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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
La Presse plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-01-25, Collections de BAnQ.

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[" Un best-seller sur la la syndicratie page 6 Les années 50 revisitées page 7 \u2022 De la villa au château Bagatelle page 8 \u2022 Voyager-2 survole Uranus page 10 Le Mont-Royal: une vision plus humaine de la ville page 12 Silhouette littéraire: Geneviève Amyot page 17 m Vf * m ' -fa Interview avec un géant blond aux yeux bleus de la super-race nazie Olaf Sinner-Schmedemann, maintenant âgé de 43 ans, est né dans la clinique Lebensborn de Steinhoering, près de Francfort.Il mesure six pieds, trois pouces, est droit comme un soldat de bois, a les yeux bleus et les cheveux blonds.Hitler aurait été fi sr de son aspect physique; mais l'ouraiiil été autant de ses idées?(photo Ron Loylner) f* nouvelles ¦¦¦{^SS ail frontières ^SjSn\t\t\t\t¦ f% nouvelles m mu frontières jjÉfl 1130 S.m.288 4800 1 800 h.iul 0e Maison\"\" m ¦¦ 842-1450 1 San* tfai>tpiif>iii 1 RfM 1fi1 71.11 Often'.', e.ifMHM .\u201e\u201e____/WA^Av.v.VAWTO^ LES PHOTOS DE la presse Jean-Yves Letourneau M o 00 i > CM i CO es Voler la vedette en volant.Celte photo a été prise en janvier 1970, à l'occasion d'un reportage au mont Sutton.Ces trois skieurs, qui s'amusaient ferme, n'ont pu faire autrement que d'attirer l'attention du photographe.Il est en effet spectaculaire de voir un skieur prendre son envol en laissant derrière lui un tourbillon de poudre blanche et sauter pardessus ses compagnons en riant.Un tel exercice n'est évidemment pas à conseiller aux débutants.Il ne restait plus à notre photographe qu'à s'installer pour capter cette scène remplie d'action.ce qui n'est pas non plus un truc pour débutant.Fiche technique Appareil: Canon Pellix Objectif: 85 mm Ouverture: 1 / 500e à f /16 Pellicule: Tri X LA SUPER-RACE MUNICH.ALLEMAGNE DE L'OUEST - En 1932, une année avant de devenir chancelier du Reich allemand, Adolf Hitler et les membres fondateurs du Par-ti National Socialiste projetaient de constituer une nouvelle race humaine pouvant assurer la domination du monde pour un millier d'années.Les enfants de cette super-race seraient beaux et loyaux, vigoureux, grands, blonds, aux yeux bleus.Le nazisme serait leur foi ; Adolf Hitler leur dieu.' Le projet devait être connu sous le mom de « Lebensborn » (nés librement de l'amour).Des normes raciales furent établies par le théoricien Alfred Rosenberg du Parti Nazi ; la technique fut établie par Hein-rich Himmler, autrefois maître d'école et éleveur de poulets, futur chef de la Gestapo, qui devait plus tard faire exécuter des millions de personnes.Une équipe fut constituée pour rechercher à travers le monde de belles femmes qui deviendraient sans le savoir les « juments porteuses ».Les recherches s'étendirent aux pays que Hitler projetait de conquérir : l'Angleterre, le Canada, la Belgique.l'Australie, la Hollande, la Norvège, l'Icelan-de, le Danemark, la France, l'Afrique du Sud et les États-Unis.Lorsque l'Allemagne envahit l'Europe, des agents s'emparèrent, dans les pays conquis, de jeunes femmes sélectionnées et les forcèrent à participer au programme.Elles devaient contribuer à former la Grande Allemagne peuplée de 120 millions de super-Aryens engendres par les meilleurs des SS.la quintessence de la race aryenne, selon la pseudo-science nazie.On ne devait admettre à participer au programme que des Allemands dont la pureté raciale remontait à 1750 et dont la condition physique était parfaite, sans même une carie dentaire.Le but du programme Lebensborn était d'élever des enfants de pure race aryenne, afin de tenir le reste du monde en capti- Un des plus importants secrets nazis vite.Heinrich Himmler croyait que le programme Lebensborn permettrait à l'Allemagne d'avoir 600 nouvelles divisions SS vers la fin de l'année 1972.On encouragea les membres des troupes SS mariés mais sans enfants ainsi que leurs femmes à se trouver de nouveaux partenaires sexuels.Himmler fit construire des maisons de vacances où des soldats pouvaient rencontrer des jeunes filles idéalistes membres des Jeunesses Hitlériennes.Des milliers de jeunes femmes se portèrent volontaires pour mettre au monde deux ou trois enfants pour le Fuhrer et le Troisième Reich.Le commandant de la police allemande en Norvège occupée, le général Wilhelm Rcdiess, lança une campagne Lebensborn dans ce pays, avec l'aide de médecins nazis et d'experts, en vue de faire féconder des jeunes filles norvégiennes.Des centaines de jeunes mères et leurs enfants furent amenées en Allemagne.Le programme Lebensborn fut l'un des plus importants secrets de l'Allemagne nazie.Il pourrait bien n'avoir jamais passé à l'histoire sans les photographies prises par des histo-riers nazis.Lorsque le programme prit fin en 1944, on estime que 42 000 bébés étaient nés de femmes fécondées par des soldats SS.Un certain nombre de ces femmes étaient volontaires ; d'autres étaient réduites à l'esclavage.Et on estime que quelque 200 000 enfants aux cheveux blonds et aux yeux bleus furent kidnappés dans les pays occupés pour être amenés en Allemagne.Le programme entraîna des milliers de morts.On ne larda pas à constater que dans bien des cas, les cheveux blonds et les yeux bleus des bébés brunissaient avec l'âge.C'est alors que l'on se mit à faire des expériences médicales.Le Dr loseph Mcngele, fanati- Adolf Hitler cherchait à susciter une nouvelle génération de leaders nazis.On le voit ici avec deux enfants Lebensborn « parfaits », en Bavière.que nazi, reçut des fonds de l'Intitut Kaiser Wilhelm de Berlin pour faire des recherches auprès des enfants du camp de concentration Auschwitz, en Pologne.Il cherchait à savoir si l'on pouvait changer la couleur des yeux ; si l'on pouvait faire blondir les cheveux par une exposition constante à la lumière.Ce qui débuta comme un rêve d'Adolf Hitler devint finalement l'un des plus sombres se- crets de l'Allemagne nazie : la mise à mort dans les chambres à gaz de bebes de la super-race ne rencontrant pas les normes raciales.Au moment où le Troisième Reich croulait, Hitler, tourmente, tenta de faire exterminer tous les bébés du programme Lebensborn.Cependant, ses ordres ne furent pas exécutes grâce à la connivence des mères et des soldats allemands et alliés.On ne sait pas combien d'enfants ont été tués.En 1945, les troupes américaines trouvèrent une garderie abandonnée à Bremen, avec une cinquantaine d'enfants affamés.Citoyens norvégiens, ils portaient encore les pseudonymes de leurs mères ; on ne leur avait pas encore donné la citoyenneté allemande.Mais on mit la main sur un message provenant des nouveaux administrateurs de la Norvège, occupée depuis 1940, qualifiant ces enfants de trois ans de traîtres en puissance.Les enfants furent finalement amenés en Suède, un pays neutre et placés dans des familles d'adoption.La Croix-Rouge en ramena quelques-uns chez des parents, en Norvège.Dans une clinique Lebensborn de Steinboering, près de Francfort, des troupes américaines trouvèrent 200 enfants abandonnés de quatre ans ou moins et quelques femmes enceintes, le 6 mai 1945.La plupart des mères et des dirigeants de l'établissement avaient fui.« Les troupes américaines prirent soin de ces enfants, dit le maire de Steinhoering, M.Karl Stabernak.Plusieurs furent adoptés par des Américains.Plusieurs mères demeurèrent sur les lieux pour une période de trois mois après la naissance de leur enfant, puis s'en allèrent.Seulement quelques-unes emportèrent leur bébé après la guerre.La plupart craignaient de rentrer chez elles avec un bébé Lebensborn ».Plusieurs enfants Lebensborn qui échappèrent aux chambres à gaz furent adoptés en Allemagne.Il se peut que quelques-uns vivent encore en Angleterre, au Canada ou aux Etats-Unis.Ces enfants furent souvent recueillis par des soldats alliés apitoyés et confiés à la garde de jeunes filles allemandes qui devinrent plus tard des épouses de soldats alliés.Après la fin de la guerre, des enquêteurs faisant des investigations sur les crimes de guerre tentèrent vainement d'obtenir des précisions sur le projet de super-race.Cependant, des nazis furent accusés à Nuremberg d'avoir participé à l'extermination, en temps de guerre, de 40 000 enfants polonais aux cheveux blonds et aux yeux bleus, kidnappés pour des expériences raciales.Mais les enquêteurs se heurtèrent à un mur de silence de la part de toutes les personnes engagées dans le programme, y compris les dirigeants et les mères qui avaient perdu leurs enfants dans les pays occupés.Et le silence se poursuit.Tous droits réservés.u» Le géant blond n'est pas le modèle dont rêvait Hitler LA SUPER-RACE CALW ERNSTMUHL.AU.KM AG NE DE L'OUEST \u2014 « Aujourd'hui je devrais être un dirigeant du monde », dit le géant blond.« Si Hitler avait gagne la guerre, je pourrais bien être parmi les dirigeants du monde nazi ».« Mais je ne me désole pas », dit Olaf Sinner Sehmedemann.