La presse, 22 novembre 1985, Cahier A
[" au \u2014\u2014 _ i LE PIUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985, 102* ANNÉE, N\" 34, 72 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 LA MÉTÉO: ENNUAGEMENT, NEIGE OU PLUIE VERGLAÇANTE EN FIN DE JOURNÉE.MINIMUM: -6°, MAXIMUM: -1°.DEMAIN: AVERSES DISPERSÉES.DÉTAILS PAGE A 2 LE MIDI Table d'hôte à partir de Georges Coulombs, vendredi au dimanche 881.boul.dt kUiionn.uv.Mt.R«.117-1221 625$ i 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50cents, Iles de La Madeleine: 90cents AUJOURD'HUI PERE NOEL Le Père Noël, qui habite comme chacun sait le Pôle Nord, répondra comme tous les ans aux lettres de centaines de milliers d'enfants qui lui parviendront du monde entier page A 9 \u2022 ROGER LAROCHE Roger Laroche, nommé « grand dévoreur de livres 85 » au Salon du livre de Montréal, affirme que son goût de la lecture est le plus bel héritage que lui ait laissé son Père.page c ! \u2022 SÉBASTIEN MÉTIVIER Une proposition d'amendement au projet de loi sur les allocations familiales rassure un peu Mme Christiane Sirois, la mère du petit Sébastien Métivier._ page A 3 \u2022 TAUX D'ESCOMPTE La légère augmentation du taux d'escompte de la Banque du Canada aura peu d'influence sur les taux d'intérêt des banques à charte.page B 2 \u2022 AIR INDIA La GRC nie qu'elle ait soupçonné des agents du gouvernement indien d'être à l'origine de la catastrophe du Boeing d'Air India.page A 5 SOMMAIRE Annonces classées.B 7, C9àC14 Arts et spectacles \u2014 Informations.C 1 à C 7 \u2014 Horaires.C 7 Décès, naissances, etc.C 15 Économie.B 1 à B 6 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.C 11 FEUILLETON Maryse.C 10 Horoscope.C 11 Le monde.C 8 Météo.A 2 Mots Croisés.C 13 « Mot mystère».C 12 Quoi faire aujourd'hui.C 7 Télévision.C 2 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12,13 Mots croisés.18 Entente sur la réduction de 50% des armes nucléaires Le détente Est-Ouest prend un autre départ I WASHINGTON \u2014 Le ™ «Sommet au coin du feu» s'est conclu hier sans avoir produit d'ententes notables, mais les deux leaders s'accordent sur un point: «C'est le début d'un dialogue.» JEAN-FRANÇOIS USÉE collaboration ipéciole_ M.Reagan a d'ailleurs annoncé hier soir devant le Congrès, qui l'a accueilli triomphalement, qu'un deuxième sommet aura lieu en 198fi à Washington, puis un troisième à Moscou en 1987.«Le temps est venu où, sous la menace d'une guerre nucléaire, nous devons apprendre l'art de vivre ensemble», a déclaré Mikhaïl Gorbatchev, en conférence de presse.«Je suis venu à Genè ve pour procéder à un nouveau départ» dans les relations USA-URSS, a dit Ronald Reagan, «c'est ce que nous avons fait.» Dans deux déclarations séparées, les leaders ont déclaré qu'ils «regardaient l'avenir avec optimisme».L'impasse est pourtant restée totale sur la question centrale de la rencontre: la réduction des armements et l'initiative de défense stratégique ( IDS ou « guerre des étoiles»).En conférence voir DÉTENTE en A 2 ¦ Autres informations pages C 8, C 17 et C 18 Les points d'accord téléphoto Reuter Paraissant satisfaits de leur rencontre, les leaders soviétiques et américains se sont serré la main à l'issue de la cérémonie clôturant le Sommet de Genève.On voit, de gauche à droite, le ministre soviétique des Affaires étrangères Eduard Chevar-dnadzé, le secrétaire général Mikhail Gorbatchev, le président Ronald Reagan et le secrétaire d'État George Shultz.I Au cours de la déclaration ^ commune- rendue publique hier matin, MM.Reagan et Gorbatchev ont fait état de nombreux points d'accord même s'ils ont admis l'existence de ¦ sérieuses différences» au sujet do certains problêmes aigus.Voici les énoncés les plus importants de cette déclaration : ¦ les deux chefs d'État sont d'accord pour se rencontrer de nouveau dans les meilleurs délais.M.Gorbatchev a accepté l'invitation de M.Reagan de visiter les États-Unis alors que le président américain a accepté également de visiter l'Union soviétique.¦ les parties, ayant discuté des problèmes-clés de sécurité, sont d'accord sur le fait qu'une guerre nucléaire ne peut pas être gagnée et ne doit jamais être déclenchée.Les deux puissances ne chercheront pas à atteindre la supériorité militaire.¦ MM.Reagan et Gorbatchev se sont entendus également pour accélérer les travaux des négociations sur les armes nucléaires.notamment sur les points où 11 y a consensus: parmi ceux-ci est compris le principe d'une réduction conjointe de 50 p.cent dans le stock nucléaire de l'armement des deux pays.¦ Les deux hommes se sont dits en faveur d'une interdiction complète et générale des armes chimiques et en faveur de la destruction des stocks existants.Montréal crée une société pour administrer le « musée municipal » de l'île Notre-Dame ¦¦ La Ville de Montréal a créé, hier soir, sa huitième société paramunicipale, la «Société MARIANE FAVREAU du Palais de la civilisation», chargée d'administrer ce qui est désormais le nouveau musée municipal.Si le maire ignore pour le moment les sommes dont elle disposera pour mettre sur pied l'exposition chinoise, il a du moins choisi celui qui sera .'âme dirigeante de l'organisme.Il n'y aura donc pas de concours public pour choisir le directeur et conservateur permanent du musée puisque le maire Drapeau a déjà annoncé, hier, qu'il a trouvé la perle rare «que la société engagera».Il s'agit d'un Montréalais bilingue, d'origine irlandaise, actuellement responsable des expositions pour Expo 86 à Vancouver.Le maire a dit l'avoir découvert à l'occasion du transfert dans cette ville de l'exposition Ramsès IL II au- rait également obtenu les meilleures recommandations sur ce muséologue.Quant au budget réel de la nouvelle société, on nage en plein mystère.Pour commencer ses opérations, elle trouvera dans sa caisse les revenus laissés par l'exposition Ramsès II, a dit le maire Drapeau.11 n'a pu donner aucun chiffre là-dessus.Il juge toutefois que la société pourra s'en accommoder en attendant que la vente des billets pour l'exposition chinoise ne vienne gonfler ses coffres.Le budget d'opération de la nouvelle société sera au maxi- voir MONTRÉAL en A 2 Québec 85 Biron annonce un investissement de $ 170 millions à la Donohue .I Après de nombreuses tergi-™ versations, Donohue a finalement décidé de construire, au coût de $170 millions, une nouvelle machine à papier journal de 180 000 tonnes métriques à son MIVILLE TREMBLAY de lo Preste Canodienne_ usine de Clermont, à 150 kilomètres au nord-est de Québec.M.Rodrigue Biron, ministre de l'Industrie et du Commerce, doit annoncer officiellement la nouvelle ce matin dans la région de Charlevoix.D'autre part, la Presse Canadienne a appris hier que des pressions politiques de dernière minute avaient vraisemblablement fait avorter l'annonce d'un autre projet de plus de $ 100 millions que comptait faire le premier ministre lohnson au beau milieu de sa campagne électorale.Quant au projet de Donohue, la Société générale de financement a émis hier soir un communiqué décrivant sa contribution au financement du projet de Donohue: il s'agit d'un prêt de $20 millions qui prendra la forme d'un billet à terme subordonné.La SGF contrôle 56 p.cent des actions de Donohue via Dofor, un holding forestier qui a récemment fait un premier appel public à l'épargne dans le cadre du régime d'épargne-actions.La contribution que doit faire le New York Times, co-proprié-taire avec Donohue de la nouvelle machine à papier journal, devrait être annoncée aujourd'hui.Biron : pas de traitement de faveur pour Hyundai Bourassa veut réduire le chômage à 6 p.cent Les péquistes ne sont pas prêts à lancer la serviette pages A 10 à A 12 Dans son communiqué, la SGF déclare que le financement sera complété par un emprunt bancaire.La Presse Canadienne dit d'autre part avoir appris de diverses sources qu'Hydro-Québec, Marine Industrie, de même que les gouvernements du Québec et du Canada devaient annoncer vendredi dernier un projet de recherche et développement pour une nouvelle turbine révolutionnaire devant être testée au barrage Mercier, à environ 60 kilomètres au nord de Mont-Laurier.La conférence de presse avait été planifiée de longue main, et Hydro-Québec avait même préparé un bulletin d'information daté de novembre 1985, document dont la Presse Canadienne a obtenu copie.Toutefois, les interprétations varient sur les raisons qui expliquent l'annulation de l'annonce du projet.voir DONOHUE en A 2 Hon 9 FONDS DE PLACEMENT Fonds d'actions call.: rendement 1 an 21,7'» ' Fonds d'obligations: rendement 1 an 22.5V 1 an 16.4 V ?1err»ov.1984-31 Oct.1985 TRUST GÉNÉRAL Participez à notre promotion ''Enrichissez vos placements! \u2022 25 000 $ en prix \u2022 1\" prix 10 000 S \u2022 Tirage 11 décembre Tous les renseignements du concours à nos succursales SUCCURSALtti Laval Pire* du Cartatour.86t-32O0 \u2022 VIII* Mont-Royal: Contre Rooklard 341 -14M«Ouir*mo»>»- 1 Vire*»* d hdy 732 .lîGi \u2022 Montreal Place Villa-Mart*;lialonedesBoutiques 861-8383«Montréal Unlvatalty: 1KM University 871 7:>00 \u2022 Anjou Plaçad Aniou: ja?-Lou\u2022 Rive-Sud.Place Portuuoao.466 cette publ.- science _ppel est eïïïWw^ Cette pub«- particulièrement tancée *Vg~ J proaramme «coDie ce o pay , _ complet de la semaine.f ^ 4 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 Ottawa veut protéger les moins bien nantis contre les escompteurs d'impôt .1 OTTAWA \u2014 Le ministre de ™ la Consommation et des Corporations.M.Michel Coté, a proposé une série de mesures sus-ceptbiles de réduire l'utilisation des escompteurs d'impôt par les contribuables canadiens les moins bien nantis, mais il a refusé d'interdire cette pratique, ; comme c'est déjà fait au Québec.| PIERRE APRIL de la Presse Canadienne_ Au cours d'une conference de presse, hier, le ministre a men- ; lionne ce que les groupements et ; associations de consommateurs .disent depuis des années, soit que '.la cession des droits de remboursement était une mesure coùleu- ¦ se pour les consommateurs.« que [cette p-atique touchait davantage les citoyens les plus vulnérables, et que le nombre de Canadiens qui utilisent ce genre de Chaussures: la service augmentait continuellement.M.Côté a clairement indiqué qu'il était conscient que les escompteurs touchaient davantage les mères de famille qui ont droit au crédit d'impôt pour enfant.« Nos statistiques, a-t-il dit, démontrent que les récipiendaires du crédit-impôt pour enfant représentent plus de la moite des Kens qui utilisent les services des escompteurs ».En lîtHJ.SIS des $20 millions payés en crédit-impôt pour enfants ont etc escomptés.La réforme proposée mettra un terme, selon le ministre, a cette diversion.« Mais elle ne rendra pas [Illégale, a indiqué le ministre, la pratique d'escompter le crédit impôt pour enfant ».M.Côté a d'ailleurs laissé entendre qu'il aurait été discrima-toire d'interdire l'escompte des crédit-impôt pour enfant en permettant tous les autres remboursements.« Du simple point de vue administratif, a-t-il dit, une telle interdiction aurait été impossible à faire respecter ».Puisque personne, ou à peu près, ne voulait le maintien du statu quo, que l'interdiction de l'escompte était une solution ardemment défendue par certains, « mais inacceptable pour d'autres qui y voient un service utile et valable », le ministre a coupe la poire en deux en annonçant les cinq mesures suivantes: \u2014 le gouvernement entend mettre en oeuvre le versement périodique du crédit-impôt pour enfant, « ce qui éliminera à la fois le besoin et l'occasion de le faire escompter »; \u2014 le taux maximal qui pourra être exigé par les escompteurs ( actuellement c'est l.r» p.cent sur d'Ottawa les remboursements, peu importe le montant) sera ramemé à 5 p.cent pour tout remboursement en sus de $300 et il restera à 15 p.cent pour la première tranche de $300, de façon à tenir compte du coût de la préparation des rapports d'impôt; \u2014 des procédures simplifiées faciliteront aux établissements financiers l'octroi de prêts au taux normal sur la foi des remboursements d'impôt prévus; \u2014 les contribuables seront rer.soignés sur le coût réel de l'escompte, les alternatives à cette pratique ( au Québec, le ministre a parlé des Caisses populaires), le délai de traitement des remboursements d'impôt et les divers services où ils peuvent obtenir de l'aide gratuite pour l'établissement de leur déclaration d'impôt; \u2014 les méthodes d'application de la loi sur la cession du droit au remboursement seront améliorées et le délai de poursuite passera de six mois à deux ans.Le projet de versement périodique du crédit d'impôt, selon M.Côté, est à l'étude et il pourra être présenté par le ministre des Finances bientôt.«Notre seconde préoccupation, a poursuivi le ministre, concernait les Canadiens à faible revenu, qui peuvent le moins se permettre de perdre 15 p.cent de leurs remboursements et qui forment pourtant le gros de la clientèle des escompteurs ».En 1981, deux personnes sur trois qui ont utilisé les services d'escompteurs avaient un revenu inférieur à $8 000, et une sur trois, un revenu inférieur à $2 000.Le nombre d'opérations d'escompte\" déclarées par année est passé de 7 000 en 1979 à 515 000 en 1985.En 1981.les sommes escomptées ont atteint $275 millions, dont $H milions ont été retenues par les escompteurs.Le ministre a indiqué que déjà au Québec, les Caisses populaires ont accepté d'étudier la possibilité d'offrir une alternative.Pour M.Donald Nolet, porte parole de l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF), présent à la conférence de presse du ministre, il aurait été beaucoup plus simple d'interdire cette pratique commerciale « douteuse » et de faire en sorte que le ministère du Revenu rembourse plus rapidement tous les contribuables.« C'est un peu mieux avec ce qui a été annoncé, a dit M.Nolet, mais il est évident qu'il s'agit-là d'une décision du ministre des Corporations plutôt que du ministre de la Consommation ».provoque une levée de boucliers suivant les recommandations du tribunal anti-dumping.Ottawa a pris soin de maintenir des contingentements jusqu'en 1988 pour les chaussures de dames et fillettes, plus exposées à la concurrence étrangère.Mais, ni l'argument d'un demi-milliard de dollars payé en trop par les consommateurs à cause du protectionnisme, ni le rappei de frais de douane de 2,'t p.cent sur les chaussures étrangères n'auront hier convaincu l'opposition.« C'est le comble du cynisme ».a soutenu le chef libéral John Turner accusant le gouvernement d'avoir - trahi les travail ieurs » après s'être virtuellement engagé à maintenir les contingentements.Comme l'a rappelé M.Alain Tardif, député libéral de Richmond, les manufacturiers canadiens prévoient que leur part du marche glissera à 12 p.cent quand les frontières seront ouvertes.Quant ,'i Ed Rroadhent, chef neo démocrate, il a rappelé que les manufacturiers américains avaient perdu du jour au lendemain IW p.cent de leur marché domestique quand, l'an dernier.I OTTAWA (PC) \u2014 Qu'elle ¦ soit trop drastique ou insuffisante, la décision du gouverne- ; ment d'abolir en trois ans tout ; contingentement d'importation 1 sur les chaussures étrangères a provoqué hier une levée de bouclier chez l'Opposition et les travailleurs.Hier en Chambre, le ministre du Commerce international James Kelleher a dû essuyer le tir conjugué des libéraux et des néo-démocrates, inquiets de l'impact de cette décision sur le secteur de la chaussure au pays qui emploie 16 000 personnes.Dans l'industrie, on qualifie ; « d arrêt de mort » cette decision ¦ qui enlève des le mois prochain toute barrière à l'entrée de chaussures étrangères pour nom mes tandis que les quotas pour les chaussures de femmes et fil-let tes seront, sur trois ans.graduellement abolis.Déjà les travailleurs de la chaussure prévoient se rendre ; devant le Parlement pour protes-\u2022 ter le 1 décembre contre la déci-.sion de mercredi.Toutefois pour le ministre Kel Mener, les mises à pied résultant ;de cette decision seront «extrêmement minimales» puisque.Québec: chômage chronique ¦ Au cours des quatre dernières années, le Québec a remplacé les provinces atlantiques comme région où la proportion des chômeurs chroniques \u2014 sans emploi depuis six mois et plus \u2014 est la plus élevée.Telle -est la conclusion à laquelle on arrive en analysant les données recueillies par Statistique Canada pour le compte de la Presse canadienne.En ;1981, 30.7 p.cent des chômeurs du Québec n'avaient pas d'emploi depuis \u2022plus de six mois; cette proportion était de 29.7 p.cent en Colombie-Britannique, de 26,6 p.cent dans les provinces atlantiques, de 2:5,1 p.