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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier spécial. Les 150 ans du diocèse de Montréal
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-05-10, Collections de BAnQ.

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[" c c C C c c ( C f ( X K r r 2» LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 Les 150 ans du diocèse de Montréal \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ut .Ilyal50 ans naissait un empire Redécouvrir l'Église diocésaine Le 15 mai prochain marquera le 150' anniversaire de fondation du diocese de Montréal, le voudrais, que cet événement soit pour tous l'occasion de redécouvrir notre Eglise diocésaine, de l'aimer davantage et de s'y impliquer chacun a sa manière.Redécouvrir Nous disposons d'un riche héritage qu'il convient d'explorer.Si nous cherchons cette année ù mieux connaître l'histoire de notre diocèse, nous verrons que les grands défis pustoraux ne datent pus d'aujourd'hui.Nos prédécesseurs ont été confrontés ù de graves problèmes.Ils ont dû luire face a de lourdes responsabilités, souvent duns des circonstances 1res difficiles.Notre passé est marque par des valeurs toujours essentielles : lu foi, le courtine, l'audace créatrice, le partage et le don de soi.La connuissunec de ce passé nous apportera inspiration et réconfort duns la situation qui est lu nôtre aujourd'hui.je me réjouis que LA PRESSE ait voulu consacrer ce cahier special à l'Eglise de Montreal ù l'occasion du 150e.Toute une équipe de journalistes compétents nous permet de raviver des moments de ce pusse et de mieux cerner la réalité présente.Ces dernières années, poursuivant les recherches de leurs devanciers, des historiens de valeur nous ont familiarises avec les premieres décennies de notre Lglise diocésaine, en particulier sous les épiscopats de Mgr Lartigue et de Mgr Bourget.les journaux, lu radio et la télévision manifestent également Itcuu-coup d'intérêt.Les journalistes de tous médias ont pris le chemin des archives en vue de nous faire partager leurs découvertes duns des articles ou des emissions.Radio-Canada télédiffusera les principaux événements des fêtes, présentent des dossiers historiques et diffusera des emissions culturelles et musicales appropriées.De même.Téle-Métro-pole et RudioOiicbcc feront place un 150' duns leurs émissions.Un certain nombre d'auteurs ont mis en commun leurs recherches pour produire nu ouvrage qui paraîtra en septembre.Enfin, au même moment, une exposition se tiendra dans le hull de l'hôtel de ville sur l'histoire religieuse de Montreal.Le grand public y trouvent une image de notre Église d'hier et d'aujourd'hui.Aimer Cette découverte nous fera aimer davantage notre Église.Nous aurons plusieurs occasions d'exprimer ta reconnaissance du coeur.Ensemble, nous rendrons grâce un Seigneur pour ces longues années d'evangê-lisution et d'expérience chrétienne qui ont façonné notre milieu montréalais.I i'tcr la communauté d laquelle on appartient, c'est porter sur elle un regard admiratif et aimant.Au-delà des faiblesses, des lenteurs, des lourdeurs d'une grande famille, il y u place pour lu reconnaissance des vraies grandeurs.Il y a place uussi pour un profond sentiment d'appartenance, une volonté d'assumer le passé et de vivre le present avec courage et confiance.Nous savons par experience comme il est important de vivre des temps de fêtes et de réjouissances.Entre parents, entre amis, de tels moments nous rapprochent les uns des attires.Plusieurs grands rassemblements se préparent : messe d'ouverture des /êtes a lu cathédrale, rencontre des jeunes à Notre-Dame, messe solennelle du 12 septembre au même endroit, de même que plusieurs «montées » a la cathédrale.Tous ces rassemblements nous aideront à nous apprécier, a nous aimer, à nous sentir membres d'une grande famille.S'impliquer Dans celte famille, tous ont une place importante à remplir, un rôle particulier à jouer.Le nombre est impressionnant de ceux et celles qui s'impliquent dans leur milieu, le suis témoin chaque jour d'engagements, d'expériences de dévouement, d'entraide et de partage.Chez les ieiines comme chez les adultes et les aines, on peut compter sur une générosité et des dynamisâtes étonnants, l'ai confiance que le jubilé suscitera des implications nouvelles ; il sera an temps privilégié d'animation et de relance pastorale.Ma confiance s'exprime totalement dans ce thème des fêtes du 150' : « Ravivons notre espérance».C'est avec fierté que LA PRESSE présente aujourd'hui ù ses lecteurs ce sup-pêmcntsurlcs 150 ans du diocèse de Montréal.Ainsi que le souligne Mgr Paul Grégoire, qui a bien voulu honorer ces pages de son message personnel, cet anniversaire offre aux Montréalais l'occasion de redécouvrir l'Église diocésaine dans toutes ses dimensions.Pour évoquer les grandes étapes d'une histoire aussi riche, nous avons fait appel à une équipe de journalistes de LA PRESSE et à une prestigieuse équipe de collaborateurs dont les textes Les 150 ans du diocèse de Montréal Ont coiluboré a la réalisation de ce cahier: De la Rédaction de La Presse: Marcel Adam, Jules Bèliveau, Florian Bernard, Madeleine Berthault, Jean-Pierre Bonhomme, Jean-Guy Dubuc, Mariano Favreau, Lilianne Lacroix, Georges Lamon, Denis Masse, Gilles Normand, Vincent Prince, Jules Richer, Michel Roy, Jean Taillefer, Lily Tasso, Pierre Vennat.Collaboration spéciale: Rita D.-Hazel, Cyrille Felteau, André Lamoureux, Guy La-pointe, Huguette Lapointe Roy, Lucien Lemieux, Hélène Pel-letier-Baillargeon, Denise Robillard.Coordination du cahier: Jules Béliveau Maquette: Guy Granger, Michel Hotte.Maquette de la page frontispice: Gilles Dussault.Photographies: Michel Gravel, Robert Mailloux, Armand Trottier, Robert Na-don.Archives: Jean-Pierre Chalifoux, Richard Lalonde.Remerciements à Mlle Monique Montbriand, des Archives de l'Archevêché de Montréal.ont souvent valeur de témoignage.Nous les en remercions.C'est donc le 13 mai 1836 que Rome créa le diocèse de Montréal.Un siècle et demi n'est qu'un souffle dans l'histoire de l'humanité.Et pourtant plus rien aujourd'hui n'est comme autrefois, hors les valeurs profondes et universelles que l'Eglise incarne toujours.À l'origine, simple détachement de celui de Québec, le diocèse de Montréal avait la taille d'un empire, borné au sud par la frontière des États-Unis, au nord par la ligne du partage des eaux de la Baie lames, à l'est par une ligne à mi- tPAUL GRÉGOIRE Archevêque de Montréal 5 ; \u2022> 3s.vV*- il te1 chemin entre Montréal et Québec, à l'ouest jusqu'aux limites de l'Ontario.En tout, 98 paroisses dont une seule, Notre-Dame, dans la ville de Montréal.On ne parle plus aujourd'hui de la «ville au 100 clochers» puisque le territoire de l'archidiocèsc.plus modeste mais aussi plus populeux, abrite 254 paroisses et 1 506 220 fidèles.Mgr Ignace Bourget.l'un des grands architectes du diocèse, fit venir d'Europe de nombreuses communautés d'hommes et de femmes, aux vocations les plus diverses, et qui assurèrent la présence active de l'Église dans les secteurs vitaux de la vie collective.C'est pourquoi l'histoire des services sociaux, des services de santé et de l'éducation dans notre société se confond avec celle du diocèse de Montréal dont le dynamisme reste vigoureux à toutes les époques, et l'influence, presque toujours déterminante dans la société civile jusqu'aux années soixante.Rigoureusement fidèle à Rome, l'Église de Montréal doit aussi son rayonnement à la force de ses chefs spirituels.Les pages qui suivent en font la preuve.Michel ROY Éditeur adjoint © \u2022 \u2022 15 0 ANS RAVIVONS NOTRE ESPÉRANCE Le symbole du 150e anniversaire Le symbole graphique du 1501' anniversaire du diocèse de Montréal comporte 150 points formant une croix latine, symbole universel de la religion catholique et de la foi des chrétiens.Cette croix rappelle celle qui, du haut du Mont-Royal, surplombe la ville et est un élément caractéristique de Montréal.L'ensemble, dans sa construction, donne une impression de lumière, ce qui évoque l'illumination de la foi.La force grandissante des points vers l'intérieur symbolise la force et l'unité de la communauté ccclésiale ainsi que le rapprochement des communautés chrétiennes du diocèse.Inversement, la diminution des points vers les extrémités évoque l'ouverture sur le monde et l'esprit oecuménique.Ce symbole, que complète généralement l'inscription « 150 ans -Ravivons notre espérance», thème du jubilé du diocèse, a été conçu par la maison ailles Caron, Communication et Marketing Limitée.La photo de gauche fut prise en 1924, lors de l'érection de la croix du Mont-Royal.Pourquoi 162 ans plus tard ?Sous le régime français, la ville de Québec s'est toujours avérée le lieu privilégié de toutes les institutions de la Nouvelle-France, incluant celle de l'Église qui y avait établi en 1674 le premier siège episcopal de toute l'Amérique du Nord.L'instauration du régime britannique modifia peu à peu les données démographiques, socio-économiques et religieuses du Québec.En 1783, les sulpiciens et de nombreux laïcs de Montréal désirèrent la présence d'un évèquc en leur ville.Les motifs allégués furent ceux-ci: les rares visites de Mgr lean -Olivier Briand dans le district de Montréal vu son grand âge, la grande distance entre Québec et Montréal vu les moyens de transport alors utilisés, l'accroissement de la population ( le district de Montréal compterait 56 000 habitants en 1784 sur les 113 000 de la colonie et la ville de Montréal dépasserait celle de Québec en 1790 de 4 000 habitants ).et l'habitude de l'Église catholique romaine d'ériger un nouveau diocèse pour chaque portion suffisante de population.Cette perception de la réalité fut partagée par les personnes en autorité dans l'Église, autant à Québec qu'à Rome, mais elles durent affronter de nombreux obstacles, surtout du côté politique.Le gouverneur Dorchester aurait pu favoriser un tel projet en 1790, car le coadjuteur de Mgr Jean-François Hubert, évêque de Québec, avait été le précepteur de ses enfants et était son protégé.Or, ce Mgr Charles-François Bailly de Messcin ambitionnait de devenir le premier évêque de Montréal.Mais lorsque l'ac- auiescement de Rome arrive à luébec, les deux prélats étaient à couteaux tirés, surtout à cause de leurs divergences sur l'établissement d'une université à Québec.Le délai occasionné par cette dispute et la mort prématurée de I évêque coadjuteur empêchèrent l'érection du diocèse de Montréal.Malgré les efforts d'anglicisa-tion et d'anglicanisation du trio le plus influent auprès du gouvernement bas-canadien durant les vingt années suivantes ( Her-man-Witsius Ryland, secrétaire, lonathan Sewell, juge en chef, Dr |acob Mountain, évêque anglican ), des signes d'une présence episcopate à Montréal furent entretenus par l'évêque de Québec.Que le curé de Lon-gueuil ait été ordonné évêque coadjuteur de Mgr Hubert en 1795 et qu'il y demeurât même comme évêque de Québec jusqu'en 1806 n'en est pas le moindre.Les sulpiciens s'opposèrent cependant à ce que le coadjuteur de Mgr (oscph-Octave Plcssis, Mgr Bernard-Claude Panet, se fixât â Montréal en 1807, par crainte d'un certain ombrage à leur omniprésence.Le supérieur des sulpiciens était curé de l'uni-, que paroisse de la ville et seigneur de l'ile.Quand Mgr Plessis réussit finalement en 1818 à se faire reconnaître civilement comme évêque catholique romain de Québec et ainsi posséder en mainmorte, alors que depuis la conquête il n'était que le surintendant de l'Église romaine au Canada, il ne tarda pas à obtenir de Rome la nomination de |can-lacques Lartigue comme son évèquc auxiliaire à Montréal.Celui-ci, un sulpicien canadien, avait bien essayé d'y échapper, car il prévoyait les tribulations qui l'attendaient du côté de ses confrères français.Bien plus, il était le cousin de Louis-|oseph Papineau et de Denis-Benjamin Viger, deux personnes peu prisés par le gouvernement bas-canadien.Tout en étant un ardent promoteur du regroupement des évoques d'Amérique du Nord britannique en une province ecclésiastique dont l'évêque de.Québec serait devenu l'archevé-que, Mgr Lartigue ne vit aucun : autre moyen d'y parvenir qu'en devenant d'abord évêque titulaire de Montréal, comme cela s'était réalisé en 1825 à Kingston et en 1829 à Chariottetown.Grâce à un rapprochement for ; tuit en 1835 entre l'évêque auxl-Maire et les sulpiciens, une supplique favorable à l'érection du diocèse fut signée conjointe-ment' par ces anciens adversaires, ainsi que par le clergé du district de Montréal et l'évêque de Québec, Mgr Joseph Signay.Entre-temps, le gouvernement Cosford écrivit à lord Clenelg,.secrétaire d'Etat aux colonies, qu'il ne s'opposait pas à un tel : projet.Le contexte socio-politique était déjà assez compliqué, pour qu'on n'y ajoutât pas une : autre source de tensions dans la -population.Rome et Londres! endossèrent le projet en mai, 1836.C'était 33 ans après la pre* \u2022 mière demande du milieu et 162 ', ans après l'érection du diocèse -de Québec.! lucien lemieux: LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 3 Les 150 ans du diocèse de Montréal Cent cinquante années riches en initiatives de toutes sortes Les 150 ans du diocèse de Montréal, qu'on s'apprête à célébrer de digne façon, auront été fertiles en événements et en initiatives de toutes sortes.On ne saurait ici qu'en retracer une infime partie.On imagine bien, en effet, qu'un diocèse qui a grandi au point de compter aujourd'hui plus de 250 paroisses et d'être considéré comme un des plus populeux au monde, en dépit du fait qu'il ait été démembré à six reprises, n'a pu prospérer qu'en comptant sur des chefs spirituels d'un grand dynamisme.Ce dynamisme a été d'ailleurs reconnu avec l'octroi d'un chapeau cardinalice en 1952.Cette Église de Montréal, très attachée à Rome, voire très ul-tramontaine à ses origines, a longtemps revendiqué pour elle, et exercé de fait, le droit de guider la société civile et de lui dicter ses jugements moraux.Les premiers points de repère que nous évoquerons illustreront justement cet aspect du rôle qu'elle a joué parmi nous.Les troubles de 1837 et l'Institut canadien Le diocèse venait a peine d'être créé qu'éclataient les troubles de 1837.Mgr |ean-)acques Lartigue, son premier évéque, ne tardera pas à prendre position.Dans une lettre à ses fidèles, în date du 24 octobre 1837.il écrira: « Ne vous laisse/ pas séduire si quelqu'un voulait vous engager à la rébellion sous prétexte que vous faites partie du peuple souverain ».Il répétera la même exhortation le 8 janvier suivant.Son successeur immédiat, Mgr Ignace Bourget, aura à faire face, lui.à l'Institut canadien de Montreal.Il le condamnera énergiquement.Cet Institut, que fréquentaient notamment plusieurs libéraux en vue, surtout des radicaux, refusait de faire verifier par l'autorité religieuse le caractère acceptable des livres de sa bibliothèque.L'Institut ne devait pas se relever de celte condamnation, qui fit également un tort considérable au Parti libéral.Ce dernier ne parvint à lever celte hypothèque qu'avec Laurier, qui, en 1877, fit une brillante causerie où il faisait relever le libéralisme canadien de celui d'Angle- terre et non du libéralisme français aux tendances philosophiques et irréligieuses.On entendit moins proclamer par la suite que « le ciel est bleu et l'enfer est rouge ».Les Zouaves pontificaux Mgr Bourget devait aussi se révéler un ardent défenseur des pouvoirs temporels du Pape, alors attaqué par les troupes du roi Victor-Emmanuel.Il écrira plusieurs lettres à ses fidèles pour justifier le droit du chef de l'Église à régner aussi bien au plan civil que spirituel.Il ne manquera pas de rappeler aussi l'excommunication prononcée par Pie IX contre ceux qui cherchaient à le déposséder de ses États pontificaux et contre ceux qui sympathisaient avec ces derniers.D'ailleurs, dans un mandement du 31 mai I860, il dénonçait violemment Le Pays qui avait osé pencher du côté des troupes du roi Victor-Emmanuel.Mgr Bourget n'acceptait pas les journaux dits libéraux qui prétendaient faire pression de « liberté d'opinion ».Dans une lettre pastorale datée du 31 mai 1858, il avait nettement déclaré: « Il n'est permis à personne d'être libre dans ses opinions religieuses et politiques.» Et, il faut lire l'homélie enflammée que ce même évéque de Montréal prononcera en sa cathédrale, le 19 février 1868, pour saluer le départ des Zouaves canadiens pour Rome.C'est avec émotion qu'il bénira ces jeunes gens « prêts à affronter les plus grands dangers, et â souffrir même la mort, s'il le faut, pour la défense de l'Église et de son immortel pontife ».L'organisation du diocèse Cet attachement a Rome et cette conception très engagée de son rôle de guide de la société aussi bien civile que religieuse marqueront encore 1'F.glisc de Montréal sous les successeurs immédiats de Mgr Bourget.Mais Mgr Bourget n'aura pas été qu'un guide.Il aura été peut-étre davantage encore un bâtisseur.Il mettra rapidement en place toutes les institutions nécessaires à la bonne marche d'un diocèse.Dès 1840, il confiera, par exemple, aux Sulpiciens la mission de former les futurs prêtres.Puis, il fera venir d'Europe plusieurs communautés d'hommes et de femmes à qui il distri- Le grand dynamisme du diocèse a été reconnu avec l'octroi d'un chapeau cardinalice en 1952.La cérémonie de présentation a eu lieu à Rome le 16 janvier 1953.Dans cette photo, prise trois jours plus tard par Associated Press, on peut apercevoir des religieux admirant le chapeau.buera les champs d'action.D'autres communautés verront le jour dans son diocese.Grâce à celles-ci, l'action de l'Église s'exercera dans tous les domaines: écoles, collèges, petits séminaires, couvents, hôpitaux, hospices, orphelinats, etc.Mgr Bourget avait un sens très aigu de la charité.Les orphelins irlandais arrivés ici dans les années 1840.dans les conditions pénibles que l'on sait, trouvèrent en lui un bienfaiteur exceptionnel qui, en plus, exhorta ses fidèles a les acceuillir comme leurs propres enfants.C'est également sous son ires long règne, soit en 1848.que seront fondées â Montreal, les Conferences de Saint-Vincent-de-l'aul.NN.SS.Bruchési et Gauthier Le Congrès eucharistique international de Montréal, du 6 au 11 septembre 1910, sera l'événe- ment marquant de l'épiscopai de Mgr Paul Bruchési.deuxième successeur de Mgr Bourget.Ce congres, qui devait attirer plus de 200 000 visileurs et des délégués de plusieurs pays, constituera une manifestation de foi collective sans précédent.Mgr Bruchési sera archevêque en titre, de 1897 a 1939, mais, atteint de maladie en 1921, ses pouvoirs seront exercés, à partir de la, par Mgr Georges Gauthier qui agira comme administrateur apostolique.Plusieurs autres événements marqueront encore cette longue période.Signalons, notamment, le décret d'creciion canonique, le b janvier 1925.du Séminaire des Missions étrangères: la Bulle apostolique du 30 ociobre 1927 érigeant définitivement l'Université de Montreal; les 105 mariages jocistes du stade Deloii-mier, le 23 juillet 