La presse, 6 septembre 1985, Cahier A
[" F.4-1 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, VENDREDI 6 SEPTEMBRE 1985, 10T ANNÉE, N\" 314, 58 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 LA MÉTÉO : PLUTÔT NUAGEUX, RISQUE D'UN ORAGE.MINIMUM: 13°, MAXIMUM: 25°.DEMAIN: CIEL VARIABLE, CHAUD DÉTAILS PAGE A 2 35cents Hoi s do la zone métropolitaine: 4b cents Ailleurs au Québec 50œnts, Iles de La Madeleine: 90 cents Guy Bertrand à LA PRESSE Seul candidat au leadership du PQ à prôner systématiquement l'indépendance, M.Guy Bertrand prie les anciens ministres du gouvernement, MM.Jacques Parizeau et Camille Laurin, de sortir de leur mutisme pour bloquer M.Pierre Marc Johnson et l'empêcher de signer l'accord constitutionnel de 1982.LA PRESSE publie aujourd'hui la première d'une série d'entrevues des candidats à la succession de M.René Lévesque.page A 7 0 Nicolas Mulroney Les bureaux du premier ministre canadien ont diffusé hier la première photographie officielle du dernier-né de Brian et Mila Mulroney.Le garçon répondra dorénavant au nom de Daniel Dimitri Nicolas Mulroney.\u2022 GENSTAR La mainmise de Genstar sur le Canada Trust permettra, prévoit-on, aux banques à charte de bénéficier d'investissements de l'ordre de $400 millions, page B 1 SOMMAIRE Annonces classées B 2, B 8, B 9, C6èC 10 Arts et spectacles \u2014 Informations.C 1 à C 4 \u2014 Horaires.C 5 Décès, naissances, etc.C 11 Économie.B 1 à B 6 Éditorial.A 6 Etes vous observateur?.B 9 FEUILLETON Volkswagen Blues.B 9 Horoscope.C 8 Le monde.B 7 Météo.A 2 Mots croisés.C 6 « Mot mystère ».C 7 Quoi faire aujourd'hui.C 5 Télévision.C 1 Tribune libre.A 7 TABLOÏD sports Bandes dessinées.12,13 Mots croisés.16 % (90 à 119 jours) Intérêt à l'échéance LA COMMISSION SHADLEY SUR RIVIERE-DES-PRAIRIES Des médecins tentent de faire stopper l'enquête an four la première fois de-™ puis le début des audiences JOYCE NAPIER _ publiques sur le fonctionnement et l'administration de l'hôpital psychiatrique Rivière-des Prai- ries, un groupe de médecins attachés à l'hôpital tente de mettre un bâton juridique dans les roues de la commission.Le conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l'hôpital psychiatrique a signifié au commissaire Richard Shadley, à la reprise des audiences publiques, hier, sa ferme intention de faire stopper l'enquête par le moyen d'un bref d'évocation devant la Cour supérieure.Cette requête survient deux jours après la publication du rapport préliminaire du com- missaire.L'enquête dure déjà depuis deux mois.Me Roger David, avocat du conseil, lequel est formé seulement de médecins attachés au centre hospitalier, a informé le commissaire qu'il avait déjà dé posé le bref devant la Cour supérieure.Me Shadley a simplement répondu qu'il étudiera le document dès qu'il l'aura reçu, puis il a ajourné les audiences à mardi prochain.voir ENQUÊTE en A 2 UN RAPPORT QUI « EXIGE BEAUCOUP DE COURAGE POLITIQUE » Macdonald estime que Mulroney est capable de relever le défi Kg OTTAWA \u2014 L'ancien mi-™ nistre libéral, M.Donald Macdonald.reconnaît que la mise en oeuvre du rapport de la Commission qu'il a présidée va exiger « une énorme quantité de courage politique».MICHEL VASTEL de notre bureau d'Ottawa Quant à savoir si le premier ministre, M.Brian Mulroney, est prêt à relever ce \u2022>difficile déli», M.Macdonald répond: «Je suis prêt à lui donner le benefice du doute».L'agenda politique que la Commission royale d'enquête sur l'union économique et les perspectives de développement du Canada a déposé officiellement hier sur le bureau du chef du gouvernement comprend notamment : ¦ l'ouverture Immédiate de négociations avec les Liais Luis en vue d'éliminer les barrières qui restreignent l'accès des producteurs canadiens au marché américain, à l'exception des politiques «nécessaires à la préservation de l'identité nationale»; ¦ la mise en place simultanée de politiques d'ajustement poulies secteurs les plus fragiles et notamment la création d'un «Programme temporaire d'assistance au recyclage » ( PTAR ) de la main-d'oeuvre de St milliards; ¦ une réforme complete du régime canadien de sécurité sociale, «d'ici à 1988», correspondant au remplacement d'une batterie de programmes d'aide à la vieillesse, à la famille et au logement par un «Régime universel de sécurité du revenu» ( RUSR ) ; .^tr.t voir DÉFI en A 2 Les Canadiens ne peuvent plus se réfugier derrière les barrières tarifaires pour maintenir leur croissance économique, a déclaré hier M.Donald Macdonald en présentant son rapport à la presse.photolaser CP Autres informations, pages A4 et A 5 Les points saillants m OTTAWA (PC) \u2014 Voici ™ les principales recommandations de la Commission Macdonald rendues publiques hier: ¦ négocier une zone de libre-échange avec les États-Unis visant à éliminer les tarifs et les barrières non tarifaires; ¦ exempter certains secteurs mais concentrer l'aide à la transition sur les individus plutôt que sur les entreprises; ¦ reconnaître la spécificité du Québec et la dualité canadienne dans le préambule de la constitution : ¦ accorder au Québec un droit de veto sur les amendements constitutionnels à caractère institutionnel et le droit de retrait avec pleine compensation financière pour les autres questions ; ¦ élire le Sénat au scrutin pro portionnel établi sur une base régionale; ¦ réduire le déficit fédéral de $ to milliards d'ici à cinq ans: H diminuer les bénéfices offerts par l'assurance-chômage et canaliser les économies dans un nouveau programme temporaire d'assistance au recyclage ; ¦ établir un régime universel de sécurité du revenu qui remplacerait le supplément du revenu garanti, les allocations familiales, le crédit d'impôt à l'enfant, l'exemption de per sonne mariée, les exemptions pour enfants et la part fédérale du programme d'assistance sociale.POUR UNE STATION ET NON UNE CHAÎNE Le CRTC donne le feu vert à CFCF fjB Le Conseil de la radiodiffu-™ sion et des télécommunications canadiennes (CRTC) devrait annoncer aujourd'hui qu'il accorde au groupe CFCF de GILBERT LAVOIE_ Montréal l'autorisation d'exploiter une nouvelle station privée de télévision dans la métropole, a-t-on appris hier de bonne source.Tout en rejetant les demandes de création d'une nouvelle chaîne francophone privée au Québec, le CRTC accueille toutefois favorablement la proposition d'une nouvelle station à Montréal, et donne le permis nécessaire à M.Jean Pouliot, président du groupe CFCF.Le CRTC écarte ainsi la demande du groupe rival Cogéco, dirigé par M.Henri Audet, propriétaire des stations CKTM à Trois-Rivières et CKSH à Sherbrooke, et d'une compagnie de cable dans la Mauricie (La Belle-Télévision).Les rumeurs en provenance d'Ottawa font valoir que le CRTC a jugé que le groupe CFCF avait plus de chances que son rival de réussir dans cette entreprise, compte tenu de son implantation dans la métropole et de moyens financiers importants.Cette décision du CRTC ne fera pas l'affaire des autres télédiffuseurs de Montréal, notam ment de Télé-Métropole et de voir CFCF en A 2 AUX ENVIRONS DU CAP La violence gagne les quartiers blancs ¦LE CAP ( d'après AFP, UPI et AP ) \u2014 Pour la pre mière fois depuis le début de la nouvelle vague de protestation contre l'apartheid, il