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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-04-25, Collections de BAnQ.

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[" INFORMATIONS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 AVRIL 1986 TRAHI PAR UNE BANDE MAGNETIQUE Bourassa se sent coincé nrir Iri nnac Im \u2022 - \u2022 a QUEBEC \u2014 Robert Bouras-\u2014 sa se sent coincé par la résurgence du débat linguistique.« Il n'y a rien de nouveau: ça fait 200 ans que le Quebec doit faire face à un problème linguistique difficile a résoudre.Fit je suis beaucoup plus coincé par l'héritage fiscal et financier de l'ancien gouvernement », a-t-il néammoips déclaré, hier, à l'Assemblée nationale.MARIO ROY de notre bureau de Québec ' Coincé, M.Bourassa l'a en tous cas été par une cassette.Il s'agit d'un ruban magnétique sur lequel ont été consignées les confidences que le premier ministre a faites à Pierre Bourgault, mardi; et dont le contenu s'est retrouvé à la page frontispice du quotidien Le Soleil.A son adversaire politique et néammoins ami, Robert Bourassa a avoué que le problème de l'application de la Charte de la langue, et des éventuelles modifications à y apporter, « est le problème où je n'ai pas de solution ».Il s'agissait alors d'une conversation privée entre les deux hommes, installés dans un studio de la station radiophonique CKCV-Télémédia où Pierre Bourgault anime l'émission du matin.L'enregistrement de l'entrevue formelle d'une vingtaine de minutes était terminé mais, quelque part, un magnétophone a continué à tourner.Tel que convenu au préalable, l'enregistrement de l'entrevue fut par la suite remis par le technicien Pierre Tremblay au journaliste |ean-|acques Samson du quotidien Le Soleil.Mais la cassette contenait aussi la partie confidentielle du dialogue.Cette « écoute électronique » fut-elle planifiée ou accidentelle?Personne n'était disponible pour commenter, hier, à CKCV; pas plus le technicien concerné que le directeur de la programmation et de l'information.Marc Lavoie, ou que le directeur général, Marc Lachance.Quant à Pierre Bourgault, il s'est dit conscient que « M.Bourassa va être furieux contre moi!» même s'il ignorait tout du défilement ininterrompu de la bande magnétique.« Mais, a-t-il ajouté, M.Bourassa est responsable un peu lui aussi: il s'est fait prendre.M.Reagan aussi s'est déjà fait prendre de cette façon-là.» Interroge par la radio d'Etal.M.Bourgault a conclu: « En tant que nationaliste, ça devrait me réjouir car ça met M.Bourassa dans l'eau chaude sur une question essentielle.Mais il est trop tot pour juger.C'est un incident que je trouve malheureux ».Quoi qu'il en soit, au cours de l'entrevue formelle, diffusée mercredi, M.Bourassa ne manifeste évidemment pas un tel pessimisme à propos du contentieux linguistique.11 n'y fait que répéter les positions prises par lui-même et par les ministres concernés.Lise Bacon et Herbert Marx, depuis que les questions de la langue d'affichage et de la fréquentation scolaire « illégale » sont reclevenues d'actualité.Toutefois, dans les minutes suivantes, tous micros \u2014 présu-mément \u2014 débranchés, M.Bourassa concède que « les autres problèmes, on peut trouver des solutions mais celui-là, entre nous, c'est peut-être celui où lu solution va être la plus difficile.C'est pas qu'un maudit problème.» M.Bourassa fait état des difficultés d'application « par districts » de l'affichage bilingue, une variante du programme liberal.Il confirme avoir discuté de la question avec lean Doré, chef du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) et éventuel successeur de lean Drapeau à la mairie.Enfin, le premier ministre repond: « |e sais bien ! » à l'anima-teur-polémistc-nationaliste qui lui fait remarquer: « Tu vas le faire pogner comme avec la Loi 22.» À l'Assemblée nationale La fuite a rebondi en Chambre, en après-midi.« Alors que, dans le dossier linguistique, nous assistons à un véritable carnaval de déclarations et d'agissements, est-ce que le premier ministre ne serait pas confortable avec le programme de son parti?» a questionné le chef de l'opposition.Pierre Marc Johnson.Comme il le l'ail depuis plusieurs semaines.Robert Bourassa a refusé un débat île fond sur le sujet, répétant qu'il faut attendre le jugement de la Cour d'appel sur la question de l'affichage d'une part; ei le depot d'un projet de loi sur les étudiants « illégaux » d'autre pari.Mais le premier ministre a.celte fois, eu plus de mal à cacher que le dossier linguistique est effectivement en irain de devenir sa bête noire, que celte question lui remet en mémoire de pénibles souvenirs des années 70.A la fin.Robert Bourassa a lancé: « Nous avons pris dans le passé \u2014 lorsque c'était nécessaire de le faire comme parti \u2014 des décisions qui n'étaient pas faciles, qui ont été jugées par une partie de notre clientèle d'une façon assez ingrate ou d'une façon assez hostile.Nous n'avons pas craint de prendre ces décisions.Nous l'avons fait; et parce que nous l'avons fait, je crois qu'on n'a pas de leçon a recevoir.» COMPRESSIONS DES PRETS ET BOURSES Devant 3 000 étudiants, Ryan reste inflexible m QUEBEC - Pendant ™ qu'une foule de plus de 3 000 étudiants défilaient de-\\ aii t le parlement, hier, le ministre ttëfl'Etiucalion, Claude Ryah.a clairement indique son inten-t ion «de* tie rit^ modifier «aux \\> compressions exercées dans le programme de prêts et bourses.MARIO ROY de notre bureau de Québec « Avec les changements que nous avons institués et qui ne seront pas modifiés, la position du Québec en matière d'accessibilité à l'enseignement collégial et supérieur demeure considérablement plus favorable que celle de toute autre province cana- Appel o la bombe à l'ambassade américaine m OTTAWA (PC) \u2014 Après une fouille des .lieux, la GRC a jugé qu'une menace à la bombe à l'endroit de l'ambassade des États-Unis n'éj&it-qq'une fumi'sterfer'a indiqué hier le sergent Dennis Rich de la GRC.m « Il ne semble y avoîr aucun danger », a ajouté Mme Victoria Cordova, porte-parole de l'ambassade.L'édifice n'a jamais été évacué.C'est Mme Cordova qui avait prévenu la police de la menace faite par téléphone vers 9 h 30 à une autre personne ; elle a refusé d'identifier cette troisième personne.dienne » a déclare le ministre a l'Assemblée nationale.Au même moment, se déroulait la première des deux manifestations organisées par des mouvements étudiants damr-le~ but de'protester contre lescotn-pressions faites dans le programme de prêts et bourses.En milieu d'après-midi, c'est la Fédération des associations étudiantes du Québec (FAEQ) qui a mobilisé quelque 1,500 étudiants devant l'hôtel du Parlement.Ceux-ci ot scandé à satiété «À bas Bourassa!» mais n'ont été à l'origine d'aucun incident.Quelques heures plus tard, leur geste a été imité par un nombre égal d'étudiants regroupés sous le sigle de l'Association nationale des étudiants du Québec (ANEQ).Pendant ce temps, le thème vdes prêts et bourses en particu-t fief, et des sommes allouées à l'éducation en général, a été omniprésent, hier, dans l'édifice-de-, vont lequel' les principaux intéressés avaient choisi de manifester._ .- .' Avant de traiter de la chose au Salon bleu, Claude Ryan a été appelé à le faire en commission parlementaire, où il a reproché à ¦ .l'opposition péquiste de vouloir se.faire du capital politique avec les restrictions imposées au secteur de l'Éducation.« Ce n'est certainement pas aux fils et aux filles de ceux qui gagnent des salaires élevés que.l'on donne un prêt et une bour- se.En consequence, ceux qui sont les plus touchés sont les plus démunis », venait de plaider le député péquiste de Lavio-létte, jean-Picrre lolivet.Le ministre de l'Éducation a répliqué.Prêts et bourses: $457 millions vont être injectés dans le programme cette année, soit 13 p.cent de plus que les sommes ($404 millions) effectivement dépensées au cours du dernier exercice financier, comptabilise le ministre.Il est vrai, doit-il ajouter, que la majeure partie de cette majoration « vient de l'augmentation de clientèle et de l'augmentation des seuils des besoins dont nous allons tenir compte ».Plus généralement, le ministre conteste même l'existence de véritables compressions dans le secteur de l'Éducation.« L'opposition parle comme si on avait fait des coupures qui vont accumuler les victimes le long des routéj.*.- En réalité, les dépenses pour.1986-1987 par rapport aux dépenses probables de 1985.1986, vont être de 4.2 p.cent supérieures dans les universités et de 7,2 p.cent supérieures dans les collèges ».a énuméré M.Ryan.À ce sujet, le ministre a précisé que les ponctions faites dans te program,me des prêts et bourses dégager; lie ni des sommes qui seront injectées dans le financement' de Tefiseignement collégial et universitaire.laserphoto PC Environ 3 000 étudiants ont manifesté hier, devant le parlement québécois, pour protester contre les compressions décrétées dans les programmes de prêts et bourses.Des bénévoles à $400 par jour?i QUÉBEC - Trois des six ' membres du Groupe de travail sur la déréglementation, formé en janvier dernier par le premier ministre Robert Bourassa, toucheraient des honoraires de $400 par jour pour donner des avis professionnels au comité dont ils sont pourtant membres bénévoles.YVON LABERGE de notre bureau de Québec Selon les informations dont dispose le député péquiste de Lac-Saint-|ean à l'Assemblée nationale, M.lacques Brassard, ces trois membres bénévoles mais rémunérés seraient MM.René Dussault, Raynold Lan-glois et lean-Luc Migué.Les deux premiers sont avocats et bien connus pour leur appartenance au Parti libéral du Québec.M.Dussault a déjà été président de la commission politique du Parti libéral et M.Lan-glois, du temps où Claude Ryan était chef du parti en 1980, a présidé à la rédaction du Livre beige intitulé Une nouvelle fédération canadienne.M.Mi-gué, quant à lui, est économiste et on ne lui connait pas d'attaches politiques.L'affaire a été rendue publique hier à l'Assemblée nationale par le député Brassard au cours de la période quotidienne des questions.Sous forme d'interrogation, le député a demandé au premier ministre Bourassa si ce dernier pouvait confirmer ces faits.Le premier ministre a d'abord pris la question en dé libéré tout en s'engageant à « vérifier les montants en cause ».À l'issue de la période des questions, informations prises, M.Bourassa a déclaré que les affirmations du député sont i nexactes « parce que le Conseil du trésor n'a apporté aucune approbation aux chiffres mentionnés par le député ».À la question du député Brassard qui voulait savoir si cela signifie que la demande de rémunération n'a pas encore fait l'objet d'une décision du Conseil du trésor, M.Bourassa a répondu « qu'il n'y avait pas eu approbation par le Conseil du trésor des honoraires mentionnés par le député ».« Donc, a ajouté le premier ministre, il n'y a pas de décision dans ce sens-là ».Interrogé par LA PRESSE, le député Brassard soutient que la réponse du premier ministre n'indique pas clairement que la demande de rémunération ait pu être refusée.Selon M.Brassard, cette demande de rémunération figurait à l'ordre du jour de la réunion des membres du Conseil du trésor du 8 avril.« Si le Conseil du trésor n'a pas pris de décision, a dit M.Brassard, c'est donc que la demande n'a pas été refusée ».