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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-12-11, Collections de BAnQ.

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[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, MERCREDI 11 DÉCEMBRE 1985, 102* ANNÉE, N° 53, 114 PAGES, 9 CAHIERS LA MÉTÉO: NEIGE, ÉCLAIRCIES, VENTS MODÉRÉS.MINIMUM: -8°, MAXIMUM: -2°.DEMAIN: NEIGE PASSAGÈRE.DÉTAILS PAGE A 2 35cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents, Iles de La Madeleine: 90 cents AUJOURD'HUI £§py^££ photolaser CP Steve MacLean, un physicien d'Ottawa, sera le deuxième astronaute canadien à voler à bord d'une navette spatiale américaine.page A 3 COCAÏNE Un cartel de familles colombiennes contrôlera le trafic de la cocaïne dans les principales villes d'Amérique du Nord d'ici quatre ou cinq ans.page A 3 LIBRE-ÉCHANGE Le président Reagan demande officiellement au Congrès américain l'autorisation d'entamer avec le Canada des négociations sur un accord de libre-échange.page A 4 TEXACO Texaco devra verser à la compagnie Pennzoil une indemnité de $10,53 milliards pour avoir utilisé des tactiques déloyales afin de rompre une fusion entre cette dernière et Getty Oil.page D 1 MARKETING Montréal est l'un des centres nord-américains les plus évolués en termes de structures de marché.devançant d'une bonne longueur des marchés comme New York, Chicago ou Toronto.page D 1 LES SAPINS Pour ceux qui n'éprouvent qu'un plaisir douteux à aller choisir leur arbre de Noël au froid, il se vend désormais toutes sortes de sapins « artificiels ».pages E 1 à E 3 I DES LIVRES Grâce à la vogue des fours à micro-ondes, le j livre de cuisine est deve- : nu un objet de luxe qui constitue souvent le ca- j deau de Noël idéal.cahier Z SOMMAIRE Annonces classées D 2, F 1 a F 7 Arts et spectacles.cahier G \u2014 Horaires.C 2, C 3 Bridge.E 13 Carrières et professions G 4 à G 6 I Décès, naissances, etc.D 11 t Économie.D 1 à D 10 I Êtes-voue observateur?.F 4 FEUILLETON Maryse.F 3 Horoscope.F 3 Le monde.C 1, C 4 à C 6 Motb croisés.F 7 « Mot mystère ».F 6 Quoi faire aujourd'hui.C 2 Télévision.G 1 Vivre aujourd'hui \u2014 Alimentation.cahier Z \u2014 Consommation.E 1 à E 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12,13 Mots croises.18 Lévesque rentre au Québec La du PQ ne l'a pas surpris tm La cuisante défaite du Par ™ ti québécois au scrutin du 2 décembre n'a nullement surpris René Lévesque, qui prévoyait déjà, en septembre, que l'écart de quinze à vingt points entre tes libéraux et les péquistes était, pour ainsi dire, impossible à combler.PIERRE GINGRAS et PIERRE VINCENT L'ancien premier ministre a fait ce premier commentaire sur les élections générales au cours d'une interview exclusive à LA PRESSE, hier, à son arrivée à l'aéroport de Mirabel.M.Lévesque rentrait alors, en compagnie de sa femme et d'un garde du corps, d'un long voyage de deux mois (il avait quitté le Québec dans la semaine du 7 octobre) qui l'a conduit des pyramides d'Egypte à Leningrad, en URSS, en passant par une dizaine de pays d'Europe.Seuls deux gardes du corps delà Sûreté du Québec et quelques membres du service de sécurité de l'aérogare étaient la pour accueillir le couple Lévesque à sa descente d'avion, au début de l'après-midi.D'excellente humeur, déten-voir LÉVESQUE en A 2 V Egypte Va fasciné page B 1 Les Lévesque ont visité 11 pays au cours de leur périple photo Jean Goupil, LA PRESSE Étonnée et inquiète, la carrière Miron su les dynamitages r I La compagnie Miron cessera tous les dynamitages à sa carrière de Mont rOal en attendant les résultats d'une enquête interne que mènent ses ingénieurs et GEORGES LAMON__ techniciens a la suite de l'explosion qui a propulsé des pierres sur des maisons et des voitures du voisinage, lundi.Les dé gàts atteindraient, croit-on.plusieurs mil- liers de dollars.Personne n'a cependant été blessé.«Nous avons pourtant procédé comme d'habitude, a expliqué M.Jacques Zigby.porte parole de Miron.Si notre enquête démontre une friabilité du roc, nous allons plutôt diriger nos opérations vers le centre.Nous devrions pouvoir être en mesure de connaître la cause exacte de cet accident d'ici un ou deux jours.» Au ministère de l'Environnement du Québec, on parle bien d'un accident pur et simple.C'est la conclusion à laquelle en sont arrivés les deux spécialistes dépéchés sur les lieux hier après-midi.Le ministère clôt donc son enquête .sur ce cas.sans toutefois cesser de suivre.