1939.etc.C'est encore pendant ce dou- ble règne que l'Oratoire Saint-loseph verra le jour et que nai-tront.surtout, les premiers mouvement de l'Action catholique spécialisée: |.O.C.I.E.C.I.A.C.U.C., L.O.C.Un premier cardinal Mgr loseph Charbonneau, qui devient en 1940, après le décès de Mgr Gauthier, le sixième évéque de Montréal, se fera surtout connaître par sa grande ouverture aux problèmes sociaux.Il ira même jusqu'à commander une quête pour venir en aide à des grévistes.Il sera cependant forcé, en mars 1950.de remettre sa démission pour des raisons que Rome n'a toujours pas rendues publiques.Certains y ont vu l'influence prépondérante du premier ministre Duplessis, mais il semble qu'ils ont grandement surestime le rôle de ce dernier.Avec son successeur, Mgr Paul-Émile Léger, l'Eglise de Montréal aura, en 1952, son premier cardinal.Grâce à sa grande éloquence et à sa forte personnalité, celui-ci sera un rassembleur et un bâtisseur d'oeuvres.On lui devra notamment, en janvier 1951, la fondation du Foyer de Charité; en 1955, la Grande Corvée en faveur de l'hôpital Saint-Charles-Borroméc; un peu plus tard, l'institution de Fame Pereo en faveur des lépreux, et de nombreuses autres initiatives du même genre.On se rappellera sa croisade du chapelet en famille â CKAC.la « Grande Mission » qu'il organisa, en I960, pour souligner en particulier le cinquantenaire du Congrès eucharistique de 1910, sa participation très active à Vatican 11, les fonctions de légat papal qu'il fut appelé à remplir a trois occasions, etc.On se rappellera aussi, évidemment, les nombreuses paroisses qu'il fonda.Des rôles nouveaux Enfin, son successeur, l'actuel archevêque Paul Grégoire, aura également imprimé sa marque a l'Eglise de Montréal, que la Revolution tranquille et l'élargissement du rôle de l'État devaient forcer à inventer de nouvelles formes d'apostolat.Mgr Grégoire s'entourera d'abord de deux importants organismes consultatifs, le Conseil presbytcral en 1969, et le Conseil de pastorale en 1972.Il divisera ensuite son territoire en regions pastorales avec, à leur tête, chacune, un vicaire episcopal.En octobre 1980, ce sera encore la creation de l'Office du diaconat permanent, avec un premier diacre permanent, M.Roger Dubois, ordonné le 17 mars 1981.L'adaptation aux temps nouveaux plus spécifiquement s'incarnera dans des initiatives comme la « Maison du l'ère », le « Comptoir Gamelin », la « Maison Marguerite ».les associés laïcs qui se joignent aux communautés religieuses, l'ouverture aux besoins du tiers-monde symbolisée, â un moment donné, par les « Boat People » du Sud-Est asiatique.Mgr Grégoire restera aussi constamment préoccupé par son « projet éducatif chrétien de l'école » qui l'a amené, l'an dernier, a mettre sur pied son Institut catholique destiné à former des enseignants qui verront à le réaliser.Et, voilà, en résumé ce qu'ont été les cent cinquante ans de l'Église de Montréal et le visage qu'elle a présenté pendant toi ie cette période.VINCENT PRINCK La cathédrale, telle qu'elle devait être Ti La Cathédrale de Montréal D'^PUS L'Eût SE ST-i;i23E A ROV.E Commence» on 1870 : die.om.nueo de 1878 d 1884 ; continu.-.- depult >*» - D.menelon» Longueur ri» ulcj» l«r*>ur (lu traowpt.222 pledi , hauteur du dome 350 pjada.moitift d'! 1 Ljlise -H Pierre a Rom* \u2014 The R C.Cathedral of Montreal Ê.FTE3 ST PETER'S OF ROME CoDunftncd In 1870 ute'ununued nxm 187rt to 18S4 .continued from 188ft \u2022 D.menaion* ¦ one half of St Peler a of Rom*.\u2014 Unglh 333 feet , width ol iranaet.1 222 tot , Wight \u2022;.dome 210 fact lei qu'indiqué dans sa partie inférieure gauche, ce dessin de l'actuelle cathédrale de Montréal a été exécuté par W.Décarie en mai 1886, il y donc exactement 100 ans.Le fait que la construction du temple conçu sur le modèle de la basilique Saint-Pierre de Rome \u2014 mais en plus petit \u2014 ne devait être terminée que \"quelques années plus tard, le dessinateur, se fiant probablement aux premières ébauches de ses concepteurs, a juché deux horloges aux extrémités du mur de façade de l'édifice.Ces horloges, comme on pourra le constater à l'examen de la photo de la page frontispice de ce cahier, n'existent pas.Les grandes statues surmontant la façade de la cathédrale sont celles des saints patrons de 13 paroisses du diocèse de cette époque les ayant offertes aux autorités diocésaines.Les personnages ainsi représentés sont ( de gauche à droite ): saint Antoine de Padoue, saint Vincent-de-Paul, saint Hyacinthe, saint Thomas d'Aquin, saint Paul, saint lean, saint (acques, saint Joseph, saint |ean-Baptistc, saint Patrick, saint Ignace, saint Charles-Borromée, saint François d'Assise.Ce dessin antique de la cathédrale de Montréal a été gracieusement fourni à LA PRESSE par M.Gaston Clouticr, de Saint-Eustache. 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 Les 150 ans du diocèse de Montréal Depuis sa fondation, le diocèse de Montréal a vu son territoire s'amenuiser, chaque fois qu'un nouveau diocèse était créé.Mais en même temps, sa population n'a pas cessé de croître et de se diversifier, au rythme des naissances nombreuses et à la faveur des migrations successives qui ont amené au Canada, depuis le 19c siècle, et plus particulièrement à Montréal.Irlandais, Européens, Asiatiques, Latino-américains.Au moment de sa fondation, en 1836, le diocèse de Montréal s'étendait à l'ouest jusqu'aux limites de l'Ontario qui s'appelait alors le Haut-Canada et à l'est jusqu'à une ligne a mi-chemin entre Montreal et Québec, couvrant le Saint-Laurent, des iles de Sorel à St-Régis.Sa frontière nord allait à la ligne de partage des eaux de la baie lames et sa limite sud était la frontière des F.tats-Unis.La population catholique du nouveau diocèse était d'environ 250 000.dont 32 000 dans la ville de Montreal.On y dénombrait 98 paroisses, dont une seule a Montreal, Notre-Dame, desservie par les Sulpiciens, seigneurs de l'ile.Le clergé comptait 122 prêtres, y compris 20 Sulpiciens, soit un prêtre pour plus de 1 bOO catholiques.Des 98 paroisses du début, 16 seulement font encore partie du diocese de Montreal.Les autres se trouvent dans l'un ou l'autre des six diocèses détachés de Montreal.Ln 1847, Montréal perd une paroisse, lors de la fon-dation du diocese d'Ottawa.Mais quand le diocese de St-Hyacinthe est fonde en 1852, ce sont 25 paroisses qui sont détachées de Montreal.Plus tard, une partie des diocèses de Sherbrooke (1874).de Pembroke ( 1882b) et de Timmins ( 1908 ) comprend des paroisses du diocèse de Montreal.C'est ainsi que l'érection du diocèse de Valley-field.en 1892, prive le diocèse de Montréal de plus de 55 000 âmes.Le processus se poursuit au 20e siècle, avec la creation des dioceses de lolictte ( 1904 ).Saint-|ean-Longueuil ( 1953 ) et Saint-jérômc ( 1951 ).enlevant chaque fois plusieurs paroisses au diocèse de Montréal.Mais alors que se poursuit cette cure d'amaigrissement géographique, le nombre des catholiques ne cesse d'augmenter.Aujourd'hui, le diocese couvre une superficie de 1399 km- et la population catholique s'élève a 1 506 220, sur une population totale qui dépasse les deux millions.Communautés religieuses Un autre phénomène important accompagne l'accroissement démographique du diocèse, celui de la multiplication des communautés religieuses qui prendront en main l'éducation, les services de santé et les services sociaux.À compter de 1840.Mgr Ignace Bourget, successeur de Mgr Lartigue, premier évoque de Montreal, s'emploie a doter son diocèse de ces institutions.Il n'existait alors à Montreal qu'une société de prêtres, les Sulpiciens, une communauté de frères, les Frères des Écoles chrétiennes, venus en 1857 à la demande de Mgr Lartigue et trois communautés de femmes, les Hospitalières de l'Hôtel-Dieu, la Congregation de Notre-Dame et les Soeurs Grises.Le diocese compte alors 77 paroisses.54 missions pour les Blancs et 4 pour les Amérindiens.La population catholique que Mgr Bourget évalue alors a 18b 244.est desservie par 142 prêtres.Les 82 soeurs de la Congregation de Noire-Dame ont 21 maisons et 2 000 élevés et les 7 Frères des écoles chrétiennes en instruisent 615.A compter de 1841.de nom-hreuses congregations d'hommes et de femmes s'installent a Montreal, a la demande des évè-ques ou en quête d'une terre d'asile quand la persécution sévit en Lurope.Les Oblats de Marie-Immaculée arrivent a Montreal en 1841.En 1842.c'est au tour des lésuites et des dames du Sacre-Coeur.Les Soeurs du lion-Pasteur d'Angers arrivent en 1844 et trois ans plus tard, en 1847, les Clercs de Saint-Viateur et les pères, les soeurs et les frères de la Congrégation de Sainte-Croix débarquent à Montréal.Quand deux communautés fran- Lors de son érection en 1836, le diocèse de Montréal était constitué d'un territoire s'étendant dans sa partie nord-ouest jusqu'en Abitibi et au sud jusqu'à la frontière canado-américaine.Au fil des ans, des parties de cet immense territoire se sont successivement détachées, formant d'autres diocèses qui, dans plusieurs cas, allaient eux-mêmes être subdivisés par la suite.C'est ainsi que le diocèse de Montréal des débuts englobait la totalité des diocèses actuels de Saint-Hyacinthe, de Valleyfield, de Gatineau-Hull, de Saint-Jean-Longueuil, de Joliette, de Saint-Jérôme, de Mont-Laurier, ainsi que des parties des diocèses de Sherbrooke, de Rouyn-Noranda et d'Amos.Lors de leur fondation.DE 1836 À 1951 même les diocèses d'Ottawa, de Pembroke et de Timmins ont enlevé certaines parties du territoire originel du diocèse de Montréal.La carte reproduite ci-haut, qui avait été imprimée à l'occasion du 100e anniversaire du diocèse en 1936, illustre l'étendue du territoire ecclésiastique de Montréal des débuts, ce qu'il était en 1936 et ce qu'il est devenu lors de la fondation du diocèse de Saint-Jérôme en 1951.Depuis cette date, le diocèse de Montréal se compose de la totalité de l'île de Montréal, de l'île Jésus ( Laval ) et déborde légèrement vers l'est pour englober Repentigny, Charlemagne, L'Assomption, Saint-Paul-l'Ermite et Saint-Sulpice.s** Le territoire n'a pas cessé de rapetisser et la population de croître çaises de femmes font faux bond a Mgr Bourget, il n'hesite pas a fonder des communautés canadiennes: la Congrégation des Soeurs de la Providence en 1845 et celle des Saints Noms de Jésus et de Marie en 1844.Il parraine aussi la fondation des Soeurs de la Miséricorde en 1848 et des Soeurs de Sainte-Anne en 1850.Au 19e siècle, les importantes migrations d'Irlandais et d'Européens fuyant la famine, avaient rendu nécessaire la fondation de paroisses irlandaises: St.Patrick ( 1866 ).St.Gabriel ( 1885 ) et St.Anthony of Padua ( 1884 ).De 1851 à 1871, la population de Montreal a presque doublé en passant de 57 715 à 107 225 en vingt ans.Une crise économique se prépare ( 1879-1884 ) qui touchera sévèrement les paroisses.Mgr Bourget, démissionne en 1876.Son successeur, Mgr Edouard-Raymond Fabre, devra faire face aux dettes des nouvelles paroisses qui s'élèvent à plus de $800 000 et stopper l'érection de la cathédrale St-|acqucs.Le chômage sévit à Montréal quand les manufacturiers américains décident de baisser leurs prix pour faire fermer les entreprises canadiennes.Ce qu'ils réussissent.C'est l'exode aux Etats-Unis et la période du développement des Laurentidcs sous l'impulsion du curé Labellc.Une fois la crise enrayée, le développement du diocèse se poursuit et de nouvelles communautés religieuses s'établissent dans le diocèse.Les Trappistes et les Rédemptoristes arrivent en 1881, les Frères Maristes, les Frères de l'Instruction chrétienne et les Soeurs des Pauvres en 1886, les Frères de Saint-Gabriel en 1888, les Pères du Saint-Sacrement et les Franciscains en 1890, les Monfortainsen 1894.En 1883, le diocèse de Montréal possède six noviciats de communautés religieuses masculines et douze communautés religieuses de femmes.Les communautés d'hommes dirigent les .six collèges classiques.En 1876, Montréal a obtenu la création d'une succursale de l'Université Laval et une nouvelle constitution sera rédigée pour l'Université de Montréal en 1889, avant l'acquisition de sa complète indépendance en 1919.Le diocèse pouvait compter sur 450 prêtres, séculiers et religieux, pour occuper ses 157 cures.A la mort de Mgr Fabre, en 1896, le diocèse affichait un bi- lan positif.En vingt ans, la population catholique s'était accrue de 95 000 âmes, vingt nou-vclles paroisses avaient été fondées et 80 nouvelles chapelles et églises construites.Neuf nouvelles communautés d'hommes et une de femmes s'étaient ajoutées à celles qui existaient déjà.Le clergé séculier s'était accru de 269 nouveaux membres et on comptait 105 religieux de plus.Les frères avaient recruté 400 nouveaux membres et les religieuses 1 500.Les communautés d'hommes avaient fondé 51 nouveaux établissements durant cette période et les religieuses 178, dont 51 à Montréal et 127 à l'étranger.Selon un rapport de 1896, le diocèse comptait alors 1 092 Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, 800 Soeurs de la Providence, 700 Soeurs des Saints Noms, 560 Soeurs de Sainte-Anne et 534 Soeurs Grises, pour ne nommer que les plus nombreuses.Les trois communautés fondées entre 1843 et 1850, en particulier, avaient connu une expansion remarquable.La création du diocèse de |0' liette en 1904, a lesté le diocèse de 40 paroisses et de 61 000 catholiques, celle de Saint-|ean en 1933, de 42 paroisses et de 62 500 catholiques, pendant que le diocèse se développe ailleurs.De 1900 à 1910, 26 nouvelles paroisses sont fondées au nord de Montréal, 60 autres s'ajoutent de 1910 à 1930.Durant la période qui a précédé et suivi la Première Guerre mondiale, la population de Montréal double, puis triple.Comme au 19e siècle, la crise économique de 1929 suscitera le ralentissement du développement du diocèse.Aucune paroisse n'est fondée entre 1931 et 1938 et plusieurs Fabriques sont criblées de dettes.En 1936, à l'occasion de son centenaire, le diocèse dénombre 173 paroisses dont 114 dans la ville, I 274 prêtres dont 598 religieux et 26 anglophones.Le nombre des frères s'élève à I 563 et comprend 70 anglophones; les religieuses sont 8 171 francophones et 332 anglophones.En quatre ans, de 1930 à 1934, on compte 2 066 nouveaux candidats à la vie religieuse et au sacerdoce.L'expansion se poursuit après la guerre et 22 nouvelles paroisses sont fondées entre 1944 et 1950.Le diocèse compte alors.\\ I 474 prêtres religieux et séculiers, pour desservir 17?paroisses, 18 chapelles.On compte :| aussi 42 scolasticats et noviciats et 23 juniorats et postulats.Avant 1936, Mgr Georges, Gauthier avait fondé 36 nouvelles paroisses, dont deux pour les Polonais et une pour les Allemands.Les paroisses non francophones vont continuer à se multiplier.Le diocèse compte actuellement 37 paroisses ou communautés de langue anglaise et 32; communautés ethniques: lta-'| liens.Portugais, Espagnols, Latino-américains, Allemands, Polonais, Hongrois.Tchèques, Slovè-' nés, Lithuaniens, Slovaques,'! Croates, Coréens, Vietnamiens.Chinois, japonais, en plus de communautés de divers ritcsxl orientaux.En 1986, le diocèse de Mont- ' réal dispose de 744 prêtres séculiers, 955 prêtres appartenant à I diverses sociétés et de 43 diacres 1 permanents, pour desservir 254 paroisses, 27 missions et centres de pastorale et 9 oratoires ef chapelles.Le nombre des frères' est maintenant de 864 et celui : des religieuses de 7 622.DENISE ROBILLARD / 1 % « «M 1 | f» En ce 150e anniversaire de fondation du diocèse de Montréal, c'est avec joie que les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph offrent à Son Excellence Monseigneur Paul Grégoire, à ses évêques auxiliaires, au clergé et à tous les diocésain(ne)s, leurs plus sincères félicitations avec l'assurance de leur fervente prière.Hommage et reconnaissance au diocèse de Montréal Dès l'érection du diocèse de Montréal et même dès la nomination de Mgr Lartigue comme premier évêque à Montréal, Madame Gamelin a voulu faire oeuvre d'Église auprès des démunis quels qu'ils furent.Ses filles de La Providence, marchant sur ses traces, veulent encore aujourd'hui contribuer, avec l'Église, à l'annonce de l'Évangile en faisant oeuvre de charité et de compassion sous le signe de la Providence et de la Vierge des Douleurs.Les Soeurs de la Providence LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 Les]50 ans du diocèse de Montréal Mgr Jean-Jacques Lartigue (1777-1840) Ne à Montreal le 20 juin 1777, Mgr lean-lacqucs Lar-tjgue, premier évéque de Montréal, était le cousin de Louis-|o-seph Papineau et de Denis-Ben1 jîimin Vigcr.La mère de Papineau, celle de Viger et celle de Mgr Lartigue étaient les trois soeurs, nées Cherrier.; Il avait fait des études en droit avant de devenir sulpicien le 21 septembre 1800.Aussi, en 1819, quand Londres menaça de confisquer les biens du séminaire de Saint-Sulpicc, c'est lui qu'on envoya auprès des autorites impériales.\u2022Dès le début de 1820, Mgr Plessis.évéque de Québec, demanda qu'un diocèse soit érigé à Montréal, mais Londres s'y opposa, consentant tout au plus à Çne sorte de vicariat général à earactère episcopal.L'abhc Lar-figue fut nommé, la même année, auxiliaire de Mgr Plessis pour le district de Montréal et, Jfe 21 janvier 1821, il était sacré évéque.\u2022 En attendant que Londres lui permette d'accéder à la plénitude de son litre, il s'employa à organiser son district.Le 13 mai J836, quand Grégoire XVI érigea finalement le territoire en diocèse, la rébellion grondait.'.Mgr Lartigue réussit à s'affirmer malgré l'opposition des sul-piciens français et du gouvernement britannique.Il fil bâtir en 1825 le premier évèché et la première cathédrale, alors situés à Tangle sud-est des rues Saint-Denis et Mignonne (aujourd'hui Maison neuve ).Il ouvrit dans son évèché une école de théologie pour ses futurs prêtres et offrit des études primaires aux enfants pauvres du quartier.Directeur spirituel d'Emilie Tavcrnicr, la future mère Game-lin, il collabora à la première fondation de la Providence en 1828, refuge pour femmes pauvres, âgées et infirmes.Il seconda les Dames de la Charité lors de la fondation de l'Orphelinat catholique en 1832 et ouvrit en 1833 la Maison des filles repenties.En novembre 1837, il faisait venir de France quatre religieux enseignants des Frères des Écoles chrétiennes.Se séparant de son cousin Papineau lors des troubles de 1837-38.Mgr Lartigue préconisa, mais sans grand succès, l'obéissance civile et l'arrêt des hostilités.Il mourut à l'Hôtel-Dieu le 19 avril 1840.Mgr Ignace Bourget (1799-1885) Ne à Lévis le 30 octobre 1799.Mgr Ignace liourget devint deuxième évéque de Montréal en 1840.