âgé de 43 ans.revêlant finalement le secret de sa naissance dans cette ville de la Forêt Noire, à 20 milles de Stuttgart.Olaf, directeur de fanfare dans une petite ville allemande et critique occasionnel d'événements culturels pour un journal local, est l'un des 2 800 bébés nés dans la clinique Lebens-bom pour la super-race nazie, a Stcinhoering, prés de Francfort, la premiere clinique d'élevage de bébés de l'Allemagne nazie.Assis sur une vieille chaise dans le sombre appartement qu'il partagea avec sa mère, une fanatique nazie qui mourut en 1976, il déclara plus tard : « Il est préférable pour le monde entier que les rêves de ma mere ne se réalisent pas.Ouels qu'aient etc les projets des nazis pour moi, je ne veux pas le pouvoir.» Il devint bientôt evident que cet enfant de la super-race haïssait tout ce qu'aimait Adolf Hitler et aimait tout ce que Hitler haïssait.« lorsque j'eus environ cinq ans, ma mere me dit que j'étais un être extraordinaire », décla-re-t il.« Elle me dit que j'étais un enfant Unis et qui partait du principe > que « la laideur se vend mal », 3 sont légendaires.J3 Donnant le ton de toute une Z < CM Que la glace vive! photos Jacques Breton La châtelaine de Bagatelle Alors qu'il ne restait que les planchers, les murs et les plafonds de la villa, deja, Andrée Dorion, appuyée par Margaret Del isle, l'actuelle maire de Sillery, défendait son projet.Présidente de la fondation qu'elle a elle-même mise sur pied, elle a su frapper aux bonnes portes et afficher clairement ses couleurs.« Tous ceux qui connaissaient Bagatelle rêvaient d'y habiter ! » dit-elle avec fierté.Non seulement elle a su combler le désir de ces éventuels propriétaires mais en a-t-elle élargi le cercle ! Grâce a cette femme d'affaires incontestée, les gens de Sillery et le grand public ont / m i \u2022»->\u2022» \u2022 II»'-, ' ' 1 Souhait bien légitime pour les 250 enfants qui ont, à force de bras tion sur les architectures éphémères se déroulant à la villa Ba-et d'imagination, érigé le château Bagatelle dont les 1250 blocs gatelle, cette célèbre maison hantée de Sillery (Québec) motoric glace furent moulés dans autant de cartons de deux litres de morphosée depuis peu en un musée bien particulier.lait à \u201420 C.Que la glace vive! C'est aussi le thème de l'exposi- de nouveau accès à Bagatelle depuis juin 1985.Armée d'une volonté inébranlable et d'une capacité de travail extraordinaire, Andrée Dorion, maintenant directrice, résout embûche après embûche à l'âge ou d'autres songent au calme de la préretraité! La villa Bagatelle, c'est un peu la propre maison d'Andrée Dorion.l'Ile en est incontestablement l'hôtesse.Afin d'accueillir convenablement ses invités, elle a d'abord mis en valeur Bagatelle en restaurant la villa selon les plans d'origine.: i h ! t \u2022 ¦ i ; »m h i > i en réaménageant le jardin anglais et en constituant l'historique des lieux.Une fois ces travaux complétés, elle a prépare-la premiere exposition en s'en-tourant de spécialistes et de bénévoles stimulés par la tournure des événements.C'est ainsi qu'un véritable domaine est né de la volonté d'une femme qui a osé croire en l'impossible et qui y croit encore ! Alors que les salles d'exposition s'adressent la plupart du temps à des aduites initiés ou à des enfants sages accompagnés de leurs parents, Andrée Do- rion démontre qu'a Bagatelle, c'est différent.A preuve, elle a invite des enfants de maternelle lors d'une exposition de poupées.Aucune casse, du plaisir à souhait.Encore ?Les petits artisans du château de glace ont participe à la conférence de presse.Ils ont discute avec les journalistes et les photographes.quelle fierté ! Andrée Dorion a saisi que Bagatelle était fréquentée par les enfants et que la meilleure façon de les aborder était bien sur de les intégrer a la vie de Bagatelle.Il en fut de même pour les bé- névoles qui assistent Andrée Dorion avec cette gratuite propre aux gens qui ont développe de l'appartenance a un milieu.Elles sont une vingtaine divisées en sous groupes qui pren nent en charge la salle d'exposition, qui aménagent une bibliothèque a la mémoire de sir lames MacPherson LeMoine, ornithologue, botaniste, historien et écrivain, qui organisent les réceptions lors d'événements spéciaux, qui développent des programmes d'animation pour .tu Une partie de l'exposition de la villa Bagatelle.Celle qu'on appelle la châtelaine de la villa, Andrée Dorion, et qui est la principale responsable de la restauration.les aines, les familles et les groupes, qui offrent des conférences et des voyages et qui effectuent toutes sortes de tâches reliées à la bonne marche d'un tel lieu.Ces bénévoles, qui ont un jour rêvé d'habiter Bagatelle, s'y retrouvent chez elles.Andrée Dorion a rapidement saisi que ces dames allaient devenir ses meilleures alliées dans la mesure où elles auraient la possibilité de personnaliser Bagatelle.Le conseil d'administration de Bagatelle participe lui aussi à ce mouvement.Fort de l'implication accrue des Amis de la fondation Bagatelle inc., il n'a de cesse de tenter d'outiller Bagatelle qui a des besoins croissants puisque ce « musée bien particulier » étend de plus en plus ses ramifications au sein de la population.Puisque la villa est maintenant restaurée et que le « gros du travail » semble effectué, Andrée Dorion aurait pu reprendre son souffle et profiter de l'accalmie de l'hiver.« Le givre aura sa place côté jardin.» C'est ainsi qu'Andrée Dorion décida d'appeler Gaby Laroche, directeur d'école, question de sonder le terrain.La châtelaine de Bagatelle n'avait alors qu'une villa ! Le château Bagatelle Gaby Laroche, directeur des écoles Saint-Charles-Garnier et Du Buisson, a donné à Andrée Dorion, peu avant Noel, son accord de principe au projet conjoint de construction d'un château de glace â la villa Bagatelle.Le 6 janvier, dès l'ouverture des classes, Andrée Dorion rappelle Gaby Laroche et réitère sa demande.Celui-ci accepte de s'impliquer dans ce projet hasardeux mais qui valait la peine d'être tenté, selon lui.Quant â Andrée Dorion, elle y croyait dur comme glace, â son château ! Premier obstacle : le château Bagatelle devait être terminé pour le 15 janvier, 9 jours plus tard donc, puisque les médias et le bonhomme Carnaval étaient invités â la conférence de presse soulignant l'ouverture de la troisième exposition de Bagatelle, «Que la glace vive! Architectures éphémères.».De plus, les Amis de la fondation Bagatelle étaient conviés au vernissage en soirée.Deuxième obstacle : l'achat des blocs de glace atteignant des coûts exorbitants, Andrée Dorion eut l'idée de les fabriquer en déversant 2500 litres d'eau dans I 250 cartons de lait : donc, il fallait rapidement rassembler tous ces contenants.Troisième obstacle : compte tenu de l'espace occupé par I 25G cartons de lait, l'eau devait nécessairement se changer en glace â l'extérieur malgré les variations subites de température que nous connaissons au Québec depuis quelques années.Quatrième obstacle : les animateurs de Bagatelle habilités â travailler avec les enfants n'étaient que trois et â temps partiel en plus ! Cinquième obstacle : démobiliser 250 enfants de 8 â 12 ans répartis dans deux écoles en deux temps/ trois mouvements, cela demandait une collaboration et une concertation exceptionnelles.Sixième obstacle : le travail de chantier devait être coordonné de façon â ce que le château, soit .construit! selon les plans de l'architecte par les 3 animateurs, les 250 enfants groupés par classes, le spécialiste du travail de la glace et qui d'autre ! Septième obstacle : il fallait trouver des mâts et des fanions dignes du château Bagatelle de même que la clef â offrir au bonhomme Carnaval sous le regard amusé et satisfait de la châtelaine ! À l'étonnement de tous, le château Bagatelle fut prêt à temps et fut inauguré comme prévu.Les enfants qui ont participé â cet événement sont très satisfaits.Ils connaissaient tous Bagatelle, cette « maison fantôme » devenue lieu d'animation.En effet, dès l'automne 1985, une classe d'enfants de troisième année provenant de l'école Saint-Charles-Garnier, avait passé l'avant-midi â Bagatelle.Elle avait été reçue par des animateurs qui en étaient encore â leurs premières armes.Trois activités étaient offertes aux enfants : jardin et oiseaux, villa et exposition de poupées ainsi qu'un quizz synthèse.Les enfants, fiers d'être les cobayes de ce programme, avaient transmis leur évaluation.Aussitôt, le directeur effectua des réservations pour dix-sept autres classes.L'expérience a fait boule de neige depuis en débordant du cadre géographique de Sille-ry.L'accueil de groupes scolaires se poursuit donc et les activités, de sciences naturelles, culturelles et historiques, varient selon les saisons et les thèmes des expositions.Gaby Laroche, directeur d'école, évalue positivement les expériences qu'ont vécues les enfants à la villa Bagatelle et particulièrement celle qui a trait au château de glace.Selon lui, les activités de Bagatelle se conjuguent harmonieusement avec le programme académique.La participation des enfants â des projets collectifs d'envergure développe leur appartenance à un milieu et permet de lutter efficacement contre le vandalisme.