La presse, 25 mars 1986, C. Arts et spectacles
[" ARTS ET SPECTACLES LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 MARS 1986 Claude Gingras SOPHIE ROLLAND ET RICHARD NA1LL Deux violoncellistes en récital jeudi soir Deux jeunes violoncellistes montréalais, Sophie Rolland et Richard Naill.jouent en récital cette semaine, dans le cadre des concerts publics de la Radio d'État : Sophie Rolland, avec Carmen Picard au piano, pour la CBC, à Pollack Hall ; Richard Naill, avec jacinthe Couture au piano, pour Radio-Canada, à la salle Claude-Champagne.Les deux récitals ont lieu jeudi soir, 20 h, et ce n'est pas un hasard.À cause de la Semaine sainte, le concert Radio-Canada-/Claude-Champagne a lieu jeudi soir ; radiodiffusion vendredi soir, comme d'habitude.Quant au concert CBC, il sera, comme à l'accoutumée, diffusé plus tard, soit le 12 avril, à 17 h.Les deux programmes comportent cependant un élément de hasard : les deux violoncellistes ont choisi la Sonate de Debussy et les deux joueront l'une des cinq Sonates de Beethoven : Richard Naill, l'op.5 no 2 (sol mineur) ; Sophie Rolland, l'op.102 no 2 ( ré majeur).Sophie Rolland complétera son programme avec VÉlégie de Fauré, Requiebros, du compositeur et violoncelliste Gaspar Cas-sado, et la troisième Suite pour violoncelle seul (do majeur) de Bach.Richard Naill jouera la Sonate op.38 de Brahms et la première Sonate d'André Prévost.À l'origine, Sophie Rolland devait jouer, elle aussi, le Prévost.LA FRANCE ACTUELLE ?«IGNOBLE.I-G-N-O-B-L-E » Deux jeunes violoncellistes montréalais se produisent jeudi soir dans le cadre des concerts publics de la Radio d'État : Sophie Rolland pour la CBC, à Pollack Hall, et Richard Naill pour Radio-Canada, à la salle Claude-Champagne.Par exception, le concert de Claude-Champagne a lieu jeudi soir et est radiodiffusé vendredi soir.Retour de l'OSM ¦ L\" Orchestre Symphonique de Montréal termine sa tournée de l'Est des États-Unis : New York ce soir ( il y jouait déjà hier soir ) et Chicago demain soir.Les musiciens \u2014 sans Charles Dutolt \u2014 rentrent à Dorval jeudi, 18 h 15, par le vol Air Canada 734.L'OSM reprend ses concerts mardi et mercredi prochains, 1er et 2 avril, salle Wilfrid-Pelletier, avec un programme « Gala ».Chef invité : G un the r Herbig.Soliste : Salvatore Accorda dans le Concerto pour violon de Stravinsky.Herbig dirige la Symphonie no 95 de Haydn et.la Cinquième de Beethoven.Angèle Dubeau crée un Dompierre ¦ De retour du japon, où elle a joué le Concerto de Sibelius avec l'Orchestre Philharmonique de Tokyo et donné deux récitals, à Tokyo et à Kyoto, la jeune violoniste Angèle Dubeau attend avec impatience le concerto que François Dompierre est en train de lui écrire.« Je n'ai aucune idée de ce qu'il va faire.Je n'en ai pas encore vu une seule note et il ne m'a rien dit.» Angèle Dubeau créera l'oeuvre à l'Expo 86 de Vancouver les 23 et 24 juin (le jour de la Saint-jean-Baptiste) et la reprendra à Juliette, au Festival de Lanaudière, en août, avec l'Orchestre Métropolitain.Elle retournera en Orient \u2014 cette fois le lapon, la Corée, Taiwan et Hong Kong \u2014 en juin 1987, avec l'Orchestre de chambre McGill, et a été réinvitée au Japon pour 1988.D'ici là, elle sera la soliste de l'Orchestre des Jeunes du Québec les 18 et 19 avril, dans le Concerto de Tchaikovsky, dir.Simon Streatfeild.Rampai et Zamfir à Lanaudière ¦ Concernant le Festival de Lanaudière : on sait déjà que Marilyn Home en sera l'une des vedettes.D'autres noms encore : deux flûtistes (mais des instruments différents!): Rampai et Zamfir {celui-ci maintenant installé au Québec).Les fuites continuent, si bien que la direction du Festival a décidé de devancer sa conférence de presse d'une semaine (6 mai au lieu du 13), sinon il ne restera plus rien à annoncer.Ohlsson à Québec _ Garrick Ohlsson joue le premier Concerto pour piano de Brahms ce soir à l'Orchestre Symphonique de Québec.