à la mort de Mgr Lartigue, après avoir été son secrétaire, son vicaire général et son coadjuteur pendant 19 ans.Il n'avait que 40 ans.' Mgr Bourget dirigea le diocèse pendant 36 ans.Il ouvrit les portes à sept communautés religieuses et présida à la fondation de cinq autres.On lui doit en outre (a fondation de l'Université de Montréal qui, au début, était une simple succursale de l'université Laval de Québec, i Défenseur de la foi et des moeurs, il s'éleva avec énergie contre le vent d'incrédulité qui soufflait sur la bourgeoisie, contre l'intempérance, les bals et autres divertissements semblables qu'il jugeait des «occasions de péché».C'est encore Mgr Bourget qui, en 1870, à la suite d'un violent incendie, entreprit la construction de la cathédrale actuelle sur te modèle de Saint-Pierre de Rome.Il prit sa retraite en mai 1876 et mourut le 8 juin 1885.Mgr Edouard-Charles |.Fabre (1827-1896) Fils d'un ancien maire de Montréal, Mgr Edouard-Charles Fabre fut sacré évéque en l'église du Gesù le 1er mai 1873, après avoir été vicaire à Sorel, curé à Pointe-Claire, chanoine puis coadjuteur de Mgr Bourget.Il succéda à celui-ci le |9 septembre 1876.; Mgr Fabre ouvrit le diocèse à une dizaine de communautés religieuses.Promoteur du développement de l'Université de Montreal, il fut au centre de la querelle qui éclata entre l'université Laval et l'École de médecine de Montréal quand celle-ci voulut échapper au contrôle de Laval.' Malgré la crise économique qui sévissait, Mgr Fabre parvint à terminer en 1894 la construction de la cathédrale actuelle.Devenu premier archevêque de Montréal le 8 juin 1886.il mourut le 30 décembre 1896.Mgr Paul Grégoire Né à Verdun le 24 octobre 1911, Mgr Paul Grégoire fut ordonné prêtre en 1937.Après quelques années d'enseignement et d'études universitaires, il devient directeur du séminaire de Sainte-Thérèse, puis aumônier des étudiants de l'Université de Montréal.Le 27 décembre 1961, il est sacré évéque et nommé auxiliaire du cardinal Léger, alors archevêque de Montréal, qui le désigne aux postés de vicaire général et de directeur de l'Office du clergé.Le 11 décembre 1967, il est nommé administrateur apostolique de l'archidiocése par le pape Paul VI et, le 20 avril 1968, au départ du cardinal Léger pour l'Afrique, il devient archevêque de Montréal et chef spirituel de 1,5 million de catholiques.Le Concile Vatican II venait alors de tracer pour l'Eglise des orientations nouvelles qui devaient trouver leur application dans tous les diocèses du monde.Dès la prise en charge de sa tâche, Mgr Grégoire exprima sa volonté de relever le défi, en travaillant à promouvoir l'unité, le rassemblement, la participation.Un tel engagement devait amener un réaménagement de la pastorale d'ensemble et la mise en place de nouvelles structures axées sur la participation des prêtres, des religieuses, des religieux et des fidèles.Le cardinal Paul-Émile Léger Né à Valleyfield le 16 avril 1904, Paul-Émile Léger passe sa jeunesse à Saint-Ani-cet, petit village situé à mi-chemin entre son village natal et la frontière américaine.Ordonné prêtre le 25 mai 1929 par Mgr Gauthier, il devient sulpicien, fait son noviciat en France, y enseigne et rentre au Canada en 1933.Dès 1935, il repart, cette fois pour fonder le premier séminaire sulpicien au lapon.De retour au pays, il enseigne au Séminaire de Philosophie, à Montréal, jusqu'à sa nomination comme vicaire général du diocèse de Valleyfield.De 1940 à 1947, il est chanoine et curé de la cathédrale de Valleyfield.Le 29 septembre 1942.il est nommé prélat de la Maison de Sa Sainteté.De 1947 à 1950, alors que Mgr Charbonneau connaît des difficultés à Montréal, Mgr Légères! recteur du Collège pontifical canadien à Rome.Élevé à la dignité episcopate le 25 mars 1950 et consacré archevêque à Rome le 26 avril suivant, il prend possession du siège archiépiscopal de Montréal le 26 mai, peu après le départ de Mgr Charbonneau pour Victoria, C.-B.Le 12 janvier 1953, il devient le premier archevêque de Montréal à recevoir la pourpre cardinalice.Il dirigera l'archidiocése pendant 17 ans, soit jusqu'à sa démission, le 9 novembre 1967, et son départ pour l'Afrique comme missionnaire.«|e ne quittais pas le navire dans la tempête, comme plusieurs le pensèrent et le dirent, a-t-il écrit récemment, l'essayais tout simplement d'être au tournant d'un chemin que Dieu a drôlement tracé pour les destinées de son Église.» Le cardinal Léger s'est d'abord signalé à Montréal par une activité pastorale intense et une présence de tous les instants.Il créa 109 paroisses et missions, anima pendant 17 ans «Le Chapelet en famille» à la radio, prononça pas moins de 5 000 discours et homélies, se montra souvent novateur, voire audacieux, dans une Église et une société en profond changement.C'est après avoir visité des missions canadiennes en Afrique, en 1963, qu'il résolut de venir en aide au Tiers-Monde, créant d'abord Fame Pereo pour les lépreux; plus de 80 léproseries dans une vingtaine de pays d'Afrique profitèrent des secours du cardinal.Puis, en 1967, ayant démissionné de son poste d'archevêque pour se faire missionnaire, il fonda le Centre de réhabilitation des handicapés du Cameroun.Le cardinal Léger vient d'avoir 82 ans.Bien que retiré, il ne continue pas moins de mener une vie active, largement consacrée à ses oeuvres en faveur du Tiers-Monde.Mgr Paul Bruchési (1855-1939) Mgr Louis-|oseph-Paul-Na-poléon Bruchési, né à Montréal le 29 octobre 1855, avait été le secrétaire particulier de Mgr Fabre.Homme d'une grande culture, il avait été professeur de dogme à Laval, vicaire à Sainte-Brigidc et à Saint-|o-seph et vice-recteur de l'Université de Montréal lorsque, le 25 juin 1897, à l'âge de 42 ans, il était désigné à la succession de Mgr Fabre.Fervent apôtre de l'école catholique, opposé aux interventions de l'Etat dans renseignement, il fut président du Bureau des commissaires des écoles catholiques de Montréal, aujourd'hui la CÉCM.Il érigea 63 paroisses, organisa le fameux Congrès eucharistique de 1910 et mourut à Montréal le 20 septembre 1939 après avoir été malade pendant de nombreuses années.Mgr Georges Gauthier (1871-1940) Né à Montréal le 9 octobre 1871, Mgr Georges Gauthier avait été ordonné prêtre par Mgr Fabre.Professeur au Grand séminaire, vicaire puis curé de la cathédrale de Montréal, il avait été nommé auxiliaire de Mgr Bruchési le 28 juin 1912 et coadjuteur le 14 février 1923.La longue maladie de Mgr Bruchési lui imposa les responsabilités d'un archevêque sans lui laisser la plénitude du titre.Il ne fut archevêque de Montréal, en fait, que pendant un an et demi.Gravement atteint lui-même, il mourut le 31 août 1940.On se souvient surtout de l'incomparable orateur qu'il était.Mgr Joseph Charbonneau (1892-1959) Mgr loseph Charbonneau, quatrième archevêque de Montréal, fut sans doute le plus controversé de tous.Né à Lefaivre, en Ontario, le 31 juillet 1892, ordonné prêtre dans sa paroisse natale le 24 juin 1916, il étudia la sociologie à Washington, obtint des doctorats en philosophie et en droit canonique à Rome, puis en théologie à Ottawa.Supérieur des Grand et Petit séminaires d'Ottawa de 1925 à 1934, il exerça en outre, de 1927 à 1939, les importantes fonctions de vicaire général du diocèse d'Ottawa et, de 1934 à 1939, celles de principal de l'École normale de Hull.Sacré évéque de Hearst, en Ontario, le 15 août 1939, il devait y demeurer peu de temps.Dès le 21 mai 1940, il devenait coadjuteur de Mgr Gauthier et, le 31 août 1940, archevêque en titre, poste qu'il occupa jusqu'en janvier 1950, alors qu'il démissionna et partit pour Victoria, C.-B., où il mourut le 19 novembre 1959.On ignore encore aujourd'hui les circonstances précises de son départ.D'aucuns ont dit qu'il avait mauvais caractère et que, au fil des ans, il avait réussi à se mettre à dos à peu près tout le monde: une partie de son clergé, la plupart des nationalistes, le premier ministre Duplessis et la quasi totalité des évéques du Québec.Le chanoine Lionel Groulx, dans ses Mémoires, a parlé des «déficiences de son être psychologique».D'autres, par contre, ont soutenu qu'il était trop en avance sur son temps.11 favorisait déjà la création de coopératives et de syndicats non confessionnels, la laïcisation de l'enseignement, l'école obligatoire, etc.Il voulait un rapprochement des deux peuples fondateurs et ne croyait pas, contrairement à la majeure partie du clergé nationaliste, que la langue fût «la gardienne de la foi ».C'était à cette époque, au Québec, une hérésie.Respectueux hommages à l'archevêché de Montréal à l'occasion de son 150e anniversaire Hébert, Le Houillier inc.Actuaires cl conseillers en avantages sociaux MONTRÉAL - QUF.BIiC - TORONTO MONASTERE DES RECLUSES MISSIONNAIRES 12050 est, boul.Gouin, Montréal (Rivière-des-Prairles) Institut de vie contemporaine établi dans l'Eglise de Montréal depuis 1950.Les Recluses Missionnaires sont RECLUSES par leur vie de silence et de dépouillement; elles sont MISSIONNAIRES par leur prière continuelle d'adoration et d intercession pour l'Église et pour le monde.Jeanne le Ber, recluse du debut de Ville-Marie, est une inspiration pour la Recluse d'aujourd hui.Partage: HÔTELLERIE pour individus, ACCUEIL JEAN-XXIII pour groupes.ERMITAGE pour période de desert, 648-6801 ou 3116.ICONES BYZANTINES Par: ROSETTE MOCIORNITZA 514-656-0188 Messieurs Frank Biebuyck et Giulio Di Fruscia sont heureux de rendre hommage à l'archevêché de Montréal à l'occasion de son 150e anniversaire et sont fiers de participer à la construction d'églises.8361, boul.St-Laurent Montréal, Québec P H2P 2M7 tél.: (514) 381-5601 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 Les 15G ans du diocèse de Montréal Cinq évêques auxiliaires assistent Mgr Grégoire Mgr Jcan-Maric Lafontaine est mort le 3 juin 1981, à peine deux ans après avoir été fait évêque par Jean-Paul II le 27 mai 1979.Il était né à Montréal le 4 avril 1923 et avait été ordonné prêtre par Mgr Joseph Charbonneau le 22 mai 1948.On se souviendra longtemps de Mgr Jean-Marie Lafontaine C'est l'histoire d'un géant, d'un être plus grand que nature.Il était fort et puissant, pourtant, on ne le craignait aucunement; tout le monde l'aimait.lean-Marie Lafontaine inspirait la confiance, l'accueil, le respect.JEAN-GUY DUBUC Editorialiste en chef Il avait évidemment des adversaires: on ne passe pas sa vie a constamment défendre des dossiers importants, recevoir des gens aux mille demandes, rencontrer des tenants de toutes les idées sans susciter quelques chocs.Mais même ses opposants, au moins ceux qui méritaient le respect qu'il leur accordait, s'inclinaient devant ses exceptionnelles qualités d'esprit et de coeur.Le respect.C'est probablement le sentiment qu'il savait le mieux exprimer.Quelqu'un voulait le voir pour défendre une position ou simplement reclamer son opinion: il écoutait sans mol dire, sans jamais interrompre.Il se défendait d'entretenir un préjugé, de manifester une reticence ou de se laisser distraire par autre chose que l'essentiel.Quand l'interlocuteur avait fini de parler, il posait quelques questions pour s'assurer qu'il avait bien tout saisi.Et quand il avait la conviction d'avoir une opinion éclairée, il répondait lentement, froidement, ordinairement en développant trois points principaux, clairs, francs.Le respect.On pouvait le déranger à toute heure, à tout moment.Son temps ne lui appartenait pas: jamais, ou presque, il ne quittait son bureau de l'archevêché ou de l'Assemblée des évéques du Québec avant 22 heures.11 travaillait, travaillait, travaillait.Parce que les dossiers qu'on lui présentait, il les traitait, eux aussi, avec respect.Les prêtres et les fidèles qui demandaient de rencontrer leur vicaire général et coordonna-teur général de la pastorale savaient qu'ils seraient accueillis aussi chaleureusement les uns que les autres, quels qu'ils soient, recteur ou chômeur, évêque ou vicaire.Il exprimait ainsi son sens inné de justice.et son respect.Il fut évêque en des temps difficiles, faisant face à des cas difficiles et même à des gens difficiles.Il fut alors pleinement évêque, c'est-à-dire un chef, un père et un frère.Ses connaisances en sciences sociales avaient trouvé leur application dans l'évangile qu'il savait incarner dans tout ce qu'il vivait.Et il vivait en souffrant.Ses souffrances furent presque constantes pendant de longues années avant sa mort.Ce qui ne diminuait aucunement ses activités et sa disponibilité.Il souffrait presque avec un sourire.Sinon un sourire, au moins avec sérénité.C'est le fruit de la foi.En existait-il de plus grande que la sienne?Pas surprenant qu'il ait su la transformer en une espérance.Celle qu'il vivait et celle qu'il transmettait.Celle qui vil encore quand on pense encore â lui.Au fil des ans, les tâches administratives et pastorales de l'archidiocèse de Montréal se sont alourdies, nécessitant la présence de plus nombreux évêques auxiliaires que sous les précédents archevêques.Ils sont actuellement cinq qui participent à la direction générale du diocèse, représentent l'archevêque à sa demande, et sont responsables de tâches spécifiques.MARIAN E FAVREAU ¦ Le doyen en est.Mgr André-Marie Cimlchella.Évêque auxiliaire à Montréal depuis 1964, il agit comme curé de la paroisse de la cathédrale.Par ailleurs, et cette fois à titre de vicaire episcopal ( l'archidiocèse en compte 14 ), il est également responsable de la cause des saints.Les recherches en canonisation et en béatification tombent donc sous sa gouverne.Né en Italie en 1921, Mgr Ci-michella est arrivé enfant à Montréal où il fit ses études primaires.Il entreprit ses études classiques au Collège de Montréal, puis au collège des Servîtes de Marie, à Ottawa.Ordonné prêtre en 1945, il est membre de la communauté des Pères Servîtes de Marie où il a occupé plusieurs postes importants.Il a exercé des fonctions qui l'ont mené aussi bien à Winnipeg et qu'en Italie.On dit de lui qu'il est un homme chaleureux, d'excellent contact et disponible à tous les services.Même s'il connaît bien la communauté italienne de Montréal, il ne se définit pas comme l'évêque de ce groupe.B A l'inverse, Mgr Leonard Crowley est plus volontiers cité comme « l'évêque des Anglais ».Évêque auxiliaire depuis 1964 également, il est l'un des quatre vicaires généraux de l'archevêque ( ses bras droits, en somme ).Il est en outre chargé de l'Office of English Language Affairs, et à ce titre voit à faire entendre le point de vue des catholiques anglophones.Mgr Crowley est né à Montréal en 1921 et a fait ses études à l'externat classique Sainte-Croix, au Grand Séminaire de Montréal, au Séminaire Saint-Paul et à l'Université d'Ottawa.11 possède une vaste expérience et a été mêlé à différents dossiers.11 a notamment siégé au tribunal matrimonial et au Comité catholique du Conseil supérieur de l'Éducation.On lui reconnaît une intelligence supérieure.Mais c'est avant tout un leader, souligne-ton, et particulièrement au sein de la communauté anglophone.Il a agi longtemps comme président des débats à l'Assemblée des évéques du Québec.¦ « Mgr de Laval », comme on le surnomme dans les milieux religieux, est évêque auxiliaire depuis 1981.Par ailleurs, à titre de vicaire episcopal,,il a la charge des 32 paroisses de la région de Laval.D'où son surnom.Il a oeuvré, au cours de sa carrière, dans l'éducation et la pastorale paroissiale, après des études au Collège Grasset et au Grand Séminaire.Peut-être res contacts avec les étudiants lui ont-ils permis de développer ce sens du concret dont on le dit nanti?On dit également de « Mgr de Laval » qu'il a le don de rassembler.Dynamique et chaleureux, il passe pour un bon organisateur.Il est né à Montréal en 1918 et fait partie de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice.¦ Pour sa part, Mgr jude Saint-Antoine, évêque auxiliaire depuis 1981, est plutôt perçu comme un intellectuel.Il n'est donc pas étonnant qu'on le mette à contribution pour la rédaction de mémoires, de textes.Il possède d'ailleurs un doctorat en histoire et une licence en pédagogie, outre sa licence en théologie.Homme simple et d'une grande humilité, dit-on, c'est également un prêtre à la spiritualité intense.À titre de vicaire episcopal, il est responsable de la région centre-ouest du diocèse.( Les 14 vicaires êpiscopaux sont chargés ou d'une région ou d'un secteur d'activités.) Né à Montréal en 1930, Mgr Saint-Antoine a enseigné au Collège l'Assomption où il avait terminé son cours classique.Il a participé à la fondation du Collège Saint-Paul, devenu le cégep du Bois-de-Boulogne où il a pris charge de la pastorale.Il a également été curé de la paroisse Saint-Benoit d'A'nuntsic.¦ Mgr lean-CIaude Turcotte a connu une certaine notoriété comme coordonnateur de la visite du pape lean-Paul II au Québec.Homme de décision, excellent organisateur, il est le plus récent évêque auxiliaire, ayant été nommé en 1982.En tant qu'un des quatre vicaires généraux de Mgr Grégoire, il est coordonnateur général de la pastorale dans le diocèse.Il est donc, au premier chef, concerné par la vie spirituelle de l'Eglise de Montréal.Né à Montréal en 1936, il a fait ses études classiques au Collège Grasset et sa théologie au Grand Séminaire.Il apporte à ses fonctions une expérience diversifiée: aumônier diocésain de la |OC, responsable des séminaristes, puis des études et de la formation permanente du clergé, procureur du diocèse, etc.Les évéques auxiliaires sont membres du Conseil episcopal, formé de 13 membres.Il se réunit toutes les semaines avec l'archevêque pour l'éclairer sur toutes questions concernant l'Église.Mgr Gérard Tremblay Mgr Leonard Crowley Mgr André-Marie Cimichella Mgr Jude Saint-Antoine Mgr Jean-Claude Turcotte PÈLERINAGES \u2022 Pqytunal-Llspagne (du 6 au 26 juillet 1986) Accompagnateur P.Michel Lcgault.s.ss.a.\u2022 Sanctuaires du Québec (du 19 au 26 juillet 1986) Accompagnateur: M.l'abbé Roger Cyr.RETRAITES CHARISMATIQUES \u2022 Retraite pour tous (du 3 au 9 aoùi 1986) Animateurs: PP.Henri Paradis, Jean-Louis Roj ei Michel Legault au College Maric-Victorin 7000.rue Marie-Victorin Pour renseignements, s'adressera: MARCELLE SARRAZIN CKNTRK CHARISMATIQUE LE JOURDAIN: 778».boul.Couin Est Montréal il II 1B3 ¦ 648-5111 H Banlieue: 321-3957 Société dû Christ Seigneur \u2022 fondée à Montréal en 1951 \u2022 regroupe des laïcs consacrés (hommes et femmes, célibataires ou mariés) qui travaillent à l'avènement de la Seigneurie du Christ par une oeuvre commune, le Centre Leunis.Centre Leûriis \u2022 foyer de rayonnement spirituel, d'animation chrétienne, de formation apostolique \u2022 pour jeunes et adultes \u2022 offre divers services: retraites selon les Exercices spirituels, Fraternité FOI ET VIE, Équipes Pierres Vivantes, initiation au discernement et à la prière, Lundis de la foi (18-30 ans), cours d'éducation de la foi, bulletin SIGNES, etc.* 100, h.de Vendôme, Montreal, MU INI Université de Montréal Faculté de théologie La Faculté de théologie offre plusieurs programmes d enseignement et de recherche.PROGRAMMES DE PREMIER CYCLE Études bibliques Études théologiques Études pastorales Études catéchétiques Sciences de la religion PROGRAMMES DE CYCLES SUPÉRIEURS Études bibliques Études théologiques Études pastorales Sciences de la religion Pour tout renseignement, s'adresser à: Faculté de théologie Université de Montréal C.P.6128, succursale «A» Montréal, Que.H3C 3J7 Tél.: 343-7080 Les missionnaires Oblats de Marie Immaculée offrent leurs hommages et leurs voeux à S.E.Mgr Paul Grégoire et à tous ceux et celles qui contribuent à la vitalité de l'Église de Montréal.Les Oblats sont au service du diocèse depuis 1841.DEPUIS QU'YVONNE ET GÉRARD UTILISENT LES ANNONCES CLASSÉES DE LA PRESSE ILS VENDENT RAPIDEMENT! 