|cen| dans les Prairies : et de 23 p.cent en Ontario.Depuis la fin de la ¦récession, le nombre des personnes sans emploi depuis plus d'un an a 'pratiquement doublé.L'an dernier, il y avait au Canada en moyenne '13X000 personnes sans emploi depuis plus d'un an, c'est-à-dire des personnes qui ne pouvaient plus compter sur l'assurance-chômage.Jeunes et vieux touchés ! Entre-temps, un autre rapport de Statistique Canada publié hier de-inontre que le nombre des travailleurs canadiens ayant cherché un emploi durant plus de six mois, soit les chômeurs prolonges, a augmenté durant la récession et a continué à augmenter par la suite, même s'il a Idiminué un peu l'an dernier.Plus d'un chômeur canadien sur quatre jetaient sans emploi depuis plus de six mois, l'an passe.Si l'on s'empresse de clamer le haut niveau de chômage chez les jeunes, il est surpre liant de découvrir que le chômage chronique fait de plus grands ravages chez les travailleurs de longue date.De 39 000 en 1983, le nombre des jeunes de 15 à 21 ans en chômage depuis plus d'un an est ipassé à 29 000 en 1984 : chez les travailleurs de longue date, le nombre des chômeurs de plus d'un an est passé de 99 000 en 1983 à 109 000 l'an ¦dernier.Hauts revenus moins imposés ¦ Un plus grand nombre de Canadiens à revenus élevés ont échappé à l'Impôt en 1983 que l'année précédente, a révélé hier Revenu Canada.Les données du ministère du Revenu indiquent que 8 102 personnes, qui Jont gagné $50 000 ou plus en 1983, n'ont payé aucun impôt.De ce nombre, 178 ont gagné plus de $250 000.Il s'agit d'une hausse de près de !50 p.cent par rapport à 1982.En rapport avec ces données, le chef du ;Nouveau Parti démocratique M.Ed Broadbent, s'est dit préoccupé parce que le ministre des Finances, M.Michael Wilson, n'a pas encore déposé un projet de loi sur un impôt minimum pour les contribuables à Revenus élevés.Jeunesse pour la paix ¦ Maxime Faille, 16 ans, de Montréal, était au nombre des 00 adolescents de 30 pays qui ont commencé par Ottawa, hier, la Tournée de la jeunesse internationale pour la paix et la justice.Cette tournée les conduira, au cours des deux prochaines semaines, dans 120 écoles secondaires du Québec, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique.La troisième semaine se passera à Montréal à participer à une production \u2022géante, « Cessez-le-feu », qui sera présentée au théâtre Arlequin.Dans 3es écoles, le groupe sensibilisera les élèves aux questions internationals, les encourageant à jouer un rôle actif dans l'établissement de la paix et de la justice sociale.Résultats Tirage du 20-11-85 31 32 36 38 39 44 nt> nimplt' minl.tiri' 20 Prochain tirage: samedi 23 nov.85 Gros lot (approx.): 150000000$ GAGNANTS 66 I 56+ l 56 139 4 6 6167 3/6 12843.I.OTS 1326 845,30$ 50125160$ 2 757,605 119,50$ 10,005 Vente» totales: ____9406367,005 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h 00 le Jour du tirage Les modalités d'encaissement des biiiets gagnants paraissent au vtrto de» billets.En ras de disparité entre cette liste de numéro» gagnants et II liste officielle, cette dernière a priorité T Washington a décidé d'abolir les quotas.« Allons-nous perdre les milliers d'emplois dont nous avons désespérément besoin'.' » de lancer M.Broadbent.CEE et syndicats Pour des raisons opposées, les syndicats et les partenaires commerciaux du Canada ont signifié hier leur désapprobation face à l'abolition des contingentements.Pour le Congrès du Travail du Canada, le plus important syndicat avec 2 millions de membres, l'abolition des quotas coûtera six fois plus aux contribuables que les $500 millions qu'ils épargneront avec une concurrence accrue.Le dossier Hyundai laisse Toyota froid OTTAWA (PC) \u2014 La con-™ traverse soulevée par l'annonce de la construction de l'usine Hyundai à Bromonl ne compromet pas les chances du Québec d'obtenir l'usine de Toyota, estime le vice-président canadien du manufacturier nippon.M.Hector Dupuis.« Toute cette affaire ( le débat politique) autour de Hyundai nous laisse complètement froid », a soutenu M.Dupuis hier depuis son bureau de Toronto.Selon lui.l'imbroglio politique autour du dossier Hyundai n'influencera en rien la décision de Toyota quant au choix du site de l'usine d'ass-semblage japonaise.Depuis le début de la semaine, tant en campagne électorale au Quebec qu'aux Communes, des élus de tous les partis se crêpent le chignon sur le projet de Hyundai à Bromont.pour empêcher leurs adversaires d'en tirer un profit politique.Interrogés hier, les libéraux fédéraux du Québec ont soutenu qu'ils ne craignaient pas d'\"ffrayer ainsi Toyota, autre compagnie qui a promis d'installer une usine quelque part au pa\\ s.« Les hommes d'affaires regardent surtout la rentabilité », estime le député libéral de Sainte-Marie Jean-Claude Malépart.M.Dupuis l'approuve entièrement «La décision sera basée sur la viabilité du projet, un point c'est tout ».a-t-il soutenu.Caplan-Duval VRAIMENTIRRESISTIBLE! «KIND OF LOVING» DE ROYAL DOULTON Twilight Rose \tPrix\t Modèle\tde liste\tSolde Andante\tw.SOS\t43,25$ Carnation\t86,50\t49,50 Conislin\t86.50\t43,25 Cold Concord\t86,50\t49,50 Platinium Concord\t86.50\t49,50 Eternity\t86.50\t43,25 Étude\t86.50\t43,25 Flirtation\t86.50\t43,25 Mystique\t86.50\t49,50 Rondelay\t86.50\t43.25 Twilight Rose\t86,50\t49,50 Cascade\t63.00\t34,95 Wistful\t63,00\t34,95 Demure\t86,50\t43,25 Cadenza\t92.00\t34,95 Laurente\t92,00\t34,95 Sonnet\t86,50\t43,25 Yorshire\t86,50\t43,25 \t\t Royal D( Hilton Le style par excellente Pièces de service ÉCONOMISEZ 40% 1 6700, Cote-des-Neiges (Pl«*« Côte-de»-_Nelaë«)_ 8500, boul.Cavendish (Mall Cavendish) 1250, av.Greene (Matt Wait t»land) 483-4040 APPBtrSAN&mKISr-1.800-361-6482 Pontioc a des p'tites nouvelles pour vous! Une p'tite pas compliquée à 'est pas compliqué: quand il s'agil de fiabilité, l'Acadian nè donne pas sa place.Elle a fait ses preuves, là où ça compte, bur des millions de kilomètres de vraies routes.Auprès de dizaines de milliers d'automobilistes.Ce qui permet aujourd'hui à l'Acadian de vous offrir la tranquillité d'esprit en «équipement» standard.Et au plus bas prix qui soit pour une nord-américaine.P.O.S.F.pour Is modèle Scooter avec équipement standard.Taxe, Immolriculation et trait de trantporl en tus.Le concessionnaire peut vendre moins cher.PLAN DE PROTECTION GM 3 ans/60 000 km MAINTENANT SANS SUPPLEMENT SO UNI-AII KUUIttt LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 A 5 La GRC nie soupçonner l'Inde de la catastrophe du Boeing 747 ¦ OTTAWA (PC)-La GRC a nié hier que ses enquêteurs soupçonnent des agents du gouvernement indien d'être à l'origine de.la destruction du Boeing d'Air India et de l'attentat ù la bombe survenu à l'aéroport Nari-ta de Tokyo, l'été dernier.L'agence fédérale a réagi aux allégations, provenant de sources non identifiées, publiées par le quotidien torontois The Globe and Mail dans son édition d'hier.Le journal écrivait qu'à cause d'une opération d'espionnage visant à déstabiliser la communauté si-khe au Canada, « l'Inde elle-même pourrait avoir été indirectement responsable des deux incidents >.Le quotidien ajoutait que les autorités indiennes étaient « certainement très bien placées pour être au courant des incidents a l'avance.Des enquêteurs de la GRC croient que le gouvernement indien est responsable des attentats, quoiqu'ils ne peuvent le prouver ».Un porte-parole de la GRC a déclaré hier que « sur la base de l'état de l'enquête sur l'explosion de Narita et l'écrasement de l'avion d'Air India, la GRC à Ottawa considère que l'information publiée par le Globe and Mail (.) est sans fondement ».Le Boeing 717 d'Air India, parti de Toronto et Montréal pour Bombay, s'est abîme le 23 juin dans l'océan Atlantique, près de la côte d'Irlande, entraînant dans la mort ses 329 passagers.L'écrasement pourrait avoir été causé par l'explosion d'une bombe placée par des extrémistes sikhs, mais on n'est pas parvenu à le prouver.A Tokyo, deux manutentionnaires qui déchargeaient les bagages d'un avion de CP Air arrivant de Vancouver ont été tués par l'explosion d'une bombe dissimu- LITS en LAITON mmm TOUS MODELES ET CAO/ DIMENSIONS OFFERTS A iJU /O GARANTI de rabais Nous fabriquons des lits en laiton et vous pouvez les acheter directement chez nous MOITIÉ moins cher qu en boutique.C'est vrai, nous vous les vendons au prix de «gros».N'achetez pas avant d avoir jeté un coup d oeil chez nous.GEORGIAN BRASS BED CO.16356, BOUL.GOUIN OUEST, PIERREFONDS |fit«i lo TranKanodimnt ovtil jusqu'à SlChortci nord, toumti ensuit* wr Covin à draft).SAMEDI MIDI A17 H BELEC INC.457-2755 Des livres?Moi, j'en dérore! Tous les jours, de 15 h à 16 h.Gérard-Marie Boivin reçoit des auteurs à qui vous pouvez aussi poser des questions.Le thème aujourd'hui : Sartre.LE SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL PLACE BONAVENTURE en collaborait' du 21 au 26 novembre 1985 oe 11 h a 22 h \u2022 cuvertu»** ie jeudi 21 novembre a * ; h \u2022 nocturne le samedi 23 novembre, jusqu a mifiull lée dans un appareil radio acheté en Colombie-Britannique.Espionnage Le porte-parole de la GRC a déclaré que ses supérieurs ne commenteraient pas les autres passages de l'article du GJobe and Mail traitant de la GRC.Au ministère des Affaires extérieures, le porte-parole M.Sean Brady n'a pas commenté directement les affirmations du GJobe and Mail selon lesquelles des agents indiens feraient de l'espionnage au Canada.Il s'est limité à dire que « nous ayons déjà indiqué que nous considérons comme inappropriée toute activité déplacée de représentants étrangers de quelque pays que ce soit, interférant avec les vies de citoyens et résidants canadiens.Nous continuons à surveiller étroitement ces questions par le biais des agences responsables du gouvernement canadien et nous prendrions les mesures appropriées qui s'imposent».Un diplomate indien a qualifié « d'insensée » l'hypothèse voulant que le gouvernement indien puisse être directement ou indirectement responsable des attentats.Il a ajouté que les allégations de tentatives de déstabilisation de la communauté sikhe sont « irresponsables et malicieuses ».Il a également nié que l'Inde dispose d'agents d'espionnage à l'intérieur du Canada.Maintient sa version À Toronto, l'un des responsables du GJobe and Mail, M.Geoffrey Stevensa, a défendu la valeur du texte de M.Kashmeri.Il a affirmé que la GRC, « en nous donnant accès à certains de leurs dossiers, nous ont permis de conclure sans aucun doute qu'ils soupçonnent les agents du gouvernement indien d'avoir planifié l'affaire du Boeing d'Air India.L'Association des hommes séparés ou divorcés de Montréal (HSD) Inc.Mouvement pour l'égalité parentale et la protection de» droits de l'enfant vous invite à sa prochaine réunion mercredi 27 novembre 1985 LUCIEN AUGER, Ph.D.auteur de plusieurs volumes et articles de presse sujet: «ÊTRE HEUREUX QUOIQUE DIVORCÉ» Centre St-Pierre 1212, rue Pcmet à 19 h 30 Salle 105 Pour renseignements: 259-1479 \u2014323-7985 À noter, mercredi 11 décembre Mme LORRAINE CLEMENT, du urvict d* médiation à la cour wpénevrt JEU-QUESTIONNAIRE ÉLECTIONS QUÉBEC 1985 Dans (e cadre du programme «Journal en éducation», le Service éducatif de LA PRESSE suggère aux enseignants le jeu-questionnaire suivant qu'Ifs pourront entreprendre en classe avec leur» élèves, a l'occasion de fa campagne électorale en cours au Québec.Ces questions se rapportent à la semaine s'éten-dant du samedi 16 novembre au jeudi 21 novembre.Les élèves pourront ainsi vérifier leurs connaissances des principaux événements de la semaine.Les réponses sont données au bas de ce questionnaire, saut pour les deux dernières questions qui visent à susciter un débat et une recherche.QUESTIONS \u2022y Monsieur S.-H.Park est président au Canada d'une compagnie orientale dont on a beaucoup parlé cette semaine.Il s'agit de: a) Toyota b) Honda c) Hyundai d) Mazda o Cette compagnie va construire une usine de ' fabrication d'automobiles au Québec.L'endroit choisi est: a) Farnharn b) Bromont c) Montréal-Est d) Sainte-Thérèse Quelle est la fonction de Monsieur Pierre F.Côté?a) Chef d'un parti politique b) Directeur d'une chaîne de télévision c) Directeur général des élections d) Juge en chef de la Cour supérieure Le troisième parti à présenter le plus de candidats pour les élections du 2 décembre est: a) Le Parti du socialisme chrétien b) Le Nouveau parti démocratique c) L'Union nationale d) Le Parti humaniste c Le nombre minimum de signatures qu'un candidat doit obtenir des électeurs de sa circonscription pour avoir officiellement le droit de se présenter est: a) 118 b) 60 c)122 d) 200 6 Le nombre de candidats qui se feront la lutte aux ' élections générales du 2 décembre est de: 3.a) 122 b)672 c) 100 d) 300 7 Le Vieux-Montréal, le quartier chinois, (a cathédrale et ' la Place des arts se trouvent tous dans la circonscription de: a) Saint-Jacques b) Saint-Louis c) Anjou d) Bertrand 3 Un débat télévisé mettant aux prises (es chefs des principaux partis est-il nécessaire, avantageux, utile, nuisible en campagne électorale?Si un tel débat était présenté, le regarderiez-vous?g Trouvez toutes les promesses faites par les différents ' partis tout en spécifiant leur origine.Ordonnez-les selon leur importance à vos yeux.(Q) L (q) 9 (o) e (q) Z (o) i :sesuodea Pour plus d'information concernant le service éducatif de LA PRESSE, prière de communiquer avec Céline Landry 285-6890.PIERRE PASCAÏÏ collaboration spéciale Le matin d'un débat ¦ «J'espère que tu vas le planter! ».Ainsi s'exprime le fils de , Carmen, la péquiste enragée, n parle du débat des chefs que je dois arbitrer cet après-midi à la radio.L'homme à planter, pour lui, est Robert Bourassa.'\"^ De l'autre côté, il y a Ginette, la libérale, qui ne dérougit pas.\"* Elle, elle veut que j'écrase Pierre Marc Johnson, comme on écra- * se une couleuvre.Lorsque celui-ci a été élu chef du PQ, elle n'a eu aucun ma) à tranférer sur lui toute la haine qu'elle accumule contre René Lévesque depuis près de 20 ans.On a beau expliquer à ces fanatiques que le rôle d'un arbitre, ~ dans un débat politique comme dans une partie de hockey, est d'être tout à fait neutre, ils refusent de comprendre.Dans leur esprit, tout ce qui favorise leur parti est bon et bien.De toute façon, disent-ils, l'adversaire est capable du pire.Alors.pourquoi se gêner?Ce n'est que la radio B Jusqu'à hier il y avait encore des observateurs (journalistes,' politicologues, éditorialistes) qui affirmaient que le débat des chefs « n'aurait pas lieu ».Dans leur esprit, un débat doit néces-^ sairement être télévisé.S'il a lieu à la radio, il ne compte pas.j J'ai des petites nouvelles pour eux.Un débat à la radio vaut cent fois mieux qu'un débat à la télévision.La « boite à grimaces » est plus divertissante, d'accord, elle~ impressionne plus, mais ce n'est pas le média idéal pour débattre'-; des idées.Si le débat avait lieu à la télévision, on perdrait un temps fou à \u2014 comparer les nez, les couettes et les yeux des chefs.On surveille-\u2014 rait leurs moindres rictus.On critiquerait la façon dont ils se tien-.; nent ou agitent leurs mains.Arrivés au bout de cette comédie, on saurait lequel a la plus belle gueule, mais on n'aurait pas eu le ,\u2022 temps de comparer leurs programmes politiques.À la radio, par contre, le nez de Bourassa ou les yeux de Johnson n'auront plus aucune importance.Les chefs pourront mettre < bas les masques et s'occuper de ce qu'ils disent.Nous pourrons \u201e les entendre se déchirer à belles dents.ou presque.Les sujets qui vous intéressent ¦ Les gens qui vont au cirque pensent souvent que si le lion man-.geait le dompteur ce serait intéressant.C'est un peu l'attitude que , nous aurons en écoutant ce débat.On aimerait bien que l'un des deux mange l'autre.S'ils sont trop polis et trop doux nous allons nous endormir en les écoutant.Mais ne vous inquiétez pas: je serai là pour veiller au grain, ou plutôt à la chicane.Je dois m'assurer qu'ils vont se tirailler com-' me des bons.J'ai d'ailleurs été étonné qu'ils me donnent carte,, blanche pour les sujets à discuter.Ils ne veulent même pas savoir à l'avance dans quel sens je vais les pousser.Quant au public, ses préoccupations sont surprenantes.Un très grand nombre de personnes m'ont fait parvenir des suggestions, et dans presque tous les cas, il s'agit de sujets qui n'intéressent pas la majorité.Les gens veulent régler des petites vengeances > personnelles avec les politiciens.Ils reviennent sur de vieilles rancoeurs.Leurs préoccupations sont égocentriques.La nature ; humaine est ainsi faite.En marge du débat ¦ Il y a d'abord ce bon mot d'un collègue: si on parle d'un face-à-face à la télévision, doit-on dire que ie débat à la radio sera un bouche-à-bouche?Quant à l'appui du Dr Henri Morgentaler au Parti québécois., certains trouvent qu'il s'agit d'un cadeau empoisonné, du baiser de la mort, qui pourrait faire avorter la campagne.Les chefs ont passé la majeure partie de la journée d'hier à*-« s'exercer au débat.Certains ont prétendu que le Parli québécois^ avait fourni à M.Johnson un adversaire fictif, qui devait lui servir\"1 de cible, une sorte de poupée gonflable aux traits de Bourassa.*¦\u2022» Qui sait?'w Quant à Carmen, la péquiste enragée, elle n'a pas oublié les * libéraux qui, en 1976, menaçaient de déménager en Ontario si les péquistes prenaient le pouvoir.Elle jure que si les libéraux sont élus le 2 décembre, elle va emigrer, elle, en Acadie.Parlons des femmes ¦ La féminisation des termes est à la mode dans certains milieux, et cette pratique me tape sur les rognons.Il n'est plus possi-,',\" ble de parler de travailleurs sans que quelqu'un ajoute «et M travailleuses ».On fait suivre les mots se terminant en « é » de cet horripilant «é-e», ou pire encore: «é-e-s».La langue française.,'., devient bisexuelle.Elle gonfle et s'enfle de façon indécente.Qu'on ne me prenne pas pour un mysogyne à cause de ce que je^ viens d'écrire.Je dis toujours « la gouverneure générale Jeanne\"' Sauvé», et «la première ministre Margaret Thatcher».Je vais, même jusqu'à piquer une colère quand on ridiculise les femmes, comme lorsque le président de la CTCUQ me dit d'un ton narquois, en parlant des femmes chauffeures d'autobus : « doit-on les .appellor des chauffeuses ou des chaufferettes?».Mais le respect de la dignité des femmes ne va pas jusqu'au viol de la langue française.A tout prendre, si les femmes refusent d'être incluses automatiquement dans les termes masculins, qu'on renverse les rôles et que le féminin devienne la norme.