« Le château va fondre avant d'être détruit.» La collaboration entre les enfants et les gens de Bagatelle permet aux enfants de s'impliquer dans un milieu plutôt que de n'être que des consommateurs de services.Gaby Laroche, satisfait de la collaboration existant entre ses écoles et Bagatelle, projette d'inviter à son tour Andrée Dorion et les animateurs de Bagatelle â ses propres fêtes d'hiver! Le bonhomme Carnaval, hôte du château Bagatelle_ La journée du 15 janvier va demeurer gravée dans la mémoire des enfants de sixième année de l'école Saint-Charles-Garnier qui ont remis avec fierté et dignité la clef du château Bagatelle au bonhomme Carnaval lui-même ! Ils se souviendront aussi de l'invitation d'Andrée Dorion â entrer dans la villa avec le bonhomme Carnaval pour la conférence de presse.Les animateurs de Bagatelle n'oublieront pas non plus les dernières joufnées de travail effectuées â \u201420° C ni du temps de pluie qui a suivi l'événement.Malgré cela, le château Bagatelle survivra tant que durera l'hiver, quitte â être restauré lui aussi ! Bien que les architectures de glace soient par définition éphémères, tous les Québécois souhaitent qu'elles se perpétuent â travers l'histoire.C'est sans doute pour cela qu'Andrée Dorion, bachelière en histoire de l'art, a choisi cette thématique pour son exposition hivernale.Quatre sujets y sont traités : le palais de glace, le cortège des compétitions sportives, le carnaval et le carême.En pénétrant dans la salle d'exposition, une impression d'hiver se dégage non seulement des photos, objets et gravures, mais aussi de la nudité de l'endroit.les plantes exotiques n'y sont plus.Cette exposition incite les visiteurs à entrer de plain-pied dans la tradition et révèle aux enfants quelques traits d'une époque qu'ils ne connaissent pas : pensons seulement au poisson du vendredi ! Malgré cette apparente austérité, le sens de la fête de même que le « goût de la féerie, du fantastique et de l'éphémère » y sont fort bien illustrés.Le carnaval de Québec n'a plus besoin de publicité pour attirer des foules.Dans une atmosphère de fête tantôt familiale, tantôt entre adultes, chacun compose son séjour selon ses envies.La villa Bagatelle, intégrée maintenant au réseau des lieux à visiter, recevra sans doute bien des gens.Elle offre l'avantage d'accueillir toute la famille dans sa salle d'exposition et permet même aux parents de s'attarder pendant que les enfants s'amusent au château de glace.Qui sait, l'un des artisans y sera peut-être.il vous entrainera sans doute dans l'univers magique des constructions éphémères, des maisons hantées et des villas fantômes! X Bagatelle est née du rêve de sa jg châtelaine.celui-ci s'est sans o> doute concrétisé parce que depuis toujours.Bagatelle appartenait aux gens de Sillery.?*\u2022 c y 2 c z > m 2 to 1/1 V_ > Z < -1- Voici un dessin de ce que pourrait découvrir Voyager-2.Le 28 décembre 1985, Voyager-2 faisait parvenir cette photo En octobre 1984, une caméra électronique captait la première photo des anneaux d'Uranus.d'Uranus.Explorer pour comprendre nos origines La sonde spatiale américaine Voyager-2 est passée hier a cent mille kilomètres d'Uranus.C'est la première fois que nous étudions de si près la septième planète du système solaire, découvrant son cortège de satellites naturels ainsi que ses anneaux.C'est extraordinaire ! Songeons qu'il y a à peine une semaine, nous ignorions virtuellement tout du monde uranusien car il gravite si loin de nous qu'on ne peut le voir à l'oeil nu.(Même à l'aide de nos plus puissants telescopes, nous ne décelons rien de sa surface.) Cette planète gravite autour du Soleil à trois milliards de kilomètres, soit à une distance dix-neuf fois plus grande que celle qui nous sépare de noire étoile.Elle reçoit en conséquence 370 fois moins de lumière du Soleil que la Terre.C'est pourquoi les photographies recueillies par Voyager-2 fonl ressortir beaucoup moins d'éclat que celles de lupitcr et Saturne prises par la même sonde il y a quelques années.En fait, les images d'Uranus vont être traitées par ordinateur afin d'en faire ressortir tous les détails.Les précédents survols de lupitcr (en 1979) et Saturne (en 1980 et 1981 ) par les sondes Voyager-1 et 2 nous avaient enseigné que les planètes lointaines recèlent de nombreuses surprises.C'est donc sans étonnement \u2014 et Voyager-2 survole l'étrange planète même avec beaucoup d'enthousiasme \u2014 que nous découvrons au fil des derniers jours Uranus et ses satellites.(Prenez note, cependant, qu'à l'heure où ces lignes sont écrites, Voyager-2 était encore à une semaine de sa rencontre historique.) Nous savons qu'Uranus est un étrange monde.Alors que d'ordinaire, les planètes orbitent autour du Soleil en tournoyant à la manière de toupies, Uranus décrit sa révolution en roulant sur le côté \u2014 tel un baril.Les scientifiques ne s'expliquent pas les raisons de cette curieuse orientation.Uranus aurait-elle été frappée de plein fouet par un autre astre, perdant ainsi l'équilibre ?Ainsi, au cours des 84 années que dure une orbite, Uranus expose directement au Soleil l'un de ses pôles puis, 42 ans plus tard, l'autre hémisphère.En ce moment, c'est le pôle sud uranusien qui pointe directement vers le Soleil.Cela implique que.depuis une dizaine d'années, tout l'hémisphère nord se trouve complètement dans l'obscurité, provoquant un hiver plus que sibérien (et qui durera encore toute une décennie!).Les conséquences climatiques sont tellement différentes des nôtres que l'on imagine difficilement les longues saisons uranusiennes.Cette planète est un monde gazeux d'environ 51 000 kilomètres de diamètre (nous ignorons pour l'instant sa dimension exacte).Maigre sa taille, 64 fois celle de la Terre, elle ne pèse que quatorze fois plus.Cela implique qu'elle n'est qu'une immense boule de gaz (principalement de l'hydrogène et de l'hélium) qui ne renferme aucune matière lourde (roches).Celte planète est en fait constituée des mêmes matériaux que lupitcr \u2014 la géante du système solaire \u2014 étant, toutefois, vingt fois plus petite.Uranus pourrait d'ailleurs n'être qu'une réplique de lupitcr à laquelle on aurait enlevé une bonne partie de l'enveloppe gazeuse.Ainsi, étudier Uranus reviendrait à contempler l'intérieur de lupitcr.Sur Uranus, des océans de méthane liquide formeraient un étrange monde où le mercure ne dépasserait jamais les -200 degrés Celsius.Uranus semble être la jumelle de Neptune, la huitième planète du système solaire, encore moins bien connue puisque plus éloignée de nous.Une nouvelle famille de lunes Depuis la Terre, nous n'apercevons que cinq satellites naturels orbitant Uranus.Mais, même dans nos plus puissants télescopes, ils ne se distinguent des étoiles lointaines qu'uniquement parce qu'ils tournent autour de la planète en quelques jours.Ces cinq lunes furent découvertes au cours des deux derniers siècles et reçurent des noms extraits des oeuvres de William Shakespeare (Miranda, Ariel, Umbriel, Tita-nia et Oberon).Les quatre plus grosses ont des diamètres d'environ I 500 kilomètres, ce qui se compare à peine à la demie de noire Lune.Peu avant le passage de la sonde américaine, l'on s'attendait a découvrir une bonne quinzaine de lunes (sans compter les milliards de roches qui forment les anneaux).Ces nouveaux satellites naturels portent provisoirement des numéros ; ainsi « 1985 U I » identifie la Ie lune d'Uranus découverte par Voyager-2 en décembre 1985 (les autres s'immatriculent « 198b U I ».« 198b U 2 ».etc.).Dans quelques années, les spécialistes de l'Union Astronomique Internationale procéderont au baptême de chacune d'elles.Comme tout « ce beau monde » tourne autour de l'équatcur uranusien, il subit le même genre de saisons extrêmes qui régnent a la surface de la planète.De quoi est-il fait ?Depuis la Terre, nous avions remarqué que le sol des cinq lunes était trois fois plus sombre que la normale.Mais, faute de plus de renseignements, il nous était impossible de dire si elles sont principalement constituées de roc mélangé à de la glace d'eau ou à de la glace de méthane.Une seconde planète à posséder des onneoux Durant des millénaires, Saturne demeura le joyau du système solaire, étant la seule aureolee d'un cortège de microsatellites formant de majestueux anneaux.Ceux-ci.d'apparence rigide, se composent d'innombrables boules d'eau glacée, dont la taille varie du millimètre a quelques mètres.Depuis la Terre, nous observions seulement trois anneaux saturniens.Mais quel ne fut pas notre étonnement lorsque les sondes Voyager nous firent découvrir que ces anneaux étaient de fait constitués par des milliers d'annelets ; l'anneau ressemble ainsi davantage aux sillons d'un disque de musique.Ce n'est qu'au printemps de 1977 que des astronomes découvrirent une seconde série d'an- neaux entourant, cette fois, la planète Uranus.Ceux-ci apparaissent, pourrait-on dire, à l'opposé des anneaux de Saturne.En effet, alors que ces derniers sont massifs et ne comprennent que de très petites séparations de vide, ceux d'Uranus consistent essentiellement en de minces filins de débris largement séparés par du vide.Depuis la Terre, nous avons détecte la présence de neuf anneaux très minces qui, à une exception près, n'avaient guère plus de dix kilomètres de largeur'(par comparaison, ceux de Saturne s'étendent presque continucllemeni sur des dizaines de milliers de kilomètres).De plus, nos observations semblent indiquer que les anneaux uranu-siens seraient ovales, et non circulaires comme l'on s'y attendrait normalement.Ces anneaux demeurent quasiment invisibles parce que les particules les formant sont relativement peu nombreuses et de teintes foncées.Il s'ensuit donc qi:^ la lumière en provenance du.lointain Soleil les traverse sans être pratiquement reflété, alors que seulement quelques particules bloquent ces rayons.