À Tokyo, les Sept tenteront de définir une position commune sur la Libye Arsenaux: le projet de loi adopté aOTTAWA (PC) \u2014 Le projet de loi concernant la privatisation des Arsenaux Canada, une société de la couronne, doit être soumis à l'approbation du Sénat après avoir été adopté aux Communes, hier, à rencontre des voeux du Nouveau parti démocratique.La législation prévoit la vente de la société de la couronne, qui fabrique des obus pour l'armée canadienne, à la firme SNC, une entreprise basée à Montréal, pour la somme de $92.2 millions.jm OTTAWA \u2014 La question ™ du terrorisme international et les sanctions possibles communes contre la Libye seront à l'ordre du jour politique du sommet de Tokyo dans dix jours.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa Les sept pays les plus industrialisés du monde en seront à leur première rencontre depuis le raid américain sur Tripoli et ils tenteront alors de présenter un front uni contre le colonel Khadafi.C'est ce qu'ont indiqué hier des hauts-fonctionnaires canadiens à un groupe de journalistes lors d'une séance d'information portant sur le sommet de Tokyo.Les hauts-fonctionnaires ont pris la parole à la condition de ne pas être identifiés.« Les chefs de gouvernement voudront présenter un front uni sur la question du terrorisme », a déclaré un des représentants canadiens.La Libye et les autres sujets politiques, tel le désarmement nucléaire, seront abordés surtout lors du premier diner officiel, dimanche soir le 4 mai.Tokyo sera l'hôte pour la deuxième fois d'une telle réunion.La formule du sommet économique en est à sa douzième édition ; il réunit les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, le lapon, l'Italie et un représentant de la Communauté européenne.Hier matin, le secrétaire d'État américain, George Schultz, s'adressant à un groupe de journalistes étrangers lors d'une conférence de presse télévisée, a déclaré que les alliés des États-Unis ont fait beaucoup de chemin depuis quelques mois sur la question de la Libye.« Il y a plus d'éléments communs entre l'Europe et Washington que vous ne le croyiez », a dit M.Schultz.Bien qu'il soit à peu près certain que le communiqué final du sommet de Tokyo traite longuement de la question du terrorisme, personne ne peut dire aujourd'hui qu'elle sera la position définitive des sept à la fin de leur rencontre.Parmi les moyens envisagés pour combattre ce fléau, il se peut que les pays concernés tentent d'harmoniser certains dispositifs légaux.Pour le Canada, la reunion de Tokyo est importante car elle pourra marquer l'entrée du Canada et de l'Italie dans le groupe des Cinq, le comité formé des cinq pays les plus importants du Fonds monétaire international, comprenant les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le lapon.Brian Mulroney a présenté une requête l'automne dernier pour joindre ce club sélect.Les États-Unis appuient la candidature d'Ottawa, a fait savoir hier George Schultz.« Soyez certain que le premier ministre cherchera à concrétiser cette volonté lors du sommet », a affirmé pour sa part un haut-fonctionnaire fédéral.À l'orde du jour économique proprement dit, les sept ont inscrit leur intention de chercher à réduire le déséquilibre majeur dans les balances commerciales .de certains pays.Le déficit de $200 milliards des États-Unis à ce chapitre et les surplus énormes de l'Allemagne et du lapon ont des effets négatifs sur la croissance économique de l'ensemble du monde industriel.Le déséquilibre commercial affecte aussi les pays en voie de développement par les réactions protectionnistes qu'il soulève dans les pays industrialisés.Comme il l'avait fait à Bonn l'an dernier, le premier ministre Mulroney se fera plus particulièrement le défenseur du tiers-monde devant ses collègues des pays riches.Ford Escort à gagner vendredi TOUS LES DÉTAILS PAGE A 1 8 fa-' B 2 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 25 AVRIL 1986 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'Information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Coincé, Bourassa doit répondre.Le premier ministre, M.Robert Bourassa, est de plus en plus coincé avec la loi 101.Il ne sait plus à quel saint se vouer pour trouver «la solution» à ce «problème».C'est sans doute ce qui explique l'attitude nébuleuse de son administration à ce sujet.Le nouveau gouvernement libéral a laissé gâter la sauce linguistique depuis sa prise du pouvoir le 2 décembre dernier.La raison en est bien simple: aux prises avec son programme électoral et sa clientèle qui se retrouve en bonne partie chez les anglophones et les ethnies, il cherche toujours la recette miracle pour satisfaire tous les groupes où il a entretenu des attentes.Le quotidien Le Soleil, dans son édition de jeudi, révélait le contenu de l'enregistrement d'une conversation privée entre le premier ministre et son vieil ami, l'indépendantiste Pierre Bourgault, survenue à la suite d'une entrevue radiophonique sur les ondes de la station CKCV.En lisant ce compte rendu, on constate que le chef du PLQ est aussi mal pris avec cette question qu'il l'avait été avec la loi 22 faisant du français la langue officielle au Québec.Cette pièce legislative avait été en grande partie responsable de sa défaite électorale en 1976.M.Bourassa ne s'en rappelle que trop bien.Dix ans plus tard, M.Bourassa se retrouve encore au pied du mur avec le même phénomène.Comment plaire à toute une clientèle qui crie vengeance sans réveiller les vieilles passions linguistiques nationalistes qui ont occupé le centre des débats politiques au Québec pendant des années?M.Bourassa confesse à son ami Bourgault qu'il est «poigne».Comment pourra-t-il s'en sortir honorablement, en ménageant la susceptibilité des uns et des autres?La réponse à cette interrogation n'est pas facile à trouver, bien sûr.Le nouveau gouvernement devra faire preuve de beaucoup d'imagination dans cette affaire.Entre-temps, le débat a été envenimé par la question de l'affichage bilingue.Le gouvernement, à tort ou à raison, s'est retranché derrière un jugement que la Cour d'appel doit rendre bientôt sur trois causes qui ont été portées à son attention.L'attitude du ministre de la Justice, M.Herbert Marx, sur ce litige, celle de Mme Lise Bacon face aux organismes chargés de la protection de la langue française et la volonté de M.Claude Ryan d'accorder l'amnistie aux élèves «illégaux» ne font rien pour clarifier le débat.Encore hier, lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, M.Bourassa était mal à l'aise pour répondre aux questions posées par M.Pierre Marc Johnson.Il y a bien sûr d autres dossiers prioritaires au Québec, comme le redressement économique et les négociations sur le libre-échange qui retiennent l'attention, comme l'a fait valoir le chef du gouvernement.Mais ce n'est pas en tentant de noyer désespérément le poisson de la langue que M.Bourassa pourra se sortir du guêpier dans lequel il s'embourbe de plus en plus chaque jour.Jacques BOUCHARD L'amiante au fond du trou Asbestos et Thetford-Mines pourraient connaître un sort à peine plus enviable que celui de Gagnon et de Schefferville.La région de l'amiante passe par une crise grave depuis que ce minerai a été qualifié de cancérigène.Les gouvernements fédéral et provincial doivent essayer d'empêcher l'économie régionale de péricliter soit en soutenant l'industrie de l'amiante soit en encourageant d'autres industries qui pourraient prendre la relève.Contrairement aux deux villes du Nord du Québec, qui dépendaient uniquement du minerai de fer, Asbestos et Thetford-Mines ont la possibilité de se développer dans d'autres directions au cas où l'amiante resterait invendable.Les gouvernements ne veulent cependant pas adopter une attitude aussi défaitiste et investissent, de concert avec l'industrie elle-même, $2,5 millions pour la défense de ce produit dans le monde et plus particulièrement aux États-Unis.Il serait merveilleux de pouvoir prouver que l'amiante n'est pas cancérigène.Malheureusement, une telle preuve scientifique est impossible et, de plus, la réputation de l'amiante est déjà faite.Aucun «lobbying» ou campagne de publicité ne pourra effacer l'image d'un produit insidieux qui agit très lentement mais sûrement.Il faudrait des années, sinon des décennies, pour réfuter les preuves qui ont été acceptées et convaincre le public que l'amiante ne présente aucun danger, ni dans l'air, ni dans l'eau potable.L'Institut national de l'amiante a présenté des témoignages qui contredisent les conclusions d'une étude de l'Envi-ronmental Protection Agency des États-Unis.Cette étude est peut-être entachée d'erreurs, elle a néanmoins assez semé le doute pour que l'industrie doive repartir virtuellement a zéro.Les contre-expertises sont peut-être convaincantes sur le plan intellectuel mais elles ne sont pas efficaces pour reconquérir les marchés perdus.L'Institut national de l'amiante doit surtout poursuivre ses recherches sur des produits à base d amiante qui ne présentent absolument aucun risque.En attendant, les gouvernements doivent chercher d'autres moyens pour relever l'économie de la région.rrédéric WAGNIÈRE Mise au point Une caricature de Girerd, parue dans cette page le 7 avril, a suscité quelques réactions défavorables dans la communauté juive de Montréal.Interrogé à ce sujet par Présent de Radio-Canada, par CBC et par CTV, j'ai exprimé les regrets qu'éprouvait LA PRESSE d'avoir involontairement blessé ou heurté un certain nombre de lecteurs.% J'ai ajouté que, même si le dessin pouvait prêter à diverses interprétations, l'auteur n'avait eu quant à lui aucune intention malveillante ou raciste.De ces propos destinés à la radio et à la télévision, deux quotidiens de langue anglaise ont tiré des conclusions dépassant ma pensée et qui ont pu faire croire que j'avais désavoué Girerd.Il n'en est rien, naturellement, puisque j'ai autorisé la publication de cette caricature dont je déplore, autant que son auteur, les fâcheux malentendus qu'elle a pu provoquer.Michel ROY Aftès LE CWCjJEë DU Sfit£iL,ffl'PeurW% | 4Tiï/bL/L&Mf/sTe$ l& iêew&èm& IIMUO.Cry (Droits réservés) Jacques Dufresne La peur et l'agressivité collaboration spéciale) 77% des Américains approuvent la décision de leur président concernant la Libye.Parce qu'ils ont peur.Au Canada, nous avons moins de raisons d'avoir peur des terroristes.Nous sommes aussi plus «critiques» à l'égard de Ronald Reagan.Cela ne signifie toutefois pas que nous sommes cohérents.\u2022À ce propos, l'émission Le Point, de Radio-Canada, nous a offert un curieux spectacle.Au moment où l'attaque contre la Libye a eu lieu, on venait tout juste de nous montrer, à cette émission, les risques que nous courons en prenant l'avion dans un aéroport cunadien.On faisait ainsi monter la peur de quelques crans.Or, toujours à cette émission, quelques heures après l'attaque, on condamnait le geste américain.Les contradictions de nos sociétés ne pouvaient pas nous être révélées de façon plus directe.D'un côté, on accroissait le sentiment d'insécurité de la population en montrant que n'importe quel terroriste peut déposer une bombe dans un avion.De l'autre, on condamnait une manoeuvre militaire destinée à donner la sécurité aux Occidentaux victimes du terrorisme.Chacun sait que l'agressivité est liée à la peur.C'est vrai plus que jamais dans ce qu'on pourrait appeler le nouvel art de la guerre.