\" Qu'on dise donc: toutes sont égales devant la loi, même si des < hommes sont également impliqués.Je m'en fiche si elles veulent dire: « Et Dieu s'est faite femme».Tant qu'à faire, pourquoi pas: « Notre Mere qui êtes aux cieux?».Ça ne me fait rien, mais qu'on cesse donc de dire « tous -et toutes ».m Andrée Champagne outrée du langage utilisé aux Communes mm OTTAWA (d'après CP) \u2014 99 Le ministre de la Jeunesse Andrée Champagne \u2014 ancienne actrice et chanteuse \u2014 est outrée du langage « indécent et vulgaire» parlé à la Chambre des Communes.Mme Champagne s'est plainte hier auprès du président des Communes, John Bosley, de ce qu'un député libéral francophone ail utilisé le terme « pu-tasserie » pour décrire les agissements d'un collègue, durant la période de questions.Aux applaudissements des députés conservateurs, le ministre a exhorté M.Bosley à mettre fin à cette pratique.Les libéraux québécois, a précisé Mme Champagne, ne craignent pas d'utiliser des expressions vulgaires qu'aucun francophone n'aimerait entendre dans aucun milieu, et surtout pas à la Chambre des Communes.Sans admettre directement que c'était lui que visait cette remarque, l'ex-ministre des à Sports Jean Lapierre a soutenu que l'usage de la langue de la rue était peut-être la meilleure façon d'attirer l'attention du gouvernement et d'exprimer le mécontentement des résidents de sa circonscription de Shef-ford.dans les Cantons de l'Est,' découragés par la stagnation économique de leur région.' M.Lapierre a fait remarquée par ailleurs qu'il n'avait pas; passé sa vie a prendre des là» çons de diction et à lire des scénarios.« Je suis ici pour défendre les intérêts de mé* commettants », a-t-il dit.« Comme la pluprt des anglo-phones, l'anglais est ma langue maternelle », a fait remarquer, le président des Communes sous les rires de l'assemblée.« Je ne connais donc pas tous les.mots de la langue française, et je pense par conséquent que, dans les circonstances, il est préférable que je prenne l'inci-, dent en délibéré et que je m'assure exactement de ce qui a été.dit et de ce que cela signifie ».Ro\\al Doulton I>uiilK;lh\\\\;iir A bon dessein, beau dessin CgpbnDuval 6700, Cote-de.-Nciqc» |Ploio Cole-de»-Neiq«»l - \u2014 _ - i860, boul Cypnd'.sh (Mail Cavendish) \u2022Hr,83\"4040 Mail Weit liland - \u2022 Appel ian» frai» 1-800-361-6482 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 ÉDITORIAL PAUL DCSMARAIS MICHEL ROY président du conseil d'administration éditeur adjoint ROGER D.LANDRY président et éditeur CLAUDE GRAVEL dir«tew de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorial»!* en chef Un sommet en appelle un autre C'est avec un sentiment de soulagement et de satisfaction que le monde accueille les résultats du sommet de Genève, qui a mis en présence le président des États-Unis et le leader de I URSS, M.Gorbatchev.«Une bonne chose de faite», comme dit le langage populaire, quand il veut signifier qu'un tournant a été négocié sans dommages.Car, avant le 19 novembre, date du rendez-vous, on pouvait redouter le pire.Le pire, c'était que le courant ne passe pas entre les deux leaders.Ou que quelque incident aussi malheureux qu'imprévu ne vienne ruiner le programme.Ou, encore que Genève ne soit l'occasion d'une surenchère entre des machines de propagande dévoreuses de foules.Pour le reste, les bonnes surprises ne sont pas nombreuses.Les deux leaders ont fait de ce sommet leur affaire, ainsi qu'il avait été prévu.La presse a dû rester longtemps sur sa faim, et je ne pense pas qu'il faille le regretter, la diplomatie exigeant un minimum de discrétion.Les résultats concrets sont minces et on se demande à bon droit ce que les négociateurs des deux camps, penchés depuis tant de mois sur les questions du désarmement, pourront tirer d'utile pour leur gouverne des palabres des deux chefs.Quand on sait que les négociations dans les conflits de travail, qui ne mettent tout de même pas en question la survie de l'humanité, peuvent durer 8, 10 ou 12 mois, il ne faut ¦ peut-être pas s étonner de ce qu'en quelques heures Genève n'ait pas accouché de grands textes historiques.La suite viendra en son temps, si elle doit venir.Les oppositions entre les deux systèmes sont toujours aussi tenaces.Ce que redoutent les Américains et leurs alliés, c'est le caractère violent et expansionniste du communisme, dont on connaît trop bien le pouvoir déstabilisateur dans tant de régions.L insistance du président Reagan à réclamer des solutions pacifiques à une demi-douzaine de conflits régionaux vient précisément de cette perception.Quant aux droits de l'homme, on sait trop bien déjà que la conception qu'on s en fait en Occident ne prévaut pas en Moscovie.Ce sont des mentalités autant que des systèmes qui s opposent sur ce plan.Les systèmes et les mentalités ne se réfutent pas mutuellement.Le temps seul peut les changer.Les Soviétiques, de leur côté, redoutent le «complexe mili-taro-industriel» de l'Amérique, expression créée par Eisenhower (président des États-Unis de 1952 à 1961).La «guerre des étoiles», ou Initiative de défense stratégique, sort de cette machine.Or, aux Soviétiques cette initiative fait peur.Au témoignage d experts qui ne sont inféodés à aucun camp, l'idée dont le président Reagan se fait le zélé démarcheur ne ressortit pas seulement a la parade ou à la défense, mais à l'attaque.Ce que les deux leaders ont pu se dire sur ce sujet délicat reste pour l'instant insuffisamment connu.Mais leurs divergences n'ont pas altéré leur sourire.Les retombées, favorables ou défavorables, de la rencontre ne seront pas correctement mesurées avant des semaines, des mois, peut-être des années.Si M.Gorbatchev a vraiment voulu relancer sur des bases nouvelles les relations avec les États-Unis, le chemin lui est aujourd hui plus largement ouvert qu'à son concurrent.M.Reagan ne sera pas en poste dans dix ans.Sauf accident, le leader soviétique commence sa carrière.Il y aura peut-être des ressacs dans les prochains jours.L Europe est tout spécialement concernée par le désarmement.À Genève, elle a été un peu en retrait.Quel accueil, d'autre part, l'aile ultra-conservatrice du Parti républicain fera-t-elle à un président qui a si ostensiblement fraternisé avec «l'ennemi» ?Le plus encourageant, c'est la perspective d'un nouveau sommet en 1986.L idée n'étant pas nouvelle, on mesure mieux la minceur des résultats.Ils ne sont pas à bouder, malgré tout.Guy CORMIER Hyundai fait tourner la tête Il est clair que les gouvernements fédéral et provincial ont eu la main lourde et la tête légère dans leurs efforts pour convaincre Hyundai d'établir une usine de montage à Bro-mont.Avec un peu moins d empressement, ils seraient peut-être arrivés au même résultat sans établir un fâcheux précédent.On peut se poser bien des questions sur les politiques industrielles d Ottawa et de Québec alors qu'en Corée on en rit et on s'en trotte les mains.Rien n empêchera dorénavant les entreprises étrangères qui envisagent de s'établir au Canada de s'attendre à ce qu'on leur fasse un pont d'or.Hyundai est un apport important pour l'économie du Québec: plus de mille emplois bien rémunères seront créés et la possibilité existe d'en créer encore d'autres à l'avenir.Tout dépendra du succès sur le marché nord-américain des voitures produites au Québec par Hyundai.Ce succès pourrait encourager d'autres fabricants à s'établir au Québec.L'enjeu est plus qu'une simple usine de montage, c'est toute une industrie.Ottawa et Québec doivent faciliter l'implantation de Hyundai, mais ils ne doivent pas donner l'impression qu'ils ont de l'argent à revendre en subventions aux nouvelles entreprises; or, c'est l'impression que le public en retire.Les subventions ne sont peut-être pas plus élevées que dans beaucoup d autres pays industrialisés, mais elles dépasseraient à la longue les moyens financiers des gouvernements fédéral et provincial.Éventuellement, de telles subventions affaiblissent les finances de l'État, l'obligeant à augmenter les impôts ou à emprunter davantage.Dans un cas comme dans l'autre, le climat financier se détériore et freine la création des entreprises qui sont censées étoffer cette industrie naissante.En soi, la somme versée en subventions n'est pas importante; elle est sûrement plus utile que le milliard qu'Ottawa a englouti dans deux banques au bord de la faillite ou que les millions que Québec donne chaque année pour faire raffiner du sucre des Antilles à Boston.Hyundai a clairement établi qu'il y a un marché pour ses voitures en Amérique du Nord et la construction d'une usine répond à des besoins réels: la menace de la fin des tarifs préférentiels et la nécessité de se conformer au Pacte de l'automobile.Nos subventions ne financeront pas un château en Espagne mais une industrie qui a de bonnes chances d'être prospère.Tout cela ressortirait plus clairement si les deux gouvernements avaient été 'noms brouillons.Hyundai s'était montrée disposée à attendre la fin de la campagne électorale pour signer la lettre d'entente, mais le tout a fini par se régler dans la confusion en plein milieu de la campagne.Cela ne peut qu'encourager d'autres investisseurs éventuels à tremper dans l'opportunisme et dans la politique plutôt que de présenter leurs projets avec rigueur et méthode.Frédéric W A ON 11RI (Tous droit» reserves) Jacques Dufresne Gevrey et Chambertine (Co/laborao'on spéciale) L'arrivée du Beaujolais nouveau est propice à une réflexion sur les vins.Les Lyonnais disent que leur ville est arrosée par trois fleuves: le Rhône, la Saône et le Beaujolais.Ce dernier est maintenant le fleuve le plus long et le plus sinueux du monde puisqu'il arrose la planète entière.Je ne serais pas étonné que les dignitaires russes aient leur approvisionnement secret.Beaujolais nouveau: la magie du mot nouveau aura joué dans ce cas comme dans celui des campagnes électorales, mais la fraîcheur du vin, son goût fruité et joyeux n'auront sans doute pas été étrangers à son succès.Seulement i le voir couler simultanément à Cologne, Bruxelles, Londres Montréal et Tokyo, on en vient à se demander si ce fleuve rouge ne s'abreuve pas à la source des fleuves voisins.J'ai fait ma petite enquête sur place, avec-la complicité d'amis français ayant les mêmes inquiétudes que moi.Partout on nous a démontré et redémontré que le vignoble du Beaujolais était assez grand, riche et généreux pour irriguer la planète.Mais j'étais d'abord allé dans la région pour faire la dégustation d'un grand vin.le Chambertin.Des amis, qui surestimaient mes aptitudes en la matière, m'avaient en effet donné rendez-vous à la maison Camus Père et Fils de Ge-vrey-Chambertin, près de Dijon.J'avais une bonne entrée en matière auprès du paysan millionnaire qui nous accueillait.«Je connais, lui dis-je, un couple d'universitai- res québécois qui a appelé son premier fils Gevrey tant votre région leur a plu.» Du tic au tac, M.Camus me répond que des Belges ont fait mieux puisqu'ils ont appelé leur fille Chambertine pour les mêmes raisons.Il ne reste plus qu'à fixer le jour de la noce entre ces deux êtres prédestinés, le lieu et le vin étant déjà choisis.M.Camus n'a eu que des commentaires positifs au sujet des acheteurs et des dégustateurs québécois.Il a fait notamment l'éloge d'un certain docteur Benoit de la région de Montréal.J'ai confondu un instant cet expert avec le chroniqueur de LA PRESSE, Jacques Benoit, croyant que ce dernier avait reçu un litre de quelque confrérie.À tort, il s'agissait bien d'un docteur en médecine.Et les Chambertin?La meilleure façon de s'initier au théâtre ou à la peinture quand on est dans l'enfance de ces arts, c'est d'aller directement à Shakespeare ou à Ver Meer.Il en est ainsi pour le reste des choses exquises et d'abord pour les vins.L'humilité en ces matières est mauvaise conseillère.Quand on nous dit qu'un grand Bourgogne a du nez, on comprend facilement le sens de ce mot, on parvient vite à distinguer l'odeur de truffe, puis celle du cassis et l'on conçoit qu'un bouquet de fleurs, de fruits et de champignons se recompose dans une narine éduquée.Quand on ajoute ensuite que le même vin remplit la bouche, qu'il a du corps, on n'a plus du tout l'impression d'entendre une langue étrangère.On saisit même l'enjeu de discussions plu?- subtiles sur le degré de tanin de telle ou telle bouteille.Le lien entre ce que l'oeil perçoit, le nez flaire et le palais retient devient lui aussi manifeste.Le mordoré dans un Chambertin cesse d'être un indice négligeable.À ce propos, M.Camus a eu ce mot digne de figurer dans le livre du philosophe Michel Serres sur les cinq sens (')'.«Qui ne voit pas ne sait pas.» Cette remarque nous ramène au sens étymologique du mot savoir: sapere, qui veut dire goûter en latin.Michel Serres ajoute ce commentaire: «Nous savons construire des machines parlantes, nous ne savons pas construire des robots qui boivent ni qui aient du goût.La langue peut devenir artificielle, l'intelligence le devient souvent, jamais la sapience.» À propos de l'analogie entre la dégustation et la sagesse on peut aussi faire l'observation suivante: ce n'est pas nous qui jugeons les vins, ils se jugent d'eux-mêmes en nous.Le nez de l'un révèle la fadeur de l'autre.Ils remplissent ou ne remplissent pas la bouche.Ils tiennent ou ils ne tiennent pas les promesses de l'oeil.Le plus mauvais dégustateur est celui qui croit que l'on peut réussir dans ce domaine avec la même sorte d'efforts de volonté que pour se tirer du lit le matin.Il faut être éveillé, certes, mais avec la passivité qui sied à la volupté et au sommeil.Il faut faire la nuit en soi pour voir les choses à la clarté du jour.D'où sans doute cette pensée de Hegel: «L'oiseau à:: Minerve ne prend son vol qu'à la tombée du jour.» Mais n'y a-t-il pas quelque chose de suspect dans cet engouement des Occidentaux actuels pour le corps et ses plaisirs, ceux du goût notamment?N'en parlons-nous pas trop?Même s'il sait que «la langue qui parie tue dans la bouche la langue qui goûte».Michel Serres estime utile de nous raconter sa dégustation de Château Yquem, pour ramener du langage abstrait qui analyse, vers les sens qui fondent.«Nous lisions dans nos manuels: il n'y a rien dans l'intellect qui n'ait d'abord passé par les sens.Nous entendons dans notre langue: il n'y a rien dans la sapience qui n'ait passé par la bouche et le goût, dans la sapidité.«Nous voyageons: notre intellect traverse les sciences comme notre corps explore continents et mers.L'un bourlingue, l'autre apprend; il n'y a rien dans l'intellect si le corps n'a roulé sa bosse, si le nez n'a jamais frémi sur la route aux épires.Il faut bien que l'un et l'autre changent et s'assouplissent, perdent leurs opinions, élargissent jusqu'aux étoiles tout le spectre de leurs goûts.Combien d'aventures jadis entreprises, jusqu'à l'héroïsme, pour étonner l'odorat.«Combien de sciences acquises en chemin.» (\u2022) Michel Serres.Les Cinq Sens.Paris, Grasset, 19*5.REVUE DE PRESSE Le français à Calgary Les Calgariens ont fait beaucoup de chemin depuis qu'ils ont accueilli par une mer de protestations la décision îles autorités, il y a quelques années, d'apposer des écussons bilingues sur les chemises des agents de la GRC et des préposés de Parcs Canada.Après tout, disaient-ils, ce sont «nos Mounties, nos parcs».Pourtant, tout indique que ceux qui parlent l'autre langue officielle de notre pays ont également l'instinct de propriété.Ils croient eux aussi que les Jeux olympiques d'hiver de 1988, ft Calgary, leur appartiennent.Pourquoi, dans un tel cas, vouloir assassiner la langue française sur les affiches olympiques et routières installées en vue des Jeux?Après tout, le français et l'anglais sont les langues officielles du mouvement olympique tout autant que du Canada.Un organisme francophone local, après avoir vérifié les premières affiches bilingues mises en place, a qualifié leur version française de «stupide et enfantine».Ça fait mal.Apres avoir dépensé tant de millions sur le bilinguisme et avoir accordé une telle place au français dans l'éducation, on est Incapable de créer des affiches dont la version française est décente, à l'anneau de vitesse aménagé à l'Université de Calgary.Pourtant, on aurait cru qu'un établissement d'enseignement qui offre des cours en langue et en culture française aurait pu offrir des affiches acceptables.Mais «non» (?).Un porte-parole de l'Association canadienne-française de l'Alberto a relevé cinq erreurs en trois lignes de texte: des erreurs grammaticales, aucun accent et un mot erronément placé.C'est inacceptable.Ijë Comité organisateur devrait profiter de l'offre de cet organisme de veiller à ia bonne traduction des affiches ou embaucher des traducteurs spécialisés.Et, tant qu'à y être, pourquoi ne pas traduire en même temps les affiches au zoo, à Heritage Park, au musée Glenbow et à Fort Calgary, comme le suggère l'Associa-Uon canadienne-française de l'A! berta.