Également au programme : la création de Symphonie-Itinéraire (pour le retour de lacques Cartier), de Marc Gagné, compositeur de la Vieille Capitale, et la deuxième Symphonie de Kurt Weill.En trois mots ¦ Louis Lortie a joué le Concerto K.488 de Mozart jeudi et vendredi derniers, avec l'Orchestre Symphonique de San Francisco, appelé à remplacer, à quelques heures d'avis, la pianiste Imogene Cooper dont le père venait de mourir.¦ Programme du Trio Beaux-Arts au Ladies' Morning le 13 avril : Trio op.l no 1 de Beethoven, Trio de Charles Ives et Trio op.65 de Dvorak.¦ Le pianiste Michel Dussault poursuit son « intégrale itinérante » Chopin : Trois-Rivières vendredi et samedi, Drummondvil-le le 1er avril, Sherbrooke le 2, Thetford Mines le 5, Jonquière le 12.¦ Le Théâtre Lyrique de Bouchervllle monte L'Auberge du Cheval blanc, la célèbre opérette de Benatzky.Deux représentations, les 9 et 10 mai, au théâtre Arlequin, précédées d'une série de représentations au Cégep de Longueuil dès le 18 avril.¦ La Symphonie Vocale des Policiers de la CUM donne un concert le 6 avril à l'église Saint-Alphonse-d'Youville ( 560 est, Cré-mazie).; r Ferré-la-provocation Hj Léo Ferré nous a permis de ™ participer, hier midi, à l'une des belles conférences de presse de la saison.Chaleureux, intense, parfois émouvant, l'artiste âgé de 70 ans est de retour au Québec après une absence de 12 ans: «Ici il y a des gens neufs, souriants, aimables, amicaux.Chez nous, l'amitié c'est terminé ».JEAN BEAUNOY1R Cette complicité avec le Québec ne date pas d'hier.Alors qu'il fermait sa porte à la presse française, il avait invité mon prédécesseur Pierre Beaulieu chez lui en Italie parce qu'il était du Québec.J'ai eu aussi l'occasion de lui parler deux fois au téléphone et ce fut toujours agréable.En France c'est une autre histoire.Jamais il ne rate une occasion de dire que ce pays l'emmerde.Hier, lorsqu'on lui demandait de commenter ce qui se passe en France actuellement, il n'a pas pris la peine de nuancer : « C'est ignoble, i-g-n-o-b-l-e ».Il répétait que ce pays n'a été à gauche qu'une année en 200 ans, soit en 1936.Et l'anachie ?« L'anarchie c'est l'amour.C'est la négation de l'autorité.Le terrorisme, je n'ai rien contre s'il est intelligent ».Et le rock ?Je pense qu'il prend un plaisir particulier à ridiculiser le rock.À dénoncer son indigence.« Le rock américain c'est du sex musique, il n'y a plus de mots.On ne sait plus lire un livre de poésie au complet.Bien sûr qu'Higelin est intéressant mais avec la guitare électrique, on ne comprend plus ce qu'il dil.Bruce Springsteen travaille avec 43 camions pour ses spectacles.Il doit être important ce monsieur.Mais tous ces rockers sont prisonniers des rythmes.Je ne sais pas si les camions apportent le talent ».Ferré septua Ferré a par la suite explique le spectacle avec les bandes en première partie et l'orchestre symphonique par la suite.Non il ne chantera pas Monsieur William À 70 ans, de retour au Québec après une absence de 12 ans.pho,°Pierre McCann-LA PRESSE « parce que je me ridiculisais en la chantant ».L'âge, Bof ! : « C'est le journaliste qui m'aborde en me disant On vieillit Monsieur Ferré ! Ma soeur qui a trois ans de plus que moi disait dans le temps « Je suis quinqua.» Moi je suis septua.C'est con de parler de ça ! » Plus intéressant de parler de l'Italie, de sa fille Emmanuella et de l'école où les parents délégués ont plus de pouvoir que les professeurs.11 a également longuement parlé des vieux amis, Popaul le pianiste, Jean-Roger Caussimon.« Comme un vieux couple, on s'est séparé et à cause de ça, j'ai travaillé avec un orchestre.Sans ça, j'aurais pas osé ».Pour le prochain disque, il fera de la place à Verlaine, Apollinaire et quand on lui dit « vous revenez à eux », lui, répond : « Mais où vous iriez ?» Et pourtant il est proche des jeunes.Ferré est d'ailleurs hors du temps.11 dénoncera la conne-rie d'hier et d'aujourd'hui sans détour.En 68, il n'a jamais été aussi jeune.Son public n'a jamais été aussi jeune non plus : « J'ai des vingtenaires devant moi lorsque je suis sur scène.J'ai rajeuni ».Et il raconte cette aventure pas toujours facile avec le groupe français le Zoo.