Étant donné la psychose du nucléaire, aucun chef d'État n'oserait se lancer dans une guerre de conquête présentée comme telle.On cultive la peur dans la population jusqu'à ce que cette dernière souhaite qu'on la rassure par des agressions contre des ennemis de l'extérieur.Les dirigeants russes utilisent cette stratégie avec succès depuis longtemps.Le contrôle absolu qu'ils ont des mass media leur permet de maintenir dans la population un niveau de peur constant par lequel toute agression, présentée comme une forme de légitime défense, se trouve à l'avance justifiée.Les récits des soldats russes faits prisonniers en Afghanistan sont à cet égard particulièrement éloquents.Les dirigeants américains ont eux aussi des moyens puissants pour faire lever la peur.Il leur suffirait toutefois, pour atteindre ce but, de diffuser l'information sur les attentats dont ils sont victimes dans le monde, et d'assaisonner le tout avec des reportages comme celui de Bertrand de La Grange sur la sécurité dans les aéroports.Ceux qui sèment la panique et approuvent ensuite les agressions militaires qu'elle suscite sont peut-être de violents personnages, mais ils ont au moins le mérite d'être cohérents.Il y a par contre de l'inconséquence et de l'hypocrisie dans le fait de jouer à fond le jeu de la peur pour ensuite condamner les gestes destinés à la réduire.On sort généralement d'un tel dilemme en disant qu'il aurait fallu négocier.Cet argument a été repris par presque tous les commentateurs québécois.Mais négocier quoi et avec qui?Est-ce qu'on peut demander à Israël de négocier des territoires stratégiques conquis de haute lutte, comme les hauteurs du Golan?Est-ce que les Palestiniens ou leurs représentants accepteraient de faire porter la négociation sur des choses moins importantes?D'autre part, n'est-ce pas préparer l'avenir le plus sombre pour l'humanité que d'accepter de négocier pour calmer des terroristes comme ceux qui défendent actuellement la cause palestinienne?La négociation étant pour l'instant hors de portée, il n'y a plus que deux réactions possibles: la contre-attaque ou la résignation, les représailles ou la politique évangélique de l'autre joue.La politique de l'autre joue suppose entre autres choses un très grand courage dans la po- pulation.Pour qu'elle soit vraiment efficace, dissuasive, il faudrait en effet que les gens acceptent de monter dans des avions de moins en moins sûrs, de fréquenter des bars ouverts aux Américains, etc.Si tu veux la paix dans ces conditions, cultive le courage! Compte tenu du climat pacifiste, et donc résigné dans lequel il a été présenté, le reportage sur la sécurité dans les aéroports aurait dù logiquement se terminer par cet appel au courage: si, au prix de notre liberté de mouvement, nous rendons les avions inaccessibles aux terroristes, ils frapperont dans les bars, et pourquoi pas ensuite dans les bibliothèques ou dans les cinémas, ces lieux généralement obscurs et américains.Pour rassurer la population installerons-nous des détecteurs d'explosifs devant tous les lieux publics?Non, évidemment! 11 n'y a donc qu'une solution: que les gens apprennent à être aussi courageux devant la menace des terroristes que Gandhi et ses disciples devant l'armée anglaise.À vrai dire, dans ces conditions, il aurait mieux valu ne pas diffuser le reportage.Ne serait-ce que pour éviter d'accroi-tre du même coup la peur des Américains et les risques de guerre.DOCUMENT Université et faculté de théologie Dans le cadre de compressions budgétaires, le comité exécutif de l'Université de Sherbrooke déposait récemment au conseil d'administration un projet visant à la suppression de postes qui conduirait ù la fermeture de la faculté de théologie et des départements de philosophie et d'études anglaises de la faculté des arts.Monseigneur Jean-Marie Fortier a déjà fait part de son désaccord au comité executif et au conseil d'administration.\u2022 Selon la teneur d'un projet que le comité Exécutif a présenté au conseil d'administration de l'Université de Sherbrooke le 25 mars 1986, certaines unités d'enseignement et de recherche (à savoir nommément les départements de philosophie et d'études anglaises et la faculté de théologie) seraient, à toutes fins utiles, menacées d'abolition.Devant gravité, comme chancelier, je me vois forcé, pour la toute' première fois, d'intervenir a rencontre des conséquences prévisibles d'une politique adoptée par le conseil d'administration.|e le fais dans la pleine conscience de ma responsabilité propre, dont j'estime quelle est par dessus tout de sauvegarder l'intégrité de l'Université.l'appelle ici «intégrité de l'Université» un ensemble d'organismes d'enseignement et de recherche qui permet ù l'Université de répondre, dons une mesure peut-être incomplète et toujours perfectible mais raisonnablement adéquate, aux besoins profonds de la population étudiante et, en fin de compte, de la société tout entière d'aujourd'hui et de demain.Pour prévenir une interprétation complètement erronée de ma démarche, vu que la faculté de théologie est en cause et que je suis l'archevêque de Sherbrooke, je veux répéter ici ce que j'ai déjà déclaré à savoir que: s'il ne s'agissait que de la formation des futurs prêtres relativement peu nombreux \u2014 encore que celle-ci donnée à Sherbrooke demeure prioritaire à mes yeux, \u2014 l'Église de Sherbrooke ne voudrait pas, surtout dans les conditions présentes, imposer à l'Université un fardeau financier qui semblerait trop onéreux.D'ailleurs le diocèse pourrait, quoique plus difficilement et à regret, trouver une formule de rechange pour assurer cette formation.Mais, comme chancelier de l'Uni- versité de Sherbrooke, j'estime que la mission d'une faculté de théologie s'étend bien au-delà de cette fonction particulière, (i.e.formation du clergé).Au sein de l'Université, elle assure la formation d'un nombre important d'intervenants dans le domaine spirituel et religieux en plus de contribuer, par des cours de service en collaboration avec d'autres facultés, à donner un complément de formation humaine \u2014 surtout dans le champ éthique \u2014 à des centaines de futurs professionnels.C'est cela précisément, et cela seul, qui motive mon intervention, à savoir le désir de maintenir dans notre université sherbrookoise la présence active d'unités d'enseignement et de recherche en différentes sciences humaines s'articulant avec des unités d'enseignement et de recherche en différentes sciences et technologies, afin que l'université puisse ainsi continuer d'offrir aux clientèles étudiantes la possibilité d'acquérir sur place, une formation largement ouverte aux problématiques de plus en plus polyvalentes de la vie contemporaine.Il est clair, en particulier, que la société actuelle réclame explicitement et avec urgence de ses diplô- mes universitaires une compétence professionnelle articulée à la connaissance et à la conscience de leurs responsabilités personnelles et sociales face aux valeurs continuellement mises en cause dans l'exercice de leur spécialité.C'est donc pour défendre l'intégrité de l'Université en fonction de la qualité de la formation des étudiants et des étudiantes en même temps que pour témoigner des exigences indiscutables de la société à l'endroit de ses universités que je me crois le devoir de refuser de faire mienne l'hypothèse déposée au conseil d'administration de l'Université.Il m'apparaît inadmissible, en effet, que pour réaliser l'équilibre budgétaire, \u2014 qui est un objectif fixé du dehors par l'État et dont celui-ci demeure maitre d'interpréter les règles, \u2014 l'Université prenne sur elle-même de s'amputer tout d'un coup de trois de ses organes de sciences humaines et de porter atteinte, par cette mutilation Irréversible, à ce que j'appellerais volontiers son équilibre qualitatif.Jean-Marie FORTIER Archevêque dé Sherbrooke et Chancelier de l'Université de Sherbrooke B t IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 AVRIL 1986 TRIBUNE LIBRE \u2022 B 3 Le salaire minimum à $4,50 l'heure?M.Pierre Paradis Ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu Québec Le Front de défense des non-syndiqué/es (L'Association des travailleurs/euscs immigrantes et québécois/es du Québec, le Comité d'action des non-syndiqué /es de Trois-Rivièrcs, Au Bas de l'F.chello do Mnniwoh rr?cnc depuis plus d'un an une campagne pour l'augmentation du salaire minimum gelé à $4 l'heure depuis prés de 5 ans.Entre autres, nous avons déposé, en mai 1985, auprès de la ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu de j'époque, Pauline Marois, un dossier comprenant plus de 8 000 signatures et l'appui de plus de 50 groupes populaires, de femmes et de syndicats.Le 1er avril 1986, nous avons lancé l'Opération beurre de peanut dont vous aurez sûrement des échos.Votre parti a reconnu la nécessité d'augmenter le salaire minimum lors de la dernière campagne électorale.Face à l'inaction et l'ambivalence de votre parti sur cette question, nous vous pressons de considérer la situation des milliers de gens au salaire minimum ignorés depuis près de cinq ans et d'agir immédiatement en leur faveur.Au Québec, 6% de la main-d'ocuvre (120 000 personnes) est au salaire minimum en regard de 12% en Ontario.70% sont des femmes et 50% ont moins de 25 ans.75% des gens au salaire minimum sont dans le secteur tertiaire; surtout dans le commerce de détail, l'hébergement, la restauration, les services communautaires et personnels.Étant inorganisé / es, la loi du plus fort règne.Elles et ils se font imposer un salaire qui ne correspond ni à leur force de travail, ni à leur contribution à l'enrichissement collectif.Pour eux, l'autonomie financière les projets pour le futur ne sont que des rêves.Vue la relance de l'économie suite à la récession de 1982, les gens au salaire minimum ne re- vendiquent pas la charité, mais la part qui leur est due.Nous demandons l'abolition des taux de salaire minima différenciés selon l'âge car ceux-ci vont à rencontre de la Charte des droits et libertés et ainsi que du principe du salaire égal pour un travail égal.Nous demandons l'abolition de la differentiation pour les gens à pourboire car les partagés avec d'autres.Donc, les pourboires, en fait, n'appartiennent pas aux salarié /es, ce qui est contre la raison d'être de la différenciation.De plus, les gens à pourboire travaillent beaucoup d'heures sans recevoir de pourboire.Nous demandons un redressement immédiat à $4,50 l'heure pour tous et toutes et des augmentations complémentaires pour une période de temps donnée pour rattraper le pouvoir d'achat perdu depuis 1981.Depuis 1981, le coût de la vie a augmenté de 28%.Pour avoir le même pouvoir d'achat qu'en 1981, le salaire minimum devrait être $5,25.En janvier 1986, $4 ne valaient que $3,04 en terme de pouvoir d'achat \u2014 le plus bas niveau depuis au moins 15 ans! En 1985, une personne seule travaillant 40 heures par semaine, 52 semaines par an, aurait dû gagner environ $4,95 l'heure pour être au seuil de pauvreté.Votre gouvernement et le patronat disent qu'une hausse du salaire minimum compromettrait la compétitivité des entreprises sur les marchés extérieurs.Mais