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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1985-11-20, Collections de BAnQ.

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[" INFORMATIONS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 NOVEMBRE 1985 DÉNONÇANT LES PROMESSES LIBÉRALES, JOHNSON ACCUSE: «Bourassa menace la paix sociale» i 1 Pierre Marc Johnson ne pro-™ met pas un jardin de roses, pas plus aux intervenants du secteur de l'éducation qu'aux autres.Mais ù tous, hier, il a servi une mise en garde: «Le plus grand dommage que M.Bourassa cause au Québec, c'est qu'en promettant des millions que nous n'avons pas, il menace la paix sociale que connaît le Québec depuis quelques années ».MARIO ROY_ Le premier ministre a poursuivi, en parlant des « $600 millions distribués en promesses» par le chef libéral: «Tous ces espoirs qu'il crée sans limite vont un jour devoir se briser sur le mur de la réalité: beaucoup de citoyens vont s'entre-déchirer pour avoir leur part d'un gâteau trop petit, et la cohésion sociale du Québec risque d'être ébranlée une fois de trop.» Plus tard, il devait illustrer, reprenant une critique lancée la veille a Saint-Léonard: « Ces jeunes assistés sociaux qui reçoivent $160 par mois, à qui on en promet $400, et à qui, dans trois mois, on ne livrera pas la marchandise, vont certainement être perturbés.» M.Johnson a pris la parole, hier, devant cette même Chambre de commerce de Sherbrooke où, il y a une dizaine de jours, Robert Bourassa annonçait une réduction de taxe de 10 p.cent qui.à l'analyse, devait s'avérer beaucoup moins considérable.Devant 100 convives, M.Johnson a surtout parlé d'humaniser l'éducation.\u2022 Nous n'avons plus à investir massivement dans l'appareil.Je dirais plutôt qu'il nous faut désormais investir en nous-mêmes, retrouver en nous le goût de créer, de travailler, de donner le meilleur de nous-mêmes.Pour cela, il faudra accepter de bousculer certaines de nos habitudes, de redéfinir le partage des roles et des taches », a prévenu le premier ministre.Les engagements du Parti québécois s'inscrivent dans cette lignée.Dans le secteur de l'éducation, le Parti libéral prévoit l'injection de $35 millions.Hier, le ministre le l'Éducation, François Gendron, présent à Sherbrooke, a promis $9 millions pour les manuels scolaires.Prêts et bourses : le PQ promet une injection de $1 million et demi : le Parti libéral, $21 millions.photo Pierre Côte, LA PRESSE Le premier ministre Johnson a fait une tentative au jeu de fers hier soir en visitant le Centre culturel d'Anjou.Sur huit fers lancés, il a réussi à atteindre le périmètre du poteau à quatre reprises.Il s'est excusé en disant qu'il était en campagne depuis 30 jours.Ailleurs, au moment d'exposer au premier ministre une situation confinant à la tragédie pour les travailleurs impliqués, les membres du comité de survie du textile et du vêtement ont pourtant usé de modération et de réalisme dans leur approche du problème.M.Johnson visitait alors une usine de la Dominion Textile, à Sherbrooke; la compagnie s'apprête à fermer deux de ses usines en juin prochain.À ces gens, il a décrit comme inéluctable la tendance à l'abolition graduelle des mesures protectionnistes à l'endroit des produits textiles étrangers.Il a parlé du respect des ententes existantes, de l'adaptation technologique, du recyclage de la main-d'oeuvre, de la spécialisation de la production, comme des avenues de solutions possibles pour faire face à l'inévitable.Bref, au sein même de son parti, le premier ministre sait qu'il y a eu et qu'il y aura peut-être davantage encore de critiques plus ou moins avouées quant à son style de campagne.Mais il n'entend pas en démordre: «J'ai voulu le plus possible faire ce que certains appellent une anti-campagne.J'ai voulu faire le pari de la maturité et de la franchise.» Devant la Chambre de commerce de Sherbrooke, il s'était proposé d'ajouter: «L'avenir dira si le pari que je fais sur le Québec est le bon.\u2022 Mais il n'a pas prononcé cette phrase pourtant inscrite dans son allocution écrite.Sans doute a-t-il jugé qu'il serait toujours temps de qualifier ce pari le soir du t décembre prochain.En soirée, alors qu'il visitait le Centre culturel d'Anjou, il a crû nécessaire d'expliquer pourquoi la société Hyundai ne s'était pas implanté dans l'est de Montréal.« J'aurais aimé comme tout le monde que le constructeur s'installe dans l'Est.Mais, à partir du choix et de la volonté de la compagnie, il ne fallait pas, au moment où s'amorce l'implantation d'une industrie automobile, mettre en péril ce dossier.» M.lohnson a ajouté qu'il y aura d'autres implantations et qu'il avait bon espoir que Toyota suive le mouvement d'autant plus que 150 municipalités du Québec ont sollicité sa venue et offert des facilités.Le PSC aurait dans Deux-Montagnes mm SA1NT-EUSTACHE \u2014 La ™ représentante du Parti du socialisme chrétien dans la circonscription de Deux-Montagnes aurait utilisé quelques fausses signatures pour appuyer sa candidature aux élections du 2 décembre.C'est la conclusion à laquelle en est arrivé la Presse Canadienne qui a effectué hier, en début de soirée, des vérifications auprès d'une dizaine de résidants dont les