Ému jusqu'aux larmes lorsqu'il parle d'un jeune spectateur qui lui crachait dessus et qui est devenu un fan dans un deuxième temps lorsqu'il a compris son oeuvre.Provoque-t-il ?« Sûrement.La scène c'est pour provoquer.Les gens ne provoquent plus ».Et Ferré provoquera sûrement un des grands événements de la saison à la Place des Arts, demain soir alors que s'amorce une série de spectacles attendus avec impatience par des « fans » qui n'ont surtout pas oublié.Une bonne leçon de musique française au public de Boston I NEW YORK - Si l'Orches-^ tre Symphonique de Boston était jusqu'ici considéré comme l'« orchestre français d'Amérique », on peut dire que ce titre lui a été ravi dimanche soir par l'Orchestre Symphonique de Montréal.Dans la superbe salle du Symphony Hall, Inaugurée en 1900, considérée comme ayant l'une des meilleures acoustiques du monde, l'OSM a conquis le public averti de Boston avec un programme entier de musique française.Vendredi soir, à Washington, l'OSM avait remporté un succès certain mais pas aussi éclatant, devant le public mondain de la capitale américaine.À Boston, l'ovation, à la fin du concert, était sans équivoque.L'événement était d'ailleurs historique à plus d'un titre.L'OSM, avec le violoniste Isaac Stern, a offert aux Bostonnais la première américaine du Concerto pour violon de Dutilleux, en présence du compositeur.C'était, aussi, la première fois que l'OSM se produisait à Boston.Cette vieille ville de la Nouvelle-Angleterre est depuis toujours un foyer culturel intense auquel il ne manque pas une certaine saveur française.L'orchestre lui-même, par son style, par des instrumentistes qui y sont passés, par ses chefs, dont Charles Mùnch est le plus célèbre, par son répertoire aussi, avait acquis il y a longtemps cette réputation du plus français des orchestres d'Amérique.Le programme du concert de dimanche comportait d'abord l'ouverture le Carnaval romain, de Berlioz.Cette oeuvre a bien fait sonner la salle et réveillé doucement le public encore un peu engourdi, qui a applaudi modérément.Puis, ce fut le Concerto de Dutilleux, extrêmement difficile aussi bien pour les instrumentis- EN TOURNÉE JeanBivest envoyé special de LA PRESSE tes de l'orchestre que pour le soliste.Stern a d'ailleurs joué dans la partition, ce qui est très rare pour le soliste d'un concerto, mais tout à fait acceptable dans le cas d'une oeuvre contemporaine aussi difficile à jouer et presque impossible à mémoriser.Répétition avec Dutilleux L'orcheste était arrivé de Washington en fin de matinée et en débarquant, sans prendre le temps de passer par l'hôtel, a eu une répétition de deux heures pratiquement toute consacrée à ce concerto, répétition à laquel- le Dutilleux lui-même a participé.L'oeuvre, qui n'est pas facile à écouter, surtout dans sa première partie, a été bien accueillie.La salle a chaudement applaudi Stern, Dutoit, Dutilleux, qui est venu sur la scène, et ce dernier, à son tour, a embrassé Stern et Dutoit sur les deux joues, bien à la française, puis par des gestes et des applaudissements, il a félicité l'ensemble des musiciens de l'orchestre.Après l'entracte, l'OSM a joué Ibéria de Debussy, puis, l'oeuvre sans doute tant attendue, la suite numéro 2, Daphnis et Chloéde Ravel.Ce fut l'enchantement.La magie de la flûte de Timothy Hutchins, flûte solo de l'OSM, qui avait été soliste lors de la tournée en Asie, il y a un an, et qui avait charmé les Japonais, a joué de nouveau.Non seulement a-t-il été ovationné par une foule totalement séduite par Daphnis et Chloé, mais il l'a été encore davantage par un public debout, après le bis, le Prélude à l'après-midi d'un faune, de Debussy dans lequel la flûte joue un grand rôle.Un monument La salle où a eu lieu le concert est un monument.Une plaque de bronze près de l'entrée principale rend hommage à son architecte, Wallace Clement Sabine ( 1868-1919.Le texte, sans ponctuation, mérite d'être cité.En voici une traduction libre.