5-71 LES ANNONCES CLASSÉES la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 t\u20acsl5Qans du diocèse de Montréal Le Congrès eucharistique de 1910, une véritable « féerie religieuse » Un des très grands moments de la vie religieuse des 150 ans d'existence du diocèse de Montréal aura sûrement été le Congrès eucharistique international tenu dans la métropole en septembre 1910.Pendant une semaine entière, :des cérémonies extrêmement -imposantes, présidées par le : légat de Pie X, le cardinal Vinrent Vanutelli, se sont déroulées tantôt à la cathédrale, tantôt à : l'église Notre-Dame, tantôt à l'église St.Patrick, tantôt au Forum, etc.Toutes les formes de prières ont été à l'honneur.Les acclamations au Christ-Roi ont ! fusé dans toutes les langues.Une ;messe solennelle, en particulier, I-aura réuni une foule immense au parc |eanne-Mance, tandis que l'apothéose aura pris la forme d'une très longue procession dans les rues de Montréal avec des milliers de participants et peut-être un million d'autres qui se recueillaient le long du défilé.L'atmosphère était à la fête avec des drapeaux qui flottaient partout.Toute la vie commerciale ou politique semblait s'être arrêtée pour laisser place à ces grandes manifestations de foi.Les hommes publics, avec, en tête.Sir Wilfrid Laurier et Sir Lomer Gouin, respectivement premier ministre du Canada et premier ministre du Québec, prenaient place, à un moment ou l'autre, aux côtés des chefs religieux du pays et de l'extérieur, illustrant on ne peut plus clairement les liens étroits unissant chez nous l'Église et l'État.Des délégués étaient venus de partout participer à ce premier congrès eucharistique international à se tenir en dehors de l'Europe.Et, en plus de ces délégués, l'événement avait attiré à - Montréal plus de 200 000 visiteurs.Une vue de l'immense foule rassemblée au pied du Mont- Royal, devant le reposoir, lors du Congrès eucharistique de 1910.Huit « diables du bon Dieu » perdirent la vie au combat Le 15 janvier 1861, répondant à l'appel de Mgr Ignace Bourget, deuxième évêque de Montréal, un «pieux gentilhomme» de Terrebonne, Benjamin Testar de Montigny, s'engageait comme volontaire dans la compagnie des zouaves pontificaux.Jusqu'au 8 septembre 1870, il fut suivi de quelque 500 autres volontaires, prêts à combattre dans les armées du Vatican contre Garibaldi et les troupes du roi Victor-Emmanuel.FLOR1ÀN BERNARD Recrutés dans plusieurs pays d'Europe, notamment la Suisse, la France, la Belgique, l'Autriche et l'Irlande, les zouaves avaient reçu du pape Pie IX la mission de sauvegarder le pouvoir temporel de l'Église et de défendre l'intégrité territoriale du Vatican contre l'armée pié-montaise.Au plus fort de la bataille, ils furent environ 13000, aux côtés des 6000 soldats réguliers du Vatican, contre des forces ennemies d'environ 60000 hommes.:' Les premiers zouaves étaient en réalité des mercenaires qui avaient emprunté leur nom à une tribu kabyle d'Algérie.Il s'agissait de soldats qui louaient leurs services à certaines armées, notamment à la France et à la Turquie.Face à la menace des troupes de Garibaldi, Pie IX avait décidé de créer une compagnie de zouaves pour défendre le Saint-Siège.Sous la direction d'un soldat belge, devenu prêtre, Mgr de Mérode, les quelque 500 zouaves de Montréal et leurs compagnons européens résistèrent jusqu'en 1867.Le pape décida de rendre les armes afin d'éviter un bain de sang.Huit zouaves canadiens perdirent la vie.Ils reposent dans le cimetière Saint-Lau-rent-hors-les-Murs, à Rome.Après l'amère défaite, Mgr Bourget demanda le rapatriement de nos zouaves.Us rentrèrent au pays en passant par Li-vourne, Liverpool et New York.Ces ultimes défenseurs du Saint-Siège firent l'objet de grandes fêtes à Montréal.Mgr Bourget célébra une messe solonnelle en leur honneur.La compagnie ne fut pas dissoute avant 1871.On continua de recruter quelques volontaires, notamment jusqu'en sep- Pour souligner le 100e anniversaire ( 11 février 1868 ) du départ du premier détachement de zouaves montréalais qui se portait à la défense du pape, une cérémonie avait lieu le 30 mars 1968 au Champ de Mars.« Forcément réduit de nos jours, un corps formé d'une soixantaine de zouaves se sont ensuite dirigés vers l'église Notre-Dame, où une messe solennelle a été célébrée pour marquer cet événement historique qui fait toujours partie du patrimoine des Canadiens français », disait la légende accompagnant cette photo publiée dans LA PRESSE.tembre 1870, mais ces dernières recrues ne quittèrent jamais le pays.Après 1871, désireux de poursuivre sous une autre forme leur apostolat au sein de l'Église, les zouaves de Montréal se regroupèrent dans une association à laquelle ils donnèrent le nom de leur premier commandant à Rome, le colonel Allet.Dunn: plusieurs années, l'Union Ailet eut son siège social au numéro 31 de la rue Côté, à Montréal.jusqu'au début des années 60, les zouaves participèrent à des défilés, notamment ceux de la Saint-|ean-Baptiste et de la Fête-Dieu, firent office de gardes paroissiaux, organisèrent des cueillettes de nourriture, de vêtements et d'argent pour les indigents, et participèrent activement à la vie de l'Église.Il existe encore aujourd'hui une petite association regroupant une quinzaine de membres seulement.Mais on trouve aussi quelques collectionneurs d'uniformes et de médailles et des nostalgiques de cette petite armée consacrée au service de l'Église militaire d'une époque révolue.Les, zouaves de Mont- réal avaient reçu le nom de «diables du bon Dieu».Ils ont laissé un souvenir de courage et de loyauté partout où ils sont passés.Quatre plaques murales en marbre ont perpétué pendant plusieurs années, dans la cathédrale de Montréal, le souvenir des 507 zouaves montréalais recrutés par Mgr Bourget.Le peintre Lionel Royer leur a consacré, en 1884, une grande toile représentant une scène de la défense du Vatican, sous le commandement du colonel Athanase de Charette.Il faut dire que l'Église de Montréal, qui a toujours voué un culte particulier au Saint-Père, avait fait en sorte que les feux de la rampe soient braqués sur le cardinal-légat.Celui-ci avait fait une entrée solennelle à Québec à bord de l'« Empress of Ireland » décoré aux couleurs papales.11 avait ensuite descendu le fleuve Saint-Laurent de Québec à Montréal sur le vapeur « Lady Grey » faisant escale successivement à Trois-Rivières et à Sorel.On avait pavoisé tout le long du parcours et, à de nombreux endroits, des flottilles avaient été organisées pour escorter le vapeur « papal ».« Ce fut une fête splendide.une vraie féerie religieuse ».dira l'éditorialiste de LA PRESSE.« Le Canada, et par ses délégués, l'univers tout entier, ont fait au Christ un admirable triomphe », écrira Orner Héroux dans Le Devoir.Le Montreal Star, de son côté, qualifiait en éditorial le congrès qui venait de se terminer d'« un des rassemblements les plus remarquables dans l'histoire du monde ».Le cardinal-légat avait d'ailleurs lui-même proclamé le congrès de Montréal « l'événement le plus important dans l'histoire de l'Église au Canada, sinon dans celle de l'Église catholique romaine par toute la terre ».C'est au cours de ce congrès, rappelons-le, qu'Henri Bourassa prononça, à l'église Notre-Dame, son célèbre discours en réponse à l'archevêque Francis Bourne de Westminster qui avait osé suggérer que l'Église catholique au Canada pourrait rayonner davantage en faisant plus large la place à l'anglais et en donnant moins l'impression d'être liée à la langue française.VINCENT PRINCE Les carêmes de Notre-Dame Une des caractéristiques qui a longtemps marqué la vie religieuse du diocèse de Montréal a été la prédication du carême à l'église Notre-Dame par de célèbres prédicateurs que la France nous déléguait.De 1888 à 1957.toute une pléiade d'orateurs sacrés ont ainsi fait résonner le verbe français sous les voûtes de la paroisse-mère de la métropole.Des dominicains, des oratoriens, des jé-suites, des franciscains, des prêtres séculiers ont fait accourir les foules à Noire-Dame.Comme on sait, c'éiait la coutume, pendant ces années, d'organiser des retraites dans les paroisses à l'occasion du carême.Souvent, ces retraites étaient prèchées par des prêtres de l'extérieur.C'étaient des moments forts de la vie religieuse.Ce qui se faisait à Notre-Dame s'en inspirait largement, sauf que le décor et la mise en scène en faisaient des événements d'une solennité particulière.Parmi les brillants orateurs sacrés qui nous ont été prêtés par la France, mentionnons spécialement le chanoine Thellier de Poncheville, le Père Dieux, ora-torien, le Père Ducatillon, op., le Père Bergounioux, o.f.m.Ceux-là ont même été réinvités à deux ou trois reprises.Quelques orateurs canadiens, durant les périodes de guerre, auront eu aussi l'occasion de prêcher à Notre-Dame.Mentionnons, en particulier, Mgr Camille Roy, en 1915, et le futur cardinal Paul-Èmile Léger, en 1941.VINCENT PRINCE HOMMAGE À L'ÉGLISE DE MONTRÉAL AU SERVICE DE L'ÉVANGILE DEPUIS 150 ANS GLOIRE À DIEU! Les Soeurs de Sainte-Anne Lachine LES PERES MONTFORTAINS DISPONIBLES ET LIBRES POUR SUSCITER ET RENOUVELER L'ESPRIT DU CHRISTIANISME Pastorale des vocations: Michel Gupuy, s .m.m.Résidence Montfort, 3245 de Cadillac Montréal, (Que) H1N2V9 (Métro Cadillac) Tél.: 256-1657 ACTION DE GRACES au Seigneur et HOMMAGE aux missionnaires anciens et actuels du DIOCÈSE de MONTRÉAL LES REPARATRICES DU DIVIN COEUR 57 ans au service de l'Église de Montréal 2825, Willowdale Montréal H3T 1H6 HOMMAGE dé la SOCIÉTÉ de MARIE RÉPARATRICE «Appelées à rendre présent l'amour que Dieu porte au monde.» Maison provinciale / 1025, boul.Mont-Royal, ouest Montréal L'Église de Montréal renoue avec son passé en célébrant son espérance en l'avenir.Assemblée des évêques du Québec NOUS SOMMES HEUREUX .de collaborer à l'implantation MICROINFORMATIQUE de l'archevêché MICRO SOLUTION (Montréal) 848-7050 8 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 Les ISO ans du diocèse de !\\ lontréal AUPRÈS DES PERSONNES EN DIFFICULTÉ Des centaines de gens oeuvrent dans l'ombre Jésus, le va-nu-pied qui, il y a plus d'un millénaire, parcourait la Palestine, réconfortant les petits, les faibles, les démunis, les infirmes, les rejetés, a de très fidèles disciples dans le diocèse de Montréal.Des centaines de laies, religieux, prêtres, hommes et femmes, exercent leur ministère auprès des plus mal pris de notre société.Oeuvrant dans l'ombre, ils sont comme autant de fanaux dans la nuit brouillée de la condition humaine.Ces fidèles de lesus de Nazareth sont les seuls balises qui permettent à beaucoup de passer à travers des situations pénibles.Ils sont le bout du chemin, la dernière bouée de sauvetage.MADELEINE BERTHAULT Des missionnaires, des apôtres?Oui.Mais surtout, surtout des humains sensibles à la misère physique et morale, pour lesquels l'Évangile se joue au jour le jour dans les rues et les ruelles de la grande ville.Ils sont plus que la conscience de l'Eglise de Montreal: leur action, souvent discrète, rayonne et dépasse les frontières du diocèse, tout comme l'enseignement du Christ a déborde de la Palestine.Les prêtres, religieux et religieuses ne retirent pas de salaire mais leurs communautés respectives, ou le diocèse, les font vivre.Les laïcs, hommes et femmes, sont bénévoles ou reçoivent un salaire de subsistance.Leurs oeuvres sont nées de besoins non comblées par l'État et les différentes associations officielles.Ce sont des oeuvres pauvres et modestes qui vivent avec les « moyens du bord »: dons, souscriptions individuelles, contributions paroissiales.Dans le diocèse de Montréal, il y a ainsi 80 organismes dont les membres se dévouent auprès des femmes et des hommes seuls, des prostituées, des réfugies, des familles, des detenus et ex-detenus, des adolescents et des enfants en difficultés, des femmes violentées et leurs enfants, des handicapés mentaux et physiques, des itinerants, des cancéreux, des personnes âgées, des jeunes femmes enceintes, etc.Tous ces gens ont en commun d'être mal pris, souvent seuls, pauvres, rejetés de la société, marginalisés.Combien sont-ils?« On ne compte pas les gens à qui on rend service », souligne Mgr Robert Riendeau, directeur de l'Office des oeuvres pour le diocèse de Montréal.Le Québec ne vit plus â l'heure de l'Église triomphante.L'Église est maintenant discrète et agit plus qu'elle ne prêche.Et ce cheminement a commencé dans les années 60 avec les profonds bouleversements de la Révolution tranquille alors que fut créé le ministère des Affaires sociales ( 1967 ) et que les institutions privées, hôpitaux, maisons d'enseignement, orphelinats, etc.menées jusque-là par les religieux et religieuses, sont devenues publiques.« Les communautés religieuses se sont alors interrogées sur leurs nouveaux roles, sur leurs responsabilités continuatrices de la mission du Christ auprès des pauvres », explique Mgr Riendeau.La vie de nombre de religieux et religieuses s'en trouvait radicalement transformée.Ils se sont éparpillés dans les quartiers, dans les paroisses, dans la communauté plutôt qu'en institution.« Ils se ren- daient disponibles, avec leurs compétences, leur expérience et leur désir d'agir ».Et Mgr Riendeau de conclure que s'il est une parole du Christ qui leur convient bien, c'est celle-ci: « .j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez accueilli; nu, et vous m'avez vêtu; malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus à moi.le vous le déclare en vérité: toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi-même que vous l'avez fait ».¥ â Depuis plus d'un siècle, l'Oeuvre de la soupe accueille ceux qui n'ont rien à se mettre sous la dent.La légende qui accompagnait cette photo, publiée le 30 décembre 1947 dans LA PRESSE, se lisait comme suit: « Dans la petite salle à manger où sont reçus les protégés de l'Oeuvre de la soupe, ont défilé ce matin 850 convives, reçus à deux tables, les seules que comptent la salle.Debout, autour d'une table, on voit: la R.S.Madeleine-du-Crucifïx, supérieure, les RR.SS.Philippe-Arthur, Rosalie et Louis-de-Jésus, trois jeunes filles du comité des jeunes de l'oeuvre, Mlles Rita Durocher, Thérèse Rainville et Jeannine Durocher, et la R.S.Jean-du-Crucifix, directrice de l'oeuvre ».De l'assistance privée à l'État-providence Soucieux d'assurer une redistribution plus equitable de la richesse collective depuis l'après-guerre, l'Etat-providence ploie sous le fardeau des coûts de cette responsabilité.Il est intéressant de jeter un regard rétrospectif sur le mode d'assistance d'autrefois, afin d'observer comment fonctionnait le réseau d'assistance prive établi au siècle dernier.La dépersonnalisation des services d'assistance, inhérente aux services étatiques, fait aujourd'hui l'objet de critiques.Qu'en était-il au XIXe siècle?On reproche au système actuel de créer des dépendants chroniques, voyons si la société d'hier et son approche des « pauvres » tentaient de maintenir le goût de l'autonomie financière chez les sans travail.Cette histoire est longue, je me limiterai donc a la situation montréalaise en insistant sur la période 1831-1871, que j'ai particulièrement étudiée*.Le réseau des services aux indigents, mis en place à l'époque du régime français, s'inspirant du modèle féodal et ecclésial qui existait en France, fut établi a l'Hôpital Général à Montréal.Les services qu'on y rendait, jugés efficaces et peu onéreux pour l'État, furent par conséquent maintenus.Aucune tentative ne fut entreprise afin d'appliquer la « poor law » britannique, hors l'établissement d'une maison d'industrie ( établie en !818 ), qui eut un succès très relatif.La période pré-industrielle fut marquée par des problèmes politiques et socio-économiques tels: la crise du blé des années 1830; la rébellion de 1837-38; l'arrivée massive d'immigrants démunis et malades, provenant des îles britanniques; les épidémies de choléra et de typhus ( cinq entre 1832 et 1854 ), la crise économique majeure de 1849; les incendies spectaculaires ( de 1850 et 1852.ce dernier jeta 10000 personnes à la rue ); les inondations fréquentes ( les plus dramatiques sont celles de 1857 et 1861 ); l'envahissement incontrôlable de ruraux démunis, ruinés ou appauvris que l'industrie naissante ne suffisait pas à résorber.Les gouvernements successifs étaient dominés par la bourgeoisie commerçante qui avait des intérêts fort éloignés du petit peuple.L'histoire a qualifié cette époque de grande saignée nationale: un demi-million de Canadiens français émigrèrent aux États-Unis entre 1850 et 1900.Les autorités religieuses du temps prirent l'initiative d'apporter des secours, secondées par les laïques généreux.Cette période difficile suscita des gestes qui allèrent parfc is jusqu'à l'héroïsme.Divers modes d'assistance se succédèrent, portant des appellations variées: distributeurs d'aumône ( à partir de la paroisse Notre-Dame de 1830 à 1841 ) et Bureaux de charité ( 1841-1847 ).L'accroissement du nombre des pauvres obligea les autorites religieuses à modifier le système d'assistance.Les changements réclames avec insistance par Mgr Bourget occasionnèrent une grande tension avec les Sulpiciens.bailleurs de fonds traditionnels des services aux pauvres.L'évèque obtint gain de cause, entraînant la multiplication des points de distribution.Les Soeurs Crises furent chargées des pauvres de l'ouest de la ville, tandis que les Soeurs de la Providence exercèrent leur action dans l'est.Les principaux services étaient la Visite des pauvres à domicile, les Dépôts des pauvres et l'Oeuvre de la soupe- Les visites à domicile permettaient d'assurer des secours adaptés aux besoins et prévenaient les abus possibles.Elles donnaient lieu à des échanges entre les assistés et les visiteurs tels: support moral, conseils pertinents, suggestion d'emplois, sans oublier le contact amical.C'était en somme une forme de service social avant la lettre.Suite à l'identification des besoins lors des visites, des Dépôts des pauvres furent ouverts dans les divers quartiers de la ville.Il s'agissait de points de distribution d'aliments, de bois de chauffage et autres nécessités; obtenus sur présentation de billets ou bons que leur remettaient les visiteurs ou visiteuses autorisées.Quelquefois, les indigents rapportaient de la soupe pour toute la maisonnée.Enfin, les miséreux incapables de cuisi- ner, n'avaient qu'à se présenter aux réfectoires prévus a leur intention pour y prendre un repas substantiel chez les Soeurs Grises ou chez les Soeurs de la Providence.Une des caractéristiques dominantes de l'assistance de cette époque est sûrement la personnalisation des services, marquée par le respect, l'amitié et la clairvoyance.Vu la modicité des sources de financement, la volonté des intervenants de la bienfaisance était