« étroitement » le dossier Miron.On sait que la fermeture de cette carrière est prévue pour novembre 86.La cause : un « joint » Selon l'ingénieur qui a examiné les lieux, la pluie de pierres serait attribuable à une faille, (un joint, comme on dit en géolo- gie), laquelle a eu pour effet, au moment de l'explosion, de propulser l'énergie vers le haut et non vers les cotes comme c'est le cas normalement.Le porte-parole gouvernemental a précisé que.en vertu de la la loi de 1978 régissant les carrières et sablières, le rôle du ministère se limite à contrôler l'intensité des charges.Ainsi, sur les 20 mesures d'intensité des charges faites durant l'année.19 étaient en-deça des normes prévues voir MIRON en A 2 Les cinéastes veulent « décoloniser » l'écran jgjtf OTTAWA \u2014 Le groupe de travail sur l'in-dustrie cinématographique demande au gouvernement fédéral de lancer immédiatement une véritable entreprise de décolonisation de l'écran canadien.MICHEL VASTEL de notre bureou d'Ottowo_ Allant souvent plus loin dans ses recommandations que le gouvernement du Québec et sa loi 109 sur le cinéma, le groupe coprésidé par Mme Marie-José Raymond et M.Stephen Roth déplore que la domination étrangère, la sous-capitalisation chronique des entreprises de production et la concentration au niveau de la distribution et de l'exploitation « nient aux Canadiens le pouvoir de contrôler un aspect vital d'expression de leur identité et de leur culture ».Pour corriger ces trois « désordres structurels », les cinéastes canadiens réclament « rapidement » des « actions fermes et résolues » : ¦ canadianisation immédiate de l'ensemble de la distribution des films, des vidéocassettes et de la télévision payante sur le marché intérieur ; ¦ création d'incitatifs fiscaux à l'investisse ment dans la production, la distribution et l'exportation, et mise en place d'un fonds de $60 millions pour le financement des longs métrages ; ¦ vigilance de l'État fédéral face à la concentration et à l'intégration verticale des activités de distribution et d'exploitation.C'est une intervention massive du gouvernement canadien que réclame ainsi l'industrie du cinéma, une intervention particulièrement dirigée contre les intérêts américains.« Cela va prendre de six à sept mois avant d'avoir une politique du film », a prudemment estimé le ministre des Communications, Marcel Masse, refusant de commenter le rapport avant d'avoir consulté les gouvernements provinciaux.Le responsable fédéral de la Culture a toutefois assuré qu'il existe au gouvernement canadien < une volonté d'occuper tout l'espace de décision qui lui est propre ».Comme on s'y attendait dans les milieux spécialisés, les cinéastes canadiens déplorent que très peu des bénéfices collectés lors de la distribution de longs métrages sur un marché de plus d'un milliard de dollars ne soient réinvestis dans la production canadienne.« Ce qui est en cause, affirme le rapport Raymond-Roth, ce n'est pas la présence et l'attrait de productions américaines.C'est la domination d'entreprises dont la propriété et le contrôle sont américains ».Seulement 3 à 5 p.cent du temps-écran et de 2 à 4 p.cent des titres de vidéocassettes au Canada sont de production nationale.Le rapport souligne qu'en 1981, par exemple, « 97 p.cent des bénéfices de distribution furent réalisés par des entreprises étrangères, essentiellement américaines ».Il arrive, ont souligné en conférence de presse Mme Raymond et M.Roth, que les distributeurs américains contrôlent au Canada la distribution de films produits dans des pays tiers.C'est une situation, selon eux, unique au monde, et ils demandent au gouvernement fédéral de la corriger immédiatement.Alors que le gouvernement du Québec veut rapatrier la distribution des films étrangers, tout en laissant aux « majors » américains la vente de leurs propres produits, le groupe de travail fédéral va plus loin : il estime que seule une canadianisation totale de tous les circuits de distribution résoudra le problème.Selon lui, en effet, la puissance des réseaux américains est telle que l'émergence de distributeurs indépendants canadiens ne suffira pas voir CINÉASTES en A 2 tk Haït// le froid ?Haïti c'est la chaleur garantie ou argent remis .Haïti Tours *349 £J399 £J499 6 Jour* èpmVtf.Les prix comprennent: avion, les transferts et l'hôtel sur la plage ou à Port-au-Prince.Départ lo 10 décembre; retours lea 22, 24, 29 décembre et la 1er janvier.Pour renteignements et réservation, conwItM votre