le salaire minimum au Québec est loin d'être le plus élevé.Le salaire minimum en Saskatchewan est de $4,50, au Manitoba, $4.30.Dans les états de la Nouvelle-Angleterre, le salaire minimum en dollars canadiens est environ $4,70.En Ontario, il est de $4 mais le salaire minimum des gens à pourboire est plus élevé qu'au Québec.Il est de $3,50 pour ceux et celles qui servent des boissons alcooliques et $4 pour tous les autres.Au Québec, le salaire minimum des moins de 18 ans est $3,54.En Ontario, il est $4 sauf pour les étudiants /es de moins de 18 ans et travaillant 28 heures ou moins par semaine quand il est à $3,15.En comptabilisant le salaire minimum avec d'autres normes de travail (congés, vacances, temps supplémentaire), on constate que les coûts pour employer une personne au salaire minimum au Québec sont plus uu3 v|u cil oinMi il ucwtii i, au ifia- nitoba, aux États-Unis et même en Ontario à certains égards.De plus, les gens au salaire minimum soni dans des secteurs ou la concurrence extérieure n'existe pas.La possibilité de déplacement des entreprises est limitée car elles doivent se situer auprès de leurs clientèles.On ne se précipitera pas vers l'Ontario ou les États-Unis pour ses besoins de buanderie, de services personnels ou pour manger.Beaucoup de facteurs affectent la compétitivité des entreprises, pas seulement le salaire minimum.En 1984, alors que l'Ontario avait un salaire minimum inférieur au Québec, l'industrie du tourisme a progressé de plus de 10'.au Québec et de seulement 3% en Ontario.Aussi, selon une étude de la Commission des normes du travail (1983), si le salaire minimum augmentait de 15% ($4,60), les coûts de production augmenteraient de moins de 1%.On fait des peurs aux gens au salaire minimum en prédisant des pertes d'emploi massives.Par contre, aucune étude ne.rend compte de façon valable et complète de l'impact d'une hausse du salaire minimum sur l'emploi, le salaire minimum n'étant qu'un facteur parmi tant d'autres.L'étude de Fortin, si souvent citée, comporte de graves lacunes.Ses résultats sont donc très discutables.Cette étude ne tient pas compte du nombre de gens au salaire minimum, de la situation du Québec par rapport à ses voisins, de l'évolution du niveau du salaire minimum en terme de pouvoir d'achat et en terme relatif et des différents taux de salaires minima.Cette étude prédit une perte d'emploi si on augmente le salaire minimum relatif.Or, le salaire minimum relatif a baissé de plus de 15% depuis 1976.H est actuellement au niveau le plus bas depuis au moins 15 ans! Nous demandons un mécanisme d'ajustement périodique selon des critères connus et selon un système de concertation qui inclut des représentant / es des Kens au auiaire minimum.Il ne sutlit pas de dégeler le salaire minimum.11 doit être augmenté régulièrement par après selon un mécanisme connu et établi par tous les intéressé / es.Un gel de cinq ans ne peut plus se répéter.Une société se voulant juste et humaine, ne peut pas forcer les travailleur / euses les plus démuni/es de mener une lutte continuelle afin d'assurer à peine leur subsistance.Le système de relations industrielles reconnaît comme normal le principe de la négociation collective pour déterminer les conditions de travail.Ce droit doit également s'appliquer à la fixation du salaire minimum.Il est invraisemblable que les plus intéressé /es n'aient aucune occasion de se faire entendre lors de l'élaboration de politiques qui les touchent.Finalement, Monsieur Le Ministre, rien ne permet de dire que notre société ne peut pas augmenter le salaire minimum à $4,50 l'heure.Vraiment, pour les femmes et les jeunes, une meilleure autonomie financière et un peu d'espoir pour le futur, ce n'est pas un luxe! En espérant que vous considérerez l'urgence de nos revendications, nous aimerions vous rencontrer dans les plus brefs délais afin de vous présenter notre position et en discuter plus amplement.Veuillez agréer.Monsieur Le Ministre, l'expression de nos sentiments les meilleurs.Louise VERDONE Au Bas de l'Échelle Dione VERMETTE CANO Jean-Pierre FOURNIER ATIQ Le bilinguisme d'Alliance Québec Les propos du capitaine Garneau C'est avec un grand étonne-ment et une déception certaine que j'ai pris connaissance du compte rendu, dans les journaux, de l'allocution inaugurale prononcée par M.Marc Garneau lors de la tenue des États généraux sur la qualité de l'éducation.M.Garneau n'a rien trouvé de mieux, au fond, que d'opposer dans une fausse dichotomie, le rôle joué par les sciences dites exactes.Ainsi, il conclut: «Assurons-nous qu'au moment où ils (les diplômes des sciences humaines et sociales) recevront leur diplôme, ils seront aussi disciplinés, dynamiques, compétents, employables et qu'ils ne seront pas complètement illettrés dans le domaine scientifique».Au lieu de plaider en faveur de la connaissance dans le sens le plus noble du terme, il ne fait que céder à l'influence des tendances anglo-saxonnes qui limitent couramment le concept de science à la physique, à la chimie et à l'ingénierie.11 laisse, par le fait même, sous-entendre que les sciences humaines et sociales n'entrent pas dans le «domaine scientifique».En cela, il est utile de faire remarquer que dans l'élaboration des politiques scientifiques et de la répartition des fonds, seules quelques-unes sont élues, malgré les multiples maux sociaux qu'éprouve, en ce temps de crise, notre population et auxquels les sciences humaines et sociales seraient les plus aptes à apporter une contribution.|e ne citerai que l'exemple alarmant du phénomène du suicide chez nos jeunes pour montrer l'urgence d'une connaissance accrue sur la façon débilitante dont nous expérimentons nos rapports sociaux et des moyens pour y remédier.Car, pourquoi ne pas l'avouer tout de suite, d'aucuns pensent que notre beau monde de la science est exempt des basses nécessités matérielles.Il faut se détromper.L'incessante recherche, dans une société mercantile comme la nôtre, d'une rentabilité économique immédiate et à courte vue, fait en sorte que nous aboutissons à un développement scientifique déséquilibré.Tel le veau d'or, l'informatique a partout le dernier mot.Il n'est pas surprenant alors de constater que les sciences humaines et sociales, peu attrayantes aux yeux de nos «développeurs» tant publics que privés, soient reléguées aux oubliettes.De plus, il incombe aux enseignants et éducateurs la tâche supplémentaire de revaloriser auprès de leurs étudiants les possibilités d'un futur véritablement humain qu'apportent ces mêmes sciences.Le capitaine Garneau, en plaidant pour la science telle que pratiquée ici, sert de porte-parole consciemment ou non (il faudrait vérifier s'il a coulé ses cours de science politique au collège militaire) aux puissants et aux dominants.Il devrait savoir que cette même science dont il est si fier, est conçue et employée pour maintenir et même accroître leur bien-être, leur richesse, leur pouvoir et leur prestige.Elle sert aussi leurs caprices de surconsommation.En outre, cette déviation inacceptable de la science dont il se rend d'autant plus coupable qu'il profite de son statut de héros national, accroit le fossé qui nous sépare, nations industrielles, des pays pauvres à cause du prix prohibitif des transferts technologiques.On voit donc que la science a jusqu'à maintenant d'abord servi aux nations développées et aux couches déjà privilégiées de ces mêmes nations au détriment de la recherche de solutions aux plus graves problèmes qui guettent l'humanité et parmi la liste de ces problèmes, comment ne pas parler du détournement de la matière grise de beaucoup de nos savants au profit de l'absurde course aux armements dont notre pays se fait de plus en plus complice.Venant de la bouche d'un militaire, ces propos ne peuvent qu'éveiller scepticisme et suspicion.le voudrais rendre hommage au courage de plusieurs de nos étudiants qui doivent lutter contre les pressions de leurs parents, leur entourage, des perspectives aléatoires du marché du travail, même en sciences dites exactes, de certains médias ne se préoccupant guère de leurs goûts et de leurs convictions les plus profondes.Laurier GIRARD Aima Une femme étonnante l'ai lu Le deuxième sexe durant les années soixante-dix, plus de vingt ans après sa publication, et c'est à partir de cette analyse de la condition féminine que j'ai commencé à lire les ouvrages des féministes américaines, mais aucune ne m'a influencée autant que Simone de Beauvoir.Que dire de cette femme étonnante qui a refusé la complaisance, dénoncé l'hypocrisie, bousculé l'ordre établi et qui a assumé dignement sa vie de femme publique et de compagne de Sartre, son complice pendant près de cinquante ans.Humaniste, elle ne s'est pas contentée d'être spectatrice de son époque; à chaque détour de sa vie, on trouve un engagement, une prise de position, une dénonciation.Toutes ces luttes ne lui ont jamais enlevé son goût inné du bonheur et son immense amour de la vie.À ceux qui ne la comprenaient pas et qui l'accusaient de pessimisme, elle répondait: «C'est parce que je refuse les fuites et les mensonges qu'on m'accuse de pessimisme; mais ce refus implique un espoir: celui que la vérité peut servir; c'est une attitude plus optimiste que de choisir l'indifférence, l'ignorance, les faux-semblants.» Simone de Beauvoir a provoqué chez moi comme chez beaucoup de femmes de ma génération une remise en question non seulement des rôles traditionnels et de leurs caractères aliénants mais une réflexion importante sur les rapports humains et la morale traditionnelle.Rachel FRASER Laval Avec la mort de Simone de Beauvoir, nous voyons s'éteindre non seulement l'une des figures intellectuelles les plus importantes du 20e siècle et militante d'avant-garde de toutes les causes progressistes, mais aussi la figure de proue majeure du féminisme contemporain.De nombreux passages de son magistral essai «Le deuxième sexe» sont encore aujourd'hui, 37 ans plus tard, d'une résonance extraordinaire.Simone de Beauvoir écrivait, par exemple, qu'en presque aucun pays, le statut légal des femmes n'est identique à celui des hommes.Même lorsque des droits leur sont abstraitement reconnus, une longue habitude empêche qu'ils ne trouvent dans les moeurs leur expression concrète.Avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité, Simone de Beauvoir répond, entre autres, à Aris-tote, Freud et Kierkegaard, eux qui voyaient la source de l'infériorité des femmes dans la nature humaine.Elle a démontré qu'on naît pas femme, on le devient.Le mouvement féministe occidental lui doit beaucoup.Lucie PÉPIN députée d'Outremont à Ottawa «Vivre avec le cancer» RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTÉE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles dos services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service dot abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 18 h.ANNONCES CLASSEES Commandes eu corrections lundi au vendredi d* 8h à 17h.285-7111 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Télé-Presse 285-7306 Vacances, Voyages * 285-7265 Carrières et profession!, nominations 285-7320 L I ft C'est le printemps, le mois d'avril et des jonquilles, mais aussi du cancer, cette triste réalité.Un journaliste de LA PRESSE, il y a déjà quelque temps, écrivait