(Pour réussir à les distinguer clairement, il aura fallu que les caméras de Voyager prennent de longs temps de pose e( qu'ensuite des ordinateurs de lu NASA traitent ces images afin d'augmenter fortement lesconslrastes.) En 1979, lors de son passage au large de lupiter, la sonde Voyager-1 mit au jour \u2014 et sans que l'on s'y attende \u2014 un mince anneau autour de cette planète, celui-ci est si ténu qu'il est, lui aussi, invisible de la Terre.Pour ajouter au mystère, il semble que cet anneau s'étendrail jusqu'aux franges supérieures de l'atmosphère joviehne.Les scientifiques s'expliquent mal l'origine de cette formation et de quelle façon elle se maintient si près de lupitcr.Nos theories concernant les étranges structures cosmiques que sont les anneaux planétaires se sont avérées incapables d'expliquer nos observations.On imaginait naguère que seul Saturne possédait quelques anneaux simples mais, force est de constater qu'ils abondent sous une diversité étonnante.Cependant, contrairement à ce que l'on peut parfois lire, aucun des anneaux « ne défie les lois de la physique universelle », mais leur complexité dépasse notre compréhension.Actuellement, nous cherchons à repérer une quatrième série d'anneaux autour de Neptune.C'est d'ailleurs le rendez-vous de Voyager-2 qui.après son passage au large d'Uranus, arrivera à Neptune le 24 août 1989.Après, la sonde américaine voyagera a jamais dans l'espace interstellaire.?L'étude des planètes est importante parce qu'elle nous donne une bonne idée de lo variété des mondes qui nous entourent.Par chance, notre système solaire offre un échantillonnage remarquable : depuis une vingtaine d'années, les sondes spatiales nous ont montré sept planètes (dont la Terre), une quarantaine de satellites naturels et quelques anneaux entourant certains astres.De la même manière que l'échantillonnage d'une population nous permet de mieux définir et comprendre une société et ses individus, nous pourrons reconstituer les familles du système solaire dès l'instant où nous aurons rassemblé un nombre suffisant de cas.Cela nous permettra alors de dégager les traits communs à toutes les planètes, de distinguer certains groupes, et de décrire les caractéristiques de chacune d'elles.Dons leurs recherches, les astrogéologues considèrent donc chaque astre en lui-même, puis en tant que membre du système solaire.L'objectif majeur de toutes ces études étant de comprendre révolution de ta Terre et de situer nos origines.Nous considérons que le système solaire comporte deux types de planètes: celles qui ressemblent à la Terre et celles, largement constituées de gaz, telles que Jupiter.Le premier groupe comprend quatre astres; Mercure, Vénus, la Terre et Mars.Ces planètes orbitent près du Soleil (à moins de 300 millions de kilomètres) et sont de dimensions relativement petites (diamètre variant entre cinq et treize mille kilomètres).Elles occupent une région du système solaire où dominent les matériaux lourds (qui formèrent la roche) imprégnés d'importantes quantités d'eau.Ces quatre planètes possèdent pas ou peu de satellites naturels (la Terre à sa Lune et Mars son duo Phonos et Deimos).Ces satellites semblent, eux-aussi, largement composés de roches.En dépit de ces points communs, chaque astre diffère largement des autres.Ainsi Vénus, naguère considérée comme la jumelle de la Terre, s'est révélée un véritable enfer, alors que notre autre voisine \u2014 la planète rouge \u2014 n'est qu'un grand désert de rouille où n'habite aucun martien.Quant à Mercure, orbitant très près du Soleil, c'est une copie conforme de notre Lune ; aucune atmosphère, ni eau, ni vie.Le second groupe de planètes se trouve nettement plus éloigné du Soleil (entre 750 millions et 4,5 milliards de kilomètres), il se compose de Jupiter, de Saturne, d'Uranus et de Neptune.Ensemble, elles totalisent plus de 90 p.cent de la matière formant les astres du système solaire.Jupiter domine ce regroupement; sa taille est telle qu'elle pourrait contenir 1400 fois notre Terre.Cette planète est en fait une immense boule de gaz \u2014 principalement de l'hydrogène et de l'hélium, ainsi qu'un peu de méthane, d'eau et d'ammoniac.Or, cette composition, c'est celle du Soleil ! De fait, Jupiter est une étoile ratée car, si elle avait été un peu phis massive, elle se serait enflammée, devenant notre second soleil.Jupiter imite d'ailleurs encore plus notre étoile puisqu'elle est escortée d'un véritable mini-système solaire \u2014 composé d'au moins seize lunes et d'un anneau.Les trois autres membres du groupe, bien que plus petites que la reine jovienne, sont également entièrement constitués d'une épaisse atmosphère d'hydrogène et d'hélium.Elles ont également chacune tout un cortège de lunes (Saturne en a au moins dix-sept).Fait important, à la distance où orbitent ces planètes, l'eau se retrouve sous forme de glace, devenant alors un matériau de structure.Ainsi, roc et glace s'amalgament pour former une bonne partie des lunes tant de Jupiter que de Saturne.Ces lunes constituent une étonnante collection de mondes originaux : on y retrouve de gros cailloux difformes ou des boules de glaces ponctuées de cratères.L'une d'elle est couverte de volcans en éruption d'où émane du soufre de couleur orange.Finalement, la plus grosse du groupe \u2014 presque la taille de la planète Mars \u2014 est enveloppée d'une atmosphère brunâtre.Au fur et à mesure que nous nous éloignons du Soleil, le méthane \u2014 combinaison d'hydrogène et de carbone \u2014 loue un important râle dans la constitution des satellites.Le méthane est fort répandu à travers l'univers, il est presque aussi abondant que l'eau.Cependant, pour être conservé à l'état solide, ce composé exige des températures beaucoup plus basses que celles de l'eau.De telles températures se rencontrent couramment à plus grande distance du Soleil.Le domaine de Saturne se situe, en quelque sorte, à ta frontière d'une troisième zone \u2014 très froide \u2014 où le méthane se solidifie.Voilà d'ailleurs l'un des grands intérêts de ta mission de Voyager-2: explorer les planètes Uranus et Neptune où le méthane pourrait constituer une bonne portion des satellites naturels.Et Pluton dans tout ça?C'est le mouton noir de la famille.Cette planète est en effet étrangère au groupe des géantes gazeuses puisque plus petite que notre Lune.Pluton ne possède qu'un seul satellite naturel.Celui-ci, nommé Charon, est sensiblement de la même taille que Pluton, de sorte que ces deux astres tournent l'un autour de l'autre.Malheureusement, cet étrange duo gardera encore longtemps ses secrets puisque, à six miltiards de kilomètres du Soleil, il est hors de portée de nos sondes spatiales.CL ¦ ' > * t i ¦ im \u2022 » i » « - ?\u2022 i ¦ \u2022 \u2022 yy «*.*' O z \u2014t TO m-> (Si > 5 > Z < o oo -f- Le Mont-Royal: symbole d'une I vision plus humaine de la ville Les Montréalais sont encore ébahis par les brillants coloris des déploiements de feux d'artifice qui ont éclaté dans le ciel de Montréal en juin dernier.CÉCILE GRENIER et DINU BUMBARU_ Pourtant la croix du Mont-Royal, juchée au sommet de la montagne, leur en a fait voir bien d'autres.Au fil des années, on l'a vue changer de couleurs plusieurs lois.En 193b, elle revêtit des ampoules pourpres pour la mort de Georges V tout comme en 1958, pour le décès de Pie XII.En I960, elle vira au jaune papal pour signaler l'Année de la Grande Mission : en 1968, au rouge pour souligner la Campagne des Fédérations (maintenant Centraide) ; en 1973, au blanc éteint, des étudiants en carnaval lui ayant volé ses ampoules.En 1978, à la mort de Paul VI, 18b de ses 240 ampoules sont mauves (elles seront remplacées par des jaunes pour marquer l'élection de |ean-Paul 1er puis par des blanches lors de son couronnement).Érigée en juin 1924 par la Société Saint-|can Baptiste, cette croix de plus de 100 pieds de hauteur commémore la croix que Jacques Cartier planta à L'ancien chalet du Mont-Royal se trouvait à l'est du belvédère.Il a été démoli en 1934.photo du Musée McCord.Université McGill Gaspé et celle que de Maison-neuve porta sur ses épaules et planta sur la montagne en 1643, pour faveur obtenue.Sa construction donna lieu à une campagne de souscription où l'on fit appel à plus de 85 000 élèves des écoles et couvents qui vendirent des timbres spéciaux de 5 vision plus humaine de la vij£>> dans laquelle la nature et les es- Z paces verts jouent un rôle cura- j| tif aussi nécessaire que toutes *> les potions des plus grands apo- ^ thicaires.Vision qui, loin d'ex- g> dure la forme et la composition de ces espaces verts, y met au contraire davantage l'accent._, ., v v.v .