noms apparais-saient sur la liste des 71 citoyens qui auraient paraphé la déclaration de candidature de Mme Nicole Thibault.Dans deux cas, les personnes Interrogées n'ont pas été capables de reconnaître leur signature paraissant sur le bulletin et ont affirmé n'avoir jamais été sollicités par un candidat de quelque parti que ce soit.Mme Ariette («alarneau a déclaré en consultant la photocopie qui lui était présentée: « Ce n'est pas moi qui ai signé ça.Je n'écris pas comme cela ».Alain Duchaine, qui demeure la porte voisine, a également soutenu qu'il ne reconnaissait pas sa signature.Deux autres personnes ont dit ne pas reconnaître la signature du membre de lu famil le qui paraissait sur le bulletin.Selon les renseignements obtenus, la méthode utilisée par la candidate du PSC pour obtenir le minimun de 60 signatures requis par la loi était bien simple: elle aurait sonné à presque toutes les portes d'une même rue pour solliciter l'appui des citoyens.\u2014 Presse Canadienne Les gens d'affaires font connaître leurs conditions i | Pour obtenir le vote des sens ™ d'affaires, Pierre Marc Johnson et Robert Bourassa devront se compromettre sur au moins trois grands sujets qui les préoccupent au plus haut point.PIERRE VINCENT_ C'est ce qu'affirme la Chambre de commerce du Québec dans un télégramme que son président, Louis Lagassé, vient d'expédier au premier ministre, Pierre Marc Johnson, et au chef de l'Opposition.Robert Bourassa.¦ Ils devront s'engager clairement a réduire le déficit d'environ un milliard de dollars, dès le prochain budget.Plus exactement, on souhaite que, dans un premier temps, le erochain gouvernement réduise le déficit de trois à deux p.cent du Produit intérieur brut, en attendant de l'éliminer complètement.Pour atteindre cet objectif, on propose notamment une remise en question de l'universalité des programmes de santé, la suppression des subventions aux entreprises (pour les remplacer par des crédits d'impôt ) et une politique de privatisation des écoles.¦ Ils devront se prononcer catégoriquement contre toute formule d'uniformisation des salaires et des conditions de travail par secteurs d'activités, ainsi que contre toute formule susceptible d'élargir la syndicalisation dans l'entreprise privée.Une formule de négociation multipalronalc ou sectorielle serait, prétend-on, « destructrice » pour les PME.On demande également l'abolition de la loi anti-scabs et une déréglementation des relations de travail.¦ Les chefs politiques sont, en outre, invités à promettre une baisse d'au moins dix points du taux marginal de l'impôt sur le revenu pour les hauts salariés ($60 000 et plus).Le Plan Duhai-me prévoit déjà une baisse de 32 p.cent à 29 p.cent de ce taux d'imposition pour 1986 (et de 27 p.cent pour 1987), mais on considère qu'il vaudrait mieux l'abaisser à 22 p.cent.« Nous avons toutes les raisons de croire que nos membres supporteront le parti qui présentera, à l'égard de nos objectifs, les engagements les plus fermes et avec le plus de crédibilité », conclut M.Lagassé.POUR QU'ELLES PUISSENT EXPORTER DAVANTAGE Johnson pense à réduire les taxes des sociétés wê M.Pierre Marc Johnson ™ croit que l'on pourrait utiliser des réductions dans la taxation de la masse salariale des entreprises pour inciter ces dernières à se regrouper pour des fins d'exportation, de recherche et de développement, ainsi que pour encourager la formation et l'adaptation de la main-d'oeuvre.MIV.LL?TREMBLAY de la Presse Canadienne Dans une entrevue sur l'économie, accordée à la Presse Canadienne, le premier ministre du Québec a pris en exemple le Régime d'épargne-actions qui, en échange d'une réduction d'impôt sur le revenu des personnes les mieux payées, a pu déclencher des actions favorables pour la capitalisation des entreprises et l'initiation des Québécois au marché boursier.« Si on se donne des objectifs de regroupement danqjjjertalns sec- teurs de production, (.) l'instrument qu'est la taxe sur la masse salariale devient extrêmement intéressant; (.) on pourrait ainsi générer une activité en terme de formation et d'adaptation de la main-d'oeuvre, de marketing international et de recherche et développement.\u2022 Les taxes sur la masse salariale des entreprises sont un ensemble disparate qui comprend principalement les conl 'imitions des employeurs à la Commission de santé et de sécurité des travailleurs et à la Régie d'assurance-maladie du Québec.M.Johnson a identifié cette approche lorsqu'on lui a demandé, si lors du prochain budget, il préférerait mettre $1 de marge de manoeuvre sur une réduction de l'Impôt des particuliers ou s'il préférerait réduire d'autant la taxe sur la masse salariale.On sait que jusqu'à maintenant, M.Johnson s'est refusé à réécrire le budget de M.Yves Du-haime en pleine campagne électorale.En Indiquant cette nouvelle priorité, il répond au milieu des affaires qui se plaint de ce que les réductions d'impôt sur les profits des corporations aient été plus que compensées par une forte taxation de la masse salariale.Le premier ministre estime que dans les années a venir, les petites et les moyennes entreprises auront grand avantage à recourir à la technique du regroupement.80 000 emplois par an M.Johnson a tenu à mettre