ce qui suit sur cette terrible maladie: «Le cancer, un petit mot qui fait frémir, un mal qui détruit tout sur son passage, qui brise des coeurs, qui bouleverse des vies.Il s'attaque à n'importe qui, même à des enfants.» Comme tout cela est vrai! Je viens ici rendre hommage au personnel du Centre d'oncologie de l'hôpital Notre-Dame, spécialement au docteur Madeleine Biais, oncologue d'une grande compétence et d'une humanité extraordinaire.Tribune libre a publié, en janvier dernier, mes réflexions sous forme de poème, sur les heures d'attente pénibles avant de passer des examens ou de subir des traitements de chimiothérapie.La situation s'est beaucoup améliorée grâce au dévouement de toutes et de tous.Je les remercie bien sincèrement pour leurs bons soins, leur compréhension et leur gentillesse.11 n'est pas facile de vivre avec cette maladie sournoise.Heureusement qu'il y a des périodes de rémission, même si la déception est grande, lorsque le cancer se manifeste de nouveau et de plus en plus souvent.La volonté de vivre, l'affection, la sympathie de l'entourage im- 1 ' médiat, c'est important voire même essentiel pour notre survie.Merci à mon cher mari et à tous ceux et celles qui depuis des années, de près ou de loin, m'entourent de leur affection et m'encouragent.Malheureusement, il y a des gens qui ne jugent que sur les apparences.On se demande pourquoi, surtout lorsqu'il s'agit du cancer, cette maladie tenace et imprévisible.Us semblent ignorer complètement notre lutte quotidienne souvent douloureuse pour survivre.Ils nous blessent profondément par leur indifférence, leur incompréhension ou même en doutant de notre maladie.Tout cela parce que souvent, nous n'avons pas l'air malade et que nous essayons de vivre normalement comme tout le monde.Notre désir, notre volonté de vivre, malgré les effets secondaires pénibles des traitements, c'est plus fort que tout, mais c'est aussi un défi parfois difficile.|e sais que tous ceux et celles qui, aussi, luttent pour leur survie, comprennent ce que je veux dire et que j'essaie aussi d'exprimer en leur nom.Bon courage à toutes et à tous! La vie est belle malgré tout et on l'apprécie davantage quand on a failli la perdre.Surtout que la menace est toujours là, comme l'épée de Damoclès! Gabrlelle LÉVESQUE GAAL «A sa manière, chaque affiche bilingue dit à l'immigrant: \u2014 Il y a deux langues ici, le français et l'anglais, on choisit celle qu'on veut.Elle dit à l'anglophone: \u2014 Pas besoin d'apprendre le français, tout est traduit.» le ne connais pas de meilleur résumé du problème de la langue -.\u20140- vjuiuvw.u; |>i unième redevient d'actualité et le président d'Alliance Québec, Monsieur Michael Goldbloom.publiait le 9 avril dernier un texte à ce sujet dans LA PRESSE (Tribune libre).On aurait pu croire que M.Goldbloom tenterait en quelque sorte de répondre aux assertions contenues dans la citation reproduite plus haut.11 n'en est rien.Le message de M.Goldbloom est en quelque sorte subliminal.On en termine la lecture avec l'impression que le français n'est pas menacé, que le bilinguisme dans l'affichage est la solution des gens raisonnables et tolérants et que ceux qui s'y opposent ne le sont pas.L'un des objectifs d'Alliance Québec, nous affirme M.Goldbloom, est «de protéger la langue française».L'Histoire nous enseigne que les collectivités sont égoïstes; aussi, considérant que les membres d'Alliance Québec sont presque tous anglophones, faut-il admirer la grandeur dame dont cet organisme donne l'exemple et qui est sans doute unique au monde?Cependant, les chiffres cités par M.Goldbloom sont-ils si rassurants?Par exemple, dit-il, «en 1984, le français est identifié comme principale langue de travail par 80* des Québécois d'expression française».Cela en laisse quand même 20% qui ne travaillent pas principalement dans leur langue.Situation unique en Occident.Imagine-t;on le tollé en France ou aux États-Unis si un cinquième de la main-d'oeuvre ne pouvait plus travailler principalement dans sa langue?Au Québec, la chose est inévitable, dira-t-on, vu notre contexte géographique.Cela n'est que partiellement vrai.Mais n'est-ce pas une raison de plus pour protéger le français dans des domaines comme l'affichage, où nos relations avec l'extérieur ne sont nullement en jeu?C'est la théorie du contrepoids, quoi: puisque l'anglais occupe toute la place dans un si grand nombre de nos activités, n'est-il pas indiqué qu'au moins dans quelques-unes, le français joue lui aussi un rôle exclusif?Les anglophones du Québec, nous rappelle M.Goldbloom, sont de plus en plus bilingues.Fort bien.Mais devons-nous nous émerveiller de cette situation, finalement très normale pour une minorité de 11%?D'ailleurs, une étude récente du Conseil de la langue française démontre que là où francophones et anglophones sont en nombre égal, les francophones demeurent de loin les plus bilingues; l'anglais reste donc, et de beaucoup, la langue dominante des échanges entre anglophones et francophones au Québec.Citant d'autres coûteux sondages, M.Goldbloom multiplie les chiffres rassurants: seulement «1 p.cent des Montréalais d'expression anglaise souhaitent un affichage unilingue anglais».Peut-être M.Goldbloom connait-il mal l'ouest de Montréal?Une promenade rue Sherbrooke entre Décarie et Cavendish lui permettrait de constater que la proportion des commerçants qui n'affichent qu'en anglais dépasse de très loin son chiffre de 1%.Il y a, semble-t-, il, ce qu'on dit.et ce qu'on fait.Finalement, une autre révélation des sondages, selon M.Goldbloom, prouve l'évolution de tous les Québécois «vers un plus grand respect et une meilleure compréhension mutuels»: la grande majorité des Québécois favoriserait «l'affichage dans une autre langue au Québec, si le français est toujours inclus».Ici, pour une fois, nous disposons d'un autre sondage (Sore-com, juillet 1985).Il indique que 71,9* des travailleurs francophones et 53,6% des allophones attribuent à l'affichage unilingue français une tendance «à utiliser moi-même plus de français au travail».Ce sondage a peut-être échappé à l'attention de M.Goldbloom, trop affairé.(.) Et pourtant, c'est vrai, l'acceptation de l'affichage bilingue est un réflexe premier chez bien des Québécois.«A partir du moment où le français figure sur les affiches, qu'est-ce que ça m'enlève qu'on y ajoute de l'anglais?» se dit l'honnête homme.Et son raisonnement semble être, à première vue, le bon sens même.Cepen-dant, à chaque fois que la question de l'affichage est examinée plus a fond, le public devient beaucoup plus favorable à l'affichage unilingue français.Les partisans de l'affichage unilingue français marquent alors des points, car ils invitent le public à réfléchir sur les conséquences de l'option contraire.Les tenants de l'affichage bilingue tentent plutôt d'apitoyer l'auditeur sur le sort de la pauvre minorité anglo-québécoise (déjà la mieux traitée au monde), bref de noyer ses méninges dans l'épais sirop des bons sentiments pour prévenir toute réflexion véritable sur les questions de fonds, qui sont les suivantes: I.Une minuscule société comme la nôtre (2% de la population nord-américaine: un morceau de sucre à côté d'un gallon de café, quoi), environnée et pénétrée par la culture de 260 millions de voisins, peut-elle en plus se permettre le bilinguisme dans des choses aussi intimes et locales que l'affichage sans, du coup, rendre le français inutile et superflu?t.comment pourrions-nous, dans ce contexte, convaincre les étrangers qui viennent chez nous et, surtout, ceux qui s'y établissent, que le Québec est français et qu'ils doivent apprendre cette langue?Ces questions fondamentales sont résumées dans la citation du début.Cette citation, M.Goldbloom la connaît bien; elle est de René Lévesque et figure dans su réponse de 1982 aux nombreuses revendications d'Alliance Que-bec.Mais M.Goldbloom se garde bien d'aborder ces questions, comme il se garde bien de situer le problème linguistique québécois dans le contexte nord-américain.Toute la stratégie d'Alliance Québec depuis sa fondation consiste à prétendre appuyer le français, mais en s'opposant systématiquement à ce qu'on limite l'usage de l'anglais.Or, l'espace culturel québécois n'est pas élastique.Si une culture y prend plus de place, l'autre en occupera moins.A cela, les bons sentiments ne peuvent rien.Les extraits de journaux suivants rappellent la fragilité du français au Québec: «Parmi les 125000 Néo-Québécois qui ont abandonné leur langue maternelle, selon les dernières données.114000 ont choisi l'anglais comme langue parlée à la maison (LA PRESSE, 20 mars 1986).«Les ventes de disques québécois, en chute libre depuis des années, continuent de baisser dramatiquement» (LA PRESSE.28 octobre 1985).«Sur 685 logiciels en usage dans la fonction publique québécoise, 77% affichent leurs messages en anglais» (Le Devoir, 12 novembre 1985).Loin d'être menacée, la place de l'anglais au Québec apparait donc mieux assurée que jamais par l'évolution économique et technologique.Contrepoids bien modeste à cette évolution, l'affichage unilingue français apparait intolérable au président d'Allian-ce Québec.Pour mesurer la disparité entre les forces qui jouent en faveur de l'une et l'autre langue, on n'a qu'à observer les moyens dont disposent leurs défenseurs respectifs.Les états financiers d'Alliance Québec pour 1984 indiquent des revenus d'un million trois cent soixante-neuf mille dollars, dont un million cent vingt-sept '.mille provenant du fédéral.; Quant aux organismes voués à la défense du français (S.S.I.B., ; M.Q.F., etc.), ils ne reçoivent à \u2022 cette fin aucune aide financière ; des gouvernements (et ils n'en recevront pas de sitôt !).Pour en revenir à l'affichage.