(.) Ne pensons pas seulement en fonction des Jeux olympiques.Laissons ces messages bilingues en place de façon à ce que nos visiteurs francophones, du Canada ou d'outre-mer, sachent qu'ils sont bienvenus dans l'Ouest.The Calgary Herald Où est la différence?Comment faire la différence entre un conservateur fédéral et un député de l'Opposition, au Parlement?Le problème est difficile à résoudre.SI l'on en croit de récentes ré- vélations, toutefois, la réponse pourrait être celle-ci: les conservateurs dépensent plus, lors de leurs voyages à l'étranger, que leurs prédécesseurs libéraux pourtant célèbres pour leurs largesses.Les explications de Mme Blals-Grenier sur les lieux qu'elle a visités et les raisons pour lesquelles elle s'y est rendue, au nom du Canada, ne résistent pas à une étude poussée.Mme Biais-Grenier n'est pas la seule à soulever l'estomac des Canadiens, quoiqu'elle semble particulièrement dépourvue de tact politique.Ce sont les arrogantes pratiques de patronage et les flagrantes largesses d'un parti qui devait nous faire oublier les prodigalités de l'ex-gouvernemcnt qui provoquent ces haut-le-coeur.Le premier ministre Mulroney pourrait bien constater un nouveau fléchissement de popularité de son parti, lors des prochains sondages, si rien n'est fait contre l'abus des fonds publics.The Rcgina Leader-Poat A LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 TRIBUNE 7 :- LIBRE \u20224 LÎBRE OPINION Le projet Musée-Entreprises Bell Canada Une consultation publique s'impose L'auteur est vice-président de la fondation Héritage Montréal.Jusqu'à la tenue de l'assemblée générale annuelle du Musée des beaux-arts de Montréal, le 29 octobre dernier, et jusqu'à la publication, quelques jours plus lard dans CC journal, d'un article du président du Musée, monsieur Bernard Lamarre, peu d'informations concrètes sur les intentions du Musée concernant son projet d'agrandissement avaient été diffusées.Bruce McNIVEN C'est celte absence d'informations, autant sur la nature des rapports entre le Musée et les Entreprises Bell Cantda que sur l'étendue réelle du projet le long des rues Sherbrooke.Bishop el Crescent, qui a engendré des rumeurs et des craintes auprès des propriétaires des bâtiments et des commerces du secteur cl auprès de nombreux Montréalais préoccupés par l'avenir du quartier.À la suite des pressions du public et en réponse aux demandes de différents groupes de citoyens, dont Action Montréal et Héritage Montréal, monsieur Lamarre a déclaré lors de l'assemblée générale an nucllc du Musée que le Comité exé-culil de l'institution de la rue Sherbrooke avait accepté de rendre publies tous les plans, ententes et programmes de construction du projet et avant tout de mettre en place un processus de consultation publique destiné à surveiller l'élaboration du projet.L'intention du Musée de participer à une consultation publique est méritoire et devrait apaiser les craintes que les Montréalais éprouvent concernant la préservation du caractère architectural des rues Sherbrooke.Bishop et Crescent.Toutefois, certains commentaires du president du Musée sont inquiétants.Il a notamment déclaré qu'une proposition détaillée et des plans précis seront présentés aux Montréalais avant même que ni' soient rendues publiques les études de faisabilité, et avant même que ne démarre toute consultation publique, ceci pour nous permettre «d'apprécier les avantages d'un agrandissement du Musée dans le cadre d'un plan d'ensemble en association avec les Entreprises Bell Canada Inc.» PcrsQtnc ne nie l'espoir du Musée d'avoir des plans acceptables et un projet réussi.Mais le procédé qui (-insiste essentiellement à faire approuver par le public des plans dé.ù complets ne peut être considéré comme une réelle consultation publique et être vu comme un terrain de discussion approprié pour les groupes oeuvrant à la préservation de même que pour les propriétaires actuels des bâtiments visés par le projet ou pour l'ensemble de la population.Pour qu'un tel projet reçoive l'aval du public, (peu importe la forme qu'il prendra ).le Musée devrait comprendre et respecter les opinions de tous les intéressés avant que ne soient préparés les éludes de faisabilité el les plans, et avant que ne soient engagés des fonds.L'idéal serait que tous les projets de développement de ce genre soient soumis à un processus de consultation publique officiel.Pour l'Instant, el avant qu'un tel mécanisme n'ait force de loi.nous devons nous rabattre sur des solutions improvisées, appliquées dans des cas spéciaux.L'un dernier, l'avenir de l'avenue McGill College était un exemple de cas spécial.Cette année, le réaménagement du Vieux-Port en est un autre.Lors do ces deux occasions, un important processus de consultation publique a ete mis en place.L'agrandissement du Musée est aussi un cas special el ceci ù plusieurs égards.Les édifices du quadrilatère compris entre les rues Crescent, Sherbrooke.Bishop el de Maisonneuve sont reconnus depuis longtemps pour leur valeur architecturale.Le secteur est d'ailleurs protégé depuis 1971 par un règlement \u2014 le premier règlement destiné à protéger des édifices situés en dehors du Vieux-Montréal \u2014 qui limite à quarante pieds la hauteur des bâtiments.De plus, une bonne partie du quadrilatère se trouve à l'intérieur d'une /.one de protection de .\"lOO pieds créée autour d'un bien culturel.La réalisa-lion du projet KISC Musée risque d'impliquer des amendements à ces règlements ou d'cnlraincr la démolition d'édifices existants.Un débat public sur ces questions s'impose.Le Musée a reçu un pouvoir d'expropriation englobant tout le quadrilatère visé par le projet.Ceci signifie que tous les propriélaires du site sont menaces d'expropriation, peu importe les intentions actuelles du Musée.Les commerçants et les propriétaires de bâtiments qui ont redonne vie à ce secteur en investissant des sommes considérables dans leur entreprise méritent d'être respectés.Dans ce type de projet conjoint combinant a la fois des investissements publics el privés, une part des pouvoirs publics risque d'être perçue comme étant utilisée à des fins privées.En effet, le caractère des rues Crescent et Bishop n'est pas menacé par l'agrandissement du Musée comme lel (qui pourrait facilement être localisé sur les terrains vagues du quadrilatère et à l'intérieur de l'édifice «New Sherbrooke Apartments*), mais bien plus par le volet LBC.Si une entreprise privée désire s'associer à un projet financé par les fonds publics (et peut-être profiter Indirectement des pouvoirs d'expropriation du Musée), elle devrait justifier son implication dans un tel projet.Ses motifs devraient être énoncés lors d'une consultation publique.Bien que de nombreux arguments peuvent justifier la participation d'une entreprise privée à l'agrandissement d'une institution culturelle comme le Musée, il demeure que, dans le contexte montréalais, cette approche relativement nouvelle demande à être de-battue publiquement.Le budget de fonctionnement du Musée provient en grande partie des subventions gouvernementales, tout comme les fonds consacrés à son agrandissement.A tilre d'institution quasi publique, le Musée se doit de consulter la population sur son expansion.Le ministère des Affaires culturelles, qui joue un role majeur, a la même responsabilité.Il esl le bailleur de fonds du projet d'expansion, il a accordé des pouvoirs d'expropriation au Musée, (il devra également approuver toute demande d'expropriation ).et c'est ce même ministère qui a juridiction sur les biens culturels, qui place sous sa protection la majorité des bâtiments visés par le projet.On voit bien que le dossier dépasse de loin l'arène municipale.Étant donné son implication directe dans le projet, le ministère des Affaires culturelles a donc l'obligation de s'assurer que toute décision respectera la volonté des Montréalais.Il semble être le mieux place pour organiser et financer une consultation publique.Si cette consultation est plus qu'une simple opération de relations publiques, elle devra obéir à certaines règles qui se sont avérées utiles dans d'aulres villes, et, à divers degrés, dans le cas de l'avenue McGill College el dans celui du Vieux-Port.À titre d'exemple, la consulta-lion devrait élre tenue sous les auspices d'une organisation neutre el non par le ou les promoteurs du projet.Si le but de cette consultation esl d'en arriver à un accord sur le développement du site \u2014 une approbation du projet tel que proposé par le Musée el EBC ou une version modifiée \u2014 le processus aurait beaucoup plus de poids s'il élail indépendant.On ne peut pas être juge et partie à la fois.Si la consultation était menée par le Musée, la crédibilité des recommandations pourrait être mise en doute.Le poids d'un comité consultatif dépend aussi de la représentativité el de la compétence de ses membres.Les propriélaires visés par le projet, les représentants du Musée el des Entreprises Bell Canada de même que les groupes de préservation doivent avoir leur place sur un tel comité.A ceux-ci pourraient également se Joindre des représentants de la Chambre de Commerce el du Board of Trade qui ont déjà oeuvré à la cosultalion publique portant sur l'avenue McGill College La population participera sûrement à une telle consultation, sur-toft si elle croit que ses idées peuvent avoir un certain impact sur le projet el si EBC et le Musée acceptent à l'avance de respecter les conclusions du processus.Les Montréalais favorisent une renaissance du Musée des beaux-arts el son agrandissement lui permettra de présenter une plus large pari de sa collection permanente et d'offrir des expositions do calibre international.De plus, 11 est évident que les terrains vagues situés à l'angle des rues Sherbrooke.Crescent et Bishop peuvent être consacrés à une meilleure utilisation que le stationnement.L'intégration sensée d'un musée agrandi sur les terrains au nord du site pourrait être très positive en insufflant une nouvelle vie à cette partie du quartier.Les critiques concernant l'amé-nagemenl du quadrilatère ne sont donc pas une attaque contre le Musée.Les Montréalais aiment leur musée muis Ils aiment aussi les rues Bishop.Crescent el Sherbrooke.Si le Musée ne parvient pas à rallier la population a son projet, \u2014 à travers une consultation publique el non pas a l'aide d'une opération de relations publiques \u2014 Montréal aura raté une occasion de soutenir à la fois une inslilution culturelle majeure et de préserver le caractère unique de ses rues.Une ouverture d'esprit el un dialogue constant entre les Intervenants à toutes les étapes sont les meilleures garanties pour que le processus de prise de décision soit basé sur ce consensus.Celle approche représente le meilleur espoir de trouver une solution qui satisfasse tout le monde.Le directeur du Musée des beaux-art.s, monsieur Alexandre Gaudieri.a déclaré lors de l'assemblée générale annuelle que le but principal d'un Musée est lu conservation.Souhaitons qu'avec l'apport de la consultation du public nous pourrons en arriver à une solution en accord avec cet énoncé.' Pour la touche distinctive.La valeur.Seiko.Le chef de file.Des mailles qui s'entrecroisent si adroitement.Des lignes diagonales d'un aspect superbe.L'effet dramatique de baguettes ton or sur noir.Chaque nouvelle création est un pas en avant en technologie.De notre temps, ceci représente précisément le rôle de Seiko \u2014 le premier à mener la technologie dans la direction de l'élégance et de la performance à un prix incroyablement bas Venez admirer toute la collection.Vous trouverez qu'il n'y a rien d'autre qui puisse vous donner tant de valeur pour votre argent que votre montre Seiko a quartz.SEIKO L'HOMME A INVENTÉ LE TEMPS.SEIKO L'A PERFECTIONNÉ.ROGER ROY HORLOGER BIJOUTIER SIÊOF SOCIAL DU GN 935 ouest, rue Lagauchetlère, Montréal Tél.: 861-4489 Les faits sur ff Lance et compte» Monsieur Roger D.Landry Président et éditeur J'aimerais par la présente rétablir certains faits en ce qui a trait a des articles publiés sous la plume de Louise Cousineau, les 24 août et 30 octobre derniers dans votre journal et qui rapportaient les déclarations du producteur et du réalisateur de la série «Lance et compte».Contrairement a ce qui a été rapporté dans ces textes, les dirigeants de la Brasserie Molson du Québec ont accordé une grande importance au projet «Lance et compte» et aux propositions qui lui ont été faites par son producteur.Le vice-président et le président delà Brasserie Molson se sont impliqués personnellement pour analyser le dossier puisqu'il leur revenait de prendre la décision de participer au projet ou non.D'ailleurs, au moment de la publication du texte de madame Cousineau le 24 août, les responsables du dossier chez Molson attendaient toujours la réaction du producteur a l'offre qui lui avait été faite.Nous avions alors été très surpris des déclarations publiques du producteur dans le contexte des pourparlers qui étaient toujours en cours.Afin de bien comprendre lu position de Molson dans ce dossier et de mettre fin aux allusions faites par le producteur en août et récemment lors du débat du tournage de la série, il est important de reprendre tous les faits.D'abord nous avons eu vent du projet le 13 mai et avons suscité une rencontre avec le producteur le 23 mai.Suite a cette rencontre, le producteur nous a transmis une demande de participation financière, le 29 mai.Cette présentation comportait des demandes de l'ordre d'au-delà d'un million de dollars pour la participation au coût de production, en plus des frais de commandite et du temps d'antenne à Radio-Canada.La Brasserie Molson n'étant pas une entreprise de production et compte tenu de l'importance de l'investissement demandé, nous avons soumis l'analyse du dossier à notre filiale spécialisée en production d'émissions de télévision ainsi qu'à notre agence de publicité.De nombreuses réunions internes et des pourparlers avec le producteur se sont poursuivis durant les semaines suivantes.Ce processus, qui a pu paraiire long aux intervenants, était essentiel à l'évaluation du projet el à l'établissement des possibilités de contribution financière.Le 8 août, le président et In vice-président de la Brasserie Molson du Québec décident ce qui suit ; \u2022 ne pas accepter la demande de participation financière à la production de la série; \u2022 assurer le producteur que, compte tenu de l'envergure du projet et de l'intérêt qu'il peut représenter pour toutes les parties, Molson est prête à consacrer une somme de l'ordre de $500,000 au niveau des frais de commandite pour une série de 13 émissions en langue française; \u2022 poursuivre les discussions quant à la possibilité d'une entente promotionnelle en sus de la commandite pré-citéc; \u2022 intervenir, le moment venu, auprès des responsables du Forum afin de faciliter les arrangements tant techniques que financiers.Le vice-président de Molson communique immédiatement cette nouvelle à monsieur Iléroux et lui formule une offre verbale de commandite.Il l'a de plus assuré, à cette occasion, de toute la collaboration de Molson et lui a offert d'intervenir auprès des responsables du Forum pour faciliter les arrangements dans l'hypothèse d'une entente entre les deux parties.Le lendemain de celle conversation, et sans avertir Molson, le producteur se rend au Forum et mentionne qu'une entente verbale est intervenue avec Molson, ce qui laisse entendre que l'offre faite le 8 août était acceptée.Le 20 août, les représentants de la maison de prnduclion confirment, lors d'une visite a promesse sur tous les continents Car, il est non seulement polyglotte, il lit et écrit aussi en braille.Bref, il prend très au sérieux les lettres qu'on lui envoie.C'est pourquoi depuis trois ans, il fait appel au Dr Albert Plante ( psychiatre à l'hôpital Sainte-Justine) quand les enfants lui confient leurs peines ou des sentiments qui le chavire.Dans la moitié des 120 lettres que le l'ère Noél'a transmises au Dr Plante l'an passé, les enfants révélaient qu'ils étaient atteints d'une maladie très grave comme la leucémie ou l'insuffisance rénale.Le quart d'entre elles exprimaient la perte d'un être cher, soit à cause d'un décès, de la séparation ou du divorce des parents.Elles inspi rent des réponses adaptées aux détresses des bambins.«Le reste bissait deviner des émotions touchantes.Par exem pie.des enfants qui implorent le Père Noel de faire en sorte qu'il n'y ait pas de guerre nucléaire ou d'envoyer de l'argent aux victimes de la famine en Ethiopie plutôt que de leur apporter des jouets », signale le Dr Plante.Parfois des grandes personnes empruntent aux tout petits leur confident.Son adresse est d'ailleurs ».->( iie à retenir: Père Noel.Po'e Nord, Canada, IIOH OHO.Réponse as surée à chaque entant.condition bien sur de ne pis oublier d'indiquer l'adresse de retour.La veille de sa mort, le bébé Zurlo pleurait, mais les parents l'ont ignoré mm C'est un bébé mort dont le corps chétif était recouvert de selles et de plaies qu'Aldo Zurlo et Charlotte Selby ont emmené à la salle d'urgence de l'hôpital St.Mary le 23 septembre 1984, le même hôpital où l'enfant était né 29 jours auparavant.JOYCE NAPIER Deux infirmières attachées à cet hôpital ont témoigné hier devant un jury des Assises qu'un Aldo Zurlo agressif et une Charlotte Selby renfrognée leur sont arrivés vers 11 h du matin avec leur bébé enveloppé dans une couverture.Louise Carline.25 ans, infirmière affectée à l'urgence, a souligné à la cour que le bébe qui porte le même nom que son père, était couvert de vomissure et de selles.L'enfant, qui avait des plaies de lit aux genoux et sous un oeil, était si maigre « qu'on aurait dit que son estomac touchait son dos.» Cécile Rowland, l'infirmière en chef, qui s'est occupée des parents avant l'arrivée des policiers ce matin-là.a demandé au couple comment l'enfant était mort.Zurlo et Selby lui ont dit qu'ils avaient entendu le bébé pleurer la veille mais que ni l'un ni l'autre ne s'est levé pour voir de quoi il s'agissait.Le matin même, le couple a fait la grasse matinée, puis a constaté la mort du bébé.Un pédiatre qui travaille à St.Mary, avait affirmé au jury, composé de huit hommes et qua tre femmes, mercredi dernier, que ce n'est que 12 heures après la naissance de son enfant que Charlotte Selby a quitté l'hôpital avec Aldo Zurlo et leur enfant, qui pesait légèrement plus de sept livres et qui était « normaj à tous égards ».Le père et la mère, âgés res pectivement de 19 et 21 ans, sont accusés de négligence criminelle et d'homicide involontaire.Ils répondent aussi à une troisième accusation de ne pas avoir fournj à leur enfant les choses nécessaires à l'existence.Mme Rowland a dit que Charlotte Selby, qui était elle aussi très maigre à l'époque, semblait effrayée.La jeune femme avait dit à l'infirmière qu'elle avait peur de son mari mais qu'aile l'aimait et qu'elle ne voulait pas le perdre.Pendant que le couple se chamaillait, l'infirmière leur a dit qu'il faudrait faire l'autopsie de l'enfant pour déterminer la cattse de sa mort.