en perspective le nouveau slogan électoral de son concurrent, M.Robert Bourassa : « 400 000 emplois en cinq ans, c'est 80 000 emplois par année, et c'est ce qu'on est en train de faire ».Il estime que « la finalité du développement économique ça doit être des emplois et va veut dire que tous les ministères à vocation économiques doivent avoir cette préoccupation.» M.Johnson a qualifié ¦ d'absolument fausses » les insinuations voulant que l'on ait forcé certains dossiers d'investissements industriels pour qu'ils coïncident avec-la campagne électorale.U admet qu'il a pu y avoir un ralentissement temporaire d'un mois entre la démission de M.René Lévesque et son arrivée, mais, affirme i il avec force, ¦ il n'y a aucun dossier dans lequel on s'est précipité et surtout, il n'y a aucun dossier dans lequel ou a relardé.» Sociétés d'Etat Selon M.Johnson, pour le gouvernement, «garder le contrôle des sociétés d'Etat va devenir de moins en moins important avec les années.» R voit un éventail, où à une extiémité il y a privatisation, et à l'autre, l'État continue de bâtir et de maintenir des sociétés avec^un contrôle majori- taire, sinon exclusif.« Et entre les deux, il y a quelque chose qui s'inscrit dans le temps et qui s'appelle le « joint-venturing » entre les sociétés d'Etat solides (et l'entreprise privée) dans des domaines qui permettent le développement économique du Québec.Il n'y aurait pas eu de Péchiney s'il n'y avait pas eu de SGF et il n'y aurait pas eu de Culinar s'il n'y avait pas eu de Soquia », donne-t-il en exemple.Mais le meilleur cas, juge-t-il, c'est celui de l'acquisition de Nor-dair par Quebecair.Si la bataille pour le contrôle réussit, on aura assuré la desserte de nos régions et des liaisons avec les provinces situées à l'est du Québec, on aura obtenu une compagnie rentable, le maintien d'un niveau d'expertise et d'emploi qui vient avec un siège social sur notre territoire, et en conclusion, la privatisation de l'opération.LES ÉLECTIONS DE S0ULÎÉ Le coup de la Brink's Les sondages le démontrent: les intentions de vote restent stables depuis le début de la campagne.Pour faire bouger ça, dans un sens ou dans l'autre, il faudrait quelque chose de gros.Un grand coup.Dans le passé, il y avait eu les interventions fulgurantes de conseillers financiers comme Lafferty Harwood.Mais les tireurs de sonnettes d'alarme ne sonneront pas le tocsin pour Pierre Marc Johnson ou .pour Robert Bourassa.Ah ! Le « coup de la Brink's*, en 1970! Ça vous avait quand même une autre allure! Hélas! Il faut se faire une raison, l'hystérie est passée de mode.Pourtant j'avais bien vu le nom de la Brink's quelque part dans cette campagne électorale.Mais où?Dans les archives du journal, seulement quelques vieux articles, momifiés par le microfilm.C'est finalement sur mon bureau, dans l'incroyable monceau de papier gaspillé pour la campagne que j'ai retrouvé le nom de la Brink's.Ses camions blindés avalent servi en avril 1970 à transporter en Ontario, à l'abri des hordes barbares de péquistes qui menaçaient de prendre le pouvoir au Québec, les valeurs des déposants à la « Royal Trust Company », comme on l'appelait à l'époque.« Brink's Canada Limitée.Directeur du Marketing.» C'est bien écrit là, dans la liste des références professionnelles de Jean-Guy Mailloux, candidat du PQ dans Notre-Dame-de-Grace.J'ai couru le voir, Jean-Guy Mailloux.48 ans.Péquiste depuis 70, nationaliste de naissance.Admirateur de René Lévesque.Le coup de la Brink's?C'est tellement loin! Des expéditions comme celle du dimanche d'avant les élections de 1970, la compagnie en faisait continuellement.Ce sont des gens de l'extérieur qui ont monté l'opération publicitaire.« J'ai travaillé là pendant 13 ans, mais je n'aurais jamais cru qu'on pouvait faire peur aux gens avec des histoires comme celle-là I » Sa candidature, c'est une affaire de conviction personel-le.« Si j'étais élu, je serais certainement un héros national !» Ça ne l'empêche de se débattre dans le village libéral qu'est NDG.« Je dis aux gens que c'est absurde que 15.comtés soient acquis aux libéraux, comme ça, sans raison ».\u2022 Ici, Jean-Guy Mailloux a tout fait.« J'ai visité les personnes âgées, les jeunes, les gens du YMCA.Je m'occupe activement du CLSC qui va ouvrir, bientôt ».Le comté n'est plus un haut lieu de la bourgeoisie.Il y a des tas de jeunes ménages qui ont des problèmes de garderies trop chères, et II y a surtout beaucoup de vieux.Il faut organiser des services sociaux è domicile.NOG., c'est l'endroit du Canada où II y aie plus de personnes âgées, après Victoria en Colombie-Britannique.