y a un an, des quartiers blancs ont été touchés par les émeutes raciales.Au Cap et à East London, de jeunes Noirs et des Métis ont lancé des pierres et des cocktails Molotov à l'intérieur de quartiers blancs.De nouveaux incidents ont également éclaté hier dans plusieurs cités mélisses des environs du Cap entre policiers armés de petit plomb et de grenades lacrymogènes, et manifestants armés de pierres et de cocktails Molotov.De plus, trois journalistes blancs sud africains travaillant pour la presse étrangère, dont un photographe de l'AFP, ont été légèrement blessés par un policier à Belgravia, un quartier métis du Cap, oU ont eu lieu des affrontements entre emeutiers et policiers.Gideon Mendel, photographe de l'AFP, Murray Michel!, photographe indépendant, ainsi que Craig Matthews, cadreur de la compagnie de télévision britannique World Televi sion News, ont dit avoir été cravachés alors qu'ils avaient trouvé refuge sous la véranda d'une maison de Belgravia.Tous ont de profondes balafres sur le corps et les membres.Les trois hommes ont reconnu que les policiers leur avaient ordonné quelques heures plus tôt de quitter le secteur d'Athlone Belgravia.Dans la nuit de jeudi, une centaine de jeunes métis ont envahi le quartier européen de Windsor Park, dans la banlieue du Cap.jetant des briques et des cocktails Molotov sur les maisons.voir VIOLENCE en A 2 l£ SOMME eu suisse.DÉPÔT GARANTI ft trust general un sécurité du capital ] taux d'intérêt garanti taux d'intérêt plus élevé des intérêts con SUCCURSALES: MllIUnlvariit/.ItOD.U' \u2022 Villi MontnoyaWCcn \u2022 Rlv«-tud.-' CONSEIL' y»S MU!Ahuntalo 38?8000 / choix dans le paiement des intérêts és annuellement / aucun coût d«:i Bout iquiï», 8b 1 -Wô.l \u2022 Outrvmontj | v > t-nt j |f)0) .} H WW M » V«ttf'0ri62!j-Biûl ¦ R*p*ntlgny.H *53ti \u2022 Duv«rn»v ¦ mu» bii(i;13 a rt>wmTn!i.m VA 15 mois Int.al'echcancc i vl A 2 \u2022wç\u2014 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 SEPTEMBRE 1985 Aux consultations, Montréal préfère l'entente tripartite mm II serait tuut à fait erroné ™ de croire que si la Ville de Montréal ne s'implique pas dans la troisième ronde de consultations sur l'aménagemnt du Vieux-Port, c'est par manque \u2022 d'intérêt.MARIANE FAVREAU Au contraire, « la Ville se considère toujours maître d'oeuvre de son territoire, et le Vieux-Port fait partie de son terri-;\u2022 parce que 27 p.cent seulement des biens produits par chacune des provinces sont exportés dans le «reste du Canada».Pour le Québec et l'Ontario, cela représentait quand même Si! I milliards de produits en 1979.Il ne s'agit en outre que des « biens » produits et la Commission n'est pas en mesure d'évaluer le coût des entraves à la libre circulation des capitaux, des services et surtout des personnes.L'esprit du marché commun La Commission rejette toute mesure coereitive mais suggère plutôt qu'on habitue 'es provinces à vivre dans l'esprit du marché commun, quitte a enchâsser cela dans la Constitution lorsque ce sera rentré dans les moeurs.Plutôt que de modifier l'article 121 de la Constitution comme les libéraux ont tenté de le faire pendant les négociations constitutionnelles de 1980, la Commission recommande: la plus importante vfcNTE-PROMOTioN je tapis persans et orientaux Exposition et vente de lapis Tola PERSANS ET ORIENTAUX Épargnez de .10 à 50* \u2014 UN INVESTISSEMENT D'A VENIR l.n toll.ibor jiii'ii avec do.artisans de différents pays, les lapis Ma presented ûe ïiipcrbes pièces réalisée - a la main, a l'ui-lenlion des 'ésidenls du Grand Montréal au uurs d'une exp''-vente Pour tout tapiv l'acheteur iccevra une lettre avec évaluation el certificat d'aulhenti-cile.pour fins de collection, investissement et assurance Durant cette période de présentation, des milliers de Upb neuf',, antiques et semi-antiques sont offerts avec dev reductions de ?0 à 50% sur lev prix d'évaluation.Les lapis persans comme Isfahan et Nain sont quelques-uns des plus beaux tapis fabnqués à l'heure actuelle Vêtiez admirer el marcher sut des puce» supetbes pour apprécier le confort qu'elles apportera» à vo ire intérieur.EXPOSITION DE TAPIS PERSANS ISFAHAN \u2022 NMN »QUM B1JAK» V.LSHi.D'BIRJAND» TRIBAl \u2022GHASHGAI»etc.d upis orientaux PAKISTAN \u2022 INDE C MINI.» ItUSSIk» BULGARIL AFGHANISTAN \u2022TURQL!IE PENDANT 2.tOl 1RS SEVLEMEN1 vendredi de 10 à 2?.heures, samedi de 10 à 19 heures au Ramada Inn 1005- rue Cm.coin Dorchester TOLA TAPIS DE DISTINCTION \u2014 de soumettre les barrières interprovincales à un « Code de bonne conduite économique ».Ce code serait rédige par un «Conseil des ministres du développement économique - se rapportant directement à la Conférence des premiers minisires; \u2014 de créer une \u2022 commission fédérale-provinciale sur l'union économique » chargée d'analyser et de négocier avec les provinces la disparition ou le maintien des barrières existantes contredisant le « Code de bonne conduite »; \u2014 d'enchâsser les principes du Code de bonne conduite après avoir fait l'expérience de son fonctionnement.Relations entre Ottawa et les provinces La Commission « ne croit pas que de profondes modifications constitutionnelles soient nécessaires pour moderniser la division des pouvoirs».Le rapport suggère plutôt qu'il faut améliorer les mécanismes de coopération entre les divers paliers de gouvernement.Elle recommande donc plutôt la création de divers organismes dont en premier lieu l'obligation constitutionnelle pour les onze premiers ministres de se réunir « au moins une fois l'an ».L'actuel premier ministre, Brian Mulroney, s'est déjà engagé à cet exercice.La Commission recommande en outre la création de trois con- seils centraux chargés de coordonner les politiques fiscales (« Conseil des ministrer des Finances et du Trésor»), les politiques de développement régional et la politique commerciale (« Conseil pour le déreloppemant économique »), et les éléments de la politique sociale couverts par le financement des programmes établis (« Conseil de la politique sociale \u2022).Développement régional La Commission juge que le gouvernement fédéral devrait se départir de tous ses programmes régionaux explicitement destinés à la création d'emplois.Les pro^ vinces devraient plutôt signer avec Ottawa un Accord de développement économique régional (ADER) et assumer la pleine responsabilité des mesures d'emploi locales.Dans cette logique, le gouvernement fédéral n administrerait plus que des programmes nationaux.Cependant, la Commission demande que les divers pro grammes fédéraux soient coordonnés par une agence centrale, l'actuel Bureau des relations fédérales-provinciales.La Commission avalise l'une des dernières grandes réformes du tandem Trudeau-Pitfield sur l'organisation du gouvernement fédérai et ta création dans chaque province de Coordonnateurs fédéraux du développement économique régional.Ottawa doit négocier le libre-échange avec les É.