« Je n'ai pas besoin de connaître la cause de sa mort, s'est alors écrié le père.Elle l'a tué, je sais, elle ne lui donnait pas a manger.», ^ A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 CÔTÉ RÉPOND À BOURASSA Un débat télévisé est encore possible &3I Dans une réponse qu'il a fait ™ parvenir mercredi au chef libéral Robert Bourassa, le directeur général des élections.Pierre F.Côté, affirme qu'il n'a jamais interdit la tenue d'un débat télévisé opposant Robert Bourassa à Pierre Marc Johnson mais qu'il a simplement émis un avis aux partis sur sa conception de l'équité.« Il m'est apparu essentiel et relevant d'une élémentaire honnêteté de prévenir les partis en cause de cette opinion à laquelle j'en étais arrivé, afin d'éviter que quiconque puisse être pris par surprise une fois l'événement terminé.C'est uniquement dans cet esprit que la communication a été laite, et nullement dans le but d'interdire ou de prohiber quoi que ce soit à qui que ce soit, ce qui relèverait davantage de la censure que de l'application de la loi ».soutient M.Côté.Le directeur général des élections affirme qu'il était de son devoir d'aviser les partis des conséquences d'une infraction à l'article 427 qui peut être assimilée à une manoeuvre électorale frauduleuse et passible de l'interdiction de voter pour une période de cinq ans ou d'être candidat à une élection.M.Côté explique également que si la Loi électorale exige la présence de quatre chefs à un débat tenu dans le cadre de temps d'antenne mis gratuitement à la disposition des partis, elle ne prohibe pas un \u2022 face à face » finan- cé par les deux principales formations politiques, car il s'agit alors clairement d'une dépense électorale.On se rappelle que le chef du PQ avait proposé à son adversaire que les deux partis paient à part égale au réseau TVA une heure et demie de temps d'antenne au cours de laquelle ils auraient pu s'affronter en combat singulier.M.Bourassa avait ridiculisé le projet, mais s'était néanmoins dit prêt à participer à un tel débat s'il n'avait pas lieu le même jour que le débat radiodiffusé, et si le Directeur général des élections lui expliquait pourquoi un tel débat serait légal et l'autre pas.La réponse de M.Côté rend donc à nouveau possible la tenue d'un débat télévisé entre les deux chefs.L'organisateur en chef du Parti libéral, Femand Lalonde, recon nait que le débat est maintenant possible, mais il doute que Pierre Marc Johnson l'accepte puisqu'il a toujours émis des réserves sur sa tenue la dernière semaine de la campagne électorale.« Nous sommes toujours disponible bien qu'il faudrait réfléchir à cette possibilité après que le débat radiophonique à Télémédia aura eu lieu ».dit-il.Au Parti québécois, on affirme que la tenue d'un débat télévisé est plutôt aléatoire en expliquant que le Parti libéral a lout fail pour qu il ne se réalise pas.LE DÉBAT RADIODIFFUSÉ D'AUJOURD'HUI Événement marquant de la campagne I Faute de face à face télévi-™ Sé, le débat entre MM.Johnson et Bourassa que diffuseront cet après-midi les 40 stations de radio affiliées à Télémédia devient un des événements marquants de la fin de campagne.GERALD LEBLANC Si l'on se rappelle que rémission de Pierre Pascau rejoint parfois plus de 200 000 auditeurs à son émission du midi à Montréal, on peut facilement s'attendre à un auditoire record de plus d'un million d'électeurs à travers le Quebec.Diffusée de llh45 à 14hl0, l'émission sera reprise en soirée ù 22hl5.CKAC.la tète de pont du réseau Télémédia, mise gros sur cette émission spéciale.Pendant plus de deux heures, sans interruption pour la publicité, la radio fera place aux chefs des divers partis politiques.On avait d'abord convenu que les caméras de télévision ne seraient pas admises dans la salle où sera enregistré le débat.On a tenté hier d'obtenir que la télé puisse capter des images du dé bat pour les bulletins de nouvelles.Mais les deux grands partis ont refusé, selon Marc Blondeau, le directeur de l'information de CKAC.La télé devra donc se contenter des images prises à l'arrivée des chefs vers llh25 et à leur sortie du débat vers I4hl0.Une place particulière a été réservée aux chefs des deux grands partis, le libéral Robert Bourassa et le péquiste Pierre Marc Johnson, qui auront droit à un face à lace de 60 minutes.Après une déclaration de qua tre minutes sur leur vision du Québec de demain, les deux chefs pourront débattre directement.L'animateur Pierre Pascau posera à l'occasion dés questions mais il agira surtout comme modérateur.Chaque chef sera accompagné d'un conseiller.Le choix n'était pas encore définitif mais ce sera Mme Michelle Bazin ou Jean Claude Rivest qui assistera M.Bourassa.Du côté péqui.-.U\\ Jacques Fortin, économiste et atta ché politique du premier minis tre, accompagnera M.Johnson.Le député Pierre de Bollelcuille sera avec son chef Denis Monie re.Dans une deuxième tranche de (M minutes, André Léveillé de l'Union nationale et Denis Mon-nière du Parti indépendantiste viendront se joindre a MM.Johnson et Bourassa.Immédiatement après le débat.Solange Chaput-Rolland et Claude Charron consacreront leur émission Ni noir ni blanc, à une ligne ouverte pour recevoir les réactions des auditeurs.Garon promet j des millions aux agriculteurs jm Le ministre de l'Agriculture.™ Jean Garon, flanqué de son collègue ministre délégué à la politique familiale, Yves Beaumier, et de neuf autres députés ou candidats pequistes de régions rurales, a dévoilé hier le programme agricole de son parti pour les quatre prochaines années.PIERRE VENNAT Le ministre de l'Agriculture dévoilant hier le programme agricole de son parti pour les quatre prochaines années.photo Michel Grovel, la presse Le PQ subventionnera la rénovation de 350 petits hôtels de province J Le Parti québécois s'est en-\u2014 gagé hier à aider a la rénovation des petits hôtels du Québec afin de faire face aux exigences d'une clientèle en quête de plus en plus de confort et de qualité en matière d'hébergement.PIERRE VENNAT Le ministre du Tourisme, Marcel Léger, a profité de la cérémonie de la remise solennelle des diplômes à l'Institut d'hôtellerie du Québec pour y aller, d'abord dans son discours et ensuite lors une conférence de presse dans un salon adjacent, de propos à saveur partisane et dévoiler un programme d'aide financière à la rénovation et à la modernisation destiné à la petite entreprise hôtelière.Après avoir taxé d'aberration ou de plagiat le programme libé rai en matière de tourisme, M.Léger, dans son discours aux diplômés, a expliqué que selon des enquêtes commandées par le ministère du Tourisme, un élément qui exige une amélioration , surtout en dehors des grands centres de Montréal et de Québec, a trait ait confort et à l'hébergement.Les touristes exigent un confort moyen, c'est-à-dire des établissements classés deux ou trois lys ou étoiles.Or 69 p.cent des établissements hôteliers du Québec appartiennent A cette catégorie et bon nombre d'entre eux ont un besoin urgent de rénovation et de modernisation.Le programme annonce par M Léger exigera des dépenses de $12 millions en trois ans.Il accordé une subvention égale a 50 p.cent des investissements requis.moins un déductible de $1 000 par chambre rénovée ou construite.La participation gouvernementale sera limitée a un maximum de $200 000 par hôtel et ne doit pas servir a la rénovation des bars ou restaurants mais uniquement des chambres.Selon M.Létfer, un tel programme générera des investisse- ments de $30 millions, fournira du travail additionnel à 1 000 personnes et des salaires de $25 mil lions, lesquels retourneront a l'État sous forme d'impôts ou autre taxes quelque $5 millions.Selon lui, environ 350 hôtels du Québec bénéficieront de ce programme au cours des trois prochaines années.Le PLQ a la faveur des plus de 35 ans n Plus populaire chez les hom-™ mes et les femmes, le Parti libéral du Québec récolte une majorité d'appuis chez les personnes âgées de plus de 35 ans, chez les pratiquants et les employés du secteur privé.Par contre, le Parti québécois domine chez les employés du secteur public et parapublic (en dépit des coupures budgétaires) et son chef Pierre Marc Johnson inspire le plus confiance et surpasse le leader libéral Robert Bourassa sur tous les aspects de « l'image \u2022, sauf quant la compétence.Telles sont les grandes lignes de la deuxième partie du sondage effectuée par la maison Jollcoeur et Associés entre le 6 et le 18 novembre auprès de 1 840 personnes interrogées par téléphone pour le compte de l'émission Téléservice de Radio Uui'hw .i i» quotidien Le Devoir.' De plus, Indiquent les données publiées hier, 95 p.cent dus personnes qui ont indiqué vouloir voter pour Robert Bourassa lui font confiance, tandis que ce pourcentage tombe à 81 p.cent chez les électeurs qui veulent voter pour le président du Parti québécois.Ainsi, le Parti québécois domine chez les personnes âgées de moins de 35 ans : 16 ( PQ ) contre 41 ( PLQ ) pour les 18-24 et 48 contre 40 pour les 25-34.Mais la tendance est renversée pour les autres catégories d'âge, dominées par le Parti libéral : 47 (PLQ) à 41 (PQ) pour les 35-44 ; 56 à 38 pour les 45-54 et 62 à 29 pour les 65 et plus.Les libéraux devancent les pequistes chez les hommes et les femmes : 47 à 41 pour les personnes de sexe masculin et 48 à 43 pour les personnes de sexe féminin.Les pratiquants font plus confiance au parti de Robert Bourassa (56 a 2S) tandis que les non-pratiquants optent davantage pour le parti de Pierre Marc Johnson (47 à 41).\u201e \u2014 Prciso canadienne M.Garon y est allé de la lecture de plusieurs communiqués pendant 63 minutes sans interruption, d'où il ressort principale ment que: ¦ le Parti québécois s'engage à mettre en place pour la période allant de 1986 à 1990 un plan de quatre ans de développement de l'horticulture maraîchère, fruitière et ornementale.Les fonds prévus pour la réalisation de ce plan sont de l'ordre de $«0 millions, répartis sur plus de vingt de mesures distinctes.Le budget prévu dans le cadre de ce plan s'élèvera à $13 millions pour l'année 1986-87 ; ¦ l'instauration d'un nouveau type de prêt â l'établissement pouvant ateindre $100 000 par entreprise et dont le taux d'inlrèt passerait sur une période de cinq ans de 1 p.cent à 5 p.cent.Selon M.Garon, au cours des cinq prochaines années, l'introduction de cette mesure nécessitera des fonds publics additionnels variant entre $15 et $20 millions, selon la répartition des emprunts entre les deux formules; ¦ une aide financière « très importante » pour la modernisation du Mâché central métropolitain, à Montréal ; ¦ a tenue d'une série de conférences socio-économiques au cours des premiers mois de 1986; ¦ la poursuite des interventions gouvernementales dans le secteur des céréales d'ici 1990, de façon â ce que Québec puisse devenir autosuffisant à 100 p.cent dans la production de céréales pour l'alimentation animale; ¦ et enfin diverses interventions dans le secteur des industries bovines.Enfin, l'intarrlssable ministre de l'Agriculture, qui n'a jamais été partisan outre mesure du « beau risque », contrairement à son chef Pierre Marc Johnson, s'est engagé â « lutter » pour le maintien des régimes québécois d'assurance stabilisation des revenus agricoles ¦ face au gouvernement fédéral qui veut imposer un nouveau système de stabilisation tripartite nettement moins avantageux pour les agriculteurs mais moins dispendieux pour les gouvernements ».photo PC La ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu a eu droit aux quolibets de ce fonctionnaire lors du débat « 5 à 7 » organisé par le SFPQ et le SPGQ, hier à Québec.Marois est conspuée par les fonctionnaires ¦QUÉBEC \u2014 La ministre de la Main-d'Ueuvre et de lu Sécurité du revenu.Pauline Marois.a été conspuée à plusieurs reprises hier soir par l'ensembW des I 500 fonctionnaires qui assistaient à un débat politique organisé par leurs syndicats.ROBERT LEFEBVRE de la Presse Canadienne_ « Du charriage ».« de la philosophie ».ont clamé les salariés de l'Etat au cours de l'intervention de Mme Marois.pour bien lui signifier qu'ils ont encore frais à la mémoire les coupures de traite ment décrétées en 19X3.« Un gouvernement ne pourra plus traiter ses employés de la façon dont ceux-ci ont été traités ces dernières années », a renchéri le président di! Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, M.Jean-Louis Ilarguin deguy, au terme du discours de Mme Marois.Celle-ci s'est toutefois montrée inébranlable au point de s'attirer la sympathie du chef du NPD-Québec.Jean-Paul Harney, qui a salué son courage a la fin de la rencontre.« L'assistance ne vous était pas acquise, lui a-t-il dit, mais ce sont les règles du jeu.Ça va avec les limousines.» Oui ou non M.Harney, pour sa part, ne s'est attaqué qu'au représentant du Parti libéral, le député de Portneuf et critique de l'opposition en matière de relations de travail, Michel Page.Il lui a reproché notamment de tergiverser sur la question ae ia Loi 37.modifiant le régime des négociations dans le secteur public, adoptée en fin de session.«C'est donc dur de répondre par oui ou par non.Allez-vous oui ou non abroger la Loi 37 lorsque vous serez au gouvernement?», lui a demandé le leader du NPD-Quebec.Après avoir déclaré qu'un gouvernement ne peut pas modifier les règles du jeu lorsque la partie est engagée, et sans doute pressé par quelques signes d'impatience venant de l'auditoire, M.Page a finalement répondu que son parti abrogerait celte législation en vue de la ronde de négociation suivante La ministre Marois avait décla ré sans detour avant lui que son gouvernement ne toucherait pas à cette loi qui vise, selon elle, à donner plus de transparence dans les échanges lors des négociations.Là-dessus, elle s'est attirée une longue trainee de rires moqueurs.Chiens de garde Chacun des trois porte-parole de parti* avait 20 minutes à sa disposition pour livrer son message aux employés de la fonction publique.Puis a suivi une période de questions posées par les représentants des deux plus impor tants syndicats, celui des fonctionnaires, le SFPQ, et celui des professionnels du gouvernement, le SPGQ.Les questions portaient sur la Loi 37 que les syndicats ont combattu le printemps dernier, sur le maintien des effectifs de la fonction publique, sur l'embauche d'employés occasionnels et à con tral, etc.Le député Michel Page a promis aux fonctionnaires qu'un gouvernement libéral mènerait avec eux des négociations « honnêtes et loyales ».«Nos rapports, a-t-il dit, ont toujours été directs et francs et nous avons toujours respecté notre parole », en rappelant la période de 1970 à 1976.Puis ii a gravement dénoncé « l'incurie, l'irresponsabilité et l'imprévoyance » du gouverne-mewnt sortant pour la façon dont il a résolu la crise budgétaire lors de la dernière négociation.Pour sa part, le chef du NPD-Québec, qui a bien reconnu que son parti ne pourrait former le prochain gouvernement, a Invité les fonctionnaires à élire « quelques bons gros chiens de garde » de sa formation à l'Assemblée nationale.Il a été applaudi quand il a demandé à son auditoire de ne pas voter pour le Parti libéral du Québec seulement pour déloger le Parti québécois.Selon lui, des représentants du NPD formeraient une bien meilleure opposition car ils forceraient un véritable débat.Libéraux et pequistes veulent fêter dans l'Est M I Peu importe le gagnant, ce ™ sera l'est de Montréal qui accueillera les vainqueurs au soir du 2 décembre.GERALD LEBLANC Les pequistes abandonnent le Centre Paul-Sauvé, où furent célébrées les grandes victoires et pansées les grandes blessures du parti de René Levesque.C'est dans le comté du nouveau chef et dans une école que se tiendra le rallye de M.Johnson au soir des élections.Il s'al'ii de In polyvalent» d'Anjou, rue Fonteneau, aux limites de Montréal et Anjou.«Paul-Sauvé représentait une autre époque.C'est fini l'ère des gros rassemblements qui ! coûtent cher et mobilisent une foule de gens que nous pouvons mieux ultiliser ai leurs», explique Jean Fournier, un des deux directeurs de la campagne péquiste.Les libéraux pourraient fort bien eux aussi se retrouver dans l'est le soir du 2 décembre.On avait d'abord pensé fêter au Grand Hotel, angle University et Saint-Jacques.Mais les stratèges libéraux se sont ravisés.¦ Ce sera possiblement dans l'est de Montréal.Les négociations se poursuivent sctuëuerueiii avec certains endroits», a indiqué hier Pierre Blbeau, en précisant qu'il ne s'agit pas du Centre Paul-Sauvé.