orientée vers la conquête ou la reconquête de l'autonomie financière des assistés.Voilà comment nos devanciers, Mgr Bourget en particulier, tâchèrent de diminuer la misère et de prévenir l'émigration de la population indigente vers les États-Unis, faisant ainsi à la fois une oeuvre humanitaire et nationale.L'action de Mgr Bourget dans les années 1840 et suivantes en faveur de l'ouverture de nouvelles terres dans les Cantons, par exemple naquit du même souci.HUGijETTE LA POINTE ROY Voir Mugucttc Lapointe Roy.Histoire sociale de Montréal, 1831-1871.l'assistance aux pauvres, thèse de doctorat presentee à l'Université Laval.Québec, 1985.1000 pages.Une version simplifiée est sous presse aux Éditions Boréal Express et sera disponible en juin 1986.sous le titre: Pauvres honteux, pauvres notoires.Les religieuses ont longtemps pris sous leur aile hôpitaux, orphelinats, écoles.Cette photo cocasse a été prise lors de l'inauguration du « Centre d'excursion de : la pensée », rue Vallée, à Montreal, à la mi-juillet : 1968.L'environnement du centre avait si fortement impressionné les orphelins invités à l'inauguration que les religieuses souriantes avaient dû faire sortir de l'édifice leurs petits protégés en pleurs.L'Église et l'État à l'époque de « la grande noirceur » Ceux qui ont commencé leur vie d'adulte dans les premières années de la Révolution tranquille imaginent difficilement quels pouvaient être les rapports entre les pouvoirs ( civil et religieux ) et les médias dans l'ère dite de la grande noirceur, bien antérieure au régime Duplessis.C'est ce sujet très vaste que nous allons tenter de cerner, assez sommairement dans le cadre forcément restreint d'un article comme celui-ci.Pour y comprendre quelque chose, il faut d'abord se placer dans un contexte et un milieu très différents, où les forces en présence agissaient presque seules, sans autre contrainte que l'opinion dominante.Nous devons quitter le monde pluraliste d'aujourd'hui pour entrer dans une sorte d'univers monolithique, où tout se tranche d'autorité, au couteau, pour ainsi dire.Au début du diocèse de Montréal, il y a un siècle et demi, la radio et la télévision n'avaient pas, bien entendu, envahi le champ des médias.On ne les imaginait même pas.Seule existait une presse périodique embryonnaire, objet principal des convoitises, des sollicitations, des pressions et des diktats des deux autres pouvoirs en présence et parfois en conflit.Les journaux indépendants ( ou non partisans ) étaient une denrée plutôt rare, en ce temps-là.face au pouvoir politique.Quant au pouvoir ecclésiastique, représenté par la hiérarchie et le bas clergé, il ne souffrait guère d'opposition, de contradiction et encore moins d'accroc au dogme.Ses armes suprêmes étaient l'interdit et l'excommunication, qu'il ne craignait pas d'utiliser dans les grandes circonstances, pour faire des exemples et prévenir la montée d'un certain radicalisme ( entendu dans le sens de libéralisme ).On conçoit facilement que dans un tel contexte, un centre de «diffusion des lumières» tel que l'Institut Canadien de Montréal, et des journaux tels que Le Pays et L'Avenir ( de Louis-Antoine Dessaules, neveu de Louis-loseph Papineau ), de même que La Lanterne, d'Arthur Buies, ne pouvaient faire longue carrière.! Pendant quarante ans, soit de 1840 à 1880, Mgr Ignace Bourget.archevêque de Montréal et ' leader incontesté des ultramon-tains de son temps, était là pour I veiller au grain et défendre l'orthodoxie la plus intransigeante.Après sa mort, survenue en juin 1885.il fut remplacé par Mgr1 Edouard-Charles Fabre, qui, bien que plus timidement, marcha quand même dans les traces de son prédécesseur.Le moment, venu, en 1894, il brandit à son tour l'arme de l'excommunication contre l'éditeur et les lecteurs de la Canada-Revue, trou- \u2022 vce coupable d'avoir diffusé des> informations et des idées radicales, donc subversives.Comme de bien entendu, ce périodique un peu plus évolué que les autres,; nettement en marge de la-«bonne presse», ne put survivre' à un tel coup de crosse.Nous en arrivons ainsi à Mgr.Paul Bruchési qui, au début de ce siècle, prit très au sérieux son.haut magistère moral, face aux.périodiques de toute nature, les petits comme les grands.Parmi, les grands, LA PRESSE fut sou-, mise de sa part à une surveillan* ¦ ce étroite, tatillonne, presque; quotidienne.Comme en témoignent éloquemment les archives! de la famille Berthiaume, le pre-; mier promoteur et président du journal, Trefflé Berthiaume, re-'.çut moult lettres de la main-même de l'archevêque de Montréal, inquiet de certaines tendances du journal, notamment; en ce qui a trait à la publicité accordée à certaines marques de' spiritueux, dont le gin «Croix-Rouge», présenté comme medicament.Il suggérait fortement' au dirigeant de LA PRESSE! d'user de prudence dans l'orga-; nisation des «pique-niques du< bout de l'Ile» pour les écoliers! des deux sexes et recommandait sans façon le renvoi pur et sim-' pie d'un journaliste coupable! d'avoir publié un petit roman; un peu leste pour l'époque.Ces exemples extrêmes restent; quand même typiques de l'atmosphère d'une époque dont, heureusement, nous nous sen-! tons bien loin, en 1986.CYRILLE FELTEAU: t jr'* Action de grâces o ?y « i su Seigneur ^aF et hommage aux bâtisseurs, aux Apôtres et Saints du Diocèse.SO ans au service de l'Eglise de Montréal Les Prêtres du Sacre-Coeur 2820 «t bed.Gwin Montréal, H28 1Y7 C'est avec beaucoup de fierté que nous vous rendons hommage à l'occasion de votre 150° anniversaire.LM.SAUVÉ (1964) LTÉE Entrepreneur en maçonnerie 11 DIOCÈSE \\JDE VALLEYFIELD À l'Église métropolitaine de Montréal, qui célèbre 159 ans d'histoire, à tous les membres de la communauté diocésaine.à son Archevêque et toutes les autres personnes qui y servent l'Évangile.Félicitations, longue vie et bien d'autres Bonnes Nouvelles pour l'avenir.HOMMAGE Les Oeuvres Pontificales Missionnaires Secteur des adultes 2269, chemin St-Louis Québec Q1T1R5 sfts m m m I HOMMAGE des Soeurs MISSIONNAIRES DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 9 Les 15Q ans du diocèse de Montréal Le Grand séminaire de Montréal a formé évêques et des milliers de prêtres Le corps principal du Grand séminaire de Montréal, au 2065 ouest, rue Sherbrooke.À gauche, l'une de deux tours, classées monuments historiques, qui faisaient partie du fort de la Montagne en 1694.photos Poui-He™ toibot, la presse Le Grand séminaire de Montréal, qui loge rue Sherbrooke ouest depuis 1857.a formé quelque 10 000 prêtres et notamment 140 évêques qui ont dirigé des diocèses aux quatre coins du monde, de même que trois cardinaux, MM.Paul-Émile Léger, Lmmett Carter, actuel archevêque de Toronto, et Edouard Gagnon, président du Conseil pontifical pour la famille.GILLES NORMAND C'est un concordat entre Mgr Ignace Bourget, évèque de Montréal, et Joseph-Vincent Quiblier, supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal, qui confiait aux prêtres de Saint-Sulpice le Grand séminaire, le 7 novembre 1940.Le Grand séminaire succédait ainsi à l'École de théologie fondée en 1825 par Mgr |ean-|acques Lartiguc, et établie à l'évéché même.De 1840 à 1857.le Grand séminaire a occupé l'aile d'un bâtiment construit pour le Collège de Montréal, au début des années 1800, à l'extrémité ouest de la rue Saint-Paul, près de la rue McGill, dans le Vieux-Montréal.Ce n'est qu'en 1857 qu'il put aménager dans le nouveau bâtiment, rue Sherbrooke, dont la construction avait débuté en 1854, d'après les plans de |ohn Ostell.Le nouvel emplacement est celui où les Sulpiciens avaient fondé une mission pour les autochtones, contre le Mont-Royal.Après 1681.M.Vachon de Belmont y avait construit une maison et un véritable village y prit forme.Il comptait une quinzaine de maisons en charpente, une cinquantaine de cabanes habitées par des indigènes et une église en bois, lorsqu'un indigene ivre y mit le feu accidentellement en 1692.M.de Belmont reconstruisit l'enceinte et la maison ; l'ensemble devint un fort, dont il ne reste plus aujourd'hui que deux tours datant de 1694 et qui ont fait l'objet de fouilles archéologiques récemment.Celles-ci ont permis de découvrir, dans la tour de l'ouest, pas moins de 17 meurtrières, que divers travaux d'entretien et de restauration nous cachaient depuis longtemps.Ce qu'on voit aujourd'hui du Grand séminaire, par-delà les remparts de pierre, s'est constitué au fil du temps, la construction de diverses ailes étant exé-cuiée par étapes.Les ailes les plus récentes sont apparues en 1900, en 1907, en 1940 et en 1959.D'autres architectes que M.Ostell ont contribué au massif de pierre que représente aujourd'hui le Grand séminaire et son voisin immédiat, le Collège de Montréal.Ces architectes sont L.-Maurice Perreault, son fils Henri-Maurice Perrault, |.-Orner Marchand, Stevens Haskell.Paul-M.Lemieux, Gilles Duplessiset Maurice Labcllc.Le Collège de Montréal, le deuxième au Canada, a partagé avec le Grand séminaire le bâtiment principal inauguré en 1857.Il loge aujourd'hui dans un bâtiment contigu au Grand séminaire, dont il constitue le prolongement architectural.Sa construction a commencé en I8b7.il appartient aussi aux Sulpiciens.et on y dispense aujourd'hui l'enseignement secondaire a 650 garçons.Comme dans les plus célèbres abbayes Le plus beau joyau de ce massif de pierre du 2065 ouest, rue Sherbrooke, est certes sa majestueuse chapelle, construite entre 1904 et 1907.d'après les plans de |.-Orner Marchand et de Stevens Haskell.Cette chapelle est digne des plus célèbres abbayes du monde.Le temps l'avait affectée de quelques altérations, qu'on a réparées grâce à une souscription de l'Association des anciens qui avait rapporté, il y a cinq ans, plus de $2 000 000.dont la moi-lié provenant du diocèse de Montréal.La chapelle est utilisée beaucoup moins souvent que par le passé, les séminaristes étant moins nombreux.On y tient sept réunions de prières pour les vocations, annuellement ; l'archevêque y réunit son clergé une couple de fois par année ; il y préside la fête de la Présentation, à l'occasion de la fête des anciens.Des milliers de séminaristes À sa première année, en 1857.le Grand séminaire accueillait déjà 70 séminaristes et.vingt ans plus tard, on en comptait 200.En 1885, il y en avait 300, nombre qui s'est maintenu jusqu'en 1965.Les séminaristes venaient de partout au Québec et au Canada.Il en venait aussi des États-Unis, de telle façon qu'en 1870.on comptait entre 30 et 40 séminaristes de Montréal, tandis que 150 venaient d'autres diocèses.Mais plus de la moitié de ces aspirants au sacerdoce étaient de langue anglaise.Au début du 20e siècle, la mojorité est redevenue francophone, dans une proportion qui atteignait les deux tiers en 1945.Aujourd'hui, 14 prêtres ( 12 Sulpiciens et deux séculiers) sunt responsables de 60 séminaristes internes, en plus de 18 stagiaires qui ont fait leurs trois années de théologie et une année de préparation, et qui attendent d'être ordonnés prêtres.Entré-temps, ils travaillent soit dans des hôpitaux, soit à la pastorale dans des diocèses.Le nombre de séminaristes, qui se maintenait à 300 jusqu'en 1965, s'est effrité jusqu'à 25, en dix ans.mais on note une reprise depuis quelques années.Le Grand séminaire, affilie à l'Université du Latran, a Rome, depuis quatre ans.donne maintenant le baccalauréat en théologie, qu'autrefois les résidents devaient obtenir de la faculté de théologie de l'Université de Montreal.On estime que ces séminaristes, qui viennent de divers diocèses du Québec, de quelques autres au pays et surtout de Montreal, coûtent $9 000 chacun, chaque année.Ils sont aidés par l'Oeuvre des vocations et par le ministère de l'Education du Québec.Ils ont droit a des bourses et à des prêts au même litre que tout autre étudiant, certains travaillent durant leurs vacances, et les Messieurs de Saint-Sulpice paient ce qui manque avec l'aide de la fondation du Grand séminaire.Moins de 10 p.cent de l'espace est loué à des organismes religieux, et en grande partie à l'archevêché de Montreal.Depuis une quinzaine d'années, le Grand séminaire fail face à un déficit annuel de $ 300 000.et il a payé un déficit global de $2 500 000 en vingt ans.Cette situation est imputée à une baisse importante du nombre de vocations.Construite entre 1904 et 1907, la majestueuse chapelle, digne des plus célèbres abbayes du monde, a été restaurée ces dernières années.photothèque la presse Les Messieurs de Saint-Sulpice sont inhumés dans la crypte du Grand séminaire.HOMMAGE À L'ÉGLISE DE MONTRÉAL SOCIÉTÉ DES SAINTS-APÔTRES (vocations d'adultes) HOMMAGE du GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL au service des futurs prêtres depuis 1840 HOMMAGE A L'EGLISE DE MONTREAL ET A SES PASTEURS Avec la mission d'honorer et de faire connaître le Christ, Maitre, Chemin, Vérité et Vie, présent dans l'Eucharistie, le Sacerdoce et la Liturgie, LES SOEURS DISCIPLES DU DIVIN MAÎTRE (Congrégation de la Famille Paulinienne) oeuvrant dans le diocèse depuis 30 ans dos la majorité de l'épisco-pat en prônant le désengagement de l'Église dans tous les secteurs où elle exerçait depuis toujours un rôle de suppléance, souvent même de tutelle.Son catholicisme dit de gauche devait finalement le perdre et le conduire en exil.Mgr Paul-Emile Léger prenait sa succession en 1950 pour devenir peu après cardinal.Issu du sérail romain, il se révéla, durant la première décennie de son épiscopat, un pasteur conservateur par rapport à son prédécesseur et aux courants réformistes qui travaillaient alors son diocèse.Le cardinal Paul-Kmile Léger s'entretenant avec le pape Jean XXIII, à l'automne de 1959, à l'orée du grand chambardement de Vatican IL En effet, beaucoup d'intellectuels catholiques ou en rupture de ban avec l'Église, exerçaient une grande influence subversive dans les couches supérieures de la société.Mais leur libéralisme, articulé avec rigueur et détermination, se heurtait à un adversaire de taille dans le leadership charismatique et conservateur qu'exerçait dans l'Église québécoise le cardinal Léger.Vers la fin des années 50 la situation était devenue à ce point tendue, entre les forces de changement et celles du statu quo, que le sociologue Marcel Rioux constata avec pessimisme : « Le couvercle de la marmite est sur le point de sauter.» Alors un miracle se produisit.Avec l'élection du gouvernement Lcsage en juin I960 ?Avec plutôt ce qu'on a appelé la « conversion » du cardinal Léger.On eut tout à coup l'impression que du soir au lendemain, l'archevêque de Montréal était passé du conservatisme au progressisme, de l'ultramontanisme au libéralisme.À l'occasion de trois ou quatre conférences majeures qui eurent un effet retentissant, il donna le signal du changement.Accréditant les grands projets réformistes que le changement politique avait fait naitre, légitimant ce qui hier était encore tabou : le désengagement de l'Église dans une société qui se reconnaissait pluraliste et se voulait dorénavant laïque et moderne.Il se montra même plus réformiste que le premier ministre Lesage qui proclama que le Québec était « en possession tranquille de la vérité », et irrita plus le cardinal Léger qu'il ne lui fit plaisir en promettant de ne ja- mais créer un ministère de l'Éducation (pour se raviser ensuite rapidement, après que le prélat lui eut signifié clairement, en public, qu'on ne saurait s'y opposer au nom de la doctrine de l'Église).Cette « conversion » du cardinal Léger, qui procéd?it d'une intuition pastorale puisque ses idiosyncrasies demeuraient conservatrices, a été facilitée par des circonstances historiques qui n'étaient pas toutes d'ordre local.Il y avait en effet à l'époque le Concile oecuménique Vatican 11, qui provoqua un grand chambardement, tant au niveau des consciences que de la doctrine.Ceux qui ont vécu cette époque se souviendront que le cardinal Léger n'a pas changé en I960, avec l'arrivée d'un gouvernement réformateur à Québec, mais plutôt à l'occasion du Concile.Récemment, dans Le Devoir.le cardinal confiait à propos de cette époque des réflexions intéressantes.« 1950-1970, c'est le grand tournant dans notre milieu social.Il fallait le prendre sans brûler les freins ou le moteur.Le Concile apparait alors comme le grand signe de Dieu dans un monde qui vouiait se passer de Lui.Nous avons trop limité ce problème à nos frontières.La Révolution tranquille n'est pas un phénomène isolé.Les mutations locales furent déclenchées par des ondes qui enveloppèrent la planète.Le sécularisme est une doctrine avant d'être une manière de vivre.» Il rappelle en passant que la nomination d'un recteur laie à l'Université de Montréal ne s'est pas faite sans difficulté, mais il est discret sur le reste.L'histoire lui rendra crédit pour son rôle dans la réalisation de plusieurs réformes majeures, notamment dans le domaine de l'éducation, mais surtout d'avoir facilité le désengagement de l'Église là où elle n'avait plus sa place.La révolution sociale du Québec se serait faite tôt ou tard, avec ou contre l'Église.Mais on doit au diocèse de Montréal que cette révolution ait été tranquille.Grâce d'abord à Mgr Charbonneau et à son libéralisme avant-gardistc, grâce ensuite au cardinal Léger qui, en prenant les initiatives qu'il fallait pour empêcher que saute la marmite, aura permis au Québec de réaliser une révolution démocratique qui demeurera longtemps un modèle dans le monde.Lors d'une entrevue qu'il m'avait accordée en 1977, le philosophe français Gustave Thibon remarquait que le Québec lui apparaissait comme une société à plusieurs égards moyenâgeuse en train d'entrer dans la modernité.Et il prophétisait que le bon sens des Québécois leur permettrait de traverser cette difficile crise de croissance en s'évitant les tribulations qu'avaient connues d'autres chrétientés d'Europe.Il avait vu juste.Les Québécois peuvent être fiers à juste titre de cet exploit qui devrait à lui seul les guérir, s'ils en avaient encore besoin, de leur complexe d'infériorité.Et les Montréalais auraient droit de l'être un peu plus que les autres parce que leur diocèse a joué dans cette mutation le rôle que jouent les enzymes dans le processus de catalyse : il a déclenché la réaction chimique qui devait modifier le corps socio-culturel tout entier.