-U.wm OTTAWA ( PC ) \u2014 Avec son ™ marché intérieur étroit, la montée du protectionisme et les pressions de plus en plus fortes de la concurrence internationale, le Canada ne peut se permettre d'attendre les résultats, peut-être décevants, de la prochaine ronde de négociation du GATT pour s'assurer 'les debouches commerciaux en croissance.Aussi, estime la Commission Macdonald.le gouvernement doit commencer des maintenant à négocier un accord de libre-échange avec les États-Unis.Il est suggéré d'adopter une ap proche globale, quitte a exempter certains secteurs tel la culture ou d'établir des modalités particulières pour d'autres, comme pour l'agriculture.La Commission ne croit pas qu'il faille pousser l'intégration économique avec notre voisin jusqu'au niveau d'une union douanière ou d'un marché commun.Elle demande que les barrières tarifaires et non tarifaires ( politiques d'achat, normes, contingentements > soient abolies graduellement au cours d'une période de dix ans.L'élimination des tarifs américains devrait procéder plus rapidement, car les entreprises américaines bénéficient d'économies d'échelle beaucoup plus considérables, ce qui leur accorde une longueur d'avance.La cummision estime que l'abolition de la plupart des barrières commerciales entre les deux pays permettrait au produit national brut canadien de croître de trois à huit p.cent et que toutes les régions du pays en profiteraient.Les huissiers jouent aux cow-boys ¦| Parce qu'il n'avait pas payé quelques billets de stationne-™ ment, M.André Saint-Gelais, 65 ans, s'est fait pourchasser à toute vitesse, par des huissiers, à travers les rues de Montréal.C'était comme s'il venait de commettre un crime abominable et qu'il représentait un danger grave pour la société.Les huissiers ont commencé à lui donner la chasse à Verdun et n'ont réussi à le traquer qu'au Complexe La Cité, plusieurs milles plus loin.Ils ont alors mis le sabot de Denver sur son auto.Dieu seul sait quel sort ils lui auraient fait subir personnellement, si la police n'était intervenue pour arrêter les huissiers et leur passer les menottes.Les huissiers sont devenus fous braques, selon une expression chère à notre premier ministre.Un membre associé de la compagnie en cause.Linteau, Villeneuve et Miller, va jusqu'à affirmer que ses huissiers ont le droit de faire leurs saisies, quoi qu'il arrive, même si la police le leur interdit.Cela équivaut à dire qu'ils sont au-dessus des lois.Les coupables doivent payer Loin de moi l'idée de défendre M.Saint-Gelais, si c'est vrai qu'il n'a pas payé ses contraventions.Il n'aurait pas de problèmes avec les tribunaux, ni avec les huissiers, s'il payait ses tickets à temps, comme la majorité d'entre nous.Mais de là à le traiter comme un criminel dangereux, il y a une marge.N'a-t-on pas eu assez de problèmes avec ce satané sabot de Denver?Ne pourrait-on pas trouver un moyen plus civilisé de forcer les gens à payer ce qu'ils doivent à la Ville de Montréal?Certains suggèrent qu'on refuse un renouvellement de permis de conduire à ceux qui n'ont pas payé leurs contraventions.Pourquoi pas?Cela se fait dans d'autres provinces et vaudrait toujours mieux que le sabot.Evidemment les huissiers perdraient au change.Dans Westmount la pure Pendant qu'on interdit les maillots de bain à Outremont, à Westmount on bannit la cigarette.Alleluia ! Ainsi que me l'explique le maire Gallery : « Maintenant tu pourras manger dans une restaurante sans la cigare du voisin dans ton face ».J'ose prédire que de plus en plus de villes, d'organismes, de gouvernements adopteront eux aussi des règlement anti-tabac, carde plus en plus de personnes cessent de fumer.Les fabricants de cigarettes en sont conscients et ils essaient de sauver leurs meubles.On vient de mettre sur le marché un produit aberrant qui s'appelle SKOAL BANDITS.C'est un petit sachet qui contient du tabac et qu'onplace dans sa bouche, entre la joue et la gencive.On ne le mastique pas ; on se contente de le sucer et de « jouir » du goût du jus de tabac.Il y a également des gens qui, après avoir arrêté de fumer, absorbent régulièrement des comprimés de nicotine qu'ils achètent dans le commerce.Ils réussissent à se convaincre que leur organisme ne peut pas fonctionner du jour au lendemain sans nicotine.Alors ils essaient de se « sevrer ».Le malheur est que leur sevrage ne se termine jamais.Ils ne perdent pas leur mauvaise habitude et j'en connais qui se droguent littéralement aux comprimés de nicotine depuis plus d'un an.Le bonheur des « thérapeutes » Ce qui fait le malheur des fabricants de cigarettes fait le bonheur des \u2022 thérapeutes » de toute couleur, qui prétendent aider les gens à arrêter de fumer.Ils ouvrent des clinique à tous les coins de rues et annoncent leurs services à grand renfort de publicité.Il y a donc beaucoup d'argent à faire dans ce commerce.Il ne faut pas croire que tous les hypnologues, psychologues, acupuncteurs, etc.etc.qui prétendent nous « faire arrêter de fumer » sont des fumistes.Certains sont certainement très sérieux, pour ne pas dire honnêtes.Même les grands hôpitaux ouvrent des cliniques anti-tabagistes, et on ne peut pas accuser ces spécialistes de ne pas être sérieux.Comment faire pour arrêter?Mon expérience d'ancien fumeur m'a appris qu'on ne se débarrasse pas d'une habitude comme la cigarette, ancrée dans tous les moments de nos vies depuis tant d'années et de décennies, sans faire de très grands efforts personnels.Personne ne peut nous « faire arrêter de fumer ».Si on pense qu'en payant $200 pour des traitements d'hypnose, des messages subliminaux, des aiguilles d'acupuncture dans les oreilles, ou autres trucs plus ou moins magiques, l'envie de fumer s'en ira comme par miracle, on se met un doigt dans l'oeil.Aux innocents les mains pleines On a beau ne pas vouloir se moquer de la police, parfois on a du mal à garder son sérieux devant certains agissements de nos forces constabulaires.Il était difficile de ne pas rire en apprenant que c'est par hasard que les policiers de la CUM ont mis la main sur deux Hell's Angels, dimanche dernier.En fait c'est un constable du service de la circulation, tout seul, qui les a arrêtés, parce qu'ils faisaient un virage interdit dans le quartier Saint-Henri.Le plus drôle c'est que les motards transportaient une mitraillette avec silencieux, ainsi que deux revolvers.Même leur moto était volée.Le policier de la circulation n'a pas eu peur et les motards, de leur côté, se sont laissé arrêter comme des enfants.À quoi ça sert donc d'entraîner et d'entretenir des escouades énormes de policiers spécialisés dans la lutte contre les gros bandits?Les simples agents de la circulation semblent avoir plus de succès qu'eux dans ce genre de travail.Pour une spécificité du Québec liée à la langue ¦j OTTAWA \u2014 La Commission ™ Macdonald recommande d'inscrire dans la Constitution canadienne un préambule qui reconnaîtrait qui- \u2022 la spécificité du Québec est liée à sa situation de foyer principal mais non exclusif, des francophones canadiens ».Dans la préface du rapport Macdonald, on donne une définition du « Québécois francophone ».