-.r\\ * ?w DEMAIN LAN2000 Yves Leclerc La télématique, un jeu français \u2022o 00 Z < \u2014i p- > 5 S} > z < oo o 1991 POUR LIRE Jean Basile De la politique au catholicisme PARLER D'ICI Philippe Barbaud Tout le monde le sait d'instinct aujourd'hui: le politique n'est pas très intéressant.Pour tout un chacun, la crise économique de la dernière décennie a été un rappei à l'ordre.Enfin, l'échec evident des États de l'Est, les événements de «Solidarité» en Pologne, i'invasion de l'Afghanistan, etc.ont ete le constat terminal du marxisme «chic» avec lequel a peu prés tous les intellectuels qui avaient la parole ont flirté.La société occidentale change.Cap à droite!.Est-ce si vrai que cela?En tous les cas, il est évident, si l'on en juge par les innombrables publications sur ce sujet, que l'on tente de redéfinir la société capitaliste sans pour cela, qu'on le veuille ou non, renoncer aux acquis de l'après-guerre.Cap à droite?.Il ne le semble pas, si on lit un peu attentivement ce qui se dit.Ce qui ne change pas, par exemple, c'est l'extraordinaire prolixité des intellectuels et, en particulier, de c 'ux qui, peu ou prou, ont connu les années 60.ceux-là mêmes qui, un peu plus tard, ont cru, vaguement, à une possible «démocratie sociale».Si les auto-critiques n'abondent pas, les analyses sont multiples.Oue ce soit celles de lacques |ul-liard dans La Faute à Rousseau < 1 ) ou celle d'Alain Badiou dans Peut-on penser la politique (2), deux livres d'ailleurs difficiles, pas du tout polémiques comme l'était celui de François de Closets.Mais, dans ces deux livres, une constante, répétée à satiété: si l'on ne peut plus, aujourd'hui, penser comme on pensait voila dix ans, si l'on ne veut plus d'idéologies, de doctrines, fut -cl le la doctrine de la non-doctrine, cela ne veut pas dire que l'on vu « a droite ».Ces deux , libres, compacts, sont les te-oo moins que la société avance T.non pas en dénonçant ses er-a: reurs mais en rectifiant le tir.> Ainsi, pour Alain Badiou, LE Z politique n'est plus.Vive LA politique, et pour laïques Julio liard: «Puisque, malgré lui.2! 19b8 nous a libères de l'utopie, g c'est-à-dire de l'avenir, tandis ^ que 1981 nous émancipait de la < doctrine, c'est-à-dire du passé, _j.nous pouvons aujourd'hui ten- < ter de vivre dans le présent.» ce Que dire de ces deux livres si- 2 non qu'ils sont, dans un sens, O rassurants.Ils marquent tous £~âtax une volonté de retour au i/î reel.Ils sont amusants aussi 3 parce que.pour finir sur des conclusions presque similaires, ils se contredisent.Ainsi pour lacques (ulliard, Rousseau était j2 un idéocrate, un «Spartiate».*~ Mais Alain Badiou, lui, le classe parmi les précurseurs de LA politique, du réel, contre ceux qui ont défendu LE politique.Allez vous y reconnaître.Le catholicisme Ce «cap à droite» se vit aussi dans un certain retour au catholicisme romain dont le symbole le plus évident c'est connu, est la papamebile.Mais, là encore, l'ambiguïté règne.Loin de réfuter Vatican II, le dernier synode se présentait comme une reflexion de l'Église sur l'Eglise avant de faire un pas de plus.Si le pape condamne l'avor-tement, l'homosexualité, la masturbation, etc., on ne se gène pas pour en discuter.Le catholicisme reparle, voilà, après un bon vingt ans de silence, voire d'opprobe.On en reparle aussi.Il ne faut donc pas s'étonner que la revue Autrement (3), toujours prête à tout, propose un numéro spécial.Lu Scène catholicité , dans lequel de nombreux collaborateurs tentent de «Taire le point» sur ce fameux ciilholicisme-1 j en se référant à quatre grands thèmes: I) Une mémoire égarée, 2) Les aventuriers de la paroisse perdue.3) Orbi el urbi, 4) Des paradoxes retrouves.La revue Autrement est extrêmement inégale.Son numéro sur «L'Orient intérieur); était stupide.Cette livraison, par contre, est une bonne réussite, peut être parce qu'il est plus facile de parler de catholicisme eu Occident que de Zen.Peut-être aussi parce que l'on s'est bien garde de faire appel à des théoriciens du sujet, théologiens et autres.Dans l'ensemble, il s'agit donc d'une approche directe, pas du tout irrespectueuse mais pas du tout respectueuse.Il y a même des articles carrément amusants, comme celui du sociologue Pierre Mayol où il distingue en- tre les trois tendances majoritaires du catholicisme contemporain, tendances qui ne communiquent jamais et qui finissent par se h;.ir sous le doux nom de fésus.Les traditionalistes dans leurs «prieures», les charismatiques dans leurs «cryptes» et les crypto-marxis-tes et/ou tiers-mondistes dans leurs cellules ou leurs lieux d'«échanges vrais et authentiques».On croirait y être! Il est vrai que les responsables de ce numéro n'ont pas interrogé ni les masturbateurs, ni les homosexuels de tous poils, ni les avortées.On a tenu quand même à faire parler les femmes, quatre en tout, dont Prance Quéré qui rappelle que le catholicisme romain contemporain non seulement n'a pas réglé la question de la femme dans l'Église mais qu'il marque un raidissement sur la question.Il est vrai aussi que les responsables de ce numéro n'ont pas voulu réaliser l'impossible: un tour de la question complet.Peut-être faut-il voir l'esprit de ce numéro dans cette affirmation qui y est faite: autrefois c'était la théologie qui influençait la culture, alors que désormais c'est la culture qui influence la tnéologie.Mais, justement, questionne-t-on dans un autre article, est-ce que l'on peut être catholique sans culture?Le retrait du catholicisme, comme puissance sociale, est-il parallèle à la détérioration de la culture en général?Posée crûment, la question ne serait-elle pas de savoir si les jésuites étaient de meilleurs éducateurs culturels que nos enseignants laïques?Mais, la encore, ce numéro est clair pour le fond, s'il y a un retour du catholicisme dans le débat public, il ne s'agit aucunement de revenir en arrière.Il s'agit d'avancer pas a pas Là encore.LE politique, ou le militantisme sont caducs.L'Eglise n'a certes pas a être triomphai! te.faut-il qu'elle soit humble a ce point?D'ailleurs, la marge de manoeuvre est grande puisque, selon Philippe Murray qui cite Flaubert, «Sade n'était rien d'autre qu'un pur catholique puisqu'on ne trouvait pas dans ses romans un seul arbre ni un seul animal.» ( I ) La I cuite à Rousseau par lacques lulliard.essai, 2W) pages.Le Seuil.(2) Peut-on penser la politique par Alain Badiou.124 pu gaes Le Seuil.(3) La Scène catholique revue «Autrement» numéro 75.en collaboration sous la direction de Michel Crépu et Bruno Tiliette, 224 pages.Orthographe (5) Plutôt sceptique à propos des moeurs hétérosexuelles de la dénommée Orthographe, le juge n'écarta pas l'hypothèse que la prévenue put être une lesbienne.D'où celte réponse ombrageuse: \u2014 Il nous appartient d'en décider, madame.Et pourquoi vous a-t-on forcée a «avoir des manières», comme vous dites?\u2014 Parce qu'en dépit de mes origines douteuses, je suis devenue une académicienne très en demande.Il faut que je vous dise que mon pere naturel s'appelait (ohannes Gensjleisch.C'était un imprimeur de métier mieux connu à son époque, vers les années 1440-1450, sous le nom de Gutenberg parce qu'il a inventé la typographie.Mais je ne l'ai jamais connu parce que, hélas, il ne m'a jamais reconnue.comme son enfant.Ma vie aurait été tellement plus facile! Au contraire, j'ai grandi comme une vraie sauvagesse jusqu'à ce que monsieur Guizot devienne mon père adoptif.C'est lui qui m'a fait sortir de l'Académie française pour me montrer au grand public.Il était temps, monsieur le juge, croyez-moi.De plus en plus de monde avait besoin de mot parce que je rendais des services inestimables à de plus en plus de monde.Il fallait bien que je mette tous mes usagers d'accord entre eux sinon c'était la pagaille dans la réplique.\u2014 Et vous soutenez, à rencontre de l'opinion publique, que vous ne couchiez pas avec votre amie la Langue française?\u2014 Assurément, votre Seigneurie.C'est la rumeur publique qui voit dans notre vie a tleux une matière a concubinage des plus malsaines.Malheureusement, elle ne fait pas la part des choses.Mon amie a plusieurs personnalités: elle est tantôt maternelle et orale, c'est-à-dire familière el même vulgaire, tantôt littéraire, c'est-à-dire soutenue, tantôt institutionnelle ou encore juridique.Moi je n'ai qu'une seule personnalité: je ne suis que écrite.Malheureusement, je ne suis pas familière avec les gens.C'est pour ça qu'aujourd'hui, je suis soutenue.Mais ça, c'est mon deuxième mariage forcé.C'est une autre affaire.|e vous assure, monsieur le juge, que les gens ont été méchants et bêtes avec nous.Ils nous ont fait passer pour mariées au point que.dans l'opinion publique, on nous prend maintenant l'une pour i'autre.On nous confond nu point qu'il y a nombre de fautes incroyables que l'on commet.Ainsi, nos usagers s'imaginent que parce qu'ils sortent avec mon amie en toute familiarité.ils peuvent aussi sortir avec moi avec la même facilité.C'est le cas de le dire: ils m'écrivent comme ils la parlent, sans faire de différence entre nous deux.S'il y a inconvenance dans les moeurs, votre Honneur, ce n'est pas dans les nôtres.\u2014 Si je vous comprends bien, dit alors le juge, vous soutenez que vous n'êtes pas lesbienne parce qu'il y a incompatibilité de caractère entre vous, ci devant Orthographe, et votre amie, la Langue française?\u2014 Avec S, monsieur le juge.«Caractères» avec 5 a la fin parce qu'il y en a plusieurs.Mon amie en a trente-six, tous sonores.Moi, j'en ai seulement vingt-six, tous des lettres, sans compter les caractères diacritiques: les accents, les apostrophes, les trémas.Comment vou-iez-vous qu'on s'accorde puisqu'on n'est pas pareilles?\u2014 Que serait-il arrivé si vous aviez été pareilles?\u2014 Nous serions jumelles, votre Honneur.Les savants auraient dit de mot que j'eusse été «phonétique».Un peu comme nos cousines italiennes et espagnoles.D'après la rumeur publique, on dit d'elles qu'elles sont plus faciles.» sous prétexte qu'elles se ressemblent davantage.C'est de la calomnie pure et simple à l'endroit de nos cousines, monsieur le juge.Si c'était vrai, les usagers de ces pays n'auraient pas de raisons de se plaindre d'elles.Or mes cousines Orthographe en Italie et en Espagne sont aussi mal traitées que je le suis chez moi dans la presse et à l'école.