«Le 2000»: u* bureaux de l'archevêché Au 2000 ouest de la rue Sherbrooke, en face du Grand Séminaire et du Collège de Montréal, un petit édifice de briques beiges abrite les bureaux de l'archevêché de Montréal.On l'appelle familièrement « le 2000 ».C'est là que l'Archevêque, Mgr Paul Grégoire, a ses bureaux.Il s'y rend tous les jours pour dépouiller son courrier, recevoir des visiteurs, accorder des entrevues, rencontrer ses collaborateurs et présider des réunions.C'est au 2000, par exemple, qu'il réunit tous les vendredis matin son Conseil episcopal composé de ses plus proches collaborateurs : évèques auxiliaires, vicaires généraux et vicaires épiscopaux.Cette équipe aide l'archevêque en tout ce qui concerne la vie du diocèse : décisions majeures, projets, problèmes de l'heure.Une autre instance, le Chapitre, joue le rôle de conseil d'administration.Dans le gouvernement pastoral de l'Eglise de Montréal, l'Archevêque compte autour de lui sur un ensemble d'organisme spécialisés.Un gouvernement civil comprend des ministères qui ont chacun leurs champs de compétence et de juridiction.Ainsi, l'archevêché se compose d'un certain nombre d'offices diocésains couvrant de grands secteurs : le Clergé, les Communautés ethniques., le Diaconat permanent, l'Éducation, la Communauté anglophone, la Famille, les Oeuvres, les Religieuses et Religieux.A titre d'exemple, décrivons brièvement quelques-uns de ces offices.L'Office du Clergé pourrait se comparer au Service du personnel dans une grande entreprise.Son responsable rencontre les prêtres, reçoit leurs demandes, étudie avec d'autres instances les changements à effectuer et les nouvelles nominations.Il se préoccupe des prêtres âgés ou malades, examine avec de jeunes prêtres des projets d'études en vue de tâches spécialisées, voit à la formation permanente du clergé.Ainsi, lorsque l'archevêque prend une décision, qu'il s'agisse de nommer un curé ou d'envoyer un prêtre aux études, il peut s'appuyer sur tout le travail préliminaire accompli par l'Office du Clergé.L'Office de l'Éducation se préoccupe de l'éducation chrétienne et de l'enseignement religieux dans le diocèse.Il assure des liens avec toutes les personnes à qui l'archevêque confie une tâche pastorale en éducation : aumôniers, animateurs et animatrices de pastorale.Il établit des contacts avec les groupes et les institutions : commissions scolaires, institutions privées, associations de parents, organismes de l'Église ou de l'État.Il apporte son soutien aux communautés paroissiales où les parents sont appelés à s'engagerde plus en plus en pastorale scolaire.L'Office des Oeuvres représente l'archevêque auprès d'un vaste réseau d'oeuvres et d'au-môneries spécialisées : hôpitaux, centres d'accueil, centres de détention, etc.Il en favorise l'animation et la concertation.Cet Office est un lien privilégié de conseils et d'échanges d'expérience pour tous ceux et celles qui s'engagent socialement dans une pastorale de la charité, selon un esprit évangélique et en lien avec la grande communauté ccclésialc.L'Office de la Famille cherche à promouvoir la pensée de l'Église sur le mariage.Il coordonne une vingtaine de mouvements familiaux.Il comprend trois secteurs : la préparation au mariage, l'animation des couples mariés et de leurs familles, le soutien de foyers connaissant des difficultés particulières.Aux Offices, il faut ajouter les Secrétariats et les Services.La Chancellerie joue le rôle de Secrétariat général du diocèse, interprète les directives de l'autorité, répond à de nombreuses consultations juridiques et conserve les Archives diocésaines.Une revue, L'Église de Montreal, est publiée chaque semaine.On y trouve les directives de l'archevêque, des réflexions, de même que des informations sur la vie du diocèse.Le Service de presse assure la présence de l'Église dans le monde des communications.Les professionnels des médias \u2014 journalistes, recher-chistes et réalisateurs \u2014 y trouvent un lieu d'information, d'échanges et de collaboration.Dans les différents domaines de son activité, l'Église a besoin de services spécialisés.On peut ici les énumérer : le Centre biblique, le Catéchuménat, le Centre diocésain de formation, le Service de pastorale aux handicapés, le Service de pastorale liturgique, la Commission diocésaine de musique et de chant liturgiques, le Comité diocésain d'animation de pastorale missionnaire, le Centre diocésain de pastorale au primaire, le Centre d'oecuménisme, le Service Incroyance et Foi, le secrétariat de l'Action catholique et le Service de recherche.Il faut ajouter les services ad-ministratifs qui assurent la bonne marche des finances : la Procédure diocésaine, qui administre les finances du diocèse et rémunère le personnel ; le Comité du budget qui étudie chaque année les prévisions budgétaires et fait des recommandations à l'archevêque ; le bureau de l'archidiacre, qui supervise les finances des paroisses ; l'Assurance-mutuelle des fabriques ; le Comité de construction et d'art sacré ; le Comité des conditions de travail du personnel de l'Archevêché ; le Fonds communautaire du clergé ; le Fonds d'entraide paroissiale ; le Fonds de pension de l'Union Saint-|ean.Un département exerce une fonction particulière : celle de rendre la justice au nom de l'èvèque.C'est le tribunal.Parmi ses tâches, la plus fréquente est celle d'étudier et de juger les demandes de déclaration de nullité de mariage.Le Coordonnateur général de la pastorale assure la concertation de l'ensemble des organismes diocésains.Le personnel de l'archevêché comprend 60 prêtres, 17 religieuses et religieux, 82 laïcs, hommes et femmes, au total 159 personnes.ANDRÉ LAMOUREUX HOMMAGE AU DIOCÈSE DE MONTRÉAL * «Le Dieu de Jésus est le père d'une bonté infinie qui privilégie les pauvres, la brebis qui s'est égarée et le fils prodigue.Le culte qui lui plaît, c'est le service des autres, et de manière plus particulière celui des plus petits dans lesquels il se cache.» (Leonardo Boff) LES FRANCISCAINS 285-7111 LES ANNONCES CLASSÉES LES S0JSURS DES STS-C0EURS DE JESUS ET DE MARIE \u2014 JULIETTE \u2014 k'fci/^' oeuvrent m dans l'esprit pr d'Amélie-Fristel \u2022 à l'éducation \u2022 aux soins des vieillards \u2022 à la pastorale Hommages de félicitations et de remerciements au diocèse de Montréal pour les 150 années de service de ses évêques de son clergé et des membres associés qui ont marqué son histoire religieuse.Servantes du Saint-Coeur de Marie Administration générale 4565, avenue Miller Montréal H3W 2E4 Tél.: 739-5591 Hommage de la part de la CONGRÉGATION DE SAINTE-CROIX Communauté de soeurs, de frères et de pères LA MAISON DU PÈRE est fière d'oeuvrer depuis au-delà de 15 ans auprès des hommes les plus démunis dans cette Église de 150 ans.«Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes car le Royaume des deux esl ù eux.» Mathieu v.t.550 boni.Dorchester Est, Montréal II2L 2L3 845-0168 En 1847, les Clercs de Saint-Viateur arrivaient à Montréal à l'invitation de Monseigneur Bourgct.Installés d'abord à Joliette, qui faisait alors partie du diocèse de Montréal, on les retrouve aujourd'hui dans plusieurs diocèses canadiens et dans des pays de mission.Tous les Clercs de Saint-Viatcur Canadiens sont heureux de partager la joie et l'action de grâce de l'Église de Montréal en ce 150e anniversaire de sa fondation. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 11 Les 150 ans du diocèse de Montréal L a voix, au téléphone, était forte, claire et 100 fois plus convaincue qu'on peut l'imaginer: «C'est la plus belle job!» Au presbytère de la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus, en plein coeur d'un quartier populaire de Montréal, Roger Dufes-ne a répété la même profession de foi.Et il a tout de suite enchaîné: «Y a-t-il un plus beau métier que celui d'aimer tout le monde, d'essayer de faire l'harmonie et l'unité entre les gens et de les rapprocher de Dieu?» JULES BELIVEAU Curé de paroisse à 37 ans, qui l'eut cru?Roger Dufresne possède ce don \u2014 assez rare, il faut bien le reconnaître \u2014 de susciter chez son interlocuteur n'importe quelle question.Puis il rit.Cela vient du coeur, éclate, roule en cascade.Puis cela atteint le coeur de l'autre.Le coeur, cela doit bien être contagieux.Roger Dufresne raconte: « Une paroissienne m'a déjà dit qu'elle pensait que les prêtres, dans leur presbytère, étaient bien loin des gens, qu'ils ne connaissaient pas la vie.Mais moi je sais que quand on vit avec son coeur, on est proche du monde.Et qu'on vit avec |ésus-Christ quand on vit avec son coeur.».Peut-on être curé dans un quartier aussi défavorisé économiquement que le Centre-Sud de Montréal et, si on est conscient des misères dans lesquelles se débattent les gens de l'autre côté des murs du prebytère, rire d'aussi bon coeur?Le jeune prêtre répond sans aucune hésitation: «Le dimanche, lorsque j'accueille et salue les gens avant et après la messe, ils savent qu'ils n'ont pas besoin de me faire des grands discours pour que je les comprenne.Au début du carême, j'ai distribué des feuilles pour que les gens y écrivent les épreuves de leur vie.Il y en a qui m'ont dit comme en blaguant: «Donnez-moi cinq papiers!» |e savais ce que cela voulait dire.» Roger Dufresne fait à peine une pause.Puis le voilà reparti: «C'est vrai que c'est le plus beau metier du monde parce que je mets du monde au monde: j'aide les gens à connaître et à aimer Dieu.Des fois, je le dis même à des jeunes \u2014 ils sont capables d'en prendre! \u2014 j'aurais le goût, moi aussi, de me marier, d'avoir des enfants, l'ai, moi aussi, des impulsions sexuelles.Mais j'ai été appelé par le Seigneur et c'est dans ce sens-là que j'ai accepté de répondre à son appel.» Guy Cousin, un « prêtre aux mains sales » «C photo Robert Moilloux, LA PRESSE «Je dois aussi garder du temps pour ma vie de prière.» Roger Dufresne, curé: « La plus belle job ! » Avant sa nomination en octobre 1984 à la paroisse du Sacré-Coeur-de-|ésus, Roger Dufresne était vicaire dans la paroisse voi-sine de Sainte-Catherine-d'Alexandrie, toujours dans le Centre-Sud de Montréal.Pendant plusieurs années, il avait rempli auparavant la même fonction dans la paroisse de la Nativité d'Hochelaga-Maison-neuve.Ces années en paroisse ont cependant été interrompues par un stage d'étude de deux ans à Rome, où il a complété sa maîtrise en théologie.S'il semble l'homme le plus heureux du monde dans son poste de curé du Sacré-Coeur-de-jésus.Roger Dufresne n'a ni choisi, ni demandé d'être nommé dans cette paroisse.Il rappelle qu'il n'a fait que se mettre à l'entière disposition de son évè-que: «J'ai dit à Mgr Grégoire: «Dites-moi où vous voulez que j'aille, je vais faire mon possible partout où vous m'enverrez.» Au presbytère de sa paroisse, Roger Dufresne est comblé: «|e suis un gars de rassemblement et ici, nous sommes six prêtres et deux séminaristes à vivre ensemble.Nous faisons une famille.Nous attendons au moins deux autres prêtres puis un homme en cheminement sacerdotal.Ça va faire 11 personnes.Ça va être le /un! Si on avait 10 chambres de plus, il viendrait 10 autres personnes.C'est important que les prêtres se retrouvent ensemble pour partager.» Roger Dufresne est cependant le seul prêtre vivant au presbytère du Sacré-Coeur-de-|ésus qui soit assigné aux tâches de la paroisse: tous les autres résidents de la maison ont des fonctions ailleurs, sauf un prêtre âgé de 75 ans, qui est à la fois «le patriarche de l'endroit» et «la cuisinière de la fin de semaine».Comme curé, Roger Dufresne souligne qu'il vit les mêmes pro- blèmes que ses collègues des autres paroisses: la multiplicité des tâches à accomplir, l'administra-tion \u2014 même s'il s'efforce d'amener des laies à se charger le plus possible de ce travail \u2014 , l'inévitable participation aux réunions \u2014 qu'il cherche par tous les moyens à ne pas animer \u2014 , l'accueil des pauvres et des marginaux.«J'ai l'impression des fois, laisse-t-il échapper, que je suis une mère de famille: il y a tant de choses à faire, et je ne dois pas oublier d'être attentif aux gens, ce qui est pour moi une partie fondamentale de mon ministère.|e dois aussi garder du temps pour ma vie de prière.» S'il lui arrive peut-être souvent de trouver les journées trop courtes, le curé du Sacré-Coeur-de-|ésus se dit néanmoins fort satisfait de la collaboration que lui apportent plusieurs de ses paroissiens: «On peut dire que je suis gâté.» MANQUE DE PRÊTRES Le directeur de l'Office du clergé n'est pas inquiet Oui, le diocèse de Montréal manque de prêtres.Mais le directeur de l'Office diocésain du clergé, Mgr Ivanhoe Poirier, n'est pas inquiet.JULES BELIVEAU Le Sulpicien responsable du «service du personnel clérical» du diocèse de Montréal se désole, comme d'autres, que des curés de paroisse qui auraient eu autrefois deux vicaires pour les assister doivent aujourd'hui se débrouiller seuls.Il se réjouit cependant qu'aucune paroisse du diocèse ne soit sans prêtre.même s'il a fallu, dans quelques cas, procéder à des jumelages.Mgr Poirier ne cache pas, par ailleurs, que Montréal «jouit d'une situation un peu privilégiée» comparativement à plusieurs autres diocèses: un bon nombre de communautés religieuses comprenant des prêtres y ont leurs plus grandes maisons el.de ce fait, peuvent mettre à la disposition de leur diocèse-hôte un nombre non négligeable de leurs membres.Au cours des années 60, on ordonnait encore annuellement à Montréal de 15 à 20 nouveaux prêtres diocésains.Depuis 1970, près de trois fois moins de candidats sont chaque année admis à la prêtrise.El l'âge moyen des prêtres diocésains est actuellement d'un peu plus de 58 ans.Les dernières compilations, effectuées le 1er décembre 1985, ont indiqué que le territoire ecclésiastique de Montréal comptait 757 prêtres diocésains auxquels s'ajoutaient, avec une nomination de l'archevêque, 310 prêtres membres d'une communauté religieuse ( 654 autres religieux-prêtres vivant dans le diocèse ).Deux cent quatre-vingt-un prêtres étaient alors curés ou responsables d'une paroisse, d'une mission ou d'une desserte et 150 étaient vicaires.Ces statistiques révélaient également que 144 prêtres étaient à leur retraite.'est beaucoup plus par mes gestes et mes attitudes que j'arrive à remplir ma mission.Au travail, je ne fais pas de sermons, pas de prêches, pas de morale, j'écoute et j'agis.» Guy Cousin se qualifie de « prêtre aux mains sales ».À Montréal, ils sont près de dix à oeuvrer, à travailler dans des usines, comme prêtres-ouvriers et religieux-ouvriers.Tous ont connu la pression des patrons et l'aliénation des chaînes de montage.JULES RICHER « Ça a été une véritable plongée pour moi.l'avais beau savoir dans ma tète ce que c'était le travail en usine, mais là je le vivais dans mes muscles et dans mon être », explique soeur Marie-Paule Lebrun en racontant ses débuts comme ouvrière non spécialisée.Cette petite soeur de L'Assomption représente l'exception qui confirme la règle, car elle est la seule religieuse-ouvrière à Montréal.Elle travaille depuis 10 ans chez Coleco, une manufacture de jouets.Soeur Lebrun a vécu intimement la condition des femmes travaillant dans les usines.Selon elle, il s'agit d'une catégorie de travailleuses que l'on oublie trop souvent.Elles doivent mener une double vie: après avoir peiné sur une chaîne de montage, elles rentrent chez elle épuisées et vidées pour s'occuper de leurs enfants.« L'Église a trop souvent mis de côté les femmes qui doivent aller travailler dans les usines pour subvenir aux besoins de leur famille ».note-t-elle.De son côté, Guy Cousin, qui fait partie de la communauté des Fils de la Charité, étend cette aliénation à tous les trvailleurs qui doivent, jour après jour, accomplir une tâche qui les avilissent.« |'ai la conviction profonde que les ouvriers sont méprisés et humiliés.Ils sont des exécutants anonymes d'un projet qui ne les concerne pas.Ce sont des êtres humains qui n'ont pas leur compte de dignité dans notre système ».précise Guy Cousin, qui est présentement sans travail après avoir été congédié à la S'il affirme que l'avenir ne l'inquiète pas.Mgr Poirier précise qu'il demeure conscient des défis que l'Église de Montréal devra, et doit déjà relever.«Nous avons déjà commencé à suivre une nouvelle ligne d'action: celle de la coresponsabilité prétres-laics».souligne le collaborateur de Mgr Grégoire.Selon le directeur de l'Office diocésain du clergé, une bonne partie du travail fait autrefois par des vicaires de paroisse peut tout aussi bien être accompli par des laïcs.Signe des temps, dans une paroisse du diocèse de Montréal, ce n'est plus le curé, mais un laïc qui est président du conseil des marguilliers.photo Michel Grovel, la Presse Mgr Ivanhoe Poirier: «Nous sommes déjà entrés dans Père de la coresponsabilité prêtres-laïcs.» photo Robert MAIUOUX, IA PRESSE « Je suis un prêtre aux mains sales », dit Guy Cousin.suite d'une journée de débrayage spontanée.Les origines des prêtres-ouvriers prennent racines en France pendant la Deuxième Guerre Mondiale.La période de l'après-guerre apporte cependant un frein à l'enthousiasme de ceux qui veulent, en nombre croissant, évangéliser ce milieu: le pape Pie XII les déclare hors la loi en 1954.Ce n'est qu'en 196b, après le concile Vatican 11, qu'ils ont la permission de recommencer leur mission.Au Québec, ce n'est que beaucoup plus tard qu'apparaissent les premiers prêtres-ouvriers.En 1969, les pères Hugo Benfante et André Pellerin s'engagent chez la Northern Electric, à Montréal.Le premier prêtre-ouvrier n'a cependant existé que sur le petit écran.La fiction dépasse la réalité lorsque l'abbé Dorval apparaît dans le téleroman Rue des Pignons en 1966.À ce moment-là.il n'existe aucun prêtre-ouvrier qui oeuvre a temps plein au Québec.Leur nombre connaît un point culminant dans les années 70: on en compte une trentaine à travers le Québec, dont la majorité se retrouve dans la rég'on montréalaise.Mais, à partir de 1980, .eurs rangs se déciment à cause de la crise économique qui les frappe comme tous les autres travailleurs.« Il est difficile pour un prêtre-ouvrier qui perd son emploi de se retrouver du travail, car nous sommes pour la plupart des ouvriers non spécialisés.C'est cette catégorie de travailleurs qui a le plus fortement subi la crise économique », souligne le père Gilles Morissette, coupeur de tissu dans un manufacture de vêtements pour hommes, actuellement en chômage saisonnier.Malgré ces difficultés, les prêtre-ouvriers conservent une foi profonde dans la nécessité d'améliorer les conditions de vie dans les usines, de libérer les travailleurs.« |e ne partage pas simpleme-nemt leurs conditions de vie, je me compromets avec eux, conclut Guy Cousin.Quand un être humain est bafoué, je suis meurtri, car c'est une créature divine, à l'image de Dieu, qui souffre.» RENOUVEAU CHARISMATIQUE CATHOLIQUE 353-3038 Çloùte.ctfauutçe à toi Scùptettn.fiom toute* te& (ikidCcUonà fuc tu i>.tv .ici R.i//yo CHRIST VIVANT'86 Un rjlhemi-nt de musn/uo ci télçbratiçn i hrêiienne Uiw proclamation publique de l'êvun^ih c hrélien SAMEDI, LF.10 MAI 1986 AU CENTRE CIVIQUE DOLLAR!) \u2022 12001 boni, (le S.il.ihi-rry 1:00-16:00 hres Rallye jeunesse Chrisi viv.int-leimcssc vivante 19:00 hres.Rallye i omnuiruut.lire Christ vivant - Tous vivants TOUS SONT LES BIENVENUS (Ce ralliement est finance par les Communautés chrétiennes du West-Island) Il n'y aura pas de quête parmi les participants.HOMMAGE À L'ARCHEVÊCHÉ franc©!