< En un peu plus de deux décennies, expliquent les Commissaires, la définition du Québécois francophone s'est élargie en intégrant des représentants de cultures diverses, dont des immigrants d'Haïti et des réfugiés du VietNam.On tend donc de plus en plus à définir les Québécois francophones en fonction de la langue plutôt que par référence à une histoire commune >.En vertu de cette spécificité, la Commission recommande qu'on accorde au Québec des garanties contre toute modification constitutionnelle qui pourrait constituer une menace à ses intérêts fondamentaux comme société distincte.En ce qui concerne le transfert de pouvoirs législatifs au Parlement fédéral, le rapport Macdonald conclut que « le moyen le plus simple d'offrir au Québec la protection nécessaire sans remettre en question le principe de l'égalité des provinces, consiste à accorder à chaque province le droit de se soustraire (à tout amendement) avec pleine compensation financière».C'est la formule dite de l'opting out réclamée par huit des dix provinces pendant les négociations constitutionnelles de 1981.Quant aux réformes des institutions nationales comme le Sénat, la Cour suprême, etc, la Commission recommande qu'on redonne au Québec le droit de veto qu'il perdait avec l'Acte constitutionnel de 1982.1 - r 1 y * Lautre ASA Radio télévision 9ff Québec __:_._ »¦ A 6 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 6 SEPTEMBRE 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de I information JEAN-GUY OUBUC éditorialiste en chef Ce sondage est-il utile ou futile?On connaît la valeur relative de tous les sondages; on sait que la réalité sen accommode parfois très mal.Que dire alors d'un sondage purement hypothétique, qui pose une question hypothétique à des gens qui ne sont absolument pas en situation d'exprimer un choix veritable?Il serait donc totalement irresponsable, même pour ceux qui se réjouissent de résultats qui font leur affaire, de tirer des conclusions le moindrement sérieuses du sondage IQOP publie cette semaine et concernant une éventuelle élection entre le chet libéral et l'un ou l'autre des candidats péquistes.Les dirigeants libéraux ont peut-être raison de ne pas vraiment prendre au sérieux une enquête d'opinion faite «par la même maison qui avait prédit notre victoire en 1976 et celle du oui au référendum de mai 1980».En fait, les péquistes lui accordent un certain crédit parce que ce dernier sondage les favorise; et les libéraux lui refusent tout crédit parce qu'il les défavorise L objectivité est évidemment difficile.Sans trop craindre d'errer, on peut cependant dire que présentement, malgré l'aridité et le manque d intérêt de la course à la direction du Parti québécois, ses principales vedettes attirent plus I attention que le chef libéral.On peut même se rendre compte que la personne du chef demeure très importante dans notre population.Contrairement à d autres sociétés et même à la nôtre d autrefois où l'attachement à un parti pouvait être farouche et infrangible, les Québécois d aujourd hui peuvent transporter leur préférence d'un candidat à l'autre.Si un tel est chef, je serai péquiste; mais si c'est un tel, je serai libéral.Plus grande confiance dans les personnes que dans les idées?Sentimentalisme politique?Superficialité?Perméabilité à la séduction?On n'a pas de réponse, on a simplement un trait de caractère québécois pris à un moment de son histoire: pour nous, la qualité d une personne passe avant celle d un programme.Ceux qui élisaient M.Lévesque peuvent en attester; ceux qui élisaient M.Trudeau également; et ceux qui ont élu M.Mulroney tout autant.On pourrait même poursuivre le parallèle avec ceux qui n'ont pas élu M.Ryan.Tout cela fait réfléchir.Et peut même inquiéter les libéraux, du moins ceux qui croient que le seul argument de l'interlocuteur valable à Ottawa, du retour affectueux au fédéralisme ou de I économie déficiente du Québec peut convaincre la population de voter pour eux.Comme ils ont un chef qui ne réussit pas à séduire et, jusqu'à maintenant, une brochette de candidats qui ne parviennent pas à impressionner, ils devront trouver un moyen de conviction assez puissant pour se lancer dans une bataille où la victoire semble devoir appartenir aux personnes plutôt qu aux idées.Jean-Guy DUBUC L'URSS prépare le sommet En accordant une interview prolongée au magazine Time.M.Mikhaïl Gorbatchev a dissipé les doutes que l'on pouvait avoir quant à l'utilité du sommet de Genève de novembre prochain.On se demandait, en effet, ce que le secrétaire général du Parti communiste de I Union soviétique et le président Reagan pourraient bien se dire alors qu il règne une telle tension et tant de méfiance entre les deux superpuissances.M Gorbatchev a tenu à souligner l'importance qu il accorde au sommet qui devient ainsi une occasion unique d'influencer la politique soviétique et d améliorer les relations entre I Est et I Ouest.En six mois, M.Gorbatchev a bien établi son contrôle sur le parti et le gouvernement de I Union soviétique.Il fait respecter ses décisions et, s'il le faut, il place les hommes qui lui sont acquis aux postes nécessaires pour que sa politique soit suivie.Il lui manque toutefois la consécration de sa politique par un congrès du Parti communiste, la plus haute instance qui ne se réunit qu environ tous les cinq ans.Il a fait convoquer un congrès pour février prochain; il n'a donc plus que quelques mois pour définir la politique étrangère de l'Union soviétique telle qu elle existera pendant des années.On voit son intérêt à rencontrer M Reagan pour faire la part des choses; mais la mésentente entre la Maison-Blanche et le Kremlin règne aussi au sujet du sommet lui-même Elle viendrait en partie du fait que I Union soviétique cherche des ententes à long terme dans des domaines très vastes alors que les États-Unis cherchent plutôt la solution de problèmes plus immédiats Ils risquent ainsi de se lancer dans un dialogue de sourds En répondant avec candeur et abondance aux questions de Time, M.Gorbatchev veut sans doute relancer I intérêt des Américains dans la conférence au sommet.Il se montre conciliant et réaliste, comme il se doit de quelqu un qui cherche a définir une politique, voire une stratégie.Cependant, il n est pas prêt à marchander quand il s agit de la puissance soviétique par rapport à celle des États-Unis.Il nie vouloir faire de la propagande, mais la perplexité qu'il montre devant les intentions et le comportement de Washington ne nuira pas à sa cause aux yeux des Américains.En effet, il cherche une vision claire des relations entre les deux pays au cours des prochaines années pour échafauder sa propre politique.De leur côté, beaucoup d Américains sont mal à I aise avec la politique de confrontation verbale du président Reagan.Eux aussi cherchent une approche plus constructive.Bien qu'il se livre parfois à des excès, I attitude du président Reagan est compréhensible; depuis plus de cinq ans, le Kremlin s'est distingué par son manque d'imagination et ses réactions hâtives aux événements internationaux.L âge avancé des dirigeants soviétiques était sans doute une des causes du manque de dialogue entre les deux superpuissances.Il faut remonter à plus de dix ans, à la présidence de M.Nixon, pour trouver une politique américaine cohérente à l'égard de l'Union soviétique.Sa politique de renouer des relations normales avec la Chine dans le but d'améliorer celles avec I Union soviétique, et non pour faire pencher la balance stratégique, avait débouché sur une période de détente.Les successeurs de M.Nixon n'ont pas été capables de maintenir cet esprit de détente et I Union soviétique pouvait craindre son isolement.M.Gorbatchev semble conscient du tort que cette crainte peut faire à son pays.Le sommet de Genève est l'occasion pour lui de mieux comprendre ce que veulent les Et«-i:s-Un;s et leurs alliés et d'élaborer la politique soviétique s tte nouvelle base.Les États-Unis auraient tort de com .le sommet comme une simple prise de contact et la possibilité de régler quelques irritants entre les deux pays.