bord du Pacifique (à Vancouver) les premiers ministres des provinces participaient à leur colloque annuel, hôtes, cette année, du premier ministre de Terre-Neuve.Comme M.Mulroney a jugé indispensable de commenter publiquement certaines déclarations émanant de la conférence des premiers ministres, on peut, sans abuser des métaphores, parler d'un dialogue «a mari usque ad mare».Dialogue malaisé, difficile à résumer pour deux raisons.D'abord, les interlocuteurs réunis à Saint-Jean de Terre-Neuve n'ont pas réalisé un accord absolu entre eux sur au moins un gros sujet d'intérêt capital, le libre-échange avec les États-Unis.Ensuite, la réunion a baigné dans une humeur assez massacrante.Nul n'a contredit M.René Lévesque quand le premier ministre du Québec a constaté que -la lune de miel est terminée» avec le gouvernement Mulroney.Sur l'évolution du dossier constitutionnel, en revanche, la délégation du Québec a paru plutôt optimiste.¦ Les provinces sont naturellement préoccupées par la situation de l'emploi.Elles sont mécontentes de la manière dont se déroulent les programmes de création d'emplois et de formation de la main-d'oeuvre et le font savoir., Par moments, l'impression domine que c est à la fonction publique, à la «bureaucratie inerte», plus qu'aux hommes politiques, que s'adressent les récriminations.Les décisions des hommes politiques sont-elles freinées, quant à leur application, par certains fonctionnaires?A paru dans nos pages une lettre curieuse (le 22 août) émanant do notables de Sherbrooke se plaignant de ce que, contrairement à toutes les promesses, l'Institut de cartographie n'ait pas encore été transféré d Ottawa en Estrie.Autant sous les libéraux que sous les conservateurs, les intentions ont été clairement annoncées: ce transfert aura lieu Or, ça ne bouge toujours pas.Pourquoi?Parce que des fonctionnaires freinent le mouvement?On ne peut que s'interroger.Bien entendu, des emplois (plus d un millier) sont en jeu dans un dossier qui traîne depuis longtemps.C est encore la création d'emplois et la préservation des emplois existants qui ont stimulé le débat entre les provinces sur le libre-échange avec les États-Unis.Il n'existe pas d'accord entre M.Lougheed de l'Alberta et M.Peterson de l'Ontario sur ce point, et je ne vois pas pourquoi on s'obstinerait à soutenir le contraire.L'opposition n'est pas entre un «bleu» de I Alberta et un «rouge» de l'Ontario, mais entre deux provinces qui ont des intérêts divergents Exactement comme, en 1974, M.Lougheed combattait un autre «bleu», M Davis, dans le dossier du pétrole.Sans examiner par le fond toute la question complexe du libre-échange, on peut rappeler qu il est généralement admis que si certaines industries profiteraient largement de la libéralisation, d'autres pourraient en souffrir.Chaque province reste libre d'évaluer profits et pertes de l'opération sur son territoire.Passant outre aux réserves de l'Ontario, les provinces ont demandé un examen de l'ensemble de la question avec Ottawa dans des délais très courts.M.Mulroney a accepté de s entretenir avec les premiers ministres de l'Ontario et de la Colombie-Britannique, dont les vues divergent.Le libre-échange supposant un partenaire, en l'occurrence les États-Unis, M.Mulroney abordera le sujet à l'échelon le plus élevé avec le président Reagan.,La conférence de Terre-Neuve a rendu plus sensibles de nom-bieuses urgences.Guy CORMIER it'* iitili! I r-4 i iou uit 1 Kl Up r?i ',(¦ I i J'y A b pu.u ,'l -\u2022\u2022njij .¦ \u2022 3 Assainir les moeurs politiques?Il faut reconnaître à M.Brian Mulroney beaucoup d'humilité: il reconnaît que sa façon un peu trop subjective de nommer des amis du Parti conservateur, quand ce ne sont pas des amis personnels, a des postes importants, a embarrassé son gouvernement.Ce n'est pas pour rien que sa cote est aussi rapidement passée de 60 à 40 p.cent de la faveur populaire: on accorde mpins de crédibilité au gouvernement qui promet plus qu'il ne livre.Et moins de crédibilité à celui qui ne livre qu'à ses complices.Par ailleurs, à la décharge du premier ministre, il faut reconnaître qu'il hérite d'un passé fort entaché dans ce domaine.On n'a qu'à penser aux nominations à tous les échelons de la Fonction publique, au Sénat ou ailleurs, faites par M.Pierre Trudeau à la veille de son départ d'Ottawa.Et aussi à cette habitude ancrée au plus profond des consciences politiques du Canada et \"sûrement d'ailleurs: les amis du parti au pouvoir doivent profiter du pouvoir du parti.En voulant assainir les moeurs politiques à ce sujet, M.Mulroney propose donc un projet audacieux si l'on croit à sa sincérité et à sa volonté d'agir.Car ce n'est pas la première fois que des partis politiques et des gouvernements promettent un