agent de voyage. A 2* LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 11 DÉCEMBRE 1985 Montréal reproche au fédéral de ne pas l'avoir consulté | Le président du comité exé-™ cutif de Montréal, M.Yvon Lamarre, ne manifeste pas un enthousiasme débordant à l'égard du nouveau comité ministériel sur Montréal, mis sur pied récemment par le gouvernement fédéral.11 est surtout déçu que la Ville de Montréal n'ait pas été mise dans le coup.MARIANE FAVREAU « On ne nous a pas consultés avant de former ce comité.On nous a simplement invités quand on l'a rendu public, de dire M.La-marre.Montréal est tout de même la plus grande ville du pays », ajoutait-il plus tard.11 deplore que la Ville ne compte aucun membre au comité consultatif qui doit faire des recommandations au comité ministériel sur la région de Montréal.« Un comité qui vient parler He la région et sur lequel on ne retrouve aucun représentant, ni haut fonctionnaire de Montréal, je ne vois pas ou cela va aller exactement.» Il signale que c'est bien dans l'est de Montreal que sont les problèmes les olus graves à l'heure actuelle, et s'étonne ne Montréal ne soit pas présente pour trouver des solutions.M.Lamarre assure toutefois que la Ville ne refusera pas sa colloboration si un la lui demande.Au cours de l'étude des crédits du service de l'urbanisme, M.Lamarre a levé le voile sur le «sommet» que l'administration envisage de convoquer au cours de l'année prochaine.Il en a profité pour annoncer que 1986 sera peut-être la première année dans l'histoire de Montréal où les permis de construction et autres dépasseront probablement le milliard de dollars.« Montréal arrive dans les grandes ligues comme Chicago.New York et les grandes régions américaines», estime-t-il.Non seulement sera-t-il question du schéma d'aménagement du centre-ville, lors du sommet de l'an prochain, mais on y abordera tout ordre de questions relevant de l'administration municipale, depuis l'habitation et le tourisme, jusqu'au commerce, l'industrie, l'économie, l'environnement >ians oublier la population, le transport, etc.(Ce qui fait croire à l'opposition qu'il s'agit d'une opération pré-électorale, les élections se tenant en novembre prochain.) 11 sera convoqué vers le milieu de l'année et sera précédé de la confection du schéma d'aménagement du centre-ville et de la mise sur pied d'un comité d'orientation.Au sommet, les discussions se feront à partir des documents du service de l'urbanisme et du comité d'orientation, annonce M.Lamarre.Le schéma d'aménagement du centre ville, que réclame l'opposition depuis longtemps, est donc en voie d'élaboration, ont expliqué les responsables du service d'urbanisme.On a terminé la cueillette des données et l'on s'apprête a les analyser avant de formuler des propositions a l'exécutif, vers la mi-février.LÉVESQUE SUITE DE LA PAGE A 1 du, bronzé et souriant, M.Lévesque, qui portait son élégant costume bleu foncé des grandes cérémonies, a repondu sans se faire prier a toutes les questions.« Je vous préviens, je n'ai pas grand-chose ù vous dire! », a-t-il lancé avant d'aller déposer ses valises au bureau de la douane et de s'allumer une cigarette.« Non, je n'ai pas été surpris du résultat du scrutin.Cela correspondait à ma propre perception de l'opinion, ainsi qu'à des sondages que nous avions en septembre.Un écart de quinze à vingt points nous séparait alors des libéraux.\\ trois mois des élections, tu sais habituellement qui va gagner.Et puis, de toute façon, depuis les années (), aucun gouvernement n'a duré plus de six ou sept ans.C'est comme un rythme normal, et io reste est accessoire.» Tout en affirmant qu'il s'était « expressément interdit » de suivre la campagne électorale pendant son voyage, M.Lévesque n'en confie pas moins qu'il allait régulièrement lire les nouvelles, «qui arrivent avec deux jours de retard» dans les ambassades.Il ne peut done, fait-il valoir, porter de jugement sur le role que le Parti conservateur de Brian Mulroney a ou n'a pas joue au cours de la campagne électorale provinciale.Lorsqu'on lui demande s il croit, à l'instar de certains analystes, qu'il aurait rendu un meilleur service à son sucées seiiren quittant la politique plus tot qu'il ne l'a l'ait M.Lévesque repond par une boutade: « Ecoutez, la prochaine fois, j'j penserai! \u2022 Quant à l'avenir du PO., il ne s'en dit aucunement inquiet: « Il reste tout de même une masse importante de députés, de quoi former une bonne opposition ».L'ex-leader du Parti québécois a suivi la soirée des élections par le truchement de la radio, dans un salon privé de la Délégation du Québec à Paris.