« -U- LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 A 14-» t i i BIRON L'AFFIRME Pas de traitement de faveur pour Hyundai ¦H Hyundai ne bénéficiera pas ™ d'un traitement différent de celui accordé à n'importe quelle industrie investissant $10 millions ou plus au Québec, a affirmé, hier, le ministre Rodrigue Bi-ron.PIERRE VINCENT_ Le ministre de l'Industrie et du Commerce avait convoqué la presse pour réaffirmer que le projet Hyundai de $300 millions représente «le projet industriel le plus structurant des quinze dernières années au Québec », pour démontrer que les subventions gouvernementales n'ont rien d'anormal dans ce dossier et pour rendre publique la lettre d'entente entre Québec et Ottawa concernant l'engagement des deux paliers de gouvernement envers le fabricant d'automobiles coréen, qui implantera une usine à Bromont.Les travaux de construction commenceront en juin prochain, et l'usine Hyundai-Bromont doit produire 100 000 voitures par année dès 1990.Pourquoi le gouvernement Johnson a-t-il annoncé le projet Hyundai avant d'avoir terminé ses discussions avec le gouvernement fédéral?Parce que, explique le ministre Biron, le gouvernement québécois détenait depuis près de quatre semaines la lettre d'entente Québec-Hyundai et « parce que le lobby onla-rien de l'automobile et certains hauts fonctionnaires à Ottawa exerçaient des pressions très for les pour que l'usine aille plutôt en Ontario ».«Peut-être, dit-il, aurions-nous économisé un ou deux millions de dollars si nous avions pris plus de temps pour négocier.Mais, peut-être que non aussi.Peut-être que le bébé serait mort avant de naître?» Pour justifier l'annonce rapide du projet, en pleine campagne électorale, M.Biron souligne éga lement que les pourparlers avec son collègue fédéral étaient suffi samment avancés pour conclure qu'un accord définitif n'était plus qu'une formalité.Si M.Sinclair Stevens n'a pas signé cette lettre d'entente avant le 21 novembre, c'est lout simplement, selon M.Biron, parce que le ministre fédéral a eu des problèmes de santé qui l'ont tenu hors du bureau ces derniers temps.» Pour vous dire jusqu'à quel point l'affaire tient à coeur M.Stevens, ajoule-t-il, c'est de sa résidence qu'il a réglé les derniers détails de noire accord.» Dans sa lettre à M.Biron.le ministre fédéral se réjoui! du choix de Bromont fait par Ihun-dai, qu'il qualifie d'« aboutissement d'une démarche à laquelle j'ai consacré énormément d'énergie depuis septembre 1984 ».M.Stevens précise que « la part du gouvernement fédéral proviendra de sa contribution financière prévue par l'entente de développement économique et ré-gional ».et il ajoute que « le gouvernement fédéral ne paiera lis intérêts les quatrième et cinquième années que si l'usine atteint et maintient un niveau d'emploi de 1 200 travailleurs d'ici 1990 et un niveau de production de 100 000 véhicules d'ici 1991.» Le ministre Biron a réaffirme, hier, que l'aide financière de Québec et d'Ottawa ne dépassera pas, au chapitre des subventions directes, le montant de $110 millions en cinq ans, à raison d'une subvention d'au maximum $22 millions par année pour payer les intérêts sur les emprunts que devra faire Hyundai pour la construction de son usine de montage et pour l'achat d'équipement.« Nous demeurons à l'intérieur des limites de subventions pour ce genre de projets », remarque le ministre.Québec a également consentf des rabais d'électricité de 50 p.cent (première année), de 30 p.cent (deuxième année), 20 p.cent (troisième année) et 10 p.cent (quatrième année), ce qui représente une somme d'environ $3,5 millions.« Il s'agit là de rabais normaux pour ce genre d'entreprises », souligne M.Biron.La vente pour la somme symbolique de $1 du terrain d'une valeur de $1 250 000, c'est aussi, soutient M.Biron, une pratique courante dans pareils cas.« L'Ontario fait exactement la même chose.» Il en va de même de l'aide gouvernementale pour la formation de la main-d'oeuvre: «Nous le faisons déjà, à même des programmes fédéraux-provinciaux, pour General Motors.» Quant à l'application élastique de la Loi 101, M.Biron fait valoir que la loi a une « certaine flexibilité » et que Hyundai bénéficiera des mêmes avantages que Bell photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Rodrigue Biron.Helicopter ou United Aircraft, ou encore certaines grandes compagnies pharmaceutiques.Enfin, contrairement à ce que publiait LA PRESSE, hier, la ville de Bromont ne fournira pas gratuitement l'eau à la compagnie.M.Biron confirme, par ailleurs, que le gouvernement québécois a joué un rôle d'intermédiaire entre Hyundai et les institutions bancaires pour la construction et le financement de l'usine.Le ministre Biron s'est dit per- suadé qu'en plus des 1 200 emplois directs créés par l'usine Hyundai et des 1G00 emplois indirects dans la région, il est possible que Hyundai-Bromont permette la création de « plusieurs milliers » d'autres emplois dans la sous-traitance.« Nous avons amené la poule.Il reste maintenant à placer des oeufs autour, pour faire naître d'autres poules.Si nous faisons une bonne job.il n'y a pas de raison pour que nous ne fassions pas mieux que les 4 p.cent de pièces actuellement fabriquées au Québec.» Bourassa veut réduire le chômage à 6% I Robert Bourassa estime ™ qu'un gouvernement qu'il dirigera pourrait ramener le taux de chômage à six ou sept p.cent au cours des cinq prochaines années.Présentement, au Québec, le taux de chômage se situe à environ de 12 p.cent.YVON LABERGE_ Avant d'y aller de cette prédiction, hier en conférence de presse qui a suivi une allocution devant les membres de la Chambre de commerce de Laval, le chef libéral a précisé que cela dépendra de la définition que l'on veut bien donner au chômage.« Il y a le chômage saisonnier, le frictionnel et le chômage de transition.On croit (au Parti libéral du Québec), que dépendant de cette définition, avec 80 000 nouveaux emplois par année sur cinq ans, on pourra réduire le taux de chômage à cinq ou six ( p.cent).» Pressé de questions, M.Bou rassa ajoute que l'objectif de son parti est de ramener le taux du chômage à ce qu'il était au début des années 70, c'est-à-dire à six ou sept p.cent.Comment y arriver?« C'est relié au défi technologique et au développement énergétique (de la phase II de la Baie James).» Juste auparavant, devant un auditoire composé de plus de 500 hommes d'affaires lavallois, le photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE Le chef du Parti libéral, Robert Bourassa, écoute les remarques du président de la Chambre de commerce de Laval, Paul Vaillancourt, peu avant de prononcer son allocution.chef libéral, sans citer de pourcentage, avait fait porter son allocution sur le programme économique de son parti et les moyens d'abaisser le chômage au Québec.« En 1970, je m'étais engagé à créer des emplois permanents.Aujourd'hui, i! faut qu'on cesse d'avoir le championnat des emplois à temps partiel.Au Québec, il y a présentement 050 (KM) chômeurs et on peut réduire le chômage en aidant les petites et moyennes entreprises, ces gran des créatrices de nouveaux emplois.» Dans l'esprit du chef de 1 opposition, cela n'empêchera pas son gouvernement d'attirer la grande entreprise, comme le fait le gouvernement actuel « même si cela coûte un peu cher », dit-il en faisant allusion à Hyundai.« Nous voulons créer, au cours des cinq prochaines années.100 000 nouveaux emplois, a dit M.Bourassa.( En agissant ainsi ) on veut être responsables et on ne veut pas que ce soit une promes se, des voeux pieux ou une géné ralité.» Privatiser la SAQ: oui-.mais! Par ailleurs, en conférence de presse, le chef libéral s'est refusé à dire quand un gouvernement libéral privatiserait la Société des alcools du Québec.La question posée est bien libérale, a-t-il dit en substance, avant de préciser que « nous allons la privatiser d'une façon pragmatique et pratique ».Chose certaine, cela se fera « cas par cas », a-t-il ajouté, « en en examinant les avantages et les coûts pour les contribuables québécois » et bien loin de la « manière péquiste ».« On va reprendre le dossier, a précisé le chef libéral, et on va voir, avec plus de planification, comment on va éviter que cela coûte $100 millions aux contribuables québécois.L'approche du Parti québécois, dans ce dossier, était tout de travers, comme dans celui de l'amiante.Il nationalise tout de travers et il veut privatiser tout de travers.» Enfin, M.Bourassa a nié que son parti veuille couper les prestations d'aide sociale aux moins de 30 ans qui refuseraient de participer aux programmes d'insertion d'un gouvernement libéral, comme le disait un texte rendu public la semaine dernière par son critique en la matière, le député de Laurier, Christos Sirros.Après son discours de Laval, le chef libéral rencontrait ses conseillers politiques en vue du débat radiophonique de ce midi, sur les ondes du réseau Tclcmcdia.Il attend de ce face à face qu'il soit l'occasion du moment de vérité, notamment sur son projet de phase II de la Baie James, parce que, dit-il, il a été déçu de l'accueil que le PQ lui a fait le printemps dernier.SELON LES STRATÈGES PÉQUISTES La partie se joue dans une trentaine de comtés H Malgré les sondages qui lais-*\"*\" sent présager l'élection d'un gouvernement libéral et malgré l'impression grandissante que la partie serait déjà jouée, les pé-quistes n'ont pas encore lancé la serviette.GERALD LEBLANC _ « L'élection se joue actuellement dans 30 à 40 comtés où la majorité se situera entre 1 et 1500 votes.En fin de course une dizaine de comtés sépareront le vainqueur du perdant.Et nous sommes encore confiants de l'emporter», affirmait hier à LA PRESSE Jacques Dépatie, un des deux directeurs de la campagne péquiste.Pendant que Pierre Marc Johnson se reposait dans les Laurenti-des, avant son débat radiodiffusé avec Robert Bourassa.s»>s principaux lieutenants (Dépatie, Jean Fournier et André Sormany) semblaient fatigués mais pas du tout découragés, hier, la permanence du pjtVti, rue Saint-Hubert.«Nous sommes satisfaits de la campagne.Nous avons pris le parti à environ 20 p.cent en juin et nous sommes actuellement dans les 10 p.cent.Nous avons récupéré le vieux fond péquiste de 40 à 42 p.cent de l'électorat.Nous pouvons prendre le pouvoir avec 43,5 p.cent du vote.Il s'agit d'aller chercher ce qui nous manque chez les indécis.C'est possible et nous allons le faire », explique Dépatie.Les stratèges péquistes sont convaincus qu'en fin de course la personnalité de Pierre Marc Johnson fera la différence auprès des indécis.C'est pourquoi ils n'entendent pas changer le fond de la démarche suivie depuis le début de la campagne.Pierre Marc Johnson continuera donc de clamer que l'État n'a plus de millions à distribuer à toot vpnt it continuera ft faire miroiter l'idéal de l'excellence.Mais on peut s'attendre à le voir plus rassurant, plus sécurisant auprès des moins instruits et des moins nantis.« Il faudra mieux faire sentir que l'austérité annon- cée par Johnson ne signifie pas la perte de revenus pour les moins choyés.Il faudra aussi mieux humaniser l'appel à l'excellence», explique un des collaborateurs de M.Johnson.Et le chef ainsi que les autres vedettes du parti visiteront en priorité les comtés « ciblés ».« La recette est super-classique.Il y a trois sortes de comtés: les perdus, les gagnés et les prenables », explique Jean Fournier, un des deux directeurs de la campagne péquiste.Parmi les perdus on retrouve la dizaine de comtés du West- Island et sans doute ceux de Gérard D.Lévesque, Claude Ryan, Thérèse Lavoie-Roux et Lise Bacon.Au nombre des gagnants, il faut inscrire les Jean Garon, Guy ChevrettP.François Gendrnn, Jacques Rochefort, Pierre Marc Johnson, Marcel Léger, Jean-Pierre Charbonneau.Les comtés cibles ou les comtés prenables, ce sont les 30 à 40 circonscriptions mentionnées par Jacques Dépatie comme l'enjeu du dernier droit de la campagne.Ces comtés ont des noms bien précis dans les cartables de la rue Saint-Hubert qu'on refusj bien sûr d'ouvrir à LA PRESSE.Tout au plus, admet-on que Louis-Hébert, Bertrand, Rosemont et Trois-Rivières figurent dans la liste.Il s'agit des comtés où se présentent les quatre ministres non élus désignés par Johnson en septembre: Louise Beaudoin, Jean-Guy Parent, Lise Denis et Rollande Cloutier.Depuis le début de la semaine on a commencé à redistribuer les ressources de personnel et d'argent vers ces comtés « ciblés ».« La quote-part exigée de ces comtés pour la campagne nationale est réduite afin de leur permettre plus de publicité locale, plus de dépliants et plus de cartes de rappel:, indique Jacques Dépatie.Jean Fournier ajoute qu'on a aussi commencé à recycler le personnel afin de dépécher du secours dans les comtés « ciblés ».« Il est clair qu'avec 5 p.cent du vote dans Darcy-McGee, nous dépéchons certains de nos bons militants de cette circonscription vers d'autres comtés pour le jour « J » ».Signalons enfin une tentative de certains organisateurs de comtés de convaincre la direction nationale de faire « amende honorable» auprès des syndiqués du secteur public qui n'ont pas oublié les coupures de salaires faites par le gouvernement péquiste.On faisait valoir qu'il serait d'autant plus facile de le faire que les deux principaux responsables des coupures, les ministres Jacques Parizeau et Yves Bérubé, ne sont plus sur les rangs.« M.Johnson a indiqué encore cette semaine à Sherbrooke que le geste n'avait pas été particulièrement élégant.Mais on ne peut ai ht pius loin.à l'heure des fermetures d'usine et des taux hypothécaires exhorbitants, il fallait faire quelque chose.On l'a fait et on ne peut tout de même pas dire m gens qu'on ne l'a pas fait », explique Jacques Dépatie.LES ÉLECTIONS DE SOULtÉ Biorythme et ligne ouverte ¦ \u2014 Alio!.Oui, bonjour! *_ J'appelle pour vous donner ~-les biorythmes de M.Bouras- j sa et de M.Johnson, pour demain, le jour du débat.\u2014 Quelqu'un vous a com- .m-mandé ça?\u2014 Non! J'ai tout calculé moi-même.Je vous donne le ' résultat.J'ai reçu ce coup de téléphone hier, alors que je tenais la «ligne ouverte» du Parti li- -: béral du Québec pour quel- .ques heures.Bien sûr, il n'y a \u2014 pas de diffusion publique.Mais les gens appellent avec une belle régularité et livrent leurs opinions, leurs conseils, leurs récriminations.Qui a prétendu que la présente campagne électorale n'intéresse pas beaucoup les gens?Au siège social du Parti québécois, comme à celui du \u201e PLQ, ces appels sont tellement nombreux que des gens sont désignés pour prendre en note ces curieux messages, les compiler, les faire suivre.i.¦¦ ! : Hier matin, le PLQ m'avait i .« prêté» la ligne.J'ai pris note des biorythmes, scrupuleusement.« M.Bourassa aura Z-Z l'avantage intellectuellement.Il sera plus habile.Mais il de- * * vra se méfier de M.Johnson, »- ¦¦ plus fort que lui physique- '\u2022 ment, et surtout au niveau des émotions.M.Johnson est médecin.Il connaît les points fai-bles de M.Bourassa et il va -«-J s'en servir.» «Ta*» «Les gens aiment avoir un contact direct, explique Pierre Saulnier, des Communications du PLQ.Quand il y a dix ou cinquante appels sur un sujet, il faut en tenir compte.C'est^rj^; de l'information qualitative.» Thérèse Bienvenue est une des bénévoles préposées à ce genre d'appel.Elle se sou- ~-revient du déluge de coups de téléphone lors de l'affaire Har-ry Blank.Ça a duré une semai-ne.Puis il y a eu l'affaire Pier- i re MacDonald.« Pourquoi Bourassa a-t-il été chercher un banquier?» L'épargne-logement, la taxe ' sur les assurances, les soins hospitaliers, l'éducation, font également de très bon sujets -de conversation.Parfois les gens appellent pour se défouler, ou parce qu'ils n'ont pas pu rejoindre une vraie ligne ouverte, dans un poste de radio.D'autres viennent se plaindre au PLQ d'un animateur de radio qu'ils trouvent «trop péquiste».Comme Pierre Pascau, ou.Solange Chaput-Rolland.Une permanente de longue date du PLQ soutient que le nombre d'appels augmente régulièrement à chaque pleine lune.Plus scientifiquement, Pierre Saulnier a note des vagues d'appels chaque fois qu'un débat politique est lan-cé.Pendant la campagne, les appels sont plus nombreux quand Robert Bourassa est dans la région de Montréal.Et les préposés au téléphone du PLQ se préparent pour une chaude journée, aujourd'hui, après le débat des chefs à la radio.Non, le pupblic n'est pas indifférent è la campagne.A Saint-Georges-Ouest, il y a deux semaines, au Bar de l'Ouest, un scrutin avait été organisé par la barmaid Céline.Elle avait distribué des bulletins à ses trente-cinq clients.