|e le tiens de bonne et scientifique source \u2014 Ainsi, vous réfute/ les accusations de mauvaises moeurs, de discrimination et d'atteinte à la sécurité qui ont été portées contre vous?\u2014 Oui.monsieur le juge, parce que maigre quelques défauts agaçants que je pourrais corri ger, je suis une partenaire idéale pour l'usager qui veut bien sortir avec moi en me respectant, sans confondre ma personnalité avec celle de mon amie.|e ne suis peut-être pas aussi maternelle qu'elle mais je suis plus fidèle et attentive aux besoins de mes prétendants.\u2014 Alors, pourquoi à votre avis étes-vous si décriée?s'en-quit ie juge avec une certaine curiosité.\u2014 Parce que les usagers voudraient se servir de moi comme d'une putain, cria presque l'Orthographe avec un laser de révolte dans les yeux.Pour une féministe comme moi.c'est difficile à avaler, votre Seigneurie.\u2014 La séance est ajournée, proclama subitement le juge.(A suivre) ETTE LITTERAIRE Alice Parizeau GENEVIÈVE AMYOT Elle est venue au monde à Saint-Augustin dans le eomté de Portneuf, en janvier, mois des bourrasques et des grands froids.A vingt-quatre ans Geneviève Amyot terminait sa licence en lettres à l'université Laval et choisissait le difficile metier de professeur de littérature au cégep.Depuis, elle écrit aussi bien dans les revues, telles que la «Nouvelle Barre du |our» ou le «Québec français» et public régulièrement des livres de poèmes et des romans.« L'absent aigu »_ Son premier roman a paru en 1976 aux Éditions Quinze.Le style est poétique, mais les images évoquées sont dures.C'est une longue plainte de femme.L'homme, Adam, n'est pas au rendez-vous.Il s'agit en somme des symboles qui se suivent et qui sont à la fois ceux de l'amour et de l'enfantement.Parfois une ironie triste domine et parfois la nostalgie.«.le Viateur lave la vaisselle six nuits sur sept dans un restaurant de topless et le concierge est entre chez les soeurs, dire que je les avais crus immuables.» «.les premiers rayons de l'astre m'auront forcé les yeux et la tète et le dos.alouette, je ramasserai les plumes pour en faire un livre dans l'illusion déjà brisée de n'être plus seule.» Besoin de communiquer à travers une sorte de chant qui d'une page à l'autre mène vers l'absurdité de l'existence que les traditions et les mythes ne parviennent pas à rendre plus belle.Une vision du monde dé-sanchantéc dont la femme demeure la victime quoi qu'elle fasse.Bien qu'il s'agisse d'un roman, selon l'indication sur la couverture du livre, il ne faut pas y chercher une histoire dans le sens classique de ce terme.On y trouve matière à réflexion et aussi l'explication de certaines réactions, fréquentes chez les jeunes qui éprouvent beaucoup de difficultés à exprimer leurs angoisses et leur mélancolie.Genevieve Amyot utilise une ponctuation qui rappelle par certains côtés celle de Nicole Biossard et qui permet l'enchaînement des images dans des phrases fort longues.Là, toutefois, la comparaison s'arrête.Chez Nicole Brossard le fil de l'intrigue existe, tandis que dans l'ouvrage de Geneviève Amyot, il est, en fait, difficile a décoder.« Journal de l'année passée »_ Ce qui est intéressant, c'est l'évolution qu'on constate entre son premier et son deuxième roman qui, lui, est moins dominé par la poésie et construit d'une façon différente.Paru deux ans plus tard, en 1978, chez VLB Éditeur, il traite pourtant, en partie, du même sujet: l'infériorisation de la femme, sa solitude et ses faux mirages d'un amour rarement partagé pleinement.Écrit à la première personne ce texte est parfois poignant.Malade, enfermée dans son petit appartement, capable uniquement de se rendre jusqu'au restaurant Bernier, perdue dans l'anonymat de la grande ville, l'héroïne ne trouve rien à quoi s'accrocher en dehors de son écriture.C'est cela sa forme d'évasion et sa source d'espoir.«.le pays a-t-il davantage besoin de mes enfants que de mes livres.combien d'heures par semaine un enfant passe-t-il avec une gardienne et quel est le pourcentage si l'on fait abstraction des heures de sommeil.qu'est-ce qui fait qu'un individu se reconnaît ou non le droit de se reproduire .» Questions qui pour certaines sont inavouables, mais que d'autres femmes posent au jour le jour.Au Canada, et singulièrement au Québec, la natalité baisse constamment.C'est là Geneviève Amyot utilise une ponctuation qui rappelle par certains côtés celle de Nicole Brossard.une donnée statistique, une évidence matérielle concrete, mais il faut peut-être la relier à une attitude à l'égard de l'existence dont on découvre le reflet dans la littérature québécoise contemporaine.Car, qu'on le veuil-le ou non, les écrivains expriment une certaine philosophie qui est également celle d'une partie de la collectivité dans laquelle ils vivent.Dès qu'on atteint le niveau de civilisation où la liberté d'expression prime, l'indépendance des romanciers devient totale.Volontairement, ou inconsciemment, ils sont alors les porte-parole des divers courants de pensée.Cela est vrai au Québec, comme partout ailleurs.« Dans la pitié des chairs_ Autant dans sa prose que dans son livre de poèmes, Geneviève Amyot décrit, en somme, ce vide existentiel qui est le propre d'une certaine jeunesse nord-américaine, celle qui fait le plus de bruit et dont on parle dans les médias.«.mais non, ne t'en fais pas tous les hommes ici ont un noeud dans la langue si tu ne trouves rien récite-moi l'étiquette sur ta bouteille de remède, tu as conservé une voix très agréable.Nous avions tant inévitablement besoin d'un rive.» jugement sévère qui corres- pond a des réalités qu'on ne peut plus passer sous silence.Nous sommes loin, en fait, de l'heure des poètes tel un Gaston Miron ! L'impossibilité de communiquer, le refuge qu'on cherche où on peut, les départs rates vers d'autres horizons et une réalité dominée par l'absence d'un défi! Le refus des valeurs qu'on juge dépassées s'accompagne de l'incapacité de tracer des voies nouvelles.«Peut-être avions-nous simplement besoin d'un rêve», écrit Geneviève Amyot, «une chimère chaude jouant chaque jour la totale vertu de la terre, réponse exacte, ravissement, pertinence des pertes même ramassées depuis lors pour la seule splendeur du rappel, un grand rêve de terre, et l'ange serait plus pâle bien plus pâle que douleur et couvée.» À ce besoin d'un rêve, ou d'un idéal, s'ajoutent la crainte de l'avenir et l'incapacité d'affronter les problèmes quoti- diens.A force de chercher un sens à la vie on perd confiance et tout en dénigrant ce qui comptait autrefois on a du mal à s'accepter soi-même.« Dans la pitié des chairs» l'auteur répond à cette interrogation en parlant, entre autres, de la culture moderne, cette «chaîne télévisée autour de la haute Amérique sur rythme disco pour généralisation hâtive de l'insignifiance».Des thèmes connus, traités d'une façon particulière, qui selon l'opinion de son éditeur confirme que «Geneviève Amyot est un écrivain de belle race».?c y ?o z > La mort était extravagante, poésie Ed.du Noroît, Saint-Lambert.1975 L'absent aigu, roman.Montréal, Éd.Quinze.1976 Journal de l'année passée, roman.Montréal.Éd.VLB.1978 Dans la pitié des chairs, poésie.Saint-Lambert.Éd.du Noroît.1982 > ¦t.POUR ÉCOUTER Jean-François Doré Dylan en condensé Il y a peu de choses qui n'aient été dites sur lui.Tout le monde, moi y compris, y est allé, à une fois ou à une autre, de sa critique, de son analyse, de son exégèse, de son commentaire, beaucoup plus souvent plutôt trois fois que deux.Que voulez-vous, après vingt-deux ans de carrière et vingt-neuf disques il est normal qua un moment ou à un autre vous ayez attiré l'attention à moins d'être un parfait nul auquel cas vous n'auriez pas duré aussi longtemps dans le métier.Si en plus vous avez un talent exceptionnel, une pensée riche et profonde, une façon de l'exprimer qui est originale tant dans le texte que dans la musique ; que ce que vous chantez correspond aux attentes de toute une génération, qu'au fil des ans vous êtes d'abord élevé au rang de héros, puis de démiurge pour enfin devenir une légende vivante, consacrée en cela par le public d'une part, la critique d'autre part et par vos pairs finalement, alors vous avez été scruté, examiné, disséqué, ausculté.Mais vous qu'avez-vous à dire de vous même ?Comment situez-vous telle chanson ou telle autre par rapport à l'ensemble ?Lesquelles vous ont marqué le plus ?Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?On sait que vous n'aimez pas beaucoup parler.Que vous considérez que ce qui a été dit a été dit et qu'il n'est pas besoin de revenir là-dessus, de discuter et encore moins de justifier.Vous écrirez, composez, chantez un point c'est tout.Pis sacrez-moi patience avec toutes vos questions.Alors un jour il y a quelqu'un qui décide de faire votre biographie à partir de vos chansons.Il décide de faire le tour de ce que vous êtes par ce que vous avez dit.Au début vous refusez, vous dites : « Non, ce n'est pas mon truc, j'ai déjà sorti plusieurs greatest hits, ça n'avancera à rien et en plus c'est des vieilles choses.Non je ne le ferai pas.» L'ennui, un autre, c'est qu'on a décidé de le faire tout de même ; avec ou sans vous.Alors on commence la grande campagne de charme et de persuasion.On vous les fait toutes du début à la fin : de la chance que vous aurez à mettre en perspective telle ou telle de vos chansons, de donner un éclairage nouveau à celle-là, l'éclairage que vous vouliez lui donner à l'origine, d'expliquer les tenants et les aboutissants de celle-ci, le contexte de telle autre.On vous parle de votre devoir envers votre public et envers vous-même, envers votre oeuvre et envers l'univers, on en met et on en rajoute et finalement vous cédez, faisant votre devoir oubliant vos droits.Ce n'est pas plus mal remarquez.Moi je suis très content, l'ai trouvé ça passionnant votre « Biograph », monsieur Dylan, vraiment très passionnant.Passionnant non seulement à cause LES CHOIX DE GÉRARD LAMBERT YVES SIMON « L'autre côté du monde » Import RCA PL 70809 » » * Vous vous êtes sans doute rendu compte que la pop française est en pleine renaissance.Un gars comme Yves Simon nous a redonné goût a ce genre de bonnes petites romances incisives qui n'en finissent plus de virevolter dans nos crânes.Un disque qui s'ouvre aux nouvelles technologies grisantes, entêtantes et caressantes.Chanteur et écrivain (plusieurs livres à son actif) les mots de ses chansons, ils les veut impulsifs et fugaces, mots miroirs, mots graffitis, comme jetés pêle-mêle sur les feuilles mobiles d'un blOC-noie.Comme un Journaliste Yves Simon a rassemblé les données eparses de notre réalité | mouvante et foisonnante pour les immobiliser dans une structure et une grille de situations romanesques.Deux littératures qui privilégient alternativement l'éphémère et l'absolu, la singularité et l'universel.Les personnes favoris de Simon sont des électrons-baladeurs qui gravitent de l'Atome terre et qui, à chacune de leurs circonvolutions, crachent des images, des rencontres ou des manchettes de journaux.Ce nouveau disque c'est encore ce regard lancé comme une lumière de phare au bout des Océans.Des chansons très actuelles du temps qui passe avec un constant travail sur les sonorités (de bons synthétiseurs et des guitares très électriques).Un album vivant aux perspectives.P.S.fe ne voudrais pas oublier la nouvelle et excellente version de fuliet (elle a '7 ans) réactualisée et remplacée dans l'environnement d'un gamin qui serait né en même temps qu'elle.TOM NOVEMBRE * L'insecte » Import Philips 826 192-1 * * » Le voilà, «l'insecte», il est parfait.El on l'attendait depuis un bout'.Tom Novembre vient de terminer son troisième disque.Quelle claque.Tom enfonce, il enfonce tout.Il a trouvé un riff intermédiaire, un grain de fantaisie sublime.C'est frais, rafraîchissant, émouvant, amusant, distrayant, revigorant.Un truc sans protocole.Pas besoin d'avoir été a l'école, le résultat de ses efforts est encore une fois à la hauteur de sa réputation, c'est-à-dire très haut.Veritable regal pour les amateurs d'humour pince-sans-rire, de dérision et d'insolence à peine camouflée.Des pincées d'humour, des tas de mélodies chaleureuses, simples et prenantes, des petits bouts de quotidien.Il écrit pour courts métrages en forme de pirouettes efficaces, drolatiques.Curtonneurs du quotidien et du concret, il fait sauter le futile, débusque les faux espoirs et ridiculise les westerns modernes.Douze morceaux caustiques, souples et baroques de nature, cocasses ou lyriques de temperament.Son disque n'est pas juste « intéressant » ou «réjouissant», un mot d'imbécile jouisseur.Il est salvateur! CYCLOPE « T'inquiète pour ce soir » Import Madrigal MAD 5011 * * '/2 Tous les premières albums devraient être comme ça: parfait.Onze bonnes chansons sur onze avec un classique dans le tus, peut-être deux.Tout bien écrit, bien joué, bien chanté, bien produit.Du rock.Des bullades.Des mélodies.Des voix.Tout.Tout ce qu'il faut.C'est leur premier album.Pas besoin donc, d'en tirer une thèse, d'user des italiques ou d'y passer trois pages.Cela dit, ils jouent un rock fermement ancré dans ses certitudes ; le parti pris guitares, mais qui en aucun cas ne sonne « français » dans tout ce que ce terme peut recourir de truditiannulisme et d'amateurisme.Cu coule dans les oreilles comme un torrent de montagne, frais et etmivrant.Les Cyclope est an groupe à suivre de très près.Il a toutes les qualités de musiciens spontanés et complets.Ils sont de la catégorie très spéciale de ceux qui album après album drainent un vaste public.De ceux dont on vend le premier album quund le cinquième est déjà épuisé.Avec un disque de rock français pareil il ne faudrait pas que trop de gens passent à côté de ce que la coutume veut qu'on appelle un « foutu grand disque de rock'n'roll ».de la musique et des chansons qui s'y trouvent, mais également à cause de ce beau grand livre illustré de quelque trente-six pages avec photos couleurs qui l'accompagnent.Oh! c'est sans doute anodin selon vos standards ce que l'on trouve là-dedans : des réflexions à propos de votre enfance, de votre père, de vos oncles, de vos aspirations étant jeune, de vos débuts, de vos influences, de vos modèles et de vos inspirations.Pour vous c'est sans doute anodin.Mais vous n'avez pas vu comme moi l'autre soir l'émission consacrée au soixantième anniversaire du « Grand Old Opry » au cours de laquelle on parlait de vos idoles de jeunesse : Hank Snow, Hank Williams et lohnny Ray entre autres.Sans que vous ayez été mentionné ça parlait beaucoup de vous.On entend presque votre ton blasé quand vous parlez de T.S.Elliot, de Kerouac, de Ginsberg et de Ferlinghetti.On entend presque votre ennui quand vous parlez de F.d Sullivan, de Col-trane, de Monk, des Yankees de PAUL PERSONNE «24/24 » Import Philips 826 596-1 » * * » l'avais adoré ses précédentes albums.Plus que ça même: je devenais complètement passionné de la musique du bonhomme, /'écoutais du Personne partout, chez moi bien sûr, mais aussi dans mon char.Partout j'avais craqué et ça recommence avec ce dernier.Musicalement Paul n'a guère changé son inspiration: un blues rock velouté, hyper mélodique, un rock gorgé de swing.Et cette voix!.divine, délicieuse.Une des plus belles, les plus pathétiques et les plus originales de la musique rock (blues) française.Sans exagérer.On u même l'impression qu'elle a encore été mieux exploitée que duns ses disques précédents.C'est peu dire ! Toutes les compositions vident le coup d'oreilles.Toutes très différentes les unes des autres, elles ecorchent toujours votre sensibilité véhiculée qu'elles sont par une interprétation hors pair.Gui-lare précise, un suxophane cousu main et l'orgue qui est joué par Mr Antoine est une perle.Paul Personne multiplie son impact et remporte la mise.Ce disque est la chose lu plus délicieuse qui soit arrivée au rhythm'n blues français?Depuis la retraite de Brigitte liar-dol.New York et de Harlem, sans oublier Woodie Guthrie, votre idole.On sent presque votre admiration quand vous ne faites qu'esquisser les poètes français dont vous parlez ailleurs, les « maudits », comme vous l'avez été vous-même.Vous citez Az-navour (Charles) sans en avoir l'air, parlez de Cohen (Leonard) comme si de rien n'était, dites que vous comprenez Rimbaud (Arthur) de ne plus avoir écrit passé sa dix-neuvième année.De tous et de tout vous discourez avec ce même détachement qui vous place dans la même famille de ces gens hors de l'ordinaire.Pour vous il est normal que ces gens hors du commun fassent partie de votre conversation courante.Mais pour le commun des mortels il était important que vous soyez situé et que vous vous situyez.C'est en cela que votre « Biograph » est important, qu'il est passionnant.Puisqu'il faut le dire : le coffret contient cinq disques, c'est un réenregistrement en numérique de certains des grands succès de Dylan, de chansons que l'auteur-compositeur considère comme étant ses plus importantes, malgré le fait qu'elles n'aient pas été des gros « hits », de chansons inédites (dont deux enregistrées au Québec), de versions « live » qui pour Dylan avaient plus de « résonnance » (ou devrait-on dire raisonnanec) que les versions de studio, c'est un reenregistrement condense de son oeuvre telle qu'il en perçoit les jalons importants.Puisqu'il faut le dire : le coffret contient aussi ce livret de 3b pages, quatre couleurs, dans lequel il s'explique.Il contient également cinq enveloppes de disques sur lesquelles Dylan explique et annote ses chansons complétant ainsi les commentaires historiques faits par Cameron Rowe, le co-auteur des notes infra-marginales.Il contient 53 chansons qui représentent le condense de ce que ce grand poète, auteur, compositeur, interprète a voulu dire et a dit au cours de sa carrière qui n'est pas encore terminée.Puisqu'il faut le dire : que vous soyez un fervent de Dylan ou que vous en ayez entendu parler pour la première fois aujourd'hui, « Biograph » est plus que vous ne pourrez jamais vous imaginer.Tout n'y est pas mais plus que tout y est.En plus des chansons, y compris celles qui manqueraient pour un éru-dit, il y a l'âme de Dylan revue et corrigée par l'auteur lui-même, par sa vision de va société, par sa vision de la poésie et des poètes, par sa vision du « rock n'roll », par sa vision de son art : par sa vision de la vie.Tout ayant été dit sur lui ou presque, il aura fini par avoir le dernier mot.peut-être.? PLEIN AIR Simone Piuze La raquette reprend ses lettres de noblesse Ji e suis un des rares maniaques de la raquette ! » affirme Marc Dubuc.32 ans, qui déplore le fait que sa passion ne soit partagée