«Certaines défaites furent clou loureuses.Je pense notamment a ces camarades avec qui j'ai travaillé pendant de nombreuses années ».Jamais, sauf à l'époque ou il était correspondant de guerre, il n'avait vécu une soirée d'élections à l'étranger.«Tu te sens un peu comme un observateur.Comme un journaliste.Quel ques-uns de vos collègues ont cherché à me joindre ce soir-là.mais j'avais décidé de me cacher.Vous savez, une simple grimace, parfois, et on se met à faire toutes sortes d'interprétations.» Le président-fondateur du Parti québécois ne croit pas que la défaite péquiste du 2 décembre puisse être interprétée comme un recul pour la cause souverainiste.Au contraire, il estime que la souveraineté-association demeure toujours aussi « inévitable ».« La souveraineté-association, ça va venir inévitablement, un jour ou l'autre.Au cours de mon voyage, j'ai louché onze pays et.partout, sauf à Leningrad, j'ai rencontré des jeunes Québé cois aux études, au travail ou en recherche.Ce qui leur fournit l'occasion de prendre conscience que nous sommes aussi bons que d'autres clans le monde», dit-il.()U emplois.La creation d'une telle \u2022 zone d'entreprise» s'inspire de programmes développes en Angleterre au début des années 70, puis aux Etats-Unis, où plus de i 200 plans de ce type ont été mis en place depuis 1081.Résultat d'une éventuelle entente entre les trois pallicrs de gouvernement, cette zone d'entreprise serait favorisée en ce qui a trait aux subventions aux entreprises, à la formation et au placement de la main-d oeuvre, à la modernisation des infrastructures, à l'assouplissement de la réglementation provinciale et municipale.Si la formule obtient du succès dans l'est de Montréal, le projet pilote pourrait éventuellement s'appliquer dans d'autres regions.Knfin.les 13 députés libéraux de l'est de Montreal, parmi les quels seront sûrement choisis quelques ministres, se réuniront demain, avant le premier vrai caucus de la deputation libérale, afin d'élaborer une stratégie cnmlutine.Les députés en question sont Louise Robic, de Bourassa, Claude Trudel.de Bout-get.André Vallerand.de Crema/.ie.Violette Trépanier, de Dorion, Michel Bissonnet, de Jeanne Mance.Jean Claude Gobé, de Laioniaine.Christos Sirros.de Laurier.Guy Rivard.de Rosemont.Michel Laporte, de Sainte-Marie.Marcel Parent, de Sauvé.William disant), de Vian et Maciocia Cosmo, de Viger.M.Rivesi a assuré LA PRESSE qu'une partie importante de ce caucus sera consacré à étudier la situation économique de l'est de Montréal, dossier que l'équipe Bourassa considère prioritaire La querelle surgit chez les conservateurs du Québec I OTTAWA \u2014 Alors que Vin-¦*™ dustrie pétrochimique est affectée par des fermetures d'usine et que plusieurs centaines de personnes sont mises à pied, les députés conservateurs fédéraux se querellent entre eux au lieu d'unir leurs efforts dans une cause commune.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa_ Des travailleurs syndiques touchés par la crise blâment en particluier un député et ils ont exprime ouvertement leur déception devant l'altitude prise par la représentante de Montréal-Mercier, Carole Jacques.Lors d'une réunion entre des travailleurs du secteur pétrolier et des élus tant fédéraux que provinciaux, tenue vendredi soir dernier dans l'est de Montréal, plusieus témoins affirment avoir vu Mme Jacques engueuler son collègue de Terrebonne, Robert Toupin.Selon Normand Tremblay, de l'association des travailleurs de Gulf, la député Jacques a donné « un petit spectacle \u2022.Pour M.Tremblay, la jeune député était en colère de voir qu'un autre onservateur était présent à la rencontre.« Elle a dit à Toupin.tu n'a pas d'affaires ici, cela se passe dans mon comté ».La semaine dernière, à Ottawa, Mme Jacques a eu une prise de bec avec des travailleurs de Gulf qui étaient venus à Ottawa défendre leur cause.D'autres députés en veulent aussi à M.Toupin pour le rôle proéminent qu'il a pris dans le dossier Gulf-Ultramar-Gaz Metro.Le député de Duvernay, Vincent Delia Noce, est un de ceux aussi qui croient que M.Toupin a peut-être voulu agir trop seul.Hier, M.Tremblay a exprimé l'opinion que la député de Mercier semble jalouse de voir que des libéraux et d'autres conservateurs prennent le dossier en main.Il s'est dit très décu de l'attitude prise par Mme Jacques.Les députés Jean Lapierre, Jean-Claude Malépart et Louise Harel assistaient également à la réunion convoquée par les travailleurs de plusieurs entre- prises, soient Gulf, Pétro-Cana-da.Basf, Pétromont et Himont.Le député Lapierre a confirmé que Mme Jacques est sortie de la réunion « en claquant la porte ».Interrogée par LA PRESSE, celle-ci a minimisé l'incident en disant qu'elle ne pouvait assister à toute la réunion de vendredi car elle avait d'autres engagements ce soir-là.