«Le résultat?Très serré, m'a raconté Céline.Et tout de suite après le dépouillement, ils ont commencé à se distribuer des battes 1» Les élections, ça intéresse encore les gens.Quant à Céline, une maîtresse-femme, elle a dû utiliser toute sa poigne pour ramener la paix sociale dans son bar.', .JEAN-PAUL ftOULIË à I x A 12 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 LES PROGRAMMES DES PARTIS Les discours sont différents mais la substance est la même mm Le Parti québécois et le Par-™ ti libéral présentent deux Styles de campagne bien différents.Néamoins.bon nombre d'électeurs trouvent qu'ils se ressemblent comme des frères, que le débat est «plate».Dans ses jurandes lignes, celle appreciation populaire se révèle.assez exacte, avec cependant de néces >aires nuances.Lorsqu'on scrute les program mes du PQ et du PLQ et qu'on compile leurs prises de position officielles depuis l'ouverture des hostilités, on se rend compte que les deux formations tendent à dire sensiblement la même chose, que leurs philosophies se rapprochent plus qu'elles ne s'opposent.t Associé jusqu'à récemment a l'interventionnisme de l'État, le ¦Parti québécois se fait maintenant le champion de l'austérité Le Parti liberal s'affiche quant a fui comme la formation doN hommes d'affaires, mais mène une campagne beaucoup plus classique, à coups de millions et de pro messes.Sur papier, les programmes des deux formations diffèrent sur de nombreux points.Mais ces programmes ont été adoptés il y a plusieurs mois, et servent plutôt à donner des orientations générales, de généreuses réflexions.Certaines résolutions se retrouvent malgré tout intégrale ment dans les promesses des par lis.Dans l'ensemble, le contenu delà campagne est assez semblable de part et d'autre sur la substance, alors que les discours tendent à s'opposer.Ainsi la préoccupation économique domine largement les deux campagnes.Le moindre engagement est chiffré, et les rares qui ne le sont pas suscitent plus de méfiance que d'enthousiasme.A noter toutefois que le Parti li béral se révèle de plus en plus réticent à mettre un prix sur ses promesses, tandis que l'affaire Hyundai pourrait ne pas avoir que des répercussions positives pour le Parti québécois.prise privée-diminution de l'État providence \u2014, plus ou moins la même philosophie de base en matière d'économie, restent toutefois des différences d'application, souvent même assez substantielles: ¦ le Parti québécois gardera ses promesses électorales sous la barre des $150 millions, tandis que le Parti libéral frôle plutôt déjà le demi-milliard.II en résul- De part et d'autre, en se pré sente comme le parti le plus apte à administrer le Québec.a le re lancer sur la voie de la prospérité.On parle de recherche de l'excellence, de créativité, d'un rôle moins direct de l'Étal qui deviendrait plutôt un partenaire qu'un générateur de projets, sauf exceptions.Le premier ministre Johnson reconnaît que le PQ et le PLQ «se ressemblent plus que jamais», que c'est surtout une question de nuance qui les distingue.L'équipe économique du Parti libéral, pour sa part, a dit convoquer une conférence de presse celte semaine pour affirmer que.«quoiqu'on en dise, le programme économique du Parti libéral diffère substantiellement des engagements péquistes».Si les deux formations affichent le même credo \u2014 entre- le une pluie d'engagements du côte de l'opposition, et des promesses très parcimonieuses du Côté du PQ; ¦ le PQ, par la voie de son chef, utilise d'abondance le theme de la «rigueur» et fustige les candies que les libéraux distribuent « avec de l'argent de monopoly ».Du même souffle, M.Johnson promet cependant un plan d'action pour la Raffinerie de sucre de Saint Hilairo, dont les succès n'ont guère été plus convaincants, jusqu'à présent, que ceux de la Société nationale de l'amiante ; ¦ il est peu question de la ré duction du déficit de la province, d'un côté comme de l'autre.Les sondages concordent à dire que-ce problème, malgré son impor tance primordiale, n'intéresse à peu près pas les électeurs, d'ail- leurs abreuvés de discours là-dessus lors de la campagne fédérale de septembre 1984; ¦ le PLQ reproche au PQ de vouloir perpétuer une emprise forte de l'État et de ses institutions, mais fait quatre fois plus de promesses que son concurrent.De plus M.Bourassa maintient son projet d'une deuxième Baie James, nécessitant des investissements de plusieurs milliards.Des oublis Pendant que le PQ souhaite «consolider l'acquis», le PLQ demande aux électeurs de lui faire confiance.Tous deux sont presque silencieux sur des questions comme l'environnement, les mines, l'habitation, l'énergie.Et pourtant, leurs programmes respectifs abondent de propositions en ces matières.La forêt, le développement régional, le tourisme, les routes ont fait l'objet d'un peu plus de précisions, mais à peine.Le chef libéral a promis une baisse d'impôt de 10 p.cent, qui n'était finalement que de un p.cent par rapport au budget déjà présenté par le gouvernement pc-quisle.M.Bourassa réévalue maintenant à la baisse la marge de manoeuvre de l'État, la m tuant à $400 millions.Le PQ n'a pas parlé de baisse immédiate des impôts, sinon de celle incluse dans le budget Duhaime.Le PQ continue d'estimer que les sociétés d'État sont des instruments indispensables, mais s'est révélé incapable de vendre des succursales de la Société des alcools.Le projet a été reporté avec le déclenchement des élec lions.Les libéraux promettent de se débarrasser de la Société québécoise d'initiatives pétrolières (Soquip).Autre dossier chaud, où les deux formations se retrouvent avec des engagements similaires: la relance de l'est de Montréal.Le PLQ parle de «zone d'en treprise», le PQ de «table de concertation».CETTE FOIS ON NE PARLE PAS DE CONSTITUTION L'économie et le social dominent i Les Québécois avaient près-™ que oublie à quoi ressemble une campagne électorale sans débat sur la constitution.Ils sont bien servis cette fois, puisque à peu près personne n'en parle.Même chose pour la langue, un autre thème qui avait jadis l'heur de soulever les passions.MARIO FONTAINE On fait parfois allusion à ces sujets au détour d'un discours, en fin de conférence de presse.Mais les sujets économiques et sociaux volent la vedette.Les jeunes qui bénéficient de l'aide sociale et la taxe sur les assurances ont pris plus de place, jusqu'à present, que l'avenir du Québec dans la fédération canadienne.Les thèmes sociaux ont pour ainsi dire relayé le politique.Le Parti libéral a promis, par exem pie, de faire le débat qui aboutirait à la participation des femmes au foyer au Régime des rentes du Québec.En fait, la pro messe était plutôt «d'étudier» cette possibilité.Le PQ aussi bien que le PLQ ont tous deux courtisé les jeunes, notamment ceux qui sont en chômage.Le premier ministre John son a maintenu sa politique, tandis que M.Bourassa a lancé en douce ce qui se révèle une réforme majeure de tout ce secteur.Avec lui.les assistés sociaux, qu'importe leur âge.seraient tenus de participer à des activités d'insertion ou de réinsertion au marché du travail pour obtenir leurs prestations.Celles-ci n'iraient plus de façon automatique qu'aux personnes vraiment inaptes au travail.Le PQ n'impo- Pierre Marc Johnson se celte participation qu'aux moins de 30 ans.Pauvres urgences Pour les jeunes en générai, la campagne a apporté des résultats tangibles.Dans son programme, le PLQ évoque la création d'un conseil consultatif.Il promet maintenant un Conseil permanent de la jeunesse.Pour sa part, M.Johnson avait surpris tout le monde, au moment du déclenchement des hostilités, en réussissant d'éminents hommes d'affaires dans une Corporation d'investissement jeunesse.La question de l'avortement n'a presque pas fait surface dans Robert Bourassa la campagne, même si les Chevaliers de Colomb promettent de poursuivre les CLSC où se pratiquent des interruptions de grossesse.Le PQ et le PLQ ont tout fait pour ne pas en parler, avec-succès.En revanche, les deux partis ont multiplié les engagements en ce qui concerne les salles d'urgence : $150 millions chez les libéraux, une polyclinique privée et des soins à domicile du côté pé-quiste.Les deux formations ont toujours porté beaucoup d'attention à ce secteur, comme en témoignent leurs programmes respectifs.L'assurance maladie date du règne de Robert Bourassa, qui s'engage à ne pas sabrer dans le budget des Affaires sociales.René Lévesque a décrété les compressions budgétaires durant la récession, mais les orientations électorales du Parti québécois font état qu'une «action importante doit être entreprise afin de maintenir les établissements en bon état, tout en assurant le renouvellement et la modernisation des équipements».Langue et culture La question de la langue n'a guère été évoquée par les partis, malgré les appels du pied d'Alliance Québec.M.Bourassa a parlé d'enlever les irritants de la Loi 101, mais n'a pas promis d'affichage bilingue à travers le Québec.Beaucoup, dans la communauté anglophone, lui reprochent encore d'avoir été le concepteur du fameux «bill 22».M.Johnson, pour sa part, est allé plus loin que prévu dans le programme péquiste.11 a donné une indication claire que son gouvernement garantirait légalement les droits des anglophones non seulement en matière d'éducation et d'institutions culturel les, mais aussi dans la santé et les services sociaux.Question culture: presque rien.Le PQ déclare vouloir éviter le dirigisme, tandis que le PLQ prône la diminution du rôle de l'État dans ce secteur.Tout le dossier du libre-échange pourrait avoir un impact important sur ce domaine.Mais, dans l'ensemble, les partis ont évité de trop se compromettre, sans doute parce que ce terrain commence à peine à être déblayé.SELON LES LIBÉRAUX Le Québec serait dans la dèche ¦j SAINTE-FOY \u2014 Un éven ™ tuel gouvernement libéral s'attend à trouver les finances publiques dans un état déplora- NORMAN DELISLE d« la Pr\u2014f Conodiwine_ ble, ont soutenu jeudi les députés-candidats libéraux Réjean Doyon de Louis-Hébert et Marc Yvan Côté de Charlesbourg.Lors d'un diner-rencontre avec une centaine de personnes du monde des affaires, puis devant la presse, MM.Doyon et Côté ont soutenu qu'une fois élus, les libéraux se retrouveront « sans aucune marge de manoeuvre financière».(/ « Il est possible que le déficit soit plus élevé que celui prévu le printemps dernier par le ministre des Finances Yves Duhaime », a dit M.Doyon.M.Duhaime prévoyait un déficit d'environ $3 mil liards.Les députés ont dit détenir des informations partielles à ce sujet en provenance de « contacts » qu'ils ont au Conseil du trésor et au ministère des Finances.« Nous ne savons pas exactement ce que nous réserve l'état réel des finances publiques.Ce sera une difficulté supplémentaire qui nous attendra », a poursuivi M.Doyon.« Plusieurs bruits circulent à ce sujet et nous inquiètent », a pour sa part affirmé le député-candidat libéral de Charlesbourg, Marc-Yvan Côté.Le gouvernement péquiste a déjà engagé des montants pour des dépenses qui seront effectuées dans deux, trois ou quatre ans, a-t-il dit.Il a cité le cas d'une autoroute de la region de Québec, le boulevard Henri IV, pour lequel $7 millions sont déjà « engagés » d'ici 1988.« Le Parti québécois, cache la situation financière véritable, croit M.Côté.Qu'on le dise si la marge de manoeuvre réelle n'est pas celle qui est mentionnée ».Engagements Cette situation financière; risque- t-elle de compromettre la réalisation des engagements déjà pris par le Parti libéral, et qui s'élèvent quelque part entre $400 millions et $1 milliard, selon les évaluations qui en ont été faites?Pas du tout, répondent MM.Doyon et Côté.Les engagements des libéraux s'appuient sur la marge de manoeuvre normale du gouvernement, qui varie d'un à deux p.cent du budget total, ont expliqué les deux députés.Pour des dépenses de l'ordre de $25 milliards, il s'agit donc d'une marge de manoeuvre pouvant aller jusqu'à $500 millions, c'est-à-dire suffisamment pour répondre aux besoins financiers.| Le député libéral fédéral de Saint-Maurice, Jean Chrétien, est venu prêter main forte mardi au candidat libéral André Vallerand dans la circonscription montréalaise de Crémazie.Acccompagné de M.Vallerand, on le voit ici serrant la main d'un électeur.photo la presse [iBCTOGRAMMES Des miettes aux étudiants ¦ Les deux principaux partis politiques jettent des miettes aux étudiants et s'imaginent que la clientèle d< s jeunes leur est acqui se.En conférence de presse jeudi, le Rassemblement des associations étudiantes universitaires (RAEU) et l'Association des étudiants de l'Université McGill ont dénoncé ainsi l'atlitude du Parti libéral et du Parti québécois devant les revendications étudiantes.Us demandent aux chefs des deux principaux partis politiques de se compromettre face aux questions étudiantes.« Il ne suffit plus maintenant de rassembler les étudiants pour avoir une belle image.C'est fini les partys d'images.On veut des projets concrets », scande M.Charles dallant, secrétaire du RAEU.Si la jeunesse est vraiment leur priorité, comme ils le disent, qu'ils le prouvent.Influence négligeable ¦ La meilleure des campagnes de publicité ne peut loucher que quatre pour cent de l'électoral, estime M.Jacques Bouchard, president de la compagnie de publicité BCP.L'influence d'une campagne de publicité électorale demeure négligeable même si des sommes énormes sont englouties à ce chapitre par les partis politiques, a indiqué M.Bouchard jeudi lors d'une entretien téléphonique avec la Presse Canadienne.« Même si chaque parti met $1,5 million en publicité, les effets s'annulent ».croit-il.Selon ce spécialiste de la publicité, plusieurs éléments contribuent autant que la campagne de publicité à influencer l'électoral, particulièrement le charisme du chef et le traitement que la presse accorde aux partis politiques et aux candidats.Asselin optimiste ¦ Le chef du Parti conservateur du Quebec, André Asselin, est d'avis que le dernier sondage démontre que des candidats de son parti seront élus le 2 décembre puisque son parti recueille i p.cent dans les intentions de vote alors qu'il ne présente des candidats que dans 18 circonscriptions.Il a notamment prédit sa victoire personnelle dans l'Assomption.Bois de sciage ¦ De passage hier a Mont-Laurier, le député de Laviolelte et ministre délégué aux Forêts, Jean-Pierre Jolivet, s'est engagé à créer un programme d'aide à la conversion à la haute technologie spécialement adapté à l'industrie du bois de sciage.Des crédits de $10 millions seraient consacrés à ce programme au cours de l'exercice 1986-87.Publicité gouvernementale ¦ S'il et élu le 2 décembre, le Parti libéral mettra en place un mécanisme d'encadrement de la publicité gouvernementale.L'engagement a été pris hier par le député de Westmount, Richard French, qui a souligné qu'il s'agissait là d'une nécessité, si l'on tient compte du fait que les dépenses gouvernementales en publicité s'élèvent actuellement entre $15 et $20 millions par année.La faute au PQ ¦ Le député libéral de Nelligan, Clifford Lincoln, a rejeté hier sur le gouvernement du Parti québécois une part de responsabilité pour la situation qui règne aujourd'hui dans l'industrie de la chaussure.11 a déclaré que l'abolition des quotas sur les importations de chaussures était prévisible et a accusé le gouvernement péquiste sortant de n'avoir rien fait pour contenir les effets de la crise qui se dessinait.Assainissement des eaux ¦ Le Parti québécois s'engage à poursuivre ses programmes d'assainissement des eaux et des rives dans la région do Québec, a annoncé jeudi le ministre de l'Environnement Adrien Ouellette.Lors d'une conférence de presse dans le comté de Lévis, il a indiqué que le bilan du Parti québécois dans le passe est garant de l'avenir au sujet de la protection de l'environnement.Si cela sauve des emplois.¦ Le chef libéral Robert Bourassa n'aurait rien contre l'acquisition de 'a raffinerie Gulf, dans l'est de Montréal, par Gaz Métropolitain en autant que cela sauve des emplois.Mais, a-t-il dit hier à Laval, je veux savoir comment vont coûter ces emplois.« On va examiner les éléments de la transaction, le coût et les avantages.» N'ayant pas toutes les informations en sa possession, il ne peut s'avancer davantage, estimant qu'il s'agit de savoir si c'est une opération commerciale ou de sauvetage.Injustice pour les vieillards ¦ Une autre pomme de discorde vient d'éclater entre le Parti libéral et le directeur général des élections concernant l'interprétation de la loi électorale.En effet, contrairement à ce qui s'est fait en 1981.le directeur général des élections Pierre F.Côté aurait décidé de supprimer cette année les bureaux de vote dans les centres d'accueil.I.c conseiller juridique du PLQ, Me Jean Allai re, estime que cette décision est injuste envers les personnes âgées qui se voient privées d'un accès facile aux bureaux de vote, surtout en pleine période hivernale.Il pense qu'il s'agit d'une décision politique.Blanchette de retour ¦ Yves Blanchette, le fondateur du projet ONET 85, qui connut un échec retentissant le printemps dernier, vient de ressusciter sur la scène publique.Partisan de Pauline Marois lors de la campagne au leadership péquiste, il y a quelques semaines à peine.M.Blanchette a quitté le PQ pour adhérer au Parti Vert, il y a deux semaines.Sa montée y a été fulgurante puisque on a annoncé hier que non seulement il est candidat dans Mercier mais ¦ porte-parole national » du Parti vert au Québec.Journalistes en colère ¦ Robert Bourassa a eu maille à partir hier avec des journalistes anglophones durant une conférence de presse.Certains d'entre eux, qui ne doutent de rien, se sont insurgés contre le fait qu'il leur ait accordé moins de temps qu'aux journalistes de langue française pour poser leurs questions.La tradition veut qu'un chef politique accorde d'abord des questions aux francophones puis aux anglophones.Plusieurs reporters de langue anglaise se sont sentis lésés quand M.Bourassa s'est levé brusquement, interrompant ainsi la conférence de presse.Interpelé par un journaliste de CBC mécontent, le chef du PLQ lui a lancé < Je suis plus occupé que vous »., -:-plus Offre non valable pour les voitures importées, de parcs ou de location \u2022Cette garantie limte* ne t'applique pat aui véhicule* importes, de pjrti ou 4e loceiton après 2 am ou 40 000 km.Possibilité de 130 S de duclibles m :f .orxeivonrw - .i ItH-i les detaili Certains équipe-menti ou accessoires illustres ou mentionnes peuvent erre optionnels moyennant supplements I \u2022 5 r~\"' «Moteur et rouage d'entraînement \u2022 Perforations par la corrosion sur la carrosserie extérieure Sur les voitures et camions de fabrication Chrysler.Obtenez un chèque directemen iàioë^r ^aeOmm, MODE**1' erAri« °°*e0mn''C Vsmo.