« J'ai gagné quelque chose, depuis le début de la campagne: j'ai fait sortir le député, Reed Scowen, de WestmounL Il est venu dans NDG.C'est un début ».Le coup de la Brink's, c'est bien loin.Mais Jean-Guy Mailloux garde un très bon souvenir de son ancienne compagnie.Autre signé des temps: dans le transport de valeurs, c'est maintenant le Mcuv«-ment Desjardins qui domine le marché.Décidément, il ne faut pas trop compter sur un grand coup dans cette campagne.JEAN-PAUL SOUL.IÉ I I B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 NOVEMBRE 1985 Le dossier MDF: Mont-Laurier récolte $2,7 millions ¦¦ Le dossier MDF que pé-\u2022* quisles et libéraux promettent de renier afin d'augmenter leurs chances de victoire dans Labelle, a franchi un pas important au cours des dernières heu JEAN-PAUL CHARBONNCAU_ res alors que le maire de Mont Laurier a ramassé $2,7 millions, dont une partie provient de 20(1 hommes d'affaires de la région.Après être descendu à Saint Jerome pour informer le minis tre Robert Dean qu'il avait réussi à trouver l'argent nécessaire pour aider au financement de ce projet.M.Jean-Claude LeBel, a pris le chemin de Québec où il devait rencontrer au jourd'hui le président de Rex-for.Michel Duchesncau, et le ministre des Forets, Jean-Pierre J olivet.« L- semaine dernière, explique M.LeBel.le ministre Joli-vet m'a dit de ramasser un million de dollars et de revenir le voir.J'ai récolté deux fois plus.C'est lui qui a maintenant la siuation entre les mains, nous allons voir si le PQ est sérieux » Selon M.LeBel, le ministre des Forêt lui a dit que le gouvernement était prêt à investir dans ce projet de construction d'usine de panneaux si Rexfor devenait actionnaire minoritaire, la majorité des parts étant détenue par des investisseurs privés.La réponse du ministre Joli-vet est attendu avec impatience car Robert Bourassa s'est engagé à mettre ce dossier en marche s'il devenait premier ministre.Serge Turgeon, président de l'Union des artistes, en compagnie de Lucien Francoeur, au cours de la conférence de presse d'hier.photo Jean-Yves Letourneau, LA PRESSE Les artistes s'en prennent à la pauvreté des politiques culturelles des partis I II faudra plus que 1 p.cent ™ du budget consacré à la culture, l'aménagement de la Maison de la musique à Montréal ou tout autre engagement de même nature de la part du Parti québécois ou du Parti liberal du Québec pour satisfaire les artistes du Québec.PIERRE VENNAT_ « Les programmes culturels des partis en présence nous apparaissent d'une pauvreté lamentable ; il n*y en a que poulie béton.Imite carrée ou rectangulaire devant abriter tel Musée, telle Maison des sciences ou telle Maison de la musique, comme si la culture se limitait à quelques tableaux, quelques concerts, et je dirais même à quelques arts ».a lancé hier midi, à la Place des Arts, le président de l'Union des artistes, Serge Turgeon.Le Syndicat des techniciennes et techniciens du cinéma du Québec a fait remarquer, pour sa part.qu« on parle d'affaires, d'usines, de plein emploi présentement au Québec, mais on ne parle pas ou si peu de culture ! La culture, ne l'oublions pas.en plus de témoigner de l'identité d'un peuple et d'en assure- la survie, est aussi une question d'argent ».Or les artistes ne roulent pas sur l'or.La moyenne annuelle des revenus des membres de l'Union des artistes est de l'ordre de $10 00(1 seulement.Porte parole de l'Union de^ écrivains québécois Lucien Francoeur fait remarquer que « notre société entière souffre des ravages du chômage.Les différents milieux culturels génèrent, plus facilement que les autres, toute proportion gardée, de nouveaux emplois.Ces emplois coûtent moins cher à créer et c'est à nouveau la PME qui démontre, ici.sa capacité exemplaire de répondre aux besoins de la communauté ».Le milieu culturel demande donc au prochain gouvernement québécois, quel qu'il soit, de se doter d'une véritable politique de la culture.Outre les organismes nommés plus haut, ce milieu est représenté par la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec, la Société des auteurs, recherchist.es.documentalistes et compositeurs et la Guilde des musiciens du Quebec.Les organismes reclament surtout la reconnaissance juridique propre aux artistes et agents culturels.Ils font remarquer à ce sujet que l'ancien ministre Claude Charron, mainte nanl animateur à CKAC, a effectué une consultation dans le milieu artisique au sujet de ce statut.Ils affirment que son rapport, toujours confidentiel, leur serait hautement favorable.C'est pourquoi ils demandent que ce rapport soit rendu public aussitôt après les élections, qu'un projet de loi soit présenté reconnaissant le statut de l'artiste et que, comme en France, on instaure une véritable politique culturelle.Chez les Français, cette politique culturelle représente, selon les évaluations de Serge Turgeon, environ 5 p.cent du budget national.Lise Bacon veut un hôpital « multiculturel » mà Selon la députée libérale \u2014 Lise Bacon, il est temps que Laval ait un hôpital « multiculturel » où les groupes ethniques lavallois pourront être hospitalisés et soignés par des médecins parlant leur langue.JEAN-PAUL CHARBONNEAU_ Cet hôpital de soins généraux, explique Mme Bacon, pourrait être situé dans l'ouest de l'île, entre les comtés de Chomedey et de Fabre.ou habitent la majorité des citoyens d'origines juives, grecques, portugaises, etc, de plus en plus nombreux à Laval.Lors d'une entrevue, Mme Bacon a déclare my les servi- ces de saute étaient déficients pour la partie ouest de Laval.