/ Q inc.FABRICATION.ENTRETIEN, RESTAURATION D'ORQUES Â TUYAUX 3340, rue Dandurand, Montréal, Québec, Canada H1X 1M6 TÉL.: (514)722-2387 (613) 236-9018 fc LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 21 Les 150 ans du diocèse de Montréal Le Montréal des pèlerins {/Oratoire Saint-Joseph, le plus important sanctuaire en Amérique du Nord avec ses Quelque deux millions de visiteurs chaque année, est devenu Tun des hauts lieux de )tierinagc de la chrétienté.Chantant les louanges du Christ, les voix s'élèvent.La petite église, consacrée à Marie, est presque bondée.Il est environ midi, au beau milieu de la semaine, et au dehors, c'est la cohue de la rue Sainte-Catherine.Malgré la bouche de métro qui lui fait presque face, l'Université du Québec qui lui donne l'accolade, la rue Saint-Denis et son fourmillement tout proche, la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes exhale la ferveur religieuse.Un oasis de prière au milieu du tohu-bohu quotidien.LILIANNE LACROIX Notre-Dame-de-Lourdes n'est pas le plus gros sanctuaire de Montréal.Que non ! Ça n'est pas le plus vieux non plus, ni le plus connu.Mais ceux qui le fréquentent assidûment prétendent que c'est peut-être le plus joli.C'est Napoléon Bourassa, architecte, peintre et sculpteur qui a entrepris la tâche de réaliser le pieux projet d'un sulpicien.C'est en 1881 que le petit sanctuaire, de style romano-byzan-tin, était livré au culte.On y retrouve le premier orgue sorti des ateliers Casavant, de nombreuses peintures de Bourassa ainsi que des bois sculptés par Philippe Hébert, entre autres un « Saint-Michel terrassant Lucifer ».Avant tout sanctuaire élevé à la gloire de la Vierge Immaculée, la chapelle Notrc-Dame-de-Lourdes s'est vu conférée une nouvelle mission, celle d'accueillir la paroisse Saint-Jacques, sans temple depuis la construction de l'UQUAM.Reflet encore bien vivant du rôle qu'a joué et que joue encore la religion dans la vie québécoise, les sanctuaires sont nombreux à Montréal.Du plus petit au plus grand, ils offrent aux pèlerins des images bien diverses.Petite chapelle, lieu de retraite (de ressourcement, préfère-t-on dire aujourd'hui), immense basilique, ils vibrent tous au même diapason : celle de la ferveur religieuse.De l'impressionnant Oratoire Saint-|oseph au discret Gesù, tous se côtoient sous une même appellation, celle du sanctuaire.Le dictionnaire de droit canonique consacre un long paragraphe aux sanctuaires qu'il décrit ainsi : « Église ou édifice sacré affecté à l'exercice public du culte qui, pour un motif particulier de piété, est constitué par les fidèles comme un but de pèlerinage tendant à obtenir des grâces ou â exécuter des voeux ».Les sanctuaires peuvent ainsi abriter des images saintes à honorer, des saintes reliques, rappeler un miracle qui y fut accompli ou conférer des indulgences particulières.Par son importance tout autant que par sa taille et sa situation géographique, l'Oratoire Saint-joseph demeure le lieu de pèlerinage le plus important de l'Amérique du Nord.Son dôme, le deuxième plus grand au monde après celui de Saint-Pierre de Rome, donne une idée de l'envergure du temple.C'est toutefois ses deux millions de fidèles qui, chaque année, rappellent que l'Oratoire Saint-|oseph, qui nous est si familier, constitue l'un des principaux lieux de pèlerinage de la chrétienté.Malgré son ampleur, le plus grand sanctuaire du monde qui soit dédié à saint Joseph a conservé l'humble nom d'oratoire.Au tout début, le petit abri de 10 pieds sur huit pieds méritait vraiment le nom d'oratoire, de petite chapelle.En changeant de forme et de dimensions, le temple n'a toutefois pas changé de nom.Il n'a pris qu'une majuscule de plus.D'oratoire, il est devenu « l'Oratoire ».Son histoire se confond d'ailleurs avec celle d'un humble religieux de la Congrégation de Sainte-Croix.Le frère André savait à peine lire et écrire.Pourtant, il demeure l'une des figures dominantes de la vie religieuse du Québec.À sa mort, en 1937, un million de personnes défileront devant celui qui n'a jamais cessé d'attribuer à l'intercession de saint Joseph les nombreuses guérisons qui ont fait sa réputation.Les milliers de béquilles et cannes laissées à l'Oratoire par La Chapelle de la Réparation au Sacré-Coeur, à Pointe-aux-Trembles, à l'époque où plus de 5000 automobilistes y venaient chaque année faire bénir leur véhicule.les pèlerins donnent d'ailleurs une bonne idée du nombre de ces guérisons.Extrêmement vivant, l'Oratoire propose nombre de manifestations culturelles, des concerts d'orgue jusqu'au célèbre chant choral des Petits chanteurs du Mont-Royal.L'expiation du mal À Pointe-aux-Trembles, la Chapelle de la Réparation au Sacré-Coeur a conservé son cadre de campagne à la ville.Fondatrice en 18% et animatrice du Pèlerinage de la Chapelle de La Réparation, Marie de là Rousseliè-re raconte elle-même, dans un petit document, l'Histoire du Pèlerinage,, né de la ferveur religieuse pratiquée dans sa famille : « Ce qui nous donna le désir de faire bâtir une petite chapelle dans cet endroit si sauvage, ce fut les rapports que l'on nous faisait des divertissements dés-honnêtes au bout de l'île, non loin de notre demeure.D'après ces rapports, nous n'avions qu'un seul désir : Réparons ! Réparons ! et bâtissons une chapelle pour réparer tant de crimes ! » À cette chapelle, la fondatrice a voulu ajouter « un chemin de croix dans le bois avec les mêmes distances que Notre-Sei-gneur avait parcourues dans la Voie douloureuse ».Après bientôt un siècle d'existence, le pèlerinage continue d'attirer les foules tant par sa tranquillité invitant au recueillement que par son sens premier d'expiation.De style carrément moderne, le sanctuaire Marie-Reine-des Coeurs tranche sur l'ensemble des sanctuaires montréalais.Chapelle publique du vaste « Centre mariai montfortain » qui comprend aussi une maison de ressourcement.le temple a été construit en forme de haut-parleur pour signifier la proclamation de la Bonne Nouvelle.Le caractère familial de ses messes attire de nombreux pèlerins (environ 4 500 le dimanche).Des chapelets quotidiens rappellent la dévotion à la Vierge.Pour la plupart des Montréalais, la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours demeure avant tout un haut-lieu historique.Fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, Marguerite Bour-geoys fait entreprendre la construction de la première chapelle de bois en 1657.En 1672, une madone de chêne réputée miraculeuse que Marguerite Bour-geoys a reçu en cadeau, y est vénérée sous le vocable de Notre-Dame de Bon-Secours.Elle échappera â trois incendies puis à un vol en 1831.Retrouvée en 1844, elle est maintenant conservée â la maison-mère et une réplique occupe dorénavant sa place dans le sanctuaire.Une des plus anciennes églises de Montréal, le Gesù ne laisse guère soupçonner, de l'extérieur, sa majesté.Dédié au Sacré-Coeur de lésus, le Gcsù fut inauguré en 1865.Dirigée par les jésuites, elle porte le nom de l'église romaine où est enterré Saint-Ignace de Loyola, fondateur de l'Ordre.Sur la rue Saint-Denis, un petit sanctuaire occupe une place bien spéciale dans la vie religieuse.C'est en effet par correspondance que la plupart des fidèles célèbrent leur dévotion à Saint-|ude et leur confiance en l'intercession de celui qu'on appelle le Patron des causes désespérées ( on préfère maintenant l'appellation de Patron de l'Espoir).« Un véritable courrier du coeur », avoue en souriant l'un des religieux.C'est un total impressionnant de 180 000 lettres qui quittent chaque année le sanctuaire.D'un peu partout dans le monde, on fait appel à Saint-judc.Un frère dominicain, un prêtre et 12 secrétaires s'occupent de répondre aux milliers de lettres qui arrivent de toutes destinations et de rappeler aux fidèles les deux neuvaines annuelles.HOMMAGE AU DIOCÈSE DE MONTRÉAL I -1 mi m LES SOEURS DE LA CONGRÉGATION DE NOTRE-DAME rendent grâce à Dieu pour les 150 ans d'animation pastorale qui ont assuré le rayonnement des valeurs de foi au coeur de l'Église de Montréal.HOMMAGES DE L'ORDRE HOSPITALIER DE SAINT-JEAN-DE-DIEU À L'ARCHIDIOCÈSE DE MONTRÉAL 150e de FONDATION Hospitalité miséricordieuse en faveur des malades, des pauvres et des personnes en difficulté, depuis 1927, à Montréal.Maison provinciale 12817, 60e Avenue Montréal, Québec HIC 1P7 648-5003 \u2014 648-4168 Action de Grâces Meilleurs voeux The Loyola Jesuit Community, Montréal i 22 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 MAI 1986 Les ISO ans'du diocèse de Montréal ' Lorsque, dans les années I9b5-I970.j'étais étudiant en théologie à l'Institut Catholique de Paris, j'ai suivi de très prés les semaines annuelles du Centre des intellectuels catholiques de France.A l'époque, on traitait de problèmes liés à la confrontation du christianisme avec les grands mouvements sociaux et culturels qui se dessinaient alors.Dans et autour du Centre, il se vivait un mouvement intense de reflexion intellectuelle et qui se traduisait entre autres par des colloques, des publications et des manifestations de tout genre, l'étais alors surpris de constater la profonde vigueur de la réflexion chrétienne dans une ville comme Paris et la confrontation sérieuse qui se manifestait entre le christianisme et les problèmes de la culture.De plus, par la qualité des interventions, on pouvait sentir le respect que s'attiraient les intellectuels catholiques de la part d'autres intellectuels de croyances ou d'idéologies différentes.Cet événement annuel faisait donc partie du paysage de l'aris où il était connu et reconnu.De retour a Montreal et nomme professeur a la faculté de théologie, je croyais, comme tant d'autres collègues, retrouver la même attitude d'ouverture et de confrontation de notre experience chrétienne au mouvement social, politique et culturel de notre société.Qu'existe-t-il a Montreal dans la coulée de cette experience?C'est ce que j'aimerais faire voir dans ce court article.Comme une vague La reflexion intellectuelle chrétienne dans le diocese depuis les années 70.c'est un peu comme le mouvement d'une vague, avec ses avancées et ses reculs.La venue de la faculté de théologie sur le campus de l'Université de Montréal était un geste hautement symbolique dans la suite de Vatican 11.fl devenait de plus en plus clair, a la lumière des changements culturels de notre milieu et de la situation nouvelle faite au christianisme, que la reflexion théologique devait se faire en dialogue avec les autres disciplines universitaires.Tout comme les sciences, la théologie devait se mettre à jour, et remplir ouvertement une fonction sociale et ecclesiale.L'entrée de la théologie dans l'universalité des savoirs permettrait également de «ramasser» les lieux différents de reflexions ihéoiogiques disperses dans les scolasticats, les petits et grands séminaires de la region montréalaise.On voulait alors une reflexion théologique bien ancrée dans une société en pleine evolution el dans une I-glise en «repositionnement ».Même s'il faut bien reconnaître après plus de vingt années, que la réflexion théologique a cherche, avec peine et succès, a s'inculturer au mouvement de la société montréalaise et a devenir plus contextuelle, il est peu evident que son déplacement ait permis de réaliser toutes les attentes.En etfel.le «repositionnement » de la théologie dans un autre cadre que celui d'un grand séminaire ou d'un scolasticat ne s'est pas fait s;ms heurts.11 y eu d'abord, de la part île plusieurs étudiants, une forte contestation qui remettait en question le style de relations que pouvait avoir l'institution théologique, comme lieu libre de reflexion, avec l'autorité du diocese.Il s'agissait île penser une «normalisation» de la recherche et de l'enseignement théologique plus en accord avec son nouveau cadre universitaire.Ce n'est pas le lieu ici de revenir sur ce point, car le bilan a ete trace bien des fois.Donc, en même temps qu'il y eut une avancée d'une possible reflexion Une vie intellectuelle religieuse féconde.en quête de leaders La venue de la faculté de théologie sur le campus de l'Université de Montréal était un geste hautement symbolique dans la suite de Vatican II.Les Editions Fides, en plus de publier plusieurs ouvrages dans le domaine littéraire, gardent une importante section d'édition de livres religieux.idéologique au coeur des enjeux de notre société, s'amorcail du même coup un mouvement de retrait sur des problèmes internes et structurels.La réflexion theologique n'y a pas nécessairement gagné, bien que.tout compte fait, la faculté de théologie a tout de même réussi à faire sa marque a Montréal.Tant par le grand nombre d'étudiantes et d'étudiants qui y ont été formés, que par la qualité des publications de ses professeurs soit en théologie, en morale, en exégèse ou en praxéologie pastorale, la faculté de théologie a connu un rayonnement au Canada et en I urope.De plus, la participation de ces derniers a ties congrès nationaux et internationaux, dans les mass media ainsi que leur collaboration a la mise sur pied d'un reseau de formation a l'intervention chrétienne dans plusieurs dioceses environnants manifestent un dynamisme certain.De plus, il ne faudrait pas passer sous silence que, dans les années 70, la revue Maintenant, publiée par les dominicains, a ete un lieu extrêmement dynamique qui cherchait cette sorte tie confrontation de l'expérience chrétienne d'ici a notre culture et a notre société.Tant par ses numéros que par ses colloques, cette institution a réussi à regrouper des intellectuels de toutes provenances.Malheureusement, et pour diverses raisons, la revue a dù cesser de paraitre en décembre 1974.D'autres lieux institutionnels L'Institut de pastorale de Montreal a également travaillé ci elle le fait encore, a la forma- tion d'intervenants pastoraux.Comme la clientele est généralement composée de femmes et d'hommes ayant deja acquis une longue experience de travail ici ou dans des pays étrangers, on y utilise des méthodes andragogi-ques, ce qui constitue une approche singulière et originale.Liée a l'Institut de pastorale, la revue Communauté chrétienne essaie, depuis plusieurs années, de reprendre en réflexion neuve les points chauds de l'expérience chrétienne dans l'Église et dans la société.fin collaboration avec la faculté de théologie.l'Institut de pastorale offre de temps à autre a un large public des conferences sur divers sujets qui concernent la rencontre de la loi et de la culture.Voulant s'insérer dins en milieu défavorise, le Centra Saint-Pierre, situe dans le Centre-Sud de Montreal, s'est employe a promouvoir l'éducation populaire en lien très étroit avec les problèmes sociaux et culturels de ce milieu.La dimension chrétienne y est constamment en recherche d'explication.D'ailleurs liée à ce Centre, il faut signaler la publication de la revue Dossiers Vie Ouvrière, instrument de réflexion et de mise en oeuvre pédagogique; elle contribue à mieux situer les problèmes du monde ouvrier et a y apporter des voies de solution.Enfin, les jésuites de la maison Ballarmin publient la revue Relations qu\\ aborde, avec franchise et liberté, les problèmes sociaux, politiques et religieux d'un point de vue critique.De leur côte, les pères du Saint-Sacrement publient la revue Prêtre et l'asteur qui intéresse à l'intervention pastorale avec ses défis, ses fondements et sa pratique quotidienne.La contribution du Département de sciences religieuses de l'Université du Quebec à Montreal dans le domaine de la reli-giologie.est a souligner.Avec une méthode bien particulière, renseignement que les professeurs dispensent et les recherches qu'on y poursuit, révèlent plusieurs autres dimensions de la reflexion scientifique sur l'expérience religieuse.A la difference des dioceses environnants, la formation des futurs prêtres pour le service de I Lglise de Montréal est.depuis peu d'années confiée exclusivement aux responsables du Grand séminaire.La perspective dune formai ion pastorale particulière a amené l'archevêque a retirer les séminaristes de la faculté de théologie.Au dire de de plusieurs observateurs et observatrices du diocèse, l'orientation de la formation des séminaristes risque de compromettre un service presbyteral qui deviendrait moins ouvert aux enjeux de la société.L'avenir seul dira la pertinence ou non de ce retrait.La vie intellectuelle religieuse montréalaise profite des efforts de trois maisons d'édition, toutes liées à des communautés religieuses.Les Éditions Fides, en plus de publier plusieurs ouvrages dans le domaine littéraire, gardent une importante section d'édition de livres religieux.Depuis quelques années déjà, les responsables de Fides ont ouvert une collection de recherche theologique scientifique Héritage et projet et plus récemment la collection des Cahiers d'études pastorales.La maison Bellarmin.de son coté, publie une revue de recherche théologique Science et Lsprit, de même que plusieurs ouvrages de théologie, de littérature et de philosophie.Pour leur part, les Éditions Paulines investissent plutôt du côté de publica-lions religieuses de très bonne vulgarisation.On peut donc dire qu'il existe a Montreal plusieurs lieux institutionnels où on se préoccupe de favoriser la recherche, soit par la publication, soit par des rencontres comme le font le Centre lust ice et Foi dirige par les jésuites de la maison Bellarmin.et le Centre Saint-Pierre, dirige par les Oblats.Signalons pour terminer, la creation récente d'un Institut-catholique pour la formation des maîtres en enseignements catholique.Ce projet, plusieurs fois annonce et remis, ne semble pas susciter pour l'instant beaucoup de réactions positives.Bilan et prospective Il est indéniable que, dans le diocèse de Montréal, il existe une vie intellectuelle religieuse féconde.Mais cette vie intellectuelle est-elle si intense?Rejoint-elle, par un biais ou l'autre, les questions fondamentales que se pose le monde intellectuel en regard du devenir de l'expérience croyante?Cette vie intellectuelle religieuse marque-t-elle notre milieu à l'instar du Centre des intellectuels catholiques de Trance dont je faisais état au début de cet article?La réponse à ces questions doit être nuancée.Bien sur, les institutions mentionnées ont une fonction intellectuelle certaine dans le Grand Montréal.Mais il m'apparait que ces institutions n engendrent pas nécessairement une ', vie intellectuelle aussi intense et féconde qu'on pourrait le souhaiter.En d'autres termes, il \\ semble que nous ayons réussi à Montréal à nous donner de bons ! professeurs de théologie et de | sciences religieuses, mais que v nous n'ayons pas développé dès j réseaux suffisamment articulés j pour faire naître des «maîtres à penser» et des lieux où la théb- ; logic critique et une expérience ; chrétienne critique réussissent à J jouer un rôle passionné et passionnant.Bien que la vie intellectuelle religieuse ait été marquée par les profondes modifications de la I vie interne de l'Église et par les ; modifications sociales, politiques et culturelles de notre milieu montréalais, je ne crois pas que la recherche intellectuelle religieuse se soit engagée dans les grands enjeux actuels.Bien au contraire, dans plusieurs des cas, on sent un rétrécissement, sinon un rapatriement du religieux à l'intérieur d'institutions confessionnelles et traditionnellement fermées « au monde».Le savoir religieux risque d'être trop emprisonné dans ces institutions.Ce phénomène s'illustre bien par le projet de quelques bons penseurs qui, soit à cause d'un changement de statut religieux, soit à cause de leur type de pensée ont été écartés et marginalisés.En même temps, il est étonnant de constater le nombre grandissant de personnes, pas particulièrement en connivence avec l'inslitution-Église, mais qui portent un questionnement religieux ou qui se passionnent dés que l'on parle de religion ou de théologie.Il semble donc qu'il se passe bien des choses intéressantes en dehors des murs institutionnels.Alors pourquoi ne pas ouvrir davantage la reflexion theologique catholique de Montréal à la confrontation nécessaire avec la culture et ses attentes.Puisque effectivement, il se retrouve des gens qui attendent.Enfin, n'est-il pas inquiétant de remarquer que le grand nombre de croyants et croyantes dans les facultés de théologie et dans les centres de formation pastorale sont peut-être plus formes a la pratique chrétienne interne qu'au dialogue avec la pratique et la pensée séculières.Certes, on forme des intervenants et intervenantes mieux éclairés pour les communautés ; chrétiennes, mais je ne suis pas certain que ces mêmes personnes puissent toujours mener une I reflexion chrétienne en con-i frontation avec les enjeux culturels et sociaux.En définitive, la vie intellectuelle religieuse à-Montréal aura un avenir, et elle ; en a un, si on crée cette espace ¦ nécessaire de liberté pour une ', recherche intellectuelle religieu- ; se à même la culture.Il est à sou- > haiter que les cinquante pro- '.chaincs années puissent voir émerger des leaders intellectuels i qui favoriseront l'ouverture de I nouvelles avenues.Ce sera une libre-façon de marcher vers le 200e anniversaire du diocèse de Montréal.GUY LAPOINTE, o.p.professeur titulaire, faculté de théologie; Université de Montréal- LES DOMINICAINS À MONTRÉAL 1901 - 1986 Monastère et Paroisse 5353.avenue Notre-Dame-de-Grâce Monastère et Sanctuaire à Saint-Jude 3980.rue Saint-Denis Monastère et Institut de Pastorale 2715.chemin de la Côte-Ste-Catherine Avec notre Église diocésaine, les Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie rendent grâces au Seigneur pour tout ce qui s'est accomplie de beau et de grand dans le diocèse de Montréal depuis 150 ans.Hommages à tous nos évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïques.CENTRE DE RESSOURCEMENT LAVAL, inc.235A boul.des Prairies.Uval.H7N 218 Contre de Formation et de Croissance Personnelle et Pastorale (514) 668-3670 DEPUIS QU'YVONNE ET GÉRARD UTILISENT LES ANNONCES CLASSÉES DE LA PRESSE ILS VENDENT RAPIDEMENT! 