« J'ai assuré les travailleurs de ma colabora-tion et de mon appui complets », a déclaré hier Mme Jacques.De son coté.M.Toupin ne veut faire aucun commentaire sur ses démêlés avec sa jeune collègue.M.Toupin a dit qu'il s'est rendu à la rencontre de vendredi soir dernier à la suite d'une invitation que lui ont faite les travailleurs de Gulf.Pétrochimie action A cette rencontre, les syndiqués des différentes usines de pétrochimie du Québec ont décidé de se regrouper en un comité qui s'appellera Pétrochimie action.Le comité sera à Ottawa aujourd'hui el tentera de rencontrer le premier ministre Mulro ney à la suite des fermetures de Cuir et de Hasf et des problèmes qui touchent Pétromont.Au cours d'une conférence de presse hier dans la métropole, les syndiqués ont officiellement convoqué les 58 députés conservateurs à venir les rencontrer vendredi soir prochain au centre civique de Montréal-Est.Les travailleurs réclament cinq gestes de la part d'Ottawa: \u2014 une politique formelle du gouvernement fédéral vis-à-vis de la pétrochimie québécoise; \u2014 Investissement Canada doit bloquer la vente de Gulf à Ultramar; \u2014 amener Basf à surseoir à sa décision de fermer; \u2014 donner une subvention pour le transport du gaz naturel entre Sarnia et Montréal; \u2014 défrayer 50 p.cent des coûts des investissements de Pétromont.Hier, en réponse à une question du député Lapierre, M.Mulroney a dit qu'il rencontrera Robert Bourassa dans un avenir rapproché pour discuter de la pétrochimie.Reagan engage le processus vers un accord de libre-échange j WASHINGTON \u2014 Le prési-\u2014 dent Reagan a officiellement demandé hier au Congrès américain l'autorisation d'entamer avec le Canada des négociations sur un accord de libre-échange.JEAN-FRANÇOIS USÉE collaboration spécial»_ Si le Congrès ne s'oppose pas à la requête au cours de ses GO prochains jours de session parlementaire l'autorisation sera automatiquement accordée, et les négociations formelles pourront débuter.Les évaluations divergent sur la date à laquelle ces (10 jours prendront fin, puisque le calcul est fondé sur les jours de travail effectif des deux chambres.À l'ambassade canadienne on espère que le délai sera écoulé avant le 18 mars, date de la visite du premier ministre Mulroney à Washington.Un membre de l'administration estime qu'il faudra attendre jusqu'à avril.Mais un attaché parlementaire du Sénat croit que les choses pourraient trainer jusqu'à la mi-juin.Le Sénat et la Chambre des re- présentants pourraient accélérer le processus en décidant de voter spontanément l'autorisation, mais un porte-parole de l'administration indique que la Maison-Blanche n'a pas l'intention de faire pression en ce sens.C'est le premier octobre dernier que le premier ministre canadien a officiellement informé M.Reagan de la volonté canadienne d'engager des négociations.La Maison-Blanche a donc mis deux mois avant de demander l'autorisation au Congrès.Pendant celte période, des membres de l'administration américaine indiquaient qu'il serait préférable qu'une entente soit d'abord formulée sur l'épineux dossier du bois d'oeuvre.L'industrie américaine du bois, qui bénéficie de solides appuis au Congrès, affirme être victime d'une concurrence déloyale de la part des producteurs de l'ouest canadien.Aucune entente n'est intervenue mais des «discussions exploratoires» entre Ottawa et Washington pourraient s'ouvrir «avant les Fêtes» indique-ton dans la capitale américaine.Le refus apparent du gouvernement canadien de laisser la compagnie américaine Gulf and Western prendre le contrôle de la maison d'édition Prentice-Hall Canada a également «lancé un mauvais signal» aux membres du Congrès, selon l'expression d'un responsable américain.«Le Canada devra faire une concession quelconque sur un des dossiers majeurs s'il veut éviter une trop forte résistance du Congrès» estime un attaché parlementaire de la puissante Commission des finances du Sénat.Outre le bois d'oeuvre et l'affaire Prentice-Hall, le troisième contentieux en importance porte sur les exportations de porc canadien.