< Moi, dit-elle, je préconise un deuxième hôpital pour l'île Jésus, ce qui nous permettrait d'avoir à la Cité de la Santé une institution nettement spécialisée \u2022 Celle qui fut ministre sous le gouvernement Bourassa de 1973 à 1976 pense que le coût d'un deuxième hôpital n'est pas plus élevé qu'un prolongement de la Cité de la Santé >.Pendant que le Parti québécois affirme qu'il est normal qu'un certain groupe de Laval-lois aillent se faire soigner à Sacré-Coeur, Mme Bacon déclare que les Lavallois, du moins ceux qu'elle rencontre dans les visites de son comté, veulent être traités chez eux.DES ALLÉGEMENTS ENTRE UN ET DIX P.CENT Bourassa revient à la charge avec la baisse des impôts TV yen ¦ 3*4 l | SAINT-HENRI \u2014 Robert Bourassa a réitéré hier qu'un gouvernement libéral diminuerait les impôts des particuliers entre un et dix p.cent dès janvier prochain.YVON LABEROE_ Au cours d'une rencontre organisée dans la Vieille capitale avec une vingtaine de fiscalistes sympathisants libéraux.M.Bourassa a également déclaré qu'un gouvernement libéral ramènerait le taux marginal d'imposition de 62 p.cent qu'il est présentement â T>7,1 p.cent.« Actuellement, a dit le chef libéral, le taux marginal est de 62 p.cent au Québec contre 55 p.cent en Ontario.Avec un gouvernement libéral, il tomberait, dès janvier, à 57,1 p.cent.A toute fin pratique, nous serions, pour la première fois depuis longtemps, en position concurrentielle avec l'Ontario » Pressé de questions par les journalistes, le chef libéral a tente d'expliquer comment il réduirait les impôts des particuliers en appliquantôçdes janvier 1986 les mesures fiscales annoncées pour 1987 dans le dernier budget Du-haime.Citant un flot de chiffres, il a parlé des tables d'impôt et de certaines catégories de contribuables.« On a, a-t-il affirmé en parlant des journalistes, comparé des pommes avec des oranges.On a pris un p.cent de l'ensemble alors que nous, on applique le coût net à certaines catégories pour empêcher qu'on soit la province la plus taxée » - Devant l'incrédulité des journalistes, il a eu, à leur demande, cette suggestion de litre: « Prenez vos crayons, a-t-il lancé: le budget prévoyait $200 millions sur l'impôt sur le revenu de réduction d'impôt.Un gouverne ment liberal va bonifier cette réduction d'impôt d'environ 10 à 50 p.cent.C'est, a-t-il conclu, la façon de l'aborder ».Pour sa part, dans un document rendu public hier, le conseiller économique du PLQ, Ghis-lain Fortin, explique que l'imbroglio est du à une mauvaise interprétation des journalistes.« Emportés sans doute par l'enthousiasme, écrit M.Fortin, plusieurs journaux titraient (le 6 novembre) que Bourassa réduirait les impôts de 10 p.cent.Le dix p.cent provenait d'un tableau en annexe dont l'exactitude n'a été contesté par personne ».Il ajoute plus loin que peu après, LA PRESSE titrait que Bourassa réuirait les impôts de un p.cent plutôt que de dix p.cent.« Qu'en est-il exactement de cete réduction d'impôt prévue pour 1986 et qui compte désormais, dans l'hypothèse d'une victoire libérale, une portion péquis-te et une portion libérale?», interroge l'économiste qui fournil immédiatement la réponse: «Si on aborde cette question du point de vue de chaque contribuable, il n'y a pas de réponse simple (.) Pour certains, la situation sera inchangée; pour d'autres, la mesure donnera des réductions additionnelles de un, trois ou cinq p.cent.Tout cela dépend de l'importance du revenu de chaque contribuable».En soirée, M.Bourassa était à Saint-Henri-de-Lévis, petite localité de la circonscription de Beau-ce-Nord où il a pris la parole devant 350 militants libéraux pour dénoncer « les tromperies » pé-quistes.Le candidat libéral, Jean Au det, a eu pour sa part cet étonnant propos en parlant de la paix sociale retrouvée au Québec et dont M.Johnson se fait, le promoteur.« Faut avoir du front, a dit M.Audet.J'écoutais la semaine dernière M.Johnson qui nous disait qu'on va ramener au Québec la paix sociale.On a ramené la paix sociale au Québec.C'est drôle, ça.On a eu Denis Lortie qui, cela ne lait pas tellement longtemps, est passé à l'Assemblée nationa- Le chef libéral Robert Bourassa était hier dans la région de Québec, le.Il voulait faire du ménage la-dedans.Ce n'était pas le dixième qui passait là, c'était le premier.laserphoto PC Pis on parle de paix sociale.En tous cas.On a pas le même sens des mots » Le PLQ affirme avoir un programme économique différent de celui du PQ I Le PLQ a senli le besoin de ™ convoquer une conférence de presse, hier, pour affirmer que, « quoiqu'on en dise, le programme économique du Parti libéral du Québec diffère substantiellement des engagements péquistes.» MARIO FONTAINE Toute l'équipe économique libérale s'était donné rendez-vous dans un hôtel de la métropole pour la circonstance; elle y a révélé les quatre fondements de son approche, très ressemblants à ce que le Parti québécois prêche depuis le début de la campagne électorale.Ces quatre éléments stratégiques sont en effet un enlrepre-neurship plus concurrentiel, des investissements accrus, l'intégration sur le marché de l'emploi des personnes aptes au travail et un rôle plus restreint pour l'État.« Nous sommes profondément convaincus que notre programme est différent de celui du PQ.Sans ça on ne se donnerait pas la peine de faire de la politique », soutient Daniel Johnson.Le député de Vaudreuil-Soulanges affirme que c'est le discours économique récent du Parti québécois qui s'est alimenté au programme à long terme du PLQ.