¦ certains dont M.Goldbloom, af- ' firment que la légalisation du bi- \u2022 linguisme n'aura d'effet que dans .' les zones à forte population anglophone.Ceux qui croient cela vivent encore à l'ère de l'épicier du coin.Nous sommes à l'époque des grandes chaînes de magasins et restaurants, aux enseignes partout identiques.Quant aux petits commerçants, ils utilisent un matériel publicitaire standardisé par les fabricants et qui redeviendra bilingue.De toute manière, ce n'est pas à Lévis ou à Matane que l'affichage ; bilingue aurait les effets les plus nuisibles, mais présisément à Montréal, porte d'entrée du Que-bec et milieu de vie de la masse de \\ nos immigrants.Le bilinguisme de l'affichage viendra confirmer à leurs yeux l'inutilité d'apprendre le français, puisque la plupart travaillent déjà en anglais et sont culturellement branchés sur New York et Toronto.Espérer qu'alors ils continueront indéfiniment d'accepter l'obligation d'inscrire leurs enfants à l'école française, c'est rêver en couleur.Bien sûr, M.Goldbloom voit dans l'obligation de n'afficher qu'en français une atteinte à la liberté.Mais toutes les sociétés civilisées ne restreignent-elles pas la liberté d'expression ?l'aimerais peut-être, moi, par exemple, installer sur ma pelouse un énorme panneau-réclame incitant les passants à lire Le Matou.Mais dans ma rue résidentielle, la loi l'interdit.C'est une limitation évidente de ma liberté d'expression, mais n'est-elle pas raisonnable, compte tenu du bien commun ?La suave diplomatie de M.Goldbloom risque de nous faire oublier qu'entre les deux langues, il y a concurrence.Ne nous méprenons pas: la diplomatie, c'est la poursuite de la guerre par d'autres moyens.Depuis sa fondation, et tout en proclamant son amour du français.Alliance Québec a mené une guerre incessante, par des moyens juridiques, à presque toutes les protections que la loi 101 donnait au français.Tel un client habile qui exigerait d'énormes rabais sur chaque article en prétendant que le vendeur se rattrapera sur la quantité.Alliance Québec veut nous convaincre qu'en annulant ou affaiblissant chacune des dispositions de la loi 101, on lui gardera quand même son efficacité.M.Goldbloom en appelle à notre raison, mais son discours mise en fait sur nos sentiments, et peut-être pas les plus estimables.Yves BEAUCHEMIN écrivain B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 AVRIL 1986 B 4 LEMÛMBtË Reagan menace l'Iran et la Syrie de représailles en cas d'attentats prouvés _ WASHINGTON \u2014 Anri-ii nonvmat.avait précisé que Wa- seule cible d'opérations militai- ont note que les autorités amen- terrorisme.Ils notent, parmi action militaire contre l WASHINGTON - Après ¦1 la Libye, le président Reagan a averti la Syrie et l'Iran que ces deux pays pourraient faire l'objet de représailles américaines au cas où la responsabilité d'un acte terroriste pourrait leur ctiv \u2022\u2022\u2022\u2022putée vus laçon « irrci niable ».Mais le secretaire d'État George Shultz s'est efforcé hier de minimiser la portée de ces menaces en affirmant que les Etats-Unis «n'avaient aucun projet» en ce qui concerne des operations militaires contre l'Iran ou la Syrie.Peu après les declarations de M.Reagan, un haut responsable qui a demandé à conserver l'a- nonymat, avait précisé que Wa shington ne ferait usage de la force qu'en tout dernier recours, après l'échec de pressions diplomatiques et économiques.M.Charles Redman, porte-imuwiv uu uépai rallient a utat, a fait valoir que les remarques de M.Reagan avaient été faites «en réponse à une question hypothétique».La politique américaine vis-à-vis du terrorisme n'est pas «en pilotage automatique», a-t-il poursuivi, en soulignant que Washington étudie chaque cas de terrorisme «selon ses mérites».Le président Reagan était interrogé mercredi soir sur le fait de savoir si la Libye était la seule cible d'opérations militaires américaines ou si des moyens similaires pourraient également être employés contre des pays comme l'Iran et la Syrie au cas où leur implication dans un acte terroriste pourrait être prouvée.«Le terrorisme d'État est une forme de guerre et l'on ne peut rester tranquillement assis et laisser quelqu'un vous déclarer la guerre tout en prétendant être toujours en paix», avait ajouté le président, en notant toutefois qu'il est plus difficile de remonter la piste du terrorisme d'État dans le cas d'autre pays que dans celui de la Libye.De nombreux commentateurs ont note que les autorités américaines concentraient tous leurs efforts sur la Libye, un pays relativement vulnérable, et gardaient un silence discret sur les liens de la Syrie et de l'Iran avec Ir» ÎPrrnriçmt^ Lof* d'llfie Cf>r*'A- rence de presse au début avril, M.Reagan avait déclaré à propos des liens de la Syrie avec le terrorisme que «jusqu'à présent les pistes n'allaient pas dans cette direction dans les événements des dernières semaines».De nombreux experts aux États-Unis, et certains responsables américains le reconnaissent d'ailleurs, soulignent cependant que la Syrie mérite au moins autant d'attention que la Libye dans le domaine du soutien au terrorisme.Ils notent, parmi bien d'autres éléments, que le groupe du dissident Abou Nidal \u2014 soupçonné d'être responsable des attentats dans les aéroports de Rome et Vienne à la fin de l'ait A*\\***Sr%m \u2014 c~.Tî .~: : : ' '~ T - néral à Damas, et relèvent la présence de différents groupes terroristes en territoire libanais contrôlé par la Syrie.Le choix de la Libye comme cible privilégiée s'explique par plusieurs facteurs, estime-t-on dans les milieux diplomatiques.S'en prendre à la Syrie, ou à l'Iran présente en effet des risques plus élevés.Les liens de la Syrie avec l'URSS sont jugés plus étroits que ceux qui existent entre Moscou et Tripoli et une Paris renforce sa défense sur la Côte d'Azur ¦¦\u2022PARIS \u2014 La France a mis **\" en place depuis le début de cette semaine un dispositif de défense aérienne le long du littoral de la Méditerranée, en raison de la tension qui règne dans le bassin méditerranéen depuis le raid américain contre la Libye, a-t-on annoncé hier au ministère français de la Défense.Plusieurs batteries de missiles anli-aoriens Roland et Roland II ont été disposées sur des sites militaires le long des cotes, dans le cadre d'un « plan de vigilance».Cinq batteries de missiles sol-air Roland ont ainsi été installées dans le seul département du Var (sud-est de la France).Ces biitteries de missiles sol-air doublées de radars sont servies par des effectifs renforcés et permanents, precise-t-on de source militaire.Toutes ces batteries ont été installées sur des sites militaires, et certaines, comme sur la hase de Hyères-Saint-Mandrier, sont visibles par la population.On précise, de source autorisée, que le contrôle aérien a été Sérieusement renforcé par la mise en place de plusieurs radars supplémentaires et la mobilisation d'équipes de surveillance.; I On indique par ailleurs, de source bien intormée à Paris, que l'Italie a commencé dans le même temps \u2014 c'est-à-dire de lundi à mardi \u2014 à mettre en place un système de défense identique.La seconde raison qui a conduit les autorités françaises à prendre de telles mesures est la présence de plusieurs navires de guerre américains (transporteurs de troupes ou d'engins) dans les ports de Marseille et de Toulon, apprend-on de même source.À Marseille, 2 000 marines ont débarque hier matin d'un bâtiment américain et ont reçu pour consigne de ne se déplacer que par petits groupes, toujours escortés par des patrouilles françaises.En installant les batteries de missiles, la France a donc également voulu protéger les bâtiments américains \u2014 dont les escales étaient programmées avant le raid des F-l 11 sur Tripoli, pré-cise-t-on de source militaire \u2014 contre toute éventuelle attaque libyenne.Enfin, les observateurs civils et militaires estiment que certaines informations publiées par des journaux français affirmant que les F-l 11 américains ont survolé le territoire national le long des Pyrénées pour se rendre de Grande-Bretagne en Libye ont également pesé sur la décision des autorités françaises de protéger aussi efficacement la façade méditerranéenne par un véritable écran anti-aérien.Malgré leurs démentis catégoriques, les autorités françaises, qui ont toujours affirmé n'avoir jamais donné leur feu vert pour le survol de la France par les F-111 américains, se sont, affirme-t-on, refusées à exclure totalement l'hypothèse de représailles libyennes contre le territoire.D'autre part, le secrétaire d'Etat George Shultz a minimisé hier, au lendemain des déclarations du premier ministre Jacques Chirac sur la solidarité avec les États-Unis, les différends qui ont pu surgir entre Washington et Paris à propos du raid contre la Libye.AFP Des journalistes étrangers photographient ce que les autorités libyennes affirment être les débris du F-l 11 américain disparu lors du raid sur Tripoli.photo Reuter La CEE jette les bases d'un plan de lutte anti-terroriste ta LA HAYE \u2014 Les ministres ™ responsables de la sécurité publique et les chefs de la police des douze pays de la CEE ont jeté hier à La Haye les bases de ce qui se veut un plan de lutte anti-terroriste, sous le regard attentif de trois hôtes américains inattendus, envoyés par le président Reagan.Les 12 ont ainsi décidé d'intensifier leur coopération avec les États-Unis, qu'ils rencontreront au moins deux fois par an pour mettre en commun les renseignements glanés par leurs polices, a annoncé le ministre ouest-allemand de l'Intérieur I riedrich Zimmermann.Arrivés à l'improviste au moment où les ministres et «superflics» de la Communauté européenne commençaient leurs travaux, l'attorney general Edwin Mcese, le directeur du FBI William Webster et le responsable de la cellule anti-terroriste au département d'État Robert Oakley n'ont pas eu accès à la conférence.Ils ont cependant été informés de ses résultats, M.Mee-se ayant rencontré à sa demande la plupart des ministres présents a La Haye.En l'absence de décisions spectaculaires, les ministres ont réaffirmé solennellement la volonté des 12 de coopérer efficacement contre le terrorisme d'où qu'il vienne.Les observateurs ont relevé que la déclaration, aux termes soigneusement pesés, ne mentionne nulle part le nom de la Libye, cité régulièrement au cours des dernières semaines parmi les instigateurs des récents attentats.Toutefois, a-t-on appris de bonnes sources, les experts européens ont établi une liste de pays potentiellement terroristes.Cette liste, qui devrait être adressée aux chefs de gouvernement des 12 et dans laquelle figureraient la Libye, l'Iran et la Syrie, a donné lieu, selon une source proche de la conférence, «à des discussions animées».Toujours selon cette source, la Grèce a en particulier estimé, en termes très fermes, que les preuves de l'implication de la Libye dans le terrorisme n'étaient pas assez convaincantes.Cette attitude a provoqué des difficultés dans la rédaction de la déclaration finale, a ajouté cette source.Les ministres européens ont d'autre part décidé de se revoir plus souvent qu'auparavant, c'est-à-dire désormais deux fois par an, et, selon une suggestion française, de tenir des réunions exceptionnelles en cas de crise.Ils ont également insisté sur le caractère «vital» d'un meilleur échange des informations entre polices nationales, comme l'ont souligné les ministres français et britannique Charles Pasqua et Douglas Hurd.Premier résultat pratique des travaux, les chefs des polices des aéroports d'Europe se réuniront dès le mois prochain à La Haye pour coordonner les mesures de contrôle des personnes suspectes en transit et tenter de repérer à temps les compagnies aériennes susceptibles d'être visées par les attentats.De son côté, l'Europe des 21 a convenu hier de renforcer par des mesures pragmatiques et juridiques la coordination dans la lutte contre le terrorisme, décidée par les Douze à la Haye, et d'engager un dialogue sur ce problème avec le monde arabe, a déclaré à Strasbourg M.Peter Barry, président en exercice du comité des ministres des 21 pays du Conseil de l'Europe.M.Barry, ministre des Affaires étrangères d'Irlande, a également annoncé la convocation « le plus tôt possible » et « en tout état de cause avant la fin 1986» d'une conférence des «ministres européens spécialisés», chargée de prendre des mesures pratiques dans la lutte antiterroriste.\u2022 Pour sa part, la Libye considère comme «extrêmement graves» les décisions prises par les pays de la CEE au sujet de la lutte contre le terrorisme, a déclaré le porte-parole officiel du Bureau Populaire (ministère) libyen des Relations extérieures.La décision européenne concernant les relations diplomatiques avec la Libye, a-t-il djt, «témoigne de la soumission de l'Europe aux pressions américaines» et constitue «un sacrifice des intérêts des peuples européens».