semblable assainissement.Surtout que, jusqu'à maintenant, M.Mulroney s est défendu d avoir cédé à la tentation du favoritisme: il l'avait trop condamné en compagne électorale pour avouer trop facilement qu'il y succombait.Même en nommant un ami comme M.Lucien Bouchard, sans expérience diplomatique, ambassadeur a Paris.Donc, conversion.Peut-être tactique, sûrement opportune.On connaît les cinq mesures qu entend prendre M.Mulroney.Elles concernent les lobbies canadiens et étrangers, les nominations du cabinet, les conflits d'intérêts, la nomination des juges et même diverses recommandations de la commission McGrath sur la réforme du parlement.Ce champ est vaste, demande étude et pourra permettre un débat fort intéressant en comité parlementaire.De justes conclusions de cette étude pourraient avoir, entre autres, trois effets bénéfiques pour ceux qui espèrent poursuivre une carrière à I intérieur de la Fonction publique ou en relation avec elle.D abord, elles pourront éliminer les incompétents qui n'apparaissent sur les conseils ou sur les estrades que par signe de reconnaissance pour fidélité antérieure.On sait qu'ils sont nombreux ceux qui ne pourraient d'aucune façon justifier leur poste .dans une entreprise privée.Un examen les éliminera au départ.Ensuite, elles permettront à ceux qui n'ont jamais tâté de la politique d'aspirer à remplir certains postes en dépit du fait qu'ils n'ont pas courtisé le parti: le Canada ne peut se priver de talent et de compétence simplement parce qu'ils reposent chez ceux qui n'ont pas l'âme des militants.Enfin, de façon plus surprenante, elles pourront favoriser des amis du parti que le cabinet n oserait nommer pour ne pas supporter des accusations de favoritisme ou de conflit d'intérêts maigre les qualités indubitables de la personne.C est un effort c) égalité devant le poste ou le service que pourrait établir une réglementation nouvelle dans ces domaines.¦ Est-ce un rêve?Probablement, faut-il l'avouer.Pour le moment, à cause de l'immensité du projet et du passé que l'on connaît, il faut continuer de douter en sa réalisation.Majs s il voit le jour et s'il est convenablement mis en application, on devra bien remercier et féliciter objectivement son concepteur.Jean-Ouy DUIUC mine /ss^-ifer.fwsti)£HrFr£ES Çwr 7* nerveux P/fs ' WmfiGfi7>c/H(CAP4 i Intolérance des catholiques?i « M.Guy Laflèche de Laval (') lance cette accusation au Père Ro-billard, allant jusqu'à l'accuser de véhiculer une opinion catholique immorale.Cette accusation à cause de sa gravité mérite d'être étudiée sans parti pris en laissant de côté les sentiments pour ne voir que ia valeur logique de l'asser-\u2022îon.Un autre aspect qui milite en faveur d'une étude, c'est le fait que nombreux sont les «neutres» qui pensent comme M.Laflèche sur la question de l'intolérance.Comme M.Laflèche voit dans la séparation des enfants une forme d'ostracisme, il faut absolument remonter à la formation de notre pays pour .savoir si oui ou non il s'agit d'ostracisme.On ne peut se permettre de faire des affirmations sans en étayer la preuve, autrement il s'agit d'affirmations gratuites.Or qu'en est-il?De fait avant la Confédération et sous le gouvernement responsable, un gouvernement scolaire s'est formé en deux parties, l'une pour les catholiques et l'autre pour les protestants; la classe des neutres n'existait pas.Dans l'un et l'autre cas il s'agissait d'un gouvernement que l'article 93 du B.N.A.Act est venu protéger par une garantie constitutionnelle.Est-ce donc de l'intolérance que les catholiques veuillent garder leurs écoles?Dans un sens, oui; mais il faut bien comprendre que toute personne qui a un droit, pour le garder doit le protéger contre les abus d'autrui.Ainsi, je me demande ce que dirait M.Laflèche si, étant propriétaire d'un immeuble, il s'en voyait dépouillé par le < < \u2022 t : \u2022 gouvernement, sous prétexte qu'il en a besoin pour ses fonctionnaires! Il serait le premier à crier à l'injustice.L'accuserait-on d'intolérance?C'est la même situation qui se produisait pour les catholiques avec la loi 3.C'est tout simplement cette injustice que la Cour supérieure est venue corriger.Les catholiques ne veulent rien enlever aux autres, au contraire ils disent au gouvernement: «.Donnez aux neutres des écoles neutres pour respecter les convictions des parents puisque ce sont eux qui, suivant la loi naturelle, sont les premiers éducateurs de leurs enfants.» Pourquoi nous chercher noise alors que nous n'enlevons rien à personne et que nous ne demandons que le respect de ce qui est à nous?Les grands principes comme la séparation de l'Église et de l'État c'est bien beau, mais c'est toujours cause d'injustices graves pour l'individu.