« Des convertis de dernière minute », dit-il.Neuf députés et candidats ont participé à l'exercice d'hier, dont le seul élément nouveau était l'annonce de la transformation, en cas de victoire le deux décembre, de l'Institut national de productivité en organisme de recher che et de conseil sur les modes de gestion participatives et de cogestion.Le but de l'opération était plutôt de distinguer les programmes économiques des deux partis les plus susceptibles de former le prochain gouvernement.« Vous devez avoir un peu de foi qu'on fera un meilleur travail ».a déclaré le député Reed Scowen.Le groupe libéral impute de fait plusieurs failles au gouvernement sortant.Il parle par exemple du man- que d'expérience de l'équipe économique péquiste (on a beaucoup insisté au contraire sur la présence de plusieurs hommes d'affaires du côté libéral), du niveau des taxes et impôts, d'une réglementation qui freine notre compétitivité, de priorités incohérentes du PQ dans ses interventions directes dans l'économie, etc.Le PLQ entend imprimer des changements majeurs à l'économie, parce que la maitrise de notre avenir exige une approche renouvelée du développement économique, soutiennent les responsables du parti.A leurs yeux le gouvernement péquiste ne propose rien d'autre que le statu quo et veut continuer sur la même voie et à la même vitesse.HECTOGRAMMES Vote par anticipation ¦ Les bureaux de vote par anticipation seront ouverts dimanche et lundi prochains, les 24 et 25 novembre, de 14 à 22 heures, a annoncé hier le président des élections Pierre-F.Côté.Le vote par anticipation est tenu à l'intention des personnes suivantes: les handicapés, les membres du personnel électoral, les détenus, ceux qui ont raison de croire qu'ils seront absents de leur section de vote le 2 décembre ou qu'ils seront incapables de voter cejour-là.Il est important de conserver les avis de vote par anticipation qui ont été envoyés à chaque logement parce qu'ils indiquent la section de vote de l'électeur et l'adresse du bureau où il peut voter par anticipation.Les personnes qui votent par anticipation doivent le faire dans la section de vote de leur domicile.Un débat à CJAD ¦ Le PQ, le PLQ et l'Union nationale ont donné leur accord de principe à un débat des chefs en anglais à la station radio-phonique montréalaise CJAD.Le Parti indépendantiste, également invité, n'a pas encore répondu.La date du débat n'a pas encore été déterminée.La FPJQ renonce ¦ Par ailleurs, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec a annoncé hier qu'elle renonçait à son projet de débat en face à face entre MM.Johnson et Bourassa.Le Parti libéral n'a jamais répondu à l'offre alors que le Parti québécois s'est dit d'accord, mais à condition que le Directeur général des élections accepte au préalable qu'il soit diffusé.La FPJQ trouve cette condition inacceptable, puisqu'il appartient aux médias de décider ce qu'ils vont diffuser.L'organisme suggère enfin que la Loi électorale soit revue à la lumière des nombreuses limitations à la liberté d'expression qu'elle contient.Indépendantisme et pacifisme ¦ Le Parti indépendantiste vient de dévoiler ses positions «pacifistes».Pour l'essentiel, elles consistent notamment à ramener au feuilleton de l'Assemblée nationale le projet de loi du député Guy Bisaillon visant à dénucléariser lu territoire québécois et à préconiser la tenue, en 1986, d'un référendum populaire sur la dénuclérisation du territoire québécois et l'interdication de la fabrication, l'entreprosage, le transport et l'expérimentation d'armes à vocation nucléaire sur le territoire québécois.NPD et logements sociaux ¦ Le Nouveau parti démocratique réclame le maintien et l'intensification des programmes de logement social et donne, par le fait même, son apui au Front commun qui s'est formé en ce sens.Le -i-*- IIP ;/ »V I IN il m chef du NPD a déclaré qu'il est inacceptable que 35 000 ménages québécois attendent une place dans un HLM et que la moitié des locataires du Québec consacrent 40 p.cent de leur budget à se loger alors qu'ils gagnent moins de $15 000 par année.Le NPD-Québec veut augmenter le nombre de HLM, protéger les locataires face à la rénovation et à la conversion de leur logement en co-propriété et établir un contrôle universel et obligatoire des loyers.« Avancez en arrière » ¦ L'équipe économique du Parti libéral a affirmé, hier, vouloir revoir, simplifier, réduire et contrôler la réglementation gouvernementale.L'une des façons qu'elle envisage pour y parvenir est.de créer une commission chargée d'évaluer les règlements après leur promulgation.Comme disent les chauffeurs d'autobus : avancez en arrière.Deux Cancers ¦ Alors qu'il visitait un atelier d'astrologie au Centre culturel d'Anjou, M.Johnson n'a pas été en mesure de savoir ce que l'avenir lui réservait faute de connaître son ascendant.L'astrologue lui a cependant indiqué que le mois de décembre s'annonçait excellent pour les Cancers, ce qui ne constitue pas nécessairement une bonne nouvelle pour lui puisque M.Bourassa était aussi un Cancer.L'hiver ¦ Quelques ennuis ont perturbé hier la tournée électorale de M.Johnson.En fin d'après-midi, ses organisateurs apprenaient qu'il ne pourrait se rendre aujourd'hui à Val d'Or comme