« Il a été le pionnier de l'acoustique architecturale.Le Symphony Hall, premier auditorium au monde à être construit en tenant compte des lois de l'acoustique, a été conçu selon les caractéristiques et les formules mathématiques découlant d'une longue et patiente recherche faite par un homme qui s'est lui-même oublié pour servir avec noblesse la science et l'art de la musique.Cet immeuble est son monument.» Les fauteuils sont aussi inconfortables que les bancs d'église que subissent les mélomanes qui, nombreux, à Montréal, fréquentent les concerts d'orgue, mais le plaisir que la salle procure à l'oreille fait tout oublier.Cette salle, comme d'ailleurs celle de Washington (Kennedy Center), a un orgue.Celui de Boston a un aspect vieillot et sévère.La partie supérieure des tuyaux apparents disparaît derrière le bois du buffet, ce qui les fait paraître tous de la même longueur.À Washington, le buffet est un peu plus audacieux.Son aspect est moderne et dépouillé ; les tuyaux apparents ont été traités chimiquement pour donner à l'alliage étain-plomb une teinte bronzée étalée inégalement.L'effet n'est pas très heureux.Pourtant, l'orgue, le plus monumental de tous les instru-memts de musique, se prête bien au traitement visuel.Un bel exemple pris parmis d'autres à Montréal : l'instrument de Helmut Wolfe, dans la salle Red-path de l'université McGill.Aujourd'hui, mardi, l'OSM est à New York \u2022 deux concerts à Carnegie Hall.Puis après Chicago, demain, c'est le retour à Montréal, jeudi.Une encyclopédie sur un seul disque ¦BOSTON (Reuter) \u2014 Les disques audionumériques à lecture par laser ont réussi leur percée dans le monde de la musique en seulement trois ans, mais l'Industrie de l'informatique leur promet un avenir plus brillant encore, grâce à leur phénoménale capacité de stockage.Les premiers disques compacts pour l'informatique ont été introduits l'an dernier et peuvent contenir 550 millions de caractères par face, soit 1 500 fois plus qu'une disquet- te ordinaire de micro-ordinateur.Un seul disque permettrait d'enregistrer l'encyclopédie Universalis dans son ensemble et il resterait encore de la place.Toutefois, le transfert de cette technologie vers les ordinateurs se heurte encore à un obstacle qu'ignorent les mélomanes adeptes des consoles à laser : l'industrie informatique n'a pas encore adopté de norme pour ce produit.Pour l'application musicale, n'importe quel disque audionumérique peut être déchiffré par tous les lecteurs à laser.Les analystes estiment que cette absence de norme est actuellement ce qui retarde le plus la vente de disques compacts pour ordinateurs.Le marché est comparable à celui des magnétoscopes à leurs débuts.Divers constructeurs avaient alors lancé deux normes, vhs et beta, provoquant la méfiance des consommateurs et retardant le décollage de cette technologie. C 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 MARS 1986 Trésors mayas à Toronto um TORONTO (PC)-Figure ™ légendaire chez ceux qui étudient l'ancienne civilisation maya, le professeur David Pen-dergast a couronné 25 ans d'activité dans cette spécialité inusitée, en rentrant à Toronto po\\ir présider une exposition sur les trésors mayas au Musée royal de l'Ontario.Cette présentation, Cjui dure-r;i du 22 mars au 15 juin, est la seule escale canadienne d'une toprnée de six villes nord-américaines de l'exposition.Maya : I resors d'une ancienne civilisation.Les visiteurs pourront admirer 270 artefacts illustrant 3 500 ans de cette civilisation maya, dont les fières cités se dressèrent pendant des siècles dans le sud du Mexique, au Guatemala, au Belize et au Honduras.L'exposition comprend 54 pieces prêtées par le musée on-tarien.