À preuve dans l'exemple que je donnais tantôt, je pourrais dire à M.Laflèche qu'il est intolérant devant sa dépossession puisque avec un gouvernement socialiste, les biens appartiennent à l'État.Ça aussi c'est un grand principe.Où allons-nous avec ça?Il reste une autre accusation, c'est celle que les croyants prévoient des catastrophes pour les «ion-croyants (suicide, haine).Il s'agit là tout simplement d'un raisonnement très logique et le Père Robillard l'explique très bien d'ailleurs.En effet, si on ne croit pas en une vie future, la vie présente ne peut avoir qu'un sens: la jouis- sance.Alors, par exemple, pour élever un enfant simplement dans l'honnêteté, à quel principe accrocher son enseignement?Pourquoi priver l'enfant de jouir des biens d'un autre, s'il peut le faire sans se faire prendre?Je crois en la bonne foi de M.Laflèche et je sais que ce n'est pas par manque d'honnêteté qu'il voudrait que le gouvernement s'empare des biens collectifs des catholiques pour en faire jouir les neutres, mais je tiens à souligner le fait parce que lorsqu'on est partisan d'une théorie, bien souvent on ne s'imagine pas comment l'autre peut penser.Pour nous, cette question de la moralité de la vie de l'incroyant a toujours été sans réponse.Pourquoi un incroyant mène-t-il une vie ordonnée?Je pose la question car je sais qu'ils sont nombreux et leur réponse mériterait réflexion.En conclusion, il est facile de constater qu'il n'y a absolument aucune immoralité dans les propos du Père Robillard, mais il est évident quo ces propos peuvent être interprétés de plusieurs façons.Ce qui apparaît comme le respect de l'autre à l'un, apparait justement à cet autre comme un affront.Pourtant nous sommes tous mem bres d'une même société, imaginez ce qui se passe quand on se place sur le plan international et vous comprenez pourquoi il y a des guerres.Lionel EYMARD, prés.Action Chrétienne (I) LA PRESSK.Tribune libre.24 jiiil let 1985 Saint Thomas d'Aquin et les femmes L'article paru le lundi 29 juillet 1985, sous la plume de Madame Blandine Asselin el litre: «L'Église, la femme et l'histoire» me parait l'œuvre d'une théologienne assez «calée».Sans \\ouluir jouer à ce que je ne suis pas.je voudrais tout de même relever certaines incorrections dans son propos.Tout d'abord.la fameuse citation attribuée à saint Thomas d'Aquin (1): «la femelle esi un mâle avorté» n'esl pas de lui-même.C'est une citation d'Aristo-te dans son livre De Generatione Animalium que sainl Thomas reprend à son compte pour la nuancer et pour ainsi dire la situer à sa vraie place.Selon sa façon d'aborder un problème; thèse, antithèse et synthèse ou solution saint Thomas dit à la solution l de la question 92, article 1: «Si nous regardons la nature dans les individus particuliers, la femme est quelque chose de défectueux, quelque chose d'avorté, car la vertu active qui se trouve dans la semence du mâle vise à produire quelque chose qui lui soit semblable en perfection selon le sexe masculin.Mais si nous regardons la nature universelle, la femme n'est pas quelque chose d'avorté, mais de par l'intention de la nature elle est ordonnée à l'oeuvre de la génération: or l'intention de la nature universelle dépend de Dieu, qui est universellement l'auteur de la nature et c'est pourquoi, lorsqu'il institua la nature, il produisit non seulement l'homme, mais aussi la femme.» Et comme cet article de la Somme de saint Thomas a trait à la production de la femme selon la Sainte Écriture voici comment il conclura: «L'Écriture dit (Gen.2, IN): «Il n'est pas bon que l'homme soit seul, faisons-lui une aide qui lui soit assortie» et il ajoute «il était donc nécessaire que la femme fût faite pour aider l'homme.dans l'oeuvre de la génération».Et le Docteur angélique continuant dans cette veine en arrive à considérer le mode de génération chez les êtres vivants soit de l'ordre végétatif, soit de l'ordre animal et de conclure en disant que chez les animaux parfaits la vertu génératrice active et la vertu génératrice passive se trouvent distribuées entre le sexe masculin et le sexe féminin et que comme chez ces vivants il y a une activité vitale plus noble que la génération.