*^ %mouthn°\"Ion'T \\rysler.AUSSI _ 500UIABA1S sur \\a TS Chrynr C et Dodge Lancer Les Rabais Chocs Chrysler et les Rabais Chèques Chrysler, le meilleur moyen d'obtenir une meilleure voiture à meilleur prix! Les Rabais Chèques Chrysler, une autre preuve que nous voulons être les meilleurs.Chez Chrysler, être les meilleurs c'est plut qu'un thème publicitaire.C est une philosophie qui nous a amené a créer les Rabais Chocs Chrysler pour diminuer le prix des ensembles d'options.Vos concessionnaires peuvent ainsi vous offrir de meilleurs véhicules pour votre argent.Être les meilleurs, c'est aussi offrir ce qu'il y a de mieux en terme de protection.Notre garantie 5 anvSO 000 km demeure inégalée, ni Ford, ni GM, ni la plupart des voitures importées ne vous offrent autant.Avec les Rabais Chèques Chrysler, vous avez une raison de plus de choisir Chrysler, vous recevez votre rabais en sntier sans tarder; avec les taux d'intérêts que vous font miroiter nos concurrents, les rabais qui vous sont consentis sont répartis sur une période de 3 ou 4 ans.Notre seule ambition, c'est d'être les meilleurs, nous le prouvons tous les jours.~Plymoulfi\\ [iiuiions Ooijiip m Uwions Ooilao CHRYSLER CHRYSLER Yves Landry, vice-président Chrysler C r Canada Ltte CHRYSLER W CANADA LTEE A 14 \u2022 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 Vin et argenterie chez BIRKS Tous les amateurs de vin sont d'accord.Un beau décor contribue au plaisir de déguster un grand vin.Notre plaqué argent ajoute une touche de raffinement à ces moments privilégiés.Ces créations de notre atelier d'orfèvrerie sont réalisées avec art et souci du détail.Coupes à vin, plaqué Primrose, (coffret) $54 la paire Dessous de bouteille, plaqué Primrose, $38 Taste-vin.plaqué Regency, $25 Uniquement chez BIRKS 2ft /MEILLEURS PRIX GARANTIS SUPER AUBAINES DANSTOUSLKSRAYONS EVENEMENT NE PAYEZ - PAS UN CENT! ~ ¦ ¦ AUCUN ACOMPTE! 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iLnjll-hHM-WM Il S Ml K 'HiKi IHhtK».IU WXtii nmji '\\2IMMI.s\\m nsot'x nwi 1).II.N'Y-KM Al'AS DEUX COMME LÉON Réseau de voleurs d'automobiles de luxe démantelé mt Un important réseau de vo-™ leurs d'automobiles luxueuses, actif depuis plusieurs mois dans au moins deux provinces canadiennes, a été démantelé par la Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada au cours des derniers jours.Jusqu'à maintenant, quatre personnes ont été arrêtées, dont un avocat.Me Pierre Morin, de Saint-Jérôme, récemment accusé du meurtre prémédité d'un dénommé Jacques Auclair, abattu de trois balles au mois d'avril 1984 dans son commerce de la rue Saint-Hubert, à Montréal.Morin aurait, selon la police, fait acheter trois de ces véhicules par des connaissances.De ces quatre individus appréhendées, deux ont déjà plaidé coupable à des accusations de vol et de recel d'automobiles et ont écopé chacun de deux ans de prison.Il s'agit de Gérard Bolduc, 39 ans et de Marcel Cloutier, 41 ans.Un troisième, Claude Norman-din, 38 uns, a nié sa culpabilité et son procès a été fixé à la mi-décembre.Quinze autres personnes, la plupart des clients et des employés de garages, seront accusées de vol et de recel.Elles seront convoquées devant les tribunaux par voie de sommation.L'enquête dans cette affaire a débuté le 18 mars lorsque la GRC et la police municipale d'Edmon-ton ont communiqué avec la SQ au sujet d'une dizaine d'autos volées au Québec et retrouvées en Alberta.L'enquête policière s'est pour suivie à Montréal et sur la Rive-Sud.Le 25 septembre, les policiers de la SQ, section des crimes contre la propriété, effectuaient une première perquisition dans la région métropolitaine.Mardi dernier, une seconde descente leur permettait de porter d'autres accusations et de récupérer une trentaine d'automobiles d'une valeur de quelque $400 000.Parmi les véhicules retrouvés, des Datsun 300 ZX et des Lincolm Town Car, voitures de quelque $35 000, étaient revendues pour $9 000 comptant.On comptait aussi des Camaro Super, des Buick Park Avenue, des Cadillac et des Chrysler.Les voleurs trouvaient les acheteurs à l'aide de petites annonces qu'ils publiaient dans les quotidiens du Québec et de l'Alberta.De nombreux spécialistes préparaient les véhicules avant qu'ils ne soient vendus.Ainsi, un expert avait la tâche d'enlever le pare-brise pour modifier la plaquette où apparaît le numéro de série.Un autre s'occupait de l'immatriculation du véhicule à partir de documents volés.Il faut préciser que 85 p.cent des automobiles étaient neuves, ayant été volées sur le terrain même des concessionnaires de voitures.La Sûreté du Québec rappelle que l'acheteur d'une voiture volée est accusé au même titre que le voleur.Non seulement s'expo-se-t-il à des poursuites judiciaires, mais il perd à la fois son investissement et son automobile.Un policier a précisé que trop de gens se soucient peu de la provenance d'un véhicule neuf.Leurs soupçons devraient pourtant être éveillés, a-t-il fait remarquer, quand on leur offre une voiture neuve de $35 000 pour seulement $9 000.Accusés de vols et de recels d'autos B Inculpés respectivement de ™ 35 et de 66 délits de vols et de recels d'autos, Michel Robillard et Denis Bonamie ont commencé à subir leur enquête préliminaire, hier, devant le juge Roger Sa-vard.C'est à Terrebonne qu'aurait été situé le quartier généra) de la bande et c'est là qu'on aurait réussi à maquiller si savamment les voitures \u2014 toutes de marque General Motors apparemment \u2014 qu'on a eu toutes les peines à les retracer.Après avoir fait entendre un certain nombre de victimes venues raconter dans quelles circonstances elles avaient été pri- vées de leur véhicule, le procureur de la Couronne, Me Estelle Gravelle, a entrepris de démontrer à la cour la façon dont Robillard, Bonamie et consorts s'y prenaient.Un policier de la SQ a raconté par exemple qu'on avait trouvé dans le domicile d'un prévenu, cachés sous l'évier, sous des matelas, etc.des plaques comme on en appose aux usines de la GM pour identifier les voitures par numéros, et même des poinçons pour effectuer ce numérotage.Quant aux documenLs du ministère du Revenu pour authentifier les transactions par la suite, en en avait des liasses aussi dissimulées à divers endroits.Les frères Renault sont reconnus coupables d'avoir exploité un laboratoire de cocaïne ¦n SAINT-JÉRÔME \u2014 Après ™ deux jours de délibérations, un jury formé de sept femmes et de cinq hommes a déclaré coupables, hier, l'avocat « jet setter » Jean-Pierre Renault, 36 ans, et son frère Guy, 28 ans, d'avoir exploité, à Roscmère, le premier la-, boratoire de cocaïne découvert au Canada.Ils sont tous les deux passibles d'emprisonnement à vie.ANDRÉ CÉPILOT__ Les deux hommes subissaient 1er r procès depuis un mois au Palais de justice de Saint-Jérôme sous des accusations de complot, d'importation et de trafic de cocaïne.Seul Jean-Pierre Renault, l'un des leaders de cette organisation internationale, a toutefois été reconnu coupable d'avoir participé à l'Importation des produits qui devaient servir à fabriquer la fameuse poudre blanche.Le Juge Réjean Paul entendra les représentations dès avocats le 12 décembre, avant de déterminer leur sentence.Les frères Renault ont accueilli le verdict des jurés sans broncher.Ils s'attendaient évidemment à une condamnation, puisque leurs avocats.Mes Michel Proulx et Jack Waissman, avaient reconnu, dans leurs plaidoiries, qu'ils avaient participé à l'implantation du laboratoire que la police a découvert à Rosemè-re, le 25 avril.Au fur et à mesure que le ministère public étalait ses preuves, Jean-Pierre Renault a rapidement perdu le sourire qu'il affichait à l'ouverture du'procès.Son frère Guy semblait plus soucieux, tout le long des procédures.Hier, U était pâle, au bord des larmes lorsqu'il a repris le chemin des cellules.Depuis une semaine, les deux-détenus étaient surveillés plus, étroitement, après qu'on eut dé: couvert des draps noués dans l'aile où ils sont gardés à la pri-I son commune de Saint-Jérôme.* Des policiers de la GRC ou de la i Sûreté du Québec escortaient leur fourgon cellulaire lorsqu'ils S se déplaçaient du centre de dé.tention au Palais de justice.; 2 Issus d'une famille aisée de là ': Beauce, les frères Renault n'ont jamais eu de démêlés avec la-Justice auparavant.Deux membres de l'organisa-' tion, l'agent de bord Cari Veil;-*; leux, 36 ans, et François Sal-;' baing, 33 ans, ont écopé-, respectivement de quatre et huit!;; années d'emprisonnement, en rapport avec cette affaire.Le premier, qui a prêté sa maison de 1 Rosemère, devait toucher $20 000, \u2022 tandis que Salbaing, qui est pro- I priétaire d'un restaurant à Saint- J Sauveur, s'est occupé de l'achat de cinq contenants de 45 gallons'' d'acétone.Ce travail devait lui-: rapporter $4 000.L'acétone est essentielle dans! le procédé de transformation de; la pâte séchée que l'on avait pro- ¦¦ bablement fait venir du Pérou, T; lieu d'origine du « cuistot » Frarr-J cesco Salaazar, 33 ans, que les policiers ont surpris dans le lu boratoire de Rosemère.Sa la a/a r, qui a témoigné au procès des frères Renault, connaîtra sa senteii-.i ce dans les prochaines semaines; J Quant au présumé cerveau de cette filière de cocaïne représentant un trafic de plus de $125 mil-\" lions, le Péruvien, Mario Pachd-J co, Agé de 35 ans, il est toujours»1 recherché.Les policiers luC avaient mis la main au collet au début de l'été, à Lima, mais les* autorités du pays l'ont remis eiC liberté, sans qu'on puisse le ramener au Canada. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 A 15 BORDEAUX-CARTIERVILLE ET SAINT-LAURENT Tardif annonce deux «nouveaux» CLSC à Montréal n| Remplaçant son collègue de la Santé et des services sociaux, le ministre dcv* transports Guy Tai-dif a officiellement annoncé hier l'implantation de deux nouveaux CI.SC dans la grande région de Montréal, soit celui de TBordeaux-Cartierville et celui de Saint-Laurent.HUGUETTE ROBEROE C'est en présence des deux députés libéraux des comtés concernés, Mme Thérèse La voie-Roux et M.Germain Leduc, que |e ministre a annoncé cette bonne nouvelle., Une nouvelle un peu « gonflée », si on considère que les établissements en question fonctionnaient depuis un certain temps déjà, sous l'aile du CLSC du Marigot.Ils ont maintenant acquis leur autonomie, conseil d'administration et charte à l'appui.Quinze à venir Cela porte à loi le nombre des CLSC.On sait que le réseau complet doit compter au Québec 166 de ces établissements de santé et de services sociaux.Les quinze qu'il manque devraient être créés au cours de la prochaine année.Au cours d une entrevue avec LA PRESSE, le nouveau président de la Fédération des CLSC du Québec.M.Paul Leguerrier, a rappelé la volonté, très clairement exprimée par les CLSC lors de leur recent congrès, début novembre, d'accroître leur accessibilité au cours des mois à venir.« Quand nous disons accessibilité, nous pensons a la distance, aux horaires et à la diversité des servicXfeegujnécise M rier.« Il faudra en venir bientôt à une situation généralisée oil une personne âgée, une personne handicapée, ou toute personne en état de crise pourra trouver rapidement à son CLSC une réponse à ses besoins, à toute heure du jour OU de la nuit.» lui plus de s'implanter à peu près partout au Québec, les CLSC ont pris beaucoup d'ampleur au cours des dernières années, en integrant différents services médicaux et infirmiers, puis, plus ré uniment, une bonne partie des travailleurs sociaux des Centres de services sociaux.Leurs responsabilités se sont alourdies et les perspectives de Les Hell's en français ¦SHERBROOKE (PC) \u2014 Le juge Laurent Dubé de la Cour des sessions de la paix a de \"mandé au ministère public de ^fournir une traduction française de communications anglaises que le ministère public à l'intention de produire à l'enquête préliminaire des 17 individus inculpés du quintuple meurtre des Hell's An-gels.11 a émis cette ordonnance après s'être rendu compte que des prévenus avaient enlevé leur casque d'écoute parce qu'ils sem blaient manifestement ne pas comprendre La couronne a distribué des photocopies de ces communications pour permettre aux accusés de suivre plus facilement l'écou te.On ne peut divulguer leur contenu compte-tenu de l'ordonnance de non publication émise au début de l'enquête.désinstitutionnalisation comme l'intensification nécessaire de leur mission de maintien à domicile devraient accroître encore leurs dimensions.Ne menacent-ils pas de devenir les « grosses boites » qu'ils critiquaient hier ?\u2022 Ce n'est pas tellement la taille qui compte, répond le président de la Fédération, directeur général d'un CLSC (Hull), mais qui a fait ses débuts dans le réseau des Affaires sociales.L'important, c'est l'efficacité.C'est que les gens puissent trouver près d'eux, dans leur environnement immé- diat, les services dont ils ont besoin.Et que les solutions à leurs, problèmes puissent se trouver, e't se décider, au plan local.» Placez un lutin sous votre arbre! 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tiels.les conseillers de l'équipe Bosse, majoritaires, utiliseront certaines dispositions sur la loi 125 de l'aménagement du territoire pour bloquer, du moins temporairement, l'émission des permis.M.Georges Bossé a expliqué à LA PRESSE, hier, que son grou pe présentera une motion dans le but de créer une commission d'urbanisme.Cette dernière sera ensuite saisie de l'ensemble du dossier urbain de l'Ile-des-Soeurs et entreprendra une série d'élu des et de consultations avant de faire des propositions.M.Bossé a aussi expliqué que dans un délai d'une trentaine de jours, son groupe pourrait recommander l'émission de certains permis touchant la première phase du projet.Cette phase concerne les terrains situés à l'extrémité du terrain de golf.C'est un secteur qui préoccupe moins les citoyens de l'Iledes-Soeurs que celui qui est situé à l'entrée.Pour sa part le maire Raymond Savard a déclaré à LA PRESSE que lui-même et son équipe feront l'impossible pour que les permis soient accordés dès lundi soir.Il a déclaré que ce projet souffre déjà d'un retard considérable, faisant perdre des revenus à la ville.Le maire Savard estime que Verdun a absolument besoin de projets tels que celui du golf pour redresser sa situation financière.Il a reproché 2JOURS SUPERBE EXPOSITION DE PERLES DIRECTEMENT DU JAPON Plus de 2 000 pièces exposées, incluant bagues, colliers, bracelets, pendentifs, broches et boucles d'oreilles.Jusqu'à 50% de réduction sur les prix de détail.Hôtel Reine Elisabeth Salons Richelieu et Péribonka Vendredi, samedi 29-30 novembre Vendredi de 10 à 18 h samedi de 10 h à 17 h mÊiià A limitation de WVS Holdings.Inc., 2130 W, 12lh Avenue.I *\"* 1 Vanc.Montréal 932-2388.Collier et boucles d'oreilles assorties, «695 , ensemble D'autres iongueufs sont aussi disponibles sur commande.«Parfaitement BIRKS $ m au groupe de M.Bossé d'avoir fait une alliance avec le conseiller de l'tle-des-Soeurs, au détriment de l'ensemble de Verdun.Pour M.Savard, l'Ile-des-Soeurs est un quartier de Verdun .Son développement doit servir l'ensemble de la population, y compris celle de l'île.« II y a dans l'Ile-des-Soeurs un potentiel de développement domiciliaire de $700 à $800 millions, a dit M.Savard, et il est temps de donner suite à ces projets qui assureront la prospérité de toute ia ville >.Le groupe des frères Saint-Jacques a acquis le terrain de golf au coût de nlii.-.de $7 millions et attend maintenant l'émission des permis pour inaugurer le chantier.En principe, le conseil municipal peut retarder de trente jours l'émission de permis.Au-délà de ce délai, si les demandes de permis sont conformes et correspondent au règlement de zonage, la ville risque d'être poursuivie et tenue responsable des pertes encourues par le requérant.C'est une éventualité qui a été soulignée, hier, par le maire Raymond Savard lors de son entrevue.\u2014 M ¦ '\u2022a m ¦ ' : LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1985 A 17 Via Design d'excellence M C'est hier soir, lors du lan-jH cernent de l'exposition Via -resign au Palais de Congrès, Qu'ont été remis les trophées (i'excHk'iuv à des personnalités tfu} se sont distinguées dans dif fé-tYents domaines du design.Les Tprix, attribués par différents ju-, rés dont les membres ont été \u2022choisis dans les domaines professionnels ou dans les médias, ont 3Été remis aux récipiendaires en présence de Mme (iinette Gadou -iyi présidente de Via Design et de *!Mnie Louise Harel, député, représentant le gouvernement de la province.Les trophées ont été distribués comme suit dans les sept secteurs du design qui avaient été sélectionnés.S ¦ Design résidentiel : Maryse Duval, designer ; design commercial : Sjaerestad et Kajaks, architectes ; aménagement de bureau : Alain Moureaux et Georges Hauspy.I)( sign industriel : meilleur produit : Michel Dallaire : ameublement de bureau : Paul Boulva ( Artopec ) ; ameublement résidentiel : Franchie Couture ( For me-D ).Compagnie : Danesco.¦ Design graphique : Clermont Malenfant, graphiste.Compagnie : Lavallin International Inc.m* - Design architectural : Dan S.Hanganu, architecte.Compagnie : Briqueterie Saint-Laurent.Design de mode : Jean-Claude Piiitras, designer.Compagnie : Parachute ( Harry Parnass-Nico-las Pelley ).La meilleure invention : le bec-verseur.Quant au grand Prix Via Design accorde exclusivement aux exposants, il va à Michel Dallaire.designer, pour un produit particulier: une mallette en plastique injecté fabriquée par Resentel et qui représente le cas type du design simple, fonctionnel, réalisé à coûts limités.Le prix du meilleur stand va également à Michel Dallaire Designs Inc.pour la simplicité des lignes, Texposé succint et clair et l'esthétique de la présentation des produits exposés.LA COMBINAISON VIDÉO PARFAITE! 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