\u2014 AFP et Reuter action militaire contre Damas risquerait d'entraîner un vaste conflit, qui pourrait toucher Israel.Damas a d'autre part un rôle important dans toute possibilité de règlement du conflit is-iUJu uiabc, sans id pre- sence d'otages américains au Liban et le fait que la Syrie a contribué au règlement de l'affaire du détournement d'un Boeing de la TWA sur Beyrouth l'an dernier.En outre, du point de vue militaire, l'éventualité de représailles contre Damas ou Téhéran pose des problèmes nettement plus compliqués qu'une rapide incursion aérienne sur une zone côtière comme cela a été le cas pour le raid en Libye.\u2014 AFP et UPI Beyrouth : l'exode occidental se poursuit ¦BEYROUTH \u2014 Huit Àirié- : ricains, six Français, un Bel- ¦ ge.La liste des Occidentaux fuyant Beyrouth-Ouest a conti- .nué de s'allonger, hier, au lendemain de l'annonce, par l'Organisation révolutionnaire des musulmans socialistes, de l'assassinat du journaliste britannique Alec Collett, 64 ans.4 À l'appui de son annonce, l'organisation révolutionnaire a fait parvenir à la presse une vidéo-cassette montrant un homme mort, pendu, qui ressemble au journaliste.Ce film montrant la pendaison d'Alec Collett porte à trois le nombre d'otages dont les ravisseurs ont fourni une «preuve» de l'exécution, sans que les corps aient été retrouvés, les deux précédents étant ceux du diplomate américain William Buckley et du chercheur français Michel Seurat.Las de cette guerre entre chrétiens et musulmans, qui dure depuis douze ans, mais, surtout, de plus en plus inquiets par les prises d'otages des deux dernières années, l'exode des Occidentaux de Beyrouth-Ouest a récemment pris une ampleur particulière à cause de la tension entre la Libye et les États-Unis.Les chancelleries occidentales s'abstiennent de fournir des chiffres sur le nombre de leurs ressortissants vivant encore à Beyrouth-Ouest.Mais, selon des estimations non officielles, il resterait 12 Américains, une quinzaine de Britanniques, une quarantaine d'Allemands, une cinquantaine de Français et une quinzaine d'Italiens.Peu à peu, la guerre, les menaces, l'insécurité et l'intolérance auront donc vidé Beyrouth, dans sa partie musulmane, de la présence occidentale.Par ailleurs, un nouvel attentat antibritannique a été déjoué, hier matin, à Beyrouth-Ouest: une charge de 15 kg d'explosifs été découverte dans un parking qui jouxte le British Council fermé depuis le début du mois.Plus tard en soirée, hier, une femme et un milicien ont été tués et treize autres personnes ont été blessés lors de bombardements échangés des deux côtés de la ligne de démarcation au Sud de Beyrouth.\u2014 UPI, AP et AFP NORMALISATION ÉGLISE-ÉTAT Premier entretien Glemp-Jaruzelski depuis juin 85 mm VARSOVIE \u2014 Le chef de ™ l'État et du parti polonais, le général Wojciech laruzclski, et le cardinal-primat de Pologne, Mgr lozef Glemp, se sont rencontrés en tète-à-tète hier à Varsovie, pour la première fois depuis juin 1985, a annoncé l'agence officielle PAP.Un communiqué commun publie après cet entretien de plusieurs heures souligne notamment la «nécessité d'une pleine normalisation des relations diplomatiques entre la Pologne et le Saint-Siège, (qui) serait dans l'intérêt du pays».Varsovie souhaite depuis longtemps établir des relations diplomatiques avec le Vatican 3ui n*y serait.pas opposé à con-ition que l'Église polonaise se voie octroyer un statut juridique en négociation depuis des années.Le cardinal Glemp et le général Ja/uzelski ont estimé à ce sujet qu'il fallait «poursuivre les négociations» entre l'Église et l'État.Le communiqué ne mentionne pas la perspective de la troisième visite de lean-Paul II en Pologne, donnée pour certaine dans les milieux religieux, en juin 1987 à l'occasion d'un congrès eucharistique.Le cardinal Glemp avait lui-même indiqué début avril qu'il aborderait «certainement» cette question avec le général laruzclski.Le Saint-Père n'a fait encore l'objet d'aucune invitation officielle et le fait que le communiqué ne mentionne pas cette question laisse supposer qu'il existe encore des problèmes entre l'Église et l'État notamment en qui concerne le programme de ce pèlerinage.lean Paul II a depuis longtemps indiqué qu'il aimerait se rendre à Gdansk, qu'il n'avait pas visité lors de ses deux précédents voyages en Pologne en 1979 et 1983.Les autorités, de leur côté, souhaiteraient qu'il ne se rende pas dans la ville de Lech Walesa.Le communiqué, qui n'aborde aucun des autres dossiers en discussion entre l'Église et l'État, et notamment la mise sur pied d'une fondation pour l'agriculture privée à l'initiative de l'épi-scopat, souligne enfin l'importance «de la continuité du dialogue» entre l'Eglise et l'État.À l'issue de cet entretien tenu au siège du conseil d'État, le cardinal Glemp s'est refusé a toute déclaration, laissant uniquement entendre qu'il s'était déroulé dans une atmosphère cordiale.Depuis 1981, le général laruzclski et le cardinal Glemp se sont rencontrés en tête-à-tête à dix reprises.AFP DÉPÊCHES VERS L'URSS: des agents du gouvernement américain ont saisi en Californie pour environ $233 000 de matériels électroniques qui allaient être livrés illégalement à l'Union Soviétique après avoir'transité par la France.Les matériels saisis sont indispensables à la fabrication de semi-conducteurs, des éléments dont l'URSS et les autres pays du bloc de l'Est sont particulièrement demandeurs en raison de leur utilisation dans la fabrication de missiles, radars et rayons laser.REAGAN s le président Ronald Reagan a téléphoné, hier, à la présidente Corazon Aquino pour lui promettre l'assistance du gouvernement américain.La Maison Blanche indique que M.Reagan aura également un entretien téléphonique avec l'ex-président Marcos au cours de son escale à Hawal samedi, avant de poursuivre sa route pour le Sommet de Tokyo.Par ailleurs, cinq soldats de l'armée régulière philippine ont été tués et deux photographes de presse philippins, ainsi qu'un colonel, ont été blessés hier dans une, em- buscade tendue par des rebelles communistes dans le Nord des Philippines.TAMOULS : huit militants ta-mouls ont été tués et 51 autres capturés au Sri Lanka au cours d'une opération menée hier par l'armée contre un camp de l'Organisation de libération de ' l'Eelam Tampul dans le Sud-Est du pays.Par ailleurs, un chef rebelle dont le nom de guerre était « Reagan » s'est suicidé en avalant une capsule de cyanure pour ne pas être capturé vivant.De nombreux militants tamouls empruntent ainsi les noms de personnalités internationales.GRÈCE: le premier ministre grec, M.Andréas Papandréou, vient de procéder à un léger remaniement ministériel.Aucun changement aux postes clés.Mélina Mercouri demeure à la Culture et aux Sciences.Le portefeuille de la Défense, détenu jusqu'à maintenant par le premier ministre lui-même, passe aux mains du vice-premier ministre, M.Yannis Ha-ralambopoulos.TRAFIC t Israël n'a pas l'intention d'intervenir en faveur des trois Israéliens arrêtés aux Bermudes et soupçonnés d'appartenir à un réseau international de trafic d'armes à destination de l'Iran.Les trois hommes, dont le général de réserve Avraham Bar-Am, sont «des particuliers qui ont agi de leur propre initiative», affirment des sources israéliennes haut placées à Jérusalem.OLP: en sa qualité de commandant en chef des forces palestiniennes, le président du Comité exécutif de l'OLP Yasser Arafat a ratifié une décision visant à démettre le colonel Abou Zaim, de son vrai nom Atallah Atallah, de tous ses titres et de toutes ses fonctions.Il a été accusé de «complot» et condamné pour «désobéissance, rebellion et actes hostiles à la révolution et au peuple palestinien».BOGOTA: selon la police colombienne, 18 personnes ont été tuées au cours d'action lancées dans les provinces septentrionales de César et d'Anti-oquia par la guérilla communiste des forces armées révolutionnaires de Colombie.SYRIE : la radio La Voix du Liban (chrétienne) affirme que trois attentats à l'explosif ont eu lieu pendant la nuit de mercredi à jeudi dans la région de 'fartons, au nord de la Syrie, faisant au moins un mort et vingt blessés.V LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 AVRIL 1986 IMMOBILIER IMMOBILIER m CANTONS DE L'EST LAC ELGIN, Contons de l'est.2' > neuves de Mil - 1 14 Québec.Chalet-maison meublée 3 chambre* d coucher, armoire de chêne, souvsol fini, plancher bois tronc, 2 («vers.OJ'Ooe, 260' sur le lac, 225» profondeur.340 Chemin Lo-Piètre, Loc Elgin ¦ Stratford.Bur 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PEANUTS JE ME CULPABILISE TOUT LE TEMPS.MAIS POURQUOI DONC?POURQUOI NE POURRAIS-JE ALLER OÙ JE VEUX SANS RIEN DIRE?NON.IL FAUT TOUJOURS QUE JE ME CULPABILISE ET QUE JE BATTE MA COULPE.PHILOMENE BOUBOULE ENDREDI 25 AVRIL 1986 m mm m ROGER LEMEUN - 89 CHAPITRE QUARANTE ET UNIÈME Le procès pour meurtre débuta le lundi suivant.Pour les Plouffe, blêmes de leur unguis.se, de leur souffrance el de n'avoir pas vu le soleil depuis le il juillet, le martyre ut teignait l'inhumain, l'intolérable.La fébrilité agitait leurs membres en toutes sortes de lies, même les objets qui les entouraient semblaient frémir de teneur.Sans la foi aveugle de Monseigneur Folbêche, la présence optimiste de Denis et l'obstination animale de Napoleon, les Plouffe se seraient écrasés dans les convulsions du désespoir.Car l'immensité du drame ne pouvait trouver place dans le cadre étroit de ces existences faites pour les peines et les joies ordinaires.Les Plouffe croulaient sous l'ampleur inouïe de cette épreuve incommensurable: Ovide, l'orgueil de la famille, était menacé de mourir pendu! Joséphine ne parlait plus, ses lèvres, agitées par un constant tremblement, ùnonnaienl des prières auxquelles elle ne comprenait plus rien.Guillaume et Napoleon, figés dans une prostration totale, semblaient deux grands chênes abattus, couchés sur le sol avec toutes leurs branches.Cécile ne mangeait plus et promenait son visage ennuie d'un bout à l'autre de la cuisine.Anéantis, les Plouffe n'étaient plus que les débris d'une famille jadis heureuse.Monseigneur Folbêche continuait de célébrer la messe chaque matin pour Ovide, mais refusait de voir désormais les autres paroissiens venant aux nouvelles.Tout aux Plouffe.tout au Christ, il refusait de perdre confiance.La foi en un Dieu juste, l'obstination dans l'espérance viennent à bout de toute épreuve, pensait-il.Sur un point cependant, les Plouffe se retrouvaient tels qu'en eux-mêmes, seraient tous présents, à chaque minute du procès, à faire bloc avec Ovide, le soutenant de leur amour, de leur espoir, et partageant son supplice.Denis Boucher les appuyait de toutes ses forces.L'impact de ses reportages apparaissait comme la seule lueur de salut de l'accusé.Son premier article dans TIME avait paru trois jours auparavant.Reportage éblouissant de vivacité, de couleur, de détails inédits, passionnants, parfois truculents: son patron immédiat l'appela de New York pour l'en féliciter et l'inciter à continuer dans cette veine.Denis s'affirmait, décrivant les Plouffe.Ovide.Rita, Berthet, Monseigneur Folbêche, le Quebec, avec une pénétration étonnante, apportant des éclairages nombreux, divers el significatifs, lesquels faisaient pâlir les articles des