«L'homme, lui, est ordonné à une activité vitale encore plus noble, à savoir la connaissance intellectuelle, el c'est pourquoi dans l'homme il y avait une raison plus forte encore de distinguer ces deux vertus» i.e.la masculine et la féminine, «et de produire la femme ù part de l'homme tout en les unissant charnellement pour l'oeuvre de la génération»; et c'est la raison pour laquelle, aussitôt après la formation de la femme, la Genèse ajoute (Gen.2.24): «à eux deux ils deviendront une seule chair».Saint Thomas écrivit sa Somme théologique pour les étudiants en théologie de son époque et l'Église lui a décerné le litre de Docteur angélique et le reconnait encore aujourd'hui comme le plus prestigieux de ses penseurs pour la profondeur et la logique de sa pensée.Mais il ne faut pas oublier qu'il suit les traces d'Aristote, ce grand philosophe de l'antiquité païenne, et que souvent dans son enseignement il ne fait qu'interpréter à la façon chrétienne la pensée du plus profond penseur de l'Antiquité.Notre théologienne s'en prend également à saint Paul clans sa première Épitre aux Corinthiens, de même qu'à saint Jean Chrysosto-me; passe encore pour saint Jean Chrysostome, mais pour ce qui est de saint Paul, n'oublions pas qu'il s'agit là d'une Épitre du Nouveau Testament, et s'il nous faut reécrire le Nouveau Testament pour faire plaisir aux féministes en mal de pouvoir dans l'Eglise, je crois qu'il vaudrait mieux pour certaines de changer de religion plutôt que d'essayer de changer la religion.Quant à la fantaisie que se permet l'auteur de l'article sur ce que Jésus connaissait ou ne connaissait pas de l'ovulation, des chromosomes ou du «mas occasions-tus» je crois qu'il s'agit là de haute voltige littéraire absolument absurde.Comme Fils de Dieu et deuxième Personne de la Sainte Trinité, Verbe de Dieu et comme tel Auteur de la creature et de la création, transcendant tout le Cosmos, tout ce raisonnement de «philosophe» n'est que de la foutaise.Nous n'avons certes pas à nous poser de question sur les connaissances du Christ, cela n'a absolument rien à voir avec les connaissances de son époque, car comme homme il est de son temps, niais comme Eils de Dieu, il est éternel.ID Prima pan Question M Article I Sol i Louis Philippe JONCAS Sl-Vincent-de-Paul Arrogance à la STCUM A Mme Louise Roy, Présidente, STCUM Je désire attirer votre attention tout spécialement sur le chauffeur de la ligne no 99 Villeray conduisant l'autobus numéro 23-072 ce vendredi 2 aoûl 85.autobus qui est parti de la station Jean-Talon vers les I8h40.Ce chauffeur est extrêmement cynique et discourtois.Comme je m'apprêtais à monter à bord \u2014 j'étais la seule personne à attendre \u2014, un jeune homme de race ethnique, dans la vingtaine, cou rait à toute vitesse pour atteindre l'autobus.J'ai fait une pause avant de monter pour lui donner une chance, car il était à environ 20 pieds de moi.Ce geste eut l'heur de déplaire au chauffeur qui a refermé la porte puis l'a ouverte.Lorsque je suis montée, il m'a dit: «La prochaine fois, vous devrez attendre avec lui (le jeune homme) le prochain autobus.» Je lui ai fait remarquer qu'il devait démontrer un peu plus de compassion envers les gens qui sont épuisés après leur journée de travail et que deux secondes de plus ne l'auraient pas mis en retard sur son horaire.Lorsque je lui ai demandé son numéro matricule, il m'a répondu: «Il est là, vous ne savez pas lire?» Le chauffeur a démarré brusquement, envoyant le jeune homme s'étaler sur les gens de la banquette de côté.Le jeune homme (tout en sueur d'avoir couru) m'a remercié de l'avoir aidé et a remarqué que le chauffeur devrait avoir plus de considération pour les travailleurs comme lui qui ne gagnent que quatre dollars l'heure, alors que lui, le chauffeur, est bien assis tout en gagnant vingt dollars l'heure.J'ai suggéré au chauffeur d'avoir plus de respect pour les gens, de ne pas les bousculer comme il le faisait avec ses départs accélérés et les arrêts brusques, et ceci pour se rendre le plus tôt possible au bout de la ligne pour pouvoir lire son journal ainsi que fumer sa cigarette.Je lui ai dit aussi que son attitude serait rapportée aux personnes responsables \u2014 ceci l'a fait rire.Il a rétorqué: «Les femmes sont toutes des pies \u2014 elles ne sont jamais contentes, vous devriez faire application à la STCUM car ils en engagent.Faites ce que vous voudrez, ça ne me dérange pas, car j'ai les pieds bien placés.Rappurtez-moi si ça vous tente.» Lorsqu'un incident vous est rapporté, j'espère que vous le prenez en considération et que les mesures disciplinaires seront appliquées envers ce genre d'individu.Denise GOZZI Montréal la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE ost publiée pat LA PRESSE ITËE, 7.fue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de \u2022 LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Router.Tous droits de teproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service dos abonnements oit ouvert du lundi an vendredi de 7 h à i 8 h RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces clouées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi Ih à 17 h Pour changer 285-7205 du lundi ou vendredi 9 h c 16 h 30 grandes annonces Détaillants 285-7202 National, Télé-Preiw 285-7306 Vacances, Voyages 285-726S Corritfet et profusions, norninotiens 