que par très peu de ses amis.Professeur d'éducation physique, joueur de hockey, il a découvert les plaisirs de la raquette à l'âge de 16 ans, alors qu'habitant le village de Contrecoeur en bordure du fleuve, il allait fréquemment se promener dans les bois.Aujourd'hui, il considère la course en raquettes comme l'un des meilleurs exercices d'entrainement pour le sportif \u2014 « C'est très exigeant physiquement, dit-il.Essayez, vous verrez !» \u2014 et la promenade en raquettes comme le meilleur moyen de pénétrer plus profondément dans la nature sauvage recouverte d'une neige épaisse non encore foulée par les skieurs.Avec ses copains Paul et lean, il projette de se rendre « vivre la prochaine tempête de neige » en raquettes.Il l'attend d'ailleurs avec impatience, cette tempête qu'il souhaite forte ! « Nous apporterons de la nourriture, dit-il.que nous cuirons sur un feu de camp après une longue promenade en raquettes.Ce sera merveilleux d'avancer tous les trois dans la poudrerie, sur la rivière gelée de Verchères \u2014 la rivière (arret qui se jette dans le Saint-Laurent \u2014, puis de pique-niquer en pleine tempête ! \u2022¦ Pourquoi cet engouement pour la raquette ?Souvenir de nos coureurs des bois qui passaient souvent la majeure partie de l'hiver en raquettes ?Ou bien désir de corps à corps avec l'hiver, de corps à corps avec la poésie forte et douce à la fois qui se dégage de cette longue saison qui a fait dire à Vi-gneault : « Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver » ?La raquette permet d'aller toujours plus loin en forêt.Une chose est certaine : la raquette, longtemps boudée, longtemps considérée comme faisant partie du style « grano-la », reprend lentement mais sûrement ses lettres de noblesse.Car noblesse il y a, je vous assure.À cause de la fonction première de cet objet devenu, au fil des ans, simplement d'agrément.Saviez-vous que cet objet ordinaire, souvent purement décoratif (ça fait «joli », suspendu dans un chalet), existait déjà depuis des millénaires lorsqu'on a découvert l'Amérique ?Une existence marquée par une extraordinaire utilité.Venue de loin_ « Il est peu de gens qui ont une idée de l'incroyable odyssée qu'a connue la raquette avant d'arriver sous leurs pieds, dit Paul Carpcntier.ethnographe et directeur du Centre canadien d'études en culture traditionnelle, dans la revue « Franc-Nord ».Nous supposons que les Amérindiens l'ont créée.Or, l'état actuel de la recherche laisse croire que l'ancêtre de la raquette a été invente quelque part dans le triangle indo-européen au tout début de la préhistoire.Donc plusieurs millénaires avant que le premier être humain ne foule le sol américain.» Il est facile d'imaginer les premiers groupements humains fabriquant un instrument \u2014 fait de divers matériaux trouvés dans la nature \u2014 qui leur permette de se déplacer sous les sols enneigés de l'hémisphère nord ou des hauts sommets de l'Inde et de l'Europe.Évidemment, cet instrument était rudi-mentaire mais fort utile puisque utilisé par « les bandes de chasseurs qui suivaient les animaux dans leurs migrations saisonnières ».Lorsqu'on utilise un instrument de survie, il est normal qu'on veuille l'améliorer.Aussi en est-on venu à constater qu'on pouvait marcher ou glisser selon la forme de cet objet de locomotion et de topographie du terrain.C'est ainsi que sont nés la raquette et.le ski.Cependant, quoique « la trajectoire de migration des deux instruments a>t suivi des voies parallèles, leur perfectionnement devait emprunter des directions fort différentes ».dit Paul Carpentier.Si le ski se perfectionnait hautement lors de ses migrations vers l'Europe et l'Asie septentrionales tandis que la raquette restait tout aussi primitive qu'à leur point de départ commun, il ne fit cependant que très peu de progrès en atteignant l'Asie du Sud et de 1 Raquette primitive 2 Raquette primitive Évolution de la raquette a travers le monde.5 Pattes dour s yâfflWî&k 8 Algonquin de l'est s 6 Queues de castor 9 Algonquin du sud 3 Raquette foliée du nord-ouest 7Montagnalse 4 Raquette lancéolée de l'ouest l'Est, contrairement à la raquette qui évolua alors grandement pour atteindre son « ultime perfectionnement » en Amérique.Le ski, lui, ne « réussit pas à suivre la raquette dans son aventure béringienne ».Indispensable aussi bien à l'Amérindien qu'au premier colon français, la noble raquette remplaçait ici la roue, permettant, en hiver, de se transporter.Voilà sans doute pourquoi sa teclinique de tressage et son architecture se sont-elles merveilleusement améliorées.Exclusivement faite de bois et de cuir au debut, elle en vint à se doter d'un outillage en métal et à varier les sortes de cuir servant à fabriquer les lanières \u2014 grâce aux peaux d'animaux domestiques amenés d'Europe.Coureurs des bois et missionnaires surtout ont donc appris des autochtones à circuler en raquette de façon aussi normale que s'ils déambulaient sur les pavés du Québec en brodequins, dit avec humour Paul Carpentier.Sans oublier les militaires français qui se servaient des raquettes « pour exécuter des raids surprises sur des garnisons anglaises au cours de l'hiver ! » Ce n'est qu'en I840 environ, que la raquette passa dans l'univers des loisirs : on avait maintenant des réseaux routiers et des voitures à cheval.Désormais explorateurs, coureurs des bois et voyageurs des Pays-d'en-haut devenaient des sortes de héros dont on voulait perpétuer la mémoire.C'est ainsi que les clubs de raquetteurs organisaient maintenant des concours-épreuves de raquettes.Lentement cependant la raquette devint une simple décoration pour la majorité des gens ; seuls les trappeurs et les arpenteurs l'utilisaient dorénavant.Mais vint la motoneige et la fin de la fonction utilitaire de la bonne vieille raquette.Sécurité et stabilité Il me faudrait des pages et des pages pour vous vanter les mérites de la raquette-loisir.« La sécurité qu'on ressent sur des raquettes, à cause de la stabilité offerte par la largeur du « véhicule », la liberté des mains, les manoeuvres faciles me font préférer la raquette au ski tout-puissant.|e suis mauvais skieur de randonnée, mais excellent raquetteur », dit lacques Du-houx dans un plaidoyer publié dans la revue « Expédition ».Et quand il parle de randonnée, explique-t-il.il la suppose « sauvage ».Donc sur neige non battue.Sur neige battue.Voilà le hic ! Partir en raquette, cela veut dire partir pour l'inconnu.Et quand on part pour l'inconnu, on recherche le moyen le plus sécuritaire et facile de se déplacer en forêt.« L'avantage du ski réside uniquement dans le glissement, dit lacques Du houx.Pour le reste, la raquette accomplit le même travail avec deux points supplémentaires à son actif : meilleure adhérence à la surface et piste plus large facilitant le passage d'une traîne éventuelle et la guidant mieux puisque empêchant sa dérive.» Et le raquetteur d'ajouter, avec raison, que les chutes sont rares en raquette.Cheville, genoux et épaules sont alors protégés.Il est facile de se moucher ou de se frotter le nez pour le réchauffer lorsqu'on circule en raquette.Il est facile aussi de faire demi-tour, de s'asseoir ou de repousser les branches basses des arbres, « véritables pièges à randonneur ».Point de fartage à s'occuper, de spatule de rechange à transporter \u2014 un fil de laiton ou de nylon suffit pour la raquette \u2014, de pistes à suivre.On va, les mains libres, libres comme ces animaux sauvages qu'on peut suivre à la (race, dans une nature qu'on peut apprivoiser.Tiens, je crois que je vais ressortir mes raquettes et faire d'abord un tour dans le champ, en arrière de la maison.?c y O z Aux Éditions La Presse -o oo f> in -j < i .8 Les meilleurs achats dans chaque catégorie Le pour et le contre Matchs comparatifs Les prix/la consommation Tableaux comparatifs Camionnettes et 4 X 4 Découvrez près de 200 modèles pour tous les goûts et tous les budgets.EN VENTE PARTOUT COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Service rapide e?efficace Économisez temps et argent en commandant vos livres des Éditions La Presse par téléphone Vous n'avez qu a composer le numéro 285-6984.donner votre numéro de carte VISA ou MASTERCARD et le tour ost joué Ce sorvico vous ost often du lundi au vondredi de 9h i 16h.Prière de noter que les échanges et les remboursements ne sont pas acceptés.[ - DENIS DUQUf i i i MARC LACHAPCLLE LE GUIDE DE MEILLEURS ACHATS DANS CHAQUE CATÉGORIE LE POUR ET LE CONTRE \u2022 Matchs comparatif» \u2022 Les prit ta consommation \u2022 Tableaux- comparatif LsmbmbJ I: OFFRE SPÉCIALE AUX ABONNÉES DE LA PRESSE: 20% DE RÉDUCTION BON DE COMMANDE 598 Veuilloz mo laire parvenir ( ) exomplalre(s) du Guide de I auto 86 au prix de 14.95$ chacun, plus l $ de frais dn poste et manutention Je suis abonné(e) a LA PRESSE Veuilloz me lairo parvenir ( ) exemplaires) du Guide de I auto 86 au prix de 11.95$ l'oxemplaire.plus 1 $ de frais de poste et manutention.No dabonné(e).IMPORTANT: Jcignez à cette commande un chèque ou mandat payable aux Éditions La Presse, Ltée Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement: MASTERCARD No.VISA No.À retourner aux.Éditions La Presse, Ltée, 44, Saint-Antoine ouest, Montréal, Québec H2Y 1J5 NOM.ADRESSE VILLE.PROVINCE CODE POSTAL TEL TOTAL cl-jolnt (plu» IS pour liais de S ,K>ite et nuiiuten'iMi "]
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