autres journaux.Respectant sa parole donnée au Premier Ministre, il se garda de parler de sa visite à Ovide.Mais le récit extraordinaire, authentique que lui avait fait celui-ci fut sa premiere source d'inspiration.Au Cercle des journalistes, il fut assailli de questions émerveillées et perplexes.Oui, perplexes.Pourquoi, dans ce morceau choisi, aussi littéraire que journalistique, où il vantait les richesses du Québec, les qualités particulières de la population restée française, insistait-il sur la personnalité de l'Honorable Duplessis?Il y soulignait que le Premier Ministre, sous une apparente rigidité autocratique, était un homme sensible, bon.visionnaire dévoué corps et âme à l'avenir de sa Province.TIME, d'habitude, était plus sévère dans ses jugements.! Du même souffle.Denis faisait d'Ovide Plouffe un portait chaleureux, le décrivant comme un Don Quichotte ne comprenant rien aux bassesses de ce monde.Dans quel but l'auteur posait-il, mine de rien, tant de questions sur le rôle équivoque de Pacifique Berthet, sur son infirmité, son mutisme et sur son passé à Grenoble?Il y décrivait Rita Toulouse comme un oiseau léger et charmant, dont la beauté sémillante et le rire perlé faisaient penser à la joliesse et aux trilles d'un colibri.D'enthousiastes épithètes décrivirent la belle Marie Jourdan: jeune Française, fille d'une comédienne liquidée par la Résistance, réfugiée à Québec.Les lecteurs furent émus par l'anecdote du Monseigneur chassé de sa paroisse, revenu d'urgence habiter la maison des Plouffe, y célébrant la messe tous les matins à l'intention de l'accusé! Son reportage témoignait d'une telle connaissance du sujet; du milieu, laissait supposer un drame d'amour si complexe, une situation si enchevêtrée, que le début du procès, à la manchette des journaux du monde entier, devint un suspense de portée internationale, les du droit criminel, elle inspirerait la jurisprudence.Denis, transporté d'aise (ne tenait-il pas là le sujet du roman qu'Ovide lui avait jadis conseillé d'écrire?), brûluit d'attaquer le prochain épisode: coûte que coûte revoir Stan La-brie.Le reporter se cogna deux fois à la porte, apprit d'un voisin que le proxénète était parti sans laisser d'adresse.Denis n'en fut pas étonné, mais ragea quand même.Quel lâche, quel individu abject! La semaine précédente, devant un Ovide absent de ce monde, on avait procédé au choix des jurés.La Couronne et les deux scrutateurs n'avaient pas rencontré les difficultés habituelles.Aucun ne s'était récusé et chacun répondait aux exigences de la loi.Dans cette ville de Québec où il ne se passait apparemment jamais rien, être choisi pour décider de- In ,.i.li,.l,0;i.1.I'.'.,1-tj ! à la loterie.Ce procès retentissant ferait sans doute passer ces petites gens à l'Histoire.Quel événement dans leur vie! Ils en parleraient longtemps à leurs amis, à leurs enfants et petits-enfants.Ovide, paraissait totalement indifférent, n'usa pas du droit d'objection au choix de certains d'entre eux.nettement agressifs à son endroit.Jamais avocat de la Défense n'avait eu client aussi récalcitrant.Ovide lui en voulait, lui parlait à peine depuis sa suggestion de plaider la folie.Ovide avait-il décidé de renoncer à toute lutte, de se laisser couler'.' En tous cas il le laissait croire.Le Procureur de la Couronne se frottait les mains d'avance, il aurait la partie belle.Il ne lui serait pas difficile de confondre ce pauvre type responsable de la défense d'Ovide.Le maître déploierait un tel talent, une telle impitoyable logique dans sa charge contre Ovide Plouffe.que sa plaidoirie serait à coup sur publiée dans la fameuse collection Procès Cé/è-bres.Inscrite au tableau d'honneur des annales du droit criminel, elle inspirerait la jurisprudence.Dans l'esprit du public, des le premier jour, l'accusé était déjà condamné.Chacun avait ses raisons pour en faire son pendu à soi, comme si le disquaire-bijoutier eut été le coupable multiple des malheurs de tous, le bouc émissaire universel.' Cet Ovide Plouffe était plus qu'un concitoyen qu'on se prépare à juger.Il incarnait d'abord dans toute son horreur le meurtrier diabolique, hautain, méprisant et crachant son fiel.On disait même qu'il invoquait, comme première défense, l'incompréhension des cretins envers l'homme exceptionnel qu'il prétendait être! Enfin! La vertu, la justice allaient écrabouiller le roi des sépulcres blanchis, qui croient pouvoir, forts de leur supériorité, commettre impunément les pires mé-lails.Le roman de cet homme s'écrivait maintenant par des gens qui ne savaient pas.écrire et qui choisissaient tous les même denouement: la pendaison.Honte à ceux qui osaient contrecarrer l'interprétation générale! Ainsi Denis Boucher, après avoir savouré pleinement l'encens de l'admiration des premiers moments, commença à déceler de la méfiance à son propre endroit.Il se voyait subtilement soupçonné de faire sensation, de jaunisme.de parti pris, de doutes habilement semés pour influencer l'opinion publique, le juge et les jurés.Il en ressentit d'abord du malaise, puis se révolta.Qu'on attende son deuxième article! On verrait ce qu'on verrait! Neuf heures quarante-cinq.La Cour s'ouvrait dans quinze minutes.Des centaines de badauds faisaient le pied de grue aux marches du Palais de Justice afin d'apercevoir el.de huer le monstre menotte, amené dans un car blindé.L'édifice déjà bondé bouillonnait d'une activité inaccoutumée: tous prenaient la pose, puisque le monde entier braquait sa caméra sur le spectacle historique qui allait se dérouler.L'autre cote de la rue, à une table d'encoignure du restaurant OLD HOMESTEAD, l'oncle Gédéon et Denis Boucher parlaient tout bas, mais avec une animation intense.Non lé paysan n'assisterait pas au drame, non il ne croyait pas qu'Ovide pût s'en sortir.Prétextant une allergie asthmatique, il se disait incapable de respirer dans la salle d'audience d'un procès pour meurtre.Que son neveu fût l'accusé n'arrangeait pas les choses! Quand il avait expliqué à la famille les raisons de son abstention, les Plouffe lui tournèrent le dos.De cette table d'encoignure, le paysan suivrait les péripéties de l'affaire el surveillerait la stratégie de l'avocat d'Ovide, ce freluquet flottant dans sa toge et sensible comme une mauviette.Pourquoi diable cet incompétent avait-il opté pour le droit criminel?Accablé, cerné par les coups de téléphone, les visites inopinées du paysan, désemparé, englué de roueries, d'arguments, de témoins que Gët-déon lui suggérait, le procureur d'Ovide arriva à la Cour dans un état d'esprit lamentable.Denis se leva après avoir consulté sa montre.La Cour ouvrait dans cinq minutes.Le show tragique allait commencer.Gédéon lui répéta: \u2014 Oublie pas la moindre graine de detail.Ecris tout.Tu me rejoindras icitle à midi.El dis à Joséphine que je suis tellement avec eux autres que c'est comme si j'étais là.Denis hocha la tète.Il savait que le refus de Gédéon d'assister au procès avait profondément blessé les Plouffe, même si le paysan participait aux trais d'avocat et s'activait .pour trouver des témoins favorables.\u2014 J'espère que d'ici midi, vous changerez ¦ d'idée, en tout cas.Mettez-vous bien dans la tète qu'Ovide est innocent et que nous le sauverons.Le reporter partit en courant.Gédéon continua de siroter son café, seul à sa table, triste, un peu honteux de n'être pas avec la famille dans la salle d'audience.Il ne pouvait quand même pas compromettre, par sa présence, à titre d'oncle et de parrain de l'accusé, toute la Beauce?Et qu'est-ce que ça apporterait dé plus à Ovide?En homme sage, responsable, il se devait de faire passer le bien commun avant la solidarité familiale.Il n'était pas fier de lui, l'oncle Gédéon.Il commença même à faire des efforts pour se persuader que son filleul Ovide était innocent, victime d'une terrible erreur judiciaire.Denis en avuit l'air si convaincu! Il se décida: il paierait seul tous les frais.à suivre Copyright, Ottawa, Canada; 1082 Roller l.cnu'lin 8 12 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 25 AVRIL 1986 Libre-échange: Mulroney n'exclut pas une réunion des premiers ministres ¦OTTAWA \u2014 Le premier ministre Mulroney a repondu par un « peul-eire » hier lorsqu'on lui a demande s'il pour-rail y avoir après son retour d'Asie (le 15 mai) une rencontre avec les provinces pour discuter du libre-échange.MAURICE JANNARD M.Mulroney a fait cette réponse laconique aux médias a sa sortie de la Chambre des communes.l'Ius tot.il avait indique aux deputes en Chambre que le ministre |oe Clark poursuivait ses rencontres avec les provinces pour trouver une formule leur permettant d'etre consultées durant les pourparlers avec les Ltats-Unis.Par contre, au bureau de M.Clark, on fait savoir que celui-ci a eu peu de temps pour remplir cette tache puisqu'il a été absent durant les trois dernières semaines à la suite de son voyage au Moyen-Orient.Il avait été question d'une réunion entre les premiers ministres à l'occasion de l'ouverture de l'Exposition de Vancouver la semaine prochaine, mais certains dirigeants provinciaux ne nmirrnnl v wsçiQtpr Pour vt» tv»ri Robert Bourassa devra rester à Québec pour la presentation du premier budget de son gouvernement.84 études secrètes De son coté, hier, le ministre du Commerce international, lames Kelleher, a réitéré l'intention du gouvernement fédéral de ne pas publier les 84 etudes sectorielles qui ont été réalisées sur le libre-échange.Ces etudes, a-t-il dit, ont été montrées aux provinces et les présidents des comités consulta- tifs industriels en prendront connaissance bientôt.« Pour le public, pas question », a dit le ministre Kelleher.« Cela serait donner des munitions aux Américains, avec qui nous devrons négocier ».Il ne faut pas montrer son jeu d'avance dans une négociation, a dit le ministre.¦H.-.\u2022»\u2022 .\u2022 k ¦ *' .\u2022 | ¦ | ¦ .' \u2022 i i iwi i IlUVIClIC Cl IICU\" démocrate a voulu faire dire au gouvernement hier qu'Ottuwa avait dû faite d'énormes conee-sions sur le bois d'oeuvre pour obtenir un vote favorable au sénat américain, ce que le premier ministre a nié catégoriquement.Le député libéral Raymond Garneau a rappelé à M.Mulroney qu'Ottawa devra obtenir l'accord des provinces pour négocier certains points avec les Ltats-Unis, car elles ont juridiction sur plusieurs domaines, comme les ressources naturelles.iiiiimimiimiimimiiiimii m IV ANNIVERSAIRE COMMÉMORAI 00 GÉNOCIDE ARMÉNIEN S = LE DIMANCHE 27 AVRIL 1986,18h S - SALLE CLAODE-CHAMPAGNE - UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL -j 220, avenue Vincent-d'lndy, Montréal BH ALLOCUTIONS PAR DCS OFFICIELS DU PROVINCIAL ET OU FEDERAL.m NOTAMMENT L'HONORABLE ROBERT BOURASSA, PREMIER MINISTRE DU QUÉBEC _l «Ainsi le gouvernement turc commença et continua impitoyablement l'infâme IT massacre des Arméniens, les déportant hors de l'Asie Mineure.L'élimination du _ peuple arménien de l'Asie Mineure a pris une telle ampleur que leur disparition ^ était quasi totale \u2014 ce fut un fait accompli.» HB Hi Sir Winston Churchill Qg m COMITE NATIONAL ARMENIEN DU QUEBEC m miiiiiiiiimiiimiiiBmiiiiDÏi © DE RABAIS JEANS SUPER SUM ET WORLD CLASSIC BROWN'S\"\" À LA BOUTIQUE 317 Vous vouliez des jeans depuis longtemps.voici l'occasion rêvée de vous en procurer! 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