285-7320 Merci pour votre courage M.Marcel Adam Bravo et merci pour votre forte dénonciation de la scandaleuse affaire régnant au parlement d'Ottawa (chronique du 15 août intitulée «Tirer au clair une affaire qui éclabousse le Parlement»).Vous êtes le seul à avoir su stigmatiser pareille corruption.Qu'en ont dit les autres journaux?Y a-l-il conspiration du silence à la salle des correspondants parlementaires?Il y en aura eu un seul pour ouvrir la bouche et fustiger dans sa chronique pareille pourriture.Où sont les autres qui généralement sont friands d'étaler les situations scabreuses dans leurs pages frontispices.Avez-vous vu une dénonciation dans nos journaux anglophones?Pour nous le silence de la presse du pays sur ce cloaque est aussi un grand scandale.Encore une fols merci pour votre courage.Hélène et Rosarlo RAJOTTE Saint-Hyacinthe _£- Le climat dans le textile Le lock-out qui perdure dans l'industrie du textile à différentes usines du Québec m'apparait sympto-matique.Nul doute que ces arrêts de travail contribuent à la détérioration de ce secteur de l'économie où la concurrence internationale s'avère très féroce.Tant que les employeurs et les employés ne s'assoiront pas de façon constructive à la table, il n'est pas permis de penser à une reprise solide de l'emploi.Il n'est pas superflu de repéter que les formes de négociations actuelles sont démodées.De plus en plus, il faudra envisager des contrats de travail où aucun arrêt de la production ne sera permis.V aura-t-il quelqu'un qui comprendra un jour?Les investissements créateurs d'emplois permanents ne viendront au Québec que dans un climat sain des relations de travail.G.BOUCHER Québec Les maillots du 19e siècle J'invite le conseil municipal d'Outremont à aller se dorer au soleil sur l'une des quatre ou cinq plages de nus qui entourent la métropole putir qu'il puisse se rendre compte qu'il recule vers le 19e siècle plutôt que d'avancer vers le 21e.E)epuis une ou deux générations les jupes raccourcissent et les vêtements de bain deviennent de plus en plus minuscules.Je comprends qu'il y ait des gens d'un certain âge à Outremonl qui s'objectent à voir autant de peau mais croient-ils pouvoir arrêter le temps en s'accrochant à leurs préjugés?Qu'ils réendossent donc leurs costumes de bain jusqu'au genou si ça leur fait plaisir et qu'ils laissent donc les jeunes suivre le cours normal de leur évolution.S'il fallait qu'on passe un règlement semblable à Montréal, il n'y aurait pas assez de prisons dans tout le Canada pour recevoir les délinquants.Maurice DE KINDER Montréal Nos plantes indigènes Monsieur Florian Bernard Je suis avec beaucoup d'assiduité l'excellente chronique sur la flore québécoise publiée sous votre signature dans LA PRESSE depuis le début de l'été.Je voudrais vous exprimer ma grande satisfaction face à l'approche éducative et attrayante que vous utilise/ pour décrire nos plantes indigènes.Je suis sur que des milliers de Québécois et Québécoises pourront grâce à vous apprivoiser davantage ces beautés de notre patrimoine collectif.L'assistant-directeur et horticulteur en chef Ville de Montreal Pierre BOURQUE Le sort des jeunes surdoués Un article paru dans LA PRESSE du 8 août et rapportant l'opinion de professeurs américains sur les enfants surdoués m'a fait réfléchir sur le sort qu'on réserve à ces derniers.Pour ne pas laisser ces chéris de la nature endormir leurs talents faute de stimulation, on suggère un dépistage précoce permettant de les «prendre en main» très tot.Mais a-t-on pensé à l'évolution affective de ces enfants qu'on veut stimuler au maximum afin de les promettre à un -avenir brillant»?Et que prévoit-on pour les enfants dont le développement intellectuel est ralenti, dont le potentiel est inférieur ou dans la moyenne?L'accumulation de connaissances et l'exercice des habiletés sont certes souhaitables, mais qu'en est-il de l'isolement affectif qu'on risque de provoquer en grandis sant ainsi l'écart qui sépare ces enfants précocement intelligents des autres qu'on considère dans la norme au point de vue du développement intellectuel?Et que peut faire un individu de ses nombreuses ressources, si le déséquilibre émotionnel vient troubler son esprit?Sylvie DAGENAIS Montréal -N.Bs- \u2022 Priorité #»* iKCPtdét »oui c*ft* ru-bfkft** tnsM fvfffWB d'intérêt générol se rtJÊMXHiaot à dé» ttHÊÊÊÈÊ oarut «»»«7 f 1 ^^r\\r% ' *\u2022\"> r l w %tww «j» (reWf |ne*Vl éam LA FftfSStt La conchhn est dit W *JWf CI d>d*î t hntf% flMM9tr 0\\Jf4f >4 et e LA PMSSC rte t'engoye pat à pu- «L *J \u2014- * « , / Iaa 1a ¦ t m ikm ii ¦ - \u2014 tmÀ Jk mw tQvtww iff f*fTT«f rw\\Kju\\, m a ¦ »i - ,.IgA-t t^^ém^m rei nm* i s ¦_ je j i j - , ?l\\ L.UUA -i-i- iftffW »*w 9Wm vfjwimjnm.