À PRO MUSICA Difficile programme pour violon et violoncelle JAIME LAREDO, viotonute.el SHARON ROBIN-SON violoncelliste Avec le concours de Margo Garrett, pianiste Hier soir, salle Maisonneuve de la Place des Arts Presentation Société Pro Musici Programme Passacaillé .Handel, err poor violon et violoncelle Halvorsen Quatre extraits des Huit Pièces poui violon et violoncelle op 39 (1909) GNere Sonate pou' violon et violoncelle ( 1920-22 ) Ravel Sept ««traits des 44 Duos pour deux violons.Si 98 (1931) Bartok arr Laredo et Robinson La Mus» et le Poète pour violon, violoncelle et pia no.op 132 Samt Saens CLAUDI OIMORAS ¦Le violoniste colombien Jaime Laredo et la violoncelliste américaine Sharon Robin-son, mari et femme, ont également choisi de faire carrière conjugalement.L'ensemble avec lequel ils dialoguent devant nous est évidemment irréprochable.Aucun problème de ce côté-là.Et la sonorité qu'ils tirent de leurs instruments est magnifique: le violon est un Stradiva- rius de 1717, le violoncelle est anglais, signé |ohn Lotte, circa 1885.Mais le répertoire violon-violoncelle étant ce qu'il est, c'est-à-dire limité en quantité et en qualité, il était clair hier soir que le couple Laredo prenait plus de plaisir à cette musique que l'auditoire, d'ailleurs peu nombreux.Deux des rares oeuvres importantes conçues pour la combinaison violon-violoncelle sont la Sonate de Ravel et le Duo op.7 de Kodàly; on ajoute l'arrangement de Halvorsen de la Passa-caille pour clavecin de Handel, et on a fait à peu près le tour du répertoire.Rien de surprenant, donc, de retrouver hier soir le Ravel et le Handel-Halvorsen que les Laredo avaient joués lors de leur précédent concert ici (également à Pro Musica, en 1981).Ils avaient complété leur programme avec quatre des huit Duos de Glière et cette pièce de Saint-Saéns qui s'appelle La Muse et le Poète ( la « muse » étant le violoncelle et le « poète », le violon ) et leur propre arrangement de sept des 44 Duos, à l'origine pour deux violons, de Bartok.En «bis», ils ont offert un autre arrangement: une Invention en la mineur de Bach.laime Laredo et Sharon Robinson sont d'excellents musiciens et ils ont tiré le maximum du programme \u2014 difficile d'exécution et difficile d'audition \u2014 qu'ils avaient entre les mains.Mais il n'est pas possible de transformer en chefs-d'oeuvre les petites pièces de Glière et l'interminable « poème » de Saint-Saéns, et les Bartok restent assommants, même dans leur version originale.Le Han- MATINÉES 3.50S ADULTES ET ADOLESCENTS 3.50$ ENFANTS ET AGE D'OR 2.50$ jusqu'à 5 hres ( lundi, mercredi, leudi.vendredi seulement ) Consultez nos annonces pour les cinémas en m.itinèe STATIONNEMENT INTERIEUR GRATUIT tU CENTRE-VILLE iui TERRASSES, 1101 ».McCill CMI.,.et* Hi awB «i tOEW.'ILIQ PUtSCN rt MHJRK pm ana Sett if I hntn jprti 11 Netfi me Txtat N cvéNeaBnen m rem at M at plus cmi MM.IN Mm M lUUienemt Émet rtrt onne(e| a LA PRESSE [H J acheté App.Age LA PRESSE en kiosque Q Qu'obtient-on en mariant piano et technologie numérique de pointe ?LE NOUVEAU PIANO NUMÉRIQUE CLAVINOVA Prenez le toucher et la tonalité hors pair du piano.Convertissez-les en numérique.Ensuite, ajoutez des caractéristiques raffinées telles une section de voix à 16 instruments (y compris 4 pianos différents), une batterie à 16 rythmes, une programmation séquentielle des accords, une mémoire d'enregistrement d'exécution à 2 pistes, un système d'accompagnement d'apprentissage* informatisé avec témoins de touche, un accompagnement automatique avec basses et une compatibilité avec MIDI, le tout fabriqué d'après la MF (modulation de fréquence) ou la technologie de production de tonalités numériques MIC (modulation par impulsions codées).Tout ceci incorporé dans un meuble d'une distinction remarquable.Le résultat ?Le sensationnel Clavinova de Yamaha, le nouveau piano numérique emballant.En vente dès maintenant.Venez en faire l'expérience vous-même.'UodèksCVM«CVI>-5 Le système des recueils de musique ROM de Yamaha : Il transforme le Clavinova en piano trio/quatuor, en orchestre ou en professeur.Les Clavinova CVP-7 et CVP-5 sont munis d'une prise spéciale servant à insérer une puce ROM (mémoire morte) très particulière.A quoi donc tient sa particularité '.' 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