À la lumière des réponses de M.Gorbatchev à Time, il est Important de voir nette rencontre comme une occasion unique d'influencer la politique étrangère fondamentale de l'Union soviétique.Frédéric WAONIÉRt (Tous droits réservés) Jacques Dufresne Les médecines douces (Collaboration spéciale) Le débat sur les médecines doutes prend de l'ampleur.Que bec Science y consacre son dernier numéro; le magazine Carrefour des Affaires sociales, organe du mas.fera de même bientôt et la Fédération des CLSC lancera le 16 septembre une brochure entièrement consacrée à ce sujet.Chacun a pu observer d'autre part les remous provoqués par une petite loi sur l'acupuncture votée au milieu des vacances.Celle controverse a permis de bien poser la question cruciale du contrôle des nouvelles thérapies.Ce contrôle, doit-on en confier la responsabilité à la Corpo-ration des 'médecins, qui renforcerait ainsi son monopole-.' Doit-on plutôt miser davantage sur les lois du marché, comme le souhaite Mme Marie-Andrée L'Héreault, présidente de l'AQPS (Association québé-coise pour la promotion de la santé)'1 Québec Science rapporte ces propos d'elle: «Nous croyons que chaque personne a le droit de choisir la médecine qu'elle croit la meilleure pour elle.C'est pourquoi il faut rendre disponible le plus large éventail possible de moyens thérapeutiques tout en s'assuranl d'un contrôle efficace.Mais ce contrôle ne revient pas, absolument pas, à la Corporation des médecins, qui n'est pas compétente en ce domaine.» Le problème de la formation des thérapeutes est tout aussi important.Depuis quelques années, dans les vingt ou trente nouvelles thérapies, les programmes de formation, allani de quelques semaines à quelques années, se multiplient partout au Québec.Des thérapeutes charismatiques, souvent français, font école; des écoles sans permis, sans diplôme officiel, mais aussi sans subventions.On peut voir dans cette floraison un signe réjouissant des temps nouveaux.Lors de la révolution tranquille toutes les réformes dans le secteur de la santé procédaient de l'État.Les employés du réseau n'avaient qu'à exécuter les plans conçus pour eux.Les malades devaient emprunter les corridors aménagés à leur intention.Les plus larges conduisaient aux salles d'urgence.Aucun ne menait chez les chiropraticiens ou les naturopa-thes.Et ils étaient tous à sens unique.Il était entendu que les médecins ne les emprunteraient pas pour aller chez les malades.Dans ce contexte les médecines douces apparaissent comme une revanche de la société.Ni les nouveaux thérapeutes ni leurs patients n'ont attendu de consignes étatiques pour créer leurs propres corridors et y circuler dans les deux sens.Mais même si on est enclin à penser que ce phénomène est avant tout un signe de vitalité sociale, on peut aussi y voir une forme d'anarchie dont pourraient profiter les charlatans de l'enseignement.Sans aller jusqu'à soutenir qu'il faille avoir reçu une formation médicale pour avoir droit au titre de thérapeute, le docteur Gilles Vézi-na.président de l'Association de médecine holistique du Québec, se montre presque aussi prudent que sa corporation; «Je m'opposerai toujours, dit-il, selon Québec Science, à ce que quelqu'un s'appelle thérapeute s'il n'a pas une formation de base lui ayant permis de développer un certain sens critique par rapport à ses gestes thérapeutiques.» II n'empêche que Gilles Vézina et ses quarante collègues sont dans une situation fort délicate puisque leur propre corporation leur interdit formellement de faire ce qu'ils font de plus en plus ouvertement.Ils peuvent répliquer qu'ils ont au moins reçu la formation de base qu'ils réclament pour tous les thérapeutes.Quand on entend l'expression «formation de base» au Québec, on pense immédiatement aux sciences et aux techniques de la santé telles qu'on les enseigne dans les cégeps et les facultés de médecine.Est-ce bien la solution?Le prodigieux succès de l'enseignement parallèle dans le secteur de la santé n'est-il pas la preuve que les institutions officielles n'ont pas su s'adapter à la demande, occupées qu'elles étaient à conserver les postes, privilèges et habitudes de tous leur» professeurs déjà bien en place?Si.pour entendre parler des rap ports de l'àme et du corps, des anciens de nos facultés de médecine estiment devoir faire des déboursés importants ou suivre les cours d'un ostéopathe français, à qui la faute?Quand des institutions subordonnent le service à la clientèle aux exigences de la régie interne, la clientele s'en va ailleurs, comme l'eau qui descend des collines crée de nouvelles rigoles quand on lui oppose un barrage.Faut-il empêcher cette eau de circuler sous prétexte qu'elle peut charrier des profiteurs?Des profiteurs, n'y en a-t-il pas aussi quelques-uns dans l'enseignement officiel?Les défenseurs de cet enseignement se moquent volontiers des pro grammes parallèles qui peuvent prendre les formes les plus diverses tant au niveau du contenu qu'à celui de l'organisation.On pourrait en effet douter de la compétence d'un acupuncteur qui ouvrirait boutique après un cours intensif d'un mois.Mais dans cette souplesse, n'y a-t-il pas d'autre part une leçon dont pourraient profiter les institutions officielles?Est-il vraiment nécessaire, par exemple, que tout omnipraticien suive un programme spécialisé de cinq ans pour avoir droit au titre de psychiatre?À suivre.POÎNT BEVUE L'empiétement sur le Saint-Laurent Quelques hommes politiques, dont un député, chel du gouvernement par surcroit, ont rejeté du revers de la main, la semaine dernière, les conclusions d'un important rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.Ce rapport, on le sait, recommande au ministre de (Environnement de rejeter les projets de la municipalité de Longuéuil qui souhaite implanter un gros égout collecteur dans le lit du fleuve Saint-Laurent au large de la grande autoroute des berges JEAN-PIERRE BONHOMME_ Ces déclarations politiques ont laissé entendre que les inconvénients environnementaux décrits dans le rapport sont négligeables et qu'il n'y a par conséquent pas lieu d'arrêter ainsi le projet.Longuéuil devrait donc pouvoir procéder avec sa solution «aquatique» et.du même coup, obtenir une certaine zone de «parc» pour le bénéfice des cyclistes.Qu'il nous soit permis de rappeler certains faits, ici, qui Jettent une lumière différente sur cette proposition des ingénieurs municipaux de la rive sud, Le Bureau d'audiences publi- ques, rappelons-le.est le principal instrument d'action du ministère de l'Environnement.C'est lui qui peut en quelque sorte «objectiver» les situations, faire enquête sur la pertinence des études d'impact que la loi de la qualité de l'environ nement impose de confectionner aux plus grands promoteurs.C'est une sorte de lieu neutre où on peut mettre un peu de raisonnable