\u2022 Tevr en we)WCfjy>_ fa pérwéf é» /'«/fevr, L» «tfjlf M» reeerve le aVoft êtMgtt fa* fattre* totem \u2022 SI paulbh écrit» à la macMne, à e pXêf «\"uefrliief ve> tuét «Tribune Nbre» C**.4200, «va.AVnfreof, H2Y M).LA HUSU, 4'i Exploitation do la femme, au f oyor surtout On parle beaucoup et avec raison de l'exploitation de la femme et surtout de l'exploitation de la femme au foyer.En effet, quelle est la personne la plus démunie au monde après avoir travaillé assidûment 12 à 15 heures par jour.7 jours par semaine, 52 semaines par année, si ce n'est la «femme au foyer».Je ne parle pas de la femme sans enfant, car si elle n'a pas de salaire, elle a au moins beaucoup de loisirs; ce qui n'est pas le cas de la femme qui a un, deux, trois, quatre enfants et plus.Celle-ci doit même faire comme Josué et arrêter le soleil pour pouvoir répondre à tous les besoins.Aucune loi ne la protège, elle est toujours à la merci du mari qui peut aussi bien après ,'td ans de mariage, la laisser pour compte et convoler en justes noces ou simplement faire vie commune avec la jeune fille du voisin.Alors, à 50, 60 ans, la femme se retrouve littéralement sur le pavé.Souvent la maison est uniquement au nom du mari qui peut faire ce qu'il veut avec ou presque; il pourra même sortir sa femme et réinstaller la nouvelle élue de son coeur.L'ex-épouse peut avoir une légère pension, mais quel paquet de troubles pour l'obtenir.Elle sera confinée dans un logement de second ordre, car avec la maigre pension du mari ou l'assistance sociale, elle ne peut pas s'installer au Château Champlain.Elle essaiera de se trouver du travail, mais quel travail?Son expérience passée est révolue et quel patron va engager une femme de 50, 60 ans.«Allons donc, il faut rajeunir le personnel» (pensez à la journaliste de 40 ans qui fut évincée de son poste, parce que trop vieille).Comme,d'habitude, elle aura pour travail: 1aver;la vaisselle, faire des ménages, garder des enfants.Belle perspective n'est-ce pas?Pour remédier à cet état de choses, j'aurais quelques suggestions à faire à nos législateurs: 1- Que la nouvelle épouse du mari le fasse vivre et emménage dans un autre logement.2- Que i ex-mari continue de pa>|er toutes les dépenses de la maison comme si rien ne s'était pasiô, étant donné que son entretien sera payé par sa nouvelle conjointe qui très souvent est rl.ms sa prime jeunesse, donc pn pleine forme pour travailler.3- Que la moitié des rentes du Québec et du fonds de pension du mari aille à la première épouse.De cette manière la femme au foyer ne finira pas ses Jours dans une trop grande mendicité.Ou tout simplement il pourrait y avoir des mesures préventives à savoir: Que la femme au foyer puisse participer au régime des rentes du Québec ainsi qu'au fonds de pension, au même titre que son mari.Pour ce faire, il s'agirait d'inserfre les deux noms des conjoints, celui de l'épouse et celui du mari surila liste de paye, 2l/i jours seraient payés à l'épouse et 2Vj jours seraient payés à l'époux.De cette façon, il y aurait moins de pleurs et de grincements de dents lorsqu'il y aurait rupture dans le couple, car la femme au foyer continuerait de recevoir automatiquement son salaire et ensuite le régime des rentes du Québec et le fonds de pension.Qu'en pensez-vous?Lucile MARTIN-BORDEL EAU I.aval des-Rapides La sélection des candidats à la médecine Cette lettre se veut une critique ouverte du mode de sélection des candidats aux différentes facultés de médecine au Québec.Elle s'adresse non seulement aux personnes concernées, mais également à M.Tout le Monde car c'est de l'avenir de la santé publique qu'il est question.Ce système de sélection est selon moi quelque peu aberrant.Choisir un candidat pour la médecine et un candidat pour le droit n'est pas du tout la même chose; pourtant, les critères de sélection sont les mêmes (à savoir les résultats scolaires et tests généraux d'admission).Inéluctablement l'orientation des facultés universitaires n'est pas valable: elles forment des médecins comme on forme des hommes d'affaires, comme s'il était possible d'assimiler les gens à une forme quelconque de capital! Par ailleurs si on regarde le côté social de la profession de médecin, il y a de quoi se poser de sérieuses questions.Etre médecin dans notre société c'est un peu avoir relevé un «challenge» qui s'amorce dès la fin des études secondaires.Lorsqu'un jeune se demande où s'orienter, la médecine est réputée pour être le métier des «gros bonnets».Par la suite, étant donné que les critères de sélection sont très exi- geants (résultats scolaires élevés), la demande d'admission en médecine n'est souvent qu'une recherche de prestige sans plus: on n'est pas bon médecin mais médecin parce qu'on est bon.D'autre part ce cliché