«Si un vote devait être pris sur le libre-échange aujourd'hui à la commission, on ne trouverait pas de majorité favorable» dit l'attaché parlementaire, qui estime que la situation est similaire à lu Commission des finances (appelée «Commission des voies et des moyens») de la Chambre des représentants.Sur les 20 membres de la commission du Sénat, huit sont favorables aux griefs de l'industrie américaine du bois, dit-il.Ces comités ont le pouvoir de rejeter la requête de l'administra- 1 Washington veut vérifier au Canada la théorie de l'«hiver nucléaire» I OTTAWA (PC) \u2014 Le secré-¦**\" tariat de la Défense des Etals-Unis se propose de présenter sous peu au gouvernement canadien une requête visant à permettre à des scientifiques américains d'allumer délibérément des incendies de forêt en Ontario au cours de l'été prochain, dans le but de vérifier la terrifiante théorie de l'hiver nucléaire.Un haut fonctionnaire de l'Agence nucléaire américaine (ANA), un organisme relevant du Pentagone qui subventionne et supervise la recherche sur les armes nucléaires, a dit qu'une re- quête officielle en ce sens serait transmise aux autorités canadiennes d'ici à quelques semaines.L'ANA veut procéder à des expériences approfondies au cours de ces feux de forêt dans le cadre d'un nouveau programme de recherche de S.îOO.OOO dont les résultats pourraient permettre de réaliser des découvertes importantes concernant la théorie de l'hiver nucléaire, c'est-à-dire les suites d'un holocauste nucléaire.Un représentant du ministère des Affaires extérieures à Ottawa a dit pour sa part que la re- quête américaine devrait vraisemblablement être agréée.Par contre, un adjoint au ministre de la Défense Erik Nielsen a dit qu'il est « prématuré » de prendre pour acquis que l'autorisation sera automatiquement accordée.La théorie de l'hiver nucléaire, qui est relativement récente, veut qu'un conflit nucléaire provoquerait des incendies en chaine qui dévasteraient villes et forêts et dégageraient des nuages qui finiraient pas obstruer complètement le ciel, à un point tel que les rayons du soleil ne pourraient plus atteindre la surface de la planète pendant de longs mois, voire même des années.tion.Dans ce cas, la Maison-Blanche serait forcée de suivre la procédure parlementaire normale, d'introduire un projet de loi pour obtenir l'autorisation, ce qui pourrait prendre un an.«Certains membres du Congrès en profiteront pour faire avancer leurs causes spécifiques, mais il est peu probable que la question du libre-échange soit prise en otage par un dossier comme celui du bois» indique un porte-parole canadien à Washington.11 croit cependant possible qu'un membre du Congres introduise une motion de refus de la requête, afin de provoquer un débat.«Il y aura de la résistance de certains membres des comités mais je serais très surpris qu'ils aillent jusqu'à rejeter la requête» a confié un autre responsable canadien à Washington.De toute façon, les comités tiendront probablement des audiences publiques sur la question du libre-échange au cours des prochains mois.«Jusqu'à maintenant, ils (les membres du Congrès) ont surtout entendu parler ceux qui sont opposés au projet, mais maintenant que l'autorisation a été demandée, on va commencer à entendre ceux qui sont pour», affirme William Merkin, directeur des affaires canadiennes au bureau du représentant américain au commerce, qui relève de la Maison-Blanche.«Dès que les 60 jours seront terminés, nous serons prêts à entreprendre les négociations» ajoute-t-il.Côté canadien, on affirme aussi qu'aucun délai supplémentaire ne devrait intervenir, après les 60 jours, pour ouvrir les négociations formelles.Hommage au Patriote\t\t CLAUDE LEBEAU\t\t \tavocat\t I\t\t \t\t \t\tUn ami RADIAL A GLACE F32S RADIAL D'HIVER VIVA XG SUBURBANITE POLYGLAS RADIAL DE PERFORMANCE \\.EAGLE MS Le radial à glace F32S est le radial d'hiver La bande de roulement du radial de qualité supérieure de Goodyear II offre d'hiver Viva Xtra Grip comporte de gros traction impeccable en hiver sur la glace et la neige durcie, sans crampons en métal.Si vous recherchez traction fiable en hiver, le radial à glace F32S est le pneu qu'il vous faut.crampons mordants gagé de traction impeccable pendant tout l'hiver.Le Suburbanite Fblvglas est un pneu de première qualité a plis en biais avec ceinture.Les crampons chevauchants mordants du centre de