dans toute cette subjectivité où baigne-le pécule de l'ingénierie.Aussi y a-1 -i 1 lieu d'être bien attentif à ses constatations.Les inconvénients environnementaux du projet lon-gueuillois ne sont-ils qu'un «petit problème», justement?La lecture du rapport du Bureau d'audiences \u2014 une enquête en règle \u2014 montre, calculs à l'appui, que la difficulté environnementale est non seulement énorme, mais qu'une solution terrestre, la pose du tuyau sur la terre ferme, coûterait 57 p.cent moins cher (quelque $4 millions de moins) que l'autre.Comme quoi les bons aménagements ne coûtent pas nécessairement plus cher que les autres.Qu'on juge de l'importance du problème.Le projet longueuillois propose, explique le rapport, d'installer un tuyau de deux mètres de diamètre dans le lit du fleuve, le long de la route 132, celte .supervoie qui est elle-même construite dans le lit du fleuve.Le nouvel empiétement, s'il est permis pour le gouvernement, aurait une largeur d'une vingtaine de mètres sur une longueur de 3.02 kilomètres.Cela représente 300,000 mètres cubes de matériaux qui proviendraient des restes des travaux que le promoteur réalise dans son «programme d'assainissement des eaux» (nettoyage des eaux usées).Pour transporter tout cela il faudrait 28,-joo voyages de camions.Ceci au moment où le gouvernement incite les citoyens à nettoyer les berges, à y enlever les canettes et autres débris.Longuéuil s'explique en disant que la pose du tuyau permettra de créer une sorte de bande récréative, devant la ville, pour l'usage des citoyens.Or le rapport révèle que la municipalité n'a pas fait d'étude valable sur l'impact du bruit de l'autoroute.«Malheureusement, dit le rapport, l'étude d'Impact nous prévient que la mesure du bruit ambiant n'a été faite que sur une base Indicatrice.» Comment peut-on croire, du reste, que les citoyens choisiront d'aller se détendre dans un enfer de ronronnement de moteurs?Le rapport révèle encore que les promoteurs gouvernementaux ont l'intention d'aller faire traiter les eaux usées dans une usine de l'Ile Charron.Pour cela il faudra que le tuyau des berges traverse le fleuve.Or, nous apprend le rapport, les promoteurs n'ont pas démontré \u2014 si tant est qu'il faille traiter les eaux au large \u2014 qu'ils ont choisi une méthode de dragage d'une tranchée de moindre impact environnemental.Cette partie de l'affaire implique un déplacement possible de 100,000 mètres cubes de terre.«La traversée du fleuve (de l'égout) mérite d'être définie d'une manière plus précise.» La largeur du fleuve Saint-Laurent, devant Longuéuil, a été réduite de 500 mètres par les divers empiétements (1,500 pieds).La superficie de l'ile des Soeurs a récemment été doublée par empiétements.Doublée! Et le rapport nous révèle que, de l'aveu même des fonctionnaires québécois, le gouvernement «n'a pas de politique globale de gestion du littoral et du milieu riverain»! Devant ces faits les citoyens représentés par le conseil des ministres pourront bien décider de prendre le risque de continuer d'empiéter sur les berges; ils ne pourront toutefois pas dire qu'il s'agit là d'un «petit problème d'environnement».(1 A IA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 6 SEPTEMBRE 1985 V ____ TRIBUNE LIBRE A 7 Les adultes, de piètres modèles pour les jeunes Je suis vraiment fatigué d'entendre cl de lire des affirmations erronées sur les jeunes, surtout venant de !a pari des adultes.En effet, plusieurs prétendent que les jeunes sont irresponsables, paresseux, flâneurs, apolitiques, etc.Je dois avouer que certains jeunes peuvent l'être comme il y a d'innombrables adultes qui le sont également.Il ne faut pas oublier que nous vivons dans une société dirigée d'abord par des adultes.Si les jeunes sont amorphes cl démobilisés, c'est parce que les adultes ont délimite les jeunes par leur irresponsabilité, leur besoin de satisfaire leurs propres intérêts personnels, leur corruption ainsi que l'héritage qu'ils leur laissent: une société déshumanisée, violente, injuste, polluée, une société de consommation où régnent le ijaspillai*e d'énergie et des ressources naturelles et le «progrès» qui amené la destruction systématique, a long terme, de noire planète.N'ayant devant eux.la plupart du temps, que des modèles d'adul les superficiels, cupides et immoraux, les jeunes ne peuvent qu'emprunter leurs comportements et refléter aux adultes leurs propres images.C'est peut-être cela qui les choque.Les adultes constatent à travers les jeunes leurs échecs, leur irresponsabilité.Ils tentent de dissimuler cette réalité en rejetant la faute sur les jeunes.Pourtant, à voir et à vivre cette société que les adultes ont bâtie d'abord pour eux (je ne crois pas à cette prétention que les adultes ont travaillé pour nous.) les jeunes ont énormément de difficultés et d'embûches a affronter: solitude, manque de travail, peu de ressources financières, mauvaise éducation, etc.Ce sentiment de dégoût à l'endroit des adultes et de leur société est aussi partagée par les jeunes de tous les pays y compris les pays communistes.Les jeunes des pays de l'Est refusent une société ou ils n'ont rien à dire, où tout est programmé et décidé d'avance, où les adultes veulent servir leur intérêt personnel au détriment des autres.Kux aussi les jeunes des pays de I Ksi ont un lourd héritage à supporter.Ils constatent que la planète est dirigée par des adultes irresponsables et voient leur avenir avec incertitude.De plus, les sociétés communistes allient souvent éducation et entraînement militaire, qui servira plus tard à réprimer les Afghans ou autres «ennemis des peuples socialistes».Ce monde absurde et stupide nous devrions l'aimer?En être stimules, être heureux?Être remplis de joie de voir des guerres s'éterniser, des êtres humains mourir de faim, des espèces animales et végétales disparaître à jamais: voir la nature se dégrader de jour en jour, de constater que dans des pays on torture, on tue même des gens pour leurs opinions?D'entendre les mêmes discours politiques désuets et démagogiques?Jubiler à entendre les solutions que l'on propose pour les problèmes des jeunes: des programmés qui ne fournissent pas d'emplois stables et permanents ou la probabilité d'établir le service militaire obligatoire?Je sais qu'il existe des adultes responsables et sincères qui sont aussi exaspérés que les jeunes de cette société.Malheureusement, ces gens-là n'ont pas beaucoup de pouvoir.J'appelle donc à une solidarité entre les adultes et les jeunes désenchantés de cette vie dite moderne, afin de développer ensemble des alternatives qui se situeraient en dehors des modèles des sociétés de consommation et communiste que nous connaissons aujourd'hui.Richard CHARTIER Montréal Un coup de barre s'impose La fermeture de Gulf à Montréal est supposément due à la baisse de la demande des produits pétroliers et à la surcapacité des raffineries existantes, ce qui est complètement faux.La raison c'est que la compagnie importe de l'extérieur du Canada 100.000 barils de ga/oline par mois depuis six mois et que les deux pal-liers gouvernementaux ne font rien pour empêcher une telle situation.Qu'ils imposent un quota sur l'importation des produits raffinés (ga/oline) comme ils le font pour