s'attaque même à la mobilité sociale en empêchant indirectement un individu n'ayant pas de parents dans la profession d'y accéder.Ainsi une des idéologies non-avouées.Ses facultés est de favoriser la continuitede la profession médicale, habituellement de père en fils; car on tait aussi face à du sexismeJitth-avoUe.C'est donc dire d'une certaine façon que le candidat n'ayant pas)de liens familiaux directs avec -un médecin peut: soit carrément oublier ça ou avoir des résultats scolaires deux fois supérieurs à 1 la moyenne.Bof ce n'est pas si terrible: presque toutes les facultés universlti-res contingentées sont dans:le même bateau.Quand cela concerne les affaires en général ou t6ut autre secteur économique, la majorité s'entend pour passer l'éponge: «les affaires sont les affaires».Mais lorsqu'un s'attaque à un secteur où la santé publique est l'enjeu je dis non.Je passerai l'éponge quand le cas sera nettoyé.B.BERNATCHEZ Montréal-Nojrd Au pays de la jeune littérature IC l' .->'.< On ne saurait accuser la presse québécoise et en particulier les critiques littéraires du plus grand quotidien français d'Amérique de mener une politique culturelle d'autarcie.En ce sens, les pages \u2022Littérature» du samedi nous prouvent à quel point les livres français (de Erance) sont appréciés à leur juste valeur par le truchement de journalistes bien informés.Ainsi, dans son article intitulé «Fugue au pays de la littérature» Claude Archambault nous fait découvrir l'ouvrage d'une jeune auteur?de seize ans qui entraîne le lecteur à suivre les pérégrinations de sa propre fugue.Si le style de Claude Archambault présente des qualités journalistiques indéniables, il en va tout autrement du bien-fondé de son article et des nombreux autres qui constituent eette chronique littéraire.Pourquoi?Pour deux raisons.D'abord, parce que le livre d'Anne Saraga n'est pas en soi une nouveauté dans les sphères de l'édition.Il n'est pas sans rappeler le best-seller de Stéphanie «Des cornichons au chocolat» publié en 1983 par les éditions Jean-Claude Lattes et plus tard dans le livre de poche.Hélas! même au pays de la littérature, trop de livres se suivent et se ressemblent.Ensuite et surtout, parce qu'on en vient à se demander s'il existe une littérature québécoise digne d'attention.N'y a-t-il donc aucun (e) jeune auteur(e) capable ici de s'imposer dans le paysage?littéraire francophone, La presse écrite semble avoir répondu' cruellement à cette question.Pourtant, en tant que NéorQuétjé-cois issu du pays de la littérature, je me permets de contester une telle démarche.Je prétends qu'il existe de jeunes auteurs trop sauvent négligés.J'en veux pour preuve un livre original, et émouvant publié aux éditions Stanké.Intitule «Est-ce que c'est mieux quand on est grand?» d'une certaine Marie Vallée.Cette dernière n'aura'pas eu la chance d'une petite attention dans les colonnes de cette chronique «Littérature».Il est vrai qu'elle'se trouve affligée de deux défauts énormes: elle est une Jeune aut*u-re et qui plus est, elle est québécoise.En conclusion, de tels articles posent non seulement le problème de l'existence d'une jeune écriture québécoise mais surtout, celui de la survie et du renouvellement de cette même littérature canadienne-française.Sans prôner des pratiques xénophobes, il y a ici une potentialité énorme capable de rivaliser avec «Le pays de ht, littérature»; encore faut-il lui donner les moyens journalistiques de se développer.Patrick BORDERIE Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 AOÛT 1985 Femme de Tannée 85 photo René Picard, LA PRESSE Francine Noël, une intellectuelle qui, de temps à autre, pratique quelques sports, « histoire de ne pas mourir », dit-elle.La triple nature de Francine Noël SB Elle a le regard vif.intelli-™ gent.et un corps tout en longueur qui la fait paraître plus grande qu'elle ne l'est en réalité.I.'auteur du roman à succès Ma-rrsjut inspection \u2022 eirji*quer en detail tout ce gue nous taisons \u2022 respecter notre garantie a travers tomt le pays MISE AU POINT INFORMATISEE DE 12 MOIS CHEZ GOODYEAR, LE SERVICE N'EST PAS UN JEU DE DEVINETTES.Efficace a sojnail.notre ordinateur analyse toutes les pieces au moteur et détecte promptement el précisément les problèmes Le résultat de l'analyse est imprime II indique exactement les travaux a faire Le prix de cette analyse mloimatisee perlée donnée comprend 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les voitures a traction avant Plaquettes métalliques de disques 20 S en sus ME i , 'apart m y *g voitures HUILE, FILTRE ET LUBRIFICATION La plupart des camions légers et des voitures nord-amen cames et importées Comprend jusqu'à 5 litres d'huile Quaker State 10W30.filtre à huile Fram neuf et lubrification du châssis Huile et filtre diesel peuvent entraîner un supplément.13 la plupart des voitures HOHIHIAL #17U rut I su-Mu 17».C6I.Of UMC tji-s471 l*lt roo OnlaAo M* KIIIM ahunts'c m».Masi uurwti' MWStl GOODEAR 9^ CHAT MOffIRËAL.Cl NIMC VILLt LAVAL tMOMI Ut r 11.bout a* U*t»onn«uv« »¦\u2022\u2022 lîvt bowl Lao»ii» * ¦«\u2022-\u2022011 MA-3I7S PAPINI A) LAVAI CON I VIAU SUV Paplnaau- MA ooul On UwnWH1 szt-SSM m7oii0 anlONARD la sali i »m boni Uconwm* 1170.