prévu, en raison d'une tempête de neige qui interdisait tout atterrissage dans l'Abitibi.De leur côté, les journalistes qui suivent M.Johnson devaient se rendre directement à Dorval hier soir mais l'autobus de la compagnie Viens qui les transportait est tombé en panne pour une deuxième fois en trois jours.Us ont dû attendre plus d'une heure l'arrivée d'un nouveau véhicule pour les reconduire à leur hôtel.Rhéaume en appel ¦ Le candidat du Parti indépendantiste dans Saint-Henri, M.Gilles Rhéaume, a fait savoir qu'il en appellera d'une décision du directeur général des élections, M.Pierre F.Côté, au sujet de la publication d'une brochure sur Louis Riel qu'il lançait hier soir.M.Rhéaume a expliqué qu'il avait reçu une directive de M.Côté l'obligeant a inclure dans ses dépenses électorales les coûts reliés à cette publication.Il s'est plié à cette demande mais entend solliciter l'avis de l'Union des écrivains québécois et du Comité consultatif de la présidence des élections.-^-1- Mb in ftï.¦ 1*1 >>b un '-b *.b LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 NOVEMBRE 1985 Verchères: une vraie bataille de coqs Le péquiste Jean-Pierre Charbonneau.Le libéral Michel Chapdelaine.JEAN TALON Les discours à l'envers ¦ QUÉBEC \u2014 Le candidat du Parti québécois ne parle que d'économie et de finance.Le libéral centre tout son discours sur les affaires constitutionnelles.PIERRE VINCENT La campagne de Ghislain Théberge et de Gil Rémillard' dans la circonscription de Jean Talon, qui comprend tous les beaux quartiers de la Haute-Ville de Québec, illustre quasiment jusqu'à la caricature les changements de discours des deux grandes formations politiques, par rapport aux précédentes campagnes électorales.« Il faut refaire le pouvoir politique du Québec et nous redonner une fierté d'être Québécois, répète Gil Rémillard.ancien conseiller constitutionnel de Brian Mulroney.Le gouvernement a vendu tout ce que nous avions de pouvoir, c'est-à-dire notre droit de veto, pour obtenir un droit de retrait.Je m'engage à faire respecter les droits historiques du Québec et les droits fondamentaux des Québécois».Un péquiste des années 70 n'aurait pas dit mieux.Son adversaire péquiste, Ghislain Théberge, soutient quant à lui que les affaires constitutionnelles ne sont plus une priorité pour le peuple, qu'il faut maintenant causer non pas d'indépendance politique mais d'indépendance économique.« J'ai une chance inouio d'avoir M.Rémillard comme opposant, parce qu'il est incapable de parler d'autre chose que de constitution », ironise cet ancien sous-ministre adjoint au ministère de l'Industrie et du Commerce.GASPÉSIE La lutte pour deux comtés ¦H MATANE \u2014 Claire-Hélène ™ Hovington ne passe pas inaperçue dans le comté de Matane.Même si elle vient de l'extérieur, elle a su s'imposer ces derniers mois comme candidate libérale.ROBERT LEFEBVRE de la Presse Canondienne_ D'abord, elle a gagné l'investiture du parti contre trois adversaires qu'on disait de taille.Quelque 2 000 personnes se sont rendues à Cap-Chat, en octobre, pour assister à l'assemblée.Récemment, elle a attiré 500 personnes à Sainte-Anne-des-Monts.Son adversaire péquiste.Reginald Lavertu, directeur du Cégep de Matane, souligne qu'il n'est pas un souleveur de foules.Il dit bien que Mme Hovington n'est pas de la région, mais que ce n'est pas nécessairement un handicap pour elle.La candidate libérale qui ratisse le comté depuis juin, a entrepris la campagne avec une avance considérable, note un journaliste local, M.Gilles Gagné.Parce qu'elle arrive de l'extérieur, ajoute-t-il, elle n'a aucun préjugé et aborde les problèmes avec objectivité.Il faut savoir que le comté de Matane s'étend sur une grande superficie et que les différends sont nombreux entre le « haut » et le « bas » du comté.De plus, l'enthousiasme est grand chez les libéraux, explique-t-il.Ils sont donc restructurés, contrairement aux péquistes dont l'organisation s'est dessoudée ces dernières années.Au Parti québécois, le candidat Lavertu, a été choisi sans aucune opposition.Son nom est apparu dès l'annonce de la démission du député et ministre Yves Bérubé.Une succession qui sera peut-être difficile à prendre.M.Lavertu souligne que plusieurs péquistes sont déçus du travail de M.Bérubé dans le comté.Votes flottants Dans le comté voisin de Mata-pédia, c'est un jeune pharmacien et homme d'affaires, Henri Paradis, qui, sous les couleurs du Parti libéral, tente de déloger le député Leopold Marquis, en poste depuis 1976.Il compte un peu pour y arriver sur la présence de la candidate du Parti conservateur, Mme Danielle Dionne-Descnènes, de Sayabec.M.Paradis explique qu'il y a toujours eu quelque 2 000 votes flottants dans cette circonscription et qu'un troisième partie pourrait recueillir ces votes, ceux des indécis, des orthodoxes, et autres, au grand désavantage du Parti québécois.À l'élection de 1981, M.Marquis avait été réélu avec une majorité de 3 200 votes.M.Paradis souligne que le sentiment anti-Bourassa est fort dans le comté.La semaine dernière, M.Bou rassa s'est rendu dans le comté à l'occasion du lancement de sa campagne.« La visite, commen-te-t-il, c'est bien l'fun quand ça arr|ve, mais c'est aussi bien l'fun quand ça part ».