la bande de roulement sont gage de traction maximale en hiver.Si vous êtes propriétaire d'une voiture sport agile et rapide, il vous faut un pneu d'hiver dont 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Alors, on verra.» LE HAUT CONSEIL CONCLUT SES TRAVAUX Pour un partage des coûts de l'enseignement francophone | I PARIS (AFP) \u2014 Les 28 Sa-™ ges du Haut Conseil de la Francophonie ont clôturé hier soir à la Sorbonne à Paris les travaux de leur deuxième session après deux jours de débats cen très sur « l'enseignement du français et en français ».Malgré les quelque 100 millions de francophones répartis dans le monde, dont le français est la langue maternelle ou la seconde langue, et les 100 millions de personnes qui apprennent cette langue, le français et la culture française ont fort à faire pour affronter l'influence sans cesse croissante du monde anglo-saxon.Conscients de ce danger, les 28 membres du Haut Conseil de la Francophonie, créé en mars 1981 sous la présidence du président François Mitterrand et la vice-présidence de M.Leopold Sédar Senghor, ancien président du Sénégal, membre de l'Académie française, ont envisagé lundi et hier plusieurs solutions.Outre « la revalorisation de l'image de la francophonie et du français, qui passe par le respect de la langue de l'autre », le Haut Conseil préconise « le partage des coûts de l'enseignement » (avec le monde industriel, culturel, scientifique et technologique) car « les États ne peuvent indéfiniment financer seuls le développement de la francophonie ».Les 28 membres du Conseil préconisent notamment la création d'une fondation internationale de la francophonie.Parmi les méthodes suggérées afin de mieux enseigner le français, les 28 Sages proposent l'élaboration d'une pédagogie qui prendrait en compte les caractéristiques propres des pays dans lesquels il est enseigné.Ils proposent également d'échanger les résultats des différents pays dans leur recherche en sciences de l'éducation, la constitution d'un réseau universel, comportant tous les logiciels éducatifs francophones.Les autres propositions qui ont été faites portent la mise en place d'une « vaste politique de bourses et de stages » pour les étudiants francophones, la création d'une université internationale de la francophonie, la création d'un office international de la francophonie et du français, la tenue de semaines ou quinzaines de la francophonie.Toutes ces propositions seront soumises à M.François Mitterrand par le Haut Conseil.Lors de la séance de clôture, les mem- bres se sont réjouis de ce que plusieurs des 30 propositions faites lors de la première session du Haut Conseil (« et 7 mars 1985) ont déjà été satisfaites, notamment par le ministre français de l'Education nationale, M.Jean-Pierre Chevènement, concernant l'étude au collège et au lycée en France d'auteurs francophones, voire étrangers dont la traduction française est d'une grande qualité.Le Haut Conseil se félicite également de J'obligation faite aux élèves d'étudier dans leur programme d'instruction civique l'univers francophone.Enfin, à l'issue de cette deuxième session, M.Stélio Farandjis, universitaire français, a indiqué que le premier sommet francophone « pourrait se tenir en février 1986 ».L'idée de ce sommet avait été lancée par M.Senghor en 1977, mais était bloquée depuis 1980 notamment par le gouvernement d'Ottawa qui refusait que celui du Québec y soit représenté.20*\"* À Montréal, de plus en plus, les gens bouquinent le soir.Tôt ou tard.RENAUD BRAY jusqu'à minuit! 7 soirs par semaine 5219, CAte-des-Nelges - 342-1515 Unilingue anglophone, Hatfield pourrait se faire représenter au sommet ¦¦ OTTAWA (PC) \u2014 S'il est acquis que le Nouveau-Brunswick sera ^ représenté au Sommet des pays francophones à Paris en février prochain, la présence du premier ministre Richard Hatfield, qui est unilingue anglophone, à la tète de sa délégation provinciale est loin d'être assurée.Hier, l'adjoint de M.Hatfield, M.Ross McKean, rejoint à Frederic-ton, a refusé de confirmer la rumeur voulant que le ministre de l'Éducation de cette province, M.Jean-Pierre Ouellet, soit mandaté pour représenter le Nouveau-Brunswick au sommet.Le sous-ministre de M.Ouellet, M.Normand Martin est actuellement à Paris pour l'organisation de la réunion.