«v DoUèrs\" «s-3js0 ms-osu verdun *LM MTVTCtf r/»)tym«jrr4| /» 100» aTVXi Qwttfttrw cl ÉMfiiiniinHr.Il «Il CHAUAUGUAV 1M .boni «\"Anton' SS1-11M lonouiuil \u2022 J.boui su-for-«7* I2M OOl i ARO-OESOfiUEAUX 4910.rhwntfi 4M SouroM* ST hicmcl 1*4).ruo j 71S-41M OUTRES X CAMIONS GOODYEAR SI laurent tS*S.uvan 1M-SJI1 anjou Mai^jHnainriiiriiiasnaiii \u2022 De 7 h 30 a 18 h 00 en semaine \u2022 Samedi de 7 h 30 a 17 h 00 \u2022 Garantie a l'échelle nationale \u2022 Partez le tout a votre romptr de gala, ce n'est pas exactement l'image que les membres du corps diplomatique canadien se font d'eux-mêmes.Au contraire, affirment-ils, ils mènent une existence stressante et ils sont bien souvent exposés à de multiples dangers.C'est pourquoi les 900 membres de l'Association professionnelle des agents du service canadien à l'étranger vont en arbitrage demain devant la Commission des relations de travail de la fonction publique.Ils demandent une hausse de leurs salaires de 5.25 p.cent.Le Conseil du trésor tient à son offre de 1.5 p.cent.Les salaires au sein du corps diplomatique s'échelonnent entre $22 000 pour un débutant jusqu'à $51000 pour un agent expérimenté.Les agents bénéficient également de divers avantages non imposables pouvant représenter dans certains cas jusqu'à $15 000 par année.Le travail d'agent du service canadien à l'étranger, a précisé Jean-Paul Delisle, vieux routier du corps diplomatique et actuel président de l'association, consiste le plus souvent à parcourir la jungle pour retrouver quelqu'un 1405 condamnés à mort aux É.-U.¦WASHINGTON (AFP) \u2014 Les prisons américaines abritaient un nombre record de 1405 condamnés à mort à la fin de 1984, année durant laquelle le nombre d'exécutions capitales a très nettement augmenté.selon des statistiques du département de la justice rendues publiques hier.Vingt et une personnes ont été exécutées l'an dernier, contre onze de 1975 à 1983, précisent ces statistiques.Les chiffres du département de la justice précisent en outre que 17 femmes figuraient parmi ces 1405 condamnés à mort.Huit cent quatre d'entre eux étaient blancs, 585 noirs et 16 sont classés sous la rubrique autres races.Sur 21 exécutions capitales en 1984, huit ont eu lieu en Floride, cinq en Louisiane, trois au Texas, deux en Géorgie, deux en Caroline du Nord et une en Virginie, précisent également ces statistiques.Treize des personnes exécutées étaient des hommes blancs, sept hommes noirs et une femme blanche.dont les parents sont sans nouvelle.David Korth, 36 ans, a quitté l'ambassade canadienne à Beyrouth, en août 1984, après 25 mois en service.11 a été chanceux s'il n'est pas mort, car on a carrément tiré en sa direction à la suite d'une méprise.Aux barrages, les gardes n'ont jamais entendu parler de l'immunité diplomatique et il n'est pas toujours aisé de comprendre leur langage, a-t-il rapporté.Jim Stone.32 ans, a été deux ans en poste à Accra, au Ghana.Il a expliqué qu'il était impossible d'avoir l'aide des policiers, faute de moyen de communication.La nourriture doit parvenir par avion, car les aliments locaux sont peu nutritifs et coûtent cinq à six fois plus cher qu'au Canada.Et il arrive qu'en période de sécheresse, on coupe le courant un jour sur deux.Tom Clasper, 37 ans, premier secrétaire charge de l'immigration it l'ambassade canadienne à Koweït, a dit que, même si jusqu'ici au- cun Canadien n'était mort, ou n'avait été blessé en service dans cette région, la vie était insoutenable à cause des innombrables attentats de toutes sortes.Dans les pays où règne une grande pauvreté, voler est le seul moyen de survivre pour une partie de la population, a encore rapporté M.Delisle.Ce ne sont pas des endroits de tout repos.Au Nigeria, par exemple, on peut vous menacer avec une arme en plein jour au beau milieu de la rue, a-t-il dit.Parlez avec efficacité SACHEZ CONVAINCRE en public et en privé, créer le contact, mettre en valeur votre personnalité.Dale Carnegie propose dans 52 pays un entraînement pratique et progressif.Dale Carnegie1, fondateur COURS DALE CARNEGIE® pour hommes et femmes APPELEZ POUR «ma»- .\u2014 RÉSERVATIONS 285-1 287 300, RUE LÉO-PARISEAU, SUITE 714 angle des Pins et du Parc Prêtante par EJ.Qlowka & Ass.Inc.as» oûr 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