les automobiles.Dernièrement le gouvernement Heagan, aux États-Unis, n'a-t-il pas imposée cinq cents la livre sur le porc en provenance du Canada?Que le gouvernement fédéral fasse la même chose en imposant une taxe sur la gazoline importée et que le gouvernement provincial enlève sa fameuse taxe de 20 pour cent.Ces derniers s'arrachent les cheveux pour accorder des subventions afin de créer des emplois et ils sont incapables de protéger ceux qui existent actuellement.Encore 150 emplois perdus directement et des milliers d'autres indirectement au moment où il est très difficile de trouver un emploi.De grâce, arrêtez l'hémorragie parce que le Québec va devenir une province fantôme et d'assistés sociaux! Claude PRUDHOMME Saint-Léonard Beaucoup de monde en cause Madame Joyce Napier La Presse C'est un peu lard et la période des vacances y est pour quelque chose que je vous communique notre appréciation pour votre article du 8 août dernier.Nous avons particulièrement apprécié que vous rappeliez énergi-quement qu'il s'agit à Rivière-des-Prairies de la qualité de vie de 000 personnes (el combien d'autres dans tout le Québec.).Un grand nombre d'entre elles, dans ces institutions qui ont joué à une certaine époque un rôle de «fourre-toul».ne peuvent même pas être considérées comme des «malades» (nous préférons parler de personnes ayant une déficience psychique).Un nombre important sont des personnes ayant une déficience intellectuelle et un milieu psychiatrique n'est pas celui qu'il faudrait.Un grand nombre ont vu leur déficience si aggravée par dix ou \\ ingt ans de retrait du monde, dans un univers hospitalier, qu'on peut s'interroger sur le poids relatif des deux facteurs.C'est pourquoi le débat actuel est si important et nous nous tenons a votre disposition pour en discuter si l'occasion s'en présentait pour vous.La directrice Anne FALCIMAIGNE Office des personnes handicapées du Québec La vis qui blesse le tronc Prévention du crime La semaine nationale de la prevention du crime se tiendra du ;t au !) novembre 1985; elle nous propose': création d'emploi, certificat de mérite, mode de vie meilleur.Sachons tirer parti de l'année internationale de la jeunesse avant qu'elle ne tire à sa fin Demandons par voie de pétition la promulgation d'une loi rendant obligatoire la mise au point, dans nos écoles, d'un programme de sensibilisation aux sérieux problèmes courants: «prostitution des jeunes \u2014 enlèvements \u2014 viol \u2014 vols divers \u2014 usage el trafic de drogue \u2014 accidents dus a la conduite en état débridé», animé par des personnes ressources de la Gendarmerie royale du Canada ou autre service de police, avec présentation de film, vidéo, dépliant, etc Instruisons nos jeunes des nombreuses approches auxquelles ils sont exposés avant d'être impliqués dans ces aventures déplorables el.des conséquences qui s'ensuivent.Pourraient être embauchés ou inviles a ces séances d'information, des jeunes qui en ont éié témoins ou victimes d'une expérience pertinente.Peuvent se joindre à eux des jeunes volontaires qui aimeraient sensibiliser leurs semblables de groupe d'âge différent.Cependant, ces derniers devraient être l'objet d'une mention spéciale.Organisons-nous adéquatement pour assurer a nos enfants un mode de vie meilleur.Serge RATHLE Longueuil Monsieur Pierre Bourque Jardin botanique de Montréal Dernièrement, lors d'une visite au Jardin botanique, je fus grandement surpris et révolté de voir certains arbres portant une plaquette d'identification vissée à leur tronc.C'est un bien mauvais exemple à donner à notre jeunesse! Comment pouvons-nous leur apprendre le respect pour toute forme de vie et surtout que les grands végétaux sont des êtres vivants si le Jardin botanique se permet de leur planter des vis.Si l'identification justifie l'énor- mité du geste, les petits, eux.pourraient croire qu'il est «normal ¦ de clouer n'importe quoi aux arbres.Une vis dans un tronc d'arbre.Monsieur, n'est pas plus acceptable qu'un clou.Je veux croire que cela a échappé à votre attention parce que je vous sais un amant de la nature et un merveilleux ambassadeur du règne végétal.Au nom de la jeunesse el des arbres du Jardin, retirez-nous ces maudites vis de la vue et des troncs! Jean Guv ALARIE Montreal Les orignaux de Terre-Neuve A Mme Alice Parizeau.Décidément, les orignaux de Terre-Neuve sont originaux.Selon votre article paru dans PLUS, le 2-1 août dernier et intitule: «Les vaches sacrées de Terre-Neuve», les orignaux terre-neuviens ressemblent tellement à des caribous que vous avez cru bon d'en illustrer le texte par une statue de caribou.De plus, les orignaux ou élans d'Amérique terre-netiviens sont les plus gros au monde puisque vous dites qu'ils pèsent plus d'une tonne (sans doute métrique).Serail-il possible que vous ayez l'ail peser la statue qui illustre le texte, sans tenir compte qu'elle était grandeur nature et.d'airain?Tout ceci ressemble à une histoire de pèche, el, si tel est le cas, vous avez beaucoup d'humour.De plus, je me demande si les orignaux qui.selon le texte, ont attaque un train, n'étaient pas une horde de caribous paisibles el migrants que le train a frappée.Celte histoire serait plus credible que de prêter des intentions belliqueuses à des animaux qui ne le sont pas.Si votre informateur a voulu fabuler, il aurait dû vous en informer el nous en aurions ri.P.DUGUAY St-Dcnis-sur-Kiehelicu Au sujet des maladies neuro-musculaires C'est avec étonnement que j'ai pris connaissance de l'article intitule «La dystrophic musculaire reste tragique, mais la recherche ne démord pas», paru le lundi 2t> août I9H5 sous la rubrique «informations générales».Si je n'avais lu mon nom précédant le titre et les propos que l'on m'attribue, il est clair que je n'aurais pu nie reconnaître dans ces lignes.Je tiens à apporter une certaine lumière sur quelques-uns des énonces de l'auteur qui.malgré sa bonne foi, m'apparait avoir abordé certains sujets avec inexactitude ou mal interprété quelques-uns des commentaires des personnes qu'il a rencontrées.D'une part, l'hôpital Marie-Enfant est un centre hospitalier dont la vocation est d'assurer des services de réadaptation à une clientèle d'enfants présentant une incapacité ou handicap en raison d'une déficience sur le plan de la motricité.11 serait donc étonnant d'y retrouver un programme de malformations génitales et, contrairement a ce qu'affirme l'article, je ne suis pas le directeur d'un tel programme mais bien, par interim, de celui des maladies neuromusculaires.Le premier objectif de ce programme est d'offrir à toute personne atteinte de maladie neuro musculaire, dont la dystrophic musculaire, tous les services de réadaptation qu'elle requiert pour évoluer vers une plus grande autonomie sur le plan de la fonction ainsi que sur le plan psychologique et social, bref vers une meilleure qualité de vie.Ainsi, une équipe composée de physiothérapeutes, ergolhérapeutes, psychologues, in-halothérapeuies, orthopédistes, neurologues, pneumologues, phy-siatre et coordonnaient- analyse à chaque semaine les besoins de plusieurs patients.Elle tente également, en collaboration avec le bénéficiaire et sa famille, de déterminer les meilleures ressources pour combler ces