285-7111 LES SALESIENS DE DON BOSCO Missionnaires des Jeunes «J'encourage les fils de Don Bosco à prendre une conscience toujours plus renouvelée de leur charisme leXdtCe dcâ /euneA sP.éd.fiq»e.e» de se savoir toujours missionnaires des jeunes» It;an-Paul II 8615, rue Ste-Claire, Montréal.(Qc) HlL lYl (514) 351-0305 HOMMAGE A L'EGLISE DE MONTREAL et à son pasteur Mgr Paul Grégoire Fondée en 1848, à Montréal, par Rosalie Cadron Jette, à la demande de Mgr Ignace Bourget, la communauté des Soeurs de Miséricorde a pour but premier, de venir en aide aux parents non mariés et à leurs enfants.Soeurs de Miséricorde 12435, av.de la Miséricorde Montréal H4J 2G3 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 23 Les]50 ans du diocèse de Montréal Les manifestations d'une spiritualité renouvelée Apres le balayage de la plupart des organismes laïques du diocèse de Montréal durant la période de sécularisation des années 60, on a vu apparaître un nombre important de mouvements, dont plusieurs importés de l'étranger.C'est le cas du mouvement charismatique venu des États-Unis et des Cursillos importés d'Espagne.D'autres sont des iniatives j\\c vie chrétienne nouvelles ou renouvelées, dont certaines , s^inspirent des Exercices de saint Jgnace ou de la spiritualité ma-rialc.> ' En l'absence de coordination, il n'est pas possible d'en faire un compte rigoureux.Chaque organisme conserve son autonomie, crée ses propres mécanismes de concertation, s'il le juge bon, et ses propres programmes d'enseignement.Mais tous ont le même objectif général : dans le cadre de réunions hebdomadaires, fournir l'occasion d'une réflexion, d'un approfondissement et d'un ressourcement spirituel à la lumière de l'Évangile.Une autre caractéristique commune à tous ces groupes, c'est que l'engagement ne fait pas partie intégrante du mouvement comme tel.Il est plutôt considéré comme le fruit d'une vie spirituelle adulte et reste une affaire personnelle.Aucun mouvement ne parraine un engagement social particulier ; leur role se réduit à encourager leurs membres à s'engager dans leur milieu.Et quand il le fait, le membre ne doit jamais engager le mouvement.C'est en 1967, dans un groupe oecuménique de prière d'une université américaine, que des catholiques, s'inspirant du mouvement pentecôtistc protestant, ont commencé à imposer les mains, à pratiquer la prière de louange et à expérimenter des charismes, prière en langues, guérisons.etc.L'expérience a été importée à Montréal, d'abord chez les anglo-catholiques de Loyola, puis chez les francophones, vers 1970.Il existe aujourd'hui ^groupes francophones dont quelques-uns comptent des Italiens, des Espagnols, des Portugais et des Haïtiens et huit groupes anglophones.Le répondant diocésain de ces groupes de prière,-l'abbé Robert Cormier, estime que chaque semaine, de 5 000 à 7 000 personnes se réunissent pour pratiquer la prière de louange.Un organisme diocé- ; sain voit à la formation des animateurs et chaque année, environ 20 sessions d'une durée de ,20 heures chacune, sont offertes dans les groupe pour initier à la prière de louange ou au discernement.M.Cormier signale qu'après la période de ferveur des débuts où j le débordement des sentiments ,pt la recherche du merveilleux risquait de prendre le pas sur la prière, le mouvement fait preuve maintenant de plus .d'équilibre, de discernement et de mesure.Il a fait une place à La vie spirituelle se vit en groupe, mais l'engagement reste une affaire privée.l'expression populaire de la foi, à la prière spontanée, et a donné droit de cité aux sentiments et à l'expression corporelle, un acquis qui profite maintenant à la liturgie, dit-il.Le renouveau charismatique a inspiré une foule d'autres mouvements ou initiatives.C'est le cas, par exemple, du Jourdain, fondé il y a dix ans à Montréal, de l'Alliance à Trois-Rivières, de l'Eau vive à Granby et de la Maison Myriam à Baie-Comeau.La maison du lourdain rejoint plus de 5 000 personnes chaque année, dans le cadre de retraites faites dans les paroisses ou les communautés religieuses qui en font la demande, par une équipe volante composée de prêtres et de laïques.Le centre offre aussi des séminaires de formation pour initier au renouveau charismatique.Un souper bénéfice annuel permet à cet organisme bénévole de s'autofinancer.\u2022\u2022\u2022 C'est en octobre 1965 que le mouvement Cursillos, fondé à l'ile Majorque (Espagne) en 1949, était inauguré à Sherbrooke.Il était déjà implanté à Manchester, É.-U.Présent dans 33 pays des cinq continents, le mouvement compte six millions de membres.Il existe 500 communautés et 15 000 membres cursillistes au Québec, dont 40 dans le diocèse de Montréal, avec près de I 000 membres âgés de 25 à 65 ans.Les rencontres sont axées sur la prière, l'étude et l'action.Comme dans l'Action catholique, on y fait le partage de l'Évangile, la révision de vie et la célébration de l'eucharistie.Trois types d'engagement sont proposés : envers soi-même, envers les autres, envers Dieu.La dimension apostolique, contrairement à ce qui se pratique en action catholique, n'est pas assumée par le mouvement.On estime que par leur action personnelle, les membres agissent comme un ferment pour transformer la société.L'engagement est assumé, selon l'animateur diocésain, l'abbé Pierre Labossière, « au fur et a mesure que quelqu'un a le temps physique et le goût apostolique » de le faire, soit dans la paroisse, soit auprès des détenus, soit dans un organisme bénévole.Pour plusieurs, le mouvement est un lieu de passage où on acquiert une formation et qu'on laisse au moment où l'on s'engage ailleurs.Le désir d'offrir cette formation aux plus jeunes est à l'origine de la création du mouvement R3, mis sur pied il y a près de 15 ans par l'abbé lean-Paul Bour-ret, à l'intention des 18-25 ans, et de La Relève, qui tente depuis quatre ans de rejoindre les jeunes de 14-18 ans.Tous deux s'inspirent des méthodes cursillistes adaptées aux besoins des jeunes.Le diocèse compte actuellement dix communautés de jeu- nes appartenant au mouvement R3.Elles réunissent tous les 15 jours environ 300 jeunes.L'initiation au mouvement se fait dans le cadre d'une fin de semaine.Ce n'est pas un mouvement d'enseignement, fait remarquer l'animateur spirituel du mouvement, l'abbé André Gazaillc.On part du vécu des jeunes, de leurs questions et de leurs problèmes.Pratiquants, distants ou non-pratiquants, tous y reçoivent le môme accueil.Les Cafés chrétiens, dont l'origine remonte à 1975.sont aussi destinés à l'accueil et à l'évangi-lisation des jeunes qui y viennent avec leurs problèmes : alcool, drogue, prostitution et autres.Là aussi, on leur offre un lieu d'accueil et de cheminement spirituel et un réseau d'aide.Une autre famille spirituelle s'inspire des Exercices de saint Ignace et gravite autour des jésuites.Fondées en 1563 par le jésuite belge lean Leunis.les Congrégations mariales regroupent des laïques, hommes et femmes, désireux de vivre selon la spiritualité des Exercices de saint Ignace.À Montréal, ces congrégations ont été animées de 1950 à 1984 par le jésuite Ludger Brien.Au cours des années 50.elles ont compté plusieurs milliers de membres et donné lieu à la fondation d'une société de vie apostolique, la Société du Christ Seigneur, approuvée par Rome en 1956, qui compte aujourd'hui 32 membres.Depuis 1968, les Congrégations mariales ont pris le nom de Communautés de vie chrétienne (CVX), mais leur nombre n'est plus que de 25 à 30 personnes.Le renouveau conciliaire a été l'occasion de la formation d'un groupe issu des CVX.les Groupes de vie mariale (GVM), fondés par le jésuite Guy Ménard en 1975 et s'inspirant de la spiritualité ignatienne, approuvée par Rome en 1956.Présents dans huit ou neuf diocèses, ces groupes comptent environ 2 500 membres, dont plus de 500 à Montréal.À la spiritualité ignatienne, ces groupes ajoutent un accent de piété mariale inspiré du renouveau charismatique et s'inspirent de l'enseignement du Concile.En 1963, le père Brien fondait le Centre Leunis, qui offre aux laïques un lieu de ressourcement spirituel et d'animation chrétienne par l'intermédiaire de divers services : exercices spirituels, rencontres, sessions, partages d'Évangile, lundis de la foi.etc.Les membres de la Société du Christ Seigneur animent ces activités.Au lendemain de la visite du pape, en 1984, un nouveau groupe était fondé, la Fraternité Foi et Vie, composée de groupes stables de laïques rattachés à une paroisse et qui se rencontrent chaque semaine avec la préoccupation d'unifier foi et vie.DENISE ROBILLARD LES «DISTANTS» Tendre la main à ceux qui se sont éloignés Depuis sept ou huit mois, les paroissiens de Sa i n t Hippolyte, à Saint-Laurent, vivent une expérience pilote.Ils ont créé un comité de paroissiens qui cherchent à tendre la main et à établir des ponts avec les « baptisés » qui ne fréquentent plus l'église dans leurterritoire.PIERRE VENNAT À l'instigation d'un franciscain, Norbert Fournicr, et avec l'accord du comité de pastorale de la paroisse, un petit groupe de laïques décidés essaient d'établir un dialogue pas toujours facile avec ceux qu'on appelle les « distants ».Les « distants », ce sont ces nombreux catholiques québécois qui.baptisés et élevés dans la foi catholique, ont tout abandonné, à partir des années 60.En une seule génération, le pourcentage d'assistance à la messe dominicale a chuté de 85 p.cent à environ 25 p.cent, grand maximum, dans le grand Montréal.Prise par surprise, l'Église d'ici n'a pas toujours su « comprendre » et « dialoguer » avec ces chrétiens qui n'en sont plus tout à fait, mais qui sont, pour la plupart, des « indifférents ».Cette indifférence n'est pas un phénomène particulier au Québec, ni même aux catholiques.Partout, les Églises se retrouvent avec un nombre restreint de fidèles convaincus.On a donc décidé d'y voir et, petit à petit, une « pastorale du distant » se développe.11 y a d'abord le Service incroyance et foi, dirigé par le père Leopold de Reyès, et qui depuis quelques années établit le dialogue avec wfcux qui, parmi les incroyants, veulent néanmoins «dialoguer» avec les catholiques.Il y a ensuite Sentiers de foi, dirigé par le père Irénée Beau-bien, qui pendant un quart de siècle a été identifié au mouvement oecuménique au Canada et qui depuis quelques mois a décidé, lui aussi, de se consacrer à la tache d'essayer de « comprendre le pourquoi » de la désaffection religieuse et de dialoguer avec ceux qui n'ont pas rompu tous les ponts.Il y a aussi, comme dans une paroisse de Lachine, sous la direction du curé Maurice Co-meau, quelques groupes qui essaient une formule importée d'ailleurs, et qui s'appelle Nouvelle image paroissiale.Le père Bcaubien a fonde Sentiers de foi suite à son travail en faveur de l'oecuménisme.Homme de dialogue, il a pendant 20 ans, à la téte du Centre canadien d'oecuménisme, travaillé au rapprochement des différentes confessions religieuses au Québec.Mais, homme logique, il s'est dit que pour que les Églises se rapprochent, il leur faut des fidèles convaincus.Or, toutes les Églises, actuellement, font face au désintéressement de plus de la moitié de leurs fidèles traditionnels d'il y a 20 ans.Il s'est donc interrogé sur le « pourquoi », afin de voir content on pourrait corriger la situation.Il avouera tout de suite qu'il n'y a pas de solution toute faite à ce problème.Ainsi, l'expérience de Saint-Hippolyte ne pourra être analysée complètement avant deux ans.Ensuite, selon les résultats obtenus, on verra si on peut l'étendre à d'autres paroisses, à d'autres diocèses, mais on aura une formule type.Car, au lieu d'importer une formule d'ailleurs, comme c'est le cas à Lachine.les gens de Saint-Hippolyte essaient de construire une « pastorale du distant » au jour le jour, en s'adaptant aux besoins des gens de leur milieu.Mais le père Bcaubien, tout comme d'ailleurs son collègue de Reyes, est prudent.Il ne faut surtout pas que les «distants», croyants ou pas, croient à une « croisade », à une « tentative de récupéra-lion », à une vaste campagne d'évangélisation ou de conversion massive, encore moins â une opération de marketing d'une Église à la recherche de formules nouvelles pour retrouver son membership.Il ne s'agit pas du tout de cela, affirment les deux directeurs, chacun de leur côté.Il s'agit simplement que les incroyants du grand Montréal, ou ceux qui ont été baptisés dans la foi catholique mais qui ne s'y retrouvent plus ou qui ne sont plus intéressés à pratiquer leur religion, mais qui éprouvent néanmoins le goût de conserver quelques liens avec l'Église catholique, sous une forme ou une autre, bref de faire du « catholicisme à temps partiel », sachent qu'il existe deux services pour les ac-ceuillir.Le temps des excommunications est terminé ! LA CONGREGATION NOTRE-DAME-DU-BON-CONSEIL , DE MONTRÉAL Une communauté d'action sociale fondée au Québec en 1923 par Marie Gérin-Lajoie 1130 est, boul.St-Joseph Montréal H2J 1L4 Tél.: 525-2573 Hommage au diocèse de Montréal des MISSIONNAIRES MONTFORTAINS en HAÏTI et en PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE 665, avenue de l'Église Dorval, Qc H9S1R4 (514) 631-1790 LE CIMETIERE DE LAVAL MAGNUS POIRIER Votre maison funéraire familiale depuis plus de 60 ans./klKGNUS / POIRIER inc.Siège social: 7388, rue Viau St-Léonard \u2014 727-2847 CNTREAL: a une présence fidèle depuis 150,ans Avec les respectueux hommages d'Hydro-Québec i 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 MAI 1986 Les 15G ans du diocèse de Montréal Le goût des célébrations grandioses Les catholiques du diocèse de Montréal ont toujours eu un goût marqué pour les grands rassemblements et les célébrations grandioses.Ils en ont donné la preuve lors du fameux Congrès eucharistique international de 1910, qui a réuni à Montréal près de 150000 congressistes, '.' dont 120 archevêques, évêques, abbés mitres et autres prélats.Cet événement extraordinaire -a été commémoré de façon éclatante 25 ans plus tard par un « hommage triomphal au Très Saint Sacrement », t ri du m m eucharistique dont la procession de clôture à elle seule a attiré environ 200000 personnes.Comme en fait foi le montage photographique publié le 15 septembre 1935 dans LA PRESSE ( et reproduit ci-contre ), de nombreux écoliers avaient revêtu pour cette occasion d'impressionnants uniformes.Le 23 juillet 1939, c'est une cérémonie tout à fait différente, mais néanmoins religieuse, qui attira l'attention: les Cent mariages.Cet événement, au centre duquel on retrouvait 106 \u2014 et non 100 \u2014 couples de j oc is tes.se déroula au stade De Lorimier, à Montréal.Le lendemain, on pouvait lire dans LA PRESSE, sous la signature du journaliste Ephrem-Réginald Bertrand: « En plein air, à la face du Ciel, la Jeunesse ouvrière catholique réaffirme sa foi dans le mariage-sacrement.» Environ 20000 personnes s'étaient massées dans les gradins du stade montréalais pour cette cérémonie.Les mariés venaient de l'ensemble du Québec, de l'Ontario et des Maritimes.Les fê du 150e (du 13 mai au 8 décembre) ¦ Le 13 mai : MESSE D'OUVERTURE à la cathédrale, à 20 h.¦ Le 31 mai : RENCONTRE REGIONALE des anglophones, à 13 h, à l'Oratoire Saint-Joseph.¦ Le 7 juin: c ÉVÉNEMENT-JEUNESSE », à 20 h, à la basilique Notre-Dame.¦ Le 16 juin : MONTÉE À LA CATHEDRALE, région Ouest, è 19 h.¦ Le 24 juin : MESSE DE LA SAINT-JE AN-BAPTISTE è l'église de la Visitation, a 10 h.¦ Le 17 août : FÊTE PATRONALE du diocèse, Assomption de la Vierge Marie, à la basilique Notre-Dame, à 19 h 30.¦ Le 12 septembre : MESSE SOLENNELLE DU 150e, à 20 h, à la basilique Notre-Dame.RÉCEPTION à l'hôtel de viile de Montréal (inauguration de l'exposition sur l'histoire du diocèse et lancement de l'album-souvenir).¦ Le 14 septembre ; CÉLÉBRATION DU 150e dans toutes les paroisses.¦ Le 22 septembre : MONTÉE À LA CATHÉDRALE, région Laval, à 19 h.B Le 1er octobre : MONTÉE À LA CATHÉDRALE, région Centre-Ouest, à 19 h.¦ Le 15 octobre : MONTÉE A LA CATHÉDRALE, région Centre-Sud, a 19 h.¦ Le 20 octobre : MONTÉE A LA .CATHÉDRALE, région Centrer.\\ Nord, à 19 h.¦ Les 24 et 25 octobre : CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, à la salle du Gesù.¦ Le 27 Octobre : MONTÉE À LA CATHÉDRALE, région Est, è 19 h.¦ A déterminer : MONTÉE A LA CATHÉDRALE, communautés ethniques, è 19 hi.¦ Le 8 décembre : 25e ANNIVERSAIRE D'ÉPISCOPAT DE MQR PAUL GRÉGOIRE, à 20 h, à la cathédrale.RÉCEPTION au Château Chomplain.- _*t i K "]
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