¦ \\ C'est une campagne électo-™ raie digne du bon vieux temps qui bat son plein dans le comté de Verchères.Le député péquiste, Jean-Pierre Charbon neau, et son rival libéra), Michel Chapdelaine, se livrent une véritable bataille de coqs.MICHEL GIRARD Il suffit de prononcer le nom de l'adversaire que déjà ils se dressent sur leurs ergots et vous regardent de travers.Dès qu'ils en ont la chance, les deux candidats se donnent de solides taloches.verbales.Ils ne se gênent d'ailleurs pas pour se donner parfois des coups en bas de la ceinture.Qui remportera le combat?La lutte semble serrée.Chose certaine, le candidat libéral aura besoin d'un bon vent libéral pour pouvoir déloger le député sortant.Reconnu pour être un «bon député».M.Charbonneau est personnellement fort apprécié.Lors des deux élections précédentes et du référendum, il décrochait entre six et dix points de plus que la moyenne nationale du Parti québécois.Mais tout bon bagarreur ne s'avoue jamais vaincu avant dise retrouver le nez collé au plancher.Il n'est donc pas surprenant de voir que MM.Charbonneau et Chapdelaine affichent tous deux des airs de confiance, chacun prétendant posséder une longueur d'avance sur «l'ennemi».Dans Verchères, les dossiers chauds sont: l'avenir de la Raffi-, nerie de sucre de Saint-Hilaire, la rentabilisation de l'usine Sidbec à Contrecoeur, la dépollution du Richelieu, le transport en commun el le développement touristique.Chapdelaine (PLQ) Michel Chapdelaine, homme d'affaires et maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, accuse M.Charbonneau de ne pas avoir mené à bien ces dossiers importants.« Son terme se distingue, dit le candidat libéral, par l'im- mobilisme, l'hésitation, le refus d'être à l'écoute de ses concitoyens et l'insuccès à défendre les dossiers chauds du comté.Quel que soit le secteur auquel on s'arrête, la conclusion est là.Notre député a failli à la tâche! » Pour tenter de miner la crédibilité du député, M.Chapdelaine rappelle que le premier ministre Johnson « a refusé de confier un portefeuille à M.Charbonneau lors du dernier remaniement ministériel ».«Seuls les meilleurs éléments, ajoutent-ils, accèdent au cabinet.Malgré ses efforts des quatre dernières années, M.Charbonneau n'y est pas parvenu.Le verdict est donc clair ».Lors d'une récente visite a' l'usine Sidbec, le critique libéral en matière de sociétés d'Etat et député d'Outremont, Pierre For tier, a profité de son passage dans Verchères pour accuser M.Charbonneau et ses collègues du PQ de faire circuler des fausses rumeurs: le Parti libéral ferme- rait la raffinerie de sucre et Sidbec.Charbonneau (PQ) M.Charbonneau ne se laisse toutefois pas « manger 1« laine sur le dos »: « Dire n'importe quoi semble être la règle de conduite de mon adversaire », répond-il.De la raffinerie de sucre, M.Charbonneau dit que c'est grâce au PQ si elle est encore ouverte.« Robert Bourassa voulait mettre la clé dans la porte à la fin de son mandat, en 1976.Nous, on a étudié le dossier et on en est venu à la conclusion qu'il fallait investir dans la modernisation des installations.Et le premier ministre vient de s'engager à tout mettre en oeuvre pour sauver la raffinerie et la rentabiliser », ajoute-t-il.Au sujet de Sidbec, à Contrecoeur, M.Charbonneau tient sen siblement le même discours.C'est, indique-t-il, grâce au PQ et à ses propres démarches si la fermeture de l'usine a été évitée.Et il promet de pousuivre ses efforts afin d'améliorer la position de Sidbec.La dépollution du Richelieu: « Je ne vois pas où mon adversaire prend ses informations, rétor-que-t-il.Le gouvernement y a déjà dépensé $100 millions et un autre $100 millions a été autorisé».Quant aux autres candidats, on en entend très peu parler dans le comté.Lise Lamarche défend les couleurs du NPD.Luc Racicot celles des conservateurs et Sylvain Racicot représente le Parti socialiste chrétien.chez Sear Pour vous, Offre de lancement jusqu'au 7 décembre 1985! 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B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 NOVEMBRE 1985 L'ACHAT X6 BOUTEILLES DE750 m L ou de toute combinaison des produits Pepsi ou 7-Up.«Pepsi», «Pepsi-Cola», «Diet Pepsi» et «Diet Pepsi-Cola» sont des marques déposées de Pepsi Co.Inc.«Seven-Up», «7 Up» et «Diet 7 Up» sont les marques déposées de The Seven-Up Company, dont Seven-Up est un usager inscrit.Les articles annoncés dans cette page sont en réclame aux supermarchés situés dans la ville principale de diffusion de ce journal et sa proche banlieue.Pas de vente aux marchands.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Le texte prévaut en tout temps.Si un supermarché est à court d'un produit annoncé, veuillez demander un bon de garantie au comptoir d'information.Cette promotion s'applique aux supermarchés Steinberg desservis par Pepsi-Cola Montréal.Les supermarchés Steinberg suivants sont exclus: Châteauguay, Valley field.Sherbrooke, Granby.St-Hyacinthe, Ville de Québec.Thetford Mines.Trois-Rivieres, Shawinigan, St-Jean, Sorel, Tracy, Victoriaville.Saguenay, Lac St-Jean, Côte Nord, Rimouski.K V LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 NOVEMBRE 1965 MUOTMERCI ! 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