besoins.Outre la distribution de ces services, cette équipe a investi considérablement d'énergie et de temps dans l'élaboration de mécanismes d'information auprès des professionnels, des patients et des parents: la publication, la semaine dernière, d'un livre intitulé «Les maladies neuromusculaires de l'enfant» en est une preuve tangible.Quelques patients, parents, ainsi que l'équipe du programme des maladies neuromusculaires en sont les auteurs.Enfin dans le but de trouver un moyen qui pourrait ralentir ou arrêter l'évolution de la maladie, ce programme s'est lancé depuis plusieurs années sur la voie de la recherche appliquée.Plus précisément, nous mettons en application les résultats de la recherche fondamentale, ou encore de l'expérimentation sur certains animaux dystrophiques.de médicaments déjà utilisés chez l'homme.Lorsque nous décidons de faire des essais avec un médicament en particulier, c'est donc que nous avuns de bonnes raisons de croire qu'il a des chances d'avoir des eftets bénéfiques sur la maladie visée, sans comporter de risque pour le patient.Les recherches effectuées à l'hôpital Marie-Enfant consistent donc en la distribution contrôlée de certains médicaments bien connus, et la mesure objective de l'évolution du patient suite à la prise de cette médication.Nous parlons ici d'essais thérapeutiques, terme que je préfère beaucoup ù celui utilisé par l'auteur qui écrit: «A l'hôpital Marie-Enfant, une équipe expérimente sur lès humains divers médicaments.» Le programme des maladies neuromusculaires enfin s'est donné comme mandat de faire du \u2022counselling* génétique, ainsi que du dépistage.On se souviendra qu'à peu près toutes les maladies neuromusculaires sont héréditaires et il faut donc informer de façon plus claire et la plus complète possible le patient et sa famille sur les risques de transmission de la maladie aux enfants à venir.Contrairement a ce qu'avance l'article, la problématique de l'avortement est presque inexistante, actuellement, lorsque l'on se situe dans le contexte des maladies neuromusculaires.D'une part, avec le ¦counselling* génétique, les parents, bien informés, ont choisi le plus souvent, bien avant la conception d'un enfant, de prendre le risque ou non de le voir atteint d'une maladie neuromusculaire.D'autre part, comme il n'existe actuellement aucun moyen valable pour dépister ou diagnostiquer pendant la grossesse une maladie neuromuscuiaire, je comprends mal pourquoi on élabore aussi longtemps dans l'article en question sur la problématique de l'avortement, en affirmant entre autre que: «toute cette question cause un profond problème d'ordre moral dont la médecine, en quelque sorte, se lave pour le moment les mains».Je ne crois pas que la médecine s'en lave les mains.Autant, sinon plus que toute autre profession, elle aborde cette problématique sans pour autant avoir la prétention d'être le seul ou meilleur juge pour évaluer entre autres la qualité de vie.De fait, toute cette discussion concernant l'avortement.ou dans le même ordre d'idée l'euthanasie, ne concerne pas que la médecine, mais bien la société en général.La composition des comités de bioéthique parle d'elle-même.On y retrouve effectivement des représentants de la médecine mais aussi de plusieurs groupes de la société.Pour ne trouver qu'une seule réponse toujours valable dans ces problématiques, il faut croire que tous les humains ont le même système de valeurs, les mêmes priorités, les mêmes besoins, les mêmes problèmes, donc que le contexte soit toujours le même.Il importe d'abord que le patient elou que la famille soient bien informés, guidés, supportés et soient en mesure d'analyser le plus adéquatement possible, mais malheureusement de façon toujours imparfaite, leur situation, leur contexte social, familial, conjugal, économique et psychologique.Cette réflexion doit s'effectuer en tenant compte de leurs valeurs morales et celles de la société, du droit de toute personne à la vie.mais aussi des droits à une certaine qualité de vie, et de celui de disposer de sa vie.D'avancer donc que «les médecins des services de (Counselling* génétique des hôpitaux se contentent de dire, pour le moment, sans prendre un parti ouvert, que la décision d'avorter un foetus soupçonné d'être atteint de dystrophic musculaire revient aux parents» serait sûrement faire preuve d'un man que de comprehension en profondeur de cette problématique mais aussi d'assumer que l'on est capable de soupçonner qu'un foetus est atteint de dystrophic musculaire, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.J'aimerais également apporter une correction sur une autre affirmation qui risque fort de consterner tout patient atteint de dystrophic musculaire.On lit en effet dans le premier paragraphe de l'article que «les personnes atteintes (de dystrophic musculaire) ne vivent pas au-delà de la vingtaine».Ceci est inexact.Ce n'esi que dans une forme de dystrophic musculaire, la plus grave, mais malheureusement la plus fréquente, que l'on risque de voir mourir la personne atteinte avant la ving taine.J'espère, par mes propos, avoir apporté les correctifs nécessaires pour une meilleure compréhension de quelques problématiques relati ves aux maladies neuromusculaires.Enfin, qu'il me soit permis de remercier l'auteur pour l'intérèi qu'il a manifeste à l'égard des per sonnes qui sont atteintes d'une maladie neuromusculaire, et de lap puyer dans sa demarche de sensibilisation auprès de la population.Pierre MAROIS, m.d.NDLR \u2014 L'auteur reconnaît avoir mal nommé le programme rie recherches que dirige le Dr Pierre Ma rois II reconnut! aussi que la question d'ordre moral relative au dépistage in utero concerne la société dans son ensemble.Jean-Pierre BONHOMME Il ne faut plus manquer le bateau M.Don F.Mazankowski Ministre des Transports Ottawa Comme vous le savez sans doute, le Canada est l'un des plus grands pays exportateurs au monde.Des tonnes de grain, minerai, papier, bois et autres produits quittent nos ports chaque jour en direction de-tous les continents.Comme vous le savez aussi, une infime partie seulement (autant dire presque nulle) est exportée sur des navires c anadiens.VOUS savez aussi que nous avons des centaines d'officiers el ingénieurs de marine qualifiés (cl certifiés par votre ministère) qui sont sans emploi.Tous espèrent trouver du travail et naviguer afin de gagner leur vie el acquérir l'expérience nécessaire pour se perfectionner el accéder a des brevets supérieurs.Vous savez aussi que nous avons partout à travers le pays des institutions d'enseignement maritime qui forment du personnel qualifié et compétent.Personnel qui fait face à la sortie de ces Institutions à une situation pratiquement nulle en matière d'emploi.Vous savez aussi que nous avons des marins (matelots, cuisiniers, aides mécaniciens, etc.) sans emploi qui ne demandent qu'à travailler.Pensons aussi aux milliers de chômeurs qui pourraient facilement apprendre cl aimer le métier de marin.Vous savez aussi que nous avons des chantiers maritimes dont les carnets de commandes .sont vides et qui meurent a petit feu.entraînant la mise à pied de centaines d'ouvriers compétents et spécialisés.On n
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