« La décision n'est pas prise », a dit M.McKean.Après avoir comparu devant le comité mixte sur le bilinguisme hier, le secrétaire d'Etat Benoit Bouchard a émis l'hypothèse que M.Hatfield pourrait choisir de se faire représenter à cette réunion internationale des pays francophones, où siégeront vraisemblablement les premiers ministres Brian Mulroney et Robert Bourassa.Les provinces négligent les droits à l'éducation des minorités mm OTTAWA (PC) \u2014 K l'ex-™ ception du Québec et du Nouveau-Brunswick, les provinces canadiennes ont, jusqu'ici, négligé de se conformer à l'article 23 de la Constitution canadienne, qui veut garantir les droits à l'éducation aux citoyens des minorités linguistiques.Tel est le troublant constat fait par le constitutionnaliste de l'Université de Moncton, M.Pierre Foucher, dans un rapport rendu public hier par le Secrétaire d'État, M.Benoit Bouchard.Faisant le bilan de la situation, province par province, près de trois ans après l'adoption de la Charte des droits fédérale, M.Foucher constate le peu de détermination manifesté par les provinces anglophones à satisfaire aux dispositions constitutionnelles pour l'enseignement aux francophones hors Québec.En 1982, l'article 23 qui devait garantir le droit à l'éducation dans leur langue et à la gestion de leurs écoles tant aux francophones hors Québec et qu'aux Anglo-québécois, là où le nombre le Justifie, « a fait naitre un vent d'espoir auprès des minorités francophones », rappelle M.Foucher., A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 11 DÉCEMBRE 1985 ÉOÎTOBiAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVR direttour de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Retour de Lévesque Encore fasciné par l'Egypte et sa Vallée des Rois, ravi par la découverte de la Scandinavie, ému par Leningrad qu'il avait connue en pleine guerre froide, René Lévesque, comme Ulysse en son temps, est rentré hier d'un long voyage de détente et d information.L'équipe des reporters et des photographes de LA PRESSE, qui guettait son retour à Mirabel, est unanime: I ancien premier ministre se porte bien; tout indique qu'il ne regrette rien; il est calme, serein, souriant.Il a même retrouvé la bonne humeur qu'il avait perdue il y a si longtemps.Et Mme Lévesque est plutôt radieuse.Il y a autre chose encore: d'ordinaire tendu, absorbé, agité, le fondateur du PQ semblait hier détaché, comme s'il avait décidé de voir désormais le Québec autrement, à distance.Mais ce n'est qu'une impression.Une impression qui risque d'être trompeuse.Car il a dit aussi que la souveraineté-association «viendra de toute façon un jour ou l'autre mais je ne sais pas de quelle manière».En moins d une saison, le temps de parcourir l'Europe et d admirer lEgypte, la face visible du Québec politique a changé.Le PQ a perdu le pouvoir et seul survit un dernier carré de 23 députés; Robert Bourassa est à nouveau premier ministre et s'apprête à convoquer I Assemblée nationale dont son parti occupera 98 fauteuils.Détaché, peut-être, mais pas indifférent.En possession des résultats électoraux qu'il a captés à la Délégation générale du Québec à Paris, M.Lévesque a recueilli dans les ambassades canadiennes des pays visités les compléments d'information qui éclairent le tableau politique.Non, il n'a pas dit que Pierre Marc Johnson avait sauvé le PQ du naufrage.Mais c'est tout comme puisqu'il voit dans la «masse importante» de députés élus de quoi former «une bonne opposition».Quant à la défaite, René Lévesque la prévoyait depuis la fin de l'été.Il savait que le vainqueur avait pris trop d'avance sur les péquistes.Il évitera soigneusement, «pendant un certain temps», d'entrer même passivement dans le circuit politique.Ce qui n'exclut rien pour l'avenir.Il écrira plutôt le livre qu'il a promis et pour lequel il doit toucher une somme substantielle de son éditeur Tout bien réfléchi, à un René Lévesque en si bonne forme, reposé et détendu, le moment parail bien choisi de prodiguer quelques conseils, comme ceux que l'on donne à des confrères journalistes qui peuvent succomber à la tentation politique.Un livre de réflexion sur la conjoncture, sur la société québécoise, sur la sagesse acquise après 25 ans de vie politique, c est une excellente idée.Peut-être même un deuxième plus tard.Mais pourquoi ne pas retourner au métier qu il exerçait avec maîtrise il y a 30 ans.et qu'il n'a en vérité ïamais cessé de faire, même en politique celui d animateur a la télé, dans un domaine q«« ù» fauteur, LA PttSSf te rotor*» Je àroti dabroom ht tttttut iff on Itupoct ditpontbln.m ynupi trerm
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